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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 17 décembre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1899-12-17, Collections de BAnQ.

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[" Ppt.Piet Sw 5, FT.1 ANNÉE Ns DIRRCTEUR-PKOPRIÉTAIRE : Paul LeMoyne de Martigny m LE NUMERO : UN SOU \u2019 L'ABONNEMENT : 75 SOUS PAR ANNÉE.Les abonnés recevront le journal par la malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.\u2014 L\u2019ARGENT DES AUTRES ET LA GUERRE L\u2019Angleterre est en deuil, lu Reine pleure et le peuple, du haut en bas de cette fameuse échelle sociale, voit tomber les siens sous les balles boers.Alors que le monde entier reste épouvanté devant cette hétacombe, cette horrible boucherie, seuls, les boursiers, les véritables auteurs responsables de la guerre, trouvent le temps et l\u2019occasion de s\u2019amuser aux dépens du peuple.\u2018White était pris dans Ladysmith ; Methuen battu à la Rivière Modder ; Gatacre défait à Stormberg et Buller, immobile devant Colenso, restait la dernière espérance du peuple anglais, quand les boursiers, plus habiles que tous les généraux, se lancèrent à l\u2019assaut de l\u2019argent des autres.Ils sont odieux ces boursicotiers de Londres, plus odieux encore que leur grand homme Cecil Rhodes et sou valet Chamberlain ; dans cette lutte homérique qui coûtera à l\u2019Angleterre son prestige, son honneur et le sang des meilleurs de ses enfants ils n\u2019ont vu qu\u2019une chose : le moyen de faire de l\u2019argent.Le départ des premiers bataillons avait fait hausser les parts des mines d\u2019or : les boursiers chantèrent Rule Britannia ; les défaites les firent baisser.C\u2019était la ruine, à courte échéance, des spéculateurs ayant relancé sur la victoire.Il fallait un triomphe pour les sauver.Ne pouvant en avoir un pour de vrai, ils s\u2019en fabriquèrent un, postiche, qui dura vingt-quatre heures, juste le temps nécessaire pour faire monter les parts et empocher l\u2019argent des autres, de ceux qui furent assez niais pour croire qu\u2019un Anglais pouvait prendre dix mille Boers.Devant cette cruelle exploitation des sentiments patriotiques d\u2019une nation, des cruelles angoisses de ces cent mille familles de soldats, la presse, la grande presse, est restée calme, indifférente.Comme elle protesterait, par contre, si, demain, à cette exploitation criminelle de l\u2019argent des autres, succédait une protestation énergique des travailleurs anglais lassés de payer de leurs enfants et de leur argent les combinaisons ambitieuses de Rhodes et les spéculations véreuses de la Chartered et autres associés de Chamberlain ! Bull, Buller, Bullets n\u2019a pas été plus heureux que White, Methuen et Gatacre.La colossale Angleterre est battue, humiliée par une poignée de fermiers, par l\u2019armée qui a droit à notre sympathie et à notre respect.Mais l\u2019armée mise au service des pires spéculations est vaincae par un petit peuple défendant sa liberté, ses lois, ses institutions.Tels sont les résultats de cette fameuse campagne qui devait Se terminer par l\u2019absorbtion, à Prétoria, d\u2019un immense et national plum-pudding.Devant ces résultats, qui oserait nier l\u2019existence d\u2019une justice distributrice, d\u2019une justice divine.°* i.° P, M.Notre prochain numéro\u2014de Noë-\u2014aura huit pages de texte.Î contiendra des poésies, des dessins, des contes, et même de la musique\u2014tout de l\u2019inédit\u2014de notre brillante jeunesse artiste, er, en outre, un article du plus grand intérêt national.Dites à vos amis et connaissances de ne pas manquer de lire notre prochain numéro.JO[IRNA >> = POPULAIRE Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT LE DIMANCHE meme qe Ar Eee L\u2019HOMME AUX OERCUEILS Maître Christian Loftel n\u2019a d\u2019état que celui De faire des sercueils peur les mortels, ses frères, Au fond d\u2019une boutique aux placards funéraires Où, depuis quarante ans, le jour à peine a lui.A cause de son air étrange, nui vers lui Nose jamais venir, pas méme sas canfréres.Par fois, quelque homme en dei\u2019 aiscute des parères Lt retourne, hanté de ce spectre d'eanui.O sage, qui toujours gardes tes lèvres closes, Maître Christian Loftel ! Tu dois savoir des choses Qui t'ont creusé le front et t\u2019ont joint les sourcils.Réponds.Quand tu construis les planches [pérem ptoires, Combien d\u2019âmes de morts, au choc de tes outils, Te comptent longuement leurs posthumes histoires ?EMILE NELLIGAN.Dans notre prochain numér0 la PorsiE sera de notre collaborateur M.M.Jean Charbonneau.CROQUIS D'ACTUALITÉ L\u2019ARMEMENT DES NOIRS JOHN BULL\u2014Sers-toi bien de ces balles, mais ne dis pas qui te les a fournies.LES RECLAMATIONS POPULAIRES LES TRAMWAYS La Cie des Tramways électriques fera vite fortune si elle continue à voler les gens et à se moquer d\u2019eux comme elle le fait depuis de trop longs mois.Les journaux sont-ils baillonnés qu\u2019ils ne dénoncent point le service Ségotant de ce combine ?istes qu\u2019ils ne défendent Sont-ils vendus aux capita plus les intérêts des ouvriers qui perdent de l\u2019argent en arrivant tard à l'atelier, par la fautedes tramways ?Sont-il achetés qu\u2019ils ne réclament plus quand une malheureuse femme quitte son travail pour traiter une pneumonie prise à attendre aux coins des rues, ou une indigestion causée par l\u2019empestement des tramways?Sont-ils à vendre qu\u2019- accusent point les conducteurs d\u2019être grossiers comme des peignes et de se ficher du public autre- es échevins ont-ils peur de se voir refuser des billets de faveur qu\u2019ils n\u2019invitent pas une autre compagnie ils n ment que de léur boite de collection ?Enfin lus honndte à demander une charte ?Le Conseil de Ville est-il entièrement corrompu qu\u2019aucun échevin ne demande que l\u2019argent des travailleurs leur revienne quelquefois ?.C\u2019est toujours la même chose : l'exploitation du peuple qui paie et qui est volé sur le pain, le pé- tvole ou les tramways ; le rire de contentement de MM.les capitalistes, \u2018dont la digestion no surà pas même troublée par nos considérations.Que font ces-messieurs des représentations particulières qui a a.17 DÉCEMBRE 1899 RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 1525, rue Sainte-Catherine, 1525 MONTREAT.P.O.- ~ TELEPHONE BELL, EST 702 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sousila ligne.Réclames, taux spéciaux.leur arrivent chaque jour ?Que feront-ils des plaintes des ouvriers et des ouvrières qui ont vu passer à leur nez six ou sept tramways qui n\u2019arrêtaient pas, vendredi et hier matin ?Qu\u2019importe à ces messieurs que les ouvriers perdent une heure à attendre dans la neige, et soient en plus obligés de se rendre pédéstrement à l\u2019ouvrage, pourvu qu\u2019ils dorment biert et qu\u2019ils aient le temps de se rendre à leurs petites affaires ?Allons, messieurs, vous qui vous payez des équipages à même les sous du peuple, ayez donc pitié de ceux qui sont forcés de voyager dans vos tramways ; remplissez vos engagements ; construisez un -nombre suflisant de voitures ; recommandez la politesse à vos employés, et ne leur défendez point de parler français \u2014 il y a encore de braves gens qui ne parlent pas l\u2019anglais, à Montréal.Et si vos cerveaux sont autre chose que des machines à compter les dollars, rappelez-vousla morale de la charmante fable du bon La Fontaine : Tant va la eruche à l\u2019eau Qu\u2019à la fin elle se casse.Au reste, nous nous proposons de revenir sur le sujet et de tirer au clair plusieurs autres questions délicates, entre autres celle de l\u2019écroulement de l\u2019édifice de la Compagnie.Nous proposerons ensuite un referendum et demanderons au puplic ce qu\u2019il pense de nos tramways.Nous verrons ce qu\u2019auront à répondre les directeurs.DEUX PROPHÉTIES Le prince de Bismark, dont la profondeur de vue laissait supposer qu\u2019il était doué du don de prophétie, a dit, quelque part, que \u2018\u2018 l\u2019Afrique du Sud serait, um jour, le tombeau de l\u2019Angleterre.