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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 13 avril 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1902-04-13, Collections de BAnQ.

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[" de a ai of ame ANNEE, No 125 Annonces, Réclames, Faits-Divers S'edresser directement A l'Administration des \u201c DEBAT 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q Tel.Bell, Main 3840- Boite Postale 2 REDACTION jours de 10 brs am.à 6 hrs p Tous Jen samedi jusqu'à minuit.Sn 188 .m, Les manuscrits non Insérés sont rendus sur demande.Les les auteurs responsables.articles seront signés et JOURNAL INDÉPENDANT hott | Le Numéro : - - - 13 Avril 1902 2 Sous ABONNEMENTS MoxTaxaz, (à domicile, par poste.$1.50 par an OANADA #r ETATS-Unis.1.00 Aitelier: 1595 et 1597 rue Ontario Coin Aventie Hotel-de-Ville Tel.Bell, Est 1191 Parait le Samedi a 8 hrs p.m.Le Dimanche a 6 hrs a.m.commerçants du dimanche.Faites mieux, protégez les ! Donnez-leur le drcit à l\u2019existence à ces petits contribuables qui paient des taxes, Le petit commerce le Dimanche A toutes les intrigues, À toutes les menées secrètes comme à tous les coups de grosses caisses de la \u201c Lord\u2019s Day Alliance,\u201d les petit commerçants ont répondu simplement par une pélition, que nous avons renii ¢ nous-méme au con- geil de ville.Li greffier en a donné lecture.Tuus les journaux, ir.distinctement, ont signalé le dé: ôt de ceite pétition couverte Je milliers de signatures et le public de Montréal est aujourd\u2019hui au courant de ce que réclament les petits commerçants, à envoir la Liberté de tenir ouverts leurs petits magasins le dimanche.D'un côté une association religieuse puis-ante, très puissante, dont I'Ame est le fanatique J.Edgar Hill, mini-tre protestant; de l\u2019autre un group: nombreux, mais très faible, de pelits commerçants qui vendent le dimanchedes fruits, des fleurs, de la crême à la glace.des bonbons, des cigares «ù des journaux.D\u2019un côté, des gens qi ne paient rien à la Ville, pas un sou de taxe et qui possèdent des églises, des temples, des chapelles, des écolea, des ouvroirs, des maisons de pension etc.au moyen desquels il- gagnent très largement leur vie ct sc font facilement des ren'es.De l\u2019autr- côté, dis contribunbles qui paient toutes les Laxes d'eau, d'affaires et indirectement d'e propriété réclamées par la cité, qui gagnent péniblement leur vie et qui élèvent parfois une nmbreuse famille en travaillant dur pour joindre les deux bouts.Les premier:, les gros, les puis- gants qui eux 0; èrent le dimanche, et rien que le dimanche, qui a:nas- vent des gros sous versés dans leur teraple le dimanche, veulent attenter à la liberté individuel'e et o::- pêcher les pauvres gens de glaner quelques petits sous le dimanche.Sentez vous tout de suite \u2018où lc bât blesse Messieurs les ministres protestants qui réclament le repos du dimanche?C\u2019est purement et aimplement une question do boutique.\u2018\u2018 Fermez tout pour que nous puissions ouvrir seuls.Le repos du Seigneur doit être impo:é aux petits pour que notre verbe soit mieux entendu, pour que nos sectes si variées, anglicans, méthodistes, presbytériens, baptistes, calvinistes, luthériens etc \u2014 j'en passe des tas \u2014 puissent se réunir dans leurs temples et nous apporter en échange du pain immatériel et céleste, les bonnes piastres sonnantes qui nous sonf indi-pensa- bles pour vivre et élever nos feri- mes et nos enfants.\u2018Quand Montréal n\u2019aura plus de distraction, plus de cigares à fumer, plus de boubo:8 à croquer, plus de fleurs qui embaument, plus do glace qui rafiafchit, plus de journal qui pervortit l'âme, alors on viendra en foule chez nous et nous serons les maîtres.\u201d Voilà ce que pense le Révérend Edgar Hill, cet homme qui veut dioter ses volontés au Cunseil de ville et qui, ne payant rien à la cité, pour ses rues et ses trottoirs, prétend faire marcher au doigt et à l\u2019œil les échevins élus par les contribuables.Dans une leltre.publiée par ln Gaseite, jeudi dernier, le fanutique Hill.a l'audace de parler pour les catholiques, et de mêler le nom de notre.vénéré prélut à ceux des protestants qui veulent Gcraser les petits commerçants du dimanche.Sachez bien M.Hill et tous vos amis que le chef de notre église, le grand pontife Léon XIIL, dont l'esprit de justice et de tolérance fait l\u2019admiration de la chrétienté, n\u2019a jamais interdit, même à Rome, le petit commerce le dimanche.ous n\u2019avez donc pas à tenter d\u2019englober dans votre alliance hérétique, nos prétres et les fidèles | *U de notre église.Vade retro.Parlez en votre nom, tentez d'introduire à Montréal les babitudes et les mœurs des pays protestants, mals ne touchez pas au catholicisme pour arriver à vos fins.Et- maintenant, Messieurs les échevins quand le Rev.Edgar Hill yous demaiidera de faire appliquer le règlement qui prévoit la ferme- tare des petits magasins le dimanche, règlement qu'aucun conseil de ville n'a osé metire en force, réclamez à ce citoyen le paiement e8 taxes que les protestants ne versent pas dans notre trésor civique.Savez-vous à combien elles se montent?Tly na 86,687,580 de valeurs immobilières qui ne sont pas taxées du côté des protestants à Montréal.Imposez-les et vous pourrez paver nos rues, refaire nos trottoirs et nous donner de la lumière pour éclairer le Rév.Edgar ial, n attendant que vous.receviez cet argent, laisses vivré les petits!\u2019 AR i aki.AC = sde N\u2019attachez pus votre nom A une loi d'exception.Annulez le règlement qui \u2018es frappe, parce qu'il est suspendu sur leurs têtes et qu'il suffirait d\u2019un chef de police dévoué à la \u201c\u201c Lord\u2019s day Alliance \u201d pour ré- «uire À la noire migère d'honnêtes familles et de bons citoyens.Jules Guénette Les cendres | de Cremazie It se fuit un mouvement pour mortelle du grand poète.Avvnt de s'engager dans celte voie © de réunir les fonds indis- pena.bles pour rendre en terre ca- nañieune les derniers devoirs à Crémazie, il faudrait être eûr que les cendres du poète exis'ent quelque par.5i no.n en croyons plusieurs de nos amis, les restes de Crémazie aeruient mulheurcusement introu- vatles, Al 13 qu'on lui élève un monu ment de bronze.Ce ne sont pas les pices qui nous manquent pour ÿ dièséer une statue à l\u2019immortel pote du Drapeau de Carillon.Benjamin Fortie:.La magistrat 0'Kesf Vous connaissez l\u2019histoire.A Ottawa il s\u2019est trouvé un magistrat anglais qui & débouté de ga plainte une Canadienne française, Mme Roy, parce qu'elle à voulu donner son témoignage en français.Ce magistrat « nom O'Keefe.Maintenant suppogez qu juge Cunadien-frangais, de la province do Québec, ait exigé qu'un prévenu ou un plaignant anglais fusse sa dépueition en français, Vous entendriez un joli tapage ! Tous les fils d\u2019Albion hurleraient contre !> juge et demanderaient au moins sa têts.A Ottawa on admire le juge O'Kenla.Pour un peu on propose tait qu'il soit \u2018\u2018airé \u201d lors du couronnement d'Edouard VII.Qu\u2019en pense le ministre de la juetic: ?Onésime Martin.UN OLTRAMONTAIN Le pêteux qui rédige les inepties à l\u2019adresee de Monsrigneur Rozier, continue dans la Vérité de Québec.! baver eur la France officielle ccmme il l\u2019appelle, et à tromjar ses lecteurs sur la situn- tion Je notre vieille mère patrio an point de vue catholique.La Croix de Puris, condamnée du haut de la chaire par un éminent préiat, inspire toujours M.Tardivel qui en coupe des tran ches pour les idiots qui se délectent à la lecture de sa feuille rétrograde.Si l\u2019on veut juger la France catholique qu\u2019on s\u2019en tienne aux paroles de Monseiguëèur Ruzier : \u2018Le denier de Saint-Pierre est alimenté aux trois quarts par la France.Sur six évêques missionnaire, morts l\u2019an dernier pour la défense de la foi catholique les six éinient Frangais.