La Croix., 20 avril 1918, samedi 20 avril 1918
[" IN HOC SIGNO VINCES Le Samedi, 20 Avril 1098.Vol.XVI, &No 3 01x £0, La \u201c\u201cCrote*\u201d 8 27 et 29, RUE SAINT-GABRIEL \u2019 MONTREAL .Bolte dc Poste 1329 JOURNAL GAIHOLIQUE JOSEPH BEGIN \u201cet 29, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL Diractenr \u2014 Proprietaire : RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITIERATERE, ÉCUNOMIE POLINIQD + ENSEIGNEMEN Téléphone: Hoi main 6874 \u2018 ° ' QUE T, AGRICELVORS, GQOLONISANION, BYQ.EA \u2014 \u2014 = \u2014 um mm \u2014 \u2014 re RE Un.plaidoyer pro domo Mgr McNeil, archevêque de Toronto, a publié dans certains journaux, un mémoire sur les difficultés scolaires d'Ontario.C\u2019est un plaidoyer pro domo modéré, mais qui dénote chez l'auteur le désir de voir les parties catholiques intéressées dans cette affaire oublier leurs vicilles discordes A s'unir contre leur enneni commun.À cette fin, nous le repioduisons en deuxième page où nos lecteurs pourront le lire.Il augpit été bon, peut être, que Mgr MeNeil soulignät le rôle désagrégeant et néfaste joué par Mgr l\u2019allon, depuis plusieurs ann°cs, en maintes occasions graves, contie les Canadiens français.Quand on fait l'histoire d'une question, il importe de n\u2019en pas négliger les éléments essentiels, si l'on veut la bien connaître et la résoudre dans un bon sens.____Joseph BEGIN.Le sort en est jeté Les amendements à la Loi du Service militaire, appelant immédiatement sous les armes les célibataires et les veufs sans enfant de 20, 21 et 22 ans, ordonnant aux jeunes gens de 19 ans de s'enregistrer aussitôt pour le service d'outre mer et donnant au gouverneur en conseil le pouvoir absolu de changer les dispositions de la loi quant aux autres classes de conscrits, ont Clé votés, hier, aux Comuitnes et au Sénut.Deux sous-umendements lun en faveur des cultivateurs l'autre pour le renvoi de la ont été perdus.Sur la mesure principale te gou- vernemenl a obtenu une mujorité de 49 voix.C'était-prévu.Il-manque À l'opposition de la fermeté et de la logique.Certaines déclarations de plusieurs de ses membres ont servi À renforcer le gouvernement plutôt qu'à l\u2019affaiblir.\u2014 REIMS EN FEU Reims qui brûle depuis une semaine n'est plus qu'un monceau de ruines fumantes, Pendant la semaine, les Allemands ont lancé sur le coeur de la ville plus de 100,000 obus, et les flammes peuvent être apergues par les aviateurs à plus de 60 milles de distance.Il ne reste plus trace de rues ou de boulevards qui ont complètement disparu sous l\u2019accümnulation de débris.\u201cFous les vieux LAtiments sur la place Royale, la place du Marché et la Maison des Musiciens, qui date du lGe siècle, ont été réduits en cendres.Les voûtes de question à six mois -~ lu fameuse cathédrale, dit un correspondant, tombent pierre par pierre, «L bientôt il ne restera plus rien de l'édifice que la face occidentale cles pihers.Les obus continuent encore à éclater tout autour du bâtiment.Malgré ce buinbardement terrible quarante pompiers de l\u2019aris sont encore dans lu vi!le, cherchant à pro- Léger les meubles et les elfets des hubitants.Hlusieurs y ont déjà perdu la vie.Avec les pompiers parisiens se trouvent un certain nombre de pompiers de la localité.Un d'eux, le sergent Eloi, est à son poste dans Reims depuis lc début de la guerre et a été blessé quatorze fois.Foun ot Bouchard Le cercle entholique des Voyageurs de Commerce de Québec, par son secrétaire, M.BoE.Renaud, vient d'adresser à sir Lomer Gouin une lettre de protestation contre \u2018les enlomnies mensongères débitées par le député Damien Bouclued de Saint-Hyacinthe, a une conférence donnée à Montréal, le 23 mars dernier, devant lu ** Head Master Association\u2019.\"Nous croyons\", dit la lettre, que le citoyen Bouchard est encore plus coupmble gue son prédécesseur dans cette inique voie, le Dr Finnie, parece que celui-là Canadien l'rancais et par conséquent eatholi- que de naissance et d'apparence.Il a calotunié sa province natale dénigré notre digne clergé sans lequel il ne serait probablement pus parvenu aux \u2018honneurs\u2019 de sa position, et faussé lu vérité au sujet de notre système d'instruction; puis toutes ees vilenies ont été débitées devant des protestants, c'est pourquoi, hu- norable ministre, on pra chargé de vous faire parveuir cette nouvelle protestation, est \u201cLe cercle catholique des Voyugeurs de Commerce proteste donc avec indignation contre ce M.Bouchard et connne nous trouvons que ces choses se répètent souvent, nous vous demandons, honorable premier d'arrêter parmi vos amis cette sorte d\u2019éloquence menteuse et calomnin- trice qui semble vouloir sc répandre dans uotre province, Nous trouvons que ça commence à devenir agaçant pour catholiques de constater parmi les députés cette suite inin- {erronique de dénigrements de notre clergé et du système d'éducation de notre province, Nous croyons que vous-même, honorable monsieur, a- Vez assez des raisons d'être fier de ee système d'éducation, qui vous a permis d'arriver au pinacle des honneurs dans notre chère province de Québec, pour démentiv publigue- ment ces fervents du mensonge et les rappeler à l'ordre des choses et de la raison.les Bouchard sera le dernier de vos parti- sims cute vous laisserez nous insulter el que vous userez de votre force de premier ministre pour mettre une fin à ce vilipendage éhonté de ce que nous avons de plus cher, notre clergé et notre religion\u2019 demanilent en \u2018Nous espérons que ce M, Les Voyageurs terminant au premier ministre de vider le puurlement des enlomnia- teurs du type du député de