La Croix., 5 décembre 1914, samedi 5 décembre 1914
[" IN HOC SIGNO VINCES La \u201c\u201cCroix\u2019* 25, RUE SAINT-GABRIEL Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, JOURNAL 25, Le Bameas, 5 Dtccen bre 1914, Vol, AGRICULTURE, CATHOLIQUE RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL ARTS, KITTHRATBRE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, COLONISATION, ETC.ABONNEMENT Payable d'avance \u2014 CANADA l ati, 82: 6 mois, 81.06 MONTREAL gr BANLIEUR (par la poste) 1 an, 82.60 ; G mois.$1.25 ETATS-UNIS BTRANGER (Unisn Postale\u2018 1 an, 82.25; 6 mis, 1.25 Un numéro, 8 scus La Russie et l\u2019Angleterre responsables de la guerre \u2014\u2014 Le Reichstag, réuni à Berlin en session extraordinaire, a voté mercredi à l\u2019unanimité, moins une voix, le crédit de guerre de 1,250,000,000 piastres qui lui avait été demandé par les autorités militaires.Ce vote a donné lieu à des discours importants.Entre autres nous citerons celui du chancelier impérial Dr Von Bethmann'Holiweg: « L'empereur, dit-il, est auprès de ses soldats, mais il m'a chargé de transmettre tous ses vœux et ses salutations cordiales à la Chambre des représentants du peuple allemand, avec laquelle il se sait uni jusqu\u2019à la mort, au moment du danger, et pour le plus grand bien de l'empire allemand.«Nos premières pensées vont à l'Empereur, à l\u2019armée et à la marine, qui se battent pour l\u2019honneur de l'agrandissement de l'Allemagne.Remplis de fierté et d\u2019une confiance inébranlable, nous tenons nos regards fixés sur eux et sur leurs compaguons d\u2019armes austro-hongrois, qui nous sont fermement unis pour combattre et gagner de grandes batailles.«Notre allié le plus, récent.est | l\u2019Empire Ottoman, qui sait fort bien que la disparition de l\u2019Empire allemand amènerait sa propre disparition.«Nos ennernis ont organisé une puissante coalition contre nous.J'espère que les armes de notre allié nouveau atteindront les points faibles de ceux qui les combattent au- jourd\u2019hui.«Nous pouvons regarder l\u2019avenir avec confiance, bien que nous ne soyons pas à la fin de notre sacrifice, Nous devons combattre pour défen- | ire nos droits et notre liberté en nous souvenant ce qu'ont souffert nos ompatriotes dans les pays ennemis.Ces souffrances sont une vraie dis- râce pour la civilisation.II faut Jue le monde apprenne que personne ie peut frapper un cheveu d\u2019un ujet allemand sans impunité.«La responsabilité de la plus rande guerre qui ait famais eu lieu tombe sur les épaules de la Russie + de l'Angleterre.«Le cabinet anglais pouvait em- êcher cette guerre s\u2019il avait déclaré Pétrograd que l'Angleterre ne per- 1ettrait pas qu\u2019il se livrât une guerre ontinentale à la suite du conflit istro-serbe.Une telle déclaration urait obligé la France, d\u2019autre part, \u2018empêcher la Russie de prendre des esures hostiles contre nous.lors, notre médiation aurait pu ussir entre Vienne et Pétrograd.«l'Angleterre savait ce qui se amait en Russie, mais elle ne fit en pour arrêter ce complot.Elle se ntenta d'informer Pétrograd que Angleterre était avec la France et irtant avec la Russie.«Le cabinet anglais permit une serre monstrueuse, espérant avec s alliés détruire la vitalité de sa us grande concurrente sur les archés du monde.«C'est pourquoi je dis qu'aux yeux > Dieu et des hommes, la responsa- lité de cette guerre retombe sur la ussie et l\u2019Angleterre.| Belgique par l\u2019Angleterre n\u2019était tout simplement qu\u2019un brétexte.Nous avions notifié la Belgique que les nécessités de notre Propre défense nous forçaient à faire invasion sur son territoire, le 2 août, mais dans l'après-midi du 1er août, avant que toute démarche à Bruxelles ne fut connue à Londres, le gouvernement anglais avait promis à la France une aide non conditionnelle, au cas où la flotte allemande attaquerait les côtes de France.Il ne fut pas question de la neutralité de la Belgique Comment l\u2019Angleterre peut-elle soutenir qu\u2019elle a tiré l\u2019épée contre nous parce que nous avons violé la neutralité de la Belgique, » Il n\u2019y a pas de doute que la responsabilité directe de cette guerre épouvatable retombe sur la Russie qui, en mobilisant, ses troupes dès le 25 juillet et en les faisant converger vers les frontières de l\u2019Autriche, a levé la digue qui tenait le torrent captif.Que l'Angleterre en soit aussi indirectement responsable, parce qu\u2019- elle n'aurait pas exercé une pression assez forte sur la Russie pour la faire rentrer dans les cadres de la paix, c\u2019est une question que l\u2019histoire élucidera un jour.En tout cas, si la Russie n\u2019était pas intervenue dans le conflit austro- serbe | si elle n'avait pas couvert de son bouclier les criminels de Serajevo | si elle n\u2019avait pas, depuis longtemps, nourri de toute fagon, ouvertement et clandestinement, la haine des Serhes __contre FAutriche-Hongrie, | nous n\u2019aurions pas aujourd'hui à déplorer cette guerre.\u201d Joseph BEGIN.re) re Pour ceux qui ne voient pas clair \u2014 On lit dans les journaux : « Le Saint-Synode de Russie a envoyé à Lemberg, en Galacie, l\u2019archevêque orthodoxe Eulogius qui a célébré la messe dans une église.catholique ruthène le 27 septembre et y a prononcé un sermon.La religion orthodoxe a été déclarée la religion dominante en Galicie.» Cet empressement que met la Russie à pervertic au schisme grec les catholiques ruthènes de la Galicie qui est pourtant encore sous domination de l\u2019Autriche, bien qu\u2019- elle soit en partie occupée par les armées du Czar, ne fera-t-il pas enfin ouvrir les yeux aux journalistes catholiques canadiens qui se sont pris d'un bel enthousiasme pour les succès des Russes dès le début de la guerre et qui, comme des aveugles nés, n\u2019ont cessé de désirer que l\u2019Au triche fût anéantie par son ennemie séculaire ?la JOSEPH BEGIN.\u2014_\u2014\u2014 REMIS \u2014\u2014\u2014 Nous avons remis à la semaine prochaine la publication d\u2019un article enfaveur des écoles catholiques et françaises d\u2019Ontarioa | L'archiduchesse Marie - Thérèse d'Autriche, sous le nom de Sœur Michel, et un nombre d\u2019autres dames de la noblesse, soignent les blessés dans un hôpital de la Croix Rouge à Vienne.«La défense de la neutralité de la Une absolution d'avocat Notre confrère le New-York Sum, dans un récent article, s\u2019attache à Prouver que les conventions de La Haye, signées le 18 octobre 1907 par quarante quatre puissances, n'ont pas été ratifiées par « tous » les bellj- gérants de 1914 et que, par conséquent, aucun d\u2019eux n'est 1ié par les dites conventions.Sa conclusion est que.dans ces conditions, il n'y a pas eu de violations de traités et que les Etats-Unis n\u2019ont pas à protester contre les méthodes de guerre de certains belligérants européens.Sans entrer dans une discussion juridique approfondie, nous dirons que nous ne scmmes pas de l'avis de notre confrère américain sur la question de principe.En ce qui concerne la neutralité belge d\u2019abord, elle n\u2019a rien à voir avec les conventions de La Haye, puisqu'elle a été garantie, comme la neutralité de la Suisse et du Luxembourg, par des traités spéciaux.Nous comprenons bien l'intention du Sun qui est de démontrer que les Etats-Unis ne peuvent se préoccuper de la violation de traités spéciaux qu\u2019ils n\u2019ont pas signés ; ils ne pourraient s'intéresser à la neutralité belge que comme signataires des conventions de La Haye qui, dit-il, n'ont pas été ratifiées par tous les- belligérants-et-sont paretite inopérantes.\u2018 De même, déclare le Sun.les conventions de la Haye qui interdisent le bombardement des villes non défendues, ainsi que le pillage, les exécutions de non combattants, la levée d\u2019excessives contributions de guerre et la destruction des monuments publics, ne lient pas les belligérants parce qu\u2019elles n\u2019ont pas été ratifiées par la France\u2014condition cependant indispensable d\u2019après un article de ces conventions mêmes.Nous nous contenterons de faire observer que les juristes français ne sont point de cet avis.M.Louis Renault, membre de l\u2019académie des sciences morales et politiques, jurisconsulte éminent qui a pris part lui- même à l'élaboration des conventions de La Haye, a déclaré dans une lecture qu\u2019il a faite le mois dernier, à Paris, à la séance des cing académies : « Les helligérants actuels sont tous liés par la convention et le règlement de 1907 ; l'Allemagne est donc liée envers ses adversaires par toutes les dispositions que je citerai.» Et les disposirions qu\u2019il cite sont préci- tément relatives aux interdictions rappelées ci-dessus.