Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 19 août 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Croix., 1905-08-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LA «CROIX \u201d NEBDOMADAIRR Parait le Samedi JosEPH BEGIN Dirceteur-Propriétaire ABONNEME NTS (Payablos d'uvance) CANADA ET ETATS-UNIS ; lan, $2; 6 mois, 81 EN VILLE (Par Ia Poste) Lan, $2;: 0 mois, $1 ETRANGER (Union postale) Jan, 2.25; 6 mois, 1.25 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Boite de Poste 2475 Journal Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.ABONNEMENTS DE PROPAGANDE Afin de faciliter la propagande de In OROIX nous avons établi des conditions spéciales en faveur de nouveaux abonnés seulement : 8abonnements de 1 an, $4 5 oe LE) 6 10 « se 10 PRNSÉE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle.Léon XIII, se RS A a Centralisation des Ecoles Tel est le titre d'une sulte d'articles publiés par le \u201cCanada\u201d, journal de M.Godtroy-l.anglois [10 et 11 du mols d'août.Comme le système qu'il entreprend de précher est nouveau par Ici, plusieurs de ses lecteurs n\u2019y verront peut-être pas trèg clair tout de suite, et auront besoin d'explications, Nous en avons demandé nous-mém.pour bien saisir ce dont il s'agit.Qu'est.que cette centralisation des écoles g.- M.Langlois voudrait voir éta- bir dass notre province de Québec, à la place de notre système actuel?Votci.Ce svra!.d'abolir toutes les écoles ole.mentair+ dans les parotsses pour na.voir pis qu'une seule grande école au village.Cette - o'u scraît une construction vaste et maistralo, bien aménagée, riche ment fenle de tout Ie matériel dex grands © oles de l'État.lien ne serait épargue Hour donner A enfant une tros haute + du \u201cSanctuaire Sacré\u201d où la feunes:- va pulser les premiers rudiments a sclence.Tout naturellement.telle maison coûterait très cher.© comme on dit quelquefois, ne serait wv bâtie avec des prunes, Qui ps!-rait les frais de catte construe- tion my 7 Car {1 faut bien que quel- quan te oo des déboursés pour ces tra- Vaux.Ces lat qui s'en charge.Mais l'Etat, o% prend-il cet argent dont il est le prolisne et qu'il verse avec tant de génére-.+, pour l'avantage du peuple?1 le prend, cet argent, dans la bourse de chuque particulier qui est tnxé en conséquence, soit directement soit indirectement; car d'une façon ou d'une autre, lar: ent de l'Etat vient du peuple.i! d'est pas nécessaire d'être grand sir pour le comprendre.Dor.ja grande école qui remplaceru les ptitts écoles des campagnes sera payée très cher par les habitants à qui on pérsuadeéra qu'ils ne paient rien du teut.Si le logement coûte cher, le per- sonel \u201cpui administrera l'institution coûtera à l'équipollent.Le gouvernement.qui fais toujours les choses largement, su qu'il puise ses fonds dans la poche du pauvre citoyen donnera aux instituteurs de ces écoles centrales le plus haut salaire possible, pour prouver que l'on donne là une Instruction supérieure [?] êt à bon marché [7] Maint-nant, pour assurer à cette uni- Que école une assistance régullère, il faudia bien aussifairequelques dépenses.Dans presque toutes les paroisses il se trouvera des enfants qui seront à quatre et cing milles de l'école, quelquefois plus loin.Pendant les mauvaises saisons de l'automne et du printemps, ce n'est pas très facile au petit écolier de six et sept &ts de parcourir cette distance le ma- Un et le solr; il en sera ainsi pendant les gros froids de l'hiver.Attendez, l'Elat n'est pas embarrassé pour si peu.Avec de l'argent on aplanit toutes les difficultés.\u2018Hy aura done, des diligences qui, matin ét soir, voyageront pour prendre les enfants à domicile, les conduire à l'école centrale, et les ramener le soir dans leurs familles.Ces diligences seront de longues et larges voitures où l'on entassera farçons et filles, qui s'en jront à l'école ct reviendront galement en chantant: Vive la Canadienne.Prôneurs de ce système nous assurent que: L'ayglène ot surtout la morale on bé- néficleront, qu'on fera de la sorte de cltoyens et do braves citoyennes; Que la santé de ces petits enfants ainsi dore deux fois par jour les uns par- \u20ac autres, sera excellente.Sans Soinler que ça ne coûtera rien.tystème a paru si bête aux protes- vois comme aux catholiques des Etatsng n'en ont pas voulu du tout, voir par .êté propos, comme on va le ling à lettre d\u2019un curé de l'Etat do mel au qui donne ici un dément! for- journal de M.Godfroy Langlois: A.C dre leur le Rédacteur \u2014Je viens de sur le \u201cCanada\u201d du 11 août la suite up 4 aa yy ele commencé dans le numéro Goole.fur le projet de centraliser les tos la Province de Québec.Dans cet article, après avoir affirmé que ce systôme de centralisation scolaire est déjà établi ct fonctionne admirablement dans plusieurs Fiats de la République américaine, le rédacteur du \u201cCanada\u201d elte en particulier, comme excmple, l'i£- tat de l'Illinois, où dit-il, le système \u201cdn \u201ccentralisation des Ccojes est en pratl- \u201cque depuls assez longtemps.\" A cette affirmation, j'oppose un démenti formel, et je dis que sl M.Lanslois est aussi mal renscigné sur les autres Etats que sur celui de l'Ilinois, il trompe effrontément le peuple à qui il s'adresse, Toute loi passée à la Chambre de Springfield est mise en vigueur dès que le gouverneur l'a sanctionnée, et tous les clitoyens en sont informés à domicile le Jour même par les documents offfeioi- Ustrisués par les facteurs dans les bot tes placées A la porte de chanue demem À la campagne conme À la ville, Or, depuis vingt ans que J'habite 1F- Unois où Jeacree mon ministdre de pros tre et de curé, fe déclare que ni mol ni qui que ce soit dans Plat de l'IMinoi.n'a eu connalssance d'une loi sanetion- nés pour établir écoles veutraie- dans les paroisses au détriment des aut- tres écoles ciablies, Personne icf, dans tines, w'a encore cu connaissance qu'on charroyait, matin et soir, les enfants de l'école centrale aux frais de l'Etat.J'ai dans ma paroisse huit écoles fro.quéntéra par des enfants qui s'y rendent et en révicanent d'après l\u2019ancien système de locomotion et à leurs frais et dépens.Nous avons bien cu connaissance par exemple, quan Lill pour la eentrali- sation des écoles à été déposé sur la table de in Chambre de Springfield, le printeups deraler, mais en raison de ln forte opposition des protestants et de- catholiques