Saint- Hyacinthe.Nos lecteurs se rappellent, sans doute, que M.Gouin, à In législntu- re, lors de son discours approuvant le triste Brown d\u2019avoir donné ln Confédération à Quéhee, trouva un partisan dévoué dans Danien-T'éles- phore Bouchard, député de Snint- Hyacinthe, Cot incident n° passé un peu inapperen.1) est hon de le noter aujourd'hui! Lo siccessenr de Czernin Une dépêche de Vienne dit que le baron Burian a été nommé ministre des affaires étrangères d'Au- triche-Hongrie en remplacement du comte Czernin.Le baron _Burian conserve aussi son portefeuille de ministre des fj.nances.UNE CROISADE DE PRIÈRES POUR LA PAIX Secondons les efforts de S.S.Benoît XV Pour répondre au désir du Représentant de Dieu sur lu terre, du Vicaire de Jésus-Christ, du Chef suprême de l'Eglise, exprimé main tes fois, publiquement, aux catholiques du monde entier, nous cam- mençons aujourd'hui une nouvelle croisade de prières en faveur de la Paix.À cette fin, nous avons fait un autre tirage considérable de la Prière foin lu Paix rédigée et prescrite par le Souverain Pontife gloricusement régnant et portant l'/mprimatur de Mgr l'Archevêque de Montréal.Au recto, un magnifique portrait, lustré* en or, de S.S Benoit XV, fait de cette prière un objet de piété de haut goût, que tout catholique devrait posséder.Si, comme le.Souverain Pontife l'a demandé, des supplications incessantes avaient monté vers Dieu, implorant la cessation de l'éponvan- table fléau de la guerre cet sollicitant le retour si désiré de la paix, nous verrions aujourd'hui la fin de nos malheurs.Mais, en général, les catholiques, au lieu de seconder\u2019 les efforts du Pape par le seul moyen qui est à UN EDUCATEUR RELIGIEUX \u2014\u2014 \u2014\u2014 Dernièrement s\u2019éteignait dans la paix du Seigneur un religieux qui fit honneur à sa cong cation, À sa Imort, certains Journaux, en =\" gnalant la disparition de cet 6 luca- teur émérite, donnaient quetque- notes plutôt brèves sur la carrière si bien remplie du'eher disparu, qui portait en religion le nom de Fr, Sigebert., Qu'on nous permette aujourd'hui d'élargir un peu le cerele restreint daus lequel on a «irconserit ses quarante-huit années de vie d\u2019abnégation passées au service du bon Maitre et à l\u2019éducation de In jeunesse.Cependant, bien qu\u2019elles ne man: quent pas d'intérêt, nous laisserons forcément dans l\u2019ombre les premières années du défunt, c'est-à-dire celles qui ont trait au professorat proprement dit, et nous aborderons inimédiatement la phase de sa vie qui nous le montre d'abord comme directeur du scolasticat.Gest surtout dans ce poste que les qualités religieuses et pédagogiques du frère Sigebert furent mises en relief et brillèrent d'un éclat spé- cinl, Dès qu\u2019il fut à In tête de cette maison, il conquit d\u2019emblée In con- finnce et l\u2019estime des seolastiques et s\u2019aequit la réputation de formateur habile à la grande satisfaction des titulnires d'écoles, qui en étaient les heureux bénéficinires.Aussi étnit-ce avec impatience que les directenrs des écoles atien- daient l'arrivée de l\u2019un de ces pieux jeunes gens frais émoulus du Moui de la Salle.Ce qui caractérisait les nouveaux venns c\u2019étaient une forte dose d\u2019es- prit religieux, dhe hifinÏle souhis- leur disposition, la prière, au lieu de suivre les exhortations préc.ses de 3.5.Benoit XV, en vue d'un but clairement déterminé, la paix, ont préféré s'attacher à d\u2019autres maîtres, suivre d'autres voies, viser d autres buts.Celui qui est avec le Pape est assurément uvec l'Eglise, disait récemment S.E.le Cardinal Bégin.Retenons ce mot ; pénétrons-nous en bien, et il nous montrera, dans les temps difficiles que nous passons, lechemin que nous devons prendre Rappelons-nous aussi qu\u2019il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ct \u2018qu'en obéissant au Pape nous obéissons à Dieu.JOSEPH REGILN.LE PORTRAIT DU PAPE La Prière pour la Paix (Lustré en or, format 3 par 5 pouces) En vente à la «Croix», 27 rue Saint- Gabriel, Montréal.$12.00 le mille, $2.00 le cent, 5 sous l'unité.\u2014\u2014 \u201cien à l'autorité et surtout cette ai- male simplicité qui sied si bien au novice qui franchit pour la première fois le seuil de la communauté.Les frères qui ont eu la bonue fortune de faire leur stage sous le charme de sa direction paternelle, sont unanimes à louer sa compéten- ve, sit délicatesse et cette suave emn- prise qu\u2019il avait sur les âmes, *\u201cA sa voix, toutes les volontés s\u2019ineli- niient, conmne au souffle du vent s'incline un peuple de resenux\u2019\u2019, nous dit l\u2019un de ses disciples d\u2019alors, Le frère directeur cultivait et développait avee un tact tout partieu- lier les facultés intellectuelles et les aptitudes pédagogiques chez les futurs formateurs de la jeunesse.Comme il savait, nous dit l\u2019un d'eux, nous inspirer le goût des études sérienses et le désir de nous dévouer au plus tôt à In noble et mé- rituire fonction d\u2019éduenteurs apd.tres! C\u2019était sa parole enflammée et convainene qui faisait naître ces généreuses dispositions dans le coeur de ses élèves-maîtres.Mais, an grand regret des seolastiques, les Supérieurs le retirèrent de ce poste, qu\u2019il remplissait avec dévouement et distinction, pour lui confier la charge non moins importante de re- eruteur, \"Tous cenx qui ont vu le F.Sigebert à l\u2019oenvre dans sa nouvelle mission s\u2019nccordent à dire qu\u2019il était bien inillé pour cette délicate fonetion, Néanmoins vet apostolat, qu\u2019il aimait passionnément, fut de courte durée, car bientôt l\u2019obéissance proposa à son zèle un champ \u201cplus vaste mais plus pénible aussi.