( M.Edouard Clunet, ancien président de l\u2019Institut de droit international, a déclaré dans plusieurs études publiées depuis la guerre, que les faits reprochés aux Allemands cons- titunient «des violations des traités dont il conviendra de tenir compte à la partie qui s\u2019en est rendue coupable.» Enfin, lorsque Guillaume II a envoyé au président Wilson une protestation contre le prétendu emploi de balles «dum dum » par les Français.n\u2019a-t-il pas reconnu, par cette démarche même, qu\u2019il considérait l'Allemagne comme liée par les conventions de la Haye ?Le Sun se montre donc plus royaliste que le roi et plus allemand que le kaiser.Bien que la France n'ait pas ratifié certaines des conventions internaticnales, nous ne eroyons pas que l\u2019on rende, 4077 en aucune façon, service à la cause de l'humanité, en absolvant jurid;- quement les péchés de 1a soldatesque allemande.Tout cela, nous I'entendons bien, est destiné seulement à nous amener à cette conclusion : « Les Etats- Unis n\u2019ont ni à intervenir ni à protester.» Sur ce point, nous ne prétendons pas indiquer aux Améri- Cains ce qu\u2019ils ont à faire.Mais Hous croyons que toutes les puissances civilisées sont intéressées à la question de la validité des traités et que, à ce point de vue, les Etats-Unis auraient eu le droit de protester contre la violation de la neutralité belge.Nous croyons, en outre, que la neutralité n\u2019impose pas à une grande nation comme les Etats-Unis le devoir de rester muette et indifférente devant les violations flagrantes de toutes les lois de l'humanité, Nous reconnaissons, il est vrai, que les hommes d'Etat ont un impérieux devoir d\u2019égoisme national lorsque les intérêts essentiels de la nation qu\u2019ils gouvernent sont en jeu ; mais nous Ne pensons\u2019 pas que ces intérêts eussent souffert sensiblement d'une démarche faite à Berlin au nom de l'humanité.Et peut-être cette démarche eût-elle épargné bien des tortures infligées à des innocents, Si le gouvernement de Washington à cru devoir rester muet, c\u2019est qu\u2019il avait sans doute, pour cela, des raisons qu'il ne nous appartient pas de juger; mais, assurément, ces raisons n\u2019unt rien à voir avec les finasseries \u201cqu réduiraient une question d\u2019buma- nité aux mesquines proportions d\u2019une chicane ere Cordial Merci Si la Croix a des adversaires et même des ennemis, elle a aussi de précieux amis.Ainsi ce digne curé du diocèse de Chicoutimi : «M.Joseph Bégin, Directeur de la Croix, Montréal Ci-inclus l\u2019obole d\u2019un pauvre Curé de campagne.Que le Divin Maître, qui connaît le Cœur qui donne, la fasse fructifier au centuple, afin d'aider à la vaillante Croix de Mont réal à combattre les bons combats contre la malheureuse presse qui s\u2019est donnée la triste mission de pervertir l'esprit et le cœur de nos bons eampagnards, après avoir réussi, hélas ! à fausser la mentalité des citadins de nos meilleures villes de la Province ! Que le Seigneur vous bénisse.Confiance ! In hoc signo vinces.» ! x +* * Et ce compatriote qui, des Etats- Unis, nous envoie ce tém oignage tangible de 1'intérét qu'il porte 4 la Croix et du bien qu'il en attend : «Monsieur, Je vous inclus un cheque de $60.00 au nom du «Vieux lecteur de la Crotæ» et veuillez, pour cette somme, inserire comme bienfaiteurs de la Crosx les noms suivants : M.Delphis Coulombe, Légal, Alta.M.Philippe Gagné, Légal, Alta.M.Joseph Gagné, Midnapore Alta.J'aime à recevoir et à lire votre journal toutes les semaines, même deux fois par semaine si c'était possible.Vive la Croix pour combattre la franc-maçonnerie ! Un lecteur de la Croix, S.LAURENDEAU P.S.\u2014En réponse à votre lettre du 14 novembre, je vous ajoute $15.00 pour le bien de votre journal.» .ge D D'une paroisse, près d'Ottawa, un Prêtre nous adresse la communication suivante : «M.le Directeur, Vive la Croix | Vous trouverez sous ce pli un mandat de poste de cing piastres.Je tâcherai de lui verser encore une obole au plus tôt ; car, oui, il nous faut la Croix, J\u2019ose me souscrire.Votre tout dévoué en N.S.» « « 9 Nous avons reçu depuis quelques jours plusieurs témoignages de cette nature.Et d'autres, encore, sans doute, nous parviendront, À tous ces amis et bienfaiteurs nous adressons un cordial merci.LE DIRECTEUR Une importante décla- ation de M.Taft Si l'Allemagne attaque le Canada, les Etats-Unis n\u2019interviendraient pas M.William H.Taft, ancien président des Etats-Unis, a fait au «Outlook Club», de Montclair, New-Jer sey, une importante déclaration au sujet de l'attaque possible du Canada par les Allemands : «En vertu de la doctrine Moniœ a-t-il dit, les Etats-Unis n'auraient pas à intervenir, dans le cas où le Canada serait attaqué par l'Allemagne, l\u2019Autriche et la Turquie.«Le Canada ayant prêté aide et appui aux alliés ; l\u2019Allemagne peut user des représailles qu'autorisent les usages de la guerre entre nations civilisées.En conséquence les Etats Unis n'auraient pas à faire d\u2019objection si un point quelconque du territoire canadien était provisoirement occupé par les Allemands ou ses alliés ou s\u2019ils faisaient au Canada humainement la guerre.« Des Américains ne seraient amenés à intervenir que dans le cas où les Allemands et leurs alliés étant victorieux, prétendraient s'établir à demeure au Canada, ou sur un point quelconque de son territoire.Mais les Américains n'auraient rien à dire si les Allemands frappaient le Canada d\u2019une taxe de guerre.» Parlant ensuite de la doctrine Monrœ, M.Taft a exprimé l'opinion que les Etats Unis se doivent à eux mêmes, doivent aux principes de liberté qui inspirent leur gouvernement et aux puissantes nations qui se sont développées en Amérique du Sud, d'abandonner la doctrine Monrœ.Il estime que tout au moins les Etats-Unis ne doivent plus lui donner Te sens impérialiste que certains lui donnent encore.Ce serait estime-t-il, faire injure à l\u2019Argentine.au Brésil et au Chili que de ne pas les croire capables de régler seuls leurs différends avec les grandes puissances.Ce serait leur faire injure que de vouloir, sous prétexte de la doctrine Monrce, les prendre en sorte de tutelle.L'esprit de la doctrine Monros a pour objet de protéger les Etats-Unis et doit s'appliquer d\u2019autant plus strictement que le conflit est plus près de nous et intéresse plus vivement les grands intérêts des Etats-Unis Cette doctrine s'\u2019applique aux petits états pour les protéger, mais rion pas pour les prendre en tutelle, et non pas surtout pour les soustraire à leurs devoirs et à leurs obligations.M Taft a traité finalement du Mexique.Il à reconnu au président Wilson et au secrétaire Bryan le ben vouloir d'éviter une guerre, mais il les a blamés d'être intervenus en faveur d'un parti plutôt que pour l'autre Cette intervention, a déclaré l\u2019ex président.était dangereuse en elle-même et n\u2019a en tien donné les résultats attendus.A TT TT \u2014 UTREFOIS ET AUJOURD'HUI Autrefois la Prusse et la Russie marchaient la main dans la main ; aujourd'hui elles se battent l\u2019un contre l\u2019autre.Depuis la bataille de Sadowa, le parti militaire prussien guettait l\u2019occasion d'attaquer la France.Un premier incident, et des plus graves, s'était produit à la fin de 1866 au moment de l'affaire du Luxembourg ; mais la France avait alors aux Affaires Etrangères un grand ministre, le marquis de Moustier, qui sut éviter le piège grâce à son habileté et à sa circonspection.Il sut manoeuvrer de telle sorte qu\u2019une conférence se réunit à Londres et que la paix fut maintenue.Quelques mois plus tard l'Exposition avait lieu, tous les souverains vinrent à Paris et l\u2019on put Croire que toute inquiétude était dissipée.A la vérité, deux faits graves ne laissèrent pas de préoccuper le cabinet des Tuileries.Le Tsar Alexandre II fut insulté par l\u2019avocat Floquet.Huit jours après, un Polonais réfugié à Paris essaya d\u2019assassi- aer l'Empereur de Russie à 1 issue de la revue du Bois de Boulogne.Sans doute, le Tzar ne pouvait rendre le gouvernement de Napoléon III responsable de cet attentat commis par un étranger, mais il fut profondément blassé lorsque, de retour dans ses Etats, 1] apprit que les jurés parisiens avaient accordé au régicide des circonstances atténuantes.On dira que Bérezowski n'avait pas atteint le souverain russe; mais l\u2019anarchiste Vaillant qui lança plus tard une bombe dans l\u2019hémicycle du Palais-Bourbon ne tua personne.I! n\u2019en fut pas moins condamné à mort par les jurés parisiens et M.Sadi- Carnot rejeta son recours en grâce.Vaillant fut bel et bien exécuté.On ne lui pardonna pas d'avoir fait peur aux députés et d'en avoir égratigné quelques-uns.Les années 1868 et 1869 s\u2019écoulèrent sans accroc, mais M.de Bismarck préparait dans l\u2019ombre l\u2019acte qui allait déchaîner la gnerre.Avec la complicité de Frim, il allait faire monter un prince de Hohenzollern sur le trône de Charles-Quint.Le complot fut bien mené, secrètement et rapidement.Pendant ce temps, les relations se resserraient entre l'oncle et le neveu : le roi Guillaume et l'Empereur Alexandre.Le Roi de Prusse envoyait au Tsar l'ordre de Saint-Georges j et le souverain prussien écrivait à son frère : «Alexandre vient de m'envoyer la croix de Saint-Georges; je suis anéanti de bonheur.» x x % La France était rassurée.Son ambassadeur à Madrid, M.Mercier de Lostende, n\u2019avait rien surpris des agissements de Prim et de ses complices, Un plébiscite venait de donner à Napoléon III un éclatant succès.Le trône impérial semblait plus solide que jamais.Soudain un coup de foudre éclata, M.de Bismarck venait de démasquer ses batteries, La France apprenait avec stupeur qu\u2019un prince de Hohenzollern allait monter sur le trône d'Espagne.On sait le reste.