\u201d Et maintenant Pre Tardive! Inissez donc 1a France en repos et ne vous inquiétez pas de sum avenir.Grande elle a été, grande elle est, grande elle restera.-Quant à la loi sur les Asgociations votée le ler juillet 1901, tout le monde reconnait aujourd\u2019hui qu\u2019elle an consolidé la situation du clergé français, que cette loi était nécessaire, qu\u2019elle a débarrassé le pays d'un tas de sangsues qui le ruinaient et qu\u2019enfin elle restera comme une des meilleures qui aient été «doptées par la Législare.M, W'aldeck-Rousseau n'a oublié qu'nne chose avant de présenter «a loi, ce fut d'envoyer une délégs- tion 4 Québec pour demander l\u2019avis du M.J.P.Tardivel et de Diuna Vaughan.Ce mépris pour le vieil argoteur dela Périté, lui vaut aujourd'hui d\u2019être appelé eectaire et révolutionnaire.Muis ce qu\u2019il s'en moque ! Tout autant que Monzeigneur Rozier qui rentre en France emportant notre estime et notre admiration.Nestor\u2014\u2014e< PENSEE En Russle, j'habite ; en Allemagne, je ense ; en France, je m\u2019smuse : en Îtafie, en Espagne, en Suisse, j'admire ; en Angleterre, en Hollande, en Delgique je travaille ; en Amérique, je fais des affaires ; partout j'aime, Mais je ne saurais dire où je me trouve le mieux ; peut être partout également bien et également mal, Astolue Rubinsteln, see or \"on = ramener au Canada la dépouillel] Mort au Champ d'honneur Des nouvelles tristes nous sont parvenues cette semaine des lointains champs de bataille du Sud- Africain.Devant les hécatombes des file du Canada, devant ces victimes «'une guerre injuste, devant la douleur des fumilles qui sont dans le deuil, nous ne pouvons que nous incliner et plaindre ceux qui pleurent leurs fils morts en combattant.Dans cette pensée de tristesse, se mêle une fierté bien légitime.Les nôtres ont péri en héros, face à l\u2019adversaire.Ils ne pouvaient pes fuir.C'étaient des Canadiens | Sur notre sol eacré ils avaient puisé ln bravoure, l\u2019honneur et le sentiment du devoir.Puiesont les bruits de paix prochaine se confirmer pour que l\u2019exode dos Lbtres cesse enfin et que notre gouvernement se reléve aprés s\u2019être agerouillé devant Chamberlain.Jean Cadot.M.SULTE POÈTE ! On se demandait vaguement quel motif avait pu pousser Benjamin Sulte à s\u2019attaquer aussi brutalement à ce pauvre Crémazie.L\u2019aliénation mentale était couramment invoquée comme la seule excuse à cet acte insensé.Mais on était loin du compte.M.Sulte qui re croit historien, se croit aussi poète et le renom de Crémazie le génait.Il a voulu dé- bouloncer la Culonne.L'Echo de l\u2019Ouest, l\u2019organe dans lequel M.Sulte expectore à l\u2019étranger nous arrive le 4 avril dernier avec un poème rigné Benjamin Sulte et intitulé \u201c Minneapolis.\u201d Après avoir lu cette œuvre grotesque, bien des gens pardonnerunt beaucoup de choses à l'insulteur de Crémazie.Le pauvre homme mérite la pitié.Voici la pièce: Des lacs, des lacs et des étangs Où les bisons de l'ancien temps Venaient 5\u2019 ébattre en caravanes.De l'eau partout : © Mfrnnesota,\u201d* Nom sauvage du grand Etat, Plaines, savanes.Joli début, n'est-ce pas.Oh combien poëtique ! Des Etangs, eh, c\u2019est un vicomte de Montréal, cela.Ces bisons de l'ancien temps quels sont-ils ?Des bisons qui s\u2019ébattent en caravanes, dana les lacs.Pauvres nous qui avions toujours cru que les bisons se lennient dans les plaines.Minnesota.grand Etat, espèce de téla toi môme.Des flots sur des flots qui s'en vont Le Àfississipi les confond Et les entraîne avec ses ondes Semant l'abondance en tous lieux , Pr£s vedoyants, vergers ombreux, Collines blondes.Les flots s\u2019en vont, le Mississipi lea confond, puis il les entratne, qu'est-ce que cela peut bien signi- er?Tour a I\u2019heure c'étaient tous des lace, maintenant ce sont des prés et puis des collines blondes.Ont-elle une perruque ?L'eau qui féconde, l'eau qui rit, Roule, bavaille et vous nourrit : Minnehaha, puis Saint-Antoine, Voyez -vous le torrent altier Que salua tout le premier Un jeune moine ?Grand Téta, Okiri, quelles liaisons, grands dieux.Minnehaha, puis Saint-Antoins, comment diable cea deux personnages là ont-ils bien pu se rencontrer?D'ailleurs M.Sulte ne le suit pas puisqu'il ne le dit pas.Voyez-vous d'ici ce torrent qui salue un jeune moine et, le premier, encore.\u2018Très poli, M.le Torrent | Michel Accault et Hennepin, Grands voyageurs, nous ont dépeint Les beautés de ce paysage, Avec Dugué leur compagnon\u2014 Tous trois ont altaché leur nom A cc wyage.Comme la finale tombe bien, n'est-ce pas ?Ces grands voyageurs qui attn- chent leur nom à un voyage, com- ms on attache une casserole à la queue du chat de la maison.Éfalgré l'âpre dimal du nord, Bravant les Séoux et la mort, Quelle était donc leur espérance ?Porter chez un peuple nouveau L'esprit chrétien ef son flambeau Pour Dieu, la France Mais vous vous oublier, M.Sulte : parler de:la France, fi, le patriotard! - cessaixe, pour rimer avec espérance.{lest vrai que France était né- Leurs souvenirs, simples, charmants, Planent sur les beaux monuments Qui recouvrent vos cent moulanges, L'industrie apportant sa fleur, Revêt le tout d'une couleur Des plus étranges.Ces beaux monuments, le Monument National, sans doute, recouvrent, recouvrent cent moulanges.Quoi moulanges, moulures, moulages.Mais il n\u2019y a que vous ici, de moule, M.Sulte.L'industrie apporte sa fleur, sa fleur d'oranger, sa farine, parlez 6 vainqueur des patriotes ! Et toujours la finale qui se casse les pattes.Ah! ce n'est point comme autrefois Ce qué se passe, je le vois : Le siècle a changé d'équilibre, Un monde qui n'existait pas Nous invile à suivre ses pas, £t l'homme est libre ! Tout ceci est merveilleux, les libertés sont libres, évidemment mais le seul qui change d'équilibre et qui même le perd trop souvent, c\u2019est vous Ô M.Sulte ! Les découvertes, aujourd'hui, Appar tiennent au plus instruit, Au plus avide de bien être.Dans volre Minneapolis Lltronve wir mer veillenx pays Où je crois qu'il fail bon de nattre, Æt je serais heureux d'en être, BENJAMIN SULTE.M.Sulte écrit très :ual en prose, chnoun sait cela, mais il a tort de s'imaginer que ea prose puisse avoir meiileur aspect sous la forme versifiée, ces deux premiers vers en sont la preuve.Quant à pays, rimant avec Minneapolis, ces choses-là se font quand on est de Marseille, mais pas de Trois-Rivières.Les deux derriers vers, jo lee déguste.Ils me rappellent le Baptême du P'tit Ebémiste, Que c'est, comme 22 bouquet de fleurs.\u2018 Après avoir lui cette poésie, on n\u2019a plus le courage d\u2019en vouloir à M.Benjamin Sulte.Quant à nous njus sommes prêts à lui pardonnez, et même le plaindre.Oki\u2014\u2014\u2014\u2014 pe \u2014\u2014 La Lord's day Alliance Encore une société qui veut nous imposer le repos obligatoire le dimanche.Elle commence par donner des ordres au comité de police et el e secoue son tonnerre en fer blanc pour épouvanter les échevins, Allez vous-en donc 4 Wesmount avec votre Lord's day Alliance et laissez-nous vivre en paix à Montréal | Sont-ils embétants ces gons- là | La liberté pour eux, rien que pour eux, Nous autres, si cela continue, nous devrons nous passer de manger le dimanche.Zut.La Commission de Colonisation La montagne a beaucoup de difficulté à enfanter sa eouris.Hn d\u2019autres termes, le gouvernement Parent fait de grands efforts pour accoucher de sa commission de colonisation, ça n\u2019avance pas vite.Voulez-vous que je vous dise quel est le plan de M.Parent ; c\u2019est de ne mettre quo ses créatures les plus serviles dans cette commission.Plusieurs ministres font de la résistanco et c\u2019est ce qui rend la parturition si lonte.