Les Débats, 9 juin 1901, dimanche 9 juin 1901
[" a 2me ANNEE, No 80 Annonces, Réclames, Faits-Divers s'udresser directement 25, Rue Saint-Jacques, MONTREAL, P.Qel.Bell: Main 3840.REDACTION ~ Le Samedi jusqu'à minuit.l\u2019Administration des \u201cDEBATS\" \" Boite Postale 2188.Tous les jours de 10 hrs a.m.à 6 hrs p.m.Les manuscrits non insérés seront \u2018endus + on, sur demande.Les articles seront sigués et les ruteurs responsables.À nos Lecteurs \u2014 Le journal LEs DEBATS parait en deux éditions.La première est mise en vente le samedi à 8 heures du soir ; la deuxième le dimanche matin à 6 heures.L'édition du samedi soir contient les nouvelles de la æ journée : dépêches, faits divers, sport, etc.Celle du dimanche donne les dernières nouvelles de la soirée, les télegrammes de la nuit, le compte rendu J complet des sports.Le journal LEs DEBATS est vendu à Montréal dans 500 dépôts et dans toute la province de Québec.FRANC ET SANS DOL.Notie confrère Le Pionnier n déclaré dimanche dernier qu\u2019il était l'organe officiel de l\u2019Union Fran- co-Canadienne, association catholique et nationale de mutualité et que désormais In littérature de cette société oceuperait une place im portante dans ses colonnes.Cette déclaration nous fait comprendre que Le Pionnier est soutenu par une administration financière paissante et.qu\u2019il ne reculeru devant aucun sacrifice pour s'assurer de bons collaborateurs, Jo dois donc chaleureusement remercier les rédacteurs des DÉ- BAS qui ont refusé les offres brillantes de la direction du Pionnier et qui ont préféré à l'or dont on voulait les couvrir, l\u2019indépendance et la liberté qui ue leur sont pas mesurées dans noire journal.Co refus de nos amis nous fait d'autant plus pluisir qu\u2019il nous prouve que la littérature et l\u2019art ne sont.pas à vendre au Canada.Le journal Lis Dénars n\u2019a pour le soutenir que les encouragements du public et il compte sur le talent indiseutable de ses collaborateurs pour lutter contre lu coneur- rence de l\u2019argent.Grâce à leur noble désintéressement, nous espérons surmont er toutes diflicultés et maintenir courageusement notre place indépendante dans le journalisme canadien.Fd.CIIARLIER On ne meurt pas d'amour Dedié¢ a Paul L.M, I.Nou, on ne meurt pas d\u2019amour! Heureusement: il y a tant d\u2019amoureux déçus, que si Lu mort fauchait les désespérés, ce serait un vrai massacre parmi les cœurs tendres.Et cependant tous les jouveu- ceaux croient qu\u2019on ne peut survivre à un amour malheureux.Ils le croient de toute la force de leur désespérance.jusqu'an jour de la guérison.Ce jour-là, par exemple, lorsque le cœur blessé à fini de sangloter et qu\u2019il s'ouvre À une passion nouvelle, les éclopés de.!\u2019amour reconnaissent qu\u2019on ne succombe jamais par suite des rigueurs d\u2019une belle dédaigneuse ou d\u2019un Lovelace occupé ailleurs.Par contre, il en est d\u2019autres qui passent leur vie à mourir d\u2019amour, et qui croient en conscience que cette passion inassouvie, est mortelle.La preuve de cette aberration nous est fournie par le cas d\u2019une jeune fille, morte à Paris il y a quatre ans, et donb lo Lestament vient d\u2019ôtre exécuté selon ses VŒux.L'intéressante héroïne de ce drame d\u2019amour nimait un jeune officier de l\u2019armée française, de qui elle était adorée, Leur projet d\u2019n- nion n\u2019était traversé par aucun caprice de ces parents cruels et terre-à-terre, qui s'opposent si souvent au bonheur des enfants, sous prétexte que l\u2019amour est un sentimient passager et qu'il vaut mieux obéir aux dictées de la raison qu\u2019aux turbulences d\u2019an cœur palpitant.Hélas ! le proverbe est bien vrai : \u2018\u2018L\u2019homme propose ct Dieu dispose.\u2019 À la veille du jour fixé pour la cérémonie, le fiancé tomba malade, porter à l'hôpital militaire.languit quelque temps, et malgré les soins que les médecins et les désespoir sans noi.! La pauvre enfant était bien trop éprise pour recourir à l'ex pédient des coquettes qui s\u2019évanouissent À la moindre déception.Elie de-, meura donc debout, ferme, navrée, un coup de poignard au cœur, mais courageuse quand même.D'ailleurs elle savait que.sou courage n\u2019aurait pas le temps : de la ruiner.Elle entrevoyait une mort très prochaine, n\u2019imuginant pas qu\u2019elle put survivre plus que : quelques heures au trépus de celui qui emportait son amour dans « la tombe.lille tomba dans les bras de la bonne sœur qui avait aidé | à dénouer le câble de l'existence | du bien-aimé, et, au milieu d\u2019un ; déluge de larmes, elle la remerein dre effusiou.La pauvre petite sœur, ignorante des passious humaines, pleurait avec elle, sans\u2019 ment les motifs d\u2019une désolation : si expansive, | La plus infortunée victime de! cette mort prématurée était donc\u2019 de vingt ans, qui, eu perdant son fiancé, son époux de demain, perdait toutes ies joies légitimes de la vie.Et Dteu suit, si, sans tenir compte de leur fugacité, elle en; avait espéré d\u2019ardentes et de perpétuelles.Elle rentra chez elle, stoïque, déterminée au sacrifice de sa vie, qui ne lui offrait désormais qu\u2019un martyre incessant, Après s\u2019être agenouillée à son prie Dieu et s\u2019être abîmée en une oraison, résignée, elle s\u2019assit de vant son petit pupitre en bois de rose, et d\u2019une main ferme traça le testament suivant: \u201cEn reconnaissance des soins dévoués qui ont été dunnés à mon bien-nimé, je lègue toute wa fortune à l\u2019hôpital \u2018militaire, à la | condition unique qu\u2019on placeru sur ma tombe une humble croix, portant, au-dessous de mon nom, ces simples mots: \u2018 L\u2019amour l\u2019a tuée !\u201d Elle data, signa, glissa cette pièce sous une euveloppe qu\u2019elle fit déposer chez un notaire, puis, sans quo son masque marmoréen exprimât autre chose qu\u2019un dédain absolu des affaires de ce moudo, elle attendit que le dieu d'amour, après lui avoir arraché le cœur viut lui arracher la vie.Seulement celle attendit longtemps, car j'ai oublié de vous dire que ce petit drame se passait e 1801.> La mort, qui devait la délivrer de sa douleur insupportable, lui joua le tour de l\u2019oublier pendant quatre-vingt-seize ans! À la fin pourtant lu Cumarde se montra pitoyable et.elle emports la dolente nmoureuse en mars 1897, À l'âge convenable de cent-seize ans! Son testament qu\u2019elle n\u2019à jamais révoqué, vient enfin d\u2019être exécuté selon sa volonté : l'hôpital militaire n hérité de- sa fortune, et lu croix de sou tombeau porte maintenant cette touchante expression de la vérité : \u201cL\u2019amour l\u2019a tuée !\u201d C'est presque toujours ainsi qu\u2019on écrit l\u2019histoire et qu\u2019on disserte lu psychologie.Jo dédie cette petite histoire sentimentale, qui a du moins le mérite d\u2019être vraie, à un mulheu- reux garçon de ma connaissauce, actuellement livré à tous les dé sespoirs qui escortent un premier amour malheureux.Xl simait une jeune fille coquette qui n\u2019y pas reculé devant lu mauvaise action de se jouer d\u2019un cœur honnête.Pour elle co n\u2019était qu\u2019un simple badinage; mais pour lui, 16 mul.heureux, ¢'était la torture.Cette jeune fille écorvelée lui avait promis su foi, alors qu\u2019elle était déjà engagée ailleurs; et lorsque le pauvre garçon lui demanda de fixer le jour des épousnilles, elle partit d\u2019un grand éclat de rire, el lui dit qu\u2019elle ne lui avait promis sa main que pour le \u201cfun.