réunis en raison des pétitions chargées de noms des Catholiques, des lepiscopaliens 6 ds Luthériens.le bit! a rate.Si monsleur Langlois ne me croit pas sir parole, qu'il veuille bien s'adresser à M- Dencen, gouverneur de YFlllinois, pour savoir de lui s'il a jamais sanctionné un bill de \u2018centralisation des écoles\u201d.Nun, jamais dans l'Illinois, les écoles ne seront centralisées, à cause des lourdes taxes qu'elles nécessiteraient, des dépenses énormes qu'entraînevralent ja construetion de ces immenses Écoles, leur aménagement, les salaires fabuleux des maîtres ot des maîtresses, le charroyage des enfants, quelquefois A de très grandes distances, sans compter les dangers auxquels ils seralent exposés en particuliers les plus petits.Leur santé, dans les mauvaises saisons, aussi bien gue la morale en souffriraient.Je le répète, protestants comme catholiques, se sont opposés énergiquement à ce bill.Maintenant, je demande au publie de lire attentivement le fameux rapport du surintendant que monsieur Langlois veut blen publier pour prouver que la centralisation est établie dans l'Illinois, et, je défile qui que ce soit d\u2019y trouver un seul mot qui prouve que la centralisation des écules est établie, Je défie M.Langlois lui-même d'y trouver, avec toute sa bonne [!] volonté, la preuve de ce qu'il affirme gratuitement.Si M.Langlois, dans sa campagne de centralisation scolaire, s'en était tenu au Canada, je n'en aurals pas fait de cas, mais du moment qu'il s'Ingère dans nos affaires des Etats-Unis, qu\u2019il ne conaît pas plus que l'homme de la lune, comme citoyen américain, je me fais fort de lui porter un formel démenti.UN OURB DE L'ILLINOIS.des Le Dimanche à Montreal Le dimanche, le jour que le Seigneur est réservé dans la nouvelle comme dans l'ancienne loi, les oeuvres serviles doivent ceseer.Mais cette loi est malheureusement violée dans notre cité o Montréal, et colle l'est non seulement par le travail mais surtout par le plaisir.En effet dopuis le commencement de juillet jusqu'à la fin de septembre, et cela chaque année, l'on voit la «rande partie de notre population occupée par des fêtes de divers genres qui n\u2019ont rien ussurément des fêtes de l'Eglise catho- Haque.Courses de chevaux, de bicyclettes, courses en sacs, parties de lacrosse, de \u201cbaseball\u201d; c'est à quoi est consac\\.ée l'après-midi de chaque dimanche et où va accourir de cing à six milles à la ronde toute la population de plus en plus avide de ces spectacles et de ces réjoulssan- tes.Nous revenons nn temps où la foule, dans la Rome décadente ot déja tembée bien bas, ne demandait plus que deux choses à ses maîtres: du jain ot des jeux! \u201c Panem et Cireenses Depuls nombre d'années déjà, les fêtes religieuses qu'on appelle de dévotion, ont été a peu près ighorées.Les vêpres sont de plus en plus dé laissées, Elles sont remplacées par les courses de chevaux, par ia promenade au Bont-led'Isla, ete, Qu a cupprimé fêtes 1e'fni- vuses parce que le peuple so plaisnait qu'il était chligé de chômer trop souveut, et À la place, on nous à donné a fète du travail \u2018et pons auron: d'autre.fêtes du même genre.Et malgré tout, les &.aimés du platetr en veule-t davantage.Ds cherchent À faire ouviir les shéâtre= le jour du Selcertaines b'entôt near.Mais Monseigneur 5° oppose encre! quenent.Espérons que sa pat-rneile rarols vera \u201ccoutée, Ce qui met le comble à \u2018entraînement général, tout en Jdérotiant absolument l'espri de l'observateur chrétien, cost de vols des journaux qui se dt auut catholiques ouvrir leurs colonnes ct très cemplaisammert aux programmes de fêtes qui remplacent le dimanche chrétien, et étaier des colonnes ot des colonnes de récitg enthouslaztes journées =f peu catholiques.ces de ces AC Le Garillon-Sacré-Gœur Nous lisons dans l'Union, de Woou socket : * Au congres de l'Union St-Jenn- Baptiste d'Amérique, tenu a Willimantie, en septembre 1904, le drapeau Ca- rilon-Sacté Cœur fui choisi comme le drapeau officiel de l\u2019Union : depuis, cette idée s\u2019est répandue un pou partout et nous avons constaté avec un immense plaisir que ce drapeau à trouvé une large place dans la dernière célébration de notre fête patronale.* Te consest 33, St- Louis, de Pullman, Tll., a fait bénir un magnifique Carillon- Sacré-Caur le 18 juin.Le second et lo quatrième prix du dernier concours de recrutement ont été deux drapeaux Carillon Sacré Cœur ; les conseils 38, 39, 100, etc., possédaient déjà ce drapeau.\u201c Le 23 juin devnier, les directeurs de l'Union faisaient l'acquisition d\u2019un des principaux édifices de commerco de la ville de Woonsocket ; le 24, un aplendi- de drapeau Carillou-Sacré Cœur flottait à la brise sur cet édifice, et dominait pour ainsi dire la ville.C'est la première fois, croyons-nous, que le fait se produit aux Etats-Unis, mais ce n'est pas la dernière.\u201c Dimanche, 2 juillet; un Carillon.Sacré-Cœur était béni dans la nouvelle paroisse canadienne de Taunton, Mass., pour le conseil No 53, société St Jean- Baptiste de l'endroit.\u201c Commo on peut le voir, le mouvement prend des proportions sérieuses et à mesure que l'Union St Jean-Baptiste grandit, elle fait connaître et aimer le drapeau Carillon Sacré-Cœur.\u201d EXPLICATION Le dernier numéro de la Croix a été imprimé avant que le travail du typographe ait été revu et corrigé.Ce qui est la cause des quelques erreurs qu'on y trouve.Le barbet de la Province M.Godefroy Langlois nous fait penser quelquefois à ces petits chiens barbets qui Juppent contre tous les passants, Il en veut à nos écoles.Iles sont mat bâties; 11 n'y en a pas asecz, 11 y en a trop.Personne ne fait son devoir: les commissaires sont des encroûtée, les parente des Insouciants, le Conseil de l'Instruction publique une vietlle rengaino.Seuls un ministère de l'Instruction fubli- que et M.Langlois sont capables de nous arracher à l'obscurantisme = abâtardissant oft nous allonsi grands pas! Mais que lecteurs se Tassurent La province de Québec u jusqu'aujour- d'hui, sous ce rapport, fait honneur a ses socurs du Dominlon, et vous espé- ror 5 qu'elle n'aura pas besoin d'ailer qué- vir les service: du peut hon.homme qui écrivaille dans te \u201cCanala\u201d bout garder sa position tives envialle of lrméforer au besoin M.Latgios pat d'un faut 11 prétend que Pirsruction qui pus cher ja omelet.let qui e tait s'écarrer chaque fois voniure À diseuter des tiuetion