\u2018après un politicien toujours à l\u2019affût, M.Parent entendrait constituer sa commission des trois personnages suivants: M.M.Chrysostôme Langelier, Geo.Tanguay, et Ulric Barthe.M.M.Alarie et Dupont en seraient les secrétaires.ous des Québecquois, quoi ! Comment voulez-vous que M.Turgeon, que M.Gouin, que M.Déchène, consentent à la création d\u2019une pareille commission ?BOB.TOUS ANGLAIS Le gouvernement fédéral vient de décider la création d\u2019une commission permanente composée de trois membres pour régler le trañc des chemins de fer, M.Blair qui n déposé le projet de loi choisira-t-il trois membres anglais, où daignera-t-il appeler au moins un Canadien-frangais comme commissaire ?Si nos députés à Ottawa n\u2019ouvrent pas l'œil il est bien certain ue les commissaires seront tous des Anglais.La province de Québec n\u2019est pas chez nous que geils du gouvernement.A, Bélair, une quantité négligeable et il ya ques Canadiens- Français qui veulent être comptés pour quelque chose dans les con- LES CONTINGENTS NEFASTES Dourirs de Baaiti.LAURIER [A ia Nourrice Canada].\u2014Ces mioches-là finiront par me coûter la vie, Royaumes et Républiques Leg dépêches d'Europe nous annoncent des émeutes sérieuses en Belgique.Est-ce une royauté qui s'effondre ?La Belgique est le pays du socialisme.Fatalement, lo jour viendra où le roi Leopold, qui semble avoir perdu 8x popularité d\u2019autrefois, devra céler ia place à un autre régimo.Le peuple belge dont les ralaires sont aujourd\u2019hui dérisoires aspire à una autre chose qui lui paratt meilleaie.Combien de dynasties chancellent en Europe! La royauté espagnole marche depuis des années avec l\u2019épée de Damoclès sur la tête ; fon existence tient à un fil ; lez petites monarchies dif Sud-Est de l'Europe : la S-rbie, la Bulgarie, la Roumanie n'existent que grâce au fameux équilibre européen.Les princes serbe et bu'gare sont fran- chbement haïs du peu ple, que maintiennent seuls dans l\u2019ordre la tar- reur et Ja botte de fer du milits risme.La Turquie n\u2019est plus qu\u2019un funtôme de puissance, aux mains d\u2019un souverain apeuré et hanté des pires cauchemars.Les grands empires chancellent «ur leurs bases.L'Autricheest divisée entre deux races qui s\u2019abhorrent, el tous les diplomates de l\u2019Europe nppréhen- dent la mort de son vieux souverain, car très propadlement sa sue- cession mettra le feu à l\u2019Europe.Allemands et Hongruis en profiteront pour donner libre cours à des haines que tempère seul le respect de tous pour le vénérable François- Joseph, Le nihilisme est une j-ieuvre aux cent bras qui envahit toute la Russie et qu\u2019on ne bäillonne que par par la tvrannie, l\u2019arbitraire ot la force brutale ; il faudra bien un jour que poussé pnr les événements, le Czar donne à son peuple une représentation nationale et ce sera le commencement de la débâc!e, La tranquillité de l'Empire allemand est superficielle ; les roitelets de la Confédération ne subissent qu'avec peine le joug de Guillaume.Prussiens et Allemands se détestent cordialement ; l'armée, arrogante et brutale, est à couteaux tirés avec le peuple, et Ja collision prochaine de ces deux éléments sera terrible.La victoire à créé cet empire, son souvenir seul le maintient.Tous les canons des forteresses et tous les traineurs de sabre prussiens, au jour d\u2019un premier revers, n\u2019em- pécheront pas la défection des petites principautés.Guillaume le comprend ei bien qu\u2019il cherche par tous les moyons possibles à se concilier l'affection des peuple: en se rendant populaire.La monarchie anglaise en accordant à son peuple toutes les libertés, seule paraît avoir un avenir assuré, si toutefois la déchéance de la.puissance britannique dans le monde ne vient mettre le hola.Et tous ces pays après avoir se- cous le joug royal, et proclamé la République gogneront-ils au chan- go.Qui sait Il faut bien l\u2019avouer, les républi- caius modernes, ne représentent guère l'idéal du gouvernement rêvé.Aux Etats-Unis, où l'on ne parle que de liberté, on en est encore réduit après cent ans de République à la loi de Lynoh ; à considé- rer que la cculeur de la u est EE que les noirs, par exemple pour l'affranchiseement desquels on a fuit la guerre, dépensé des milliards et tué un million d'hommes, ne valent guère mieux que la corde qui sert à les pendre, le plus souvent sans aucune forme de procès.Les autres Républiques, améri- calnes, para-lis des prononciamon- tos, ont dans une anarchie complète, et presque toujours en révu- lutions, à part le Mexique qui sous ln sage administration de son président, paraît s\u2019acheminer vers dos temps meilleurs.La France, après avoir balayé ses rois et conquis toutes ses li bertés par des révolutions, en est encore à chercher la m-illeure forme à donner à cette république qui pourtant lui est chère.Ÿ arri- ST ES J.E.Duhamel, J.A.Lacombe, Bergevin, C.B.M ijjor, Ph.Roy, et F.X Dupuis.M.Raymond Préfontaine était aussi présent.À ce festin tenu le jour de l\u2019enterrement d\u2019un député, les verres ont du se choquer aux échos des glaset il semble que les bruits mourants d\u2019un lointain Libéra soient allés se mêler aux rires et aux discours de tous ces collègues en gaité plutôt qu\u2019en deuil.C'était macabre.À quelle occasion ce coneiliabule au filet et au champagne ¢ Les uns disent que c'était pour \u201cboomer\u201d M.Préfontaine cymme successeur de M, Parent à Québec.Les autres racontent que c'était pour lancer un ultimatum au premier ministre.vera-t-elle ?Combien de partis républicains dans la République ! Les royaulés ne vivront qu'un temps bien limité désormais.Les peuples se futiguent de voir le droit d\u2019hérédité, toujours dans la même famille, chose absurde en ceci qu'un parfait imbécile peut succéder, de droit à un homme d'intelligence remarquah'e, aussi le suffrage universe! est-il care: de tous.Malheureusement les r publicains v\u2019auront jamais assez d'abnégation pour arrêter In courge effrenée des gens À l\u2019a-saut du pouvoir et des honneurs, et om pêcher les luttes peu édifiantes des partis pour In suprématie.L'homme n'étant pas parfait n'arrivera jamais à la perfection gouvernementale.Il y aura toujours en tous pays, des haînes, des jalousies ct par suite des conflits et des batailles.Depuis des siècles la pauvre humanité poursuit sa course à la recherche de l'Idéal, entrevu sans jamais l'atteindre, tels ces mirag» s des glaces polaire:, lorsque l\u2019on aperçoit tout près de soi des villes fanta-tiques, où l\u2019on n\u2019arrive jamais.Et il en sera toujour: ainsi À moins que nos petits enfants, moins ambitieux et plus pratiques, effacent les frontières ot se déchar gent du colossal impôt de la guerre, en se donnant ia muin de peuple À peuple.Mais alors c\u2019est qu'il n'y aura plus d\u2019idée de patrie, et que \u2018amour du cher foyer se sera à tout jumais envolé.Or, quand il n\u2019y aura plus de patrie à aimer et à chanter il n\u2019y aura plus de poésie, et le patrio tisme si enraciné nujourd\u2019hui dans no3 Ames cm porters dans sa chute ce qu\u2019il y avait de meilleur dans le cœur de l\u2019homme, Les peuples comme les individus ne sont jamais contents et ne le seront jamais.On dit qu\u2019un peuple heureux n\u2019a pas d'histoire.Dérision |! Ceux qui n\u2019ont pas d\u2019histoire, essayent par tous les moyens possibles de s\u2019en créer une.La science, aux passions humaines ne changera rien et vuilà pourquoi l\u2019avenir malheureusement ne sera guère meilleur que le passé.Francis Fleury\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 attr FESTIN MACABRE Dimanche dernier pendant que l\u2019on reconduisait au cimetière la dépouille mortelle de M.