\u201d En même temps elle lui annonça qu\u2019 elle allait épouser un monsieur d\u2019Age respectable, bien posé et fort riche, qui ferait tout ses caprices.En voild un qui aura du bon temps ! .Mais cette perspective consolante n\u2019a pas suffi Amon pauvre nmi.Il a pris la chose au tragique.Il ne boit plus, ne munge plus, ne dort plus; il ne fait plus que soupirer.O\u2019est uu soupir ambulent.J'ai beau lui dire qu\u2019il se trompe, que ce n\u2019est pas la perte d\u2019une indigne créature qui l\u2019avachit à ce point, que c\u2019est l\u2019orgueil blessé, l'amour-propre bafoué, l\u2019espé- » \u2018 1 0® JOURNAL si gravement qu\u2019on dût le trans-|rance trompée qui lui causent de perdu.Il continuera de gémir jusqu\u2019au bonnes sœurs, touchés de la dou- | jour où une autre sylphide lui im- leur de la jeune fille, prodiguèrent | posera la douce tâche de rassem- au cher malade, celui-ci mourut|bler les débris de son cœur et de en prononçant le nom de la bien- | redonner à ce viscère, convenable- aimée, lu laissant en proic à un;ment réparé, une ardeur toute nouvelle, plus intense, plus tendre et surtout plus sérieuse que la | première.Ce jour-là le détraqué d\u2019aujour- avaient été payéos plus cher qu\u2019au 11 y l\u2019humiliation, non un amour sacré (bureau! ser eo\" 'W.McKINLEY, Empereur de Porto-Rico Le anglais, italien et frauçais, vraiment un cas extraordinaire.Jean Matfurlin, matelot portugais, fixé en Angleterre, avait fait danssa jeunesse de nombroux voyages ot de ongs séjours à l\u2019étranger.Aussi indépendamment du portugais, if arlait assez couramment l\u2019italien, \u2018anglais et le français.Un jour, à la suite d\u2019un naufrage, il tomba à la mer.Sauvé par miracle, il resta longtemps évanaui et, quand il reprit voilà d\u2019hui me serrera fièrement la main, | enfin connaissance, il était devenu et, le visage épanoui, me dira \u2018* C\u2019est bien vrai, va, on ne meurt pas d\u2019amour.\u201d Henri Roullnud.ECHOS \u2014_\u2014 oe Un mammouth \u2014 L'Académie dus sciences dv Kussie eat chargée de un mammouth qui a été trouvé dans un a Mort | état de conservation parfait, en Sirapporter à Snint-Pétersbourg bérie.Des mesures ont été prises pour des LES, chairs, surtout des organes internes avec lu plus sincère et lu plus teu-, ainei que des végétaux contenus dans empêche; lu décomposition l\u2019estomac du mainmifère.Le corpé du inamamouth a éte découvert duns l'arrondissement de Hy ! Kolymsk, à la suite d\u2019un Gbouletoutefois comprendre bien nette\u2018 ment qui c\u2019est produit au bord dela Bérézovala, affluent de la Kolyma, 6 n\u2019est pas la première fois que l'on découvre en Sibérie des spécimen4 antédiluviens et principalement e bien cette igalheureuse jeune fille | Kelymsk est dans un état parfait de du mammouth, mais celui conservation.Le premier ventriloque \u2014\u2018 Tout dérnièrment au théâtre Proctor les spectateurs on applaudi un remarquable ventrilogue qui donnait 'une conversa- vraiment 1\u2019illusion tion entre plusieurs peraonnages.La ventriloquie n« date pas de très loin.Ce fut en France, à Saint-Germain- en-Laye, en 1770, qu'un épicler nommé Saint-Gille, s\u2019aperçut qu\u2019il pou- Aussitôb, les uns le déclarèrent sorcier, les autres l\u2019étudièrent scientifiquement, et quelques-uns enfin, qui cherchaient en tout Uno uccäsion de s'amuser, se servirent de lui pour leurs plaisanteries.M.de la Chapelle invita ainsi! plusieurs amis à déjeuner dans la de Saint-Germain, sous de grands arbres hantés, disait-il, par un Esprit des bois.Lu joyeuse troupe s\u2019amusa d\u2019abord de cette invention ot commença À déjeuner très grie- Tout à coup, la comtesse de B.s\u2019entendit appeler du haut d'un Elle leva la têto, ne vit rien.Une seconde après, on l\u2019appelait d\u2019un autre côté, tantôt d\u2019un arbre, tantôt Très intri- guéc, très troublée même, elle essaya de faire bonne contenance et répondit à l\u2019Esprit qui, bien stylé, lui ra- fconta plusieurs particularités inti- On juge de D'autres dames, tremblant de voir à leur tour leurs sccrets dévoilés, voulurent partir, et pour rassurer ses invités, M.de la Dhapolle dut leur montrer le couvait déplacer sa voix.forêt ment.arbre.de l\u2019intérieur de la terre.mes do son existence, l\u2019émotion générale.pable.L'histoire fit grand bruit, d'autant quo Saint-Gille ne se gêna pas pour mystifler bon nombre de personnes.Le Saint-Siège et le Canaa \u2014Sous ce titre, lo journal Le Sod leit, de Paris, dit : \u201cLe Vatican a accepté récemment en cadeau un palais à Montréal, acheté par les catholiques canadiens pour la résidence du délégué potifical.\u201d Comment se fait-il que nos quotidiens, toujours À l\u2019affût des nouvelles qui peuvent intéressor leurs lecteurs ne leur nient pas donné cette infor- Il nous semble qu\u2019elle en mation.vaut bien la peine.Pas de Semence - Pas de isson.\u2014 La Société Equitable Bénéfice Mutuel, incorporée sous e Québec.Bureau Chef, No.1741 rue Notrema e les lois do la Province Dame, Montréal, P.Q Vous offre un certificat de Dotation d\u2019une valeur de $50000 payable en huit an* $5,00 comptant et $1.00 par mois pendant 95 mois ainsi que $1.00 par année on tout $108.00.Souvonez-vous de ces chiffres vous payez $108.00 en 96 mois et vous recevez ln somme de $495.00, et un our être continué do la même manière ot vous recevez encore $495.00 et un nouveau de cotisation nouveau certificat certificat.rieure et sans égale.médical.femmes et enfants peuvent Dotationbons Agents.La reine fertun a laissé tian de Danemark, la at.le Due da Connaught, Le principal de cette somme est attribué aux petits-enfants de la reine.Billets de faveur \u2014 Voici uno anecdote qui va refroldir les nombreux amateurs de billets de faveur pour nos théatres.Lans une ville des Etats-Unis, très voisine de notre frontière, un commerçant reçut par la poste trois billets de faveur.Comme l\u2019envoi n\u2019était accompagné d\u2019aucune lettre, le commerçant s'imagina qu\u2019un ami dela famille lui avatt procuré ce plaisir, étre avec sa femme et se rendit au th ot sa fille.Ils «'amusèrent prise.O\u2019est on rontrant en comble.(6 O\u2019est le oas de dire que leurs places a La chose se répétant |: indétiniment, cotte méthode est supé- Tout le monde peut avoir de $5600.00 a $10,000.00 de cortiflcats de Dotation sans oxameu Toutes personnes hommes, osséder de un à vingt de ces certificats de En vente partout.On demande de rtune de la Reine \u2014 La 7,600,000 en argent dont le revenu doit ôtre divisé également entro la princesse Ohrisprincesse Louise, lo prince Heuri de Battenberg délicieusement, mais chorchèrent inutilement dans la salle l\u2019ami qui leur avait fait la sur- u\u2019ils eurent la surprise.des cambrioleurs avaient dévalisé leur appartement de fond muet.11 vécut ainsi misérablement pendant quatorze ans i faire de petits travaux de jardinage.$ : r, il y x quelques jours, un coup de feu Ait tire près de lui, accidon tellement.11 fut si effrayé.qu\u2019il recouvra d\u2019un soul coup l'usage do la \u2018parole et qu\u2019il se init incontinent, avec une volubilité extraordinaaire, fa parler portugais, anglais, italien et français.Bien que le phénomène puisse s\u2019expliquer, comme on le voit, il est assez curieux.Le muct polyglotte est, en co moment, entouré-de médecins qui l'examinent avec le plus grand soin, N'oubliez pas et soyez rets \u2014Que tous les certificats de otation de ln Société équitable de Bénéfice Mutuel, No.1741 rue Notre- Dame, Montréal, P.Q.doivent être achetés avant mardi le 18 juin, afin de profiter de Ja chance d\u2019un grand nombre de ces certitlcats de Dotation, C\u2019est votre avantage d\u2019être en temps pour lu maturité de vos certificats, ne l\u2019oubliez pus.Certificats de Dotation partout, demandez lea, A.FAVBEAU.'EST-CE POUR RIRE ?PAR GASTON Rue Saint-Donis, je, l\u2019autre jour, remontais austèrement vers les hauteurs avec à l\u2019instar de Napoléon Bonaparte la main dextre en poche et l\u2019autre, (1) sur celui de mes seins qui s\u2019allonge parallèlement à celui sous lequel Bat un noble cœur.