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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 30 novembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1935-11-30, Collections de BAnQ.

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[" sn pv ACTOR, re ne as 38.1 nal r~ 2 neve 36 _ -~ \u2019 Le Samedi, 30 novembre 1935, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ; Directeur : Année XXXII, No 5 JOSEPH BEGIN \u2014_ } ie, Adresse: ABONNEMENT ; Rédgetion.CC (payable d'avanee) 1, Canada (y compris Mont- Freon Administration \u2018 réal par la poste) et les fie Est; rue Notre-Dame, JOURNAL CATHOLIQUE \u2026.Etats-Unis, | a MONTREAL.Ce 414, Est, rue Notre-Dame, Montréal.fran.CL $2.09 4 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE POLITIQUE, ARTS, SCIENCES, LITTERATURE, Le numéro 5 sous.EL Bahar 9454 .; ENSEIGNEMENT, | : Sh aa ni nth ~ AGRICULTURE, \u2018COLONISATION, ETC.A ire a la.- 16 e LES MINISTERIELS VEULENT SE NT SB DBBARRASSER DE IL TASCHEREAU URST UNE VICTOIRE, ET ONE BELLE - VICTOIRE ! - La campagne électorale n\u2019a pas été longue, mais elle a êté menée du côté de l\u2019Union nationale avec un entrain, une énergie, un enthousias- | 7 me qu\u2019il faisait plaisir de voir.Partout où la bonne parole et le| bon journal ont pu pénétrer, les candidats' de M.Taschereau ont mordu la poussière: dans 42 comtés ils ont été battus, dans les autres, à l'exception de 5 ou 6, jorités de 1931 considérablement diminuées; et ils perdent deux ministres: MM.Arcand et Vautrin.On dit métrie\u2019 qu'un recomptage des bulletins dans Deux-Montagnes et Terrebonne donnera la victoire à M, Sauvé sur \u201c M.Rochon, et à M.Barrette sur M.\u2019 David, un autre ministre qui sera défait, ce qui baissera le nombre des députés ministériels à 46 et montera celui des unionistes à 44.Malheureusement, dans un temps aussi court, la bonne parole et le bon journal n\u2019ont pu se rendre jusqu'aux confins-de l\u2019Est de la province.Aussi, Gaspé-Sud, Gaspé-Nord, Bonaventure, Iles-de-la-Madeleine, \u201c Matane, Matapédia, sont restés avec leurs préjugés et leurs erreurs et ont voté pour le gouvernement Taschereau sans savoir au juste ce qu\u2019ils faisaient.' S'il n\u2019y avait pas eu ces défections, la province serait aujourd\u2019hui délivrée pour toujours du régime qui lepprime depuis quinze ans.Les régions de Québec, Montréal, Sherbrooke et Trois-Rivières ont été magnifiques.Seule, la région, de l\u2019Est de la.province, n\u2019ayant pu \u2018sentir le souffle régénérateur qui a passé sur les autres, a fait défaut.Ces comtés- là n\u2019ont aussi que le Soleil, de Québec, pour s\u2019éclairer ; ils sont bien à plaindre! ! Le cabinet Taschereau ne pourra as _gouverner avec une aussi faible majorité.Il devra revenir devant l'électorat où nous l\u2019attendons.° La machine ministérielle est détraquée ; elle tient à peine debout! Un autre coup de la vague unioniste la mettra hors de service.Mais, nous appréhendons plutôt que le gouvernement essaiera de se maintenir au pouvoir par toutes sortes de moyens inavouables.NN mett¥a en Deuvre sürtout-celui quislüi est le ~~ ils ont vu leurs ma-, Si nos dirigeants ont quelque soi- ci des intérêts supérieurs de la société, s'ils connaissent un tant soit peu la valeur de la personne humaine, ils tenteront l\u2019impossible pour trouver une solution, efficace et rapide à l\u2019'angoissant problème du chômage des jeunes, gens.Le spectacle de toute une jeunesse qui bat le pavé et essuie refus sur refus quand elle sollicite une situation est très attristant, tout le monde en convient, mais la sympathie qu\u2019on: veut bien lui porter doit être agissante et s\u2019exprimer autrement que par des paroles.Il faut occuper ces jeunes gens, sans quoi nous aurons à faire face à des désordres moraux des plus graves.L\u2019indifférence de ceux qui peuvent remédier à cet état de choses les constitue responsables.Je ne dis pas responsables de la crise \u2014 nous sommes tous, à quelque degré, la cause du grand désarroi qui séjourne dans le monde au moins par nos péchés \u2014 mais responsables de laisser s\u2019étendre les ravages de cette crise, quand ils peuvent pallier à ses effets nocifs.Beaucoup de chômeurs en âge de contracter mariage et désireux de le faire, en.sont empéchés faute d\u2019emploi régulier, peu désireux qu\u2019ils scrt de charger leur futur beau-père de remplacer à leur égard les secours directs.D\u2019autres sont incapables de pourvoir à leur seul entretien.Les prochaines sessions fédérale et provin- plus coutumier, la corruption: il essaiera probablement d'acheter quel-| ques, députés unionistes.Encore là, |\" il ééhoüera.Per : Ce, qui.est plus probable, c\u2019est que des ; ninistériels, | les mieux inten- tionrés, voyant que le parti libéral \u2018tombe en ruines, viendront de leur gré, se ranger sous le.drapeau \u2018de MM.Duplessis .et Gouin.Joseph Bégin ciale donneront l'occasion aux gouvernants \u2018\u2019d\u2019envisagér avec énergie l\u2019anomalie du chômage des jeunes.Espérons qu'ils trouvéront un moyen d\u2019atténuer ce mal.L\u2019activité naturelle aux jewnes ne sauraient s\u2019alimenter uniquement des soupes de fortune et du chèque de secours.Il faut un emploi régulier aux jeunes.Qu\u2019on le leur trouve à tout prix.Il y a des jeunes filles qui travaillent pour aïder à leurs parents.Honnear à elles.Mais n\u2019y aurait-il pas lieu de retourner à leurs dentelles toutes ces demoiselles ou femmes qui, sans un besoin pressant de gagner, ne travaillent \u2014 dans les administrations qui relèvent des gou- vérmements par exemple \u2014 que pour s\u2019entourer d\u2019un luxe plus grand ?Cela permettrait d\u2019embaucher nombre de jeunes gens, plus susceptibles de remplir normalement ces fonctions._ MH Poivre et sel Entendu au cours de la dernière campagne politique: \u2018Mon adversaire a lancé de la boue plus sale que le visage qui l\u2019a reçue!\u201d Tu parles d'un compliment! \u2018 * * % \u2018La Presse est fort embarrassée \u2018pour teindre son nouveau drapeau.Mais ne soyons pas cruels, donnons lui encore quelques jours, elle ne sait pas encore qui va dominer la Province.Cok ok ok \u2018her au\u2019 poüvoir, il faut conclure qu\u2019il | ÿ a \u201cdu bon \u2018monde\u201d , puisquils sont si anxieux de servir la chose \u2018publique.\"°° 1 750010 \u201cel, = * ®\u2019 \u201cM.Taschereiit pourra dire que le mariage Düplessis-Gouin a été fécond.© (Suite a la page 4) Il faut ut punir .les s coupables ~~ CHOMAGE | HB \u2018Selon la \u2018déclaration assermentée de M.William Tremblay, député \u2018élu de Maisonneuve, le sénateur Donat Raymond devait fournir à M.Georges Caron, échevin, la somme de 5000 piastres, qui, devait être versée à M.Tremblay, si .celui-ci avait voulu retirer sa candidature contre M.Arcand, c\u2019est-à-dire se vendre.\u2018On.sait.que M.Tremblay non seulement repoussa le marché qui lui était.~preposé;- mais-qu'il-\"prit les - moyens de dénoncer, témèins à I\u2019 pui, la tentative criminelle que le sénateur Raymond et ledit Georges Caron avaient tramée contre lui et contre l\u2019ordre public.Des tentatives semblables ont été perpétrées contre d\u2019autres cañdidäts de l\u2019Union tationale.\u2018 Et les criminels sont encore au large.Le procureur général, M.Tascheveau, qui est:le gardien de nos Jois, n\u2019a encore rien fait pour les punir.Cependant, il a eu le soin d\u2019inonder Montréal d\u2019agents de la police provinciale le 25 novembre et d\u2019essayer d\u2019intimider par cette meute les candidats, de d'Union nationale, afin d\u2019escamôtér l'élection de \u2018ses propres candidats.Tei, la police\u2019 proviticiale \u2018arrête sans mandat, dans.[me automobile, Ets 155 cing q'ièufies géns qui ne \u2018font aueun mal; \u2018ont les enferme, sahs mandat encore, dans une chambre noire et on \u2018les relâche après, 6 heures.de Paprésmidi, dans le but évident de les empêcher de voter.Là, la police provinciale s\u2019introduit en \u2018pléinie \u2018nu it chez M.Cormier, candidat de l\u2019Uhion \u2018nationale; 0 site Ini enlève une côpie.des listes \"êtesto- \u201cA voir tous ces gens se crampon- | res du comté de Mercier et d\u2019autres Jocament ts, qu\u2019il avait le droit d\u2019avoir.Ailleurs, au \u201cpol 158 du comté de Mercier, .où M.Calixe Cormier, Odilor \u2018Boileaù, \u2018eandidat tibéral- irdépendant, ,et M.Anatole Plante, candidat mi nistériel, brillaient Jes suffrages.des électeurs, vers 54hieu- (Suite à la page 4) ê » Page 2 Lettré du Rev.Pere Archange, franciscain Voivi le texte de la lettre du Rév.Père Archange, franciscain, qui a été lue dimanche dernier à la salle Souard, à Montréal, où une foule considérable était venue pour entendre le vénérable religieux, et qui a eu le don de soulever la colère des iour naux ministériels, comme si un religieux n\u2019était pas un citoyen et ne devait pas comme tel aller au secours de sa patrie quand elle est en danger: \u2018Montréal, 24 novembre 1935 \u201cMonsieur Meloche, \u2018 \u201cEcole Souart, Montréal.\u201cCher monsieur, \u201cJ'avais accepté de parler à la salle Souart, ignorant que je devais participer à une assemblée poli- - tiaue.\u201cSon Excellence Monseigneur Gauthier m\u2019a fait demander ce matin, par M.le chanoine Valois, de m\u2019abstenir de porter la parole à votre réunion, Devant ce désir de mon supérieur hiérarchique, je n\u2019ai qu\u2019à m\u2019incliner.\u201cToutefois, je tiens a faire savoir à ceux qui se sont présentés pour\u2019 de l\u2019autorité ecclésiastique, M.le chanoine Valois me l\u2019a affirmé, a été faite à la requête du parti libéral, qui a craint que je ne réprouve et condamne ouvertement le régime actuel.Vous pouvez être de son avis.\u201cAprès avoir privé de son droit de vote une grande partie du clergé \u2014 ma communauté de 65 religieux, en particulier \u2014 voici que ces hommes, sans conscience, empêchent ce même clergé d\u2019ouvrir la bouche, sans doute parce que \u2014 d\u2019après un journal anglais protestant \u2014 pose la classe la plus intelligente, la plus honréte et la plus exempte de préjugés de notre population\u201d.\u201cCeux qui font le mal, a dit Notre Seigneur, haïssent la lumière.\u201d \u201cQue mes concitoyens en prennent note et votent en conséquence.\u201cVeuillez agréer mes respectueuses salutations.Père Archange\u201d \u201d Et les, citoyens de Sainte-Marie ent voté en conséquence ; ils ont élu M.Rochefcrt, ca~didat de l\u2019Union nationale.J.B.loi Dillon Loi modifiant la Loi des élections contestées de Québec (Sanctionnée le 17 décembre 1931) Sa Majesté, de l\u2019avis et du consentement du Conseil législatif et de l\u2019Assemblée législatif de Québec, de- crète ce qui suit: 1.L'article 14 de la Loi des élections contestées de Québec (Statuts Refondus, 1925, chapitre 5,) est abrogé.2.L'article 16 de Jadite loi.est -modifié en y ajoutant à la fin de la formule, aprés les mots: \u201cdiligence possible\u201d, les alinéas suivants: \u201cQue je crois (ou nous croyons ou ai ou avons lien de croire, selon le cas,) que tous les faits mentionnés \u201cdans la présente pétition sont vrais; \u201cQue la somme de mille dollars dépcsée comme cautionnement \u2018dans la présente cause est et était ma (ou notre) propriété et provenait de mes Ou nos) propres deniers: \u201c \u201cQue personne ne m\u2019a (ou ne nous \u2018a) garanti que je serai tenu (ou que nous serons tenus) indemne de tous |- \u2018frais ou dommages résultant de la \u2018présente pétition.\u201d 8.L'article 19 de ladite loi est ifié en y ajoutant l\u2019aliréa sui- val Les dispositions de l\u2019article 6 ne 8 \u2018applimuent Pas à ce délai.\u201d ; .4: L'article 20 «de - ladite.loi est modifié : aa Lente à a.En y ajoutant, après le mot : \u201calléguée\u201d, dans la septième ligne, les mots: \u201cet pas plus tard.\u201d; b.En y ajoutant l\u2019alinéa suivant : \u201cLes dispositons de l\u2019article G ne s'appliquent pas à ce délai.\u201d 5.Les articles suivants sont insérés dans ladite loi, après l\u2019article 23 : .\u201c23a.La somme de mille dollars ti\u201d =~, intellectuelle.\u201cle clergé com-|le Lu CROIX, Mantréal, 30 novembre 1935 .IL Y A PROGRES Il serait injuste de ne pas recon- econ-_laboration précieuse de M.Robert naître que les programmes radiopho-, Clh:nquette.L'ensemble à cordes qui niques s\u2019améliorent de façon sensible.! s\u2019intitule \u201cLes cordes d\u2019argent\u201d, nous im \"entendre que cette intervention | Aux postes américaiss, on donne des concerts de toute première valeur.| Les compagnies Ford et General Motors rivalisent de zèle pour nous présenter la fine fleur des artistes qui séjournent en Amérique.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu goûter la joie d'écouter un Heifetz, un Szigetti, deux princes de l'archet, un Iturbi, pianiste émérite, et des maîtres réputés du bel canto.La compagnie Columbia nous présente chaque dimanche la puissante symphonie new- vorkaise, sous la direction des meil- urs chefs.Sans compter une infinité d\u2019auditions de moindre importance relativement s\u2019entend, car beaucoup d\u2019entre elles, sont parfaites.Nos postes locaux progressent aux aussi.l Le poste CRCM fait des efforts continuels pour intéresser son public en créant sans cesse de nouvelles heures d'émission.Son \u201ccuré du village\u201d, est fort dans la note, grâce à la col- ravit à chaque émission.Le poste CKAC a aussi ses heures d'intérêt, telle que \u2018\u2018L\u2019Heure Provinciale\u201d, toujours agréablement variée.Le poste CHLP lui est, je crois, notre véritable poste local en ce sens; qu\u2019il cherche à capter l\u2019amateur que n\u2019intéresse pas les émissions venant de loin.Signalons à son crédit, le programme de M.Hector Charland, \u201cQuand on est si bien ensemble\u201d.M.Charland est un maître de cérémonies idéal.TI présente les numéros avec beaucoup de goût et parfois avec une pointe d'humour tout à fait \u2018dans la note.Nous ferons plus tard, ici même, une critique plus élaborée des programmes et des artistes qui savent le mieux plaire aw public.Bref, la radio {evient de plus en plus digne de notre attention.Espérons qu\u2019elle se maintiendra sur ces positons.M.H.La lecture chez les jeunes Les jeunes gens de quinze à vingt ans ont le sang chaud et sont animés d\u2019une grande vivacité.Ils ne man- \u2018|Quent pas non plus d\u2019imagination.Texte de la trop fameuse C\u2019est pourquoi ils aiment ces livres d\u2019aventures où les méchants sont toujours punis et les bons récompensés.Mais ces livres qui sont pour la plupart invraisemblables, que don- nent-ils à l'intelligence du jeune homme ?Lui donnent-ils des connaissances neuvelles pour augmenter son, bagage intellectuel ?Aucunement.Ces livres développent l'imagination mais ils n\u2019y sont pour rien, lorsqu\u2019il s\u2019agit de la ques- Sans doute, ces que le pétitionnaire doit déposer, livres d\u2019aventures, comme je l\u2019ai dit comme cautionnement, tel que prévu par les articles 22 et 23, doit être la propriété et provenir des propres deniers du pétitionnaire et ne pas provenir d\u2019une autre source pour les fins de la constestation; autrement le cautionnement est nul et de nul effet.\u2018sessions, ' plus haut, où la vertu est récompensée et le vice puni, éclairent le jeune pendant les huit jours qui précèdent et les huits jours qui suivent ces sans qu\u2019une demande dn \u201c28b.Le fait que le cautionnement 1défendeur à cet effet soit nécessaire.a été fourni par une personne autre que le pétitionnaire peut être invoqué à toute phase de la procédure même si ce moyen a déjà été invoqué et \u201cLa présente disposition s\u2019applique à l\u2019examen préalable du défendeur let à la demande de fixer l'instruction et à toute autre pr océdure relative à jugé, par un plaïdoyer spécial; et ce l\u2019instruction.\u201d rlaidoyer doit être jugé avant tout autre incidert da la cause et avant Pirztruction an mérite, Il y a appel à la Cour du banc du roi.siégeant en appel, du jugement qui: maintient ou renvoie ce plai- dover.