La Croix., 6 août 1927, samedi 6 août 1927
[" Samedi, 6 Août, 1927 vol, XXV \u2014 \u201cNo-9 ® 0 { - JOSEPH BEGIN, directeur Montréal 222, Notre-Dame\u2019 Est CASE POSTAILXW 1329 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE POLITIQUE,SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE.ENSEIGNEMENT, Une infamie Sous la rubrique «a mortalité infantile chez les Juifs ct chez les Chrétiens», le Devoir du 5 août dit que nos mères canadiennes-françaises manquent volontairement à leur obligation naturelle d\u2019allaiter leurs enfants, Il laisse odieusement à entendre qu'elles en ont la puissance physique, mais qu\u2019elles ne le font pas pour se donner plus de liberté, etc.Conséquence.ajoute-t-il : oll est mort en 1926 à Montréal 2124 enfants canadiens-français de moins d\u2018un an dont l'allaitement maternel eut sauvé cinquante pour cent.» Le même journal dit encore: «Il y a à la base de notre haute mortalité infantile une cause morale qui pourrait être dénoncée avec plus d'effet par le prêtre que par le médecin ou la garde-malade visiteuse à domicile.La mère doit sauver le corps et l'âme de son enfant.Et elle perd presque infailliblement la vie physique de celui-ci en se soustrayant à certaines obligations salvatrices.«C'est, dira-t-on, une affaire d'éducation.Oui, mais bien plus d'éducation morale que d'éducation hygiénique.» Et le plus odieux de l\u2019article du Devoir, c\u2019est que son auteur, comme pour mieux bafouer et humilier nos courageuses mères, rabaisse leur moralité au-dessous de celle des juives.Lisons-le: «Voulant sauver son enfant, le voulant intelligemment, la mère juive en prend les moyens ct elle donne en cela un cxemple de dévouement et de charité maternels dont peuvent faire leur profit les chrétiens.» Il y en a ainsi deux grandes colonnes et un tiers.Il est impossible d'insulter plus profondément et plus bêtement toute notre race.À l'encontre de la calomnie du Devoir, nous savons et nous devons proclamer avec toute l'énergie dont nous sommes capable que les mères canadiennes - françaises, à quelques exceptions près, nourrissent leurs enfants aussi longtemps qu\u2019elles cn ont la puissance physique.Mais chez un grand nombre cette puissance manque totalement après deux ou trois mois d'allaitement.Et c\u2018est avec douleur que la mère cana- dicnne-française se voit alors obliger de scvrer son bébé.C'est pour clle une inéluctable nécessité dont clle souffre.Ah! avec quel dévouement, avec quel amour elle continuerait 3 nourrir son dernier né, si elle le pouvait! Cette impuissance de la mère vient, cela va sans le dire, de sa faiblesse physique.Médecins, voulez-vous cndiguer efficacement la mortalité infantile ?Donnez d\u2019abord vos conseils et vos soins aux jeunes filles qui se destinent au mariage et aux jeunes mères, Plus leur santé sera robuste, plus elles seront capables d\u2019allaiter leurs enfants et plus ceux-ci seront robustes à leur tour.Mère débile, enfant débile.forte, enfant fort.Il faut commencer par entourer les mamans de mille attentions.Et parmi ces mille attentions, il y cn a une surtout que les médecins et les corps publics qui s'intéressent a l'avenir de notrerace ont négligée, c'est celle d\u2018une bonne et saine nourriture.Mère Bossuet note dans son Discours sur l'Histoire Universelle que les peuples anciens devaient leur longévité à leur abstinence presque complète de la chair animale.Ils étaient végétariens.Et Bossuct constate que plus les hommes devinrent carnivores, moins leur vie fut longue.Nous, Canadiens français, nous mangcons beaucoup trop de viande.C\u2019est une crreur grossière de croire que le bocuf ct le porc nourrissent mieux l'homme que les légumes.Les simples petites lentilles plus substantielles.sont Celui qui écrit ces lignes est un végétarien au sens ordinaire du mot depuis trente-quatre ans.À l'âge de vingt-un ans, sa santé était délabrée, son médecin ne lui donnait que quelques mois à vivre.Jusque là, comme tous les Canadiens, la base de sa nourriture avait été la chair animale.Le passage de Bossuet rapporté plus haut fut pour lui toute une révélation.Sans tarder, graduellement, il se mit au régime des légumes, des fruits, des oeufs et du lait.Il ne tarda pas à reprendre vigueur.Aujourd\u2019hui sa santé est excellente.Son épouse, de même, est presque végétarienne.Leurs neuf en- fants ont suivi leur exemple, et tous se portent aussi 3 merveille, À noter que les Juifs, de par leur loi religieuse, ne mangent guère de viande.On trouvera là peut-être le secret de la fécondité et de la robustesse de leurs femmes.Si nos Canadiens absorbaient moins de chair animale, ils s\u2018en trouveraient bien mieux ct leurs enfants de même.Il appartient à nos médecins de mettre cette importante question à l\u2019étude et de faire cesser les calomnies dont on couvre nos mères de famille, en leur prêtant une négligence criminelle à l'égard de leurs enfants.Joseph Bégin \u2014 Madame Tardivel Le 30 juillet, vers 5 heures du matin, nous recevions de Québec un message téléphonique nous apprenant la mort de Madame Tardivel.Quoiqu'elle fât malade depuis une couple de mois,on ne prévoyait pas que sa fin fût si proche, car la veille elle avait causé gaiement avec les membres de la famille.Elle avait 87 ans et 8 mois, Madame Tardivel, était la fille de Mais Plus la \u201cCroix\u201d La campagne contre les Juils dépend de la \u201cCroix\u201d.sera lue, plus les Juils reculeront.Dans Québec, Montréal, Chicoutimi, Hall, Trois-Rivières, Lévis, Sorel, Kénogami, La Tuque el plusieurs autres villes, nous avons déjà fait de bons retranchements, né faudrait- pas s'en tenir Tous les Canadiens français sont intéressés à arrêter l'invasion des Juifs, mais tous n'y ont pas encore coopéré.Votre tour est venu de faire votre part.La \u201cCroix\u201d est à votre disposition.Allons! Pour 25 sous chacun, vous pouvez avoir 100 abonnements de trois mois à la \u201cCroix\u201d, servis par la poste à chaque abonné.Nous aceueillerons favorablement toutes les propositions qui nous seront faites en vue d'empêcher les Juifs de s'emparer de notes province.là.les découvertes d'une oie Les deux derniers numéros du Monde Ouvrier de Francq valent leur pesant d'or: l'oie y passe ses remarques et nous communique ses découvertes sur le cinéma.* & xk Ces numéros m'ont appris qu'il n\u2019y avait pas de mauvais livres,mais seulement des mauvais lecteurs, c\u2019est-à-dire que Blum, Margucrite, Zola, ctc., sont des auteurs vertueux; ct que les sermons endorment les oies, Je dois avouer que celle-ci ne m'a pas surpris: l'harmonie a toujours produit cet effet chez les animaux: les charmeurs de serpents domptent leurs vipères par la musique.x xx Ses découvertes sont beaucoup plus intéressantes: «Le cinéma repose».Les médecins ont constaté le contraire bien des fois, chez les enfants notamment.Ces pauvres pctits sortent des salles tout cxeités.D'ailleurs le bon scns est la: une forte tension nerveuse, une température écrasante ne reposent pas un homme.Ce n\u2019est peut-être pas la même chose chez les oies! Le cinéma est un agent de rectification historique, dit encore le Monde Ouvrier qui nous montre les réformateurs sous son propre jour: ce furent tous des gens tolérants; jugez: les Huguenots français vendirent Calais à Elisabeth; cs protestants d'Allemagne mirent leur pays à feu ct à sang.Mais passons; le sens des mots ne doit pas être le même chez les oies que chez les hommes! a «Le cinéma est nécessaire à lution d'un peuple.» l\u2018évo- Jusqu'au commencement du siècle le Canada n'a pas évolué, le cinéma n'était pas répandu.Aujourd'hui il évolue: les vols et les maisons de prostitution se multiplient.et: les oies du Monde Ouvrier s'en réjouissent! eLe cinéma développe le sens artis- tique chez les jeunes gens.» Les professeurs affirment qu\u2019un \u2018\u2018coureur de cinéma\u201d est un cancre; mais les oies de Francq ont changé tout cela depuis! Un point cependant n'a pas été résolu par le Monde Ouvrier: «Les oiseaux s\u2019accouplent, personne ne s\u2019en scandalise.Pourquoi s'en scandaliser au scope?» Il est temps qu'on ferme la boutique | du Monde Ouvrier: Paul Chabot |: Abonnemen 2 Payable d'avance © et- recouvrable à Montréal MONTRÉAL ET BANLIEUE (par la poste) | an $2.50; 6 mois $1125 CANADA | an $2; 6 6 mois.