La Croix., 17 juin 1911, samedi 17 juin 1911
[" .de Porto et de Béja, hommes illustres aie iol 0: Ti it we \u201c usT es 4° pu IN HOC SIGNO VINCES La \u201c\u201cCrota** 309 RUE SAINT-PAUL Belte de Poste 388 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone: Ball Main 6974, L'ENCYGLIQUE \u201cJAMDUDUM IN LUSITANIA\" SUR LA SEPARATION AU PORTUGAL Aux patriarches, prélats, archevéques, évêques el ordinaires du Portugal et d'autres lieux, en paix et communion avec le Siège apostolique, Vénérables Frères, salut et bénédiction apostolique.Déja vous connaissez le cours incroyable qu\u2019a pris en Portugal l\u2019inhumanité des forfaits qui oppriment l\u2019Eglise.Qui ne sait, en effet, que, dès quela république y fut devenue la forme du gouvernement, commencèrent d'y être promulguées sans répit toutes les mesures qui respirentla\u2019 plus inexprimable haine de I'Eglise ?Nous avons vu Jes religieux expulsés et In plus grande partie de leurs familles chossées impitoyablement hors des frontières, Nous avons vu, par un souci acharné de renverser toute l\u2019organisation civile et de ne laisser subsister aucune trace de religion dans les actes de la vie commune, les solennités de l'Eglise rayées du nombre des jours fériés; le serment religieux aboli; la loi du divorce établie à la hâte; l'instruction religieuse bannie des écoles publiques.Enfin,pour passer sous silence d\u2019autres attentats dont la liste serait longue, les évêques ont subi une pression véhémente, el deux très célèbres prélats, ceux tant par l'intégrité de leur vie que par les services rendus à la patrie et à l'Eglise, ont été déposés de leur siège et de leurs honneurs.\u2014Tandis que les nouveaux gouvernants portugais donnaient tant et de si funes.es exemples d\u2019excès de pouvoir, vous savez de quelle patience et de quelle modération le Saint Siège à usé à leur égard.Nous avons évité avec le plus grand soin tout ce qui-pourrait ressembler à un acte d'hostilité vis-à-vis de la République.Nous gardions en effet l\u2019espoir que ses chefs prendraient un jour des conseils moins funestes et répareraient enfin les dommages injustes causés à l'Eglise, par quelque nouvel accord.Mais nous avons été totalement déçus: voici qu\u2019à leur œuvre néfaste ils mettent le comble par la promulgation- de la très mauvaise cl très pernicieuse loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.Le devoir de notre charge apostolique ne nous permet donc plus de tolérer ni de passer davantage sous silence la si grave atteinte portée aux droits et à la dignité de la religion catholique.C\u2019est pourquoi nous nous adressons à vous, Vénérables Frères, et dénonçons à la chrétienté toute entière l\u2019indignité de cette conduite.Que la loi dont nous parlons soit absurde et monstrueuse, c\u2019est ce qui ments ne dépendaient point de Celui qui est le Créateur et la Providence de toutes choses; et elle délic le Portugal de I'observance de cette religion catholique, qui fut toujours la grande sauvegarde et l'honneur de cette nation, et que professait la presque unanimité des citoyens.Ce- Pendant, soit: ila plu de rompre cette alliance si étroite de l'Eglise et de l'Etat, confirmée par la foi solennelle des traités.Ce divorce accompli, il était du moins logique de ne s'occuper plus de l'Eglise et de lui permettre d\u2019user de la liberté et du droit commun, dont jouit tout citoyen et toute société civile honnête.TI en fut tout autrement.Cette loi porte le nom de Séparation, mais en réalité c\u2019est un coup de force, destiné à réduire l'Eglise par la spoliation de ses biens temporels à la dernière misère et, par l'oppression, en ce qui touche à son pouvoir spirituel et sacré, à la servitude d'Etat.Et d'abord, quant aux biens extérieurs, le gouvernement portugais se sépare de l'Eglise dans des conditions tellesqu\u2019ilne lui laisse absolument rien avec quoi elle puisse pourvoir à Ja décence de la maison de Dieu, à l\u2019entretien du clergé, à l'exercice de ses multiples devoirs de charité et de piété.En effet, de par les articles de cetle loi, non seulement l'Eglise est spoliée de la propriété de tous les biens meubles et immeubles sur les quels elle a les droits les plus assurés; mais encore toute faculté lui est enlevée d'acquérir quoi que ce soit à l'avenir.Il est bien réglé, sans doute, que certains corps civils présideront à l'exercice du cultedivin; il est étonnant toutefois de voir dans quelles limites étroites est circonscrite cette permission de recevoir n\u2019mporte quelle offrande à cette fin.La loi abolit et supprime en outre toutes les obligations, grâce auxquelles les catholiques avaient coutume de subsidier ou de stipendier chacun leur propre curé; elle défend qu'on exige désormais rien d'eux à ce titre.Elle permet que ces mêmes catholiques pourvoient aux frais du culte divin par des aumônes volontaires, mais elle veut que dela somme recueillie à cet effet un tiers soit distrait et attribué aux œuvres de bienfaisance laïque.Elle met enfin le comble à tout en ordonnant que les édifices qui