Les Débats, 11 août 1901, dimanche 11 août 1901
[" 1ER | 2me ANNEE, No 89 Annoncts, Réclames, Faits-Divers s'udresser directement \"A I\u2019Administration des \u201cDEBATS\" 25, Rue Saint-Jacques, MONTREAL, P.Q.Tol.Bell : Main 3840.REDACTION Boite Postule 2188.Tous les jours de 10 hrs a.m.à 6 hrs p.mn.Le Samedi jusqu'à minuit.Les manuserits non insérés seront rendus sur demande, Les articles seront signés et les auteurs responsables.JOURNAL INDÉPENDANT be Le Numéro : 3 11 AOUTg1O01 2 Sous ABONNEMENTS MONTREAL, (à domicile, par poste ou par messager .\u2026\u2026\u2026.0.$1.50 par au CANADA ET ETATS-UNIS.1.00 \u201c\u2018 ETRANGER .+ossorovavoucs0oc00s 1.50 ** tlier: No 36, RUR SAINT-LAURENT Tel.Bell : Main 2256 Parait le Samedi a 8 hrs p.m _ le Dimanche à 6 hrs a.m.L\u2019Alcoolisme Les journaux nous ont raconté dens tous les détails le crime qui a été commis à Saint-Sauveur, comté de Terrebonne.C\u2019est encore l'alcoolisme qui vient de fnire une nouvelle victime.Lu liste est longue des méfaits imputables à ce vice hideux qui tend de plus en plus à faire chez nous de terribles ravages.Le curé de Saint-Gabriel exprimait le vœu que la tragédie sanglante qui a désolé son village serve de leçon non-sculemeat A ses ouailles, mais encorc à celles des paroisses voisines, Jl aurait pu parler du pays tout entier et même des trois quarts du monde civilisé.L\u2019alcoolismie est on effet le mal de notre époque, mal général qui a fini par attirer l\u2019attention de la plupart des gouvernements.En Europe, les Anglais out été des premiers à voir le péril.Ce n\u2019est point par des considérations sentimentales qu\u2019ils l\u2019ont combattu ; C\u2019est par des raisons de chiffres ainsi qu\u2019il convenait aux premiers marchands du monde.11 y a soixante ans, un Anglais uommé Warner voulut s\u2019assurer sur lu vie.Les Compagnies refusèrent parce qu\u2019il ne buvait que de l\u2019eau\u2014ou du thé\u2014et qu\u2019au- ant se pendre tout de suite, uns les idées du temps.Les Anglais n\u2019aiment pas être opprimés.M.Warner fonda immédiatement une Compagnie d\u2019us- surauce où l\u2019on refusait toute personne buvaut des spiritueux, Il se trouva qu\u2019il avait fait une affaire d\u2019or.Ses assurés mouraient beaucoup woins que ceux des concurrents, et sa Compagnie (qu\u2019il dirige encore !) possède actuellement uu capital de 30 millions de piastres.II vis de soi qu'il eut des imitu- teurs, duns lu Grande-Bretagne même, ct aussi en Amérique et en Australie.Les Compagnies à l\u2019image do lu sienne font jusqu\u2019à 25% de vabais Sur les turifs ordinaires, ct elles sont fiorissantes, tant le buveur d\u2019eau à la vie dure, comparé au buveur de gin ou de whiskey.Ces résultats donnèrent à penser aux sociétés anglaises de secours mutuels, qui instituèrent à leur tour des comparaisons.Lequel *\u201c donne \u201d le plus de \u201c\u2018 jours de maladie \u2019\u2019, du Luveur d eau on de \u2018l\u2019abstinent,'et de l\u2019homme qui consomme des boissons fortes, sans être cependant un ivrogne 1 Les chiffres répondirent : l\u2019abstinent donne pour un certain laps de temps 17 jours 12 heures de rnula- die, contre G5 jours 15 heures, moyenne dn non-abstinent.Les so- ciélés de secours mutuels firent leur profit du renseignement, et presque toutes aujourd\u2019hui ont introduit dans leurs règlements un chapitre qui vise les buveurs d\u2019alcool et les rejette de l\u2019association.Dans la lutte pour l\u2019existence ntre les nations, qui est en ce mo- ent si serrée, il saute aux yeux w\u2019il faut faire rendre A chaque ome son maximum de force Physique ct mentale, de travail, d\u2019intolligence, de bonne conduite et de bonne humeur.Autrement, nous sommes en état d\u2019infériorité müniteste.Or, l\u2019alcoolisme diminue In force physique et mentale de l\u2019homme.Les autres peuples s\u2019en sont aperçus ot travaillent A supprimer cette \u2018\u2018 fnite.\u201d\u201d Il faut bien que nous en fassions autant au Canada.En France, où l\u2019on est moins pratique qu\u2019en Angleterre, ce ne spnt pas des arguments financiers qui ont prévalu.Ce sont les médecins qui sont devenus des gb neurs pour les amateurs de petits verres.Ils publièrent les observations qu\u2019ils firent et il devint dès lors impossible de croire plus longtemps à l\u2019innocence de l\u2019absinthe ot de toutes les mixtures par lesquelles \u2018Ja verte?est remplacée.: Le procès de l\u2019absinthe ne fut Ses méfaits crevaient L\u2019hommo qui s\u2019absinthe ne tarde pns à éprouver des vertiges.Viennent ensuite les hallucina- tiuns, ie délire, et enfin chez le buveur impénitent, des attaques d\u2019épilepsie, Un grand abrutissement accompagne ces divers phé- dl nomdnes, Les débutants peuvent so donner une représentation de ce qui les attend en prenant un chien et en lui injectant dans l\u2019estomro quelques grammes d\u2019 ¢ essence @\u2019absinthe.\u201d On voit le pauvre animal se rouler dans des convul- Sions, haleter, baver, aboyer avec rage, les yeux hagards et le poil hérissé.Il est bel et bien empoi-, sonné, et s! la dose n été trop forte, ou que l\u2019on récidive, il en meurt.C'est cs qui peut arriver de À plus heureux à l\u2019ivrogne incorrigible qui est guetté par le delirium tremens, lu paralysie générale, l\u2019imbécilité, la folie, d\u2019autres spectres encore que les médecins vous diront.Si encore l\u2019on ne faisait de mal qu\u2019à soi-même en s\u2019alcoolisant |! Mais il y a les enfants, les pau vres enfants, qui n'ont pas cu le plaisir et qui auront toute la pei- ue.Les statistiques des médecins sont effroyables en ce qui les touche.Un ulcoulisé.invétéré avait eu sept enfants.Les deux uinés moururent en bas Âge de convul- sious.Le troisième devint fou à vingt deux ans, le quatrième tomba dans l\u2019imbécilité.Le cinquiè- ue est un détraqueé, le sixième un uerveux qui se croit voué à la folie.Il y a une fille; elle est névropathe eb a eu des accès de démence.Autre famille.Le grand-père était ivrogne, le père \u201calcoolique invétéré.\u201d Douro enfants.Huit meurent en bas Âge, de convulsions.Restent deux garçons, l\u2019un épileptique, vagabond et vicieux, l\u2019autre alcoolique avec \u201c\u2018accidents,\u201d et deux filles, l\u2019une hystérique, l\u2019autre déséquilibrée et débauchée.On peut alléguer que les médecins choisissent leurs exemples, Blargissons les observations.Un docteur suisse a pris vingt familles, dix de gens sobres et dix où l\u2019on s'ulcoolisait depuis plusieurs générations.Les sobres avaient eu soixante et un enfants.Ils en avaient perdu cinq en bas âge.Des survivants, deux étaient difformes, deux arridrés, deux uvaient la danse de Saint-Guy; les cinquante autres étaient sains et bien portants.Du coté des buveurs, cinquante-sept enfants, dont douze morts en bas fige et neuf bien portants.'lout le reste n'étaient qu\u2019idiots, bossus, sourds- muets, épileptiques, etc.On & fait couver des œufs de poule dans une atmosphère chargée de vapeur d\u2019alcool, et il n\u2019en est presque sorti que des monstres ou des malades.On a fait boire de l'alcool à des chiennes, ct leurs petits sont morts en bas âge ou sont devenus épileptiques.On comprend maintenant la terreur qui s\u2019est emparée des pays où l'alcoolisme à grandi démesurément, peuplant In terre de rachitiques; de fous, d\u2019êtres difformes, de malheureux en tout genre pour qui il aurait mieux valu ne jamais naître.Et je n\u2019ai pas tout dit, je n\u2019en ai pas dit la moitié.Ceux qui meurent, ceux qu\u2019on caferme dans les maisons de fous, ou qu\u2019on recueille dans les asiles.eh bien ! c\u2019est fini, pour eux.Ils ne comptent plus.Mais ceux qui restent, ceux qui vont et viennent, travaillent, se marient, ceux-là en- Lretiennent au flauc des peuples alcooliques une plaie béante par laquelle s\u2019écoule le meilleur des forces nationales.Rendons-vous cette justice que nous n\u2019avons pas été les derniers au Canada à combattre l\u2019intempérance.Tout le monde s\u2019en est un peu mêlé, les prêtres, les magistrats, les sociétés de tempérance ont fait une lutto violente à l'alcoolisme.Mais depuis quelques années, il semble que nous avons laissé tous les autres peuples prendre les devants et le mal fait chez nous, dans toutes les classes des progris inquiétants pour l'avenir de notre race.Les causes du mal ne sont pas de celles que l\u2019on supprime par uno loi, ne serait-ce qu\u2019à cause de leur inultiplicité.Les pays étrangers ont eu chacun un système, ancun n\u2019a fait exactement comme le voisin, mais tous ont réalisé quelques progrès dans leur lutte contre l'alcoolisme.Dans un prochain article je reviendrai sur ce sujet tout d\u2019actualité et je m\u2019cfforcerai de dé montrer que nous devons à tout prix enrayer si uous ne voulons pas quo l\u2019oau de fou fasse chez nous des ravages irréparables, Les dernières statistiques tendent à prouver que notre population n\u2019a pas augmenté en dix années dans une proportion que nons-étions en droit d\u2019attendre.Je ne veux pas dire que l\u2019alcoolisme soit la cause unique de cet arrêt, mais il en est peut-être une des causes.A ce titre seul elle vaut la peine d\u2019être étudiée sérieusement ot d\u2019attirer l\u2019attention de ceux qui s\u2019intéressent au développement ct à la grandeur de notre patrie.Julien Véerronneau.= Dimanche au Parc Sohmer \u2014 8 Dimanclia (aujourd'hui), magnifique programme ve arc Sohmer et lor.nuit, 5 chestre sur la terrasse jusqu'à mi-j' Remerciements Notre collaborateur Henri Roullaud nous prie de remercier en son nom toutes les personnes qui ont bien voulu lui témoigner leur sympathie à l\u2019occasiun du deuil cruel qui l\u2019a frappé.La Direction\u2014_\u2014\u2014 ECHOS Le poète Rimbaud.\u2014 On a inauguré à Charleville, un monumout à la mémoire du poète et explorateur français, Jeau-Arthur Rimbaud, né en 1867 à Oharlovilie, et mort, en 1891, A Marseilles.On se souvient que ce révélé au public par Paul Verlaine, dans ses Poètes maudits La publication du Bateau ivre, du Sonne! des voyelles, des Illuminations fut l'occasion pour la jeunesse littéraire de retentissantes manifestations lyriques ot de la création des écoles symbolique et décadente.Arthur Rimbaud, cependant, ignorait le bruit fait à Paris sur son nom.Il avait disparu, à l\u2019Age de dix-sept ans, et, après de nombreux voyages en Europe s'était fixé en Ethiopie, où il était devenu le familier du négus.Et, tandis que les jeunes écoles poétiques gloriflsient son œuvre, il adressait A la société de géographie des relations sur ses explorations dans le Harrar, où il avait organisé de nombreux comptoirs.S'étant enrichi en quelques années dans lo commerce de l\u2019or et de l\u2019ivoire, il reutrait en France, en 1891 dans l\u2019intontion de reprendre ses travaux littérairos.Blessé en tombant de cheval, il dut, en débarquant à Marseille, entrer à l\u2019hôpital, où il fut emputé dela jambe.Il mourut des suites de cette opération.odte a été Spiritisme.\u2014Les esprits depuis quelq ues unnées, collaborent à une feuille américaine qui se publie à New-York sous le titre Name in the Sky, ce qui signifie \u2018\u2018 un nom dans le clef» Si nous en croyons 1\u2019éditeur, la rédaction comprend entre autres personnages illustres ; notre père Adam, notre mère Eve, l\u2019ancêtre des macro- bites: Mathusalem, la femme de Loth,Josué, sainu-Pierre, etc.Les prochains articles annoncés sont les suivants: * Une statue de sel 7, par la femme de Loth ; 1\u2019¢¢ Astronomie de l\u2019avenir,\u2019\u201d\u2019 par Isaac Newton ; l'\u2018\u2018 Eglise des Mormons,\u201d ar feu le prophète Joseph Smith ; a \u201cThéorie do l\u2019évolution,\u201d par Darwin, et enfin un article sensatio- nel du vieux Samson eur sa lutte avec le lion.\u2019 Jouas a promis un feuilleton sur les transports en \u2018\u2018 baleine 1 Ce que coute un canon.