$1.00 ETATS:UNIS | an $2.25; 6 mois \"12s \u201c Un numéro, 5 sous a TS feu Ambroise Brunelle, notaire.de ~ I Saint-Césaire, et l\u2019épouse du toujours regretté Fondateur de la Vérité.Sa mort évoque tout un passé dont s\u2019honorent les catholiques du Canada, surtout ceux de langue francaise.La Providence avait donné à Jules- Paul Tardivel une épouse digne de lui, une épouse qui sut partager à l'ombre du foyer le fardeau des vicissitudes qu\u2019attiraient à son mari les combats continuels qu'il livrait contre le mal et les malfaiteurs.Elle voyait la main de Dieu partout, dans les revers comme dans les succès.À ses yeux, les uns et les autres étaient les instruments de la sagesse du Maitre de toutes ehoses.Même l'idée de la mort ne pouvait troubler sa paix.Il y a quelques semaines, une grave affection cardiaque et une congestion pulmonaire la mirent à la porte de l'éternité.Elle reçut les derniers Sacrements et elle était prête à remettre son âme à Dieu, Ce n'était qu'une épreuve.Elle revint vite presque à l\u2019état où elle était avant cette alarme.Regardant son dévoué médecin avec un léger sourire: «Vous.auriez bien dû me laisser aller: j'étais prête.» Mais Dieu avait accepté son premier sacrifice.Deux mois après, elle mourait presque subitement, sans manifester aucune crainte ni aucune souffrance.Tardivel, sont nés quatre filles et un fils: Isabelle (Madame Magnan); Alice (Madame Héroux, décédée en- 1908); Albertine (Madame Bégin); Paul qui succéda à son père à la Vérité, et Georgine (Madame Bazin).Nous demandons à nos lecteurs d'avoir un pieux souvenir pour VE.me de celle qui fut comme me seconde mère pour nous.7 Joseph Bégin: Note importante POUR VOS IMPRIMÉS Circulaires commerciales Catalogues En-têtes de comptes et de lettres, ete., Adressez-vous à l\u2019Imprimerie de la \u2018\u2018 Croix **, Notre- .Dame Est, Montréal.Vous aurez un travail bien fait et à meilleur marché qu'ailleurs.Disposant d\u2019un grand local, nous pouvons entreprens dre les travaux les plus cone sidérables, tels que revues, journaux, brochures et livres.NOS PRIX DÉFIENT TOUTE - CONCURRENCE: 5 Toute commande par la poste ou par le téléphone sera remplie : tout.comme si on venait en personne à nos bureaux nous la donner.La \u201cCRO ol: MONTREAL 999 Notre - Dame Bil : TH.MAIN 0717 De son mariage avec ~Julés:Paul-~ mr Page 2 LA CROIX MONTREAL 6 Août 1927 1a reculade de ford Presque tous les quotidiens ont publié la reculade de Ford devant les Juifs.Naturellement ils ne l\u2019ont fait suivre d'aucun commentaire, les uns par lâclheté les autres par ignorance.J'eus d'abord l'impression que la dépêche concernant cette reculade était lancée par des agences juives.L& chose ne scrait pas nou\u201d velle: la gifle donnée à l\u2019ambassadeur français à Berlin, gifle qui causa Ja guerre de 1370 où les Juifs avec Gambetta s'emparèrent du pouvoir, France mais donnée ailleurs sur lus fils de la télégraphie et dans l'imagination de quelques-uns.Je soupgonne ensuite Ford d'avoir besoin des Juifs pour parvenir à la présidence: 1! paraît que rais pas tort.Les nous appreunent déjà que la presse de Hearst prélude à la campagne pré- sidenticile de l'automobile : Je crains fort qu'il n'échouc.Il + à quelques années, Ford arréla propagande antisémite.On chuchota qu'il voulait se faire élire président de la République, qu'il voulait établir des , .cn ne suest = jaque je nau- journaux en faveur du roi sa usines en Hambourg :t que pour cela le concours de puissance ctait nécessaire.Quand la présidence, lus sa candidature.Aujourd'hui Julius la juive lui il brigua Juifs firent échouer Roschwald vient nous dire que le «spirit of forgiveness is not entirely a Christian virtue but is equally a Jewish virtue.» (Star 8/7 1927) Quui qu'il en soit, le geste de Ford est classique autant que regrettable.Depuis Woodrow Wilson, tout président des E.U.s'enchasse de Juifs.L'Israélite Morgenthau fut le trésorier et l\u2019un des principaux membres du comité électoral qui soutint la candidature de Wilson à la présidence.Wilson, entouré du rabbin Stephen Wise, de Jacob Schiff, de Warburg «t d'autres de mème acabit, ne cussa de défendre ct d'ex- | alter la race juive.Harding ct Coolidge suivirent la méme politique.«En l'honneur du «Rosh Hoshana» preinier de l'an Juif 5684 (1923), le président Coolidge a cru devoir adresser ses félicitations aux communautés juives des Etats-Unis ct d'offrir ses «hommages à la merveilleuse culture nationale, au spiritualisme, au splendide patrimoine de commandement du peuple juif.» Il est regrettable en ce sens que les Juils coulent la personnalité de Ford, Jusqu\u2018à date le roi de l'automobile était seul millionnaire qui tint téte aux Israélites.En vain tentérent-ils de boycotter ses de débaucher ses ouvriers, de faire tomber son journal par des démarches auprès des agences distribution, Ford résista.Aujourd'hui, pour satisfaire une petite vanité, le roi de l'automobile d'un si noble passé.l\u2019our le récompenser on l'invite au le usines, s'excuse banquet donné cn l'honneur du Juif Levine, actuellement poursuivi pour 800,000 piastrespar nement américain fournitures lc gouver- pourvol sur les de guerre.ZIG ZAG M, Nozière de son vrai nom Weill, auteur cet critique dramati- tique, vient d'être promu officier de la Légion d'honneur, ct nous ne parlons plus des chevaliers juifs créés à chaque promotion.Trentedeux membres du Consistoire juif de France, sur quarante-sept, ont été décorés par la république dite française.- de fe juif philanthrope LE SECRET DE L'INFLUENCE Dans un récit de Tite-Live, les légionnaires romains partant pour je ne sais quel combat, les magistrats de la Cité leur donnent cet encouragement qui tient à la fois du souhait ct du mot d'ordre: «Ire fortes, ire felices jubent.Nous vous commandons d'aller en hommes vaillants et en soldats heureux.» À la génération qui monte, ne faut- il pas souhaiter à notre tour la vaillance et le succès ?Dans ses rangs, nous ne doutons pas qu\u2018une élite, digne de nos vocux, les accucille avec une généreuse ardeur.Elle est formée de ceux qui, abordant la vic avec un peu d'idcal au fond de leur âme, sont pénétrés du désir de la vivre comme mérite d'être vécue et de elle l\u2018utiliser.Nous les reconnaissons a leurs as- de pas laisser sans emploi les richesses qu'ont accumulées dans leurs mains pirations, à leur volonté ne une forte éducalion ct de longues traditions familiales.Déjà, nous saluons en eux de jeunes chefs.x x x Encore, cependant, faudrait-il qu'ils se fassent admettre comme tels.Lt peut-être convient-il de les en avertir tout de suite: n'est pas toujours chose facile.A notre époque surtout, l'influence est le fruit d'une conquête.Pour cette conquête, je ne con- ce nais guère que deux armes sûres: la compétence et le caractère.Ne parlons.si vous vou'ez, que de là première.Elle est indispensable.Quelqu'un l\u2019écrivait récemment : ala crise sociale a pu apparai- tre en un moment comme une crise d'estomacs vides; elle se complique aujourd'hui d'une crise de confiance.» S'il y a du vrai dans cette réflexion, c'est dune à regagner la confiance des masses que les élites doivent s'employer.Elles ne le feront qu'en s\u2019imposant par leur valeur.Et voilà pourquoi, cn entourant de voeux cclte sort de nos écoles nous une demande: Nu considérez pas, nous, vos diplômes comme une fin; jeunesse qui lui nos ferons lui dirons- ils ne sont qu'un point de départ.Munis des méthodes intellectucl- les ou du bagage littéraire ou scientifique dont vos maîtres vous ont pourvus, c'est l'heure maintenant de travailler à cultiver votre valeur personnelle.Devenez même, s'il se peut, des | hommes éminents, c'est-à-dire qui dépassent les autres par l'étenduc et la solidité de leur savoir.I! y en a dans tous les milicux.Commencez par le devenir dans votre profession.C'est véritablement dans la mesure où vous enrichirez votre valeur professionnelle que vous dire: L'avenir cest à Là cest l'origine de toute saine influence.Car c'est un que l'expérience nous pouvons vous! fait incontestable vous démontrera chaque jour: les hommes, plus que jamais, ont tendance à n'accorder d'estime qu'à ceux qui tiennent avec honneur, avec sérieux ct avec succès une situation précise.