pourraient être par la suite acquis ou élevés pour l'exercice de la religion, tomberont dans le domaine public, après un nombre défini d'années, au détriment des possesseurs légitimeset sans aucune indemnité.Pour ce qui touche au pouvoir sacré qui appartient en propre à l\u2019Eglise, cette Séparation se joue d\u2019une façon plus grave et plus pernicieuse encore de l'Eglise et se résume, comme nous l'avons dit, à une indigne servitude.Tout d'abord, la hiérarchie, comme si on l'ignorait, est totalement mise de côté.S\u2019il est fait quelque mention des membres des Ordres sacrés, c'est pour leur interdire de se mêler en quoi que ce soit de l'organisation du culte.Tout le soin de celui-ci a été confié à des associations de larcs, qui sont déjà instituées ou qui se formeront en vue de la bienfaisance, selon lesrègles de apparaît en principe ; car elle décrète que la République n\u2019aura point de culte, comme si tous les hommes en Particulier, aussi bien que la société, en n'importe lequel de leurs groupe- l'administration civile, de par l'autorité de la République, de façon à ne dépendre en rien de l'Église.Que si, au sujet de l'association qui.doit, | assumes cette charge, le clergé de 86> pare des laïcs ou que les laïcs eux: mêmes sont en désaccord, l'affaire\u2019 n\u2019est point laissée au jugernent de l\u2019Eglise, mais au bon plaisir de l'Etat Qui seul à pouvoir en ces matières.Enfin.dans cette affaire du culte public.Ia République portugaise tolère sipeu que le clergéait sa placequ\u2019elle en est venue au point d'arrêter et \u2018de prescrire ouvertement que ceux.qui remplissent n\u2019importe quel ministère religieux ne pourront ni être.admis, dant les conseils paroissiaux ni avoir part à l'administration ou ala direction des associations què nous avonsdites: prescription qui di passent en intolérable iniquité tout ce qu\u2019on peut imaginer, puisqu \u2018elle Ÿ réduit le clergé à une condition inférieure à celle des autres citoyens, dans les choses mêmes qui dépendent de lui.De quelles chaînes la loi charge et enlace la liberté de l'Eglise, c'est à peine croyable ; la chose répugne même aux institutions modernes et à la proclamation \u2018publique de toute, les libertés; elle est absolument indigne de toute nation-humaine et civi: lisée.C'est pourquoi elle est armée de sanctions gra\u2019 jes, afin que ni les actes des évêques ne puissent être imprimés à nul prix, et que, dans l\u2019enceinte même des églises, ils ne puissent être publiés aux fidèles sans la permission du gouvernement.En outre, il est interdit, en dehors des parvis sacrés, de célébrer, sans l'autorisation de la République, n \u2018importe quelle cérémonie, de déployer aucu ne pompe, de revêtir les- ornements sacrés ou même de porter la soutane.TI est défendu encore, non seulement sur les monuments publics, mais même aux maisons privées, d'arborer un signe qui sente la religion catholique, mais nullement ceux qui blessent les fidèles.Il n'est plus permis d'instituer d'associations de religion et de piété: les sociétés de ce genre sont réduites à la situation précaire et criminelle de celles se formant pour le mal.Pour celles-ci il est permis à tous les citoyens d\u2019user à leur gré de leurs biens; mais lescatholiques, contre tout droit et toute équité, sont contraints de subir ces mesures fà- cheuses, s'ilg veulent participer au soulagement des mains pieuses ou aux frais du culte religieux.Les fondations déja faites sont d@tournées avec impiété à d\u2019autres usages, en violation des testaments et de la volonté des donateurs.Enfin, la République \u2014ce qui est le plus grave et le plus cruel\u2014n\u2019hésite pas à usurper sur le dornaine de l'autnrité ecclésiastique et à trancher à plusieurs reprises en ces matières qui, appartenant à la constitution même du sacerdoce, furent toujours revendiquées par l'Eglise comme le premier objet de ses soins: nous voulons parler de la discipline et des institutions sacrées.En effet, non seulement la loi oblige les séminaristes à l'étude des sciences et des lettres qui précèdent la théologie dans les lycées officiels, .où l'i fas tégrité de leur foi, en - raison de l'esprit de ces institutions hostiles à Dieu et à l\u2019Eglise, est exposée aux plus imminents périls; mais encore la République s'ingère dans la vie et la discipline intérieure des séminaires et s\u2019arroge le droit de désigner lesprôfesseursetd'approuverleslivres.Ainsi sont remis en vigueur les an-' ciens décrets des Régalistes;.mais ce qui n\u2019était qu'une très pénible as-' rogance tant que subsistait la concorde de l'Eglise et de l'Etat, maintenant que l'Etat ne veut plus avoir \u2018aucun rapport avec l'Eglise, n'appe- toit-il- pas comme \u2018contradictoire\u2019 \u2018plein d\u2019absurdité?Mais quoi! l'on dirait que cette loi a été faite dans l'intention de dépraver même les mœurs du clergé et de le provoquer à .trahir ses chefs.Car elle attribue sur Je trésor public des pensions à ceux \u2018Qui sont interdits a sacris par l'autorité des évêques; elle assure des | bénéfices à tous les prêtres qui, mal- heuresement oublieux de leurs devoirs, oseraient contracter mariage, et chose pénible à rapporter, elles garantit les mêmes avantages à la complice et aux enfants survivants de cette union sacrilège.C'était peu enfin que la République imposât à l\u2019Église de Portugal dé- .pouillée de ses biens un joug servile; elle s'efforce, autant qu\u2019elle peut, à l'arracher du sein de l'unité catholique et de l'attachement à l'Eglise de Rome, d'autre part à empêcher que le Siège Apostolique n'applique son autorité-et sa vigilance aux choses religieuses du pays.Ainsi, d'après la lôi, il est interdit même de promulguer les ordres du Pontife romain, sans la permission des pouvoirs publics.Il est défendu au prêtre qui a obtenu les grades académiques de philosophie et théologie sacrée dans quelque Université soumise à l'autorité pontificale, d'exercer les saintes fonctions, même s\u2019il a consacré chez lui son temps à cette étude.En quoi apparaît clairement la volonté \u2018de la République : empé- cher que les jeunes clercs, désireux de se perfectionner et de s\u2019insériire bdans.ces excellentes études, ne se rendent à cet effet dans cette Ville; capitale du nom chrétien, où\u2018certainement il est plus facile que nulle part ailleurs aux\u2019 esprits de se conformer à la pure vérité de ladoctrine chrétienne, aux cœurs d'acquérir une piété et une foi sincère envers le Saint Siège.Tels sont, pour ne rien dire du reste qui n\u2019est pas moins inique, les principaux articles decette loi malhonnête.Aussi, obéissant à la conscience de Notre charge apostolique en dé- fendañt la dignité et l\u2019hônneur de la Religion contre la grande et-auda- cieuse hostilité des ennemis de Dieu, en sauvegardant les droits sacrés de l'Eglise catholique, Nous désapprouvons, condamnons et rejetons en vertu de Notre autorité apostolique cette loi de Séparation entre la République portugaise et l'Eglise: loiqui méprise Dieu et répudie la profession du catholicisme; qui rompt, par une violation du drôit naturel et du droit des gens, les traités solennellement conclus entre le Portugal et le Saint Siège; qui dépossède l'Eglise de la jouissance la plus légitime de ses biens; qui opprime la liberté même de l'Eglise et bouleverse sa divine constitution; qui insulte enfin à la majesté du Souverain Pontificat, à l'Ordre épiscopal, au Clergé et au peuple portugais, aux catholiques enfin de toute la terre.En même temps que Nous protestons avec énergié contre cette loi portée et promulguée publiquement, et que Nous élevons cette réclamation solennelle contre tous ceux, quels qu\u2019ils soient, qui ont travaillé ou -pris-part à la confection de cette loi, Nous décrétons et dénonçons comme nulle, sans effet et devant être tenu pour tel, tout ce qui y n'été ordonné de éon- traire aux droits inviolables de l'Een, les \u2018difficultés où le Portugal: s'engage aujourd'hui, après cette déclaration de guerre àla Religion, nous causent un grand souci et une JOURNAL GATHOLIQUE 809 RUB SAINT-PAUL, MONTERAL RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, \u201c coLomsanon, fic, Nousavons dit que le jugement rendu dans la cause de L.-A.Caron, vén.d'hon.'.des Cœurs-Unis, contre le Directeur de la Croix, nous étonnait et ce n\u2019est pas sans raison.Elle'est trés simple, cette affaire.Dans la Croix duF11 juin 1910, nous lisons en 1ère page un article absolument théorique contre la franc- maçonnerie en général, dans lequel il n'est pas du tout question de M.Caron; dans la même édition, en 4e page, à la fin de la 6e colonne, {nous lisons la note suivante écrite à la demande expresse d'un autre M.Caron: « NE PAS-CONFONDRE «Nos lecteurs sont priés de ne pas confondre M.A.-L.Caron, de la maison Caron Frères, bon catholique, avec M.L.-A.Caron, comptable et membre des Cœurs-Unis.n F Cette note très courte, très claire et très vraie jusqu'au dernier mot, nous l'avons publiée pour rétablir -dans l'opinion publique la réputation d\u2019un bon catholique, qui était atteinte par cette confusion de personnes que l'on commettait à cause de la ressemblance des deux noms en question, C'était notre devoir de la publier et nous avons fait notre devoir.Mais, pour avoir fait notre devoir, nous nous voyons condamné à payer 50 piastres de, dommages à M.Caron, \u2018membre des Cœurs-Unis\u201d\u201850'piastres de frais à M.-Gonzalve Desaulniers, son avocat, et, en outre, nos propres Le simple bon sens aurait, au contraire, félicité le Directeur dè la Croix d'avoir donné à Pierre ce qui 'appartenait à Pierre et à Jacques .ce qui\u2019 appartenait à Jacques.Mais il faut croire que le bon sens n'est guère reconnu par la Vôbreoncernant le libelle.Pourtant, cette loi donne au journaliste le droit de publier tout cè' qui est vrai et tout ce qui est dans l\u2019in- térat public.: Dans la présente cause, \u2018Caron \u2018avoue lui-même, dans sa déclaration à la Cour, qu\u2019il est un des membres des Cœurs-Unts.