-6.L\u2019article 53 de ladite loi est remnlacé var le suivant: \u201c53.Nulle irstruction au mérite d'une pétition d'élection ne veut commence: :nHêtre poursuivie pendant \u2018les sessions de la Législature \u2018ni + .7.L'article 124 de ladite loi est modifié en retranchant le deuxième alinéa.8 La présente loi doit étre appliquée aux pétitions en contestation d\u2019élection de tout membre de VAssemblée législative de Québec maintenant pendantes comme si elle avait été en vigueur lorsque les orocédures en contestation ont été commencées, -9.La.présente loi entrera en vigueur- Je jour de sa sanction.homme sur la conduite morale à suivre, mais ils ne forment nullement le goût, Ce qu\u2019il faut à un jeune homme pour former son esprit, ce sont des livres écrits avec goût et bon sens.La plupart des jeunes gens de chez aous n\u2019aiment pas la belle lecture.C\u2019est qu\u2019ils ne savent pas en apprécier la matière et la beauté.Tout jeune homme désirant parfaire scn, instruction, et augmenter ses connaissances, doit lire des ouvrages sérieux.Des livres se rapportant, par exemple, à l\u2019histoire des peuples, des pays: l\u2019histoire du Canada et celle de notre mère-patrie.Il ne faut pas s\u2019astreindre à ne lire que des livres concernant Phistoire.Il ÿ a de très beaux romans où le style marche de pair avec ie bons sens.TI faut aussi aimer la lecture des critiques littéraires, qui purifient le goût et forment le jugement.Car, ces lectures nous font remarquer un grand rombre de beautés, de détails, qui échappent à ume simple lecture.Te sais qu\u2019à la longue, on se lasse de lire des livres sérieux.Mais que chacun se fasse un devoir d\u2019en lire un au Foirs de temps en temps, afin de ne pas perdre le goût du beau.Jacques Mathieu SE La Croix est un journal catholique complet: avec une information sûre, on y trouve une directfon ferme et claire sur toutes les questions importantes qui intéressent les Canadiens.Rien n\u2019y est laissé au hasard des événements, et ainsi le lecteur sait quelle voie il doit prendre.\u2019 Conservez ce numéro de la \u201cCroix\u201d pour en aveir la collection complète.Plue tard, elle vous sera précieuse. La CROIX, Montréal, 30 novembre 1935 TETES Quelques jours plus tard (1), j'étais de retour à Guadalajara où des messes sont célébrées dans les maisons en secret.Lorsqu\u2019on découvre ces : messes, cela veut dire mort pour le prétre, prison pour les chrétiens et confiscation de la maison par le gou-' vernement.Quelle jolie ville! Ses | grandes églises sont pleines de monde, le peuple fidèle s\u2019agenouille devant des autels dénudés, sans messe, | sans prêtre, et dans ces sanctuaires vides le peuple prie d\u2019une façon touchante, Et des soldats partout.Dans une de ces églises, je trouvai environ 300 femmes vêtues de noir, en deuil de leurs messes supprimées et de leurs prêtres chassés.Elles étaient à genoux et priaient en silence.C\u2019étaient de jeunes femmes.Leurs figures levées vers la croix qui dominait encore l\u2019autel étaient superbes dans leur dévotion.Le prêtre qui m\u2019accompagnait à l\u2019église sous un déguisement \u2018me raconta que beaucoup d\u2019entre elles avaient perdu pe- res, maris ou frères sous les feux de peloton de la soldatesque communiste.Malgré leurs atroces épreuves, leur esprit et leur foi étaient indomptables.Le prêtre s\u2019arrêta devant l\u2019autel.Les femmes le connaissaient.En fail, il était connu de centaines de personnes dans Guadalajara, et la police * -était disposée à payer un bon prix à celui qui le trahirait, mais perscnne ne l\u2019aurait trahi.Le prêtre fit un pas vers l\u2019autel, il leva la main et dit: \u201cVoici un ami qui vient des Etaty- | Unis.11 connait votre histoire, il sait combien vous avez souffert.Je lui ai demandé de vous dire un mot des catholiques des Etats-Unis qui sont vos amis Et ainsi, sur les marches de l\u2019autel.je parlai à ces femmes et je leur die mre heaucoun de chrétiens de leur na Star an autre rite ar Le ee a ae a re 2 0 ES Page 3 MISES A PRIX de la persécution qu\u2019elles enduraient re ni combien de fois on a essayé de\u2019 d'argent pour 1 ui: -proeurer quelque et qu\u2019ils essayaient de leur venir en \u2018e jeter à nouveau dans les griffes de confort en rapport avec sa situation.| aide.Du mieux que je pus, je cherchai à laisser à ces malheureuses un mot d\u2019encouragement, quelque chose \u2018de radieux pour leur pauvre coeur dé- sclé.Mais quand je sortis de l\u2019église, je pensai au trop grand nombre de mes compatriotes qui sont indifférents au destin de ce peuple, qui regardent cette persécution des catholiques de l'autre côté de leurs frontières comme quelque chose de très en de hors de leurs vies et de la religion.Ils ne comprennent pas encore ce que veut dire le communisme au Mexique, jusqu\u2019à ce qu\u2019un jour, aux Etats-Unis, ce même communisme vient à eux avec toutes ses horreurs.Ce que j'ai vu au Mexique m'a donné la conviction que si ces feux du communisme allumés par Moscou dans ce pays n\u2019étaient pas éteints, ils se répandraient ailleurs fatalement.xxx Ce fut à Guadalajara que j\u2019entendis encore nommer cet autre évêque, Mer Manriquez \u2014 le combatif évêque de Huejutla, \u2014 qui avec l\u2019archevêque Orozco, sont affectionnés par le peuple pour leur fermeté et leur courage contre la persécution.L'amour que le Mexique catholique porte à l\u2019évêque.Manriquez est né des sacrifices qu\u2019il a faits et du | courage qu\u2019il a déployé.T1 fut, e |tes d\u2019élever les enfants; ses tortionnaires.Mais il y a 250,000 Indiens, dans son diocèse, qui l\u2019aiment profondément, et ces braves gens vengeront sa mort de la façon la plus terrible si jamais il est capturé et \u2018tué.Mgr Manriquez est à la fois un gentilhomme et un lettré; il est doué Le prêtre sourit : \u2018Mer Manriquez ne voudrait jamais prendre cet argent pour lui- même, ii le donnerait aux pauvres.Sa volonté est de fer, et même il ne veut pas nous laisser acheter pour lui une nouvelle soutane.\u201d \u201cIl ne peut y avoir de compromis, .| .a d\u2019une éloquence enflammée, tant par javec nos bourreaux, me dit l\u2019évêque.la parole que par la plume.Ce beau talent lui a permis de conserver allumé le feu de la foi dans les paroisses où la persécution était le plus déchaînée.En lui repose, comme pour l\u2019archevêque Orozco, la plus profonde confiance du peuple du Mexique.Vers ces hommes, plutôt que vers d\u2019autres, les catholiques mexicains tournent leurs veux avec l\u2019espoir qu\u2019ils pourront peut-être être délivrés par eux de la persécution religieuse.Mgr Manriquez fut le premier des évéques militants du Mexique.qui refusa de s'incliner devant la volonté des communistes.Il sacrifia tout.À présent, il vit dans la plus dure pauvreté à San-Antonio.Depuis longtemps, il aurait pu retourner dans son palais et dans sa cathédrale à Huejutla, s\u2019il avait permis aux comunis- mais il préféra se tenir fermement sur le terrain des défenses catholiques.Par cette attitude énergique, il a fait proba- Les communistes Calles, Cardenas et Canabals ne garderont jamais leurs engagements vis à-vis de l\u2019Eglise.Ces hommes recherchent la destruction de la religion, Ils voudraient exiler Dieu.Nous sommes à présent à une époque où il faut manifester la même force et la même énergie dont jadis faisaient preuve les martyrs de Rome.II ne peut s\u2019agir de tréve avec des foi aux Etats-Unis étaient au courant , (1) Voir la Croix du 23 novembre.\" iblement plus qu\u2019aweun autre pour i maintenir les âmes catholiques au ! Mexique.Partout où vous allez, vous |entendez prononcer son nom.effet, soumis à une véritable torture physique par les mercenaires de Calles, à Mexico, lorsqu\u2019il était en pri- sc Pendant une année entière, il fut gardé dans une petite cellule dé- ' , roûtante.Pour rendre cette incarcé- sa petite chambre, en haut d'une vation plus affreuse, on adjoignit à maison.I] porte une pauvre soutane ce personnage héroïque de l\u2019Eglise, {râpée.ll y avait dans la pièce un mi- \u2018les pervertis moraux et des fous.|serable petit lit de fer, un trés mo- Mais ses ennemis ne purent arriver | deste lavabo, et sur la table une pile 4 briser son ame.| de papiers et une plume.Si lamenta- J'ai été incapable de vérifier au ble était sa résidence, que je dis au juste combien de milliers de pesos Prêtre qui me conduisait là, qu\u2019on de- Isont placés sur sa tête pour sa captu- | !vrait récolter pour Jui une somme Je remdis visite à cet évêque dans bêtes fauves.Si votre maison était en feu vous éteindriez le few.Si des fous envahissaient votre demeure, vous me feriez pas de compromis avec eux.\u201d À Pétage au-dessous, j'entendis le léger piétinement de petits pieds.- C\u2019étaient ceux d\u2019enfants, tout jeunes, crphelins de Ja persécution, fils et filles de catholiques qui étaient morts ayant ce cri sur les lèvres: \u201cViva Christo Rey! Vive le Christ Roi!\u201d - \u2019 NA a a cSt C\u2019étaient des enfants arrachés par le grand évêque à la soutane râpée aux écoles communistes d\u2019un gouvernement qui avait tué leurs pères.La voix d\u2019un enfant parvint jusqu\u2019à nous, une note plaintive en espagnol.Une ombre passa sur la figure du \u201ccombatif évêque de Huejutla\u201d.\u201cTe petit garçon demande où est son père, dit-il simplement.Il demande quand nous allons le conduire ch¥z lui pour voir son père.Or, son, père a été massacré parce qu\u2019il était catholique.\u201d The Sign.\u2014\u2014 = Tracasseries contre les journaux catholiques Les journaux catholiques en A!- lemagne sont tracassés par les na- zistes.On a commencé par interdire aux quotidiens de s\u2019appeler \u201ccatholiques\u201d dans leur titre.Peu à peu, on à exercé une pression sur la rédaction.Les moindres essais de critique provoquaient des menaces.- Ensuite, on à interdit la publication de certaines souvelles ou de certains commentaires.11 y eut, en plus, les fameuses \u2018nouvelles imposées\u201d (Auflagenachrichten), qui contraignaient les journaux catholiques à insérer sans commentaires la prose des Baldur von Schirach, des Alfred Rosen- Here et.autres \u201cchrétiens positifs\u201d.2 \u2014 \u2014 - \u2014\u2014 more Se re me.Les confiscations se multiplièrent let le crayon bleu du censeur national- socialiste s\u2019imposa.Voilà la bataille terminée.Nous avons de nouveau les petites feuilles innocentes du bon vieux temps.Même les Moniteurs Ecclésiastiques des évêques, réservés uniquement au clergé, ne sont plus libres.11 y a le cas du Moniteur Ecclésiastique de l\u2019archidiocèse de Fribourg- en-Brisgau.T1 a publié la lettre pastorale signée par tous les évêques en Allemagne Avec cela, la presse catholique était devenue un moyen de popagande au service \u201cdu sang et de la race\u201d.Les gens se consolaient en, se disant: \u201cEh bien, il nous reste toujours les bulletins diocésains et paroissiaux.Il faut les perfectionner\u201d.C\u2019est ainsi qu\u2019on pense parfois à des constructions nouvelles pour oublier la perte de la sages importants y ont été supprimés, belle maison détruite.Le docteur et une douzaine d\u2019autres modifie.Goebbels avait l\u2019air tranquille.Il to- tions, toutes atténuantes, y ont été lérait l\u2019immense essor des hebdoma- apportées.Nous ignorons s\u2019il s\u2019agit daires religieux.On oubliait petit à! d\u2019une ingérence du censeur naziste le n\u2019est pas authentique.Deux pas- .Pa PR à 0 .a A .| petit la vieille vérité qu\u2019une Semaine ou si l\u2019archevêque a cru devoir s\u2019im- Religieuse ne peut pas prendre la poser place d\u2019un, journal quotidien.bientôt-la prospérité arriva à une censure préventive.Ilya Mais ' en, tout cas le fait grave que le cle: son ter- de I'archidiocése de Fribourg ne pos- allemands.Mais cette lettre pastora-, AS sède le texte d\u2019un des plus importants documents du temps présent que dans une forme modifiée.Ou, plutôt, il ne le possède pas du tout.Car, malgré les atténuations, le Moniteur Ecclésiastique a été confisqué.L\u2019archevêque s\u2019adressa aux autorités de Karlsruhe et en reçut cette réponse que les confiscations étaient injustifiées et imputables à une erreur des autorités de police subalternes.Les curés doivent maintenant demander à la police locale la restitution du numéro confisqué.Au palais archiépiscopal, on ne parait cependant pas étre sir que les démarches des curés - soient toujours couronnées de succès.Car les prêtres ont reçu l\u2019ordre de s'adresser à Fribourg s\u2019ils ne réussissent pas à obtenir de la police la réparation de la faute commise.\u2014 as Conservez ce numéro de la \u201cCroix\u201d pour en avoir la collection complète.Plus täïid, elle vous sera précieuse. Page 4 L\u2019Eglise et les lépreux La guerre, en Orient ramène l\u2019at- ightion, au point de vue historique et juridique, sur la lèpre, qui, on le Sait, se développa en Europe -a la suite, des Croisades.D] rest pas de question ou s\u2019aper- | \u2018goive davantage Jl\u2019épouvante du moyen âge.Il n\u2019en est pas non plus où se fasse mieux sentir l\u2019admirable |.charité du catholicisme.\u2018L'écrivain Huysmans, dans sa vie \u2018de \u2018la dolente sainte Lydwine, fait \u2018remarquer que la lèpre \u2018manque à la \u2018série des \u2018affections subies par la -pauvre fille\u201d.11 en donne comme motif :que la lèpre eût contrecarré les \u2018dessins du:Seigneur et rendu\u2019 l\u2019expansion de la sairiteté de Lydwine nulle : \u201cIl est certain, dit-il, que si Lydwine avait été atteinte de ladrerie, elle eût \u2018été emportée de chez elle et ensevelie pour ainsi dire vivante; elle fût dès dors; sans que quiconque l\u2019eût pu visiter, demeurée inconnwe, et les exemples auxquels Dieu désirait qu\u2019elle servit seraient à jamais igno- .Tés.» Cette conclusion est juridiquement juste.Pour se défendre de la \u2018coritagion grandissante de la lèpre, le| moyen âge n\u2019avait trouvé comme re- méde que isolement - légal - des! lépreux.Les stätuts synodäux de Troyes, datant de.1480, donnent le détail mi- utieux, des conditions de cet isole- nent.Quand le lépreux' était conduit | en, sa maison,.en sa \u201cborde\u201d, on lui Tigait Ja déclaration suivante: \u201cAmytu scez et il est vray que le Maistre \u2018de Ja maladrerie, de.Saint-Ladre, par ses lettres pr ésentées à moy comme Bien éprouvé de la maladie de saint Ladre, t'a dénongé ladpe; pourquoi.je te déffens, que.tu ne trépasses ne offenses ès articles .cy apres écrits 34 1.Que tant que tu seras malade Lu n\u2019entreras en maison nulle autre que en ta \u201cborde\u201d, ne coucherag de nuit.ne au moulin tu n\u2019entreras; 2.que en puits et en fontaine tu ne regar- -deras et que tu ne maiigeras que tout \u201cPar toy; 8.1que ti n\u2019entreras \u2018plus en Nul jugement; 4.que tu n\u2019entreras plus.en: l\u2019église tant comme on fera \u2018le service; 5.quand tw parleras à aucune personne, va au-dessous du \u2018vent; G.:quand tu demanderas l\u2019au- \"*mosne, que» tu'sonnes \u2018la \u2018\u2018tartarelle\u2019\u2019; nique tu ne voises point loine de ta \u201cborde\u201d .sens:avoir vestu'ta'\u2018\u201c\u201chousse\u2019\u201d, et! qu\u2019elle''sdit de'i.\u2018\u2018quameli\u201d, sans \"aVoir.couleur aucune; 8.que tu ne boïvés :en autre vaisseau 'que le: tien; 9.:que tu aves ton puits ou ta fon- -taîhe:devant ta \u201c\u201cborde\u201d, \u2018et que\u2019 tu ne:puises à autre; 10.que tu ayes devant ta.fiborde\u201d une -escuelle fi- -ehéefsuit unr droit baton: 11.due tu ne: passes pbint ne:planche sans avoir -Mis:Itesikants ;- 12: que tu me voises ule paxt hors, quesiiespuisse retour- mn T pour concher le : oth op 5 bor- art d Vast su L in ard dle he \u20ac de, Feng Us ar e one Tofficial; licence, comme dit est, que tu ne voi- gneur l\u2019official.