Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 21 juillet 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Croix., 1917-07-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Le Bameds, 21 Juillet 1017.Voi.XV.= Ho 11 Tr ABORKEMENT A Payable d'avance - LÀ \u2018 \u2014 .CANADA / - tan, 85:6 mois 81,00 \u201cfy, SIGNO VINCES \u2014_\u2014 Digit dy, >, MONTREAL xr BANLIEUR oo bry, Hi PA .(par la poste) 25, RUE SA-+.ot (BL =~ : L'an, 82.60 ; 6 mois.$1.35 MONTREA.\u2018(5 \u2014 + Bolte de Poste 10.9 , JOURNAL GATHOLIQUE BTATS-UNIS i : STRANGER (Union postale\u2019 JOSEPH BEGIN 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL Directeur \u2014 Propriétaire ; ! ! 1 an, 62,35: 6 mois, 91.35 RELIGION, ODESTIONS SUCIALES, SCIBSGES, ARTS, LITTERATURE, EGUNOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRIGULTORE, COLONISATION, ETG.or Téléphone: Beli Main 6074.Un numéro 5 svus \u201422\u2014= \u2014 _ EE \u2014 EE \u2014 \u2014_.mo 7 FF.Anglo-Yankees et la grande guerre La Couronne anglaise est terriblement exposée Que la guerre universellement révolutionnaire, dont le crime archima- çonnique de Serajevo fut le commencement, soit une convulsion préparée,de longue main,de façon occulte,par les sociétés secrètes, scélérate- ment antichrétiennes, il n\u2019est ni possible ni permis aujourd'hui d\u2019en douter.On peut l'affirmer hautement : c'est la guerre de la maçon- neric.Libre absolument, partout, désormais, la maçonnerie internationale, née dans l\u2019ancienne lle des Saints (l'Angleterre) il y a deux cents ans, est l'âme de ces sectes de mensonge, d'illusion ct de crime, masquées d\u2019humanitarisme.En poussant, par tous les moyens, à la guerre, elle fait retentir par mille bouches complices, conscientes ou inconscientes, ses vieux grands mots menteurs de liberté, d'émancipation, de fraternité, de progrès, de civilisation, d'union des puuples, libérés, dit-elle, ct cela dans le plus épouvantable massacre de tous les temps.Ily avait deux cents ans que, malgré les avertissements de plusieurs Papes, la grande catastrophe, couronnant l'apostasie prédite des nations, se préparait à vue d'oeil.Le premier épisode sanglant en fut, en France, la grande révolution du XNVIITe siècle, fille de celle du XVIe, elle-même inspirée par les sectes judaïques secrètes de la prétendue Renaissance, mères de la maçonnerie impériale et internationale, fondée dans l'empire par la protestante Angleterre, fille de la luthérienne Allemagne.+ * + Le doute sur le fait que In guerre, avec ses bouleversements, concomitants ou consécutifs, soit voulue par la maçonnerie universelle, en dépit d'apparences provisoiremer.t contradictoires, résultant de comédies scis- sionnaires jouées au sein de la secte internationale triomphante, vient d'être dissipé par l'entrée officielle de la République Etoilée dans la grande fournaise.Une revue protestante anglaise de Boston, The Christian Science Monitor (19 mai), reproduite par la Fortnightly Review, de Saint-Louis, signale un fait révélateur en termes précis.Il s\u2019est passé pendant le séjour, aux Etats-Unis, de la mission impériale Balfour.«Le fait, dit la revue de Boston, n\u2019est généralement pas connu dans le monde.«La mission anglaise a servi à mettre la maçonnerie impériale en rapports plus étroits avec celle d'Amérique.Lorsque les FF.! de Washington (Siège du Suprême Conseil maçonnique central = d'Amérique, haute maçonnerie internationale) apprirent que IF.F.P.Robinson, un des membres de la mission Balfour, était le Vén.Maître d\u2019une loge de Londres, ils l'invitèrent à une tenue secrète de la Gr.L:.du district de Columbia (Washington).Le F.'.anglais y fut reçir par le FL.Gr.Maitre.James W.Witten, qu! prononça un discours exprimant les sentiments de fraternité qui existaient entre les (FF.\u2018.des) deux nations.«Par un vote unanime de la G.*.L., le F.Robinson fut chargé d'un message de sulutation pour la Gr.\u2019.L.\".de Londres, message qu'il a dû apporter en Angleterre et remettre aux autorités mêmes de la Gr.\".L.\".«À une tenue de la loge St-Jean (sic), à Washington, deux jours après, le F.Robinson fit le présent d'un tablier maç.\u2019.En échange il recut unc coupe d'amour (loving cup), ornée d'une inscription appropriée.» La revue ajoute : «Le F.visiteur anglais, dans un discours adressé à la loge, mais qui, en réalité, s\u2019adressait aux FF.'.des Etats-Unis, fit illusion à la grande crise qui aujourd'hui harasse la civilisation.11 parla de la grande espérance que les FF.d'Angleterre entretiennent de voir les FF.'.des Etats-Unis se tenir à côté des FF.impériaux dans leur lutte pour établir des gouvernements libres et pour le triomphe de la démocratie.» .- * Quelques remarques : I.T1 est évident que la mission Balfour a servi de masque à une mission secrète intermaçonnique autrement importante, de la part de la haute maçonnerie impériale, sans laquelle l'empire n'existerait pas.Son intérêt capital exige lc triomphe de l'Empirz dans une victoire finale\u2014, au profit de la souveraineté occute de la secte mondiale, souveraineté dénoncée il Léon XIII.Il.Le F.ambassadeur in parti- bus de Londres ne peut pas être le premier venu.Le Vén.Maître, doit être un haut maçon, choisi tout exprès, non pas par la Gr.Lbleue, inférieure, mais par les 33 FF.'.trente-fois fois maçons du Suprême Conscil de Londres, ronge.Et c'est auprès du Sup.°.Conseil central américain que F.'.Robinson a dû être envoyé spécialement de Londres.chargé d'instructions secrètes à l'adresse de la haute ma- gonncrie internationale du pays yankce, fille de la maçonnerie anglaise (Première loge fondée à Boston, par des FF.émissaires de Londres, en 1733.) TI.Pour dissimuler le fait et cacher la haute intervention occulte de Londres \u2014 dont le Sup.Cons.\u201d s'occupe exclusivement de religion et de politique, c'est le haut F.Witten, A la tête de la Gr.L.\".de Columbia (subordonnée au Sup.\u2018.Cons\u2019.de Washington comme la Gr.\u2019.L.\".de Londres l'est au Sup.\u2019 Con.\".de 1-bas), qui a été chargé, officicllement, de recevoir Venvoyé spécial du Sup.\u2019.Cona.\".de Londres, au lieu des FF.supérieurs de Washington, restés dans l'ombre.Les Sup.\u2019.Cons.s'occupant seuls, au fond, des relations intermaçon- niques mondiales.y a 33 ans par IV.Naturellement, la revue américaine n\u2019a rien pu savoir du fait occulte, F.Robinson ayant gardé sur ce point le plus profond silence en la tenue de la Gr\u2019.L.où il était invité.Mais, en réponse au message secret de Londres destiné aux hauts FF.de Washington le haut PF.Witten a été chargé de confier, en loge.à l'émissaire de Londres une réponse sur laquelle le Monitor, do Boston, n'a pu avoir aucune information et pour cause.V.Ce que la revue rapporte du discours robinsonien, après la réception de la «coupe d'amour» symbolique, serait pourtant de nature à donner un indice sur la signification du message porté aux FF.\" républicains yankees.Pour tous les FF\u2018.d'\u2019Amériquey compris ceux du Canada, à qui le discours est également adressé\u2014l'idéal d\u2019un «libre gouvernement», même pour le haut F.\".R.Borden, de la loge Harmony (Ontario), est inséparable de l'idéal républicain, À l'instar des républiques des Etats- Unis, du Mexique, du Portugal et de France, sous l'hégémonie macon- nique, plus ou moins affichée.* .+ C'est dans le même sens que la maçonnerie internationale comprend la «démocratie», autre grand mot du répertoire des alliés, prodigué par toutes les puissances officielles soumises aux puissances secrètes, y compris.Wilson et la «nouvelle» Russie.On sait docurmentairement, que la république, en France, qu'il ne faut pas confondre avec le peuple français, a pour mission spéciale d'organiser partout, à la faveur de la guerre révolutionnaire, préméditée en France, en 1912, cette espèce\u2019 de démocratie, en un mot la République universelle.(1) \u2026 = ° VI.Il est donc permis de croire, ou de craindre, que les messages secrets internationaux entre Londres et Washington, doivent avoir trait non seulement à la grande guerre internationale \u2014 devenue mondiale, grâce à Wilson \u2014mais encorc ct surtout à la démocratisation macon- nico-républicaine de l'empire anglais cromwellisé.C'est cc que laisse suffisamment entendre, même aux oreilles du royal fils de feu F.Edouard VII, le manifeste Wells, lancé récemment par le 7hzenderer londonien du haut F.