- Il y a six ans, lorsque l\u2019épiscopat demanda aux Supérieurs des Frères de nommer un Visiteur canadien, le frère assistant Réticius jeta nussitôt les yeux sur le frère Sigebert.Ce ne fui pas sans quelque peine qu\u2019il abandonna sa mission de recruteur pour recueillir une succession devenue passnblement embrouillée par suite d'une série d'événements assez complexes.Toutefois, abdiquant ses goûts persunnels, il se rendit an désir exprimé par ses Supérieurs, et se donna tout entier aux devoirs de sa nouvelle charge avee une prudence el une sagesse remarquables.le suceès qu\u2019il obtint dans ce poste difficile justifia pleinement le choix des Supérieurs.Car le nouveau Visiteur, par son esprit de conciliation, sn fermeté proverbiale et son savoir- l'aire, put conjurer l\u2019orage qui gron- ait à l'horizon et dissiper les nuages accumulés depuis quelques années sur le distriet de Montréal.Lorsque son terme d'office fut expiré, il reprit rang parmi ses confrères, In veille ses subnlternes, ne se distinguant d\u2019eux que par une hurilité plus profonde et une humble soumission aux volontés des Supérieurs.C\u2019est à ce moment que sonna jour cet excellent religieux le signal du départ pour l\u2019au-delà.Ainsi l\u2019âpre ouvrier de la première heure ne devait pas renouveler son bail avec ln vie: la mort avait pris des arrhes sur ce bon serviteur et Pavait marque de son estampille.** Cette avenue de In vie humaine, aun fond de laquelle rayonnait naguère encore le soleil de l\u2019espéran- ve, était déjà parcourue.\u201d Vers le Communisme au Canada Une dépêche reçue d\u2019Ottawa nous informe que l\u2019enregistrement obligatoire de toutes les personnes des deux sexes, âgées de 16 ans et de plus, résidant en Canada, sera ordonné sous pen par un arrêté ministériel.Voici, d\u2019après M, l\u2019.B.Me Curdy, membre du bureau d\u2019enregistrement national, comment fone- tionuera ce nouveau service publie : Les règlements qui régiront le dénombrement de la main-d\u2019ocuvre masculine et féminine du Canada ont maintenant été approuvés par un arrété ministériel.Le plan d\u2019action qu\u2019ils contiennent est très semblable à celui d\u2019une élection fédérale.Deux districts électoraux constitueront une unité territoriale.Dans chaque district, il y aura nn registraire, dont le devoir sera de pourvoir à un nombre suffisant d\u2019endroits d\u2019enregistrement et.de nommer pour chaque endroit un ussistant-registraire et un ou plusieurs sous-registraire.toute personne de seize ans et de plus sera tenue de se présenter à un des endroits d\u2019enregistrement ct là de répondre en toute vérité aux'ques tions imprimées sur une carte, telles que nom, adresse, âge, pays de naissance, marié ou célibataire, nombre d\u2019enfants en dessous de seize ans, occupation, genre d\u2019ouvrage auquel l\u2019on est plus propre par éducation ou _ expérience, ete.Après avoir rempli cotte carte, on lni remettra un certificat d\u2019enregistrement, lequel certifieat elle sera tenue de continuellement porter sur elle et produire sur demande de tout agent de la paix, agent dé police ou constable, \u2018Les règlements pourvoient à l\u2019enregistrement ultérieur, aux bureaux de poste, de ceux qui pour quelque bonne et suffisante raison, telle que maladie, absence du pays, ete, ne peuvent s\u2019enrogistror à la date fixée.\u2018Toute personne qui néglige de \u201cAu jour fixé par proclamation, ABONKEMERT | Payable d'avense CANADA) 1 an, 83; 6 moi, oo .\u2014 MONTRÉAL = EANTIRUE - {parlaposfe) \u2014.: t an, 82,60 : 6 mois.$1.88 BTATS-UNIS BYRANGER (Oplon 9 À an, 2018 mols, ITE ce AE soy Un numéro 5 sous s enregistrer s\u2019expose à des pei et à des incapneités légales sérien.ses, Elle pent être condamnée à l\u2019amende on à la prison, à la discrétion de la Cour et elle peut être condamnée et à l\u2019amende et à la prison, Fille peut perdre tout droit qu'elle pourrait avoir de voter aux élections fédérales.Elle n'aura plus droit de recevoir aucuns gages ou sulnires, d'obtenir In pension ou le logement à tout hôtel, restaurant vu maison de pension, ou d\u2019acheter un billet pour voyager à bord \u201cde tout wagou où paquebot.\u2018\u2019l'out patron sachant que telle personne ne s\u2019est pas enregistrée, qui lui paye salaire vu gages\u2019 s\u2019ex- pusera par le l'ait aux mêmes peir.es encournes par la personne qui ne s\u2019est pus enregistrée.Toute personne sachant que telle autre ne s\u2019est pris enregistrée et qui lui donne la pension ou le logement ou qui lui vend un billet de voyageurs, ou tout conducteur, capitaine, agent comptable ou tout autre officier qui sachant que telle personne ne s\u2019est pas enregistrée, lui permet de faire un voyage se rend par ld-mê- me passible des mêmes peines.