La Croix., 11 septembre 1909, samedi 11 septembre 1909
[" IN HOC SIGNO VINCES La \u201c\u201cCroix** 3OU MUE SAINT-PAUL Moite de Poste 2/75 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétuire Téléphone: Mai Main (4974.PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle.LEON XIII Le Cléricalisme, voilà l\u2019ennemi ! Tel fut'e cri de guerre jeté du haut de la tribune par le trop fameux juif Gambetta ; cri préparé depuis longtemps dans les arrières loges sous la direction et l'inspiration secrète du pouvoir occulte exercé par les fils d'Isracl, grands maîtres de la franc- maçonnerie.Aussi, depuis cette époque, l'anticléricalisme n\u2019a cessé de prendre des proportions cffrayantes et avec l\u2019anticléricalisme la déchristianisation de la France.Une campagne, contre le clergé, tantôt ouverte, tantôt sourde, sclon les besoins, a été entreprise et menée avec une hypocrisie ct une tenacité étonnantes.Des hommes sans conscience, sans patriotisme et sans foi sesont vendus à la judéo-maçonnerie.Ils n'ont paseu honte de trahir, pour quelques plats de lentilles, les intérêts les plus sacrés de leur pays.Grâce à eux, grâce à leur sotté cupidité, grâce à leur ambition démesurée, les fils dégénérés de Jacob ont pu mettre la main sur notre mère- patrie et en faire leur proie.Ils s'en sont rendus maîtres non pas, bien entendu.pour la faire grande, forte et prospère, mais pour l\u2019abrutir, la dépeupler et la soumettre à leur insatiable rapacité.Pour enarriver ce point, ils n'ont reculé devant aucune infamie ; le programme tracé en quelques mots par Gambetta a été suivi à la lettre et méme dépassé, car, non-seule- ment on a attaqué le clergé avec unc = perversité diabolique, on s\u2019est encore jeté avec fureur sur les communautés religieuses et on les à dispersées aux quatre vents.Ces communautés religieuses que le peuple aimait et vénérait, ces communautés dont les membres, pour la plupart, émergeaient du peuple et se dévouaient tout entiers pour le peuple, ces communautés qui fai- Saient ln gloire et la force de la France par les nombreux missionnaires qu\u2019elles donnaient à l'Orient et à l'Occident, par leurs milliers d'institutions de bienfaisance.de petites et hautes écoles si (orissantes, ont été calomnites, méprisées, traquées ct dépouillées.Tout cela a été fait, bien entendu, dans un but soi-disant humanitaire, au nom de la nation française.Mais en dernier ressort pour le très grand bénéfice de la haine sectaire des fils des communards, des sans-culottes, des panamistes et des dreyfusards! .En Canada, où en sommes nous ?Laissons, un moment, les provinces du Nord-Ouest et de l'Ontario de Côté ; on sait ce qui se passe lh-bas, Quel esprit règne dans ces parages dominés par les tripointus et où le triangle et In trucile jouent non pas le rôle de protecteurs des droits ac- Quis, mais celui du plus fort, et où les catholiques, quoique les premiers occupants du pays, sont réduits, contre toute justice, à se mou- Voir, en matière d'instruction, dans le cercle de fer que le compas maçonnique leur a tracé.Arrétons-nous à notre belle et in- RELIGION, examinons un peu ce qui s'y passe.Sans doute plusieurs diront qu'ici «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » .\u2026.Cependant, il n'est pas difficile, pour quiconque veut être observateur, de remarquer bien des choses anormales et indicatrices d\u2019un singulier état d'esprit.Les frères trois points ont beau étendre leur tablier pour dérober aux regards des profanes les nombreux reptiles qu'ils nourrissent, ils ne peuvent empêcher qu'ils ne soient vus avec leur tête hideuse et gri- magante !.C'est-à-dire que certains individus trop forte \u201cent sug- Eestionnés par la synagogue ou la loge, ce qui est en somme tout un.ont compromis la situation et donné l'éveil.« Ces gens ne sont pas des nôtres », disait aux juifs, ses amis, un de nos petits journalistes canadiens-français, en parlant de ceux de ses compatriotes qui ne veulent pas se laisser suggestionner !.\u2014 « Le clergé domi- naleur.»n\u2014« Sachons distinguer l'Eglise du clergé.»\u2014 « Pourquoi l'Eglise s'allie t-elle avec ses faiblesses et ses imperfections (Communautés reli- gicuses).»