\u201d .De cet isolement assimilable à la solitude du tombeau, le droit civil, en certaines coutumes, avait condlu à une véritable \u201cmort civile\u201d: \u201cQuand aucun \u2018devient mesiax (lépreux); dit propriété d\u2019éritâge, ni ce qui fut sien, ni qui li péust véni£ à de \u2018Son lignäige: \u201d Lé ladre était supposé mort et sa suc- céssion s\u2019ouvrait par anticipation.hdines s\u2019amassaient en ces ames de lépreux frappés\u2018 parla malédiction\u2019 de la solitude sans avoir, la plupart du temps, pour la supporter le contre poids de la \u2018vertu.Vae soli.C\u2019est l\u2019écho de ces haines qu\u2019 on entend retentir dans l\u2019opéra, déjà ancien, de la Lépreuse, quand \u2018la vieille sorcière clame à sa fille: Ah! Songe donc à cette joie: te (venger en aimant, Donner Ia mort dans la joie.: Venge-nous, de grâce, venge-nous! Tu n\u2019es pas ma fille, tu es mon mal! En effet, les chroniques racontent qu\u2019en 1821 les lépreux de France formèrent \u2018le projet a empoisonner les' fontaines et les puits.Ils comp- sée désormais de lépreux, ils ne seraient plus regardés comme infâmes.La conspiration reçut un commencement d\u2019exécution\u201d én Guyenne.Mais nombre de lépreux furent exécutés ; les \u2018autres furent enfer més \u2018dans des maladreries.Pour ce rebut de l\u2019humanité qu'était le lépreux, I'Eglise catholique seule trouva des consolations.Elle lui réserva le droit de se faire Yelever de la décision qui le frappait en fournissant la'preuve de son état de santé.Ce droit était si absolu Ju'en certains pays on exigeait avant d\u2019exécuter la sentence que l\u2019official s'engageâi à supporter tous les dommages et intérêts auxquels le prétendu lépreux pourrait avoir droit s\u2019il était relevé.' Elle lui laissa le droit d'être aimé.Contre la tendance de certaines cou - tumes; l\u2019Eglise maintint la validité du mariage des lépreux.Enfim et surtout, elle l\u2019aima: qu\u2019ori songe qu\u2019il y avait en Europe, auvXITe! siècle, environ :19,000 léproseries où-la thairitéichrétienne, représentée.par l\u2019Ordre de Saint-Lazare accueillait \u2018le \u2019épreux/\u2019 auparavant abandonné dans sa''\u201cborde\u201d.\u201cElles recevaient les ladres qui; dénoncés da leurs proches; périssaient aux carrefours des cités, en horreur à \u2018tous les \u2018autres: hommes: Leur nom méme ve- naît-de l'ami-de \u2018Jésus-Christ sous le vocable duquel avait été placé!le pre- imiet! hospice construit dans: ce but nrès-dé Jérusalem \u2018et! qui; -de: saint Lagare, :dans'la-Harigue*du'imèyen! âge 13.si tu vas loin dehors par était devenu saint Ladre.\u201d I faut remettre dans toute cette ses point sans avoir lettre de ton dit couleur locale du moyen âge, devant curé et approbation du dit Monsei- cette horreur de la lèpre, les actes des saints, pour mesurer jusqu\u2019où le catholicisme \u2018poussa l\u2019amour les lépreux.\u201cUn jour de Vendredi-Saint que saint Louis était à Compiègne et visitait nu-pieds les églises, distribuant Beaumanoir, il n\u2019a puis droit en nule de argent aux pauvres sur le che- | nin, un lépr eux se rencontra sur son passage, de l\u2019autre côté de la rue, et agita vivement sa crécelle pour que le roi prit garde et s \u2019écartât de lui.On; éomprend quelles formidables Mais saint Louis, au contraire, tra- Fv versant l\u2019eau boueuse et froide du taient que, parñni une nation, .compo- ruisseau vint au pauvre lépreux, lui donna l\u2019aumône et lui baisa la main.Et ceux qui étaient là se signaient, disant: \u201cVoyez ce qu\u2019a fait le roi ! n a baisé la main d\u2019un, lépreux.\u201d Cc est, la réplique de l'acte de sainte Elisabeth de \u2018Hongrie pensant le petit enfant lépreux Hélias, le lavant de ses mains et l\u2019étendant pour son, repos sur son propre lit.On sait que le duc, son époux, en enlevant brusquement la couverture, aperçut au lieu du lépreux, la figure de Jésus cr rucifié! C\u2019est le même geste de charité que continuent de nos jours les religieux et les religieuses qui se consa- er ent au soin .des lépreux.J\u2019aï connu uhe \u2018réligieuse \u2018 qui est morte à La Trinidad.en soignant les lépreux.Elle dessinait très bien.Je conserve da \u2018elle une petite sépia qui représente une jeune fille atteinte de lèpre léonine.11] paraît que c'était auparavant une beauté: sur le dessin, très réaliste, c\u2019est un, vrai monstre! des plus grandes victoires morales du catholicisme a été de faire aimer cas pauvres monstres par des hommes et par des femmes qui risquent pour eux non seulement la mort, mais une vie semblable, pire que la mort.Henry Reverdy La Croix, Paris.rE \u201cMartyrs\u201d de la gaieté Un club des rieurs, qui se réunit une fois par semaine pour le développement du rire et de la gaieté.vient de se fonder à Prague.Tous ses se | membres s\u2019engagent à dire ou faire chaque jour une plaisanterie.Pour que cette plaisanterie paraisse à peu près nouvelle, les rieurs, \u2018qui peuvent ne pas être \u2018toujours sous \u2018lg coup de Vinspiration, doivent sel: mettre le cerveau à la torture.Le| \u2018spleen les guette.Feu\u2019 Alphonse Allais; qui \u2018tenait 1al-' l'ubbrique-' quotidienne de la drôle\u201d, était un triste.\u201c \u2018Tous ceux qui ont une galéjade à \u2018vous raconter sur Marius \u2018et Olive \u201cVie \u2018n'inventent \u2018rplus' rien depuis longtemps,'et Fauditéur se-troit obligé de fire comme s'il 'n\u2019avait jamais rien eritendu \u2018d\u2019aussi amusant.Lui aussi | - est uwnmartvr'de\u2018la- gaieté forcée\u2018! envers |° L\u2019une| La CROIX, Mantréal, 30 novembre 1935 Il faut punir _ les coupables (Suite de la 1ère page) res de-l\u2019après-midi, un, Juif entre avec uhe \u2018procuration\u2019: signée de M.-J.Alonzo Savard; - pour remplacer -fe sous-officier rapporteur.\u2019 \u201cLes représentants de MM.Cormier et Boiteau protestent, celui de M.-Plante ne dit rien.Le Juif s\u2019ins- tälle & la place.du-sous-officier rapporteur qui: s\u2019en, \u2018va, et aussitdt, 58 \u2018individus, tous dés Juifs, entrent -dansfile\u2019 poll en\u2019bousculant l'un dés dew\u2019 répivéseritanits'de M.\u2018Cormier '; celüi''de\u2018 M.\u2018Boiteau s\u2019échappe parla porte ; l\u2019autre représentant de\u2018M.\\Coïmier | allait le suivre quand son \u2018édrfipagnon: le\u2018retint en lui disant * il'vaut'imieux- mourir ici\u2019 en\u2019 \u2018brave.On appelle la police municipale, mais l'agent \u2018de faction, qui éssaie courageusement de rétablir l'ordre, \u2018est\u2019à ison, \u201ctour \u2018bousculé par la: \u2018bande, qu s'est: eritparée du poll: Lés 58° erivä- \u2018Hisseürs examinent les listes électo- -rales et choisissent les noms d\u2019électeurs qui n\u2019ont pas voté.L\u2019un: dit : \u201cMoi, je prends le numéro 10\u201d; l\u2019autre dit : \u2018je prends le numéro 117\"; et ainsi de suite.Et ces hommes, malgré les protestations du \u2018re- -présentant Hamel et-de son compagnon,- votent pour Francoeur jusqu\u2019à la fermeture du bureau de scrutin.\u2018 141} faut aller'en Russie on; au Mexiqué pour voit \u2018des scenes comme cellé- -Téphrog oh rontistion ob norton deta di Et M Taschereau \u2018ne lève pas mé- me le petit dôigt pour réprimer ces graves désordres ou pour punir ces \"crimtinéis.Ulric Lacasse PRE ahs re A = Poivre et sel ae ta + (Suite-de la page 1) Ileureusement que la Télévision west pas vulgarisée car la binette de M, Taschereau aurait certes fait 3 enclattor toute la population lors de a, petite causerie a la radio, le soir oo scrutin.LE ES L\u2019employé grognon: \u201cIci on travaille comme des boeufs et on est nourri\u201d comme des chiens.\u201d Le patron: \u201cDites donc Yami, avez-vous uné licence pour circuler ?\u201d a, Kk Xk Encore une troupe \u201cstellaire\u201d qui s\u2019 en retourne avec des recettes assez minces.Comprendront- ils enfin ces gens de théâtre que le ménage à trois n \u2018intéresse.pas les Canadiens ?too ++ * Ww, Où' est-doncle violoncelle que M.Edmond Turcotte a si obligeamment prêté à :M.David au début.de la campagne électorale?\" a of kk Sa ; .-Beaucoup de libéraux'per âirent ce \u201cteirt d\u2019écolière\u201d\u201d'en apprenant les \u2018résultats! te qo Coen tiene tof \u201cur ft UNE PAROLE DE LEON XII \u201cCeux qui écrivent et répandent des journaux et publications qu\u2019anime l\u2019e: prit catholique, méritent bien de la religion et de PEglise.\u201d LEON XIII == Na où Le Samedi, 30 novembre 1935.414, Est, rue Notre-Dame, MONTREAL Le journalisme catholique n\u2019est-il pas une sorte de sacerdoce et d\u2019apostolat?Le journal catholique ne prêche-t-il pas hors des églises?N'est-il pas le condjuteur de tant de curés qui ne peuvent pas, sans lui, faire entendre leur voix où ils pourraient faire tant de bien et semer tant de bonnes idées?Cardinal TOSI.x Que son Sang retombe sur mous et sur nos enfants! Pilate voulait délivrer Jésus, mais tout le peuple juif réclama en vociférant: \u201cQue son sang retombe sur nous et sur nos enfants!\u201d Cette ter- tible malédiction, les Juifs l\u2019ont emportée avec eux de pays en pays et de siècle en siècle.Le sang du Juste, qu\u2019ils ont verse, les poursuit et les accuse partout, toujours prêt cependant à pardonner leur épouvantable crime, mais eux, dans leur orgueuil et leur haine, s\u2019en détournent toujours avec mépris.Ils continuent toujours à vouloir en effacer jusqu\u2019à la moindre trace sur la terre.Ils cherchent sans cesse à entraîner les Chrétiens dans l\u2019abîme où eux-mêmes sont tombés depuis dix- neuf cents ans, et là, sous leur joug, à les avilir pour leur faire perdre le glorieux héritage que Jésus a prn- mis à ceux qui embrasseraient sa doctrine et la garderaient.Aussi, Jésus venait de rendre à peine le dernier soupir, qu\u2019à côté de son Eglise naissante, surgissait, comme sortant de l\u2019Enfer, la Synagogue de Satan.Dès l\u2019époque de saint Pierre et de saint Paul, les Juifs commencèrent à calomnier les Chrétiens et à les représenter auprès des empereurs romains comme les ennemis de l\u2019empire.Ils allument le feu des persécutions et l\u2019attisent avec un astuce et une rage toutes diaboliques.Alors aussi, ils commencent à pressurer le monde et à le corrompre Leurs exactions au IV siècle, étaient déjà devenues si insupportables et leurs moeurs si dissolues que, au concile d\u2019Evire, en Espagne, l\u2019Église dut défendre aux Chrétiens de donner leurs filles en mariage aux Juifs.Un autre canon leur défenidait de manger avec eux.Cette défense est renouvel- lée par le concile de Laodicée au IV siècle, par ceux de Cannes (465), d'Agda (506), d\u2019Epasme (517) et par les trois conciles d'Orléans (530, 533 et 541).Le concile de Macon (581) interdit aux Juifs d\u2019exercer des fonctions qui leur permettraient de décerner des peines contre les Chrétiens.Les quatre conciles tenus successivement à Tolède, aux VIe et VITe siècles, et celui tenu à Paris en 614, insistaient sur la défense de confier aux Juifs aucune charge publique, civile ou militaire.Cette incapacité est même étendue aux fils de Juifs convertis.Un aspect de l\u2019achat de chez nous Depuis quelque temps, les nôtres sont fortement invités par de véritables patriotes à acheter de préférence chez les marchands canadiens français, surtout quand il est possible d\u2019obtenir la même marchandise pour le même prix et dans des conditions de livraison identiques à celles des commerçants étrangers.Tout celas\u2019appelle l\u2019éducation du client, et est à louer.Mais il ne faut pas oublier de rappeler ses devoirs à celui qui placé en arrière du comptoir profite de cette ferveur patriotique.La campagne d'encouragement mutuel n\u2019a des chances de porter des fruits durables qu\u2019en autant que le ces des Juifs comme médecins, serviteurs, nourrices.Un des canons les plus sages assurément est celui du TVe concile d'Avignon (1409), qui défend aux Chrétiens de traiter aucune affaire d'argent avec les Juifs et par lequel ceux-ci sont condamnés à rendre ce qu\u2019ils ont extorqué par ruse.Le IVe concile de Latran revient sur ces défenses et interdit aux Juifs d\u2019exiger des intérêts exagérés, a peine \u2018\u2018d\u2019être privés de tous rapports avec les Chrétiens\u201d.On ne doit leur confier aucun emploi publie; si on le fait, le contrevenant sera puni et le .| Juif, après avoir été révoqué, devra, en outre, remettre à l\u2019Evêque, pour le distribuer aux pauvres, tout l\u2019argent reçu par lui à l\u2019occasion de cet emploi.C\u2019est alors qu\u2019on vit apparaître l\u2019injonction pour les Juifs de se distinguer par les vêtements ou du moins par une marque bien visible.La marque la plus ordinaire était une pièce circulaire d\u2019étoffe jaune que les hommes et les femmes devaient porter, ou un bonnet jaune.Dans les villes, les Juifs devaient occuper un quartier spécial appelé Ghetto.A propos de ces diverses prescriptions, M.Augias Turenne fait cette remarque dans la Revue catholique des Institutions et du Droit: \u201cOn ne saurait soutenir que ces dispositions sent entièrement tombées en désuétude, ou, ont été abrogées.\u201d Si l\u2019Eglise, alors qu\u2019elle avait le pouvoir séculier de protéger les Chrétiens, a pris des mesures sévères contre les Juifs, c\u2019est que ceux-ci les D'autres conciles défendent aux méritaient.Chrétiens d\u2019avoir recours aux servi- J oseph Bégin marchand saura par son tact d\u2019homme d\u2019affaires et son esprit de coopération \u2014 devoir qui lui incombe à lui aussi, la logique le demande \u2014 conserver \u2018e client qu\u2019on lui emmène avec la meuileure grâce du monde.Beaucoup de nos marchands ie savent pas reçevoir un client, ils le font attendre inutilement avant de le servir, souvent pour achever un bout de conversation avec le flâneur attitré du magasin \u2014 tout commerce qui se respecte a le sien, c\u2019est tellement désernuvant pour le patron \u2014 ou encore pour continuer une beso- gme, qui, généralement, n\u2019est pas urgente.À défaut de ce que je viens de \u2018mentionner, on assommera le client inconnu d\u2019un \u201cYes Sir\u201d ridicule, pour s'entendre \u2014 si le client n\u2019a pas honte de sa langue et veut faire une petite leçon à l'anglais improvisé.et mal avisé demander l\u2019article en français.Si c\u2019est une jeune per- sorne qui entre dans le magasin, on servira avant elle le client qui sera entré après, on tutoiera les enfants et même les adultes, etc, etc.Voilà je crois les procédés les plus ordinaires de ces marchands qui ont besoin de lecems de politesse autant que de semences patriotiques.Pour réussir à établir ce courant d\u2019encouragement au sein de notre peuple, il faut que le principal bénéficiaire, le marchand, paye de courtoisie et de service en retour des pièces blanches qui roulent sur ses comptoirs.Le commerce de \u2018\u2018famille\u201d\u2019, le commerce de métèques tenu par trop des nôtres devra disparaître.Le client n\u2019est pas le parent qu\u2019on tape sur l'épaule et pour lequel on n\u2019a d\u2019égards qu\u2019en autant qu\u2019il fait briller la face du roi entre ses doigts.Par- Tois, un habitué viendra demander un encouragement \u201cpalpable\u201d en retour de sa fidélité à soutenir tel ou tel magasin.Le patron ne devra.pas le rer2voir comme un chien dans un jeu de quilles, mais se rendre à sa demande dans la pensée que l\u2019encou- ragzment ne va pas que dans un sens, il n\u2019y a pas de rues à direction unique dans ce domaine.Qu\u2019on y pense.Voici un petit fait dont j'ai été le témoin et aui illustre bien la façon dont on traite le client chez certains des nôtres.Un homme était entré dans un \u2014 nous avens le monopole de cette indeatrie du \u201cranane\u201d\u2014 et demanda \u2018 I à la jeune fille qui le servait si la boisson qu\u2019il souhaitait avait séjourné sur la glace.Oui, lui füt-il répondu.On lui apporta alors la boisson qui avait peut-être connu la glace, mais pas récemment.Résultat: le client indigné sortit brusquement en marmotant des injures.On n\u2019a pas di le revoir au même endroit.Cette jeune fille pour ne pas perdre immédiatement cinq sous, préférait risquer de mécontenter le client, et ainsi se priver du retour de ce dernier.On \u2018me dira que des cas aussi aigls que celui que je rapporte sont rares; peut-être, mais il en est tout de même typique de la mentalité de quelques-uns de nos compatriotes.Faire l\u2019éducation du client cest mécessaire, mais il importe de ne pas négliger d\u2019éduquer aussi le marchand.On trouve parfois derrière les comptoirs de jolis \u201cépais\u201d, qu\u2019il est urgent de décrasser sur ce rapport.Maurice Huot ON DIT.On dit que certains marchands d\u2019une nationalité assez.répandue joueat de la façon suivante avec la loi mi- petit restaurant de rafraîchissements nimum.Ils inserivent le salaire de deux personnes sous le même nom.Si un des employés se plaint on le fiche dehors.Nos enquêteurs pourraieut peut-être pousser le zèle jusqu'à fair: irruption dans les établissements qu'ils soupçonnent et faire prestement le comptage des employés.Une suggestion en passant.Un enquêteur qui se respecte n\u2019est pas obligé de se faire précéder d\u2019une fanfare.On lui pardonnera même de ne pas arriver à l\u2019heure prévue.Ici et là C\u2019est surtout parmi les \u201camateurs\u201d, que l\u2019on constate que dans le monde il v a infiniment plus de \u201cgénisses\u201d que de génies.