(2) êt, dans cette pose qui me rapproche d\u2019autant du grand homme que déjà, de six poucos au moins je le dé- passe\u2014jo songeuls.en vente Que faire sur ia rue À moins due l'on ne songe 7 Cet animal est triste, ete.Subilo, je me sens Appeler! Pstt ! Regards, circoncireulaires.Rien.Mais j'ai sucé, avec les racines grecques et latines, cle trop indéracinables notions de savoir-faire,de décorum et de gentillesse pour demeurergrossier vis-à-vis qui qne ce puisse âtre, fusse celui-ci tellement invisible qu\u2019on ne sache à quoi s\u2019en tenir.Aussi, à ce PSTT né de l\u2019inconnu, ré- pondis-je historiquement : \u2014Qui vive ?\u2014C'est moi.-\u2014Je n\u2019en doute point, ripostai-je avec l\u2019impertibalité que seuls mes intimes me conualssent, Mais oncore ?\u2014Eh bien morbleu ! c\u2019est Chénier.\u2014Ah ! ah ! ah.Ah di dou ?(3) C\u2019était en effet la statue Ohénier qui m'interpelluit.La chose, au reste, n\u2019est que très relativement phénomênale : car, depuis l'époque déjà vénérablement mo- miflée, oll, chaque matin, le colosse de Rhodes, engueulait le soleil sous le fallacieux prétexte que ça 80 pas- sûit en famille, on le connaît, le coup des statues ! Et puis, n\u2019avais-je pas personnellement dans mes analectes (4) Voriginal d\u2019une missivé que In statue Nelson m\u2019adressait pour que j'usasse de mon influence auprès de l\u2019ami Wilfrid Laurier alin de rétablir les choses en leur assiette jusqu\u2019au point do le faire (pas Laurior, mais Nelson) revi- ror vers le fleuve parce qu\u2019un marin doit regarder la mer de face et non de dos ?(6) Or donc, que me veux-tu, Chénier, lui dis-je en usant do lu familiarité qu\u2019on se doit entrecompatriotes malheureux.D'où vient que tu t'arrêtes dunsLon aire d\u2019aller pour m'\u2019interlocuter ?d'où tombe surtout cette pénombre de splesn dont s\u2019enternit ton front ?Souffres-tu ?Regrettes-tu ?Vou.: J'allais continuer : j'allais secourer le spectre radieux de nos gloires antiques : St-lustache, lo 14 décembre 1887 et toute la bastringue.~ Mais, il m\u2019intorrompit de la fagon suivante : \u2014 Non ! rien de tout ça: seulement je voudrais bien te voir écrire à Philippe Hébert pour lui d\u2019mardor do m\u2019donner une p'tite chance \u2014 car 'guis ici depuis queuques années dé- ja et y a toujours un sacré houtt (6) : j'suis rien qu\u2019aur une patte et quand y a du verglas, c\u2019est le dinble de pas timber, Et puis, si z'lui reste un peu de bronze, est-ce qu\u2019il pourait pas me faire une tuque ?Et puis.J'intorrompis notre héros par ces mots que ie vonsigne d\u2019autant mieux qu'ils pourront concourir à grossir l'histoire : Chénier, tu te conduis comme un vulgaire vivant et je suis convaineu que si mon ami Hébert to mettait un capot de chat sauvage, tn trouverais encore le moyen de brailler\u2014f.mol la paix: ia seule chose que je puisse faire pour toi, c\u2019est de faire s'ouvrir une souscription destinée à t'acheter un autre fusil, car celui que tu as là doit être sacrément rouillé.@ Seulement, faudra me promettre de ne pas tirer sur les Auglois parce que ça terait du tort aux idées conciliatrices de notre respectif ami Laurier.GASTON.(1) \".a gauche conscquemment.(2) Ceux qui sont assoiffés de phrases bâtement tourndes n'ont plus qu'À s'abreuver.(3) Véritable orthographe esperanto des quatre mots saxons : How do you do ?(4) Scraps book (au pluriel, car je n'en ai qu'un).sante correspondance, de précieux documents dans l'un ou l'autre des numéros du Monde Illustré qui se sont écoulés depuis six mois\u2014 plus ou moins.Texte.(5) On trouvera sur cette très-intéres-' INDÉPENDANT \u201cPar un vole de 5 contre 4, la Cour Suprême \u201c a déclaré le président MeKinley, empereur de D\u2019après les dépêches des journaux, * Portu-Rico.\u2018* l'empereur a, d\u2019un cœur content et reconnais- \u2018 sant, accepté le titre que lui a confié le plus haut \u2018 tribunal judiciaire du pays.\u201d Le Numéro: - - CANADA ET ETATS-UNIS.ETRANGER «.0osccersonnanon 0000 9 JUIN 1901 2 Sous ABONNEMENTS MONTREAL, (à domicile, par poste ou par messager .\u2026.$1.50 par an to 1.50 Atelier: No 38, RUE SAINT-LAURENT Tel.Boll : Main 2258.Parait le Samedi à 8 hrs p.m.W.hs.BRYAN le Dimanche à 6 hrs a.m.DESSIN DE BASIBI BILL McKINLEY : Ce chapeau est vraiment trop grand pour moi ! Le Long de la Route De la Montagne à Cartierville N\u2019en déplaise à toutes les petites filles entichées de noblesse qui ne révent que prince, titre, blason, laquais galonnés, ete., ces splendeurs dorées me laissent indifférente! Ce grand èlre guindé, perché au-dessus moi, à qui je ne pourrais parler sans déchoir de mar dignité, glacerait mes enthou- sinsmes.Le superbe animal, richement harnaché dont la robe luisante a dex reflets de satin quand le soleil plombe son dos, frissonne douloureusement sous le fouct qui cingle ses flancs, son élégant sabot trébuche parfois sur une pierre, tandis qu\u2019un jet d\u2019écume blanchit le mors argenté\u2026 Vive le tramway, ce dragon de l'apocalypse qui traverse nos campagnes, agile comme une gazeile, sans se cabrer, sans que la fumée de ses naseaux ne vous gâte la saine odeur des champs et des bois.Vous allez, vous ullez comme dans un rêve, si vite que seul l\u2019aspeet brillant des choses vous apparaît, l\u2019œil n\u2019a pas le temps d\u2019y voir la mouche noire!\u2026 Et vous avez avec vous toute une compagnie dont le bagout, vous intéresse, quand il ne fuit pas rire wux larmes.Mardi, en me rendant à Cartierville, je fus particulièrement favorisée.J\u2019avais en face de moi des jeunes mariées, en voyage de noce, qui sait 1.1a bonne idée de donner ce cadre fleuri à leur amour ! Lui: chapeau haute forme, habit noir, fleur à lu boutonnière, cheveux coupés trop ras, oreilles décollées, souliers de cuir vernis une grosse bague avec un faux rubis à l\u2019annulaire, qu\u2019il sait faire valoir avec grâce, feignant de se curer les dents.Elle: un chapeau avec deux ou trois panaches de plumes blanches; robe de soie, rose Cyrano, garnie de duvet, lu taille fine à casser, des gants de malheur qui sont crevés en deux ou trois endroits.Des mines genées, des yeux on coulisse.c\u2019est le signalement; pas moyen de se tromper! A coté une brave fermière qui revient du marché, avec tout un attirail de paniers vides, de cages déseortes, d\u2019essuie-mains maculées, son por- te-fouille gonilé enfoncé dans son corset, lui fait une grosse\u2019 bosse.De temps & autre elle s\u2019inquiète s'il est toujours là.En arrière, toute une volée de jeunes anglaises, qui caquettent, rient sans cause, comme une bande de moineaux tapageurs ; des touristes yankees, leur lunette braquée sur le nez, admirent flegmatiquement ces sites enchanteurs.Des enfants qui ne tarissent pas en questions d\u2019uue adorable naïveté, aussi ignorants ces petits citadins que les enfants d\u2019Eponine ct Salbinus au sortir du souterrain où ils reçurent lu vie sans avoir vu le jour, Tout les émerveille : un papillon aux ailes diaprées d\u2019or, uu lézard qui fuit sous une roche, Ils disent en montrant une vache qu\u2019une grosse fille rougeaude est en train de traire : \u2014 Mais qu\u2019est-ce qu\u2019elle fait donc t \u2014C'est du lait ça $ \u2014Du lait do canistre comme chez nous ?Faites donc connaître et aimer la campagne à ces petits, cette bonne terre qui nous donne du Textuelpain, qui fait lu richesse d\u2019an pays fidèles.grats, parce qu\u2019ils ne sion de laboureur, qui les placer au haut de l\u2019échelle sociale, au-dessus des rois, des quand ses onfants lui restent | grands bras sont couverts d\u2019étoi- Ils la désortent les in- les blanches.Alors des nuées dloi- > savoent|seaux partent comme des tlôches pus l\u2019élevation do cetto profes-|dans l\u2019espace bleu, \u2018qu\u2019enferment devrait! des grands arbres: hôtres, érables, plaines, bouleaux argentés, ete.