La Croix., 24 mai 1919, samedi 24 mai 1919
[" Allemands et Anglo- Saxons sur le terrain scolaire \u2014\u2014 La majorité anglo-saxonne d'Ontario, du Manitoba ct des autres provinces de l\u2019ouest gagnerait à aller prendre des leçons de justice et de civilisation dans certains états allemands, surtout en matière scolaire Ainsi, l'état d'Oldenbourg n\u2019admet pas d'écoles mixtes ni neutres ; il ne reconnaît que des écoles confessionnelles, soit catholiques, soit évangé- ligues; les maîtres doivent appartenir tous, dans chaque école, à la confession qui détermine le caractère de l'établissement.Tout groupe de plus de 25 enfants a droit sur demande de la majorité des parents de cette fraction, à une école confessionnelle séparée.Dans chaque commune, il y a comité scolaire distinct pour les écoles de chaque confession ; seul le bourgmestrene doit pas, pour en faire partie, appartenir au culte des écoles dirigées par le comité ; le comité comprend en outre de l\u2019ecclésiastique dirigeant la paroisse, l'instituteur en chef et deux à quatre membres élus et appartenant à la confession de l'école.L'inspection Jocale est exercée par le bourgmestre et l'ecclésiastique ; il y a, en outre, une inspeotion technique dont sont chargés des fonctionnaires spécialistes, mais ceux-ci doivent être de la confession des écoles qu\u2019ils inspectent.L'inspection de l'enseignement religieux est confié au clergé seul.La direction générale de l'enseignement appartient à deux collèges gouvernementaux, l\u2019un protestant, pour les écoles protestantes, l'autre catholiques, pour les écoles catholiques ; ce dernier n'a pas son siège dans la capitale, mais dans la petite ville de Vedhta, qui est le centre de la région et de l'enscignement catholiques ; il y existe un collège et une école normale soumis à l'évèque de Munster.Voilà la situation scolaire assur(e à la minorité catholique dans un état allemand où celle ci ne constitue que 22 pour cent de la population.À côté de cet esprit de justice, celui de nos Anglo Saxons de d'ouest pâlit.JOSEPTI BRGIN \u20140 Les voleurs en temps de guerre Les voleurs des fonds publics nul lalent, surtout on temps de guerre.alors que Je peuple souffre le plus et qu'il est fmpoissant l'enrettor ceux qui l'exploitent.Ainsi, dueant ta guêrre du Trans: val, il s'est passé des choses stapé- fiantes: des vols gigantesques onl té commis.lon les montrant au publie, nous aîderons peut-être ale couvrir ceux dont nous avons été les victimes depuis bientôt cing aus.An moment où la paix a été con- elne an Transvant, d'énormes approvisionnements avaient été acenmu- Jég pour satisfaire à toux les hexoins de l'armée anglaixe.11 fallait pourvoir à lontes les né cessités d'une armée qui comprenait trois cent.mille hommes et deux cent mille chevaux.Naturellement, d'énoimies magasins existaient, L'in- tendance avail réuni tous les approvisionnements nécessaires pour quatre \u201cmois.De plus, des navires étaient chargés en Angleterre, en Australie et ailleurs.On ne leur donna pas l'ordre de suspendre leur départ.Les magasins remplis jusqu'au faite dans l'Afrique du Sud virent arriver de nouveaux approvisionnements alors que l'on rapa.friait.une hone partie des troupes, l'arinée avait tout vo abondance.Par contre.tout muanquait sur le nutrehé sud-africain pour les parti culiers.Rien n'était à acheter, el les denrées première nécessité augimentaient prix de jour en jour comme au Canada aujourd'huile généralissime de lavmée an- ghitise, demanda au gouvernement et en obtint l'autorisation de Faire vendue à Prétoria ef dans les autres villes où se trouvaient les dépôts, toutes les 1uarehandises destinées à l'atemée, L'intendance fut chargée d'opérer ces ventes, Alors se passa une chose étrange et mal expliquée.L'iulendance se décida à vendre non pas ce qu'elle avait de trop mais tout.1 semble que In sagesse de- vail Int commander de prélever tout d'abord ce qui était nécessaire pour l'urnée d'occupation et de vénliser le reste, encore Elle procéda autrement.Elle vendit tout et en même temps passa des contreals aves diverses por sonnes gui se chin gèrent, de lui four- uir les approvisionnements néresssti- res à l'armée.On devine immedisr- lement ce qui se pussa, Les acheteurs, très peu nombreux des mar vhändises vendues par l'intendance, furen( également les personnes qui trailèrent avec l'intendance pour Iui livrer dont elle avail Comme l'intendance avail précisément.besoin de ce qu'elle vendait les gens qui lui achetaient furent les gens qui lui vendirent; et ils lui veudirent ce qu \u2018ils lui avaient acheté, - Outer tenté d'expliquer ce phénomène disant : vedanta les \u201ce besoin.qu'en l'intendance approvisionne Mens vinssent à se gâler: elle vendait les marchandises emmagasinées pour se procurer plus festiches, I Fait, presque que des marchandises il paraît démontré que loules les marehandises fournies à l'inteudance sont les seules où à pen près qui lui aieus été lournies, marehnndises taient des dépôts militaires cha prix pour y rentrer à des prix no Lablement plus élevés.Les sor.Car, second plicnomene inexpliqué, dans un pays qui manquail de tout et où Por était abondant, fort peu de person- Hesse présentèrent pour acheter.Les prix obtenus pat l'intendance soul dérisoiresz les prix payés pa elle sont excessifs en compatratison.L'avoine vendue par Fintendanee à 11 shillings était rachetée pare elle à IS euviron laissant un hénéfice à l'intermédiaire de 7 shellings presque Pour La paille, la différence était de S shetings environ, ponr la Givin de 6 shéllings ef demi et pour D'son de 5 shellings.VAntermédiai- re cavaissait done un hénéfice énor- Me sais rendre aneum service appre viable, On ne nous dit pas si la ruarchan- dise sorinit offectivement des maga: sins militaires où n'en sortait que fietivement dans les écritures, tous eax, la marchandise que l'on achetuit, était bien celle qui avait été vendue, Des enquêteurs ont éva- Ine les bénéficez d'un de ces intermé- dinires à 10,000 piastres par jour sur lex avoines seulement: Or, ce personnage sc retrouve dans la plu: cart des marchés conclus.Les enquêteurs, qui ont découvert ce pot aux roses déclarent que c'est le fournisseur qui a gagné le plus d'argent dont l'histoire: des fourni- En 5 = tures militaires ait conservé le nom.11 convient aussi de noter que la firme qui a traité avec l\u2019intendance ne présentait aveune garantie.Ou lu représente comme étant à cette | Epoque comme menacée de devoir Ti quider.l'intendance n contracté avec elle cependant pour dix ou douze millions.Pourquoi cette firme el pas une autre\u201d Pourquoi cette espèce de monopole assuré X une maison, car cette firme à eu le bénéfice presque de tous les contrats de vente et d\u2019achat?Ou ne fournit pas d'explien- tions, seulement on constate que l\u2019agent de cette maison était précisément le frère du chef de Fintendance, de l'officier même qui avait la main haute sur Loules ces opérations.On note aussi que cet.agent habitait chez son frère.Cet homme n°u ques été l'agent d'une.seule Citqge ; il a représenté deux où trois des tuaisons qui ont le bénéfice de ces contrats.Sans nul doute, il à en sie part des profits réalisés.L'intendance a en pour ees nnli- sous privilégiées toutes les faveurs el toutes les complaisances, On :« pu notamment.découvrir qu'une firme, débitrice de lintendance pour Une somme importante, s'était vu rembourser une somme de plus de 100,000 piastres sans raison sérieuse, L'intenduance a poussé l\u2019amabi- lite si loin qu'elle a remboursé cette somme en espèces à qui Jui devait pour xes achats plus que cette sone.Et voila comment le public est volé, en temps de gnevre! 11 serait intéressant de fuire Une enquêle sériense sur fous les millions qui ont été dépensés par Je gouvernement camudien pour lu guerre.On y dévouvrirait sans doute plusieurs pots aux roses de ce genre.PIERRE BAYARD \u2014\u2014\u2014 0 Notre Directeur \u2014 Nous sommes heureux d'annoncer à nos lecteurs que le Directeur de la Croix dont la sinté laissait à désirer, est aujourd\u2019hui assez bien rétabli, et qu'il peut continuer sa rude tâche.La logique de ceux qui 1 ¥ a des gens qui semblent evoi- re qu'il suffit de ne pas aimer une imposée.Les leçons qu\u2019ils ontere- gues sur ce point ne leur ont done rien appris.Us ne voulstient pas de In conscrip tion, ils l'ont, eue.Ils ne voultient pas des mille et une ordonnances de guerre, ils les ont subies.lx ne voulaient pas du joug orangiste, ils l'ont.\u201d ils I'anront, s'ils continueit à sy prêter.