pulsique.A l'appui de :n thè-o, il quelques semaines des comparaisons pus Où moins juste entre les salairs des instituteurs de notte province aveu coux des fnatituteurs de quelques Etats de la république voisine.Et, de re que ceux-el sont plus élevés que les autres, il conclut à l'Intfriorité de notre instrue- tan publique et à la -np@riorité de celie es Etass-Unis.Rlen de plus faux que 0 nos piireipe.coûte le voit ce qu'il s\u2019a- Vins- est choses de fait depuis rai-onne mont Nous invitons M.Langois à Hire s'il ne la pas encore In, Ce que disait récemment le New-York World ™ publiques de nos voisins: des écoles \u201cUne teinte de connaissances: spéciales ne compense pas un rudl- ment parfait des matières fondamentales.savoir la géographie, l'histoire des Etats- Unis ot des institutions américaines, Un garçon et ure file qui te peuvent épelsr corre ctement, lire couramment, caleuler convenablement et qui ignorent notre propre pays, débutent dans la vie commerciale et sociale avee des obstacle: qu'ils ne pourront jamais surmonter.Aucune somme de connalssances spéciales ne cumblera la lacune des connaissances ussentielles.\u201c Lérale publique moderte forme des clavigraphistes qui ne peuvent épeler.comme on en voit dans les \u2018business colleges \u201d, les magasins, les bureaux et autres soi-disant occupations élégantes qui sont encombrées de diplômés d\u2019écoles publiques Incompétents ct inutiles.\u201cUn charpentier, un ouvrier dans le fer, un électricien, un homme de métier habile gagne beaucoup plus qu\u2019un commis on un comptable.lt fl est plus fa- clle de s'élever dans un métier.le succès dans le commandement industriel vient à ceux dont l'instruction a eu de bons commeucements.\u201d Donc.ce n'est pas l'instruction qui coûte le plus cher qui est la meflleure.Nous pourrions citer d'autres preuves de ce genre.Mais la thèse de M.Langlols ge refute par elle-même.Elle n'a rien de ce qu'i) faut pour tenir un instant debout, surtout lorsqu'on l'applique aux pays catholiques où le dévouement inaltérable des religieux et des religieuses supplée de la manière la plus avantageuse aux services d'Instituteurs grasse- ments salariés mais qui semblent n'avoir d'autre but que celui do retirer à la fin du mois leur salaire, en travaillant le moins possible.Quoi d'étonnant que leurs élèves restent ignorants malgré les dépenses énormes que l'Etat fait pour les instruire.La province de Québec qui nous a donné Crémazie, Garneau, Tardive! et Routhior: Lafontaine, Morin, Cartier et Mercier; Lacoste, Taschereau, Jetié et Loranger; sans parler de notre clergé ausi savant que pleux, peut lever haut la tête.Et la critique Injust!fiable que le Directeur du Canada ne cesse de faire contre ses écoles doit la laisser Indifférente.Elle ne peut l'atteindre.Les jappements d'un barbet ne dérangent personne.On les entend, on passe outre, et c'est tout.J.B.Par-lesaus toute chose, noyez bon : la bonté est co qui romomble lo plus à Diou et co qui désarmo lo lus Jos honunes.Pi R.P.LACORDAILE, Ge que l\u2019on pense de la \u2018\u201c Groix \u201d taoût 1905.M.Joseru Bia, Propriétaire et Dir.de ln CRorx.Monsieur, Je lis In Croix régulièrement et nvec plaisir.Plaise à Dieu qu'\u2019ellesoit connue, encouragée et tue, surtout lue! Qu'il est grand le nombre de ceux qui ponrraient se reconnaitre facilement dans cette parole du psalimiste: Diminutae sunt revitates à filiix hominum: Oui, les enfants des hommes, les journalistes suy- Lout, plus encore que les politiques, ne cherchent qu'à diminueria vévite Continnez à comluttre les hons combats.Conume je serais heureux de von- tribrzer parines prières ot mon humble obole au développement de ln Cranx qui feucrayonner, je n'en doute pas la lumière de da vérité inteégrade dans un grand noms.bre d'inteliigerues, de vous souhaite sueci-aut bon courege, Bien cespectucusement, .Pre.PIE X RLFORMATEUR Dans la réception du comité organisa teur des processions de Notre-Dame du Mont-Carme!, 3 Rone, le Saint-Pare a satel l'uecaston qui se présentait d'ineul- quer la fIdéIé au \u201cmon proprio\u201d sur la musique sacrée.Durant la neuvaine, on avait été fidèle à des trudilions invét- rées, très pu conformes à la réforme dn chant religlenx.Doucement, mais nette- mest, le Pape recommande de donner aux future, solennités de Notre-Dame du Mont-Carme! toute i dignité du plain.\u201chart et d'une musique véritnhiement priante.C'est afnsi que procédait aussi l'Evéque de Mantoue et le patriarehe de Veniss.Ta lol une fois premiiguce, il attendait en silence et ohservalt.Puls ure série d'Interventions particulidres as- suralent l'exécution ment formulée.TU en ira de même pour la réorganisa tion de la vie paroissiale à Rome.Le Pape est pressé de voir des résultats.il sait cependant sérier les réformes.Plusieurs Cglises ont déjà vu suveéder à de vénéralles pasteurs trop fatigués pour entreprendre le ministère très actif qui convlent aux nécessités présentes, des prêtres jeunes, Aipostoliques, choisis dans l'élite du clergé.Un texte de catéchisme distribué en trois parties, de façon & s'adapter aux capacités des diverses catégories d'enfants, est à l'impression.C'est, avce quelques modifications, le texte officiel adopté dans les diocèses de la Lombardie et du Piémont: nous croyons que Mgr Sarto, secrétaire de l'épiscopat lombard, a grandement contribué naguère à faire admettre ce texte unique dans ces deux grandes provinces ecclésiastiques.de la nette.reese ALLEZ AU PEUPLE Jamals le mot d'ordre \u201cAllez au peuple\u201d n'a été autant à l'ordre du jour.La dernière Encyclique \u201cII fermo proposi- to\u201d a tracé le chemin avec netteté: 41 faut tirer du christianisme toutes les ressources qu'il récèle pour relever par la justice et la charité la condition du peuple, et associer le peuple lui-même à cette entreprise primordiale.1L'\u201cUnion populaire\u201d préconisée par le Pape n'est pas autre chose.Une circulaire distribuée à profusion à Rome, au nom de la \u201cFederazione plana\u201d et du Comité dlocésain de Rome\u2014c'est-û- dire de toute l'organisation officielle des catholiques romains\u2014mérite d'être reproduite lel.Catholiques Romains \u201cLa Fédération cathoilque et lo Comité diocésain vous invitent à fêter le double anniversaire de l'élection et du couronnement du Saint-Pâre Pie X, qui dans sa dernière Encyclique sur l'\u201caction catholique\u201d s\u2019est intéressé principalement au sort du peuple et qui nous y a ouvert de nouveaux horizors pour le bien de la religion et de la patrie.