\u2014 « Pourquoi s'oppose-t-on à l'uniformité des livres, à la gratuité de l\u2019enscignement,à la création d'un ministère de l'instruction publique,toutrs choses qui s'imposent », clamait une petite feuille hebdomadaire.Une autre feuille ne veut pas voir de religieux au parlement, ni les Jésuites donner l'hospitalité à un Monsieur qui refuse de s'allier 2 un certain bloc afin de rester indépendant.On refuse aux universités catholiques les subsides suffisants pour ouvrir des cours spéciaux et on construit à grands frais une école soi-disant de hautes études commerciales où nous verrons sc coudoyer, dans un milieu parfaitement neutre, catholiques ct protestants, Juifs et Chinois, libres penseurs et athées.« C\u2019est le journal des curés », s\u2019écrient en chœur certains politiciens dévoyés ; comme si le journal des curés où supposé tel ne méritait pas autant la confiance populaire que le journal de Langlois, de Barthe, d\u2019Helbronner, de d\u2019Hellencourt et consorts.oe 8 Certes, on ne crie pas ici comme au parlement français : Le cléricalisme, voilà l'ennemi | nous ne sommes pas assez bien préparés pour recevoir ces coups de clairon !.\u2026.Maison se le dit en petit comité, on le souffle discrètement à l\u2019orcille de celui- ci et de celui-lk, on répète à qui mieux mieux le refrain sectaire sorti des loges orangistes de l'Ontario : La hiérarchie.l'influence indue.C'est- a-dire, on veut bien laisser au prêtre le droit de dire in messe, de confesser, de visiter les malades, de rester au presbytère, mais on lui refuse celuide se mêler d\u2019une question même politico religieuse.C'est-à-dire encore, l'ivrogne qui se vend\u2019 pour un verre de gin, le juif, le franc- maçon et le socialiste auront le droit de faire de la politique à volonté, de cabaler, de pérorer sur les tribunes, de briguer même les suffrages du peuple, mais !e curé devra se taire, il n\u2019aura pas la faculté de mettre ses paroissiens en garde contre certains meneurs, contre certains individus dangereux par leurs idées avancées ! Il parle comme tout le monde, pour faire connaître ouvertement et franchement sa pensée au sujet d'un candidat, on invoque l'influence indue\u2026 .Des politiciens ambitieux ot cupi- téressante province de Québec et des, des geus saturés d'un parti- QUESTIONS SOCIALES, JOURNAL Oùx CATHOLIQUE 309 RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL.SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION, EVC.\u2014 \u2014 \" \u2014 pris sot et outré sc figurent bénévolement ou plutôt malicieusement que le soleil ne doit luire que pour ceux qui portent le gilet ct le veston, mais que la soutane doit s\u2019effacer et rentrer sous terre pour le plaisir de leur majesté mal équilibrée.Et dire que ces choses sc passent dans notre catholique province de Québec !.Hypocritement, insidicu- sement, on mine peu à peu le sens morale de notre population en inoculant petit à petit le virus des doctrines erronées, propres à corrompre les cœurs ct à fausser les intelligences.En un mot, on joue absolument au milieu de nous le même rôle qui a été joué en France.Pour comble, ceux-là mêmes qui par leur position devraient voir semblent fermer les yeux à l'évidence.Quelques journaux indépendants seuls signalent le danger qu\u2019on s\u2019obstine à ne croire que fictif, quand on ne va pas jusqu'à combattre ouvertement nos quelques sentinelles vigilantes.Pour d'autres, c\u2019est la conspiration du silence ; ainsi agissent la plupart de nos grands quotidiens beaucoup plus sensibles à leur sous qu\u2019à tout le reste.A la vue de la veulerie, de l'apathie ou de la mauvaise volonté des nôtres, faut-il se décourager ?Non, certes.Au contraire, il faut redoubler A'ardenr ; puicqn\u2019il (faut la gnarrn.- faisons-la ; tenons-nous en garde contre les endormeurs ct les fabricants de compromis honorables.Le monde est plein decesdouces et bonnes âmes toujours prêtes à céder le pas pourvu que leur quiétude n\u2019en souffre point.Pénétrons, si possible, je ne dirai pas dans le sanctuaire, ce serait un blasphème, mais dans l\u2019antre ténébreux des filsde la veuve pour voir la ce quc Satan souffle ses satellites ; suivons ceux-ci pas a pas, observons leurs actes, pesons ct disséquons leurs paroles et leurs écrits, arrachons le voile doit ils se couvrent ; cotons-les à leur juste valeur et posons l'étiquette qui devra les livrer à la vindicte publique I.Oui, poursuivons sans relâche notre bloc enfariné, badigeonné par l'oncle Herbette, l\u2019un des grands architectes du gran?