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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 18 décembre 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1909-12-18, Collections de BAnQ.

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[" oY iste an Foi Fon | : vive oul, IN- HOC SIGNO VINCES La *\u201cCroix\u2019\u2019 \u2018BOY RUE SAINT-PAUL Moite de Poste 2175 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6647-4.UVENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle.LEON XII Les peines affictives dans les écoles L'école gratuite et fes meneurs d'ouvriers À l\u2019occasion du jugement porté par le juge Bazin contre une pauvre maîtresse d'école, la Patrie, bonne à toutes les sauces, revient encore sur la question des punitions afflictives.Il doit y avoir N ce journal quelques anciens mauvais élèves qui conservent rancune à certains de leurs instituteurs qui ont puêtre contraints de leur administrer la férule ! Si les rédacteurs de la Patrie et bien d'autres avec eux avaient été professeurs pendant un mois seule- lement, je crois qu\u2019ils n'auraient pas autant de zèle contre les punitions afflictives ; ils comprendraieut mieux qu'elles sont parfois nécessaires pour certains caractères voire même indispensables, et que ce serait une vraie cruauté de ne pas se servir de ce moyen, qui a presque toujours l'efiet de maintenir l'élève dans le devoir, lorsqu'il est sagement appliqué, bien entendu.Pendant ma longue carrière de professorat (car j'ai enseigné durant! trente-trois ans), j'ai pu constater les bons effets d\u2019une punition afflictive donnée à propos et.avec calme ; il ne faut pas-d\u2019abus, sans doute ; car l'abus ne vaut rien, quand il n\u2019est pas dommageable.Un jour, Henri IV, roi de France, se plaignait devant de vieux serviteurs, de certains défauts qui lui faisaient sérieusement tort ; et ces braves gens de lui dire : «Sire, vous aviez ces défauts dans votre jeunesse, »\u2014 Alors le roi frappa violemment sur une table en s\u2019écriant : « N°y avait-il pas de verge dans mon royaume à cette époque ?Pourquoi ne s'en est-on pas servi ?Je ne gémirais pas aujourd'hui sous le poids de ces défauts qui m'humilient et nuisent à mon gouvernement.» Le père de saint François de Sales venait de donner une forte punition afflictive à son enfant pour une faute relativement légère ; l'enfant fit à son père la remarque que la rigueur de la punition dépassait la.gravité de la faute.\u2014 «C'estafin que tu t'en souviennes », ajouta le père.François s'en est souvenu ; il est devenu évêque, docteur et saint ; et pourtant il n\u2019élait pas doux de caractère ! Saint Grégoire le Grand avait sa verge près de lui pendant qu\u2019il donnait ses leçons de plain-chant.Il paraît que saint Léandre n\u2019était pas doux pour son frère saint Isidore.«Celui qui aime son fils le châtie, ou ne lui ménage pas la verge», dit \u201c l\u2019Écriture.Le divin Maître n'a-t-il pas chassé les vendeurs du temple avec des fouets ?Et pourtant, il avait dit : «Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ».« Je donne ma vie pour mes brebis», disait-il aussi, ce qu'il fit effectivement.1l les aimait donc ses brebis, puisqu'il a donné sa vie pour elles et, pourtant, il n\u2019a pas ménagé le fouet à ceux qui le méritaient.Je suis le premier h prêcher la douceur envers les enfants que j'aime beaucoup, mais une douceur bien entendue, sagement réglée : pas de faiblesse\u2019; encore: moins de lois Qui lient les mains des maîtres et des Ya Ue' Samedi, 18 Décembre 1909.Vol.VIL Ne 48 01x JOURNAL CATHOLIQUE 309 RUE SAINF-PAUL, MONTRÉAL.RELIGION.QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITERATURE, CCONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGEICULTURE, COLONISATION, ETC.maîtresses.On