\" Sree pement A l\u2019imprimerie de la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019, vous trouverez le bon travail a bon marche. Montréal, 5 Decembr | LA OROIX _ © 154 1 museum \u2014\u2014 ses s\u2019arrangèrent pour le mieux et, | a presque cessé : oo = .réorganisait à l'arrière ; au sud de | connu que les Allemands, chaque Ce qu'un helge à Vil de le 1 octobre, trois voitures de pre- | que de temps en fom Wenteng plug q .x » s : ; ; Les SIX dernières semaines Dixmude, nous étions retranchés | fois que cela leur est possi > mitre classe nous emportaient de PS, pendant le, de la guerre en Belgique et en France \u2014\u2014 Le Bulletin des Armées, de Paris, a publié, le 25 novembre, un résumé officiel des opérations militaires des six dernières semain\u2019s Bien que ce résumé ait naturellement une note favorab'e aux alliés :J comporte des informations intéressantes: «L'effort formidable entrepris par jes Allemands pendant cette période, d\u2019abord pour tourner rotre aile gauche, puis pour la per:er, à complètement échoué, Par c> effort, l\u2019ennemi espérait reprendre l'avantage que sa défaite sur la Marne lui avait fait perdre ; au lieu de cela, il ne fit qu\u2019ajouter un nouvel échec à celui qu\u2019il avait subi en septembre, Néanmoins, conformément à sa méthode préférée, l'état-major général allemand n\u2019a rien négligé pour arriver à nous prendre de flanc, sur la partie du front qui s'étend entre la mer du Nord et la Lys.Il concentra, dans cette région, entre le commencement d'octobre et le commencement de novembre, quatre divisions de cava- lerie et deux armées qui comprenaient 15 corps.«Le kronprinz de Bavière, le général von Fabeck; le général von Demling et le duc de Wurtemberg, pour stimuler le moral de leurs troupes, lancèrent plusieurs appels et plusieurs exhortations.Nous avons trouvé des exemplaires de ces ordres du jour sur des officiers tombés sur le champ de bataille ou faits prisonniers.Tous ces douuments s\u2019entendent à reconnaître qu\u2019il s\u2019agissait d'une action décisive contre l\u2019aile gauche française.«D'après ces orêres du jour, il était nécessaire de s'emparer de Dunkerque ou d\u2019Ypres, pour la raison que le coup décisif n'avait pas encore été frappé, mais devait l'être avec toute la rapidité possible et à tout prix ; il était indispensable d\u2019obtenir une décision sur les champs de bataille de l\u2019ouest avant de tourner ses forces contre l'ennemi de l'Est.Ces diverses ordres du jour annonçaient, de plus.que l\u2019empéreur Guillaume était au mi:ieu de l'armée pour stimuler ses soldats par sa présence.Il avait annoncé qu\u2019il voulait entrer à Ypres le 1er novembre, et tout était prêt à cette date pour proclamer l'annexion de la Belgique.« Quelle était donc la situation au commencement d'octobre ?L'armée belge, échappée d'Anvers, était arrivée intacte, mais trop à bout de forces pour prendre part à aucune manœuvre.L'armée anglaise quittait ses positions sur l\u2019Aisne pour aller opérer dans le Nord.Le transport des hommies et des approvisionnements occasionna de longs délais.L'aile gauche de l'armée du général de Castelnau ne s'étendait que jusqu\u2019au sud d'Arras.L'armée du général de Maud'hui s\u2019étendait depuis ce point jusqu\u2019au sud de Lille.Plus au nord nous avions de la cavalerie, des troupes territoriales et des fusi- liers-marins.Ces forces n\u2019étaient pas suffisantes pour permettre au général Foch, que le général Joffre avait appelé au commandement des armées dans le Nord, de s\u2019opposer aux projets de I'ennemi.En conséquence on lui envoya des renforts.« Alors, pendant trois semaines, ce fut le triomphe du chemin de fer et de l'automobile.Jour et nuit, les troupes étaient transportées sur des points assez éloignés et toujours elles arrivaient à temps.Des divisions, des corps d'armée, prenaient part au combat, aussitôt debarqués.Pendant trente jours, ces troupes furent au feu.«Vers le 20 actobre, notre front était disposé comme suit : De Nieupert à Dixmude, une de nos divisions d'infanterie et nos fusiliers marinf gardaient la l\u2018yne du chemin de fer, pendant que l'armée belge se près du canal et, de là.notre ligne s\u2019étendait à l\u2019est, formant devant Ypres, un vaste demi-cercle défendu par quatre corps d\u2019armée français et un corps d\u2019armée anglais.La ligne descendait ensuite sur un point situé au sud de Messines et d'Armentières, formant deux tronçons, l\u2019un soutenu par le reste de l\u2019armée anglaise, et l\u2019autre par nous-mêmes.«Le but de l'offensive allemande était d'occuper Dunkerque, pour atteindre Calais et Boulogne.Les Allemands essayèrent de nous prendre de flanc et de couper les communications directes de l\u2019armée anglaise avec la côte.«L\u2019ennemi avait amené d\u2019Anvers toute son artillerie lourde pour s\u2019en servir au moment opportun.«Les attaques allemandes, commencées le 5 novembre.furent repoussées.De la ligne de chemin de fer, nous avançames sur l\u2019Yser, refoulant l'ennemi qui avait réussi à traverser cette rivière ; les troupes allemand composant l\u2019arrière-garde, furent, en grande partie, noyées.On pent encore voir, près de Ramscapelle, un canon allemand enlisé et les corps de nombreux soldats allemands à moitié submergés.«L\u2019ennemi, se rendant compte qu\u2019il était impossible de tourner notre flanc, essaya, ensuite, de percer nos lignes.Ce fut la bataille d'Ypres, une bataille acharnée, furieuse et sans répit, au cours de laquelle l\u2019état-major allemand précipitait ses forces en masses compactes, sans compter les pertes, sacrifiant tout dans un effort désespéré mais inutile.«Car pendant près de trois semaines, nous avons tenu bon contre des assauts furieux.Tous ont été repoussés.Notre front, en raison de sa forme circulaire, n\u2019était pas facile à défendre ; malgré cela, nous sommes parvenus à le maintenir intact.«Le 30 octobre, les troupes anglaises, en particulier le cavalerie, avaient été obligées de reculer de plusieurs centaines de mètres devant une puissante attaque de l'ennemi.Nos troupes, attaquant ensuite en même temps que nos alliés, réussirent à rétablir, infranchissable, la barrière qui fermait les portes d\u2019Ypres.Ce que notre corps d'armée, agissant en coopération avec le corps d'armée anglais, a accompli à cet endroit, est digne d\u2019une place d'honneur parmi les plus hauts faits de l\u2019histoire militaire.«Le 12 novembre, au nord d\u2019Ypres, l\u2019ennemi réussit à traverser le canal sur deux ponts ; mais le 13, il fut rejeté sur l\u2019autre rive.Le 12 aussi, l'ennemi parvint à prendre possession d\u2019un certain territoire au sud d\u2019Ypres ; le lendemain, nous le luireprimes.Le 15 novembre, les attaques de l'ennemi diminuèrent d'intensité et notre position, déjà forte, devint imprenable.«Ce résultat fut obtenu par l\u2019armée belge, sous le commandement du général Urbal, avec la coopération des armées du général Maud'hui et du général de Castlenau.Ces trois armées constituaient le groupe d\u2019armées commandé par le général Foch.Les deux dernières nommées contribuèrent brillamment à notre succès, en repoussant toutes les attaques dirigées contre elles et occupant, entre l\u2019Oise et la Lys, plusieurs positions importantes.« L'assistance décisive que les soldats français ont été à même de prêter, dans ces circonstances, aux soldats anglais, a resservé encore davantage les liens qui unissaient ces frères d'armes.Enfin, l\u2019energie de notre résistance a rendu confiance à l'armée belge.Cette armée, qui s'était réorganisée sur son propre territoire, est maintenant prête pour les luttes de demain.« Les pertes des Allemands ont été considérables.Dans une certaine tranchée de 120 mètres de long, nos troupes ont trouvé plus de 2,000 cadavres.Ceci en dépit du fait lèvent leurs morts du champ de bataille.«Des circonstances expliquent l\u2019énormité des pertes de l'ennemi.Si, pendant trois Eemaines, les Allemands ont attaqué en formation serrée, il faut en chercher la raison dans la récente forme d'organisation de quelques-uns de leurs corps d'armée.Les nombreuses pièces d'artillerie que nous avions groupées au sud d'Ypres ont ouvert, dans ces masses d'hommes compactes, des trouées sanglantes.Tout cela indique l'importancé de notre succès.Cette importance prend une signification toute particulière quand on se rend compte que les Allemands eux-mêmes ont toujours considéré d\u2019une importance primordiale de briser nos lignes à Ypres.En tenant en échec leur mouvement offensif, nous leur avons infligé une défaite extrêmement humiliante.