| Des bandes de canards et de pou- grands de toutes sortes! parce, les se sauvent en battant des ailes qu\u2019on leur a dit qu\u2019un homme au passage du tramway, tandis lettré devait aspirer à lu Loge, au \u2018que les enfants et les femmes ac- béret ou à l\u2019hermine, come si lu courent sur le seuil des portes à l\u2019arrivée du train.poésie, la littérature n\u2019étaient pus les sœurs cadettes de la nature.Ah ! ces avoués, ces bureuuerates, ces puuvres ronds-de-curr, ces dé- i fillettes envahissent 1 terre de leurs pères, pour couriripour M.Jacksonaprès le fantôme de la gloire et Jackson ! des hommes ! Comme ils mange- | raient volontiers les miottes de la table du céleste banquet, eux qui B\u2019osbtinent à abtendte lu clientèle, tandis que leurs tripes crient fu- mine, Heureuse insouciance du laboureur, comme on t'envie! Ainsi que l\u2019oiseau tu attends du ciel ln pâture des petits, certain qu\u2019elle viendra! Oh! s'ils n\u2019avaient pas honte, ces prodigues, qui se sont peut-être vautrés dans la funge, pour ronger un os qu\u2019on leur jetait, humiliés ct repentants, ils retourneraient dans leur village en s\u2019écriant: Mère, je me suis trompée, j'ai ainsi caressé une marâtre, son haleine pestilentielle m'a donné la morb, ouvre-moi tes bras que je vieune y mourir ! La campagne !.La campagne mais regardez-la done qui fuit avec son immense lapis d\u2019émé- raude se déroulant à perte de vue.Ici lu montagne se fuit débonnaire, elle se penche comme une bonne graud\u2019mère pour embrasser ses petits enfants.La déclinaison est insensible et sur cetto pente douco, les boutons d\u2019or, les marguerites, les bluets ont jeté leur émail.C'est là des vergers fleuris, des pommiers épanouis ronds comme des bouquets blancs! Des folioles roses tourbillonnent dans l\u2019air volatilisé.Ici les arbres se rejoignent comme un are de triomphe.plus loin lo taillis s\u2019épaissit et devient ombreux il semble qu\u2019on pénêtre dans un tunnel.En sortant une lumière crue vous aveugle ; elle tombo sur des bosquets de lilas, de boule-de-neiges, sur des maisonnettes blondes.Un fossé fleuri serpente à notre suite avec des ondulations de reptile, tantôt vert, tantôt bleu.Mais qu'est-ce t.\u2026on dirait une volée de cornoilles.Ca monte, ça descond.dans un mouvement régulier.Jéclate de rire.En approchunt, je vois bien maintonant.ce sont de jeunes prêtres qui jouent à la balle !.Le son grêle d\u2019une cloche, de sa voix affaiblie tinte lentement et jette dans l\u2019air unie prière.Suint-Laarent ! | Un gracieux village, perdu dans une mer de verdure, de somptu- ouses villas, d\u2019élégants cottages de toutes nuances, que domine, une antique église, aux massives tourelles de picrre, altidre et dédaigneuse comme une châtelaine d'antan.D\u2019imwmenses champs la: bourées, ou le petit grain hésitant commonce à percer, des jardinets avec des carrés do légumes pleins do promesses, enfin partout la terre heureuse, épanouie dans un im- menso sourire.La sève coule abondamment daus ses veines et le flot se trouve si puissant, qu'il ruissolle dans les fentes des clotures de roche en luxuriantes ilo- raisons.Parfois, lu grande perche du tramway accroche une branche d\u2019subépine, dont les Cuartierville ! Un essaim de gargonnets et de © wagon en Hourrah A moi M.Le monsieur interpellé, un amé- ,ricain sans doute, vêtu d\u2019un com - plet gris, une tête de pékin ordinaire, se lève et faib pleuvoir dans les chapeaux, les tabliers qu\u2019on tend vers lui, uno nverse do piécettes blanches.\u2014 Qu'est-ce ce personnage, fis-je eu le désignant au conducteur ?\u2014C\u2019est un millionnaire de New- York en pension au Windsor.C\u2019est su manière à lui de déponser son argent, reprit-il aves un air dédaigneux, c\u2019est peut-être quelque fou I.Le soleil disparaissait dans les nuages orangés et sa lumière don- cement opulisée auréoluit le front du richissime philanthrope.Sublime manne, pensai-je, que celle de semer ninsi la joie sur son pas- suge.comme le bon Dien, des violettes et des glnïeuls le long des haies ! MUSETTE.LE TOUR DU MONDE Les journalistes qui sont en route pour faire le tour de notre planète, pourront nous renscigner exactement sur le prix des bateaux, chemins de fer et autres moyens de locomotion usités par les touristes.: M.Turot, notre confrère du Matin de Paris a déjà établi comme suit le tarif des frais du voyage.De Paris À Mew-York.$ 80 New-York & San Francisco.83 Pullman Car.3v San Francisco A Nagasaki.218 Nagasaki a Viadivostock.24 Viadivostock & Khabarowsk.,.9 Khabarowsk 4 Stricbtensk., 28 Striebtensk à Saint-Pétersbourg.G1 Saint-Pétersbourg A Paris.53 Wagons-Lits .35-50 Total .Cerin.$ 621.50 Dans ce total, sont compris les frais de nourriture pendant une trentaine de jours, De telle sorte qu'en ajoutant S$6oo au chiffre, ci-dessus pour la nourriture des trente autres jours du trajet, les cigares ctles petites distractions que l\u2019on peut s'offrir en cours de route, on arrive À la somme de $1200, .; St 200 pour faire le tour du monde, vingt piastres par jour ! c'est vraiment pour rien, \u2014_\u2014\u2014\u2014 Les Bienfaiteurs du peuple La Société uitable do Rénéfice Mutuel, No.1741 rue Notre-Dame, Montréal, P.Q.est une S0i6té de Blenfaisance purement et simplement.Le but de la dite société est : secours à la maladie et fonds d\u2019en- torrement et certificats de Dotation qui viennont eu force, valour maki- mum en huit ans, et parce moyen de donner A toutes los classes du peuple, l\u2019aisance et le bien-être.En vento partout, domandez les.\u2014\u2014- A ln Bourse, \u2014Pensez-vous quo T'.fasse honneur à sus affaires ?\u2014Oul, mais je crains que se5 alfai- res ne lui fassent pas honneur.et (le ait.dN = de nm te hai 4 sar in voie d\u2019un journal LES DEBATS, 9 JUIN 1901 2 : mmm mT | | saisissez une longue épin- On nous montre des microbes i a regorge de poissons, venuient les vendre POUR AU TRANSVAAL toria, vient es de.aus vomnpatriotes | êpe, à défaut d\u2019épingle spéciale, partout.Il\u2019y cn à sur les lèvres Les intérêts de la France à à St-Pierre À toutes les saisons de pêche : Plantes décorations de \u2014 Notes inédites sur la guerre york.Voici toxtuellement ce que Maxwell écrit : Prôtoria, 16 avril 1901, Mme \u2018let.Pour l\u2019étaler « Bureau du Gouvernoment militaire.de New-: et piquer l\u2019animal dans le corse- il suffira de {façonner un étaloir : deux petites | planchettes de bois écartées l\u2019une de l\u2019autre suffisamment pour pouvoir passer le corps du papillon, dans le Sud-Africain La destruction des fermes Le Livre Blane du gouvernement anglais sur l'incendie des fermes ct des maisons va jusqu'en janvior dernier.Mais on a la certitude que l\u2019œuvre de destruction à continué en février 6t même en mars, Le Micland News , de Port-Elizabeth, arrive par ln dernière malle, publie ue lettre d\u2019un soldat de la colonne du général Hamilton, qui a opéré à Vest dc SEtai Libre jusqu'au nord de cette république.Je soldat écrit: ** Nous av ons pénétré dans L\u2019Etnt Libre et nous nous sommes bien divertis.Nous avons brûlé les fermes et les maisons sur notre route, détruits les approvisionnements de grains ct tué es poules, les oics et les canards.\u201d Extrait de lettres des soldats On lit dans le Morning Leader du 21 mai dernier, un article de la teneur suivante : ; \u201cQu bien lcs données du livre Blane du gouvernement sur incendie des fermes sont fausses, ou bien plusieurs personnes qui se trouvaient, en nai Iwo, AUX premières lignes, vont donné dans leurs lettres un libre cours À leur imagination.\u201d ] Suivent ensuite quelques extraits de lettres venues du front, qui ontété publiées parle Manchester Guardian: D'une lettre du colonel Mahon, datée de Dry Hats Siding,» mai : \u2018Cette nprès-midi, sur un espace d'environ 10 milles, nous n'avons pas brûlé moins de 16 fermes de Buers.\u201d\u201d D'une lettre de H W.Nivinson, datée de Krounstad, 7s mai lvuo: \u2018La Colonie de la Rivière-Orange est maintenant d'un bout à l'autre dévas- iée et en proie à lu misère.