\u2019\u2019__ La chose semble se réaliser.L\u2019Angleterre y a déjà perdn son honneur et l\u2019estime du monde civilisé.Biiz = également perdu sans retour sa réputation de nature invincible.Kruger fait échec à la Reine ! Il est une prophétie, canadienne celle-là, qui, comme celle de Bismark, est aussi en train de se réaliser.Il y a deux ans, alors qu\u2019il ne s\u2019agissait aucunement de guerre à Transvaal, la Ligue de l\u2019Indépendance de Montréal publia un manifeste au peuple canadien.Nos grands journaux, naturellement, traitèrent avec un profond mépris cet appel aux plus nobles sentiments.Je reproduis ici un passage extrait du manifeste en question et le livre à la méditation de mes lecteurs.Après avoir fait un tableau aussi réel que navrant de notre situation d\u2019alors, l\u2019auteur du manifeste ajoute :\u2014\u2018\u2018 Et songez que de- \u2018 main sera pout-être pis encore.Demain, sous \u2018* couleur de Fédération Imperiale, le Canada, plus \u2018 étroitement enchaîné à l\u2019Angleterre, sera entraîné \u2018\u201c dans la politique défensive et offensive de la ¢ Grande Bretagne, Nous devrons contribuer à \u2018\u2018 augmenter les forces militaires de ce pays.Nous \u2018 devrons donner notre or et notre cang pour dé- \u2018¢ fendre ou accroitre les richosses des nobles lords \u2018 qui nous méprisent, des marchands de Londres \u2018\u20ac qui nous exploitent ; et les déserts de l\u2019Afrique \u2018* ou les marais des Indes seront les champs funèbres ** où dormiront un jour une partie d\u2019entre nous.\u2014\u201d?Ça me fait bien cet effet là ! Jules Vernier, LES DISTRAITS.Il résulte des différentes enquêtes instruites ces jours derniers à l\u2019Hôtel de Ville que lès entrepreneurs, les fonctionnaires et beaucoup d\u2019autres, soñt des gens distraits, excessivement distraits.En effet, M.Lacroix, l\u2019inspecteur des constructions, qui a offert, par excès de zèle, apparemment, ses services gratuits comme architecte dans l\u2019affaire du marché des abattoirs de l\u2019est, a avoué avoir approuvé par distraction les travaux des entrepreneurs, cependant que ces travaux n\u2019étaient pas conformes aux contrats.C\u2019estsans doute aussi par distraction que M.Lacroix aurait fait rédiger par DPentrepreneur Thibeault un second contrat pour cette même clôture qui n\u2019a pas \u2018été faite et qu\u2019il voulait cependant faire payer.=Ps _ La poursuite a clos sa preuve dans l\u2019affaire Laforest.La défense a maintenant la parole.Reste à savoir si elle pourra mettre à néant les avancés de l\u2019accusation, quoique celle-ci se soit bornée à n\u2019apporter que des faits relevant directement de l\u2019administration de.M.Laforest et à ne.faire gomparaitré que dés gens felévant de son per: sonnel.: \"af?A ce propos on potine d\u2019amusantes choses par la va.e Les enquêteurs ayant voulu appeler M, Roddenle seul témoin uë relevant pas de l\u2019administration de M, Laforest\u2014il fallut obtenir la signature du maire pour autoriser cette comparution.; Or, ie portier, l\u2019aimable M.Lamarre, aurait reçu l\u2019ordre dc répondre que le maire était parti pour Québec.M.Cleariiae, ayant pris la chose en main, força la consigne et trouva M.1e maire en personne à son bureau.Une distraction de M.La 'narre, sans doute.Il est bon de dire aussi que M, Rodden, appelé à l\u2019enquête, n\u2019a pas voulu produire ses livres.Aurait-il, par distraction, reçu du vieux plomb pour de l\u2019argent ?Il nous semble que la commission, si elle l\u2019eût voulu, eût pu lui demander compte de ses nombreuses entreprises.notamment de celle de Sainte- Agathe, où il a installé lélectricité, l\u2019aquedic et d\u2019autre chose encure.ussi, sans trop de dilficulté, à connaître les associés de M.Laforest ; peut-être aus aurait-on pu nx-, pliquer ce prétendu voyage de M.le maire, à Québec.Espérons que la cominission n\u2019est pas distraite, elle aussi, et qu\u2019elle nous fera v \u2018iv uu beau jour, ce qui ne s\u2019est jamais vu, cC\u2019est-a-cire une enquête | allant au fond des choses et iniligeant aux boodiers in châtiment exemplaire.+ LA SEMAINE POLITIQUE.Mardi dernier nous apprenions que les conservateurs avaient divisé le morceau avec les libéraux j ont déclaré que le Northumbertsnd s\u2019est héroi- 1 dans les élections partielles d\u2019Ontario: deux à deux ; mercredi dans l\u2019Isle du Prince Edouard, les bieus enlevaient tout le gâteau et battaient le pro- cureur-général, M.MeKinnin, mettant le gouverne- inent libéral de M.Murray en minorité; vendredi, au Manitoba, nouveau partage en frères des siéges de Gimli et de Dauphin, mettant les conservateurs à 22 et les libéraux à 17.Savez-vous qu\u2019il souffle un mauvais vent sur M.Laurier et ses amis ! Il n\u2019est pas jusqu\u2019à M.Tarte qui ne subisse les effets des vents.Le voila tourné en faveur du syndicat Connors pour les élévateurs de Montréal.Pourquoi ?Lors de l\u2019envoi du contingent au Transvaal.M.Tarte s\u2019y opposait formellement; il eût démis- slonné même si ses moyens eussent permis.Obligé de s\u2019humilier et de cèder, il s\u2019est décidé de ne plus se laisser prendre sans vert, et d\u2019être en mesure de tenir bon.Aussi a-t-ii vivement changé de front et passé du jour au lendemain du côté du syndicat dont il avait combattu à mort au parlement et au conseil des ministres les offres de construction d\u2019élévateurs.Aujourd\u2019hui M.Tarte brave vents et marées ; il serit dela lutte que fait contre lui M.Pacaud lutte qu\u2019encourage Sir W.Laurier, aujourd\u2019hui désabusé et dangereusement embêté par le Transvaal.Le ministre des Travaux publics a déclaré hier soir qu\u2019il était prêt à se retirer si on était gêné de ses déclarations francophiles.La législature de Québec devait se réunir le 11 janvier, on parle maintenant du 18 pour laisser le gouvernement fédéral faire ses six electious partielles qui auront lieu vers le quinze du mois prochain ; les gens bien informés affirment que l\u2019hon.M.Marchand, qui n\u2019a pas grand chose à proposer à son troupeau, remettra lu convocation aux pre- muers jours de février pour permettre à MM.Rain- | ville et Gouin de se présenter aux élections muni- pales et à leurs amis de les aider.La date de la session d\u2019Ottawa est dans le doute ; peut-être la démarche d\u2019un nouveau contingent va- t-il précipiter les choses ?\u2014\u2014\u2014\u2014 #0.Peut-être aurait-on a si ré- - pécuniaires le lui, du Mujesty\u2019s, à Montréal, et des discours furent prononcés qui firent applaudir nos sportsmen comme des imbéciles, et leur inspirèrent même le chant des Ramcaux,.sans aucun doute des rameaux que l\u2019on jette sur le passage des triomphateurs.Le Montagnard n\u2019a pas songé que les rameaux font attendre la passion, et que la passion allait être le prix d\u2019une sympathie inconsidérée pour la plus injuste des causes.Et c'est le seul club canadien-français de Montréal qui a ainsi applaudi et chanté, c\u2019est celui qui se sert de son titre de ca- nadien-français pour attirer le peuple à ses représentations.On saura à quoi s\u2019en tonir, dorénavant.Vous avez lu dans les dépêches publiées par les journaux loyaux, le pillage inmonde auquelse sont livrés les soldats anglais sur les cadavres et les mourants boers, C\u2019est pour ces pillards, ces voleurs, ces dépouilleurs d\u2019agonisants qu\u2019on demande | nos sympathies ?; ?as les nôtres, pas celles des vrais Canadiens- \u2018Français.\u2018 Les Fusiliers du Northumberland, prévoyant peut- tre la déroute de Stormberg et voulant s\u2019assurer du chemin de la retraite s\u2019ils venaient à s\u2019égarer, | comme à Nicholson\u2019s Neck, ont obtenu la permis- ision de se faire accompagner de leur chien.Cet animal a pris une part importante à la pacification de l'île de Crêt:, :t est passé célèbre à Londres.C\u2019est avec des frissons aue les doigts aristocrati- \u2018ques des dames anglaises ont chargé le toutou, à | son départ pour l& guerre, de faveurs de toutes les.\u201ccouleurs et de perits ére:ots le tous les diapasons.Les dépéc\u2019.s nous wporenant >ombien les tireurs ; ; boers ont malmené iv brigade à général Gatacre, ; quement comporté, mais elies onu nu *denous dire ; si son chien est mort.Le War Oflice retarde lu publication de cette nouvelle qui plon sera dans le deuil les pius nobles dames de Londres.Un avocat de Ja défense du condamné Weir avait exigé, avant les procédures, mille dollars d\u2019hono- jraire.11 paraît que cet avocat à tellement eu de mal à faire valoir les qualités de son client qu\u2019il sc \u2018pas : compliment) de $3,000 à la succession Weir., Puisque Weir à pris les intéréis des déposants, 1\u2019est-il pas juste, en effet, y:1P les avocats\u2014ue:en- seurs de la sociétéé\u2014prennent à leur tour le capital | Au déposé ?.