«De plus, nous avons obtenu des résultats dont l'importance doit être signalée.Les voici : «L'armée belge ayant été rejetée hors de son territoire, l\u2019empereur Guillaume était non seulement sur le point.de réaliser son projet de proclamer, a Ypres, l\u2019annexion de cette vaillante nation, mais il était, aussi, sur le point de pouvoir se glorifier d\u2019avoir écrasé, au moins, un de ses adversaires.Cette double satisfaction lui a été refusée.Si Dunkerque, Calais et Boulogne étaient tombés aux mains de l\u2019ennemi, le gouvernement anglais aurait eu des difficultés à communiquer avec son armée.Enfin, la France, en maintenant intact le front de ses armées, de la mer du Nord à Arras, a pris la garantie la meilleure et la plus efficace contre un retour offensif des Allemands sur Paris.«Ceci est un bref exposé de nos succès.Pour présenter, d\u2019une manière plus définitive, les résultats de la campagne, il est bon de faire une comparaison entre les positions \u2018ec- cupées par notre aile gauche et la droite allemande an commencement de septembre et au milieu de no vembre.Le résultat obtenu est le suivant : particulières «Nous avons, à notre crédit, non pas une série de succès momentanés, mais un progrès continu qui a rendu vain l'effort persistant et ininterrom pu de l\u2019ennemi.Après que notre victoire sur la Marne eut obligé l\u2019armée allemande à effectuer une retraite précipitée, l'ennemi s\u2019efforça de suite à reprendre l'avantage, et tou jours en essayant de tourner notre aile gauche.En aucun point il n\u2019y réussit.Par contre,\u2019 dans l\u2019intervalle, nous parvenions à étendre nos lignes jusqu\u2019à la Belgique, et même jusqu\u2019à la mer.Puis nous les avons maintenues imprenables dans leurs nouvelles positions.«Les succès remportés en France, succès dont les troupes françaises, pour la plus grande partie, sont responsables, doivent donc être considérés comme la continuation, l'extension et le développement de la victoire de la Marne.La gloire de ce succès revient à nos soldats et à leurs chefs.Il met en lumière I'ha- billeté de notre état-major général qui a toujours été capable de voir clair dans les projets et les intentions du haut commandement de l\u2019ennemi.Notre état-major est prêt, partout et toujours, non seulement pour la parade, mais cour l\u2019action.«Quant à nos troupes, elles ont acquis certaines qualités qui, peut- être, leur faisaient défaut au début des hostilités ; en particulier, l\u2019ha- billeté à organiser rapidement la défense d'une position.Les tranchées qu\u2019elles construisent aujourd\u2019hui sont aussi bonnes que celles construites par l\u2019ennemi.» A Plmprimerie de la \u2018Croix\u2019, vous trouverez le bon travail a bon marche.la guerre Un belge qui vient de rentrer aux Etats-Unis raconte ce qu\u2019il a vu de la guerre.C\u2019est horrible.«J'étais à Jemmapes, mon pays natal, dit-il, quand, le 21 août, les premiers soldats anglais y firent leur apparition ; ils étaient six cavaliers.Le samedi 25, il arriva de l'infanterie à un nombre de 400 environ ; ils ont de suite commencé à creuser des tranchées le long du canal, occupé différentes maisons et percé des trous dans les murs.Familisrisé avec la langue anglaise, je me suis fait connaître des soldats et par la suite fus leur interprète et leur infirmier.Voici quelques belles actions des soldats allemands à Jemmapes : Le vieux Aimable Urbain, 82 ans, fut fait prisonnier par les Allemands et contraint de marcher devant les troupes ; il reçut une balle dans l\u2019aine.Une jeune femme, mère d\u2019une petite fille, connue sous le nom de Delsaux, dont le mari est soldat, a servi également de cuirasse aux Allemands et fut tuée.La tenancière du café du Phare, qui voulait s\u2019opposer à ce que les Allemands prennent son mari prisonnier, fut tuée à coup de baïonnette.Le jeune fils du notaire de Jemmapes fut retrouvé dix jours plus tard, enterré avec les soldats allemands morts:ses pieds passaient hors de terre.On retrouva également au même lieu, le cadavre du garde-champêtre de Jemmapes, M.Bouilliet, ainsi que M.Gaston Bryhalt.Un peu partout on a tiré dans les maisons, dans les caves ; on a incendié la majeure partie des maisons, beaucoup d\u2019habitants réfugiés dans les caves sont morts asphyxiés ; d\u2019autres ont été brûlés, Une toute jeune enfant portant innocemment un insigne anglais avec les initiales R.S.F.eut les bras coupés.Place Jéricho, M.Léon Berthe était alité, malade au plus haut point puisqu\u2019il est mort quelques jours plus tard ; il fut honteusement maltraité par les Allemands, qui prétendaient qu\u2019il était un anglais ; son tortures en présentant de l\u2019argent aux soldats | l\u2019un de ceux-ci s\u2019empara de son porte-monnaie et ils partirent.Il se passa enfin des faits immoraux que ma plume se refuse de décrire } c\u2019est ignoble.L'église de Jemmapes et Ja gare furent incendiées et bombardées ; tout le quartier de la Gare, place Jéricho, le quartier du Marais ont été anéantis par le feu : le château Paternotte, dit le château Fontaine est brûlé : enfin un peu partout, dans chaque rue, il y a des maisons brâlées ; pourtant, les habitants de Jemmapes n\u2019ont rien fait à ces brutes.À part la maison des aliénés qui fut brûlée, la ville de Mons resta indemne.La ville de Quaregnon, qui touche à Jemmapes, fut bombardée et brûlée; Framerie et la Bouverie subirent le même sort.x = Animé du désir de bien faire, j'aurais voulu rester encore à mon inflr- merie, mais le travail me rappelait ici en Amérique.Je me décidai donc à partir,d\u2019autant plus qu\u2019ayant complètement épuisé mes ressources, je ne devais par la suite que manger le pain de ceux qui en manquaient déjà.Le consul général des Etats-Unis voulut bien intervenir directement auprès des autorités allemandes, priant celle-ci de mettre à notre disposition un train devant nous transporter à la frontière hollandaise, les autres voies étant bloquées; les cho- épouse crut pouvoir mettre fin à ses.second Moscouconséquence le Reims qui se poursuivait nuit et jour Charleroi ; nous étions 84.Pour arriver à Charleroi, j'ai dû faire route à pied de Jemmapes à Bracquegnies, en tramway jusqu\u2019à Forrière, enfin continuer à pied jusqu\u2019à Charleroi.Inutile de vous dire que nous n\u2019avons vu que des ruines sur notre parcours.\u201c * +# Nous nous arrêtâmes à Tamines où les habitants accouraient vers nous, croyant que nous étions prison- piers; ils nous apprirent qu\u2019eux aussi avaient beaucoup soufferts et que les soldats allemands avaient pris environ 608 civils et que le commandant avait donné l\u2019ordre de les fusiller ; les soldats parurent hésiter à exécuter cet ordre ; alors, ce même commandant fit mettre une mitrailleuse qui les extermina ; deux seulement ont échappé au carnage.Enfin, le lendemain matin, nous arrivions à Simpleveld, frontière hollandaise.A Roosendhal, un train arrivait en gare, c\u2019était encore un train de refu- giés.Je m'en approche et assiste au déchargement d\u2019une des voitures ; c\u2019était de tout jeunes enfants, guidés par des petites-sœurs de charité : ça fendait le cœur, vraiment.Sitôt sur pied, on donnait du pain à ces petits infortunés qui défilaient en mangeant leur tartine.Quel triste tableau ! ! \u2014\u2014 a FAITS DE GURRRE \u2014\u2014 Reims sera bientôt un nouveau Moseou ~ Tous les cinq minutes on entend à Reims la sourde explosion des gros canons allemands des forts de Brimont, Nogent-l\u2019Abbesse et Béru : un peu plus tard, un nuage de poussière s\u2018élève à l\u2019endroit où un obus a éclaté.Reims, ville ouverte au point de vue militaire, est réduite de jour en jour en un monceau de ruines.Le 27 novembre, trois cents obus ont été lancés sur la ville.Quinze per- sonnes-\u2014neuf femmes et enfants, et six hommes, deux d\u2019entre eux de garde aux portes\u2014ont été tuées et plus de vingt ont été blessées.Plus de cinquante maisons ont été détruites, pour la plupart par des bombes incendiaires, c\u2019est-à-dire par des projectiles remplis de pétrole qui mét- tent le feu partout où ils éclatent.Depuis le 23 novembre, plus de cent civils qnt été tués, portant la liste des civils mosts à plus de mille depuis le commencement du bombardement il y a soixante-dix jours.Le chemin de fer à voie étroite d'intérêt local est maintenant surtout employé pour emmener les derniers dix-mille réfugiés, tout ce qui reste des 120,000 personnes qui habitaient.il y a quatre mois, la capitale de la province de la Champagne.Si le bombardement actuel continue une semaine de plus.avec la intensité, Reims sera un Ce qui reste de la compagnie de pompiers est incapable de suffire à éteindre les nombreux incendies que les obus incendiaires même allument dans tous les quartiers de la ville.cathédrale a été frappée par les obus des gros canons des forts de Nogent-l\u2019Abbesse et de Béru.La semaine dernière, la continuellement Cependant, depuis quelque temps, la neige tombe sans interruption.En bombarnement de accalmies de la tempêt de quelques obus: Le changement des co matériques n'a pas rae lance de l\u2019armée frang plus que jamais convaj allemands tenteront un désespéré sur la Cha Soisson et Reims, e l'éclatemen; nditions di.nti la vig alse, qui a Neue que les dernier effort Mpagne entre * x x Espions allemands dans l'armée anglaise Les soupçons que l'on AVait à sujet de l\u2019enrôlement d\u2019espions i\u201d mands dans l\u2019armée an : las confirmés, Baise, ont Un sous-offici soldat d\u2019un des régiments de .velle armée cantonnée à Codd été convaincus d'espionnage et - reçu le châtiment qu\u2019ils mri.ce qui signifie probablement quis ont été mis & mort, Ona trouvé en possession de ces deux espions des copies de lettres se rapportant aux mouvements de troupes, qui étaient projetés, Depuis p'usieurs semaines, le mj.nistre de la guerre anglais conduisait | une investigation dans le but de dé, couvrir si, comme le bruit en coy rait, des espions allemands étaient arrivés à se glisser parmi les recrues, On suppose méme, mais cela py pas encore reçu confirmation, qu quelques espions se trouvent parni les officiers, car on pense que le sue cès du système d'espionnage ne por vait être complet, si seuls des soldats et des sous-of fieiers en faisaient parte car ces hommes ne peuvent se teni au courant des ordres de l'armée, + % x Un bourgmestre énergiqu Le Handelsblad apprend que le Allemands insistent encore pour gi Anvers paie une indemnité de ger de cinquante millions de fran.il Franck, le bourgmestre, à relis is | qu\u2019à ce qu\u2019il soit assuré que le Ale mands ne feront plus aucune Hi sition sur les approvisionnenets La situation a atteint un pont dl tique et est très tendue ; 0 cri même que M, Franck ne subise l même sort que M, Max, lebougo# tre de Bruxelles, qui a été fait gi sonnier des Allemands, parc 4 l'indemnité de Bruxelles n'a ps# payée.$s * 3% Sang-froid pemapyuet Le commandant d'un dirigea chargé d'aller détruire un embrat chement de voie ferrée occupé paf les Allemands, a accompli us supers acte d\u2019héroisme qui 2 sauvé 5 aérostat.oy Volant à une certaine ale, dirigeable, après avoir évité ; réflecteurs allemands,avait déjà las trois bombes.La quatrième #* mécanisme mis en marche, était ple cée dans le tube du lancement, \" que celui-ci cessa de joie L'aérostat était en danse! de .truction.Saisissant Uné hache commandant grimpa daus les pt et réussit à lancer dans Je vide pareil entier.Cent mètres pe la bombe éclatait, mais le dirig était intact.La marine anglaise à le commencement de la > qu\u2019au 25 novembre, 4327 0 A hommes tués, 473 blessés 968 sont manquants etl ou internés.ft are CF Monseigneur Bonavent anciennement aud tion apostolique à nommé premier on Australie.Mgr CT er barqué hier sur le we ob rica» pour Yo jssi velle dirigera vers sa nou oR EE \u2018Montréal, 5 Decembre 1914 Les sous-officiers allemands seras Quand on dit que la grande force de l\u2019armée allemande réside dans les officiers, il faudrait ajouter, pour être tout à fait juste, que les sous-officiers ont droit à une place assez large à côté d\u2019eux dans l\u2019œuvre commune de la formation du soldat: ce sont leurs coopérateurs directs et, à proprement parler, la cheville ouvrière du système de caporalisation dont Frédéric III a été l\u2019initiateur.Le sous-officier allemand (nous pourrions dire aussi bien le sous.officier prussien, puisque la lettre et esprit des méthodes d'instruction, dans l\u2019armée allemande, sont absolument prussiens), a la charge de l\u2019instruction professionnelle tandis que l'éducation morale de la troupe est confiée à l'officier.Du jour où ce sous-officier entre au service, il se résigne à ne pas dépasser le grade de feldwebel (sergent- major) dans lequel, d'ailleurs, il est presque aussi bien rémunéré que dans celui de lieutenant.C'est un fanatique du métier, correct dans son attitude, rigoureusement ponctuel dans le service.Il s\u2019applique à faire du soldat, a écrit un ofticier qui connaît à fond les mœurs militaires allemandes, «une machine qui ma- nœuvre parfaitement, rend supérieurement les honneurs et obéit toujours aveuglément.» Bien qu\u2019il .appartienne à une classe sociale au- dessous de celle des officiers, il jouit en toute circonstance, jusque dans la retraite, de leur estime et de leur considération ; de son côté il professe pour ses chefs un profond respect, Les mauvais traitements dont les soldats, les recrues surtout, sont l\u2019objet de leur part, tiennent parfois à un excès de zèle ; ils sont aussi, dans certains cas, un indice des difficultés qu\u2019ils rencontrent pour styler des sujets plus ou moins rebelles à l\u2019instruction ; mais ils s'expliquent le plus souvent par leurs instinets brutaux.Il ne faut pas oublier que dans les armées allemandes d\u2019autrefois, aussi bien dans celles de l\u2019Empire que dans celles du royaume de Prusse; les punitions corporelles étaient appliquées couramment avec l'approbation des chefs de tout rang.Un des plus braves soldats, un des généraux lesplus humains des armées autrichiennes de la fin du dix-huitième siècle, le prince de Ligne, n\u2019a- t-il pas écrit : «Là où le sentiment finit, le baton commence ; point de mezzo-termine.Ou l'honneur comme les nations vives, spirituelles, ou la verge de fer comme les autres, souples à force d\u2019être dures, bornées et obéissantes » Il est difficile d\u2019expfiquer la fréquence, à certains moments, des abus d\u2019autorité commis par des sous- officiers rengagés et poussés jusqu'aux voies de fait.Depuis quelques mois, la presse n\u2019a pas cessé d'en relever des exemples.En général, les pénalités prononcées sont légères ; parfois.les officiers sont rendus responsables de la faute commise par leurs subordonnés et punis comme tels.Les sous officiers allemands rengagés étaient au nombre de 95,000 quand on a commencé àappliquer la loi d'augmentation des effectifs.Dupuis, il a dû s\u2019accroître de 12,- 000 à 13,000 ; mais suivant une déclaration faite au Reichstag par le ministre de la guerre, le général de Palkenhayn, 4,000 vacances existaient encore en mai dernier.On voit que l\u2019armée allemande, si les vacances signalées ont été comblées, compte 108,000 sous-officiers rengagées.Ce chiffre est énorme, surtout si on le compare à celui que 1a loi a fixé, en France, soit 33,000.Aussi a-ton dit avec raison que le sous-officier allemand faisait en grande partie la force de l\u2019armée des Teutons\u2014_\u2014\u2014 LA CROIX prefere rte ES Le rome near re re a Cà et là L'âne d\u2019Hugo On a beaucoup parlé de Victor Hugo, ces temps derniers.Mais voici une plaisante anecdote peu connue, C\u2019est en 1866, à Guernesey.Comme il se promenait au bord de la mer, le poète crut entendre qu\u2019on le suivait.En effet, au bout d\u2019un instant, on lui toucha légèrement l'épaule.Il se retourna : C\u2019était un âne en quête de caresses et d\u2019herbe fraîche.Victor Hugo flatta de la main l'animal qui, satisfait, continua sa route.En rentrant, l\u2019auteur dela Légende abordé par un solliciteur.Puis, cette idée s\u2019enchaînant à d\u2019autres : \u2014 Pourvu qu\u2019il ne soit rien arrivé, là-bas, à l\u2019Académie ! \u2014 Pourquoi cela ?\u2014 Mais, répond-il, cet âne avait l\u2019air de demander ma voix.On rit de cette plaisanterie.Or, le premier courrier de Paris arrivant annonçait la mort d\u2019un académicien.= x 3 Six Sièeles de procédures Curieux et sans précédent ce procès qui, commencé en 1327 , est sur le point de se terminer en 1914.C\u2019est Robert d\u2019Anjou qui I'intenta.[1 fut suivi, en 1388, par le duc de Savoie et arriva à la Révolution française sans pouvoir être résolu.Puis, repris à différentes époques, il fut presque résolu le 4 mai 1911, devant le tribunal de Roquebillière (Alpes- Maritimes), Ce procès consiste à déterminer la valeur de vastes pâturages de la Terre de Cour, situés en-deça ét au-delà de la frontière italienne, touchant les territoires de plusieurs communes, françaises et italiennes, Le Cour d'Aix vient de désigner plusieurs experts qui ont pour mission d'établir définitivement le partage, au prorata des droits de chaque commune en présence.Jadis les souverains plaidaient ; maintenant c\u2019est le tour des communes, Jusqu\u2019alors ce sont les huissiers et les avoués qui ont gagné à ce procès.rt pr rt Nouveautés littéraires \u2014 Figures de Pères et Mères chrétiens, par M.l\u2019abbé H.BzLzs, aumônier, Beau vol.in-12.de 248 pages.Prix : 2 fr, Ce livre contient une série de lectures, tirées d\u2019auteurs divers et donnant en exemples les plus \u201celles figures de pères, de mères, d\u2019épouses qui ont illustré le genre humain depuis le 1er siècle de notre ère jusqu\u2019à nos jours.C\u2019est une série de médaillons bien frappés, qui défilent sous nos yeux, charment notre esprit par leur diversité et touchent notre cœur par leur beauté morale et leurs actes souvent héroïques.Le premier est celui de sainte Anne, mère de la très sainte Vierge ; il précède celui du centurion de Capharnaiim.Parmi tant d\u2019autres visages, signalons sainte Solange et ses j'arents, sainte Elizabeth de Hongrie, sainte Rose de Viterbe, la mère de Bayard, sainte Thérèse, le général Drouot, Elisaheth Seton, les parents du B.Jean-Baptiste Vianney.Aussi cette lecture sera t-elle d\u2019un réel profit pour les parents et les éducateurs qui ont souci d'élever l'enfance et la jeunesse dans les saintes croyances, dans l\u2019horreur du péché, dans la soumission aux préceptes divins, dans le respect, le dévouement et la fidélité à l\u2019Eglise et dans les pieuses pratiques.