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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 3 août 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1907-08-03, Collections de BAnQ.

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[" LA**URKOIX\u201d HEBLOMADAIRE Paraît la © de f alt 6 pee nor nm\u2018 .ropriétaire tod re eet Live .Sige) o ABONNEBMBATS: Payablos d'avance) LANADA ET ETATS-UNIS lan, $2; 6 mois, $1 EN VILLE (Par Ia Posto); 1 an, $2; 6 mois, 81 ETRANGER (Union postale) 1 an, 2.50; 6 mois, 1.25 Le Samedi, 1 Aofllt 1907\u2014-Vol.V, No 66, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL.VIS-A-VIS DU PALAIS DE JUSTICE Boite de Poste 2175 Journal Catholique publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES.re SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.18 AMONNEMENIS OL PROPAGAND} Afin de faciliter la pre- pagande de la OROIX nous avons établi des condi tions spéciales en faveur de nouveaux abonnés seu lement : 8 abonnements del an $3 8 \u201c 5 Téléphone : Bell Est 2281 PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une parois- ge c'est une mission perpétuelle.LEON XIII, TBLLIER-BOURASSA On nous affirme que MM.Tellier et Bourassa formeront bientôt un parti de coalition.| y aurait dans le parti libéral des éléments trop avancés, disons le mot, trop radicaux, pour tolérer Pentiée du «léputé de Labelle, avec toutes ses rétormes, dans le cabinet Gouin.Ces éléments téront le malheur de Li saine fac:ion du parti libéral, comme les Wallace, les Sproule et les Maclean ont fait celui des conserva: teurs, à Ottawa.M.Tellier est un politique intègre.Ses principes,notamment sur les cho- de l'instruction, sont bons et solides.M est sympathique et estimé mème Jde ses adversaires.M, Bourassa est un orateur de premier ordre.Ha donné, aux Communes, des preuves de son energie, de sa sincérité et de son dévouement aux causes qui nous sontles plus vhères.On peut se Hier A lui dans les moments difficiles.Don alliance avec le deputé de Jutiette, lui permettrait de compter moins, pour arriver à ses fins honné- te-et louables, ur certaines petites sens qui se font de son talent un tremplin.(Nous ne faisons pas ici, allusion à M.Lavergne).Etain-siil saznera appoint considérable des citoyens sérieux ctintluents qui redoutent toujours, avec raison, les Asselin, \u2018es Verville, les Aineyv, les Saint-Mar- Un et tutti quanti.lellier et Bourassa sont certainement incarnation la plus vivante de l'âme canadienne-française.Qu'ils soient don: les chefs de la nation, les porte-étendard des parti- \"ans d'une politique progressive parce que nationale et surtoutessentiellement catholique.Qu'ils viennent, torts de leur passe et confiants dans l\u2019avenir, et le peuple les acclamera.SUS JOSEPH BEGIN.to: 1L Y VA DE NOS MBILLEURS INTERETS On a vu, dans la dernière edition de la Croix, que le gouvernement de Québec, \u2018* sur l\u2019avis fortement motivé de M.Gouin,\u2019 avait décidé \u2018\u2018 que tous les directeurs et professeurs \u201d de l'école des hautes études commerciales qu'on vient de fonder À Montréal, \u201cdevront être des Français de France, même les professeurs de langues étran- £ères.\u201d a vu aussi que M.Honoré Gervais, député de Montréal-Centre aux Communes, était à Paris et qu'il devait bientôt revenir au pays avec de tels professeurs, Français de France, Il y a là pour nous, catholiques, un véritable danger que nous avons signalé dans la Croix du 27 juillet, en demandant aux intéressés si ces professeurs n'étaient pas des athées, des impies, comme le sont la plupart de nos cousins de France, et que nous signalons encore à l\u2019attention du gouvernement de Québec et des directeurs de cette école.Nous voulons, avons-nous ajouté, que nos fils brillent avec avantage à Côté des fils de nus concitoyens anglais ; nous voulons qu\u2019ils les surpassent même en connaissances commer- cialés et techniques, mais nous voulons aussi et avant tout qu\u2019ils restent chrétiens.Nos volontés seront-elles respectées ?Sera-t-ii dit qu\u2019une poignée Je francissons nous aura imposé ses vues, ici, au pays, où nous sommes pourtant les maîtres ?Nous invitons la presse indépendante et patriotique, qui ne l\u2019a pas encore fait, À