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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 25 mars 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Les Débats, 1900-03-25, Collections de BAnQ.

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[" 1re ANNÉE No.17 DIREOTEUR-PROPRIÉTAIRE Joseph-Eugène Pelletier\u2014 LE NUMERO : UN SOU L'ABONNEMENT : 75 SOUS PAR ANNÉE, Les abonnés recevront le journal par ka malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signds et les auteurs responsables.Faussetés A l'usage troupe docile, Vers le salon collet-montant, Les gommeux courent à la file Avec un faux empressement.Is vont, pour un instant, sourire A des femmes qu'ils n'aiment pas, Devant des glaces où se mire L'insolence des faux appâts.Et ces femmes, sottes et vaines, Les yeux demi-clos, bouche en cœur, Chercheront des poses de reines Pour exprimer leur furue bonheur.: F.-0.ASSELIN.\u2014\u2014 ee \u2014\u2014\u2014\u2014 © Le Budget Enfin, M.Fielding, ministre des finances fédérales, a soumis ses estimations budgétaires pour 1900.En 1894, sir Richard Cartwright, collègue de M.Fielding et ancien ministre des finances dans le gouvernement Mackenzie qui exista de 1873 à 1878, s\u2019écriait: \u2018C\u2019est une honte, c\u2019est un scandale pour le gouvernement du Canada d\u2019en être arrivé à une dépense de $36,000,000.\u201d ; Nous progressons évidemment : nous sommes arrivés à : Recettes : $50,000,000; dépenses: $43,000,000.Muis, paraît-il, les affaires vont superbement.Nous aurons un surplus de $7,500,000 si rien ne dérange les calculs de M.Fielding.1.i Aussi, paraphrasant la devise inepte et prétentieuse de M.Mulock, notre ministre des postes, qui inaugura le timbre postal & deux sous avec ces mots sonores, écrit en exergue sur ce timbre : *\u201c Nous tenons le plus vaste empire qui fut,\u201d M.Fielding s'est écrié: \u201cNous tenons le surplus le plus vaste qu'il soit!\u201d .\u201c Puisse ce surplus ne pas disparaître aussi vite, et servir plus efficacement à diminuer notre écrasante dette de $300,000,000 que la mappe-monde de M.Mulock, qui n\u2019a servi qu\u2019à la timbromanie ou à la philatélie.; 2.\" Ajoutons que le budget est impérialiste to the core.Ainsi, la préférence pour l'Angleterre de 25 p.c.qu\u2019elle était, est portée à 333 p.cent.Si, après cela, sir Wilfrid n\u2019est pas réellement \u201clordifier,\u201d c\u2019est que les Anglais sont des sans-cœur.CARON.Est-ce pour rire ?L\u2019ABOLITION DE LA CHAMBRE BASSE honorable M.Marchand, ayant proposé l'abolition du Conseil Législatif, il serait injuste de s'imaginer que je ne renchérirai pas et que je vais de la sorte me laisser dépasser dans la voie du progrès et des simplifications.Et je propose l\u2019abolition de la Chambre basse.M.Marchand ne veut plus de sénateurs: je ne veux plus de députés.A nous deux, l\u2019honorable et moi, nous allons donc faire réaliser un bénéfice provincial de plusieurs milliers, sans parler des extras qui ne sont pas des épingles.Et si, dans sa reconnaissance, le pays ne nous flanque as à chacun deux ou trois statues équestres, c\u2019est bien simple, je ne f.plus rien.Mon programme?.Simple comme un discours de sir W.Mais pas de \u2018\u2018pointes\u201d et expliquons : Supposons donc qu\u2019on remercie les députés, et que, à l\u2019instar de feu monsieur Cromwell, on colle sur l\u2019édifice parlementaire la fameuse affiche: \u201c House to let\u201d.Serait-ce l\u2019anarchie ?Non ! .Nous laissons à Québec cinq ministres chargés de la routine, c\u2019est-à-dire des voyages de plaisir, les discours de la Saint-Jean-Baptiste, des banquets, etc., et ces ministres appliquent la loi, \u2014 mais 11s ne ia font plus.Quand une loi pré-existante n\u2019aura plus sa raison d\u2019être ou qu\u2019il faudra lu modifier, les journaux et les intéressés discuteront la question entre eux; un pro- S Ï e Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique JOURNAL POPULAIRE PARAISSANT LE DIMANCHE jet sera publié dans un journal officiel nommé La volonté nationale, puis on votera comme expliqué plus loin.MM.les bouchers, par exemple, veulent-ils une loi ?MM.les bouchers rédigeront le texte de la dite loi, la feront publier dans le susdit journal, accorderont aux objections quinze jours pour se produire, puis on recueillera le vote des intéressés, c\u2019est-à-dire des bouchers cux-mêmes, des mangeurs de viande, des marchands de bétail, et le reste, si tant est qu\u2019il reste un reste.Autre exemple: Les habitants de Longueuil ont- ils l\u2019intention de construire une betteravière.Même procédé; c\u2019est-à-dire insertion du projet dans La vo- onté nationale, puis vote par les intéressés, ce qui veut dire les habitants d\u2019une part, les mangeurs de sucre, les rafineurs et le reste d'autre part., Les choses se passeront de la sorte, en famille, et j'avoue ne pas bien comprendre ce que diable peut bien avoir à faire en cette question betteravière de Longueuil M.Jean Pierre Stotburn, qui demeure à l\u2019Abord à Plouffe où Léonidas Bastrouillard, qui mange ses rentes à Buckingham.Le vote, en ces différents cas, sera recueilli à heure, jour et lieu fixés.Disons le dimanche, au sortir de la grand\u2019messe ; ce qui, du même coup, en déciderait plusieurs à faire leurs dévotions.De plus,on donnera savoixen public, à face ouverte, devant les siens, comme un homme libre, et non dans une boîte de ferblanc, derrière un écran, en cachette, comme un malfaitenr ou comme un nègre qui tord le cou au dindon de son voisin, Le vote secret est une patente infernale, çà encanaille les consciences, n\u2019en faut plus ! Le dit vote sera reçu par trois personnes de bonne volonté, le curé, le maire et le doyen de la place, par exemple, puis affiché pendant 24 heures sur un poteau ad hoc puis communiqué à la province par La volonté nationale et ma foi ! c\u2019est tout, la loi est abolic, amendée et sanctionnée, et les sus-désignés cinq ministres, pour qui la lecture du journal sera obligatoire, n\u2019auront plus qu\u2019à s\u2019incliner.Et ce sera le triomphe de la presse.Initule de dire qu\u2019en confiant la rédaction de La Volonté nationale aux jeunes qui veillent à celle des DÉBATS, on aurait une nouvelle garantie de la parfaite impartialité des procédés et un subside relativement insignifiant sufirait ainsi, avec les salaires des cinq ministres, à faire marcher toute la boutique, a épargner des millions à la Province, à manifester au monde que nous savons mettre à profit les perfectionnements modernes et à faire se lever sur notre beau Canada un siècle si radieux de gloire, de prospérité, de grandeur, de démocratie, de concorde et d\u2019indépendance morale que la plume m\u2019en tombe des mains.GASTON, Letttre de femme.La scie du jupon Mes chers \u2018\u2018 DÉBATS \u201d : Peut-on entrer?Avez-vous un petit coin à me donner ?Je suis toute mignonne et ne tiens pas beaucoup de place.Oui, n'est-ce pas?Je n\u2019attendais pas moins de votre galanterie ; on dit partout qu\u2019il n\u2019y a que des jeunes chez vous et que.vous êtes tous charmants.Ce que je veux ?Simplement que vous nous aidiez, mes amies et moi, à nous débarrasser d\u2019une scie monumentale, de la scie du jupon.La scie du jupon ! Dieu vous garde vous et les vôtres d\u2019en être les victimes.Figurez-vous une procession ininterrompue de bonnes petites amies venant vous quêter vingt cents pour se faire donner un jupon de soie de $6, pour cette même sommie de vingt cents.C\u2019est une peste ; iln\u2019y à pas moyen de s\u2019en débarrasser, à moins de se fâcher avec l\u2019univers entier.C\u2019est de plus un trac ; mais un truc très compliqué, auquel je n\u2019ai rien compris, quoique Léon ait passé toute une soirée à me l\u2019expliquer.Léon ! qui est-ce demandez-vous?vous êtes tro curieux.Mon mari ?jamais de la vie.Mon frère avec ça qu\u2019un frère passerait une soirée à expliquer un truc à sa sœur ! après cela qu'il me soit de quelque chose ou de rien, cela n\u2019a rien à faire avec le jupon de $6, qu\u2019on peut avoir pour vingt cents.Voici le truc.; Une petite ou une grande amie vous vend pour vingt cents un \u201c\u2018 ticket ;\u201d vous écrivez alors à une maison a laquelle vous envoyez $l ; et qui,enretour vous renvoie cinq tickets de vingt cents.