( | Plusieurs victimes de la Banque Ville-Marie disposent à demandur compte de leur conduite av: | directeurs des diverses banques qui ont offert un banquet à Weir, quelques semaines avant le krach, lorsqu\u2019ils devaient mettre ie public en garde contre un état de choses qu\u2019ils ne devaient pas ignorer, plutôt que de faire croître une confiance qui n\u2019était point méritée.L'horizon s'assombrit et le ciel se fait d\u2019une noirceur hideusc, d\u2019une lourdeur de plomb audessus de l\u2019Angleterre.La foule menace ; elle sent qu\u2019on la trompe.Blessée dans son amour propre et dans sa | fierté nationale ; portant le deui! des héros sacrifiés déjà par milliers, elle haît implacablement, froidement, britanniquement l\u2019homme qui l\u2019a conduite dans ce traquenard de honte et de douleur.ile conspue déjà les ministres qu\u2019elle idolâtrait hier, et, pour ne pas sombrer, lord Salisbury va sans doute jeter Chamberlain par dessus bord.Espérons que le monstre marin qui engloutira le nouveau Jonas, saura du moins rendre à l\u2019humanité le service de ne jamais le dégobiller vivant sur la plage d'un pays respectable.La misere bleme à été en avance sur la neige, cet hiver ; et déjà, au commencement de la semaine, un pauvre diable s\u2019évanouissait dans les bras d\u2019un constable, en murmurant: J\u2019ai faim ! 11 n\u2019avait pas mangé depuis cing jours, _ En soi, le fait est banal: c\u2019est le struggle for life UI CHERCHE TROUVE.\u2014Tout le monde trouve le BAUME = BHUMAE sans le chercher et trouve en même temps la santé, ce précieux remède est une garantie assurée contre les affections pulmonaires.+5c.partout.150 \u2014 em ee ECHOS Un almanach de Cythere sortira bientôt des ateliers des quotidiens orthodoxes qui ne doivent certainement pas laisser perdre la collection des adresses de mauvais lieux qu\u2019ils ont publiées par séries, chaque jour de la dernière quinzaine.Ces journaux n\u2019auront qu\u2019à réunir les comptes rendus judiciaires publiés récemment par chacun d\u2019eux, et lo directory de Cythère sera complet.Nousconseillero::: :sute- fois aux éditeurs \u2014 s\u2019ils songent à une œnyru ntili- taire ou à une entreprise de librairie\u2014d'agrémenter l\u2019ouvrage et de le rendre plus pratique en donnant aussi les portraits des tenancières et le tarif des.consommations de chaque maison.Allez parler.de réglementation à ces feuilles co!- let-monté qui n\u2019hésitent cependant pas à indiquer les maisons de prostitution à leurs milliers de lecteurs et de lectrices ! Le Montagnard s\u2019est mêlé aux délégations des clubs athlétiques qui ont organisé la soirée du Majesty\u2019s Theatre, au bénéfice du Hollv.mardi dernier.A lPheure cxacte où le contingent canadien partait de Belmont pour la Rivière Modder, au Sud-africain, le drapeau britannique s\u2019arborait sur :a scène qui veut ça.Cependant Cependant, me dira-t-on, nous avons assez d\u2019institutions de charité pour venir en aide à nos pauvres ! C\u2019est vrai! Mais le rotibre est grand de ceux qui n\u2019osent tendre la mairi ou qui ne la tendraient jamais si le chômage ne les jetait brutalement sur le pavé.Qu\u2019on leur donne du travail: ils cèderont volnntiers leur p-rt d\u2019aumâi:es à ceux de leurs frèces qui ne peuvent gagner leur pain.Mais com- Miènt parvenir à supprimer ce chômage ?That\u2019s the question! Le problème est intéressant et je me demande comment nos philanthropes n\u2019ont pas encore songé à fonder quelque prix destiné à encourager I\u20196tuds \u2018les méthodes les plus susceptibles de venir pratiquement, économiquement et efficacement au secours des sans-travail.Effectivement, cet honueur était laissé aux DÉBA\":, qui ne le laisseront pas passer.D'après moi, il y a là toute une solution de la fa- .meuse question sociale.Tombe hersiquement sur le cham la Modder, le général Andrew-G.Wauchope, som- mandant dc la brigade écossaise Highland, laisse dans les cadres de l\u2019armée britannique un vide difficile à combler.Doué d\u2019une précieuse expérience acquise douloureusement par Te nombreuses campagnes en Afriqua, Wanchone Afait an mâma temna un soldat intrépide dont la bravoure électrisait les troupes sous ses ordres, Le défunt avait, à tous les Points de vue, mérité de devenir le premier dans un corps d\u2019armée reputé le plus vaillant de l\u2019Emde bataille de , croit autorisé à demander ur complément (ne lisez pire.Une perte semblable est, à elle seule, un désastre pour l\u2019Angleterre.La presse londonnienne, qui s\u2019étaitembaïiée passa blement à l\u2019origine de la campagne transvaalienne, commence à revenir de son enthousiasme eù iaisse échapper des aveux qui, pour être tardifs, n\u2019en sont pas moins intéressants.C\u2019est ainsi qu\u2019après les deux désastres de Stormberg et de Magersfontein, la Morning Post à cru devoir publier ces lignes : \u2018\u2018 Après avoir discuté en conquérants les termes \u201c d\u2019un règlement et avoir divisS en vainqueurs le \u2018 butin que nous ne tenions pas encore, nous avons \u2018 notre jour d\u2019humiliation.\u201d Le Radical Star va plus loin encore et dit cette parole excessivement pleine de révélations : \u2018\u201c L\u2019enjeu que Chamberlain a jeté sur la table n\u2019est pas \u201c seulement l\u2019Afrique du Sud, mais l\u2019Empire.\u2019 Le Journal de Montrenl, paru hier, est une circulaire politique, falsitiant le compte rendu des événements à l\u2019avantage du parti conservateur, bernant le public avec ses prétenducs correspondances étrangères, volant les auteurs français, prostituant la littérateure, plus mal rédigé que ses confrères et moins bien informé sous le rapport des nouvelles, C\u2019est l\u2019impression que nous a produite le premier numéro.Ses rédacteurs nous assurent toutefois que Le Journal de Montréal seru mieux fait lorsque son personnel sera devenu d\u2019aplomb, Espérons que cela ne tardera pas.Enry \"Els.POLITIQUE ETRANGERE io est toujours à la noire pour la fortune anglaise.Après avoir échoué en Uhine, la diplo- \u201cmatie britannique vient de subir un nouve:iechec en Perse.Quant àla médaille que ces mêmes diplomates s\u2019était décernée pour avoir mené à bien (non e vero) une alliance Anglo-Italienne, elle vient de nous montrer son revers.ll avait été convenu en haut lieu que l\u2019Italie, appuyée par les armes anglaises,essayverait de s'emparer du royaume de Menelick au\u2019slle n\u2019a cessé de convoiter ; de son côté l\u2019Angleterra, aidée des bayonnertes italiennes, occuperait (là pa: tie nord du pays des Somalis de façon à com- rander Je Cé\u2018roit de Bab-el-Mandeb.On sait que n'est par er istroit que doivent passer les navires venus par list: me de Svez dans la mer Rouge en | destination 4.8 indes.Or, l\u2019empereur d\u2019Ethiopie (n\u2019est pas nlus disposé mia\u2018ttenant qu\u2019il ne l\u2019était il \u201cy à trois aus, à céder son trône à son cousin Humsort.Le raz Makomen à la tête des troupes de l\u2019empereur fait bonne garde aux frontières et est tous préparé à renouveler les exploits qui ont | coûté vingt mille soldats au général Saratierri, en 1896.Le artut court aussi qu\u2019après la défaite du Mahdi, | Osmars:igna se serait refugié auprès de Ménélick.Voilà une contre-alliance tout indiquée et qui pourrait causer bien des ennuis aux Anglais dans la Vallée du Haut Nil.L\u2019empereur de Russie vient de donner une marque éclatente de sa sympathie pour les Boers en envoyant, auprès du commandant Joubert, le fameux générai Gourko, comme attaché militaire.11 souffie un vent de gucie dans notre vieille mère-patrie.Les insultes Jde Chamberlain 3 la France auraient été méprisées, venant de ce cheva- Lier d\u2019industrie politique, si le peunle anglais ne les uvait ratifiées.La presse française est unanime à demander une réparation par les armas.Nous ne Savons pas ce que fera la France, mais cs que nous savons très bien, c\u2019est que l\u2019Angleterre ne se battra pas et pour cause.Son infériorité militaire que les évèvements actuels ont permis de constater la rendra très prudente.Cette guerre du Transvaal continue A discréditer les Anglais auprès des nations civilisées.Le massacre dus blessés, les brutalités et les vols dont les prisonniers ont été vfctimes, le r.épris des lois de la guerfe, le fait de fournir des ».mnes aux sauvages pour les ruer sur les Boers, tous \u2018us moindres facteurs qui entraînent très justement la réprobation universelle.Notre loyalisme est mis 4 une bien dure épreuve !.Les Irlandais ne se génent pas pour déclarer qu\u2019ils renient ouvertement l\u2019Angleterre, et qu\u2019ils seraient heureux si la France leur ouvrait les bras.Voici comment s\u2019exprime l\u2019United.