«Un métier, quel qu'il soit, a ¢- crit un jour Maurice Barres, fait à notre personnalité un fondement solide.» Et il ajoutait presque aussitôt: «ll est, en outre, toute une précieuse réserve de connaissances ct d\u2019émotions.» Par là, sans doute, voulait-il démontrer que la conquête d'une profession ne nuit en rien aux rêves les plus brillants que notre cs- prit peut faire quand il cest exité par des ambitions d\u2019un autre ordre, | même littéraires ou artistiques.À plus forte raison par des ambitions d'apostolat social! La discipline du métier est une trop sainc École! En vous engageant à vous y soumettre, au moment ol, selon le mot de saint François de Sales, vous «allez prendre la haute mer du monde», nous rcjuignons le souhait de Tite-Live: Ire fortes ct felices ju- bent.LE REGNE Dé A MOST \u2014 ; S JUIFS La Gazette de public ces mots d'un voyageur qui débarque de Moscou où règnent les Juifs: «Je suis anivé à Moscou moment où commencèrent Lausanne au les ar- restalions en masse des contre-révolutionnaires ct des personnes mélées niste.À Moscou seule on a ariêté ct emprisonné plus de douze mille personnes, a les arrestations curent lieu surtout dans les envirens des rues Nikitsha et Twerskaya, où habitent les maigres restes des intel- \u201c lectuels russes.Dans lvs prisons sovi- Éliques sont entassées des de personnes qui s'uceupaient d'un petit commerce ct même des niers à la place Loubyanka, où se trouve l'office central de la GPU.on utilise une grande automobile, doubles et connue su corbeau Il est bien difficile de trouver maintenant à commerce munie de grilles sous lc nom de noirs.Moscou une entreprise de vu Ut magasin privé, Le commerce tout cntier est de nouveau concentré dans les grands de l'Etat, tels que « Moskwocheweg », « Kommunar », o Guise», ute., libérés de tout impôt, tandis que rares commerçants privés sont étranglés par les exagérées ou ruinds par les lees taxes poursuites contre lis «spéculateurs\u201d, poursuites qui aboutissent presque toujours à la saisie des marchan- Comme au temps de la guerre civile, les agents de la G.P.U., dissimulés sous le nom d'inspecteurs des tin- meubles ou de membres de l'adou- nistration locative, ont le droit de visiter à domicile à toute heure du quelque chose paraisse suspect à un de ces messieurs (soit ment ou le nombre de votre habille- vus Sièges» pour qu'on vous embarque dans «corbeau noirs qui vous conduira la Loubyanka, d'où dans le cas le plus favorable, on vous expédicra aux iles Solovets*1, dans la mer DBlan- che.ic à 3 «Avec une régularité cfiroyable, lus journaux publient comdamnalions à mort ct les exécutions effectuées.Ou tue parteut: dans les grands centres, dans les petits villages ct jusque dans les lu- calités les plus écartées de la grande politique.» soviéliques les vie Une nouvelle guerre n\u2019est pas impossible d'ici 15 ou 20 ans {.a Weekly Dispatch public interview du maréchal Foch: «S'il éclatait unie nouvelle guerre, a déclaré le maréchal, dans un délai qu'il n'est pas absurde d'envisager comme pouvant être réduit à quinze ou vingt ans, celte guerre s'étendrait au monde entier ct, l'art des moyens de destruction faisant chaque jour des progrès, elle serait terrible, Dans tous les pays, la population entière, y compris les femmes ct les enfants, y prendraient part.» une x xx La Croix, fondée en 1903, est le plus vieux journal hebdomadaire publié en langue française à Montréal.à l'activité de l'opposition commu- | milliers * 1 * doins du chô- | meurs.Pour le transport des prison- : p I : Ie | épousa.Lot comme, l'un après l'au- ; tre, les danseuses Magasins «Moselpromr.le culte dises ct à la fermeture dus magasins, jour ou de la nuit.l'til suffit que AUTOUR MONDE Le nombre des faillites augmente aux Etats-Unis D'après des statistiques officielles, il apparaît aujourd'hui qu'à la fin du deuxième trimestre de l'année 1927, il y eut aux États-Unis 5053 faillites représentant un passif total de 125 millions de dollars.Dans la période correspondante de l'année 1926, il y avait cu 5,395 faillites représentant un passif total de 10! millions de dollars.\u201c\u20ac Le cuite du célibat et amour du mariage Il y à Chicago, environ jeunes filles a, millivnnatres qui ne veulent pas se marier.Les prétendants mais sont nombreux, aucun n'est agréé parce que ces jeunes imilffonnaices infortunées pauvres pécheurs, des malades ct des infirmes, qui se recommandent à la toute-puissance suppliante de la très Sainte Vierge, de daigner de quelque façon leur venir cn aide.Voici quelle sera leur adresse: Les Soeurs Servantes de Jésus-Ma- rie, Cap-de-la-Madelcine, Comté de Champlain, P.Q.Les Annales de N.- du Cup Nicolas FI et les Juifs Les autorités soviétiques vicnnent de découvrir à Gatchina et de publier à Pétrograd 29 lettres adressées par Nicolas I! à sa 1905 ct 1906, durant la première Révolution.Le tsar y constate que 90 02) des perturbateurs sont des mire en : Juifs: d'où la violence spontanée des : pogroms par lesquels la réaction po- à Ho .conservatrice s'imaginent qu'on les recherchent à - de leur Efles devraient aller chez les Béla risque, s'est cause argent.Palestine.Un cirque, qui sy vu bientôt découronné de son étoile qu\u2019un émir : ut consul les écuyères disparaissaient, le inquiet de ces murlages précipités, anglais, ; décidu de rapatrier la troupe.Mais : Bédouins firent une allaque por empêcher débris d'échapper à leurs prétentions males les derniers trimoniales.préoecupation d idéal de la force, de la ct du cerceau.Voilà des trouvés pour les désenchantées de Chicago! Aucune \u2018argent\u2026 beauté inaris toul \u2014_\u2014 \u2014\u2014 me UN MONASTÈRE DE COM- TEMPLATIVES AU CAP- DE-LA-MADELEINE L'automus dernier, la nouvelle que les Carmélites, d'abord, puis, les Servantes de Jésus-Marie, devaient fun- der un monastère Madcleine, a fait son tour de presse.Cen'étail encore qu'une rumeur, Mais le vieux proverbe est toujours vrai: il nv a pas de fumée sans feu.De fait, sement à l'étude, puisque, depuis, il a été annoncé officiellement que le Carmel de St-Boniface du Manitoba se transporterait, dans un avenir la question était sérieu- \u201cassez rapproché, aux Trois-Rivières, ct que, d'autre part, grâce aux bienveillantes approbations des autorités religicuses cn cause, les Soeurs Servantes de Jésus-Marie, de Hull, viencront, en septembre pros'établir proximité du Sanctuaire pour y prier et faire pénitence en faveur de notre Oeuvre Mariale.Déjà, à celte fin, elle ont acquis un splenlile terrain, sur la pointe Sud formée par les deux branches du ruisseau du Moulin qui contour- [I .Chiglin, a ne le parterre de Notre-Dame du Cap.La Mère Servante Générale, de concert avec Econome Générale ct la future Mère Servante du nouveau Monastère, y surveille depuis plus d'un mois la construction d'une chapelle annexée à la maison qu'elles ont achetée et aménagée pour recevoir au moins dizaine de religieuses cloitrées.Epuisé par la construction d'une maison-mère convenable, le trésor commun de la congrégation naissante nc pourrait qu'à force d'\u2019économie suffire aux déboursés considérables requis pour la nouvelle fondation.Aussi bien nous faisons appel à ceux qui saisissent l'importance, pour lc pèlerinage de Notre-Dame du Cap, de la prière et de la pénitence en faveur des son une tous au Cap-de-la- | litique et la fidélité du peuple russe envers le souverain répondirent alors cette offensive.Naturellement les bourreaux actucls de la Russie, tout couverts de sang de millions de victimes, s'indignent de cette clairvoyance, ct la presse juive soi-disant écho de toutes des Juifs rouges de Moscou.Elle voit, pour la centième dans lettres, la de ela mentalité étroite du fait parts à la clameur fois, ces preuve dernier tzar».Hélas! si seulement l'énergie de caractère de ce pauvre honnête hom- : me avait égalé sa médiucre clairvoyance, la meute aboicrait moins fort aujourd'hui contre sa mémoire.