\u2018Romains, voug fûtes toujours animés de reconnaissance et d'amour envers la Papauté; ne manquez donc pas d'accourir nombreux, dimanche 6 courant [à 6 heures], dans l'égllse du Gésù, où serla chanté un solennel Te Deum précédé d'une conférence que Mgr le professeur Charles Salottl prononcera sur ce sujet: \u201cPapauté et Peuple.\u201d 2 EE ét 7 tt o-o- L'OEUVRE DE PIE X [De la * Croix\u201d de Paris) A peine Léon XIII était-il mort, et déjà dans la presse sectaire le mot d'ordre circulalt: le pape futur serait un enne mi de la France.En même temps, il était entendu qu'on était délivré du Pape éclairé.Pour nos bons anticléricaux, un Pape Intelligent cst une anomalie.Naturellement, le successeur de Léon XIII serait quelque personnage insuffl- sant, emmuré dans d'étroits préjugés, incapable de rien saisir au mouvement de son temps, et sur lequel il seralt aisé de remporter des succds déclslfs.Bur ce point nos adversaires man- qualent de clairvoyance, non, peut-être de sincérité.Plus d'un parmi eux s'est fait la mentalité de Niebuhr, ce repré sentant de la Prusse auprès du Saint Siège, au commencement du siècle dernier, dont M.G.Goyau nous livre un si saisissant portrait.Pour eux comme pour Niebuhr l'Eglise est une institution vietl- te \u2014et des Panes bientôt, l'on ne par lera plus.Seulement, les amis de M.Combes ne paraissent point nourrir, comme Niebuhr, une fot palsible dans ia mort prochaine de l'Eglise.Envers une institution moribonde, pourquoi u'vser point de hienvelilance?N'est-ce pas de l'humanité, après tout, que de ne point troubler les derniers jours d'un vieillard?Alnsi raisonnait Niebuhr, et, croyant faire acte de tolérance miséricordieuse, il renouait entre l'Eglise romaine et la Prusse protestante des liens officiels.Il ne se doutail pas qu'un siècle après, l'Eglise catholique dat être de nouveau, dans l'Allemagne du Nord, une puissance considérée et pres que redoutée.M.Briand et ses complices n'ont point I'Ame aussi sereine.En criant blen haut que l'Eglise ast une puissance morte, Îls sont surtout préoccupés de ki douner.pour la millième fois, le coup mortel.Il est vrai que parmi eux, l'on trouve des historiens: à ceux-là le XIXe siècle fournit une expérience toute contraire à celie qu'offrait à Niebuhr le XVIIIe! Quel progrès depuis lors! Que Je lecteur se donne la consolation de lire l\u2019\u201c Allemagne religieuse * de M.G.Goyau; 11 y trouvera peinte au vif la prodigieuse décadence du catholicisme à la fin du XVIIIe siècle, Malgré le gallicanisme, le jansénisme et le philosophisme, notre France était alors, sans doute, moins malade encore que l\u2019Europe centrale.Le \u201c Saint@mpire \", avec Joseph II, s'organisait schismatiquement, et Pie VI, prenant en main le tAton de l'apôtre voyageur, parvénait à peine dans son voyage à Vienne, en 1752, à maintenir entre Rome et l'Eglise d'Allemagne quelques vestiges de subordination.A la veille de la Révolution.en 1788, les grands électeurs ecclésiastiques de Cologne, de Mayence et de Trèves se réunissaient pour fermer leurs Etats et leurs diocèses au légat pontifical.Et, tandis que le légat Pacca exerçait, en leur place, le ministère apostolique, ils révalent d'organiser une sorte de christianisme décrépit, un protestantisme démarqué\u2026 Nos historiens anticléricaux savent ces choses; plus d'une fois, 1ls ont dû éprouver un sentiment de stupeur en constatant que la Révolution avait été, sans le savoir, l'envoyé de Dieu chargé d'arracher toute cette ivraie.Quelle période oue ce XIXe siècle.Chaqu fois qu'un bouleversement politique ou social brise les rameaux vielillis, l'Eglise replante des germes vigoureux.Bt, tout à la fin de cette époque, un Pontife qui, par toute son éducation devait se rattacher aux an- clens régimes, un vielllard dont 'Ame aurait da s'abattre au spectacle de tant d'6- croulements\u2014 Léon XIII \u2014 jetait large ment & l'avenir des paroles d'espérances et offrait aux peuples nouveaux et aux sociétés rejeunies, l'alliance de l'Eglise pour de hardis progrès.En vérité, comparez la puissance de l'Eglise au début du XXe siècle à la puissance de l'Eglise au commencement du XXe; quel démenti aux pronostic de Nlebuhr; quel sujet d'inquiétude pour les fidèles de M.Combes! * 5 8 \u2018À Quoi cela tient-il?\u201cNous sommes innocents, disait Lacordaire, de la vie qui est en nous: les chênes et les moines sont éternels.\u201d A plus forte raison I'Bgllse, dont les moines tiennent leur vie.Quel que soit l'obstacle extérieur, I'Eglise garde une force interne incompressible, Elle sait ne réformer elle- même.Or, l'homme qui, le 4 août 1903, était élu Pape, à sa grande stupeur et à ea grande désolation, porte au suprême degré les marques de cette force, les signes de cette vocation réformatrice.Les.braves gens, qui décrétalent que le succeeseur de Léon XII manquerait d'horizon intellectuel, étalent tout au moins imprudents.Le Pape est pour eux I'ennemi.Il n\u2019est pas bon de mécon- uaître la force de l'ennemi.1ls n\u2019ont pas réfléchi à une très légère circonstance, c\u2019est que la loi de sélection \u2014 dont Ils font, même à l'excès, le facteur essentiel du progrès \u2014 opère dans l'Bsclise avec une intensité particulière.Pourquoi cet humble est-il monté si haut, bien qu'il eût toujours arrêté sa vie aux fonctions que la Providence lui avalt as signées?Parce que ses qualités éclatalent malgré lui.Partout où il a été, il a paru comme le premier de ceux qui l\u2019entou- ralent.PBlave, {1 distancalt ses émules.Jeune vicaire, il est appelé comme prédicateur à la cathédrale de Trévise.Curé, son enseignement catéchistique est si attrayant que les villages voisins accourent autour de sa chaire, et que Salzano devient le centre d'une sorte de mission continue.Chancelier de l'évêché, H est d'abord le bras droit, puis le suppléant de son évêque.Dans ce Chapitre de Trévise, qui compte des esprits très cultivés, sa primauté est incontestée.On l\u2019appelle au loin pour prêcher des retraites ecclésiastiques.C'est la vox publique qui, d'abord, le désigne pour l'épiscopat.et le Pape Léon XIIL qui l'invite à monter sur le siège de Saint-Anselme n'étonne personne, si ce n'est l'humble chancelier.