\u201d Pie.Stanton, du contingent de la \u201c An rédacteur en chef du Herald.« Voulez-vons encore uvoir 'obligeance de publier cetto lettre dans votre journal, afin que ma requête parvienne par vos colonnes À mes compatriotes.aux enfants des Boers internés dans coup d'entre cax sont privés de tout qui commence maintenant a venir.Au nors de ces petits enfants qui! vivent dans des tentes ouvertes, sans.tusen de chauffage et n\u2019ont que les plus inisérables vêtements, je demande du secours.[ya dans le Trans- | vaul seuwement plus de 22,000 per-, sonnes réfugiées dans ces camps, qui | sunt toutes confiées à la garde de mon | mari (le général-major Maxwell.Quoique j'aie fait ici pour elles tout | ce que je pouvais, l\u2019entreprise est trop considérable pour qu\u2019on puisse la mener à bien sans le secours du dehors, .L'Angleterre est tellement épuisée ; par l\u2019argent qu\u2019elle à donné pour ses ; propres soldats et pour leurs femmes et leurs enfants, que je m'adresse à mes compatriotes d'Amérique, parmi, lesquels il y à, à ce quo je sais, boau- coup ae sympathies pour les Boers, pour leur demander des secours pour ces femmes et ces enfants qui n'ont! point de foyer.; Mème si la paix venait à être faite plus rapidement que nous ne l\u2019espérons, cela n\u2019apporterait que pen ou point de changement dans la situation de beaucoup de ces femmes dont | tes maris ont été tués, dont les mui-; sons ont été dévastces par les cruels coups de la guerre, et tout l\u2019argont qu\u2019elles pourront avoir sera employé À leur procurer quelque moyen de subsistance.\u2018Je scrai très reconnaissante à tous les journaux américains qui voudront Nouvelle Galles du Sud, écrit en mai 1800, au Sydney Herald : \u2018Nous avons fait halte à 80U yards de Ja ferme.Nous avons fait contre la maison une; décharge générale.Apréèsen avoir, enlevé tout ce qui était À notre convenance, nous l\u2019avons fait sauter\u201d , Le soldat G.Benton, du 12e Lun-, viers, écrit.le 19 janvier 1500, du\u2019 camp d'Enstin à son père, à Whaplode, Spalding : ** Nous avons brûlé et fuit sauter quelques belles maisons abandonnées parles gens de lEtat- Libre ; quelques magnifiques pianos y ont passé avec tout le mobilier.\u201d Le correspondant particulier du Manchester Guardian Gcerit, en mai, à propos d\u2019une course à cheval de Bloeintontein à Kimberley : \u201cLa route n'est qu'une suite de dévastations ; on dirait que les fermes ont été détruites par des sauvages ! M, W.E.Smith écrit.le 31 mai 1900, gouverneur doit | au Morning Leuder: \u2018Un coup tiré mème ln paix n\u2019apporters aucune tion.au petit bonheur.Eu cing minutes la maison était en flammes.Cependant, les femmes se précipitnient à l'intérieur, ete.\u201d Le 29 avril, M.Smith écrit : général French et le général Pole- Carew.brûlant tout sur leur cho- min.Le général Rundle brûla tout sur st roule jusqu'à Dewotsdorp.- Dans une ferme, il n\u2019était resté que des femmes.Lorsquo les flammes jailirent de la maison condamnée à in destruction., ete.Lorsque 108 bandes incendiaires s\u2019éloignèrent des habitations dévastées, elles furent suivies par des groupes de feinmes et d\u2019enfante en larmes.\u201d i Le Times, décrivant la première \u201cLe que la lettre do lady Maxwe bien insérer cotte lettre, alin que mon appel parvienne à tous ceux qui ont: pitié des petits entants qui souffrent.\u201c Les vêtements chauds envoyés au gouverneur militaire, Prétoria, Afrique du Sud, seront reçus avec reconnaissance et partagés entre eux.\u201c LOUISE S.MAXWELL, | Femme du Gouverneur militaire, Prétoria, Transvaal.\u201d Que disent lA-dessts les autorités ; anglaises?Est-il encore possible de considérer cette accusation comme.fausse ?C'est au nom des petits enfants qui vivent dans des tentes ouvertes, sans | moyen de chauffage, et n\u2019ayant.que ; les plus misérables vêtements, que lady Maxwell invoque l\u2019assistance des Américains.lt clle, la femme du reconnaître amélioration au sort de beaucoup de, femmes, parce que leurs maris ont! été tués et leurs maisons détruites.; © Jo forme un fonds pour procurer | Te ; né des Vêtements chauds aux femmes et | de petits bouts de bois, et le ailes les cam ps de PAfrique du Sud, Beau- > peuvent se ir ir id: et wa peuvent so parantiv du oid 40 Fn place lorsque l\u2019on sera tantôt serviront À cet effet.Dans l\u2019espace libre l\u2019on placera une petite rondelle de liège et l\u2019on piquera là cette place le papillon.Les [ planchettes sont élevées d\u2019environ deux centimètres, au moyen repuseront, par ce moyen sur les planchettes, Deux bandelettes de papier serviront à retenir les arrivé À Coarter convenablement avec une aiguille.Le papier est maintenu pur deux épingles placées à chaque extrémité de la bande.Lnisser le papillon dans cette position durant 5 jours, puis il sera suflisamment sce pour être piqué à la place qu\u2019on lui attribue et restera parfaitement étalé.J.B.EIRAMYEL.-\u2014\u2014\u2014\u2014 + Intéressant pour toutes les Nationalités Le plaisir de faireletour de In Mons tuggnie on d'aller à Cartierville.Cent le voyage le melllcer marché du Canada, La vie impossible Oh! assez! C\u2019est assommant à la fin! Qu\u2019on nous laisse done tranquille avec les microbes, et qu\u2019on ne fasse pas mourir de peur les sensitifs sous prétexte qu\u2019ils pourraient dovenir un jour la proie de ces atômes malfaisants.Il n\u2019y à pas comme les Américains pour trouver au décès des gens des explications abracadabrantes.'Tantét c\u2019est une cause, Jest une autre, mais ce de la joune mère ; il y en à sur les joues du chérubin qu\u2019elle alluite ; il y en a dans la moustache du jeune mari; il y en a dans les cheveux do lu fiancée; il yena dans les mains de l\u2019ami; il yen a dang les breuvages, dans les aliments, dans les vêtements, dans les tentures, dans les lapis, dans le bois, dans lu pierre, dius le fer.Il y en a dans Peau, il y en a dans Pair et il y en a dans la terre.Il y en a partout! Nous vivons dans un bain de microbes et nous serons des microbes.Rien ne nous est plus permis, ni les effusions, ni les épanchements, même les plus irrésistibles et les plus légitimes, \u2014 Mais si, mais si, nous disent les hygiénistes de pacotille ; seulement il faut user de précaution ct employer des antiseptiques.Ainsi, vous rentrez chez vous et que votre femme vous tend le front à votre baiser, et que les enfants se peudent «près vos basques pour recevoir le \u201c bec\u201d?accoutumé, re- pouseez Cnergiquement tous ces porte-poison.de se luver lc visage avec un linge trempé dans une solution de sublimé corrosif, d\u2019acide phénique ou d\u2019acide borique.Jaites-en autant, et allez y de bon cœur eu- suite.Telles sont les prescriptions de \u2018nos savants, Et ils sont sérieux,les misérables.1ls ne voient pas qu'ils banissent toute poésie de notre existence, déjà si prosnaïque.Je me suis demandé plus d\u2019une fois quel peut être l\u2019état d\u2019îime d\u2019un bactériologue timoré ?N\u2019est- ce pas une chose terrible de voir des microbes partout, de ne pouvoir rien manger ni boire sans Jongler dans son imagination avec un tas de Dbaciles qui atfectent la forme d\u2019une ponctuation fantastique depuis la virgule jusqu\u2019au n\u2019est jamais la cause naturelle, réelle, véritable.Vraiment c\u2019est trop enfantin- j'allais écrire trop | bête.' La dermière trouvaille des yankees est tont à fait concluunte.