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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 18 février 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Les Débats, 1900-02-18, Collections de BAnQ.

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[" 1° ANNÉE N° 12 DIRECTEU R-PROPRIÉTAIRE : Paul LeMoyne de Martigny LE NUMERO: UN SOU L'ABONNEMENT : 75 SOUS PAR ANNÉE.Les abonnés recevront le journal par la malle.Les manuscrits nou insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.L\u2019ARGENT DES AUTRES LES BONUS MUNICIPAUX.Avant tout remercions La Presse qui, après avoir accueilli la naissance des DÉBATS comme on reçoit les chiens dans les jeux de quilles, reconnaît enfin l\u2019excellence de notre rédaction en nous empruntant nos meilleurs titres.La réclame est trop bonne pour que nous protestions contre l\u2019emprunt non autorisé.Cette dette de reconnaissance payée, passons aux choses sérieuses.Le Conseil de Ville, à sa séance de vendredi dernier, s\u2019est prononcé à l\u2019unanimité contre le principe de l\u2019octroi des bonus municipaux aux industriels.Cette question intéresse au plus haut degré tous les citoyens de Montréal ; les industriels aussi bien que les commerçants, les propriétaires et les ouvriers, surtout les ouvriers.L\u2019inutilité de ces bonus, au point de vue écono- ues, est admise aujourd\u2019hui ; 99 par cent des industries ainsi subventionnées ont croulé avec une rapidité vertigineuse et les municipalités en ont été pour le montant de leurs subventions.Nous ne perdrons pas notre temps à les plaindre ; au contraire, Car le mal qu\u2019elles se sont fait est encore moins grand que celui qu\u2019elles ont fait aux autres.C\u2019est surtout, nous le répétons, à la classe ouvrière que ces bonus sont particulièrement néfastes.Ils déplacent un certain nombre d\u2019usines qui, pour agner le bonus, vont s\u2019établir dans des municipa- ités absolument dépourvues des avantages que les grands centres offrent aux ouvriers.Les vivres sont plus cher, les loyers plus élevés et les facilités d\u2019instruction pour les enfants de beaucoup moindres.Cette dernière considération suffirait à elle seule pour faire condamner \u201cette cultrre, d.eoup de ho- | nus, d\u2019industries-champignons, comme les a, avec raison, qualifiées un orateur ouvrier.C\u2019est à tort qu'on avance en :eur faveur que plus il y aura de fabriques plus grand sera le nombre d\u2019ouvriers employés.Un pays ne peut supporter que le nombre des usines qu\u2019il peut normalement faire marcher.Toutes celles créées en dehors de ce nombre doivent fataiement disparaître.Or, pendant leur existence ces fabriques ont occupé des ouvriers qui, au jour de leur disparition, encombrant le marché de la main d\u2019œuvre sont, de ce fait, une menace pour la stabilité des salaires, Enfin les ouvriers de ces fabriques isolées, situées loin des centres manufacturiers sont, une fois fixés dans ces villages, à lu merci de toutes les exigences des patrons.On dira peut-être : mais y va qui veut dans ces villages.Encore une erreur.Ceux qui y vont se laissent attraper par les belles promesses des embaucheurs ou y sont conduits par le chémage qui les affament.An point de vue ouvrier les bonus des municipalités sont déplorables; au point de vue économique ils ne peuvent méme pas étre serieusement défen- us.Montréal doit soutenir son Conseil Municipal daus cette question et les associations ouvrières, aussi bien que les Chambres de Commerce, devraient informer nos législateurs de leur opinion sur la matière.C\u2019est surtout de ces bonus qu\u2019on peut dire qu\u2019ils sont \u201c\u2018l\u2019argent des autres,\u201d car ceux qui les votent ne les votent qu\u2019après avoir escompté le bénéfice qu\u2019ils feront sur les logements qu\u2019ils loueront aux ouvriers et sur les dépenses que ces travailleurs devront faire dans la municipalité.C\u2019est une simple exploitation ; de l\u2019ouvrier, exploitation d\u2019autant plus préjudiciable qu\u2019elle déplace l\u2019ouvrier et compromet, presque toujours, d\u2019une façon irrémédiable, son avenir et celui de sa famille.N\u2019en faut plus ! P.M.CHEZ NOT\u2019 MAIRE SPHINOTÉRIENS.Belle, très belle séance d\u2019inauguration lundi dernier, au Conseil de Ville.Des fleurs partout : sur le trône, sur les pupitres, sur les chapeaux et même sur quelques nez de spectateurs.Des dames partout : personne ne s\u2019en plaignait.Décidément les belles traditions du bon vieux temps s\u2019en vont.Où est-il ce temps où le toujours Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT LE DIMANCHE jeune M.Glackmeyer conduisait ses invitées à leur place en leur offrant gracieusement un gentil bouquet ?Les bouquets étaient plus gros cette année, mais exclusivement offerts à mesdames les éche- vines, aux véritables maitresses de la maison : les invitées ont été oubliées.Notre maire était magnifique avec sen chapeau à claque et sa robe doublée d\u2019hermine.Mais quelle Etrange idée de porter son collier tout en avantet sa médaille jusqu.au-dessous du gilet.Chaque fois qu\u2019il se levait on entendait un bruit rappelant celui que font, dans nos prés fleuris et nos bois embaumés, les sonnettes pendues au col des vaches.Aucun incident, sauf l\u2019étonnement réfrigérant causé par les remarques francophobes et la profession de loyauté que l\u2019échevin LeBeuf a cru devoir, sans crier gare, lancer devant les dames.Ce fut débiter avec ce ton et ce son de trompette aiguë qui a tant fait pour créer le vide autour du sympathique remplaçant de M.Rainville.Le loyalisme de l\u2019échevin Le Beuf ne devrait cependant pas aller jusqu\u2019au point d\u2019abaisser son ays natal, et c\u2019est ce qu\u2019il fuit lorsque, comme undi dernier, il dit : \u2018\u201c Cette terre du Canada n\u2019est pas une terre française, elle appartient à l\u2019Angleterre.\u201d \u2018 Appartient \u201d\u2019 est dur pour un peuple qui, payant l\u2019impôt du sang, a le droit de dire qu\u2019il Fait partie de l\u2019Empire Britannique, mais qu\u2019il n\u2019appartient qu\u2019à lui-même.L\u2019échevin LeBeuf pousse la francophobie au point d\u2019en perdre l\u2019esprit, et il en a pourtant.C\u2019est ainsi qu\u2019après avoir, dans sa brillante proclamation à la brigade de la police, reconnu que c\u2019est la France qui a porte la police au plus haut degré de perfection, il ajoute \u2018\u2018 qu\u2019à Montréal notre police est organisée d\u2019après le système qui fleurit en Angleterre.\u201d C\u2019est probablement pour cela que les coffres-forts montréalais éclatent comme les bourgeons au prin- tuiNps.Toujours la supériorité de la race anglo-saxonne ! L\u2019échevin LeBeuf courbe tellement l\u2019échine de- vaut ses maîtres qu\u2019il en arrive à ne plus oser citer ses auteurs quand le malheur veut qu\u2019ils soient nés sur la terre de France.C\u2019est toujours sa proclamation à sa brigade qui nous en fournit la preuve.Il a, entre autres choses, cli: \u201c ON a donné de la police une définition qui renferme en peu de mots la véritable attribution de ce corps chargé de la protection de nos concitoyens.\u201c\u2018\u2018 La police est instituée pour maintenir l\u2019ordre public, la liberté, la propriété, la sécurité individuelle.Son caractère principal est la vigilance.La société est l'objet de sa sollicitude.\u201d Qui ça : ON?Ce n\u2019estcertes pas un Anglais.M.LeBeuf aurait faitson éloge en quelques qualificatifs ronflants.Nous n\u2019étonnerons nullement les lecteurs des DÉBATS en leur disant que sous ce ON, l\u2019échevin LeBeuf a volontairement caché, escamoté, des juriconsultes français, car cette belle définition, dont le président du comité de pulice a volontairement caché l\u2019origine parce qu\u2019elle est française, est empruntée aux articles 16et 17 du Code des délits et des peines \u2018\u2018 du 3 Brumaire an IV (1796) de la République Française.Et cela M.l\u2019échevin LeBeuf le savait aussi bien que nous.Next ! L.Cipal.LES VIEUX.Le vieillard et sa vieille, assis auprès de l'âtre, Regardent s\u2019enlacer les flammes du sarment, Les bras croisés, tous deux, depuis un long moment, Immobiles, muets, comme des saints de plâtre.Mais, voici que le vieux laisse, languissamment, S\u2019incliner son front lourd et sa barbe grisûtre ; Le bonnet de la vieille a pris un air marâtre, En voyant sa fiérté pencher, indignement.La vieille laisse entendre un ronfiement sonore, Le vieux, ancien clairon, répond plus fort encore, Et de leur tons distincts font un salmigondis.Puis, voyant s\u2019obscurcir son œil plein de paresse, Un énorme matou que le repos engraïsse, Lisse les poils soyeux de ses flancs arrondis.Jacques Vitray.18 FEVRIER 1900 REDACTION ET ADMINISTRATION : 71, rue Saint-Louis, 71 MONTREAL, P.Q.TELEPHONE BELL, MAINI3B40 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.Réclames, tauxfspéciaux.POLITIQUE ETRANGERE A TRAVERS TOUT L'Angleterre, tenue en échec par les Boers, menacée à Karthoum, en but aux sentiments hostiles de la Russie, de l\u2019Allemagne et dela France, est en train de s\u2019aplatir devant les Etats-Unis dont elle voudrait gagner les bonnes grâces, même au détriment du très loyal Canada.La Saterday Review de Londres reproche énergiquement au gouvernement impérial d\u2019avoir conclu le traité nicaraguien suns exiger ue compensation et ajoute que les Etats-Unis ne donneront jamais rien en échange de cette magnamité que le Congrès interprêtera comme un désir d\u2019éviter des complications à propos de la guerre.