* Eamed;, | L\u2019Evangile | IX Dimanche après la Pentecôte Evangile selon S.Luc En ce temps-là, Jésus, étant arrivé près de Jérusalem, et apercevant cette ville, pleura sur elle et dit: Ah! si du moins en ce jour qui t'est encore donné, tu savais ce qui peut te procurer la paix! mais tout cela est maintenant caché à yeux.Aussi viendra-t-il des jours ma'heureux pour toi où tes ennemis t'environneront, de tranchées, t'enfermeront el te serreront de toutes parts, te détruiront entièrement, toi ct tes enfants qui sont dans ton enceinte, ct ne laisseront pas tes en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas su naître le temps où Dieu Etant ensuite entré dans le temple, mit à chasser cont'a visitée.il les vendeurs et les disant: I! cest écrit: Ma maison est la maison de la prière ct vous se acheteurs, en leur en avez fait une caverne de voleurs.Ft il enscignait tous les jours dans le Temple.Lo calendrier de la semaine Dimanche.7 août, \u2014 IN Pentecôte.Lundi, 8.\u2014 8.Cyriaque ct ses comp.mm.Mardi, 9.\u2014 S, Jean Baptiste M.Vianney, c.Mercredi, 10, \u2014 S.Laurent, diacre ct m.Jeudi, 11.\u2014 Ste Philomène, v.et m.Vendredi, 12.\u2014 Ste Claire, v.13.\u2014 55.Hippolyte sien.mm.et Cus- EXAME Lunettes HOT Lorgnons ) | OPTOMETRISTE-OPTICHEN 5 om ee LUNETTES PRONPTE LIVRAISON - - B - 1767 rue SAINT-DENIS N DE | | ALPONSE L.PHANEUF | Tout près de la rue Ontario LA VUE \\ Téléphone Est 0989 FILVEGANTIS oC PRIX MODIRES MONTREAL l'association des Patriotes les Territoirescanaux, marine, milice, défense A l'Association des Patriotes.Messicurs, L'ASSOCIATION DES PATRIOTES Bureau-chef: 222 Notre-Dame Est, BUT veut substituer à la Confédération actuelle une Constitution politique pour Je Bas-Canada, comprenant les provinces de Québec, Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick et Ile-du-Prince-Fdouard, et une autre Constitution politique pour le Iaut-Canada, comprenant les provinces d'Ontario, Manitoba, Alberta, Saskatchewan, Colombic-Anglaise et Ces deux pouvoirs ou gouvernements seront parfaitement indépendants l'un de l'autre; ils auront le droit souverain de signer des traités de commerce avec les pays étrangers et de légiférer sur toutes les matières pulli- ques: droit civil, droit criminel, commerce, finances, tarif, chemins de fer, nationale, agriculture, colonisation, instruction publique, mines, forêts, etc.Hs reconnuitront, comme aujourd'hui, la Couronne d'Angleterre, espérant que celle-ci leur donnera bientôt leur complète liberté.Conditions de l\u2019admission des Membres l'admission des membres est gratuite.IL suffit à l'aspirant d'avoir 2l ans révolus et d'envoyer son nom ct son adresse au bureau-chef, 222 Notre-Dame Une carte d'admission seru aussitôt donnée au nouveau membre, On trouvera ci-bas une formule de demande d'inscription.Toute admission est sujette à l'approbation du Burcau-chef.(DEMANDE D'ADMISSION) 222, Notre-Dame l£st, Veuillez m'inscrire au nombre des membres de l'Association l\u2019atrivles et m'envoyer une carte d'admission.Nom .4.2 000000 00 00 ss 0 a em 0 0 ce oe Adresse.800000 0000 00 teen mae em un Profession .1120000020 0 s sa sa me sa ae Montréal immigration, travaux publics, Est, Montréal.Montréaldes LA CROIX MONTREAL 6 Août 1927 ye Feuilleton de Ia \u2018\u201cCroix\u2019\u2019.\u2014 8 Par M.REYNÈS - MONLAUR (Suite) chaque jour.ll y a tant de poésie en les humbles choses! L'habitude Donc, au grand ébahissement de la foule, Balthazar tira de ses trésors.devant la crèche, un éléphant en verre clair, un chameau fleurant l\u2019'ambre, et maintes autres bêtes féroces et sarrasi- noises, parfaitement bien décrites et rc- présentées.Il est vrai que ce mage portait, à s\u2019y méprendre, l'armure de Mgr Thibault, à la large c:oix tachée de sang; mais ce bon cioisé ne faisait-il pas bien en Terre Sainte?Et qui le Seigneur s'attendait-il à voir à la crèche, sinon ceux qui se battaient pour lui?Les fêtes passèrent et les jours trop lents au gré d'Alain.La vie régulière reprit son cours.Îl eut désormais son escabeau près de celui de Giovanna, sa feuille de parchemin à côté de la sienne, Impossible pour Sardello de se mettre entre eux, la table était trop petite, et l'humeur de l'artiste Lrop vagabonde.Peu à peu, le florentin s'habitua à laisser au page un des évangéliaires à terminer, se reservant lui-même, pour les figures et les portraits, celui du roi Loys, qu'il voulait peindre près des pauvres, comme Alain le lui décrivait dans son enthousiaste amour.Lorsque Alain, en entrant, refermait la porte de la petite demeure, au seul accueil de Vanna, tournée à demi pour sourire, il n\u2019y avait pas en lui une goutte de sang qui ne tremblät, selon la stance d'Alighieri, dans la Vita Nuota.Mais cet émoi dans la succession des jours.regardait, humble et indigne, au - seuil du paradis; des fleurs riaient à ses yeux, dans son rêve, comme dans les pages des missels; les anges glissaient sous les arbres de songe; le regard virginal et fier de Vanna chassaient toutes les ombres, avivait en lui toutes les clurtés; et rien n\u2019était plus propre à garder ces visions, que la maison ogivale accrochée au flane de la vicille église, bercée de ses orgues, embaumée de son encens.lui même s'endormait Alain se Déjà les moindres choses prenait dans ce culte silencieux des douceurs étranges; un trait qu\u2019elle dessinait rapidement sur la page, un pli de son voile, ou le chapel de {leurs qu\u2019elle mettait aux fêtes, un mot sur ses souvenirs de l'abbaye, sur ses occupations journalières.Tout était limpide en elle, et simple: cette simplicité mettait un charme à chaque mot, à chaque geste.Un soir, un orage éclata, se prolongea longtemps.Cet orage s'annonçait depuis le matin, Alain n'avait eu qu'une pensée; arriver avant la pluie pour que Sardello ne s'étonnât pas de son zèle.Cet après-midi, on ne fit pas grand'- chose dans l'atelier de l'enlumineur: les éclairs, les coups de tonnerre se succédaient; la pluie crépitait contre les vitraux.Dès 4 heures, on n\u2018y voyait plus; Alain s\u2019assit dans un coin du foyer, dans une sensation délicieuse d\u2019abri tiède, tandis que le vent hurlait dehors.Vanna filait, sur le banc de bois où d'abord il l'avait vue; son allait.d'un mouvement uniforme cet rapide: la toile la plus fine qu'elle sut ouvrée, devait servir à l'autel de Notre-Dame.Elle mettait à l'ocuvre de tout son coeur.\u2014 Ne pourriez-vous arrêter un peu?demandait Alain.Faut-il ainsi d'ocuvre à autre?Elle hocha la tête: \u2014 Ma mère faisait a\u2019nsi, ct nous sommes pauvres, répondait-elle.Les heures coulaient, la pluie redoublait; pouvait-on ainsi renvoyer le en pleine tourmente?Que dirait le roi en le voyant revenir plus mouillé que Monseigneur saint Christophe lorsqu'il sortait du torrent?Après quelques hésitations, consultant Vanna du regard, Sardello le pria de partager leur modeste repas, ct comment Alain pouvait-il s'ex- au fuscau se passer page cuser devant l'exclamation joyeuse de Vanna: \u2014 Pourriez-vous accepter si maigre chère, vous qui êtes nourri chez le roi, ?: Elle s'éclipso, sans attendre de rê- ponse: il la vit revenir, suivie de sa vieille nourrice, leur unique servante, ct simplement, comme chaque jour, cl- le l\u2019aida.Il n\u2019y avait pas de salle spéciale pour le repas; il n'y en avait pas dans les pauvres demeures.On dressait alors une table au milieu de la pièce: Vanna la couvrit d'un napperon: Madame Isabelle, socur du roi, qui aimait les choses nettes, lui enscignait ce raffinement, ct même \u2014 luxe inoui! \u2014 une serviette de toile pour chaque convive.Elle allait ct venait, refaisant les gestes, les jolis gestes familiers de voile ce charme qui rend unique, au milieu d'une tendresse ardente, la douceur des jours.Alain se demandait s\u2019il n\u2019aimait pas mieux Vanna, servant gravement ses fruits dans la crainte naïve de lui paraître maladroite, s\u2019il nel'aimait pas mieux ainsi, humble maîtresse d'un humble foyer, que penchée sur ses manuscrits et sur ses peintures, Et l'espoir lui vint d'une vie où chaque jour il serait là assis auprès d'elle, dans une fête sans fin, recevant de ses mains le pain qu'il lui aurait bravement gagné, qu'ils raient gagné = ensemble.au- \u2014 Scriez-vous pas poèle mieux qu'enlumineur?dit Sardello en gaieté.Un tout jeune homme de ma Florence, Guido Calvacanti, demeure ainsi les yeux perdus, comme endormi; il est bon à faire des sonnets qu'apprennent les femmes.