édifice de la Ligue de l\u2019enseignement, fille bien-aimée de la Veuve trois points.N\u2019attendons pas que cette marâtre nous mette sous son cruel talon comme elle l\u2019a fait pour la pauvre France : elle serait sans pitié et se rirait, sachons- le bien.de nos trop tardifs efforts.J.-A.NADEAU PAS DE PARADE D'ENFANTS! Le Star a récemment assuré que le comité organisateur dela fête du travail, à Montréal, comité où l'élément socialiste joue un rôle prépondérant peut-être, a invité les enfants de nos écoles catholiques à parader dans ses rangs.- Nous croyons que la place des enfants n'est pas dans les parades en général.La seule qui leur convienne, c\u2019est celle qu'ils peuvent occuper dans les processions religieuses.En dehors de ce cas, on doit les tenir à l\u2019écart des manifestations séculières quelconques, surtout des manifestations politiques de n'importe quel parti.On est trop porté de nos jours à mêler les entants des écoles à des démonstrations où ils n'ont que faire.Leur place est à l'école etnon pas dans la rue.Les exhibitions auxquelles on les oblige ainsi sont de nature à nuire beaucoup à leur caractère ct à développer chez eux le goût de la «pose» et des tendances précoces où le petit orgueil trouve plus de satisfactions que le bon sens.Petites filles et petits garçons ne peuvent rien gagner à cette populace- rie qui (latte la vanité et n\u2019a rien de commun avec la modestie qui convient aux uns et aux autres.Laissons les enfants tranquilles et n\u2019en faisons pas de petits \u201cmanifestants».Maxima debetur puero reverencia.Ils ne sont pas faits pour la vie pu- *blique et pour être livrés en spectacle Les parents, les instituteurs et les commissaires d'écoles savent sans doute à quoi s'en tenir sur ce point.PATER FAMILIAS L'abomination maconni- que dans les lieux saints Nous lisons dans la France chrétienne, de Paris, organe du conseil anti-maçon- nique de France : \u201c Le fatur temple maçonnique « L'Action (feuille blocarde, de Paris) se demande ce que l\u2019on pourra bien faire de la basilique du Sacré-Cœur, quand une loi, que ce journal espère prochaine, l'aura désaffectée du- culte oitque etiivrée à la Libre-Pensée.« À cette question elle donne elle- même la réponse et elle propose que l'édifice devienne un Panthéon populaire où seraient enterrés « les héros obs- « curs, martyrs des causes populaires, « victimes de l\u2019humble devoir ».« Le rêve de l'Actionne manque pas de symbolisme, Sur la montagne Sainte- Geneviève, le monument de Soufflot, sur la butte Montmartre, le Vœu- National, devenus tous deux les temples de l'homme déifié magonniquement, caractériseraient bien la conquête définitive dela France par la Révolution qui s\u2019est donné pour fin dernière de faire, selon le mot d'un F.ministre au citoyen Jaurès : « une humanité sans Dieu ».a Mais i\u2019 Action est bien mal renseignée sur les volontés de ce Pouvoir occultes de cette franc-maçonnerie, dont elte est, cependant, l'un des organes.Rue Cadet, également, on rêve de la désaffectation du Sacré-Cœur et de I'abrogation de la loi de 1873, mais ce n\u2019est pas à un Panthéon populaire que l'on destine la basilique.« Cetédifice inconfortable et glacial », comme dit le journal du F.\u2026.Bérenger, l\u2019 Action, paraît au Grand-Orient le monument désigné pour y installer ses divers services.Après l'expulsion des Jésuites en 1764, la franc-maçonnerie installa bien, dans le noviciat, sa loge des Neu/-Sœurs.Les projets de la secte sur la basilique de Montmartre n\u2019ont donc rien d'étonnant.Ils sont dans ses traditions et marqueraient, s°\u2019ils se réalisaient, son triomphe sur la Foi catholique en France.» La réalisation de ce plan satanique ne nous étonnerait point de la part des descendants des « grands ancêtres ».lis ont pour pères des FF.qui ont transformé la cathédrale de Notre-Dame de Paris, en temple de la déesse Raison, substituée à Dieu au nom des droits de l\u2019homme contre Dieu.Leurs prédécesseurs ne se sont pas bornés, sous Louis XV après l'expulsion dés Jésuites de Paris à la suite d'un complot maçonnl- que international, de loger dans la chapelle du noviciat les Nemfs-Sæœurs, loge chapitrale où Je F.Voltaire fut afilté pompeusement, ayant été initié F.Mepar la Grande Loge d'Angleterre à Londres, en 1726, ils ont installé en outre une maison malfamée dans le noviciat même, reliée au nouveau temple maçonnique.Actuellement, dans la chapelle des Capucins de Paris, expuisés de France et refugiés en Belgique, les FP.MM.