«= - Petit catéchisme de la vie religieuse, par Mgr Lelong.1 vol, in-32 Prix : 1 franc : relié toile 1 fr.50.PRÉFACE PAR S.G.Mor L'ÉvÊquE DE NEVERS : Le C'atéc'iisme de la vie religieuse, que vient d\u2019éditer la librairie P.| Téqui, nous semble être, après lec- des Siècles raconta qu\u2019il avait été SOYEZ LES profit.nouvelles.dans la CROIX.Les scones sanglantes de nos pages.et tant, d'autres fouilles, de la CROIX ! EE A EEE À nos nouveaux lecteurs 000000 NEO E En SUB SA QU EEE La CROIX, le grand organe catholique de Montréal, le meilleur journal de famille qu'il y ait, vous souhaite la bienvenue.Elle sera heureuse de vous compter au nombre de ses lecteurs assidus.Soyez certains que vous en tirerez le plus grand La CROIX, publie, chaque semaime, des articles sérieux et, des renseignements divers sur tous les sujets propres à instruire ; elle vous intéressera, Elle traite de tout, de religion, de politique, d'agriculture, d'enseignement, etc, et elle donne les dernières De plus, elle cravache proprement les petits franes- maçons, quand ils osent sortir de leurs trous à Montréal el ailleurs, et elle fustige les hommes publics qui nous _ volent ef nous vendent, impudemment, Rien qui choque la morals ef les bonnes mœurs, crime, telles que les grands journaux jaunes de Montréal en donnent tous les joues, sont radicalement éliminées Nous voulons éduquer, nous voulons élever l\u2019âme et le cœur, et non pas les ravaler dans la fange d\u2019une eu- -Piosité malsaine, comme le font la \u201cPresse\u201d, la \u201cPatrie\u201d Soyez done les bienvenus dans la grande famille BIENVENUS ! qui familiarisent avee le LA DIRECTION.Note.\u2014 Pour avoir la Croix, il sixmois) à LA en vente dans les dépôts de journaux.Adressez le prix de votre abonnement \u201cCROIX \u2019\u2019, 25, Rue Saint-Gabriel, faut s\u2019y abonner: elle n\u2019est pas ($2 pour un an, $1 pour MONTREAL.'ure attentive, un modèle du genre, On retrouve, dans cette ceivre posthume de Mgr Lelong, notre vénéré Prédécesseur, mort évêque de Nevers en 1903, toutes les qualités de doctrine, de méthode, de précision, de clarté dont le savant et pieux Prélat a marqué, comme d\u2019une empreinte très personnelle, ses autres ouvrages écrits soit pour les prêtres, soit pour les religieuses.\u2014 Défunctus adhuc loquitur ! Ces pages se recommandent de toute l'autorité de leur Auteur.Nous pensons qu\u2019elles sont appelées à faire beaucoup de bien dans les communautés religieuses et que ce petit livre est toute indiqué pour devenir le Manuel pratique des noviciats.ÿ PIERRE, évêque de Nevers\u2014_\u2014\u2014 A nos bons lecteurs et Il ne faudrait pas que nos lecteurs, par crainte de manquer d\u2019argent cet hiver, négligent de payer leur abonnement jusqu\u2019à ce que la guerre soit terminée.D'abord, en Canada, nous n\u2019avons aucune raison de craindre ainsi.Qu\u2019il y ait plus de gêne que de coutume, dans les affaires, soit, mais nous ne croyons pas qu\u2019il y ait de désastre, si on continue à mettre en valeur les immences res- | sources du pays Et puis, en temps de guerre, un journal comme ia Croix, qui s\u2019efforce d\u2019apaiser les masses et ne cesse de les inviter à la paix,est une nécessité qu\u2019on ne saurait trop soutenir.C\u2019est plutôt le temps d\u2019être plus généreux à son égard La danse Par Mgr L.M.Ducas, Prot.Apost.L\u2019auteur a condensé dans cet opus- \"| cule, au sujet de la danse, la vraie doctrine \u2018telle qu\u2019exprimée par les pères, les docteurs, les synodes, les conciles, les évêques et les catéchistes de l\u2019Église, et il a ajouté à ce compendium Je témoignage des payens et des gens du monde.Ce petit livre devrait être d'autant plus répandu que la danse est devenue l\u2019une de nos plus grandes plaies sociales, même au sein de sociétés soi-disant catholiques comme les Chevaliers de Colomb.En vente a la Croix, 25, Saint- Gabriel, Montréal, au prix de 10 c.l\u2019exemplaire; $3.00 les 50 exemplaires; 5.00 le 100 \u201c sont eux-mêmes, h TEL.BELL MAIN 6974 \u2014\u2014\u2014 OTN 9914 \"Imprimerie de Ia Croix Vous aurez un Bon Travail a Bon Marché eee £ Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu\u2019à la simple circulaire, et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux formules de compte cu de lettre.£ Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne sommes contents que lorsqu'ils le étés 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL J >) Histoire de I'Eqlise Catholique DANS L\u2019OUEST CAN ADIEN (1659-1905) Par le R.P.A-G.MORICE, O.M.I.Trois forts volumes reliés, superbement photogravures, cartes, fac-similés, illustrés de (80 chapitres au lieu des 43 de la traduction anglaise) Prix : $5.60 et $5.60 franco, selon la qualité de la reliure.\u2014\u2014\u2014 eet Adressez les commandes à la CROIX, Montréal.Diplôme à l'Exposition Provinciale 1894 a 140004DS00DE0NDECOMEONDODOD DOM ATELIER FONDE EN 1852 \u2014\u2014\u2014 Médaille d\u2019Or à l'Exposition Provinciale 1901 Références des mieux autorisées.Toujours de nouveaux dessins en cours d'exécution.JOS.VILLENEUVE Entrepreneur et Manufacturier d\u2019Autels, Bancs, Chaires, Confessionnaux, et tous objets servant aux besoins du culte, Seulpture d\u2019ornementations, d\u2019églises, en bois et en plâtre.Saint-Romuald, P.Q.Spécialités: Exécution d'architecture, de sculpture et de dorure.» font un usage persévérant.Dr ED MORIN & CIE, Reconstituant par Excellence du Sang et des Nerfs Il signifie : Force, Vigueur, Santé pour les personnes affaiblies et souffrant de dépression nerveuse qui en Il guérit la dyspepsie et tous les troubles d'estomac.Pris avant le repas, il excite l\u2019appétit.Pris après le repas, il facilite la digestion.EN VENTE PARTOUT SEO IOI ICISIOISIIN BI00 PEO ERE0IB E00 B00 S000 IB E00 E00 ECE BICI DECI DIC @ BROMA est le tonique Limitée, QUEBEC, Can.A l\u2019imprimerie de la Croix, vous trou- veréz le bon travail à bon marché.UE IIS 1E PACIFIC CANADI TORONTO *8_45a m.10* p m, *10 50 pm -observatoir-palais et buffet sur train du jour Wa ous et compartiments sur irains de nuit OTTAWA 55 a m, $8 30 a m.1905 a m, ne pm, $735 p m, *9 45 p m, *900 p m QUEBEC t9am\u2018*1 30 pm, *\u201c1130pm SHERBROOKE et LENNOXVILLE itto à *825 a m., 14 10 pun, *6 85 p m \u201cTous les jours, texc, dimanche, $ dim.seul BUREAUX DES BILLETS 141 et 143, rue Saint-Jacques, Montréal Téléphone Bell, Main 8125 Ou aux gares Viger ot Windser, Avis important ah = r= ll Lans ter mn 0m 1.\u2014 L'abonnement à la CROIX esd Payable d'avance et nous invitons nos lec- leurs à satisfaire fidélement à cstte obls- gation, 2.\u2014 Tout chèque à l'ordra de la CBULX ou de son directeur doit être fait Payable au pair à Monireal.S'il ne l\u2019est pas, le signataire doit ajouter, au mon- lant qu'il veut payer, 15 cts pour les frais de perception dudit chèque.3.\u2014 Tout lecteur qus désire cesser de recevoir la CKUIX doit au prealable payer tout ce qu'il doit 4 notre admsnis- iration o.nous aviser LUI-MEME de sen désir.Autrement, sil compte sur son maitre de poste pour nous donner tel avis, W doit s'attendre à des désagréments, car, souvent, le maître de poste oublie ou né- .glige de lc faire et de là naissent des différends dont nous voudrivns évi'or les con séquences à nos lecteurs.EL DIT .ITION. LA OROIX ia \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ma | L'Evangile n cetemps-là, Jean Baptiste enten- [i parler dans sa prison des ceuvres merveilleuses de Jésus-Christ, et il ui envoya deux de ses disciples pour lui dire: Etes-vous celui qui doit venir,ou devons-nous en attendre un autre?Jé sugleurrépondit:Allez rapporter à Jean ce que vous avez entendu et ce que vous avez vu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les seurds entendent, les morts ressuscitent, l'Evangile est annoncé aux pauvres; et heureux celui qui ne se scandalisera point à mon sujet.Comme ils s\u2019en retournaient, Jésus se mit à parler de Jean et dit au peuple: Qu'êtes-vous allés voir dans le désert?un roseau agité par le vent?Mais encore, qu\u2019étes- vous allés voir?un homme vêtu mollement ?Vous saurez que ceux qui s\u2019habillent de la sorte sont dans les palais des rois.Qu\u2019êtes-vous donc allés voir?un prophète?Oui, je vous le déclare, et plus qu\u2019un prophète, car c'est de lui qu'il est écrit: J'envoie devant vous mon ange, qui vous préparera la voie.Le deuxième Dimanehe de l'Avent s.MATHIEU I \u2014 \u2014 LE CALENDRIER DE LA SEMAINE Dimanche, 6 décembre \u2014 2 D.de l'Avent.Lundi, 7\u2014Vig.S.Ambroise, E.Dj Mardi, 8 \u2014 L'Imm.Conception.Mercredi, 9 \u2014 Jeûne.De l\u2019Octave.Jeudi, 10 \u2014 Transl.S.M.de Lorette.: Vendredi, 11 \u2014 Jeine, S.Damase, P.et C.Samedi, 12 \u2014 De l\u2019Octave.Bienvenue à 9.E.lo Cardinal Bégin ! \"ame 2 Ë \u201c 1 mme gare Voici le programme qui sera suivi à