À Mantoue, le réformateur à libre carrière.Non que ce diocèse offrit le tableau lamentable que certains ont tracé.Mais l'oeuvre à accomplir était considérable.Mantoue avait été débilitée dans à vie catholique par la longue dimina- tlon du joséphisme autrichien.En 1876, 11 fallut que Pie IX fermât le Séminaire parce que plusieurs des professeurs y étaient infectés de \u2018libéralismes\u201d, et ju qu'où allait ce libéralisme, on le devinera si l\u2019on songe que M.Ardigo, un des prince de la philosophie incroyante, était de ces professeurds-là.De 1870 à 1878, Mgr Bota avait peiné, non sans résultat sur ce sol difficile; mais privé te son palais épiscopal, expulsé de son Séminaire même, obligé de répartir ses jeunes clercs dans les diocèses voisins, il avait été jusqu'au bout un laboureur prouvé dont la grêle avait périodique ment Tavagé les moissons.Mgr Be ringo, sans doute, mort archevêque d'Udine, avait repris l'oeuvre de Mgr Bota avec moins d'obstacle; mais homme de cabinet, un peu abstrait, s'isolant de son clergé et assez peu connu de son peuple, 11 n'avait point rendu à son diocèse une âme commune, ni donné à son clergé une solide organisation.Aussi Mantoue demandait-elle une Ame d'apôtre et une tête d'organisateur, quand elle recut Mgr Sarto.Modeste, cultivé, expert à lire le livre vivant, il renouvelle son Séminaire.en précise le recrutement, rassemble des ressources pour que l'indigence n'en resserre pointa l'accès, mais interdit en même temps qu'on y admette des sujets trop besogneux: il veut que le sacerdoce ait coûté quelques sacrifices aux familles que le sacerdoce honorera: {i presse les pasteurs à chercher et à découvrir com- uie des perles précieuses les belles vocations sacerdotales: bientôt il a assuré A son Séminaire un corps de professeurs jeunes, actifs; ! laissera cette Institution en pleine prospérité.Entre temps, Il a lui-même enseigné Ja morale; 1] s'est même fait professeur de chant, polyco- plant, les partitions; chaque trimestre, il préeide aux examens de son Séminalre, examinateur lui-même aimé pour sa bienveillance, mais redouté par son exacte précision.Ce Pape que des plumitifs, du fond de leur encrier, ont Jugé comme tn esprit peu cultivé, avait été l'organisateur complet des études de son Séminaire, \u2014 études classiques, ensel- gnement scientifique, 11 avait présidé à tout, partout compétent.En même temps, \u2014 car les témoins de sa vie s'accordent à nous dépeindre son activité dévorante,\u2014 il visitait son diocèse.C'étalent les hommes qu'il étudiait surtout, tout en observant les cho-_ ses.Il aimait à provoquer, autour de lul, leg prêtres voisins de la paroisse qu'il visitait, ennemi seulement \u2014 mais combien rigoureux! \u2014 des réceptions fastueuses.Là, excitant les conversations, plaisantant aimablement, 11 voulait n'être que les \u2018primes inter pares\u201d\u2019 Ainsi entraf- fl dans l'intimité des Ames, effaçant doucement les causes des divisions passées, mêlant les coeurs, et créant ce qu'on pourrait appeler l'union Intérieure de son clergé.Oependant, la visite pastorale avait commencé le matin, par une longue séance au confessionual.Les visites de l'évêque était préparées par sorte de mission, et c'était dans l\u2019exeroice du plus fécond des ministères que le pasteur prenait d\u2019abord contact avec son peuple.Ainsi aoquit-il bientôt du clergé et des fidèles une connaissance suffisante pour fixer, par l'organisation extérieure, l'ordre qu'un gouvernement plein de tact et de fermeté avait assuré.Le Synode diocésain, préparé durant un an, établit une collaboration étroite entre Mgr Sarto et son clergé.Les fêtes de saint Louis de Gonzague furent le couronnement de col aoti£ éplscopat.Durant toute une année, co fut A Castiglione delle Stiviere, LA OROIX à l'occasion de ce centenaire, un mouvement intense de pèlerinages.Toute }'- taile du Nord y participa.Même des pèlerinages étrangers commençaient à y affluer, quand les incidents provoqués par la secte à Ilome interrompirent pour un temps ce mouvement international, Dès lors, la brillante jeunesse qui, arrivant À l'âge mûr, composera les cadres de l\u2019Union populaire voulue par Pie X, formalt autour de Mgr Sarto, pour les fétes de Castiglione delle Stiviere, un état-major dévoué.Comme à Salzano, les villages voisins arrivèrent en foule aux prédications de Don Joseph Sarto, ainsi a Castiglione delle Stiviere des diocèses nombreux envoyèrent des délégations à des fêtes qui étaient, elles aussi, une véritable mission.* = Xx Sous doute, à Venise, le cardinal Sarto n\u2019eut pas À remplir au même degré une tâche de réformateur.\u2014 Pourtant, si l'on voulait suivre À la trace chacune de ses interventions, on le verrait rétablir, comme à Mantoue, la sainte dignité du chant sacré, écarter de menus abus, poursuivre impitoyablement la négligence et le nonchaloir dans le saint ministère, organiser les catéchièsmes, préciser l'horaire des messes dominicales, susciter des mis sions auxquelles {! prenait part lui-même comme confesseur.\u2014 Vrai visiteur apostolique, iI était sans cesse en contact avec son peuple.Je Séminaire reçut une vie nouvelle: comme à Mantoue il s'en réserva d'abord la charge de recteur, et proposant, sous sa direction fin- médiate, un prêtre d'élite qu'il avait discerné lui-même, et qu'il avait envoyé ensuite à Rome achever sa préparation.Insatiable d'apostolat, le patriarche avait entrepris de réunir tous les mois les prêtres de le ville pour leur prêcher lui- même les exercices spirituels.| Préoccupé de développer l'amour de ja science dans son clergé, il avait établi, dans la grande salle de son palais une association de jeunes prêtres: son rêve était de faire passer ainsi dans le jeune clergé un vigoureux courant intellectuel.Telle avait été sa dernière initiative quand la Providence, le retenant à Rome, l\u2019empè- cha d\u2019utillser son * billet de retour\u201d vers sa chère Venise.