\" de l'écossismse (33 fois parfaits) ont ins\u201d tallé le temple et les locaux de leur « suprême conseil ».À Rome, après la brèche de la Porla Pia, la maçonnerie italienne s\u2019empara du palais Borghese pour s'y installer par les soins du F.'.Lemmi et l'on sait ce que celui-ci fit alors de la chapelle et de l'autel contenus dans ce palais avec la complicité et l'argent du gouvernement italien dont le F.Gioletti était alors un des ministres, comme il l\u2019est encore aujourd\u2019hui, Le plan du « supré- me conseil » (33 degrés) et du gr.or.*.d'Italie cst de trôner un jour, au Vatican même et dans la Basilique de Saint-Pierre .UN « PROFANE » 20: - LE DROIT DE «VETO» DANS LES CONCLAVES On se rappelle qu'en 1904 le Pape avait promulgué une Constitution apostolique qui abolissait le droit de velo et frappait d'excommunication tout cardinal qui oserait désormais, dans un conclave, se faire le porte-parole d'un gouvernement pour exclure un autre cardinal.Cette Constitution, tenue secrète pendant quatre ans, a été publiée au printemps dernier dans le Recueil des Actes du Saint-Siège et dans la Croix.Aujourd\u2019Lui, plusieurs journaux italiens annoncent que le gouvernement espagnol aurait adressé au Vatican une note diplomatique, dans laquelle il protesterait contre cette Constitution apostolique et déclarerait ne pas vouloir renoncer à son droit de velo.L'Echo de Paris se dit en mesure d\u2019affirmer que cette nouvelle est complètement fannes possédaient jusqu\u2019à ce jour le droit de «veto», la France, l\u2019Autriche et l'Espa- £ne, aucune n\u2019a songé à protester contre l'acte de Saint-Siège, qui revendique la liberté des conclaves et décrète l\u2019abolition d\u2019un privilège qui n'a plus aujour- d'hui sa raison d'être, et l'Espagne moins encore que les deux autres puissances, puisqu'elle entretient avec le Saint-Siège les relations les plus cordiales.D'ailleurs, à supposer qu\u2019un gouver- vement eût songé à réclamer à Rome, contre l'abolition du droit de « veto», le Vatican n\u2019eût tenu compte de cette protestation, et l'aurait considéré comme nulle et non avenue.La vérité est que le droit de veto, tel qu'il a été exercé dans les conclaves antérieurs, a vécu, et que le cardinal Rampolla en aura été la dernière victime.Départ de six Religieuses pour la Chine Le 8 septembre courant,six religieuses professes des Missionnaires de l\u2019Immaculée, Conception quittaient Montréal pour aller exercer l\u2019apostolat en Chine, sous la houlette de Mgr Merel, evêque de Canton.Le soir, à cette occasion, il y eut à la cathédrale un Salut solennel du Très Saint Sacrement.Sa Grandeur\u2019Mgr Bruchési fit une allocution de circonstance dont nous détachons les lignes suivantes: « Et reductis omnibus secuti sunt eum.je ne saurais dissimuler mon émotion, mes frères.Des théâtres sont ouverts ; je vois le peuple s'y porter en foule : assister à des spectacles plus ou moins convenables, malsains peut- être On va se divertir pendant deux heures, et jeunes gens et jeunes filles, la soirée terminée, retourneront chez eux, étourdis encore du plaisir, et diront : « Nous nous sommes bien amusés.» Cela leur suffit.Pour nous, nous assistons à une scène plus belle, plus réconfortante, plus consolante que celle des lieux de plaisir, j'y vois six jeunes religieuses qui vont partir pour la Chine où elles travailleront à gagner des âmes.Ce n: sont pas les premières missionnaires que le paysa données à l'Eglise.Il y a longtemps que les Sœurs de la Providence et les Sœurs Grisont allées dans l\u2019ouest, pour répandre la bonne nouvelle de l'Évangile parmi peuplades sauvages.D'autres jeunes filles inspirées par l'amour if Dae trois puiccamcee qui: ses ont pris le chemin des pays infidèles:- Dépot CANADA lan, 82; 6 mois, SL EN VILE (par la postr) 1 an, 82.60 ; 6 mnie, $1.25 ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) 1 an, 92.26 ; 6 mois, 91.25 Un numéro, 5 sous allées plus loin encore.On trouverait des Canadiennes sous presque toutes les latitudes \u2014 en Afrique, aux Indes, au Japon.