aurait grand tort de le faire.ll est vrai qu'on n'inflige plus la peine du fouet aux condamnés, comme le dit la Patrie.Est-ce un bien ?Et bientôt la peine capitale ne sera plus dans les mœurs ; des tendances fort accentuées s'annoncent en ce sens : ne sera-ce pas un mal ?Que voulez-vous, nous sommes en un sidcle de progres I.la canaille doit triompher ici-bas et le juste déchoir ; le mot d'ordre est donné.On plaint l\u2019assasin : pauvre fou! Quant à la victime elle est reléguée aux oubliettes ! Ne faut-il pas être de son siècle ?! Le même sac i tout mettre, la Patrie, nous parle longuement du mouvement des ouvriers en faveur d'une commission scolaire unique pour Montréal et élue par le peuple.Rodier, le soi-disant délégué des ouvriers,mais l'interprète sûr des autres chefs ouvriers, quiont préféré ne pas paraître cette fois-ci, fait dire à ses soi-disant commettants que l\u2019enseignement gratuit et l'iniformité des livres sont nécessaires et désirés par eux.Nos mentors modernes ignorent probablement que ces deux mesures ont fait un complet fiasco en France et qu'on y a obtenu des résultats diamétralement opposés à ceux qu'on attendait.D'après M.Rodier, il n\u2019est pas du tout question de causer de l'embarras au clergé ! Le clergé ne craint rien pour lui- même, mon cher monsieur Rodier ; ce ne sont pas ses affaires qui pourraient être en jeu mais bien celles des âmes qui lui sont confiées et qu\u2019il doit défendre contre les loups ravisseurs.Encore de la P\u2019utrie bien entendue ! On trouve là des marchandises de toute espèce ! Un bon philanthrope, probablement un silarié du gouvernement, se plaint de ce que les veuves et les enfants des employés du gouvernement sont laissés sans secours ou sans pension.Va-t-il falloir maintenant que le pays fasse vivre les fils de tous ceux qui ont trouvé grâce aux yeux des maîtres du jour sousprétexte que leurs pères ont été lesemployés du gouvernement ! Huit cent piastres par année, c'est un bon salaire ; que d'ouvriers gagnent moins sans que leurs patrons dotent leur famille d'un revenu après leur mort.Que les employés du gouvernement, qui veulent faire un avenir quelconque à leur famille fassent assurer leur vie.Pour cettefinilen'ont qu'à épargner au lieu de vivre en gros seigneurs.Il est à remarquer que beaucoup de ces messieurs ont au-delà de huit cents piastres.J'ai connu l\u2019un de ces employés qui me disait avoir reçu un salaire de huit mille piastres par année de ses amis les gouvernants et cela pendant assez longtemps.Et tout vieux garçon qu\u2019il était, il se trouvait sans ressource.Aurait-il fallu lui fonder une pension pour le tirer de la misère ?! Certes, il ne serait pas juste que tout le reste du pays souffrit pour quelques privilégiés\u2026 Les juges, après être sortis-de charge, reçoivent une grosse rente ; les députés, soit à Ottawa, soit à Québec, se sont adjugé une augmentation de salaire ; les sénateurs et les conseillers législatifs participent aux mêmes bienfaits ; aux deux parlements coulent le lait et le miel ; rien n'y manque, pas même les employés qui y pullulent | Mais, pour les colons pas de chemins ; et pour notre province pas de colons.Pour ces œuvres il n\u2019y a jamais suffisamment d'argent dans le trésor public.On croit faire beaucoup quand on a donné un mince bonus à une maîtresse qui s'est imposé un surcroît de travail, qui a souvent affaire à des enfants mutins, mal élevés, grossiers.indolents qui lui donnent mille peines, et à laquelle les parents de ces élèves se croient en droit de venir chanter pouille quand leur progéniture mal dressée se plaint ou reste stationnaire ! Imaginez-vous donc une maîtresse qui reçoit le salaire énorme de cent piastres par année, les deux tiers à peu près