- Hs ne veulent pas de l'école nationale, elle leur sera impose par la clique sectajre Ottawa.Le moyen le plus sûr d\u2019évite: toux ces écuells, c'est de briser les licus de la Confédération qui nous Attachent à ln majorité \u2018inglo-säxon- nen ont pas chose pour qu\u2019elle ne nous soit igs | Ts ne veulentpax de l\u2019assimilation, | 4 ° ne ct d'organiser le Basz-Canada en pays autonome.l'orcément, ils y viendront, à ce moyen, mais, trop lard.Comme toujours, ils auront.Inissé passer lu bonne vecasion, ils n'auront pas su profiter des circonstances favorables, Ce sont.des gens qui sèment Un mois après que le temps en est ve Un.Aussi, ils ue récoltent jamais rien.Ou, plutôt, ils révoltent ce qu'ils uéritent: le mépris de la race qui se croit \u201csupérieure\u201d, Cependant, ce sont des protestataires de profession.Tous les jours, ils protestent.Ils n\u2019ont jamais sv faire aubre chose que protester of.faire des m'amiours aux puissanis du jour, qui deviennent les démagogues de demain, Et.vous les voyez prendre un tou de pédagogues, à tort et à travers, faire la leçon à celui-ci et au celui là, avec Tl'outrecuidance du jeune homme fraîchement sorti de l'école, Briser les liens de la Conte tion, disent-ils, Y pensez-vous! C'est une institution presque vécut Attendez, attendez! La Confédération, c'est un bon régitue.puisque.nous l'avons depuis an-deliv de cinquante aus.Elle est établie: il ne faut pas y toucher! C'est tout.leur raisonnement.Les sots en ont quelquefois de meilleurs! JOSEPH BEGIN.0 Une suggestion opportune Vous avez quelques biens.suvez quan jonr où l\u2019antre Vous vous mourrez.Vous avez fait votre tes lanent, Avez-vous pensé à votre digne curé, au prêtre qui a bénit votre mariage ef baptisé vos enfants à l'ami qui fra vous consoler à vos derniers moments, vous apporter lex secours de notre sainte religion\u201d Vous avez pensé à votre femme et à votre fils: mais à cel qui a été tie longues années votre père spiri- duel, avez-vous laissé un souvenir, due certaine somme pour lui-même ou pour les oeuvres qu'il jugera bon de soutenir\u201d C&C argent que vous donnsrez au ministre de Dien prie rn pou» vous et soulagera votre âme Kuvez prévoyants et recon naissants* J.B.oO Monseigneur Hallé M.le Chanoine Joseph Hallé, de Québec, a été nommé préfet aposto- \u2018lique de Hearst, Ontario.Cette nouvelle préfecture est située entre Cochrane et-Kenora.Mgr Hallé est né à Lévis.Il a fait ses études classiques au Collège «de cette ville où il enseigna la philo.sophië et la théologie et dont il fut le directeur durant sept ans.Il est membre du chapitre de Québec.Il n\u2019a que quarante-cing ans.Les œuvres sociales l'intéressent beaucoup.Il aime la lutte.Dans nos teraps difficiles cette qualité est mécessaire.Rome ne pouvait mieux - Haité.J.B.JOSEPH BEGIN, directeur 48 rue Saint-Gabriel, RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT,COLONIS ATION Montréal Le Pape déclare que les: conditions de paix sont Injustes Le traité de paix que les alliés veulent imposer aux empires du centre de l'Europe est injuste ; il suscitera une nouvelle guerre, plus terrible peut-être que celle qui n'est pas encore terminée et après laquelle l\u2019anarchie aura beau jeu.Nous l'avons dit dans la dernière édition de la Croix C'est aussi l'opinion de S.S.Benoît XV.Une dépêche de Rome nous apprend que le Cardinal Gasparri, secrétaire d'état pontifical, a écrit au nom du Souverain Pontife une note officielle au colonel E.-M.House, chef de la délégation des Etats-Unis À la convention de la paix, soulignant les arguments invoqués par l'épiscopat allemand pour démontrer que les conditions de paix imposées à leur pays étaient inacceptables parce qu'il était impossible de les remplir.Le Pape en faisant cette démarche en faveur de l'Allemagne n'est guidé que par des considérations humanitaires.Il a pris d\u2019ailleurs la même initiative en faveur d\u2019un autre pays appartenant à l\u2019Entente.11 demande au colonel House de soumettre cette intervention au président Wilson, espérant que celui-ci se servira de sa puissante influence auprès des autres délégués à la can- férence afin d\u2019assurer l'établissement d\u2019une paix durable.J.B.o L'exelusion du Pape L'Osservatare Romano souligne de nouveau l'insulte faite au Pape:par l'exclusion du Saint-Siège de la conférence de la paix, en vertu de l'article XV du pacte de Londres, signé par les puissances de l'Entente.Aussi, l'on peut s'attendre que la -paix de Versailles n\u2019aura pas une longue durée.Quand Dieu est chassé du conseil des nations,celui-ci délibère en vain, Les décisions que les hommes prennent, alors, sont souvent inspirées par l'esprit du mal qui cherche à étendre son empire sur-le monde- Les revendications belges Meurlrie par la guerre, 1n# elgi- que, est gravement éprouvée par la Conférence de Ja paix.Les grands espoirs nés de ln délivrance ont fait place aux déceptions, Comme daris les autres pays qui ont subi l'oceu- pation allemande, le rétablissement de la vie normale s'effectue avec d\u2019extrêmes difficültés.La suspension des hostilités n\u2019a pas été sui vie de la reprise générale qu tri et des affaires.Mais, aux préoceti-\" pations matérielles, économiques et financières se joignent des inquié- - tudes politiques.Un instant, Tes Belges avaieñt ern que la reconstitu tion de PE surope leur permettrair de remanier leurs frontières et de réparer d'anciennes injustices.Nietimes, en 1830 et en \u201c1839 4 : 4 piped CC \u20ac Sn '$2:0 20 milled MONTREAL wr.(par ja poste) I an pad mols\u201d I ETATS-UNIS - - ETRANGER (Union postale) ~ 1 an, 2.25 ; 6 mois 1.25 25 Un numéro, b sque Tél.Westm.7298 préjugés contre Ja France et englo\u2026.\u201d bés, lors de la.conquête de leur: dépendance, dans In méfiance q i continunil, de peser sur: Pimpérialisme francais, ils 8 \u2019imaginaient, eu 1919, que les vainqueurs de In Germanie retournernient contre celle-ci les précautions prises en 1815 et en 1839.Le Cabinet de Bruxelles dénonça bien les servitudes imposées à In Belgique en 1839, et proclama sa volonté de reprendre son entière Jiberté d'action.Mais, en ce qui concerne les remaniements territoriaux, ils ne pouvaient avoir lieu qu'avec le consententent de la Hollande.En effet, les territoires que la ps aurait.désiré reprendre el quelli considérait comme Jui revenant lé gi timement.avaient été dévelns aux l'ays-Bus en 1815 et conservés À ce royatime en 1338.Les Ielges ne prétendnient nulle ment imposer à ln Hollande une \u2018i- minntion de fevritoire ou de Pa sance.Bien au contraire: ils haitaient.que leurs voisins tron.vassent d'amples conmpensations en Allemagne, au nord et à l'est, dans la Frise et la Gueldre, dans des ¥6- gions habitées par des populatiôns parentes.Mais la Hollande ne vou- hail pas entendre parler de ces com- binnisons.l2lle tenait à rester comme elle est.Comme le Danemark, elle craignatit fort d'indisposer l'AI- lemagne et de s\u2019attirer plus tard des 4 ennuis de son côté.On n'est pas plus hardi à La Haye qu\u2019à Copenhague.Le gouvernement belge,#( n'a cessé de montrer la plus scrupuleuse correction, s\u2019est donc gardée de formuler-des-prétentiony ou; des propositions \u2018territoriales.Il ar constamment affirmé son vif d ir d'entretenir des relations de paitai amitié avec la Hollande.Du moins était-il en droit de compter que Pon ne chicanerait point sur les satisfactions d\u2019un autre ordre.Malheureusement Îl n\u2019a pas trouvé un accueil aussi sympathique qu'il= était \" permis d\u2019espérer.Le choix de Genève, à la place de Bruxelles, comme \u2019 siège de la Société \u2018des Nations, T causa aussi une profonde déception: - ; Si la Belgique ne réclame nitla rive ganche de l\u2019Eseaut, ni le Limbourg, ni même Mnestricht, quigfor- me une sorte de hernie sur la rive.gauche de la Meuse, elle prétend au moins à des garanties pour la liberté de ses voies de communications vitalés par eau.Dans ce qu'on.ap: pelle la Flandre des Etats, elle demande la garantie de l\u2019écoulement- i des eaux de la Flandre, celle de vu sage du canal de Terneuzen et celle de la navigation de l\u2019Escaut.Dans: Penclave hollandaise de Maestrichi: où se trouve la prise d\u2019egu.dés ca-\u201d.naux de lu Campine et où passe te\u2019 canal Liège-Auvers, elle demande lo\u2019 droit d'élargir ce canal dans des proportions correspondant aux.né-.cesgitén du - trafic.D'ajitres.anigli rations, dépendant des Pays Ha sont également nécess d\u2019autres voies.Nous ne; pouvon entrer ici dans les détails - techn ques, mais nour pouvons - déclarer que In Belgique ne sôllicite.rien dus ne soit confprme à- son droit, rien: qui viole lé droit d\u2019autrai.En cét te matière, comme en matière.deo: nomique et dense, \u2018Te -jautié noinbre\u2019 de nos: ha : ea a! TE + met me mets a cm mr arm À, i | A I'Eglise of I'Etat en Suisse La Suisse, par son organisafion en 22 cantons avec gouvernement particulier, est un pays iutéressant à étudier, précisément à cause de cette diversité de petits tats confédérés.Au point de vue religieux, elle n été le théâtre de nombreuses discordes, guerre sur le champ de bataille, guerre sur le terrain politique, guerre sur le terrain du droit.11 peut fouruir à d'autres pays des renseignements utiles et leur servit de champ d'expérience, démonstra tion par la pratique de pièges à éviter.Les rapports entre l'Eglise et UF- tat_en Suisse, les culluelles, leur établissement.but et attributions.tels sont les points que je me propose de traiter.rE Les liens qui unissent l\u2019I£glise et VEtat varient suivant les cantons; VOUS pouvons grouper ceux-ci en quatre catégories.L\u2014Les cantons où chaque confes sion doit se suffire à elle-même, sous le régime de la liberté.H.\u2014Les cantons liés par les contrats envers l'Eglise.HL\u2014Les cantons qui, sans au cup engagement, soutiennent leurs lgglises nationales.IV.