se joindre à nous pour protester contre ce projet néfaste, Il y va de nos meilleurs intérêts.JOSEPH BEGIN.0: \u201cLE [FANATISME DES BONS\u201d JUGE PAR Le Cardinal Mermillod En 1874, Mur Gaspard Mermillod, exilé de son diocèse de Genève pour la défense des principes catholiques, visitait la ville de Lille, en France, et allait prier au sanctuaire de Notre: Dame dé la Treille.Invité à adresser Lu parole au cercle catholique de cette cité, l\u2019il'ustre contesseur de la toi taisait les tières déclarations suivantes : ** Il taut redoubler de courage et de zèle, parce que l'ennemi redouble de rage.Il faut surtout précher ct pratiquer la vérité intégrale.Nous périssons par des transactions ot les timidités.Ce qui sul nous sauvers, est! affirmation sans réserves de toute la vérité, ** Demandez, s\u2019écriait-il, demandez aux vaillants militaires qui sont ici : quand deux armées sont en présence, est-ce qu'on se préoccupe de transactions quelconques ?Est-ce qu\u2019elles sont possibles ?Se soucie-t- on alors des détails qui n\u2019ont rien à faire avec le prand effort qui s\u2019annonce et gui ne pourraient que l\u2019entraver ?On va droit à l\u2019ennemi, et l\u2019on a raison, parce que de la décision dépend la victoire.Eh bien, nous, catholiques, n'agissuns pas d'autre sorte.Allons droit à l'ennemi sans nous attarder avec ceux qui nous détournent du combat sous prétexte qu\u2019on pourrait établir entre les ennemis de l'Eglise et nous quelque conciliation, Les interprétateurs, ici, font l\u2019office des traîtres.** Prenons la vérité dans son texte et ne biaisons pas, Car.quand le Pape omande, nnl n°a le droit de méconnai- tre ou de Jepuiser sa voix.En agissant de la sorte, serons-nous des fanaliques, comme on nous appelle quelquefois ?En cftet, j'ai souvent entendu cette parole, que fo ne puis me défendre de trouver toujours étrange.* On dit que les évêques ne sont pas de leur temps etne savent pas servir les intérêts de leur pays.Ah ! c'est qu'il v a deux façons d'être Jde son temps et de servir son pays.Ou bien l\u2019on est flatteur de son payset on le perd, ou bien l\u2019on est son serviteur comme le médecin et la sœur de charité, et l\u2019on n\u2019a soucique de le sauver.C\u2019est ainsi qu'est Pie IX à l'égard du monde, et c'est ainsi que nous sommes à son imitation.Les droits de l'homme ne peuvent être protégés que par les droits de Dieu.Et c\u2019est pourquoi la persécution nous atteint sans nous ébranler.Quand on a Dieu sur la tête, le monde autour de soi et les siècles pour piédestal, on peut se tenir debout sans crainte ni de la ligue dés peuples ni de la conspiration des rois.Puis, ajoute la Semaine religieuse de Cambrai, d\u2019où est tiré le texte préce- dent, Monseigneur bénit l\u2019assistance et tous se retirent heureux et ravis, répétant avec le R.P.Jenner : ** Vive Pie IX, quia sacré Mgr l\u2019évêque de Genève ! Vive Mgr l\u2019évêque de Genève, qui a glorifié Pie IX! Vive N.-D.de la Treille, quidélivrera Pie IX et rendra Mgr Mermillod à N.-D.de Genève ! \u201d\u2019 «= ** Ancien élève des Jésuites de Fridourg, le noble exilé se fait un devoir d'aller saluer les Pères de la Compaynie de Jésus à leur collège Saint- Joseph.I] adresse la parole aux élè- Ves.\u2018l'avenir, leur dit-il, est encore voilé à vos veux.Quelle sera votre place, quelle sera votre mission dans l'Eglise de Dieu ?Peut-être serez-vous appelés à lu défendre par les sueurs d\u2019un labeur pénible, on par l\u2019effusion de votre sang sur un champ de bataille.Peut-être aurez-vous une uloire plus belle et une mission plus ditficile, celle de la servir comme pré- tres, comme religieux ; et qui sait ?peut-être sera-ce avec un plus auguste encore.** De notre cher college de Fribourg, ii eu Vinappreciable bonheur d'être clevé par les maîtres vénérables qui vous dirigent, il est sorti, à ma connaissance, quatre évêques, dont l'un est missionnaire au fond de la Chine, l\u2019autre est apôtre dans les Indes, le troisième est mort martyr de la foi sur les chemins de la Sibérieet moi, le dernier Jde tous, admis néanmoins à mon tour à participer au calice du Scigneur.