#* L\u2019aveuglement des Anglais, concernant la guerre de l\u2019Afrique, reste complet.Ils continuent à garder leur foi insolente dans une mauvaise cause à jamais perdue.Cela a lieu d\u2019épouvanter pour l\u2019avenir les véritables amis de la Grande Bretagne, si tant est qu\u2019elle en ait.Tant de folle arrogance surexcitera au plus haut point la sympathie du monde entier pour les Boers, sympathies qui ne resteront plus longtemps platoniques comme l\u2019indique ce fait saisissant que le gouvernement russe a fait coincider avec le discours royal d\u2019Angleterre l\u2019annonce de l\u2019emprunt persan, pour bien montrer qu\u2019il est devenu, au détriment de l\u2019Angleterre, le haut probiteur de la Perse, la clef des Indes.Les intentions de la Russie se sont encore affermis d\u2019une façon plus tangible.On a signalé la présence de troupes russes à Hérat, en plein Afganistan.Le ministre russe des affaires étrangères fait dire, par la presse officielle, que ce déploiement de force esù 'Occasiordié par le manqué de calme dans les relations internationales d\u2019une puissance dont aucun Russe ne s\u2019exagére la valeur du moyen d\u2019action.à C\u2019est bien à l\u2019Angleterre que ce camouflet s\u2019a- resse.\u201c* Les deux manières d\u2019agir.\u2014Tandis que les bons Boers envoient de la marmalade aux soldats anglais qui jouent au foot ball à Prétoria, voilà comment les nobles lords anglais voudraient qu\u2019on en usât vis & vis de Boers.Lisez et dites-moi de quel côté se trouvent les sauvages.Le duc de Somerset envoie une lettre au Morning Post pour réclamer l\u2019emploi des balles dum-dum ! \u2014* On ne fait pas la guerre en gants blancs, écrit le noble duc ; son objet est de détruire autant .d\u2019ennemis que possible et de rendre le reste incapable de servir pendant le même campagne.A mon avis, il est inconcevable que lorsque nous avons une balle \u2014 dum-dum \u2014 quiremplit des conditions, nous mettions nos troupes dans un tel désavantage vis-à-vis de l\u2019ennemi, rien que pour plaire à nos ennemis et satisfaire chez nous quelques sentimentaux maladifs.\u201d +\" Une scène typique au théâtre, à Londres.Nous transcrivons ce passage d\u2019une lettre adressée au journal l\u2019Indépendance.\u2018* Depuis mon arrivée à Londres, j\u2019ai réellement été ébloui du sentiment patriotique régnant parmi les Anglais.?\u2018* Mais j\u2019ai été étonné aussi de la facilité avec laquelle ils accueillent les bruits et les apparences de victoires de leurs généraux.\u201c Jeudi, après la nouvelle de la prise de Spion Kop, je me suis rendu le soir au théâtre et j\u2019ai été tout étonné d\u2019y entendre éclater des chants patriotiques ; la scène représentait une colossale carte du Transvaal, où étaient indiquées les positions trans- vaaliennes et anglaises au moyen des pavilions rec- pectifs de belligérants.Spion Kop était représenté sous pavillon transvaalien, lorsque soudainement un acteur, déguisé en soldats anglais, est venu abattre le pavillon pour y planter un autre de sa nation afin de figurer la prétendue victoire du généra Warren.\u2018 L\u2019enthousiasme des spectateurs a été extraordinaire, mais quel cruei lendemain it.Emile Cardin.Dans notre prochain numéro L\u2019Armée et l\u2019Etat, un article intéressant sur le rappel du général Hutton. ECHOS Les plaideurs de Racine sont roulés.Cette comédie du dix-septième siècle a fait son terups et le thé- Âtre moderne cherche un autre chef-d\u2019œuvre qui devra tenir les planches \u2018pendant une couple de siècles.Les dramaturges cherchaient un motif digne d\u2019un développement devant passer à la postérité.M.lerecorder Poirier l\u2019a fournit en conviant à un somptueux repas les journalistes qui Davaient publiquement aceusé de partisannerie, Qu\u2019un défendeur coupable séduise un plaignant ourmet par un alléchant menu, cela se conçoit.Sais le contraire est si drôle que ces agapes judiciaires, qui ont dû faire un bon fond à l\u2019estomac de ces intéressants plaideurs, font croire que la cause, elle, n\u2019avait pas grand fondement.Et M.l\u2019administrateur du Journal devrait maintenant intenter au recorder Poirier une poursuite en recouvrement de dommages-intérêts pour avoir dénoncé et accusé sa jeune publication qui a besoin de toute la confiance du public lecteur et annonceur.Alors ce serait au tour du Journal d\u2019offrir un banquet au recorder, puis ensuite au tour des avocats qui se châmailleraient ; ce serait ensuite le juge qui mourrait de vieillesse avant la fin de l\u2019instruction et dont les héritiers seront tenus de payer le pot cassé ; et le triomphe définitif serait celui du restaurateur qui se retirerait d\u2019affaires après avoir fait fortune.Le motif est donné.On demande un dramaturge.| 11 est question d\u2019accorder une récompense natio- .nale a M.Chamberlain, a succes au Transvaal, De méme terloo, duc élevé au rang de \u2018 prince de la Marmelade,\u201d Ce que pense le romancier Léon Tolstoi de ia guerre anglo-boer.Extrait d\u2019une conversation du romancier avec un journaliste russe : \u2018* Savez-vous où j\u2019en suis arrivé?nant, à Dieu soit loué! passé.chaque matin, sitôt que j\u2019avais les journaux en main, je souhaitais chaque fois passionément de pouvoir lire que les Boers avaient battu les Anglais.Cette guerre est la plus grande absurdité de notre époque, Deux nations civilisées, l\u2019Angleiterre et la Hollande, s\u2019anéantir l\u2019une etl\u2019autre! L\u2019Angleterre, un pays qui est fier de son titre de \u2018\u2018 libre,\u201d a l\u2019audace d\u2019écraser les Boers, qui sont en petit nombre et qui ne lui ont pas causé le moindre mal, incompréhensible, inouï.\u2018* Cette guerre est un signe de notre temps, et même un triste signe, qui prouve que le monde est gouverné par de tristes sujets sans cœur ni âme.\u201d Une phrase superbe à été sténographiée jeudi matin À la première séance de la commission de le voirie, à l\u2019Hôtel-de-Ville.On discutait sur l\u2019enlèvement de la neige, et M.St-Gcorge, en soumettant son rapport, crut devoir faire remarquer que la Compagnie des Tramways avait une dette de C\u2019est mainte- $25,000 envers la ville qu\u2019elle doit aider dans le ; hommes et à la foule et leur dit que des murmures \u2018 des Tramways est tenue de contribuer à ce paie- paiement de ses pelleteurs.\u2014Comment ! s\u2019écrie un échevin, la Compagnie ment ?\u2014Oui, monsieur, depuis huit ans.Dans la bouche d\u2019un membre de la Voirie, d\u2019un échevin qui a exposé un si beau programme que sa candidature n\u2019a pas été combattue, d'un directeur de nos affaires civiques, cette question est superbe, n\u2019est-ce pas?Nous ne nommerons pas cet échevin parce qu\u2019il est nouvellement déballé, que sa naïveté peut-être attribuée à sa timidité, qu\u2019il manifeste enfin de réelles dispositions au bien commun.Mais, de grâce ! qu\u2019il s\u2019instruise sur nos affaires.On a beau exhiber de beaux programmes, seule Vinstruction de nos édiles est l\u2019espérance de notre cité.C'est l'espérance, C'est l\u2019avenir.En montaut a Passaut de Spion Kop, pendant la surprise de nuit, dit le correspondant du Daily Telegraph, la colonne anglaise fut arrêtée par un poste ennemi.La sentinelle cria: \u2018Qui vive?\u201d Un officier, sûr d\u2019aller à la victoire, répondit: \u2014Waterloo ! Or, le lendemain, c\u2019était Majuba.Toute l\u2019histoire de la guerre se résume en ces deux mots, dit fort justement le Temps, qui rapporte cette anecdote.Les Anglais commencent à s\u2019apercevoir que leur tir est mauvais.Il n\u2019y a pas bien longtemps, ils se disaient volontiers les premiers tireurs du monde, comme ils se disaient également supérieurs à tout l\u2019univers dans les exercises athlétiques.Aujourd\u2019hui, ils sont, pour employer une expression très sportive, en train de prendre \u2018\u2018la mesure exacte \u201d\u2019 de leur force et de leur adresse et ils ne voient pas leur prestige diminuer, ou, pour mieux dire, s\u2019effondrer sans en beaucoup souffrir.Ils cherchent donc des excuses, et ils en trouvent de vraiment éloquenteos.Qu\u2019on en jugent par celle- ci, extraite d\u2019un journal anglais : __\u201c Le War Office s\u2019estrendu aux observations de M.W.-J.Jeffery, l\u2019armurier bien connu et l\u2019excellent tireur qui, depuis deux ans, affirmait que le guidonnage des fusils Lee-Metford et Lee-f£nfield tait incorrect.Mais auparavant, .cause de ses nombreux que Wellington fut nommé, après Wa- ; e la Victoire, 3L Chamberliun serait | ' | BADEN-POWELL ÿ Mafeking.Caricature publiée par Ie \u2018\u201c Irish DANS LA SOURICI! Li KEKEWICH at Kimberley CAH Qo 779 ep, + 7) ofl i a nly GA TACRE Ce a = Stormberg Ry World and American Industrial Liberator,\u201d\u201d de New-York, le 23 décembre 1899, ct qui est plus que frappante par accomplissement de ses prophéties.le 4 .Jin conséquence, on a commandé à Enticld, 250- .000 guidons et hausses d\u2019Un nouveau modèle, et un ; minés.grand nombre de ces appareils de pointage sont ter- On en cnvoie même dans l\u2019Afrique du sud, pour les adapter aux fusils des troupes qui luttent - contre les Boerssy | ! prisonniers à diodderspruit.\u2018 De plus, on télégraphic de Liechfield qu\u2019une, compagnie de Staffordshire appartenant i l\u2019Impe- C'est rial Yeomanry, avant de s\u2019embarquer samedi, s'est exercée avec le Lee-Enfield moditié.\u201d ; \u2018raiment, pour des gens pratiques, les Anglais prennent un peu tard pour vérifier leurs armes ! i Comment les Boers traitent leurs prisonniers\u2014 Une correspondance de Johannesburg raconte l\u2019ar-, rivée à Prétoria des quarante-deux officiers faits | Lorsque lé train a.! riva en gare de Prétoria, l\u2019officier boer qui com-' mandait l\u2019escorte destinée à conduire les prison- \\ niers au lieu de leur internement, s\u2019adressa à ses + de désapprobation seraient aussi déplacés que des cris d\u2019approbation, et leur conseilla de faire comme .lui.A la sortie de la gare, l\u2019officier boer se découvrit devant le colonel Carleton et ses officiers ; ses | hommes et la foule imitérent son exemple, pas un; cri ne fut poussé.Emus de cet hommage discret ; rendu au courage malheureux, les officiers anglais \u2018 défilèrent en rendant le salut militaire à l\u2019escorte, a la foule.i Extrait de lettre qui servira à faire comprendre les revers anglais au Sud-africain.C\u2019est un soldat : du Welsh Regiment (réserve) qui parle : Ç \u2018 Nous souffrons beaucoup de la chaleur (et ce- - pendant décembre n\u2019a pas été chaud cet été-ci.) On nous a envoyés plusieurs fois à l\u2019assaut de quelque etite colline dans les environs de la ville.Je me | emande ce que nous pouvons bien faire contre un; ennemi caché, nous tirant froidement dessus pendant notre montée et pouvant conserver toutes ses ; forces pour nous bien recevoir au sommet?Lorsque nous arrivions à la crête, nous étions tous épui-, sés.Je n\u2019avais même pas la force de lever ie fusil pour charger a la baionnette ! » C\u2019était un beau gaillard de six pieds qui parlait ainsi ! + Pour finir gnaiment ; militaire, rue Craig.