À votre tour vous partez 25 MARS 1900 RÉDACTION ET ADMINISTRATION t 71, rue Saint-Louis, 7I MONTREAL, P.Q.TELEPHONE BELL, MAIN 3840 A Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.Réclames, taux spéciaux.en tournée chez vos amies ; vous leur vendez vos cinq tickets et quand ces cinq amies ont également envoyé chacune leur piastre à la maison en question, vous avez droit, pour rien, à votre jupon de soie de $6, qui vaut ce qu\u2019il vaut.Si une seule de vos cinq amies préfère perdre son vingt cents qu\u2019envoyer su piastre et continuer saæ chaine, votre jupon est flambé.Léon est plein d\u2019admiration pour cette affaire de jupon ; il dit que celui ou celle qui l\u2019a imaginée est plus fort que le père Kruger.Il prétend que cet inventeur de génie à trouvé le moyen de faire travailler pour lui toutes les jeunes filles,quin\u2019ont rien à faire, en leur faisant vendre vingt cents des tickets qui lui coutent vingt cents le mille, quitte à perdre un jupon de temps à autre.Moi, que ce marchand de tickets soit fort ou non, ça m'est égal ; toul ce que je demande aux Débats, c\u2019est de mettre fin à cette procession de juponneuses qui empoisonne mon existence.Je crois que j'ai assez causé ; me sera-t-il permis de recommencer un autre jour?jaime ça écrire; puis je n'ai pas encore été imprimée et il parait que c\u2019est si bon qu\u2019on ne peut plus s\u2019en passer une fois qu\u2019on y a gouté.Merci, pour aujourd'hui.LUCETTE.L\u2019ARGENT DES AUTRES UN COUP DE JARNAC Parlons du parlement de Québec : tout y est petit, même les jobs ; aussi devons-nous enlever pas mal de Zéros aux millions et nous contenter d\u2019une petite affaire de $10.000.- A la demande de nous ne savons quel personnage le parlement de Québec, que cela ne regardait pas, a autorisé le Conseil de Ville à prendre, cette année, sur le fonds de réserve une somme de $10.000 pour fonder et maintenir une bibliothèque publique.au château Ramezay.; oo ; Il faut espérer que le Conseil ne se servira jamais de cette autorisation et que la Société des Antiques attendra vainement l'argent des Montréalais pour augmenter ses collections.La formule de cet amendement à la Charte est des lus dangereux ; \u2018 pour mainterir la bibliothèque \u201d dit-elle.Or si cela signifie quelque chose, cela désigne le traitement des bibliothécaires, sous-bibliothécaires, assistants-bibliothécaires.Si méme la somme de $10.000 était exclusivement consacrée à l\u2019achat de livres, nous nous demandons qui en ferait le choix et qui en serait le propriétaire, Le Château Ramezay ?la Société des Antiquaires ?a quel titre ?Cette intervention des députés de Québec dans nos affaires civiques est décidément aussi humiliante que génante.Ils se sont opposés à toutes les demandes faites par les ouvriers et par le Conseil pour la création de bibliothèques publiques et les voilà maintenant qui, a la demande d\u2019une société respectable mais d'une utilité plus ou moins grande, autorisent le Conseil à rendre $10,000 de l'argent des contribuables pour onder une bibliothèque selon les idées et les manies des collectionneurs de cette société.; Mieux vaut ne pas avoir de bibliothèque publique que d\u2019en avoir une qui n\u2019appartiendra pas au pub ic, qui ne sera pas sa chose et dont il n'aura pas le contrôle.Le Chateau Ramezay n\u2019est du reste pas construit ni situé dans les conditions voulues pour l\u2019établissement d\u2019une bibliothèque publique.Il faut appartenir au Parlement de Québec pour avoir l\u2019idée d encourager la création d\u2019une pareille institution dans l\u2019endroit le moins fréquenté de Montréal, aprés 6 heures, et le moins facilement accessible par les tramways.Nous ne mentionnons ces deux grands inconvénients que simplement pour illustrer la complaisance coupable des législateurs québecois.N\u2019existe- raient-ils pas que nousserionsencore contre toute tentative de fondation de bibliothèque, à l\u2019aide de fonds publics.sous le contrôle d\u2019une société privée., .Ce que nos Solons de Québec ont voulu c\u2019est faire au Château Ramezay un cadeau de $10,000 aux frais du trésor civique en l\u2019empapillotant, pour mieux le faire passer, dans un programme de bibliothèque publique.» ne prendra pas; les P'ÉBATS en préviennent charitablement les échevins : ceux qui savent lire et écrire aussi bien que les autres.PM o Ry = Comme à Monaco Monaco, capitale du principicule de Monaco, est célèbre par sa maison de jeu.Le mal que cause cet antre du vice le plus ruineux est tel que défense ex- resse est faite aux indigènes d'entrer dans le Casino uxueux ouvert librement à tous les étrangers.Dans un autre ordre d'idée Montréal imite le prince de Monaco; et sa justice si dure aux Montréalais qu\u2019on ramasse en certaines maisons est des plus clémentes aux étrangers qu\u2019on y pince.Aux Montréalais la prison et l'amende; aux étrangers la simple amende.Le délit est pourtant le méme, l\u2019infraction aux bonnes mœurs est identique ; pourquoi alors cette différence dans la répression?Nous ne nous attarderons pas à discuter ce nouveau tarif préférentiel ; il suffit de le signaler pour en montrer la partialité et l\u2019injustice.Par contre nous releverons une autre injustice, une injustice criante, honteuse, bien faite pour faire ressortir le phariaïsme de la répression actuelle.La loi est formelle; elle punit également les propriétaires, les tenanciers et les pensionnaires des bouges.Pourquoi, alors, la justice se contente-t-elle de razzier, d'emprisonner, de punir ces deux dernières catégories de coupables et laisse-t-elle indemnes les propriétaires des immeubles consacrés au vice?La loi punit ces propriétaires d\u2019une amende de $200 ou de six mois de prison ; jusqu\u2019à ce jour pas un de ces propriétaires n\u2019a été arrêté, traduit devant là justice.Leurs noms sont connus et la protection qui leur est accordée est d\u2019autant plus coupable que la punition de leurs locataires est plus sévère.Une répression qui frappe les moins coupables sans atteindre les exploiteurs qui s\u2019enrichissent des fautes commises n\u2019est qu\u2019une persécution révoltante.Les DÉBATS sont pour la justice égale pour tous; ils demandent que la loi soit impartialement appliquée à tous les coupables et que les propriétaires des bouges aillent s\u2019asseoir sur le banc d\u2019infamie à côté de celles auxquelles ils louent si cher leurs infectes immeubles.Le spectacle sera aussi réjouissant qu\u2019édifiant.JEAN MIGEON.LES TRAMWAYS La compagnie des tramways vient de décider d\u2019augmenter son capital d\u2019un million de piastres.Cette nouvelle ne dit pas grand chose à nos lecteurs; elle les intéressera probablement fort peu ; leurs économies\u2014ceuvx qui en ont\u2014n\u2019étant probablement par placées dans les parts de cette compagnie.Ce miillion de piastres sera offert aux actionnaires au pair ; cinq actions anciennes donnant droit à une action nouvelle.Encore un détail peu intéressant\u2014du moins ils le croiront\u2014pour nos lecteurs, C\u2019est là une grave erreur; ces chiffres ont une importance capitale pour les Montréalais.Ils montrent combien on les a mis dedans quand on a fait le contrat \u2018\u2018des petits chars \u201d et qu\u2019on a donné pour rien, à cette compagnie, un privilège qui lui a permis de tripler son capital et de faire gagner douze millions de piastres en sept ans à ses actionnaires en plus des gros dividendes qu\u2019ils ont reçus.Çà devient intéressant, n\u2019est-ce pas lecteurs ?d\u2019autant plus intéressant que cet énorme profit, réprésen- tant 200 par cent du capital versé, a été fait à une époque où ceux qui le font reprochent aux banques de payer trop cher l'argent du peuple en lui servant trois p.c.par an d'intérêt.A ces taux il faudrait G5 ans aux déposants des caisses d\u2019épargne pour gagner ce que les actionnaires des tramways gagnent à chaque nouvelle émission de parts.Il n\u2019est pas besoin de longs raisonnements pour établir ces faits.La compagnie aura, avec son dernier million, un capital de six millions pour lequel ses actionnaires ont, ou auront payé, six millions et pour lequel ils ont obtenu des parts qui valent aujourd\u2019hui 18 millions sur le marché.Donc bénéfice net 12 millions, sans compter les 10 et 12 p.c.de dividendes.Voilà ce que la ville a donné pour rien à la compa- gaie.Elle lui a donné le comfort et l'exploitation es passagers par dessus le marché.Douze millions de piastres ! cela représente bien près de la moitié de la dette de Montréal.Douze millions ! que de trottoirs, d\u2019égoûts, d\u2019améliorations on pourrait réaliser avec cette somme donnée aux petits chars.Douze millions! mais avec les intérêts d\u2019une partie de cette somme colossale on pourrait donner l\u2019eau gratuitement aux pauvres; cn pourrait bâtir des hospices pour nos incurables, des maisons pour nos veillards au lieu de les mettre en prison.Douze millions ! et ce n\u2019est pas fini.La compagnie n\u2019exploite son contrat que depuis sept ans ; elle a encorc vingt-trois devant elle et Montréal grandit tous les jours, su population augmente et avec elle augmentent les recettes des tramways.paiement d\u2019un dividende raisonnable est légitime; mais le bénéfice scandaleux fait sur le capital est pris dans la poche du peuple, du nenple qu\u2019on mal- ~ traite, en l'empilant dans les chars comme des sardines dans leurs boîtes, et qu\u2019on laisse geler au coin des rues pour augmenter les bénéfices des actionnaires.Le million de parts qu\u2019on va émettre au pair, donnera clair et net, du jour au lendemain, deux millions de piastres de bénéfice aux actionnaires.Alors que si la compagnie, qui fait sa fortune avec le peuple, devrait employer ces deux millions à augmenter son matériel et à améliorer son service.Le peuple! qui s\u2019en soucie ?Vanderbilt, second du nom, « montré ce qu'il pesait dans l\u2019esprit des grands financiers le jour où il a dit ce mot fameux: \u2018\u2018The people be damned!