À.G.Bourbonnais,député de Soulanges, une quinzaine des collègues du regretté défunt banquettaient à St Jérôme.M.Prévost avuit convié chez lui les députés suivants :\u2014M.M.Maurice Perrault, G.Smith, H.Cham- la seule marque de supériorité, et Qui se chargera de nous racon- er par le menu ce qui s'est passé Jean, Loyal I'l.Demers M.Philippe Demers, député f6- déral de Saint-Jean, a affirmé, au cours du débat sur le budget, que le Canada a rendu justice a I\u2019Angleterre en lui aidant en Afrique- Sud, * pour les bienfaits dont nous lui sommes redevables.\u201d Les bienfaits dont nous sommes redevables & 1\u2019Angleterre! Est-ce que cela ns rend pas réveur ?La perfide Albion nous a accordé la Jiberté après nous avoir fait souffrir pendant 88 ans (de 1760 à assez d'Anglais au Canada pour nuire à la population française.Ce n\u2019est pas pour nos beaux yeux qu\u2019elle nous a donné le gouvernement responsable.N'avait-elle pas crée l\u2019Union de 1841 afin de nous faire payer les dettes du Haut- Canada ?N'a t-elle pas pendu treize Canadiens-français, en 1887 ?Que si, dans quelques semaines, pour éviter un désastre, elle laissait les Boers prendre leur indépendance, ceux ci seraient-ils obligés de lui devoir une éternelle reconnaissance ?M.Demers connait bien peu les Anglais s\u2019il se figure qu\u2019ils se montrent généreux sans y ôtre rudement forcés, Pour établir sa thèse, il a cité certaines paroles de feu John A.Mucdonald, G.E.Cartier et J.A, Chapleau.Il admet donc aujour- d\u2019hui que ces trois chefs conserya- teurs préconisaient la bonne doctrine en cette matière.Pourquoi alors a-t-il combattu leur parti?Puisqu\u2019il était d'accord avec eux sur une question dont dépend notre vie nationale même, son devoir n\u2019était-il pas de les appuyer ?Mais non, M, Demers est un go beur qui subit à Ottawa l\u2019air ambiant de 'im .6rialisme, C'est ume bonne brebis de député qui comprend trop bien ses intorêts personnels pour faire de la misère au gouvernement.\u2019 Continues, M.Demers, vous y gagnez votre chapeau de juge.A.B, Nouvelle à la Main Calino, qui a besoin d'une mont se rend au marché aux chevaux, Il en e un.\u2014Je vous préviens, luidit le marchand, que c\u2019est uno bête susceptible, un rien lui porte ombrage.agne, H.Caron, Delaney, J.Aane, L.P.Fiset, Chanovert.\u20ac C'est justement ce qu'il me faut, dit le gâteux, comme ça mon ch uffri- re me de la .oval vo 1848), et surtout aprds qu'il y eat = i È 2 LES DEBATS, 13 AVRIL 1902, g mer ere Choses du Transvaal Les Camps de Concentration \u2014 (Documents inédits) Les ministres anglais attribuent actuellement, dans les livros bleus anglais, la grande mortalité qui règne dans les camps de concentration À ln prétendue malpropreté des femme boers et À la manière inintelligente dont elles sviguent leurs enfants.Une femme anglaise qui a habité l'Afrique du Sud, roteste mnintenant dans le Daily Reus outre assertion de Cham: beriain.que les femmes boera sont mulpropres et fans culture.Benucoup d'entre elles sont nu coutrni- re des femmes développées.Llle proteste avec indignation contre ceito enlontnic.; ,Ç Voici quelques extraîts d\u2019une lettre de C.LT, écrite le 25 janvier 1903, d\u2019un camp d- concer tration | et publiée par le Manchester Cire dian: \u201cJe crains qu» nous ne mourions tous de lu lièvre, si HOus devons rester plus longtemps dans ce camp encombré et fermé, L'enceinte de fila de ter est tout contre les tentes, où: on ne peut pas se sromener pour re-jirer un peu d'air frais.Nous ne pouvons pas non plus aller & la ville.La rougeole, la coqueluche et lu fièvre typhoïde ont exerci dr terribles ravages parmi jeunes ct vie UX, oh ces chers petit- enfants! Les voir languir et périr:.comme de- plantes délicates goua le= rayons brûlants du soseit! Ch que jour on en entorre deux, trois el n:éme usqu'à huit, Neu= ne pouvons pas Vivre pous ces Trites; pendant le jour elles sont trop chaud-s ; même lor-que les toiles du bas sont roulées, il fit si chaud sur lis lits que T.et moi nous avons souvent placé nos parazols au-dessus de la tête d'un enfaut malade pour lui donner un peu plus d'ombre.Puis tout à coup viennent des montagne: du Natal dés nunge- épuis et In pluie ton.be.Et toute la nuit souflle un vent froid et humide, Souvent lez tentes laissent pug ger l\u2019enu car leaucoup detentes sont vieilles et minces.Des mula- des atteints de rougeole sont tout mouillés et tueurent d'une fluxion : de poitrine.Même quand l'enu ne traver:& paf, les Jit=, les vétements el tous les objets sent pénéirig d'hurnidité per.daut les nuits pluvieuses.les jours de pluie nous devons fixer compètement l\u2019ouverture cles tentes et pour e:: sortir ramper dans la boue.C'est une vie affreuse.Des caurs brisés presque dun= chaque tente.\u2018 Rachel!\u201d pleure ses enfants cl ne veut pas dtre console parce qu'ils n+ sont plus.Les malades sont assez bien soignés à l'hôpital et le surintendant fait son possible pour muintenir ln salubrité du camp.Aujourd'hui nous avons des pommes de tere et des oignong, un cadeau.Mais je nie sais comn.ent nous pusserons l\u2019été sans légunies ni fruits, Il n fait de nouveau très chaud et nous avons eu ces derniers jours, grando di- fette d'eau ; nous ne pouvons ni laver nos vêtements ni prendre de bain.Nous avons grande peine à prépurer noë repas et nous de vons souvent nous coucher sans avoir din j arce que nous manquons de combustible.Mme du I\u2019.n perdu ron cher petit garçon.Quand lu coquelucho et In rougeole viennent ensemble, les enfants ne s'en tirent pas; et quand ils serublent ge rétablir ils prennent une gorte de phtigie «lt cert leur fin.\" D'une lettre pustérieure.\u2018 Itien de nouveau ici, sinon que tous ceux qui ont Ja fièvre (typhue) meurent.C\u2019est un miracle quand l\u2019un d\u2019entio eux £o rétablit, et alors ce 1l\u2019est plus qu\u2019un squelette.\u201d COMMENT OPERENT LES BOERS Le Scotsman du 23 mars publie une leitre qui contient des informations importantes sur la situation, dans le Transvaal.Tandis quo les télégrammes ofliciels ont maintes fuis 1Éj été quo le centre du pays, Johannesburg, Pretoria, est, grâco au système de block haus.sur un espace de plus en lus grand débarrassé de l\u2019ennemi, e correspondant du Scotgman qui est nussl jingo que son journal, nous révèle une toute autro situu- tion.Voici la traduction de sa lettre, datée de Prétorin, ler mars : -\u2018* Dans ces derniors temps le territoire autour de l\u2019rétorin ct de Johannesburg n été plein de l'en nemi «t ils ont fait sentir Jeur présence d\u2019une maniè:e pénible à bien des égards.Il y a deux ou truis nuite, une bande de 30 hommes armés est arrivée à Manhye et a pris possession de Zwurtkoppiez, a campagne de Sam Marks.M.Marks et ea famille étaient heureu- eemeut absents; les Bours ve sont conduits très convenablement a l\u2019égard des habitants ; ile ont pris tous les vêtements d'hommes qui 86 irouvaient à.Ja ferme, des couvertures, des drape, des couvertures de voyage, ct des vivres autant qu'iis ont pu en emporter.Il n\u2019y à pas.eu de pillage d\u2019objets précieux ni de destruction inutile.Avant l\u2019aurore leur œuvre était achevée et îls s'en allèrent tranquillement\u2026.la-maison est à une portée de fusil du poste militaire qui ee trouve à In siation de Kerste Fabrieken, [ais juequ'à présent on n\u2019a rien fait pour proteger la f de M.Marke, Lo eer Ia ferme Il y a trois jours un détache ment de môme force, peut-être du commando, a visité une ferme, nc- tuellement expluitéo par le gouvernement et située droit sous les cänons du fort Wonderboow.Ils sont venus en plein jour et ont pris aux hommes leurs habits, leur ar- + à = .gent et leur lilcrie, et ont amené les chovaux ct le bétail sans 8tre inquiété, La même nuit ou In nait pré édente Ia même chose est arrivée À une ferme du gouvernement, près d'Irène.Les pillards ont ou, sans tirer un coup, tout ce qu'ils désiraient.Pour quelqu\u2019un qui n\u2019est pas au courant, il semble qu'il y sit ici ou 1a une terrible négligence, puisqu'une poignée de Boers peut nccomplir impunément de tel'es choses.Ce qui explique cette situation sembie êlre ceci, que les soldats ot les ofliciers font leur devoir et jamais plus que leur devoir, À la lettre, tandis que leg Beers gent des hommes hardis et entreprenants, pillant ct combattant nu besoin avec enthou- -insme pour leur existence.Qu\u2019y peut on faire?Je l'ignore, mais de la mazière dont vont les choses, on n'arriver4 pas vite a la paix.