++ Quand le tramway est rempli À craquer, on devrait mettre à pied lea employés.On aurait alors deux bik lets de plus dans la boîte, et un nouveau monstre le \u201cno-man car\u201d Le public se chargeant de la manoeuvre, \u2018la compagmie des \u201cp\u2019tits chars\u201d réa- | liserait de sérieuses économies.ae Page 6 La CROIX, Montréal, 30 novembre 1935 Candidats élus et candidats défaits aux élections provinciales de lundi, 25 novembre Explication des abréviations : Chambly retirés après l\u2019appel nominal.Dr J.-H.-A.Paquette, (ALN) (L.) Libéral.: ; (LInd.) Libéral-indépendant._\u2014- Alexandre Thurber, (L) Elu, 1931, Côté, 458.Elu, 1981, Pierre Lortie, (L), 520.(A.L.N.) Action libérale nationale.Hortensius Béique (C) Elu, 1985, Coté (L), 88 Retiré (C.) Conservateur.\u2014 \u2019 re.a, 1 : - (Ind.) Indépendant.Elu, 1931, Béique, 582.Gaspé-Sud .Elu, 1935, Paquette (ALN), 1,055, (C.-Ind.) Conservateur-indépendant.Elu, 1935, Thurber (L).Alexandre Chouinard, (L) Lac St-Jean (T.) Travailliste.Bona Arsenault, (C) J.L.Filion, (L) Les chiffres au bout de la ligne - Champlain Wilfrid Malloy, (L-Ind.) .Dr L.Duguay (C) indiquent la majorité des candidats élus.Robert Grant (L) Dr C.-Euène Pouliot, (L-Ind.) \u2014 Abitibi W.Rousseau (ALN) Elu, 1931, Filion, 214.; .\u2018 _ Elu, 1981, Chouinard, 570.Elu, 1935, Duguay, (C), 91.Hector \u2018Authier, (L) Elu, 1981, Willie Grant, (L), 453.| Elu, 1985, Chouinard, (L), 1,200.L'Assomption Emile Lesage, (C) Nommé registrateur.Gatineau \u2018 Walter Reed, (L) TS Elu, 1935, Rousseau (ALN), 910.J.-B.Merleau, (L) ! Paul Gouin, (ALN) Elu en 1931, Authier, (L), 1,309.Elu en 1935, Authier (L), 500.Charlevoix-Saguenay G-A.Auger, (ALN) re Yor on , \u2014 Elu, 1981, Reed, 783.Argenteuil Edgar Rochette, (L) : g Ernest Trottier, (ALN) Elu, 1931, L.Legault, 759.Décé- Elu, 1985, Gouin, (ALN) G.'\u2019Dansereau, (L) \u2019 dé.| Laval J.P.Lanctôt, (ALN) Elu, 1981, Rochette, 1828.Elu, 1935, Merleau (L).Joseph Filion, (L) \u2014 Elu, 19 Hull F.J.Leduc, (C) Elu, 1981, G.Dansereau, (L) 486.\" ve) 986.Alexis Caron, (L) Dr J.Gervais, (L-Ind.) Elu, 1935, G.Dansereau (L) 150.; veauguay Rodolphe Moreau, (C) Arthabaska Honoré Mercier, (L) Edmond Laramée, (L-Ind.) Elu, 1981, Filion, 792.J.E.Perreault, (L) Auguste Boyer, (ALN) \u2014 Elu, 1935, Leduc, (C).Eti Géli ALN \u2014 Elu, en 1931, Aimé Guertin, 1244, Laviolett ienne Gélinas ( ) Elu, 1981, Mercier, 494.©.> en imé Guertin Edmond Tombs yo.Elu, 1931, Perrault, 1961.Elu, 1935, Mercier, (L), 548.Elu, 1935, Caron (L), 795.Romulus Ducharme, (ALN) Elu, 1985, Perrault (L), 2,400.Chicoutimi Huntingdon Bagot | Roland Fradette, (L) J.W.Ross, (L) Elu, 1931, Alphida.Crête, (L), Cyrille Dumaine, (L) Arthur Larouche, (ALN) Martin Fisher, (C) 8, élu depuis depute fédéral de St- Ernest Benoit, (AL \u2014_\u2014 aurice-Laflèche.noit, (ALN) Elu, 1931, G.Delisle, (L), 1448.Elu, 1931, Fisher, 168.Elu, 1935, Ducharme, (ALN).y.-Nommé registrateur.Elu, 1935, Fisher (C), 386.Lévis Elu, 1831, J.E.Ph , , , , , 38 Décédé.Phaneuf, (L) 210 |, Flu, 1985, Larouche, (ALN).Iberville v| A.Bélanger, (L) Elu, 1935, Dumaine (L), 600.Compton Lucien Lamoureux, (L) Amédée Gagnon, (L-Ind.) Beauce W.J.Duffy, (L) W.Labelle, (ALN) ; _, J.T.Larochelle, (ALN) Léonce Cliche, (L) J.Sherman, (C) M.Labelle s\u2019est retiré après l\u2019ap- \u2014 Vital Cliche, (ALN) - pel nominal.Elu, 1931, Bélanger, 412.Elu, 1931, Duffy, 469.Elu, 1985, Larochelle (ALN), 556.in ( Elu, 1985, Sherman, (C), 250.Elu, 1931, Lamoureux, 775.L\u2019Islet Elu, 1931, Ed.Fortin, (L), 1,250.Elu, 1935, Lamoureux, (L), par Adélard Godbout, (L) Nommé registrateur.Deux-Montagnes sriaul N Elu, 1935, Vital Cliche (ALN) Jean Rochon, (L) ace.lles-de-la-Madeleine 1.= Thériault, (ALN) 2,444, Beauharnoi Paul sauvé, (C) | Amédée Caron, (L) Elu, 1981, Godbout, 734.L.P.Godbo 5 \u2014 Ovide Hubert, (L-Ind.) Elu, 1935, Godbout, (L), 1,127.na ut, (L) SL Elu, 1981, Sauvé, 97.Hormidas Langlois, (ALN) Lotbinière D.Sauvé, (C) _ Elu, 1935, Rochon, (L), 18.J.N.Francoeur, (L) .: Dorchester Elu, 1931, Caron, 8.Joseph Rochon.(ALN) Bia, 1961, G.Saint-Onge, (L), 148 J.-P.Giguère, \u20ac Elu, 1935, Caron, (L), 959._ ! 2 : J.-D.Bégin, (ALN) : .Elu, 1931, Francoeur, 1515 + ., , bl .Eli, 1935, Sauvé (C), 351.Jacques-Cartier Elu, 1935, Francoeur (L), 2,557.Bellechasse Elu, 1931, Giguère, 668.A.-R.Demers, (L) Maskinongé Robert Taschereau, (L) Elu, 1985, Bégin, (ALN), 1,200.| F.Monk, (ALN) L.J.Thisdel, (L) À H.Deschênes, (ALN) Drummond J J.M.Bourassa, (ALN) _ .Dr Arthur Rajotte, (L) , Elu, 1981, Victor Marchand, (L), .Elu, 1981, Taschereau, (L), 1,492.Joseph Mercier, (C) 216, nommé conseiller législatif, Elu, 1981, Thisdel, 702.Eli, 1985, Taschereau (L).- Léonard Boileau, (L-ind.) remplacé par \u2018Théodule Rhéaume, | Elu, 1985, Thisdel, (L) 948.:» Berthier .(L), élu par acclamation et qui s\u2019est Matane Cléophas Bastien, (L) | Elu, 1981, H.Laferté, 636, Nom.| retiré._ Dr J.A.Bergeron, (L) Jean Martineau, (ALN) mé président du Conseil législatif.Elu, 1935, Menk, (ALN), 1,325.François St-Gelais, (C) \u2014 Elu, 1985, Raiotte (L), 26.Joliette ER 1931, Bastien, 648.Frontenac Lucien Dugas, (L) Elu, 1931, Bergeron, 544._ Elù, 1935, Bastien (L), 904.H.-L.Gagnon, (L) : Antonio Barrette, (C) Elu, 1685, Bergeron (L), 761.| Bonaventure Patrice Tardif (ALN) .| D tapédia P.E.Côté, (L) | _ Elu, 1981, Dugas, 531.J.Dufour, (L) Jacques Pinault, (ALN) Elu, 1931,, Gagnon, 988.Elu, 1935, Dugas, (L), 425.Ferdinand Paradis, (ALN) Elu; 1981, Côté, 1190.Elu, 1985, Tardif, (ALN), 1,000.Kamouraska Elu, 1981, Dufour, 1180.: Eib, 1985, Côté, (L), 1,800.Gaspé-Nord | Pierre Gagnon, (L) Elu, 1985, Dufour (L), 300 Brome J.-Thomas Côté, (L) Ernest Soucy, (ALN) Mégantic .; \u2014 J.Lafontaine, (L) R.F.Stockwell, (L) Roland English, (ALN) _ « } ; Dr F.H.Pickel, (C) Louis Carrier, (L-Ind.) Bi 13% Gagnon; 885.0 Tancrède L\u2019Abbé, (C) _ Roy Sasseville, (L-Ind.) u, 1935, Gagnon (L), 700.\u2014 Elu, 1981, Stockwell, 25.René Mercier, (Ind.) Labelle Elu, 1931, Lauréat Lapierre, (L).Eiù, 1986,-Stockwell (D), 500 ++ MM.Sasseville et Mercier se sont L.-M.Grignôn, (L) (A suivre à la page-7) La QROIX, Montréal, 30 novembre 1935 Candidats élus et candidats défaits (Suite de la page 6) 1,685.Nommé shérif.Blu, 1935, L'Abbé, (C).Missisquoi Anatole Gaudet, (L) Frank Pouliot, (C) Maxime Coupal, (Ind) Elu, 1931, À Saurette, (L), 377.Retiré.Elw, 1935, Pouliot, (C), 469.Montcalm Gaéton Daniel, (L) Maurice Tellier, (C) Elu, 1931, Médéric Duval, (L) 382.Décédé.Elu, 1935, Daniel (L), 206.Montmagny Fermand Choquette, (L) J.E.Grégoire, (ALN) Eau, 1981, C.A.Paquet, (L), 545.Retiré.Elu, 1985, Grégoire, (ALN), 200.Montmorency L.A.Taschereau, (L) Dr Félix Roy, (ALN) Elu, 1981, Taschereau, 581.Elu, 1935, Taschereau, (L), 450.Mointréal-Dorioir J.A.Francoeur, (L) J.G.Bélanger, (ALN) Elu, 1931, Francoeur, 512.Elu, 1935, Bélanger (ALN), 1,108, Montréal-Laurier Dr Ernest Poulin, (L) Dr Z.Lesage, (ALN) 3 David Wolfe, (T) Dr J.À.Gélinas, (L-Ind.) Elu, 1931, Poulin, 1426.Elu, 1935, Lesage, (ALN), 909, Montréal-Maisonneuve C.J.Arcand, (L) William Tremblay, (C) A.Gamelin, (T) Elu, 1931, Arcand, 1530.Elu, 1935, Tremblay, (C), 3,642.Montréal-Mercier Dr Anatole Plante, (L) Calixe Cormier, (ALN) Odilon Boiteau, (L-Ind.) Elu, 1931, Plante, 3,202.Elu, 1935, Plante, (L), 764.Montréal-Ste-Ame J.Mulcair, (L) F.L.Connors, (L-Ind.) Reynolds Butler, (ALN) W.B.King (Ind) Elu, 1931, J.Dillon, (L), ministre, 683,.A démissionné pour se présenter candidat libéral fédéral dans Ste-Anne, élections fédérales 19835,|.sens succès, Elu, 1935, Connors, (L-Ind.) 550.Montréal-St-Georges _ Gordon Hyde, (L) C.E.Gault, (C) Elu, 1931, Gault, 83.Elu, 1935, Gault, (C), 275.Montréal-St-Henri J.Moreau, (L) Dr Z.A.Côté, (L-Ind.) \u201c W.E.Lauriault, (ALN) Elu, 1931, M.Gabias, (L), 1,455.Décédé.Elu, 1935, Lauriauit, (ALN), 128.Montréal-St-Jacques Irénée Vautrin, (L) J.H.L.Auger, (C) Elu, 1931, Vautrin, 806, Elu, 1935, Auger, (C), 14.Montréal-St-Laurent Joseph Cohen, (L) Thomas Coonan, (C) Elu, 1931, Cohen, 1450.Elu, 1935, Cohen, (L), 2,335.Montréal-St-Louis Peter Bercovitch, (L) Elu, 19381, Bercovitch, 2077.Elu, 1935, Bercoviteh, par acclamation.Montréal-Ste-Marie Dr Gaspard Fauteux, (L) Candide Rochefort, (ALN) J.A.Arcand (L-Ind.) Dr L.J.N.Boucher, (Ind.) M.Arcand s\u2019est retiré après l\u2019appel nominal.Elu, 1931, Fauteux, 515.Elu, 1935, Rochefort, (ALN), 356.Montréal-Verdun P.A.Lafleur, (C) Adélard Leduc, (L) Hervé Ferland, (L-Ind.) Elu, 1931, Lafleur, 1132.Elu, 1935, Lafleur (C), 3,021.Napierville-Laprairie J.E.Charbonneau, (L) Hercule Riendeau, (ALN) Arthur Lanctôt, (L-Ind.) Elu, 1931, Charbonneau, 691, Elu, 1935, Charbonneav, (L).Nicolet Alexandre Gaudet, (L) Emery Fleury, (C) Elu, 1931, M.J.A.Savoie, (L), 1,012.Décédé.Remplacé par A.Gaudet, élu par acclamation.Elu, 1935, Gaudet, (L), 578.Papineau A.St-Amour, (L) Roméo Lorrain, (ALN) Elu, 1931, Désiré Lahaie, 810.Décédé.Elu, 1985, Lorrain, (ALN), 700.Pontiac E.C.Lawn, (L) Alfred Howard, (ALN) P.H.McCann, (L-Ind.) \u2014 (L), Elu, 1931, W.R.McDonald, 308.Elu député fédéral de Pontiac, 1935, Ely, 19385, Lawn, (L), 67.Portneuf Dr Pierre Gauthier, (L) Bona Dussault, (ALN) A.Paquet, (C-Ind.) Elu, 1931, Gauthier, 308.Elu, 1935, Dussault, (ALN).Québec-Comté Frank Byrne, (L) Horace Philippon, (Al A.Auclair, (L-Ind.) Elu, 1981, E.Bédard, 639.Nommé vice-président de la C.L.Q.Elu, 1935, Byrne, (L).Québec-Centre J.Samson, (L) Dr P.Hamel, (ALN) Elu, 1931, Samson, 685.Elu, 1935, Hamel, (ALN), 400.Québec-Est Eugène Marquis, (L) Oscar Drouin, (ALN) Elu, 1931, Drouin, 1336.Elu, 1935, Drouin, (ALN), 1,517.Québec-Ouest Charles Delagrave, (L) Harry S.Quart, (C) Elu, 1931, J.Power, (L), 175.Décédé.Elu, 1935, Delagrave.(L).Richelieu J.C.A.Turcotte, (L) Elu, 1931, Turcotte, 532.Elu, 1935, Turcotte, par acclamation.Richmond S.E.Desmarais, (L) Albert Gaudreau, (C) Elu, 1931, Desmarais, 956.Elu, 1935, Gaudreau, (C), 660.Rimouski Dr L.J.Moreault, (L) A.Dubé, (ALN) Elu, 1931, Moreault, 211.Elu, 1935, Moreault, (L), 375.Rivière-du-Loup Léon Casgrain, (L) Alfred Dionne, (ALN) Elu, 1981, Casgrain, 1,679.Elu, 1935, Casgrain, (L), 1,248.Roberval Gonzague Potvin, (L) Antoine Castonguay, (ALN) J.E.N.Boivin, (L-Ind.) Elu, 1931, Emile Moreau, (L), 200.Nommé conseiller législatif.Elu, 1985, Castonguay, (ALN), 800.; Rouville Laurent Barré, (C) Edmond Robert, (L) Elu, 1981, Barré, 14.Elu, 19385, Barré, (C), 216.St-Hyacinthe T.D.\u2018Bouchard, (L) Page :7 Octave Auclair, (ALN) Elu, 1931, Bouchard, 931.Elu, 1935, Bouchard, (L), 840: St-Jean Dy A.Bouthillier, (L) P.Trahan, (ALN) Elu, 1931, Bouthillier, 1549.Elu, 1935, Bouthillier, (L).1,098.St-Maurice J.A.Frigon, (L) Dr Mare Trudel, (ALN) Elu, 1931, Frigon, 916.Elu, 1935, Trudel,\u201d (ALN), 1,478.St-Sauveur A.Drolet, (L) P.Bertrand, (C) Samuel Grégoire, (L-Ouvrier) Elu, 1931, Bertrand, 25.Elu, 1935, Bertrand, (C), 1,008.Shefford R.R.Bachand, (L) Hector Choquette, (ALN) W.Bullock, (L-Ind.) M.Bullock s'est retiré après l\u2019appel nominal.Elu, 1931, Bachand, 332.Elu, 1935, Choquette (ALN), 542.Sherbrooke E.H.Fortier, (L) J.Bourque, (ALN) Elu, 1931, Fortier, 394., Elu, 1935, Bourque, (ALN).Soulanges J.V.A, Farand, (L) Elzéar Leduc, (C) Elu, 1931, Farand, 338.Elu, 1935, Farand, (L), 375 Stanstead A.J.Bissonnet, (L) Roland Beaudry, (ALN) William St-Pierre, (Ind.) Elu, 1931, Bissonnet, 852, Elu, 1935, Beaudry, (ALN), 500.Témiscamingue Oscar Desjardins, (L) J.A.Raymond, (Ind.) J.E.Piché, (L-Ind.) Donat Goulet, (L-Ind.) N.E.Lariviére, (ALN) Elu, 1931, Piché, 695.Elu, 1985, Lariviere, (ALN) 1,400.Témiscouata Alphonse Beaulieu, (L) Dr L.F.Dubé, (ALN) Elu, 1981, J.W.More), 156.Elu, 1935, Beaulieu, (L), 140.Terrebonne A.David, (L) .Hermann Barrette, (C) Elu, 1931, David, 2,299.7 Elu, 1985, David, (L).Trois-Rivières - Léon Lajoie, (L) \u2019 Maurice L.Duplessis, (©) Elu, 1931, Duplessis, 41.Elu, 1985, Duplessis, (C), 1,208.(A suivre à la page 8) 4 A = Page 8 Une déclaration de M.J.-E, député de Montmagny Voici une déclaration de M.J.-E.| Grégoire, élu député de Montmagny le 25 novembre courant, qui illustre les moyens que les ministériels ont pris pour combattre leurs adversaires: \u201cIl faut que notre population soit \u2018encore bien saine pour avoir résisté à toutes les savantes tentatives de corruption dirigées contre elle par le régime Taschereau pendant la lutte qui vient de finir.\u201cLa population de Montmagny a méprisé l\u2019argent et la boisson pour s'unir, anciens libéraux comme anciens conservateurs, autour du drapeau vraiment national de l\u2019Union nationale.\u201cLes manoeuvres employées pour me vaincre sont indescriptibles.La boisson a coulé à flots.On a bu à même la bouteille, aux pieds de M.Taschereau, durant son assemblée à \u2018laquelle les cantonniers avaient amené en camion les nombreux citoyens \u2018 engagés d'occasion pour travaux de v voirie.\u201cPar ailleurs, il était défendu à ces mêmes citoyens d\u2019assister à mes | assemblées.Plusieurs de mes amis lit été éloignés du comté durant la dernière semaine, par ordre d\u2019un intime de M.Taschereau.\u2018 \u201cEn face de cette corruption inouïe, mes amis ont fait une lutte honnête.Je n\u2019avais aucun, comité dans aucune paroisse.Je rencontrais mes électeurs dans les salles publiques des diverses paroisses et jamais un verre de boisson n\u2019y fut servi.\u201cPresque sans argent, j'ai cependant joui du concours d\u2019un grand nombre d\u2019amis qui se sont occupés, pour servir la cause nationale, de mon organisation.Mes amis m\u2019ont édifié par leur dévouement et l\u2019intelligence qu\u2019ils ont déployée.Avec dix piastres souscrites par un patriote, nous faisions plus d\u2019ouvrage que les cabaleurs du régime Taschereau avec mille piastres versées par les trusts.\u201cA mes assemblées, on m\u2019écoutait.je pourrais dire, religieusement.\u201cJe reproche à M.Taschereau d\u2019avoir manqué à sa promesse de me battre.Trois ministres sont venus perdre leur temps dans Montmagny et trois échevins de Québec, MM.le Dr Parent, Emile Gosselin et Wilfrid Samson, sont venus récolter à Montmagny le mépris populaire.\u201cLe résultat général des élections est le meilleur que nous puissions souhaiter.Nous serons dans l\u2019opposition durant \u2018quelques mois, juste le temps nécessaire pour nous familiariser avec le labyrinthe de la procédure parlementaire tel que conçu par notre maître ès-procédures.\u2018Une seule ombre au tableau: TM eût été, intéressant.-de.mettre la Grégoire main sur un certain nombre de petits papiers dès le lendemain des élections, afin de savoir combien d'argent du peuple a été gaspillé pour battre un certain nombre de candidats de l\u2019Union Nationale, qui sont, hélas! presque tous élus.Mais il ne faut pas trop exiger.La Providence a vraiment été très généreuse pour nous.\u201cM.Taschereau continuera de se moquer, s\u2019il le veut, de notre politique, basée sur les encycliques.Nous nous préparons à l\u2019appliquer, car le pouvoir sera à nous tout prochainement, et le peuple a prouvé qu\u2019il voulait un changement de politique.\u201cUne élection dans laquelle un parti sans argent arrive ex-aequo avec le parti gavé par les trusts, c\u2019est quelque chose d\u2019unique dansi l\u2019histoire.Le peuple ne veut plus du régime Taschereau, c\u2019est évident comme la lumière du soleil du bon Dieu \u2014 qu\u2019il ne faut pas confondre avec le journal menteur du régime moribond.J.