-Mais le rôle du cardinal Sarto comme libérateur de Venise est plus connu.Nous avons dit ici l'entrée triomphale du nouveau patriarche, le cortège grandiose qui le sulvit sur le Grand Canal, tandis que les antiques palais s'animalent d'oriflammes et d'acclamations.Le lecteur sait que dès son arrivée, le cardinal Sarto adressa à la municipalité radicale des avances pacifiques, et que, repoussé, Il provoqua l'union de tous les gens de bien contre les hommes qui prétendent arracher à Venise son Ame chrétienne.Récemment, des élections municipales ont renouvelé pour la quatrième fois un triomphe qui ne s'est jamais dé menti depuis lors.Et toute l'Italie, appliquant la même formule, vient d'assurer dans cette période d'élections muniei- pales, une écrasante majorité aux adver saires de Ja Maçonnerie.C\u2019est que le patriarche ne s'est pas contenté d'alllances.Très attentif aux besoins du peuple, ils est toujours prèt à encourager les initiatives nécessaires.lorsque Mgr Cerutti entreprit à Murano cette admirable oeuvre des habitations cuvrières, le cardinal Sarto se trouvait parmi les travailleurs pour bénir leurs joyeuses demeures.Pape, il entendait rester \u201c plus que jæmals \u201d, dit-il, membre de leur association.C'est lui encore, qui de concert avec le patriarche actuel, pressa Mgr Cerutti d'organiser les classes ouvrières de Venise en unions professionnelles.L'oeuvre a commencé par les gondoliers, et surtout par les ouvrières de l'aiguille, parce que celles-ci sont les plus infortunées, celles qui ont le plus besoin de cette charité primordiale: la sauvegarde de leurs droits essentiels, Ja protection de leur santé et de leurs intérêts moraux.L'on voit ce qu'il faut penser de certains nlals dédains.Parce que Pie X est réformateur, d'aucune conoluent qu\u2019il est rétrograde.Réformateur, certes, il l'est.Tl continue, l! accentue, dans ce sens avec Une suprême opportunité l'effort de ses prédécesseurs.La force interne de l'Eglise s'en trouvera renouvelée.Male rétrograde, non.Relisez Encyclique sur saint Grégoire le Grand; le Pape approuve, encourage, loue la sainte critique 11 veut qu'on ne la fausse point par une philosophie de mauvais alol\u2014et n'est-ce pas l'exigence même des méthodes aclentifiques rigoureuses?\u2014Relisez la lettre \u201cM fermo proposito\u201d: est-il possible d'exprimer plus heureusement l'attitude de l'Eglise en face du mouvement des sociétés: Inébranlablement attachée A la foi, à In morale, l'E- Elise à une merveilleuse faculté d\u2019adaptation à toutes les nécessités nouvelles, aussi le Pape Pie X réaliset-t} avec vi- sueur ,avec persévérance l\u2019oeuvre\u2018de con- quête populaire dont son auguste prédécesseur avait pris l\u2019initiative, .\u201cLe dernier Pape est mort\u201d: tel fut le cri des impies aspirant à la destruction de la Papauté quand se répandit la triste nouvelle que le 29 août 1799 le grand pontife Pile VI, prisonnier à Valence, avait rendu son âme à Dieu.Consommé l\u2019exécrable délit qui avait abrégé par la captivité et par les souffrances vie du pontife, Rome occupée par un pouvoir ennemi, les cardinaux dispersés et pour chassés, la foi éteinte chez un grand nombre par le fanatisme sangul- naire, 1} semblait vraiment que tout con- couraît à confirmer la stupide affirmation.Mais les funérailles de Pie VI ne sont pas encore achevées, pour parier ainsi , que l'Eglise reprend son ascendant dans le monde, que le sort des dynasties change, que la foi renaît dans les coeurs, et que les peuples se volent age- noulllés aux pieds d'un autre Pie, gar-, dien et témoin de la perpétuelle Indéfectibilité de l'Eglise.\u201cHabémus Fontificem\u201d! répète-on avec d'enthouslastes acclamations dans notre Saint-Georges le Majeur, le 14 mars 1800, et ce cri de joie parti des lagunes vénitiennes se répercute dans toutes les parties du monde où battent des coeurs catholiques.Mais quel sera cn des temps aussi agités la conduite du nouveau Pape?.Ce qu'avait enseigné Pie VI, Pie VII l'enseignera aussi, parce que la doctrine de l'Eglise est la doctrine de la vérité et de la justice et qu'il ne peut lui arriver ce qui arrive dans les académies des savants qui découvrent aujour- d'hui la fausseté de ce qu'ils regardaient hier comme véritable, et dans les assemblées de modernos Aréopages dans lesquels devient aujourd'hui droit inaliénable ce qui était hier déclaré violation de toute justice, \u201cSi Pie VI s'était fait pèlerin apostolique pour traiter personnellement et soutenir les droits intangibles de l'Rglise contre les prétentions anticathollques de la politique, Pie VII l'imite pour obtenir l'observation des accords pacifiques, pour rétablir l'ordre, pour ramener la paix là où elle avalt disparu, et 11 démasque habilement cette politique imple et orgueilleuse qui, sous le couvert de l'ambition, vise seulement à rendre esclave I'Eglise et la détruire.Ces quelques lignes sont détachées de la lettre pastorale que le patriarche de Venise adressait À ses diocésains à l'anniversaire séculaire de l'élection de Ple VII.Ne pensez-vous pas que, si mutilées qu\u2019elles soient ici, elles concluent utile ment ce que nous avons dit de Pie X?B.SIENNE.NOTES CRITIQUES LA DETTE DU CANADA La dette totale du Canada est aujaur- d'hui de $255,012,576.47, contre 8219,884,- 104,69 pour la période correspondante de l\u2019année dernière, soit une augmentation de $85,928,471.78.Notre dette publique augmente chaque année d'une manière alarmante.Les prétendus surplus du gouvernement ne deviennent donc que des déficits, lorsque nous tenons compte des augmentations annuelles de cette dette.Les journaux tminietériels feraient meilleure besogne s'ils exposaient correo- tement à leurs lecteurs les finances du pays.Cependant nous devons dire que le Oanadu, malgré ce lourd fardeau, semble marcher légèrement vers une prospérité matérielle relative.Nous devons donc espérer en de meilleurs jours.PREVENIR PLUTOT QUE REPRIMER Le odldbre docteur Lombroso, professeur d\u2019anthropologie criminelle a I'Unjversité de Turin, un Juif, a fait un aveu bou à enregistrer.Après avoir établi que la loi, toujours si facile à tourner, demeure inefficace contre l'immoralité, le professeur juif nsiste sur la nécessité de prévenir le mal sans attendre d'avoir à le réprimer, ebfinit par conseiller fortement comme le moyen le plus sûr de prévenir la corruption et l\u2019immoralité, les Œuvres de jeunesse organisées par les cathok- ques.Dans ls bouche d'un juif doublé d'un fataliste, cet aveu a bien quelque valeur.Et Lombroso ajoute : \u201cQuoique par principe je sois bien loin de w'incliner devant la soutenue du prêtre, il eat toutefois indéniable que pour élever une jeunesse honnête et tompérante, rien n'est plus efficace que de la réunir, les jours de fête, pour l'occuper a d\u2019honndtes passe- temps et lui donuer des enseignements moraux, précisément comme cela se pra\u2018ique dans les Œuvres de jeunesse catholique.