\u201d Max, +» A suivre) .ao Cotiimandez vos vêtements de saison a la maison B.A.Leprohon & Cie, ail eurs, rue Notre-Dame, No 1687.i Gin Canadien Croix Rouge UN TRUC DE JOE (for les Dinas 8) Is murs ont parfois des o:cilles, Un téléphone tudiscret, par un singulier Hasard, m'a rendu témoin ruriculaire dun dialogue échangé entre Lord Rae berta et Joe Chamberiain.Oyez : RonxRTrs \u2014Mou pauvre Joe.cote te volid la wine funèbre ! Vrai, on nete reccnnaîtrait plus Jor \u2014Ne ulen parle pap, aicn vieux ; Robests Ces brigands de Biers, ila con- vnuent à m'en dontter du fil A retordre.Ft ces Canadiens, Us n'oùt plus l\u2019air aursi jaccommcdants.Ou dirait que ma fiiè'e { bande de Jitgos wa plus rien à faire là- (bus.Où est-il, ce beau teinps de la re \"prise de Ladysmith et de Kimberley ; de FPanrderbeig ; de Voccupetion de { Bloemfoniein et de Prétoris, alors qu\u2019ils vouluient imassacrer tous ceux qui ne vou- ; laient pas crier Hourrahi | avez eux.B | puis, il y # uni bon homme de Laurier qui w'embéte j liment, ROBERTS \u2014 On disait que tuipourais le t étrir comme cire molle, JOE.- Plus souvent ! Je croyais cu effet le bien tenir, On l'avait nerez cajolé pour you Jubilé, avec le très honorable cira- pe.Maig, entre rous, il est plus fin que i je ne peusals.El dit blen À tout bout de champ qu\u2019ilest Znelish (> the core, muis it a Pair d'être Cansdieu plus encore qu'Auplais.Viaime:t, je ne comptuls pas me buter à une tête de mule pareille.afin, je tele dis, gt ne va pes.31 faudrait trouver un bou truc pour raccommoder ça.Et ça presse, cutends-tu ?RoBuRrTS.\u2014 Et quel truc veux-tu employer ?Jox \u2014Uni vieux roublard comme toi, tu devrais lien mie Je trouver, mon true.RCRIRTS.- Tu es plus finaud que moi pour des machites pacliles.Trouve-'e toi-même jor.\u2014Ce qu'il faudrait, Ce serait renouveler Ja bonne agitation de mes jin- gos, là-bas, pour déborder I,autier et tous ces Canadicr s qui se mêlent de rri- sonner.Voyonr.Au fuit.Si nous deénniors nn ordre à Kitchener d'envoyer un bon détachement de Cavadiens avec la pren.ière colonne qui ira contre Dela ey oun de Wet, Le commandant de la co'onne aurrit chuigge de mettre les Catadiens bien en Évider.ce, daus un en.dioit cù ile recevinient certainernent le choc deg Boers, Landis que, sus un prétexte quil trouverait lui-même, avec ses autres troupes, il irait faire une tournée à cinq eu six milles de là, et il en revien- dreit au golep quard il serait bien sûr que sa chauffe dur, quand il serait trop tard, enfin.RonFrTrs.\u2014Mnis, Joe, je ne vois pas.Les Caradiens sent braves ; ce n\u2019est pas comme Jes canailles d'Australiens qui nous mettent à dos tous ces braillards de prétendus civilisés des deux continents.Îls se feront Curacer jusqu'au dervier, Jox.\u2014Eh, j'y compte bien! Il y en aura dix, vingt, cinquante, cent qui mor- drout la poursière.Qu\u2019est-ce que ça tait poutvu que j'y trouve mon compte.Tant plus, tant mieux.; RonrrTs,\u2014Mon pauvre Jce, je pense que tu perds la tête.Jox.\u2014Mci, pas de danger Écoute, mon vienx; tu me dirns ensuite si ton plan est bieu imaginé, À la première dépêche reçue, stupeur dans tout le Canada, Çn tombera justement bien, ils sont en chambre À Oltawa.Deux jours ap:ds, nous envoyons, toi cl mol, chacun une bonne dépêche bien rouflaute ct bien scutimeutale.Mais courte, c'est plus énergique, ça fait plus d'effet, Nous di rous nos félicitations et notre admiration pour nos Héros Canadiens tombés au champ de l'honneur, ainsi que nos sym- patbies sincères pour les pertes éprouvées, [Effet fortnidable: enthousiasme délirant dans tous les coins ! Cris de ven- gearce partont! Mourrah! Et voilà.Quand mon Laurier viendra au tnois de juin, on en fern tout ce que l'en voudra, où il carsera.Kt vive le luyaliswe, le jin.goïsme, l\u2019impétiallsme.Hourrah ! ROBkRTS,\u2014Joe, mon Joe.Joe de mon cœur, tu ns le diable wu corps.Viens que Je t'embrasse.Mourra! Rule Biitania.CL _ Nicota.Gin Canadien Croix Rouge + C'EST POSSIBLE\u2014Prise à son début, la consomplion peut Être guétie par un traitement judicienx et l'emploi du BAUME RHUNMAL dont les propriétés merveilleuse et l\u2019efficacité sont recounus par tous.Les médecins le recoumandent à tous ceux qui sont atteints d\u2019affections de la poitrine.La longévité des Pecc' Le frère de Léon XIII, le ca\u2019 dinal Pecci, mourut À l'Âge de quatre-vingt-quatre ans ; vu autre de ses frères atleignit l\u2019âge de quatre vingt-O: ze aus.Un ancien médecin de Léon X1I, le docteur Ceccarelli, disait, en parlant du v6nérable l\u2019outife ; \u2014S\"1 ne lui survient pas de grave maladie, la trempe de Lé.nu XIII est si solide qu'il peut_aller jusqu'd la centième année.Cette prévision, on le sait, est en train de se réaliser, étant douné que Léon XIII ne souffre d'aucune des infirmités de la vieillesse et que son organisme fonctionne admirablement, Et, pourtant, lorsque sou non: sortit du conclave, un vieux cardinal s\u2019écria, en hochant la tête : \u2014 Voilà un pontificat qui sera de courte durée ! Léon XIII a vu mourir À ses côtés trois secrétaires d\u2019XMtat et Cent trente-buit cardinaux.Il y a quelque temps, comme la plupart des prélats de son entourage Étaient Indiaposés, l\u2019auguste vieillard dit eu sonriant : \u2014Il n'y a que nous autres, jeunes gens, pour n'être pas malades, 4 # A LEGENDE D\u2019AMOUR| (Pour Les Débats) \u2014Yah! \u2014Znhé 1.\u2018 Tla allaient ninsi, chaque soir, enlaçant leurs sveltesses adorables comme les jeunes dieux des Ages antiques, et ils (grenuient leurs noms comine une prière.\u2014Yah! - /ahé!.\u2026.Ils étaient inoffablement beaux et savoureusement jeunes, uvec ces noms du ciel qu\u2019ils s'étaiont donnés au baptême de leur amour, dans la fontaine des lèvres où cou - le I'enu tidde et d élicicuse des lungs baisers fondus.Tls avaient fui, loin, très loin des villes et des hommes pour s'aimer, g'adorer et mourir dans les libres caresses et sous les libres cieux.Tle avaient fui vers des solitudes, \u2014et ¢\u20196tait en un vallon étroit et profond dont les pentes étaient fourrées de bois obeurs comme d\u2019une toison brune.Une funtaine y gomnolait parmi le tresgaillement des peupliers, le recueillement des rosenux et la douceur éplorée des saules.L'ombre y était épaisse ainsi qu\u2019un voile de veure, et si les inatins ¢clatunts y déburdeient en torrents de clartés tendres, les cré pugeu'es ne tardaient pas à s\u2019y évanouir, violets et figés comme les regards d'extase aux gloire- des vitraux.C'était une tombe enchantée où pesait un silence magique, harmonieux du clair sanglot des sources, de la coulée freufrou- teure des brises ét de la mu ique des oiseaux heureux .