\u2014Les cantons contribuant à l'entretien des cultes pur un badges proportionnel au nombre de leurs adhérents, Dans la première classe rentrent les cantons catholiques, Uri, Schwyz.Obwitlden, Nidwalden, Zug, Apgwuzel 1.Rh.Wallis et les cantons mix tes, Glaris, les Geisous, Saint-Gall, Thurgovie, L'Etat.dans ces cantons, se her ne à un rôle de enteur qui veille à Ja honne tion des cultes, et ue permet l'établissement d'une velle paroisse que si les moyens saf- fisants à son entretien sont rés; Fondations, doux, impôts prélevés sur les membres de chaque culte par l'association paroissiale, cons titnent tessourees financières, Dans les cantons catholiques, l'Eglise catholique romaine est considérée comme enlte national, mais non comme religion d'Etat, c'est le ré gime de la liberté avec contrôle de l'l£tae.A la seconde élusse appartiennent les cantons de Lucerne.Tessin, Argovie, Vaud, Soleure.Peu de pa roisses se sont constituées elles-aut- mes: un fondateur ccelé Inïque établissait une église par une donation d'un terrain d'environ 10 hectares où par une garantie capable de subvenir aux hesoins du eul- te, De là, le droit pour le fondateur de présenter à l'évèque un prêtre avec lex conditions sacerdotales ve guises pour desservir cette © issu les iastique ou \u201clise.Suivant des règles bien déterminées, In fondation pouvait passer iv dtm.tres ruaîns, par héritage, don, échange.mais jamais par vente.Les fon- «ations faites par des seigneurs pour leurs sujets comportaient des revenus (dixièmes, impôts.bénéficest.Au moyen âge.pureille fondation était considérée comme un bon placement.Le pape Alexandre EL.pour mettre fin à certains abus, déclara que les fondateurs ou leurs successeurs pourraient avoir Ia jouissance de la fondation, mais not: la propriété et le droit de disposition, Le bénéficiaire qui tirait des revenus d'une fondation était ollie gé, en cas de réparations importantes de l'église et d'insuffisance de fonds, de contribuer aux frais on.traînés par les travaux.L'Etat, dans plusieurs eanions, s'étant approprié différentes fondations.s'engageait à prendre avec elles les charges attenantes, concours financier, pourvoi de prè- tres pour hi paustoration.Mais, dans bien des cas, l'Etat a interprété comme il l'entencdait les charges qui Ini incombaient, et parfois avec une partialité révoltante vis-à-vis des ea tholiques romains, tels les cantons du-Tessin, d'Argovie et de Soleure De lu troisième classe font partie les cantons qui, sans être liés par au cune charge, payent leurs Eglises nationales, tels les cantous de Bâleville, Bâle-campagne, Genève, Berne, \u201cCes Zurich, Schaffouse, Neuchâtel.L'Etat, sans précisément s'identifier au culte, soutient de ses deniers les cul- les reconnus comme natfonaus, nu détriment des autres.A Bale, par exemple, l\u2019Etut a vetroyé, en 1903, 16 619503 Franes aux protestants, 170540 aux \u201cvieux catholiques\u201d.et rien aux eatholiques romains.alors que pour 73 baptêmes \u201cvieux catholiques\u201c, il y en avait, en 1995, LOI catholiques romainss pour 25 maringes, 240; pour 53 entervements, 176, ot pour 504 enfants à l\u2019instrue tion du catéchisme, 3900.A Genève, da situation est lu même, rien aux catholiques romains qui doivent payer pour leur culte et pour l\u2019entretien du culte des autres confessions.A Berne, l'Etat s'est octroyé tous les biens des couveuls et églises pendant la Réforme, a méconnu le traité de Vienne de 1515 en faveur des \u201cvieux catholiques du Jura et a tout fait, watis en vain.pour introduire duns cette région le culte \u201cvieux catholique\u201d.Contre °C nergie des catholiques jurassiens.est venu se briser l'effort de l'Etat de Berne.Dans la quatrième et dernière trouve le canton de Friqui conteibne indifféremment un eulles des deux confessions eas theligues protestante.d'après la loi de [S48 ai, 17, ou tes lex dépenses pour les eultes doivent être réparties proportionnelle > ment ut nombre d'adhéreuts deux confessions.\u201d U résulte clairement de ce coup d'oeil jeté sur les vapports de gli se et dle Plt, en Suisse, que duns es ie se romaine et Jess les cantons catholigues el mixtes of les confessions sont fraitées sur le pied d'égalité, protestants et \u201cvieux catholiques\u201d ne contribuent en vieu aux Friis du culte catholique ronsdin, mais qu'inv lex cantons qui cntretientient les ais cinent, des Valises nationales, les catholiques romaine sont obligés de payer pons l'entretien du eulte des autres confessions, Lit conclusion de ee court perc celle-wvi: li où les cantons buis sent entière liberté à l'l2glise, \u201ccut va pour le mieux, Eon les cantons s'ingèrent dans les affaires du culte, il commet des injustices révaltantes peur raîsons politique e( scetaîr.est L'oppression du monde par -une minorité maçonnique Il existe actuellement dans le monde entier environ 2,154,307.0C0 habitants qui, d'après les statistiques les plus récentes, se décomposent sous le rapport religieux en : 588,- 862 000 chrétiens, dont 27: ,638,5C0 catholiques romains, 166,066,000 protestants de tou'\u2018es sortes, et 120,157,000 grecs orthodoxes ou schismatiques ; 11,222,000 juifs, et 216,630,000 mahométans.Les paiens, la population du globe, comprennent : 137.935 000 boudhistes, 209.- 659,000 hindous, 231,816,(CO disciples de Confucius.24,900,0C0 schintoïstes, 157.069 590 adoratcurs de fétiches, et 15,352,000 individus sans Culte défini.Les catholiques constituent donc à eux seuls la plus importante des confessions religieuses, tandis que les juifs dispercés aux quâtre coins de l'univers depuis la malédiction du Golgotha ne sont qu'une infime minorité.C'est cependant cette minorité unie et compacte qui, grâce à la puissance de l'or et à la complicité de la franc-maçonnerie, gouverne le monde.C'est elle qui, jalouse de la Ilberté de son propre culte, organise partout, depuis tant d'années, la persécution contre le christianisme, et le catholio'\u2018sn.e en particulier, alors qu'elle se garde bien d'attenter aux aroyances des disciples de Mahomet dont elle redoute à bon droit le fanatisme.N'est- il pas honteux et triste de constater que 272,638,500 catholiques, dont la majorité est encore croyante, se laissent traquer par une poignée de juifs, alors qu'il suffirait d'un peu d'énergie et d'une organisation quelconque pour résister victorieusement ?(Annales catholiques.) qui forment encore les deux tiers de | LA OROIX Le devoir des Catholiques envers leur presse Les assauls des ennemis de 1'Eglise et de la religion font.aux catholiques de tout pays un devoir,absolu de soutenir la presse catholique et les écrits honnêtes et.chrétiens.La société moderne est prise de puis longtemps par une lièvre qui menace (out principe religieux et moral.Le danger ne date pas d'hier Dès 1ST2, Mge Ketteler, Villustre évêque de Mayence, le grand socio: logue chrétien, 4 signalé ce danger.Grâce à ses avertissements, la presse catholique d'Allemagne à pu s'orga- wiser, elle a paré ainsi victorieusement.une partie des coups ne par le Kultuekauspe et pu rép cnsuite le désordre moral, causé par la lutte gigantesque, entreprise par >ismarek contre les catholiques de l'empire allemand.Une presse catholique \u2014 disait la vaîllamte Difesa, de Venise \u2014 est le premier indice dune rénovation re.Higieuse et sociale, l'ourrions-nous l'oublier, alors que li voix de saut hommes éminents et de tant dau tres, houmbles el modestes mis vtr leureux, nous encouragent en d'atteindre un si noble bur?\u201cl\u2019ourtions-nous l'oublier en nous SOUVent quien une reunion mémorable le cardinal-patriarehe Sarto plus tnd Fie Ny dit à ses Véui- Views: Je anuecau \u201cepiscopal, je donnerai nu crois pee- \u201ctoarale, je donnerai, si cela est né- \u201ceossdire, nt propre robe rong ode tés vue donnerai mon \u201ceurdinal, mais je veur que lu DWi- \u201cfeste, le journal catholique, pisse \u2018rivre\u201d Cette été égulement comprise dius le Piémont.Le métropolitain de Turin, NS, 1.le cardinal Richelmy, ayant appris que le Momento, journal catholique, qui liveait le hon combat dans le l'iémont, avait, eu Vue de son extension ef de sir propagande, besoin d'é- tre matériellemnent appuyé.n'hésita pas un instant de venir co aide 2 da fenille catholique.lEminenc fit veudre un bien personnel patrimonial et le produit de la vente, soit {1000 piastres, daus la catisse de notre vaillant confrère pié- montaix, \u2019 Ces exemples sont plus eloquent « que les discours les mieux tournés I suffit de les citer, Uevesstte à Son Versi Les Zouaves pontificaux Le Commandeur Sussières profitant du voyage de Mgr l\u2019Avchevêèque à Rome écrivait au Saint Pèré, offrant les ho tueux des anciens Zouaves l\u2019ontifi- eaux, réitérant lenr fidélité ot leur attachement à Sa Personne et au Siège de Pierre, IL in reçu par l'entremise de Mer l'Archevéque In réponse suivante: Dal Vaticano, 18 avril 1919, À Monsieur le Comm.Joseph Bussières, Commandant des Zouaves d\u2019ontificaur Canadiens (Canade), Montréal.Monsieur le Commandeur, Notre Saint Père le Pape Benoit NV a été très sensible à l'homtnage des nobles sentiments de piété filiale exprimés dans la lettre que vous lui avez fait parvenir par le bieuveil- lant intermédiaire de votre vénéré et bicn-aimé Archevêque.Sa Suinteté s'est plu à voir dans votre adresse Un nouveau témoignage du dévouement et de la fidélité des Zouaves l\u2019ontifieaux Canadiens à Na Personne et an Saint-Siège.ln retour comme gage de Sa paternelle bienveillance et des faveurs divines le Souverain Pontife accor- ce de tout coeur aux anciens Zouxves Canadiens, à leur digne Commundant, et à leurs familles, In Bénédiction Apostolique.Heureux d'être l'interprète de ces sentiments du Saint-Père, je vous prie, Monsieur le Commandeur, d'it- gréer l\u2019asurance de mu haute cousi- dération.(signé) P.Card.Gaspari.Jos, ASUS respee Les chefs de 1a frane-magonnerie EN: FRANCE Voici la nomenclature des chefs de la franc-maçonnerie en France, depuis l'établissement de cette société, dans ce pays, jusqu'en 190$: Grands-maîtres.