\u2018.impéria! Harmsworth-Nordeliffe, continuateur, aux Etats-Unis, du missionnaire impérial Balfour.* * I] paraîtrait qu'avant de mourir, Edouard VII aurait averti le futur Georges V: «Tu rdgneras, mais tu seras le dernier.» Et comme, pas plus que le dernier des Hohenzollern de Prusse, le dernier des Hanovre d'Ang'eterre, rompant avec des traditions ancestrales, n'a jamais voulu «appartenir» à la maçonnerie impériale, il ne faudrait s'étonner de rien, pour l'avenir.Un EX-DIPLOMATE.Du Toronto Tclegram, 12 juillet 1917, journal conscriptionniste: «Toutes les erreurs enregistrées dans les pires jours du département de la Milice, à Ottawa, ne changent pas le fait historique que les provinces du Canada ont obtenu un plus grand triomphe pour le principe de l'enrôlement volontaire que celui qui a été remporte par aucune autre nation britannique, y compris l'Australie et la Nouvelle-Zélande.» (1) Compte-rendu des travaux du Gr.Or.\u2018 de Paris, 16 janvier, 28 fév.1897, page 10.Compte-rendu du Convent du Gr.\u2019.Or.\u2019 Paris 1895, p- 209: «La Maçonnerie s'efforce de préparer les Etats-Unis non seulement -d'Europe, mais de la terre entière,» Les éleetions générales Là Conseription La petite majorité de vingt voix que M.Borden a obtenue en faveur Ce sa résolution demandant aux autorités anglaises de prolonger d'un an le parlement canadien actuel ne lui permet pas d'éviter les élections générales.Nous les aurons en septembre ou octobre.Quant a la conscription, il est problable qu'elle sera définitivement votée telle quelle par le sénat et la chambre basse.Sera-t-elle mise en vigueur immédiatement après que le gouverneur général l'aura signée, comme l'autorise le texte même du projet de loi ?Le gouvernement Borden ne pro- fitera-t-il pas des quelques semaines qui lui resteront pour mettre en mouvement cette odieuse machine ?Et le gouvernement qui lui succédera, supposé qu'il ait pour chef M.Graham, au lieu de M.Laurier, aura-t-il le courage de l'arrêter et de rappeler du front les milliers de Canadiens qu'elle y aura envoyés ?Tout est à craindre.Cependant, nous espérons que les élections démontreront si clairement ct si fermement que le peuple est en grande majorité opposé à la conscription, qu\u2019aucun gouvernement ne pourra plus méme penser a la favoriser.Joseph BEGIN.NOTES Critiques ame = srr erm Comptre renard Weldon L'échevin Weldon voudrait créer, pour administrer la cité de Montréal, une commission de cing membres, dans laquelle, naturellement, entrerait au moins deux membres de langue anglaise.Assez, compère renard ! * se .De mauvais augure pour l'Angleterre Le comté de Clare, Irelande, vient d\u2019élire le candidat de la «Sinn Fein» par une grosse majorité contre le candidat nationaliste.Les «Sinn Fein» sont des partisans d'une république irlandaise.C\u2019est le troisième député aux Communes anglaises que cette société fait élire depuis un mois.À remarquer, en outre, que tous trois avaient été condamnés à la peine capitale pour avoir dirigé le mouvement révolutionnaire irlandais 1'an de rnier sae L'Allemagne continuera la guerre Bethmann-Hullweg a donné sa démission comme chancelier allemand.Vu qu'il se rapprochait de plus en plus des socialistes modérés, les pangermanistes lui ont signifié de prendre son congé.Son successeur, le Dr George Michaclis, est un partisan de l\u2019aristocratie.Il plaît davantage aux conservateurs qui veulent une paix allemande avec annexions et indemnité.Ce changement, dans le haut gouvernement de l'Allemagne, n\u2019approche pas l'avènement de la paix.Le Sénateur Landry entrevoit, comme nous, la fin de la Confédération Grande démonstration de 15,000 personnes dimanche dernier, sur la place Jacques-Cartier à Québec, pour protester contre le projet de loi de la conscription.Les principaux orateurs: le sénateur Landry, M.Armand Lavergne et M.Laetare Roy.' Le Sénateur Landry a fait d'énergiques déclarations.Après avoir rappelé son double attachement à Québec où il est né et dont il est le représentant au Sénat, l\u2019ex-président du Sénat fait un bref historique des régimes administratifs qui se sont succédés au Canada jusqu'à la Confédération.Il rappelle qu'en 1840, après les troubles de 1837-38, pour punir ceux qui avaient combattu pour la liberté, on créa l'Union législative du Bas-Ca- nada et de l'Ontario, dans l'espoir de noyer l'influence française de ce pays et de la détruire.L'effort fut tenté pendant 27 ans, mais on constata l'inutilité de cette tactique, et l'Union tomba en bottes.On conçut alors la Confédération qui était l'union fédérative de toutes les provinces du Canada, avec des dispositions qui garantissaient les droits des minorités.Il y a cinquante ans passés de cela.On en a fêté le cinquantenaire, récemment à Ottawa, en présence des représentants de tout le Dominion.Qui représentait la province de Québec ?J'ose A peine le nommer, dit le sénateur Landry.C'est un homme qui ne représente même plus le comté où il a été élu l'hiver dernier.A-t-il au moins en cette occasion fait honneur à sa nationalité ?a-t-il prononcé un mot au nom de la province de Québec ?Non, il ne le pouvait pas, car il n'est soutenu À Ottawa que par son propre vote et sa détermination de rester à son poste, de crainte qu'on ne trouve personne pour le remplacer s'il s\u2019en val J'en connais qui ont démissionné parce qu'ils savaient qu'il y en avait pour les remplacer.Je nc vous scandaliserai pas en vous disant que je n'ai pas assisté au cinquantenaire dela Confédération.Mais, le même jour, je fétais un humble curé qui s\u2019est dévoué pendant 25 ans au service de son pays et qui a donné tout son temps et son énergie à la cause du français, j'ai mis de côté la Confédération qui, entre.parenthèses, s'en va au diable, \u2018pour aller fêter le curé Myrand.Que voit-on, demande le sénateur Landry, après cinquante ans de confédération ?On voit une province, l'Ontario, ameutée contre Québec.Et comment cette province est-elle défendue ?Non pas par nos hommes politiques, mais par les pères et les mères de familles de l'Ontario qui appartiennent à la race française.Les mères ont tout mis de côté pour protéger l'école ct elles ont repoussé l'invasion des Boches de l'Ontario en nous donnant un exemple que nous pourrons suivre quand on nous demandera de défendre nos enfants.Quels avantages la province a-t- elle retirés de la Confédération ?Il y a quatre ans que les Canadiens français luttent contre le gouvernement de l'Ontario qui passe son temps À faire des mesures vexatoires et persécutrices contre eux.Ils sont + ~~ allés jusqu'au pied du trône où ils ont gagné sur un point et perdu sur l'autre.Le Saint Père; dit-il, est intervenu et nous a demandé¢ la paix que nous avons toujours observée.Il a nommé alors un tribunal d\u2019évêques et nous avons plaidé devant lui.Grâce à une indiscrétion de l'un de nos adversaires, nous avons pu mettre devant lui un document émanant de l'évêque de London et démontrant que les évêques de l'Ontario étaient ligués contre les Canadiens français de cette province.Après avoir dit que, sans hésitation, il a abaridonné la présidence du sénat pour se livrer à la défense de ses compatriotes, le sénateur Landry déclare qu'il a demandé à Sir R.L.Borden d'intervenir.Si celui-ci avait voulu, il aurait pu museler la presse ontarienne et faire rentrer dans l'ordre ceux qui nous insultaient.Mais il a fait la sourde oreille et a refusé le désaveu de la législation du gouvernement de l\u2019Ontario, qui lui était demandé.M.Landry refait ensuite l'historique des procédures entamées devant les tribunaux.Il dénonce l'indifférence du ministre de la Justice qui refuse d'agir parce qu'il ne pense pas comme nous et qui trouve toujours des prétextes pour ignorer les requêtes qui lui sont adressées.Il espère que le temps viendra où il aura le sort qu'il mérite.Abordant la question de la prolongation du terme du Parlement, le sénateur Landry dit que c\u2019est le défi le plus outrageant que l'on puisse offrir à l'électorat.On peut différer d'opinion au sujet de la conscription, qui peut sembler acceptable à quelques-uns, mais il ne croit pas qu'un homme doive noircir son blason en votant pour la prolongation.L'an dernier, il y avait unanimité sur cette question, mais cette année elle soulèvera une discussion considérable et une opposition vigoureuse dans les deux Chambres, Nous disons aux députés élus: vous n'avez pas le droit d'être là, parce que c\u2019est le gouvernement impérial qui vous y tient._ «Je'n\u2019hésite pas a déclarer, dit le sénateur Landry, que sile gouver\u201c nement impérial consent à amender la constitution, à la demande d\u2019une simple majorité, je serai le premier à m'élever \u2018contre la Confédération età demander qu'on en sorte.Car si l'on fait cela, quelles garanties avons-nous ?Et si après cinquante ans, ce sont là les résultats obtenus parla Confédération, il est temps d'y mettre fin et de chercher un autre régime au sein duquel on trouvera le repos.