\u2014Dites-moi quelle est la femme qui fait en ce moment le plus parler d\u2019elle ?\u2014Lady.smith \u2014Et lady.bat (ceci n\u2019est pas une réclame pour LEs DÉBATS.) Un journaliste rencontre un Enry d\u2019Els.UN PANAMA AFRICAIN INTERESSANTES REVELATIONS L\u2019investors Review, une publication qui fait autorité en Angleterre, nous a déjà appris des choses bien intéressantes au sujet de la situation financière de la Chartered à la guerre du Transvaal._ La fameuse compagnie ge trouve dans une situation désespérée.Si elle dépose son bilan, il y aura un joli scandale, car il paraît que toutes les \u2018histoires débitées au sujet des champs d\u2019or et de la colonisation de la Rhodésia n\u2019étaïent qu\u2019un gigantesque trompe-l\u2019œil.L\u2019annexion du Transvaal pourrait sauver la Chargénéral French approchant vers la souricière.Ce prophète-caricaturiste nous montre Fspérons qu\u2019il n\u2019y est pas déjà.tered, si les champs d\u2019or du Rand et ceux du Matabéléland passaient à la couronne ; dans tous les cas, la guerre pourrait servir de prétexte à une faillite.Mais il faut éviter la banqueroute, car de très hauts personnages, qui approchent de très près le trône, seraient compromis dans ce Panama africain.Les adversaires de Uhamberlain n\u2019en sont pas restés là de leurs indiscrètes investigations.Le secrétaire d\u2019Etat pour les colonies aurait lui-même un intérêt considérable dans les affaires africaines.Un seul exemple suflisamment suggestif a été repris par le Taglische Rundschau qui le donne comiune étant le résultat d\u2019une enquête faite à Londres par les Transvaaliens : M.Arthur Chamberlain, frère du ministre, est directeur-gérant du Evnoek-Dynamit works.En août 1867, ce gentle- Mai.posséG'lit 2220 actions de cette entreprise, valant environ $115,000.M.Joseph Chamberlain lvi- même en avait 2,502, seulement il ne figurait pas sur la liste des actionnaires, il se faisait simplement remplacer par la Banque d\u2019Angleterre comme actionnaire anonyme.Vers le milieu de 1898, la pression exercée par le gouvernement anglais pour obtenir du Transvaal Pabolition du monopole de la dynamite fut très vive.Or, on constate qu\u2019au mois d\u2019août dernier, M.Arthur Chamberlain avait porté à 3,310 le nombre de ses actions, tandis que \u2019actionnaire anonyme en possédait déjà 1,643 représentant une somme de plus de $250,000.A la fin de 1898, on remarquait parmi les actionnaires de la Kynock huit personnes portantle nom de Chamberlain dont les parts variaient de 200 à 750 actions.Le 13 janvier 1899, une note formelle du gouvernement anglais reclamait le monopole de la ynamite.Si le Transvaal avait consenti, les actions de la Société Kynoch auraient certainement doublé de valeur et la famille Chamberlain aurait | bar 1d augmenté sa fortune d\u2019environ $500,000.N\u2019est-ce pas que cela est intéressant ?W.WHITTE.\u2014\u2014 tte.SISTIBLE.\u2014Les affections si pénibles des voies respiratoires dis- [RRÉ paraissent comme par enchantement par le traitement au BAUME RHUMAL.KRUGER ET BISMARK A titre de document, nous reproduisons le récit suivant d\u2019une conversation que M.Octave Usanne, de l\u2019Echo de Paris, a eue avec Sir Charles Dilke et qui montre la perspicacité extraordinaire avec laquelle Bismark avait deviné le futur président des Etats Unis de l\u2019Afrique.\u2014Kruger, me dit Sir Dilke, est l\u2019un des hommes les plus extraordinaires de ce siècle.Je me souviens de la façon émue, admirative et sincère dont le prince de Bismark m\u2019en parlait un jour ou je plaçais celui-ci au premier rang des diplomates du dix-neuvième siècle.\u201c Ah | me disait le prince, le premier.ne croyez pas ça ; d\u2019abord Cavour fut sans doute plus fin, plus subtil, mieux doué diplomatiquement que Je ne le suis ; puis, il y a un homme pius fort, plus haut, plus fin que Cavour et que moi-même.C\u2019est le président Kruger ; celui-là n\u2019a pas comme moi une armée puissante derrière lui, un empire formidable pour le soutenir ; il est seul avec un petit peuple d\u2019agriculteurs soldats, et par son seul génie, il saurait nous en remontrer à nous tous.J'ai ou des entretiens avec lui, afrmait Bismark, il m\u2019a confondu ! SUPPLÉMENT AU Journa.LES DÉBATS \u2014 18 FÉVRIER 1900 LA SEMAINE POLITIQUE LA RÉSIGNATION DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS Les événements se multiplient et l\u2019horizon politique est aussi mouvementé que sous une tempête d\u2019automne.La guerre qui se livre au Transvaal a son écho jusque dans notre population qui voit donner les derniers coups a des idoles chéries et & des réputations inébranlables.C\u2019est en effet ce que nous avons vu à Ottawa.Il a fallu toute l\u2019âpreté des passions soulevées par la guerre pour faire abandonner à M.Tarte le portefeuille qu\u2019il serrait sur son cœur et dont il écartait brusquement fous les envieux.Tout est fini.La crainte de voir M.Tarte mettre les piedsdansle plat pour expliquer son attitude sur cette brûlante question a fait plus que les pétitions ou les demandes de milliers de libéraux.M.Tarte a été purement et simplement déposé parce que le parti grit redoutait d\u2019avoir a défendre son mouvement d\u2019indépendance au sujet de l\u2019envoi des contingents.DM.Tarte est une victime de la férocité soulevée parmi les liné- raux par la défaite des troupes anglaises devant les détachements canadiens.Si quelque chose devait excuser bien des erreurs morales de Tarte, c\u2019est bien cette résignation devant des forces coalisées.Enfin, le roi est mort, vive le roi ! C\u2019est M.Brodeur, député de Rouville, qui succède au député d\u2019Iberville comme ministre des Travaux publics.M.Brodeur est l'associé politique et professionnel de M.Dandurand, la créature du gouvernement actuel.Le plus grand défaut de M.Brodeur est bien cette relation intime qui seut la suite de règne, mais nous espérons que le nouveau ministre des Travaux publics ne s\u2019est pas laissé mettre un dl à la patte et saura commander sans consulter ceux qui se croient sur lui des titres.En attendant, voyons ce qui va se pesser là- bas.Où sont donc les amis de M.Préfontaine ?Où surtout sont ceux de M.Bernier ?Ou est la vieille garde ?Martino.\u2014 TOUT POUR LU1.\u2014Pour un remède agréable à prendre, le BAUME RHUMAL cn est un; et quelle efficacité merveilleuse tontre le rhume, la toux, le mal de gorge.> \u2014\u2014\u2014 LES AFFAIRES Messieurs les Boursiers, vous pourrez commencer les opérations lundi matin, demain, avec une bonne dose de confiance, et tenir vos valeurs assez ferme ; mais n'allez pas au-delà de mercredi et surveillez, de minute en minute, si vous le pouvez, les nouvelles militaires du Sudafricain.Quoiqu'en dise les boursiers, il n\u2019y à pas de motifs de concéder sur les grains et les viandes.Les Consolidés anglais, par suite de la libération partielle de Kimberley, ont gagné un point.Le 3 pour cent français est calme, mais plutôt en veine de hausse.Les blés À Chicago ct À Liverpool voient du mieux, et en verront encore.Il y a 70,000 bouches à emplir autour de Kimberley d'ici A une huitaine, et il faut du pain pour cela.S'il faut du pain, il faudra de la farine, et s'il faut de la farine il faudra du blé, du froment, du sarrazin, du seigle, de l'avoine ! Donc il y aura motif, dès après-demain pour les détenteurs de blé froment, de sarazin, d'avoine, ete., de ne faire que le moins possible de concessions à l'acheteur.Les quantités visibles, pour la consommation générale, vont se faire soudainement rares.Ainsi, messieurs, veillez au grain et faites-nous payer bon prix, si vous n\u2019êtes pas absolumeut forcés de vendre, faute de capital pour tenir le bon bout de la corde.Ainsi pas de concessions sur les grains et sur les farines, leurs dérivés.Les valeurs de chemins de fer, de banque ct d'industrie manufacturière sont bien soutenues.Le tramway de Montréal, le Télégraphe, le Téléphone, les Cotons, le Gaz sont aux mieux pour l'acheteur ferme.En marchandise sèche, les fabricants et les distributeurs en gros sont sur les dents.Les livraisons sont lentes et les prix durs au possible.Il est utile que les détaillants, dès aujourd\u2019hui, tiennent compte de ce fait important pour leurs assortiments des prochaines saisons.Les fabricants de chaussnres, petits ou grands, n\u2019ont plus d'illusion à garder.Les cuirs en général son À prix raides et les cuirs À semelle menacent de marquer une fraction en plus.Les quincaillers et marchands de couleurs ct d\u2019huiles À couleurs marquernt une ge de plus au prix d'achat des plombs et des huiles, et 3e de plus sur la térébentine.Les marchands de salaisons n'ont rien À concéder pour le moment ; prix stables.- a ti.Les viandes fumées, jambons, etc., valent ¥c de plus que la semaine passéc.Les oranges, citrons et autres fruits de même classe arrivent plus abondamment ; mais les détenteurs en gros maintiennent leurs prix.La situation des produits de ferme est au mieux chez les producteurs et les grands distributeurs : Fromage, ferme à 12¢c ; beurre, ferme à 224c ; œuts frais, fermes à 2zc à 24e.La liste des articles de bois de charpente et de menui- seric menace de hausser encore dans la basse moyenne de dix pour cent.Le commerce de détail des nouveautés passe par une période d'épuration, à Québec surtout.On a trop acheté l'an dernier.Toujours la vieille histoire ! Il y à ralentissement dans la circulation de fonds entre fournisseurs ct détaillants.Mesdames modistes, d'ici à la fin du mois allez visiter les étalages des fournisseurs en gros.Vous en profiterez.C.8.POIDS ET MESURES JOHN BULIL.