\u2014 1725, lord Detwentwater; 1736, lord Iarnouester, 1738, le due d'Antin; 1743, Louis ae Bourbon, comte de Clermont, priner du sang; UTC1-1793, Louis-Philippe Joseph, due de Chartres, devenu due d'Orléaus après la mort de son père: 1793-1504, Roettiers de Montulean (sous le titre de grand vénérable): 1805-1814, Joseph Bonaparte, voi de Naples, puis roi d'Espagne: de 1SIt à 1S52, date du coup d'Etat, bit vacance de lu grande-maitrise, au Grand-Orient, fut dirigée par des guands-maîtres adjoints; IS32-1SGI, prince Lucien Muvatz (NGZ-1SGS.maréchal Magnan: 1SGH-ISTO, général Mellinet «véélu en 1ST0, non accep tant); ISTOISTL, Babaud-Lavibiére, avocat, ancien représentant da pen.ple.Présidents de l'Ordre, -\u2014 IST, Baband-Lari de Saint-Jean: IS Cousindéniissiontetire en maus IS IN ISST AC, Collaveu, députés 1SST- ISSO, Frédéric Desmons, deputd du Cian 3 ISSO-IR02, doctenr HL Thuls, ancien président du conseil wmunici- paid dde Paris ISS EESO5, docteur Bhtin, ancien député: 1S95-1S96, Lee cien Lucipia, membre du conseil gb néral de Tn Seine: 1896-1808, IF, Des mons, stneien dépulé, senatenr, vice: president du Sénat; 1595-1900, L.Lucipis, président du conseil municipal de Da 19600-1902, 1°, mous; 1902-18H53, A.Delpech, sénie- teur de l*Ariègez 1903-1905, L.Lay ferre, député de Ulléraule: 1907- 1907, 1°, Dexmions: 1907-1908 02 Lakterre, Ou remarque, parmi les grands- matitres, plusteurs nous de lu no France Collect s'était luissé tromper sur le caractère de velle société, conume aujourd'hui, ue van notabre de beaux vaïfs fer went les veux sur lie malice des loges anglaises, au Canada.Le Grand-Orient de © tait eu 1908, tant a Paris.quien pro vinee, TH Joges, GO chapitres, 21 conseils, soit au total (95 \u201cateliers\u201d en activité.C'est di qu\u2019on régle Palle ve de Lu politique et que on déciele de lie destinée de ha Mais certains indices permettent de croire que les PP: éprouvent des enter et dde Vinauiétude, Parmi eux sé lèvent des voix qui conseillent la prudence Trop tard.restevaît inutile n vii La lutte contre la pu menteuse est désornaiis en plein oro.INTL 3 IST2-1SS7, ISs5, es.blesse de NCE comp .France, Le conseii 1e s'il était soi NIC wines res, L'oeuvre du bon journal recommmandée par Pie X et Benoît XV Notre Saint Père le l\u2019ape Benoît XV écrivait, le 6 mai 1916: «Le peuple chrétien, toujours royalement large pour toutes les initiatives qui intéressent le salut des Ames, ne fera pas attendre sa généreuse contribution à l'oeuvre dela bonne presse, dis «1 |) aura été éclairé sur la souveraine nécessité de cette oeuvre et qu'il aura appris à la regarder comme a noble protectrice de ses intérêts.«Mettre les ocuvres de presse de odté, disait le saint et clairvoyant Pie X, c'est se condamner A n'avoir aucune action sur le peuple et ne rien comprendre au caractère de son temps.» 2 \u2014\u2014\u2014 Avez-vous payé votre contribution à la CROIX?La représentation proportionnelle \u2014 La Belgique est le seul pays peut- être en Europe et dans le monde entier, qui ait résolu d'une façon pri tique et juste le problème si dirfi- cile et si urgent de l'organisation du suffrage sur une base à lu foix démocratique et libérale, sage et équitable en tenant compte de la valeur sociale, économique et politique de toutes les classes de la population.Le système national du suffrage plural à donné à la Belgique, d'u près les listes électorales de 1901- 1902 pour la Chambre des députés: 924.379 électeurs doués d'une voix (c\u2019est-à-dire ayant droit à un suf- (rage), 434,970 électeurs à 2 voix.SORE électeurs à 3 Voix: total LA9ZS2 électeurs disposant = de 2,5303,-4ES voix.Les membres de la Chauubre des députés sont.élus pur les citovens électeurs âgés de 25 aus accomplis: ceux du Sénat sont élus par les électeurs de 30 ans.L'électeur doit être domicilié depuis un an un moins dans In moe commune, Coe Lu suffit pour avoir droit à ane voir au moins, ln outre, un vote supplémentaire est attribué à Félecteur, père de famille, âgé de parant an moins 5 fr (une piastee) de contribution personnelle, et à l'ébsteur de 25 aus au moins, propriétaire soit d'inrneubles ayant un revenu caudas- tral de AS fr, an moins (8 piastres), soit d'une rente de 100 fra?) pins tres), Deux votes supplémentaires sont attribués aux eapaeitire détenteurs de diplômes ou certifients d'étude, ainsi qu'aux titulaires de vertitines fonctions et professions dé terminées puur ln loi.éNul nue peut cumuler plus de 3 voix.Le vote est secret et la présence de l'électeur au vote est obligatoire; il a lien a la Commune, Le suffrage est done décentralise, - - En 1508 la Belgique a wlopié Te SYSIeme de Ia representation propos.tionuelle, de façon à obtenir la représentation adéquate des minorités an parlement nations.C'est de prmier pays qui ait orgy nise la juste représentation, or re poussé avec raison la formule lhru- Gale du \u201csuffrage auiversel\u201d pur et sitaple, reposant sur une prétesdue lité morale, intellectuelle, sociale, congénitale, qui n'a janutis existé el h'existera jaunais dans l'hamanité.bar Belgique a été aussi la première it adopter le système de la représentation proportionnelle pour lélee tion des chambres législatives.- ime paraît le seul qui, de NOs jours, tout en satisfaisant ple nement Finstinet démocratique des Classes ouvrières, protège aussi late gement le besoin instinetif de conservation, de sécurité, de paix, de Stabilité nécessaires à toute nation vivilisée, libre et prospère, C'est dans In, some de S.Thomas, de 5.and théologien, le grand penseur, le grand éconotiste of le plus grand politique pent-être de l'humanité, dans le sens chrétien du tot, que les auteurs de cette législation ont puisé l\u2019idée et In formule, pour ainsi dive, de cette organisa tion du suffrage démocratique et conservateur à la fois.M\u2018est avis que les hommes d'Etat du Canada pourraient puiser à la même source of s'inspirer de l'exemple de lu Belgique.1x pourraient en réorganisant fa loi électorale relever singulièrement ainsi le niveau moral du corps électoral et le niveau politique de Ia représentation natio- uale.Ilx pourraient vehansser singulièrement enfin le prestige des institutions parlementaires Mort menacé, L.JACAULT.Le gouvernement helge, il x a quelques semaines, mal inspiré, a va- dienlement \u201cdémoctatixé® ce système électoral.Haen tort.11 ne tar- devra pus à revenir à celui qui a fait su prospérité avant la guerre, TTT \u2014\u2014\u2014\u2014 Mo: trend, 24 Mal, 1919 CHOSES ET AUTRES LE FRANÇAIS LANGUE - DIPLOMATIQUE L'Académie française, dans sa séance du 27, que présidait M.Brieux, directeur, a décidé de porter it Ja connaissance du président du Conseil lu déclaration suivante: \u201cL'Académie française estime qu'il lui appartient de rappeler que la langue française a été reconnue depuis plus de deux siècles comme la langue diplomatique, non seulement dans les négociations où la France était intéressée, mais aussi dans celles où elle n'avait aucune part \u201cCette coutume na pas été imposte par li France, Elle s'est éta lie pedee 0 Paceord spontané Jes diplomates de tous les pays, \u2014qgui ont trouvé, dans l'emploi de notre langue, commodité e\u20ac sûreté, à cause de sap precision ef de sa eharté.*Ahbandonner cette contume plus de deux fois séculaire, admettre 1°.gale valeur de textes publiés eu plusieurs langues, ce servit exposer les velations internationales aux entlie- ras et au trouble que ne manque- ration pas de produire les différentes interprétzt ce serail ass justement tradition chère 3 le \"ene, \u201cest pourquoi l'Acudénie tient pour asiré que le texte officiel coli qui fera foi) des rites et couventions à conelure sers rédigé en lngie franciise, LIE * UN MESSAGE DUT SENAT AUN PARLEMENES ALLIEN Au Sénat belge, M Favereau avait Proposé d'adresser aux Darlements alliés la motion suivante: \u201cLe Sénul de Belgique, emu par le vote de la Conférence de Paris qui mméconnaiît les titres de Beuxelles iv deve cde la Ligue des nations; gravement prévecupé de lu situation launentallde à laquelle a guerre la plus cruelle réduit putys; convaîne que les ruines neoubre qui couvrent le tevcito Kon ans lue peuvent êlre relevées pane lex seules re l'empire de la plus vive anx à l'assemblée, lu conjure d'intervenir avec la dernière énergie eu vue d'obtenir que les en de prompte et tion, soutrees nationales, s'adresse, sous ta rements solennels complete restaura- fréquemment véilérés, soient exécutés dans l'esprit de large équi- lé et de généreuse compassion qui les at dietés.\u201cCoofiaut dans les sentiments de solidarité qui veisseut toutes les rations civilisées ef dans les témoin Res de profonde el sincère sym thie que votre as emblée à bien voulu donner a la Belgique, le Sena se ent assure de trouver en elle un puissant soutien of une efficace în- tervention a Papp des sal isFyetions légitimes et indispeusables réela- Uées de la Conférence de lu paix pour la restauration du (Longs applaudissements.)* La motion de M.Pavereau a été adoptée à l'unanimité par _neclama- tions.pays.x * * \u201cVOLEURS!\u201d Wilson n'est pas eu haute estime cn Allemagne depuis que les =tnu- ses du traîlé de paix y sont connnes.Une foule énorme n manifesté le 13 du courant en face du consulat unérieain à Berlin, criant à tne- tête: A bas Wilson! A bus les Américains, Le tumnlte grandit en face du quapti éral américain, jusqu'à l'arrivée de cinquante soldats qui déblayèrent les rues, La foule n'est Lusremblée aussi, pour protester contre les cles du traité de pix, devant l\u2019édifice du Reichstag, Elle à été harangude par Richard Fischer, qui a dévetnré que la confiance des Allemands en Wilson a été honteusement diene, «C que le gouvernement se pefude- va à signer le traité.Après une demi-heure d'agitation, les manifes- ants we sont retires aux eris de \u201cVoleurs I\u201d interrompre Une .Sal ban pme = / Moatréal, 24 Mul, 1019 \u201come \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\" EE Indenburg s\u2019en va On annonce que le feld-maréehal von Hindenburg abandonne le commandement des armées allemandes.; © TT qu'il avail conservé aprés l'armist- ce, ext une dex incarnations Jes plus achevées du militarisme prussien qui disparaît.Avant la guerre, la carrière d'Hindenburg avait été brillante et seul son manque d'hubileté comme courtisan l'Avail empéché d'arriver aux plus hautes fonctions, Hindenburg ful mis à la tête d'un corps d'armée en 190585 11 gardic ce commandement Jusqu'en 1910.après avoir été nommé (Ceneral der Tufanterie en 1905 La cunse de sa disgrace de 1910 nié- vite d'être rappelée, An cours des namoënvres impériales de celle an- née-li il battit a plate