** C'est dans les leçons de nos maîtres et de nos Pères de Fribourg, que NOUS AVONS puisé ce courage de la foi qui nous est maintenant si ne- cessaire.Vous êtes à la mème école : drimez-vous, comme nous, pour es luttes de l'avenir.C\u2019est Une si grande chose que de pouvoir dire : mon cœur est prêt, il est prêt au travail, il est prêt au combat.** Quoi qu'il en soit, mes enfants, quelle que soit ta place que Dieu vous reserve, voici la prière que tout à l\u2019heure je faisais pour vous : Si jamais Dieu vous feit l\u2019insigne honneur d'être exilé de quelque lieu pour votre foi, pour l\u2019Eglise, pour le Saint-Siège, que Jamais du moins il ne vous exile de son amour, que jamais vous Ift soyez exilés du Cuwur de Jesus, exilés de l\u2019Eglise et de ses saints Sacrements, exiles du cevur de la sainte Vierge, votre mère, Ju cœur de vos parents et de vos maitres.Si vous gardez ces amours, quoi qu\u2019il arrive, vous tes heureux dans le temps et pour l\u2019éternité.\u2019 41) Ce langage énergiqne, digne échn des professions de foi des premiers caractère où siècles, est autrement réconfortant pour li jeunesse que la doucereuse modération et l\u2019énervant concilialoris- me de Paul Suresne.\u2018* Bienheureux les doux, mais d\u2019une douceur iaite de fermeté et d'intrépide courage.\u2018* Le royaume des cieux souffre violence, et les violents l\u2019emportent d'assaut.\u201d Ce prélat, béritier de la douceur comme du siège épiscopal de François Je Sales, ne craignait pas, au besoin, pour la revendication de la doctrine intégrale, de s'\u2019alièner les puissants du jouret de prendre le chemin de l'exil.Et pourtant, c\u2019est cet évêque intransigeant, sacré par Ple 1X lui- méme, que Léon XIII élevait plus tard à l\u2019éminente dignité de cardinal.\" (1) Les passages soulignés le sont par nous.(Note de I'auteur.) Le décret du Saint-Office \u201c LAMENTABILI { TRADUCTION Mercredi, 3 juillet 1907.Notre temps, qui ne souffre aucun frein dans ses recherches, sur les raisons profondes des choses, suit fréquemment les nouveautés et délaisse ce qui est comme l'héritage du genre humain, de telle sorte que, par une issue lamentable, il tombe en des erreurs très graves.Ces erreurs sont beaucoup plus périlleuses, s\u2019il s\u2019agit des sciences sacrées, de l'interprétation de la Sainte Ecriture, des principaux mystères de la toi.Or, il est déplorable de rencontrer, même parmi les catholiques, d\u2019assez nombreux écrivains qui, sortant des limites fixées par les pères et par la Sainte Eglise elle-même, poursuivent, sous prétexte de les approfondir et sous couleur d'investigation historique, un progres Jes dogmes qui en constitue, en réalité, la corruption.\\in d'empêcher ces erreurs de prendre racine dans esprit des tudeles parmi lesquels elles sont quotidiennement repandues, el de corrumpre la pureté de la foi, il a plu à N.F.S.P.Pie X, pape par la divine Providence, de contier À cette Sacrée Inguisition romaine universelle lu mission de noter et de réprouver les principales de ces erreurs.En conséquence, apres un examen approfondi et l'avis préalable des Révérends Consulteurs, les Eminentissimes et Révérendissismes cardi- taux, Inguisiteurs généraux er matière de fui et de mœurs, ont jugé lus propositions suivantes dignes d\u2019être réprouvées ct proscrites, comme ils les réprouvent et proscrivent Décret général : et par ce {\u2014 La loi ecclésiastique qui prescrit de soumettre àla censure préalable les livres qui concernent les divines Ecritures, ne s'étend pas aux écrivains qui cultivent la critique et l\u2019excgèse scientifique de l\u2019Ancien et du Nouveau Testament.IL.\u2014 L'interprétation par des Livres Saints n'est pas à dédai- pner sans doute ; elle est sujette cependant à un jugement plus approfondi des cxégètes et à correction.l\u2019Eglise II,\u2014 Des jugements et des censures ecclésiastiques portés contre l\u2019exégèse libre et plus savante, on est en droit d\u2019inférer que la foi proposée par l'Eglise est en contradiction avec l'histoire, et qu les dogmes catholiques ne peuvent réellement pas se concilier avec les vraies origines de la religion chrétienne.IV.