de ce que reçoit une bonne ou la moitié du salaire d\u2019une fille qui travaille aux usines, et c'est aux petits grossiers, aux petits insolents, quelquefois aux petits tyrans, qui s\u2019étudient à faire souffrir leur mat- tresse, que vont les sympathies de la Patrie ! Une pauvre petite maîtresse s\u2019oublie un peu à l'endroit d\u2019un enfant récalcitrant, et la feuille à tout dire se réjouit de ce qu\u2019elle a été traduite devant les tribunaux et condamnée ! Des exploiteurs avides et véreux corrompent et perdent l'enfance, elle laisse faire ; plus que cela, elle fait force réclames ou annonces en faveur des corrupteurs ! Quand la chair est mortifiée, c\u2019est un crime ! Outrage-t-on la morale, ce n'est rien! Oh! que la justice humaine a parfois la vue courte ! Heureusement, il y aura un jugement général pour remettre toute chose à sa place.PIERRE BAYARD GUERRE AU ROI DU JOUR ! Lai campagne contre le roi du jour.alcool, so poursuit à Montréal avec ln plus grande activité.Le règlement Carter statuant sur la fermeture des buvettes de bonne heure subira su deuxième lecture lundi au Conseil de Ville.En dépit des requêtes que les débitants de liqueurs font signer à l\u2019eucontre, nous espérons qu\u2019il sera voté.Les buvetiers sont aux abois.Ils voient d\u2019un oeil sérieusement inquiet la nouvelle levée de boucliers qui vient de se faire à Montréal coutre leurs taverncs.lls pensaient, après avoir acheté, par leurs annonces abondamment rémumératrices, le concours de lu presse quotidienne de luu- gue française de notre ville, ne fuire qu\u2019une bouchée de noire petite armée appuyée notamment par la Croix.Muia ils comptaient suns la bravoure ct la vaillance de nos soldats.Ils ne savaient sans doute pas que Gédéon avec 300 hommes bien aguerris put mettre cn déroute une multitude d'ennemis.ls vont l\u2019apprendre demain voir au \u201cMonument National\u201d! Mais que fait donc le Percopteur du revenu des licences avec les cinq cont cin- gitanto accusations portées contre la plupart des hoteliers de Montréal par lu Ligue anti-alevolique?Quelle est donc lu cause du retard, de la négligence ou de l\u2019insouciance qu\u2019il apporte à l\u2019inscription de ces causes en Cour de Police, avant que le temps légal de ce faire soit passé 7 Donnez les raisons de votre étrange conduite, M.le Percepteur! Si c\u2019est le Procurcur général de Québec qui vous em- péche d\u2019agir, nous voulons le savoir, ou ri vous avez peur des buveticrs, nous voulons lo savoir aussi; car votre silence vous condumne.Parles! JOSEPH BEGIN.\u2014 ms Si vous aisites vraiment la «Croix», vous chercherez à lafaire lire par ceux Qué vous entourent.FAUTE DE TEMP8 Nous avions plusieurs sujets de lu plus haute importance à traiter dans cette édition de la Croix, muis l'organisation de lp grande démonstration unti-alcoolique qui aurs lien demain soir au Monument National\u201d nous demandant une bonne pur- tie de notre temps, nous sommes obligé de remettre à In semnine prochaine l\u2019étude de ves sujets.LE DIRECTEU lt.LARGE TROUEE 1, article de notre mitrailleur, intitulé: Un coup de canon sur le camp ennemi, a fnit une large trouée dans les rangs des buvetiers.Nous en avons fait un tiruge spécial de plusieurs milliers d'exemplaires qui out été distribués par toute ln ville en vue de l\u2019assemblée anti-alcoolique de demain soir.Guerre à Taleo), san esrimie UNE NOUVELLE BLESSURE FAITE A LA NATION POLONAIS E Le gouvernement ruse a décidé de détacher de ln l\u2019ologne russe, à laquelle on à encore Inissé un semblant d'autonomie les deux \u2018provinces orientales de la Pologne russe déjà si raccourcie par Catherine FL et plusieurs de ses successeurs.Ces provinces, celles de Lublin ct de Sicslice, forment 31,149 kilomètres