\u201d ; Et quand un esprit clairvoyant crie au danger et demande l'exploitation par le peuple des services nécessaires au peuple on le voue au mépris de ses contemporains en l'appelant socialiste.i C'est parce que nos échevins de 1892 n\u2019étaient pas des socialistes que la compagnie des tramways a fait gagner douze millions de piastres à ses actionnaires et qu\u2019elle traite le peuple comme la loi ne permet pas qu\u2019on traite le bétail à bord des chars.VINGT MILLIONS DE DIVIDENDE.Les DÉBATS sont aux millions aujourd\u2019hui.Les gros chiffres ne sont pas faits pour l\u2019effrayer.; La Standard Oil Company, ce trust pauvre qui bientôt étouffera entre ses bras monstrueux l\u2019initiative privée aux Etats-Unis et y épuisera, la fortune publique sucée, pompée par ses hideuses ventouses, vient de payer à ses actionnaires un joli dividende annuel de vingt millions de piastres.Ce que cela représente pour cent serait difficile à dire, car le capital annoncé n\u2019a été payé qu\u2019en partie.Sur ce capital le dividende serait de 20 p.c.Etdire qu\u2019à Ottawa le parti au pouvoir croit faire l\u2019aumône au peuple en lui payant 3 p.c.au lieu de 24 sur ses dépôts.Mais en quoi les bénifices fabuleux réalisés pau la Standard Oil Company, sur les Yankees peuvent-ils intéresser les canadiens ?se demanderont les lecteurs des DÉBaTs.En ceci que ce trust de pétrole opère au Canada, prélève un tribut sur chaque lampe qu\u2019on y allume et menace de ruiner les usines et les mines canadiennes.Elle a pour complices nos deux grandes compagnies de chemin fer : le Grand Tronc et le Pacifique, traduits par les fabricants ruinés devant le comité des chemins de fer du parlement fédéral.Pour les défendre l\u2019un des avocats de ces compagnies à osé dire qu\u2019elle n\u2019avaient qu\u2019à se préoccuper e leurs intérêts, de leurs dividendes et non des intérêts du public.C\u2019est pour en arriver là que les gouvernements ont versé aux chemins de fer des centaines de millions de l\u2019argent du peuple sous forme de subsides, de subsides qui, quelquefois, dépassaient le coût total de la voie.Qu\u2019on.nous exploite, soit ; mais qu\u2019on se serve des lignes que nous avons aidé à construire pour introduire au Canada un élément de dissolution sociale, de ruine, d\u2019exploitation tel que la Standard Oil Company, c\u2019est faire preuve d\u2019une ingratitude, d'un cynisme qui pourraient bien, à la fin, rendre enragé ce mouton doux et tranquille qu\u2019est le peuple.PAUL BERTIN, Ceci n\u2019est pas pour rire LES POLISSONNERIES DE LA STATISTIQUE Au parlement impérial, ces jours-ci, M.Powell Williams a déclaré que, pour la guerre anglo-trans- vaalienne, les Indes ont fourni 250 hommies et le Canada 2820.Ces chiffres ont leur suggestive éloquence et nous I'allons prouver.La population des Indes est, en effet, de 286,696,960 habitants et celle du Canada, de 5,129,500, au plus.Si donc les Indes, avec une aussi formidable population, ont cru faire leur part en n\u2019envoyant que 25 soldats, le Canada, au pro rata, n\u2019aurait dû envoyer que 4 hommes 375.En expédiant donc en Afrique les nos britishers provinciaux : Pacaud, avec David, Desmarais, Préfontaine et.échette (ce dernier po \u2018r amortir la fraction coutenue dans 4 3/5) nous aurions été quittes tous les discours prononcés sur le loyalisme auraient été prononcés quand même, et Sir Wilfrid aurait pu tout aussi bien câbler à Chamberlain : \u201c\u2018 We're all right.\u201d Nous sommes même convaincus qu\u2019en face d'une telle occurrence, M.Bourassa n\u2019aurait pas kické de voter le prix de 4 carabines 375, de 4 khakis 375, de 4 bouteilles 375 de pain-killer, de 9 paires 175 de chaussons de coton et de 4 billets 375 de passage à bord d\u2019un cargo boat bound for Cape Town.Et M.Bourassa se serait, sans doute, d'autant moins fait prier qu\u2019au retour de là-bas, M.Fréchette n\u2019eût pas manqué de nous flanquer \"ne épopée nouvelle dont la composition, la reliure, la traduction en trois ou quatre langues et la vente par fascicules auraient tri le-qua- druplement, moralementet pécunièrement indemnisé le pays des frais de l\u2019expéditionnette.£t qui nous dit que M.Préfontaine n\u2019aurait pas trouvé le moyen de prendre Ladysmith par ladouceur lus ardents de ar exemple, ou que M.Pacaud n'aurait pas soutiré des niagaras de larmes du cœur de Kruger en lui narrant la félicité dont jouit le Canada sous la tutelle de la Grande Bretagne ?En tirant \u2018\u2018les yeux bandés\u201d sur les Français qui combattent sous Joubert, Desmarais, de son côté, n\u2019auraït pas peu concouru à adoucir les rigueurs d\u2019une guerre atroce et, le tout se fût probablement terminé par un pique-nigrie où David aurait fait un grand discours ; tandis qu\u2019en envoyant ainsi 2820 hommes, Sir Wilfrid va faire croire aux statisticiens de l'étranger que le Canada compte une population de 3,233,976,000 habitants, ce qui va surfaire la réputation déjà si vaste des Canadiennes.Et en face d'une aussi monstrueuse erreur, notre commissaire extraordinaire à Paris, M.Tarte, pourra- t-il expliquer comment, diable ! il se fait que M.Sifton importe encore des Doukoborset que le Dominion mâchonne toujours le fatidique biberon des nourissons vagissants ?h ! sir Wilfrid ! sir Wilfrid ! sir Wilfrid ! +1 1e 00 0080000004 060 006 0 2 du 02020 02 6 0 01 00 0 00 00060006 Faut-il signer ?Allons ! vas-y mon fiston, t& chro- niquette émoustille, mais n\u2019a pas de fiel.JACQUES POMERLEAU, junlor.NOTES D\u2019ART Les Pirates de la Savanne, un drame émouvant, sera donné cette semaine aux Variétée.Nous causerons de ce théâtre prochainement.+ * % Aux Soirées de Famille.Le Dompteur, un drame de d\u2019Ennery, est en préparation pour jeudi prochain.* * * Nous n\u2019avons pas assisté au dernier concert donné ar le Montagnard.Accusons réception d\u2019un seul billet de faveur alors que les autres grands confrères en ont reçus quatre et plus.Puisque la directiou du Montagnard a visé à l\u2019économie à notre endroit, on ne trouvera pas mauvris de constater que nous avons économisé notre temps.: * * « Demain soir aura lieu, à la salle Windsor, un con cert sous la direction du professeur Guillaume Couture.* + + On chucotte, dans le monde des coulisses et chez les habitués de l\u2019Eldorado, que M.et Mme Harmant partiront à la fin du mois prochain pour retourner à Paris.On dit aussi, mais plus bas, qu\u2019ils reviendront à l\u2019automimne avec une troupe d'artistes et que, sous leur direction, un nouveau théâtre s\u2019élèvera rue Saint- Laurent.près Vitré.Ce théâtre sera avant tout parisien et populaire, genre Palais-Royal.2} Il ne faut faire abus de rien ; autrement, c\u2019est l\u2019éternelle histoire du pâté d\u2019hirondelles.C\u2019est exquis dès le début, mais à la longue l\u2019estomac finit par s\u2019en lasser.Le professeur Alex.M.Clerk est un professeur de chant et il a beaucoup d\u2019élèves, tellement que nous lui reprochons, dès en cormmençant cette appréciation, d\u2019en avoir trop produits à son audition de lundi dernier, Tout le programme ne comportait que du chant; i n\u2019y avait pas de place soit pour un violoniste, soit pour un pianiste.C\u2019est qu\u2019il fallait sans doute ménager des susceptibilités, et nous savons ce que c\u2019est, nous, qui, dans notre métier de critique,passons notre temps à saupoudrer les pillules de sucre bien blanc et bien fin, afin d\u2019en cacher l'amertume à nos patients trop chatouilleux.Avant d\u2019entrer dans le détail, qu\u2019il nous soit permis de dire que nous avons remarqué une qualité saillante chez presque tous les élèves du professeur Clerk : une grande clarté dans la diction ; nous étions placé à Pultime strapontin de la salle Karn, et il nous a été facile de saisir chaque syllabe.à Maintenant, à l'œuvre ; le programme est bien long.puis il nous faut ménager l'espace.D'abord, place aux dames ; elles sont peu nom- prenses.elles Rebecca de Lorimier et Blanche ubois.La première a beaucoup de vérité et de dignité dans sa diction, sa voix qui tient plutôt du mezzo que du soprano à de riches qualités, bien qu\u2019elle ne soit pas de large envergure.N\u2019eût été l\u2019exiguité de la salle Karn, nous aurions presque osé croire que cette cavatine de Samson et Dalila, de Saint-Saëns, était au-dessus de ses forces.Et la timidité\u2014car c\u2019est une débu- tante\u2014l\u2019a peut-être empêchée de s\u2019échauffer au degré voulu.Interprétation des plus satisfaisante.Mademoiselle Blanche Dubois, elle, est un grand soprano d\u2019une étendue extraordinaire, pas timide du tout elle peut aborder les grandes pièces du répertoire qui demandent du souffle.Sa diction pèche cependant par excès de mièvrerie.mais, vous verrez qu\u2019elle s\u2019en corrigera, si elle veut travailler ferne.Toutes aeux, dans la grÂce de leur triomphante jeunesse, ont reçu des ovations de la part desauditeurs.N\u2019oublions pas de mentionner madame H.C.Saint-Pierre, qui avait assumé la lourde tâche de passer toute la soirée au piano d\u2019accompagnement.Elle s\u2019en est noblement acquittée, et nous anrions mauvaise grice 3 lui reprocher une ou deux distractions, si légeres. 