\u2014 Le magistère de l\u2019Eglise ne peut pas déterminer le sens propre des Saintes Ecritures, même par des définitions dogmatiques.V, \u2014 Le dépôt de la foine contenant que des vérités révélées, il n\u2019appartient À aucun égard à l\u2019Eglise de (1) Ni dans son titre, ni dans son texte, le décret ne porte le mot \u2018\u201c syllabus \"\u2019, 1 semble donc bon de le désigner par les premiers mots du texte, selon l'usage traditionnel.(2) Bien que cette traduction de la Croix, de Paris, ai tété faite avec soin, le texte latin seul a le caractère officiel, SANE EXITU ©\" FRANCAISE) (2) porter des jugements sur les aftirma tions des sciences humaines.VI.\u2014 L\u2019Eglise enzeignée et I'Eglise enseignante collaborent à ce point dans les définitions doctrinales, que l'Eglise enseignante n\u2019a plus qu\u2019à sanctionner les opinions communes de l'Eglise enseignée.VIL \u2014 Lorsque l\u2019Eglise proscrit des erreurs, elle ne peut exiger des fidèles qu\u2019ils adhèrent par un assentiment intérieur aux jugements qu\u2019elle a rendus.VIN, \u2014 On doit estimer exempts de toute laute ceux qui tiennent pour non avenues les condamnations de la Sacrée Congrégation des autres romaines, IN.\u2014 Ceux-là tont preuve d'une simplicité et d'une ignorance excessive qui croient que Dieu est vraiment l\u2019Auteur de la Sainte Ecriture, de l\u2019Index ou Savrées Congprégations X.\u2014 L'inspiration des livres de PAnaen Testament a consisté en cu que les écrivains d\u2019Israël ont transmis les doctrines religieuses sous un certain aspect, peu conti où même inconnu des paiens, XI, -\u2014 L'inspiration divine ne s\u2019étend pas de tellé sorte à toute la Sainte Ecriture qu\u2019elle la préserve de toute erreur dans toutes et chacune de ses parties.XH.\u2014 L'exéuète, s'il veut s'adonner utilement aux études bibliques, doit écarter avant tout toute opinion conçue sur l'origine surnaturelle Je l\u2019Ecriture Sainte, et ne pas Vinterpréter autrement que les autres ments purement humains.NH, \u2014 Ce cux-mémes docu- sont les évangélistes et les chrétiens de la seconde ct de la troisième pénération qui ont artificiellemeut élaboré les paraboles évangéliques, et qui ont ainst rendu raison du peu de fruit de lu prédication du Christ auprès des Juifs.AI\\.\u2014 En beaucoup Jde récits, les évangélistes ont rapporté non pas tant la réalité que ce qu'ils ontestimé, quoique faux, plus profitable à leurs lecteurs.XV, \u2014 Les Evangiles se sort enn- chis J\u2019additions et de corrections continuelles jusqu\u2019à la tixation et à la constitution du Canon ; dès lors.il n\u2019y subsista de la doctrine Ju Christ que des vestiges ténuset incertains.XVI.\u2014 Les récits de Jean ne sont pas proprement de l\u2019histoire, mais une contemplation mystique de l\u2019Evangile ; les discours contenus dans son Evangile sont des méditations théologiques dénuées de vérité historique sur le mystère du salut.XVII.\u2014 Le quatrième Evangile a exagéré les miracles non seulement afin de les taire paraître plus extraordinaires, mais encore pour les rerdre plus aptes à signifier l\u2019œuvre et la gloire du Verbe Incarné.XVIII.\u2014 Jean revendique, il est vrai, pour lui-même le caractère de témoin du Christ ; il n'est cependant en réalité qu\u2019un témoin éminent de 14 LA CROI 4 3 Août 1907 \u2014 vie chrétienne, ou de la vie du Christ dans l\u2019Eglise, à la fin du premier siècle.XIX.\u2014 Les exégètes hétérodoxes ont rendu plus fidèlement le vrai sens des Ecritures que les exégètes catholiques.XX.\u2014 La Révélation n\u2019a pu être quela conscience acquise par l\u2019homme de sa relation avec Dieu.NXI.\u2014 La Révélation qui constitue l\u2019objet de la toi catholique n\u2019a pas été complète avec les Apôtres, XXII.\u2014 Les dogmes que l'Eglise propose comme révélés ne sont pas des vérités descendues Ju ciel, mais c'est une certaine interprétation des faits religieux que esprit humain s'est acquise par un laborieux effort.NXIll, \u2014 ll peut exister et il existe réellement entre les faits consignés dans ia Sainte Ecriture et les dogmes de l\u2019Eglise auxquels ils servent de base, une opposition telle que le critique peut rejeter comme faux dés faits que l'Eglise croit comme très certains.NXIV,\u2014 Da ne Joit pas condamner un exégète qui pose des premisses d'où il suit que les dogmes sont historiquement faux ou douteux, à condition qu'il ne nie pas doymes mémes directement, les XXV.,-\u2014 L'\u2019assentiment de foi se fonde en délinitive sur une accumulation de probabilites.NAVEL \u2014 Les dogmes de la toi sont a retenir seulement selon leur sens pratique.c'est-à-dire, comme règle preceptive J'action.maïs non comme rezle de crovance.NXVL \u2014 La divinite de Jesus- Christ ne se prouve pas par les Evangiles ; Muis c\u2019estun dogme que la conscience chrétienne a déduit de la notion de Messie.NXVHIL \u2014 Pendant qu\u2019il exerçait son ministère, Jésus n\u2019avait pas en vue dans ses discours d'enseigner qu\u2019il était lui-même le Messie, et ses miracles ne tendaient pas à le démontrer.AXIX.