| Jugez-en : Un commis de banque vient de, mourir des suites d\u2019une blessure ! qu'il avait reçu à la jambe en faisant une chute de bicyclette.Le: Le plus petit pansement! aurait suns doute guéri lu déchi- , rure en deux ou trois jours ; mnis point final ; de reculer devant la joue dodue et rose d\u2019un bébé ou le front pur d\u2019une jeune fille ?Ou nous à rendu suspecte la poignée de main d\u2019un ami, et on nous conseille le gant, le gant spécial, préparé, le gant antiseptique! Prenez garde aux billets de banque! Ce précieux papier est un [réceptacle à microbes ; il abrite des milliers de germes nocifs.que quidam n'y prêta aucune atten-|Supprimez chez vous les rideaux, les tapis, les tentures, tout ce qui orne une maison ct y ménage des charmants cifets de clair-obseur.Le Maily News dit déjà nettement l'homme ue jugez pas son cas di- Pas de tableaux, pas de bibelots, honte pour \"Angleterre.N\u2019est-elle pas aussi unc honte pour l\u2019Burope si che ne proteste pas contre de pare :ils procédés?Le monde civilisé doit-il voir et souffrir sans rien dire, que des fem.| mes et des petits enfants pôrissent de ; froid ot de misère } MAX.(A suivre) \u2014 N'ATTENDEZ lAS- sitôt que Penmal prit.des proportions alarmantes, et lu gangrène faisant son œu- vre, le bonhomme passa dans un monde meilleur.C\u2019est simple pourtant.La gangrène est chose redoutable, et les sujets les plus sains, les plus immunisés peuvent en être victimes, Eh bien, sait-on à quoi les médecins de New-York ont attribué la 1 1 + expédition de pillage dans l\u2019Etat Li- | fant est embarrassé de la gorge, don- mort de l\u2019individu en question ?: bre, dit : \u201c L'importance de l\u2019expédition consiste entièrement dans le fait que nous avons cikusé du dommage à l\u2019ennemi, en brûlant des maisons et! en pillant une grande étendue de pays (80 milles carrés), Tous ces cas sont-ils mentionnés dans la statistique ?Si l\u2019espace ne manquait pas, je pourrais encore citer au moins quatre-vingts autres ex- eimples d'invendies de maisons, Les prisonniers de guerre à Ceylon On lit, dans Politiken, une corres- pondauce de Ceylon d\u2019un certain M.M.J.Madsen, qui est parvenu à se procurer une permission pour visiter lo vamp des prisonniers de guerre.Il dit que la situation des prisonniers est.supportable, mais que les jours précédents (la lettre esu datée du 24 avril), tous avaient été, comme punition, mis à la demi-ration, et avaient eu défense d'avoir de In lumière le soir.Les Anglais avaient imaginé colu, parce quo les Boers et les étrangers ne voulaient pas se trahir mutuellement.Les Anglais voulaient arriver à savoir quels étaient ceux qui, par suite de la guerre, avaient acquis le droit de bourgeoisie au Transvaal (suivant la décision du président Kruger, que tous les combattants acqué- railent immédiatement lo plein droit de bourgeoisie), el quels étaient ceax qui avaient déjà auparavant.Car, comme où l\u2019a vu à Londres devant la commission, Je droit de bourgeoisic des premiers n'est pas reconnu par les Anglais, et les sujets anglais qui auraient acquis ce droit de la sorte seraiont traités comme des rebelles, Mais persoune ne veut trahir ceux qui sont dans ce cas, ct c\u2019est pourquoi le camp tout entier a été puni, comme nous l\u2019avons dit plus haut.Un dos Scandinaves, un certain Michelsen, & en outre communiqué à M, Madsen, qu\u2019après sa tentative de s\u20196- vader de la Bavaria, il avait été non- seulement mis au pain et à l\u2019eau pondant quatre jours, mais qu\u2019il avait été complètement mis à nu et amené nez-jui du BAUME RHUMAL.Vous; éviterez ainsi cette terrible maladie, ! +\u2014~ Causerie Scientifique.L'assemblée annuelle de la Société Histoire naturelle de Montréal n eu lieu le 3 juin dernier.Le professeur de zoologie W.E, MacBride de l\u2019Université McGill a été élu président et MA.E.Norris, de lu Société entomologique d\u2019Ontario, couserva- teur.Divers vœux ont été émis durant cette assemblée.Celui qui est certainenent le plus intéressant émane du comité du Musée qui se plaint du manque de place et désire que le local mis à su disposition pour l\u2019avenir soit agrandi.Le comité régissant le musée ia Été ainsi composé pour la présente aunée : Président, M.À.E.Norris, membres : le Rév.Drtobert Campbell, G.A.Dunlop, prof, W.B.MacBride et J.B.A.L.Leymarie, A.B.Dumouchel, O.E.Leroy, et H.E.Vernor, D'après les renseignements fournis lors dc cette séance annuelle plus de 10,000 personnes auraient visité le musée durant l\u2019année écoulée.+ # Les appareils téléphoniques automatiques dont nous avons parlé dans un de nos derniers articles ont vécu.L'administration française à supprimé ces appareils qui n\u2019avaient cessé, depuis lour instiul- dans cet état devant le commandant, les fers aux picds ct aux mains.Les prisonniers désirent naturellement promptement leur liberté, mais ils ne se font point d'illusions à cet égard, car ils sont fermoment convalncus que 250,000 Anglais ne peuv venir à bout de 15,000 Boers, e gaerre peut encore durer des années, 3 Une nouvelle a sensation L'Indépendance Belge contient des nouvelles du Ca ; 3 conilits auraient été en rande partie pour me demander le moyen\u2019 de .amenés par vorguel © classe es or + ; ofDciers anglais nobles, qui auraient conserver, sans les ubimer, les i traité d\u2019une manière méprisante les énormes papillons qui voleut ofliciers des troupes coloniales.autour des lampes électriques { Les querelles auraient môme pris [durant les chaudes veillées d'été.un caractère tellement sérieux que même les matamores les plus onragés commenceraient à désirer la fin deja guerre.; | - RE 4 _ rv ; datées du 19 mal, disant qu\u2019en différents lieux des combats sanglants ont eu lieu outre les troupes régulières et les troupes coloniales de l\u2019armée anglaise.Femmes et enfants boers La courageuse Mme Maxwell, la femme du gouverneur militaire à Pr La never rade SE + dit M, Mndsen, recouvrer ent pas t que la Oes 6- ah oe may om ean lation,decréer des ennuis nombreux.L'un des plus importants est celui créé par le non fonctionnement du déclanchemeut que devait produire les pièces de mon- uaie lors de leur introduction dans la fente réservée.Les clients avaient donc fait parvenir le montant nécessaire à la commucti- cation dans l\u2019appareil, mais celui- ci restait sourd à leurs appels répétés.#5 Un de nos lecteurs, 1m\u2019écrit Dès que le papillon est pris, en évitrat de passer les doigts sur les ailes dont les couleurs disparai- traient vite par le frottement, presser ussez fortement le corps de Aux microbes, tout bonnement ! Cela parce que dans l\u2019exercice de, ses fonctions, le défunt avait dû nécessairement être en contact trop fréquent avec des billets de banque ! Nul n'aurait songé à incriminer ces malheureux billets si, il y a unc couple d\u2019années, un sous-Pus- teur queleconque ne s\u2019était avisé de découvrir sur lu monnaie de papier des populations d\u2019animalcules invisibles ; et surtout si les savants docteurs new-yorkais n°a- tient eu connaissance de la profession du mort.N°\u2019étuit-il pas aussi rationnel d\u2019attribuer l\u2019envahissement de Ia gangrène à une de ces maladies cachées, si connues et si propices aux accidents mortels dans des cas semblables, ou même à ne l\u2019attribuer à rien du tout ?Mais non.Co serait trop simple.11 vaut mieux terroriser lu moitié d\u2019une population et ahurir l\u2019autre moitié par des conclusions que l\u2019on croit savantes parce qu\u2019elles sont inattendues.C\u2019est certainement dans l\u2019un des Etats de l\u2019Union qu\u2019un médecin affilié à ln ligue contre l\u2019usage du tabac a rendu la sentence suivante, au sujet du décès d\u2019un de ses clients :\u2014\u2018\u201c\u2018 Mort causée par la cigarette.