\u2014Le plus récent canon livré par Krupp au port de Wilhelmshaven revient à $80,000, montage compris.Il tire un projectile de 070 livres avec une vi- tesso initiale de 500 verges à la seconde.Le prix du coup de canon s\u2019élève à s1,700 soit $650 pour le projectile,$190 pour la gargousse et $860 pour l\u2019amortissement.Le taux élevé de l\u2019amortissement tient à ce que la pièce est hors de service au bout de 95 coups de canon.Un rapide calcul.Le projectile séjourne dans I'Ame & peine un cin- uantidme de seconde aprds la con- dagration de la poudre, soit, pour 95 soups, pendant nioins de 2 secondes.Le canon fournit donc en tout un service effectif de 2 secondes au maximum.ntre la sécheresse, \u2014 Les Sont de la Bukovine, en Autriche- Érongrie, ont troavé un moyen infaillible pour faire cesser les trop longues sécheresses dont leurs chaznps pourraient pâtir ; ils déterrent dans un cimetière le premier cadavre venu et, au coup de minuit sonnant, ie précipitent dans la rivière Aussitôt la pluie bienfaisante et féconde se met à tomber, Ces jours-ci, les habitants du village de Kurzumar, Près de Cernowitz, n'ont pas manqué d\u2019employer lo re- môde cabalistique.L'affaire #6 serait passée \u201cen famille,\u201d comme d'habitude, sl, dans leur hâte de voir terminer la sèche- resse intense qui désolait leur pays, ces moyen-igeux amateurs de pluie avaient mis plus de discernement dans leur choix d\u2019un cercueil.Malbeureusement, ce fut la tombe de famille d\u2019un fonctionnaire autrichien qu\u2019ils violèrent par mégarde.Quand notre homme, qui venait quelques jours auparavant d\u2019enterrer sa belle-mère, apprit que les dé- ouilles mortelles de celle-ci avaient té abandounée au bercement des flots de la rivière voisine, il se fAcha et dénonga les auteurs de ce bain liturgique, gui furéenl arréiés et emprisonnés.Mais le plus curieux est qu\u2019une pluie abondante tomba \u201c\u2018effeotive- ment '\u2019 quelques jours après l\u2019opération, si bion que es habitants da vil lage sont indignés qu\u2019on ait osé punir leurs bienfaiteurs.Les filles du Tzar.\u2014Un Viennois, le professer Ottokar Lorenz, s\u2019est occupé do rechercher les raisons pour lesquelles le tar n'a en jusqu'à présent que des filles.Le professeur Lorenz aime à savoir le pourquoi des choses, et il n'a pas de vesse qu\u2019il n\u2019ait trouvé.Aussi, our résoudre le terrible problème Se 1a multiplication des pet grandes-duchesses, s\u2019est-il plongé dans les études les plus arides.11 a compulsé l\u2019histoire des familles du tzar et de la tzarine et il aurait constaté que, depuis le Moyen-Âge Jusqu\u2019À nos joura, dans toutes les familles où sont entrées par le mariage des princesses de Hesse, les naissances de filles ont toujours été en nombre anormal.= Oe professsur licvétis ost bien aimable, mals ce n\u2019est pas après qu\u2019on prévient les gens en pareil cas, c'est avant.Fiançailles américaines.\u2014 Les flancées d\u2019Amérique ont mis en honneur une mode'dangereuso.Elles se font tatouer sur le bras les initin- les du bien-aimé.Elles exigent, ou inême temps, que le bien-nimé se fasse nussi marquer à leur cbifFro.Vous voyez la chose d'ici.Quand le mariage se fuit, c\u2019est très bien.Mais, quand il rate! Et quand, de part et d\u2019autre, on en sera à la demi-douzaine de flançailles les bras seront couverts, d\u2019au bout à l\u2019autre, de toutes les lettres do l\u2019alphabet.Où fera-t-on les tatouages ensuite?Et que pensera un monsieur qui sera le dixième lancé d\u2019une demoiselle\u2014et réciproquement ?A.FAVREAU.\u2014_\u2014\u2014 La Tricolore Quelles fleurs aimez-vous le m'eux ?Les rosea-thé, Lon lotus bleve, Les soleils d'or, vos leurs ait ies, Ou bien les humbles forestières Qui parlent au cœur comme aux yeux ?Quelles fleurs afmez-vous le mieux 7 Dites ! lesquelles, À vos yeux, Sont les plus belles sous les cieux ?Sont-ce de rares orchidées Ou bicn les fleurs des champs gardées Dans les herbiers de nos aveux ?Lesquelles aimez-vous le mieux ?Sont-ce dans lee mers aux flote bleus Pays des monstres fabuleux, Les roses algues floridées, Ou bien, au pays des idées, Les étoiles, ces fleurs des cieux * Lesquelles aimez-vous le mieux ?Les fleurs que vous aimez lc mieux Sont-ce les clairs bleuets den yeux, Les pervenches Ou les pensées Qui, sous les paupières baissées, Rayonnent ainsi que les cieux ?Queites fleurs aimez-vous le mieux ?Les plus belles, France, 4 nos yeux, Ce sont tes drapeaux glorieux, Où bleu myosotis d'Alsace; Coquelicot, sang de ta race, Et blanc panache des aicux, Ne sont qu'une fleur À nos yeux.Léon Berthaut.Nouvelle Canadienne La voix de la raison Il y avait une fois une petite filie toute mignonne, avec une tête frisée d\u2019or et des yeux dc saphirs, brillants comme des étoiles, qui se nommait Mariette.Elle habitait avec son papa et sa ma- wan, une villa fleurie de lauriers, souriant au fleuve bleu.Le soir, la lune niellée d\u2019argent filtrant à travers les clairs obscurs d\u2019un taillis, plaquait le flot verdâtre de grosses écailles lumineuses ; on eût dit uno couleuvre endormie que les arbres des deux rives en- savelissaient mystérieusement.On entendait comme dans un réve la vague qui causait tout bas avec la grève, et le vent bruire doucement dans la charmnille, tandis qu\u2019un chantre nocturne préludais en mineur.Ce qui faisait dire à Jean, l\u2019amoureux do Marioite, galant comme un troubadour, \u2018\u2018qu\u2019un tel écrin de verdure et de poésie était digne de contenir cette perle de beauté qu\u2019était Mariette.\u201d\u201d Ah! comme ils s'aimaient ces deux enfants ; depuis six mois qu\u2019ils se connaissaient, ils se voynient chaque semaine avec ravissement.La délicieuse promenade autour du jardin, bras dessus bras dessous, ils allaient gazouillaut comme des moineaux, se croyant seuls au monde, tout à la joie d\u2019entrevoir l\u2019avenir riant qui les attendait, comme une ronte bordée de grands arbres, avec un ciel clair et rempli de soleil.Les étoiles, brillant À travers les guipures des érables, fleurissaient déjà leurs rôves.\u2014Entrez.Entrez, mes enfants, glapissait la voix chevrotante de la mère ; le serein tombo, vous allez vous enrhumer.La vérité, c\u2019est que les deux vieux attablés depuis une demi- heure,grillaient de prendre la bienheureuse partie de pitro que Jean jouait dans les yeux de Mariette, tandis que le père et la mère sc chamaillaient\u2026 et que les lunettes dansaient sûr leurs nez tremblante.\u2014T\u2019as triché !.\u2014Non, c\u2019est toi, que j'ai surpris les yeux dans le jen de Mariette.\u2014Al | par exemple.au moins je ne chipe pas de cartes dans les leyées, moi.\u2014 Tiens, recommençons.\u2014Non ; c\u2019est toujours ainsi, quand je gagne ; tu veux recommencer, n\u2019est-c6 pas, fifllle 1 Mariette, brusquement ramenée sur terre, battait les cartes pour se donner contenance.Puis; conciliante et douce : \u2014O'est vrai, maman ; tu as raison ; les hommes sont bien méchants, il faut toujours céder.Et un sourire à l'adresse de Jean corrigeait les malins propos de la pe- lite rasée à l'adresse des hommes.Oh! comme la soirée passait vite.Tant il est vrai que l'a mon comme le soleil dore tout ce qu\u2019il touche ! Au coup de dix heures, tous deux tressaillnient douloureusement, La jeune fille, le cœur gros, recouduisait son amoureux à la porte, où un colloque silencieux s\u2019engageait.Jean, pour cacher son émotion, jourit avec la frisure de lu blondine.Vingt fois ils se disaient bonsoir, sans pouvoir se séparer ; et quand la maman ran- gesit les chaises fuisait semblant de ne sien voir, le fripou volaitun baiser qu\u2019il emportait comme un trésor.Bt Mariette suivait longtemps des yeux sa pâle silhouotte sur le chemin, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle ne fut plus qu\u2019une tache mouvante, se perdant cile-môme dans Ja brume.Le lsndcranin, elle vovoyait ses yeux ricurs, sa fine moustache, son sourire ailleur voltiger autour d\u2019olle, tels des insectes (cruels, parce qu'insaisissables), mais surprenants, délicieux et fous !.Mais depuis quelque temps les vieux somblaient sombres et agités.Etait-ce quo l\u2019été finissant jetait une amertume dans leurs fimes.Le déclin des jours est un sinistre présage pour les fronts qui s\u2019inclinent vers la terre.Le soleil comme un grenat se couche dars un ciel cendré de violet, qui porte déjà le deuil de la snison des roses.Mais autre chose encore semblait les préoccuper.Le soir quand la petite montait se coucher, blottis frileusement au coin dn fev, ils devisaient à voix basses : -\u2014Tu parlaras, toi I.\u2014Moi ! Jamais ! C\u2019est pas mes idées ça, pourquoi ne pas les laisser s'aimer tranquillement, ces enfants ! \u2014Ët notre fine donc ! Faut la sauver ! T\u2019as pas compris la prêche du curé de la retraite, les longues fréquentations sont dangereuses : \u2018\u201c Daus les flammes mères coupables ! \u2019\u2019 que j'en ai encore le cœur tout par petits grains.Sans compter que le bonheur de présenter des bous partis que M.Jean lui fera perdre.s\u2019il tarde à 8e déclarer.Allons, il faut que tu y dises.\u2014Jo t\u2019assure que je peux pas, \u2014Allons puisque t\u2019es si poule mouillée, j'le pousserai au pied du mur, pas plus tard que ce soir.La veiltée fut morne.La partie manquait d\u2019entrain.Les vieux d'ordinaire si loquaces jouaient mécaniquement suns dire un mot sans lever les youx de leur jeux.La fillette nerveuse en voulant battre les cartes les éparpilla sur les cdtalognes, nuancées comme un arc-en-ciel.Chacun était mal à l\u2019aise, le cœur pris comme duns un étau, Ccrusé par ce calme lourd, chargé d'électricité qui précède les tempêtes.Neuf heures sonnèrent lentement à la grosse horloge.Tous se levèrent comme mus par un ressort, afin d\u2019échapper À la contrainte qui pour la première fois pesait sur ces réunions intimes.-\u2014Restez M.Jean, j'ai à vous parler, dit la mère en tremblant un peu, après avoir avalé et toussé pour s\u2019éclaircir la gorge.Voilà tantôt un an que vous venez voir not\u2019 fille, c\u2019est bien de l\u2019honneur nous faire, car vous êtes un garçon posé, instruit et distingué.Mais il faudrait connaître vus intentions.\u2014Mes intentions.Mais j'aime votre fille, madame, et si le ciel le veut bien je lui serai un bon petit mari.La fillette avait affreusement pâli.\u2014Maman je t\u2019en prie ! \u2014Bilence ma fille c\u2019est pour not\u2019 devoir et ton bonheur, fait la maman en se redressant avec une fierté de mère romaine.Vous voulez vous marier, beau dommage, mais êtes-vous en position de faire vivre une femme : il faut s\u2019attendre à tout, lu maladie, le docteur, la famille.\u2014Oh ! mais j'aurai mon brevet dans trois aus, car je pioche ferme mes études de droit, dans cinq ans la clientèle affluera à mon bureau et.\u2014Si elle ne veunait pas ! \u2014Mais, elle viendra ! Etle ont du jeune homme resplendit de jeunesse et d\u2019espérance.\u2014Et vous prétendez quo ma fille va rester le bec À l\u2019eau pendant à vous attendre, mais vous pouvez chauger d'idée vingt fois dans ce laps de temps, on connait ça les garçons, c\u2019est la variété qu\u2019il leur faut, on a beau être jeune, jolie, pleine d\u2019esprit, ça n\u2019empôé- che rien, BR; ) une frimousee chiffonnée, Wacévaporée, ça vous prend des yeux de foux follets Ah ! j\u2019en sais quelque chose moi.Le vieux grogna dans son coin, \u2018 pute pad es.0 Mariette est en jeu ; il peut se; POUR LES FETES ANGLAISES.BASIBI.Dessin de RDINAL \u2014 pr camo: DUQUE \u20ac Les journaux anglais de notre a 0e AA NAMELIN \" HINDELANG \"rase, \u201caf cité font tous les jours une multitude do suggestions pour la décoration de nos rues à l\u2019époque de la visite des héritiers de lu couronne britannique.soumettre, \u2018\u201c eux\u2019 aussi, leur idée LEs DÉBATS n\u2019ont pas voulu laisser passer cette occasion sans patriotique, et le peuple canadien, venu là pour voir Leurs Altesses anglaises, saluerait bien bas cet arc de triomphe de nos libertés payées si chèrement par le sang de \u201cnos braves.en secouant sa pipe sur le bord du crachoir.Mnis le jeune homme n\u2019écoutait plus.Il avait passé une muin sur son front.Un doute nffreux venait de lui serrer le cœur.Si dans cinq ans il ne pouvait satisfaire d ses engagements 1.Certes, il était plein de courage, mais la fortune escompte-t-elle toujours 1l\u2019énergie et le talent ?Il eut l\u2019horrible sensation du vide où il allait tomber, le timbre de l\u2019horlogo ré- sonua de nouveau.Cette voix lu- mentablesemblait un glas funèbre, elle pleurait quelqu\u2019un qui venait de mourir, et Jean crut entendre des pelletées de terre tomber lourdement sur son amour, Mais il se raidit dans sa fierté blessé et c\u2019est presque avec calme qu\u2019il put articulor\u2026 Merci, madume dh m\u2019avoir ra- \u2018mené au sontimént de la réalité et de l'honneur.Lafontaine ent raison, on ne doit pas vendre la peau de l\u2019ours avant de l\u2019avoir tué ; ni édifier le fragile bonheur d\u2019une jeune fille sur des bases imugi- naires comme un château en Es- Ppagne\u2026 Et jo m\u2019éloiguerai, puis- qu'il le faut.Jean !.Jean, ne t'en vas pas.sanglota la jeune fille.Ma pauvrette ne pleure pus murmura Jean i voix basse.Jo reviendrai, je Le le jure ! Il posa ses lèvres sur le front de Mariette, si longuement, qu'il eut peino