«Un vent de folie passe sur ce continent et le bill de la conseription n'est que le résultat de l'affôlement des esprits.» : ANOS LECTEURS Le compte d'abonnemerit que vous avez reçu, ne le mettez pas trop loinsur votre table de travail afin de ne pas l'oublier et de nous obliger.} L\u2019IDÉAL CATHOLIQUE vous intéresser.$1.00 par année.ad en ei Ce que pense de la Conseription le peuple d'Ontario \u2014\u2014 \u2018 Un confrère rapporte l'opinion d'un voyageur anglais sur le senti- \u2018ment du peuple d'Ontatio relatif à la conscription.Voici ce que dit ce confrère : aÂller en Ontario, c'est apprendre beaucoup de la mentalité de nos voisins.Qu'ils soient favorables à la conscription, c'est ce que leurs députés ont affirmé en Chambre, parce qu'ils avaient pris l'avis de gérants de banques, d'administrateurs de compagnies d'assurance «+ de maîtres de poste.La vérité, c'e 1 que la masse de la population ou- tarienne,\u2014le «rank and file»\u2014cst froidement opposée à la conscription.Elle la craint, elle en a peur.Et son supplice est d'autant plus grand, qu'elle a aussi peur de manifester ouvertement son opinion.Ces milliers de jeunes gens d'Ontario qui ne voulaient pas aller au front.et qui, aussi, ne voulaient pas rester chez eux, parce qu'ils y étaient l'objet de tracasseries incessantes de la part des scrgents-recruteurs, préférèrent se sauver aux Etats- Unis.Chaque race a sa mentalité.Elle se manifeste à des dégrés divers suivant le milieu.«Le représentant d'unc grosse compagnie anglaise de Montréal vient de passer trois mois en Ontario.Parti au commencement d'avril, il n\u2019est revenu en notre ville que la semaine dernière.C'est dire qu'il a parcouru toute la province voisine.Comme il nous le disait lui-même, il fut un «eye-witness», et ce qu'il a vu là-bas est bien contraire à ce que la presse tory nous a représenté.«La vérité, nous dit-il, c'est que tous les Ontariens âgés de vingt à cinquante ans sont contre la conscription, qu'ils soient de la ville ou de la campagne.Ceux qui y sont favorables sont les profiteurs ou ceux que la mesure n'atteindrait pas.Ces derniers constituent pour ainsi dire la formule du type impériali- sant, dont l'horizon est aussi borné que l'étroitesse d'esprit.«A Belleville, nous dit notre interlocuteur, dans ce centre de l'oran- gisme pur, qui n'a de beau que le nom, la population cst opposée à la conscription.ll en est de même à Cornwall, Brockville, Peterboro, etc.S'i} y avait des élections générales.c'est sa ferme conviction que le parti libéral reprendrait le pouvoir.Et cela, le gouvernement le sait si bien, qu'il est prêt à tout pour éviter un appel au peuple.«Quand M.Alphonse Verville, au Parc Mance, déclara que cent mille mutilés canadiens ne reviendraient jamais au pays parce qu'on ne voulait pas les montrer, le jeune lieutenant-colonel Rexford, qui conduisit un régiment en Angleterre, s'écria : «Cela n'est pas vrair, Heureusement pour lui que le service d'ordre était excellent, car on sait ce qui faillit lui arriver.«Et maintenant, nous parler notre interlocuteur : \u2014aM.Rexford, dit-il, n'a pas be- «soin de retourner en Angleterre «pour se convaincre des avancés de «M.Verville.Qu'il vienne simple- «ment à l'hôpital militaire de «Whithy, Ontario, où je pus péné- atrer malgré la consigne.ll y ver- ara des choses qui, en outre qu'elles ale convaincront, l'épouvanteront.all est difficile d'entrer dans cet hô- «pital qui est le vestibule de la «mort.J'y ai vu un soldat aveugle «qui avait perdu les deux jambes, «j'y ai vu un homme dont les deux «bras et les deux jambes étaient «coupés, j'y ai vu un autre soldat «dont la moitié du visage était en- «levée et dont l'aspect était «effroyabie.Véritable jardin des laissons Montréal, 21 Juillet 1927 «front une sueur froide et au coeur «une pitié inexprimable.Que M.«Rexford vienne donc à Whitby I.«Ce qui différencie les gens d'On- «tario de nous, c'est qu\u2019ils crai- aynent de manifester ouvertement «leur opinion.S'ils se décident à à parler.c'est quand ils savent que « personne autre que leurs interlo- «euteurs ne les entend.Je pour- «rais faire exception d'Oshawa, où «les nombreux ouvriers qui viennent « pour la plupart de la Province de «Québec, nc se font pas faute de «dire ouvertement ce qu'ils pen- «sent, en dépit des uvertissements «et des menaces.Ces gens, comme «des milliers d'autres en Ontario, «considèrent qu'un individu qui \u201cn'en a pas le mandat ne peut «faire une loi pour les envoyer à «la mort.» Notre projet fait son chemin \u2014\u2014 Nous lisons dans la V'érité, de Québec, sous la rubrique la faillite dé la Confédération, l'article suivant qui laisse entendre que son auteur verrait avec plaisir la dissolution de la société fédérale dans laquelle ja province de Québec n'a eu que la part des sacrifices : Si la situation politique ne s'amé- livre pas au Canada, on peut s\u2019attendre que l'année du cinquantenaire du pacte fédéral entendra sonner le glas de la Confédération.Au point de vue canudien-français, et même tout simplement canadien, In Confédération n fait faillite et ils deviennent de plus en plus nombreux ceux qui réclament lu fin de ce régime politique.Pour sa part le Patriote de l\u2019Ouest écrit : «L'Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord, fruit de longues et lnborieu- sce négociations, était censé mettre fin nu régime des rivalités el des discordes entre les deux grandes races au sein du pays, alors elles étaient profondément divisées et toujours prêtes à ee jeter l'une sur l'autre.Des hommes d\u2019Etat éminents avaient imaginé cette solution et réussi, non sans peine, à la faire triompher.(Ces hommes éminents ont manqué de perspicacité.) «L'esprit qui animait les Peres de In Coufédération, en réunis-ant ensemble les quatre provinces initiales du Dominion, Québec, Ontario, Nouvelle- Ecosse, Nouvesu-Brunswick, et en leur donnant la constitution qui nous régit depuis, était assurément une haute pensée de tolérance, de bienveillance mutuelle, de respect des droits des minorités.D'ailleurs, le plus il lustre d'entre eux, Sir John A.Mac- Donald, le rappelait lui-même À vingt- trois ans de distance, lorsqu'il déclarait à la Chambre des Communes, en réponse au fameux Dalton McCarthy, qui demandait la suppression du français au Nord-Ouest : «Que le pays ait été conquis ou cédé, nous avons maintenant une constitution qui fait à tous les sujets britanniques une situation d'absolue égalité, qui leur garantit les :nêmes droits personnels.Il n'y a pas de tace dominante, en ce paye,il n'y a pas de race conquise ; nous sommes tous sujets britanniques ; et ceux d'entre nous qui ne sont pas Anglais ne sont pag tnoins britanniques que les autres.» Cinquante ans se sont écoulés depuis la signature du pacte fédéral.C'est une période suffisante pour nous permettre d'apprécier les bénéfices que nous en avone retirés.Dans quelle mesure l'esprit de la Confédération a-t-il été respecté dnns les mesures législatives prises depuis un demi-siècle?Où en sont aujourd'hui les droits de la minorité franco-catholique