-E.Grégoire\u201d Le réveil catholique Dans tous les pays où il existe des catholiques, la conscience chrétienne manifeste une vitalité accrue.Un vent d\u2019apostolat souffle pardessus les .frontières.Citons aujourd\u2019hui deux exemples: celui de la Belgique et celui de l\u2019Angleterre.En commentant les progrès de cette activité, lef Courrier >» Genève écrit: \u201cLes cinq années qui viennent se- La CROIX, Mantréal, 39 novembre 199$ ront décisives pour les progrès du catholicisme en Angleterre.C\u2019est le jugement porté par le P.Bonner à la réunion annuelle du \u2018Catholique Evidence Guild\u201d, qui s\u2019est donné pour mission d\u2019évangéliser l\u2019Angleterre «2 moyen de ces pittoresques meetings de Hyde Park, des grands carrefours de la capitale et de la province.Si l\u2019Eglise catholique ne se relève pas pour prêcher résolument le message de Jésus-Christ nous aurons perdu notre meilleure occasion de montrer motre force spirituelle en Angleterre.Et la responsabilité dans cette tâche doit être également partagée catre les prêtres et les laïcs ; car il ne suffit |.pas'que ces derniers possèdent la vérité, il faut encore qu\u2019ils soient prêts à la confesser et à l\u2019enseigmer.Tout un programme serait ainsi envisagé pour mener à bien cette tâche.Tant de prières montent au ciel pour la comversion de l'Angleterre que ces nouveaux apôtres doivent se sentir un courage agissant dans leur mission de chari Conservez ce numéro de la \u201cCroix\u201d pour en avoir la collection complète.Plus tard, elle vous sera précieuse.Un beau livre à donner comme prix dans nos maisons d\u2019éducation ou à mettre dans nos bibliothèques.Le roman de J -P.Tardivel \u201cPour la Patrie\u201d Volume de plus de 400 pages imprimées sur bon papier Comme le tirage en est limité, nous prions les personnes qui lésirent se procurer cette oeuvre puissante, de nous envoyer leur commande le plus tôt possible afin que nous puissions établir exactement le nombre d\u2019exemplaires que nous devons réserver.La première et unique édition de \u2018\u2019Pour la Patrie\u201d, est épuisée depuis longtemps.On ne peut la trouver dans aucune librairie.Commande : Toute commande doit être adressée à La \u201cCroix\u201d, 414 Est, rue Notre-Dame, Montréal.Prix : 1 exemplaire, $1.00; 6 exemplaires, $5.00; 12 exemplaires, $9.50 : au cent, $75.00; franco de port.Candidats élus et candidats défaits (Suite de la page 7) Vaudreuil Elzéar Sabourin, (L) Dr L.Bellemare, (C) J.Allan Bray, (L-Ind.) Elu, 1931, Sabourin, 262.Elu, 1935, Sabourin, (L).Verchères Félix Messier, (L) Roger Ouimet, (ALN) Elu, 1931, Messier, 543.El, 1935, Messier, (L), 941.Westmount Alan Mitchell, (L) C.A.Smart, (C) Elu, 1931, Smart, 4,642.Elu, 1985, Smart, (C), 1,727.Wolfe T.H.Lapointe, (L) Henri Vachon, (ALN) Elu, 1931, J.P.C.Lemieux, 472.Nommé shérif.Remplacé par T.H.Lapointe, majorité, 626.Elu, Lapointe, (L), 105.Yamaska \u201c R.Dumaine, (L) Antonio Elie, (C) Elu, 1931, Elie, 154, Elu, 1935, Elie, (C), 401.En 1931 Elus: 11 conservateurs SP Wn ER \u2014 77 libéraux 2 indépendants-libéraux 90 en tout.- En 1935 42 de l\u2019Union Nationale.47 libéraux 1 Ebéral-indépendant.Be \u2014 La Croix est un journal catholique com plet: avec une information sûre, on y trouve une direction ferme et claire sur toutes les questions importantes qui intéressent lez Canadiens.Rien n\u2019y est laissé au hasard des événements, et ainsi le lecteur sait yuelle voie il doit prendre.L'IMPRIMERIE CANADIENNE 114 Est, Notre-Dame Montréal Est toujours à votre disposition pour imprimer: Journaux Revues Livres Etc.414 Est, Notre-Dame HArbour 9454 \u2014 Montréal La CROIX, Montréal, 30 novembre 1935 Page 9 Information et Documentation Ce que doit être le journalisme catholique En recevant à l\u2019archevêché de Westminster l\u2019Institut des journalistes de Londres, Mgr Hinsley leur a adressé ce discours: Parmi les sujets dignes d\u2019intérêt qui retiennent l\u2019attention du Saint- Père, il faut placer le progrès et le développement du bon journalisme.Il y a une dizaine d\u2019années, le maître de chambre m'avait demandé d\u2019accompagner à sa réception par Pie XI l\u2019un des magnats de la presse.Sa Sainteté commença par dire qu'il avait toujours.chaudement félicité ceux qui appartiennent à la presse, mais qu\u2019en même temps il n\u2019avait jamais manqué de les avertir de leur grande responsabilité, Notre Saint-Père considère la presse comme l\u2019université post-sco- laire pour la masse des gens.Son approbation, ses félicitations vont a ceux qui sont les maîtres achevés ou des sages professeurs de cette quasi- Université.Ses paroles m\u2019ont inspiré un grand respect pour la dignité et la charge du journaliste consciencieux.D'ailleurs, l\u2019action qu\u2019il déploie pour promouvoir une Exposition mondiale de la presse catholique à la Cité du Vatican en 1936 me fait un devoir et un honneur d'encourager le journalisme intègre avec tout l'enthousiasme possible et le meilleur de mon pouvoir.L'homme qui réfléchit ne peut pas ne pas voir quelle grande force pour le bien est une presse attachée à dire la vérité et une presse décente.En ce moment, la presse peut faire beaucoup pour écarter la guerre et développer une paix stable pour les nations en proclamant les principes immuables de la justice et le devoir de respecter les traités et les conventions.Une presse propre, une presse | décente est plus utile que jamais pour combattre de nos jours le carnaval d\u2019un paganisme immoral.Ce n\u2019est pas une piètre consolation qu\u2019apporte aux pasteurs de l\u2019Eglise la défense loyale entreprise par les écrivains catholiques contre le néo-paganisme qui attaque la sainteté du \u2018mariage, la vraie vie de la postérité de l\u2019homme, quand ils condamnent effectivement le divorce, le multhusianisme, la stérilisation.Je me suis humblement associé aux félicitations que le Saint- Père a adressées à tous les écrivains sérieux qui cherchent à promouvoir cette croisade pour la paix et la décence au moyen de nos journaux et de nos périodiques.Et c'est de tout mon coeur que je vous apporte les plus grands encouragements et que nédictions du succès et de vous récompenser de vos labeurs.Obligations du journalisme J\u2019ai appris avec satisfaction que votre institution a pris la tête du mouvement pour élever le niveau du journalisme et que vous vous êtes dressés contre la pratique d'obtenir de la \u201ccopie\u201d sensationnelle, en envoyant des reporters envahir la vie privée juste au moment où une chute soudaine ou un désastre devrait protéger des affligés, spécialement des femmes et des enfants, contre cette intrusion dans leurs douleurs.Vous ne vous attendez pas à ce que je vous parle en détail du Bill, qu\u2019un membre de votre Institut vient d'introduire au Parlement pour une meilleure organisation de votre profession ; mais, en, principe, je soutiendrai cordialement vos efforts pour purger le journalisme anglais de méthodes indésirables et le maintenir à un degré élevé.Puis-je; \u2018maintenant, in\u2019associer au Saint-Père pour avertir les journalistes et tous les autres qui s\u2019oceu- pent de la presse de leurs sérieuses responsabilités?En premier lieu, le journalisme digne de ce nom et le journalisme catholique se trouvent dans l'obligation d\u2019éviter ce philosc- phisme bâtard, fait d\u2019imprécisions dont nous voyons un si large étalare dans la quantité de papier noirei chaque jour.1] y a une certaine mentalité publicitaire, selon l'exposé isigé- nieux du P.Knox, comme du tepe-i- Poeil dans une masse de productions comme celles des auteurs \u201cmodern-style\u201d.Il y a un manque de sens commun, de cette solide philosophia perennis qui ne sacrifie pas l\u2019essentiel à la soif de nouveautés et à la tendance de ne rien apprendre de solide et de complet au public.Trop souvent les clients de nos journaux, le public des lecteurs, les quittent avec rien de mieux qu\u2019un brillant aperçu général à propos de n\u2019importe quoi.L\u2019ambition du Pape Les buts et les principes d\u2019un vrai journalisme doivent s\u2019opposer à cette mentalité publicitaire, Nos jeunes journalistes doivent acquérir une vraie science, de la méthode, de l\u2019ordre, des principes, un système, et s\u2019initier graduellement à la philosophie la plus large, la plus vraie, celle de penseurs comme saint Thomas et saint François de Sales.C'est un idéal que je place devant vos yeux comme l'espoir du journalisme catholique, et pour le présent et pour je prie Dieu de vous accorder les bé- l\u2019avenir.Un jeune journaliste bien.formé n\u2019éprouvera, dès lors, comme le cardinal Newman l\u2019a déclaré, \u201cque de l\u2019impatience et du dégoût pour ces théories hâtives, ces prétentieux sophismes et ces violents paradoxes que font courir des esprits à moitié formés et superficiels\u201d.La formation d\u2019une école de journalisme comme la vôtre est l\u2019ambition de Pie XI, à mon sens, et celle de ceux qui le suivent respectueusement.Le cardinal Newman a exprimé sa réelle sympathie pour les écrivains de notre littérature périodique, pauvres hommes qui vont sous la verge d\u2019un cruel esclavage.\u2018Le journaliste, dit- il, est soumis à la dure obligation d\u2019improviser ses clairs aperçus, idées maîtresses et subsantielles vérités, pour la table du petit déjeuner.La nature même de la littérature périodique morcelée en des ensembles réduits, réclamée ponctuellement à une heure fixe, exige l'habitude de cette philosophie improvisée\u201d, dont j'ai souvent parlé.\u201cSi une oeuvre accomplie, relativement à loisir \u2014 poursuit le cardinal, qui avait la double expérience de l\u2019auteur de Development et de l\u2019Apologia, \u2014 implique une pareille fatigue mentale, un tel épuisement, quel doit- être la peine de ceux dont l\u2019inteligence doit chaque jour se re- vétir de tous ses ornements devant le public et d\u2019ornements toujours nouveaux et variés et tirés, comme la soie de la chrysalide, d\u2019eux-mêmes ?Une grande responsabilité Oui, les journalistes ont un lourd fardeau de responsabilité 4 porter \u2014 pas moins qu'une portion de l'autorité qui dans les anciens temps s\u2019abritait dans les Universités \u2014 et ils ont à -se garder du sérieux danger de la copie licencieuse, impudente et exiravagante; ils ont & prendre garde contre un enseignement improvisé, ambitieux et ondoyant.Si le journaliste écrit d\u2019une façon anonyme \u2014 et une large portion, de la presse est anonyme, \u2014 le mal d\u2019un pareil enseignement devient de plus en plus dangereux encore, puisque, selon, la remarque du cardinal Newman, \u2018\u2018un pouvoir irresponsable ne peut être autre \u2018chose qu\u2019un grand danger et, d'ailleurs, il ne peut donner de meilleur gage de la vérité philosophique de ses, principes qué leur vogue à ce moment et leur conformité au point de vue moral avec l\u2019époque qui les admire\u201d.\u201cNos tribunaux littéraires et nos déclarations de devoir moral, conclut le cardinal, doivent porter un plus grave caractère.C\u2019est du moins un sujet de profonde sollicitude des prélats eatholiques qu'on enseigne à leur peuple une science exempte des erreurs des individus, incorporée dans des institutions qui ont été éprouvées, ont reçu la consécration de la durée, et sont dirigées par des hommes qui n\u2019ont pas le besoin de rester anonymes, tout en étant soutenus par leurs prédécesseurs et les unes par les autres.\u201d Je conclus, en vous renouvelant ma cordiale bienvenue a i'archevéché et en, m\u2019associant encore uns fois aux approbations et aux félicitations comme aux recommandations de deux solides autorités: P'« XT et le cardi- ral Newman.La \u201crationalisation\u201d stalinienne La Russie soviétique essaie, non sans peine, de revenir dans une voie plus normale, tant au point de vue moral et social qu'au point de vue économique.C\u2019est ainsi que, depuis quelques jours, il n\u2019est question, dans les journaux russes, que de la \u201cméthode Stakhanov\u2019.Qu\u2019est-ce que cette méthode, dont la presse soviétique exalte les vertus?ll s\u2019agit tout simplement d\u2019une tentative d\u2019augmenter le rendement individuel très insuffisant de l\u2019ouvrier russe.Le camarade Stakhanov, mineur du Donetz, est parvenu à déeu- pler sa productivité, en employant des procédés que ne répudierait point la \u201crationalisation\u201d supercapitaliste.Désormais, tout l\u2019appareil étatique est mis en branle pour obliger les travailleurs à suivre librement\u201d l'exemple «le Stakhanov: excès de zèle qui détermine déjà l\u2019épuisement nerveux d\u2019ouvriers mal préparés, ainsi qu\u2019une usure précipitée des machines.Et, cestes, une réaction contre le faible rendement technique et économique était nécessaire en Russie: mais ce qu\u2019un régime corporatif ec décentralisé peut légitimement attendre de la libre activité des entreprises autonomes ne s\u2019obtient péniblement, dans les pays de dictature, que par des moyens de pression policière, insidieuse ou brutale.LE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 COMMUNICATIONS RECUES Nous publierons sous cette rubrique les communications que Nous recevrons par lettre ou autrement qu\u2019elles respectent la vérité et qu\u2019elles soient d\u2019intérêt public.M va sans dire que les personnes qui nous les envoient doivent nous laisser connaître leur nom et leur adresse, si elles les signent d\u2019un nom de plume, et que, dans ce eas, la CROIX se gardera bien de commettre la moindre indiscrétion.EE \u2014 Conservez ce numéro de la \u201cCroix\u201d pour en avoir la collection complète.* Plus tard, elle vous sera précieuse. Page 40 = Parmi les personnages célébres de Pantiquité, Dracon semble s'être distingué par la dureté de ses lois.On disait qu\u2019elles étaient écrites avec du sang.On appelle \u201cdraconiennes\u2019\u201d, de nos jours, les lois qui ressemblent à celles du législateur athénien.Et, cependant, si on appelait ainsi les.\u201clois\u201d que fabrique quotidiennement, la machine gouvernementale mexicaine, nous sommes sûrs que Pracon protesterait, plein Yindignation, et-nous avouons qu\u2019il aurait raison, Les dictateurs du Mexique peuvent se flatter de détenir \u2019e -ecord de la tyrannie.Leurs \u201clois\u201d, respirent l\u2019oppression la plus féroce, sont un véritable chef-d\u2019oeuvre du genre qui leur assure une toute première place parmi les tyrans de tous lus temps.D'ailleurs, nos lecteurs pourront juger eux-mêmes, car voici textuellement les principaux articles d\u2019une loi toute récente, promulguée dans le Journal officiel (Dario Oficial), le Mexico, le 31 août dernier.Loi de nationalisation des biens Article premier \u2014Sont biens, de la propriété de la nation, représentée par le gouvernement fédéral: 1.Les temples qui sont destinés au culte public, ceux qui, depuis le ler mai 1917, auraient été employés quelque temps a cet usage, et ceux qui, à l\u2019avenir, pourraient être construits dans ce but; .II Les évéchés, presbytères et séminaires; les usiles ou collèges des assouu- tions, corporations ou institutions religi:uses; les couvents et tous autres bâtiments qui auront été construits ou destinés à l\u2019administration, à la propagande ou à l\u2019enseignement d\u2019un culte religieux; IT.Les biens-fonds et leurs hyopthè- ques appartenant à des ussociatians, corporations ou \u2018institutions religieuses, ou administrées par elles, directement ou au moyen de personnes interposées.Article 2, Pay temples il faut entendre les édifices ouverts au culte public avec autorisation du ministère de l\u2019Intérieur.On considère en outre comme temples, par présomption: 1.Les édifices qui, par Jeur forme ou par n'importe quelle autre donnée objective, montrent qu'ils\u2019 furent construits ou qu\u2019ils ont été destinés à la célébration des actes du culte public; 11.N'importe quels autres bâtiments où auraient lieu habituellement, au su du propriétaire, des actes du culte public.\u2018Article 3.