22200 Maintenant, passons aux chanteurs et prenons les ar groupes afin de ne pas donner des proportions Lémesur ées à une simple audition d\u2019élèves, si intéressante qu\u2019elle ait été.Lair de Henri VIII, de Saint-Saëns, chanté par M.J.-H.Loranger, nous a fourni l\u2019occasion d\u2019apprécier Ia jolie voix de ténor léger de celui-ci en méme temps que si diction chatiée.Il nous :1 cependant moins plu dans le duo de Lukmé.M.M.N.Pruneau et H.Bisaillon peuvent bénéficier de la même appréciation.Ce dernier cependant possède une voix difficile à classer ; ce n\u2019est pas un baryton et ce n\u2019est pourtant as un ténor.M.Ed.Desaulniers et G.Kent ne nous ont pas déplu ; ils ont des voix graves bien timbrées.e gardons pas rancune à M.Désaulniers d\u2019avoir eu le éræc dans le trio final de Faust.M.M.Zénon Morin ct Raoul Dionne, avec des voix de régistres différents, ont eu une ampleur suffisante ; remarquécependant certaineslourdeurs d\u2019articulation (même remarque au sujet de M.Kent,) et chez M.Dionne un tremolo par trop accentué.M.F.Ramsay a une puissante voix de basse ; s\u2019il dit passablement en anglais, nous ne pouvons pas dire la même chose lorsqu'il s'agit du français.M.Henri Jodoin a mis un entrain endiablé dans l'interprétation de la Pensée d\u2019autommne de Massanet ; su voix est large mais pas exempte de rudesse.Si le Trio dw Duel de Faust n\u2019a pas été scrupuleusement rendu, les deux chœurs d\u2019élèves, en revanche, ont soulevé un juste enthousiasme.Nous aurions encore beaucoup à dire, mais l\u2019espace nous manque, * * » L'association chorale \u201c\u201c Saint-Louis de France \u201d donneru mardi, à la Salle Olier, rue Roy, une grande soirée musicale et dramatique avec le bienveillant concours des acteurs des Soirées de familles du Monument National, de Melles F.C.Tarivière, soprano, et Victoria Cartier, pianiste et M.H.Arnoldi, violoniste.On \u201couera \u2018\u2018 La joie fait peur\u201d de Mme Girardinwn Le régisseur du théâtre \u2018Sa Majesté \u201d a reçu une lettre lui annonçant l\u2019arrivée prochaine au Canada de l\u2019orchestre viennois de Strauss.n slattend que la troupe arrivera à New York le 15 octobre prochain.Après trois semaines d'engagement à la métropole américaine, elle viendra aussitôt à Montréal.* * Pour la fin d'avril le mariage de M.Emile Bélanger, de La Presse, le sympathique chanteur que le public des Soirées de famille a souvent cu l'occasion d'applaudir, avec mademoiselle Alice Latieur, fille cadette de M.J.B.Lafleur, avocat et gérant de la Cie d'Assurance Mutuell, contre le feu, \u201c+ * Rosario Bourdon vient de contracter, pour la saison prochaine, un engagement qui lui permettra, dans un an ou deux, de se passer de l\u2019aide, si lente à venir, de ses compatriotes.Le jeune artiste est à préparer un recital d\u2019adieu qui aura lieu aux premiers jours de l'été.Il fera ensuite, avec l'impressario Victor Thrane, une tournée aux Etats- Unis, et, son engagement terminé, il retournera à Paris, auprés de Massenet, qui a fondé le plus solide espoir sur son jeune élève du Canada.Rosario est revenu, hier soir, de New York, où il a conclu des arrangements avec l'impressario Thrane.Il donnera, jeudi, à la salle de la Y.M.C.A., un concert, sous les auspices du Ladies\u2019 Musical Morning Club.Ce sera son avant-dernière audition avant son départ.+ * * On annonce pour jeudi prochain la publication du premier numéro d'un journal hebdomaire consacré aux choses de l'art, du théâtre et du sport.Succès et longue vie au confrère, qui comble une déplorable lacune.- w * Nous nous attendions à trouver une salle comble au concert de la Symphonie, vendredi soir, parce que l'attention principale en valait bien la peine.ependant, en nous procurant l'avantage d'entendre le célèble Henri Marteau, [.J.J.Goulet, directeur de la Symphonie à fait œuvre pie pour l'art, et si l'auditoire n'a pas été aussi nombreux qu'on auruit été en droit de l\u2019espérer, ayons au moins la consolation de n\u2019avoir pas ménagé nos bravos au sympathique virtuose, ratification consciencieuse de la très délicate sélection du professeur Goulet.M.Henri Marteau est un virtuose dans toute la force du mot, et nous avons souvenance que, seul, Ysaye, parmi tous ceux que nous avons entendu, peut lui être op- se commerival.Notre plume est impuissante i noter es impressions que nous avons ressenties A 'ectendre, et nous préférons nous taire plutôt que de rester au-dessous de ia vérité.Tous les numéros du programme ont été exceptionnellement bien réussis par l'orcheste, à l'exception de In seconde symphonie de Beethoven ol nous avons remarqué de rares faiblesses chez les cors, les violoncelles, et les flûtes.Il nous a fait plaisir de ré-entendre cette suite d\u2019orchestre de Rubenstcin, intitulée Bal costumé.L'espace nous manque pour une appréciation détaillée.Nos félicitations au professeur Goulet.Gustave Comte.Dé\u2018à la taxe impérialiste La Compagnie d'Allumettes de Montréal, qui a résolu e donner au fond du contingent un sou par grosse d\u2019allumettes vendues, vient d'augmenter le prix de cette commodité d\u2019un sou par boîte.C'est l\u2019imposition d\u2019une taxe impérialiste.C'est une manière comme une autro de rire du peuple.Il se pourait biem cependant que cette ma- niére d'agir tourna au désavantage des monopoleurs.\u2014\u2014\u2014e_ .VICTOIRE COMPLETE.\u2014Le croup, ler affections de la orge et dos poumons trouvent un adversaire victorieux dans fs BAUME RHUMAL, L'impérialisme par la faim.On vient de découvrir un sérum infaillible, absolu, contre la révolution politique, et les pays continentaux feraient bien de s\u2019en emparer de peur que l'Angleterre, qui en démontré l'excellence, ne se hâte de le faire breveter.A vrai dire, il y a longtemps que messieurs les An- 3lais s\u2019en servent à a sourdine, et quelques-uns de eurs amis du continent, qui ont aussi leurs petits ennuis, paraissent l'avoir au moins soupçonné.Mais jusqu\u2019à ces derniers mois les expériences de I\u2019Angleterre touchant ce merveilleux remède, quoique, en somme, assez satisfaisantes, n'avaient pas donné de résultats très positifs.Quant aux continentaux, ils l\u2019appliquaient un peu au petit bonheur, sans en connaître exactement la portée, comme on faisait usage des caractères d'imprimerie avant Guttemberg.Mais maintenant, nous sommes fixés, et les éléments en travail de révolution n\u2019ignorent plus ce qui les attend, s'ils ne s'amendent, pas plus que les avantages qu\u2019ils recueilleront, s\u2019ils se soumettent docilement à la cure nouvelle.Depuis mille ans, plus ou moins, nos amis les Irlandais, opprimés par leurs voisins d\u2019Angleterre, ne pouvaient laisser s\u2019écouler un siècle sans se payer une révolution.Au lieu de se résigner à lu servitude et à lu famine jusqu\u2019au moment psychologique où ils auraieni béni la main aqui leur ei jeté dans lu bouche un objet quelconque\u2014jusqu\u2019à la cristallisation du mot de Cambronne (\u2018La gardemeurt et ne se rend pas\u201d), \u2014 ils partaient donquichottement en guerre contre les pouvoirs établis, et s\u2019en allaient jusqu\u2019en France chercher des Anglais pour taper dessus (voir Fontenoy).Résultat : une moitié de la race vendait l\u2019autre moitié ; quelques courtisans, connne ce Thomas Moore dont un journal montréalais a reproduit les traits sous une couronne de lauriers le jour de lu Saint Patrice, s\u2019engraissaient à la Cour, dont ils étaient les Triboulets, et la grande masse des révoltés se faisaient pendre.Si un lord anglais, dans la suppression de la révolte, perdait un cheveu, en eût-il perdu vingt mille à violenter les paysannes du pays dompté, ses compatriotes vengenient cet outrage en faisant pourrir quelques milliers d\u2019Irlandais dans d\u2019obseurs cachots.Heureusement pour eux, et pour cet univers qu\u2019ils approvisionnent si largement de rhéteurs, de comédiens, de politiciens et de boxeurs, nos amis les Irlandais ont compris la folie de leur donquichottisme.Depuis 1798, date à laquelle ce fou glorieux d'Humbert descendit près de Donegal avec une poignée de sans- culotte, ils ont évolué.Dès les mil huit cent, on les voit s\u2019enrôler en foule sous les drapeaux anglais.Ils sont d\u2019abord en Espagne, et plus tard à Waterloo, avec Wellington.Ils sont avec Nelson à Aboukir el a Trafalgar, On les trouve partout, empochant une paie qui est poureux la bouchée longtemps convoitée.ls y prennent goût.En 1855 ils sont à Sébastopol.Ils s\u2019en yont au diable sans mot dire à Balaklava.On leur passe la main sur la nuque, on leur chatouille le bedon.On les choie, on les fait manger comme des hommes, au lieu de leur donner du foin.Ils songent maintenant à peine à leur île, à