[rishman, de Dublin : \u2018Le jour où noure éducation, notre industrie et notre agriculture seraient placées sous la direction éclairée des Français, qui sont bien doués moralement, dont le génie artistique est célèbre dans le monde, dont la probité industrielle et les habitudes d\u2019économie domestique sont connues, quel degré de prospérité n\u2019atteindrions-nous pas rapidement ! lus pauriotes irlandais salueraient de leurs acclamations l\u2019arrivée des légions françaises, et les Français, qui anprécient hautement l\u2019amour envers la patrie, ne se méprendraient pas sur le sens de notre invitation La longue lutte entre deux races, deux religions, deux 1 -agues, lutte qui » fait de l\u2019Irlande un enior, cesseraït! Comme race, nous sommes identiques aux Français.Leur langue serait acceptée avec joie et enseignée dans nos écoles coneur- remment avec la nôtre.La France elle-même en bénéficierait moralement et pratiquement.\u2019 Il nous sera:t, j crois, impossible de ne pas penser comme eux, { | La sér Emile Cardin. LA RENAISSANCE Un nouveau théatre français populaire \u2018 C\u2019est à deux heures, cette après-midi, que s\u2019inaugurera, par une représentation qui promet d\u2019être brillänte, la nouvelle salle théâtrale sise à l\u2019angle de la rue Saint-Maurice et de la Place Chaboillez.On jouera, cette après-midi et ce soir, aux prix populaires, Le Forgeron de Ghateaudun de Bonvallet, un des chefs-«'œuvre de la scène français.Cet épisode de la terrible guerre franco-prus- sienne n\u2019a pas besoin de se recommander autrement à des Canadiens-français qui ont aussi été victimes des guerres sanglantes et qui savent s\u2019émouvoir à l\u2019évocation de ces malheu- l'eux souvenirs.Le personnel du nouveau théâtre se composera d\u2019un grand nombre d\u2019artistes dont la plupart a déja acquis nos sympathies et dont les autres ont bien fait de quitter la scène américaine pour venir au Canada faire bénéficier leurs compatriotes -le leurs talents dramatiques.Nommons les Julien Daoust, les Victor Dubreuil, ies Petitjean, les Filion, les Tougas, les Meussot, les Villeray, les Trouillard, les Royer, et, parmi les rôles féminins, les Madame Petitjear, les Delles Rhéa, Verteuil, Léonie, Saraphine et Troaillard, des étoiles qui se lèvent dans notre ciel artistique et qui mériteront sans doute les encouragements que leur a déjà donnés, par anticipation, notre po- puiation.Ils s\u2019agit d\u2019encourager une entreprise artis tique et nationale.Ne restons pas en arrière, OPPORTUN ! Pour les messieurs de cette ville qui ont ajourné l\u2019achat de leurs vêtements d\u2019hiver à l\u2019arrivéz de in saison froide, CEvL2 Veuls vec un escompte de 20 pour cent est parviculièrMment opportu \u2018e.UN ASSORTIMENT COMPLET Prix réguiisrement mardues, un tiers moins élevés qua pour i » ,ëtemants faits sur rmesurs : 20 pour cent d\u2019e: 5iupte, :t volre ages Vous sera rulsriià sû sous n'êtes pas sati-\".1t.| Tout cela vient avec Farrier ae l'héve Messieurs, vous ne putrviss nêrte.une meilleure ocsasinu nr 867 Rien de plus pour az uid\" hui.Semi - Ready Wardivzas 155i, rue Sainte-Catherine (Ancien magasin Lanvinte) 231, rue Saint-Jacques 2364, rue Sainte-Catherine TORONTO \u2014 OTTAWA \u2014 WiNNiPEG M.J.LACHAPELLE, gérant de la Succursale Est : No 1551, rue Bainte-Oatherine.Six primes aux petits écoliers : Jer Prix \u2014 Une montre eu argent (pour petite fille ou petit garçon.) 2me Prix\u2014Une épingle de cravate ou de collet.$me Prix \u2014 Un joli wanchon de fourrure ou une paire de gants de chevreau fourrés.Î4me Prix\u2014Un canif.jme Prix\u2014Trois billets de théâtre (matinée).éme Prix \u2014 Un an- ! i ] | | i j ! ! PA en ee te on ee EE mr neau de serviette.Mag angie enseigne.snt mavse d'avance Co aux enfants çasvres rt\u2019 tuite aux enfants È L\u2019'OUVERTURE DE LA CHASSE * ITICE EXPLICATIVE.\u2014 C'était l'automne dernier.Je passais par à petir bois et j'ai vu toute une famille de gentils lapins, sautillant dans les sapias et ne semblant avoir nul souci de l'arrivée du chasseur.\u2014Ne savez-vous donc point, leur dis-je, que la chasse est commeucée d'aujourd'hui ?Is l'ignoraient, les pauvres ! Mais, bien vite, ils sont rentrés dans leurs garennes et ont tenu conseil.Les plus vieux ont décidé qu\u2019il fallait afficher l'ouverture de la chasse afin de mettre en garde les jeunes, encore inbabitués anx persécutions humaines.Cinq ou six sont alors sortis, prudemment et ont affiché, dans le pré, l'avertissement de se méfier.À veine avaient-ils fiché l'écriteau en terre qu'ils ont entendu, À l'orée du bosquet, d:c aboiements .C était le ter :dle Médor indiquant à son maître la piste des lapins.Les lapins se sont sauvés et le maître du chien s'est caché.Rien de difficile à les trouver.Découpez en vingt parties l'image ci-dessus et vous trouverez les lapins, examinant l'écriteau qu'ils viennent de fixer, ainsi que le chien Médor.lu gros chien Médor.Cherchez bien le maître qui s'est mieux caché.Car, mes enfants, vous apprendrez que les Hommes, dans ia ruse et l'hypocrisie, sont toujours plus habiles que les atmavx.Vieille Fauvetterares rene L\u2019ENSEIGNEMENT POPULAIRE Premier des Concours organisés par \u201cLes Débats\u201d pour fournir l'éducation gra- QUI VEUT ALLER À L'ECOLE ?Une année d'enseignement payée d'avance aux enfants pauvres + Six primes aux petits écoliers : ler Prix \u2014 Une montre en argent (pour petite fille ou petit garçon.) 2ème Prix-\u2014Une épin- de cravate ou de collet.3me Prix \u2014 Un joli manchon de fourrure ou une paire de gants de chevreau fourrés.\u201cL£me Prix\u2014Un canif.ôme Prix \u2014 Trois billets de théâtre (matinée).6me Prix \u2014 Un anneau de serviette.7.8 conjectures ou les sclutions de ce problème devront être envoyés à VIEILLE FAUVETTE, aux bureaux des DÉBATS, 1525, rue Sainte-Catherine, avant le premier janvier.Les découpures \u201cle l\u2019image devront être collées avec soin et propreté sur un papier blane.Les réponses devrwnt être \u2014 en outre -\u2014 accompagnés de l\u2019entête des trois premiers numéros des DEBATS\u2014 conditions absolue.premier dimanche de janvier, 7.l\u2019adresse du concurrent.Les noms des agnants seront publiés dans le nu:néro portant la date du Chaque envoi devra porter, visiblement indiqués, le nom et Enfin, toutes les réponses devront être accompagnées d\u2019un certificat * de bcnne conduite et d\u2019application, ou d\u2019un bon bulletin, émané du principal, du directeur ou de la supérieure de l\u2019école fréquentée par chacun des concurrents Les réponses qui ne seront pas accompagnées de ce certificat, seront jugées venir d\u2019enfants, n\u2019allant pas à l\u2019école, et par conséquent, ne concourront pas pour l\u2019année d\u2019enseignement.Bureau du journal \u201cLes Débats \u201d 1525, rue Sainte-Catherine LA CARICATURE On a beaucoup parlé, depuis quelques jours, ; d\u2019excès commis en France par les journaux satiriques parisiens qui ont commenté en images les incidents de l\u2019expédition anglaise du Transvaal.Chamberlain a fait de ces caricatures l\u2019objet d\u2019un passage à sensation de son discours de Quelle délicatesse chez ces honnêtes Anglais ! Le (227) de Rowlandson n\u2019est pas moins odieux.Voici le titre: \u2018\u2018 Boney LI (le rui de Rome) ou le petit babouin créé pour dévorer les singes français.