couture le précepteur militaire du kronpring: première nudadresse, qu'il nccerntua au mmennent de lu critique.Guillannmme 11, qui crovait un grand stratège, apprécis en (ermes singuliers la (actigue d'Hindenhbureol celui-ci, propre valeur, se dressit de toute la hanteur dde su (aille gigantesque, se camp les deux poings sur les hanehes et mont Ee Sans menngement, son ge vieux souverain, qu'il savait ce qu'il disait.Quelque teurpfs après cet es elandue, il {lu lettre btene par quoi était sig aux généraux ale lemands que Pheure du repos avail se conscient de sa sonné.41 devail éclatante, paugne, prendre une revanche Dès le début de la came les événements ayant montre l'insuffisance dti des commandant d'armée du front oriental von Prittwitz nad Gaffron), on fit appl aux capacités reconnues d'Hindenburg, et Qu sat profonde comuussance de La frontière polonaise.Ou sait comment, ala suite de si victoire de Tamnenherg et des opérations qui suivirent, Eindenhuvg devint le sur henume de l'Allemague, son idole el son fétiche.Les opé Beunenkampl en orientale avaient trop effeayé les Allemands pour que le sauveur ne Füt pas nn rand homme, tions de l\u2019russe \u201cest la elaumeur populaire qui im posi Hindenburg comme chef de l'é- tal-major général des armées en eam pague après les échecs de l'armée al- lemanede à Verdun et en Pieardie en 1916: il est probable que c'est à son corps défendant que Guillaume 11 consentit à le nommer.On pent dive que est Hindenburg gui eens sit à prolonger\u201d l'existence de l'empire allemand et sa istanee jus qu'en 1915, mais ce n'est pas Min denburg seul: remarquable surtout par ses qualités d'énerg went, de brutalité faisaient un exécutant de tout _pre- tuier ordre, Ilindenl w'avatis pas les qualités d'intelligence e( de fi nesse indispensable dans l'exercice dy, commandement suprèmee, où bn né d'envisager questions du point de vue stratégique et politique en mine temps exige du chef une souplesse d'esprit et une largeur de vue peu communes, Miudenhars avait en la clauice de rencontrer un second de tout premier ordre dans In personne de Ludendorff: di 1911, velui-et avait joué dans l\u2019ombre un role important, ear il complé ait sulmivablement son patron; l'opinion allemande ne 3 tropa pas el senbmma sou léros milite re Mindenburg e{ son ad-latus Ludendorff: lex Diosenres, Arrivés nt commandement susré- me, les Dioseures déployérent une netivité févonde, Nx firent face avec une indemptaile énergie de la siina tion presque désespérée de l'armée allemande.en 1916, of, pair des ord tions d'unités nouvelles ot mie habi le tactique des transports ils réts- sirent.non seulement à arrêter Yor fensive anglo-Fra crise, malix- encore à donner à Mackensen le moyèr de conquérir la majeure puvtie de lu Roumanie.En 1917, Hindenbiey sut prendre une détermination qui ant Jui coûter, mais qui était nne solmtion excellente de l'effamut problème que lui posaît la campagne du printemps; si tout homme de coeur doit protester contre les procédés de _ dlestrmetion inutile qu\u2019il emplogu, on \u201cest forcé de reconnaître que le repli e d'entêle menue, qui en Site les Hindenburg en mars 1917 a été une manoeëuvre stratégiquement irréprochable;dès ce moment, l\u2019offensive al- Hée étuit désartienlée.11 sut ensuite, sous l'influence de Ludendorff, utiliser Ix révolution russe pour se débarrasser de l\u2019adversuire oriental.TI fut moins heureux lorsqu'il se crul près du succès définitif, Sa campagne de France au printemps 191$ n été marquée, après le succès initial de mars-avril, par deux erreurs capitales: In première n été.après avoir porté un coup formida- bte à l'armée anglaise, de ne pas con tinner à agir contre elle; son offen: sive de mai au Chemie des Dames n'anvaif dû être qu'une diversion destinée à faire revenir du Nord les troupes françaises qui s'étaient por lées au secours des Anglais, et elle nuvait «dû être suivie d'une formidable cpup de bontoir sur l'armée an- ghaise; le succès facilement obtenu sir les Francais le troipa, et il commit Ja faute qu'avait évitée Moltke eu 191-053 1 se laïssit faschier pau la proximité de Paris.De cette première erreur déconla La seconde: pressé d'aboutir, il hit ses désits pour la réalité, et commit l'erreur de sous-estimer ladversairez de là l'offensive du 15 juillet, exécutée imprudemiuent avec Lt menace que latisail peser sur lui le massif Dorestier de la région qu nne où massidient les Croupes de Fayolle en 11 anand pourtant dù être mis sue ses gardes par la contre-offensive Drillante du milieu de juin entre Moutdidier et Noyon.De ces deux faules est sortie la défaite allemande, qu'il aurait peut- être encore pu retarder eu fais à si, se vire de la contre-offensive, temps les sacrifices nécessaires, dès la fin d'août 1915, 1 avait or donné lu retraîte générale sur le Khin.les difficultés qu'anratient ren- x les armées alliées dans la poursuite sur un terrain dévasté an aient sauvé l'armée allemanse.contr Mais cauvait été aussi In proclama- faillite du _militarisme sque c'était l'abandon ce toux les gages tenus par T Aleman gue en France of en Belgique, Tucarnation du militarisme allewand, Hindenburg a d'abord profité de puissance formidable, puis il vu été la victime Au moment où co militarisine vie étee définitivement condamné, il est normal que se présentant le plus illustre se re de La scène.tion de lu prussien.| L'origine des Universités \u2014 L'Université Laval de Montréal west.plus dépendante de celle (tr Québee, Rome en a décidé ainsi.Les U nivgrsités du moyen: de ond fait, de nos Jours .l'objet d'un grand nombre d° étuîles, dont plusieurs ont nequis des résultats définitifs.Une période un peu moins étudiée peut- être, nutis bien curieuse et intéres sante, c'est celle qui précède ume.diatement la formation des groupements universitaires, période de prés appuirente lat sation, de gen dee ggestaiion, at-on même dit, De puis plusieurs années, nous n'avions pas va paraître sur cette époque de vavail atlssi serré eLen même temps utssi à la portée de tous que celui de M, G.Robert 2 \u201cLes évoles et l'en seignenwent de la théologie pendant tai première moi ié du Xile siècle\u201d, C'est le fruit d'une série de recherches persévérantes of consciencien ses, indépendantes de tout esprit de polémique eb de parti pris et qui permet de suivre, même lorsqu'on Wesl pas spécialiste en lu matière, le mouvement qui a été l'origine des Univergités.- L'anteur se déclare un débutant, mais outre que cette modestie qu\u2019il apporte dans l'énoncé de ses thèses leur donne un \u2018intérêt spécial, 11 serait à spuhaîter que tous les débu- tnûts eussent cette réserve conscien- viense et aussi cette maîtrjxe de leur sujet.\u2018 Les Universités ont commencé à exister le jour où les maîtres ét les élèves re sont.groupés- pour former LA (CROIX une sorte de corporation organisée, avec sa hiérarchie, ses staluis, sa justice; tout.cela ne s\u2019est évidemment pas créé tout d\u2019un coup, et tout cela suppose aussi des éléments déjà existants.Ce sont ces éléments que M.Robert a entvepris de décrire en s'attachant plus particulière ment à l\u2019enseignement.de la théologie.C'est en France, et surtout à Paris, qu\u2019il faut les rechercher, ear c'est.là que les decuments nous les montrent comme en leur miliew le plus favorable.La fin du Xle sidele marque dans l'ordre de la vie intelleetuelle une vonaissance (rès accusée et très vivante, trop souvent le dédain avec lequel on considère cette époque vé- putée Larbare «a priori empêche d'apercevoir le courant Lrès infeuse de- vie scientifique et littéraire qui, dés lors, se manifesta: or, i cette époque iby avait entre In science pro prement dite ef Penseignement une connexion si intime que la plupart des indices de Vactivité scientifique relèvent de l'histoire de l'enseigue- ment.avait, en effet, de not: brenses éeoles, que Fou pent ranger sous lex rubriques d'écoles épiseapa- les et d'écoles monastiques, Nous laissons de côté les évoles presbrté hy rinles où puroissiales, sortes dé coles primaires, et les écoles eu pitulaires du type des écoles épis- copitles.Les monastiques sont les plus anciennes et souvent les plus fecondes mais aussi celles qui ont eu parfois le plus de difri- cultés à maintenir, à l'opposition qu'elles ont rencontrée dans leur propre milieu.Bien souvent, eu effet, des moines se sont élevés contre les écoles établies dans les couvents, les accusant.de créer des obstacles à la vie de perfection religieuse, Pourtant, certaines, comme celle du Bec, celle de Saïut-Denys, de Suint-Victor el.bien d'autres, Drillèrent d'un très vif éclat.Les deo les épiscopales sont le germe d'où vont.éclore les Universités daus ln seconde mmoitié du NIILe siècle.Certaines des institutions cavacté- ristiques des corps universitaires s\u2019y trouvent en guAiment el nou encore désignées par le nom qui leur sera plus tard attribué.Les attributs du chancelier et la *Liceutia Aocendi\u201d, sanetion officielle dn droit d'enset- guer, semblent déjà exister, 1m res te, lu réglémentation s'affirme iudis- pensable, tant.à l'égaurd des maîtres qu'à celui des écoliers, Car déjà les uns et les autres se signalent par leur indépendanee et leur humeur turbulente et guerrière, A vetle époque, l'Eglise avait seule la haute main sur l'enseignement.Le pou voir civil n'intervenait ques sant dans certains cas exceptionnels, el tout.ce qui touchait an choix des maîtres, aux procédés et aux matic res d'enseignement, comme à ln législation disciplinaire, velevait ex clusivement de l'autorité evclésiasti- que.\u2019 L'enseignement lui-même aussi celui\u2018 qui se maintiendra plu sieurs sièeles encore divisé eu \u201ctri vium\u201d et en \u201cquatriviun:\u201d, qui com aient à eux deux les sept \u201caris x: ln gramuaire, ln vhétori- es lu dialectique pour le \u201ctrivium\u201d, .pour le \u201cquatrivinnr\u201d, l'arithiné- nique, In musique, la geométrie, Fas tronomie, tout étail couround par l'étude de Ia théologie.