-Le fait que nous avons avancé est donc vrai, de l\u2019aveu même du demandeur.Mais Caron prétend qu'il fait partie d'une société maçonnique privée et que, par conséquent, il n\u2019y avait pas d'éntérêt public N' dire dans le mainteñti sa prétention.soutenable.ancien et accepté; sdus l'ébédience\u201d de la Grande Loge d'Angleterreenverset côntre toiïs, ceux de ses membres qui sollicitent le suffrage Ir Eglise Croix, même pour rendre justice à | l\u2019autre M.\u2019 Caron, qu'il appartenait | aux Cœurs.Unis, \u2018et le tribunal als: Voyons un peu si cette-thèse est f La dite loge suit le rite.anglais 5 Orila grande \"Loge d\u2019Angieterre |: entend donner au monde une vie s0- ciale nouvelle | lié\u2018 s'occupe de po- |; litique et de religions elle supporte, | injuste et et darigereuse, surtout on Ç Canada, où ies catholiques wont la _ grande minorité.L'intérêt des catholiques dans notre pays se confond avec l'intérêt du public.Né Pas Toconnaître le premier c\u2019est effective\u2019 J ment nuire au second.; En effet, l'Eglise, par ses 16k, institutions de charité, ses mais d'éducation, ses évêques, ses pri LE et ses fidèles, ne cherche rién fant que rendre heureux non - seulement - 5, les peuples qui se soumettent x son ow autorité bienfaisante, mais aussi- +00.- ; ceux même qui lui nient son: rosigine - divine.- Elle est une source tin de biens spirituels et temporels.La franc-maçonnerie en.5\u2019 atta quant à cette source ; en cherchant - à la tarir ou du moins à l\u2019empêcheë de se répandre sur le monde, ne tra- pa vaille-t-elle pas contre lesintéréisbien entendus du public?etle journalists catholique, en combattant cette.so.\u201d ciété, jusque dans ses membres, me fait-il pas une œuvre d'intérêt jam 2 blic ?; = } La Patrie nous répond :.i - \u2014QOui) mais la maçonnerié anidite anglais, quoique comprise dans Te .nathème porté par plusieurs souve- \u2018 rains pontifes contre Ia; franc-ma 7 gonnerie en général, n'est pas l'énne- mie de l'Église, 5 15 \u2014Nous aurions a sans\u201d.re nal protestant; mais nous ne pouvons comprendre que la Patrie, crga- : ne qui se donne comme catholique, | aille jusqu\u2019à supposer que les Papes aient anathématisé sans raison franc-maçonnerie du: \u2018rite: anglilys E ses membres, ot qu'elléien fases\u2019 > si passer pour des têtes dé lisottes, | L\u2019insinuation de la: Patrie à eat trod - grave.- \u2018Nous avoris maintes tois pra pagne, d'Italie,du Portugel, desBiate- Unis, du Canda et d\u2019ailleurs.°° C'est un fait historique incônstes- 5 du peuple pour\u2019 eh\u2019 Sbtenir quelque | vaiée maridat1 de plus, oliéest l'antichas- 3 bre du rite écoseués ancien.et-accepté dont l\u2019anticlérioatiome se faié conktie aujourd\u2019hui jesiqu'eu-face du Vationn.- Bt l\u2019on pourra \u2018 dive après crie qu'il |- n'ya pas d'intérôt: public À feiss \u2018 connaître les membrebide cette loge.- =D y a de-l'intérit .cathelique,:1 PER prairie a EE CS ES A EE Le côté hamain dans les choses divines D'un article remarquable de la Revue Apologétique, nous extrayons la page instructive qu'on va lire: La Bible est à la fois divine et humaine.Les incroyants ont beau jeu à mettre en relief tout ce qu\u2019il y a d\u2019humain dant les livres racrés.Des auteurs multiples, disent-ils, sur un espace de dix vu quinze siècles, ont écrit chacun suivant son génie personnel.Leur œuvre porte le cachet du payset del'époque.Elle revêt les formes diverses qui sont familières à l'expression de la pensée humaine, peass et poésie, histoire et allégorie.instruction et cantique.Leur style est plus ou moins parfait.Des rois et des bergers, des savants et Jes simples ont apporté leur contribution a l'exécution de.l\u2019ouvrage.Des écrits similaires se rencontrent chez les an- cienspeuplesbabylonienset égyptiens.Certains sujets sont même développés ici et là, avec des traits communs qui permettent de conclure à une dépendance ou à une grande affinité de pensée entre les auteurs bibliques et les écrivains étrangers à Israël.Enfin, plus d'un passage accuse une conception très fausse du monde physiques ou des phénomènes quis\u2019y produisent | les connaissances scientifiques des écrivains hébreux sont tout à fait élémentaires, parfois mêmes enfantines.On pourrait ajouter que plusieurs de leurs idées morales sont encore arriérées, grossières et défectueuses, et qu\u2019elles ne se perfectionnent qu'avec le temps et au contact des autres peuples.Toutes ces remarques sont justes.Elles nous apprennent sur la Bible ce qu\u2019on nous apprendrait sur Jésus- Christ en nous disant qu\u2019il a été enfant, qu'il a grandi, qu'il a eu faim et soif, qu'il a souffert et qu'il est mort.Elles se rapportent au côté humain du livre sacré et visent un état de choses incontestable et incontesté.Mais là s'arrêtela portée decesconstÿfgtations.Elles n'excluent nullement la présence du divin sous cette enveloppe humaine.Le divin existe à l'état latent, mais réel, dans la Bible.Les auteurs sacrés affirment souvent que Dieu parle par leur organe.Les anciens Jüifs l'ont cru.L'Eglise enseigne que les auteurs bibliques ont écrit par l'inspiration