« C'est la première fois que le Canada voit partir des missionnaires d'un ins titut national dont le but exclusif est l'apostolat dans les missions étrangères.»*R Les noms de ces braves Canadiennes méritent de passer à l'histoire ; les voici : Sœurs Marie de Lourdes ( Mile Zenaide Marcoux ), Saint-Joseph ( Mile Emilda Charbonneau), Marie de l'En- fant-Jésus { Mile Philomdne Trudel), Saint-Pierre-Claver (Mile Adée Hébert), Saint-Jean l\u2019Évangéliste ( Mile Rachel Lalumitre ) et Marie de Saint.George ( Mlle Corinne Crevier ) .Nos lecteurs savent que l'institut des Missionnaires de l'Immaculée-Concep- tion fut fondé à Montréal en 1962 par l'abbé Bourassa sous le nom d'École apostolique et qu\u2019il reçutsa constitution de Pie X en 1904.C'est donc une congrégation d'origine canadienne-frangaise, digne, à ce titre, de tous nos encoura* gements.LA CHARITE DE PIE X.Le Pape va faire publier ircessammeat qui lui ont été confiés pour le soulagement des sinistrés du dernier tremblement de terre de Sicile et de Calabre.Le total des recettes est de plus de huit millions de lires, sur lesquelles trois millions ont été employés à la reconstrue- tion et la réparation d'église; deux millions pour l'entretien d'orphelins et le reste pour baraquements, secours, etc.En outre, le Papea donné, sut on cassette rticul Freconstrastion des séminaires.Autour du Concile Les Sessions solennelles seront publiques et auront lieu à la Basilique.La cinq fois par semaine au salon de l'Archevêché.Chaque semai-e aussi, ily aura trois réunions synodales, composées de tous les membres du Concile, et qui se tiendront dans la salle des Promotions, à l'Université Laval; et cinq ions de ch des Commissions, qui auront lieu en diverses salles de l\u2019Université.Il y aura sept de ces Commissions ; et chacune comprendra environ vingt membres, dont quatre ou cinq évêques.eo 0 Vers le milieu de la semaine, et jeudi au plus tard, les Pères et autres membres du Concile arriveront à Québec.Chacun des Evêques sera reçu, en dé- barçuant du train ou du vapeur, par des prêtres représentants 8.G.Mgr l\u2019Archevêque de Québec.Après ume courte prière à la Basilique, en costume de cérémonie, Nos Seigneurs iront en- luer Sa Grandeuroa oo Dans l'après-midi de jeudi, aura leu avec grande solennité In réception officielle de S.Ë.Mgr Sbarretti, apostolique et président du Concile.Mgr le Vicaire général recevra Son Excellence à 1a gare du Pacifique.Dags un salon méme de la gare.Son Excelcence prendra le grand costume de of- rémonie, et se rendra A Ia Basiligue od le recevront S.G.Mgr l\u2019Archevêque, les Pères et les autres membres du Concile.£.ré féunions préliminaires, où l'on ra de façon prochaine la marche des travaux du Concileoo 0 Dimanche prochais, le 19.8 fers tote solennellement l'ouverture du Comal: Si le temps le permet, Mgr te Délégué, NN.SS.les Eviques ot Jes Prélete,- lan rues avoisinantes.Bruchéci, archevêque de Montréal, éon- mera en français le serman de clocuns- tance ; ) Kingston, donna +ra près Toffee, sumomt lieu les cérémonies d'ouverture de cile.1 Le Bou.vide Ques.un état justificatif de l'emploi des fonds .Ce a.Bren an poe rm Congrégation des Evéques se 1éusira - Vendredi et samedi so tiendront des : autres membres du Concile et toutie | clergé se rendront à In Basilique par tee\u201d Mgr le Délégué cfidbrers lo mess - pontifcale, au cours de laquelle Mge : Mgr Gauthier, archevêque de L'AVIATION À TRAVERS LES ACES La traversée toute récente de la Manche par Blériot, la grande semaine de Reims, celle de Brescia vont faire de l'année 1909 une date historique dans les a »nales de l'aviation.C'est le moment de rappeler suyccine- ternent le passé de ce mode nouveru de locomotion.l'une des plus brillantes conquêtes accomplies pur le génie de l'homme sur la nature.L'histoire de 1's viation vient justement d'être retracée dansses grandes lignes par M.G.Castelli, duns la Revue de physique, de mathématiques et de sciences naturelles.I} nc déplaira certes pas à nos lecteurs que nous leur en présentions un résumé.Le début de l'histoire de l'aviation, comme de l« p'upart des grandes invun- tions élémentaires, plonge dans le merveilleux de lu légende et de lu mythologie.Le premier aviateur, dont tes annales de l'humanité fassent mention, est un personnage de la Fable