\u2014Si je pouvais avoir la moitié de ce poids dans l\u2019estime des honnêtes gens ! A PROPOS DE KIMBERLEY L\u2019enthousiasme causé de toutes parts par la délivrance de Kimberley n\u2019a pas été banal ; si l\u2019on s\u2019en rapporte aux pataraphes publiées par nos grands confrères saxons du Dominion en certains endroits les démonstrations ont pris les dimensions d\u2019une fête de Jubilé.Les drapeaux ont été hissés, les sifflets sifflaient, les clochessonnaient, les fanfares jouaient les pistons pistonnaient.Et toutes les batteries de cuisines étaient mobilisées pour faire le tapage qui, chez les peuples civilisés, veulent dire qu\u2019on est en bonne humeur.Les moins joyeux de la bande n\u2019ont pas été les enfants d\u2019école qui eurent un grand congé pour avoir plus complètement le loisir de crier hourra ! pour French ; et on dit que Clarke Wallace, le FRENCH KILLER d\u2019Ontario, faillit se trouver mal en entendant les mioches de sa circonscription hurler des hosannas en l\u2019honneur d\u2019un french.Le sort se paie parfois de ces ironies-là.Inutile de dire que les enfants d\u2019école se sont surabondamment acquittés de la dette de reconnaissance qu\u2019ils ont contractée envers le général vainqueur et il est vraiment regrettable que ces messieurs ne délivrent pas plus souvent de villes assiégées.On conçoit du reste ces réjouisances et les démonstrations de ces jours derniers étaient préparées par une longue attente, et par une suite de déceptions vraiment.décevante.Bien que peu soucieux de troubler une allégresse aussi sincère, nous croyons cependant que la délivrance de Kimberley ne met pas fin à la guerre, et que la route qui mène à Pétroris peut avoir encore de vilains cahots.Et s\u2019il est vrai que lord Roberts ait l\u2019air de connaître mieux son affaire que ses prédécesseurs et ait adopté une ligne de conduite plus conforme aux données de la saine stratégie, il est non moins vrai que la retraite inexpliquable du général Cronje et le départ précipité des Boers peur le nord de Jacobsdal nous font craindre qu\u2019il ne se prépare encore de ce côté quelque guet-apens formidable et quelque souricière qui rendrait la position des Anglais plus précaire que jamais.Touten souhaitant donc n\u2019être que pessimiste, nous avons le pressentiment que la guerre sera encore longue et que les batailles les plus sanglantes n\u2019ont pas encore été livrées.Jules Vernier.DEUX PROCÈS \u2014_ Les religieuses de la Congrégation Notre-Dame, propriétaires des terrains occupés par la petite chapelle Notre-Dame de Pitié, viennent d'intenter une action contre la succession Cuvillier.Voici quelques faits qui ont fait naître la difficulté : La succession Cuvillier est propriétaire d'immeubles qui avoisinent immédiatement la chapelle, le couvent et leurs ec pendances.Ces immeubles sont très anciens et ont déjà été déclarés par le Bureau de Santé, insalubres et malsains par défaut d'ouvertures.On a alors pratiqué des ouvertures à l'arrière, donnant droit de vue chez les religieuses de la Congrégation, et les logements de la succession Cuvillier sont redevenus habitables.Les religieuses ont prétendu que ces ouvertures n'avaient pas le droit d'exister, parce que le mur, constituant l'ar- rière-façade des propriétés Cuvillier, touchait immédiatement leur propriété, et, d\u2019un autre côté, les administrateurs de la dite succession ont reconnu ces prétentions comme justes.Tellement qu'ils ont offert aux religieuses de construire une clôture de planches, suffisamment élevée, pour empêcher la jouissance du droit de vue sur l'église et sur le couvent\u2014100 pieds au besoin,\u2014et, de plus, ils ont offert de payer une redevance de $loc comme dédommagement du privilège accordé, Et tout cela indépendamment de tout dr.it de servitude, c'est-à-dire que les religieuses de la Congrégation pourraient, quand elles le jugeraient à propos, exiger la fermeture des dites ouvertures, en vue de constructions projetées ou autres motifs valables.Les religieuses, fortes de leurs droits de propriétaires- dépositaires, n'ont pas voulu accepter ces offres.De là l\u2019action.Et, afin de se donner un droit encore plus fort contre la succession Cuvillier, elles viennent de réduire à 6 pieds de hauteur, une vieille clôture de 15 pieds qui existait alors, et obstruait partiellement la vue des paisibles locataires.Nous ne voyons trop comment la question pourra se régler.Ou les religieuses maintiendront lenr action et les propriétés de la succession Cuvillier redeviendront aussi malsaines qu'auparavant, malgré le Bureau de Santé ; ou ces mêmes religieuses deviendroi.t assez tolérantes pour accepter des propositions raisonnables déjà faites.Nous croyons que cette dernière manière de voir serait la plus apte à contenter tout le monde et à faire cesser un état de guerre presque inutile.\u2014 M.Alphonse Pelletier, imprimeur et éditeur de La Petite Revue, a regu, le 12 de ce mois, une assignation à comparaitre devant le juge Desnoyers pour le motif suivant : \u2014 \u2018\u2018 attendu,\u201d dit la citation, \u2018\u2018qu\u2019une plainte a été faite contre A.Pelletier, pour avoir illégalement publié un libelle indécent, scandaleux, blasphématoire et outrageant à la Divinité et à la religion, concernant Notre-Seigneur Jésus-Christ le divin fondateur de la religion chrétienne, intitulé \u2018\u2018 Archange et les prépuces de Notre-Seigneur Jé- sus-Christ.\u201d\u201d Il paraît que c'est M.J.-Amédée Denault qui a intenté la ponrsuite.Dans toute cette affaire deux choses nous ont surpris.\u2014 Le silence absolu des journaux canadiens-français catholiques sur ce procès qui vengera l\u2019outrage fait à la religion, si outrage il y a ; ensuite la personnalité de l\u2019accusateur.Si ce monsieur n\u2019est pas un homme de paille, il a voulu faire preuve de zèle religieux tout en saisissant une occasion de sortir de son obscurité en faisant parler de lui dans un procès qni promet certainement d\u2019être sensationnel.M.Alph.Pelletier plaide non-coupable.L'instruction de l'enquête préliminaire est fixée à z heures, demain.Les avocats de la défense sont Maîtres Gonzalve Desaulniers et Horace Saint-Louis.Maître Gustave Lamothe dirigera la poursuite.Nous tiendrons nos lecteurs au courant.PETITES ANNONCES : MON TIEN.\u2014J'en souffre plus Deux lignes .que toi-même.urage ! TA TIENNE.M GEO.A.\u2014Merci, attendez * lettre, M.Saint-A.merçi gratitude de l'offre, .25 sous.AVIOLI.\u2014 Le dimanche, chez Roncari, 45, rue Saint-Laurent, un régal à l'italienne, gnoch, ravioli, spaghetti, civet de chevreuil, salmis de lièvre, fromage, café, fruits.as sous.Mentionnez Les DÉBATS et vous serez bien servis.VEUVR.MONTAGNARD.\u2014Pour la philippine perdue, allez chez MM Laprés et Lavergnes commander RYARCHAN DS.\u2014 Les marchands 198 de journaux qui n'ont pas encore u la visite de nos agents sont priés de nous envoyer leur commande par téléphone.DE L'ARGENT ! \u2014 Des agents intelligents et dégourdis trouveront de quoi s'exercer en s'adressant aux DÉBATS.ROMEO.\u2014Viens demain.TJULIETTR.pour moi un beau portrait.PATINEUSE.ERDU.\u2014 Vendredi soir, À l'Arena, un porte-monnaie contenant ma photographie et quelque pièces d'argent.Celui qui le rapportera à Mlle L.F.aux DÉBATS, recevra en échange la photographie perdue.M A.de S.\u2014 Reçu musique, AVA» merci.= ALICE.° li tte me SUPPLEMENT AU JOURNAL LES DEBATS \u2014 18 Février 1900 LA GUERRE (Service de la PRESSE ASSOCIÉE.) LEYDS PARLERA AU PAPE Bruxelles, 18.\u2014Le docteur Leyds dit qu\u2019il ne croit pas à l'invasion de l'Orange.Il a demandé une audience à Léon XIII.Cette audience sera accordée.LES BOERS NE SE SONT PAS SAUVES Prétoria, 16, 1 h.p.m.\u2014 On apprend, par les rapports du combat de Jacobsdal qui s'est livré hier, que 2,000 soldats anglais ont traversé les lignes boerset sont entrés à Kimberley.Les Boers ont coupé l'arrière-garde anglaise, ont fait un grand nombre de prisonniers, ont capturé des bœufs ct ont fait un butin considérable.ON S: BAT A LA TUGELA Londres, 18.\u2014À la dernière heure, cette nuit, une dépêche de Durban, datée de dimanche dernier, dit que la bataille a recommencé à la Tugela, et qu'on se bat chaque jour.D'après cette dépêche, Buller aurait occupé de nouveau Vaal Kantz et les Boers auraient retraité vers l'Orange.A DORDRECHT Londres, 18.\u2014 Une dépêche de Birds River rapporte qu'un combat s\u2019est livré, le 16, entre les Boers et les Brabants Horse, à Dordrecht.Le combat a duré huit heures.Les Anglais ont eu huit tués et quatorze blessés.Après la bataille, les Anglais sont entrés dans Dordrecht qu\u2019its ont ensuité évacué.Sterkstroom, 18\u2014Les Boers, avec de l'artillerie, ont attaqué Molteno, hier matin.Molteno est défendu par le général Gatacre.Londres, 18.\u2014Le général Roberts rapporte qu\u2019un soldat a été tué, que 14 ont été blessés et que 3 ont été faits prisonniers à la prise de Jacobsdal.Londres, 18.\u2014La Reine a promu le généra! French au grade supérieur de major-general.Jusqu'à présent, le général French n\u2019était que colonel dans l'armée anglaise, avec les fonctions de lieutenant-général dans la campagne anglo-boer.Le lieutenant-colonel Kekewich a été promu au grade de colonel.New-York, 188.\u2014Au nombre des passagers de l'Æéruria, qui a levé l'ancre ce matin pour l'Europe, se trouve le général Hutton, qui vient de donner sa démission comme commandant-en-chef des troupes canadiennes.Questionné par un des officiers du bord, le général a dit qu'il se rendait à Londres, d'où il serait sans doute envoyé en Afrique.¢ Je sais ce que j'aurai A faire contre les Boers, mais je ne peux parler de mes plans.]J'obéis A des ordres secrets.\u201d Le général Hutton a déjà fait deux campagnes en Afrique australe, et il connaît bien cette contrée.Jacobsdal, 18\u2014Les troupes du général Roberts se sont concentrées à Jacobsdal dont les Anglais se sont emparés vendredi.Les Boers de Magersfontein abandonnent leurs postes en retournant à leurs fermes.L'invasion de l\u2019Etat libre d'Orange a profondément impressionné les populations et démoralisé ceux qui étaient auparavant le plus énergiquement favorables à la gnerre.Londres, 18.