de Dieu, mettant en mouvement leur volonté pour les déterminer à écrire, éclairant leur esprit pour le préserver d'erreur, et les pourvoyant d'une révélation divine, quand les choses qu\u2019ils avaient à dire dépassaient les forces de l\u2019entendement humain.I n\u2019est pas indispensable que la vérité de ces affirmations de l'Eglise saute aux yeux de tout lecteur de la Bible, bien que déjà la comparaison de ce livre des Hébreux avec les livres religieux des autres peuples anciensdonne singulièrement à réfléchir.Mais tout au moins, faut-il montrer que ce qui est humain dans la Bible n'exclut nullement la possibilité du divin.Pourquoi, tout d'abord, ce choix de Dieu s'arrétant sur le peuple hébreu, numériquement faible au mi° lieu de ses voisins, grossier, égoiste et instinctivement porté comme eux au polythéisme et à l'idolâtrie?Pourquoi, dans le livre sacré, cette histoire des ancêtres et des descendants dilsraël, qui n'est rien moins qu'édifiante, Qui raconte tant d'infamies et de méfaits mélésh des épisodes d'une moralité plus haute, et qui semble aboutir à la faillite du peuple élu, et par conséquent à la condamnation du choix divin ?À parcourirles annales desanciens temps, l'on serait fort en peine pour désigner le peuple que Dieu eut dû préférer aux Hébreux.Mais Dieu se sert des instruments humaine sans se laisser pardlyser par eux, et sa puissance éclate précisement dans la manière dont ilemploie les moyens les plus défectueux pour arriver à ses fins.Que les Israélites aient été un peuple très secondaire au point de vue humain, il n'en est pas moins vrai que,seuls dans tout l'ancien monde, ils ont été monothéistes, malgré leurs instincts contraires, et ont gardé l'espérance du Messie spirituel malgré leurs ambitions de domination temporelle.Une parcille anomalie fistorique trahit l'intervention d'une action divine, et plus on met en saillie le côté très humain de toute cette histoire, plus on rend indispensable et large la part dela puissance divine, pour faire des juifs les gardiens fidèles d\u2019une foi qui deviendra celle de tout le monde civilisé.Mais quel langage fait-on tenir à Dieu, si on lui attribue l'inspiration de tous ces anciens écrivains juifs qui se représentent le Tout-Puissant comme une sorte de monarque oriental menaçant et terrible, se repaissant de sacrificessanglants et brandissant sans cesse le glaive de sa colère?Comment attribuer à la souve- rainesagesse tantd'idéesquisemblent indignes d'elle et tant d'autres qui ne présentent la vérité que dans une mesure insuffisante, inférieure même, sur certains points, à celle qu\u2019- avaient su conquérir d'autres peuples ignorant le vrai Dieu?Dieu ne s'est révélé aux Hébreuxque partiellement et progressivement.ll a proportionné la lumière à la capacité de leur esprit.S'il ne l\u2019a donnée tout entière au monde Que par le ministère de son Fils incarné, il n\u2019y à pas lieu d\u2019être surpris inintelligences plus ou moins accentuées dans les âges précédents.Mieux valait après tout que les Hébreux se fissent de lahvé une idée anthropomorphique à l'excès plutôt que de verser davantage dans l\u2019ido- latrie par suite d\u2019une conception plus spiritualiste et pour eux moins saisissante de la divinité unique.Quant au langage des auteurs sacrés,| il est de leur temps et de leurs pays.Dieu ne pouvait; s\u2019il voulait être compris, leur faire parler un autre langage que celui-là.Du reste, aucun langage humain, si noble et si parfait qu'il paraisse, n'est capable d'exprimer la pensée divine sans lui faire perdre desa clartéetde sa majesté.« Carla parole de I'hom- mene parle jamais des chose de Dieu qu'avec obscurité; elle ne les exprime jamais qu'enles tirant de leur propre lumière, pour les exposer dans celle qu\u2019il plaît à Dieu de nous donner:et elle ne peut jamais les présenter à l'esprit humain qu\u2019en les anéantissant en elle-même, et les obligeant à serevêtir de notre humanité et à se réduire aux bornes étroites de nos conceptions,» De même que, dans l'incarnation, le Verbe de Dieu s\u2019est abaissé et anéanti, ainsi, dans la Bible, la pensée divine s'est anéantie et abaissée.Le même plan a été suivi dans l'un et l'autre cas.Le divin est supposé surtout parlesprophéties et par les faits miraculeux, Mais, pour que son action fût incontestable, ne faudrait-il pas que les prophéties fussent d\u2019une précision absolue et que leur accomplissement s\u2019imposât comme réellement surhumain?Quant aux miracles, puisqu'ils sont l\u2019une des principales marques du divinet qu'on en tire les plus graves conséquences ne conviendrait-il pas que leur caractère spécifique et leur historicité s\u2019imposassent victorieusement à tout homme intelligent ?D'ordinaire, les prophétiesnesont pas formulées avec une clarté telle que leur sens s'impose comme celui d'un récit.Il ne faut pas que la liberté humaine soit gênée par une annonce trop formelle.Puis, la prophétie est destinée moins à ceux Qui l'entendent, qu'à ceux qui en doivent voir l\u2019accomplissement.Elle n'a d'importance