\u201d Voici ia description : A côté du lit sur lequel repose, convalescente, l\u2019Impératrice Marie-Louise, la légende suivante : \u201c Oh! malheureuse que je suis ! d\u2019avoir vu ce que Leicester, et tout ce que l\u2019Angleterre compte de patriotes en chambre s\u2019est pris à crier | haro ! sur la pauvre France parce que certains crayons trop frawcs avaient produit sur planches l\u2019état d\u2019âÂme du public parisien au lendemain des insultes qui ont suivi occupation de Fashoda et le procès de Rennes.Ce que l\u2019on reproche surtout aux caricaturistes français, c\u2019est d\u2019avoir fait intervenir la Reine dans leurs dessins, et l\u2019on crie bien fort : \u201c* Ne touchez pas à la Reine ! \u2018\u2019 Certains de nos moralistes canadiens, par pure platitude, affectent de prendre le parti des francophobes en cette matière, et proclamant avec une pruderie assez affectée que la Reine, étant femme et mere, devrait être à l\u2019abri dela satire, ils déclarent bien haut queson apparition dans Jes journaux illustrés constitue un nouveau \u2018\u2018 vice français \u2019\u2019 dont la conquête anglaise nous a heureusement protégés au Canada.Trève de ces comédies.Parlons histoire : Qui donc a introduit les femmes, les épouses et les mères, impératrices et mères de roi, dans la caricature ?Qui a jeté leurs visages, leur maternité, leurs faiblesses en pâture au public goguenard dans des des-| 2 sins ou le laid le dispute à obscene?! Qui 3 sinon les journalistes satiriques et les caricaturistes anglais dès 1796 ?Ouvrez un ouvrage très bien fait de M.John Grand-Carteret, intitulé Napoléon en Images, , estampes anglaises (portraits ou caricatures).Dans cet ouvrage ont été réunies les principales parmi les millions de caricatures dont le | crayon anglais inonda le continent de 1796 à 1815 pour assouvir sa haine contre l\u2019immense génie qui faisait trembler John Bull dans ses bottes et le touchait à la seule partie sensible] de son être, c\u2019est-à-dire à sa bqurse.Nous avons ferilleté les œuŸres de Ansell, Cruikshank, Gillray, Rowlandson, Farnham, Wood ward, etc, et voulez-vous des échantillons de ce qu\u2019on y trouve, sans parler des grossièretés, des ordures, contre Bonaparte et Napoléon ?Prenons ce qui à trait a l\u2019Impératrice Joséphine, l\u2019Impératrice Marie-Louise et au roi de Rome : (138).Injection de sang royal ou phlébotomie à Saint Cloud.\u2014Napoléon, à qui l\u2019on vient d'infuser dans les veines le sang d\u2019un tigre royal dit : \u2018 Quelle opération délicieuse ! Je sens la roture s\u2019en aller par le bout de mes doigts.\u201c\u2018 Donnez-en largement à toute ma famille; por- tez-en un plein seau à l\u2019Impératrice.\u201d \u2018 (151) Ci-devant occupations, ou Mme Tallien et l\u2019Impératrice Joséphine dansant nues devant Barras durant l\u2019hiver de 1797.\u2014Barras, assis dans son fauteuil directorial que surmonte un petit Bacchus coiffé du bonnet phrygien, regarde les danses lascives de ses deux maîtresses, Mme Tallien et Joséphine.Comme légende, on lit: * Barras, alors puissant et fatigué de Joséphine, promet à Bonaparte de l\u2019avancement, s\u2019il parvient à l\u2019en débar- Tasser,\u2019?Placé derrière un paravent, le général en chef de l\u2019armée d\u2019Italie soulève un rideau pour mieux jouir du spectacle.Cette saleté de James Gillray est datée du 20 février 1805, c\u2019est-à-dire lorsque Josephine était impératrice depuis 9 ans.Mais il ne faudrait pas croire que Marie- Louise, pour être de sang bleu, ait été épargnée.: Le n° 205 est absolument révoltant, et ne pourrait pas être reproduit sans s\u2019exposer aux rigueurs de la police des mœurs.C\u2019est la fureur de voir Napoléon sur le point d\u2019avoir un héritier qui inspire le dessin.Marie-Louise est représentée sur le trône.avec les attributs exagérés d\u2019une maternité avancée, la jupe relevée à mi-jambe et donnant son pied à baiser à des courtisans grotesques qui viennent la j'ai vu et ce que je vois ! ?, Napoléon est en train de sécher les langes de son enfant bien-aimé aux flammes d\u2019un feu sur lequel cuit une marmite de sang français.Dans le fond, la chaise du jeune Boney (Prince Skinny Boney\u2019s cacking chair).Voila qui est complet, n\u2019est-ce pus, l\u2019Impératrice, l\u2019Epouse, la Mère, l\u2019Enfant.Tout le monde y passe : Et le public anglais se tordait de tout cela.Il a donné l\u2019exemple ; maintenant il grince des dents.Taisez-vous, hypocrites ! .P.M.F-\u2014 A RELIRE Les milliers d\u2019articles publiés jusqu\u2019ici sur les Boers ont sans doute fait oublier au lecteur la lettre suivante ; d\u2019autant plus qu\u2019à l\u2019époque |elle dut paraître plutôt insignifiante.On y verra | cependant des choses très curieuses et, en con- | frontant avec ce qui se passe actuellement, on i comprendra que Joubert, le général boer auteur de cette lettre, connait son affaire et a encore.quelques vilains tours dans son sac.Ce document est daté du 25 octobre.DIême si nous ne réussisons pas à empêcher les troupes anglaises commandées par Buller d\u2019opérer | leur jonction, ces troupes seront tellement affaiblies pour des raisons naturelles qu\u2019on aura tout au plus 35,000 hommes en état de faire la campagne.Le reste | des contigents devra être employé à protéger les étapes.Et puis, la base d\u2019opérations, non seulement pour le Natal, mais pour la Colonie du Cap est de 700 Kilomètres (140 lieues).\u201cConsidérez que nos lieux d\u2019étapes, à nous, se trouvent échelonnés dans notre propre patrie, établis dans trois directions différentes et que 500 hommes suffisent à les protéger.Nos étapes sont toutes reliées entre elles : ai l\u2019une est menacée sérieusement et que ses approvisionnements ne puissent être facilement sauvés, on les détruit.\u2018 Une guerre défensive (mais nous n\u2019avons pas encore vraisemblablement besoin d\u2019y songer) offre même des avantages plus grands qu\u2019une guerre offensive.| range, nous sommes chez nous, et les Anglais doivent nous disputer chaque pouce de terrain au milieu de difficultés inouïes et lutter de deux ou trois côtés à la fois, et ils ne peuvent résister que quelques mois.Les Boers, en outre, ont déjà 50,000 hommez sur pied : aussi n\u2019est-il pas nécessaire de compter sur un soulèvement du Natal et du Cap.Si, d\u2019ailleurs, lee Anglais continuaient à exciter les indigènes à la lutte contre les Boers et les enrôler, il se produirait sans aucun doute un soulèvement général des Afrikanders.\u201d (DEUTSCHE ZEITUNG, 2 Oct., 1899.) Nous recommandons au lecteur de conserver cette lettre de Joubert et de la relire dans quelques mois : il verra combien le généralissime boer connaissait la situation et savait ce qu\u2019il disait en soutenant que les Anglais n\u2019atteindront jamais Pétroria.EST-CE POUR RIRE A quoi tient In science\u2014J,e docteur Tsukiakabi, un canayen comme Laurier et moi, malgré la japonaiserie de son nom, n\u2019était pas un de ces vulgaires médecins qui donnent automatiquement des ordonnances comme un quelconque distribue des pros- pecuus au sortir des églises.Non ! pour lui, la Science était la Sci-en-ce ; et, plutôt que de sacrifier un principe, il eût comblé, en quarante-huit heures, tous les vides du cimetière de la Côte-des-Neiges.Or, un jour, le docteur Tsukiakabi, après avoir bu deux tassées de bon café noir, pour se rajeunir le cerveau, se fit le raisonnement suivant : .\u2018\u2018 Aussitôt après la naissance, et pendant plusieurs mois après cette importante opéra-tion, les êtres vivants n\u2019absorbent généralement aucune autre nourriture que du lait.\u2018\u2018 Et pourtant ces tendres êtres végêtent pas seulement d\u2019une façon satisfaisante ; mais encore ils résistent parfaitement à la maladie, que celle-ci soit organique ou microbienne.\u201c\u20ac Pen conclus que le lait n\u2019est pas seulement un aliment complet, mais encore et j'oserai dire surtout un agent ant{-morbide.féliciter de l\u2019évènement prochain.\u201c\u2018Etcomme,avec les sotteslois de morale surannée qui nous régissent, un homme ne peut continuer à Sur les hauteurs du Transvaal ou de l\u2019État d\u2019Os\u2019abreuver à même sa nourrice après l\u2019âge de huit ans, et que, d\u2019autre part, l\u2019analyse chimique nous ermet de découvrir bien peu de différence entre le ait de la femme et celui de la vache normale, j\u2019en concius qu\u2019eu traitant mes malades àvéet du lait, ox- clusivement, j\u2019obtiendrai des cures merveilleuses et ferai faire à la Sci-en-ce un grand pas, sinon un grand saut vers le perfectionnement.\u201d Hisce positis, le docteur Tsukiakabi, qui était méthodique, choisit, parmi ses nombreuses victimes, un brève apprenti tailleur qui s\u2019en allait des poumons, et lui dit : \u2014Dorénavant, mon garçon, vous ne prendrez plus autre chose que du lait, comme remède, comme nourriture ou comme breuvrage.Du lait, rien que du lait ! C\u2019est compris, n\u2019est-ce pas ?L\u2019autre \u2014 en vertu de cette étrange anomalie qui pousse un malade à croire quand même en son médecin \u2014 obéit.Il embaucha donc un laitier qui, tous les matins y compris le dimanche, lui versait, en passant, un gallon de lait, et il s\u2019enfilait ça, très orthodoxement, | en guise de pain, de beurre.de soupe aux pois, de cotelettes, de pudding, de lager beer, de marmelade musculine, d\u2019iodure de manganèse et d\u2019huile de pied de bœuf.La cure dura six mois.Et le malade guérit ! \u2014Je l\u2019avais dit, conclut le docteur Tsukiakabi.Nous allons publier une thèse ! ; Ayant donc songé à prendre un échantillon dulait | qu\u2019on servait à son malade pour l\u2019analyser afin de ne rien laisser à l\u2019arbitraire et de procéder selon ses principes, c\u2019est-à-dire méthodiquement, le sa- ; vant \u2014 hélas ! \u2014 s\u2019aperçut que le lait était frelaté, qu\u2019il contenait une quantité révoltante de blanc | d'Espagne et que c\u2019était à ce vulgaire blanc d\u2019Espagne que son coquin de malade devait, apparem- \u2018ment, d\u2019être si bien portant.