currés, c'ost-à-dire le seizième de Pétendue du ter- sitoire de lu France, ct complent pris de # millions d'habitants, presque tous Potenais of entholiques.oo Elles formeront dorénavant un gouvernement de l'empire russe, «out le siège sera à Chelm, ville de la province de Lublin, comptant environ 12,000 habitunts, presque tous juifs.Ce qui vst égaloment grave, c'est que le siège diocésain de -Lublin sera détaché de la inétropole de Varsovie cl incorporée à la province métropolitaine russe de Muhilew.Cette incorporation aura pour cou- céquence que l'enseignement religieux et profane devra être donné on russe.Et personne n'est là pour plaider auprès de Nicolas JL ct la cause de tout un peuple et le respcet des traités signés et des promesses solennellement faites.\u2014\u2014pamn Ga que l'on pense de la Groix \u201d Un membre du clergé nous écrit: RARE 16 décembre:1909.A M.J.BEGIN, Directeur de la Croix, Montréal.Cher ntonsieur, Veuillez trouver ci-inclus le montent de | mou abuanement à da \u201cCroix\u201d pour 1910.C\u2019est -peut-être rien ajouter au mérite bien connu de votre vaillant journal, mais je ne puis m'empêcher de vous dire sincèrement que je suis content de la Croix.\u201cEt je suis convaincu que si nous avions seulement dans notre province trois journaux dans le genre combalif du vôtre les \u201cpetits réformateurs modernes\u201d n\u2019auraient pas tani de toupet! Continuez donc à combattre Je bon combat, car lc bon Dieu bénit vatre ocuvre.Cricz bien haut et\u2018bien fort comme vous le faites si courageusement: Gare aux ennemis, gure sux francs-magons! Bien 4 vous en N.8.1233\u2014 Un vrai soldat du Christ ne craint pas de se faire le défenseur public de la « Croix ».- \u2014\u2014; @; \u2014\u2014 Trouvez à la « Croix » de nombreux lecteurs.Elle pourrait en avoir cinquante mille sé'chacun de ses abonnés actuels faisait un peu de propagande en sa faveur.- LE CLERGE ET LA POLITIQUE L'autre jour, M.C.\u2026.m'aborde et, sans tambour ni trompette, m'adresse cette question : Je sais qu'il n'est pas dans vos habitudes de celer la vérité et que vous la dites catrément à quiconque veut l'entendre, même à ceux qui se le veulent pas ! Est-il permis aux prêtres de faire de la politique actète ?D'abord, lui dis-je, vous me rappeles un peu les pharisiens qui, pour tenter le Seigneur, lui demandèrent a il était permis de payer le tributà César.Bh bien ! avant de vous répondre, permet- tez-moi de vous poser quelques questions à mon tour ; j'espère que vous me répondrez au moins avec autant de franchise que les pharisiens et les héro- diens le firent au Sauveur : \u2014 Y atil une loi qui frappe le clergé d'incapacité légale ?\u2014 Je n'en connais pas et il ne doit pas y en avoir.\u2014 Les prêtres sont-ils citoyens con- me tout autre ?- Pourquoi pas ?\u2014 Le prêtre doit-il comme tout bon citoyen s'intéresser à la chose publique, c'est-k-dire à la prospérité du pays ?\u2014 Pas l'ombre d'un doute.\u2014 Le prêtre serait-il excusable de faire volte face A tout ce qui intéresse in patrie, de demeurer indifférent à ca prospérité ou à sa ruine, à son honneur ou à sa honte ?- Non, non, cent fois non ! plirses devoirs de citoyen touchant la politique est-il bldmable ?: \u2014 Qui pourrait l'en blAmer 2.