\u2019 En effet, le pauvre diable s\u2019étant arrôté sur le trottoir pour allumer sa cigarette, une cheminée lui tomba sur la tête et le réduisit en bouillie, T1 est donc évident quo si la victime do cet accident n\u2019avait pas eu la passion de fumer, elle aurait continué sa route et la cheminée serait tombée à huit à dix pas derrière elle.Seulement elle aurait peut-être écrabouillé un bébé non encore adonné au culte de la pipe, lequel bébé, à son tour, nurait été infaillement victimedes microbes qui désagrègent lu maçonnerie.C\u2019est absurde, mais c\u2019est comme ça.La science est une belle chose aux moins des savants, mais j\u2019exclus de cette noble légion des bac- tériologues populaires qui semblent se faire un malin plaisir d\u2019empoisonner notre existence.Tous les jours ils découvrent de nouveaux microbes assassins.Jadis nous vivions sans inquiétude et nous mourions sans savoir pourquoi.C\u2019était toujours ça.Aujourd\u2019hui nous ne pouvons rien toucher, rien déguster sans qu\u2019on nous crie : \u2018\u2018 Malheureux qu\u2019as-tu fait 1\u201d?la bête de façon à l\u2019étouffer, puis dds que l\u2019immobilité est Te Eh, zut ! tas de raseurs ! laissez- West une gue d'attention.Il eut tort, car le pas de sièges capitonnés; tout cela amasse la poussière, et la poussière, c\u2019est le microbe.Ne voyagez pas: des Dbuctériologistes patients et acharnés ont trouvé, dans un centième de pouce cube de poussière recucillie sur le velours des sièges des wagons ou des tramways, 857,512 microbes, dont 616,- 423 capables de nous inoculer la mort, et le reste vous menacent des pires maux.Si vous voulez vivre longtemps et au gré de ces messieurs, habitez, dans un édifice construit près des nuages, une vaste cellule aux parois peintes en goudron, dormez sur une large plaque de verre isolée, buvez de vos amis, vos débiteurs et vos cré anciers.Dans ces conditions, peut-être échapperez-vous aux atteintes des microbes avides de votre sang.Et iis appellent cela vivre, les monstres ! Allons, assez ! hommes fatals, \u201cBfidrez nous plus 1\u201d JEAN BADREUX.\u2014\u2014 Le plus grand parc de l\u2019île C\u2019est celui de Cartierville qui est poure vu de tentes et de tables etc.On y long de In Rivitres Il est ouvert gratut- tement au public.\u2014\u2014\u2014\u2014 Nourrice Royale La nourrice de la princesse royale d\u2019italie est une campagnarde de vingt-deux ans, d'un très beau type latin, et ressemblant beaucoup, dit-on, À la reine Hélène.Elle s'appelie Madeleine Cintiet est mariée depuis quatre ans À un travailleur des champs.Sa famille est très pauvre : son père est un tailleur de pierres.La Madeleine à deux frères et deux sœurs ; il y à trois ans, elle eut son premier enfant, la fillette est déclarée charmante, et le 18 avril dernier elle mit au monde un beau gros garçon.Or, le rer mars, le docteur Capanna, médecin communal de San-Vito reçut d'un confrère de Rome, le docteur Quirico, une lettre lui demandant s\u2019il pouvait procurer une nourrice de vingt à vingt-cing ans pour une famille aisée et aristocratique qui ne regarderait ni aux gages ni aux cadeaux ; la nourrice devait être saine, robuste et née de parents tout À fait honorables.Le docteur Capanna, qui ignorait d'\u2019ail- leur que son correspondant romain fût le médecin de In maison royale, recommanda Madeleine Cinti, que le docteur Quirico vint voir À San-Vito.Depuis le 30 avril elle est à Rome avec son bébé chez lui.On l'a intallée au Palais-Royal quelques jours avant la naissance de la princesse Yolande Marguerite.Elle a pris l\u2019engagement de ne point voir sa famille et son mari avant deux ans.Il faut plaindre le mari, car elle est exquise et pourrait se faire un costume complet rien qu\u2019en développant sa chevelure noire aux reflets d'azur.On In traitera avec les plus grands égards : tout un personnel domestique sera À sa disposition, on lui donnera comme nourriture ce qu'elle voudre, sous le contrôle seule seulement du médecin de la nous tranquilles ! lorsque ln journée finie Commandez - leur l\u2019eau bouillie, éloignez vos parents, trouve toutes sortes de rafrafchinse= MOnts.Ce parc magnifique s'étond 10 Terreneuve ( Four les DÉnATS.) Un de nos collaborateurs qui a vécu quelques années à Terreneuve, au milieu des pê- cheurs, nous communique l'intéressant article suivant qui est tout d'actualité, On sait, en effet que les gouvernements anglais et français s'efforcent d'arriver à un arrangement favorable à leurs communs intérêts.La question a une grande importance pour le Canada, car si les difficultés qui existent actuellement pouvaient être aplanies, il est très probable que l'île de Terrencuve ne tar- dernit pas à faire partie de notre Confédération canadienne, Je n'ai pas la prétention en écrivant cet article, de faire la leçon au gouvernement français.Le ministre des affaires étrangères de la République connait mieux que moi la situation de la France À \u2018T'erreneuve, car il est admirablement renseigné sur tous les points, par les rapports détaillés qu\u2019il reçoit du commandant de la Division navale des Pêcheries, Je suis persuadé qu'il agira dans le règlement de la question, si toutefois il consent à lu discuter, au mieux des intérêts de ses nationaux, On a déjà noirci bien du papier à propos de Terreneuve, La France y a t-elle réellement de grands intérêts ?Cette question a été diversement traitée et a donné lieu à de grosses polémiques.Malheureusement, un grand nombre d'auteurs qui ont écrit sur ce sujet, bien qu\u2019animés des meilleures intentions, n'étaient pas suflisam- ment renseignés.Ainsi, dans les journaux français du Canada, j'ai lu plusieurs fois des articles remplis d'erreurs, et qui, par cela même, donnaient aux Canadiens une idée complètement fausse de cette question irritante, J'ai pensé être agréable aux lecteurs des DÉnaTs, en leur disant ce qu\u2019elle est vraiment, au point de vue des intérêts de la France.Je ne parlerai pas de la question de droit, qui, comme le disait, il y n° quelques jours, M, Delcassé à la tribune française, est indiscutable et indiscutée, Les partisans, et ils sont nombreux, du maintien des droits français sur Île, tels qu'tls ont été reconus par le traite d'Utrecht, se basent presque Lous sur l\u2019idée que les pêcheries de Terrencuve sont la pépinière d'où sort la plupart des marins de l'Etat; que cette côte est absolumenst indispensable aux pê- cheurs pour se procurer les appâts nécessaires à la pêche de la morue ; qu\u2019il y a, en outre, un certain nombre de \u2018\u2018 llomarderies \u2018* installées à la côte ouest, et que l'abandon des droits de la France lui causerait pour toutes ces raisons un préjudice considérable, Les partisans de l'idée contraire, également nombreux, d'accord avec les Anglais, se contentent de dire que les Français ne sont presque plus à Terreneuve, le nom y étant devenu rare.Ils ajoutent que l\u2019on pourrait harengs au printemps, capelans et encornets l'été.Les armateurs achetaient parfois très cher au début, mnis à vil prix quelques jours après, de quoi gréer am- piement leurs bâtiments.Cula évitait aux capitaines d'aller A In Baie St-Georges ou à Miquelon.Il en résultait pour eux une économie considérable de temps.car combien de bâtiments Ont passé cinq ou six semaines pour aller dans ces baies chercher le poisson néces- soire.C'était un grand préjudice pour eux, puisque en trois Ou quatre jours, lus Anglais les boëttaient autrefois.Ces derniers étaient trop heureux de vendre cette boëtte.Ils emportaient en échange tous les objets et les vivres nécessaires À l'entretien de leurs familles, et l'argent entrait dans la colonie française, alors en pleine prospérité.Ces petits pêcheurs anglais sont aujour- d'ui dans la misère, Ils sont comme les Français, les victimes de l'acte arbitraire de la législature de St- Jean de Terreneuve qui, en 1888, croyant ruiner la grande pêche française, vots la fameuse loi: le ** Bait Bill,\u201d qui défendait aux naturels des côtes d'apporter et de vendre de la boëtte à St-Pierre.La perte est égale des deux côtes et tous en souffrent.Les Anglais de la Baie de Fortune ont perdu leur gayrne-paîn ; St-Pierre une partie de son commerce, et les pêcheurs français un temps considérable.Or, là comme ailleurs, le temps c\u2019est de l'argent, Voilà [a situation véritable.Je le répète, on confond ici trop souvent St-Pierre avec Terreneuve, et quand on parle des droits de la France, presque tous s\u2019imaginent que l'abandon de ces droits constituerait la ruine absolue de la grande pêche et des marins qui la font.Il n'en est rien, la question de la boëtte seule est vitale, et le gouvernement fran- Çais, parfaitement renseigné là-dessus ne traitera pas sans avoir la garantie formelle que la loi anglaise sera abrogée ot que les anciennes coutumes seront rétablies ; ou alors, il ne traîtera pas sans réserver le droit aux Français d'aller pêcher leurs appâts dans les eaux anglaises.Les législateurs anglais, trop heureux de recouvrer l\u2019entière liberté de leur île, s\u2018empresseront de renouer les relations d'autrefois, d'autant plus que la contrebande que font les pécheurs coûte fort cher au gouvernement de St-Jean, obligé d'avoir coustamment des vapeurs entre les deux îles.