qu'elle avait pour mission de sauvegarder?Un rapide coup d'oeil aur le passé nous permettra de nous en rendre compte.Cinq ans à peine après la mise sn vigueur de l\u2019Acte de l'Amérique britannique du Nord, l'intolérance anglo-saxonne se manifestait déjà par la suppression des écoles catholiques au Nouveau - Brunswick et à l'Ile-du- Prince-Edouard.En 1890, l\u2019Assemblée législative du Manitoba abolissait les Écoles eéparées et supprimait l'usage officiel de la langue française.Deux ans «supplices, j'en suis sorti avec au | plus tard, le Conseil des Territoires du LA OROIË \u2014 NE _ \u2014 \u2014 - x I E\u2014 Nord-Ouest en fairnit autant.En |recevoir trois solutions.Tout d'abord, 1805, le parlement fédéral sanctionnnit l'iniquité et la couvrait de l\u2019immunité constitutionnelle.En 1911, les deux partis canadiens à Ottawa, d\u2019accord autrefois pour ausurer les droits des minorités dans les provinces del'Ouest, s'entendaient comme larrons cn foire pour sacrifier In totalité des droits de la minorité du Keewatin.En dehors du domaine fédéral, ce qui se pusse actuellement dans l'Outnrio etau Manitoba, au point de vue de l'enseignement du français à l'école, est présent À tous les esprits.On snit Aussi que dans lu Saskatchewan et l\u2019Alberta, ln même politique d\u2019ostracisme est préconisée par tout un parti qui ne craint pas de s\u2019en fuire un tremplin électoral.Cette législation tracaseitre indique #ssez que les rapports entre les deux grandes races du pays sont aussi tendus que possible, plus qu'ils ne l'étaient avant 1867.Les derniers événements ont achevé d'irriter les esprits et préparé la voie aux pires catastrophes.Les insinuations malveillantes et les attaques aussi injustes que malhonnêtes de certains Anglo-Caundiens vontre l'élément français du pays nous ont valu ce déplorable état de choses dont on ne peut envisager sans effroi les conséquences.Dans ces conditions, le peuple canadien-français n'est-il pas en droit de se demander, nvce le sénateur Landry, si la Confédération n été pour lui «un pacte d'honneur où un piège d\u2019infamie»?D'autant plus que lui ilest resté fidèle à la parole donnée.La province de Québec n toujours lnissé pleine et entière liberté à lu minorité anglo-protestante, Ce qui nie s\u2019est fait dans aucune des autres provinces, où In minorité est franco-catholique.Lorsque des deux parties contractantes dans un arrangement conclu de bonne foi, l'une s'estime injustement lésée, elle est justifinble de le dénoncer et d'en réclamer l'annulation.Cette Confédération, qui devait mettre fin au conflit des races au Cunadu, à si visiblement failli À sa mission, elle à tellement desservi, en fin de compte, les intérêts de In race française, qu'il ne faut pas s\u2019étonner de voir bon nombre de nos compatriotes proposer de Iu mettre tout simplement au rancart.On briserait là une union devenue impossible et la province de Québec poursuivrait seule sa destinée, soit comme colonie britannique, soit comme pays indépendant.Personne ne peut dire encore si le projet a des chances de réussite plus ou moins proche.Les graves événe- ments qui se déroulent peuvent nous ménager des surprises.Quoi qu'il en soit, sile peuple canadien doit continuer fde vivre sous le régime de la Confédération, il est de toute nécessité qu'on revienne au plus tôt à l\u2019esprit qui l'a inspirée et qui fut sa seule raison Notes Nouvelles L'INSTRUCTION PU HT TOUXT, EN HONGRIE Un fait que relate la Nouvelle Pres © Libre, de Vienne, vient prouver que si le nouveau gouvernement hongrois a des intentions démocratiques, il n'entend pas porter atteinte à la suprématie, en Hongrie, de l'élément msgyar.Le ministre de l'instruction publique, le comte Apponyi, aurait, dès à présent, abrogé les ordonnances de son prédi- cesseur qui accordaient aux nationai*- tés quelques avantages.La nouvelle ordonnance du comte Apponyi rétablit l'ordonnance de 1907.Aux termce de celle-ci on pourrait employer dans les écoles des inuitres ignorant les langues répandues dans le paye; la seule langue dune les écoles primaires de l'Etat serait In langue hongroise.Les 1naîtres devront l'emn- ployer seule.En 1914, le gouvernement du cumte Tisza avait remplacé ces dispositions par une nouvelle ordonnance plus libérale: le roumain, le serbe, le slovène, l\u2019allemand pouvaient être employés comme langues auxilinires par \u2018es maîtres.° .e COMMENT ON DISCUTE LA QUESTION DE L'ALSACE.TORRAINE EN AILE- MAGNE De In Deutsche Revue: aLa question d'Alsace-Lorraine peut incorporation à lu Prusse, solution admissible pour divers motifs.Deuxièmement, le partage attribuant l\u2019Aleace à In Buvièreet peut-être, partiellement, au grand-duché de Bade, lu Lorraine revenant à la russe.Cette solution elt été possible en 1871, nlors que l\u2019Algace et lu Lorraine n'avaient rien de commun, mais il n'en est plus de même aujourd\u2019hui.Les deux pays sont, en effet, reliés par de multiples liens qu\u2019il n\u2019est guère possible de briser.«L'incorporation de ln Lorraine à la Prusse s'effectueruit peut-être sans difficultés, munis ln réunion de l'Alsace À lu Bavière soulèverait de nombreuses difficultés.L'entretien de l'Université de Strasbourg, In cession des chemins de fer et des postes et des télégeaphes pèseraient lourdement eur les finunces du royaume.Il «st évident, aussi, que les privilèges buvarois, notamment en matière militaire, ne pourraient pus être étendus à l'Alsace.D'un autre côté, lu Bavière n\u2019est pus animée en Alsace.«La troisième solution serait d'élever l'Alsace-Lorraine au tang d'Etat confédéré.Muis les Algnciens-Lorruins ont-ils plus de droits que les Westphnliens, les Brandebourgeois ou les Silésiens à former un Etat confédéré?Nous ne le croyons pas.Quelleseruit In forme de cet état?Monarchique, naturellement.ll s'agirait, en l\u2019espèce, d'une dynastie sans base sociale matérielle.» et Ils ressemblent bien ces Allemunds-là! aux Anglais LE NOUVEAU CARINET ESPAGNOL.Voici ee que disent quelquez journaux espagnols du cabinet Dato: La Efocà: «Les conservateurs ne sont nullement pressés de prendre le pouvoir, mais ils l'acceptent sans peur.Ils tâcheront de prouver que les gouvernements ne procèdent pus tous de la même manière, C\u2019est dans des conditions particulièrement difficiles qu\u2019ils assument lu tâche de la direction des affuires de \"Etat.I1 ne manquera pus de personnes qui casaieront de rendre ces conditions encore plue difliciles.Le probléme mondial, qu'on n un peu oublié ces jours derniers, vient encore compliquer In situation, » El Heraldo: a Nous désirons de nos nouveaux gouvernants une vision claire et nette de la réalité historique présente.Nous voudrions qu'ils nient une perspicacité suffisante pour trouver les formules du droit qui répondent uux aspirations et aux revendications des divers éléments qui composent notre société.«Le gouvernement doitse souvenir des réflexions qui ont été faites lorsque le mécontentement publie s\u2019est manifesté.» Jt Diario Universal: «Nous devons rendre justice AM Dato, en constatant que c'est contre sn volonté qu'il arrive au pouvoir.Entre les mains du chef des libéraux- conservateurs, nous sommes Certains que le pouvoir public, qui cet le pouvoir civil, ne sera pas étranglé.Le nouveau gouvernement doit, sans tarder, donner satisfaction à ceux qui réclament la justice, avec In ferme résolution de persévérer dans cette voie.On doit s'adresser au patriotisme et au respect de la discipline des militaires qui sont appelés, en dernier ressort, à défendre les lois et lu constitution de l'Espagne.Sinon, nucun gouvernement.n'est possible.» \u2014 UIN Avantage pour nos abonnés ET UNE Aide pour la \u201cCROIX\u201d Plusieurs abonnés nous ayant manifesté l'intention de profiter de n0- tre offre, nous donnerons, nouvcl ordre, A NUS ABONNÉS jusqu'à bu CANADA (excepté Montréal et Ia banlieue): Trois années d'sbounement pour $5, Six \u201c \u201c 10.