\u2014 Daus ce cas, mon bien cher ami, jo vous répondrai, conformément b ved propres aveux, que non seulement il est permis aux prêtres de faire de la politi Que active, mais que, dans bien dev ces, c'est pour eux un devoir de conscience tout spécial.D'ailleurs, voici ce que disait M.François Langelier sur ce sujet en 1875 : « Les curés ont le droit de voter, de discuter les questions d'intérêt public ».Est-ce clair ?vous savez que M.François n'est pas le premier venu et qu\u2019il n'a jemaie été trop tendre pou les curés ! Langelier admet qu'elle est légitime, mais en chaire, il me semble qu\u2019un pré- tre ne devrait jamais dire un seul met de politique, encore moins en canfe- sion ; sur ce point je sais positivement que monsieur Langelier est érréductible et tous ceux de son camp avec Jui, \u2014 N'ailez pas trop vite mon ami.Est-il permis à un curé de dire en chaire : mes frères, vous saves quo dee voleurs rôdent dans les environ et que les ours et les loups ont déjà fait dæ ravages considérables, tenes-vous our vos gardes, vous êtes en conscience obligés de veiller sur vos enfants afin Qu'ils ne s'exposent pas.Or, en politique, il y a des velours, des ours et des loup: dangereux qui ne devraient jamais émerger au pouvoir public.Comme pasteur chargé de la garde des âmes, le curé prévient ess ouailles et leur apprend, ce qu'ils ignorent probe- bliement, qu'en conscience ils ne doivent pas voter pour de semblables indé vidus.Ba ceci le curé ne fait qu'accomplir un devoir deca charge ; tent pis pour ceux qui ne suivent pas l'avis de leur pasteur : ile \u2018seront seuls responts- bles devant Dieu, car en leur traçent une règle de conduite le curé a\u2019à aulls- munt entravé in Hberté de 200 parc siens.\u2014 Mais, dans ce cas, le curé auit ou Un parti.quel qu\u2019 soit, qui identifie sus intérêts avec ceux de certains pans capables de causer va tortà la c'est un parti pourri et dangereux ; n'est pas attaques un parti que de puéier certaine membres de ce #}Fl25 Ck TD \"ABDOREEERSETS ; : de - (Fagmbise d'enanes) .CANADA - ni et .: Lam 08: 6 aia Lh, mes : ui VIEAR .: :- \"> .(perle poste) ; Ll Lama 60 : 6 mule, 0.28 yd 45, ; al (Union pustalol CU We HE ORES 6 mie, LB 7 \u2014 - a \u2026 Gent.Bees: LB taitémant en:ropee.Quand M dactep- |\u2018 - ton, loraqu'ên Glectons consulte qua di recteur de csmiciense, I role : S'ont rian à ÿ voir ; chacun est Mive-de D'aillèyrs, en n'a jamais ve ua'eusé - circ les groupes d'éecteurs pourrie |\" picher wp advershicos d'expedip jour 300 ne dont pes led gels | te woat pas les curés qui paient defjour- maux pour mentir et pour trompée l'électorat ; came a8 pes les curés qui frappent d'incapacité toute une clilile - de citoyens pour les châties de n'avoir «% pas voter \u2018pour eux, et qui accoréeét : toutes les faveufs, toutes les paftions | à leur» partipans, i \"exclusion do bam: mes lon miens qualifiés 6æ sutras.piss tie i.çù ne est pas le curé qui font qu REE patroñage àoutrance, peus feccss en ° quelque éorts le peuple à danner eu.œufftages où parti régnant afa d'avoir une plus lasge part \u2018sus damiors publics °° que nos potiticions démisiotrent ot dis- re tribuent souvent avessi pon de siees- \u2026 \" uupest où toujours dans le bat de con- sotider leurs ho 2 Vailh de Fiat indus coutante.\u2014 Cortan, vous n'y allez pes à potits coups feprit\u20ac.; vous tapes fort et pour- ; votre raisgsanement me paraît jub- tant te.et Me leur intaréitunt, cé , of, comme le prêtre est oreilles plus aisément que bien d'autres, ile fui font ln guerre, c'est tout naturel qua.a.EY Us jour, Gambetta dut recourie à cere Ce mb nouvenux amie ?Sur ce.l'un des | =: prêtres préisate ni ft cette remarque: |: Comment concilier, Mensiqus, eus: pass- leu-avoc called que vous a vos protcnatie:\u2026 en, pasiquçat: voila 1 6 Same Ee A Ton conte \u20ac \u201cmes mtmée Go Gi cenaille fe.Coÿ dernières paroi de Sion, mgt bedi C4 sait carte adtto iy ce en était Jui: 1 2\u201d REE ze es .\u2026 ; + \u2014Je ouls enchanté de vos \u2018sépeaut : 5 allés cont canchuantes ! Permotüon-mai rieue à l'Eglie.qu'en puases-vous ?( \u2014Sije vow dimis A men tour que Londres est supécivare à l'empise def- tasnique que répenérien-vous ?! C0 \u2014lle foi, je crois que je ne répendoais - ._;.rien.tant vous me paraîtries éfralthenes.