\u2014 Sc ne sais ce que je suis, dit Alain gaiement, mais vous verrez que je sais combattre mieux que chanter.\u2014 Partiricz-vous pour la guerre?jamais le royaume n'a été tant paix.en Alain songea à temps que le secret de la Croisade n'était pas le sien.Sans répondre, il se leva viven ent pour aider la jeunc fille et sa vieille nourrice.Pourquoi cette pâleur étrange de Vanna, et cet air subitement lassé, comme si, en clle, quelque chose s'éteignait?Pourquoi ne souriait-elle plus?I eut la sensation d'une joic qui meurt, d'une heure qui ne reviendra pas.Le vent qui faisait rage au dchors semblait avoir pénétré dans la chambre close, soufflant sur la nesse, sur le rêve de la vic, mour, Pourquoi était-clle aussi pâle?[zt sa grande joic se fondit, se dissipa au souffle de la rafale.jeu- sur l\u2018a- Chapitre XIV \u2026Bien qu'il fût quelque temps à Paris, Alain ne connaissait que par les dchors cet Hôtel-Dieu agrandi par la munificence du monarque.I y arriva les yeux pleins de joie, plein du joli geste dc Vanna, les bras levés, allumant une à une les boules de circ.Il eut voulu la peindre ainsi cn unc miniature.Et le sourire des lèvres et des yeux lorsqu'elle s'était retournée vers lui! Ces yeux sombres s'éclairaient dans la joie comme si du soleil y passait.Il semblait.Alain s'arrêta court devant la porte de service.rue du Marché-Pallu, au milieu d'un groupe de pauvres; et, \u201cqui cût connu leur histoire eût connu tous les genres de douleurs\u201d, dit une vicille chronique.Les religieuses Augustines les recevaient, secondées par les filles blanches, toutes jeunes ct toutes blanches, en effet; le Frère qui attendait Alain, habillé de toile d'azur, d'une aumusse de drap de brunette fourré d'agneau (pêèlerine à capuchon) complétait le côté pittoresque des abords.L'Hôtel-Dicu était ouvert à tous: tous y entraient \u2018\u2018qui portaient harnais de misère\u201d, et Dicu sait s'ils étaient nombreux! Bien qu\u2019habitué aux grandes salles de son abbaye ou du palais, Alain s'étonna devant la \u201csalle neuve\u201d, nouvellement bâtie par le roi: 50 mètres de long sur 12 de large et autant de haut; une double nef; des vitraux aux fenêtres géminées, tout contribuait à donner à l\u2019hospice un air d'église.Alain s\u2019arrêta sur le seuil.Tant de joie en lui, tant de douceur, tant de rêve lui pesait en ce moment devant les angoisses et les douleurs de ses frères les pauvres! ll avait devant eux la timidité ct la gêne de ceux qui les approchent rarement.Il ne savait pas leur parler.À peine osait-il jeter les yeux sur les quatre-vingts lits nets et blancs \u2014 les Socurs qui s'épuisaient à laver huit à neuf cents draps par semaine savaient à quel prix \u2014 \u201cchaque lit soigneusement garni d'un pauvre, et méme de deux\u201d, et même de trois, aux jours de presse.Les temps étaient durs et la place rare.Cet hôpital bâtie pour cinq cents malades en abritait parfois quinze cents.Tel bourgcois faisait une fondation, pour trcizc pauvres, \u2018\u2019de sept lits où ils seront de deux en deux comme apôtres, ct le treizième, seul en sa couche, pour représenter Jésus-Christ.\u201d Or, je ne sais si cette place de Jésus- Christ était la plus enviée.On nous dit pertinemment que \u2018chaque grief ma'ade se tenait à part soi en un lit\".z re On groupait les autres par maladies de même sorte et benignes; ils se consolaient ensemble.Car, sans aller Jusqu'aux misérables des hospices, Qui prenaient ce qu'ils trouvaient, d'innombrables miniatures, des tableaux, des vitraux \u2014 ceux de Tricl, par exemple \u2014 nous peignent, trois ou quatre pèlerins couchés ensemble, sans avoir l'air de sc connaître ou de se gêner l\u2019un l'autre.Curieux temps! Cela n'offusquait rersonne, même en un vitrail, il y a sept cents ans.a \u2014 Vous arrivez à droite heure, dit le Frère, prenant en pitié l'embarras du page.Vous plairait-il pas servir les pauvres?Lisez la devise, peinte au mur: \u2018\u2019Honorez-les si comme seigneurs; servez à eux si comme à Dieu.\u201d Le roi demeurera céans jusqu'après le repas.Alain accepta avec empressement.Îl fit un grand s'gne de croix.Et comme il savait que Dieu ne veut pour ses pauvres qu\u2019un service d'amour, il essaya de ne penser qu'à cux, d'oublier les yeux sombres où de la lumière passait.Au son de la cloche, il revêtit la \u201choussette de peau\u201d qu'on lui tendait il prit la première écuelle.Chaque pauvres, les mains lavées, disposait devant lui, sur une planchette, le godet ct la cuillère de bois.Bien des chrétiens charitables les aidaient.Les hôtes de passage regardaient comme un honneur de les servir; les seigneurs et les dames, les cle:c*, les bourgcois venaient, suivant leur dévotion ou suivant leur loisir.Alain chercha vainement le roi du regard; et, emporté par le courant, il fit comme les autres, timidement \u2018d\u2019abord, puis avec joic.Ce jour là, un jeudi, l'un des quatre jours où l'on servait de la viande, la Soeur déposa prestement dans son écuclle une part \u2018\u2018d\u2019agneau de brebis\u201d \u2014 étrange agneau! \u2014 bien accompagné de pois, ct du pain à volonté.Le roi ajoutait quelque chose à chaque visite, des tartes au miel; cette fois.Malgré tout, la chère eût été médiocre sans la charité inépuisable de tous.Cette charité toute spontanée, toute personnelle, officielle aussi, mais basée sur le seul amour de Diev, ne manquait jamais à la vicille maison.Pas de testament où elle ne fût nommée; le châtelet y envoyait en partie ses amendes; les confesseurs, les restitutions tardives; les hommes du guet, les \u2018\u2019poissons forfets\u2019\u201d, les poules perdues, les porcelets errants.Mais, malgré ces ressources, et les ressources plus claires des maisons et des champs, propriété de l'Hôtel-Dieu, on devait compter au iour le jour sur la Providence.Elle ne faillait pas.Les dons abondaient, et quels dons! Et pour quelles raisons! Les chroniques en marquent de toutes sortes.Tel avare qu'on \u2018\u2019anhuilait\u201d ordonnait avec un soupir une aumône de quatre solz; tel gros boucher, à la fête du Lendit, expédiait cent pieds de porcs, pour accroître la pitance; telle commère, prise de repentir pour tant de fausses mesures, donnait de sa boutique, à l'insu de son homme, des aunes de belle toile; et ce procureur inquiet, la conscience lourde, nc s'avisait-il pas \u2018d'un don de pctits bancs, pour la commodité des seigneurs malades ?