\u201d Les règlements tels que rédigés, semblent indiquer clairement que le gouvernement a l\u2019intention depren- dre l\u2019enregistrement d\u2019une façon complète en vue de la guerre.Ki voilà comment nous allons vers le communisme militaire sous la férule de l\u2019Etat.Bientôt rien ne nous appartiendra plus.Nos enfants eux-mêmes deviendront comme des machines - aux mains de l\u2019Etat qui les explo oi- tern au profit des dieux de la guerre.Benu règne que celui que nous subissons ! JOSEPH BEGIN.Les Allemands sont confiants Le 12 mars, le général Ludon dorff, quartier-maître généralŸde l\u2019armée allemande, a déclaré à des journalistes que la paix, pour l\u2019Allemagne, dépendait dn résultatzde la lutte au front occidental.Il à déclaré aussi que l\u2019Allemagne ne pouvait pas obtenir la paix sans livrer des batailles décisives.Le feld-ma- réchal von Hindenburg a causé en même temps avec les correspondants des journaux allemands et ces deux grands chefs sont apparomment .convaineus que le recours à la force\u2018 est nécessaire pour assurer le rétablissement de la paix.Le général.Ludendorff a fait ces remarques : \u201cLa lutte finale, au front occidental, ne peut être comparée à ln lutte an front de Gnlicie et au front d\u2019Italie.L\u2019ennemi a de puissantes réserves qu\u2019il peut transporter sur n\u2019importe quel point, grâce à son.splendide service de chemin de fer.Mais il faut se battre, car sans la lutte, la paix ne peut-être obtenue.La paix qui a été conclue en Orient a été un avantage extraordinaire pour los Allemands, en occident.Nous sommes 3 tintenant sur le point d\u2019avoir la supériorité numérique.Naturellement, le transport des troupes qui opéraient au-front d'oeil, à cause du mauvais état-des* voies ferrées.Mais notre situstion - s\u2019est tellement améliorée, que nous.- n\u2019avons plus à nous demander avec, anxiété: \u2018Où l\u2019ennemi attaquere-f- il1\u201d\u201d Nous pouvons maintenant:prên-: dre l\u2019offensive quand nous le .von lons.** reçus aujourd\u2019hui: q t tous ces \u2018rénseignéments: oriental, ne peut se faire en un\u2019 \u201clin Ce sont les TE ; BRE \u201c ° - Mgr MeNeil sur les diffieultés seolaires d'Üntario FAT + Québec of Ontario Je n'ai pas l'intention d'entrer dans la question générale de l'antagonisme entre les deux provinces, En autant que cela concerne les cu- tholiques de langue anglaise de l'Ontario, je puis donner l'impression que j'en ai reçue, pendant un séjour de cinq ans.J'ai entendu beaucoup d'\u2019allusions sympathiques aux Canadiens français, de la part d'orateurs aux assemblées publiques de catholiques dans l'Ontario central, et l'a semblée a toujours applaudi.Dans la vie privée comme en public, j'ai remarqué cette tendance vers leurs coreligionnaires catholiques du Québec.Près de la ligne de démarcation des deux provinces, où la différence de langue fait naître, quelquefois, des intérêts opposés, il y a souvent mauvaise volonté mutuclle ; mais la grande masse des catholiques de langue anglaise à travers l'Ontario ne partage pas ces sentiments.Le réglement NVII J'ai vu des déclarations dans des brochures et des journaux cana- diens-français mentionnant que les évêques de l'Ontario sont hostiles au Québec, et quelques-uns ont même dit que les évêques sont largement responsables de l'établissement du règlement XVII.Après un examen de ces déclarations à la lumière de toutes les preuves que j'ai pu recueillir, j'en suis venu à la conclusion qu\u2019elles sont sans fondement.Assemblées d'évéques Pendant les trois années antérieures à la mise en vigueur du règlement XVII, il y eut deux assemblées des évêques de l'Ontario.La première eut lieu à Peterborough, le 13 janvier 1909.Cette réunion avait lieu pour étudier des questions d'éducation.On discuta cing item, à savoir : les livres, les taxes scolaires, les allocations du Eouvernement, les méthodes d'impôts et les certificats des instituteurs.J'ai devant moi les minutes de cette assemblée et elles indiquent que quatorze résolutions furent adoptées et que la question du français dans les Écoles ne fut pas discutée du tout pendant la réunion.La question qui occupait le plus les évêques était les difficultés croissantes de financer les écoles catholiques dc façon à répondre aux besoins.Dans l'Ontario, les écoles catholiques ne reçoivent aucune part aux taxes imposées sur les chemins de fer, les banques, les compagnies maritimes, les tramways ou la propriété d'une compagnie, à moins que les directeurs ne décident de partager les taxes scolaires.Très rarement, les directeurs décident ainsi et la loi ne les oblige pas à faire cette séparation.Par conséquent, les écoles catholiques de l'Ontario ont quelques peines à faire face à leurs dépenses et les évêques décidèrent d'avoir une entrevue avec le gouvernement sur cette question.La propriété passe toujours de l'individu à la société incorporée, et les écoles, qui sont pratiquement exclues au partage du bénéfice des taxes imposées sur les propriétés incorporées, sont moins en mesure d'obtenir les fonds nécessaires qu'elles ne l'étaient il y a des années, alors que le montant total de la propriété incorporée était comparativement petit.L'assemblée de Kingston La seconde assemblée des évêques LA UROIX \u2014 eut lieu à Kingston en août 1910.Ce n'était pas une assemblée régulière réunie pour discuter quoi que ce soit de particulier.Elle fut occasionnée par la célébration d\u2019une fête à lu cathédrale de Kingston, et tous les évêques ne: furent pas présents, Il n'existe pas de minutes d'une assemblée régulière.Mais les évêques, naturellement, discutèrent ensemble les problèmes scolaires qu'ils voulaient résoudre.Après l'assemblée de janvier 1909, on travailla ferme à obtenir des renseignements et à intéresser le gouvernement.Le rongrés d'Ottawa En janvier 1910, il y eut un congrès canadien-français, à Ottawa, pour étudier les besoins et les difficultés des écoles bilingues dans l'Ontario.Pendant soixante-dix ans, les évêqres de l'Ontario avaient représenté les catholiques lorsqu'il s'était agi de s'adresser au gouvernement au sujet des écoles cathe- liques.le congrès d'Ottawa était un changement à la façon traditionnelle de procéder.L'opinion que le temps était venu d'un chan- Bement était plus ou moins générale à cette époque.Certains prêtres et Jaiques catholiques de langue anglaise firent aussi des démarches pour tenir des