\u2014 On peut accorder que le Christ que l'histoire présente est bien inférieur au Christ qui «st l\u2019objet de la toi.XXX.\u2014 Le nom de Fils de Diet, dans tous les textes évangéliques, équivaut seulement au nom de Messie ; il ne signitie point du tout que le Christ est le vrai et naturel Fils de Dieu.ÆN.V/, \u2014 La doctrine christologique de Paul, de Jean et des Conc les de Nicée, d\u2019Ephèse, de Chalcédoine, n\u2019est pas celle que Jésus a enseignée, mais celle que la conscience chrétienne a congue au sujet de Jésus.XXX/I.\u2014 Le sens naturel des textes évangéliques est inconciliable avec l'enseignement de nos théole viens touchant la conscience de Jésus et sa science infaillible, AXXIH.\u2014 ll est évident pour quiconque n\u2019est pas conduit par des opinions précongues, ou bien que Jésus a enseigné l\u2019erreur sur le prochain avenement messianique, ou bien que 11 majeure partie de sa doctrine con- tznue dans les Evangiles Synoptiques est dénuce d'authenticité.XXXIV.\u2014 Le critique ne peut pas attribuer au Christ une science illimi- tee, si ce n\u2019est dans l\u2019hypothèse historiquement inconcevable et qui répugne au sens moral, que le Christ comme homme à possédé la science de Dieu et qu\u2019il a néanmoins refusé de communiquer À ses disciples et à la postérité la connaissance de tant de choses.XXXV.\u2014 Le Christ n\u2019a pas toujours eu conscience de sa dignité messianique.XXXVI, \u2014 La Résurrection du Sauveur n\u2019est pas proprement un fait d'ordre historique, mais un fait d\u2019ordre purement surnaturel, ni démontré, ni démontrable, que la conscience chrétienne a insensiblement déduit d\u2019autres faits.XXXVII.\u2014 La'foi en la Résurrection du Christ, À l'origine, porta moins sur le fait même de la résurrection que sur la vie immortelle du Chnist auprès de Dieu XNXVIIL, \u2014 La doctrine sur la mort expiatoire du Christ n\u2019est pas évangélique, mais seulement paulinienne.XXXIX.\u2014 Les opinions dont les Pères de Trente etaient imbus sur l'origine des sacrements, opinions qui influencèrent sans aucun doute leurs Canons dogmatiques, sont bien éloignées de celles qui prévalent aujour- d'hui à bon droit parmi les historiens du christianisme.NL.\u2014 Les sacrements sont nes de ce que les Apôtres et leurs successeurs ont interprété une idée, une intention du Christ, sous l\u2019inspiration et la poussée descirconstances et des évènements.ALI, \u2014 Les sacrements n'ont d'autre but que d'évoquer à l'esprit Je l'homme la présence toujours bienfaisante du Créateur.NL.\u2014 La \u2018ommunauté chrétienne a introduit lu nécessité Ju Baptéme, en l\u2019adoptant comme un rite nécessaire et en v annexant les obligations de la profession chrétienne.ALI.\u2014 L'usage Je contèrer le Baptéme aux enfants tut une évolution de la discipline qui fut une des causes pour lesquelles ce sacrement se déboubla en Baptême et en Pénitence.XLIV.\u2014 Rien ne prouve que le rite du sacrement de Confirmation ait ete usité par les Apôtres ; au vontrai- re, la distinction tormelle des sacremeants, savoir le Baptéme et la Contirmation.n'appartient pas à l\u2019histoire du christianisme primitif.deux ALV.\u2014 Tout n'est pas à entendre historiquement dans le récit de institution de l\u2019Eucharistie par Paul.1, Cor.XI, 23-25.) XLVI.