l\u2019occasion de la fête patronale de l\u2019Université Laval, à Montréal, à laquelle, sur l'invitation de S, G.Mgr Bruchési, S.E.le cardinal Bégin a bien voulu accepter d'assister.Le lundi soir, 7 décembre, arrivée à Montréal de S.E.le Cardinal.Le mardi matin, à la cathédrale, messe pontificale présidée par Son Eminence qui sera ensuite l'hôte d'honneur au grand diner que Mgr Bruchési offre à l\u2019Archevêché, comme d\u2019habitude, aux administrateurs, aux gouverneurs et aux professeurs de l'Université.Le soir, grande réception à l\u2019Hôtel de Ville en honneur de Son Emimence.Le mercredi, diner au Grand Séminaire et visite de quelques communautés de la ville par le Cardinal.Le jeudi, dîner à l\u2019Archevéché auquel sont invités les membres du Clergé de l'Archidiocèse.S.G.Mgr Bruchési, en donnant à Montréal l'occasion de recevoir le distingué prince qui préside avec tant de sagesse au gouves- nement de l'Eglise dans l'archidio- cèse de Québec a satisfait à l\u2019un des.vœux les plus ardents des catholiques de Montréal.Merci à Sa Grandeur ! et bienvenue à Son Eminence | La «Croix» tee ster La Société de Pomologie de la pro- Vince a tenu les 2 et 3 du courant sa réunion bi-annuelle à Saint-Anne de Bellevue, 3 + + L\u2019hon.Mitchell, trésorier-provin- elal, a été élu par acclamation député de Richmond.Dornières nouvelles de la guerre \u2014\u2014 cao La semaine qui se termine aujour- d\u2019hui est chargée d\u2019événements divers et notables.D\u2019abord, lcs Serbes, sous la pression des Autrichiens, ont évacué Belgrade dès lundi dernier et se sont retirés sur une nouvelle ligne de défense.C\u2019est un succès pour l\u2019Autriche.Quatre-vingt-dix milles Serbes ont été faits prisonniers depuis la reprise du mouvement offensif des Autrichiens, d\u2019après un rapport reçu de Vienne.D'autres nouvelles indiquent que les pertes de la Serbie depuis le commencement de la guerre, s'élèvent à environ 100,000 hommes, soit à un tiers de sa force entière.Des rapports annonçant des nouvelles défaites serbes à l'Est des rivières Rolubara et Ljid, tendent à confirmer la prédiction des experts militaires que la résistance de l\u2019armée serbe achève.x = *#* En Pologne, on ne croit pas que la grande bataille qui s\u2019y poursuit depuis plusieurs jours se termine bientôt, bien que la lutte soit très ardente.Les Allemands ont réussi à percer les lignes russes qui mena- caient de les cerner près de Lodz, le flanc et l\u2019arrière des lignes russes, de l'Est et du Sud, et qui les pressèrent vivement.gagées et livrèrent, à la percer.n\u2019avoir perdu qu\u2019un canon.été très grandes en hommes.\\ « x +* qu'il s\u2019est livré un engagement au et qu\u2019en Alsace, les Français ont pris les villes d\u2019Aspach-le-Haut et d\u2019As- pach-le-Bas.x x * D\u2019autre part, plus de 600,000 Allemands seraient massés entre la mer et Ypres, Durant le cours de ces derniers jours, les casques à poii.te, dit-on, ont reçu des renforts de 160,000 hommes.Toutefois, on le pense, toute cette concentration de troupes à l'extrémité ouest dela ligne peut être une feinte, et toute la violence de la nouvelle attaque peut porter en-deça de la région de l'Yser.En prévision de la ruée des Allemands, des troupes fraîches de la seconde armée anglaise ont remplacé les Français dans cette région.=\u201c x + La possibilité d\u2019une invasion allemande en Angleterre a été mise en évidence par l\u2019avertissement de Lord Warwick au public de ne pas prendre part à la bataille en qualité de citoyens afin d'éviter des représailles de la part de l\u2019ennemi.+ =» Le général Christian DeWet, le célèbre chef boer dans la guerre sud- africaine, qui s\u2019est révolté peu après la déclaration de la guerre actuelle, a été fait prisonnier par les forces de l\u2019Union du Sud-Africain, d\u2019après une dépêche officielle de Préteria, Les troupes du Kaiser attaquaient quand elles furent attaquées à leur tour par les soldats du Tsar, venant Les troupes allemandes se détournèrent du corps d'armée ennemi avec lequel elles se trouvaient alors encontre l\u2019aile russe, un combat désespéré de trois jours, jusqu\u2019à ce qu\u2019ellesaient réussi Au cours de cette opération leg Allemands prétendent avoir pris 80,000 prisonniers, 25 canons et Les pertes allemandes ont aussi Quant aux opérations militaires de l\u2019Ouest, le communiqué officiel français dit que Ja ville de Tempernisse, à l\u2019ouest de Dixmude a été violemment bombardée par l\u2019ennemi; nord-ouest de la forêt de La Grurie, Le Reichetag allemand vient de voter un nouveau crédit de guerre de $1,250,000,000, et le Chancelier Impérial, le docteur von Bethmann- Hollweg, a déclaré à la Chambre des députés que l\u2019on pouvait envisager l'avenir avec contiance : « Nous devons combattre et nous combattrons jusqu\u2019à ce que nous ayons remporté la victoire finale», a dit le Chanceler.Nous défendrons dans cette guerre nos droits et notre liberté jusqu\u2019à la fin.En même temps, Je Chancelier affirme que la responsabi lité du conflit européen retombe sur la Russie et surtout sur le gouvernement britannique.«La médiation allemande entre St-Pétersbourg et Vienne aurait réussi, ajoute-t-il, si l'Angleterre eÂt averti le gouvernement russe de ne pas permettre que \u2018le conflit austro-serbe dégénérât en guerre continentale, et obliger ainsi mettre sur un pied de guerre.*« += La Chambre des députés hongrois a adopté unanimement les me- \u2018sures de guerre qui lui ont été soumises, et autorisé une convention arbitrale avec les Etats-Unis.Le comte Karalyi et le comte Andrasey, chefs de l\u2019Opposition dans la Chambre des députés hongrois, ont annoncé leur intention de suspendre toutes leurs critiques au sujet des actes du gouvernement, jusqu\u2019après la fin de la guerre.La Chambre a envoyé des souhaits à l\u2019armée actuellement en campagne et des félicitations pour ce qu\u2019elle a fait jusqu'ici, et exprimé son espoir dans la victoire finale, laquelle aidera puissamment la Hongrie à se développer davantage.+: Une dépêche de Saint-Pétersbourg nous apprend que le général russe Rennenkampf a été suspendu de ses fonctions, parce qu\u2019il est arrivé, avec son armée, deux jours trop tard, sur le théâtre de bataille de Lodz et que ce retard a permis aux Allemands de se délivrer de l\u2019étreinte des Russes, Le lieutenant-général Paul-Charles von Rennenkampf, le vétéran commandant du fameux corps sibérien dans la guerre russo-japonaise avait depuis la retraite des Russes de la Prusse Orientale, le 25 septembre, le commandement des opérations russes en Pologne.L\u2019armée de Rennenkampf est tom- derberg, le 23 août et a été désastreusement poussé dans les marécages de la région des lacs Masure.Le rapport allemand disait que 125,000 Russes avaient été tués ou blessés et 70,000 faits prisonniers.Toute l\u2019artillerie russe a aussi été perdue.Le général Rennenkampf, quia 64 ans, vient d\u2019Estland.Pour sa valeur à la tête du cinquième corps sibérien en Mandchourie, le Tsar lui avait présenté un sabre orné d\u2019or et de diamants.* Un câblogramme spécial de Salisbury au World, de Toronto, dit : «Soixante officiers surnuméraires ici retourneront en Canada, pour prendre place dans le second contingent canadien.Les autres deux cents surnuméraires se joindront à l\u2019armée nouvelle de Kitchener excepté quelques-uns qui ont été réintégrés dans le contingent ici depuis que l\u2019ancien système des compagnies a été remis en vigueur.Canadien sur la ligne de feux %x x Des nouvelles plus récentes regues de la Pologne russe disent que les efforts des Allemands à Lowicz pour tourner l'aile droite des Russes se continuent.La grande valeur d\u2019un semblable mouvement consisterait à éloigner les Russes de la route conduisant à Varsovie et à l\u2019arrière de la principale armée moscovite.Jusqu'ici les Allemands et les Autrichiens ont maintenu leurs positions et repoussé toutes les attaques, mais on ne sait pas s\u2019ils ont été capables d'avancer, la France à empêcher la Russie de se.bée dans un piège du général Von | Il n\u2019y a encore aucun Il appert toutefois qu\u2019une nouvelle bataille s\u2019est engagée au sud-ouest de Lodz ol les Allemands ont fourni une nouvelle ligne de troupes frai- ches emmenées de Kaliez ; celles-ci essayent de nouveau de pénétrer le centre russe.Les russes, de leur côté, ont eu le temps de redresser leur ligne de combat, et, dans l\u2019opinion des alliés, une autre bataille va se livrer immédiatement après celle qui vient d\u2019avoir lieu dans cette région, et l\u2019on croit que, vainqueurs ou vaincus, les Allemands seront encore affaiblis, sans compter qu'ils devront bientôt faire face à l'offensive russe contre la Silésie et autour de Cracovie.D'autre part, les experts allemands croient qu\u2019une défaite russe donnerai aux généraux ællemands l'ouca- sion d\u2019unir toutes leurs forces et de porter un nouveau coup aux alliés à l\u2019ouest.ere Jemma Les Américains évaeuent vera eruz \u2014\u2014\u2014\u2014e\u2014e Les troupes américaines d\u2019occupation ont évacué Vera-Cruz après avoir été en possession de la ville pendant sept mois.Le départ des Américains a eu lieu sans aucun désordre.