assemblées et discuter des questions scolaires, leur demandèrent et les évêques d'y renoncer.Pour la même raison, les évêques se sentirent mal à l'afse sur les résultats \u2018du congrès d'Ottawa, non pas parce que le congrès était ca- nadien-français, parce qu\u2019il substituait repulaing A la diplomatie épiscopale traitant des affaires scolaires.Après huit ans, nous sommes incapables de décider jar ré- sultuts méthode il conviendrait d'adopter, parce que I'agitation populaire ct la diplomatie épiscopale ont èté employées sans coopération ou compréhension mutuelle, avec le résultat que les adversaires ont pu prendre avantage de notre manque, d'unité et Ce n'était pus un différend de races à l'origine.11 deux groupes mais l'agitation en les quelle empéclier tous les bons effets.résultait de ce que de catholiques es- savaient d'intére:ser le gouverne- nent del'Ontario dans les affaires scolaires par deux méthodes différentes et sans coopération ou compréhension mutuelle dy aurait cu Eroupes séparés de catloliques différend si deux de Ltméme race avaient tenté d'agir de la façon mentionnée.Is seraient venus en conflit, À cause de la différence de méthode du de coopération.IF n'est pas question ici voir l'agitation populaire -est meilleure que la diplomatie épiscopale ou vice versa.Chacune est bonne en son temps.Ce qui est certain, c'est que toutes deux sont inefficaces sans coordination, et le résultat dans cette circonstance fut ce à quoi l\u2019on pouvait s'attendre.Sir James Whitney s'était montré sympathique à l'appel des évêques au sujet d'un amendement de la loi scolaire concernant les taxes scolaires payées par les corporations ; mais le 9 mars 1910, il écrivit la lettre suivante, à mon prédécesseur, l'archevêque MeEvey : et manque de sa- si Mon cher archevèque, Je regrette beaucoup que des raisons imprévues aient empêché le cabinet d'accorder une attention convenable ct complète aux suggestions que vous lui avez faites il y a quelque temps.Nous croyions réellement être en mesure de le faire avant aujourd'hui ; maisle mémoire qui nous a Été soumis par un congrès de Canadiens français tenu à Ottawa a tellement compliqué les choses, qu'il nous parait tout à fait impossible de régler la question complètement pendant la ten- sion de la session.Je regrette que les choses en soient ainsi.Le cabinet s\u2019occupera de l'affaire sans délai aussitôt qu'il sera en mesure de le faire.Bien à vous, James WHITNEY, Le cabinet ne s'est jamais occupé de l'affaire depuis cette date jusqu'à aujourd'hui.Une délégation d'évèques eut une entrevue avec le gouvernem&nt de l'Ontario, il y a deux ans, sur cette même question des taxes scolaires, mais sans résultat.Une grave situation Les évêques, qui s'étaient réunis à Kingston, en août 1910, sentirent que la situation était grave.Ils désapprouvèrent l'agitation populaire comme moyen d'obtenir des amendements à la loi scolaire.Ils se rendirent compte que dans l'Ontario cette méthode n'avait aucune chance de succès.Ils résolurent, par conséquent, de faire savoir à sir James Whitney qu'ils étaient «alarmés pour l'avenir de notre système éducatif catholique dans l'Ontario, par suite de l'agitation qui se termina par le congrès cana- dien-français à Ottawa, en janvier 1510», et qu'ils s'opposaient «aux demandes d'éducation dudit congrès,» Ces derniers mots.pris séparément, ont l'apparence d'une opposition aux réclamations des Canadiens-français: mais ce n\u2019était pas l'idée des évêques, non plus que celle de tracer une ligne entre les demandes exagérées et légitimes.Ils pensaient au danger encouru par les écoles catholiques et à ce qu'ils considéraient la façon convenable de sauvegarder des écoles catholiques.Leur langage aurait élé analogue s'ils avaient eu affaire à un congrès éducatif de prêtres et de laïques de langue anglaise.Une agitation populaire néeessite\u2019la publication d'un programme.Le programme exprime presque toujours plus les chefs n'espérent obtenir, et, invariablement, exprime plus qu'ils n'espèrent obtenir dans un avenir prochain.Il y a quelque chose de l'idéal dans un programme.Les évêques ne voulaient pas voir annoncer aucun genre de programme lls considéraient la chose dangereuse et susceptible de provoquer une forte opposition.La désapprobation qu'ils exprimèrent avait rapport à ce qu'ils considéraient des réclamations cxagé- rées en tenant compte de l'attitude traditionnelle de la grande majorité du peuple de l'Ontario.Ils croyaient imprudent ceptible de nuire à Ja cause catholique dans l'Ontario d'émettre publiquement et d\u2019un seul coup une série de résolutions, qui, ils le savaient, ne pouvaient pas se réaliser dansl'Ontario avant plusieurs années, même s'il y avait unité de demande de la part de tous les catholiques, Is avaient appris que sir James le premier ministe, était dans le doute au sujet de l'attitude des évêques et s'était désintéressé des réformes qu'on avait demandé un an avant la réunion.du congrès d'Ottawa.Ils considérèrent, par conséquent, de leur devoir d'informer le premier ministre qu'ils n'avaient pas pris part au mouvement d'Ottawa et qu'ils désapprouvaient ses méthodes et son programme.Cette attitude est parfaitement compréhensible sans invoquer aucun sentiment de race ou préjugé de la part des évé- ques.C\u2019est l'attitude naturelle d'hommes qui ont adopté depuis longtemps une méthode absolument différente de celle que l\u2019on propose, qui se sont dispensés complètement des programmes publics les droits que et sus- Whitney, EE et qui cependant ont fait beaucoup pour améliorer les statuts de | nos écoles.Les résolutions proposées au congrès d'Ottawa ne furent pas soumises aux évêques de l'Ontario avant la date du congrès.L'absence \u201cde coordination parmi les forces catholiques était complète.L'enquête En 1910, le ministre de l'éducation de l'Ontario, donna instruction au Dr F.