\u2014Veousauries portaitement le drait de me traiter alndi : aussi, bm lot que évvrait ouble votre progee question; twatofols, je vais m'eflercer Év lui dames uns miution plus pofcios chown.Bone, vous trouvez juste gus.rente - britennique estt jugé supérises à-t0 vifie .de Lenéres ?PR EK ce .siastiques auxquelles tient le droit absolu de gouverner les Etats puisqu'il en est le seul ct véritable maître.Tout chef d'Etat digne de cu nom doit se regarder comune le munda- taire de Dieu et ne gouverner qu'en cette qualité; quiconque s\u2019écarte de cette règle s'éloigne de sa vroie mission ; ce n'est plus qu'un usurpateur audi cieux qui devra tendre un terrible compte au.juge souverain.«Rendez-mci compte de votre administration» ; «Les puissants seront puissamment tourmentés», dit le Sei: _Rneur\u2026.Pour donner aux gouvernements, chrétieñs surtout, un guide sur dans l'exercice de leurs fonctions pleines dellourdes responsabilités, Dieu à créé ua pouvoir supérieur, un tribunal suprême qui reçoit sa direction iuimé- diatement d'en haut, ce pouvoir, c'est l'Eglise : «Allez, enseignez toutes les nations», toutes, pas de réserves.\u20ac Appreuez-leur à observer toute justice.» «Pais mes agnaux, pais mes brebis», c'est-à-dire les fidèles et leur chefs les sujets et leurs maîtres.«Qui vous Écoute m'écoute qui vous méprise me méprise ».Ainsi, de par le divin Maitre, c'est l'Eglise qui doit commander à l\u2019Etat st non l'Etat qui doit régir l'Eglise.\u2019 .D'ailleurs cette supériorité de I'Eglise sur l'Etat a été reconnue de tout temps.Samuel chef spirituel chez les Juifs, donne, au nom de Dieu, l'onction sainte a Saul et à David et leur confère ainsi la dignité royale.Plus tard, lorsque ces princes s\u2019écartent de leur devoir, c'est encore \u2018Samuel et ses successeurs qui reçoivent du Soigneur l\u2019ordre de les reprendre de leurs fautes.Qui ne connait l'empire exercé jar tes prophètes hébreux sur les princes d'Israël et de Judas, et sur leurs sujets ?N'est-on pas étonné quelque fois de vuir avec quelle liberté et qualle vigueur ils censuraient les violateurs de la lui, grands et petits ?Chez tous les peuples cette mème autorité du pouvoir spirituel fait se sentir, parce que tous les peuples même les payens, ont regardé ce pouvoir comme émergeant plus directement de la «ivi nité et partant plus grand, plus digne, plus redoutable.Tous les grands princes chrétiens ont reconau à l'Eglise ce pouvoir supérieur pour lequel ils n\u2019ont cessé d'avoir les plus grands égards et la plus entitre soumission, Constantin le Grand, Th¢o- dose le Grand, Charlemagne en sont des exemples très historiques.\u2014Mais pourquoi ces immunités ecclé- le clergé tient tant ?un prêtre n'est pas l'Ezlise ; comme simple individu, ou simple ci- |- toyen, il me semble qu'il doitêtre considéré, devant la loi, comme l'égal de toutautre citoyen et Lraité comme tel.\u2014Sans doute, un prêtre n'est pas l'Eglise ; de mème, un député n'est -pas le gouvernemént ; un juge n'est pas le corps judiciaire ; un sénateur n'est pas le sénat ; mais, puisque ces messieurs jouissent d'immunités, pourquoi le pre.tre n'aurait-il pas le meme avantage, alors que de droit ecclésiastique il ne relève que de ses supérieurs hiérarchiques comme de droit civil les juges et les sénateurs ne relèvent que de leurs paires ?Et puis, l'Eglise est une société parfaite pourvue de tribunaux ; c'est la que ses ministres doivent ètre juges et non devant ceux de l'Etat, qui' en son- me, sont beaucoup moins sévères que les tribunaux ecclésiastiques : on connaît, de nos jours, certains individus condamnes et rejetés par l'Eglise comme membres nuisibles ct dangereux, pendant que l'Etat leur ouvre de grands bras et leur prodigue