antique, Icare, fiis de l'Athénien Dédale, connu de tous pour s'être un beau jour attache des ai'es et avoir volé, volé st haut, que la chaleur des rayons solaires fit fondre la cire qui attachuit les ailes et que le malheureux fit une chute qui passa longtemps pour lu symbole de la destinée inévitable de tous ses imitateurs.Car l'échec lamentable de l'imprévoyant inventeur n'empêcha pas quelques uns de ceux qui connurent su tentative d'en essayer le renouvellement.Au dire de Lucien de S musate, un Grec du nomn de Menippos imagina de s'attacher lui aussi, aux épaules, des ailes de grand oiseau, des ailes Faigle notamment, mais en prenant sois d'employer pour les fixer une matière moins fusible que la cire : il prit donc son essu: monta jusqu'aux nuages, puis au-dessus plus haut toujours, supportant sans encombre la chaleur du soleil il monta tant et si bien que.st la legende dit vrai, il parvint jusqu'à la June, où il rencontra un compatriote, Je philosophe Empédocie.Celui-ci, comme chacun le sait, descendu peu auparavant dans le cratêre de l'Etnu, iavaurt eid une soudaine éruption dont la violence le lança comme un vulgaire quartier de foc jusque dans la nues.mais respecta au bord du cratère les deux sandales sandales qu'avait enlevées ce penseur économe avant de des endre dans le volcan.C'est de ln legende.Entrons maintenant dans le domaine la 16alité.Dusprris per de a .- Quatre gents ansavant J.-C, Architus de Tarente, ami de Platon construisit une colombe qui, par un mécanisme automatique s'élevait seule dans ur.Sautons quatre siècles : au début du christianisme, la question de la conque- te de l'uir reparaît mélce à des questions théologiques : Simon le magicien, pour prouver sa.divinité, entreprend de voler dans les airs il s'élève, en elfet, ou plutôt le démon l'élève mais, à la prière de Saint Pierre, le sortiidge cess et le magicien.tombe aussitôt, se à casse le corps.Après quoi, pendant dix siecles envi ron, on n'entend plus parler d'aviation.La première tentative nouvelle se produit au XIe siècle, à Constantinople, et a pour auteur un sarrasin qui parle de se jeter du haut de la tour de l'Hippodrome en présence d'une foule 1unmen- se, de l'empereur et du Sultan des Turcs ; son appuieil consistait en de larges habits munis d'ailes, destinés à amortir sa chute.I!se jette donc du haut de la tour ; mais le mécanisme hétéroclile ne fonctionne pas.et le sarrasin se brise tous lvs os dans une culbute épouvantable.Vers le même temps, à l'autre bout de l'Europe, un Bénédictin anglais, Olivier de Malmensburg.se fabriquait deux paires d'uiles pour les pieds et pour les mains et s'élançait égalenent du haut d'une tour.Il réussit à franchir environ 120 pas de distance.après quoi patatras ! On relève l'expér mentateur les deux jambes brisées.Encore 400 ans.Nous sommes au XVe siècle.À Pérouse, vivait un savant qui a laissé un nom duns les mathématiques, J.-B.Danti ; il se passionne pour l'aviation, ét invente un système ailé qui lui permit, dit la chronique, de voler à plusieurs reprises, comme l'a fait depuis Ie comte Zeppelin ; il avait choisi pour théâtre de ses exploits, le dac de Trasimène.Danti, si lu chronique est véridique, serait donc le premier aviateur heureux.Jusqu'à ce moment, les aviateurs paraissent avoir eu tous des préférences, commandées pout-être par les nécessités, .vour le plus lourd que l'air.Vers le début du XVIIIe siècle apparaissent les premiers essais du plus léger que l\u2019air.Ces essais restent loin encore des futurs mont-golfières; mais ces appareils pritni- tifs mettent déjà en œuvre des moyens qui font présager l'invention prochaine \u2018es ballons.C'est ainsi qu'un physicien portugais tenta de s'élever en l'air dans une sorte de grande cage recouverte de papier et à l'intérieure de laquelle se trouvait un brasier ; l'expérimentateur réussit à quitter terre, mais la machine alla heurter la corniche du palais royal ct s\u2018v brisa.Après lui un religieux, le P.l\u2018rançois Lana, propusa de construite une nacelle munie d'une voileet de quatre globes :phériques où l\u2019on aurait fait le vide.Cet appareil fut-il construit ct expéri- inenté?On n'en sait à peu près rien, pas plus que de la valeur pratique de l'idée du Portugais Barthélemy Laurençuo qui propusa de construire une sorte de ballon ayunt lu forme d'un