À onze heures, ils ont commencé à embarquer sur les transports qui- les attendaient et, à une heure et demie, ils étaient presque tous à bord, Lorsque les Américains furent partis, les constitutionnels mexicains prirent possession de la ville.Il y a eu peu d'enthousiasme et il ne s\u2019est produit ni agitation ni désordre d\u2019aucune sorte.Craignant pour la sécurité des sujets anglais et français, qui resident à Mexico, aussi bien que pour leurs intérêts, Sir Spring Rice, ambassadeur d'Angleterre et M.Jusserand, ambassadeur de France, se sont rendus au département d\u2019Etat à Washington, pour être mis au courant de ce que le gouvernement avait appris sur la situation dans la capitale du Mexique.| Lss rapports reçus par le département d'Etat indiquaient que les conditions à Mexico s\u2019étaient amélio rées.M.Jusserand demanda aussi ce qui était advenu du million de dollars provenant des droits de douanes reçus à Vera Cruz par l\u2019administration américaine pendant l\u2019occupation de ce port par les troupes des Etats- Unis.M.Lonsing, faisant fonction de secrétaire d\u2019Etat, informa M.Jusserand que cet argent était en possession des troupes du général Fanchon, qui le rapportaient aux Etats-Unis, mais qu\u2019on n\u2019avait encore pris au- eune décision sur son emploi, Toutes les recettes des douanes du port de Vera Cruz servent de garantie à l\u2019intérêt des emprunts mexi cains émis en France.Les financiers français craignaient que, si le pro- \u2018duit des droits recueillis par les Américains était laissé entre les mains du général Candido Aguilar, qui prit possession de Vera Cruz au nom de Carranza, leurs droits ne fussent pas respectés.Il est presque certain que ic gouvernement des Etats-Unis conservera ces fonds en dépôt tant qu\u2019un gouvernement stable ne sera pas installé au Mexique.| an Le Révérend Père Barolet, C.SS.R., terminait à la fin de novembreà Drummondville, sa huit-centième retraite et célébrait en même temps le vingt- dans la carrière de la prédication des retraites paroissiales.À l'occasion de cet anniversaire, le Révérend Monsieur F.Tétreau, curé de Drummondville, vieil et fidèle ami du Révérend Père Barolet, a cru devoir inviter quelques confrères des différents diocèses du pays, tous amis de cœur du Révérend Père, afin de lui exprimer leurs souhaits, leur reconnaissance pour les services rendus aux paroisses et leur appréciation de son mérite comme missionnaire.cinquième anniversaire de son entrée | Montréal, 6 Décem La Messe sur le champ de bataille Un militaire du Morbihan, Sousofficier au 7e d'artillerie, écrit à sa soeur.12 octobre 1914.Ma ehère petite soeur, J'ai vécu des moments d'angoisse, des heures d'émotion, lorsque la mitraille éclatant sur nos têtes jetait la mort parmi nous, quand nos fantassins chargeaient à la baionnette et que les balles sifflaient autour de nous.Je croyais avoir tout vu, tout ressenti : erreur, la journée du 7 octobre, nous avons assisté à la messe dite pour nos camarades disparus- Dans un décor unique, ayant d\u2019un côté L.\u2026.portant les traces du passage des barbares teutons, de l\u2019autre nos amis \u2014 je veux dire nos 75 braqués sur l\u2018ennemi la bouche menaçante \u2014 un petit autel a été dressé ! Oh ! un bien modeste autel : quelques planches savamment disposées et recouvertes d\u2019une étoffe rouge, une petite croix de bois remplace le beau crucifix d'argent, un bréviaire, le gros missel à tranches dorées.Dans la plaine, les troupes se sont massées en carré.Il est huit heures, la cloche retentit, tout le monde se découvre et se signe.Ce spectacle est impressionnant et il nous émeut.Soldats pleins d\u2019ardeur et de courage ayant maintes fois affronté la mort sans songer un seul instant au danger qui nous guette, nous sommes en ce moment envahis d\u2019une indicible émotion : c\u2019est que jusqu'alors nous n'avions pas eu le te nps de réfléchir, c\u2019est qu\u2019à cet instant renaît le sou venir de nos chers disparus ! Combien sommes-nous partis ?Combien reviendrons-nous?Dans une rapide vision nous les revoyons tous et de cette guerre qu\u2019on serait tenté de maudire, une leçon se dégage et quelle bonne leçon ! elle nous humilie, nous fait voir notre faiblesse quand la mitraille éclate sur nous et que les balles éclaircissent nos rangs $ elle nous rend fort et nous montre le néant de cette vie qui nous apparaît si courte ; en un mot.elle élève l\u2019Âme et fortifie le coeur.Est-il une meilleure école | À genoux près de l'autel, un fantassin répond aux invocations du prêtre.Soudain, la clochette retentit de nouveau : toute la masse, comme un seul homme, dans un mouvement d'ensemble parfait, met le génou droit à terre et baisse le front, dans cette plaine où tant d\u2019autres avec le même geste épaulèrent leur Lebel : c\u2019est l\u2019Elévation.Un aéro fait entendre le ronflement de son moteur, un canon tonne, une mitrailleuse crépite.Comment ne pas se sentir ému et comment s\u2019en cacher ?Il est de ces souvenirs, ma chère Gaby, qui se gravent et qu'on n\u2019oublie jamais, celui-là en est un, c\u2019est pour cela que j'ai voulu te raconter cette cérémonie impressionnante à laquelle j'ai eu le bonheur d'assister.HENRI Qreparer Un autre discours de lord Churehill Dans un discours prononcé le 27 novembre devant la chambre des communes, M.Churchill, premier lord de l\u2019Amirauté, a déclaré que le maximum des renforts que la marine allemande pouvait recevoir à la fin de l\u2019année 1915 était représenté par trois navires de premier rang, alors qu\u2019à la même époque la flotte anglaise serait augmentée de quinze navires de cette même classe.Il ajouta : , bre 1914 EEE ESS EE Sr « Nous sommes en état la perte d\u2019un superdreg mois pendant 12 mois, tant méme que penda de l\u2019Allemagne n\u2019en seul, nous de Supporter dnought par &, en admet.nt cette Dérig.Perde pas |, Serons encore dans \u2019 même état de supériorité nous trouvions au débu guerre.» M.Churchill dit ensuite qu'il y eu à craindre que quelques Paquebo allemands très rapides, armés de ts nons, ne réussissent à we haute mer et à détruire les bate de commerce, mais san F \u2019 que Jusqu'à pré sent ce danger a été évité, « Un autre danger, provenait des torpilles dormantes, continua l'orateur.L\u2019ennemi, dès le début des hostilités, a adopté des méthodes qu'on ne pouvait pas supposer pou voir étre employées par UNE - nation civilisée.J'ai cependant la salisfac.tion de pouvoir dire que malgré les pertes que ces torpilles ont fait subir al Angleterre, le danger qui en provient a déjà beaucoup diminué et con tinue à diminuer tous les jours grâce à la vigilance de la marine anglaise et aux mesures qu'elle a prises à ce sujet.«Les sous-marins ont introduit dans la guerre maritime des conditions entièrement nouvelles, La |.berté des mouvements, dont jouissait autrefois la nation la plus forte, a été restreinte, dans des mers de peu d\u2019étendue, par le développement des sous-marins.Ila été et if est encore nécessaire à la sécurité de l\u2019Angleterre que sa flotte parcoure les mers librement et hardiment, quoique l'anxiété soit constante.» En terminant, M.Churchill remarqua que la puissance de l\u2019Angleterre en sous-marins était beaucoup plus considérable que celle de l'ennemi, mais que les sous marins anglais n'avaient que très rarement l\u2019occasion d'attaquer vo navire allemand.où nous bide | 8agner | emt (ected La Société Saint- Vina de Paul Une réunion solennelle des co- férences Saint-Vincent de Paul aus lieu le dimanche, 6 décembre pro chain, à 2.30 h.p.m., au Mooumest National, Boulevard Saint-Laurent.Sa Grandeur Monseigneur l'arche vêque de Montréal veut bien faire aux conférences l'honneur de présider cette assemblée spéciale ; 0! est assuré d'y entendre également M.C.J.Magnan, président du Conseil Supérieur du Canada.Sont instamment priés d'assister à cette réunion tout ceux qui appar tiennent à la Société Saint-Vincent de Paul, soit comme membre bies: faiteurs ou honoraires, et tous les amis de l\u2019œuvre en général.Le Conseil Central de Montréal.Société St-Vincent de Paulge L'Italie décide de rester neutre mot Le Parlement italien est en session depuis jeudi.Les membres du ca acceptent la politique ministre.\\ On s'attend » ce qu! de nouveau que P'Italie a d'observer une neutralité armée 8 que le Parlement doit donner vote de confiance au Cabinet.«Aucun fait grave Né 5 a\" senté pour pousser le Gourerto à changer sa politique de neu or a déclaré le premier qu'il s\u2019est levé pour a au Parlementpinet Salandra du premier js affirment 'intention et ministre, dresser lap?, 215008 pack Il a ajouté que des à demeurer fiques ont induit l'Itali De est neutre et que cette polita®® être continuée dans Jes circonss actuelles.mperesf Fran g3eme 880° au trône Le 3 du courant, l\u2019e çois-Joseph a celébré le versaire de son avènemen d'Autricbe-Hongrie- "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.