\u2014 On considérera qu'une propriété a été destinée A administration, propagande où enseignement «d\u2019un culte religieux, quand, au su du propriétaire; 1.On y accomplit habituellement cus actes qui impliquent la propagande publique d'une croyance religieuse; II.On y établit des bureaux de personnes qui jouissent d\u2019une autorité sur les fidèles d\u2019une religion ou d\u2019une secte, ou remplissent dès fonctions s\u2019y rapportant: : TI.Qn y installe une école on un centre d'enseignement sous n\u2019importe quelle déne mination, avec des tendances ou des orien- thtions religieuses; A IV.On affecte à des fins ou À des buts religieux les fruits ou les produits du Lien nt il s\u2019agit; .V.En général, même si aucun des faits ci-dessus indiqués ne se prodaisait, quan: ,on peut conclure que le bien sert à \u201cne semblable destination par des données qui le \u2018font croire directement ou par des cir- * constances qui le font présumer avec fom- dement.aes Crm tn a nt tr rt cn Lo LES TYRANS DU MEXIQUE Article 4.\u2014 Aux cas dont il est question dans l\u2019article.précédent, la nationalisation aura son effet même s\u2019il doit en résulter que des personnes morales ou des insiitu- tions de n'importe quel caractère en soieni affectées.Article 5.\u2014 On présumera, sans qu'il y ait lieu à aucune preuve contraire, cue le propriétaire d\u2019un immeuble : eu connaissance de la destination dont il s\u2019agit zux articles précédents, par le seul fait que I'immeuble a été utilisé pendant plus de six mois dans une des formes indiquées duns les mémes articles.Article 66 \u2014 On considère comme par-; sonnes interposées des associations, corp i rations ou institutions religieuses: L Ceux qui, avec un titre simulé, pos-| Sement réglée.Le juriste mexicain séderaient ou udministreraient des immeu-| Édouardo Pallares, qui n\u2019a rien de bles, au nom ou pour le bénéfice de «es associations, corporations ou institutions: IT.Les personnes morales qui auraient été constituées dans le but 'ndiqué au pa-l , ragraphe précédent, même =i leur acte| biens est d\u2019une telle nature qu\u2019elle constitutif ne l\u2019indiquait pas, et celles qui tue la liberté de conscience que tou- = postérieurement i leur constitution, tece-' vraient des biens dans ce but.Le fait qu\u2019une personne morale se mou- tre ou ait été reconnue comme associaiinn de bienfaisance, ne fera pas obstacle à la déclaration qu\u2019elle est personne interpusée d'une association, corporation ou institution religieuse.Article 7.\u2014 Pour les effets de cette loi, seront considérés comme immeubles les participations à n\u2019importe quel titre à des «u- ciétés ou à des associations propriétaires ou possédantes de biens-fonds.Article 8.\u2014 On présume, sans qu\u2019il y ait lieu à aucune preuve contraire, qu\u2019une Société civile ou mercantile, se présentant comme propriétaire ou possédante de bièns- fonds ou de capitaux imposés sur ces bieis, esl personne interposée d'une association corporation ou institution religisuse: 1.Quand la moitié, au moins, du capital social reviendrait à des prêtres d\u2019une même religion ou secte, ou quand, sans atteindre ce pourcentage, deux ou plus des associés seraient des prêtres; IL.Quand la majorité des associés ov ceux qui représentent la moitié, au miri- mum, du capital social seraient des personnes interposé\u201ds d\u2019une association, corporation ou inslit>tion religieuse; UT.Quand, dans une Société par actions.il y aurait un prêtre duns le Conseil d\u2019administration ou parmi les commissaires.ou au cas où le gérant serait un srêtre.Article 9.\u2014 On présume, suuf preuve ! contraire, qu\u2019une personne juridique est personne interposée d\u2019une association, corporation ou institution religieuse: IT.Quand un prêtre apparnitrait comme propriétaire, possédant ou créancier nypo- thécaire d\u2019un fonds qui, dans le: cinq années antérieures, à la naissance des droits du prêtre, aurait appartenu à un auire prêtre de la même secte ou religian, sauf si Tes deux prêtres avaient une parenté de consanguinité jusqu\u2019au quatrième degré: IT.Si dans une Société par actions qui est propriétaire: de biens-fonds, ou en pes- sède ou les administre, on ne tenait p:ts pendant cinq ans des assemblées d\u2019actionnaires, ou si le Conseil d'administration ne se révaissait pas pendant un an.Article 10.\u2014 Outre les cas prévus Jans les articles prérédents, le ministère des Finances pourra déclarer qu'une personne possédant ou administrant des biens-fonds ou des capitaux imposés sur ces biens est personne interposée d\u2019une association, corporation ou institution religieuse, toutes les fois au\u2019on vérifiera que cette personne a un tel caractère par des faits qui le prouvent directement ou par des circonstances qui le fernient présumer avec fondement.Article 17, \u2014 TI revient à l'Exécutif fédéral.par l'intermédinire dn ministère res Finances et du Crédit public, \u201cde déclarer\u2019 qu\u2019un bien est nationalisé, pour être compris dans un cas quelconque fixé par cette vi, C\u2019est le même ministère qui ordonnera l'exécution des mesures destinées à l\u2019ozeu- pation administrative des dits viens.Article 33.Les dénonciateurs des biens compris dans l\u2019article ler de cette Ici jouiront de la participation fixée daus pation administrative desdits biens.Tels sont les principaux articles de cette loi, qui en comprend 40, dont 5 transitoires.Nous prions nos lecteurs de les relire attentivement ci de nous dire si on pourrait faire mieux.en fait de tyrannie minutieu- ' catholique, écrivait le 6 septembre dernier: \u201cLa loi de nationalisation des tes les nations civilisées ont considé- rée et considèrent comme un élément: de premier ordre dans la vie politique des peuples.Sous le prétexte de réglementer la nationalisation des biens des institutions religieuses, cette loi porte un coup mortel à da religion, car elle empêche, avec une invraisemblable tyrannie, tout enseignement et tout prapagande des doctrines et des croyances r'eligieuses.La simple propagande, l\u2019enseignement et l\u2019éducation religieux sont considérés comme des actes illicites, et tous les bâtiments où de telles activités s\u2019exerceraient, deviennent par le fait même propriété de la nation.Toutes les prescriptions de cette loi respirent une haine féroce contre la religion et contre les prétres et les ministres des différents cultes existant dans le pays.Nous n\u2019arrivons pas à nous expliquer la cause de cette haine.Quand l\u2019Eglise était puissante, riche.influente et capable de diriger les consciences, on pouvait comprendre que l'Etat laïque vit en elle un rival! redoutable et l\u2019attaquât avec animosité comme le firent Juarez et ses par- tisars.Mais par les temps qui couvent, les choses ont complétement changé et personne qui juge avec sérénité ne pourra soutenir que l\u2019Eglise constitue actuellement un danger pour la cause du progrès ou pour la fameuse émancipation du prolétariat\u2026 Après avoir lu cette loi, on se demande : Vivons-nous réellement dans un.pays d'institutions juridiques ?Le droit de propriété et la simple possession, se trouvent-ils protégés par les lois et les autorités ?Estce que la liberté religieuse existe ?Le pire est que nous nous habituons peu à peu à toutes sortes d'attentats juridiques et qu\u2019on ne s\u2019étonne plus des choses les plus absurdes.Tout lc monde s\u2019incline, en remerciant même qu\u2019on lui laisse la vie sauve.\u201d On peut comprendre aisément qu\u2019avec de pareilles trouvailles législatives.le gouvernement mexicain puisse à chaque instant répéter \u2018qu\u2019il ne fait qu\u2019accomplir les lois\u201d.Si par La CROIX, Montréal, 30 novembre 1935 voleurs venaient à faire les lois, il est à prévoir que le vol et l\u2019assassinat ne seraient plus un crime.En atcomplis- sant leurs besogmes, les criminels ne feraient aussi \u201cqu\u2019accomplir les lois\u2019.Contrastant avec le ton de violence haineuse dont cette loi est empreinte, l\u2019épiscopat mexicain vient d'en demander l\u2019abrogation ainsi que la réforme des autres lois perséeu- trices, dans un mémoire plein de modération et de bienveillance adressé au président Cardenas, le 29.septembre dernier.Tous les évêques mexicains ont signé ce mémoire; ceux qui se trouvent au Mexique l\u2019ont fait, pour la plupart, personnellement ; ceux qui sont exilés à l\u2019étranger, par procuration.Nous voulons en, traduire un extrait qui montre clairement quelle a été et quelle est à l\u2019heure actuelle la noble attitude de l\u2019Eglise mexicaine en face de ses persécuteurs \u201cLe peuple mexicain est, dans sa majorité, catholique et croyant.II n'existe aucun droit pour persécuter la religion de ses ancétres et le priver d\u2019une prérogative aussi essentielle que celle de la liberté religieuse.Le progrès de la nation mexicaine n\u2019a pas été jusqu\u2019ici effectif et rapide, comme il aurait dû l\u2019être, parce qu\u2019on n\u2019a pas \u2018permis l\u2019unification, de tous les Mexicains dans un large esprit de fraternité et d\u2019entr\u2019aide.Ceci a été dû principalement à des institutions oppressives, à des lois qui foit naître des haines séculaîres et des dt visions intestines.II est grand temps maintenant que nous tous, Mexicains, nous contribuions à rendre grande notre patrie, par la tolérance et par us, esprit de positive coopération.L'Eglise catholique au Mexique se trouve dans les meilleures dispositions pour collaborer à l\u2019oeuvre du vrai progrès national, mais il est indispensable qu\u2019elle jouisse de tous les droits que les nations civilisées lui reconnaissent pour développer ses activités spirituelles dans une juste et stricte légalité.\u201d \u2018Trouve-t-on là des traits de cette \u201crébellion\u201d ou de cette \u201cintolérance\u201d dent la mensongère propagande In gouvernement accuse l'Eglise au Mexique?Mais il est aisé de prévoir, malgré tout, la destination que les dictateurs mexicains donneront à ce document épiscopal.Ce sera comme toujours la corbeille à papier.Néanmoins, il y a là maintenant une belle occasion pour toutes les organisations de catholiques qui voudraient donner une preuve de solidarité à leurs frères dars la foi perséecutés au Mexique : renforcer au moyen, de câblogrammes ou de lettres adressés au président Lazaro Cardenas, les justes demandes contenues dens le mémoire de Vépiscopat mexicain du 29 septembre dernier.Les tvrans mexicains ap- prerdront ainsi, au moins, que les catholiques du monde entier se préoccupent du sort de leurs victimes Hasard, vn jour.les assassins et les La Croix, Paris.S.Bravo de la Torre. Le Feuilleton de la \u201cCroix\u201d a Y 5, À POUR LA PATRIE Roman du XXe siècle par J.-P.TARDIVEL Directeur et fondateur de la \u201cVérité\u201d, Québec.l'euilleton 5 30 novembre 1935 (Suite) CHAPITRE XIII.Calumnia conturbat sapien- tem, et perdet robur cordis illius.La calomnie trouble sage, et elle abattra fermeté de son coeur.(ECCLIL VIL 8.) Redoutable puissance de la calommie! Les ruines de l\u2019univers, dit le poète latin, écraseraient le juste sans l\u2019effrayer.Mais un mot nerfide, un simple geste, même le silence peut, en flétrissant la réputation d\u2019un homme, remplir son, âme d'indicibles angoisses.Deux jours après le monologue du maître, la Libre-Pensée publia ces lignes: \u201cNos lecteurs le savent, nous n\u2019avons aucune sympathie politique pour le gouvernement et sun, chef, sir Henry Marwood.Mais celui-ci, au moins, est un gentilhomme qui a droit au respect.Nous combattons ses projets, mais c\u2019est par conviction.Nous connaissons quelqu\u2019un, qui les combat uniquement par débit.M.Lamirande, le grand clérical, veut-il bien nous donner quelques renseignements, très précis, qu\u2019il possède à ce sujet?S\u2019il ne veut pas, nous serons obligés de les donner nous-mêmes\u201d.Lamirande dédaigna cette vague insinuation.11 ne pouvait même pas comprendre à quoi le jour- mal sectaire faisait allusion, tant ses motifs le la étaient purs.Leverdier eut Un soupçon de ce qui allait venir.\u2014 Ils vont t\u2019accuser, mon pauvre ami, dit-il, d\u2019avoir voulu te vendre à sir Henry\u2014 Mais ce n\u2019est pas possible! Du reste, si pea franc qu\u2019il soit dans ses manoeuvres politiques, sir Henry, qui est un gentilhomme, nierait pareille accusation si elle venait à se formuler contre moi en, termes précis.: ; \u2014 Ces gens-là peuvent faire n\u2019importe quoi pour te ruiner \u2014 Je te crois un peu pessimiste, Leverdier ne l\u2019était pourtant pas.Deux ou trois jours plus tard, la Libre-Pensée porta formellement son accusation.Il affirma, avec un grand luxe de détails, en indiquant le jour, l\u2019heure et l\u2019endroit où la conversation avait eu lieu, que Lamirande, pendant une réception chez sir Henry, avait dit aw premier ministre qu'il donnerait son appui au projet ministériel, mais qu\u2019en retour il voulait avoir la promesse d\u2019une position de consul à Paris ou à Washington.Le tout était appuyé par la déclaration solennelle, dûment attestée devant un juge de paix, d\u2019un domestique de sir Henry, nommé Duthier.La conversation avait eu lieu près d\u2019une fenêtre où Duthier s\u2019était retiré pour se reposer un instant, Caché par les rideaux La CROIX, Montréal, 30 novembre 1935 Pour la Patrie Tous droits de reproduction réservés il avait tout entendu sans être vu.Il avait d\u2019abord gardé le silence, mais voyant la guerre injuste | que M.Lamirande faisait à son bien aimé maître, | il avait cru que c'était un véritable devoir pour lui de parler.Ce Duthier était un inconnu, arrivé depuis peu de temps au pays, on ne savait trop d\u2019où.Tout d\u2019abord, bien peu de personnes ajoutèrent foi à ce récit, absolument invraisemblable, vu le caractère et l'état de fortune de Lamirande.Celui-ci, naturellement, opposa une dénégation formelle al cette atroce accusation, et invita privément sir Henry à mettre fin à la calomnie, Au moment ou il s'attendait à recevoir un mot de réponse, quelle ne fut sa stupéfaction de lire, dans un journal d'Ottawa, le compte rendu suivant d\u2019un interview qu\u2019un, reporter avait eu avec le premier ministre: \u201cM, Lamirande ayant nié l'accusation portée contre lui par le nommé Duthier, domestique chez sir Henry, nous avons envoyé un représentant du Sun auprès du premier ministre pour savoir exuc- tement à quoi nous en tenir à ce sujet.Voici la conversation qui a eu lieu: \u2014 Q.Vous avez sans doute lu, sir Henry, l'accusation portée par ur, de vos domestiques contre M.Lamirande et la dénégation formelle de celui-\u2018 ci.Dans l\u2019intérêt de la vérité je viens vous prier de vouloir bien dire au public ce qu\u2019il en est.\u2014 R.Je regrette infiniment cet incident.M.Lamirande est un jeune homme d\u2019un grand talent qui a bien tort de me faire la guerre, mais que j'admire beaucoup, tout de même.\u2014 Q.Vous a-t-il tenu le langage que Duthier lui prête ?\u2014R.Ah! ces domestiques! Duthier a eu bien tort de faire cette déclaration.Je regrette beaucoup cet incident.Aussi ai-je renvoyé immédiatement cet homme de mon service.Quand ua domestique entend par hasard quelque chose, | c\u2019est son devoir de se taire.Des indiscrétions comme celle que vient de faire ce malheureux Duthier sont intolérables! \u2014 Q.Dois-je conclure que Duthier n\u2019est coupable que d\u2019une indiscrétion ?\u2014 R.Vous devenez indiscret vous-même! \u2014Q.11 y a donc eu conversation entre vous et: !M.Lamiranle au sujet de la position de consul à Paris ou à Washington ?\u2014R.M.Lamirande lui-même ne nie pas qu\u2019une telle conversation ait eu lieu.\u2014Q.Vous ne voulez pas me dire quelle était la nature de cette conversation ?\u2014 R.Pensez-vous, par hasard, que je vais commettre des indiscrétions comme un domestique ?Je vous le repète, je déplore profondément cet in\u2018 cident, et ma ferme détermination c\u2019est de ne pas l\u2019aggraver en m\u2019y mêlant d\u2019aucune façon.Vous pouvez clore votre interview, car, avec toute votre habileté, vous ne réussirez pas à me faire révéler ce qui a pu se passer entre M.Lamirande et moi dans une conversation tout à fait confidentielle.C\u2019est inutile d\u2019insister davantage.