\u201d Les corporations s'en mélaient: mires baillant leurs poudres fines; épiciers, leurs drogues.Les pieux couvreurs, mystiques, cux, faisaient chanter chaque dimanche une Messe à notes: mais, convenons-en, nul n\u2019égalait les orfèvres.Le jour de Pâques leur était réservé.Dès le \u201cjeudi absolu\u201d, les uns comptaient les malades, les autres allaient chez le boucher: ils jetaient un regard scrutateur sur un troupeau de veaux qu'ils dépeçaient soigneusement par la pensée, en autant de parts qu'il y avait de pauvres; et Pâques venu, outre ce veau rôti, c'étaient des potages, des fricassés, des ocufs, des craquelins, un agnel d\u2019argent à chaque pauvre.Là comme partout, le béni roi Loys les dépassait tous, les entraînait tous dans sa folie de charité.Outre les innombrables pauvres qu\u2019il nourrissait chaque jour, outre son argent, sa paille, son bois, il donnait, suivant l'époque, les gaufres de la Typhaine ou, par lettres patentes, les 68,000 harengs de Carême-prenant.Il donnait avant tout sa présence, ses consolations, son humble et fervent amour.Mais où donc était-il, ce soir?Les Socurs allaient ça et là, servant le vin, portant le pain, tandis que, dans leur bizarre surcot bleu, les Frères promenaient de place en place les lourds chariots de fonte où des charbons brûlaient.Les Filles blanches, penchées vers les plus malades dont on entendait parfois les plaintes à travers les baies ouvertes de l'infirmerie, s'ingéniaient à combler leurs moindres désirs: toutes les délicatesses étaient pour cux: \u2018\u201cPoussins, oisons, \u2014\u2014 coulis de chair, brouets à humer et même \u2014 mais pour les outrageusement malades \u2014 le luxe des *'raisins cabatz\u201d.Pauvres désirs de malheureux que l'on essayait de satisfaire avec un fraternel amour, une fois \u2014 au moins une fois! \u2014avant la mort, Le repas était fini.lampes s'allumaient.A genoux, au milieu de la salle Marie, la dame prieuse, récitait les litanies rapportées de Terre Sainte et des établissements des grands hospitaliers: \u2014Seignors malades.priez pour la paix; que Dicu nous la mande du cie! en terre; \u2014Seignors malades, pour vous mêmes et pour tous malades qui sont parmi le monde; \u2014 Christicnne gent.Mais où donc était le roi?Alain, ému, allait de salle en salle à la recherche de son maître, souriant maintenant, disant un mot simple et bon à ceux que sa jeunesse égayait.Tout au bout de la grande infirmerie, le page entrevit enfin le surcot fleurdclisé: près d'un mourant, le Saint était à genoux, la tête découverte.Alain, instinctivement, s'agenouilla aussi à quelque distance; il attendit.De l'autre côté de la \u2018couche à anhuiler\u201d, près de laquelle se tenait le roi, un paquet de haillons\u2014 la femme du mourant\u2014 était assoupie.On les avait recucills tous les deux, aux premières heures, sous la bise coupante: lui se mourait; elle, elle ne parlait ni ne pleurait.Les Soeurs la croyaient \u2018innocente\u2019.Elle refaisait depuis le matin toujours le même geste, remon- Les grandes tant vers son homme, chaque fois qu\u2019il remuait, l'épaisse couverture, comme si, après tant de frissons, après tant de misères, celle eût voulu le = pénêtrer encore plus de la chaleur bicnfaisante.Ah! les affreuses nuits sous la bise! Leur horreur revenait dans ce geste de démente!.\u2026.Ils avaient eu leur heure du soleil, pourtant: les premières années du ménage heureux qui pcine dur, mais où l'on s'aime.Seulement, avec l'âge, trop d'abandon, trop de faiblesse.Après la première maladie, les dettes étaient venues, ct la prison pour dettes: grabats, outils, hardes, on leur avait tout pris, jusqu'à ce qu'ils vinssent tomber, veritables loques humaines, contre cette porte d'hôpital.A genoux, le roi leur parlait à voix basse des pcines qui finissent et des joies qui ne finissent plus.L'homme I'écoutait avec une sorte de béatitude; la femme refaisait toujours son gesie machinal, laissant quelquefois sa vicille main sur la tête chenue, sans aucune marque d'émotion.La Fille blanche à côté d'elle répétait en vain: \u201cC\u2019est le roi! Mais c'est le roi!\u201d En vain le bon sire demandait qu'on la gardât \u201cparce qu'il se chargeait d'elle\u201d.Elle ne donnait nul signe da gratitude: comme si les paroles douces avaient trop de déserts à traverser pour arriver jusqu\u2019à son fime.La prière commune continuait: \u2014Christienne gent! Priez pour que notre Sire Jésus-Christ, cette santé leur donne, qui sait que besoin leur est au corps ct à l'âme.Mais la pauvresse ne joignait pas les mains, ces mains trop lasses sans doute de s'être tendues dans un geste éternc] de misère\u2026 La tête du mourant allait ct venait sur l'oreiller, sans force.Le roi passa son bras sous la tête douloureuse; il parlait bas, de cette voix profonde qui endormait toute souffrance! \u2014Notre-Seigneur vous vient chercher.Apaisez-vous.Je ne vous remettrai qu'à lui, disait-il.Et, comme si ce n'était pas assez, comme pour faire oublier qu\u2019il était le roi\u2014 c'est-à-dire, pour ces misérables, celui qui n\u2019a jamais faim, celui qui n'a jamais froid, celui qu\u2019on croit heureux !\u2014 pour se montrer leur frère, il se pencha encore plus bas vers le mourant et l'embrassa.La femme alors entr\u2019ouvrit ses yeux vagues.Une lucur y passa comme un étonnement, comme une douceur fugitive.Et, laissant tomber son vicux visage sur la main du roi, celle y appuya sauvagement secs lèvres, elle y appuya ses yeux où les larmes taries revenaient.Chapitre XV On ne vous voit plus céans, disait Ghislaine.Madame la reine s'est plainte de vous.Mais vous cst-il arrivé quelque fortune, que vous ayez l'air si heureux ?i \u2014Ai-je vraiment l'air si heureux ?demanda le page, embarrassé.Tous les deux se tenaient dans l\u2019embrasure d\u2019une des fenêtres de la grande salle du palais.Lui feuilletait le conte d'Elaine, où il cherchait la miniature de Sardello, en affectant des airs distraits.Il voulait se rendre compte si vraiment Vanna était \u201ctoute pareille\u201d a cette Elaine morte d'amour, Ghislaine assemblait les frileuses petites roses dont elle allait se parer.\u2014Si heureux! reprit-elle avec insistance.Auriez-vous vu votre abbaye en songe ?Un étonnement doux passa sur le visage d'Alain.D'autres songes, moins mystiques, battaient des ailes autour de lui.Pourtant, il répondit: \u2014Je n'ai pas besoin de dormir pour la voir, Dame, car elle m'est bien présente.\u2014Comme celle doit être effrayante par ces Lempêtes, poursuivit pensivement Ghislaine, regardant tomber la pluie au dehors.Je n'ai pas vu la mer, autant dire que je n'ai ren vu.Mais ceux qui sont allés en pèlerinage au mont Tombe nous en ont fait de beaux contes, ct aussi les croisés que la tempête assail'ait.balayant le pont des navires, mettant les bons chrétiens en péril de mort.M'eussiez-vous pas bien défendue alors?demanda-t elle avec sa grâce hautaine.\u2014 Alors et toujours.Dame, répondit courtoisement Alain.Mais défend-on contre la mer?Elle vous saisit, elle vous emporte comme le vent fait des feuilles de roscs que vous tenez en vos mains.J'ri vu cela au Mont, en un jour tel que celui-ci.Les vagues arrivaient de la mer grise.aussi hautes que les remparts; elles se creusaient; on eût dit qu\u2019elles se ramassaient sur elles-mêmes avant de bondir.Elles s'abattaient, elles sé'eroulaient avec des appels et des plaintes.Une femme cucillait du goémon sur la grève, cette Alictte que la mer emporta.Il s'arrêta.En cet instant, comme parle le poète, il écoutait en lui la clameur infinie, passionnée de la mer.Il entendait ce que lui disait sa chanson éternelle.Ses paupières se ferme.rent à demi.ll sourit vaguement, , 1 \"SR 0 oubliant son histoire, oublian ne.5 Surprise de son sjlénce, elle \u201cle; - garda, et, cn le regardant, elle.cessa .d'arranger ses roses.Elle était trop femme pour ne pas sentir.que \u2018ce -qui l\u2019absorbait ainsi dans cette douceur d'extase, ce n\u2019était pas la mer sauvage.La pluie crépitait contre les vitraux, le vent passait dans les grands corii- dors cn longues plaintes; peut-être, aussi, quelque chose de léger, de fugitif comme un rêve de tendresse, passa alors et mourut.Mais personne ne le sut jamais.Et ce fut la tête haute et de son ton de reinc que Ghislaine dit enfin: \u2014Si j'étais la femme que vous ni mez, je vous commanderais de songer à moi- plus discrètement, sans vous perdre ainsi en sourires.lorsque vous devriez mener grand deuil de ces histoires de trépassés.\u2014Dame., murmura Alain, interdit.Elle eut un rire léger.\u2014Contez lui cela un jour de peine, dit-elle.La reine entrait avec la troupe joyeuse de ses filles.Elle jeta un regard amusé dans la large embrasure, sur le groupe charmant d'Alain et de Ghislaine, Quoi! Cet oiscau sauvage s'apprivoisait-il?À voir la jeune fille se détacher ainsi sur le vitrail.dans son étroit surcot de vair, une fleur encore entre les doigt, et ce page blond assis à ses pieds, on eût songé à quelque joli début de poème.Gersende, étourdiment, s'y trompa: un .froncement de sourcils ce Chislaine arrêta une chanson sur ses lèvres.Bertrade, plus avertie, glissait aux orcilles d'Arlette: \u2014 Que te disais-je qu\u2019il ne chassait pas cn nos terres?Regarde-le avec cette Ghislaine, aussi enchanteresse pourtant que Morgane la fée.Il est en liesse de s'échapper d'elle.Il a l'air d'un faucon qu'on décille.