pour les premiers que s'ils sont assurés de la véracité du prophète, comme le cas se pré- senta pour les Juifs auxquels Jére v en constatant les ignorances et les] LA LROIX mie annonçait le terme de ia captivité, Le plus souvent, le vrai sens de ls prophétie ne se comprend que par son accomplissement.Ainsi Isaie prédit que l'Emmanuel naîtra d\u2019une vierge.S.Mathieu (1,22) signale la réalisation de cette prédiction dans Jl'enfantement virginal de Marie.Mais le sens du texte d'Isaie était si peu compris des Juifs que, quand Jésus se donne comme le Messie, ses enne- niis, qui le croient né de Joseph et de Marie, ne songent jamais à lui opposer le texte prophétique.De même, Notre-Seigneur signale, dans ce qui est raconté de Jonas, une sorte de prophétie en action de sa résurrection et de la prédication de l'évangile aux étrangers.Qui aurait attribué cette portée au récit biblique, sans l'indication fournie par le Sauveur?Quant aux faits miraculeux, ils sont attestés dans les mêmes conditions que les faits ordinaires.L'histoire ne peut faire davantage C'est ensuite aux penseurs, croyants ou incroyants, d'étudier le fait pour en dégager l'élément anormal -qu'il renferme, sans décider a priori pour ou contre la valeur historique du récit uniquement d'après son caractère surnaturel.En ces matières, parce qu\u2019elles sont religieuses, on n'a pas le droit d'exiger une certitude quasi mathématique que l\u2019histoire la mieux documentée n'est pas capable de fournir.La certitude morale est seule de son ressort,et, dans son genre, cette certitude est aussi ferme et aussi raisonnable que celle qui résulte d'un théorème.Lesimple bon sens suffit à montrer qu\u2019il n\u2019en peut être autrement.C'est donc une exigence mal fondée que celle des in:royants, qui voudraient que la réalité du divin biblique résultät de la simple constatation historique de la matérialité des faits L'histoire est un procédé humain qui ne nous met en rapport qu'avec ce qui est à sa portée, c\u2019est- à-dire avec ce qu'il y a de sensible dans les faits bibliques.Le raisonnement et surtout la foi vienneat ensuite pour découvrir dans ces faits ce qu\u2019ils supposent dedivin.Et si ces faits, à raison de leur caractère surnaturel, ont besoin d'un surcroit de certitude, c\u2019est la foi qui le leur fournit.Sans doute, la foine fera pas que soit vrai un événement que par l'emploi légitime de sa méthode l'histoire a déclaré certainement faux, de tellesorte que le croyant et l'historien, se dédoublant dans le même homme, puissent arriver à des connlusions opposées et inconciliables.Maisla science humaine et la foi rempliront chacun le rôle qui leur est propre : la première fera naître la certitude de ce qui est sensible et la seconde ajoutera à cette certitude ce qui est nécessaire pour affirmer sûrement le divin.La raison constatera que tels et tels faits ne peuvent s\u2019expliquer adéquatement par les causes naturelles, et la foi compiètera l'explication en concluant à l'intervention des causes surnaturelles.Les incroyantsne veulent voir dans la Bible que le côté humain.Ils la traitent comme les Juifs ont traité Jésus-Christ, en ne voulant reconnaître en lui qu\u2019un homme.Des caractères humains du livre sacré, ils concluent à son origine exclusivement humaine, et ne se gênent guère pour y voirl\u2019erreur,le mensonge, l'illusion, l'ignorance, les conceptions purement imaginatives, en un mot tout ce qu'ils constatent dans les prétendus livres sacrés desanciens.Sans nier le côté humaindes livres sacrés, les croyants y reconnaissent la «parole de Dieu», inspirée et garantie parlui.Ils s'appliquent à déméler ce qu'il faut mettre au compte des collaborateurs humains et ce qui ne peut venir que de Dieu dans la Bible.Ils remarquent que ce livre, unique au monde, a été étudié et attaqué comme nul autre y que les efforts des eavants incroyants pour déterminer son cafäctère purement humain ont profité aux croyants,en les aidant à se faire une idée plus nette de son origine e; de sa composition ; que ce livre a divinement préparéla venue du Messie et qu\u2019ensuite il en a admirablement raconté la vie et résumé la doctrine; qu'en définitive, malgré toutes les attaques, la Bible demeure le livre sacré par excellence et que les chrétiens ne cessent d'y puiser lumière, force et consolation.Documents relatifs au magnôtisme, au spiritisme, à l'hypnotisme Réponses anciennes, données parle Saint-Office et par la Pénitencerie de 1840 à 1856, concernant le magnétisme : Les voici par ordre de date : 1° À la question de savoir .« si le magnétisme, généralement et en lui- même, est licite ou il licite », le Saint Office répondait le 23 juin 1840 : aSi l\u2019on écarte toute erreur, tout sortilège, toute invocation explicite du démon, la pratique du magnétisme consistant dans l\u2019emploi de moyens physiques, par ailleurs licites, n\u2019est pas moralement défendue, pourvu qu'elle ne tende pas à une fin illicite ou de quelque façon mauvaise.Mais l'application de principes et de moyens «purement physiques» à des objets ou à des effets vraiment surnaturels afin de les expliquer naturellement, n'est qu'une tromperie absolument illicite et entachée d'hérésie ».2° Le 24 avril 1841, la même Congrégation, av sujet d'expériences de magnétisme « faites en vue d'obtenir une fin non naturelle, déshonnête, par des moyens indus», rendait le décret suivant: «L'usage du magnétisme, tel qu'il vient d\u2019être exposé, n\u2019est paslicite.» 