\u2014On a de bonnes raisons de croire que lord Kitchener de Khartoum est lui-même à la tête des troupes anglaises qui poursuivent le général boer Cronje, et la population s'attend à apprendre bientôt un nouvel exploit du vainqueur des Madhistes.LA FRANCE ET LA TURQUIE Paris, 18.\u2014L'envoyé turc Munir Bey a conféré, hier, au président Loubet, les insignes supérieurs de l'Ordre de Nichamimtiaz, qui est la plus haute distinction de tout l'empire ottoman.Les politiques considèrent comme très significative cette démarche du Sultan.Cette décoration offerte au président de la République Française, immédiatement après avoir été acceptée par l'empereur d'Allemagne, signifie, croit-on, que le Sultan tient à témoigner que le prestige de la France est égal à celui de l'Allemagne, à la Cour de Turquie.On se félicite de l'événement.New-York, 18\u2014Le célèbre photographe Aimé Dupont est mort hier soiree pr TEMPÉRATURE PROBABLE Toronto 18.\u2014Peu de changement.Temps beau.Vents légers du nord- ouest.\u2014 eee ES re SPORT HockEy.\u2014Les Montréal ont administré une couche de blanchissage au club d'Ottawa, hier soir, & I'Arena.Score o.En dépit du fait que le public montréalais a eu du hockey en masse, cette semaine, l'assistance était passablement nombreuse.Les Ottawa ont joué un peu trop rudement.Bonin et Boon ont dû se retirer.Ce dernier fut remplacé par Bellingham.La majeure partie du second mi-temps fut jouée avec six hommes de chaque côté.Les Montréal se sont surpassés.Ils ont compté un point au cours du mi- temps et deux au cours du second.Les équippes se composaient comme suit : MONTREAL.\u2014 Nicholson, goal ; Smith, Boon, (Bellington) Brown, Christmas, Bonin et Liffiton.OTTAWA.\u2014Hutton, goal: Pulford, Duval, H.Stuart, B.Stuart, Roger et Henry.Juge : E.McLea.Æntre Employes.\u2014 L'équippe de la Cie du Pacifique Canadien d'Ottawa a battu celle de la même Compagnie, de cette ville, hier après-midi à l'Arena.Score 3 4 2.LIGUE INTERMÉDIAIRE.\u2014 Les Montreal LI ont battu les McGill, hier après-midi.Score 5 à 4.a) A 4 Samedi prochain, les Prescent de Québec feront la lutte aux Aberdcen, d'Ottawa, et le vainqueur de cette lutte se mesurera avec les Montreal 1H.QuiLLES.\u2014L\u2019équipe du 43me Bataillon d'Ottawa a subi deux défaites, hier, dans cette ville.Dans l'après-midi, les Carabiniers Victoria l'ont battu par 102 points, et le soir les joueurs de la M, À.À.À.en ont fait autant par un score de 3323 À 3175, soit une majorité de 148 points.BiLLARD.\u2014Comme les autres équipes venues ici hier, de la Capitale, les joueurs de billard ont été battus par ceux de la M.A.A.A., durant l'après-midi, par une majorité de 196 points.DATIN\u2014-Les courses annuelles du Montagnard ont eu lieu hier soir.Succès de plus pour notre populaire club cana- dien-français.Sommaire, 1/2 mille, À reculons\u2014W.Thibalt, : ; R.Bulmer, 2.1/2 mille, novices\u2014Z.Ste-Marie, 1; E.Gendron, 2.1/2 mille, course ouverte\u2014W.Thibault, 1; G.Starke, Winnipeg, 2.2 milles-\u2014Z.Ste-Marie, 1 ; W.Thibault, 2; À.Brière, 3.Course À obstacle\u2014A.Brière, 1; A.Tétreault, 2.Course pour messieurs et dames\u2014Mille Katie Quinn et M.P.Fafard, 1; Mlle.M.Levasseur et M.Thibault, 2.Garçons de 15 ans et au-dessous, 1 mille \u2014O.Beaudoin, 1; G.Starke, Winnipeg, 2.Garçons de 15 ans et au-dessous\u2014Paul Fafard, 1; R.Lessard, 2.LEs QUILLES.\u2014Le Cercle Montcalm a été défait par la Royale.Il ne doit pas toutefois se laisser décourager par ce résultat.On n'atteint pas la perfection À la première fois qu\u2019on joue sur des allées étrangères.ROYALE Beique 517, Filion 348, Perrier 528, Poudrette 572 ; Lebeau 535, Lajoie 433.Total, 3133.CERCLE MONTCAM Beauregard 432, J.Riel 480, Champigny 483, Champagne 493, Gamache 482, Forgue 426.Total 2796.Ma- Jorité 337- BILLARD\u2014Au Cercle Saint-Denis\u2014Le Cercle a pris une éclatante revanche sur les joueurs d'Ottawa.Il a gagné toutes les parties du match.Cercle\u2014Parent 200, Arnoldi 200, Gravel 200, Richard 200.Total 8oo.Ottawa\u2014Wright 188, O'Connor 71, Smith 167, Graham 91.Total 517.Majorité pour Cercle 283 points.L'événement de la soirée a été le jeu brillant d'Arnoldi qui a gagné une moyenne de 6 1-4.Les joueurs d\u2019Ottawa étaient le point de mire.Mis en opposition à la M.A.A, À, ils ont été défait par 196 points.Ottawa-\u2014Wright 188, Graham 147, O'Connor 152, Smith 186.Total Gog.M.A.A.A.\u2014Syall 200, Fry 200, Slater 200, Gardner 200.Total 800.Majority 196 points.On a beaucoup regretté l\u2019absence de M.McDougall.New-York, 18.\u2014Frank Erne, de Buffalo, le champion lightweight, se battra au Broadway A.C., le 25 mars, avec le négre Joe Cans.New-York, 18.\u2014Il est décidé que Jim Jeffries et Jim Corbett se battront au Seaside Club, a Coney Island, le II mai.Jos Marier, FAITS-DIVERS \u2014Sa Grandeur Monseigneur Bruchési est sorti de l'Hô- tei-Dieu à 6 heures, hier soir, parfaitement rétabli.\u2014Le professeur J.-J.Goulet, directeur de la Symphonie, vient de perdre son dernier enfant.Il y a 15 jours c'était son épouse qu\u2019il perdait ; dimanche dernier.c'était le tour de son plus jeune enfant et voilà que son ainé, son Maurice, vient de mourir.Il à droit aux sympathies profondes de tous les musiciens et de tous ses amis.\u2014Les prisonniers enfermés dans les cellules du poste central se plaignent qu\u2019une certaine classe d\u2019avocats font un métier de les visiter, le matin, et, sous prétexte de les défendre en cour, leur enlève tout l\u2019argent qu'ils ont en leur possession, sans compter les bijoux, montres, etc, qu'ils peuvent soutirer.Une fois les valeurs en mains ils disparaissent et le prisonnier est inévitablement condamné.La place d\u2019un avocat est dans son étude ou aux cours, et non aux abords des cellules À quêter des causes.\u2014Hier soir, dans les salles de La Patrie, avaient lieu les Junerailles de notre très sympathique rédacteur sportique qui doit épouser, demain matin, mademoiselle Marie Leclaire.Dès le début de la frrèbre cérémonie, M.Arthur Lamalice aborda le héros et lui /écka à bout portant une piquante tirade, en lui présentant une bourse.La fête, dont M.Raphaël Ouimet était le principal organisateur, fut royalement chômée et la gaîté croissait proportionnellement avec le nombre de santés ingurgitées.Le personnel de La Patrie avait offert précédemment un cadeau à M.Marier.A la messe nuptiale qui sera célébrée demain matin, à 7 heures, en la chapelle du Sacré-Cœur, église Saint- Jacques, mademoiselle Célinie Marier chantera un cantique composé spécialement pour l'occasion par mademoiselle Franchère.\u2014Plus de gibier! Le chef de police provincial, M.D.Legault, a chargé des constables spéciaux de visiter .es marchés et les étaux de bouchers pour confisquer le gibier tué après la clôture de la saison de chasse.Deux marchands devront comparaître demain en Cour de Police pour avoir transgressé les lois de chasse.Que les autres prennent garde.A wR _ avers Sabourim, et de \u201c\u2018 gelée de A TRAVERS FRÉCHETTE PAR LE DICTIONNAIRE ET LA GRANMAIRE CORRIGEONS-NOUS ! (Article du 2 décembre) FRÉCHETTE, dès le fin commencement, dit : ¢\u2018 N, B.Nulle lettre arrivant après le mercredi ne pourra recevoir sa réponse avant le samedi de la semaine suivante.\u201d Nora: La notule précédente nous suggére trois observations principales que nous allons désigner par les chiffres arabes 1, 2et 3, afin de parer a la confusion.] 1.Le susmentionné N.B.n\u2019est point rédigé gracieusement.On sent que l\u2019auteur l\u2019a travaillé malgré Pégase.Nous nous serions, aux DbATSs, contentés de dire l\u2019affaireà la bonne franquette, comme ceci par exemple : Co Aux lettres qui m'arriveront après le mereredi, je ne répondrai que le samedi de la semaine suivante, Ou bien encore comme ceci : ; Prière de me faire parvenir les lettres avant le mercredi afin que je puisse donner une réponse la même semaine ; Ou bien encore : \u2018 En m\u2019écrivant avant le mercredi, mes correspondants m\u2019enpêcheront de remettre mes réponses au samedi de la semaine suivante : Ou bien encore : \u2018\u2018 J\u2019invite les Canayens à mettre leurs lettres à la post-office dès le dimanche, en sortant des vêpres, afin de me laisser cinq jours pleins pour désentrail- ler les dictionnaires.\u2019 Ou bien encore.Mais \u2018\u2018 sufficit ! \u201d et passons au No.2.2.Nous aimons à croire, bien que la chose ne soit pas exprimée, que L.F.n\u2019enten parler, en son N.\u2026 que des lettres concernantles \u2018\u201ccorrigeons-nous\u2019\u2019 et que, en recevant, le jeudi, par exemple, une dépêche de Sarah Bernhardt lui demandant comment ça va, M.L.F.n\u2019attendrait pas au samedi de la semaine suivante pour répondre laconiquement à la grande Française : \u2018\u201c Ca ne va pas mal, many thanks ! 3.Nous croyons enfin que M.L.F.aurait pu compléter un tantet sa requête au lecteur et dire : \u2018\u201c\u2018 De plus, les lettres qui m\u2019emb.rouilleraient trop et contiendraient des questions grammaticales ou lexi- graphiques susceptibles de mettre en danger mon pontificat seront mises au panier et considérées comme des injures auxquelles on ne daigne point riposter.\u201d A notre humble sens, cette rallonge eut fait le bonheur de bien du monde et rassuré quelques mill- liers de personnes qui, ayant éorit à M.L.F.se demandent encore ce que sont devenues leur prose et leurs \u2018\u2018 estampilles.\u2019\u2019 FRÉCHETTE dit: 2.Doit-on écrire des d\u2019 \u201c arbre \u201d\u2019 ou des troncs d\u2019 \u201c\u2018 arbres ?En vers, cela ne fait aucune difficulté: on peut écrire : \u201c\u201c les deux \u201d\u2019 sans serupule.NOTA : On peut écrire \u2018\u2018 les deux ?