\u2014 Le concept du chrétien pécheur réconcilié par l'autorité de l'Eglise ne s'est pas présenté dans la primitive Eglise ; mais l'Eylise ne s\u2019est faite à ce concept que très lentement.Bien plus, même après que la Pénitence eut été reconnue comme une institution de l'Eglise, elle ne portait pas le nom Je sacrement, regardée qu\u2019elle était comme un sacre: ment honteux.XLVIIL \u2014 Les paroles du Seigneur : Recevez l'Esprit Saint ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remel Nez et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (lo.XX, 22 et 23), ne se rapportent point du tout au sacrement de Pénitence, quoi qu\u2019il ait plu aux Pères de Trente d\u2019affirmer.XLVI.\u2014 Jacques n\u2019entend pas, dans son épitre (vers.14 ¢t 15; promulguer un sacrement du Christ, mais recommander un pieux usage, et s\u2019il voit peut-être dans cet usage un moyen de grâce, il ne l\u2019entend pas avec la même rigueur que les théologiens qui ont fixé la notion et le nombre des sacrements.XLIX.\u2014 La Cène chrétienne prenant peu à peu le caractère d\u2019une action liturgique, ceux qui avaie t coutume de présider la Cène acquirent le caractère sacerdotal.L.\u2014 Les anciens, qui étaient chargés de la surveillance dans les assemblées des chrétiens, ont été établis par les Apôtres prêtres et évêques, en vue de pourvoir à l'organisation nécessaire des communautés croissantes, non pas proprement en vue de perpétuer la mission et le pouvoir apostoliques.LI.\u2014 Le mariage n'a pu devenir sacrement de la Nouvelle Loi que beaucoup plus tard ; en effet, pour que le mariage fût tenu pour un sacrement, if talloit au préalable que la doctrine théologique de la grâce et des sacrements eût acquis son plein développement.LIl.\u2014 11 n'était pas dans la nénsée du Christ de constituer l\u2019Eglise comme une Société destinée à durer sur la terre une longue série de siècles ; au contraire, dans la pensée du Christ, la fin du monde et le royaume du ciel étaient également imminents.Lill.\u2014 La constitution organique Je l'Eglise n'est pas immuable ; mais la société chrétienne est sujette, comme toute société humaine, à une évolu- on perpétuelle.LIV.\u2014 Les dogmes, les sacrements, la hiérarchie, tant dans leur notion que dans la réalité, ne sont que les interprétations et les évolutions de la pensée chrétienne, qui ont développé et perfectionné par des apports extérieurs le petit germe latent dans l\u2019Evanyile.LV.\u2014 Jamais, en verité, Simon Pierre n'a même soupçonné que le Christ lui eût délégué la primauté dans l'Eglise.LVI, \u2014 L'Eglise Romaine est devenue la tête de toutes les Eglises, non pas par une disposition de la divine Providence, mais en vertu de circonstances purement politiques.LVI.\u2014 L'Eglise se montre ennemie du progrès des sciences naturelles et théologiques.LVI, \u2014 La vérité n\u2019est pas plus immuable que l\u2019homme lui-même, puisqu\u2019elle évolue avec lui, en lui ët par lui.LIX.\u2014 Le Christ n\u2019a pas enseigné un corps déterminé de doctrine qui fût applicable à tous les temps et à tous les hommes, mais il ua plutôt inauguré un mouvement religieux qu\u2019 s\u2019adapte ou qui doit être adapte à la diversité des temps et des lieux.LX.\u2014 La doctrine chretienne fut, en ses origines, juduique, mais elle est devenue, par évolutions successives.d'abord paulinienne, puis johannique.enfin hellénique et universelle.LXI, - On peut dire sans paradoxe que, du premier chapitre de la Gentse au dernier de \"Apocalypse, aucun chapitre de l\u2019Ecriture ne renferme une doctrine absolument iJentique à celle que l'Eglise enseigne sur la mé- me matière, et,par con équent, qu\u2019aucun chapitre de l\u2019Ecriture n\u2019a le mé- Me sens pour le critique et pour le théologien.LAII.\u2014 Les principaux articles du Symbole des Apôtres n'avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification qu\u2019ils ont pour ceux de notre temps.UXII, \u2014 L'Eglise se montre incapable de défendre efficacement la morale évangélique, parce qu'elle se tient obstinément attachée à des doctrines immuables qui ne peuvent pas se concilier avec les progrès modernes.LAIV.\u2014 Le progrès des sciences exige que l\u2019un réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation.sur la Personne du Verbe Incarné, sur la Rédemption.LXV.