à les en détacher.Puis il se sauva comme un fou ! Qu\u2019advint-il de Mariette 1.Elle attendit un an.Et puis encore une autre année.Puis toujours.Mais elle fut bien obligée d\u2019écouter les galants propos d\u2019un riche marchand du quartier, un bo.parti celui-là et qui assurait son avenir, On lui mit au doigt l\u2019anneau des fiançailles.Elle se laissa chausser de souliers de satin, habiller de blanc et conduire à l\u2019église.Le soir elle dansa avec les violons.La noce fut ébouriffante, on en parle encore, Du bonheur entrovu il n\u2019en resta qu\u2019une ombre que gardèrent les yeux de saphirs do Mariette : le souvenir stéréotypé d\u2019une félicité pressentie, mais qui ne devra jamais revenir\u2026 Et Jean 1: Il tint parole, son brevet décroché il fut entraîné dans le grand tourbillon de la vie.Clubman, sportman, {brillant causeur, ses lèvres, en parlant des femmes se plissaient douloureusement.Il raillait l\u2019amour, les candides illusions dela jeunesse avee une verve mélancolique.Su tristesso per sistante ne s\u2019éclairait gn\u2019au rotiet.do topazc et de diamants qui miroite dans le cristal des verres.Alors.ii sortait de sa torpeur avec une joie turbnlente et factice, des explosions d\u2019enthousinsue qui éclataient comme un feu d'artifice pour le laisser ensuite plus terne et plus abuttu\u2026 Ses ivresses, passagères d\u2019abord, se multiplidrent et dans cette ombre grandissante sa belle intelligence s\u2019alourdit, son cerveau alcoolisé, ne jetait plus que des lueurs intermittentes comme les derniers soubresauts d\u2019une flamme agonisante, Pauvrs garçon, en voulant chercher l\u2019oubli de sa vie brisée il perdit sa di- gnitéet sw flerté de jadis.Et, bientôt il ne fut plus qu\u2019une ruine physique et morale,une proie pour les carabins de l\u2019hôpital.La voix de la raison est parfois bion déraisonnable, et les mères qui veulent marier leurs filles sont bien loin de cette sagesse que vanta Salomon en la pratiquant si mal.Attendu, dirait M.Prod\u2019homme que le bonheur dure parfois si Puis une autre année | Nop peu de temps après le conjungo, pourquoi ne pas le prolonger un peu plus avant ?Ja connais certaines préfaces de livres où des auteurs, comme Richepin et Théophile Gauthier ont concentré plus d\u2019esprit que dans un volume entier.Jo sais une \u2018\u2018invitation à la valse \u2018\u2018 plus entraînante, d\u2019un charme plus puissant que la valse elle-même, Doue, si le mariage cst l\u2019épilogue du roman, il faut en venir là le plus tard possible.Laissez votre fille soupirer aux étoiles ot ss- vourer avec ivresse, comme une poésie divine, une prose incolore ot banale.Laissez la croire en son fiancé comme en Dieu.N\u2019est- ce pas gentil de le voir, lui si galant, si empressé,risquant de se tordre le cou pour ramasser un mouchoir, elle radieusc et illusionnée revôtañt son amnnraut de toutes les qualités que les gens d\u2019imagination prêtent aux héros d\u2019aventure.O mères nouez et dénouez l\u2019intrigue de ce beau roman ; fleurissez le de jolis clairs de lvno de gais paysages, faites vibrer tour à tour les mille cordes d\u2019un amour platonique, qui parfume ponr l\u2019étornité l\u2019âme des jeunes femmes.Puis, sonnez joyeux carillon, mères réjouissez-vous en humectant vos mouchoirs, l\u2019heure du mariage est marquée au cadran d\u2019or de lu vie de votre enfant.Jetez le drap lumé d'argent sur les illusions, les candeurs de la blanche victime, du moins elles auront vécu.COLOMBINE.CRUELLES PARQUES ! Notre collaborateur et ami, M.Henri Roullaud, vient d'éprouver une immense douleur.Sa fille unique a été enlevée, après quelques jours de maladie, à sa tendre affection et à celle de Mme.Roullaud.Nous avons accompagné la chère enfant, jeudi dernier à aæ dernière demeure et sur la tombe, si prématurément ouverte, nous avons déposé avec tous les amis de la famille, des Jleurs symbole de la jeunesse et de la beauté de la charmante jeune fille Qui vient de disparaître.Mlle.Marguerite Roullaud avait à peine atteint ses dix-sept ans et déjà clle réunissait en elle la grâce, la douceur et le talent.Supéricurement douée, elle aborda la scène thôatrale et ses débuts furent un succès.Un murmure -d\u2019admiration l\u2019accueillait à chaque Sréation nouvelle et les véritables connaisseurs voyaieut déjà son horizon s\u2019agrandir et lui réserver un triomphe artistique en plein Paris, à côté de celles qui ont illustré la Comédie Française.Que dirons nous de son bon petit cœur qui faisait la joie gt la consolation detous ceux qui l\u2019Oht admiréet Seuls ses parents qui en connats- saient intimement toute la délicatesse exquixse pourraient en parler longuement mais leur douleur est encore si poignante qu\u2019il serait cruel de la renouveler en insistant sur les nobles qualités de leur chère disparue, Si une consolation a pu adoucir, sinon calmer le chagrin de M.et de Mme Roullaud c\u2019est bien celle que.leug'a procurée l'immense cüncours les de leur enfant et qui ont témoigné, par leur présence à cette heure douloureuse, de l\u2019estime et l\u2019affection Qu'ils ont pour eux.À Mme.Roullaud nous exprimons toute la part que nous prenons à 8a douleur profonde.A notre \u201cami nous disons résignatian et courage ! A Marguerite Roulldud, à la douce Bévangère : Nous nous retrouverons dans un monde meilleur.> | 7 LA REDACTION.Fr .d'amis qui ont assisté aux funérail\" 12 mr - la cavalerie.$ à Prétoria-Durban,sera employée com- 4m.ment au pouvoir des An lais, - .Hollandais de naissance, 2 LES DEBATS, 11 AOUT 1901 AU TRANSVAAL \u2014\u2014 Notes inédites sur la guerre dans le Sud-Africain L'emploi des Noirs par les Anglais Dans l'édition hebdomadaire du Capo Times du 26 juin dernier, se trouve 'e rapport ofliciel do l\u2019assis- tunt-commandant de Jamestown au commandant do Aliwal-Noord.Ce rapport relate tout aun long la prise de Jamestown par Kritzinger.1l no mentionne rien de bien nouvean, mais il s\u2019y trouve un incident qui mérite d'êlre remarqué, comme preuve do la mauvaise foi d\u2019un officier anglais.Nous traduisons littéralement cotte partie du rapport : 631 (Kritzinger) allait s\u2019éluigner de nous, quand quelqu'un lui fit remarquer que denx naturels avaient combattu de notre côté dana ma tranchée (celle de l\u2019assistant-commandant).C\u2019était parfaitement vrai.Kritzinger mo réclama alors Jes deux Cufres.L\u2019un était mon vieux ct fidèle doines- tique, à muon service depuis 35 ans ; l\u2019autre était I£oos.le postillon.Kritzinger fit avancer ces deux hommes ot donna l\u2019ordre de les fusiller,.Je demandai à notre ennemi la vie des doux indigènes.Je lui racontai pour quoi ils s\u2019étaiont trouvés dans la tranchéo.Je lui dis quo jo leur avais donné des armes parce que nous n\u2019étions qu\u2019une poignée d\u2019hommes contra son nombrsux commando.Sur uoi Kritzinger dit que je méritais \u2018être fusillé Ju répondis qu\u2019il pouvait faire de.moi cc qu'il voudrait, mais qu\u2019il dovait ¢pargners mes hommes.Dieu sait que je plaidai cha- loureusement la cause de ces deux Cafres, mais sans succes.Erën, comme dernier argument, je déclarat, que j\u2019étais prêt à prêter n\u2019import: ! uel serment, s\u2019il m\u2019accordait la vie do mes doux Cafres.Cotte oflre pa- rub fairo réfléchir Kritzinger.Il réunit ses ofliciors, et après avoir délibéré 10 à 16 minutes avec eux, me dit qu\u2019il avait décidé d\u2019accorder la vie à mes doux Cafres, si jo voulais jurer de ne plus porter les armes, pendant la présente guerre, contre l\u2019Etat libre d\u2019Orango et le gouvernement du Transvaal.J'y consentis et signai la déclaration en présence de ma garde urbaine forte de 40 hommes, © Come il n\u2019y a plus ni République Transvalienno ni Etat Libro d\u2019Orange, j'aurais considéré toute cette négociation comme une simple plaisanterie n\u2019avait été la tragique entrée en scène de Kritzinger, les jours précédents.Je ne voulus rien signer Viljoen, parce qu\u2019il n\u2019avait plus de cheval.L'homme fut conduit par les Anglais avec sa femme ol un enfant de 18 mois du camp de Prétoriu à Middolburg.Los camps de ce village sont encore los moins mal for- méa.Au camp Prétoria, !] n\u2019y avait, pour 024 familles, qui n\u2019avaient rion pour se garantir du froid de la nuit, uo 50 couvortures.Lan nourriture istribuée consistait on uu quart do livre do viande et uno livro de farine; c'était terribloment pou varié, ot par là nussi, insuffisant.Comme combustible, on avait de la houille, mais sans fourneaux ni potles.Dans les quatre camps do Middelbourg se trouvent 12000 personnes, Monsonges officiels L'auteur d\u2019un article qui a paru dans lo Rerliner Tageblatt, fait le relevé dus listes ofliciclles publiées par les Anglais des pertes des Botrs, et arrive à de très remarquables résultats, D\u2019aprds ces listes, les Boers auraient perdu 6,400 tués, 5,703 blessés, 34,622 prisonniers, 30,000 se seraient rendus ct 5,500 aurniont désertés.Lu total, 80,316, dans lequel no sont pas comprises les portes par miladio et accident, dépasse d'au moins 20,600 le nombre d'hommes que, toujours d\u2019après les Anglais, les Boers ont jamais eus en campagne.Mais le plus beau de l\u2019affaire est que, d\u2019après la déclaration officiello faite à la Chambre des Communes, il y à encore actuellement 15,000 Boers sous lus armes.Et les contribuables Anglals gobont tous cos mensonges oflicicls sans ju- mais contrôler les chiflros donnés par les autorités.Un comité suspect Trols mombres du Comité de dames La psychologie du peuple anglais L\u2019Augleterre joue dans le monde le rôle de l\u2019ancienne Rome.De leur petite île soptentrionnle, les Anglais 80 sont répandus par le commerce ct par les armas jusqu'aux confins du monde habité.Leur esprit conquérant cost une menace pour l'indépendance dus pouples.Les institutions qu\u2019ils sc sont données leur aesurent l'ordre ot la liborté; gauchement imitées par les autres peuples, elles nW\u2019aboutissent pour coux-ci qu'à des mécomptes.Éniin, dans sa tournure d\u2019esprit, dans ses mœurs, dans sa lit- tératuro, dans son art, l\u2019Anglais so distingue par une originalité puissante.L'histoire du peuplo anglais est aussi intéressante qu\u2019instructive ; elle offre avec cello de Ia France des contrastes extrêmes.Il semble qu'il y ait entre les deux nations, séparées seulement par quelques licues de mor, l\u2019intervalle d\u2019une planète à \u2018autre.Considérons d\u2019abord le milieu physique, dont l\u2019influence cest déterminante.le climat et le sol agissent sur la volonté de l'homme, sur ses sensations et ses perceptions, sur son imagination créatrice, parce qu\u2019ils déterminent la nature de ses besoins.Sous le cicl brumeux du Nord, dans cette atmosphère humide, la première nécessité pour l\u2019hommo, c\u2019est dé se procurer uno nourriture «æbon- dante, de se vétir chaudement, de so créer l\u2019abri d\u2019une habitation bien closo.L'indolence et l\u2019insouciance d\u2019un lazzarone de Naples ou de Pnlerme, équivaudraient, à Londres, : neln traverse.Simon Blanqui n\u2019y exciteraiont gnanco, le dédain vniversol.misère ot de la pauvreté sont plus marqués là qu\u2019ailleurs: l\u2019aris ne pré- pauvres de Londres.Tl y a deux races d\u2019Angluis : les joucs\u2019 rosus et les teints terreux.Mais co n\u2019est point parmi les populations les plus dégra- évs par li misère que ce rencontre l\u2019ardeur révolutionnaire : clle ga propage par les déclassés de la bourgoi- sic, catégorie de citoyens qui n\u2019existo pour ainsi dire pas de autre côté du détroit.Après une longue période d\u2019agitations et de troubles, les ouvriers de la grande industriv, à partir dé 1850, grâce à leur organis:ttion, A leur esprit pratique, au\u2019 choix de leurs chefs, sont entrés dans une ère de prospérité, de richesse ct do puissance, qui leur permeottent de traiter d\u2019égal à égal avec les patrons eæpi- listes.Quand aux ouvriers inférieurs dans la hiérarchie du travail, ils se montrent plus accessibles nux utopies collectivistes.Mnis les délégués des vieilles Unions, dans lcs Uongrès internationaux, dissimulent à peine leur mépris pour les socialistes du continent.Copendant, le socialisme d'Etat ne laisse pan de faire, en Angleterre, de croissants progres.ll est absurde de considéror, en Angleterre, l'Etat commo faible, cn face de l\u2019Individu puissant ct armé.L'Etat était très fort dans le pass6, très interveu- tionniste, très vexatoire.II suflit de rappeler lu loi des pauvres d\u2019Elizabeth, la presse qui embarquait do; suite et d\u2019aisance qu\u2019aucun désordre Les lois de réaction sont inconnues on Angleterre.Des nOVatours do l'envergure d\u2019un Sainty serniont imposeiblos.Des révolutifonnaires comme Barbds et que la répu- Et pourtant les contrastes de Ia sente rien qui approche des quartiers donner mon projet et je pris in direc- © Une Matinée Ihéatrale gratuite Jo lisais, avant-hier, le compte- rendu de la magnifique représentation gratuite, offerte au peuple de Paris, le 14 juillet, par Mmo Sarah Bernhardt, Cette matinée, où l\u2019on joualt L\u2019Aiflou, a ou un succès colossal.Il est difficilo de décrire l\u2019enthousiasme d\u2019un public françris pour ses artistes préférés, surtout lorsque la salle est vntièrement composée d\u2019éléments de li classe ouvrière, comme elle l\u2019est généralement ce jour-là.Je mo rappelle bien souvent une dc |! ces matinées du 14 juillet où j'étais | spectateur, et Louto ma vie jon garderai le souvenir, C'était un 1882 ou 1853 ; j\u20196tair tout joune alors, preaque un enfant, Arrivé la veille A Paris, je m\u20196tais bien promis d\u2019aller voir la représentation gratuito de l\u2019Opéra ou du Théâtre \u2018rangais, Jo}nie dirigoni d\u2019abord vers lo grand Opéra, qui avait mæ préférence ; il était dix heures du matin.Le lever du rideau était annoncé pour deux heures, et l\u2019on comptait déjà à lu porte quatre à cinq mille personues ; c\u2019étaitinabordable.Il y avait des gens, venus la veille au soir, et qui avaient passé leur nuit là pour être aux premières places.