\u201cLà-dessus notre représentant prit congé de sir Henry\u201d.La perfidie de ces paroles atterra Lamirande.H comprit qu\u2019il y avait conspiration contre lvi entre le premier ministre et le domestique, et que ce serait inutile d\u2019insister auprès de sir Henry pour obtenir justice.Il raconta dans !a Nouvelie- France exactement ce qui s\u2019était passé entre sir Henry et lui.Il appuya son dire d\u2019une déclaration de Leverdier et de Vaughan qui affirmaient me! AN NW Roman Canadien =, [orem 3 Jules-P.Tardivel c'était bien là ce que Lamirande leur avait confié aussitôt après l\u2019entrevue.Sir Henry se fit interviewer de nouveau et nia perfidement, mais sans rien préciser.Dans la province de Québec l\u2019opinion se partagea.Tous les hommes sincéres, surtout ceux qui connaissaient personnellement Lamirande, furent convaincus que le jeune député était la victimé d\u2019une affreuse calomnie, et ils n\u2019en conçurent pour lui que plus d'affection, d\u2019estime et de sympathie.Cependant, tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, voulaient se remettre à la remorque des ministres, profitèrent de ce prétexte pour se déclarer ouvertement contre le chef du mouvement séparatiste.Pas un sur cent, toutefois, ne crovait réellement à l\u2019accusation; mais il n\u2019y a rien de plus intransigeant, de plus farouche que l'homme qui, par intérêt, fait semblant de croire à une calomnie.Aussi l\u2019ardeur de ceux qui prétendaient ajouter foi à l\u2019histoire de Duthier et aux habiles réticences de sir Henry fut-elle extraordinaire.Elle atteignit non seulement Lamirande lui-même, mais les principes qu\u2019il défendait.C\u2019était une vraie déroute pour la cause nationale.Les ministres virent que c'était le moment psychologique.Ils firent lancer les \u2018brefs\u2019 et fixèrent les élections à une date aussi rapprochée : que possible, dans les derniers jours de janvier 1946.CHAPITRE XIV.Omnia excelsa tua et fluctus tui super me tran- sierunt.Toutes vos eaux élevées comme des montagnes, et tous vos flots ont passé sur moi.(Ps.XLI.8.) Atrocement calomnié, accusé de vénalité, lui qui était le désintéressement même; roupçonné de ne combattre le gouvernement que par dépit, lui qui ne connaissait que des sentiments nobles, qui repoussait la politique ministérielle pour obéir aux inspirations du plus sublime patriotisme, Lamirende était accablé, submergé par un dégoût immense.Avec la grâce de Dieu, obtenue par Ja prière et la communion fréquente, il put éloigner de son âme la haine, le désir de vengeance, toute passion mauvaise; mais i) ne put échapper à une indicible tristesse qui l\u2019enveloppait et le pénétrait comme un épais et froid nuage.Pour comble de malheur, sa douce Marguerite tomba gravement malade, en proie à la fièvre mystérieuse qui, depuis plusieurs années, avait fait son, apparition sur divers points du globe.La docte faculté avait réussi à lui donner un nom savant tiré du grec, et à décrire très minutieusement la forme et les moeurs du microbe qui en était I'incontestable auteur.Mais le moyen de détruire cette petite vie qui donnait la mort, elle ne l\u2019avait pas encore trouvé.Comme ses confrères, dont il consulta plusieurs, Lamirande était réduit à l\u2019impuissance en face de cet infiniment petit.On ne pouvait même pas s\u2019imaginer où madame Lamirande avait contracté cette maladie dont il n\u2019existait pas, en ce moment, un sel autre cas dans tout le Canada.Retenu presque jour et nuit auprès de sa femme qui empirait toujours, Lamirande ne pit prendre qu\u2019une part fort restreinte à la lutte suprême.Leverdier se multipliait.Il avait posé sa candidature dans un comté voisin de Québec.Puis, parcourant les campagnes de tout le district, il essayait de ranimer l\u2019ardeur des patriotes.Il brochait des articles pour son journal au beau milieu Page 11 des comités électoraux, tandis que cinquante per- que possible.Un certain, nombre de gens sensés sômnes parlaient à tue-tête autour de lui et Pin | terrompaient à chaque instant.Il écrivait \u2018une Phrase, puis il fallait répondre à une question; au milieu d\u2019une période, il était obligé de s'arrêter | Pour régler une.dispute, ou donner une direction.Pendant ce temps, Lamirande était condamné à une inactivité relative qui le torturait.Malgré ; l\u2019angoisse qui lui tenaillait le coeur à la vue de: sa bien aimée Marguerite qui s\u2019en allait vers la, tombe, il ne se laissa ni absorber ni dominer par la douleur.Le patriotisme VYemporta chez 1lui- même sur l\u2019amour conjugal.T1 ne pouvait pas se\" résoudre à quitter sa femme pour longtemps: mais il dirigeait 'les travaux du comité central, aidait à la rédaction de la Nouvelle-France et allait parler aux assemblées convoquées à Québzc et dans les environs.Quant à sa propre élection, il n'avait guère besoin de s\u2019en occuper; car ses commettants, qui le connaissaient dopuis des| années et qui l\u2019aimaient, lui étaient restés fidèles.C'était là sa seule consolation au milieu des épreuves, des déboires, des inquiétudes poignantes dont il était accablé.CHAPITRE XV.Qui se existemat videat ne cadat.Que celui qui croit Être ferme, prenne garde de ne pas tomber.(I COR.X.12.) Saint-Simon se présentait dans le comté de Québec, entre le candidat du gouvernement et celui de Lamirande, comme séparatiste, bien plus séparatiste que Lamirande et ses amis qu\u2019il aceu- sait de trahir la cause nationale.Un jour, il convoqua une assemblée des électeurs de la Jeune-Lorette et mit Lamirande au défit de l\u2019y rencontrer.Celui-ci accepte le défi, bien que de telles rencontres, où la discussion est rarement digne, lui répugnent souverainement.Mais refuser de faire face à son accusateur, c\u2019est compromettre les chances, déjà faibles, de son candidat.Depuis quelques jours le temps avait été superbe.Le soleil brillait dans un ciel d'azur.Pas un souffle de vent, et le thermomètre seul disait qu\u2019il y avait vingt degrés au-dessous de zéro Fahrenhe:t.Le matin de la réunion, un changement s\u2019était opéré dans l\u2019atmosphère.Le mercure était monté de dix degrés, mais le froid paraissait bien plus intense.L\u2019humidité pénétrait jus qu'aux os.Le soleil s'était levé rouge dans un ciel blafard.Au sud-ouest un banc de nuages gris se montrait; tandis que du côté opposé, du redoutable nord-est, le vent s\u2019était élevé, très faible d'abord, à peine perceptible, mais augmentant Sans cesse à mesure que les nuages s\u2019étendaient -t.| s'épaississaient.Bientôt la neige commence à tomber, fine, drue, pénétrante.C\u2019est un crescendv formidable: vent, neige, poudrerie prennent à chaque instant une nouvelle fureur.Les arbres, dont les branches sont roidies par la gelée, font entendre de sinistres craquements et se tordent sous les puissantes rafales.Malgré la tempête, l\u2019assemblée eut lieu.Du reste, l\u2019avant-midi les chemins étaient encore passables, et pour se rendre de Québec à Lorette, on allait le vent arrière.Lamirande, absorbé par svs inquiétudes, ne fit pas attention aux mugissements dont l\u2019air était rempli.- La réunion fut ce qu\u2019elle devait être: désagréa- \u2018ble, détestable.Saint-Simon porta contre Lamirande toutes les accusations qui traînaient dans les journaux depuis quelque temps.C\u2019était un bitieux, disait-il, qui aurait voulu s'assurer une position brillante et qui, ne l'avant pu' obtenir, combattait le gouvernement par dépit.Sur ce thème, le misérable esclave de Montarval brodat pendant trois quarts d'heure.Lamirande lui ré- stare et raisonnables lui étaient sympathiques; mais du Sein de l'assemblée beaucoup de voix s\u2019élevaient pour l\u2019insulter.Jamais Lamirande n\u2019avait éprouvé écoeurement aussi profond qu\u2019à la fin de cette réunion; jamais il n\u2019avait senti dans son coeur un sentiment aussi voisin de la haine.; L'assemblée finie, il fallait songer au retour.Ce fut alors que Lamirande remarqua, pour Ja première fois, la violence de la tempête qui avait pris des proportions extraordinaires.Le froid n\u2019était pas tombé, et pour retourner a Québec, il fallait faire face au terrible nord-est qui asphyxiait, à la neige qui cinglait.Pour Larairande, il n\u2019y avait pas à hésiter.Absent depuis le \u2018matin, la pensée de sa femme mourante le toriu- rait et l'aurait fait affronter un danger plus irn- minent encore.Il avait, du reste, un cheval vigoureux et un cocher prudent et sobre.Dans ces conditions, le retour à Québec était un voyage très pénible, mais ce n\u2019était pas une entreprise folle.Ce fut, caopendant, avec le pressentiment d\u2019un malheur que les gens de Lorette virent Saint- Simon partir quelques minutes avant Lamirande.Son cheval, tout en jambes, était peu propre à lutter contre le vent, et l\u2019on avait pu remarquer que le cocher du journaliste et le journaliste lui- même eurent recours assez copieusement à l\u2019eau de vie sous prétexte de se prémunir contre le froid.La trmpête augmentait toujours.La poudrerie était devenue vraiment terrifiante.On ne poti- vait pas voir à dix pas en avant ou en arrière de soi.À chaque côté du chemin, dans les champs.rien qu\u2019un vaste tourbillon blanc, confus, fuyant avec une rapidité vertigineuse.Le cocher de Lamirande, pour se garer de la neige, s'était tourné à gauche.Tout d\u2019un coup, il se fait une courte accalmie.Mais pendant cet instant, Lamirande a entrevu, à droite, dans le champ, un spectacle Jui fige le sang dans ses veines: un attelage à moitié enseveli dans un banc de neige.T! reconnaît le cheval de Saint-Simon, et, comme un éclair, la situation e présente à son esprit: le malheur:ux journs- liste et sor, cozher se sont égarés; et déjà, sans doute, engourdis par le froid, ils sont condamnés une mort certaine si on ne vient promptement leur secours.La cocher de Lamirande, gauche, n'a rien vu.Alors des pensées horribles traversent le cerveau de Lamirande, le brûlant comme des traits de feu.Il voit, dans un tableau, instantanément, tout le mal que cet homme néfaste a fait à la cause nationale, toutes ses noires calomnics, loutes ses abominables accusations, toutes ses criantes injustices.Il voit tout cela, et il se dit: c'est la justice de Dieu qui le frappe; laissons faire la justice de Dieu! Oui! cette horreur était entrée dans la pensée de Lamirande et elle était tout près de pénétrer dans la partie supérieure de son âme.Il allait succomber à la tentation, il allait commettre un crime que seu] l\u2019oeil de Dieu pouvait voir.lorsque, dans deux ou trois jours, la tempête finie, on aurait retrouvé les cadavres de Saint-Simon et de son compagnon, qui aurait pu soupçonner seulement que dans une trouée de la poudrerie Lamirande avait vu le commencement de cette tragédie et l\u2019avait laissée s\u2019accomplir ?Il fut donc penché sur le bord de l\u2019abîme que nous côtoyans cans cesse et où tous nous tomberions à chaque instant si la grâce divine ne nous retenait: l\u2019abîme du péché.Avec un cri d\u2019effroi et d\u2019horreur à la pensée de l\u2019épouvantable chute qu'il allait faire, il se res- D = nes toujours toumé -.= pondit avec autant, de dignité et de.sang-froid saisit.La lutte, eñ réalité, ñ\u2019avait duré qu\u2019un - La CROIX, Montréal, 30 novembre 1936 instant, le temps de faire quelques pas.Il arréta son cocher et lui fit part de ce qu'il venait de voir.Heureusement, une maison était proche.lis obtiennent du secours ; puis, avec précaution, pour ne pas s\u2019égarer à leur tour, ils se dirigent vers l\u2019endroit où Lamirande a entrevu les victimes de la tempête.Ils les trouvent enfin.Les inalheureux ayant perdu leur robe de traîneau, n'ont rien pour se mettre à l\u2019abri du froid.Complètement désorientés, épuisés par leurs efforts désespérés pour dégager leur cheval et pour se faire entendre, ils sont déjà à moitié plongés dans le fatal sommeil, avant-coureur de la mort.Avec grand\u2019peine on peut les ramener à la maison.Lamirande leur donne les premiers soins que réclame leur état, puis continue sa route, remerciant Dieu.de l\u2019avoir préservé de l\u2019abîme.CHAPITRE XVI.Quoniam melior est mise- ricordia tua super vitas.Car votre miséricorde est préférable à toutes les vies.(Ps.LXIL 4.) Les élections sont terminées.C'est un vrai d:3- sastre pour la cause nationale.Les ministres triomphent sur toute la ligne, particulièrement dans la province de Québec.Houghton est plus heureux dans la province d\u2019Ontario.Son groupe revient plus nombreux qu\u2019avant la dissolution.C\u2019est le Canada français qui, trompé, dévoyé, donne aw gouvernement la plus forte majorité, à ce gouvernement qui médite la ruine de l\u2019Eglise et de la nationalité française! Lamirande est élu avec Leverdier et un petit nombre d'adhérents ; mais la masse de la députation française se con:- pose de partisans du cabinet.Saint-Simen, est parmi les vainqueurs, grâce à l\u2019or de Montarval qui, en secret, a soutenu cette candidature en apparence ultra-séparatiste.Lamirande voit s\u2019écrouler en méme temps ses espérances de patriote et son, bonheur domestique.Sa femme se meurt: la cruelle maladie a fait son oeuvre.Douce, résignée, elle s\u2019en va zomme elle a vécu, en parfaite chrétienne ; ce qui ne veut pas dire en indifférente.Jeune encore, elle tient naturellement à la vie.Elle lutte contre la mort qui \u201cavance.Aimée et aimante, l\u2019idée de la séparaticn d\u2019avec son mari et son enfant l\u2019épouvante.Mais elle répète avec le Sauveur au jardin des Oliviers: \u201cMon Dieu, si vous ne voulez.pas que ce calice s'éloigne de moi, que Votre volonté soit faite et non la mienne!\u201d Pour Lamirande, il peut pas acceptor la coupe d\u2019amertume.Il quitte la chambre de sa femme et s\u2019en va dans une pièce voisine se jeter à genoux devant une statue de son saint Patron, et là, il répand son âme dans une prière suprême, dans une supplication déchirante: \u201cGrand saint Joseph, répète-t-il sans cesse, vous pouvez m\u2019obtenir de Celui dont vous avez été le père nourricier la vie de ma femme.Obtenez-moi cette grace, je vous en, conjure.Diew a permis la destruction d= mes réves politiques, des projets de grandeur que j'avais formés pour ma patrie.Mais il ne voudra pas m\u2019accabler tout a fait! Saint-Joseph, sauvez ma femme!\u201d 11 priait ainsi depuis une demi-heure les yeux fixés sur la statue.Tout à coup, il s'estime en proie & une hallucination.La douleur, se dit-il, me trouble le cerveau.Car voilà que la statue s'anime.Ce n\u2019est plus un marbre blanc =t froid qui est là devart lui, c\u2019est un homme bien vivant.Le lis qu\u2019il tient à la main est une vraie fleur.Et saint Joseph parle: \u2014 Joseph, si vous insistez sur la grâce temporelle que vous demandez, elle vous sera certain- ment accordée.Votre femme vivra.Si, au contraire, vous laissez tout à la volonté de Dieu, le sacrifice que vous ferez de votre bonheur do- mestiqüe sera récompensé par le triomphe de \u201cso ri] La: CROIX, -Montréal,.30 novembre 1935 votre patrie.Vous serez exaucé selon.votre prière.Et afin que vous sachiez \u2018que-ceci n\u2019est pas une illusion de vos sens, voici!\u201d Et saint Joseph, détachant une feuille da sa fleur se lis, la met dans la main tremblante de Lamirande.Puis le marbre reprend la.place de l\u2019homme vivant, le lis redevient pierre, comme auparavant, mais il y manque une feuille., Tout bouleversé, Lamirande se precipite daus la chambre de sa femme.\u2014 Qui te parlait tout à l'heure?lui demande Marguerite.C'était une voix.étrange, une voix .céleste\u2026 Qu'as-tu donc, mon mari?: Lamirande, se jetant à genoux à prenant sa femme doucement dans raconte tout ce qui s\u2019est -passé\u2014 Ce n\u2019était pas un rêve, dit-il, voici la feuille de lis que saint Joseph m\u2019a donnée, +,.\u2014 Marguerite! continue-t-il, tu vivras.Car tu: veux vivre, n\u2019est-ce pas?y\u2014 Je voudrais vivre, Joseph, car.Dieu seul sait ses bras, lui combien j'ai été heureuse avec toi; mais si c\u2019est | la volonté du ciel que je meure., \u2014Ce n\u2019est pas la volonté de Dieu que tu meu- \u2018res, puisqu\u2019Il a fait un miracle pour me dire que tü vivras.\u2014 Mais si je vis, la patrie mourra! \u2014 Saint Joseph n\u2019a pas dit cela.\u2014 Il me t'a promis le triomphe de la patrie qu'à condition que tu fasses le sacrifice de ton bonheur\u2026 \u2014Je ne pourrai jamais meures, ma femme, ma vie! ' \u2014 Mais ne pourrais-tu pas demander que la vo- \u2018lonté de Dieu se fasse ?' Lamirande garde le silence.Marguerite rassemblant, pour un suprême effort; les \u2018derniers restes de sa vitalité, poursuit : -\u2014 Oui, mon mari; \u2018faisons ce sacrifice pour l'amour de \u2018la patrie.