À NOS ABONNÉS DES ETAaTs-UNis: Trois années d'abonnement pour $6.Six \u201c \u201c \u201c 11.A NOB ABONNES DE MONTRÉAL LA UANLIEUR Deux années d'abonnement pour $4.50 Quatre \u201c - 8.00 ET DE Choses de Guerre \u2014\u2014\u2014 Le désastre financier do la Russie Dans un rapport lu À une séance pri- véc de la Doumu, le député Lublikof n exposé les sérieux problèmes financiere auxquels le gouvernement russe devait faire face.H n décluré que ln réserve d'or de lu nation, de 1711 millions de roubles, couvruit 13,6 p.c., du papier- montnie actuellement en cireulation.Lu dette qui était de 5,500 millions de roubles à la fin de 1913, était de 33,600 millions au commencement de 1917.Si le papier-monnuie émig pen- dunt la guerre étnit ajouté, le total de la dette serait d'environ 45 milliards de roubles.Sur le total des dépenses de 1917, il y aura un déficit de 12 à 14 milliards de roubles.Le député fit allusion à In grande dépréciation de ln valeur d'achat du rouble et dit que couvrir ce déficit par l\u2019émission de plus de papier produirait une augmentation Séricuse des prix.Une autre circonstance défavorable de la situntion générale est une diminution de 30 p.e.dans la production du charbon dans la Russie méridionsle.M.Bublikof signaln également que 40 p- c., des locomotives ct wagons du pays étaient dans les ateliers cu ile at- tendnient des réparations.Le député njoutu que,dans son opinion, les problèmes financiers ne pouvaient être résolus par de nouvelles taxes qui éloignernient le stimulant d'un travail productif.=\u201c - Les ouvriers organisés du Canada se mettront en grève J.C.Wattors, président du Congrès des Métiers et du Travnil du Dominion, à déclaré, dans un discours qu'il « prononcé à lull.que sir Robert Bordeu, le premier ministre, était cou- puble de In brèche fnite à son honneur politique en ne consultant pus le travail organisé avant de présenter sou bill de conseription.11 ajouta que le travail organisé du Dominion s\u2019opposeruit à cette mesure arbitraire, même par vue Brève générale dans tout le pays, à Moins que le gouvernement ne fasse preuve deu su loyauté en s'emparant des Industries du Cunuda et en les consu- erant aux besoius de l'empire.«51 le gouvernement nuus démontre que l'avenir du pays est réellanent en dunger, a dit M.Watters, nous répon- drous et volontairement, mais nous de- vous et refuserons d'ctie enveyds uu front pour protéger les profiteurs.Nous n'aurions pus besoin d'être conscrits si nous eavions que nous allons défendre le peuple nu lieu des intérêts des riches.» M.Watters n fait nussi allugion à sa visite À Wushington, où dit-il, on luiu dit, et par une haute autorité militaire, ainsi que par M.Myron T.Herrick, ancien ambagsadeur des Etats-Unis cn France, que Alliés n'avaient besoin d'Homines, mais bien de vivres, qu'il n\u2019était pus nécessuite d'envoyer une grande srmée en France, parce qu\u2019elle n\u2019aurait pus de quoi se nourrir, vu que ln France et la Grunde-Breta- gne en avaient plein le dos uvec les soldats qu'elles ont actuellement à entretenir.M.Watters n attaqué sir Joseph Fluvelle, qui, n'est qu\u2019un «fieffé hypo- criten, et il x dit que si l'on prenait encore des profits de la fabrication des munitions, pas un seul obus ne serait fabriqué en Canads.11 a dépeiut M.Lloyd- George comme le «politicien le plus rusé qui ait jamuis déshonoré Phunuuité».Cue réaolution anticonscriptionniste a été ensuite adoptée par l'audience qui se chiffrait À plus de trois mille personnes.les pus Onze cents millions d'impôts nouveaux Au cours de son entrevue avec la commission du budget, en France, MM, Ribot au fait un exposé de sa politique de guerre, précisant le concours apporté par leg Etats-Unis et indiquant les mesures que le gouvernement français compte demander sux Chambres pour faire face aux dépenses croissantes de In guerre.Eu réalité, il s'njit de toute une série d'impôts nouveuux.Le gouvernement français n décidé de créer un impôt sur les dépenses, qui frapperait toutes les transactions commerciales.Cet impôt, faible pour les dépenses indispensables à l'existence matérielle des contribuables, serait plug important pour les transactions come merciules et très lourd pour les dépen- HE \u2014, ses somptunires.En outre, le gouvernement augmentera l'impôt surles euc- cessions et il demundera une modification de la taxe sur les bénéfices de guerre, de façon à avoir les moyens de percevoir plus aisément cet impôt.Enfin, il proposern Ju suppression dela franchise postale militaire, qui entraîne des abus préjudiciables su Tréeor, et son remplacement pur ln délivrance gratuite aux poilus et à leurs familles\u2014 si elles touchent les allocationse\u2014 de timbres spéciaux.Il réclamers enfin le relèvement.des taxes sur les droits de quai, lu nuvigation intérieure, les chemins de fer, ete.De ces différents impôte, le gouvernement françaie, attend un supplément de ressources de 1,100 millions de franes.Le nombre d'hommes qui seront pris dans chaque Etat Le département de la guerre des Etuts- Unis a annoncé que 657,000 hommes seront chuisis, parmi ceux qui se sont fuit inscrire le 5 juin, pour la première armée nationale et pour remplir les vacances dela garde nationale et de l'armce 16 gulière.Le nombre d'hommes que devru fournir chaque Etat est déterminé ainsi qu'il suit : Alubamn 13,612 ; Arizona 3,472 ; Arkansns 10,267 ; Californie 23,600 ; Colorado 4,753 ; Connecticut 10,977 Delaware 1,202 ; district de Colombie 929 ; Floride 6,635 ; Georgie 18,337 ; lduho 2,287 ; Illinois 61,653 ; Indiana 17,510 ; lowa 12,749 ; Kansas 6,439 ; Kentucky 14,236 ; Louisiane 13,582 ; Maine 1,821 ; Maryland 7,006 ; Massachusetts 20,546 ; Michigan 30,291 ; Minnesota 17,854 ; Mississipi 10,801 .Missouri 18,60 ; Moutuna 7,272 ; Nebruska 8,185; Nevada 1,051 ; New Hampshire 1,204 ; New Jersey 20,665 ; Nouveau-Mexique 2,202 ; New York $9,241 ; Caroline du Nord 15,974 ; Dakots du Nord 5,606; Ohio 38,773 ; Okluhomu 15,204 ; Oregon 717 ; Pennsylvanie 60,859 ; Rhode Island 1,801 ; Caroline du Sud 15,081 ; Dukota du Sud 2,717 ; Tennessee 14,628 ; Texas 80,545, Utuh 2,370; Vermont 1,049 ; Virginie 13,795 ; Washington 7200 ; Virginie de l'Ouest 9,101 Wisconsin 12,876 ; Wyoming 810 ; Aluskua GUG ; Porto Rico 12,833.\u2014\u2014 La mobilisation civile en France \u2014 Le «Journal officiel» vient de publier le décret suivant, rendu par le président de la République fran- gaise sur la proposition du ministre de l'intérieur et du ministre du travail et de la prévoyance sociale: Vu le décret du 5 mai 1917 décidant qu'il sera procédé par les soins des maires au recensement professionnel des hommes de scize à soixante ans non présents sous les drapeaux.Décrète: Article premier.-Le recensement prescrit par le décret susvisé aura lieu le dimanche 8 juillet 1917; Art.2.\u2014 Tout homme de seize à soixante ans, non présent sous les drapcaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune, où il sc trouvera dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 juillet 1917.Un journal de Paris donne sur le fonctionnement de ce recensement les détails suivants; Au lendemain du premier décret, c'est-à-dire le 12 mai, M.Malvy, ministre de l'intérieur, avait, en effet, fait connaître à tous les préfets que la date du recensement prescrit le 5 du même mois ne pourrait être fixée qu'autant qu'ils lui auraient fourni certains renscignements nécessaires pour la mise au point des opérations.En même temps, le ministre leur donnait instructions les plus précises et les plus détaillées sur les conditions dans lesquelles ces opérations devraient se poursuivre.les C'est ainsi qu\u2019il leur indiquait le modèle de la feuille que les intéressés auraient à remplir et qui comporte un certain nombre de questions auxquelles ceux-ci seront tenus de répondre sous peine de sanctions, Montréal, 21 Juillet 1917 LA = ES EE \u2018Compagnie des Services Publies\u201d, AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant- gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d'avril 1917, constituant en corporation François Lapointe, comptable ; Albertine Huden, eténo- dactylographe ; ' Armand Gauthier, comptable ; Eléonore Lauzon et Arienne Balthazard, sténo-dactylographee, de la cité de Montréal, duus les buts suivante : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprendre, exécuter, acquérir tous travaux