| Belle vertu que la patience ! | Malgré l\u2019envie que j'uvais d\u2019entendre Ja basso Boudouresque, une des meilleures de Vépoque, chanter la Marseillaise, je me décidai à abun- Coin Lagauchetière et St-Laurent orkefrefmleefeefertoeslelmlfoieintmnieleodinlnriuointaodefloat.fihéatre du [Balais-[Royal R.HARMANT, Directeur Artistique Téléphone Bell Jf Est 1826 : LUNDI, LE 2 Ouverture de la Avec les Comédies a Théatres Spectacles de Famille le .e .ot efor offender fefoffesf feof foode SEPTEMBRE Saison d\u2019River succès des principaux Parisiens THEATRE NATIONAL FRANGAIS WANN WN NPY Coin Sto-Cathorino ot Beaudry &, GEO.GAUVREAU, Prop.\u2018Tel.Bell Ext 17348 Tel.des Marchands 520 I ee = Nouveaux Décors.Prix : Matinées ; 1 Sentalne du 12 Aout 1901 \"MARTYRE\u201d ¢#% Fe FRA Drame de la vie réelle Soirées : 10, 20, 30 et 40 cts.0, 15 et 25 cts.Sonmrimiine prooluninmes cé LG M[Oarcles ** envoy6 par le gouvernement anglais | We condamnation 3 mort, Uno loi | forco les populations maritimes, com- aux camps de femmes ot d\u2019enfants dans l\u2019Afrique du Sud, sont partis lundi dernier.Ce sont lady Knox, Mme Faw.ott et Mlle Deane, Deux do ces dames, Lady Knox, qui était A Ladysmith, et Mme Fawcett, qui a écrit dans la Westminster Gazette un violent article sur les femmes ct les enfants boers, ne pouvent cor- tainement pas être tenucs pour impartiales.C\u2019est pourquoi lo Daily Neus n'attend pas beaucoup plus de cotte commission ue du * Comité de blanchiesage \u201d qui a fait uno enquête sur les hôpitaux militaires dans l\u2019Afrique du Sud.Môme la célèbre Miss Hobhouse n\u2019a pas été nommée membre de cette commission par le gouvernement.MAX.(A suivre) \u20144+\u2014\u2014 CONSÉQUENCES FATALES.\u2014 Un une activité de tous les instants La mer, qui a fait sa grandeur ct sa su.roté, le dresse nu danger et au sang- troid.lidéal de la race; de 13, Anglais, sous toutes les latitudes, le goût de l\u2019effort violent et des jeux du sport.est à la fois tenace et réiléchie.Le flegme de ces grands corps, aux réazc- ramment nerveux et impulsif, u\u2019on le constato chez ln majorité es Français.Or, la rapidité ou la lenteur avec laquelle la volonté rén- git contre les impresgions du dehors d\u2019entraînemonts inconsidérés, devrait | ! adresser chaque matin cette prière au ciel: \u2018\u201c Mon Dieu, faites que j'aio |! les réactions lentes ! ° : naturelle impérative vono l'Anglais à | MO S'il s0 fut agi des nègres d\u2019Afrive.Dans In répartition des béaé- lices ecclésiastiques, on matière d\u2019hygiène publique, du règlement des for- i Ces habitudes quotidiennes | \"*ges en Irlande, d'impôt progressif | d'exercice et d'aventure ont formé | 8Urles successions, d'administration chez les | MUnicipale, l\u2019Etat réglemente et em- itte sur la propriété privée avec \u2018autant moin: de Uno des causes la barbarie du scrupule qu\u2019une limite conatitutionnelle no fixe ses Cette volonté, toujours en haleine, attributions, et qu\u2019il ne rencontre d\u2019autres obstacles que coux que lui Opposo la force do résistance des Astions lentes, est à l'opposé du tempé.| 80¢1ations : si, par suite de l\u2019exten- \u2019 pp pé sion du bien-être, les énergies indivi- duolles, lo goût dela responsabilité, faiblissnient, son domaine s\u2019'accroi- trafît d\u2019autant.pour lesquelles, à des conséquonces incaleulables.Le | CFOYONS-nous, la démocratie anglaise bouillant Français, fi souvent victime | ©t étrangère À l'esprit révolution- 1airo, c\u2019est sa fureur conquérante ct colonisatrice qui onfinmme jusqu'aux plus basses classes, retour\u201d atavique seizième siècle, Le caractère anglais se défiit c\u2019un | \u201cOUbre lequel proteste une minorité simple refroidissement peut avoir les | m pas recours au .ot: l'individualisme.Enfermé dans | iMpuissante, plus tristes conséquences, si l\u2019on n\u2019a | l\u2019asile inviolable de son home et de sn à 1\u2019 i : Île ; a AUME RHUMAL | conscience ; obligé par l'Aproté do lu | À l'expansion coloniale {Is là redou- | avant quo mes deux Cafres m'aient été rendus.\u201d i Pour les femmes ot enfants! Boers.: Jane Cobden Unwin envoic a la | presse libérale anglaise la communication suivante : M.Broderick a déclaré que lord Kitchener permettrait aux femmes, AUX enfants, aux vieillards et aux hommes eu qui on peut avoir cunfi- ance, qui ont des moyens suffisants pour s'eutrotonir, de quitter les csunns.C'est un pas fait dans la bonne voie.Mais ne se peut-il pus que beaucoup de colons du Cap, qui seraient disposés à les recovoir dans leurs maisons, soient tellement appauvris par la guerre, qu\u2019avec ba meilleure volonté du monde, ils ne puissent le faire ! ! Mme Cobden Unwin propose donc que le gouvernement, au lieu dlem- ployer son argent dans les camps, accorde des subsides Aux familles qui voudront prendre chez elles ces refu- glés boers ; en d'autres termes que le gouvernement entretienne, sur une grande échelle, ces réfugiés au dehors.Mais il n\u2019est guère vraisemblable ue le gouvernement anglais le asse.Mme Cobden Unwin veut done essayer de former un fonds dans ce but.Elle s\u2019est adresséo pour cela à Mme Wasklewisz pour avoir sa coopération.Mme Cobden Unwin a elle- mûme souscrit £20 pour ce fonds, et Mme Wasklewiez s\u2019est déclarée prête À recevoir pour ce but, toutes les contributions venant du continent européen ou américain.L'adresse de Mme Wascklowicz est: Stationsweg 83, La Haye.La guerre n\u2019ost pas finie.Le Laatste Nicuws de Bruxelles reçoit de son correspondant une lot- tre datée do Prétoria, 19 juin 1901, dana laquelle il dit que cette ville est loin d\u2019avoir une police nssez nombreuse pour empêcher les boers d\u2019on sortir pour 80 rendre aux commandos, Il raconte ensuite comment une belle nuit, des burgers armés ont pénétré dans la ville et ont pris et emmené 30 mullets appartenant au service du nettoyage des rues.Le correspondant du Telcgrauf du Cap dit dans sa lettre du 2 Juillet, que d\u2019après l\u2019.Irgna, il y a actuellement 10,000 rebelles de la colonie du Cap ui combattent du coté des Boers.\u2018après les bruits qui circulent le nombre des rebelles serait même de 25,000, ot on dit que l\u2019armée des Boers dans la colonie du Jap est plus forte que celles de l\u2019Etat libre ct du l'rans- .Vaal réunies.Il ajoute: \u2018\u2019 Les com- \u201cmandos seraient fermement résolus à continuer à harceler les Anglais dans la colonie du Cap, et ont dit tout bas que I' \u201cAfrique du Sud, jusqu\u2019aux Hoksbergen, sera biontôt 11.bre èt indépendante.Les nombreux travaux de défense construits ici, dans la presqu'île du Cap, de la ville du Cap à Mulzenburg, montrent que les Anglais craignent encore davantage.Changement de tactique Le Daily News à fait connaître le plan de lord Kitchener pour arriver enfin À terminer la guerre, l\u2019infanterie sera renvoyée.Ce serait bien en effet 1a fin de Ia guerre: Mais.en lace de l\u2019infunterie, on demande de La longue ligne de communications, le Cap.Prétoria ser abandonnée, et la plus courte, me baxe d\u2019approvisionnement.En d\u2019autres termes l\u2019Etat Libre sera évacué.Ce n'est certainement pas parce que l\u2019Etat Libre est entidre- Le tout nouveau plan de lord Kitchener est dono une preuve évidente e1n mauvaise situation de l\u2019arméa anglaise dans l\u2019Afrique du Sud, car ce plan no comprend pns la pacifica- He de la Colonte gu ap ol, d\u2019après ra-jingoïs ail ail, la ré- ve 8 étend de jour = jour.\u2019 ¢ Pa ~ \u2014 Saulez les Rapides Prenez le tramway de la rue Notre- ; ville et prenez une correspondance a\u201c MP &1 Ry Co,\u201d toutes les dix minutes.Paquebots et cables Allemands Le record de vitesse des paque- son dernier voyage de New-York à Plymouth,par le « Deutschland My et le développement de la Compagnie Hamdourg-Amérique, ainsi que du Llyod de l\u2019Allemagne du Nord, appellent l\u2019attention des intéressés sur le rôle éventuel qui pourrait être dévolu à Ia flotte commerciale allemande dans une guerre maritime.Le chancolier de l\u2019empire est autorisé, en cas de mobilisation, à frêter les bâtiments de ces deux Compagnies.Il est hors de doute qu\u2019en raison de leur rapidité, les vaisseaux modernes de ces deux lignes pourraient rendre de grands services comme croiseurs non protégés, dont la vitesse ne serait atteinte par les vaisseaux d\u2019aucune autre puissance.L\u2019Allemagne possède de ce chef un uvan- tage très marqué, qui s\u2019accentuera eucore dans la suite, après la mise en service des nouveaux bâtiments du Lloyd.L\u2019Allemagne est toujours soucieuse de perfectionner et d\u2019étendre un système de défense.De même que la France, elle songe à s'affranchir peu à peu de ln tutelle de l\u2019Angleterre, en ce qui concerne les communications télégraphiques avec les pays d\u2019outremer.Elle s\u2019est rendu compte, au début de lu guerre sud-africaine, sente la possession de câbles indépendants.Aueune ligne ne relie la métropole avec les colonies allemandes de l\u2019Afrique, avet ges possessions et ses points d\u2019appui en Chine et dans l\u2019Océan Pacifique.A tous les points do vue, l\u2019Allemagne est tributaire de l\u2019Angleterre.Entreprenants et actifs comme ils le sont, les Allemands voieut dans l'établissement de câbles spéciaux non seulement un note de bonne politique, mais encore uno excellente affaire commerciale.Il cest à prévoir que le Reichstag ne lésinera pas quand on lui demandera de faire les sacrifices nécessaires.Jos.LABREOIXE.Le Dr Jehin-Prume, oculiste et* laringologiste* ancien chef de clinique à Paris.Spécialité pour les affections de la voix.idence 15 rue Crescons, Burcau dega.m.id 7 n.m.Dimanche, de 10 À 11 A.M.+ > _ Aujourd\u2019hui \u2014 $ = .(Dimanche) Magnifique programme, au Parc 2 Les camps de réfugiés » U \u2018un N roporter du Mandelsdblad a ontretion aveo un instituteur pendu, sur je conseil -du-général.Ben s'était Sozmier:.pour la dernière fois, l\u2019excellent ndfnéro des Sœurs O?Mers sur jle fil de fer.Attraction phénoménale ; -également, pour la dernièrefois, les musi- clens excentriques ** DeVeuux ot Do- Veeux,\u201d ainsi gqne ¢ Damman,\u201d les 8 cél = ~ ° ?pour les grands tramways ouverts de | sIbilité cest GÉmousséo.ja pour origine cette indifférence, | Français se soucie beaucoup moins je vérité que do dire à chacun co qui bots transatlantiques réalisé dans |s\u2019abandonne à son instinct, our la familie bres acrobates, pour combattre ses effats.lutte, de songer à soi et de compter avant tout sur soi-même, l\u2019Aglnis est un silencioux, un taciturne, un insociable.\u2018 Cet insulaire, dit Emerson, est lui-méème une île.\u201d Il n\u2019est point porté à l\u2019imitation, comme les peuples grégaires.Il suit, solitaire, son Dame pour les limites oucst do la propre chemin, jouit de ses propres tées par une prosse complice de leurs pensdées.A Pégard d\u2019autrui; sa sen- La poino ou la Tramways jolo de ses semblables le laissent sou- Sa brutale franchise Le vent insensible.peut lui être le plus agréable.Ce peuple d\u2019individualistes est pourtant celui qui pratique le plus association libre, et en tire le meilleur parti.