\u2019 sans serupule, mais non sans difficulté.Aussi aurions-nous préféré dire : \u2018\u2018 on peut écrire \u2018\u2018l\u2019un ou l\u2019autre \u201d\u2019 sans scrupule \u2019\u2019, attendu qu\u2019il faut choisir et qu\u2019en adoptant un de ces termes, on doit laisser l\u2019autre de côté.Au reste, nous recommandons au lecteur de lire toutes les explications que ML.F.donne à la suite de ces \u201ctroncs d\u2019arbre\u2019\u2019 dans son \u2018corrigeons-nous\u201d\u2019 du 21 décembre.Ily trouvera un doux mélange de ¢ pate d\u2019amandes,\u201d de \u201c couvertures de mulet,\u2019 de \u2018\u2018 marchand de fleurs,\u2019 de \u201c\u2018 crêtes de coq,\u201d de \u201c\u2018 peaux de mouton,\u201d d\u2019 \u2018* huile d\u2019amandes douces ?[ groseille \u2019 qui fera naître dans l\u2019esprit le plus éveillé une suave confusion, et ce sera, nous n\u2019en doutons point, l\u2019avant-coureur d\u2019un profond sommeil.FRECHETTE dit: Réponse 3 Maria de las M.\u2014lo.Oette coiffure dont les évêques et autres ecclésiastiques se couvrent \u201c\u2018 le derrière de la tête\u201d s\u2019appelle \u2018* calotte.\u201d Nota : Procédons avec ordre : 1.¢ Tous les ecclésiastiques se couvrent \u201c\u2018 le derrière de la tête ?\u2019 est exquis.2.Mais ce n\u2019est point exact.Les ecclésiastiques, fussent-ils évêgnes, n\u2019emploient guère en effet la calotte que pour couvrir la tonsure.Or, la tonsure est sur \u2018* le sommet \u2019\u2019 de la tête et non derrière.M.Frechette confond sans doute la calotte avec certains cataplasmes de belladone que les médecins mettent \u2018\u2018 derrière \u201d la tête de céphalalgiques ou pour tempérer les douleurs de la méningo-encé- phalite.Les médecins, qui*se permettent une foule de choses, peuvent se permettre d\u2019appeler ces cataplasmes des \u2018\u2018 calottes,\u2019\u201d mais nous ne voyons pas comment diable M.L.F.s\u2019y prend pour en coiffer \u201c* le derrière de la tête \u201d de nos ecclésiastiques fus- sent-îls des évêques.Einale._Les dimensions restreintes des DABATS nous obligent à arrêter ici l\u2019épluchette du \u2018\u2018 Corrigeons-nous \u2019\u2019 du 2 décembre, Nous lo regrettons, car il y aurait encore de jolies choses à dire sur \u201c* les ronds de roues,\u201d le \u201c« tub,\u201d le \u2018\u201c bran de scie,\u201d ete.Mais il faut faire contre fortune bon cœur et nous restreindre en attendant que LEs DÉBATS grandissent et atteignent un format qui nous permettra de consacrer hebdomadairement sept ou huit troncs colonnes pour enfiler toutes les perles que renferme chacun des \u2018 (orrigeons-nous * de notre académicien, NOTES DE LA SEMAINE LE BACOALAURÉAT On peut dire du baccalauréat ce qui a été dit de l\u2019Église catholique : \u2018\u2018c\u2019est une enclume qui a usé bien des marteaux.\u201d Il pourrait user celui de messieurr les avocats de Montréal.Sa prodigieuse opularité rend compte de sa force de résistance contre les attaques dont il est devenu périodiquement l\u2019objet.- CL ; La Le baccalauréat, qui ne devrait être qu'un simpie examen de transition, du collège aux Facultés des lettres ot des sciences, est devenu depuis quelques années une sorte de voice triomphale qui conduit une partie de la jeunesse canadienne-frangaise aux carriéres libérales ou a 1\u2019avachissement.H est l\u2019objet des convoitises'les plus ardentes\u2014je dirai même les plus passionnées, ; ; Ce petit parchemin,qui n\u2019a l'air de rien, ouvre miraculeusement les portes de nos nombreuses études d'avocats, de médecins et de notaires.L\u2019essentiel est done de le décrocher, ei non de s\u2019initier aux connaissances dont il est le pavillon.La science est le superflu ; la possession de la carrière est le nécessaire.11 est donc devenu une nuisance, puisqu\u2019il encombre la profession de déclassés, de non-valeurs et nuit à la formation intellectuelle et à la culture en générale.æ ++ je baccalauréat n\u2019est pas bien vieux dans notre pays\u2014quelques dix ans, à peine.Il a commencé humblement, petitement, comme s\u2019il n\u2019avait pas eu le pressentiment des hautes destinées qui l\u2019attendaient.} | | En ce temps-là (ce n\u2019est pas l\u2019Evangile qui parle,) on regardait avec curiosité l\u2019être étrangement orgueilleux qui voulait allonger son nom du titre B.A.Puis, l\u2019esprit de tradition continua jusqu\u2019en 1590, alors que par une loi votée à la Législature de Québec, le B.A.devint une sorte de billeu de faveur, qui permettait aux bienheureux émoulus de nos collèges d\u2019étudier les professions libérales, tout en échappant aux pinces de crabes du Conseil du Barreau, de celui des médecins, ou encore sans passer par la chambre à dormir des notaires.C\u2019est alors que les wmbitions ee réveillèrent et que Jacques, voyant le fils de Baptiste \u2014 qui pourtant était loin d\u2019être un Papineau \u2014 devenir un avocat, ge dit: \u2018\u2018 J\u2019vois pas pourquoi mon Pierre serait pas aussi un avocat; il est autrement huppé que le fils de Baptiste, et puis il a du varbe.Il ferait un orateur un peu croche.\u201d Lit les mœurs se démocratisant sans cesse, les chemins de fer, supprimant les distances, amènent chaque année une affluence d\u2019élèves toujours crois- saute, de toute provenance et d\u2019inégale valeur, dont les besoins et les aptitudes sont différentes et méme contradittoires.Une seule passion est commune à tous: la con- quête-du merveilleux diplôme qui est le miroir aux alouettes des parents et des enfants.Les directeurs de collèges, de leur côté, facilitent de leur mieux la tâche des élèves, et pour satisfaire aux prétentions encore plus qu\u2019aux exigences, ils ot enflé les programmes comme la grenouille de La Fontaine et en ont fait de monstrueux blocs en- encyclopédiques.Pour que les élèves puissent se reconnaître dans un pareil cahos, on a fabriqué d\u2019ingénieux manuels qui permettent aux plus ignorants de surpasser les plus méritants.- ; C\u2019est un adage courant qu\u2019on n\u2019est jamais assez peu préparé pour tenter la chance d\u2019un examen.Au reste,chaque fin d'année nous apporte au-delà de deux cents bacheliers qui seront un jour \u2018\u2018 Dieu, tables ou cuvettes,\u2019\u2019 et plus souvent tables ou cu- vebtes que Dicu.Lo Le Barreau est donc pleinement justifiable dans sa campagne contre les privilèges exorbitants que confère le baccalauréat.S\u2019il réussit\u2014ce qui est improbable, vu le nombre et la diversité des intérêts à concilier\u2014il rendra un grand service à la société en assurant une meilleure formation des classes et à l\u2019enseignement secondaire et supérieur,en ramenant le baccalauréat à ce qu\u2019il aurait dû toujours être : un simple instrument de vérification des études et de sélection.A.Perrault.> RISTE AGENCE.\u2014La phtisie, là pneumonie, la consomption, agence T redoutable qui peut procéder d'un rhume, même léger le SAUME RHUMAL nous sauve de tout ccia.NOTES D\u2019ART M.Lorenzo Prince, ci-devant city-editor & La Patric, À La Presse et au Journal, vient d\u2019étre nommé au secrétariat du Soleil, de Québec.Bonne chance ! x.M.J.-Rodolphe Plamondon, ténor, présentement en Europe, est engagé au Casino de Vichy.Il) chantera, durant 1\u20196té, dans Faust, Mireille, Lackmé, Manon, Roméo et Juliette, ete, * .M.E.Meioche ost de retour de Québec, ct son entrevue avec les ministres a été des plus fructueuse.La fondation d\u2019une chaire de journalisme n\u2019est plus qu\u2019une question de jours.Elle sera décidée aussitôt après l\u2019assemblée de plusieurs de nos journalistes les plus en vue.Lt Un simple fait, arrivé il n\u2019y a pas bien longtemps, nous autorise à poser la question suivante et à risquer une solution : \u2018\u201c\u2018 Nos artistes des Soirées de famille doivent-ils être considérés comme des acteurs professionnels ou comme de simples amateurs ?Voici le fait en deux mots.lors d\u2019une grande soi- réc, donnée il n\u2019y a pas des mois, par M.et MmeX., deux jeunes gens ont été rayés de la liste des invités parce qu\u2019ils faisaient partie de la troupe des Soirées de famalle, Nous nous empressons d\u2019y répondre directement, une fois pour toutes.Nos amis des Soirées de famille ne sont que des amateurs, faisant du théâtre, pur amusement, tout Comme vous et moi, ferions du billard, histoire de tuer le temps.Seulement leur passe-temps est utile au peuple.Ce dernier s\u2019instruit en assistant aux jeudis du Monument, et il s\u2019habitue tellement au répertoire français, que plus tard il subventionnera une troupe de professionnels.Alorsnos «mateurs, à titre de précurseurs, auront fait quelque chose de patrio- : tique ct de national ; ils auront participé au développement intellectuel du peuple canadien-français.Si l\u2019on objecte qu\u2019ils reçoivent une rémunération, nous l'épondrons que ce n\u2019est que justice.Du reste, le peu qu\u2019ils reçoivent ne leur sufirait pas pour vivre, même le plus maigrement possible.