- Les écoles de cette période ont produit.des hommes éminents comme Pierre Abélard, Fugues de Saint.Victor, Pierre Lombard, pour ne nommer que les plnx connus et les Plus réputés.Leur renom attire en foule les étudiants, et cette affluen- ve, en multipliant les maîtres, à constitué le noyau dex Universités.oH! écoles se cause de étail NOTE Avez-vous payé votre abonnemerit à là CROIX?.van COQUILLES Je.nai pus la prétention \u2018d\u2019apprendre à nues lecteurs qu\u2019on désigne sous le nom de coquille, en typogra phie, la substitution d'une lettre à une autre dans un ouvrage imprimé.Malgré tout le soïn apporté à la lec- \u201cture des épreuves, il est bien peu d'éditions qui échappent a la co-| quille.Elle provient soit d\u2019une com- | préhension fautive de Ja part du compositeur, soit d'une mauvaise distribution.Dans le premier cas, le manuscrit de l'auteur denainderait à être recopié ou confié à des ouvriers d'élite.Dans le second eus, il ny a qu\u2019à apporter tons ses soins dla lecture des lignes daus le composteur, puis des épreuves jusqu'it Lu tuise sous presse.Le publie donne le nom de coquille à toutes lus fautes d'impression, quelles qu'elles soient.Le typogra- the véserve cette appellation à Ta lettre fautive qui enremplace une autre, et à celle qui, lors de la distribution, s'égare dans up eassetin qui n'est pas le sien.Un imprimeur, Crapelet, a dit que la correction était la plus belle pa- vnre des livres.celle des premiers (ypographes, qui faisaient lire leurs épreuves par les plus grands savants de l'époque.quand ils.ne cmmutaient paix eux- mêmes, avez distinetion, les fone tious d'auteur, imprimeur, teur, fondeur, ete.De sembdahles exemples sont plutôt rares aujour d'hui, où la division du travail s'in:- pose de plus en plus, mais il existe encort, de-ci, de-li, quelques honorables exceptions à celle pègle.Firmin Didof.au commencement du siecle dernier, était si sûr de sou travail, qu'il offrait 10 piastres à quiconque signalerait une correcidon dans ses éditions.Le souci d'éviter des erreurs dans l'impression des la- bles de logarithmes de Cailletet Vengageu à chercher un moyen d'en diminuer les chances par l'invention d'un xystème de clicherie gui ft as sez \\Onglemps employé duns » ses ale.liers.; Avant lui, un Anglais publia, en 1785, nn opuscule on il exposnit un système destiné, dans son esprit, à supprimer la coquille.Malheureusement.pour lui, cet opuscule en ait.une: où y lisail Najesty au lieu de Majesty.La mauvaise écriture de beaucoup d'auteurs est, cause de* nombreuses Les écrivains, les jour vorrec- conte coquilles.listes, chez qui la peusée va plus v que hu plume, s'impatientent el avvi- vent finalement à produire un gri- houillage informe, d'où ils ne se re tirent eux-mêntes qu'avec beaucoup de difficultés.quand ils s'en re tirent.d'ui été employé autrefois chez un journal dont le rédacteur en chef faisait d'admirables articles, munis écfits d'une façon atroce.Leur composition était confiée d'une nu- nière permanente à nn typo (rès en lé, qui se faisait un jen de les dé chiffrer.de erois même pouvoir avancer que, lorsqu'il rencontrait un passage particulièrement manvais, il ne se génaît pas pour improviser, Quoi qu'il en soit, îl advint qu\u2019un jour ve typo manqua à l'appel.On donna le manuserit du rédacteur en chef à un compagnon qui sun.sang of ean, consulta ses camarades, le metteur et le correcteur, le secrétaire de rédaction, ete, et finit par y renoncer.11 avait composé neuf lignes en deux henres et demie! Le metteur-alla done trouver Je rédacteur et lui exposa que l'on n°ar- vivait.pas à déchiffrer sex hiéroglyphes.Le rédacteur se récrin, offrit de live son article et, malgré ses efforts, ne put aller au-deld de la quatrième ligne.Pour musquer sa déconvenue, il dieta un autre article à un coDlnborateur et le porta triomphalement à la composition en di- sont: \u2014Voilà,, Messieurs, mon nouvel article, Mais: je vous ferni remarquer que j'ai-/appris autrefois A éerive; vous anriez bien d'ifappren- dre 3 live vous antres!.- Les bibliophiles qui recherchéht les anciens livres connaissent phrral- ; tement.lon faptes d'ifipression des éditions.origlhales-et vévifient, ainsi.leur authenticité.Les éditions \u2018ra- Celle opinion était res out eu en effet des imitations qui ne les comportent pas.\u2018 C'est pour railler cette coutume, très fondée d\u2019aîlleurs, que furent composés ces vers bien connus: C'est elle! Dieu que je suis aise! Oui, c\u2019est la bonne édition, Car voilà, pages neuf et seize, Les deux fautes d'impression Qui ne sont pus dans lu mauvaise.L'Ancien Régime, d'ailleurs, ne fut pas plus tendre que lu Révolution qui sévit rigoureusement contre les fautes d'impression, où elle vit un danger pour elle.Un conventionnel, qui avait prononcé un discours pour se justifier d'aceusations portées contre lui, vit avee terreur, en lisant son épreuve, qu'on lui avait.fait.dire: abjuré la Révolntion™ an lieu de bai wdjure ln Révolution\u201d.11 sé- crist, furieux: \u201cCet imprimeur veut dune me faire guillotiner!.> Toutes les coquilles, heureusement, n'ont pas de pareilles consé- quénces: elles font simplement rire, le plus souvent.Dans un journal de l\u2019Empire, on citait Ia présence du grand chance Hier Cambacérès, mais on le quali- fiail de grand ehaudetier.Récemment, cansant de l'éruprion du Mont Pelé, à la Martinique, une feuille quotidienne annonçait que le volean revommençait à vomir des raves en quantité énorme, alors qu'il s'augrissail de Inves, Un compte rendu des Chambres, disail que le ministre avait jeté un long renard sur le paré, tandis qu\u2019il voulait dive un long regard Sur le passé.Madame de Girardin, ayant fait imprimer La Joie fait peur, un acte charmant, fut désagréablement swi- prise de lire sur la couverture: La Joie fait puer! Un, auteur, écrivant.sur Ia folie, avait indiqué, en marge d'une épren- vez: \u201cJe voudrais\u2019 voir ghilNemetter toux les alinéus.\u201c Le typo prit cela pour un ajouté et intereala dans Je texte cette phrase stupéfiante: \u201cJe voudrais voir guillotiner tous les \u201cIai -aliénés.\u201d Je m'arrête ici, disant comme le vieux grenadier de Watérloo: \u201cIls sont trop!* Car, qui\u2019 pourrait se flatter de relever toutes les coquit- les célèhres où simplement cocasses?pièce de vers; où un; Type nyme a tenté de rétracer les \u2018métaits.* de lu coquille: \u2018 Toi qu\u2019à bon droit je qualifie Fléan de la Typographie, d\u2019our flétriv tes nombreux méfaits, Ou pour mieux dire tes forfaits, I faudrait un trop gros volüme : S'agit-il d\u2019un homme de bien, Tu n'en fais un homme de rien; d'ait-il quelque action inaigue, - Ta malice Ia rend-indigne, Et par'toi sa capacité eSe transforme en rapacité, Ce qui, soit.dit par parenthèse, Dénature un peu trop ln thèse.cirque u de nombreux gradins- EL tile peuples de gredins; Pavle-t-on d'un pouvoir unique, Tu m'en fais un pouvoir inique, Donut toutes les prescriptions Deviennent des proseriptions.Certain oncle hésitait à faire Un sien neveu son léga Muis il &Rt enfin décidé.Décidé devient décédé.A ve prompt trésor, pour sa gloire, Ce neveu hésite de croire, I£t même il est fier d\u2019 hésiter, Mais tu le fais fier.d'héfiter.A ce quiproquo qui l'outrage, C'est vainement que son visage s'empreint d\u2019une vive douleur, Je lis par toi: vive couleür, l\u2019ais son émotion visible Devient.émotion risible;\" lot il allait s'éranoutr, Tu le ferais s'épanouir.: Te voilà, coquille effrontée! Ton allure\u2019 dévergondée Ne respecte ni raison ni sens.Mais de m'arrêter il est temps; Pour compléter la litanie (Car ce seraît chose infinie) Chaque lecteur ajoutera D'innombrables et caetera.aurais pu seinder cet article eu deux parties en l\u2019allongeant un peu, mais j'ai craint qu\u2019au Tien de compo- typo malintentionné ie mit, comme chain numéro.Pour éviter.cette éventualité, je termine, en priant le compositeur de ne pak ajouter quelques coquilles à celles que jai cataloguées.- UN CORRECTEUR.+ \u2018Question de la Guerre comme sur toutes las autres questions La \u201cCroix\u201d s'inspire\u2019 A ROME Et se documente aux - Meilleures sources d'information.L'idéal © NTrès attrayante et très instructive .ue mois; Je préfère terminer .par cute aphe ano da Lt qu\u2019un Despreaux tint la p plume.cer uh.ld a AS A Re LA ser la suite an prochain numéro, le, je Pai vu une fois: lu louite au pro- atholique ; Grande revue illustrée; ; araissant.le 15 de .Pe eg vem em ce ve ar ae .- 8 RS L'Evangile | LE Ve DIMANCHE APRÈS PAQUES En ce temps-là, Jésus dit à ses diseiples: En vérité, en vérité je vons le dis, font ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera.Jusqu'ici vous n\u2019a vez rien demandé eu mon nom.De- mandez, et vous recevrez, afin que - votre joie soit parfaite.Je vons ni dit eus choses en paraboles, Le temps vient où je ne vous parlerai plus en parahole, mais ot je vous parlerai clairement de mon Père En ce temps-là.vous demanderez en mon nom, ef je ne vous dis pas que je prierai mon l'ère pour vous: car mon Père lui-même vous aime, pur ce que vous m'avez aimé, et que Vous avez eru que je suis sorti de Dieu.Je suis sorti de mou Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et je retour ne à mon l\u2019ève, Ses disciples Tui di rent: C'est maintenant que vous parlez clairement, «et.que vous ne vous servez plus de parabole, Nous voyons bien à présent que Vous siVer toutes choses, tt qu'il n'est pus né cessive qu'on vous interroge: c'est pour vel que nous CLlOVONS que vous êtes sorti de Dien\u2014_\u2014\u2014\u2014 md Le ealendrier de la semaine Dimanche, 25 mai.