leurs frères qui ne sont pas soldats, à leurs femmes, à leurs sœurs, à leurs vieux parents.Quelques sous par jour, venus à oint, ne sont pas à dédaigner.La solution du pro- blême qui préoccupait leur race, ils la tiennent.C'était bien la peine, vraiment, à Robert Emmet de jouer sa tête et à Grattan de braver les prisons an- laises.Le soldat irlandais sera désormais le fort-à- ras des causes britanniques.De la Crimée aux Indes, des Indes à l'Egypte et de l\u2019Egypte au Transval, en passant par d'autres étapes, il va ferraillant pour les oppresseurs des siens.ll se fuit battre sans regret comme il triomphe sans enthousiasme.Il se fait même volontiers faire prisonnier, comme à Nikolson\u2019s Nek et à Stromberg.Bref, il gagne son shilling a day.Co.L'Anglais, qui s\u2019y counaît eu hommes aussi bien qu\u2019en bétail, sait que penser de la bravoure de ces mercenaires.Mais chut, s\u2019il s\u2019en ouvrait le cœur, on saurait bientôt à quoi s\u2019en tenir sur le véritable état des esprits dans le Royaume-Uni.Les protestations de John Redmond, Michael Davitt et tous les autres députés irlandais, celà ne signifie rien: voyez donc comme les Irlandais se sont fait hacher au passage de la Tugela ! Le cri d\u2019opprobe poussé par la presse irlandaise de tous les pays a la vue des horreurs sud- africaines, cela ne saurait compter: voyez donc les pertes magnifiques subies par lu même brigade au repassage de la même rivière! Li bravoure irlandaise est une réplique a tout.La presse anglaise, les hommes d'État anglais, parlent avec éloges des \u2018\u2018 héros celtiques,\u201d et ce bon Paddy, d'autant plus sensible aux honneurs qu\u2019il y est moins accoutumé, s'aperçoit, ô délices! que la faim, en le poussant au service pu maître qu\u2019il abhorre, l\u2019a tont simplement conduit à la gloire.Les rares Irlandais restés en Irlande, ne peuvent plus même élever la voix contre la tyrannie anglaise, que M.Bull ne leur réponde.\u201cAhl que vous me chagrinez ! Vous n\u2019avez pas la mémoire du cœur.Vous devriez au moins vous rappeler quelle mort glorieuse j'ai procurée à la plupart de vos enfants sur mes champs de bataille.Et comme voici la Saint Patrice, pour vous prouver que j'ai assez de andeur d\u2019Âme pour oublier le mal que je vous al ait, je veux bien vous permettre de portersce jour-là, un shamrock à votre boutonnière.Je vous aime, et, mon Dieu, si vous persistez à vous agiter, je me ver- +, rai peut-être obligé de vous faire rappeler à la raison par ces fidèles soldats irlandais, vos compatriotes, qui, eux, savent faire justice à la droiture de mes sentiments.\u201d À un discours si convaincant, les Irlandais se sont rendus.Et les journalistes jaunes, qui avaient compté sur la prochaine rébellion irlandaise pour boomer leur stock dans les grands prix, peuvent en faire leur deuil.Leur seul moyen désormais de tirer parti des descendants de Brian Boru sera de leur passer, aux jours de fête nationale, une feuille de journal avec une feuille de shamrock.Tout cela parce que l\u2019Angleterre, par une politique prévoyante et suivie, a mis nos amis d\u2019Irlande en si el ap étit qu\u2019ils sont maintenant heureux d\u2019accepter d'elle un os à ronger.S'ils continuent à se bien conduire, on leur permettra sans doute, dans quelques cents ans, de se moucher dans des mouchoirs verts, de se coiffer de chapeaux verts et de porter des culottes vertes\u2014à l\u2019envers.Quant à se régaler de gazon vert etde feuillage vert, il y belle lurette que dans certaines régions d\u2019Irlande, grâce à la domination britannique, on jouit de cette liberté.Enfin, qui sait à quels privilèges et à quels honneurs leur dévouement, né de la faim, ne conduira pas les fils de la Verte Erin ?Ah! la faim, quand finira-t-on par se convaincre qu\u2019elle peut souvent tourner au bénéfice de celui qui la subit aussi bien que de celui qui l\u2019impose ?Réduite par certains procédés, elle remplacera peut- être un jour la vapour et l'électricité dans lu mécanique.Appliquée aux aérostats, elle nous permettra d\u2019aller it lu June.C\u2019est une force, quoi ! Sijje ne craignait d\u2019effaroucher les Ames timides, je m\u2019écrierais méme : La faim, c\u2019est la vie! CHARLES DUPRE, 0:0:0 ECHOS Tararaboum! ça y est, et voici que sir Wilfrid Laurier sera bientôt bombardé lord, Il ne s'agit plus que de dénicher un nom sonore pour le nouveau dignitaire.M.Laurier étant de Saint-Lin, nous proposerions bien : lord de Saint- Lin, mais l'hagiographie n\u2019étant pas de mode en ces circonstances, il scruit peut-être plus parlementaire de sug- érer autre chose, par exeinple : lord Lindseed and Honeyest un nom mélodieux et suave qui rendrait parfaitement le caractère édulcoré du magnifique démocrate, et nous espérons que si c\u2019est adopté on en donnera crédit aux DEBATS.L'herboriste Brabant\u2014qui a manqué sa vocation, puis- vil était né pour être premier ministre\u2014a défini, mardi ernier, au club Letellier, les effets terribles des coalitions : \u201cLes coalitions, messieurs, c\u2019est affreux ! ça toujours échoué misérablement, et ça toujours été un flasco monumental dans tous les pays qui les ont vu fomenter.Prenez comme exemple la coalition Chamberlain-Salisbury {(prononcez à ln francaise).Le monde a-t-il jamais vu une horreur pareille?Avez-vous déjà entendu parler d'un plus ÉPOUVANTABLE MASSACRE\u201d | ! Les échos de la salle Dionne se sont blottis dans les coins en entendant cette foudroyante révélation.\u201c L'Intransigeant\u201d de M.Henri Rochefort a prélevé une souscription pour offrir une épée d'honneur au général Cronje.Il annonçait hier qu\u2019il publiera très prochainement la liste complémentaire des derniers dons\u2014qui font monter la souscription à plusieurs milliers de francs \u2014et il ajoute : \u201c Nousavons voulu que le souvenir offert parles patriotes français au vaillant chef boer fût digne de son admirablo défense de Paardeberg, où pendant douze jours, il tint en échec avec trois mille hommes, quarante-cinq mille Anglais soutenus par quatre-vingts pièces de canon.\u201c I] faut que ce soit à la fois un objet précieux par les matériaux employés et un objet d'art.\u2018\u2018Tucien Pallez, le grand artiste patriote, auteur du fier et imposant \u2018\u2018 Halte-là !\u201d admiré au dernier Salon et du buste si artistique, si vivant de Paul Dérouléde, était tout désigné pour en exécuter la maquette.; \u201c Pallez s\u2019est déjà mis à l'œvre.Dans quelques jours il aura terminé son ébauche.\u201cLa poignée de l'épee est formée par un combattant boer serrant dans ses mains nerveuses le cou du léopard anglais dont le corps forme la garde et qui a les pattes de derrière prises, emplégées dans le drapeau du Transvaal, qui figurera la coquille.J .\u201cLe drapeau du Transvaal, qui est tricolore, sera exactement reproduit à l\u2019aide d\u2019émaux et de pierres précieuses; des rubis pour le rouge, des diamants pour le blanc, des saphirs pour le bleu.* Nous avons la conviction que cette œuvre de haut goût artistique répondra exactement au sentiment de nos nombreux souscripteurs, qui pourront, d\u2019ailleurs, l\u2018examiner à loisir avant qu\u2019elle soit remise par le docteur Leyds, répré- sentant officiel du Transvaal, à l\u2019'héroïque Cronje.\u201d Les nombreux amis et contemplateurs de l\u2019exquise madame R.T.qui préside si superbement a tant d'organisations philantropiques et charitables apprendront sans doute avec une douce satisfaction qu'elle s'est pesée récemment en présence de plusieurs de ses compagnes et que, sous ce précieux fardeau, la balance, sans trop gémir, a marqué 163 livres.Ce n\u2019est pas un record, c'est un poids.Pour finir gaiement : Un aide-camp du duc de Cambridge, qui désirait de l'avancement, s'adressa à l\u2019ancien gén ralisme des armées anglaises en lui faisant valoir ses 1 es années de services.on à sont tes blessures ?dit 1 e général.Ce sont là les meilleures titres.Peux-tu m'en montrer ?