3% La même année (19 mai), l\u2019évêque de Lausanne, désirant sur le magnétisme une réponse plus complète, \u2014 «attendu que jusqu'alors les réponses relatives au magnétisme animal ne paraissaient point suffisantes, et qu'il était très désirable que tous les cas, devenus fréquents, fussent résolus plus sûrement et plus uniformément » \u2014 exposait en ces termes à la Pénitencerie les effets du somnambulisme magnétique : «La personne magnétisée, ordinairement une femme, tombe si profondément dans cet ¢tat de sommeil, appelé somnambulisme magnétique, que même le plus grand bruit fait à ses oreilles, même la plus violente atteinte causée par le fer ou par le feu ne peuvent la réveiller.Seul le magnétiseur anquel elle a livré son consentement \u2014 car il est nécessaire qu'elle donne son consentement \u2014 peut l\u2019amener à ce genre d'extase, soit par des attouchements et des passes, lorsqu'il est présent, soit par un simple commandement, même intérieur, lorsqu'il est éloigné même de plusieurs lieues.Alors cette personne, interrogée soit de vive voix soit mentalement, sur sa maladie ou sur celles de personnes absentes qui lui sont totalement inconnues, fait aussitôt preuve, malgré son évidente ignorance, d'une science bien supérieure à celle des médecins; elle parle d'anatomie avec beaucoup de précision ; elle indique la cause, le siège, la nature de maladies internes très difficiles, même pour les professionnels, à connaître et à définir, elle détaille les progrès, les variations, les complications de ces maladies, et cela avec les termes appropriés; souvent aussi elle annonce la durée de ces maladies et prescrit les remèdes les plus simples et les plus efficaces.Si la personne, au sujet de laquelle la femme magnétisée est consultée, est présente, le magnétiseur, établit un rapport entre l'une et l'autre par contact.Si cette personne est absente, une boucle de ses cheveux suffit à suppléer à sa présence.En effet si l'on approche simplement cette mèche de cheveux de là paume de la magnétisée, celle-ciest capable de déclarer aussitôt ce que c\u2019est (sans pourtant voirles cheveux), de qui sont ces cheveux, où se trouve la personne à qui ils ont appartenue.ce qu'elle fait, et elle peut fournir tout les renseignements dont il est parlé plus haut, sur la maladie de cette personne, absolument comme si elle auscultait elle-même le corps de la malade à la manière des médecins.\u2014 Enfin, la personne magnétisée ne voit pas avec les yeux, puis- qu'ils sont bandés; et pourtant bien que ne sachant paslire, elle lit aussi bien un livre qu'un manuscrit, un livre ouvert qu\u2019un livre fermé, qu\u2019il soit placé sur sa téte ou sur son ventre.C\u2019est aussi de son ventre que semblent venir ses paroles.Lorsqu'elle a été tirée de cet état magnétique, soit par l'ordre, même simplement intérieur, du magnétiseur, soit par elle-même au moment méme qu'elle avait annoncé, elle n\u2019a plus du tout conscience (semble-t-il) de ce qui vient de se passer, quelle qu'ait été la durée de cet état antérieur.Les questions qui lui ont été posées, les réponses qu\u2019elle a faites, les souf- trances qu\u2019elle a endurées, tout cela n\u2019a laissé aucune idée dans son intelligence, aucune trace dans sa mémoire.» Après cet exposé, l'évêque de Lausanne demandait à la Pénitencerie une réponse à la question suivante: « Le confesseur ou le curé peut-il en toute sécurité permettre à ses pénitents ou paroissiens: 1° d'exercer le magnétisme animal, qui revêt les caractères décrits plus haut et d'autres semblables, comme un art auxiliaire de la médecine ou pouvant y suppléer ; 2° de se livrer à un magnétiseur pour être euis dans cet état de somnambulisme magnétique; 3° de consulter,pour eux-mêmes ou pour d'autres, des personnes ainsi magnétisées; 4° d'accomplir l'un des trois actes qui viennent d\u2019être mentionnés, après avoir eu soin de renoncer formellement au préalable à tout pacte explicite avec le démon, même à toute intervention :aïanique ; puisque cette précaution prise n'a pas empêché quelques opérateurs d'obtenir, au moyen de ce genre de magnétisme, quelques effets identiques à ceux qui ont été rapportés plus haut.» Voici quelle futla réponse de la Pénitencerie : « La Pénitencerie après avoir bien réfléchi sur le cas exposé, a été d'avis de répondre : « La pratique du magnétisme, telle qu\u2019elle est exposée dans le cas présent, n'est pas licite » (1er juillet 1841).