\u2014V Pâques.Lundi, 26.\u2014Rogations.S.Philippe de Neri, c.Mardi, 27.\u2014Rogations, Sc.etd.Meraredi, 28.\u2014Rogation.S.Augustin de Cant., év.Jeudi, 29.\u2014 Ascension (d'obligation.) Vendredi, 30.\u2014S.Félix, p.et m.Samedi, 31 \u2014 Ste Angèle de Mérici, v.Bede L'insteuetion obligatoire et LePlay Avant que la franc-maçonnerie imposât à la France l'instruction obligatoire, le grand économiste LePlay, consulté, s'exprima en ces termes sur cette question : * L'importation de ce système en France serait une erreur et un danger.L'immixtion actuelle de la loidans notre enseignement primaire a singulièrement exagéré le travers d'esprit qui nous porte à multiplier les fonctions publiques.Elle a déjà fait naître des inconvénients que le principe de contrainte n'a point présentés jusqu'ici en Amérique.\u2018 Il est manifeste que sous notre régime communal subordonné aux bureaucraties, l'instruction obligatoire prendrait un caractère oppressif et tracassier.** Aucune nécessité ne nous conseille d'ailleurs de soumettre les populations à ce surcroit de dépendance.L'enseignement primaire re- goit chez nous un développement rapide, partout où les parents constatent qu'il peut rendre plus fructueux le travail de leurs enfants.Il languit au contraire, dans les loca- tités où cette utilité n\u2019est pas encore apparente.Les écoles surgissent spontanément ; on ne saurait trop le redire, dès que la méthode de travail réclame des ouvriers lettrés.Les libres initiatives et l\u2019intésêt financier des familles seront donc, en cette matière, plus efficaces que l'obligation et la gratuité.\u2018 La religion est plus indispensable que l'instruction primaire.L'opinion publique, lorsqu'elle sera revenue sur ce point au sentiment du vrai, serait donc logiquement conduite à rendre de oulte obligatoire.On serait ainsi ramené, par degrés, aux anciens régimes sociaux qui prétendaient (onder, sur les prescriptions de l'au- torité civile, 'erègne de la véritéet de la vertu.Les personnes qui,avec d'excellentes intentions, réclament ici le retour de la contrainte, se mettent donc en contradiction avec cet \u2018 esprit mo lerne \u2018\u2019 qu'elles invoguent à tout propos.Elles cèdent à un sen timent rétrograde d'autant plus dangereux que l'intérêt à satisfaire est plus respectable.\u2018Quant à la gratuité de l\u2019enseignement, elle est contraire au principe qui commande aux citoyens de pourvoir par leur propre initiative aux besoins de la vie privée.Elle serait un contre-sens sous le régime nouveau qui leur laissera le soin de LA entraîné dans un fort courant religieux qui le prend tout enfant, et ne I'abandonne plus.S\u2019il est bon, il en vit.et s'y attache A jamais: 4 7 ou 8 ans il est allé à la messe chaque matin avant la classe avec tous ses camarades.Le prêtre est venu dans l'école lui donner l\u2019enscignement religieux.Après avoir fait sa première communion il a dû continuer à pratiquer, neserait-ce que pour ne pas abandonner la foule des camarades qui le font, et pour ne pas s\u2019exposer à une sorte de mise à l'index et à bien des inconvénients, mais aussi très souvent pour suivre sa cons- subvenir aux frais du culte.I! est d'ailleurs inexact d'appeler gratuit | un service rétribué par l'impôt.S'il | convient, à tous égards, que le riche ; paye volontairement pour le pauvre, on ne doit pas admettre que le pauvre, toujours atteint en quelque point par le fisc, contribue malgré lui aux frais de l'instruction du riche.Dans les communes américaines, où l'instituteur est rétribué au moyen d'une taxe spéciale levée par les officiers municipaux, le service de l'école n'est pas plus gratuit que ne l'est, en Angleterre, le service du cuite payé par la dime et par la taxe d'église.\u201d Nos lecteurs remarqueront que les événements sont venus surabondamment justifier les prévisions émises par Leplay, il y a déjà plusieurs années.Le progrès de l'instruction s\u2019est caractérisé, surtout en France, par la suppression arbitraire de q iatorze mille écoles et collèges libres, par la restauration complète du plus odieux monopole et par la décadence générale de l'éducation proprement dite.N'est-ce point le cas de répéter qu\u2019il y a de prétendus progrès qui sont en réalité des reculs ?.Déterrons la vérité Il sera intéressant de revenir aux témoignages que les catholiques français et même canadiens-français donnèrent des Allemands avant la guerre, alors que les passions dites nationales n'étaient pas encore dé.chainées.L'Univers, de Paris, le 8 juillet 1906, publiait sous la plume de M.Henri Thibeaud, une excellente étude sur le Volksverein allemand, Nousen détachons les passages suivants qui fontressortir l'aveuglement des hommes, quand l'esprit de la guerre et de la vengeance les anime : \u2018\u201c Pour louer le Volksverein il suffit de dire tout ce qu\u2019il a créé, de montrer son activité, son développement, ses succès, brièvement fait Nous l'avons l'autre jour, qu'il suffise d'ajouter quelques réflexions \u2018* Beaucoup disent : le Volksverein est une excellente chose : fondons des Volksverein, groupons, groupons les catholiques.Ils ont raison.Mais pour fonder, il faut d'abord avoir préparé le terrain.\u2018 Sans rabaisser en quoi que ce soit la puissante activité dy Volksverein, nous pouvons dire qu'avant d'être un moyen d'action-! est un résultat, et de la formation que les catholiques allemands ont déjà reçue et de l'autorité que le clergé a sur eux, autorité considérable, * I est certain que le peuple reçoie une formation chrétienne plus forte en Allemagne qu'en France: non point qu'il y a une grosse différence entre l'instruction religieuse dans les deux pays.Mais les enfants et les jeunes gens allemands vivent dans une at mosphère religieuse plus forte.Les principes et les devoirs religieux leur sont à chaque instant remis en mémoire ; et partout la religion est mise à la place d'honneur : dans la famille, dans l\u2019école, même dans les réunions publiques.Et puis_presque tout le monde fréquente les sacrements, pas très souvent, mais au moins a Pâques.Il y a-peut-être parfois de la routine ; mais il n\u2019en est pas moins cience et pour obéir aux sentiments religieux que l'entraînement extérieur lui même n'a pas peu contribué à développer.*\u201c On comprend dès lors qu'il a été possible de former un parti comme le Centre, une association comme celle du Volksverein, et on s\u2019en explique les progrès rapides.On attaquait l'Eglise: les catholiques étaient touchés au point le plus sensible de leur Ame : on froissait leurs sentiments religieux , on blessait des convictions intimes qu\u2019une longue tradition avait ancrées dans leur cœur.Ils ne pouvaient manquer de se lever en masse, et de se grouper à la voix de leurs prêtres.\u201d Venant d'un français et publiés dans un des journaux les plus graves de France, ces paro'es ont aujour- d'hui une note particulière.Elles nous donnent un son tout autre que celles que font entendre depuis trois ou quatre acs d'autres écrivains francais et canadiens frangais que la poussière des batailles ont malheureusement aveuglés et que le bruit du canon ont rendu sourds à tout sentiment de justice envers les ca- Lioliques allemands.JUSEPLI BEGIN.-\u20140 Üe qu'en dit le eardinal Mercier Cette réflexion d\u2019un prince de l'Eglise, très renseigné sur la mentaiité de notre époque, marque bien la place prise par la presse dans la lutte des idées.Le journal catholique est tellement nécessaire à la religion, les catholiques ont un tel besoin de cet instrument de défense et d'apostolat, qu'avant de construire une église, il y a lieu de fonder un journal.Un journal italien, le Corrigre d'Italia, relatant un entretien que lui a accordé S.E.le cardinal Mercier, place dans la bouche de son illustre interlocuteur, lcs paroles suivantes : la construction d'une église pour participer à la fondation d'un journal catholique.\u2018 oO La grève de Winnipeg \u2014\u2014\u2014 La guève de Winnipeg devrait faire réfléchir les Bas-Causliens.socialistes et Les les org gistes en ont été les instigateurs et ils ont défié toutes les autorités, Le gouvernement du Manitoba et celui d'Otta wait t'ont osé rien faire pour rétablir Pordiee, C'est un aveu d'impuissan- ve, Les mênies seclaïres ont envali Ontario.Toronto ef toutes los grandes villes de la province voisine on sont méticées, let bientôt le pays de Québee en se it submergé.Aujourd'hui plus que jamais, les patriotes éclairés doivent regretter qu'il n'y ait pas de mur politique entre le Haut et le Bax-Canada.11 serait nne digne puissante contre les flots impurs de l'Ouest.Jean DOLLARD.0 \u2014 «Ceux qui écrivent et répandent des journaux et publications, qu'\u2019anime l'esprit catholique, méritent bien de la religion et de l'Eglise » vrai que le catholique allemand est LEON XIII, \u2018* Moi, archevêque, je retarderais, OROIZ L'Alemagne Pepousse le traité de paix Comme il était prévu, l'Allemagne refuse de signer le traité de paix qui lui a été soumis par les alliés.Le cabinet de Berlin a fajt, À ce sujet, la déclaration officielle suivante : \u2018* L\u2019Allemagne refuse de signer les termes de la paix qui luisont offerts, - parce que cela amènerait la destruce tion économique de l'Allemagne, son déshonneur politique et sa dégradation morale, non seulement pour le présent mais pour les générations A venir.Ces conséquences suivront nécessairement l'acceptation des termes de la paix La presse américaine l\u2019a d'ailleurs reconnu.courage de déclarer qu\u2019il subsiste dans les termes de puix uhe seu'e trace du progran.me wiltonnit n.** C'est en ce moment que s'im- pese le devoir d'intervenir pour l'Amérique.L'Amérique doit mettre en pratique ses quatorze principes ou déclarer qu'elle refuse de s\u2019y conformer, afin qu'en aucun cas le peuple américain puisse croire que les conditions de paix actuelles sont issues des principes énoncés.