\u2014Comment aurais-je été blessé, mon général 7 répondit l'aide de camp.Les jours de bataille, je ne vous ai jamais uit 1 ALBERT THIBAUDEAU. NOTRE AVENIR L'azur politique prend tous les jours des teintes lus grisâtres, de sourds ndemenis nous arrivent Ottawa chargés d\u2019impérialisme, sinistres précurseurs pour notre sécurité nationale.Il n\u2019est plus question, maintenant, de la légendaire sérénité du ciel constitutionnel, et tous les Canadiens-français sont témoins du servilisme de nos députés.A l'heure actuelle, qui est vraiment l'heure dangereuse pour notre race, il serait prudent d\u2019envisager froidemient et sans parti pris cette question de changer la forme de notre gouvernement en faveur de la Fédération impériale, afin de voir si un plus grand bien doit en résulter pour nous.C\u2019est dans les conséquences de ce changement que nous trouverons «et idéal de gouvernement pour un peuple de colons ! ! ! ! ; | Une des premières conséquences est le service obligatoire pour touslesCanadiens aptes à porterles armes.Elle s'impose, elle est inévitable, et ce, à cause même de l'isolement de l\u2019Angleterre et de l\u2019insuffisance de son armée de terre.H est étrange de remarquer que ce qui précisément fait la force de l\u2019Empire Britannique est ici cause de sa faiblesse : le grand nombre de ces colonies.Son armée n\u2019est et ne sera jarnais assez puissante pour les défendre foutes à un moment donné.Les Anglais seront donc obligés de forcer les colons à prendre les armes.C'est alors que ces derniers devront, suivant le bon plaisir de la mère-patrie, s\u2019en aller au bout du monde payer le tribut du sang pour une cause juste ou ignoble et qui les intéressera nullement.Le Canada ne vient-il pas de fournir à l'Angleterre deux mille hommes et deux millions de dollars en espèces, sans aucun profit pour lui.Comme si notre dette nationale n\u2019était pas assez considérable, et comme si e peuple avait encore besoin d\u2019être pressuré d\u2019impôts! ! Et, que sera-ce donc alors que nous serons tenus d\u2019entretenir une armée permanente ?Si, encore, le service obligatoire ne forçait le colon qu\u2019à défendre le sol natal, mais 1l n\u2019en pas ainsi.Une autre conséquence.de l'Impérialisme sera lua Tuine de nos industries nationales.L'Angleterre étant avant tout un pays industriel, \u2014qui nous niera cela #\u2014laissera-t-elle au Canada le privilége de ses industries nationales ?Se privera-t- elle volontairement de l\u2019immense avantage de pouvoir écouler dans ses colonies le produit de ses manufactures ?Nous laissera-t-elle profiter de notre propre main- d\u2019œuvre, au détriment d\u2019un impôt indirect qu\u2019elle pourrait instituer sans que cela y paraisse \u2014Allons donc, pas si bête, après tout ; et vous verrez qu\u2019elle transformera le Canada en beurreries, ranches, patu- rages.De la sorte c\u2019est nous qui servirions de greniers d\u2019approvisionnement à une armée affamée.N\u2019est-ce pas là ce qu\u2019elle veut faire du Transvaal, actuellement ?Seulement, ce dernier est bien ioin de chez elle, alors que le Canada se trouve si rapproché, siàlamain.Et nous aurions l\u2019insigne honneur de préparer les gigantesques plum puddings consommés nnuellemezt par les 815 de John Bull.Nous vivons actuellement dans le statu quo et nous avons fourni la viande pour les marchés anglais en échange de fer en gueuses, et de flacons de gin mais avec l'impérialisme, nous fournirons de plus de la chair à canon, et cela en échange de rien du tout.Il y va de notre prospérité et de notre argent; n\u2019est- ce pas là une question vitale, s\u2019il en fut jamais une ?Au point de vue canadien-français, le mot Fédération impériale signifie asservissement complet de la race.D\u2019après le recensement de 1898, l\u2019Empire britannique cowpte quatre cent millions de sujets.Quatre cent millons de sujets, vous avez bien lu.Eh ! bien, je vous le demande, que deviendrait le peuple cana- dien-francais, englouti dans une si grande multitude ?Nous ne sommes que deux millons de Canadiens-franis, ce qui veut dire que notre influence dans l\u2019Empire ritannique ne serait égale qu\u2019à la deux-centième partie du tout ; tandis qu'avec le Status quo notre influence est représentée par un tiers.Remarquons bien qu\u2019il ne s'agit pas ici d\u2019une simple équation algébrique, mais d\u2019un état de choses tristement réel.Tout compte fait, puisque nous ne pouvons pas sauvegarder notre constitution dont le sort paraît irrévocablement fixé, et puisqu\u2019il nous est difficile de rêver à une république même sous protectorat, ne serait-il pas préférable mille fois de souhaiter l\u2019annexion avec les Etats-Unis ?Nous ne sommes pas partisans de l'annexion, et nous ne faisons qu\u2019appliquer ici_un axiôme vieux comme le monde: de deux maux il faut savoir choisir le moindre.Sous le régime annexioniste, notre influence serait plus avantageusement reconnue et respectée ; en comptant nos frères qui vivent au delà de la ligne 45ème nous serions quatre millions de Canadiensfrançais vivant dans une nation de quatre-vingt millions d'habitants, ce qui ramènerait la proportion à un vingtième.Et la Province de Québec aurait son gouvernement absolument autonome ; nous conserverions nos lois criminelles et civiles, notre langue et une foule de nos institutions respectées et respectables.Les seules questions de traités, de douane et de guerre, seraient du ressort de Washington.De plus, notre marché naturel n\u2019a-t-il pas toujours été aux Etats-Unis ?© #008 0000s 0000 mre Esse seas eater teaser ta Et maintenant que nous avons établi cette question aussi froidement que nous nous étions proposé de le faire, qu\u2019il nous soit permis d\u2019abandonner toute contrainte et de parler librement.Qu'il nous soit permis de te poser une question directe, Ô peuple canadien-français, à laquelle tu peux donner ton suffrage.Tu es une nation aux fières convictions, tu as le droit de marcher le front haut, et cependant, tu ne comptes pas dans le monde international.Dis-nous, peuple, n'es-tu pas fatigué de cet état de chose, et le joug ne commence-t-il pas à peser bien fort sur tes robustes épaules ?Vas-tu, sans crier gare, te laisser imposer l\u2019Impérialisme par ceux qui te gouvernent, ceux à qui tu as confié 1 un mandat sacré et qui te servent si mal ?Permettras-tu longtemps encore les violations désordonnées que l\u2019on fait aux principes de la constitution que tu as approuvée ?Tiens, peuple, écoute ceci, et penses-y bien : Sur tous ceux que tu as envoyés à Ottawa, il n\u2019y en a que dix qui ont osé protester contre l\u2019iniquité.Les autres se sont affichés publiquement comme vendus ou à vendre, les uns en s\u2019abstenant de voter contre une mesure qui devait causer ta ruine, les autres en votant ouvertement, délibéréinent, sans pudeur.Et afin que justice suit faite, voici les dix noms que nous voudrions voir burinés sur le bronze et gravés dans ton cœur.Ce sont : Angers, Bourrassa, Chauvin, Dugas, Ethier, Legris, Monet, Marcotte, Marcil et Morin.Peuple, épargne ceux-ci au jour de ta colère, parce qu'ils ont été justes, parce qu'ils ont été honnêtes.Mais, les autres, les lâches qui te vendent pour des honneurs, les avachis, les traîtres, que ton vote, 0 peuple tout-puissant, les flétrisse à jamais.Qu\u2019ils soient remisés dans leurs foyers d\u2019où ils n\u2019auraient jamais dû sortir.Choisis bien tes candidats, aux prochaines élections.Qu'ils ne soient pas comme Achille, vulnérables au talon, à l'endroit des honneurs, et qu\u2019ils soient jeunes, parce que dans la jeune sève bout les nobles enthousiasmes, les fiertés indomptables et les espoirs glorieux.Peuple, songes-y bien, tu peux refaire la destinée de ton pays, parce que tu es puissant.CeMTE.TROP D'OMBRE Nos grands confrères, des deux langues, ont soigneusement caché à leurs lecteurs les deux documents suivants auxquels Les Débats se font le plaisir d'accorder l\u2019hospitalité.* - » Mme Olive Schreiner, la sœur du président du conseil des ministres de la colonie du Cap, à écrit à M, Stead la lettre suivante : * Cher ami, restez jusqu'à la fin du côté de la justice et de la liberté ! A votre lit de mort, vous en éprouverez encore de la satisfaction ! \u2018 Le peuple anglais n'a pas encore compris la situation.Quel terrible réveil quand il comprendra ! * Les braves, les héroiques Transvaaliens meurent, les vaillants soldats anglais tombent, et un honteux amas de vampires et de brasseurs d'affaires attend tranquillement la conclusion de la guerre pour venir enfoncer leurs griffes dans nos poitrines.\u201c* Si l'Angleterre pouvait s\u2019'apercevoir à temps que Chamberlain sape les fondations de cet empire tant rêvé dans le sud-africain et qui aurait pu être une fédération d\u2019Etats réunis par les liens indissolubles de la sympathie et de l\u2019affection ! \u2018\u2018 Chamberlain frappe a coups de poignard le cœur de l\u2019Empire britannique.\u2018* Olive SCHREINER.\u201d we Le Manchester Guardian publie une interview avec M.G.-M.Théal, dont l'histoire en cinq volumes de l'Afrique du Sud est universellement réputée.+ M.Fhéal est l\u2019historiographe attaché au gouvernement du Cap et le chief- clerk du département des affaires indigènes au Cap.Son opinion sur la guerre est donc de la plus haute importance au double puiut de vue de sa connaissance approfondie et de son impartialité absolue.; \u201c* Cette guerre est la plus grande tragédie des temps modernes,\u2018 telle est l'opinion de M.Théal.Invité à développer sa thèse, M.Théal déclare notamment que le peuple anglais vit actuellement dans un paradis d\u2019imbéciles.Les éléments les plus simples de la situation étaient inconnus de la presse anglaise, qui ignorait à la fois l\u2019histoire et les problêmes de l'Afrique du sud et de la race boer.\u201c Les journaux anglais parlent d\u2019un accord entre Anglais et Boers après la conclusion de la guerre.Cet accord ne se fera jamais, car les Boers n\u2019ont plus aucune foi dans la nation anglaise, quoiqu\u2019ils estiment l'Anglais indivlduelle- ment.Si les Anglais persistaient dans In guerre, ils fni- raient peut-être par pénétrer dans le Transvaal, mais ils trouveraient devant eux un désert et un nouveau Moscou.