© Je ne veux pas dire par JA que le gouvernement français aurait raison d'abandonner les droits séculaires de la France sur Terreneuve, mais il ne faut exagérer en rien et surtout ne pas faire une montagne d\u2019un œuf.Le gouvernement français pourra profiter de l\u2019occusion qui leur sera donnée de fortifier St-Pierre, aujourd'hui ile ouverte.La nature en a fait un petit Gibraltar, et il dédommager les quelques armateurs qui continuent l'exploitation, et que l'on devrait enfin abandonner cette fleen échange de concessions plus utiles au pays, Presque tous les articles que j'ai lus sont exagéres, soit qu'ils défendent l'une ou l'autre cause.\u2019 ! D'abord aujourd\u2019hui la véritable pépinière où la marine française recrute ses marins, \u2018n'est pas A la cote de Terreneuve, clle est\u2019 sur les bancs, ce qui n\u2019est pas la même chose.Les pêcheurs opérant sur le Grand ! Banc, le Banc À vert, le Ranc de St-Pierre et { le Banquereau ont tous pour point de repaire les îles de St-Pierre et Miquelon.| C'est là qu\u2019elle est la fameuse pépinière.11 y a une grande différence entre ces deux colonies.Le jour et la nuit ! | Rien que pour la grande pêche, la colonie \u201csaint-pierraise arme, grâce aux équipages | venus de France au printemps, 250 goëlettes environ, avec une moyenne de douze à treiz ;hommes d'équipage.La métropole, c'est-.dire les ports de St- Malo, St-Servan, Cancale, Granville, Dieppe, Fécamp, etc, expédient environ cent cinquante navires, avec une moyenne de vingt- cinq hommes.!l y a sur ces derniers navi- \u201cres, les compléments d'équipages, tous des jeunes gens destinés aux sècheries de morues de St-Pierre, el qu'on pourrait estimer au nombre de mille.La pelite pêche en doris autour de l'île, occupe aussi près d'un millier d'hommes, Ajoutez À cela les navires caboteurs qui ravitaillent la colonie, de sel et de vivres, qui transportent un peu partout ses produits, qui vivent enfin de la pêche, et vous arriverez au Chiffre respectable de dix à douze mille hommes.Voilà le bilan de St-Pierre ! Quant A Terreneuve, ily a quelques établissements de péche à In Côte Est et à la Côte Ouest : quinze À vingt navires au plus Depuis plusieurs années, ces navires font aussi la pêche du homard, avec assez de profit; et il y a, en outre, une dizaine d'armateurs à St-Pierre qui ont monté des \u2018Ho! iarderies\u2019 sur la Côte Ouest, Tel est le bilan de Terreneuvedifférence ! L'abandon par la France de ses droits sur Terreneuve, au point de vue de son école de marine, n'aura pas de conséquences bien graves, Comme vous le voyez, Quant aux armateurs, il est juste que les gouvernements devront les indemniser largement pour les dédommager, et leur rembourser les frais assez élevés des construc tions d'habitations sur ln côte, puis ils enverront leurs navires à St-Pierrs, où toutes ces maisons ont déjà des gérants et des entrepôts.On agira de même avec les homardiers.Mais il est une question d'une importance capitale.La boëtte, c\u2019est-à-dire les appâts de la pêche.Celle-là vaut la peine qu\u2019on la discute, etc\u2019est pour moi le meilleur argument fourni par ceux qui sont en faveur de la conservation intégrale des droits de la France.Discutons-la.Depuis quelques années, presque toute cette boltte est pêchée sur les lieux mêmes de la pêche par les équipages des navires pécheurs.Les pêcheurs ne doivent pas trop se fier À cet appât des bancs, qui d\u2019un jour à l\u2019autre peut manquer, Aussi sont-ils obligés d\u2019en prendre à leur départ de St-Pierre, ou d'aller en chercher à la Bale St-Georges.Il y à douze on quinze aas, les petits ca- Voyez la suffirait de trois forts et d\u2019une poignée d\u2019artilleurs pour la rendre imprenable, ct assurer la sécurité de ses pêcheurs qui sont aujourd'hui à la merci d'un rapide coup de main de l'ennemi, Sans compter que cette malheureuse zizanic des pêcheurs pourrait bien amener quelque jour un redoutable conflit entre la France et l'Angleterre.F.FLEURY.\u2014 Pour les Mamans et les Dames Qui peuvent disposer d\u2019un après-midi, iln*y à pas de plus grand plaisir que de faire un voynge autour de In Montagno ou d'aller se promener dans les bois do Cartierville Gmaillés de fleurs.Une Constitution en Russie \u2014 Le bruit court non seulement à St-letersbourg, mais dans les milieux politiques européens, que le tzar Nicolas, cédant aux conseils de sa inère, serait sur le point d\u2019accorder une Constitution à son peuple.L'agitation qui est partie d'en bas et qui a atteint les groupes universitaires, a donné à réfléchir au jeune :nonarque, Il redoute un soulèvement général qui serait terrible pour la sécurité du trône des Roumanoff, Nicolas à demandé à étudier le projet de Constitution qui avait été élaboré par le prince Louis Melikoff et dont la mise à exécution a été empêché par l'assassinat du tzar Alexandre IL.Plusieurs hommes d'Etat russes, sont favorables à cette idée de donner une Constitution à l'Empire, Le temps leur paraît venu d'apporter des changements profonds dans l'administration intérieure de la Russie.Si la tzarine donne un héritier au trône, il est probab® que Nicolas saisira l\u2019occasion de la naissance d'un fils pour promulguer une Constitution.4 Mésaventure d\u2019Académicien Un jour le valet de chambre introduisit, Auprès d'un des quarante immortels, un personnage de tenue correcte et d'allure distinguée.\u2014 Monsieur, dit le visiteur, je suis homme de lettres.Peut-être certaine de mes œuvres, que vous à remise un ami commun, M.Quincampolx, ne vous est-elle pas inconnue.Aussi, je crois avoir quelque droit à In faveur que je viens solliciter de vous.Pas d'hésitation.Ce formulaire étant \u2018donné, notre académicien, convaincu qu'il est en présence d\u2019un candidat, l'interrompt courtoisement : \u2014Tout d'abord, monsieur,\u2018 je dois vous dire que j'ai promis ma voix pour l'élection prochaine.\u2014Monsieur, répond l'autre, non moins courtois, ce n'est pas de votre voix qu\u2019il s'agit.mais si vous pouviez me prêter cent sous.Tableau! Le lendemain, comme l'immortel descendait son escalier, il se croise avec un nouvel inconnu, d'aspect minable, chapeau Cour.' © + boteurs anglais de la Baie de Fortune qui rouge, paletot éf 26, chaussures douteu- ges Malsons, Parterres, Paniers it rustiques et Corbeilles en ThE.ne oo Spécialité C.de LORIMIER, Fieuriste 2350.Bue fit-Denis Atelier de Marbre et Granit.J.BRUNET Manufacturier ct !mportaterre do Monuments tuné- raîres, ouvrage de bâtisse ct do cimetières ete, de toutes descriptions.En gros ct en détail.Estimations données sur demande.Propriétaire de Carrières de Granit rouge, rose et gris.Venez demander nos prix avant de placer vos commandes ailleurs.- Burenu et atelier: COTE-DES-NEIGES, MONTREAL Téléphone Rell Up 1366 Connection gratuite pour Montreal.L.C.DE TONNANCOURT Marchand-Tailleur \u2014 8, Cote St-Lambert MONTREAL Etablieo en 1518
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