\u201c C\u2019est que se réunir pour converser\u2014comme les Français\u2014 ou s'allier pour agir, sont deux choses différentes et presque opposées.\u201d Vis-à-vis des femmes, l\u2019Anglais, s\u2019il se comporte en primitif.Il n\u2019est pas rare de voir jusqu'aux représentants des lus hautes classes se livrer À la débauche, sous le masque d\u2019un lourd pharisaïsme.\u201cIl faut à l\u2019Anglais, dit Montesquieu, un bon diner, une fille et de l\u2019aisance ?.Point de ces laisirs de la conversation, do cus fon rs détours sur la carte du tendre, si chorsà la préciosité française, ou cet ornement des beaux-arts, dont lamour s\u2019enchante en Italie.Dans la famille, la femme restait absolu- mentsoumise à l\u2019autorité maritale Te acheter ou À, Au lieu de former comme on France, | AU Monocleet à l\u2019orchidée, qui se une communauté unie par l\u2019affection et les intérêts égaux, la tamille anglaise, perpétuée par l\u2019aîné, est une réunion d'individus bientôt dispor- BÉs, Une société d'hommes rudes, livrés des passions brutales so dissoudrait bien vitos'l!s \u2018onnalent à Ces pas- sione libre carrière.Plus que tout autre, l'Anglais éprouve le besoin du self control, du self restraint, ct il le cherche dans une discipline religieuse qu\u2019il s\u2019impose À lui-même, Ayant fait alliance avec le Très Haut, il n\u2019a plus d\u2019autre crainte.La religion est pour lui sourcodo chaleur et e mouvement, stimulant à l\u2019action.Matériel ct roligioux, l\u2019esprit anglais ost étranger à la métaphysique.Avant tout préoccupé d\u2019agir, il est bien plus enclin À observer les faits particuliers, avec lesquels il doit compter, qu\u2019à construire des théo- rics, à s\u2019égarer dans des nbstractions ou i se noyer dans les idées génôra- les.La philosophie de Bacon est purement expérimentale, Qomte et le positivisme jouissent on Angleterre d\u2019un souverain prestige.direction, sous l\u2019influence de l\u2019éducation, de la sélection, des circons- vauces extérieures.La dernièle métamorphose de l\u2019Angleterro est le résultat de la révolution industrielle du dix-neuvième siècle, qui attire dans les villes démesurément accrues le peuple des campagnes, ct \u2019onrégimente dans 1\u2019usine, autour d\u2019un arbre de couche.Par suite du droit de suffrage plus étendu, une démocratie partielle va sucoéder au gouvernement do l\u2019aristocratie torrienne.Les masses ouvrières com- moncent à envahir la scène de l\u2019histoire, et l\u2019animer d\u2019un esprit nouveau.Contrairement à la France, I\u2019Angletorre accomplit cette évolution sans secousses, sans rupture avec le passé.Et pourtant, l© citoyen anglais n'est pas aisé à gouverner.Ce serait uno entreprise ojjimérique que de chercher À lai imposer une obéls- sance passive : on n\u2019obtiendra jamais de lui qu\u2019une obélesance raisonnée.Il ne fonde pas sur une doctrine chan- gennte la liberté qu\u2019il a conquise : elle est sa liberté privée.Malheur au gouvernement qui tenterait de l\u2019en dépouiller.Longtemps avant les Français, il à décapité un de ses rois, c\u2019est d\u2019avoir les coudées franches.ne s\u2019attache qu\u2019à des réformes partielles et successives.Ce sont les caractères pasrifs et indolents qui ont besoin de nouveautés.Il faut que tout change d'aspect autour d\u2019eux ; qu\u2019un coup de théâtre, une émoute, Un système, une constitution transforment la société de fond en comble.traditions avec - | yc Ce qu\u2019il demande avant bout.L'activité réformatrice de l'Anglais s\u2019exerce dans le cadre de ses vieilles d'autant plus del! 746 Est, 2 Les socialistes de tous es pays font une extréme opposition | ont itu même titre qu\u2019une soupape ! do sfireté.ls exaltent les droits de l\u2019homme, la paix internationale, la fraternité des peuples, mais pour Inisser libre jeu À la guerre des Classes, à la spoliation de la bourgeoisie possédante, Mieux avisées at exci- ! convoitises, les masses, en Angleterre, n\u2019aspiront qu\u2019à voir les capita- Hetes anglaiss'enrichir des dépouilles du monde cntier, bien porsuadées qu\u2019elles recevront, dans l'essor in- | dustriel et Gomunercinl, leur part de butin.Il leur plait, par exempie, que les fonctionnaires s\u2019abattont sur l'Inde comme une nuée d\u2019oiscaux de proie, puis, de retour en Angleterre, ussent Je plus noble usage du fruit 8 leurs exactions et de leurs rapines; cur la bonnofoi, la loyauté, l\u2019honneur, Phumanité, vérité en deça de la Manche, déviennent erreur au delà.Ainsi s\u2019expliquo ce culte populaire, cette nndrolâtrie dont jouissent les hommes qui pratiquent cette politique de brigandage, décorée du nom pompeux d'Tmpérinlisme, Dans la \u2018amille royale, les Anglais vénèrent e symbole de leurs traditions, de leur indépendanco, le Hien d\u2019unité de lour immense empire, qui, sans la monarchie, sedissoudrait en républiques autonomes ; mais ils se reconnaissent et s\u2019udorent eux-mêmes dans leurs hommes d\u2019ktat aux opinions variables, mais au caractère orgueilleux, arrogant, provoquait, les Palmerstoneu lesUhamberlsin,l'homme _ moquent de la diplomatie et du droit des gens, \u2014 dans leurs généraux comme Kitchener, magnifique boucher irlandais, qui laisse massacror les prisonniers ct violer les sépultures, admirables interprûtes de la théorie darwinicnne, selon laquelle la nature est un champ de carnage, où la victoire appartient aux plus habiles, aux plus énergiques, nietzché- cus véritables, apôtres de la dureté, de la cruauté légitime des races su- péricures nées pour supprimor, dé- poulller, 6craser suns merci les peuples vaincus.J.BOURD EAU.\u2014\u2014 *.\u2014_ Des elephants dresses On a souvent Annoncé dans les cir- quos, \u2018Les éléphants dressés de Sum Lockhart.\u201d phants\u2014et vend à qui veut les ache- Auguste | tor des éléphants ordinaires, à peine dressés.acrobates, dansours, musiciens.Que pensez-vous d\u2019un éléphant qui jouo aux quilles, ct qui à chaque coup ren- verso À Une grande distance toutes les quilles.\u2014 Un autre éléphant marque, (sans jamais se tromper), tous les points sur un grand tableau et un vroisième éléphant place les quilles ; tout ça à l\u2019air d\u2019un conte d\u2019enfants; eh bicn ! nous venons de recevoir les photographies de ces éléphants pho- vographiés au moment du travail, et c\u2019est exact.\u2014\u2018\u2018 Sam Lockart \u201d\u2019 a aussi adressé une lettre dans laquelle il protoste contro ces annonces; il dit que jumuis ses véritables éléphants à lui n\u2019ont été dans les cirques.\u2014I] a été engagé a grands frais pour les'4 jours do tête des employés des chars urbains, \u2014 lundi, mardi, mercredi et Jandi prochain, au Pars Sohmer.Ces éléphants ne sont pas ceux de George Lockaart (au nombre do trois) qui sont venus, il y a quelques au- nées, mais ceux de son frère \u201c Sam) ui à 4 éléphants drerses bien supérieurs aux autres.\u2014 eme Pourquoi ne pus faire une promenade Autour'de la montagne ou à Oartierville.Los tramways oiroulent toutes les dix minutes et sans changements de chars.Le DrJ osoph Nolin, chirurgion- dentiste, a tréhsporté soi bureau au No 53la St Denis,\u2018 en face de la Place St-Louis.Téléphone Bell » Co dernier est un marchand d\u2019élé- Qeux de *\u2018 Sam Lockhart sont des Le ressort original du caractère éléphants dressés comme il n\u2019en est de l'importance capitale que pré- | change assurément d\u2019intensité et de [jamais venus à Montréal, \u2014Eléphants tion de la Comédie Française, par l\u2019avenue imarveilleusement décoréu pour la foto.La foule était moins nombreuse qu\u2019à l\u2019Opéra, et, bien résolu à gagner du terrain, je fus mo | placer à lt queue.\u201ct Ruy-Blus ?\u2019 de Victor Hugo, était à l\u2019affiche, et quels interprêtes | Mounet-Sully, dans le rôle de Ruy- Blas ; Coquelin aîné, dans Don César; Iebvre dans Salluste ; Oadet! le bon Cadet! jouait le laquais.Du côté des femmes Bartet ot Baratta, qui ne s'appelait pus sncore Mme Wo ms.On ouvrit les portes 4 une heuro, et nous uous précipitiimes dans la salle.MONTREAL VW WN WW WP WWW YY | RAN GENDREAU | F>DENTISTE 22, rue Saint-Laurent Tel, Bell Main 28: Wilks & Michaud COMPTABLES et LIQUIDATEURS de FAILLITES Batisse de la Banque des Mardhands \u2018Tel, Main 4125 J'avais si bien jou6 des coudes que je mo trouvai au cing ou sixidme aug des fauteuils d\u2019erchestre, avec autour de moi des ouvriers en bourgeron bleu et des couturières endimanchées.Lt dans toute cetle salle archi- bondée, de l'orchestre au paradis, pas un cri, une sorte de recueillement plutôt, dans l\u2019attente du poète idolf- tré des Parisiens que Victor Hugo était alors, Les intorprètes sy montrèrent tous upérieurs, gagnés sans doute par \u2019émotion de la foule qui les applaudissait dans tous les beaux passages si nombreux de cette tragédie.Coquelin y fat tout simplement admirable en don César, merveilleux de verve et d\u2019entrain, Je le vois encore dans la scène du quiproquo avec le laquais (Cadet), quand cs dernier 1 vient demander César, ot lui apporte de l\u2019argent.Je ne suis pas un criti- quo théfitral.Je ne connais rien Aux choses de théÂtre, mais je croirai difficilement qu\u2019ou puisse être supérieur aux deux Coquelin, proportions gardées, dans ces deux rôles, qui ne sau- FR A A AS 3 I.A.GROTHE & FILS ! + ! BIJOUTIERS GENERAUX [Bijoutiers en.[Djiamants Hiontres en Or st Argent Importateurs et Manufacturiers de Rorloges et Lunettes oA GROS ET DETAIL Colliers ++ Insignes de Soctété, Médailles de Competition.\u2026 pécialité =\u2014Anneaux de Fiançailles et de Mariage.95 et 951%, Rue St-Laurent, A A A AN TX OANA LANL SAINI 24 Montréal railent se comparer, Et la salle qui croulait sous les applaudissoments, me semblait bien parzager mon avis, Febvre y fât comme toujours par-: fait : geste sobre, diction admirable.| Mounet-Sully, à la hauteur du rôle, | fut tour à tour sublime et tondre et chaleureusement applaudi duns sa) grande tirade do \u2018\u201c\u201c Bun appétit, messieurs.\u201d \u2018 Etla petito reine (Mlle Bartet) si, douce et si charmante, que mes seize : ans, hélas ! en devinrent éperdument amoureux, Je me félicitæis d'avoir abandonn5 l'Opéra pour les Français, lorsque à la fin du troisième acte, le bruit courut, commo une traînée do poudre daus la salle, que Vicror Hugo et ses duux petits entants, Georges et Joñnne, étaient dans l'avant-scèno du gaucho.Je tournai les yeux et j\u2019aperçus, en effet, un jeune garçon et une fillette ussis sur le devant de la loge.Une formidable acclamation éclata.On ne voyait pas le poète, mais On sentait qu\u2019il devait être là, derrière les chers petits enfants qu\u2019il aimait tent, et on l\u2019appella à grands cris ; il ne vint pas, eu le silence dût se rétablir au lever du rideau pour le qua- trièma tete.A la fin de cet acute, supérieuremeut 6.lové6, do frénétiques applaudissements rappolèrent les interprêtes en scène, et fes cris : \u2018 L\u2019auteur! L'auteur ! Hugo! Hugo!\u201d recommencèrent de plus belle.On eut la certitude qu\u2019il était là, lorsque au troisième rappel, les acteurs vinrent sur le devant de la scène cet se tournant vers la logo, saluèrent gracieusement les enfants.Ceux-ci regardèrent en arrière et semblèrent appelor quelqu\u2019un.L'auditoire avait deviné juste, le grand vieillard était 13.{ s'avançs sur le bord do la loge, puis au miliou des acclamations et des vivats, il s'inclinæ profondément et rendit le salut aux artistes; et parcourant des youx toute la salle, avec la main il envoya des baisers à cette foule enthousiaste, Tous les cœurs étaient émus et blen des larmes coulèrent.Quant à moi, sous le poids d\u2019une émotion telle que je n\u2019on al jamais ressontio de pareille depuis, je ne respirais plus; les yeux flxés sur Victor Hugo, je lecontemplaiscomme un demi-Dieu.Il avait plus de quatre-vingts ans, etiele revois encore tel qu\u2019il était alors: tout blanc, avec ses yeux d\u2019une profondeur étonnante, lesquels, dans lu blanchour des cheveux et de In barbe, étincelaient comue des porles nolres.Ce fut une apothéose, Le grand poète qui aimait tant son peuple de Paris, dût être bien ému ce jour-là.lit cotte hours d\u2019ivresse a sans doute êté pour lui uno des plus belles de sa ie.11 dovait être d'autant plus fler, qu\u2019il savait que cette manifestation spontunéo était sincère, et qu\u2019il était wore de tous ceux qui se trouvaient a.L'écrivain des \u2018\u201c Misérables \u201d\u2019 et ce public d\u2019ouvriers se connaissaient et d@pprécinient depuis de longues années.