\u2018 Je connais la race, dit M.Théal ; quelques-uns que l'or à corrompus, resteront, mais tout ce qu\u2019il y a de vigueur et de sève dans la nation brûlera ses habitations et migrera en masse dans les territoires allemands et portugais., \u201c\u201c Le Transvaal redeviendra le pays des noirs.Le sud de l\u2019Afrigne sera perdu pour la civilisation et, dans l'histoire légendaire de la race blanche habitant actuellement les ré publiques, l'Angleterre sera l'Espagne du dix-neuvième siècle.\u2018\u201c En ce qui concerne la prétendue conspiration hollandaise, M.Meal déclare, sur sa parole d'honneur, qu\u2019il n\u2019en croit pas un mot.Ce que les Boers demandent, dit en terminant M.Théal, c\u2019est que, tandis qu\u2019ils respectent l'autorité anglaise en dehors des Républiques, l\u2019Angleterre respecte leur autorité en dedans.\u201c Us n\u2019ont amais désiré autre chose, ils ne se contenteront jamais de moins.\u201d ETUDE LITTERAIRE A PROPOS DE LANGAGB.Posons-nous immédiatement une question.Comment pouvons-nous lutter contre le cosmopolitisme ?Par quels moyens pouvons-nous conserver notre langue ?Le moyen le plus efficace et celui qui présente le plus de force en même temps que de durée : c\u2019est la critique littéraire.La critique est la science universelle du grammairien.Le champ de ses investigations est sans limite : elle embrasse tout et ne s\u2019effraye pas même devant les problèmes les plus abstraits.Quelqu'un a dit avec raison: \u2018\u2018 Deux catégories d\u2019esprits apparaissent sur la terre: l\u2019un créateur d\u2019œuvres, l\u2019autre juge et classificateur des productions du génie.L'un ne va pas sans l\u2019autre : ils se complètent, s\u2019unifient et une littérature est à l\u2019apogée de sa grandeur quand ces deux puissances motrices se rencontrent dans le domaine de l\u2019art.En voulez-vous un exemple?Je ne puis rien mieux faire que de vous ouvrir toutes grandes les pages de l\u2019histoire de la littérature universelle.La Grèce nous apparaît rayonnante et sublime du jour ou Aristote invente l\u2019art de résonner.Naturaliste autant que dialecticien, c\u2019est par lui que l'esprit hellénique se développe et poursuit à travers le cœur humain ses recherches les plus intimes et les plus profondes.C'est par lui que la science, pour la première fois, est entrée dans les secrets mouvements de l\u2019Art ; c\u2019est par lui que l\u2019esthétique a posé ses lois.Instigateur avant tout, ayant, pour ainsi dire, mission de tracer la voie à l\u2019intelligence humaine, Aristote est la plus haute signification de la civilisation antique.L'hellénismme\u2014base des littératures latines et dont la visible influence dans les arts et dans les politiques remonte jusqu\u2019à nous\u2014l\u2019hellénisme, dis-je oit son développement à Aristote.Créateur de la critique, ce dernier a parcouru la philosophie qu\u2019il appelait \u2018\u201c là science de l\u2019universel \u201d pour remonter ensuite dans le pays enchanté de la poésie.Remontons maintenant jusqu\u2019aux Romains, Comment, et par qui, la Gloire couvre-t-elle d\u2019un éclat incomparable ce siècle d\u2019Auguste si fécond en génies multiples ?N\u2019est-ce pas par l'introduction à ome des ouvrages didactiques des philosophes grecs que ces derniers proclamaient les civilisateurs des nations ?N'est-ce pas d\u2019eux que sont sorties les deux plus grandes écoles latines : celle de Mécène qui comptait des hommes comme Quintilius et Properce, et celle de Messala, ayant dans son sein de hautes intelligences comme celle de Sulpicia et Ovide ?Oui, la Rome antique nous apparait dans toute sa majesté quand les Cicéron, les Quintilien et les Horace, ces propagateurs de la vrai logique nous apprennent : le premier, avec une éloquence invincible, lu puissance de la parole alliée à la profondeur des pensées ; le second, la délicatesse exquise des âmes complétées par la saine raison, et le troisième, avec une malice satirique, la dernière expression du bon goût dont l'influence est devenue légendaire à force d\u2019être universelle.En France, sans contredit, la critique a fait la littérature moderne.La Renaissance avait été infertile en matière de critique.Absorbée par le travail incessant que demandent les commentaires, elle était restée absolument nulle dans ses jugements sur les ouvrages de l'esprit, et le moyen-âge subit d\u2019une manière néfaste influence de cette époque.Aussi, la littérature d'alors est-elle instable, inachevée, tâtillonne et incer- ine, Elle semble faire fausse route, n\u2019osant élever la voix, ne lui a tracé le chemin à suivre.Que manque-t-il à son perfectionnement ?L'histoire parle d'elle-même.Quand apparait le XVIIe siècle, le mauvais goût parce que personne perce dans presque tous les écrits.Quelques téméraires comme Boileau et La Bruyère persiflent le pédantesque maniérisme dont se pare le style.ais trop attachée à l\u2019imitation des chefs-d\u2019œuvre antiques, la littérature est rivée à ses croyances toutes classiques et astreint l\u2019individualité au servage le lus absolu.Siecle de l\u2019absolutisme par excellence e dix-septième l\u2019est aussi dans l\u2019art et dans la PT faudra les efforts teurs du XIX audra les efforts innovateurs du Ce siècle pour donner à la littérature française toute l\u2019envolée qu'elle possède aujourd\u2019hui.Positive dans ces théories, ayant scruté la vie et les consciences, ayant identifié la psychologie à l\u2019Art, la critique du XIXe siècle, dans son enquête, ne se borne plus à des généralités.Elle passe de la synthèse à 1 analyse et de l\u2019analyse à la synthèse, du particulier à l\u2019universel et de l\u2019universel au particulier.Elle fixe les idées et les œuvres et, avec ipolythe Taine, elle donne au jugement critique \u2018\u2018 un fondement objectif.\u201d Et dans sa théorie foncière, l\u2019auteur de \u2018\u201cl\u2019Idéal dans l'Art,\u201d nous donne la formule de la critique moderne quand il nous dit : \u201cil faut discuter des goûts.\u201d La littérature française est alors à l'apogée de sa puissance.Si nous nous permettions de faire un rapprochement et d\u2019interroger l'histoire de notre littérature,\u2018 il nous serait facile de constater que nous n\u2019avons pas de critique au Canada.Cela nous explique assez bien ourquoi notre langue semble se fixer, je devrais dire, semble ne faire aucun progrès et rester stationnaire.Si l\u2019axiome de Victor Hugo \u2018\u2018 une langue qui n\u2019avance pas est une langue morte \u201d a quelque portée pour nous, nous ne sommes pas loin du jour ou nous verrons ce qui nous reste du langage français dépérir et se perdre dans l\u2019agglomération funeste de mots étrangers ct définitivement s'identifier totalement avec Panglaise.Laissée à ses propres facultés, il est bien rare qu\u2019une littérature ne fasse fausse route.Elle est comme les mots : il ne faut pas lui donner une liberté trop effrénée, car l\u2019on risque de la voir tomber par son développement même.C\u2019est là le plus grave danger que puisse courir un peuple au début de sa formation, 11 n\u2019est pas trop à dire, nous sommes ici dans une yosition exceptionnnelle.Ayant à lutter pour nos ibertés, nous avons aussi notre langage à défendre contre l\u2019envahissement étranger.Comment voulez- vous que nous résistions, et qu\u2019allons-nous devenir, si chaque jour, par faiblesse ou par indifférence ,la littérature nationale, parla voix de ses écrivains, nous impose un langage consentionnel, adopté aux circonstances et aux préjugés ?Nous ne sommes plus au temps où l'on portait l\u2019encensoir de l'admiration mutuelle jusqu\u2019à la vanité personnelle de certains cuistres que l\u2019ignorance avait consacrés maîtres, et dont le rôle était d\u2019imposer leur volonté ; 1nais nous sommes à l'heure décisive ou l\u2019abus de confiance nous a fait les juges sévères du présent et du passé.Ne l\u2019oublions pas et n\u2019ayons pas peur de briser avec les conventions, celles dont les lois s'arrêtent au seuil de la critique.Et si l\u2019'hydre aux mille dents de la jalousie ou de l\u2019indifférence veut nous détruire, soyons fermes et répondons avec toute la fierté du Ruy Blas de Victor Hugo : Je relève le front sous le pied qui m'écrase.JEAN CHARBONNEAU.CE QUI EST VRAI\u2014Ceux quil disent que tous les remedes sontbons ont tort.Te BAUME RHUMAL seul est vraiment efficace contre les affections de poitrine.LE PRIX DU SANG Un fait stupéfiant qui aura sa place dans l\u2019histoire contemporaine vient de se passer.Il a passé, sans commentaires, sous les yeux de la presse des deux continents.On a célébré à Londres la \u2018\u2018 St.Patrick,\u201d avec un faste sans précédents ! ! ! ! Où donc est le souvenir de ces vieilles luttes d'antan contre l\u2019envahisseur ?Que doit penser, du fond de sa tombe, ce champion qui fut grand parmi ses -compatriotes, qui lutta sans cesse par la parole, qui enflamma tout un peuple, et qui toujours a tenu haut at ferme le drapeau irlandais ?Car s\u2019il fut un grand homme, Parnell eut aussi la gloire de laisser derrière lui tout une secte,\u2014hélas bien petite!