| Désespéré de recevoir un tel coup de pied dans le : ventre, le docteur prit son scalpel et s\u2019ouvrit une veine.15 décembre, 1899.Gaston.S.(17 décembre) \u2014Afin de venir au secours des | personnes qui voudraient pouseer l\u2019impressionna- ilité jusqu\u2019au point de se trouver mal après avoir lu cette histoire, nous nous empressons d\u2019ajouter | que le savant Tsukiakabi n\u2019est pas mort, mais qu\u2019il à renoncé depuis cette aventure à pratiquer la medecine et, qu\u2019ayant apporté dans l\u2019industrie l\u2019es- : prit méthodique que nous lui connaissons, il est de , venu rapidement contre-maître dans une manufacture ! | .e caoutchoucs, G.1 LES LIVRES NOUVEAUX ! M.E.-Z.Massicotte, avocat et publiciste, prépare un .; : ; 3 recueil de légendes et contes canadiens, qui paraîtra aux | premières semaines de l'année nouvelle.« + * L'Ecole Littéraire de Montréal ne fait plus grand mousse, et l'on attend encore le fameux volume qu'elle nous avait promis pour le mois de septembre.* + + M, Rémi Tremblay est À retoucher uné comédie-vaude- ville, en trois actes, qu'il soumettra bientôt A la direction des Soirées de Famille, du Monument National.Sujet : Gendres et belles-mères.* + - M.le docteur Faul-Emile Prévost, auteur de plusieurs gentilles chan-onnett.\u2026, fait imprimer un reman canadien : \u201c\u201c L'Epreuve,\u201d qui paraîtra er janvier.* » Un nouveau romancier \u2014Rodclphe Girard \u2014no_s est annoncé par le Monde Illustré.Conscilions charitatblement à ce jeune écrivain de mûrir ses œuvres avant de } les ue blier.Il les regrettera toujours trop tôt.D'autant plus qu'un apprentissage à La Patr:\" ne rassure aucunement, \u201d a + , Accusons à MM.Albert Ferland ct Geo.Delfosse réception d'une intéressante galerie de portraits canadiens.Attendons que l\u2019œuvre soit complète pour donner notre appréciation.\u2014\u2014\u2014 a EN VINGT ANS RENTIER ! Les hommes, les femmes et les enfants peuvent s'inscrire à la \u2018\u201c Caissx NATIONALE D'ÉCONOMIE \u201d moyennant un sou par jonr.Après vingt ans cette société leur payera une rente annuelle de plusieurs centaines de dollars.Il est encore temps de s\u2019inscrire pour cette année et n\u2019avoir ainsi que dix-neuf années de versement pour retirer la pension.Ne remettez pas votre entrée à 1900, car pour épargner quelques sous cette année, vous perdrez plusieurs centaines de dollars dans™20 ans.Demandez les prospectus au bureau du Sec.-Tré.M.ARTHUR GAGNON.SIOr tithraSstat National, Montreal. NOTES D\u2019ART Notre franc-parler a provoqué d\u2019innénarrables étonnements.On nous a même demandé si notre but n\u2019était pas plutôt de flanquer des abattages à tout ce que tu rénoimmée avait consacré ?Que soient donc rassurées les âmes délicates et timorées qui n\u2019ont pas encore été habituées à des critiques sérieuses ! Nousaurons toujours le plus grand souci de la justice, et nous mettrons de côté tout parti pris ; mais nous ne laisserons jamais passer sons silence une infamie, une trahison envers l\u2019art et les artistes, d\u2019où qu\u2019elle vienne.Pour ce qui est du respect cl A \u2018out ce que la renommée, etc.nous savons à quoi nous en tenir là-dessns.Nous savons que la popularité est facile d\u2019accès en notre jeune pays, et que la renommée est malheureusement bâsée toujours sür des intrigues de boudoir ou d\u2019anti-chambre.Voilà pourquoi nous ne craindrons pas de profaner les petites divinités si elles encourent notre réprobation, et de féliciter des inconnus d\u2019hier, si ces inconnus Ont fait preuve de qualités artistiques.Nos amis les plus intimes ne seront pas ménagés ; tant pis pour eux, si notre impartialité leur fa:t trop mal aux nerfs.Le jeuns Rosario doit donner, le 20 décembre, à la salle Windsor, une seconde audition de violoncelle.Il a beaucoup de talent, ceci est incontestable; nous oserons même dire qu\u2019il est un astre naissant dont la carrière promet d\u2019être longue et brillante.Seulement qu\u2019il se garde de s\u2019enorgueillir au point de croire qu\u2019il n°\u2019: plus rien à apprendre.S\u2019ii faut en! croire la rumeur, le jeune Rosario doit entreprendre prochainement une tournée artistique dans plusieurs villes du continent.Qu\u2019il parcourre la pro- | vince seulement, nous n\u2019y voyons pas grand mal.Mais nous lui demanderons, dans sen intérêt, de suivre notre conseil: Qu\u2019il n\u2019aille pas plus loin, qu\u2019il aille plutôt se perfectionner auparavant.Le' succès n\u2019en seri que plus grand, plus tard.Nous, avons dit ceci parce que nous ne voulons pas qu\u2019il en soit de celui-ci comme de tant d\u2019autres qui se se sont ruinés pour avoir voulu briller trop tôt.Nous en connaissons parmi ces derniers qui sont revenus d\u2019Europe avant d\u2019avoir acquis des titres certains à la virtyosité, et qui avec de grandes qualités essentiellement artistiques, végètent malheureusement dans le professorat.Gustave Comte.+ LES CONSEILS DU MAITRE.Jeunes geus, Canadiens de race française, vous doutez-vous de !a lutte que l\u2019avenir vous prépare ?Non, n\u2019est-ce pas ?Or écoutez bien ceci ; c\u2019est le résultat de l\u2019expérience: Si vous ne pouvez faire plus, épargnez, méme au prix d\u2019un paquet de cigarettes, Cinq sous par jour.Cela vous donnera, au bout d\u2019un an, $18.25.Si vous économisez 10 sous, vous aurez $36.50.Vous pouvez le faire.Ayez du courage, et surtout une volonté tenare.Les Ecossais ont ce qu\u2019ils appellent \u201cfixity of purpose.\u201d Ce qui pourrait se traduire par : La \u2018\u2018fixité du but à atteindre ! Rien n\u2019est gagné sans un sacrifice quelconque ; or, privez-vous volontairement de quelque chose, n\u2019importe quoi, à votre goût, pendant que votre jeunesse exubère.Chaque fois votre sacrifice vous rapportera cinq cent pour cent pour l\u2019âge mur et mille pour cent pour la période inévitable de vos cheveux blancs.J\u2019ai constaté que le juron, et ce qui est pire, le blasphème, est de mode à Montréal, et trop malheureusement parmi les jeunes qui poussent.À \u2018\u2019exception des salons de familles respectables, où il faut faire attention, la rue, la buvette, le club, ie | cercle, ne retentissent que de jurons.On y tord le bon Dieu, -a mère, son fils, ses autels, ses cierges, ses vierges, sa croix, à tord que veux-tu.Ce n\u2019est pas là un langage digne.Le juron n\u2019a jamais fortifié un argument en faveur d\u2019une cause, bonne ou mauvaise.\u2018 Ne sucre pas, car tu ne prendras pas de poisson,\u201d dit un vieux dicton de nos pères.Ce qui peut se traduire par ces mots : \u2018\u2018 Me blasphème pas, car la vie n\u2019aura jamais de charmes pour toi.\u201d Tout le monde court après l\u2019originalité, Il n\u2019y a lus d\u2019originalité sous le soleil; contentons-nous u bon sens doublé de patience.Quand7vos bras et vos jambes seront au repos, faites travailler votre cerveau, et vice versa.Mais il est mieux de faire mouvoir le tout ensemble, sans y mettre trop de zèle.La vie s\u2019équilibre mieux de cette façon.Stanislas Cotéres es \u2014 \u2014\u2014\u2014, LES AFFAIRES Boursg\u2014Seriaine d'indécision jusqu'a hier midi, alors qu'à la suite de la nouvelle que l'Angleterre venait d\u2019éprouver son huitième échee au Natal, les valeurs ont commencé à faiblir sérieusement.Il ne s'est pas fait beaucoup d'échanges à la Bourse, hier, pour deux raisons : la première, parce que ivus lus spéculatours «se tiennent sur la réserve ; la deuxième, parce que les banquiers ne se soucient.guère de fairé des avances, même aux taux de six pour cent sur : ves.les valeurs en cours, préférant garder leurs ressources pour les besoins courants du commerce et de l'industrie, ou | pour acheter de l'or pour le revendre à prime au marché de Londres.Dans le commerce courant, on note beaucoup de raideur dans presque toutes les lignes de marchandises d'usage courant.Pour les quincaillers, forgerons \u2018et mécaniciens, les aciers ont tait une avance de vingi-ciiy pour cunt.Les merciers devront hausser leurs cotonnades avant le printemps ; autrement ils seron3 en perte pour le 4 février prochain.Les marchands de chaussures sont dans le même cas ; et la pratique devra payer sa