\u2018oul co qui était du peuple était chor au grand poète, ot les pauvres gens aimés de lui, lui rendaient son affection avec usure.Cette matinée, où j'ai connu Victor Hugo ot applaudi son œuvre, est un des meilleurs souvenirs de ma vie, Jo ne l'ai entrevu qu\u2019une fois depuis.Il était à ga fenôure, sur l\u2019avo- une qui porto son nom; sa paleur était presque cadavéreuss Il était Rlors aux portes du tombeau, mais son regard était toujours lc nième, ot le génie, comme ax beaux jours de ¢ SAN vos habitudes la boite.\u2018Tout 04+\u2014+ + + 64 0% © @ ee et NNN Site enchanteur Accommodation Hotel = Sse æ>Bout àe l'Île Repns ct Rafraichissements servis aux prix de la ville Encore quelques chambres à louer.Tel.Rell, Malin 1603 \u2018Tol.des Marchnands 680 Hotel Riendeau 58 et 60 Place Jacques Cartier J.A.TANGUAY, Propriétairs J.N.TRUDEAu* Gérant À proximité des Bateaux de la Cie Richelieu, des gares de chemin de fer, du Palais de Justice, .et de l'Hôtel de Ville Teux: $1.50 a $2.00 par jour Aux Fumeurs Vous trouverez chez veo J.PONY 1632 RUE SAITE-OATHBRINE l'Ius ou moins accablées par un surcroît de travail.Faibles, pâles, débiles et sans forces X4 pour accomplir à votre satisfaction vos devoirs d'épouses et de mères.\u2014 Prenez à des d intervalles assez fréquents, 2 Les seules qui renforcent et qui guérissent tou- Joursrans auiles médicaments.égale ; des milliers de cures à l\u2019appui.Rien à changer à malle sur réception du prix.Cie Médicale du Dr.Jean, B.P.Boite 187, Montroal, Qué, VD WV DVO ou 3 Pilules GUINES du Dr JEAN, * Extrait du sang D'une efficacité sans journalières pendant le traitement.50c es pharmacies, Envoyées partout par la ++ + + 6e + a wil gauche.fitvre typhoide, il refusait disant : \u2014 Mon gâs, les jambes, les bras, les factures et les lusquations, tant qu\u2019on voudra.mais pour ce qui est de l\u2019intérieur du dedans, j'connaissons point ces mécaniques-là.Vas qu\u2019ri tes empiriques de lu ville.Jl appeluit ainsi-les médecins, «vec un déduin bon enfant et sans aigreur.Un jour, Jacques-Bloi Latorne guérit un riche fermicr que les médecius\u2014 après l\u2019avoir inutile- menttorturé pendant Une semaine \u2014uvnient condamné.Il s'agissait d\u2019une fracture grave de lu jambe.Ie rebouteux, après une inspection rapide, n'hésita pas.Il enveloppa de linges et de finnelles lu jambe malade, horriblement gon- llée, assujettit solidement, autour do ce bandage, une corde de puits attela sur la corde six vigoureux gaillards, qui au commandement de: \u201cHE! hisse ! hé! hisse 17?tird- rent sur Ja corde de toutes leurs forces, au risque d\u2019éearteler le patient eu tout au moins de lui rompre ln jambe définitivement.Chose invraisemblable, il arriva que la jambe ne se rompit pas, et que les os reprirent leur position naturelle.Pa Cette cure eut un retentissement prodigieux dans tout le département ; les journaux la célébrèrent, ct le nom de Latorne connut la gloire.Hélas ! cette gloire devait lui être fatale.Furieux, les médecins se liguèreut contre l\u2019imprudent qui se permettait de ramasser leurs blessés ; ils le dénoncèrent au parquet, et le pauvre Latorne, surpris en flagrant délit de guérison illégale; fut condamné à deux cents francs d'amende.\u2014Jls sont jaloux, les empiriques, se dit-il, en manière de consolation, Et il retourna à ses bras, à ses jambes, à ses bêtes, ayant une plus haute idée de ses talents.Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre le rebouteux, qui se voyant traqué de toutes purts, accablé par les condamnations, menacé de la prison, aima mieux renoncer à son métiér.Bravement il abandonni sa casquette plate, sa peau de loup, son tilbury, ses chevaux, et se mit à cultiver un petit lopin de terre, acquis sur ces économies.Mais Jacques-Eloi Latorne était triste.Il dépérissait à vue d\u2019œil.Au bout d\u2019un an, il avait maigri de quarante livres.Un matin qu\u2019il binait son champ, l\u2019ancien rebouteux vit venir à lui un monsieur très élégant, lequel, se découvrant avee politesse, demanda.\u2014M.Latorne, s\u2019il vous plaît ?Du coin de l'œil, avec méfiauce, Latorne regarda le monsieur, cera- sn sous son sabot une motte de terre, pigua sa Lôche dans le sillon.\u2014 Monsieur Latorne que vous demundez ?interrogea-t-il.\u2026.C\u2019est bien monsieur Latorne ?\u2014Oui, lui-même, \u2014Qué qu\u2019vous lui voulez 3 -Je voudrais lui parler pour un cas urgent.\u2014Eh ben, c\u2019est mé qu\u2019est Latorne, na ! Le monsieur vivement débité.\u2014Ah! Monsieur Latorne.je vous en pric, venez vite avec moi À lu préfecture \u2014 J'ai une voiture, IA tout pris, sur la route.Voicic\u2019est affreux\u2026Le préfet c\u2019est cassé la jambe, il y à quinze jours.Et les médecins n\u2019ont prs pu la lui remettre\u2026 Aujourd\u2019hui, ce matin même, ils ont cu une consultation très longue.Ils étaient six.Et ils ont décidé qu'il n\u2019y avait qu\u2019 un moyen de sauver le préfet, c\u2019était de lui couper lu jumbe !\u2026.M.Latorne, couper lu jambe du préfet.O'cst abominable, cela ne so peut pus.Une femme, des enfants dans les larmes.Et le ministre qui est le beau frère du pré- fot I.Alors, uous avons pensé vous.Vous avez une grande réputation., Vous avez fait des cures inouics.11 faut que vous veniez, que vous voyiez |.Peut-être trouverez-vous un moyou\u2026.Oh ! monsieur Latorne, nous avons confiance en vous \u2026 Venez vite, je vous prie.Le préfet, pensez donc ! Et quells gloire pour vous ! Cinq cents francs, est-ce assez ?\u2026 Non.Eh bien, mille francs ?Le monsieur se tut.Le paysan le considérAit d\u2019un œil bridé par ln malice, en ricanant, \u2014Eh bien\u2019! monsieur Latorne ?\u2014 Causez, causez, mon beau Monsieur, grinça la rebouteux, causez toujours.Je vous écoute ! \u2014Mais enfin, monsieur Latorne, venez-vous 1.Latorne posa un doigt sur sou \u2014T'nez, r\u2019gardez mon œil, pour voir si j\u2019viens, hé ! sacré farceur ! Le monsieur était ahuri.\u2014Comment 7 Que signifie ?s\u2019é cria-t-il.Monsieur Latorne, voy- \u2018oùs monsieur Latorno $ Lentement, le rebouteux balança la tête et se croisa les bras.\u2014J\u2019vous connais ben, allez 1.Vous v\u2019nez de l\u2019part des empiriques pour me fuire de la misère, pour me faire couper l\u2019cou, peut- êtro ben !.vous n\u2019m\u2019attraperez point, t\u2019nez, aveo toutes vos frimes.Non, non, vous n\u2019m\u2019atiraperez point, ni les cmpiriques itout.J\u2019vous connais L.O\u2019esfRy point vous qui Ouais! ouais! Mais \"avez déjà condamné, seulement?fe\u201d .\u2014 Mais, monsieur Latorne, vous vous trompez, supplinit le monsieur.Jo vous jure.le préfet.une familles en larmes.une jambe coupée !.La voiture est 1.je vous en prie ! \u2014Vous êtes Len fô\u2026.ben fô.c'est possible.Mais j'suis cor moins bête que vous.j'vous dis qu\u2019vous n\u2019mat{raporez point, con clut Latorne qui tourna le dos au monsieur, se mit à bêcher la terre flegmatiquement, Le monsieur s\u2019¢loigna, compre nant qu\u2019il serait impossible de convaincre l\u2019entôté bonhomme.Celui-ci le regarda marcher dans les cultures ct, quand il eut dis paru derrière une haie qui dévalait vers la route, Latorne s\u2019écriæ : \u2014Hé ! malin, vi !.Gros malin! Puis il croisn les bras sur la bê- che, en souriant, Octave MIBRBEAU M.J.C.8t-Pierre, chirurgien dentiste, diplomé du Collège dentaire de Philadelphie, 60 rue St- Demis, Montréal.Tel.Bell Est 1379.- La ligne de ceinture de la Montagne Des milliers de personnes jouissont de cette promenade et toutes la déclarent la plus belle au monde.Le spectacle de la campagne sur les lignes de la \u2018 Montreal Park & Island ty Co.\u201d es toujours grandiose.\u2014_\u2014 Causerie Littéraire La jouissance du seul travail est supérieure aux ennuis qui en résultent ef qu\u2019elle efface, car chez l\u2019écrivain le renouvellement est perpétuel.Sa fonction en effet est une dans l\u2019ensemble, mais elle est multiple dans le détail, et si variée, qu\u2019à chaque nouvelle œu- vre la fonction se rajeunit, souvent se transforme et paraît différente.Je prendrai un exemple pour me faire comprendre : Les originesdu droit, l\u2019Histoire de France, la Sorcière, la Bible de l\u2019humanité, de Michelet, et tuant d\u2019autres li vres dont la diversité surprend, quand on sait qu\u2019ils sont du même auteur.La variété dans la conception, daus l\u2019évouation, dans l'exécution, voilà un repos pour l\u2019esprit.\u2019 C\u2019est ce que semble ignorer l\u2019écrivain et le journaliste canadiens qui ne s\u2019attachent qu\u2019À un genre de littérature, quitte à l\u2019énuiser bientôt et à laisser se dessécher les aptitudes diverses de leur cerveau.118 ont encoro un autre tort dont ils seraient sages de se guérir.Afin d\u2019appeler l\u2019attention du pu- bliv, ils se mettent l\u2019esprit à la torture, cherchent l\u2019extraordinaire eb glissent dans l\u2019extravagaut,, sous prétexte d'originalité, surtout en poésie, où l\u2019on essaie d\u2019imiter les décadents français.En matière d\u2019art, l\u2019extraordinaire, au sens précis du mot, est le simple et le beau.Il ne faut pas que l\u2019écrivain se laisse rebuter par une critique parfois acerbe, mais justo, On se remet à l\u2019œuvre comme la fourmi dont la fourmillière a été détruite, Le monument de la gloire se construit grain de sable par grain de sable, jour par jour, et pour ainsi dire heure par heure.Parfois, lorsqu\u2019il commence à dépasser le niveau du sol et que l\u2019espoir croit en proportion, une rafale peut passer et tout enlever, et ce n\u2019est que bien des siècles plus tard qu\u2019un ouvrier de l'avenir, ramas- sqnt les pierres éparses, parvien: dra à reconstruire le monument démoli.x*x Il est très joli do rechercher les mots de sélection, de sonorité harmonieuse et d\u2019agréable contexture, mais cela ne peut satisfaire que les prétendus gourmets dédaigneux de tout ce qui n\u2019est pas ln forme.Assembler des mots n\u2019est point malaisé, leur faire signifier quelque chose n\u2019est point facile.Si la pirole n\u2019est pas le véhicule de l'idée, la parole est vaine.En littérature tout peut se résumer dans l\u2019expression d\u2019une pensée fortement conçue.Lorsque la pensée fait défunt, ce qui reste ne mérite guère qu\u2019on s\u2019y arrête.Il faut bien se pénétrer de cette vérité émise par Renan : \u201c* Tout ce qui ne contribue pas au progrès du bien et du vrai n\u2019est que balle do savon et bois pourri.\u201d Or, le bien ct le vrai n\u2019ont point de domaine exclusif, l\u2019univorsalité leur appartient ; leur action est permanente ; celle de la forme est éphémère, car elle subit les fantaisies de la mode, qui semble se plaire à dénigrer ce qu\u2019elle à exalté.++ LS Jo ne sais rien de plus respectable que l\u2019écrivain qui, soutenu par la forco intérieure, se consacre à son œuvre et ne s\u2019en laisse point détourner.Comme tous ceux qui sont absorbés par la concentration de leur pensée, il échappe à bien des soucis, reste indifférent aux compétitions médiocres, aux basses trivinlités de lu vie, et contemple, sans s\u2019y mêler, 1a lutte pour les déceptions do la politique et la fragilité des humaines passions.S'il n\u2019a pas été content de son sort, il n été ingrat ; a'l-& eu des jouissances d'amour-propre, elles n\u2019ont été qu\u2019accessoires à w 3 uh \u2018te 8 dont le but réel était placé au- delà ; s\u2019il à quelque orgueil, c'est de savoir que dans l\u2019acception la plus élevée de l\u2019expression, il a été par excellence.fabricant de matière preznaière ; il a été en quelque sorte un créateur : il a mis au monde des idées bonnes ou mauvaises, justes ou fausses, à coup sûr discutnbles, qui sans lui n'auraient jamnis été formulées.ll a pre substance, eb autant qu\u2019il lui iw été possible, il en a fait vivre les autres.À regarder les rôles qui se jouent dans l\u2019humanité, je crois que lo sien-est un des meilleurs, * Que de fois envolé, perdu dans le moude des hypothèses où les rêveurs se réfugient pour fuir les obsessions de la réalité ou les ran- cœurs d\u2019une vie brisée, je me suis dit : Serait-il vrai antique axiome : \u201cTu as été avant de naître, tu seras après ta mort ?\u201d Devonsnous revenir ici-bas sous une forme nouvelle et subir de$ incarnations successives jusqu\u2019à l\u2019absorption suprême dans l\u2019Etre supérieur ?Au moment où je serais appelée à reparaître parmi les hommes, si le génie qui préside à la transmigration des \u2018âmes et à la renaissance des créatures duignait me dire : Choisis 1x fonction de ta prochaine existence, je lui répondrais : \u2014Je veux être un fervent de la plume au service du beau et de l\u2019idéal, un artisan assidu de l\u2019idée et combattre le bon combat jusqu\u2019à la fin, dussé-je payer ce solide bonheur doe tout le sang de mon cœur et des ennuis de la pauvreté, récompense à laquelle ont toujours droit ces fous sublimes.JF.SAINT-MICHEL.C\u2019EST LE MOYEN.