des embrassades de toutes les fagons.; \u2014Vous venez, cher Monsieur, de me prouver clairement la priorité de l'Eglise sur l'Etat, savez-vous cependant que beaucoup ne pensent pas conne vous à ce sujet et qu'aucun raisonnement ne pourrait les convaincre du contraire ?Je le anis et veuillez croite, cher .Monsieur, que je n\u2019en suis nullement surpris ; il suffit pour cela d'avoir une légère connaissance du cœur de l'hoimn- me.Les tenants de la doctrine qui plage l'Etat au-dessus de l'Eglise.c'est- d-dire la matière avant l'esprit sont d'accord avec eux-mêmies ; pour.cus messieurs en somme la terre passe avant le ciel, l'homme avant Dieu le corps avant l'âme ; c'est dela logique, c'est la logique de ces insensés dont patle l\u2019Ecriture et qui s'écriaient : «Buvons bien, mangeons Lien.nous mourrons demain » | C\u2019est la logique de la brute qui n'a pas d'espérance ou plutôt qui ne voit rien au-delà de son picotin ; c'est la logique grotesque des libres viveurs, des libres penseurs et des libres faiseurs qui trouvent bon dec s'assimiler à leur chat ct à leur chien puisque bon nombre d'entre eux, comme Perrer, leur patron pient carrément = l'immortalité de l\u2018âme et la sanction future.ka tout cas, mon bien cher ami goyez oûr que les enfants des hommes lutle- \u2014_\u2014_ si ront en vain contre l'Eglise.Les «portes de l'enfer ne prévaudront point contre ellen.Les carcasses immondes des Briand, des Clemenceau, des Viviani ct consorts se seront depuis longtemps effrondées dans la boue d\u2019où elles sont sorties et l'Eglise qu\u2019ils poursuivent maintenant de leur haine de sectaire aura continué à vivre ; elle poursuivra comme par le passé sa marche triom- .phale a travers les siècles après avoir couché tour h tour, dans la poussière, ses ennemis et ceux de Dieu\u2014 « Les portes de l'enfer ne prévaudront point [contre elle».\u2018Encore quelques mots : Croyez-vous que ceux qui crient contre l'influence spirituelle indue du prêtre le font pour l'amour de Dieu, des âmes ct du pays ?* Croyvz-vous que ces messieurs, pour Ja plupart, parcourent les «hustings» et s'exposent à des extinctions de voix uniqu ment pour nos beaux yeux?Vous figurez-vous que le plus pur dévouement les anime ?Vous seriez bien candide de le croire !\u2026.Voyez donc comine bon nombre de nos hommes qui ont le bonheur cde se caser au pouvoir s'enrichissent vite en général, comme ils vivent gros seigneur après avoir passé quelques annees au parquet ! Plusieurs sont entrés là maigres, court-vétus avec pantalons qui crisient misère ; peu à peu le gilet s'est allongé, et le*pantalon à pris de l'ampleur.Quant à leur individu.il s\u2019est si bien amélioré qu\u2019il à fallu comme pour le rat de Lafontaine agrandir le trou pour le \u2018faire sortir ! Trouvez-veus beaucoup de ces messieurs faisant parti de la Saint-Vincent de laul ?Pour ma part j'ai vu ces grands amis du peuple sortir plus souvent des banquets donnés au Frontenac ou au Windsor que des foyers de misères, Par centre sue de gens faisant de l'influence frdue j'ai rencontrés au chevet des maladeset dans lu mansarde des miséreux.\u2018Que voulez-vous, à chacun so 1 métier, Il yen à qui brussent des sous et de la boue : d'autres des bonnes œuvres !\u2026.On permet a ces derniers de chanter la messe ct les v-pres, de confesser, de visiter lus malades, de taire l'aumône, d'instruire les ignorants, même de jeù- ner si ln chose leur plaît, tout, tout, excepte l'influence inde : cette influence qui pourrat entraver les visées ambitieuses du certains individus mal notés où arrêter currains atfamés sur le burd de la crèche, ne serait-ce pas cruel, \u2018injuste, criminel !.Vous riez L.Ceci aurait peut-ètre son côté typique et pourrait exciter l'hilarité des gens de bonne h«meur s\u2019il n\u2019y avait pas en- dessous de tout celaune noire et profon- Je ingratitude.