-W.Merchant, inspecteur en chef des écoles, «d'enquêter et faire rapport sur les écoles anglo-françaises, publiques et séparées de la province».Dans son rapport, le Dr Merchant dit que l'enquête commença le 2 novembre 1910 et se termina le 8 février 1912.Ce qui signifie qu'elle dura un an et trois mois.C'est ce rapport qui servit de base au ministre de l'éducation pour établir le règlement XVII.Les responsabilités La question des responsabilités pour l'établissement de ce règlement dépend dc\u2019 la question de savoir quels furent les motifs qui induisirent le ministuie de l'éducation À charger le Dr Merchant de faire enquête et faire rapport.Je posai Ja question à un fonctionnaire permanent du ministère de l'éducation bien au courant de tout ce qui s'est fait dans cette affaire.Sa réponse A ma lettre est datée du 12 féviier 1912 et dit : «La nomination du Dr Merchant suivit la formation d'un corps con nu sous le nom de l'Association canadienne-française d'Education, qui lint une convention à Ottawa.Ce mouvement provoqua une agi- tationet le résultat fut la mission du Dr slerchant.Dans une province de population mixte, un mouvement organisé doit nécessairement en provoquer un autre.C'est ce quia eu lieu dans le cas présent.Aux publications de l'association, les publications de la partie adverse ont répondu.» Quand-ce fonctichnaire fait allusion à «la partie adverse», il veul dire les Orangistes et tous ceux qui sympathisent avec eux a ce sujet.Union des « atholiques Mon but dans cette lettre n'est pas de déterminer à qui il faut imputer les troubles scolaires des huit dcrnières années, mais de montrer que sans union parmi les catholiques de toutes races, nous ne pouvons pas protéger les écoles catholiques.En 1509, les catholiques de langue anglaise de l'Ontario commencèrent un mouvement destiné à améliorer financièrement les écoles catholiques.Un an plus tard, les Canadiens français commencèrent un mouvement destiné à améliorer leurs écoles au point de vue dela langue.Les deux mouvements ont échoué parce qu\u2019il n'y a pas cu compréhens'on mutuelle et aucun effort concerté.Chaque parti blâme l'autre done pas avoir fait cause commune et marché de pair.Chaque parti prétend avoir le droit de conduire ; chaque parti travaille sans tenir compte des agissements de l\u2019autre parti.Même lorsqu'ils demandent la même chose, ils ne le font pas de concert, et «la partie adverse» sait très bien qu'il y a désunion parmi les catholiques.La désunion réclle parmi nous n'est pas la friction locale à Ottawa ct en quelques autres endroits.C'est l'action indépendante et désunie de deux corps catholiques provinciaux tentant de faire ce qu'on ne peut faire que par un seul corps représentant tous les catholiques de l'Ontario.V.MeNEIL, archevêque de Toronto.Pme ET VOS Le clergé en Irlande repousse la conseription fmm Nous recevons de Londres la dé- péche suivante : Les nationalistes irlandais, les Fénians, les partisans d'O'Bricn et les ouvriers qui ont tct.u conférence à Dublin, sous la présidence du lord-maire, ont d\u2019une voix unanir e adopté une résolution déclarant qu'ils ont pris la détermination de résister à la conscription.Cette résolution ressemble à celle qui a été adoptée par les évêques irlandais réunis à Maynooth.Dans leur 1é- solution, les évêques ont déclaré que la conscription étant imposée de force à l'Irlande, était une loi inhumaine et oppressive, que Je peuple irlandais avait le droit de combattre par tous les moyens ne lésant pas la loi de Dieu.Le clergé irlandais fut instruit d'annoncer certains jours pour recevoir des contributions cn argent et des assemblées de paroisse auront lieu pour enrôler des adhérents à la résolution.Les autorités britanniques en Irlande prennent des mesures pour faire tace à la situation, qui pour dire*le moins, est très menaçante.LA Conscription en Angleterre \u2014\u2014\u2014\u2014 Toutes Jes formalités relatives à la nouvelle loi sur le recrutement, dans le Royaume-Uni, ent été rem plies le 18 du courant, ct le Roi y a donné son approbation.La loi du recrutement présentée au Parlement anglais le 9 aviil et votée neuf jours plus tard met en force des mesures strictes pour fournir les renforts nécessaires à l'armée anglaise qui a éprouvé de graves échecs au front français.la mesure la plus importante est celle de la conscription en Irlande qui pourrait amener de graves conséquences.D'autres clauses portent la limite de \"ge misitaire à 51 ans, cnca$ de besoin, masse tous les hommes jusqu'à ans.et appellent en 25 \u2014- \u2014.La résistance Irlande -\u2014 bil L'Ævening Telegram, de Toronto, publie de son correspondant a Belfast la dépêche suivante : « Une automobile ayant a son bord l'inspecteur Wexford, du comté de Barry, et quelques autres a été arrêtée et prise par les Scin-Finn à Tombrick, Enniscorthy.Le chauffeur et les autres occupants ont été gardés dans un bois pendant que les Sein-linn se rendirent en automobile, à Mount Leinster ou ils prirent d'ussaut les magasins Gelignite et y enlevèrent 250 livres d'explosifs puissants.Une fois le coup perpétré, les audacieux Sein-Finn décampèrent avec leur butin.Les châteaux Home cet Rehive furent également attaqués et là aussi les Sein-Finn s'emparèrent de quantité d'armes, Les magasins de MN.Shaw et Mullinger ont été pareillement forcés, et des mnnitions y ont