\u2014Yuh! \u20147.heél Ils avaient emporté des poignées d\u2019or au jour de leur fuite; et dang ln imagure croulanto qu\u2019un vieux paysan leur avait louée, pus un seul instant ils n'avaient regretté In vie de mollesso somptueuse parmi les coussins profonds où des mains serviles cussent veillé eur leurs désirs, et les terrasses blun- ches où des harpes eussent rêvé près d\u2019eux sous dl\u2019opulentes retoi - bée+ de roses.C'étaient, là-bus, les misérables joies vulgaires parmi l'ennui conventionnel de Ia cité, les inimiti¢s de familles, les cho-es | le jalousies méchante:, les absences qui pâlissent les plus longues heures du jour.Là bas, c\u2019était l\u2019a- importun des hommes, Ici, c'était l\u2019amour sans mélange dans ln sérénité glorieure et invic- lée des cho es de Dieu.Aussi, pur le minuit de lune qui avait clos le jour nuptil, ous les manteaux de voyage qu'on avait traditionnellement jetés sur leurs épaules de nouveaux époux, iis avaient fui, saus ge retourner, ln main dans la main et leurs chevelures en oriflammes, sans anuci d'itinéraire- convenus, lnissnai du ciel et du ciel, des plaines et des collines entre le pays natal et lu solitude inconnue où ils allaient ensevelir leur rêve.Le désir de s\u2019aimer, comu.e on ne s\u2019aimait pas parmi les hommes, de s'aimer au-dessus de tout jusqu\u2019à la tombe, harecluit leur course insensée.lle ne s'étaient arrêtés qu'au matin, ivres de lassitude, défaillant l\u2019un sur l\u2019autre enla peur encoro vibrante que, de leur demeure, on n\u2019eût déjà découvert le eesiot de leur voya- go nuptial qui était une fuite éternelle.Etilsavaient vite repris leur course inquiète, la main dans la main et leurs cheveux en orfl mmes.* x * .Maintenant, des mois avaient coulé.Ils oubliaient.Ti wy avait plus de remords ni de regrets nostalgiques en eux: ils s\u2019nimaient à mourir.Dans ce vallon perdu, nul être humain ne pouvait troubler In tendresse do leur solitude.Et chaque soir tiède qui devait s\u2019évanouir en clair de lune, ils sortaient, aimnou- reusement et continâment enlacés, de la mnaure, pour envourer la bonté grave des choses quel'ombre fuit rôveuses.Ils étaient divins, errant ainsi par les sentiers obscurs.Ils glissaient, harmonieux et souples, comme cloux lis de flamme entre les branches.L@0rs bras entrelacés se croisaient sur leur nuque et leurs mains retombaient, comme des fruits, sur leur poitrine.Leur promenade avait pour but voluptueux la vasque de ro- cho et d'argile où la fontaine était assoupie.Élle avait, sous !s crépuscule expirant, les luisances de regards almants, comme un éclat fibvreux de prunelles qui so vitrent d\u2019extase.Les deux époux en faisaient le tour durant des heures lente», alanguis, sans parolos, prôts à défaillir de lu joie eAvoureuse qui enveloppait sans secousses leur Ame et leur chair, À 6e voir, À se sentir étreints, avec lrs choses complices pour seuls témoins dans la mort poétique du jour.I.os cheve lures longues des saules qui, au moindre aouflle, balayaient les mousses et les eaux, coulaient sur eux des caresses chatouilleuses.Ils tressaillaient, poussaient des petits cris pAmés qui les faisaient 8e resserrer encore l\u2019un contre l\u2019autre.Parfois ils s\u2019arrêtaient pour se pencher au bord de la fontaine ou entraient dans l\u2019eau jusqu'aux genoux pour y regarder, \u2018aletame, l\u2019orgueil triomphant de leur jeu.nesso, la suavité rythmique de leurs sveltesses mêlées et confondues sous la tente blonde et flottante de leurs cheveux.L'ombre se posait comme une lente bleue autour de leur tressaillement.Puis l\u2019angelus tintait au clocher d\u2019un hameau lointain.C'était instant suprême qu\u2019ils attendaient, chaque soir heureux.Aux volées mélanco- mour nttristé parmi le commerce\u2018 cailloux bruns et tiède e:coro des il go signaient, brusquement émus d\u2019une ferveur qui s\u2019exallait aux joies pormises de leur chair et À la soudaine gratitude de leurs Ames pour Dieu qui les avait bénis d\u2019amour.Et ils tomhaient à genoux, plus éperdus encore, et leur étrointe priait.Relevés, ils s'en allaient sur les gommets ; et là, devant les horizons étonnées et fervents qui se baignaient de clair de lune, ils offrnient leurs sveltesses jumelle=, comme deux harpes vivantes, au doigté des vents flous, Les blondeurs de leur front claquaient sur leurs épaules, dea souflles tiddes les vétsient d'un frissonnement, promenuient sur eux comme une|p multitude de lèvres baiseuses.Parfois, leur Gtre vibrait trop fort, tel un clavier sous des doigts fous, et ne pouvait supporter une telle montée d'ivresse; ils poussaient un cri de démence : \u2014Ynh ! \u2014Zuhél\u2026.lit ils s\u2019écroulaient, pümés.x \u201c * Un soir plus voluptueux, ils descendirent jusqu'à la fontaine.C\u2019était l'automue, avec son déploiement somptueux de tristesse à rang gestes de f-uilles mortes Frais une tièdeur inconnue était dans l\u2019air sonore, et des lar gueu:s mystérieuses pénétraient de désirs le cœur des deux époux.Ils tour- nèreut autour des enux figées dans leur éc'at crépuacu'aire, goù'ant une volupté rare à frois-er de: feuil'es jaunes sous leurs pieds ralentis, à écouter, dans le silence recueilli, leur bruit aigre et lugubre.Ll y en avait un en'assement autour de lu fontain+, car lea peupliers se dépouillaient.Ils y entrèrent ju qu\u2019à mi jambe.Un vol de feuil.es vint re poser sur l'eau, et on edt dit do fréles uénuphars d'or éclos daus Penchanti ment du soir.Yah et Zahé se sentirent s'aimer davantage, ce soir-là, comme en le pressentiment obscur ct la peur irraisonnée que leur amour allait finir peut-être, tomber aussi avec leur corps glorieux comme une feuille miorte céleste.Comment et pourquoi © Ils ne savuisnt pas.Iitait-ce l'impression de grand dé- cin que dégagenient les choses, l'immense désolation, le symbole de mort qui altristaien < le ciol doux ?Ensemble ils se penchèrent sur la fontaine moins profonde sur ses timides ardeurs du jour.Ils y ré- jandirent leurs chevelures et restèrent longtemps à régarder leur image qu\u2019ils baignient à la suiface de l'eau.C'était l'heure de l'ange- lus.Et voici qu'il tint, comme A Pordinaire, mais plus lent et voilé sembluit-il, comme si l'on eût en- trevêt\" les cloches d\u2019un crêpe épais, Alote, leur étreinte pria\u2026 kit ils plenrérent à sanglots longs, d\u2019une douleur Ctrango qui leur était venue soudain.Tiu répétaient des mots entrecoupés qui semblaient venir de très loin, comme la voix des cloches.- Les feuilles mortes.mortez\u2026 \u2014\u2026 Morte: disait ln jeune feum- me en écho.l£t ils se buisuient au front, aur les yeux, sur les ièvre:, au hasard des sanglots qui secouaient leur visage.Leurs bras se nouaient terriblement, à crier de douleur dans l\u2019inconscience brutale de leur enlacement ; et leur voix s\u2019étouffait uans leurs chevelures qu\u2019ils onrou lnient sur leurs b.isers ccmme des bandelettes de soie.(tle fois, on leur las-itude d\u2019i vresse triste, ils ne remontdrent pas les pentes pour vibrer aux grands souflles nocturnes.Ils se lais-èrent tomber et restèrent confondus, les yeux clos, buvant leur haleine, duns la chaleur délicieuse des feuilles d'or qui s\u2019étaient offertes en coussins profonds.Un clair de lune ineffable étendit un drap imortunire blanc sur la fontaine rigide, et les feui)lez qui continuaient à tomber une à une, remuées au moindre soufile, luisaient sur l\u2019eau comme des feux-foilets.Les roseaux aux tiges raides exhalaient dos bruits de robes frottées, et leurs palmes fauves flambaient comme des cierges pâles.Yuh et Zahé s\u2019endormirent dans leur lit d\u2019or, et un vent se leva qui fit neiger des feuilles jusqu\u2019au mutin sur le sommeil do la fontaine et sur le songe des époux.Il y en eut, sur leurs corps, l\u2019épaiseeur d\u2019une tombe.Et ils moururent ainsi, une nuit d'automne, enlacé :, dans un linceu) de feuilles mortes, les deux jeunes époux qui avaient pris des noms du ciel et qui avaient fait de leur étreinte lu prière mystique des saints d'amour.Saint-Godfroy, Cort Éde Bonaventure, P.Q.Emile Escande\u2014+ Gin Canadien Croix Rouge CORRESPONDANCE La Mont eal Street Railway Co Nous recevons d\u2019un grours d'employés de la Compagnie des Petits Chars, une lettre de plaintes très sérieuses contre l'administration de cette compagnie et res procédés