chaussure 25 p.c.plus cher ; c'est la moyenne proportion de hausse notée depuis un mois sur les cuirs.Il y a des fonds disponibles chez Iss consommateurs, il y a même beaucoup d'épargnes ; et les détaillants des diverses lignes de commerce auraient grandement tort de ne pas prendre leur part de l'aubaine présente.Le seul article qui ne montera pas, du moins d'ici A quelques mois, disons jusqu\u2019à avril prochain, c'est la farine.Les prix sont en faveur des boulangers dans le moment, n'en déplaise à qui que ce soit ; et le consommateur n'a pas de raison de payer plus cher.Ea.Messieurs les épiciers empilent de l'or; la vente est bonne, les crédits rentrent bien, et les prix réalisés sont raisonnables.Somme toute, c'est la période des sept vaches}grasses que le commerce traverse.Mais gare à la périope des sept vaches maigres, qui viendra toujours trop tôt.C.S\u2014\u2014\u2014\u2014 E BAUME RHUMAL cst le reméde populaire par excellence contre le rhume.Il calme et guérit comme par enchantement les extinctions de Voix.149 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE LA PULPE Tout est à la pulpe, papiers, roues de wagons, essieux-coussinets, faux-Cols, manchettes.et peut-être, même les canons.Le papier consiste essentiellement en un mince feutrage de fibres végétales que l\u2019on obtient en soumettant celles-ci à une série d\u2019opérations successi- La matière fibreuse purifiée par des moyens mécaniques et chimiques, divisée en fibrilles ténues, est mise en suspension dans l\u2019eau, dont le reste est ensuite éliminé par compression et dessication, et dont il reste finalement une couche d\u2019épaisseur uniforme.formée par les fibrilles feutrées et fortement serrées les unes contre les autres.La consommation du papier ayant plus que décuplé depuis plus de cinquante ans, et, comme on aurait pu manquer de matière première, débris de lin, de coton, de chaume, on a eté conduit à chercher des succédanés du chiffon.Parmi les nombreuses substances végétales proposées, il n\u2019y en a que trois que l\u2019on puisse se procurer en quantité suffisante pour pouvoir être employées avec avantage à la préparation du papier intérieur : ce sont la paille, l\u2019altfa et les bois de certains arbres Les bois les plus employés sont ceux du tremble et du sapin, en jeunes arbres de huit à dix pouces de diamètre.Le procédé américain, employé au Canada, consiste à scier les bâches de dix-huit à vingt-quatre pouces, avec une scie circulaire, après les avoir dépouillées de leur écorce.Les nœuds sont enlevés par une perceuse.Le défibreur se compose d\u2019une meule de quatre pieds et demi de diamètre, présentant des canaux contre lesquels les bâches sont appuyées par des pistons hydrauliques coulissant dans des sabots.Entre les presses coulent continuellement de l\u2019eau.La pâte tombe sur un grillage à secousses où les éclats sont retenus.La pâte arrive ensuite dans trois ou quatre cylindres à amortissement recouverts de toile métalli- ue de plus en plus fine.La pâte passe de l\u2019extérieur à l\u2019intérieur avec l\u2019eau de lavage, les déchets sont enlevés par un rouleau racleur.Les parties de bois défibré passent par le dernier cylindre et sont utilisables.La pâte trop grosse reste en dehors du cylindre et coule dans un raffineur de Thode.La pâte raflinée se rend de nouveau dans un tamisseur spécial qui ne laisse passer que la pâte la plus fine, l\u2019autre retourne au raffineur.Si la pâte estemployée sur place, on la laisse couler dans des caisses d\u2019égoutiage.Pour l\u2019exrédier on se sert de presse- pâte ou mienx d\u2019uue essoreuse centrifuge.La pâte est ensuite conduite dans la pile à cylindre où elle arrive par le bord.Le mélange d\u2019eau et de pâte habilement fait par l\u2019ouvrier, sert à dé- terniiner la valeur et l\u2019épaisseur du papier.Cette pâte est soumise à une presse hydraulique dont la matrice affecte la forme de l\u2019objet à reproduire, et on obtient l\u2019objet voulu quelque soit la forme ou l\u2019éprisseur.On peut reproduire une infinité d\u2019objets, depuis des fers à cheval jusqu\u2019à des dentiers.PaulsEmile Mercier.Dans notre prochain numéro la ARONIQUE SCIENTIFIQUE sera de notre collaborateur, M.LOUIS-A.HERDT.LE MONDE Je ne sais si les jeunes Canadiennes de notre ville ont entendu parler de ce cours de cuisine, ouvert tous les lundis soirs, pendant les mois d\u2019hiver, à l\u2019école Aberdeen.Afin d\u2019eu instruire mes lectrices, j'y suis allée la la semaine dernière, et j'ai été si charmée de la manière pratique avec laguelle las leçons v sont données, que j'y ai inscrit mon nom séance tenante.Figurez-vous une longue table s'étendant d\u2019un bout à l\u2019autre de la salle, et sur laquelle on a placé : des espèces de pupitres d\u2019une blancheur immacu- léc, et disposées d\u2019une telle sorte que les élèves puissent travailler deux a deux, et, devant chaque élève, de mignons poëles à gaz.C\u2019est ici que, suivant ses aptitudes ou la science acquise, on con- confectionne les douceurs, les petits plats les plus mirobolants de grâce et surtout de succuieuce.Si j'en juge par le fumet qni s\u2019ezhale des fournaux, plus d\u2019un gourmet\u2014aussi dilettante soit-il\u2014en ferait ses délices.Ilarrive quelquefois que les données autoritaires sont mal interpretées, ce qui donne lieu à des qui-proquos culinaires assez originaux, ma foi.Tel, ces deux jeunes filles, dont l\u2019une lisait distraitement à l\u2019autre une recette, alors que celle-ci se préparait à la mettre en pratique.I s\u2019agissait d\u2019un gateau assez compliqué, et pourla confection duquel il y avait à prendre.tant, tant de soins.La lectrice en était au parachèvement du chef- d\u2019œuvre sucré, lorsque, tournant la page, elle continua gravement: deux pincées de sel, du poivre au goût, des herbes salées et quelques gouttes de vinaigre.Ça menaçait de tourner à l\u2019acide.\u2014Tu te trompes sûrement,ditla jeune fricoteuse, en regardant son amie d\u2019un air t-ut perplexe.Comment veux-tu que ces épices se trouvent à l\u2019aise avec du sucre, du lait, de la vanille et de la crême de tartre ?\u2014Je trouve cela un peuétrange, moi aussi, murmurait la lectrice, mais, vois-tu, ces mets anglais sont souvent si drôles.Lis toi-même, tu verras.\u2014C\u2019est vrai, cependant, dit-elle, en hochant la tête, Je doute fort quo ce gâteau ait un goût recomman- able.Et comme la jeune pâtissière allait mettre au four.\u2014Il me semble, dit-elle, que tu fais uue grosse erreur ; lisons donc toutes deux encore une fois ! Hélas! la lectrice, se trompant de feuille, était brusquement tombée dans un potage aux fines herbes, dont la composition ne s\u2019alliait guère, vous pouvez le croire, à celle du gâteau en perspective.Mais, croyez moi, il n\u2019en est pas toujours ainsi.On enseigne autre chose à l\u2019école Aberdeen.Aux jeunes filles qui voudraient se rendre utiles à la maison, je conseille de se joindre à la brave petite phalange qui se fait uu devoir, en même temps qu\u2019un plaisir d\u2019étudier l\u2019art culinaire en débutant par l\u2019a bc.Quel dommage que dans toutes ces choses pratiques, on y voit que des anglaises pour en prendre l\u2019initiative, et qu\u2019elles aussi pour en profiter! Quand voyez-vous des canadiennes à la tête d\u2019œu- vres utilitaires comme celles-1à ?Dans notre siècle, où il faut savoir tout faire, ces écoles devraient être ouvertes dans tous iles quartiers de la ville.Ça occuperait bien de jolis doigts qui croient déroger en apprenant autre chose qu\u2019à pianoter ou à tourner les feuillets d\u2019un roman à la mode, Suzette.La surabondance de matières et l\u2019intérêt des dépêches nous oblige à omettre la publication des NOTES'DE LA SEMAINE.Dans notre rochain numéro, cette rubrique appartiendra à notre collaborateur M.REMY TREMBLAY.FAITS DIVERS La Banque Ville-Mnrie.\u2014L'ex-caissier Lemieux a assisté hier après-midi à la première audievce de son pro- çès, devant la Cour criminelle.Après trois longues heures de discussion, le jury s\u2019est ainsi composé : MM.Séraphin Tessier, lle Bizard ; Elie Arcand, 332, rue Saint-Timo- thée ; Tertulien Leroux, Soulanges ; Raphaël Ménard, Soulanges ; Joseph Deslauriers, Saint-Laurent ; J.-B.Jasmin, Saint-Laurent ; Fortunat Perron, Laprairie ; Narcisse Brossard, Longueuil ; Dolphis Charette, Rivière des Prairies ; Louis Fleurant, Sainte-Rose ; J.McCarthy, 468, rue Saint-Patrice et James Dooner 658, rue Berri.Un des assignés, M.James Masson, 364, rue Bourgeois n été renvoyé parce qu'à la question d'usage, il a répondu au greffier : -Je n'ai pas d'opinion préconçue mais seulement du regret de ne pas vivre dans un pays où la loi lynche tous ces gueux.Ce libelle.