oiscau et ui serait mi par une force interne.L'année 1783, avecla découverte si téconde des frères Montgolfier, ballon sphérique à air chaud avec lequel ils hrent d'heureuses ascensions, mar jue la première grande date dans l'histoire de Ja conquête de l'air.Le secret de cette découverte mémorableétait application du prin ipe d'Archimede, vieux de plus de deux mille ans.Elle portait le coup te grâce pour un long temps, aux applis cations du plus lourd que l'air Il resta cepend int des partisans de ce dernier procédé ; mais dès cette époque, l\u2019art de la locomotion aérienne bifurque et se divise en deux branches : l\u2019aérostatique et l'aviation proprement dite, dont ls première accapare pendant un siècle presque toute l'attention des expérimen- tuteurs.L'évolution de l'aéronautique, depuis lu montgoltiere gontide a air chaul jusqu'aux dirigeables actuels des types Lebaudy en France, Zeppelin, Gross ct von Parceval en Allemagne, en passant par le ballon sphérique à l'hydrogène ou i gaz d'éclairage, est trop connue pour que nous la retractons ici.Rappelons seulement que les grands initiateurs de la pratique des dicigeables ont été le contnandant français Renard et le Brésilien Santos Dumont, qui réussit le premier les grands vols publics.= Lu cause de l'aviation paraissait beaucoup plus mal en point que celle de l'aérostatique.Chose bizarre : elle dut son relèvement à un jouet d'enfant : le cerf-volant.Des 1758, le grand mathématicien Euler disait : «Les ceris-volant, ces petits jouets d'enfant, négligés par les savants, peuvent donner lieu à des réflexions profondes».Euler était prophe- te : en effet dit M Castelli, c\u2019est le cert- volant qui a été l'origine de l'aéroplane et l'aéropiane est la machine qui permettra ur Jour à l\u2019honumne de voler courani- ment, à travers les airs.Qu'est-ce, en somme, que l'aéroplane, sinon un cerf-volant autonome, c'est-à dire dépourvu de la ficelle qui le force à s'élever en résistant au vent et qui est remplacée par une hélice tournant dans Væur ?L'origine du ceri-volant est obscure autant qu'ancienne.Certains en attribuent l'invention au général chinois Hausin, qui vécut environ 200 ans avant J.-C.Quel qu'en soit l'auteur.l'invention resta sans cffet pratique.Elle ne passa dans le laboratoire des savants que vers 1749 ; mais il faut arriver jusqu'en 1884 pour voir attucher un objet à la queue d'un cert-volant, expérience souvent répétée ensuite pour enlever des appu reils de météorologie et de photographie.l'armi les expériences intéressantes de cerf-volant, il taut retenir surtout celles de Le Bris, en 1856, de Baden Powel et de Harragrave en 1881.de Wiseen 1897, tt plus récemment du sous-lieutenant Selfridge.le méme qui en septembre 1908.périt d'une manière si tragique en expérimentant l'appareil de Orville Wright.L'usage des cerfs-volant fut précédé par celui des parachutes.Ceux-ci sont réellement les premiers appareils plus pesants que l'air tout-à-liit autonomes ; mais leur prin:ipe ne devait pas être aussi fécond pour le développement de l'aviation que celui des cerfs-volant.L'invention des parachutes est attribuée à Léonard de Vinci.Is donneront lieu a beaucoup d'expériences dont les plus célebres sont celles de Faust Veranzino.en 1617, de Ruggeri, à Marseille, en 1330, et plus récemment de Wilfrid de Fonviele.Les perfectionnements qui y furent apportés, vers 1850, devaient être utilisés plus tard par les constructeurs d\u2019'aéroplanes.Revenons maintenant à ceux -cia e Si l'on laisse de côté quelques -uls 1,8 (ROE accidentels et isolés, d'ailleurs ussez mal cuntrôlés, le premier qui réussit une série de vols considérables et répétés tut l'inventeur allemand Otto Liliential qui, en 1896, mourut victime de son audace.Lilienthal accomplissait des vols planés * il s'élançait du haut d'une tour où d'un rocher et, s'abandonnant à l'action de la gravité, il obtenait une vitesse suffisante pour franchir en l'iur des distances appréciables.Elles furent le quinze iètres au début, elles atter- gnirent ensuite une centaine de métres.Ces expériences furent continuées pi l'Anglais Pilcher.Celui-ci.an lieu de s'élancer de haut, attachait deux che: vaux à une corde dont il tenait l'autre bout, les lançait au plein galop et, par l'eltet de lu vitesse, s'élevait comme un cerf-volant ; quand il était