(A suivre) Si vous avez besoin d'en-têtes de lettres ou de comptes, d\u2019enveloppes, de circulaires, envoyez votre commande à la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019.Elle sera remplie à votre satisfaction.Pharmacies Modèles Goyer 184-186 STE-CATHERINE EST TEL.EST 4940-4278 STE - CATHERINE EST TEL.EST 3268-4698 MONTRÉAL Nous développons, Imprimono et agrandissons pours amateuss 700 EC HHH OE EH SNE EH AEH EHH Assortiment complet de Chapeaux, Casquettes [ ap \u2014\u2014 Chapeaux rebloques teints et remodelés pour Dames et Messieurs OUVRAGE GARANTI PRIX MODERES J.BE.SEVIGNY BHELAIR 1697 47 MONT-ROY AI, HST que.Tél.Main 0717 Deux avantages En confiant à la \u2018\u2018Croix\u201d Pexécu- * tion de vos travaux d\u2019imprimerie, vous paierez, pour un travail bien fait, meilleur marché qu\u2019ailleurs et vous encouragerez, en même temps, une oeuvre catholique et patrioti- Tout Canadien francais |: intelligent appréciera | ces deux avantages Toute commande par la poste ou par le téléphone sera remplie tout comme si on venait en personne à nos bureaux nous la donner.La \u201cCROIX 229 NOTRE-DANE ESP re Page 4 ER La Révolution Juive A VIENNE A Vienne, une nouvelle révolution s'est déclenchée, la plus sanglante depuis 1848, au dire de Mgr Seipel.La faute en est un peu à l\u2018ancien régime ct beaucoup au traité de paix.Sous l'empire, à plusieurs reprises, on entrevit le péril juif.Des mesures restrictives\u2018 furent votées, mais pas assez énergiques.Les Israélites montèrent lentement, mais ils montèrent.Le traité de Versailles (traité juif, s\u2018il en fut) façonna l'Autriche sur les plans d'Israël.Vienne avec ses 2,000,000 d'habitants devint la capitale du nouvel Etat peuplé de 6,000,000.De ce déséquilibre devait résulter le socialisme des Viennois, et il résulta.Les Juifs, maîtres de la cité, le cultivèrent avec soin.A Vienne, comme dans toutes les grandes villes d'Europe, sévit la crise du logement.Pour y remédier on s\u2018avisa de caser, pour un loyer insignifiant, des familles dans des maisons déclarées trop vastes pour leurs propriétaires.De plus, le bourgeois (c\u2019est la classe taillable et corvéable) dut payer une taxe dite «impôt du logis».Avec le fruit de ces cotisations la ville co: struisit d'immenses immeubles.Mais pour y nicher il faut payer des cotisations .au parti socialiste, obéir aux chefs, lire les journaux juifs.(Estce là une influence indue, Socius!) Dans ces journaux l\u2019ouvrier lit que le retour au pouvoir du gouvernement Scipel mettra fin à la «politique des logise.Et le petit truc ne manque jamais.Le peuple excité, il ne restait plus qu'à le faire battre, ce que les Juifs n'oublièrent pas.(Le Talmud ne leur enseigne-t-il pas que les chrétiens sont des chiens dont il faut se débarrasser).Donc en janvier dernier dans une rixe survenue sur les frontières de la Hongric entre nationalistes ct socialistes, ceux-ci perdirent un enfant ct un mutilé.Trois nationalistes furent arrêtés.Tout le procès durant, la presse juive monta les esprits.Le jeudi, 14 juillet, les 3 inculpés furent élargis; le tribunal prétendit qu\u2019en cas de légitime défense on a le droit même de tuer un socialiste.La nouvelle à pcine répandue, le peuple forma des rassemblements.Les Juifs ne manquèrent pas l'occasion: ils haranguèrent le peuple, assure M.Delattre, dans la Croix, de Paris.De plus sur 23 personnes arrêtées aux bureaux du «Rote Fahne», journal révolutionnaire, la majorité était juive.La plupart des quartiers de Vienne ont cu à souffrir de l\u2019émeute; aucun quartier juif n'a été touché.R x X Les socialistes, troupeau mené par les Juifs, marchèrent à la bataille et à l'incendie.Quelques édifices du gouvernement et tous ceux des journaux aryens furent incendiés; pas un bureau de journal socialiste ne fut endommagé.D'ailleurs leurs copains français l\u2019avouent eux-mêmes.Marcel Cochin, ce député communiste en pension à la prison d'État, disait quelques jours après le rétablissement de la paix: «Les socialistes viennois pouvaient et devaient mener à la victoire, au pouvoir, la classe ouvrière d'un élan magnifique.» Mais pour donner le cachet tout- à-fait juif à l'affaire, il fallut l'intervention étrangère, elle ne manqua pas.Depuis longtemps, la IIIe Internationale juive avait établi à Vienne un service de propagande.Sur le corps d'un certain Ingust, ENED AR es Les funérailles de Mme Tardive! Elles eurent lieu le ler août à Notre- Dame du Chemin de Québec.Levée du corps résidence de M.C.-J.Magnan, son gendre.Le Rév.Pere Bourque, O.P.prêtre officiant, le Rév.Père V.Gravel, S.J.comme diacre, et M, l'abbé J.Lamontagne, comme sous-diacre, célébrèrent le service.Au choeur: Mgr L.-A.Paquet, P.Avicaire général; Mgr Th,-G.Rouleau.PA, Principal de l'Ecole normale Laval; R.P.Calmein, supérieur du Patronage Saint-Vincent de Paul: R.DP, Ruhlmann, S.J.M.l'abbé J.-B.Derome, M.l'abbé P.-A.Bégin, Ml'abbé J.Benoît.Conduisait le deuil: M.Paul Tardivel, son fils; MM.C.-J.Magnan, Joseph Bégin, Henri Bazin, ses gendres; MM, Claude Tardivel, Jules Bazin, Jacques Bazin, André Bazin, Maurice à la Bazin, \u2018du département de LA CROIX ses petits-fils; M.Jean Gagnon.son arrière-petit-fils; MM, Jean-Charles et Picrre-Paul Magnan, Eugène L'Heureux et Alphonse Magnan.Assistance nombreuse; centre autres: M.C.-F.Delage, surintendant de l'instruction publique, M.le juge À.Lachance, M.Alph.Lessard, directeur l'hygiène, M.O.Morin, sous ministre du département des affaires municipales, M.T.Verret, président général de la Société Saint- Jean-Baptiste de Québec, M.L.-A.Demers, c.r, cx-batonnier, M.Th.Béland, M.H.-D.Barry, M.J.-P.Bazin, M.le Dr.L.Derome, MM.Aph.Gagnon, J.-S.Matte, Th, Nap.Brisebois, N.Côté, J.-A.Genest, Ant.Lesage.J.-B.Lemieux, E.Lemieux, Ld.Richard, M, Déry, V.Cantin, G.- A.Reinhardt, L.Drummond, HL.-A, Moisan, L,-H.Cusson, G.Praite, O, Nolin, L.Lesage, P.Grenier, P.Pouliot, Jos.Paquet, Ld.Cloutier, P.Savard, cte.Barry, Tremblay, Jos.L'Heureux, Vallée, P.Choses et Antres Philosémitisme catholique La Revue internationale des sociétés secrèles, de Paris, dont Mgr Jouin est le directeur, relate les faits suivants : La revue polonaise Pro Christo publie dans son no 1, 3e année, un long et curieux article sur la question de la conversion des juifs.L'auteur, qui signe A, Dobrowolski, note tout d\u2019abord l\u2018étrange connexion qu'on retrouve aujour- d'hui entre les deux articles de tout propagande de rapprochement entre Israël et Polonais, Français ou catholiques de n\u2018importe quel pays: le Renoncement de notre part à toute formule de défense sociale ou nationale; 20 Concession aux Juifs d\u2019un triple privilège dans l'Etat, à la fcis comme citoyens égaux en droits aux autochtones, membres d\u2018une minorité ethnique protégée par les Traités ct enfin ressortissants d\u2019un Pouvoir extérieur déjà constitué et aspirant a devenir territorial, que représentent à Genève diverses commissions.Ce qui se résume cn un double mot d'ordre: I'abolition progressive de tout patriotisme chez les Gentils et l\u2019exaltation parallèle de l'impérialisme de la Race supérieure, du Peuple élu.L'auteur cite ensuite ou résume fort exactement les raisons et les textes invoqués par la RIS.S.à l'encontre des prétentions judaiques.Mais une singulière eNote de la Rédaction» marque, pour finir.la persistance, jusque dans ces milieux amis, de préjugés indéracinables en faveur du mythe récemment renouvelé par les «Amis d'Israël».Il s'agit toujours de la fameuse prophétie de Saint Paul: Feliquiae salvae fient, présentée comme preuve d'une conversion générale des Juifs tendez! Pour Il observe, munication \u2018Monsiéur le Directeur, \u2018La \u2018\u2018Croix\u2019\u2019 est un drapeau et un drapeau glorieux; glorieux par \u201cDeux dangers très graves menacent les Canadiens français: leur anglo-saxons et l\u2019invasion des Juifs.