\u2014 1e catholicisme d'aujour- d'hui ne peut se concilier avec li vraie science que s\u2019il se transforme en un christianisme non dogmatique, c\u2019est- à-dire en un protestantisme large et libéral.Le jeudi suivant, 4 du méme mois de la même annee, rapport de tout ceci ayant été fait très soigneusement à Notre Très Saint Père le pape Pie X, Sa Sainteté a approuvé et confirmé le décret des Eminentissimes Pères, et Elle a ordonné que toutes et chacune des propositions ci-dessus consignées fussent tenues par tous comme réprouvées et proscrites.PIERRE PALOMBELLI notaire de la S.I.R.U.:0: Le 12 avril I9U7, lecongrégation de l'Index condammait l'ouvrage suivant : \u201cABW GLE, Compe, Le secret de Mélanie, bergére de lu Salelte et tu crise actuelle.Ainsi qu'il ressort du libellé môme de ln condnmnation, ce quiest condamné parl'Index, ce t'est pas le secret de Mélanie, pris en lui-même, mais le 1 livre qui porte le titre ci dessas.Ce que doit être un chant national M.le Rédacteur de la Croix, Sous lu titre susdit, un de vos corres pondauts, qui signe Un amateur de musique, à publié dans votre numéro du 27 juillet dornier, un article tout i fait digne do l'attention de tous ceux qui, on Canada, s'intéressent à la question «du chant national, soit pour en composor un, soit pour en trouver un.Cet article «st, sans doute, ce qui, depuis longtemps, a été écrit de plus sensé ut de plus motivé sur le sujet.Tous les Journaux du pays devraient le reproduire.Ou arriverait, peut être, ainsi, à une entente, parmi la cinsse dirigeante do notre munde littéraire, sur les prin cipes qui doivent nous guider dans la confection ou dans l'adoption d'un chant patriotique et national.Cut accord établi, un chant national définitif pour tous les Cuuadiens françuis serait peut être trouvé et adopté plus vite qu\u2019un ne le pense.L'auteur dit excollemnient : * Le but d\u2019un chant national est do réveiller, chez un peuple catholique, lo sentiment roligieux et patriotique ; et pour atteindre co but, sa composition doit être simple, en inême temps quo digue et noble ; chacune de ses strophes doit renfermer une pensee propre à for mer le cœur d\u2019un peuple et à l'attacher à es traditions d'honneur.Eu un mot, il doit, être le résumé de son histoire et de \u201ces aspirations vers l'avenir.Ti faut enfin que 16 sens de ses paroles soit facile à suisir par tout le monde ; car un chant national doit être populuire.\u2018 Cet idéal, M.le RMédact-ur, est abso- lum nt de mien.Jen trouve donc l'exposé dans votre journal avec la plus vive sitisfaction ; et ge profite de lu circons tance pour offrir à votre correspondant, dAmnateur de musique, pour offrir à vous mêtie ct à tous mes compatrivtes, l'essai qui suit, on vous priant tous de voir si cette nouvelle composition, par hasard, ne répondrait pas assez correctement, aux diverses qualités essentielles d'un chant national, telles qu'énuimérées plus haut.I ya plus de 15 ans, M.le Rédncteur, que je m'occupe de cette question patriotique de notre chant national.En 1892, Je publiais, dans ie Monde llustré, de Montréal, ma chanson Vive LA CA NADIENNE, pour douner un corps au plus populaire de os chants canadiens qui, Jusque là, n'avait eu qu\u2019une tête, c'\u2019est-n- dire une seule strophe digno d'être chanté.Vinrent ensuite : LE CANADIEN, BRAYE HABITANT, sur l'air de En roulant ma boule roulant :\u2014 Amovn AU Caxapa, sur l'air de Vous roux invoquons luna, vu du God sare the King ;\u2014 VivE NOTRE PATHIE, sur l'air de Five la Canadienne : -O CANALA, TERRE CHÉRIE, dont l\u2019air est n créer ;\u2014enfin la chanson que je propose aujourd'hui: SUYONS FIERS DE NOTRE UKIGINE, qui peut fort bien se chanter sur V'uir de Comme le dit un vieil adage de Sir Geurge Euenne Cartier, on attendant Un air propre ; si, toutefuie, lon dagne l'honorer, plus tard, d\u2019une musique spéciare:.On peut reprocher à mes deux premières chansons de n'être tionales, c\u2019 st-à dire de ne s'occuper que d'une partie de ln patrie au lieu do la patrie tout entière ; et a mes trois nu tros chansons qui suivent d'être trop longues ; car le récent concours de la Presse ne demandait un chant que de cing ou six couplets.Ma chanson d'au jourd'hui échappe à ce double ruproche : ello\u2019 est suhstantiellement nationale et elle n'a que sept couplets.Il ne reste donc qu'à examiner son mérite littéraire.pas assez na- Si on la trouve encore minis habens, j'en serai quitto pour crier: J'ai fait mon possible ; qu'un autre fasse mieux ! car s'il faut battre le for pendant qu'il est chaud, cs doit être le tomps de résoudre, enfin, le problème du chant national canadien-français ; puisque co problème ost posé actuellement devant lo publie, avec plus d'importance et plus d'intérêt que jamais.