Ça ne paye que leur peine et un peu dutemps qu\u2019ils dépensent pour les répétitions.Au reste, ils ont tous des professions qui les occupent ailleurs.En terminant, nous apprendrons à nos lecteurs qu\u2019ils n\u2019ont pas accepté l\u2019offre de nombreux professionnels de jouer la comédie avec eux, et ce, afin de rester amateurs et ne pas sortir de là.Voilà qui est clair, je crois.Auraient-ils été de véritables acteurs de profession, que nous n\u2019aurions pas moins cru à leur parfaite honorabilité.Nous aurions été plus sévères dans nos appréciations en matière de rendu.Voilà tout ! ! * * Il y avait bien sept ou huit cents auditeurs dans la salle Windsor, lors du concert de Mademoiselle ; Frances-Maud Cousineau; et ce nous fut un réel | plaisir de constater quu tout co qu\u2019on avait dit d\u2019elle, précédemment, était bien mérité.Melle Cou- | sineau est très grande ; ça lui donnait un air majes- i tueux qui, joint à la curiosité légitime de tous, lui ; valut un silence respectueux, durant toute la durée , de ses interprétations.Puis, elle possède un très ; grand charme de sympathie.Avec son air aimable ; et dépourvu de toute affectation, elle a soulevé de | véritables trépignements enthousiastes.C\u2019est justice, puisqu\u2019elle manie très supérieurement la très jolie voix de soprano dont elle est douée.Dès son début dans l\u2019air des bijoux de Faust, \u2018\u201c Je | voudrais bien savoir quel étail ce jeune homme.,\u201d nons avons eu une sensation et une réminiscence.D\u2019abord une sensation de vérité intense et de grand respect pour la tradition, puis une réminiscence de Mme Calvé, lors de son dernier passage à Montréal.Va sans dire que nous ne faisons pas ici de rappro- cement, tellement ce serait téméraire et imprudent ; seulement, il nous a paru évident que toutes, deux avaient ét& de bien dociles élèves de Mme Marchesi.Elle a aussi chanté avec une rare expression My heart sings, de Chaminade, et une Chanson espagnole, de Delibes.Le public l\u2019a encore applaudie dans ses deux duos avec M.Saucier, puis avec M.Lebel.Maintenant que nous lui avons offert nos louanges comme c\u2019était notre devoir, lui reprocherons-nous la prononciation de quelques mots à l\u2019anglaise (si rares, pourtant !), une quasi imperceptible molesse d\u2019articulation dans les parties de duos surtout! L\u2019accuserons-nous de froideur, alors que toute sa science du chant attire l\u2019attention avant tout ?Nous ne ferons rien de cela et nous laisserons cette besogne aux pourfendeurs de cheveux, jaloux de tout ce qui sent le parvenu en matière d\u2019art, grands tombeurs de célébrités naissantes, et aux quelgnes soi-disant professeurs qui n\u2019ont pas eu la science et la charge de former de tels élèves.Les triomphales ovations du public lui ont prouvé quel cas on fait de son joli talent.Parmi les autres artistes qui ont pris part au pro- * ® a Nous avons assisté à une représentation de Afichel Strogof, 1e drame bien connu de d\u2019Ennery et Jules Verne, au Théâtre des Variétés.O\u2019était une pre- mière\u2014lundi dernier\u2014 et comme cela arrive presque toujours aux premières, il y eût des retards causés par le défaut de mémoire.Quoiqu\u2019il en soit, il Nous à paru que les représentations que l\u2019on donne habituellement à ce théâtre, doivent être fidèles à la vérité, dans l\u2019ensemble, du moins, précisément par- co quiici nous avons affairs a des ariisies professionnels et non 3 des amateurs.Cette considération nous oblige à être plus sévère qu'à l\u2019ordinaire.La première impression désagréable que l\u2019on ressent est causée par la figuration.Les figurants ne sont pas assez nombreux et ne se surveillent pas assez sur la scène.Lorsqu\u2019ils ne se tiennent pas immobiles comme des mannequins, ils font des gestes tout à fait déplacés.La direction devrait les astreindre à toutes les rigueurs d\u2019un billet de service où les amendes pleuvraient dru sur la tête des délinquants.Le deuxième point sur lequel nous voulons insister, c\u2019est qu\u2019il y a là des artistes de tous les genres et de toutes les époques.Les uns ont beaucoup de vérité dans leur jeu, de la modération dans le geste et du naturel dans les attitudes.Ceux-là sont de leur siécle et ne chargent pas trop leurs personnifications, D\u2019autres sont de cinquante ans en arriére et semblent des partisans acharnés de l\u2019emphase romantique ; ils ont de grands gestes, traînent sur leurs syllabes et font éclater leur voix comme des petits tonnerres.Cette diversité ne constitue pas un défaut dans notre jeune pays, ol il se rencontre si peu de spectateurs vraiment de leur siècle, contre un si grand nombre qui n\u2019en sont encore qu\u2019à l\u2019enfance de l\u2019art dramatique.Dans lu première catégorie, M.Terdié, très suffisant dans le rôle de Michel Strogoff ; Darcy et Godeau, tous deux intéressants et très vécus dans leurs rôles de reporters.Le dernier, malgré un défaut de langue auquel on se tait vite, a de l\u2019école et beaucoup d\u2019aisance sur la scène.M.Ducastel a fait un gouverneur de Moscou très digne et soigneusement étudié.N\u2019oublions Melle Bérengère, une frimousse des plus intéressante, qui n\u2019a pas dû passer par les classes du Conservatoire et qui manque un tantinet d\u2019école, mais qui plait beaucoup télle qu\u2019elle est et c\u2019est bien là l\u2019essentiel après tout.Dans la seconde catégorie\u2014ceux que noussommes convenus d\u2019appeler les romantiques, \u2014 une figure saillante apparaît tout d\u2019abord : c\u2019est Palmieri, qui joue les traîtres, inévitablement, à tous les drames de d\u2019Ennery.Il est consciencieux, et il meurt avec tant de conviction qu\u2019on est prêt à lui rendre la sympathie que l\u2019intrigue du drame nous avait forcé de lui enlever.Melle Blanche de la Sablonnière, a qui nous reprocherons une légère tendance à l\u2019affectation, a cependant de grandes qualités dramatiques.Nous lui conseillerons cependant de ne se épartir jamais de sa diction qui est excellente.Pour ce qui est de la diction, elle est généralement bonne chez tous les artistes.Enfin, ajoutons pour clore cette seconde catégorie, quelques mots au sujet de M.Labelle.Cet artiste a beaucoup de naturel, mais il personnifie trop le bourgeoisisme moderne ; il fait parler l\u2019émir Féofar comme un bon rentier de Scribe ou de Labiche.De plus, nous croyons que cela est dû au manque de souplesse chez lui, il ne peut pas varier ses créations.Cela ne l\u2019empêche pas d\u2019être sympathique aux spectateurs.Pour ce qui est de Melle Duvernay, nous aimerions lui voir travailler ferme sa diction qui est atrocement vulgaire et qui nuit à l\u2019effet de ses mouvements pathétiques.Nous croyons qu\u2019elle prendra cette remarque en bonne part et qu\u2019elle se mettra au travail.Il y a longtemps que nous voulions donner une juste appréciation de ces artistes, et voila que c\u2019est fait.Il ressort de tout ce que nous venons de dire que notre théâtre français vaut encore mieux que la plupart des troupes américaines ou anglaises que nous fournissent, hebdomadairement, les théâtres anglais.Les Canadiens devraient encourager moins \u2026\u2026.gramme, M.Joseph Saucier a obtenu de réels suc- cds.Il nous a dit, avec beaucoup de sens, une scène lyrique de Dubois, Hylas, un extrait de \u2018 Roméo et uliette,\u2019\u2019 et l\u2019air de Pygmalion, de \u2018 Galathée.\u201d Ce dernier morceau était peut-étre écrit dans une tessiture un peu basse pour M.Saucier.M.Ed.Lebel a dit avec grâce une piécette très difficile de Boëllman, intitulée Notre amoar.Un court reproche: Nous croyons que M.Lebel force un peu trop sa voix dans certaines notes élevées, ce qui produit un effet désagréable.Qu\u2019il se souvienne qu\u2019on peut ne pas avoir toute l\u2019envergure d\u2019un tenore robusto, et cependant être impeccable chanteur.Melle Hone nous a donné une bonne exécution d\u2019une Valse caprice, de Wieniawski, et de Sarabande et Tambourin, de Leclair.Elle joue juste et a des coups d\u2019archet suffisamment larges.M.J.- B.Dubois n\u2019a pas joué comme d\u2019babitude ; il nous à paru que quelque chose l\u2019énervait, et cela l\u2019a empêché de détailler certains dessins rapides, notamment, lors de l\u2019agitato du'concerto de Swert.Nous ne disons pas cola pour atténuer son talent qui est connu de tous et nous n\u2019avons même pas l\u2019intention de lui contester les légitimes applaudissements qu\u2019il a récoltés.Au piano d\u2019accompagnement présidait M.Emery Lavigne, dont la renommée n\u2019est plus à faire.Oe fut un des plus jolis concerts de la saison.les scènes anglaises et contribuer plus à faire vivre de braves gens d\u2019artistes qui se dévouent pour faire connaître le répertoire français.Nous ne faisons pas de réclame ici, mais nous parlons au point de vue de l\u2019art, pur et désintéressé.Gustave Comte.UN PETIT AVIS M.Achille St-Mars, député greffier, à la Cour de Police, et ses inspirateurs, sont priés de bien vouloir s\u2019occuper de leurs devoirsexclusivement, et de ne pas se préoceuper de savoir si le caractère de tel ou tel sous-rédacteur d\u2019un journal quelconque est bon ou mauvais.On se soutient mutueliement dans notre rude profession et les gens de cour sont mal venus à nuire à notre confrérie.Un petit incident dont un reporter vient d\u2019etre la victime, sera probablement portéà la connaissance du Procureurgénéral dans le cour du mois.rer rer ADOLPHE WV.ROY, Ingénieur Conseil (Diplomé de l'Ecole Centrale de Paris).Membre de la Soc.des Ingé nieurs de France et de la Soc.Canadienne des Ingénieurs Civils.Consul tations techniques, mines etc.16, rue Saint-Jacques.Téléphone Bell 1689, Estee po 1 as let cxcaten.ee LA VIE PRATIQUE Beaucoup trop de gens sont encore sous l\u2019impression que le Commis marchand mène une vie douce, sans fatigue, exempte d\u2019angoisses, et sans cesse profitable.Il convient de faire disparaître cette légende.rise dans son ensemble, la vie d\u2019employé de magasin, d\u2019établissements de détail, est celle vraiment qui offre, dans les localités quelque peu importantes, le moins de chances de repos réel.L'âpre concurrence que l\u2019on constate dans toutes les branches du commerce est la cause d\u2019abord d\u2019un travail plus ardu, plus absorbant et, pour dire le mot juste, plus humiliant, parfois, parce que la clientèle tiraillée en tous sens par les offres renouvelées de marchandises nouvelles, va aujourd\u2019hui ol elle peut mieux contenter sa fantaisie et ses besoins, alors qu\u2019autrefois elle était plus fixe, plus assidue aux mémes endroits.Autrefois c\u2019était elle qui se rendait au magaein ; aujourd\u2019hui c\u2019est le magasin tout entier qui doit aller à la pratique bien plus souvent, par la circulaire, par l\u2019annonce, par la propagande personnelle.Il a conséquemment surcroît de travail et d\u2019anxiété pour le Commis consciencieux.Mais ce qui complique cette situation qui n\u2019est pas dorée, c\u2019est le fait que le niveau des profits sur les ventes tend à baisser par suite de la concurrence dans la production comme dans la vente des marchandises.De là baisse des salaires.A cette situation je vois une compensation ; celle d\u2019une éclaircie dans la vie des Commis ; la fermeture des magasins, le