d'utilité publique ; acquérir de toutce corporation, compagnie, société ou personne tous privilèges, permis et immunités, droits et propriétés, valours et biens, ou partie divise ou indivise d\u2019iceux, les vendre ou autrement en disposer ; Conformément au chapitre 51, de 4 Geo.V, Québec, hypothéquer, garantir ou mettre en gage, pour garantir le priement de ecs obligations, ou dében- tures, ses biens mobiliers ou immobiliers présents ou future qu'elle possède ou possèdern duns la province : Emeitre ct céder comme acquittées et non appellables les ou des nections, débentures ou autres valeurs de In compagnie en paiement complet ou partiel des acquisitions par la compagnie, ou pour services rendus ou à rendre À la compagnie ; Souscrire, recevoir en paiement ou en garantie, acquérir et posséder des actions et autres valeurs d\u2019autres compagnies ct en disposer ; S'Associer ou se joindre avec d'autres compagnies ; L'énumération des pouvoirs nccordés par les présentes ne sera pas interprétée comme excluant ceux que la loi confère à cette compngrie, sous le nom de «Compagnie des Services Publics», avec un fonds su- cial de douze mille piastres (12,000.co), divisé en six cent (GOO) actions de vingt piastres ($20.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera à Montréal.Datédu bureau du Fecrétaire de la province, ce vingt-et-unième jour d\u2019avril 1917.Le sous-secrétaire de la province, C.-J.SIMARD.\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u201cCompagnie d'Aquedve du Lee Saint-Jean\u201d.AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant- gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d\u2019avril 1017, constituant en cOrporstion François Lapointe, comptable ; Albertine Hudon, sténo- dactylograghe ; Armand Gauthier, comptable ; Eléonore Lauzon et Adrienne Balthazard, sténo-dactylo- graphes, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprendre, exécuter, acquérir tous travaux d'utilité publique ; acquérir de toutes corporation, compagnie, société ou personne tous privilèges, permis et immunités, droits et propriétés, valeure et biens, ou partie divise ou indivise d'iceux, les vendre ou nutrement en disposer ; Conformément au chapitre 51, de 4 Geo.V, Québec, hypothéquer, garantir ou mettre en gage, pour garantir le paiement de ses obligations, ou dé- bentures, ses biens mobiliers ou immobiliers, présents ou futurs, qu\u2019elle possède on possèdera dans la province ; Emettre et céder comme acquittées et non appellables les ou des actions, débentures ou autres valeurs de la compagnie cn paiement complet ou partiel des acquisitions par la com- pagnic, ou pour services rendus ou à rendre à la compagnie ; Souscrire, recevoir en paiement ou en garantie, acquérir et posséder des actions et autres valeurs d'autres cem- pagnies ¢t en di: poser ; S'associer ou se joindre avec d\u2019au- jtres compagnies ; L\u2019énumération des pouvoirs accordés par les présentes ne sera pas interprétée comme excluant ceux que la loi confère à cette compagnie, ous le nom de «Compagnie d\u2019Aqueduc du Lae Saint-Jean », Avec un fonds social de trente mille piustres ($30,000.00), divisé en quinze cents (1,500) actions de vingt piastres ($20.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera à Metabetchouan.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vingt-et-unième jour d\u2019avril 1917.Le sous-secrétaire de la province, C,-J.SIMARD- \u2014\u2014 «Compagnie d'Aqueduo du Cap-de-la- Madeleine ».AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant- gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d\u2019avril 1917, constituant en corporation François Lapointe, comptable ; Albertine Hudon, sténodactylographe ; Armand Gauthier, comptable ; Eléonore Lauzon et Adrienne Balthazard, sténa'dactylographes, de la cité de Montréal, dane les buts suivants : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprsn- dre, exécuter, acquérir tous travaux d'utilité publique ; acquérir de toutes corporation, compagnie, société ou personne tous privilèges, permis et immunités, droits et propriétés, valeurs et biens, ou partie divise ou indivise d'\u2019iceux, les vendre ou autrement en disposer ; Conformément au chapitre 51, de 4 Geo, V, Québec, bypothéquer, garantir ou mettre en gage, pour garantir le paiement de ses obligations, ou dében- tures, ses biens mobiliers ou immobiliers, présente ou futurs qu'elle pos- sèdo ou possèdera dana la province ; Emettre et céder comme acquittées et non appellables les ou des actions, débentures ou autres valeurs de la compagnie en paiement complet ou partiel des acquisitions par la compa- oROfx guie, ou pour services rendus ou à rendre à la compagnie ; Souscrire, recevoir en paiement ou en garantie, acquérir et posséder des actions et autres valeurs d\u2019autres compagnies et en disposer ; S'associer ou se joindreavec d\u2019autres compagnies ; L'énumération des pouvoirs accordés par les présentes ne sera pas interprété comme excluant ceux que la loi confère à cette compagnie, sous le nom de « Compagnie d\u2019Aqueduc du Cap.de-la- Madeleine», avec un fonds eocial de quatre-vingt-dix-neuf mille piastres ($99,000.00), divisé en quatre mille neuf cent cinquante (4950) actions de vingt pinatres (20.00) chacune.La principale place d\u2019affaires dela corporation, sera à Montréal.Daté du bureau du sccrétaire de la province, ce vingt-et-unième jour d'avril 1917.Le sous-necrétaire de la province, C.-J.SIMARD.L'idéal Catholique Revue MENSUELLE ISLUSTREB Guide sûr Informations Bons conseils Saino littérature Utile et agréable Lo ABONNEMENT Un an, 1 numéro chaque mois $ 1.00 Un an, 10 numéros chaquemois 8.00 12.00 25, rue Saint - Gabe, 25 MONTREAL Un an, 20 numéros chaque mois Q pg ee PT ee 0 D AVIS Quelques amis de la langue française désirant prendre part à notie troisième Cenccurs, nous en avons étendu le délai au 20 mai.Mais, après cette date aucun manuscrit n'a pu être accepté pour ce concours.TROISIEME Grand Concours DE Langue Francaise | Dix Piastres en Or CONDITIONS Autres Concours ORGANISE PAR L\u2019'IDEAL CATHOLIQUE Seront donndes au concurrent qui aura fait [a meilleure composition en français sur le sujet suivant : L'action eivilisateice de l'Eglise Catholique au Canada.1 Ont droit de concourir toutes les personnes abonnées à l'IDEAL : CATHOLIQUE pour au moins un an.2.Les concurrents dont les travaux sont parvenus au bureau de l'IDEAL CATHOLIQUE avant 5 heures le 20 mai 1917.3.Tout travail qui à plus de 1,500 mots est rejeté.4.Lacomposition qui aura mérité à son auteur le prix ci-haut mentionné sera publiée dans l'IDEAL CATHOLIQUE avec le nom de l'auteur et ° celui de l'institution à laquelle il appartient.Chaque mois l'Idéa] Catholique annoncera ici-même un nouveau concours de langue française.complètement isolé, fini à la moderno il y à deux ans.Planchers en merisier verni et glacé.Mont Royal.Bonnes conditions s'adresser a 35 ave Pledmont, MONTREAL Joli Cottage | EN BRIQUES | A VENDRE 35 ave Piedmont Tout près de la nouvelle Basilique Saint-Joseph, ACHETEZ AUJOURD'HUI N'attendez pas plus longtemps pour acheter les fourrures dont vous avez besoin, La nombre des peaux offertes sur lo marché, cette année, est sensiblement inférieur à celui des années pas- Sées, ee qui fait prévoir one augmentation dans le prix des fourrures, l'automne prochain, N'attendez pas cette hausse inévitable : profitez dès aujourd'hui des magnifiques occasions et, des» rabais extraordinaires que nous ofrons.dar ag O1 bhas Desjardins & Cie LIMITEE 180,rue St-Denis MONTRÉAL SUR LA Question de la Guerre | La \u2018\u201cCroix\u201d\u2019\u2019 s'inspire A ROME Et se documente aux Meilleures Sourees d'information, \\ era rares me voue memes L\u2019Evangile Le 8o dimanche après la Pontecote + Sem fc \u201c S.Lue, xvi En ce temps-là, Jésus dit À ses disciples: Un homme riche avait un économe qui fut accusé devant lui d\u2019avoir dissipé sun bien.Il le fit venir, et lui dit: Qu'est-ce que j'entends dire de vous?Rendez-moi compte de votre administration; eur je ne veux plus désormais que vous gouverniez mon bien.Alors, l\u2019éconotne dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maitre m'ôte l'administration de son bien?Je ne puis cultiver In terre, ot j'aurais honte de mendiezr.Je sais ce que je ferai.nlin que, quand on m'aura Ôté mon er: toi, je trouve des pens qui me re,civent chez eux.1! fit douc venir l'in après l'autre tous les débiteurs de son muitre et il dit au premier: Que devez-vous à mon maître?Cent barils d'huile, répond celui-ci.L'économe a dit: Tenez, voilà votre obligation; asseycz-vous vite, et faites-en une de cinquante.11 dit ensuite à un autre: lÿt vous, que devez- vous?Celui-ci lui répondit: Cent mesures de froment.Tenez, lui dit-il, voilà votre billet, faites-en un de quatre-vingts.le maitre loun cet éco- oome infidèle de ce qu\u2019il avait agi en homme intelligent; car les enfants du siècle sont plus habiles dans In conduite de leurs affaires que les enfants de lumière: Et moi, ajouta Jésus, je vous dis aussi: Employez les richesses d\u2019iniquité à vous gagner des amie, afin que, quand vous viendrez à manquer, ils vous reçoivent dans les demeures éternelles.Le calendrier de la semaine rs Dimanche, 22 juillet \u2014 VIL Perte côte.Lundi, 23\u2014S.Apollinuire, évêque et martyr.Mardi, 24 \u2014 Ste Christine, vierge et martyre.Mercredi, 25\u2014S.Jacques le Majeur, apOtre.Jeudi, 2 mere de la 13.V.Marie.Vendredi, 27\u20143.Pantuléon, martyr.Samedi, 25 \u2014 58.Naznire et Celsemartyrs.La Paix dans la Justice \u2014\u2014 LETTRE DE Mgr BELIVEAU Sate 6 \u2014 Ste Anne, S.G.Mgr Béliveau, archevêque de Saint-Boniface, a adressé à son clergé, la circulaire suivante: Archevêché de Saint-Honiface, le 29 juin 1917.Chers Messieurs, À l'occasion du cinquantième anniversaire de la Confédération, l'autorité civile, représentée par Son Honneur le Lieutenant-Gouvcrneur, nous demande -des prières spéciales pour attirer sur ce pays les bénédictions de Dieu.Vous chanterez le Te Dern à ln fin de la messe paroissiale, le ler juillet prochain ou le dimanche suivant, pour remercier Dieu des grâces reçues et avant le Z'antum Ergo du salut de l\u2019après-midi, vous chanterez le psaume Miserere pour demander pardon des fautes commises par les individus comme pur les gouvernants, fautes qui sont de nature à retarder pour cc pays l'ère de prospérité ct de paix que nous lui souhaitons.Que ceux qui gouvernent comprennent bientôt que la paix n'est possible que dans la justice: Justitia et pax osculatac sunt (Ps.LXXXIV, 2), et que c'est en vain qu'on espère avoir la paix, quand la justice distributive n\u2019est pas concédée à tous également par ceux qui = détiennent l'autorité publique.Veuillez me croire, chers messieurs, votre tout respectueusement dévoué en N.-S.t+ ARTHUR, Arch.de Saint-Bonifacc.en Sermon à la Cathédrale Le dimanche, ler juillet, S.G Mgr Béliveau fit la visite pastorale de la paroisse de Saint-Boniface et, dans son sermon à la cathédrale, développa les pensées de su circulaire.Voici un résumé de ce sermon que nous donnent les Cloches de Saint-Boniface: «Allez, enseignez toutes les nations, leur apprenant à garder tout ce que je vous ni commandé: et voici que je suis avee vous tous les jours jusqu\u2019à la fin du monde.» (Math, XXVIII, 19-20).\u2014Ce texte, par lequel Notre-Seigneur a confié aux apôtres et à leurs successeurs | une mission divine, est particulièrement approprié à la visite pastorale et à ce jour où l\u2019lIglise célèbre la solennité des saïnts apôtres Pierre et Paul et la fête du Pl\u2019récieux Sang.Rappelant la vocation de ces deux grands apôtres qui préchèrent l\u2019évangile du Christ, Monseigneur dit que mission comme la leur est de prêcher la vérité intégrale, telle qu'on la trouve dans l'évangile.Pas un iota n'en peut être changé.vérité peut pas faire de pacte avec l'erreur.Il est impossible d'en venir à une entente avec ceux qui se reposent sur leur interprétation personnelle de l'évangile, qui en retranchent ce qui ne cadre pas avec leurs vues ou y ajoutent ce qui leur semble nécessaire pour établir leurs thèses.L'Eglise catholique a reçu l'évangile des apôtres et elle a la mission d'en expliquer le texte.Ille redit, à travers les siècles, à ceux qui veulent arrêter la parole divine si La ne sur ses lèvres, ce que les apôtres répondaient à ceux qui voulaient les empêcher de prêcher: «Vous pouvez nous mettre cn prison, vous pouvez nous charger de chaines, vous pouvez nous faire mourir; pouvons pas ne pas prêcher Jésus- Christ et Jésus-Christ crucifié.» Faisant allusion à la proclamation de Sir James Aikins demandant aux différentes dénominations religieuses de la province de prier Dicu pour la prospérité du Canada, à l\u2019occasion du jubilé de la Confédération, il dit qu'il n'est que trop heureux de louer ce bon exemple donné par le représentant du roi.Son Honneur a parfaitement raison d'affirmer que le pays ne peut arriver à aucun résultat vraiment solide met Dieu de son cote.qui abandonnent Dieu et la justice, sont, en ¢ffet, voudes i recueillir des frujts amers ct finalement à tomber en ruine.Quant à la célébration quantième anniversaire de la Confédération, elle ne peut, les circonstances présentes, alors que le contrat n'a pas été observé par l'une des parties contractantes, susciter beaucoup d'enthousiasme chez l'au- Ce que la partie lésée peut faire de mieux, c'est de commémorer l'anniversaire dans la en demandant à Dieu de taire prévaloir la vérité et la justice dans les conseils des gouvernants du pays.Les Pères de la Confédération, dans leurs vues élevées de véritables hommes d'Etat, ont voulu faire un pacte qui assurät aux minorités catholiques et protestantes le plein droit aux écoles séparées, pour ne pas parler ici des autres droits garantis aux deux grandes races qui vivent sur le so! canadien.Seule la province catholique et française de Québec, à son très yrand honneur, à été fidèle à observer ce pacte.Nul doute que Dieu lui tiendra compte de cet acte de justice, de même qu'il récompensera les efforts et les souffrances de ceux qui ont lutté ct luttent encore dans les autres provinces pour faire revivre l\u2019esprit des Pères de la Confédération et revendiquer les droits foulés aux pieds pur leurs successeurs du dernier quart de siècle.On se plaint des complications qui surgissent dans notre pays et de l'état de malaise général qui l'agite.Peut-on s'en étonner et peut-il en être autrement quand gouvernants mais nous ne s'il ne Les nations, du cin- dans tre.prière, LA OKOIX round dm DANS LE 6e NUMÉRO DE \u2019ldeal Catholique Importante question traitée Relié, l'IDEAL CATHOLIQUE fera, chaque anrée, Un magnifique volume de plus de 250 pages.L\u2019IDEAL CATHOLIQUE a un format de 11 pouces par 14 pouces avec une couverture 1 exemplaire chaque mois - - - - de luxe et de belles illustrations.ABONNEMENT: Un an, 10 exemplaires chaque mois - - - Un an, 20 exemnplaires chaque mois - - - - 3 ° L'AUTONOMIE DU BAS-CANADA Let gouvernés marchent dans les voies de l'injustice, manquent à la foi jurée et violent les lois divines.Les individus sont immortels ct ils seront punis ou récompensés dans la vic future, mais les nations et les pays, comme les provinces, ne participent cette immortalité : voilà leurs fautes doivent être On a tempête.pas à pourquoi punies dès ici-bas.semé le vent, on récolte lan On a voulu se passer de Dicu, mais, selon l'expression du Psalmiste, Dicu moque de ces sottes prétentions.Seule l'observation dans l'ordre social se des commandements de Dieu, comme dans lu assurer le vrai bonheur et la vraie prospérité.Choses et autres \u2014_\u2014 vie privée, peut La dernière offensive russe Une dépêche de Petrograd nous annonce que les Russes ont enfin pris l'offensive contre les Autrichiens dans la direction de Zlochof et de Lemberg.Elle dit qu'ils ont enlevé les positions fortifiées à l'ouest de Stanislau, et qu\u2019ils ont fait 7,000 prisonniers.Cette offensive se con- tinucrait.Cependant, quatre ministres viennent de sortir du cabinet russe qui passe par une crise politique, ct l'anarchie règne à Petrograd, L'importance que peut avoir cette offensive est assez problématique.e Jusqu\u2019aux cloches de Ir cathédrale Les cloches d'Alsace s'en vont pour ne plus revenir.Celles de la cathédrale de Strasbourg n\u2019ont même pas été épargnées.Trois d'entre elles ont été descendues dernièrement.La grosse se trouve parmi cloche de l'ungélus celles qui vont être fondues, Elle avait été montée avec deux autres, en 18006, pour remplacer les cloches qui disparurent lors de la grande Révolution.Zeppelins et avions L'Allemagne a cessé de construire des zcppelins parce qu'ils ne sont pas d'une utilité militaire propor- L\u2019Ideal 5, rue Saint-Gabriel, .Le 1 Jo 16 0 Jol Lo _o 81 JF ol [ oo tionnée au prix qu\u2019ils coûtent.Par contre, celle fabrique plus d'avions que jamais.Les derniers raids qu'elle a faits sur l'Angleterre à l\u2019aide d'avions, avec succès, paraissent avoir motivé ce changement.La prolongation du Parlement Mardi, Maux Communes au gouvernement anglais de prolonger le parlement jusqu'au 7 octobre ISIN.M.G.P.Graham, ancien ministre libéral, à aussitôt proposé en amen- Borden a soumi: une résolution de mandant actuel dement que cette résolution ne pourra être discutée que lorsque le gouvernement aura créer Ia conscription de la richesse.