\u2018* 0 Allo!.Allo).De long en lavge, de lavge en long, de corne en coin et de coin en corne, congestionné, lex yeux à moitié sortis de l'orbite, se démenant, grou ; Junt et vageant comme un maton ; dont.la queue est *\u201c A l'égard de ces demandes, l\u2019AI- : lemagne croit que l'acceptation de telles conditions n'aurait pas dû être demandée et que l\u2019Entente n'aurait pas dû les imposer.\u201c L'Allemagne n\u2019a pas seulement le droit moral de revendiquer l'observation des promesses qui lui ont êté faites, mais elle appuie ses récla- restée enserrée duns une porte subitement ferrée.notre ami Flamboyard arpende, à pas saccadés, l'étroit corridor qui serl de vestibule an bureau de pos te de Malez-v-Voir, son village wa- tal.\u2014Nignilie\u201d s'écrie- lil d'une voix Élratnçelée qutr la colère.oui.je ne erains puis le le dire.signi fier.Comment! .voila plus d'une heure que je demande la cou munication avec Paris.numéro 197-22.et je ne peas pas avoir?\u2014Monsieur!,,.répond li receveuse d'un air aplati, il y a encom: mations sur les grands principes de la loi internationale.secrétaire d'état américain Lansing datée du 5 novembre 1918 contient la reconnaissance absolue du droit de l'Allemagne à une paix basée sur le droit, la justice et la réconciliation, La note du , au lieu du chant de haine rédigé à - Versailles.\u2018* Dans cette note du secrétaire d'état américain transmise au ministre suisse à Washington, il était dit que les quatorze principes du président Wilson seraient la base unique des termes de paix.Le secrétaire Lansing annonçait en outre un peu plus tard que les gouvernements de l'Entente, après avoir examiné la question attentivement, étaient disposés aussi à adopter les termes de Wilson comme base des conditions de paix.\u201c La déclaration de droits qui émane de l'ensemble de ces déclarations catégoriques des Etats-Unis et les Alliés de l'Entente constitue le mailleur appui de la condamnation des termes de paix de Versailles, énoncée par l'Allemagne.\u201c L'Allemagne y répond avec la conscierce nette de ses droits en matière de droit international.En face de la banqueroute politique et morale de Versailles, Ja nation allemande demande crédit avec des droits indéniables et elle ne se départira pas de cette attitude.*\u201c L'Allemagne a sollicité la paix d'après principes wWilsonniens que toute l'Amérique avait fait siens et c'est ce qui fait que chaque citoyen américain est responsable aujourd'hui de l'exécution de ses promesses.** Ce n'est nus au peuple allemand d'indiquer de quelle façon ses droits seront respectés en vertu des quatorze principes.C\u2019est plutôt la tâche de ceux qui ont posé ces prin-, cipes et les ont fait accepter, incitant ainsi l'Ailemagne à mettre bas les armes.Nous ne croyons pas que le président Wilson, le secrétaire d'état Lansing et le peuple américain puissent agir autrement que nous ne l'indiquons s'ils désirent éviter ce que le président Wilson, dans son message du 4 décembre 1917, condamnait catégoriquement en déclarant : \u2018\u2018 Nous désarmerions notre cause si nous traitions l'Allemagne autrement qu'avec justice et sans partisannerie et si nous négligions d'insister sur une paix de justice quelle que soit l'issue de la guerre.Nous ne demandons rien que nous ne serions nous-mêmes disposés à acoepter.\u2019\u2019 \u2018\u201c Et le peuple allemand ne réclame rien de plus que ce que le président annonçait dans cetle déclaration.Nous ne croyons pas que personne aux Etats-Unis puisse avoir le - a - asaeu ns ads am cm les brement.Vous ne savons où donner lu têle.tes lex fois qu'on vient au télépho nel.\u2014 Mais enfin!.j'ai absolument besoïn de parler avee Paris.com- node pressée.affaire urgente.intérêts engagés.\u2014 Monsieur! je suis désolée.\u2026 C'est comme cela ton: te- prend ta directrice qui sSanéantit de plus en plus.de vais téléphoner au burean central.pas mali.Vous, sapristit.£1 Flanboyawel repremd sa prone nade de lion envagé ¢ neage.Au fond, ce qui le vexe le plus, ce west pus d'attendre ainsi.que ca manque totalement de char mes.-\u2014l\u2018erez Dépèchez- Mais l'illustre l'rane-maçon est atteint au Vif dans \u2018une de ses plus chores affections.ba seidnee!.Lav seidnee! dl fant voir, suid il pronounce ainsi ce substantit tae tidique.llamhoyard se bien redresser | comme sil venait avaler an potean de télégraphe.Fhunboyard a bean être ignorant comme une carpe.on dirait, quand il parle de science, qu'il est te père de toutes lex grandes découvertes wodernes, Lui qui v'a jiuunis su distinguer le pôle négatif d'avec le ; MOUVEatIlés.\u201creurl positif, qui confond obstinément les | piles avec les bobines, e{ qui prend l\u2019asteur pour l'inventeur du télépho ne, devient d'une intransigeance ; C'est dégoûtant!.\u201c voi Mai 1919 \u2014\u2014 Montrent.24 It voila pourquoi l'lamhoyard est hors de fui, dans le bureau de porte de Iballez-v-Voir, parce que la scidn- er téléphonique, zur lieu de répondre à ses confiants désirs, a l'ait de le l'aire poser.Est-ce que Vidole démolivait elle-même par hasard, l'autel orgueilleux, où l\u2018u juchée son 14 nd adorateur?.> Soudain, la sonnerie électrique erépite dans le bureau.cree.\u2014Monsicur!,.s'écrie In rece veuse, vite!,.entrez dans la eabi- ned.je crois bien que c'est pour vous!.N llnmboyard se précipite dans les- père de confessionnal que l\u2019adeuinis- tration des téléphones met à lu disposition de ses heureux clients, et, an bout d'un instant on entend si voix sympathigue hurler avec conviction : \u2014AlloL.\u2026.Mo! numéro 197.22, Mio! Hein?Jenlends past.puevlez plus fore! oo Allo! .allo.Paris!.Allo! \u2014 Mademoiselle! hoyard qui sort, py déclare Flaunuclement, de ss cabine, je n\u2019entends vien du tout'.,.\u2014 Ni moi nou plus, Monsieur.\u2014Mais alors, cette sonnerie.\u2014Jene n'explique pas.Nl va une demi-heure qu'on altaque Pavis.l'avis ue répond psa.\u2014Savez-VOUS que ct devient soir!.r- Une heure et demie que je suis dà?,.répond Flamboyard dont ln sonque an lait recommence à sen- lever, .Crete Cure! = ABD veil, fait lu receveuse avec l'accent des naufragés de lu Méduse quand ils s'écrièrent : Une voile.Une voile! |.Er Flamboyaed reprécipite dans le confessionnal administratif.It Fon entend, dans la solitude du bureau, son monologue agité: \u2014Allo!.Allo!., Paris?.bien.pax malhenrens?.\u2014 Vous avez la communications.demande da receveuse à (ravers son guichet.\u2014Oui,.Allo! continue à hurler l\u2019lamboyard,.veuillez expédier cing ballots coupons eretonne, pre- mice qualité, conformes à votre en- de septembre.Comment?Vous ne comprenez pas7.Aile!.vous êtes bien de Paris?.Oui?.eh bien! AMlo!.Cinq ballois vou.Vous ne savez pas ce que ça veut dire?,.AMlo!.à qui vous avez l'honneur?Flamboyardmaison Flamboyard et Compagnie.Allo! 11 y a or Vous n'êtes pas le numéro Vous le IT : Allons, bou!.Mousieur!.se êtes numéro pardon, .\u2018est trop for!!! .Et lélaumboyard, vejetant.les vé- cepleurs, bondit hors de la cabine.\u2014Mademoiselle!.explose-til\u2026.on ne m'a pas L appelé le numéro que j'ai demandé: sauvage quand il part en guerre sur ve sijjet ssero-saint.Flamboyard ne croît à vien, ni à Dieu ni à diuble, c'est connu!.UL hausse les épaules quand on lui parle du dogme.hondit quand il aperçoit une église.rugit quand sobnent les clochess.mais 11 s'in- celine devant une \u2018locomotive passe.qui cireule avec son trolley disgua- vieux, gâchant la perspective de nos plus belles, rues.s'attendrir avec émotion devant une automobile ves., J'ui téléphoné: \u201ctrompé au bureau central.197.2200, 1720, \u2014Monsieur, ext hien celui-là que où s'est sans doute Mais je vais rectifier l'ordre.> \u2014Et combien de temps cela de- mandera-t-it pour que je laie en- \u2018 fi, celte communication ?.\u2026 - qui - salue très bus un tranway fée en panne où piteusement versée\" dans un fossé.hut.cela, cesta seidnee!, Kt la seidnce, aux yeux de Flawhoyard, est la divinité du NNe siècle, C'est Ia religion de l'avenir.Ce que les hommes ne savent pas encore des mystérieuses causes qui ré- .° .+ gissent tout daus l'univers, et qui, : pur leurs brusques à-coup, déconcer- tend les prévisions les plus muries, - la sciâner le leur apprendra.Ce qu'ils ne peuvent pas, désarmés qu'ils sont, en fnce des forces iné- luetables qui détruisent, leurss tra vaux el qui les broient eux-mêmes come des fetus, la sciâner le lear | fern five.La seidnee ext le mot magique avec lequel il répond à tout.C'est son Credo,.son fé tiche,.son ultima ratio,.son tont philosophique, moral et religieux! + Aussi, c'est toucher à In prunelle veulaire de Flamboyard que de dou ter de la scidnce! \u2014Une heure.mie, ., \u2014Vous savez! .fait Flamboyard arrivé au fin Cond de la prostration la plus complète.d'en ai soupé!.je fiche le enmp!.et vivement en- Une heure et de.core! , \u2014Monsieur, si vous Ccriviez une carte-lettre, on aurait votre commande demain matin, à Paris, pas plus tard que hit heures.\u2014 Vous croye \u2014d'en suis sûre! \u2014Donnez!, Li Flamboyard, l'oreille basse, avachi par l'attente et plus encore par ln déception, écrivit prosaïquement ce qu'il avait révé de dire fid- rement à travers l'espace.Il sortait du bureau de poste quand il rencontra un de ses copains de In Libre Pensée.\u2014Tiens!.demanda colui-ci, voi- ei Flumboyard qui vient d'envoyer mne lettre.\u2014Une lettre?répondit dédaigneusement l'interpelé,,.Pas du tout! Je viens de téléphoner.Et, les yenx an ciel, dans une attitude d'extire, redevenn fervent ads.rateur de la sciânce: \u2014C'est si commode, mon cher!./ "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.