soir, généralement, à des heures qui leur permettraient de jouir d\u2019un peu de repos.Ce n\u2019est pas la faute des patrons, si les magasins ferment tard et si les Commis n\u2019ont pas une vie plus conforme au progrès de la vie sociale.C\u2019est la faute des acheteurs,des consommateurs qui infligent au patron comme aussi à ses employés des heures trop longues.J\u2019ai étudié de bien près les façons d\u2019agir des acheteurs et des maganiseuses, le soir, et vraiment, dans maints cas, je n\u2019ai pu m\u2019empêcher de remarquer la férocité inconsciente de beaucoup de gens qui abi- ment les patrons et les commis à certaines heures tardives NN y a pourtant d\u2019autres moyens de distraction dans la veillée que d\u2019aller accroître la somme déjà assez fortes des fatigues des Commis.Les ménagères en particulier devraient y songer un peu, dans l\u2019intérêt même de leurs familles.Un peu plus de temps accordé aux Commis leur permettrait de mieux s\u2019enquérir des marchés, des productions de plus en plus variées qui se présen- teut à la consommation.Et aussi, de se rendre mieux compte du genre de cominerce nouveau pratiqué par les grands magasins à rayons et qui oblige les Commis à apprendre non seulement une spécialité de marchandise, mais aussi à connaître quelque peu toutes les spécialités.Enfin ; il n\u2019est que juste qu\u2019ils aient quelques loisirs à consacrer au progrès de la belle Union des Commis-Marchands dont je parlerai la semaine prochaine.Stanislas Coté.LES BELLIGERANTS Le seul changement apporté aux affaires de Transvaal par la présence du maréchal Roberts c\u2019est de déterminer les Boers à attaquer au lieu de se défendre comme ils l\u2019ont fait jusqu\u2019à présent.Une statistique dressée par un général belge, dit que la perte des Anglais jusqu\u2019à ce jour est de 18,000 hommes, tant tués que blessés ou prisonniers.Quant aux malades il faut largement compter 10 p.c.D\u2019un autre côté les succès remportés par les Boers ont déterminé un grand nombre de colons du Cap, indécis jusqu\u2019à ce jour, à rejoindre leurs frères du Transvaal.On estime aujourd\u2019hui les forces des deux républiques à 160,000 hommes d\u2019élite.Comme en le voit, la guerre ne fait que commencer.FAIT-DIVERS \u2014La semaine dernière, LES DÉBATS annonçait que le service de la Sûreté avait fait des perquisitions dans une maison de la rue Sainte-Catherine, afin de découvrir des indices sur la disparition d'un jeune enfant.Depuis ce temps, le bureau des détectives à recueilli, au sujet de cette affaire mystérieuse, des renseignements qui paraissent devoir aiguiller l'affaire sur une nouvelle voie.Une jeune femme à ou, vendredi, avec un détective un long entretien et il y aura du nouveau sous peu.\u2014 Le Conseil Privé à rendu sa décision dans la cause de Wentworth et Mathew, renversant le jugement de la Cour Supérieure et rétablissant le jugement de première instance par lequel le défendeur avait été condamné à payer une amende de $50 sur chacun des 25 ou 30 chefs d'accusation identiques portés contre lui.Le défendeur est un pharmacien de Windsor Mills, P.Q.H fut surpris vendant de la boisson, en contravention avec le \u2018\u2018 Duncan Act,\u201d et ie magistrat le condamna sur tous les chefs d\u2019accusation.Appel de ce jugement fut pris À la Cour Supérieure qui déclara qu'il suffisait d'une condamnation pour purger toutes les accusations.; C'est ce jugement que le Conseil Privé vient de réformer.C'était un fest case.mr re pr me A WIES public est par les présentes, présenté À la prochaine session du Parlement du Canada, d'incorporer une congrégation religieuse.La dite corporation devant être appelée \u2018\u2019 LA CONGRÉGATION DU SAINT RÉDEMPTEUR.\u201d donné qu\u2019un projet de loi sera A À l'effet Tris Les personnes devant être incorporées sont ; Le révérend Alphonse Lemieux, le révérend Edouard Strubb, le révérend Louis Savard, le révérend Edmond Flynn, et le révérend Pierre Vermeiron et tous autres qui, plus tard, deviendront membres de la corporation, soumis aux règlements de ia dite corporation.La dite corporation ayant pouvoir de succession perpétuelle, un sceau commun pouvant être changé À volonté ; la dite corporation ayant aussi le pouvoir de comparaître devant les cours de justice ; la dite corporation ayant aussi le pouvoir d'acquérir, de posséder, accepter et acquérir par tout titre légal les propriétés mobilières et immobilières, et de vendre, aliéner, hypothequer, assigner, louer ou échanger, ou disposer de toute autre façon de ses biens mobiliers ou immobiliers, pour le plus grand bien de la Congrégation.Le siève social de la dite corporation, sera dans la ville et district de Montréal.Les objectifs de la corporation seront les suivants : 10 Le maintien de la piété publique.20 L'instruction religieuse du peuple et spécialement celle des pauvres et des abandonnés, principalement en organisant des missions dans les villes, les cités, les villages et les paroisses.30 Prendre soin temporairement des petites Congrégations qui ne peuvent subvenir aux besoins d\u2019un prêtre.4o Donner l'éducation morale principalement aux pauvres et aux enfants orphelins.5o Aider les missions dans la limite de leurs devoirs.60 Le maintien des cimetières publics attenants aux édifices affectés à la piété publique, et la construceion et l\u2019entretien des édifices sous leur garde, pour les besoins rélatifs du public.70 Donner aide et assistance À l'immigration.£o Et toute œuvre dépendante des présentes, et toute autre œuvre reliée de quelque façon aux œuvres ci-haut mentionnées.QUINN, MORRISSON et LYNCH, Avocats des requérants.Montréal, as janvier 1900.UN ATTENTAT Nous lisons sous ce titre, dans Ze Prix Courant, du 16 février, le récit d'une petite manœuvre employée par un journal américain, afin de faire pleuvoir les gros sous dans sa caisse au grand détriment des clients d'annonces.Voici ce que dit Le Prix Courant : \u2018\u201c Un de nos entreprenants concitoyens, M.L.-R.Baridon, est le dépositaire de deux préparations pharmaceutiques très appréciées du public canadien, il veut aborder le marché américain et confiant dans la publicité dont il con- nait les merveilleux effets, il prend le parti, d'annoncer les dites préparations à ses compatriotes des Etats-Unis.La chose lui parait facile : ce n'est qu\u2019une question de tarif d'annonce, se dit-il.Pas du tout, lui répond-on, il n\u2019y a pas de tarif ; vous êtes deux concurrents pour annoncer une préparation plus ou moins similaire, C\u2019est une question d\u2019'enchères entre votre concurrent ct vous.Nous avons passé un contrat avec notre concurrent ; ce contrat nous interdit de vous accorder la publicité que vous nous demandez, mais si vous voulez payer plus cher que votre concurrent nous l'enverrous promener et nous traiterons avec vous.\u201d Monsieur Damase Brisebois, 205, rue Barré dit FI TLXTLFFFLETF PRET Je me suis fait soigner durant autour de trois années par les meilleurs médecins de Montréal, trois d\u2019entre eux que je puis vous nommer si vous aimez me dirent, que j'étais incurable, on me dit que j\u2019avais la diabète et une maladie de la moëlle épinière, je souffrais de plus de rhumatisme et les palpitations du cœur étaient tellement fortes que je ne pouvais pas me coucher pour reposer, convaineu que j'allais mourir sous peu et tout à fait résigné, je discontinuai de prendre aucun remède des médecins.J\u2019avais entendu parler très avantageusement du Purificateur Tonique du Sang du DR LUSSIER, en ayant à mon magasin je commençai à \u201c en prendre, bien que je n\u2019eus aucune confiance ; je déclare sous ma signature d\u2019honnête homme que, avant d\u2019avoir fini une bouteille je me sentis revenir à la santé, depuis ce temps je me sens mieux de jour en jour et puis maintenant dormir très bien dans mon lit, ce que je n\u2019avais pu faire depuis au-delà de trois ans.plètement guéri et je crois \u2018que je fais bien en Je me sens si bien que je crois sincèrement être com- déclarant consciencieusement ces choses qui peuvent probablement rendre service à d\u2019autres et j\u2019ai autorisé la publication de cet écrit.DAMA SE BRISEBOIS 205, rue Barré.Vo +16 of } + L + Nous regrettons d'apprendre cet attentat contre la liberté de l'annonceur, et nous blAmons le confrère d'avoir gréé un précédent qui pourrait avoir les résultats les plus funestes.De ce train-là, ce sera bientôt la vente À l\u2019encan, de l'espace réservé à la publicité dans les journaux, et la lutte se fera à coup de dollars.ll y a un attentat contre M.Baridon, pour empêcher ses produits aux États-Unis.Que cet attentat soit le fait d'un concurrent À qui les Pilules de Longue Vie du Chimiste Bonard (roublent le sommeil, ou d'un journal qui cherche à faire chanter son client, il n\u2019en est pas moins digne de mépris.Ce procédé constitue une violation directe de la courtoisie que se doivent entre eux les publicistes et les hommes d\u2019affaires.Nous ne manquerons pas d'informer nos lecteurs, si la chose se renouvelle.1528, rue Sainte-Catherine,en face du H.REYNAUD journal * Les Débats** Le Rendez-vous des gais lurons Spécialité de la maison : le meilleur vin canadier en ville.d'une chopine pour 5 sous, 40 sous le gallon, 27 Liqueurs de choix ; cigares importes et domestigues.CLINIQUE NATIONALE Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez.de la Gorge et du Larynx, 492, RUE AMHERST, MONTREAL CONSULTATIONS : De 9 À 11 a, m., Pour tout autre renscignement, dead 4 p.m.et de 7 A8 le soir.s adresser À M.le directeur.Teleph.Bell, Est 829 EMILE LION AIS _- ENTREPRENEUR ELECTRICIEN , Spécialité de lumières et de timbres électriques.Estimés donnés pour installation électrique.Appareils fournis et posés.Les commandes sont exécutées sous le plus bref délai et au plus bas prix.Bureau et Exposition Permanente d\u2019Appareils, 180, rue Saint-Jacques, Chambre 1, ème étage.Bell Tel.Main, 3326, Montréal.PARC SOHMER Magnifig ue program me aujour- d\u2019hui à 3 hrs et 8 hrs P.MA
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