\u2014 Il faut soli- gner la grippe et Ia bronchite avec le BAUME RHUMAL.C\u2019est le soul moyen de s\u2019en débarrasser.NOS SCENES THEATRALES LHEATRE NATIONAL FRANC ALS o Marve!\u201d teur favori, qui commenceront lundi comble toute la semaine.de l'Ambigu où \u2018\u201c Martyre ! présenté pour la première fois.beaux décors ont été peints spécialement pour cette pière par un artiste trèd distin- gud, M.Fortin.Citons parmi ds plus remarquables tableaux : le jardin, Phôtel Moray à Paris et deux somptueux salons.\u2018* Martyre ! a pour sujet principal le dévouement fitial, vraiment sublime, d'une jeune femme, Laurence de Moray, qui fait tion pour sauver l'honneur de sa mère.lit supposé entre Laurence et Robert Burel, le meurtre de ce dernier par le mari qui se croit outragé, la scène de folie de Laurence et la constatation de son sacrifice sont du plus puissant effet dramatique, d'intéresser les spectateurs et, en partieu- lier, l'élément féminin qu'émeuvent toujours les choses du cœur et le spectacle des grands dévouements.Les principaux rôles de \u2018* Martyr ! ?\" ont été distribués comme suit : l\u2019Amiral, Palmiéri ; Roger de Moray, J.P.Fllion ; sir Elie Dract, Petitjean ; Palmiëéri, LE, Hamel ; Robert Burel, J.Daoust ; Mal tar, À Charest ; François, J.Godeuu ; Muller, C.Leurs ; Roquevaire, Villeray ; Mme de la Marche, Mme Chapdelaine ; Laurence de Moray, Mme de la Sablonnière ; Paulette de Moray, Mellz Verteuil ; la duchesse, Mlle Rhéa ; MM.Leurs, de la Grange, Gravel, etc.LE THEATRE PALAIS-ROYAL Le Théâtre du l\u2019alais Royal ouvrira ses portes le 2 septembre, sous ln direction de M.Harmant, qui a déjà fixé le programme pour les deux promiers mois de la saison.Bien que la salle soit située au centre de la ville et qu'il n'ait pas À craindre de manquer d'auditeu-s tous les après-midi, M.Harmant a décidé pourtant à ne donner qu'une matinée par semaine.Tous les habitués de théâtre se réjouiront de cette bonne mesure.Nous savons maintenant que nous pouvons exiger des artistes du Palais Royal qu'ils sachent leurs rôles, exigence que nous pouvons difficilement avoir dans les théâtres où les artistes n'ont en rénlité des loisirs que le dimanche pour se reposer et pour apprendre leurs rôles de la semaine suivante.Dans la troupe engagée par M.Harmant figurent quelques noms très favorablement connus du public.En premier lieu, nous trouvons MM.Delville et Cartal.\u2019 On sc rappellera sans doute encore, que dans les plis beaux jours.du Théâtre Delville, les habitués ont été surpris par la nouvelle que deux des plus populaires artistes de la troupe quittaient définitivement Ia profession theÂtrale pour devenir fleuristes, La confrérie n discuté la question et des paris ont été offerts à 3 contre 1, que les deux démissionnaires ne reste- raïent pus fleuristes, Il n'est pas étonnant non plus que ces ments étourdissants d'un publié de con- de leur clientèle de fleuriste.ront aussi d'apprendre que MM.Delville, le chef d'orchestré.\u201c ss vie dee ul bientôt des habitués du Palais-Royal.am a» = = intellectuellement vécu sur sa pro- Le succès des pièces de d'Ennery, le maître dramaturge français ne s\u2019est jamais démenti, c\u2019est pourquo® nous pouvons prédire que les représentations de *¢ Martyre !\u201d Pun des chefs-d\u2019œuvre de cel ane au Théâtre National Français, feront salle La mise en scène sera exactement celle a été res De très le sacrifice de son bonheur et de sa réputa- |.C\u2019est un drame de la vie réel dont les scènes éÉmouvantes, tels que le flagrant dé- Ces scènes ne peuvent manquer deux artistes, habitués aux applaudisse- naisscurs puissent se contenter longtemps Les amateurs du franc rire se réjoui- Cartal ninsi que M.Delaunay feront partie de la troupe du Palais Royal, M.Miro sera Nous ne .doutons pas un instant que léurs anciens admirateurs ne deviennent W.H.D.Young, L.D.S., D.D.5.Cnivsurgien - Dentiste tg BR Notre-Dame, MONTRFAL Tel.Main ages -\u2014 = xr, CLAVIGRAPHE UNDERWOOD THE HNOEAWOOD Permettant à l'opérateur de voir l'écriture, Augmente de 25 p.c.la rapidité, Empêche les erreurs.Et rend l'exécution des factures praticable, Creelman Bros Typewriter Co, 97 Rue St-Frangois- Xavier Phone Main 2065.LE TERMINAL Assemblée des actionnaires le 20 aout Par ordre du conseil de direction de la Compagnie de chemin de fer Terminal de Montréal, une assembléo énéralc spéciale des actionnaires de a dite compagnio est par le présent convoquée au bureau principal de la gompagnie, pour mardi le 20e jour d\u2019août prochain 1901, à une heure de l\u2019après-midi, à l'effet d\u2019autoriser les directeurs à obtenir la retrait ot la cancellation des obligations de la Compagnie actuellement existante ; nussi, à l\u2019effet d'autoriser les diroc- teurs à émettre des obligations ou débentures nu sujet de la section \u201c1 de l'entreprise de la compagnie, et à en délivrer telle partie qui sera nécessaire cn échange pour les dites obligations oxistantes, ot de disposer de toute balance d\u2019icelles selon que les dirocteurs le jugeront judicieux ; ot à i\u2019effel de garantir les dites obligations par l\u2019exécution d\u2019un acte d\u2019hypothèque à des fidéi-commiessai- res, couvrant toute lu propriéte, l\u2019actif, loyers et revenus de la compn- guie, présents ol futurs, on telle partie d\u2019iceux que la dito assemblée décidera ; aussi à l\u2019effet de vondre ou rutrement aliéver à lu Oompagnie de chemin de fer Chutuauguay ot Nord, une partie des terres do la Compagnie, droits de passage, et appartenances, et tels autres droits statuaires et autres, franchises ot privilèges s\u2019y rattachant que l\u2019assemblée jugera judicieux ; aussi, à l\u2019effet de ratifior et confirmer tous actes, contrats ou conventions exécutés par la Compagnio touchant les dites matières; et à l'effet do faire ou autorisez routes autres actes qu'il seru jugé avantageux de faire ou d'autoriser à la dite assemblée au sujet des dites matières.J.P, MULLARKEY, Secrétaire.Montrénl, 15 juillet 1901.Chemin de fer de Chateauguay Assemblée des actionnaire le 20 aout .Par ordre des directeurs do la Com pagnie duchemin de fer Ongteauguay et Nord, une assemblée spécinle gé- néralo des actionnaires do la dite Compagnie est par le présent convoquée au principal bureau de la Compagnioc, 185, rue St-Jneques, dans la Cité de Montréal, mardi le 20e jour d\u2019uoût prochain, 1.01, à midi, dane le but d'autoriser les directeurs à émet- tretous les bons ou débentures ou partie d'iceux que la Compaguie est autorisée à émottro cn vertu de son acto d\u2019incorporation et ses amendements, ct la garautie d\u2019iceux par l'exécution d\u2019un acte d\u2019hypothèque aux fidéi-comrpissaires sur toute la ropriôté, actif, rentes et revenus de a compagnie, présents ou fuLurs, ou en autant que la dito nssembiée pout décider.Aussi dans le but d\u2019autoriser les directeurs à émettre ou accorder des actions payées sur le fonds social de la dite Compagnie, tel que pourvu dans sa charte, jusqu\u2019à ua montant qu\u2019il sers jugé avantageux par la dite assemblée.Aussi dans le out d'autoriser les directeurs à louer à la Compagnie du chemin de fer Grand Nord du Canada toute l\u2019entreprise de la Compagnie ou partie d\u2019icelle.Aussi daus le but de ratifier et confirmer tous acles, contrats, conventions ou obligations passés par la compagnie ayant rapport aux dites affuires.It dans le but de fuire ou autoriser tous tels autres actes peuvent être jugés à propos de faire on autoriser par lu dite Compagnie en rapport aux dites affuires.J.P.MULLARKEY, Secrétaire.Montréal, 15 juillet 1901.ui THEATRE PROCTOR La semaine prochaine, H y aura À ce théâtre, le plus joli programme de la saison, sans contredit \u2018The Widow Bedogt et la comédie dramatique \u2018\u201c Moths,\u201d sont des succes incomesinbies sur les scènes américaines.Dans © Widow Bedott,\u201d la grande actrice, Neil Burgess qui créa le premier rôte, obtint un succès sans précé- dent.Joseph Palmer est un artiste que tout le monde voudra aller entendres Lundi, mardi et mercredi, \u2018\u201c Widow Bedott \u201d sera à l'affiche, et \u2018* Moths \u201d sera donné en fin de semaine.Les principaux artistes sont : | Miles Rose Coghlan, Madame Ponisi, John Gil bert, Harry Montague, Annie Robe etle fameux Lester Wallack, I y aura un lever du rideau qui durera toute la semaine, intitulé \u2018\u2018 In a 'déessinx room.\u201d Deux artistes en vaudeville : Maude Lee, danseuse et Frank West, chanteur, plus une nouveile série de vues aniuées.BCARAMOUCHE GUKRIT LE RHUME EN UN JOUR.Tablettes \u201cLaxative Iromo-Quinine.** Les phar maciens rendent leprix sielliesne nw tre £5.pe mr chaste Toe A rc dt dt # ALLEZ CHEZ Ludger Seguin & Cie Coin St-Hubert .5.Ÿ 3 3 3 g POUR VOTRE Portrait au Crayon, Pastel ou Couleur à l\u2019Eau ILSERA BEAU ET RESSEMBLANT 1622 et 1624 $ Rue STE - CATHERINE 2 3 3 ARE SEN fe HE Hh ll ee A i He Ee ee fe Ei le i Ae L.C.DE TONNANCOURT Marchand-Tailleur es 8, Cote St-Lambert MONTREAL Etablio on 18085) Maison V.THERIAULT L.THERIAULT, .Successeur Entrepreneus de Pompes Funèbres 16}, Rue St-Urbain, 231, Rue Centre Spécialité : Nouveau procédé d'embaumement, par equel tous Ica cas vous sont garantis.A.CC.IF,acnauce, ; 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que le père s\u2019opposait on- tin de compte à sen union avec lu jeune Bornadotte, nprès y avoir d\u2019abord consenti, Saint-Jacques partit un benu matin, de bonne heure, avec ses amours malgré la défonse des parents.On l\u2019arrêta à quelque distance do chez Jasmin, et la jeune fille fut ramenée chez elle.Kpilogue: Joseph Saint-Jacques a été trauuit ce matin en cour de police, sur uno accusation d\u2019onlève- ment, mais sur l\u2019avis du \u2018tribunal on son club un second point on 11 mi (ne prit plus part à nucune bataille nutes.sérieuse.Durant la troisième partie les rôles |, Ainsi finit le règne d\u2019un homme, furent cependant intervertis.Me- |qui eut une carrière célèbre comme Kerrow entrant à son tour une par- |boxeur, tle pour Montréal en 3 minutes.Trente secondes après, un second point égalieait les chances des Montréal, Niven se faisant lo héros de la Girco.stance.Malhoureusement ce fut tout, Les Shamrock joudreut avec plus dlar- deur que jamais et viront leurs efforts couronnés d\u2019un grand succès.Effectivement deux autres points allèreut LES Plaisirs »v Dimanche SPORT Partie de Base-ball au Parc Mascotte Angle dos ruos LE YAOHT LE YACHT OADILLAC GAGNE LA PREMIERE COURSE Chicago 10 aoQt.\u2014Avec un vent ICCC NII beds vw att Ge, - Les Toronto funt peste uu point Porsonne, nous en sommes convain- ous, ne sora surpris du résultat de la Un revors des Anglais Londres 10.\u2014Une dépêche de Lord Kitchener datée de lrétoria ro août dit : ** Un * blockhouse \u2018 près de Brandfort au nord de Bloemfontein a été attaqué par les Boers et capturé après un combat sérieux dans la nuit du 7 août.\u201d Cela se gate au Transvaal Londres to.\u2014Il résulte des dépèches de Lord Kitchener, arrivées par le courrier ei publiées aujourd'hui qu'il s'efforce d'améliorer les fortifications des lignes de communication, afin de pouvoir décharger des hommes de service actif, Les garnisons qui gardent les chemins de fer ont été retirés en grande partie.Il fait ensuite une narration de l'expulsion du genéral DeWet de lu Colonie du Cap et finit par la déclaration que les envahis- scurs boers ont pu se procurer un bon nombre de recrues parmi les hollandais dela Colonie, ainsi que des provisions ct toutes les infermations désirables.Kitchener à reçu l'avis que Dewet avait l'intention d'attaquer Cape Town, tandis que le genéral Botha serait entré en même à tout simplement exigé de lui un cautionnement qui le force à ne pas rovoir pendant un an l\u2019objet de ses feux.Le prévenu était un employé do M.Napoléon Jasmin, le plaignant.Au moins une sur quatre 11 faut quatre choses à l\u2019homme : la nourriture, l\u2019abri, le costume CL.Une bonne montre.Hélas, notre alimentation est souvent imparfaite, notre loyer trop cher et nos vêtements mal- fuits.Quant à nos chronomètres, nous ue sommes pas trop Aplaindre aussi longtemps que nous aurons parmi nous A.M.Vigneau horloger et bijoutier, 1843 rue Ste-Catherine, près de l\u2019Avenue de l'Hôtel-de- Ville.Nous aurous au moins l\u2019assurance d\u2019avoir à cette adresse de l\u2019ouvrage garanti à des prix des Lord | Plus raisonnables, Au Parc Riverside La Société des Vétérans français temps dans la Colonie du Cap zvec 5,000 | des armées de terro où de mer donne- hommes choisis et se dirigeiait sur Dur- | ra dans quelques jours sou troisième ban.Le retour de Waldersee Hamburg 10.