été enlevées.Quelques arrestations, dit-on, ont étéfaites par la police à Newmarket.Les évêques catholiques et les prêtres poussent activement la campagne anti-conscriptionniste.» Ce qu\u2019il ne faut pas oublior «Ceux qui écrivent et répandent des journaux ct publications, qu'anime l'esprit catholique, méritent bièn de la religion et de l'Eglise.» LEON XIII Mo .tiéei, 20 Avrit19.8 146,000 étrangers à Paris La situation des étrangers résidant à Paris a donné lieu à un assez vif débat, au Conseil de cette ville.M.Le Corbeiller s'est particulièrement plaint de l'invasion chaque jour grandissante du quatrième arrondissement, \u2018 qu\u2019il représente, par toute une population cosmopolite dont la présence devient d'autant plus inquiétante quiclle comprend nombre d'indésirables qui agissent comme en pays conquis.Il existe bien une commission chargée d\u2019examiner le cas de chacun de ces étrangers, mais elle est saisie de 25 dossiers par semaine, alors qu'ily ena 309,000 a examiner.Que valent, d'ailleurs, ces dossiers ?Les répondants désignés par les étrangers, précise M.Le Corbeiller, h'existent presque jamais, les papiers font défaut ; en revanche, si on cherche l'extrait duecasier judiciaire, on y trouve souvent des condamnations.Tour à tour, MM.Henri Galli, Georges Fiant et Dausset s'asso- cent aux observations présentées Dans sa réponse, le préfet de police reconnaît qu'il existe 150,- 000 dossiers sur lesquels 4,C00 ont été l'objet d'un examen, ce qui soulève une assez naturelle émotion dont M.Le Corbeiller ge fait inmidiatement l'écho, en réclamant un prompt envoi dans les camps de concentration de tous les indésirables.-£ conseil, finalement adopte un ordre du jour déposé par M.Galli, demandant que les permis de séjour soient refusés aux étrangers ne possédant pas toutes les pièces d'itentité voulues ou dont deux témoins connus ne garantiraient pas par écrit l'honorabilité et la sécurité au point de vue national.\u2014 À nos lecteurs \u2014 Quand vous voulez recevoir la Croix à une nouvelle adresse, ou que vous avez l'intention de cesser de la recevoir, informez-en notre administration vous-même, par lettre.Ne comptez pas, pour ce faire, sur votre maître de poste, en lui confiant un numéro de la Croix sur lequel vous avez écrit arcfusér ou d'autres mots analogues.Ce nu- inéro, nous avons constaté que plusieurs maîtres de poste, par une grossière négligence, ne nous le faisaient jamais parvenir et qu\u2019ils ne nous avertissaient même pas, par une carte postale qu\u2019ils sont au moins tenus de nous envoyer à la place dudit journal, viez «refusé».HI résulte que, n'étant pas averti de faire autrement, nous continuons à vous adresser régulièrement la Croix et que nous sommes en droit, en vertu des décisions judiciaires concernant les journaux, de vous en demander le paiement jusqu'au Jour où mous avons pris connaissance de votre refus».Ainsi donc, dans votre intérêt, prenez la peîne de vous mettre directement en communication âvce nous, par une carte postale ou une lettre affranchie en bonne et due forme, lorsque vous avez quelque instruction à nous donner, L'ADMINISTRATION.que vous l\u2019a- - \u2014 - L\u2019Idéal Catholique.Revue MENsUELLE ILLUSTRER 21, rue Saint-Gabriel, 27 MONTREAL Montréa\u2019, 20 Avril 8118 Notes Nouvelles LA CENSURE CANADIENNE CONTRE LES JOURNAUX Comumentant les nouveaux règlements de la censure canadienne, le Manchester Guardian dit ce qui suit: «Îls dépassent en sévérité tout ce que nous avons connu jusqu'ici.Le public ne pourra savoir, et en tant que lo gouvernement le pourra contrôler, et penser, que ce qui convient à un petit groupe d'individus, qui, pour le moment, sont maîtres de la- machine de l'état.«De tels règlements pourraient À la rigueur s'expliquer si le gouvernement n'était pas apte à se tromper.Mais nous savons par propre expérience qu\u2019il est loin d'en être ainsi.» \u201cou LA SITUATION FINANCIÈRE DU CANADA En soumettant le budget, jeudi prochain, l'hon: A.K.MeLcan annoncera que durant_ l\u2019année 1918- 1919, le Canada devra se procurer $500,000,000 pour des fins de guerre.Dans ce montant ne sont pas compris les §253,000,000 de dépenses pour des fins diverses.La dette du Canada cst maintenant de $1,103,394,000, Cette somme représente unc augmentation de $779,000,000 due i la guerre.Les intérêts de la dette nationale se montent actuellement à $78,000,000, et il faudra $16,000,000 de plus pour le fonds de pension.Le total des dépenses de guerre est jusqu'à date de 5835,000,000, dout 66,000,000 ont été payés à mème les revenus.Il faut donc s'attendre à ce qu\u2019en même temps qu'il déposera le budget, le ministre intéri- annonce l\u2019im- taxes.maire des l\u2019inances de nouvelles ue 4 LA REOHIBITION DANS L'ETAT DE NEW-VORK Mardi et mercredi derniers, 30 villes de l'État de New-York votaient sur la «Local Option».Sur ce nombre 20 ont décidé de défendre la vente des boissons alcooliques.Dix-huit préfèrent continuer à boire, ct dans une ville, Geneva, la lutte est si vive qu\u2019on ne con- nait pas encore le résultat.Un des faits les plus surprenants de cette élection c'est que les votes des femmes se sont divisés à peu près également sur la question.me se se 1LS VEULENT UNE INDEM- NITE DE GUERRE position D'après la Gazelte populaire de Cologne, le prince Frédéric Guillaume de Prusse, fils du feu prince Albrecht, régent de Brunswick, a déclaré.que l'Allemagne avait l\u2019intention de demander des indemnités à ses ennemis.Dans une allocution prononcée à Breslau, le ptince dit : «L'ennemi a refusé la main que nous lui tendions ; cela justifie la demande d'indemnités Éonomiques et financières.