à l'égard des conducieurs et des motormen.Cette lettre n'étant pas signée par un ou des noms resypo.sables, nous ne la publierons pag avant que le ou les auteurs ne soient venus à notre bureau nous donner les explications nécessaires pour nous permettre de prendre la res ponsubilité de cette publication.Il est natulellement entendu que ies auteurs peuvent compter sur soute notre discrétion.liques qui passaient sur la colline, hr La direction, as Les Propos de Tante Rosalie Que je \u201cous donne la clnssique recelte du filet de \u201cœuf rauce aux cipres.Le filet ét>nt r6*1, l'enlever du plat, délayer dane Lo lécheirite une cuillerée de farine, ajeusz; un morceau de beurre, un peu de boulllon, un peu de vinaigre et une pincée \u2018e rÂâpres, Laissez donner un bouillon et vsrser cette sauce sur les trau- ches de fils \u2026 .Mainter nt une recette fort célèbre et qui est die de figurer dans uu musée de cuisiue l'aloyau À la Godard.L'aloyus: est la pièce ou quartier de Lieut coupé le long des vertèbres et vers le hawt dr dos Ou distingue entre les morceaux d'sluyau celui de première, Celui de seconde et celui de troisième lace.Celui de la première n beaucoup plus de mérite que les deux autres, attendu qu'il contient ure plus grande partie du filet, Quand il est gras ct tzndre, on le sert 'e plus souvent cuit à la broche avec son propre jus ; une heure et demle de cuissor: lui suffisent.Si vous !svez le fllet d'un alsyau que vous cr.pez eu tranches assez minces, muttez-les nans vue casserole avec une sauce nus cÂpres, anchois, champignous, une pointe d'ail, le tout haché, passé dans un peu de L:urre et mouillé avec un bon coulis, Quand vous avez dégreissé la sauce assaisornez-lu de bon gedit mettez-y les tranches de filet avec le jus de l\u2019aloyau, faites chauffer sans qu'il bouille \u20ac.servez sous l\u2019aloyau.* * * Ou me demande encore un remé le con tre les verrues, Un tidy oon remèdu contre les verrues, c'est l'acile pyroligreux appliqué soir et matin.Cet acide, lorsqu'il est en solution sert :4>s quelques prépa atious domestiques = sus le nom de vinaigre distil.16 ; en l\u2019evrent très pur en diluant une pattie d\u2019ecide pyroligueux duns six parties d\u2019eau.Ou évite ainsi les falsifications si #* quen'es et !a solution ainsi ubtenue à Loules les j.ropriétés du vlnai- gre distil'é.C'eat edz d'ailleurs qu\u2019on vend aujour l'hui Re :14 Ce nom.Une nière \u201cne corte que sa petite file a des dartres \u2018à 18 teur, Que fue > Voic! =z wrocdic : Oa la : iin .»ete le matin et le soir avec du 2 va if Mile XIDDER dans le role de PEGGY de Dautzig, l'Acidémie qui ne l'a pas oubliée a fait son possible pour l\u2019engager de nouveau avec le résultat que nous la verrous la semaine prochaine.Les journaux américeins nous disent que Mile Kiddera remporté un vrai triomphe dans le rôle de ** Teggy *\u2019 daus \u201c The Country Girl,\u201d et que les spectateurs sont obligés de se t:nir lea côtes, si longtemps qu'elle reste en scène, Mlle Kidder s:ra accompagnée par Louis Massen, Robert V.Fergusson, Sey mcur Stratton, I.L.Davidson, T.= O'Brier, Marion Ashworth, | Oita Plinck :t Ellen Armand, AU FRANCAIS Une pièce, qui a su retenir la faveur du public pendant toute une saïs:n à New-York et Chicago re marquera cer- taizemeut pas de plaire aux habitués du Français.Le drame sportique anglais \u2018* Sporting Life \u201d par Cecil Releigh et Seymour Hicks\" es, considéré par les critiques dramatiqnes, le plus graud succès du 788 principeux rôles seront interprétés pre LAM, Petit-Jean, Godeau, Palmiéri, Hon, Nangys, Villeray, Ham\u201d, Soulier, Leurs, de la Grange, Chapuelaine, Paulus, Mmes de la Sablounière et Moret, Melles Verteuil et Brémont.AU PROCTOR On continuera la semaine prochaine les tableaux vivants d'après les œuvres des tunîtres.On donnera l\u2019Angelus, The Lost Chord, Pysché devart Vénus, la Tentation de Salut-Antoine et plusieurs autres peintures célèbres, Ta pièce sera \u2018Lost 24 Hours,\" une t 2: rmusante comédie.Toute la troupe s Foraîtra.Le kalatechuoscope Paley continuera à, dopner des vues célèbres, ainsi que pusleurs scènes locales.M.Otto Zimmermann, qui a la direction de l\u2019orchestre, est un excellent musicien qui habite Montréal depuis sept ou huit ans, NM.Zimmermann a déjà été chef d\u2019orchestre dans ce théitre avant qne le Proctor l'achetût, 14, Brunelle preud In place de M.Mc- Tveghlin, comme gérant, et fera tout en s%s pouvoir pour améliorer encore le ttéâtre.THEATRE DES NOUVEAUTES YSous croyons at flisant pour recomman- d + lz spectacle extraordinaire que nous tira la semaine prochaine le Théâtre dss Nouveautés, de donner ume simple biographie du céléb:e auteur du \u201c Malade Imaginaire.\u201d jeAn-Baptiste Poquelin, né à Paris, le | 1< ,Auvier 1632, d\u2019un valet de chambre.tapissier du 10l, succèda d\u2019abord À son pè- puis fut reçu avocat eu 1845.LI fut vie infidèle à Thémls pours'emBler dans u:: troupe de comédiens parmi lesquels Ii acquit de la notoriété sous le nom de Mrdlère.Avec sn troupe il passa douze | a à parcourir les villes de province, ali- wenn.son répertoire par des farces tells pre\u201c Le Médecin Volant,\u201d \u2018\u201c La Ja- «vie du Barbouillé > \u201c l'Etourdi'\" et Montres en argent de $3.00 en montant, Montre Gold Filled, Afontre d'Or solide.toute sorte, Longue Chaîne de dames, Chaîne de Messieurs, ' J.M.GROTHE Horioger et Bijoutier Déménagé dans sa Nouvelle Batisse À côté du Théâtre Français.Il invite ses clients et le public en général à lui rendre une visite et À venir inspecter ses nouveautés pour Cadeaux de Noces et de Première Communion Quelques-unes des lignes principales, qui constituent eu même temps une heureuse suggestion pour les présents à faire : Argenterie le plus beau choix on Petits articles en argent solide.Chapelets et Médailles d'Argent.Bague avec diamants et pierre de | Articles de toilette, Misoirs Brosses et Peignes.{ Lunettes d'Or, Lunettes d'Opéra et ville.Evantails, 1885 rue \u2018Ste-Catherine \"* Le Dépit amoureux.\u201d Revenu à Paris, (| il ;>ua devant le rol \u2018 Nicomède \u201d de Corueille, et mit sur la scèue \u2018* Les Pi é- Ci:dseR Ridicules ?: dès lors il se borna, slo: gon aveu, à ** Étudier le monde et silvi cette vole nouvelle en écrivant \u2018Liat orelle,\u201d \u2018Don Garde de Navarre,\u201d SL, École des Maris,\u201d ** Les Ficheux.\u2019 Ui 2 fois marlé à Armande\u2014Grésin de Ro, xl, il écrivit \u2018* L'Ecole des Femmes, q': à défindit dans la \u2018\u201c Critique de l'Ecole des Femmes\u201d et daus \u201c L'Impromptu ; dr Versailles,\u201d Après avoir joué \u2018Le :{ Matiage Forcé'\u2019 et \u201cLa Princesse d'E | \u201c\u2018æ Pestin de Pierre.\u201d Soutenu per | Louts TV, il produisit ensuite \u2018I'ansour | rélecin, , \u2018* Le Misanthrope,\u201d \u201cLe MAe 1 maigré Jul\u201d *\u201c Mélicerte\u201d Misiorale comique,\u201d * Le Sici'fen* - \u201c L'Amour peintre,\" + Le amposteur ou \u2018\u2018Tartufe.\u201d\u201d rR Saphytrion, \u201cL\u2019Avocat, ** Gecr- ! ges Dandin.\u201d\u2019 Les dermidres ;idces de Molière, \u2018\u201c M.de Pourc.auguae,\u201d \u2018 Les Ansauts mi goifiques,\u201d \u201cLe Peurgecis cxutithomme * ** Psyché\u2019 et * La Com- \u2018me d'Escarhagt as\u201d furent éciites pars s\u2019urtostment de la cour.