\u2014Le procès du publiciste Raby, que M.J.M.Fortier a fait arrêter en l'accusant d'avoir faussement représenté les traitements auxqueles étaient soumis ses employés, s'est terminé hier après-midi.Après une charge excessivement lourde contre l'accusé, prononcé par l'honorable juge Wurtcle qui a présidé cette enquête, les jurés se sont retirés et, après cinq heures de délibération, sont venus dire au tribunal qu'ils ne pouvaient s'accorder sur le verdict à prononcer.Le juge les à renvoyés dans leur appartement et se présentera lundi pour entendre le résultat de leurs délibérations.Au Palnis\u2014Un /oli scandale est sur le point d'éclater au Palais de Justice où viennent d'être signalées de graves irrégularités dans les livres du greffe de la Cour criminelle.Conflagration.\u2014Hier soir, à 7.25 h.le feu s'est déclaré dans un séchoir des scieries Shearer, À la Pointe Saint- Charles.Les pompiers ont dû se remdre sur le théâtre du désastre.A 2 heures ce matin, les flammes n'étaient pas encore maîtrisées.Les dommages sont approximativement évalués A $75,000.Mourant-\u2014M.le baron Von Hugel, bien connu dans les cercles mondains et financiers de notre ville, a été foudroyé d'apoplexie, hier soir.Il a été transporté chez lui, On craint.Eclipse.\u2014On a cru A une éclipse, hier soir.- Le phénomène était la lumiére cendrée qui so fait AUX 3e et qe jours du premier quartier de la lune.A .Less m voir chaque moia. \u201c DÉPÈCHES DE LA NUIT PETE WA WN ES \u201c> K,1500 VEUTANAN Londres, 17.\u2014Buller a télégraphié au War Office que, dans la bataille de Tugela River, il a perdu onze cent cinquante hommes.LES FEMMES VONT COMBATTRE.New-York, 17.\u2014 Une dépêche d'Anvers dit que les femmes au Transvaal, encouragées par les succès des armes boers, se préparent à s'enrôler et & former des compagnies distinctes.LADYSMITH A BOUT DE FORCE.Vienne, 17,.\u2014Les experts Militaires concluent de la précipitation avec laquelle Buller a livré bataille, que Ladysmith est à la dernière extrémité et va probablement se rendre.LA LOI MARTIALE.Londres, 16,\u2014Sir Alfred Milner, haut-ommissaire du gouvernement britannique dans l'Afrique du Sud, vient de demander % lerd Salisbury de mettre la loi martiale en vigueur au Cap.I dit que l'hostilité des populations d'origine hollandaise est devenue telle que les lois ordinaires sont absolument impuissantes au maintien de la paix.Lord Salisbury hésite et veut attendre à la dernière extrémité pour prendre cette mesure de rigueur.Il craint qu'elle ne serve de prétexte aux gouvernements européens pour intorvenir en Afrique.MENUES NOUVELLES.Pretoria, 16.-\u2014Lu général Snyman rapporte, de Mafeking, que les Anglais ont attaque le fort boer.L'ennemi a perdu deux hommes.Le commandant Schooman à aussi eu un engagement avec les Anglais à la ferme Goldenhuis.Le général Joubert est remis de son indisposition.Le gouvernement du Transvaal emploie des Noirs aux travaux des mines et les paye une livre par mois.Cape Town, 16.\u2014Une dépêche de Prétoria dit : Le colonel Baden-Powell a envoyé demander aux Boers, par un parlementaire, de déposer les armes et de retourner dans leur fovers.H leurs à promis que l'Angleterre étendrait sa protection sur eux aussitôt qu'elle aurait pacifié le Transvaal.MOBILISATION EN MASSE.Londres, 16.\u2014Les membres les plus haut placés dn gouvernement ont, dès cinq heures, ce matin, reçu des messages du War Office et se sont réunis sans perdre une minute.Des ordres ont êté donnés pour que tous les moyens soient employés pour embarquer immédiatement la sixième division de renfort, d\u2019équiper la septième division et de la mettre à sor tour en route aussi vite que les navires pourront être chargés.La milice anglaise, forte en tout de 113,000 hommes, dont 40,000 sont déjà sous les armes, va être «ppelée sans retard et fournira des détachements destinés à relever les troupes régulières des Indes, de Gibraltar et des autres colonies.Le Gouvernement ne veut plus de demi-mesure.Les navires les meilleurs et les plus aptes au service des lignes Cunard, White Star, Péninsule et Orientale vont être réquisitionnés pour le transport des troupes.Londres, 16.\u2014Le désastre de Buller va obliger le War Office à mobiliser toutes les troupes de terre et de mer, afin de tenir en respect les puissances européennes que la tournure tragique des événements pourrait porter à intervenir.ON CRAINT UNE CRISE Londres, 16.\u2014Lord Wolseley est allé lui-même au palais Windsor mettre la Reine au courant de la situation et des complications que l'oh redoute, et est revenu immédiatement à Londres par train spécial.Les ministres se sont rénnis à la hâte cette après-midi au Foreign Office, pour discuter la situation et prendre des mesures pour faire face à la crise qui menace de se produire.Chamberlain était absent.MENELICK MENACE.New York, 16.\u2014L'Angleterre craint une intervention des gouvernements européens ; et c'est pour se mettre en ALL v \\ - .garde de ce côté que Lord Charles Beresford vient de remettre son mandat de député pour prendre le commandement de l\u2019escadre de la Méditerrannée.Les nouvelles qui viennent de l'Abyssinie n\u2019ont pas peu aidé À faire prendre, au War Office, cette mesure de précaution.On mande, en effet, d'Aden, que des émissaires européens intriguent | de plus en plus auprès de Ménélick, et que celdi-ci se fait de plus en plus menaçant.A LA RIVIERE MODDER Prétoria, 16\u2014Une dépêche officielle de la Rivière Modder, datée du 13, dit : *\u201c Les Boers ont capturé une forte quantité de munition.Un grand nombre d'Anglais ont reiraité de Tiveo-Rivieren dans la direction de Belmont.Les pertes des Anglais on été considérables.Le champ de batailie était jonché de cadavres.Les chevaux des Bocrs sont tombès en grand nombre.La bataille a été ni plus ni moins qu'un massacre.La journée de lundi nous a marqué une brillante victoire qui a été d'un grand re- confort à nos hommes.\u201d CONTINUENT AMERICAIN.Butfalo, N.-Y., 16.\u2014Le lieutenant T.-E.Pooley, adjudant au se régiment, de crite vile, pai jundi pou l'angic- terre et compte s\u2019enrôler dans un régiment destiné au Sudafricain.J.-D.Pemberton et un jeune Anglais nommé Ewart, partent également.M.Pooley est le fils de l'honorable C.-E, Pooley, ex-président du Conseil.APPEL AUX COLONIES.la situation, demandé l'envoi immediat de nouvelles troupes ct Yappe! de la milice sous les armes, le Globe ajoute : \u201cEt espérons que nous pourrons, en toute conhance, compter sur les bras vigoureux et les cœurs généreux de nos compatriotes du Canada et de l'Australie.Les offres de service qui ont été faites à l'ouverture de la campagne seront répetées, nous l'espérons, maintenant que la nécessité s\u2019en fait douloureusement sentir.Les colonies voient aussi clairement que nous-mêmes qu'il ne s'agit plus seulement de notre suprématie en Afrique, mais de la sécurité de l'Empire Britannique.LA PRESSE Rome, 17.\u2014La presse italienne est unanime À dire que la défaite de Buller est le coup de mort du prestige de l'Angleterre, et que ce désastre doit être exclusivement imputé à Chamberlain.Buda-Pest, 17.\u2014Le Æagrar Neusei dit : Toute nation £- bérale déplorcra amèrement l'infortune de l'Angleterre, et fora des vœux pour que le prestige du héraut de la civilisation ne soit pas amoindri.Londres, 17.\u2014Le Lrening Standard d'hier recommande l'appel immédiat des volontaires et l'enrolement de tous les Outlanders qui ont évacué le Transvaal, et l'expédition de tous les réguliers sur les champs de bataille.| Le Stardit: \u2018 Nous devons faire taire notre ressentiment contre le parlement pour ne penser qu'à la défense de l'Empire.Pensons aux Indes et supplions nos ministres de ne laisser aucun soldat sortir de Bombay et de Calcutta.\u201d L et que l'Angleterre doit armer une nouvelle escadre de réserve.Berlin, 17.\u2014La presse et le peuple allemands ont accueilli avec une joie non dissimulée la nouvelle de la défaite de \u201cBuller.On s'arrête sur la rue pour se féliciter, comme s\u2019il | s'agissait d'un triomphe national.PINCE DE NOUVEAU.I Londres, 16.\u2014Winston Churchill, le correspondant qu s'est récemment évadé de Prétoria, a de nouveau été fait ! prisonnier par les Bocrs au moment où il allait atteindre la j frontière des colonies portugaises.-\u2014
de

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