\u2014qui continua l\u2019œuvre de son prédécesseur.Haines, cris du cœur, propagandes, qu\u2019êtes-vous devenus ?Que doit penser cette jeune fille sublime entre toutes, qui depuis dix ans prêche la sainte cause ?N\u2019a-t-elle pas ému par ses plaintes la moitié d\u2019un monde ?N\u2019a- t-elle pas montré à nu toutes les misères causées par la poigne de fer de l\u2019Anglais ?ot pourtant, en lisant le compte rendu de ses discours, l\u2019Europe et l\u2019Amérique, se sont senti une immense pitié pour ce pauvre peuple courbé sous la servitude.Cette servitude que le lord anglais, propriétaire de terres volées, fait subir à ses anciens tenanciers! Que reçoivent-ils en échange de leurs services?Oh, presque rien: juste de quoi ne pas crever comme des chiens.Bt si quelques protestation s'élèvent contre ce mépris de toute justice, on leur lance à la face ce rire froid plus méprisant qu\u2019une insulte.Et on ne va pas plus loin, on a compris.Un mot de plus et la horde affamée-est repoussée sans pitié ; et tous se taisent, sachant que la force prime le droit ! Ces pauvres, alors, n\u2019avaient plus qu\u2019à garder leurs haines et attendre en silence une occasion qui leur donnerait à leur tour le droit de parler haut et de reprendre ce que le vol leur avait enlevé.t, dans chaque chaumiére, on an attendu, on a espéré des jours meilleurs, en murmurant en silence le mot Liberté.Puis tout à coup une guerre éclata.Le même envahisseur eut soif de conquête d\u2019or et de domination ; il se jeta sur un autre petit peuple.Le motif était le méme que pour l\u2019autre : mais la conquête était plus dure; ces braves avaient le malheur d\u2019être armés ; la résistance devait être plus grande.Aussi pour briser cet effort il fallait des hommes, beaucoup d'hommes.On fit un appel.C\u2019est alors que se passa un fait inouï, inconcevable.L'opprimé fit cause commune avec l'envahissenr.L'Irlandais, oubliant les souffrances de ses ancôtres, les luttes parlementaires de ses champions, ses misères accumulées depuis plus d\u2019un siècle, se leva comme un seul homme et A à son bourreau pour la connote de l\u2019autre peuple, ce peuple fier de ces mêmes 0 au 05 008 00 0000 0 02 00 0 00 6 80 00 0 00 0 3 6 0 00 00 4 086 0620000 Ceci dépassa les espérances anglaises ; il y avait là pierre à deux coups, l\u2019Anglais avait une occasion de aire une apothéose avec le prix du sang.Les événe- ments ont prouvé qu\u2019il ne s\u2019en priva pas.Pour réussir il suffisait d\u2019un petit élan d\u2019hypocrite patriotisme.La St-Patrick venait à point pour cimenter l'Irlande à l\u2019Angleterre et faire taire à tout jamais les rancunes et les haines.Un trèfle ajouté au drapeau national anglais.et la farce était jouée.L'Irlandais, chatouillé dans son orgueuil, cria : Hourra pour la Reine ! Bt ce fut grand, digne, combien noble ! ! Pauvre peuple, je te plains, car ton rêve d\u2019Indépendance vient d\u2019être tué dans l\u2019œuf.LEON BARON.La Semaine Politique A ceux qui douteraient de l'inactivité ou de la dépense en pure perte de l\u2019activité de nos taires, je conseille de lire ce paragraphe du Free Press, d'Ottawa (numéro de jeudi dernier).On sait que le Free Press est l\u2019un des organes à tout crin du gouvernement Laurier, Voici le morceau: \u201c Le purlement fédéral est en session depuis sept semaines; il à été trente-et-une fois en séance.Le pays aurait raison de demander ce qu\u2019il a fait?Or, si nous exceptons l'adoption du bill \u2018\u201c pour une délimitation nouvelle des comtés,\u201d et la discussion sur deux ou trois questions platoniques nous ne trouvons rien à noter.\u201d Pas flatteur, mais vrai! Le fait est que la dernière semaine parlementaire, à Ottawa, s\u2019est passée en hâchis et réchauffés de questions usées, comme le bill du remaniement électoral\u2014 gerrymander-déjà tué tune fois par le Sénat, l\u2019an ernier, et ressuscité cette année, pour employer le temps ou pour fournir de la poudre contre la Chambre Haute ; et comme la résolution Russell sur \u201cle tarif de faveur\u201d que nous octroyons à l\u2019Angleterre depuis 1897.\u2018est que les députés ont attendu le discours budgétaire de M.Fielding, jusqu\u2019à vendredi.Et que faire dans l'attente, sinon jouer aux boules de papier, aux interruptions, aux interpellation et aux incidents ?N'importe.De cette petite guerre de rires aux dépens de l\u2019un ou l\u2019autre des partis, il est sorti de jolies choses, de ces jolies choses qui révèlent de plus en plus la profonde démoralisation politique où notre pays est tombé.LES SANGSUES Ça coûte cher, les voyages de nos ministres ; généralisons même : ministres, commissaires du gouvernement, agents de colonisation et d\u2019immigration, fonctionnaires et autres(ne pas cublier ceux de la province dont nous parlerons plus tard).Il suffit que l\u2019un de nos petits Canadiens soit arrivé à une position officielle quelconque, pour se croire en droit de puiser dans le coffre public de quoi satisfaire ses goûts et ses appétits; pour entreprendre, entre autres choses, des voyages du bas du fleuve ou des excursions à Paris.Exemple : Les ingénieurs du gouvernement, en exploration au Yukon sous la conduite de M.I.B.Charleson, char- ent leur vin, tant la bouteille.Ce compte à été rejeté.our un ministre, il eût passé.Autre exemple : M.Taylor, député de Leeds, Ont., demande : Le gouvernement sait-il que dans les dépenses du ministre des Travaux publics, se montant 4 $2,236.82, lors de son voyage dans les provinces maritimes en 1898, tel qu\u2019indiqué dans le rapport de l\u2019auditeur général pour 1899, partie II, page 145, sont inclus les items suivants: Payé pour blanchissage.«assssassonsuse eee $35.80 Payé pour drapeau ameéricain.cocuus 7.50 Payé À James Bain, Yarmouth, pour voiture à quatre chevaux, pour aller à Weymouth, deux jours à 10.00 par jour.\u2026.\u2026. = oO El & [=] wn go td HJ = \u20144 2 =H : = a = un ® wn ct & = © oO 5 ce) \u2014 © + pd ® un © Qo = pd @ = + uœ OO ARRAR 9 drab et grise (rayées) sont en vogue ; nous nousen sommes procurés.Notre coupe donne | satisfaction ; nous en avons la preuve tous les jours, par la clientèle attitrée qui nous & patronise HENRI DUBORID MARCHAND-TAILLE[R 1373\u2014RUE SAINTE-CATHERINE-\u2014\u2014-1373 bens AAA RRA FR AARANMARA RRRARAKL Le Purificateur Tonique du Sang_ Mon cher Docteur, Votre remède a mis fin au martyre que j'endurais depuis si longtemps avec cet eczéma humide qui ne me laissait aucun repos ni jour ni nuit.Je suis heureux de vous dire que votre Purificateur Tonique du Sang est le seul remède qui m\u2019ait compiètement guéri.JOS.BOILEAU, 152, rue Maisonneuve, Montréal.COMPAGNIE CHIMIQUE DU CANADA, PROPRIÉTAIRE, 15, rue Saitit-Jean.(Signé,) J.A.DELISLE BONNES NOUVELLES nos nombreux Clients et le Public Acheteur Pour Malgré la hausse considérable sur le prix de toutes les marchandises, nous sommes encore prêts à vendre les marchandises aux-anciens prix et en plusieurs cas à meilleur marché que nous les vendions la dernière saison, la raison de ceci est facile à expliquer.Nous avons été assez perspicaces pour coimnmander l\u2019automne dernier tout ce dont nous avions besoin pour le printemps et l'été.C'est pourquoi nous pouvons vendre à des prix plus bas maintenant que ceux qui sont demandés par les manufacturiers et les marchands de gros.\u2019 : * MOUVELLES MARCHANDISES\u2014Nous avons reçu toute notre marchandise du printemps et d\u2019été en fait de chemises blanches et de couleurs les plus nouvelles sur le marché, ainsi que collets et poignets, cravates du dernier goût.Gants pas doublés, les meilleurs qualités, chaussons pour hommes et un grand assortiment de bas en laine et Cachemire pour dames et enfants, ainsi qu\u2019une foule d'articles pour enfants de première communion.À vous d\u2019en profiter, car nous vendons le plus bas prix possible.&r Venez vous convaincre des prix.Au MAGASIN de MERCERTES de J.A.DELISLE ' 1545 rue Ste-Catharine ARMAAAMANANAA NDS AAMNANANANANANANAANANAAANSANANANANARNRASAANAANA TV CUVE CUT UIEEEUC 6600000000, .ATTENDEZ I ouverture de Modes | L'ouverture ds owen | 66666600 ès BERNIER & WEST ANGLE DES RUES Sie-Batherine et Université, 900009400060 0008GVOVGUIVUVOQUVVOGUVG EMILE LYON AIS_#\u2014 ENTREPRENEUR ELECTRICIEN Spécialité de lumières ot de timbres électriques.Estimés donnés pour installation électrique.Appareils fournis et posés.es commandes sont exécutées sous le plus bref délai et au plus bas prix, Bureau et Exposition Permanente d'Aopareils, 180, rue Saint-Jacques, Chambre 1, 4me étage, BELL.TEL.MAIN, 3326, MONTREAL.H REYNAUD 1528, rue Sainte-Catherine, LE RENDEZ-VOUS DES GAI8 LURONS Spéc'alité de 1a ninison : le meilleur vin canadien en ville.Un verre d\u2019une chopine pour 5 sous, 40 sous lo galion.Zr Liqueurs de choix ; 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