\u2014Le maréchal Comte Von Waldersee est arrivé ici à o heures.1 pique-nique annuel, du Pare Riversi e.Un programme intéressant a Gté préposé pour cette occasion, ot sera exécuté sous le patronage de M.Ade M.Kleczkowsky consul gGnéral était attendu à la gare par l'ennervri de France au Canadu- Guillaume, le Prince hérite Frédérick C'est un devoir pour les Canadiens .\u2018e s'unir .shui .Guillaume, et le Comte Von Bulow, de s'unir dimanche prochain à leurs chal et aux officiers, qui l'accompagnaient, ont été des plus cordiales.L'empereur embrassa Von Waldersee sur les deux joues et se rendit avec lui au château au milieu des applaundlssements | j de la foule.L'impératrice souhaiti également la bienvenue au maréchal.Mutatien diplomntiguo _Vienne, 10.\u2014Le comte Gilbert wart, ancien ministre à Tanger, est parti aujourd\u2019hui pour son nouveau poste de mi- | q nistre en Mexique.La France ot In Turquie 1 Constantinople 10.\u2014Les diflicultds entre la France et la Turquie à propos des al: faires des quais ne sont pas encore : églées.à le pouvoir d'acheter les quais de la com pagnie française ; mais qu'elle ne peut de fonder Neuve et dans d\u2019autres cantons du Nord, a roncontré partout la plus vive sympathie.assez de cœur et d'intelligence pour s'intéresser à l\u2019œuvre de l\u2019éducation Hohen- {88 hâtent d\u2019envoyer leur souscription.è 4 ! ot @ A Les salutations de Sa Majesté au nure- frères aînés et d'apporter À cetto fête eur concours le plus actif.Pour les colons Le mouvement inauguré par les ournalistes do Montréal, dans lo but des écoles à la Ferme Tous ceux qui ont On comprend In pénible position e ces enfants du Nord, fils des courageux colons de ces régions qui ont été privés jusqu'ici des bionfaits de \"instruction par suite des ressources restreintes dont peuvent disposer ces nouveaux cautons.C\u2019était un rime de laisser grandir ccs malheu- c reux dans la plus complète :gnoran- La Turquie persiste dans l\u2019idée qu'elle | ce, mais, montréalais, co mal va maintenant être réparé.grico aux journalistes Dans la soule journée d\u2019hier, les pas le faire maintenant a cause de ia pé- souscriptions swiviaies ont été re- nurie de ses finances.La \u2018\u201c Porte \u201d à informé encore aujourd'hui, M.Conan 2 l'ambassadeur français, que les conditions tables.Le deuil en Allemagne Crouberg, 10.\u2014Les cloches de l'église $10.00 ; Banque d\u2019Hochelaga, 10.00 posées par la France ne sont pas accep-|D, Rolland, 500 ; Hector gne et Cio, 5.00; 5.00 ; 3,00 ; Gervais, 5.00 ; La Patrice, 5.00 ; Amis de l\u2019Education, 3,00 ; J.Royal 2.00 ; partie de crosse jouéo hier à Oornwall, Comme nous l'avons déjà dit, pour qu\u2019uu club quel qu\u2019il soit, puisse gagner à Cornwall, il faut de toute né6- cessité que les joueurs soient munis d\u2019armures ou de cuirasses.Or comme ces pauvres Toronto, n\u2019étaient pas pourvus de ces accessoires si utiles on ces circonstances, ils ont été battus, bien battus.La partie fut comme le résultat l\u2019indique, presque tout le temps, à l'avantage des Cornwall.: Il faisait uno température assez favorable et le terrain était en excellente condition.Toutefois, la foule n\u2019était par très nombreuse, mais ceux qui y assistaient, montrèrent beaucoup d\u2019enthousiasme.Les Toronto avaient la même équipe que colle qui fut vaineuo par lus Shamrock il y a quelques jours.Seul Swell y manquait es était remplacé par Graydon.Les Toronto soient qu'ils se soient montrés craintifs, ou pour une raison quelconque ont été ien défaits, et n\u2019ont absolument pas d\u2019arguments valablees à apporter à Ia cause de cet éreintement.Au début, J.Weite l\u2019Indien ne voulait pas joner, prétextant la maladie.Oependant cédant aux instanees réitirés de sos amis Il parut sur le champ à la grands satisfaction de tous.M.Raoul Dumouchel de Montréal qni est passé maître dans l\u2019art de juger une partie de crosse avec impartialité (chose qui est difticile pour plusieurs) ordonna aux jours de se mettre on position à 3.40 heures précise.La première partie dura à peu près 7 minutes.La balle voyageait entre le centre et les buts de Toronto.A de rares intervalles, elle se rendait vers ceux do Cornwall, mais n\u2019y restait pas longtemps.Finalement Broderick s\u2019en empare et par une superbe combinaison réussit à la passer entre les buts d\u2019Allan.La seconde fut entrée aussi rapidement que s\u2019y c\u2019eut été un coup de vent.En moins de 50 secondes, Broderick entrait encore un autre point.La troisième partie provoqua plus d\u2019animation de la part des Toronto.Ils paraissaient plus éveillés et faisaient des combinaisons et des courses plus effectives.Cependant la forte défense des Cornwall était toujours à son poste et sa tenait prèto à parer à toutes 6ventualités.Aussi, en dépit des efforts véritablemont héroïques des Toronto, les Cornwall eurent encore la chance d\u2019enrégistrer un iroisidme point, Ce jeu fut avantageux pour Cornwall jusque vers la fin, alors que Toronto put entrer le premier et seul point.ne restait que quelques miuutes qui furent assez longues, pour leur permottre d\u2019entrer un septième point.Le résultat final fut celui-là, soit 7 à 1.Encore deux joutes à jouer et à ga- gues : Ion, I.Berthiaume La Presse Hon, Lomer Gouin, 10.00 ; ; Hon, J.Lamonta- Duchesneau et Duchesneau, A.E.Poirier, 5.00 ; Honoré ont sonné toute la journée.L'impératrice, M.McDonald, 2.00; J.A.Carufel, ., 2.00; J.Ale prince héritier et les autres princes sont arrivés de Hambourg ce matin, et étaient présents aux prières lues par l'évêque de Ripon À côté du cercueil.Un service de catholique.Tous les ouvriers italiens de Cronbery ont été envoyés à Frankfort et ont reçu l'ordre de rester chez eux.Les ordres de la police sont très sévères et les facilités ordinaires, accordées aux correspondants des journaux, ont élé supprimées.Des poteaux ornés de drapeaux prussiens et de crèpe ont été érigés dans les rues du village.L'empereur Guillaume a conféré le titre de \u2018* Gcheimer Sanitaetsvath \u2018\u2019 (metabre du Conseil privé sanitaire) au Prof.Renvers, ainsi qu'au Dr Spielhagen.Six dames d'honneur de l'auguste Géfunte ont reçu des médailles de la Crcix Rouge.A l'Exposition de Buffalo Buffalo, N.Y.10.\u2014Le magnifique pa- | prouveront les ressources nécessaires villon de la république de l'Equateur à l'exposition Pan-Américaine a été formel- lenient livré aujourd'hui À la compagnie 9 05 ; M.Solange, 1,00; Omer Héroux, 2,00 ; Amédé Denault, 1.00; Gustave, Comte, 1.00 ; J.B.Dumont, 200; L.J.Dastous, 1.00 ; L.E.Arth.Beau- A Re EE | chesne, 5.00 ; Bisalllon et Brossard, requicm a été célébré dans la vicille église | 2,00 ; rier, 1.00; Rapbaë Uldéric \"Tremblay, Emard, LE, E.D., 1.00 ; 1.00 ; Joseph Ma- Bellemare, 1.00 ; 1.00; Cht.E.P E.langer, 1,00 ; H, Millette, 1.00; J.Helbronner, 1.00 ; Mure Sauvalle, 1.00 ; À.Bouesnel, 50c.; J.A.Christin, 1.00; Victor Ohristin,1.00; L'abbé Geo.Dugas,1.00.J.G.Boissonnault, avocat, 1,00 ; Damase Parizeau,1.00; Amis des colons, 5uc ; pour favoriser l'éducation, 506 ; Godfroy Langlois, 2.00; Hector Garneau ; Ed.Charlier, 1.00; J.N.Chevrier, 2.00 ; Louis V.Filteau, i 00 ; B.Wilson.1.00; Ami de l\u2019éducation, 25c Olivar Asselin, 2.00 ; M.Mercier, 1.00; Ami de l\u2019éducation, 25c; R.Dandurand, 2.00; L.P.Brodeur, 2.00; Gonzalve Deraulninrs.200; R.B., i0c; Philippe Demers, 2.00; G.DeSerres, 1.00: Paul G.Martineau, 1.00; A.E.Brunel, 1.00; Dr J.de Martigny, 1.00.Nous espérons bien que dans le courant de la somaine, nos amis enri Auger, our fonder l\u2019école de la Fermeeuve.Des fleurs ! Des fleurs ! A.Robitaille et Cie, | gner et Cornwall sera déclaré champion de ia Ligue Senior de la Province de Québec.SOMMAIRE 1ro partie\u2014Oornwall en 7 min.20 secondes, 2e partie\u2014Cornwall en 40 sec.3e partie\u2014Cornwall en 21 min.40 partie\u2014Coruwall en 1 minute 16 secondes.5e partie - Cornwall en 1 min.25 sccondes, Ge partie-Cornwall en 11 min.30 secondes.7e partie\u2014Torontu en 4 min, 30 secondes.8e partie\u2014Cornwall en 3 min, 30 secondes.LES MONTREAL COMBATTENT DUREMENT POUR LA VICTOIRE DAIS FAIBLISSENT A LEUR TA- 1.À un moment donné, hier après- midi, il n\u2019y avait au terrain des Shamrock que six personnes, parmi lesquelles quatre journalistes.De fait, nous n'aurions pas cru que les joueurs pouvaient entrer en lice par un temps aussi abominable.Une pluie diluvienne étant tombée par torrents durant tout l\u2019avant midi, le terrain se trouvait impraticable.à tel point qu\u2019on dût en certains endroits enlever l\u2019eau avec des vaisseaux.Néanmoins, les braves athlètes ne craignirent pas d\u2019affronter tous périls et, en conséquence, A quatre heures tous étaient à leur poste.Nul s\u2019attendait à voir les Montreal faire une aussi belle lutte aux Shamrock, car tous s'imaginaient que au béuéflce des Irlandais et de cos deux points dépondit ln victoire.C'en fut une belle pour les Shamrock car ils ont dû travailler forme contre un club qui les valait sous tous les rapports.\u2019 AUJOURD\u2019HUI OE SERA AU TOUR DES SHAMROCK Ne doutant aucunement de Ia supériorité de leur équipe sur celle des l\u2019offre de nos courageux jouours cn- nadiens d\u2019aller jouer pour l\u2019honneur Mascotte,les Shamrock Il ont accepté de la suprématio, une partie de crosse demain après-midi, sur lo terrain de l\u2019Association Canadienne.Ceux qui aurontleloisir de passer un après-midi agréablo devront sans y manquor, se rendre à cet endroit.Les joueurs de chaque équipe sachant que ce serait une victoire mémorable pour les vainqueurs, se sont ontraînés avec constance, do sorte qu\u2019on veut être convaineu que la lutte sera acharnée of par le fait même, très palpitante pour ceux qui sont avides d\u2019émotions.Il est uno chose certaine, c\u2019est que les deux équipes seronL composées des meilleurs joueurs que chaque association pourra mettre sur pied.Le referee n\u2019a pas encore 6té définitivement choisi, mais il est bien entendu que ce sera un homme très impartial et très sévère.BASEBALL \u2014 DANS LA LIGUE DE MONTRÉAL Tous les amis des Montagnards et des Ste-Marie n\u2019oublieront pas que cet aprés-midi ces deux clubs doivent jouer uno très intéressante partie de aseball au Parc De Lorimier.Comme on sait que ces deux clubs s\u2019en veulent depuis longtemps, on peut être assuré à l\u2019avance que la joute sera contestée.PAS DE BASEBALL HIER Comme bien on pense, il n\u2019y a pas ou de joute de baseball hier après- midi, le terrain étant dans un état impitoyable.Souders qui devait ofii- alors shirement se reprendre demain Montque les deux clubs Brockton et rain des Shamroek nous promet des surprises de la part des Brockton.LIGUE EE L\u2019EST Première partie à Rochester\u2014 RH Providence 1 030000004 7 Rocecester 0000101002 7 Batteries \u2014 Friend et McCauley ; Mullarkey et Phelps.Umpire, Hunt.A Toronto\u2014 Hartford 142030040\u20141416 6 Toronto 400013011\u201410 11 6 Battories\u2014 MeCann et Steelman; minis setBemis.Umpire,O0\u2019Laughin.fii Buffalo\u2014 Worcester 0000000 Buffalo 2000000101\u20144 101 Batteries \u2014 Pappalan et Doran ; Hastings et Spear.Umpire, Warner: B 5 2 210-3141 LIGUE NATIONALE A Brooklyu\u2014Première partie.R HE Boston 4 10-0 16 © Brofilyn 1 00\u20144 10 2 Batteries \u2014 Dineen et Moran ; Hughes, Kennedy et Farrell, MeGuire.Umpires, Emslie et Nash.A Philadelphie.0 Jil New-York 10000002933 6 2 Philadelph.1011010105 v 5 Batteries\u2014Taylor et Smith, Donabue et Jacklitz.\u201d Umpire, Dwyer.2020 0000 LA BOXE \u2014 MORT DE PETER JAOKSON LE FAMEUX PUGILISTE Victoria, O.À., 10 août.\u2014 Après une longue maladie de plusieurs mois, Peter Jackson le fameux pu- iliste nègre est mort il v a quelques ours d\u2019une terrible maladie, la con- sont souvent pernicieuses.combat avec le BAUME RH Ayant de sa demeure éconduit son beauefils, cier pour les Montreal, devra néces- Cclui-el, brave gars, chercha de par la terre réal en viendront aux prises au ter- | Un philanthrope atteint de recordomanie Nul doute qu\u2019il | Luidit : \u201cNous voulons faire au monde un picd-de-nez y aura beaucoup de monde.La joute | Mille dollars À vous, vi, coureur de génie, en vaudra certes la peine, car on | Le premier vous couvrez le monde et revenez ,** Lc beau-fils, à bonheur ! décroche la timhaie, Et quand, grisé de gloire, il revient au pas
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