arrivé asse/ haut, il portait le corpsen avant, abandonnait la corde et le cerf-volant devenait aér ,plane, décrivant dans l'espace une trajectoire à lu retombée.Pilcher, come Lilienthal, périt duns un dent.Parmi les aviateurs qui le suivirent, une mention spéciale doit ctie Lite I'mgemeur Chanut, de Herring, Je Avery et du capitaine Ferber.Celui-ci, qui doit concourir, si nous ne nous Lrompons pas, à la grande semiune de Chanpagne, est l'auteur du fameux axiome, classique en matière d\u2019aviati no: « Coie cevuir un appareil d'aviation n\u2019est rien , le construire est quelques chuse .l' péritienter est tout.» CCI.Et Von arrive ainsi aux grandes «t décisives expériences de Santos-Dumont, qui fut l'initiateur heureux de lu prute- que de l'aviation comune il avait éte de l'urrostatique dirigeable, en accomplissant, le 15 décembre 1906, un vol de 220 metres en vingt secondes.M.Ar mengaud, dans son traité sur l'aviation, compare Santos-Dumont x Marconi, « Celui-ci, dit-il, en inettant en œuvre l'asciliateur du célèbre physicien: alle: mand Hertz et le cohéreur de I3rany, créé lu telégraphie sans fil.Hantos- Dumont en mettant en œuvre expérimentant l'aérupiane de thul et le cerf-volant de Hargruve ct en employant l\u2019hélice, mue par un moteur, comme propulseur, construisit 16 premier aéroplune ».Cette fois, le dernier pas «tait francin.Bientôt les vols de Santos-Dumont turent dépassés par Farman, par Del grange, par les frères Voicin, par les frères Wright, et finalement pur BlécroL ct par Latham.La grande date du 27 juillet dernier à laquelle Blériot réussit à traverser la Manche, resteru inoubliu- eten Lilien- ble.- I= LE TIERS-ORDRE FRANCISCAIN À l'occasion du septième centenaire de la fondation de l'Ordre franciscain, le Saint-Père à adressé au T.R.Père Minist.c général de l'Ordre des Frères- Mineurs une lettre dont nous citons ce passage sur le Tiers-Or ire : «A ces fondations, s'est ajouté - ell- du Tiers-Ordre merveilleusement apte à restaurer la sainteté des mœurs dans toute la chrétienté ; car il comprend les deux sexes et n'exclut aicun état, aucune condition de vie.Cette creation a excellemment pourvu aux besoins d tous ceux qui ne pouvant, n'y étant pus appelés par Dicu, suivre surt François dans les couvents, d'siraient cependant, tout en accomplissant tous leurs devoirs particuliers, tendre au cel sous lu conduite du Saint, « Aussi, dès que cette associ ition se fut répandue en Italie et dans les pays voisins on vit aussitôt retfleurir ie culte \u2018es vertus chrétiennes privees ou publiques, et, depuis lors, partout où elle Iut en honneur, «lle porta des fruits semi.bles ; en sorte qu\u2019on pourrait dire en toute vérité que.si saint-François n'avait rien fait de plus pour I'Eghse, il devrait encore, pour ce seul fait, être compté parmi les homunes qui ont le plus admirablement mérité de l'Eglise.«Noussouhait \u2018ns et implorons de Dien que le prochain centenaire solennel apporte des bénédictions à tous les fils du patriarche d'Assise ; mais nous désirons particulièrement que ces fêtes soient le signal d'un développement pour le Tiers- Ordre.Car, que pourrions nous désirer divantage, en ces temps ou les los chrétiennes sont si négligées, si mépri s>es dans |.communauté familiate, dans les relations sociales, dans le gouvernement des Etats, que pourrions-n sus désirer de plus que de voir s'accroitre cette association pour infuser dans les veines des sociétés l'esorit de la doctrine et de la discipline chrétienne 7 «C'est doncà bn droit que notre prédécesseur, d'heureuse mémoire, Léon XIII, s'est appliqu avec une solicit le particulièrement zélée à restaurer le Tiers-Ordre franciscain, et en a organisé les règles avec une haute sagesse.Nous saisissons h notre tour cette occasion e KE Biens oles Vorei le passage ntiel d- talettre ue Mgr Bouquet, evéque d Chartres, !resse a ces diocesalus 0 l'océession de la publicution à PO, del des bicus ve paut- istes de nar le ans l'Eure « Loin dre responsable de dn con- VOUVETN LCI : vallon de nos biens.nos de char = Goutonile pods de tte odicuse me sure Lor re rosur les v1-latrurs Gi ont read 00° 08E 5 pl atoiF, wnce, lorganisa- acc pr table your pote +0 ten des cubes ant ons nous ad- rniettre, Ci effet, une orgonis tion qui vof atlL 0
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