\u2014Comment cela, reprit C.\u2014Ignorez-vous, mon bon ami, que la province de Québec est un don du clergé ; que sans le clergi cette belle et prospe- re provinéte ne serait rien ou presque rien ?-Vous me surprénez ; franchement, je ne vous comprends pas ; vous êtes le premier qui me parlez de la sorte, car j'avais toujours eru que la prospérité dont nous était due à nus hommes d'Etats.Ils nous le chantent si souvent, Expliquez-vous ! -Eh bien ! voici.Croyez-vous, mon bon muni C., que les coluns français si chrétiens du 17e et du 13e siccles seraient v.nus s'établir en Canada sans le prètre ?Nos fondateurs avuient si bien compris ia grand importance de cette question que, des l'origine de la colonie, ils s'étuient empresses de solliiter l'aide des missionnaires ; ces hommes intelligents n'ignoraient pas que sans le concours du prétre toutes tentatives de colonisation zuraient été complètement inutiles.Savez-vous également que toutes les paroisses de la province de Québec, toutes, remarquez-le bien, ont été fondées et développées par notre ciergé ?Essayez dunc aujourd\u2019hui encore de funder une seule colonie canadienne française sans prètre ! Je puis vous assurer que le fiasco serait parfait | On s'étonne que notre race se soit multipliée si rapidement ; à qui cette croissance rapide est-elle due / Estce aux aubergistes, aux teneurs de thrâtres, aux prédicants des nouvelles doctrines, à nos grands réformateurs, aux petits sauteurs de barrières qui traduisent les curés devant les tribunaux pour prétendue isjlnence indue ?Non ; c'est encore « notre clergé, par le soin sctupuleux qu'il a apporté à suu- vegarder la moralité de nos populations que des malfaiteurs éhontés cherchent à ruiner.Le clergé et les communautés religieuses ont fondé les premières écoles ct les ant inultiplices ; ils ont établi des hôpitauxet des maisons de charité ; ouvert des collèges et formé les grands honimes qui unt été les défenseurs de la patrie.De tous les petits parvenus qui se meuvent cL qui se pavanent de nos jours sous le beau ciel du Canada, cum- jouissons bien y en at-il qui ne doivent pus au Su LA UROIX clergé ce qu'ils sont en grande partie ?C'est donc avec infiniment de raison que je vous affirmait, tantdt que Québec est un don du clergé; et c'est ce clergé qu'une clique infim- prétend bâillonner afin de l'empêcher de parler à ce peuple qu\u2019il à formé, élevé et nourri de pain spirituel et à qui il a donné la vigueur et la fécondité que nous connaissons.list-ce que ces hommes ingrats, pervers, aux vues obliques nc mériteraient pas le plus profond des mépris ?\u2014 J'ignorais ces choses ; c\u2019est bien dommage que notre peuple ne les connaisse pas mieux car, au moyen de cer tains journaux, pourtant payés grassement, avec notre argent.on lui donne de bien faus-es idées à ce sujet ; el j'ai bien peur qu'on réussisse u le gÂter ici comme on l'a fait dans la mère-patrie.Notre peuple est bon et généreux, si tout ce que vous Venez de me communiquer lui était connu, il estsür qu'il ferait un mauvais parti aux coquins qui le trompent ! Je crois pouvoir vous affirmer, monsieur C., que bientôt notre clergé auras repris totulement son influence salutui- fe auprès de nos populations que des politiciens sans scsupule se sunt effnrets de lui enlever au profit de leur cupiditc Oui, il à fini de courber le front devant la clique des tireurs de ficelles.Tenez, voulez-vous que je vous fas:« connaître l'impression que produit sur moi certain parti politique ?Il me fait la figure d'un individu moral dont li tête se compose de radicaux, «de franc:- maçons et de juifs quimèn
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