\u201cElle avance sans regarder, en arrière, Ia foule des pusillanimes qui \u2018Monsieur le Directeur, ceux qui vous suivent ne sont pas le grand \u201cLe peuple s\u2019intéresse à cette bataille.II n\u2019y prend pas encore une \u201cCroix\u2019\u2019 d\u2019un pas ferme.il s\u2019émeut.Et le jour n\u2019est pas éloigné où il se Un ancien lecteur de la \u201c Croix \u201d nous envoie la com- suivante remportées, glorieux surtout par celles qu\u2019il nous annonce.\u201cLa \u2018\u2018Croix'\u2019\u2019 s\u2019est mise courageusement à la tête de la résistance.\u201cElle avance sans tenir compte des forces qui sont en face d\u2019elle.pour eux la vaillance.Et vous pouvez compter sur eux.Votre etc., obtenir ce résultat nous avons encore beaucoup à faire.Nous ne nous faisons pas illusion sur ce point.Mais, comme notre tâche serait plus facile, sl un plus grand nombre des nôtres y apportaient leur concours! On se désintéresse trop de l\u2019avenir de notre race.Pourtant, notre influence, dans tout le Canada, diminue chaque jour.Les Juifs et les Anglais, au contraire, nous supplantent partout, Pour éviter un désastre irréparable, il faut réagir plus énergiquement encore.les victoires qu\u2019il a assimilation par les tremblent.nombre, mais ils ont part active.Mais at- lèvera pour suivre la M.T.\u201d employé à la légation des soviets, et tiré dans le balayage des rues par la police, on a trouvé des papiers montrant que les soviets avaient un rôle dans le mouvement révolutionnaire.De nombreux étrangers apparurent au temps des désordres.Dès la nouvelle de l'incendie du palais de justice, la Russie offrit via Berlin des secours illimités aux révolutionnaires.Le soir du même jour on surprit une quarantaine de communistes en délibération dont une vingtaine d'étrangers.Le député communiste allemand Picq a été découvert avec tout un plan de révolution qui devait s'accomplir grâce aux Événements courants.L\u2019Autriche doit son salut à la poi- gne de Mgr Seipel.Mais on a fait des victimes et des dommages.Va-ton attendre une répétition de la même scène dans notre province pour cesser de se demander si la question juive se pose et pour commencer à y voir ?Paul Etienne Les transfuges et la maconnerie La Revue Internationale des Sociétés Secriles nous rapporte que M.Oswald Wirth, dans le Symboliste de mai 1927, préconise la création, aux Etats-Unis, d'un fonds de secours en faveur des prêtres catho'iques apostats, nombreux, dit-il, parce que, d'une part, les préoccupations précunières de la hiérarchie ont dégoûté les uns du sacerdoce, ct que, d'autre part, les difficultés de l'apostolat, en certaines régions, rebu- \u201cÀ moins d'être un fatal\u2019.sans tent les autres: saint, le découragement cst \u2014 L'aveu, comme on voit, est artifice.Il ne s'agit pas de prêtres ayant une vocation d\u2019ascètes! Mais où M.Oswald Wirth a-t-il pris que ces défections Amérique, étaient nombreuses en en dehors de The Builder, organe maçonnique jaloux des lauriers de l'Exode?Où prend-il que \u2018le problème se pose en France\u201d dans les mêmes termes?Qui l\u2018autorise à écrire avec une sournoise modération: \u2018Loin de nous toute ocuvre de haine, inspirée des rancunes soulevées dans nos rangs par l'attitude de l'iËglise à notre égard.Ne cherchons pas à lui soustraire ses prêtres, qui, dant plus instruits que la masse des catholiques, nous sont souvent moins hostiles que celle-ci.Le vicil anticléricalisme mangeur de prètres a vécu.Sous la calotte suspecte nous risquons de rencontrer des cerveaux mieux préparés que d'autres, À nous bien comprendre\u201d.\u2014 Voilà, en deux mots, le développement de la manoeuvre nouvelle que vient de déclencher, sur mot d'ordre, contre l'Eglise, la Maçonnerie: faire croire, d\u2019une part, aux catholiques, que le clergé se rapproche plus ou moins des Loges, et, d'autre part, qu'il faut conseiller aux transfuges qui se présenteraient par hasard, de rester à l'intérieur de la Cité catholique, pour y travailler plus aisément que du dchors à la défection générale.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Les soviets fomentent partout la guerre civile Après avoir fomenté la guerre civile à Vienne, les soviets de Moscou travaillent à soulever la FHongric.La police a découvert, à Budapes*, dans le logement d\u2019un garçon boulanger, une imprimerie secrète cor- muniste où l\u2019on composait des brc- chures incitant les moissonneurs à faire grève et faisant de la propagande en faveur des sovicts.MONTRÉAL, me 6 Août 1927 à une époque qu'on croit pouvoir aujourd\u2019hui fixer comme prochaine, avant la «fin des temps».Ne revenons pas ici sur la question: elle est décidée, personne n\u2019ayant opposé sur ce point, à nos éclaircissements, unc donnée sérieuse- C'est un des innombrables contresens scripturaires qui, passés en proverbes, emcombrent presque toutes les controverses: mais il est doublement fâcheux que celui-ci, abusant des généreuses illusions de la charité chrétienne, serve en plus de prétexte à tant de propagandes ennemies contre les derniers défenseurs de la Cité catholique.x x x La situation en Roumanie L'Univers israëlite du 11 mars intitule son article de tête: Les démen- lis du Général Averesco.et il ne veut pas écrire: «Le général Averesco ment», parce qu\u2019il s'agit d'un vieillard chargé de travaux et d\u2019infirmités, et que la loi juive est formelle: on doit respecter les vieillards.Mais voyons les sentiments «respectueux» de l'auteur, à l\u2019égard de l'ilustre homme d'Etat.«Devant tant de bassesseet tant de lâcheté, conclut-il après un long et furieux réquisitoire, on ne s'indigne plus: on a seulement le soulevé d'un immense dégoût », Jugez un peu de ce qui se serait produitsila loi juive n'obligeait pas ce journaliste au respect! Et qu'a donc faitl'abominable général Averesco pour avoir mérité d\u2019encourir tant d'nvectives?Une campagne mondiale se poursuit depuis plusieurs annécs grâce à la puissante organisation d'agences ct de journaux juifs (parallèle à l\u2019organisation financière internationale ct aux trusts de l'affichage, de la publicité, de la mode, du théâtre, etc.) qui fait à travers le monde la force prépondérante d'Israël.Réseau de fils visibles et invisibles qui enserre l'univers.Il s'agit d'apitoyer les deux hémisphères, et tout spécialement la naive Amérique, sur le sort de quelques nomades égarés aux frontières de la Roumanie et de quelques écumeurs compromis à l\u2018intérieur dans les spéculations les plus audacieuses.coeur Le complot, les dommages causés aux intérêts du pays sont patents.Aussi le genéral Averesco s'est permis de mettre, assez faiblement d'ailleurs, les choses au point, par un communiqué prudent, politique, quasi diplomatique, en vue d'éclairer l'opinion aux Etats- Unis.Or, malgré tant de précautions presque, de prévenances, à l'égard d'Israël, voici le général anathéme! Ce n'était vraiment pas la peine de se montrer si.poli.cxagérations, les La franc-maçonnerie au Portugal Au sujet de la dernière révolution au Portugal, le Patriot anglais a reçu, d'un correspondant particulier de Lisbonne, des détails circonstanciés, qu'il a publiés dans son numéro du 17 mars, et dont nous citerons seulement ce passage relatif au rôle de la F.ML.: \u201cLes Maçons ct autres sociétés se- crêtes ont toujours compté des agents parmi les dirigeants des partis politiques, et il est probable que des réfugiés portugais à Paris ont cxercé quelque influence sur les événements, par des intermédiaires maçonniques.Les Maçons choisissent des agents actifs, et ceux-ci organise des groupes secrets, prêts à toutes sortes d'actes de violence.Les Carbonari, en tant qu'agents politiques secrets, et d'autres groupes sont des créatures des Macons et ont enrélé beaucoup d'officiers.Des bandes armées furent organisées, qui parcoururent les rues de Lisbonne, avant que le combat principal s'engageât\u2026.Les Bolchevistes russes ont presque certainement aussi joué un rôle dans les événements, par l'intermédiaire de la Confédération générale du Travail.\u201d Dans chaque numéro de la \u201cCroix\u2019\u2019 il y a des articles substantiels qui font connaître les Juifs tels qu\u2019ils sont."]
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