\u2018Tu as travaillé longtemps pour elle, mais tous tes efforts, tous les efforts -de tes amis ont-été vains.Et voici qu\u2019au moment Où tout paraît perdu, Dieu te promet de tout sau- ;Ver si nous voulons tous deux lui offrir le sacrifice de quelques années de bonheur.C\u2019est un dur \u201csacrifice, mais faisons-le généreusement.11 re s\u2019agit pas seulement de la prospérité et de la grandeur matérielle du pays, mais aussi du salut -des âmes pendant des siècles peut-être.Car si les .sociétés secrètes triomphent, c\u2019est la ruine de la religion.C\u2019est cette pensée qui t\u2019a soutenu daus les pénibles luties de ces dernières semaines.C\u2019est cette pensée qui me soutient maintenant.Pense done, quel bien en retour de quelques années d\u2019une pauvre vie! Ce n\u2019est pas souvent Que, par sa mort, une femme peut sauver la patrie\u2026 : Marguerite dut lutter encore avec son mari, car .la mort paraissait plus redoutable à lui qui devait rester qu\u2019à elle qui s\u2019en allait.Perdre sa femme! Voir sa bien-aimée devenir \u2018\u201cce je ne sais quoi \u2018qui n\u2019a de nom dans aucune langue;\u201d la conduire au tombeau ; la confier aux vers et à la corruption, lorsqu\u2019i! pouvait la garder encore longtemps auprès de lui, c\u2019était affreux.Cette pensée lui canu- sait une agonie mortelle.Enfin, la grâce divine et les prières .le Margne- \u2018rite l\u2019emportèrent sur les répugmances de la na- \u201cture humaine.Avec sa femme il fit sincèrement + cette prière: \u201cSeigrieur J ésus ! qu il soit fait selon Votre volonté et non selon la nôtre .Ou plutôt faites que notre vôlonté soit conforime à Ala \u2018vôtre.\u201d demander que tu * La cruelle .maladie suit son cours.SE EN Le lendemain, .sur-le soir, Lamirande, voyant «que Ja fin approchait, fit venir le Père Grandmont-\u2018Leverdier et:sa soeur Hélène :étaient auprès de la côté du lit, et|- derniers.sacrements en pleine connaissance et avec une ferveur angélique.Elle fit ses adieux, simples et touchants, à son mari et à sa fille, à sa soeur et à son frère adoptifs, au Père Grandmont.Elle baissa ensuite rapidement et sembla ne plas rien voir ni entendre.Lamirande croyait qu\u2019elle ne sortirait de Ce coma que pour se réveiller dans Jéternité, Tout à coup elle fit signe à son mari qu\u2019elle voulait lui parler.ll se pencha tendrement sur elle.Tout bas, elle lui dit:\u2014 \u2018Hélène t'a toujours aimé.Sans moublier, rends-la hewreuse.Adieu! Au ciel!\u201d Puis recommandant son âme à Dieu, elle rendit doucement le dernier soupir.i Oette .nuit-là;;Hélène priæiet:pleura longtemps \u2018auprès du corps de Marguerite.Des pensées tumultueuses \u2018envahirent son âme et l\u2019effrayèrent.Des désirs qu\u2019elle avait su re- \u201cpousser, qu\u2019ellé croyait a jamais éteints, se réveillèrent soudain en-elle et la troublèrent.Elle aurait désiré n\u2019éprouver que de la douleur, et un autre sentiment, qu\u2019elle n\u2019osait nommer, se mê- ; lait à son chagrin, l\u2019absorbait.Elle pleurait, mais ses larmes, qu\u2019elle \u2018aurait, voulues amères \u2018èt brûlantes, étaient douces.Elle désirait ne demander au ciel que lé repos de l\u2019âÂme de Margnerite et le courage pour Joseph, et c\u2019était pour elle-même qu'elle priait.\u201cSeigneur, disait-elle, \\nus m\u2019avez accordé la grâce de vaincre mon coeur pendant quinze ans, soutenez-moi dans cette heure suprê- sans injustice envers celle que j'aimais comme une, soeur et qui est sans doute auprès de vous.S\u2019il, ce, ô mon Dieu! Et s'il ne doit pas en être ainsi, aidez-moi à souffrir encore et à Vous bérir toujours.\u201d : CHAPITRE XVIL Cogitationes nweae dissipa- tae sunt, torguentes cor meum.f : Toutes mes pensées ayant été renversées, elles ne servent plus qu\u2019à me déchirer le coeur.(JOB.XVII 11.) Aussi longtemps qu\u2019il put -voir les traits de sa femme que la mort avait en quelque sorte divi-| nisés, Lämirande se sentit calme et fort.A l\u2019église, pendant le service, il versa d\u2019abondantes |, larmes, mais le chant sublime de la messe de Requiem éleva son âme au-dessus des amertumies de la terre et l\u2019introduisit dans les joies et le repos \u2018de l\u2019éternité.Ce fut au retour du cimetière, quand il rentra dans sa maison ou il avait connu\u2019 tant de bonheur, vide maintenant, désolée à tout jamais, ce fut en ce moment qu\u2019une tristesse toute humaine\u2019 s\u2019abattit sur lui.Le ciel qu\u2019il avait entrevu, où son âme semblait pénétrer en quelque sorte, à la'sûite de l\u2019âme de Margueriie, se férma sur lui et le repoussa.Il ne voyait plus que cette vallée de larmes, et le chemin qu\u2019il lui restait à parcourir paraissait interminable.Les sceurs du couvent de Beauvoir étaient.venues chercher la- petite Marie, croyant bien faire, \u2018mais \u201celles avaient enlevé de la maison le dernier rayon de lumière qui naguère encore Pillu-, minait si gracieusement.désespoir s\u2019empara : de Lamirande.Il regrettait presque \u2018son \u2018sagrifice: TI] se disait: j'ai été.pré- «somptueux; j'ai, par: -orgueil; voulu faire un acte d\u2019héroïsme-sans y être-appelé; sans avoir la.grace |mécessaire.Seuls \u2018les saints ont.le droit d\u2019entreprendre les choses sublimes; éux -seuls ont Javocation de quitter le terrain des vertus ordinaires pour se livrer aux,.l'enoncements - surhumains.| Bour moi, j'aurais dû.humblement.- choisir la voie.; mouraïte depuis.le matin: Marguerite: recut ies.moins \u2018parfaite imaissplus sûre;quitm\u2019 \u2018étaitrofferte:, Paged3 j'aurais dû, demander.la vie, de ma femme, Puisque Di eu avait, daigné exaucer ma.prière.; Puis.te doute Tenyahissait.\u2018Au lieu d\u2019être un miracle, cette apparition de saint Joseph n'était peut-être qu\u2019un prestige diabolique.Ce ne pouvait être une simple hallucination, puisqu\u2019il avait toujours.la preuve matérielle de la réalité objective de la vision: la feuille de lis qui s s'adaptait parfaitement au lis brisé de la statue.Mais le tentateur avait peut-être voulu lui tendre im piège en lui : proposant un, sacrifice qu\u2019il avails accepté par, orgueil, plutôt que par amour de Diet, afin de pouvoir se dire: voyez comme je suis fort, je -puis renoncer à ce qui m\u2019est le plug cher\u2019 au monde! .Ensuite, un autre.geiire de doute survengit.Ce n \u2018était plus le démon qui l\u2019avait tenté ot trompé Il était bien convaineu que l\u2019appatition était\u2019 celeste; mais qu\u2019 à cause de ses résistances, à éatise de ses répugnances à accepter ie sacrifice, il en me.Je puis penser à lui maintenant sans crime, P\u201d ofond abattement.est \u2018possible que je sois enfin heureuse après | à tant d\u2019années de souffrance, faites-moi cette grâ- | oulant s\u2019épargner cette nouvelle souffrance, il avait: perdu le mérite; que _ la mort de sa femme serait .inutile pour le.pays Humgineinert, tout était .perdu.| Dieu aurait sans doute fait un, miracle.pour, \u2018tout sauver puisqu'il l\u2019avait promis, mais c'était a la condition \u2018que l\u2019épreuve fût couragensement acceptée.Fai mal accueilli cette épreuve, se disait Lamirande, j'ai mal fait mon sacrifice.Dieu est donc dégagé de sa promesse.Ma femme est morte et mon pays va mourir! Toutes ces pensées amères le jettent dans un Il ne peut se résoudre à ouvrir son coeur.a Leverdier, lui parler du nii- \u2018 racle.Il lui semble que son ami le blamera comme il se blame lui-même, doutera comme il\u2019 doute.se tait.Cette dopleur pote sans see sans épar- mon \u2018ami, dit \u201cq effort, pour secower cette.tristesse noire qui es 1 pas, du ciel.Viens avec moi, je.vais \u201cte conduire à Manrèse.Tu y passeras une journé ée ou deux avec le, Père Grandmont\u2014 Tu as raison, dit Lamirande.Allons! Et les deux amis se dirigent vers fe chemin Sainte- Foye ou plus de quinze années.miparavant Lamirande avait, pour la première fois, parlé de Son bonheur à son jeune ami.C\u2019était alors le prin- \u2018temps; les oiseaux chantaient les louanges du Seigneur, la campagne était belle et le -iel souriait.Maintenant, c\u2019est le triste hiver; \u2018plus de verdure, plus de chants; mais des arbres mornes, dépouillés, sous un firmament gris et froid, Leverdier conduit son ami.jusqu\u2019à la maison de.retraite.\u2014 Au revoir, lui dit-il, que saint Ignace te console et te communique son, courage.\u2014 Merci! mon.ami, merci! ) la porte de Lamirande monta à la chambre du Père Grandmont, chambre dont il connaissait bien le chemin.Le vénérable \u2018prêtré Tui ouvrit les bras.Lamirande s\u2019y jeta comme un enfant et raconta au ministre de Jésus-Christ toute ce qui s\u2019était passé ; toutes (ses tentations, toutes ses défaillances.; Ils passèrent ensemble une partie de la muit devant lg, Saint Sacrement, dans la petite chapelle intérieure.de.la; maison, \u2018abîmés dans la médita- | tion sur le néant.del la vie., Malgré les efforts de Leverdier, une sorte de| De, benne heuye, le Père.dit sa messe: Lani-vende la servit.et recut le Pain céleste qui, çhassa de son ame les doutes, comme.le soleil, idissipe des brouillards de la muit\u2026Le calme, ec 13 confianice en, Dieu.étaient.levenus,, mais .-Lamirande, se, défiait toujours.de, lui: meme.20; ut nt .\u2014 Mon, Père, dit-il, je suis.trop.faible.po continuer Tloeuvre que j'ai.entreprise.Vous.,me dites que mon sacrifice, tout mal fait qu\u2019il.a été, Sera; accepté et que Dieu enverra, en yetour, quel- aye-secoûrs inattendu à.la patrie.Je ses crois.Mais Page 14: == mon rôle est maintenant rempli.Je puis me reti- écrasante.Nous présenterons de nouveau le me- rer.quelque part où, ne cherchant à pratiquer.que me projet, avec quelques modifications insigui- des vertus ordinaires, je serai moins expose .'fiantes dans la forme, afin de faire croire aux Somber\u2014 Pas encore, mon enfant, pas encore, dit en souriant doucement \u2018le bon religieux.Votre rôle Test.pas accompli, loin de la.Restez dans la politique, c'est-à-dire à votre poste, et attendez pa- fiemment que Dieu réponde à votre sacrifice comme Il l\u2019a promis et comme Il le fera, très certainement.Ces faiblesses humaines que vous déplorez, en les exagérant peut-être un peu, sont Une grande grâce.Elles vous tiennent dans l\u2019humilité, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu.Songez à saint Paul qui avait été ravi au troisième ciel, et qui nous dit: \u201cDe peur que la grandeur de mes révélations ne me causât l\u2019orgueil, Dieu a permis que je ressentisse dans ma chair un aiguillon, qui est l\u2019ange de Satan, pour me donner des soufflets.\u201d Je vous trouverais bien à plaindre et bien exposé, mon enfant, si vous étiez exempt de.toute faiblesse, si vous ne craigniez de tomber à chaque instant: vous seriez une proie facile au démon de l\u2019orgueil.\u2014 Mais, mon, Pére, non seulement je crains de tomber, je tombe effectivement! \u2014 Et quand méme cela serait! Relevez-vous, voila tout.Si, pour vous rendre chez vous, vous étiez obligé de parcourir un chemin tout rempli de trous et parsemé de cailloux, la crainte, la certitude même de faire quelques chutes, de vous meurtrir les genoux et les mains, celte certitude, dis-je, ne vous détournerait pas d'entreprendre le trajet.Tomber, cela fait mal, cela humilie; mais cela n'empêche pas d'arriver au but, pourvu qu\u2019en se relève \u2014 Mais pour se relever, il faut la grâce.\u2014 Sans doute, et cette grâce est toujour& äccor- dée à qui la demande sincèrement.Si beaucoup restent par terre, c\u2019est qu\u2019ils aiment mieux être couchés que debout.Ils demandent peut-être à \u2018Dieù la grâce de se relever, mais c'est une demande qu\u2019ils ne désirent pas réellement voir exaucée.Aimant la fange, ou Ja poussière, ou le gazon fleuri où ils sont tombés, ils veulent secrètement y rester, plutôt que de continuer leur pé- Nnible voyage.Tout en, demandant à Dieu du bout des lèvres la grâce de se relever, ils seraient désolés si Dieu les relevait de force.Mais Dieu, qui voit dans le secret, ne les relève pas.\u2014Eh bien! mon Père, je testerai à mon poste aussi longtemps que vous \u2018ne me direz pas que ma tâche dans le monde politique est achevée.\u2014 Tras bien ! Er, effect, je vous dirai quand vous pourrez vous en aller.Ce ne sera pas de sitôt, \u2018ie m\u2019imagine, car il reste beaucoup à faire.Peut-être \u2018même Dieu vous demandera-t-il quelque nouveau sacrifice avant que tout soit terminé.\u2014 Avec sa grace je le ferai! CHAPITRE XVIII, Ergo cujus vult miseretur.Il est donc vrai qu\u2019il fait miséricorde à qui il lui plaît.(ROM.IX 18,) Ld rentrée des chambres est fixée an 15 février * 246.Ce 50 là, vers cinq heures du soir, il y avait conciliabule dans les bureaux de rédaction de la Libre-Pensée, ii Montréal.Montarval y était avec le rédacteur en chef du journal, Ducoudray, et quelques autres radicaux bien connus de la nté- tropole.Il est à peine nécessaire de dire que ie collègue de sir Henry, membre du cabinet conservateur, n\u2019était pas entré dans les nuveaux de la feuillée impie par la porte ordinaire, mais par an\u2019 passage secret communiquant avec une bov- tiqüe de perruquier tenue par un affidé de la secte.- \u2014'Eh bien! s\u2019écria Montarval, mous triomphons; nous avons une \u2018majorité ñiînistériëlle l\u2019écraser ; députés de la province de Québec qu'ils ont obteuu quelques concessions.Quant au fond, 1l restera ce qu'il était.J\u2019ai même trouvé le moyen, de l\u2019améliorer quelque peu, chose que je ne croyais pas possible.ll sera voté et dans dix ans tout sera entre nos mains.\u2014 Oui, fait Ducoudray, tout a marché selon tes plans et nos désirs.Dieu sait\u2026 \u2014Encore cette expression ! \u2014 Un simple effet de I\u2019habitude, mon, cher ministre! \u2014 Je sais que ta première éducation a été tout imprégnée de superstitions chrétiennes.Pourvu que cela ne te joue pas quelque mauvais tour ! Qu'est-ce que tu allais dire ?\u2014 J\u2019allais dire que les élections ont dû coûter affreusement cher.J'espère que toi et sir Henry avez arrangé les choses pour que cela ie paraisse pas trop dans les comptes publics.Un scandale financier au commencement du nouveau régime serait fort ennuyeux.\u2014 Que cela ne t'inquiète pas.Je mets Lamirarrle, Houghton et leur poignée de fanatiques au défi de trouver la moindre irrégularité dans la caisse publique.\u2014 À propos de Lamirande, reprend le journa liste, c\u2019est notre ennemi, et il fallait l\u2019abatt:2, mais si nous avicns pu nous exempter d'avoir recours à cette histoire inventée sur son compte.Etait-ce bien nécessaire ?\u2014 II ne fallait négliger aucun moyen.Auratstu ce que les prêtres appellent des remords de conscience, par hasard ?\u2014 Je n\u2019ai pas de remords, parce que ma cctr science a usé toutes ses dents, il y a bien long: temps; \u2018mais les coups comme celui-là, quand ils ne sont pas absolument nécessaires, m\u2019ennuient, m'écoeurent.je ne sais quoi.Et le journaliste se leva et arpenta le bureau.le visage assombri.\u2014 Un cas de spleen bien accentué, fait l\u2019un des assistants, causé par une mauvaise digestion.Une pilule de Docteur Cohen après chaque repas pendant trois jours, voilà ce qu\u2019il te faut.Ducoudray ne répondit rien.Il continuait tou jours à marcher de long en large, troublé et agité.Montarval le regarda pendant quelques instants avec une fixité sinistre.Une lueur d\u2019onfer passe dans ses yeux.Puis il se leva et gagna en silence le couloir secrat.Fa passat par la boutique du perruquier, il glissa quelques mots tout bas à l\u2019oreille de l\u2019affidé.Celui-ci fit un signe d\u2019assentiment, tcut en pâliseant.Les autres visiteurs étant bientôt partis après -Montarval, Ducoudray se trouva seul.Le dernier sorti, il ferma la porte à clé et alla s\u2019affaisser dans un fauteuil.\u2014 Qu'ai-je done ?se dit-il.Est-ce seulement une mauvaise digestion, ou sont-ce réellement des rc- mords?Il me semblait que depuis des annees j'avais étouffé ce que les chrétiens appellent les cris de la conscience.Et ceperdant j'entends parfois une faible voix qui vient\u201dje ne sais d\u2019où et qui me dit: Tu es un misérable! Est-ce la voix de ce qu'on appelle la conscience ?Serait-ce la voix de ma mère?.J'ai rêvé encore d\u2019elle,
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