- De semblables in- demmnités sont aussi nécessaires pour notre développement économique, » % HOW ARRIVEE DE DEUX MISSIONS BRITANNIQUES AU CANADA Feux missions britanniques sont arrivées en Canada et se sont dirigées vers New-York.L'objet d'une de ces missions, à la tête de laquelle se trouve le général Hutchinson, n'a pas été rendu public.Ses buts sont importants, déclare-t-on Le général Hutchinson est chef d'une organisation au War Office britannique.Le lieutenant-général Bridges est À la tête de l'autre mission.Le colonel Wilson, officier d'état-major, faisant partie de cette mission, a déclaré que celle-ci se proposait de coordonner le travail d'autres corps officiels britanniques en Amérique, coopérant avec le comle Readingse sé CHANGEMENTS DANS LE CABINET ANGLAIS On vient d'annoncer officiellement que lord Derby a été nommé ambassadeur extraordinoire ct ministre plénipotentiaire en France en remplacement de lord Bertie.Le vicomte Milner devient secrétaire à la guerre et M.J.Austin Chamberlain devient membre du cabinet de guerre.\u2014\u2014 L'oeuvre du bon journal recommandée par Pie X et Benoît XV \u2014 Notre Saint Père le Pape Benoit XV écrivait, le 6 mai 1916: «Le peuple chrétien, toujours royalement large pour toutes les initiatives qui intéressent le salut des âmes, ne fera pas attendre sa généreuse contribution à l'oeuvre la bonne presse, dès qu'il aura été éclairé sur la souveraine nécessité de cette œuvre et qu'il aura appris à la regarder comme la noble protectrice de ses inté- Is.«Mettre les ocuvres de presse de côté, disait le saint et clairvoyant Pie X, c'est se condamner à n\u2019avoir aucune action sur le peuple et ne rien comprendre au caractère de son temps.» \u2019 - _-\u2014- Oxy Avantage pour nos abonnés ET UNE Aide pour la \u201cCROIX\u201d Plusieurs abonnés nous ayant manifesté l'intention de profiter de notre offre, nous donnerons, jusqu'à nouvel ordre, A NOS ABONNÉS DU CANADA (excepté Montréal et la Lanlieue ): $5.10.\u2018Trois années d'abonnement pour six [1} a\" .A NOS ABONNÉS DES ETATS-UNIS: Trois années d'abonnement pour Six \u201c \u201c\" « $6.11, A NOS ABONNES DE MONTREAL ET DE LA BANLIEUE Deux années d'abonnement pour $4.50 Quatre * \u201c LA OROIX Demandez le numéro d'Avril de IDEAL CATHO LIQU La grande question- actuelle : je BAs-CANADA AUTONOME Qui Sauvera la race eanadienne-frangaise GRANDE PROPAGANDE L\u2019ideal Rellé, l'IDEAL CATHOLIQUE fera, chaque année, un magnifiquo volume de 11 pouces par 14 pouces avec; uno couverture EOIDEONEDICEBEDD Adr:ssès à une ou plusieurs personnes et à un ou plusieurs bureaux de poste.l\u2019ideal 27, rue Saint-Gabriel, .ec + + + + = .Nous demandons aux lecteurs de la \u201c CROIX \u201d de faire une Catholique DANS LES MILIEUX POPULAIRES de luxe ot do belles Hiustrations.ABONNEMENT: Un an, 1 exemplaire chaque mois - - \"fo = - - - - - .- + 5 200 ©! 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après Pâques.Sol.de S.Jos.Lundi, 22\u2014S.Léonide, mart.Mardi, 23 \u2014S.Georges, martyr.Mercredi, 24\u2014S.[Fideéle, martyr.Jeudi, 25\u20145.Mare, évang.Vendredi, 26\u2014S.Clet et Marcellin.Samedi, 27\u201435.Anastase, pape.CRAN HEAL TR IOC NIT A MEAL La France prie Nous extravons d'un article dont M.Paut ° journaliste fran- vais, nolls envoie copie, les Tignes suivantes : La grande offensive allemande, si longtemps et -i tapaget>etnent annoncée, vient d'entrer enfin dis le domaine des faits.le jeudi 21 mars, à l'aube du premier jour du printemps.soixante-dix germaniques, soit au divisions moins cent mille homies, =e vusient à l'assaut du front occupé par l'armée aughtise, entre Li Sensée et la Searpe au nord, of l'Oise au sud, sur au espace de quatre-vingt= kilomètres, ét imposaient nos alliés un repli appréciable, qui les ramenait à peu près sur le front de 1 sant cependant réussir à rompre les ligues britanniques, ni surtout à séparer les troupes anglaises des troupes francaises à leur point de Jonction.Les choses en sont li, au jour où nous écrivons cet article, Ft, telles qu'elles sont, elles présentent une gravité que personne en France ne conteste, JE est manifeste que nous Voiel réventts aux jours angoissants qui ont précédé l'inouliable ét merveilleux redressement de lu Marne.Le sentiment des croyants, à cette heure critique, tient tout entier dans cette courte phrase de Léon Daudet : \u2018Ceux qui prient - - et j'en suis \u2014 ont là l\u2019immense recours.> Et, de fait, la piété des catholiques, dé- ja stimulée par In coincidence des jours saints, redouble de ferveur ct sept \u2018an dernier, de supplientions ardentes, en des adorations ordonnées tont exprès à ison du formidable choc que su- hissent présentement les armées alliées, Mais les raisons staplement lu- wanes ne maliquent puis pour fortifier l\u2019inpression de confiance qui domine daus Vesprit public, meme à avis, ofl, par des incursions ac.riennes suceessives, 61 par nn bom- bardemeut répété de plusieurs jours à laide d'un canon à longue portée, l'ennemi a e-péré terroriser ame de ta population.Tout d'abord on eonsidére que cette offensive, tentée quand mème à une heure où l\u2019Mlemague pouvait se contenter de \u201cdigérer sa rérente el colossale conquête de liussie, atteste ime mense besoin qu'elle à de la paix, ou l'inupossibilité où elle se trouve de tirer profit avant inv an des res- alimentaires qu'elle espé- Mit trouver-en Orient.Fn second lieu, les Miés, en Tomes, en materiel, en munitions, en approvisionnements, en expé- rienee as-i, sont infiniment plus
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