* 4e En 1847, l'archevêque de Montréal sollicita à son tour une réponse du Saint Office : «L'art du magnétisme s'exerce dans ledit diocèse.Est-on criminel quand on prétend savoir ce qui se passe dans des lieux fort éloignés ou ce qui est intérieur et caché dans le cœur?Quand on s'en sert pour découvrir des voleurs ou malfaiteurs ?Quand on en fait usage pour assoupir les personnes à qui il faut faire l'amputation de quelques membres, afin de les rendre insensibles à la douleur ?» Le 28 juilet 1847, le Saint Office répondit comme il suit : « Provisoirement, voir le décret du 23 juin 1840, ainsi congu:.(suit le texte que nous avons donné plus haut), 5¢ Enfin, le 30 juillet 1856, le Saint Office, «après avoir attentivement examinéles rapports qui lui avaient élé envoyés de tous côtés par des hommes dignes de foi, sur des expériences de magnétisme », décida d'envoyer à tous les évêques une circulaire ayant pour but «d'as- rêter les abus du magnétisme».Cette circulaire datée du 4 août 1856 rappelle tout d'abord à quels abus superstitieux le magnétisme donne lieu : «II est avéré qu'un nouveau genre de superstition est introduit par ces phénomènes magnétiques dont s'oc- » | et à l\u2019'hypnotisme : cupent \u2014 non pour approfondir a hommes \u2014 quelques modernes s'imaginent qu'ils pourront décou: vrir les choses cachées, éloignées où futures par les artifices du magné.toutes livrées à la merci du magnétiseur.» cessé de protester.« Déjà le Saint Siège a traité ce sujet dans des ré.ponsesà des cas particuliers : ceg réponses condamnent comme illicites les expériences qui ont pour but d'atteindre par des moyens indus une fin qui n'est ni naturelle ni honnête.Ainsi, pour des cas decette sorte, il a été décrété, le 21 avril 1842, que ala pratique du magné- n'était pas licite» De même la Sacrée Congrégation du Saint Office vres qui répandaient avec acharnement des erreurs de ce genre.» Non content de solutionner les cas particuliers sur l'usage du magnétisme, le Saint Office a pris pour règle générale le décret rendu par lui le 28 juillet 1847 (voir plus haut).Mais ce décret lui-même n\u2019a pas mis fin aux abus, et la Sacrée Congrégation se voit obligée de demander aux évêques d\u2019apporter tous les soins à la suppression et à l'extirpation des abus du magnétisme : «Bien que ce ilécret général ait suffisamment expliqué ce qu\u2019il y a de licite et d'illicite dans l\u2019usage et l'abusdu magnétisme, cependant la malice des hommes en est arrivée à ce point que certains, se souciant peu de cultiver légitimement la science,et recherzhant plutôt ce qu\u2019il y a d'extraordinaire, pour le plus grand péril des âmes et au détriment de la société civile elle-même, se glorifient d\u2019avoir trouvé un certain Principe de divination et de prédie- tion de l'avenir.Aussi, à l'aide des ce qu\u2019on appelle la claire intuition, - des femmes, au milieu de gesticulations qui sont loin d'être toujours décentes, se vantent avec emphase de voir les choses invisibles, ont la téméraire audace de débiter des ser- tendent évoquer les Âmes des morts, en recevoir des réponses, découvrir des choses inconnues ou éloignées, et s'adonnent à d'autres pratiques superstitieuses de ce genre, dans l\u2019espoir de gagner beaucoup pour elles et leurs maîtres par l'exercice de cet art divinatoire.Dans toutes ces pratiques, quelle que soit l\u2019habilité ou l'illusion qui les accompagne \u2014\u2014 étant donnée que des moyens physiques sont employés pour pro- turels \u2014 il y à une fourberie tout à fait illicite et entachée d\u2019hérésie et un scandale contre les mœurs.C'est pourquoi la sollicitude pastorale, Ja vigilance et le zèle de tous les évé- à réprimer efficacement un forfait si grand et si funeste à la réligion et àla société civile.aussi, les Ordinaires feront tous leurs efforts, avcc l\u2019aide de la grâce divine, par des avertissements empreinis mèdes que le droit leur permet et que les fidèles qui leur sont con- des mœurs.» B.\u2014Réponses récentes se rappor tant plus directement au spiritisme 1° «Sur l'usage du spiritisme».avec l'esprit malin, est dans l'usage d'évoquer les Ames des trépassés.J agit ainsi qu'il suit : seul, sans autre démarche, il adresse une prière au sziences physiques, ce qui Serait jug.: te, mais pour tromper et séduire les; : tisme, telle qu'elle était exposée.a jugé devoir prohiber certains li-\u2019 mons sur la religion elle-même, pré-\u2019 duire des effets qui ne sont pas na- tisme, surtout avec l\u2019aide des femmes, = - Contre ces abus, le Saint Sitges: La e artifices du somnambulisme et de ques doivent tendre le plus possible C'est pourquoi d\u2019une charité toute paternelle.par.de sévères objurgations, par les red'employer, en tenant compte des | lieux, des temps, des personnes,pour .réprimer et arracher les abus de ce Cl magnétisme, afin que le troupeaudu Seigneur soit défendu contre l'hom- *- me ennemi, que le dépôt de la foi soit conservé intact et soit protégé, fiés soient préservés delacorruption «Titius, tout en excluant tout pacte 17 Juin 1917 chef de la milice céleste, lui demandant de vouloir bien lui accorder de parler avec l'esprit detelle personne déterminée; ensuite
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