«Avant de demander au pouver- nement impérial d'accorder une année d'existence de plus au parlement canadien, entrer dans réglant la mobilisation de les forces du pays.» u-t-il terminant son discours.MM.Laurier, Pardee, EL.M.Mac- Donald, Dr Clark, Foster, Blain et Oliver ont aussi parlé sur ce sujet, Cet amendement a été rejeté par une majorité de dix-sept voix et le vote a été pris imcessamment sur lu motion principale.vernement l'a emporté par 82 voix nous devons faire nos statuts une loi toutes dit en Le gou- contre (2, soit une majorité de 20.Voici le détail du scrutin : Pour la prolongation du Parlement : Ames Nir llerbert) Armstrong (Lambton), Armstrong (York, Ont.), Arthurs, Ball, Barnard, Bennett (Simcoe), Best, Bluin, Borden (Sir Robert), Bowan, Boyee, Boys, Brabazon, Bradbury, Burnham, Burrell, Carrick, Champagne, Clark (Bruce), Clark Red Deer), Clarke Wellington), Clements, Cochrnue, Cromwell, Crothere, Cruise, Currie, Doherty, Donaldron, Fisher, Foster (Sir George), Fripp, Glass, Green, Guthrie, Hannu, Hazen, Henderson, Hughes Sir Sam), Jumeson, Kemp, Lalor, Lewis, MacDonell, MeLenn (Queen's, 1.P.B.), Meighen, Middteboro, Morphy, Morris, Morrison, Munson, Nicholson, Nickle, Northrap, Paul, Rainville, Reid, Robidoux, Roche, Rogers, Schaffner, Scott, Sévigny, Scxsmith, Shepherd, Smith, - $ 1.00 s 8.00 - $12.00 Adressés a une ou plusieurs personnes et à un ou plusieurs bureaux de poste.Catholique .Montreal.Steele, Stewnit (Jima, Stowe (Hamilton), Stewart (Lunalag), Sutherland), Taylor, Thoburn Then.p- son )Yukon), Thomson (Qu\u2019 Appelle), Thoruton, Turriff, W alla, Webster.Weichel, Wilson (Wentweri Wage, Total : 82.Contre : Achim, Bariette.Bellensre Boivin, Bourassa, Boyer, Brouiltnrd, Buchanun, Durenu, Curdin, Cavell, Corp, Delisle, Demers, Descarrice, Deviin, Douglne, Ethier, Fortier.Cnuthier (St-Hyneinthe) Gouvteau, Gan un, Girud Genham, Kay, Kyle.Luchance, Lufortune, Lan tôt, Lapointe (Montréal Et-Jneques , Tautio (Nh Wilfrid), Lemieux, MaeNut1, McCoig, MeCrae.MeKenzie.Mareil (Bonaventure), Marcile (Bagot).Martin, Michaud.Mollew, Mondou.Murphy.Nesbitt, Oliver.Pacaud, Papineau.Paquet.Pardee, Patevaupe, Power.Proulx, Pugsley, Robb, Ross, Séguin.Tobin, Trunx, Turgeon, Verville, White (Victorin, Alta).Wilson (La val).Total : 62.La \u201c\u201cGonvention \u201d IPlandaise \u2014\u2014 Un nouveau chapitre vient de s'ouvrir dans l'histoire, déjà si longue et si variée, des tentatives fuites pour résoudre la question d'Irlande.On avait cru un moment qu'une transaction pourrait intervenir, grâce à ln proposition qui avait été faite par Lloyd George ct qui tendait à organiser provisoirement une sorte de Conseil administratif mixte, composé pour moitié des vingt-quatre députés de l'Ulster à la Chambre des Communes et, pour l'autre moitié, de délégués élus par le futur Parlement de Berlin, représentant les trois autres provinces de l'île, Mais cette conception n'a pas abouti.Accueillie avec quelque faveur par l'Ulster, elle a Été repoussée aussitôt avec une grande énergie par tout le reste de l'Irlande et il a fallu l'abandonner.Mais, en la présentant à la Chambre des Communes, M.Lloyd Georges y avait joint une autre proposition, à titre subsidiaire, comme on dit dans le jargon du Palais de Justice.Pour le cas où l\u2019expédient du Conseil mixte né serait pas admis, il avait suggéré l'idée de réunir une assem- Motitréal.21 Juillet 1917 mp \u2014\u2014 EE \u2014 blée qui ne serait pas élective, qui serait composée exclusivement d\u2019Irlandais, et qui aurait pour mission de chercher une solution, l'adoption ou le rejet de cette solution demeurant réservé au Parlement de Westminster.La proposition principale ayant échoué, on s\u2019est rabattu sur l'autre branche de l'alternative.Une «Convention» va donc être réunie.Elle n'aura pas de pouvoir législatif proprement dit.Elle délibérera sans aucune publicité.Son rôle sera, en réalité, consultatif.C'est le gouvernement qui en désignera les membres et le président.En recourant à ce moyen de chercher une organisation pour l'Irlande, le gouvernement anglais ne s\u2019est pas servi d\u2019un procédé nouveau.Le mot même de «Convention», appliqué aux assemblées chargées d'étudier les problèmes constitutionnels, fait partie depuis longtemps du vocabulaire politique anglo-saxon.Le gouvernement anglais espère que la Convention irlandaise aura un succès.Cette espérance se réalisera-t-elle ?Il serait difficile de former sur ce sujet un pronostic un peu sûr, et on n'en saurait trouver les éléments dans ce qui s'est passé à la séance de la Chambre des Communes où M.Lloyd Georges à fait connaître son intention de remettre la recherche de lu solution du problème irlandais entre les mains des Irlandais eux- mêmes.Sans doute, cette annonce 2 ÊLE accueillie avec faveur; elle n'avait d\u2019ailleurs pas à faire l'objet d'un vote et la Chambre, après avoir entendu les déclarations des différents partis irlandais, a simplement passé à l'ordre du jour.Mais, dans quelques-unes des courtes observations échangées entre eux, on a pu voir poindre lu menace de dissentiments bien difficiles à concilier.Sir John Lonsdale, 1c chef par intérim des Ulstériens pendant que sir Edward Carson siège au banc du gouvernement, a bien promis de consulter lc Conseil de son parti, mais en affirmant hautement, dès à présent, que jamais ct sous aucun prétexte l\u2019UIster ne se laissera induire où contraindre à être représenté dans un parlement du Home Rule.De son côté, M.O'Brien, lc porte-parole des nationalistes indépendants, a déclaré que l'Irlande ne consentira à aucun prix à se laisser couper en deux, soit temporairement, soit de façon permanente, «aussi longtemps que pousscra l'herbe et que coulera l\u2019eau», Ce ne sont pas là des symptômes très encourageants, Mais il ne faut pas en exagérer l'importance.Peut-être s\u2019entendra-t-on mieux dans unc assemblée moins nombreuse, composée de cent ou cent cinquante personnes, délibérant sans rhétorique et sans publicité.C'est le souhait que forment ardemment tous les amis de l'Irlande\u2014\u2014 .Perte d\u2019un cuirassé anglais \u2014 Un communiqué officiel, publié par l\u2019amiranté anglaise, annonce que le cuirassé anglais «Vanguard», de 19,500 tonnes, n couléle 9 juillet.Une explosion intérieure n enusé le désastre pendant que le navire était à l\u2019ancre.Vingt-quatre officiers et 71 hommes étnient absents au moment de \"explosion.Voici le communiqué : Cle cuirassé «Vanguard», capitaine James D.Dick, n sauté pendant qu'il était à l'ancre la nuit du 9 juillet, à la suite d\u2019une explosion inté- rioure.«Le navire n coulé immédiatement etil n'y a eu que 3 survivants parmi les membres de l'équipage qui étaient à bord, un officier et deux hommen.L'officier est mort depuis.Toutefois, 24 oificiers et 71 hommes étvient absents À ce moment.Ce qui porte le nombre total des survivants à 97.«Une enquête sérieuse n été commandée.» À l'Imprimerie de la CROIX vous trouverez le bon travail à bon marché."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.