\u201cLew fou be- $123 ue Seapin,\u201d \u201cIss Femmes Savan théâtre \u2018\u201c Meury Lane \u2018\u2019 de Londres.Il comprend une série de tableaux d\u2019une 1 las splendeur jusqu'ici ivconnue eur nos marchés.Plusieurs la font cuire en eauce, d\u2019autres à la broche, mais la meilleure manière et dela bourrer et la faire 10tir, sa chaïr et alors délicate et succulente.Ello arrive avec ies premiers beaux jours et Lous guitie vers le 15 septembre.Armand Lefebvre\u2014\u2014=\u2014 Les Conserves de Viande Au nom de la commission chargée dc rechercher les causes des accidents d'intoxication cousés par les conterves de vius.de ainsi que lea moyens d\u2019y remédier, le proies- seur Brouardel, ancien doyen de la Faculté du médecino de Paris, rérident du comité d'hygiène pu- Pique de France, vient d'adresser au ministre de la guerre un rapport détaillé sur cette question.Ce savant établit d\u2019abord que la nature des accidents provoqués par les conserves peut procéder soit de l\u2019introduction dans le tube digestil des poisons préformés an acin de la matidre ingérée, c\u2019est-à- dire par réelle intoxication, ou bien encore, d\u2019uu processus d\u2019infection micrabienne dunt l'agent vivant y est importé par la conserve elle-même.M.Brouardel estima que ce gort sans nul doule des conserves de ce genre, si riches en microbes morts et imprégnéos de substances bacté ! riennes, qui donnent lieu aux accidents se présentant avec les caractères d'intoxication.Par des re herches multipli¢ns la commission, dit le rapport, = établi un fait qu'elle à retenu com me très important : ls plupart des conserves, 70 020 en moyenne, renferment des germes vivants et revi- viables par les cultures ; la propnr- tion a même pu s'élever à 80 070, ei plus encore pour certaines fabrications.Parmi ces germes revivifia- bles on rencontre des espèces fra - giles qu'une température bien inférieure À 100 degrés suffit à tues.Cette constatation démontre com- bjan sant neu certains les procédéa de stérilisation en usage dans l\u2019industrie.Dans ces conserves insuffisamment stérilisées, les unes deviennent le siège d\u2019une fermentation putride qui se produit, en général, eu de temps après la fabrication, dans les magasins.Cette altération due au développement des germes anaérobies se traduit par un bombement caractéristique de la bofte sous le pres:ion des gaz intérieurs.L'avarie est trop grossière pour étre méconnue; les bottes sont rebutées, mais les pertos constituent un gros dommage pour l\u2019Etat, ainsi que le fuit ressortir des statistiques établies à ce sujet.M.Brouardei termine son rapport par un exaraen minutieux des scènes.Le /ournal de New-York décrit la pièce «1 ces termes : \u2018\u201c Drury Lane out-Dsury-Lane,'\u2019 c'est dire que le plus important théâtre de In métropcls de | Angleterre, a remporté un succès sans al.Sirinterprétation de la pléce cst entre les mains de ln plus pulesacte troupe actuellemer! en tournée doue l'Amérique du Nord, et les principaux artistes sont tous des favoris du public.Il y aura quatre matinées cette setual- ne, mercredi, jeudi, verdied: et san:adi.On vous annonce pout is aémaine da 21 avril une plèce bien connue : ** Uncle Tom's Cahia,\"\u201d AU ROYAL sera jouée au Royal 1a céidhre place comique qui a pour titre \u2018 The (Lea! Widow Brown.\u201d Il sera inutile de rappeler que cette farce désopilante a toujours fait szlie représentée.tée être coiwposée de comédiens de prc- décors et les costumes maguifiques, Bref, la direction du Royal e\u2019attend a reccvoir des foules peadant cette se- mainc, dans sa cequsite aalic de la ruv Côté.On nous annouce rican Tramp,'\u2019 une pièce lement fureur aux Etatsà l\u2019affiche sous peu.THEATRE NATIONAL FRANÇAIS \u201c LHs FIANCÉS D'ALBANO \"* La semaine prochaine c'est un gra.d drame célèbre de d'Enuery ests dire noe pièce fortement charpentée -t bourcée de coups de théâtre et de scèues émouvantes, \u2018\u201c Les Fiancés d'Alban-,\" qui sera repréeenté au Théâtre Nation \\l Français.L\u2019actiou se détoule en Catbre, vers l'an 1720.La mise en scène a! Été très snignée : des décors rouveaua : ui fait actuelles artistes et la dguration de très resques costumes italiens semblables ?cenx de 'époque ou « lieu le drame, Les G.étano ct la citadelle, que uous 27Anm pu admirer, sout très imposants.Les autres décors représeuteront une salle de la maison de Viterbi, un intérieur, chez Tudiano et une salle basse.Les sujets amille, une vendetta qui donne leu a des scènes d\u2019un intérêt réellement poi- fille, Andrea, mesures à prendre pour prévonir les acoidonts.- » naissance ds ce rapport., Dr Chénier, mité d'hygiène civique, ou tout au, moins le bureau de santé, ait con-< assassin, Dis le premier ucte a lieu une ,scène extrûmesdent Émouvaut\u2026.An [moment cù, emporté Il est à souhaiter que notre 40.1 sffolé, Andrea ve être précipitée © dans oi \u2018abîfme, elle est sauvée pa: Mario \u2019assassinat, la confcéeion du meur le.et la fin tragique du traître sont enc-çe des scènes d'un grand effet dramatique ; comme toujours, d\u2019Ennery a su as AN .of \u2014 2 Vase Imaglualre,\u201d l'auteur, qui Commerngant par lu matinée de Cemain, : 5.) artiste, \u2014 un garçon ds talent comble À quelque endivi* qu\u2019\u201dtle ait été) a troupe de M.O.Scatirnon est répu-[ >covaut de l\u2019ennée.mière force.Ils iniroduironi plusieurs! « dauses et ballets nouveaux ct on dit les} : \u2018fer voir demander trop ont été peints et I'on 3 cunieciiczné vour | 0: | cries À l'étranger des xpp.7.4 tableaux représentant les ruines de | rincipaux de Ja pièce sont une haine de; guant, et l'amour de deux frères, Mare) ™ er Micael Viterbi pour :a même jeune}: Marlo se dévoue et se Init, moine, vials son frère est, plus tard, + par un c:venl!$-\"pus lea hommes quid Vitarps l'tiseurs compatriotes.Victyn®, taigu< PTE\u201d ;; CHIRUROIEN-DENTISTR ts et Le Malade Imaginaire\" furent \u2018evaières proluctions da Molièrein trolsidme rrpréseutation du \u2018\u201c Mi- A | jouait | 1u!-même le principal rôle, fut asisi d'une | =>rvulsion, tra: porté À son domicile et : aplia ainei le 17 février 1577, Erralsé de | \"ravaux et de toucis dumcelique, .Au jugement de tcus les critiques, MIO iière est le plus grand de tous les poètes ~owiques.PARC SOBMEF «e progrimme offert aunjowrd'tni; A oe heu populaire d'amusewent, ext i comme de coutume intéressant et varié, 1 te compcie de chansons comiques, fr \u2018\u2019 alses et arglaises, d\u2019imits:ions, de dat sez, d'acrcbaties, double trayèze, vie, etc.Aujourd'kui pour ia dernitr2 fais «rent présentées des vues anvastes Cu \u201céÈhre Kinétcgraphe qui out donné taus ie satisfaction.Ces vues priscy tout 14.rp nent n'ont Clé exhibfca encore nu .& part.Le Pure Schumer eat A se pré- ruer pour la salon d'été, et un! doute | que ceux qui le visiteront «vi>uid'hui se feront cette question.(Mu'y c-t-il ?| Foarquoi ga 2 _-\u2014 Scaramouche.{in Canadien Crojii Ronee OULE subletles \u201cLaxative Bromo-Quinine.* 7,25 phar- t ax cienarenudent le prix, 250, S1\u20acV'0s ru çuérissent : Vs, Signature E W, Grove sur chaque boîte, \u2014_\u2014\u2014 | SUFBIi! LE 11HUME EN U' ail + tax artistes qui se pinige-ni\u2014\" | s.uvent avec raison \u2014 des - \u2018.guoe- , Traconiennes de leurs engagements ; l'ucus dédions cette copis d'uu: irai- 1t6 n°738 par le directenr d'une troupe silemande aves ser privei- Jt des plus appréciés dana zon pays : Art.4\u2014Le directeur a le ficit à Agyner tuus les aus deux mole \u2018is « -ngé nou pasê à l\u2019artiste,\u2014 ce congé ent ètre i grr.par fractions de deux jours «nus Te A:* 6 \u2014A chaque instant, le divest aur -¢ Qroit, sans faire conuaître ss tuc ils, de résiller ne contrat, a préver-t quin- 72 jours d'avance, Art 9-\u2014Lis artistes doivensarnivnte être proprement habillés.Il ct étizenta |! de se présenter sur la scène vu Jars In) rue Svec ut; linge osl2, des vêtert-als dés\u201d Aucuis artiste n'a le droit du vatliciser | nis, sera mise | du public ou des étrangers de l'ergent, le la nourriture ou des boissons.ce] | lot payer ses dépentes persoss\"lier, La ; i+ Les astistes doivent tous loger 25 n0-1f, 4.MILTLRTTS, Yecs sa tlôtel, parce qu'slors oi pett
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