\u2014 Ou n'a pus besoin do craindre trouver dans ma chanson nouvelle, un plat réchauffé du concours de lu Presse, Comment auraitelle pu aller à co concours, puisque, alors, elle n\u2019était pus née?Ju viens justement de lu composer, Elle de est done tout à fait neuve, originale of inédite.Eu vous remerciant, M.le Rédacteur, de votre bionveillaute hospitalité moure respectueusement, Votre tout dévoué, L'abbé FX.BURQUE, Québec, ler août 1907.» je de ESSAI DE CHANT NATIONAL Soyons fiers de notre origine (Sur l'air de Comme le dut un vieil aduge de Sir Geurgo Etienne Cartier.) Soyons fiers de notre origine, Et des exploits de nos nieux : Nouvelle-France, œuvre divine : Voilà ce qui brille À nos yeux ! REFRAIN 0 Canada, terre chérie, Foi qui progresses chaque jour, Reste À jiutnais, belle patrie, Notre bonheur et notre amour! 11 Notre histoire est une épopee Pleine de gloire et de leçons : La croix, In charrue et l'épée : Voilà ce que nous lénissons ! i Suivons les traces de nos pères ; lnutous leurs nobles vertus : Si nous voulons des jours prosperes, Reprenons leurs travaux ardus.1V Is furent soldats de l'Eglise, De leur langue et leur liberté : Mère tâche, meme devise, lucombe à leur postérité ! Vv Dans nos luttes pavlementairves, Papineau vaut an bataillon : Dans nos campagnes militaires, Marchons au cri de Carillo à ! VI Unissuns-nous, comme des frères, Pour defendre nos lois ot droits, Nos champs, nos lacs et nus rivières, Notre grand fleuve et nos grande bois! VIH Chnnlons notre reconnaissance Au Seigneur, pour Uint de bienfaits © Rallions-nous.pleins d'espérance, Au drapeau canaudien-français ! N.B.\u2014Les journaux sympathiques la cause du chaut national sont priés de reproduire.:0: LUS RESULTATS ! Les six premiers mois de 1907 ont été marqués, dans le seul département de l'Yonne, en France, par soixante- done suicides et vingt tentatives de suicide, Il ne se passe pas trois jours sans que, en cette malheureuse région, fuit riche des biens matériels, mais hélas la plus trréligieuse de France, le suicide fasse une nouvelle victime.Ceux qui s'acharnent à arracher des Âmes tout ce qui élève, fortitie et console, ont le droit d'être fiers des résultats obtenus.Si la situation était la même sur toute la surface de la France \u2014 ce qui, grâce à Dieu, n\u2019est pas encore,\u2014on aurait déjà, pour cette seule moitié de l\u2019année, à erve- gistrer 6 192 suicides, la population d\u2019une petite ville.L'absence de Dieu est la mort d'une nation.333 Nous avons reçu les annuaires des maisons d'éducation suivantes : Cottèye de Saint-Laurent.Luréouver- Lure des classes cst fixée au premier 1nar- di de septembre prochain.Collège Commercial du Sacré-Cœur (Sainto-Anne-de-la-Pérade), La rentrée ; des élèves aura lieu le 3 septembre. 3 Août 1907 LA URrROIX 3 LE F.\", FALLIERES EN DANGER Lo 14 juillet dernier, lo Vén.-.pré sident de la République du Gr.\u2026 Orde France « été l\u2019ubjet d'un attentat mystérieux, Uni assassin, nommé Maillé, réserviste maritime du Havre, a, sur l'avenue des Champe-Elisées, tiré doux coup+ \u2018lo fou à | ndrossu du chef nominal do In République, revenant du Long cham » au palais de l\u2019Eiysée, après avoir passe uno revue des troupes.L'assassin à marqué heurousement sa vietune, personne n'a été blessé.Le F.\u2026.G.Ulemencenu était dans la voiture présidentielle.La foule à failli lyncher Maillé qui, apres son arrestation immédiate, refus de faire sucune déclaration précise \u201cles révélations que j'ai a faire, dit il, \u201csont si graves et si sé jeuses que jo ne \u2018lus ferai que devant un magistrat afin « qu\u2019otles soient transmises au Chef do + j'Etat.C\u2019est Une affaire entre lo gouver moi.Ju suis In victime de * prusteurs infamies ! \u201d \u201cnement et Prusieurs Journaux républicains ont reçu le mot d'ordre de fairo passer l'as- pour un démvnt atteint de ln sa
de

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