\u201d este teers ess Le moins Qu'on puisse parier des autres, c'est le mieux, Bosaurt, 19 Août 1993 \u2014\u2014 Monseigneur Chapella Mgr Chapelle, archevêque de 1 4 Nour le-Orléans, vient de mourir, Après maladie de quelques jours seulement vnii Il à suocombé à la Mèvre Jaune qui \u2018 vit depuis quelque temps dans la \u2014 des siane, + enr Placide Louis Chapelle était né à M com! de, France, en 1842.et Aprds ay mencé ses études dans sa oy vale il alla les achover en Belgique et en 18 : Il était ordonné prêtre au séminaire a Marie de Baltimore, Md.° Pendant cinq ans le llvra aux travaux de mi l'ouest du Marylandgna l'achevêque Spaldi Jeune prètre 0 sslonnaires dans Puis il ACCompa- ng au V qualité de secrétaire et à son pote fu - nommé pasteur de l'église St.Joseph I\u201d du Baltimore.Ii occupa cette fonction pen Les dant 12 ans s'y distingua par ses > Les lités de prédicatenr brillant ct poping pur En 1862, 11 obtenalt In direction ac 1, [lest paroisse fashionable de St-Mathieu à I Washington.En 1891, il fut nommé coadjuteur dy me vénérable archevêque Salpointe de Santa tout Fé, N.M.Mgr Sapointe se retira du mi rop uistère pour cause de vielllesse on 189) [mer et Mgr Chapelle devint xen Klleeosgonr, que 11 fut nommé archevêque de la Nou.L velle-Orléans cn 1897 par le pape léon .XIII.En 1899 11 était nommé délégué gi apostolique aux Philippines.Après a inp voir rempli sa mission dans «\u2026 arch.E18?pel Il revint aux Etats-Unis of fut en Li voyé comme délégué papal à Cuba et : Porto-Rico où i] dirigea d'importantes \u2018 enquêtes.Il avait encore ces fonctions avo au moment de sa mort.me C'était un des sept théologien, qui a der vaient préparé les travaux du concile : plénier tenu A Baltimore on 1884, et w pendant plusieurs années Il o., upa le pal poste de vice-président du bureay des * Missions Catholiques indiennes.ét fui un des prélats qui cholsirent le tite de l'Unifveraité Catholique de Washington, Il était ex-officio un des directeurs de cette institution.A l\u2019archevéché de la Nouvelle-Oriéans, on à réçu de Rome la dépêche suivante: \u201cRome, 10 août 1905.\u201cAu père Scotti, chancelier de ar chevêché, la Nouvelle-Orléans, La.\u201cle saint-père regrette profondément la perte de l'archevêque Chapelle, \u201cSigné: Cardinal Merry dei Val.\u201d Le président Roosevelt a télégraphié au cardinal! Gibbons: \u201cJe suis profondément ému et peiné de la mort de mon très cher ani, l'év& que Chapelle.Sa mort, qui sera tré.re grettée par toute la nation, est une des plus grandes pertes depuis l'apparition de la fièvre jaune à la Nouvelle-Oriéans.\u201d Mgr Chapelle est mort victime de son dévouement, car, c'est en visitant, malgré les instances de ses intimes, les quartiers infestés de la fièvre jaune pour porter des consolations aux \u2018malheureux qu'il contracta la terrible maladie.Ses funérailles ont eu leu ie 11 août UNE CROISADE DE PRIERES \u2014 Le comité belge qui a organisé les ré centes fêtes de l'Indépendance de la Belgique, au Manitoba, a pris l'initiative suivante que nous reprodulsons du \u201cCour rier\u201d, de B,ruexelles.\u201c Considérant l'extrême importance des élections qui aurout lieu l'an prochain en Belgique et en France, considérant d'autre part la situation grave faite aux catholiques canadiens relativement À la question scolaire, nos compatriotes du Manitoba nous invitentn à nous assocler à une union internationale de prières qu'ils établissent pour Ja circonstance entre la Belgique, le Canada et la France.Les adhérents dans chacun de ces trois pays sont priés de réciter chaque jour pendant un an un \u201cAve Maria\" puor leurs frères des deux autres pays.\u201d ROME SOMMAIRE DU NUMÉRO DU 8 JUILLET Texre : Le XVIe Congrès eucharistique international (ler G juin 1905).Discours de MM.René de Bazin et Godefroid Kurth.Allocution de Sa Sainteté.\u2014 Chez une sœur du Suint-Père.\u2014Lettre encyclique de Notre Saint-Père le Pape Pie X aux évêques d'Italie sur l'action catholique.\u2014L'abbaye des Trois-Fontai- nes, \u2014 Obronique, \u2014 Le Saint-Siège et l'œuvre de M.Delcassé.\u2014 L'édition vaticane des livres liturgiques grégoriens.\u2014 Les pèlerins français de Torre Sainte au Vatican.Abonnement un an : 3 francs; un numéro, 0 fe.25.\u2014 Maison de le Bonne Pres ee, 5, rue Bayard, Paris, Ville, Un numéro spécimen eat envoyé Trance suf emande. ué it = tt 5 rr um mr Me IA 19 Aofit 1908 A \u2014 VEGUSE ET LE PROGRES progrès, on vérité! Il est rai: on est éclairé à électricité ; ona des chemins de fer, des télégraphes, des cramways éleotriques (ce qui est très ode) ;\u2014 on écrit mille fois plus de con® (ce qui est vraiment cruel) ;\u2014les res ont des robes de soie ; tout le our?sait à peu prés lire ; les journaux: ne ue tous insignifiants sinon mauvais, pdt les villes et les campagnes (ce st déplorahle), mais avec tout cela, où est le bonheur, le vrai bonheur?La joie augmente-t-elle en proportion du luxe! La pauvreté diminue-t-elle ?Lesimes se sauvent-elles plus facilement ?Les mœurs publiques sont-elles plus pures ! La main eur la consoience, où est le progres | De tous les oôtés on n'entend que murmures et menaces de révolution ; tout le monde s'accorde à dire que l\u2019Europe est sur un volcan et que l'Amérique mime laisse échapper des laves volcani- Je beau ino qui \u20ac 5, M oBglise est l'ennemie de ce faux progrès, de cette civilisation monteuse et impie, ot cela parce qu'elle est l'amie et la mêce du progrès véritable.L'EGLISE ET LE PHOGRÈS DES SCIENCES Quelle raison l\u2019Eglise pourrait-elle avoir de sv montrer jalouse des progrès merveilleux réalisés par la science 1moderne ! \u2014 Ÿ a-t-il dans toutes ces inventions quelque chose qui, méme de loin, paisse nuire aux notious sur Dieu, aux vérités de la fui dont elle est la gardienne ?Bacon de Verulam qui s'illustra dans \u2018tude des satences physiques, Va dit : \u201cSi un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène.\u201d Cette parole d\u2019or demeure toujours aussi vraie.Si l'Eslise s\u2019effraie des ruines que peuvent accumuler des hommes vaniteux \u2018qui pensent avoir tout compris parce qu'ils ont une légère teintuse de tout, slle a pleine confiance dans les vrais wants qui appliquent leur intelligence à étudier sérieusement, et à fond, les lois de le nature.L'Eglise soit qu\u2019au fond de leurs recherches ils trouveront Dieu qui se manifeste dans ses œuvres avec les attributs irrécusables de ea puissance, de sa sagesse et de sa bonté.GRANDS SAVANTS CHRÉTIENS Copernic, le grand astronome, était profondément religieux.Képler, une autre gloire de l'astronomie moderne, remerciait Dieu des joies éprouvées dans les extases où bo ravissait la contemplation des œuvres de ses mains.Lino, dans ses études de lu nature, f'enthousiaame à tel point que la parole quisort de sa bouche est un hymne au Créateur.\u201cDieu éternel, s\u2019écrit-il, im- ménse omniscient, tout puissant, vous u'dtes en quelque sorte apparu dans les œuvres de la création et j'en euvis de- uenré frappé d'admiration jusqu'à la stupeur.Dans toutes vos œuvres, même les plus petites, quelle puissance, quelle sagesse, quelle inénarrable perfection ! L'atilité qui en découle pour noue attes- la rotre bonté, leur beauté et leur har- movie démontrent votre sagesse, leur \u201contorration et leur inépuisable févondi- % proolament votre puissance.\u201d Fontenelle, dans lequel l'Enoyclopédie de son temps paraissait s'incarner au tilieu dela France du XVIIIe siècle déjà empoisonnée par le souffle de l'in- erédulité, ne pouvait s'empêcher ds dire : \u201cL'importance de l'étude de la physique Tévient pas tant de ce qu'elle satisfait ÿ \"otre cuniosîté, que de ce qu\u2019elle nous ère à une idée moins imparfaite de l'Auteur de l'Univers, et ravive dacs Votre esprit les sentiments de vénération * d'admiration qui bai sont dus.\u201d -* Abusndre Volta, l'immortel inven- tnt do la pile, était sincèrement catho- \"99; daus des temps qui @'étaient pas py à la foi, il ve glevifiait d'être \"whion et ne rougissait pas de l'Evangile, Pr l\u2019ilustre chimiste, voyait pu Stlsice qu'id oultivait avee pas- ine US moyen dseriver à Dieu, et les Toyants lui étaient insupportables.LA OROIX LE RÊVE DE JACQUES-CARTIER (Par Louis TterceLiN.) La cantate suivante de Tiercelin a été exécutée aux récontes fêtes de Saint- Malo, pendant la messe commémorative : Hommage à M.le chanoine Brulé, Ouré-Archiprôtre de Saiut-Malo.yp, * LE CHŒUR La mer est calme ; au loin le ciel est pur.On voit fuis une voile Et la première étoile Scintille dans l\u2019azur.11 était 1a, rêveur.Et voici qu'il se lève ! Et ses yeux dans la nuit Vers la voile qui fuit Semblent suivre aan rêve.Il écoute.On dirait que des voix ont chanté, Comme un appel qui le réclame ! Appel mystérieux, par l'écho répété, Les voix ont chanté dans son âme.UNE VOIX Réveur, suis tes rêves et vions Chercher là-bas une autre aurore Ces peuples sauvages encore, D'un inot tu les feras chrétiens ! UNE AUTRE VOIX Ecoute la voix qui t\u2019appelle Et cours là-bas en conquérant ; Tu voulais ton pays plus grand Je t'offre une France nouvelle.LES DEUX VOIX Oui, va vera ton destin, réalise ton vœu, Toi qui portes la Croix et le Drapeau de France.Va, sois fier de gagner selon ton espérance Des Francais à ton roi, des chrétiens à ton Dieu.LE CHŒUR La Patrie et l\u2019Eglise espéraient ton aveu ! Obéis sans retard à leur voix qui commande ! Va! le ciel est plus pur et la terre plus grande! Sois le Soldat de France et I'envoyé de Dieu ! Pars donc et vogue en paix à l'essor de tes voiles, Pilote sans frayeur, qui prends la barre en main ; Le soleil radieux et les claires étoiles Te luiront doucement pour marquer ton chemin.Vainqueur prédestiné pour cette œuvre féoonde, Un pays merveilleux là-bas s'ouvre à ta loi ; Dieu le veut! Dieu le veut! Porte à ce Nouveau-Monde, Dans l'amœur de ton cœur, ta patrie et ta foi.Chenté par la Bretagne et béni par l'Eglise, Eutraine sur tes pas de généreux essaima.Tout un monde s'évedlle à ta noble entreprise ; L'avenir te devra des Héros et des Sainte.Français, Chrétien, combats pour la meilleure cause ; Tel un nouveau soleil éclairant les cieux froids, Nœus te voyons monter dans une apothiéose, Le Drapsau d'une main et de l\u2019autre la Croix ! Louis TIERCELIN.Nous psarrions fucilement énumérer ici bien d'autres savants morte ou vivants, tous unanimes dans la profession des inêmes sentiments religieux.FAUSSES ACCUSATIONS Voilà l'effet produit sur des esprits droits par l'étude de la science véritable et solide qui multiplie chaque jour ses applioationz si utiles à l'iadustrie et aux arts.Aussi aucun homme réfléchi ne selais- sera tromper par des accusations lancées en l'air, aucun ne voudra croire que l'Eglise voie de mauvais œil l'étude des sciences physiques et dédaigne ou se montre adversaire des applications qui en sent faite» pour le bien-être matériel des peuples.Ce progrès est une partie de la civilisation, non pas la plus importante en soi, mais dont àl faut cependant tenir un juste compte.Vous le voyez, pour favoriser les intérêts de la civilisation et du vrai progrés, il est bien inutile d'entreprendre une lutte contre l'Eglise.L'EGLISE ET LE VÉRITABLE PROGRÈS L'Eglise ennemie du progrès! Ah ! cartes l'Eglise n'est pes ennemie du vé- rétable progrès, de celui qui consiste à perfectionner graduellement et d'une manière continue nos faeultés intellectuelle, ausoi bien que notre activité physique, sans cesser de peursuivre notre fin dernière, restant soumis à la loi de la vévité, de l\u2019hennéteté et de la justice ! Ouvrez non seulement les annales de l\u2019Eglige, mais encore de l\u2019hietoire nationale de tous les peuples chrétiens, vous J lirez les innombrables témoignages des écrivains les plus célèbres, constatant la grande part qui revient au olergé dana la culture et le développement des solides études et des beaux-arts, dans les laborieuses recherches de la science, dans les découvertes utiles et\u2019 surtout dans ls fondation d'une multitude d'institutions qui ont grandement contribué à améliorer la condition religieuse et sociale des peuples.C'est ce qu'atteste évidemment, de nos jours, le zèle infatigable des missionnaires, qui essaient de conquérir les peuples lointains à la foi, en les élevant jusqu'à une vie nouvelle et en les initient à la civilisation.L'EGLISE ET LK FAUX PROGRÈS Mais si on veut parler, au contraire, de ce progrèa qui pousse l\u2019homme tout entier à me songer qu'aux biens périssables d'ici-bas pour devenir ainsi grand et puissant selon le monde ui l'on veut parler de 6e progrès qui essaie d'abroger ou de modifier les préceptes immuables imposés à l'hemme par le droit naturel et par le droit rérélé, croyez-vous demo que l'Eglise catholique ne fait pas une œuvre souverainement utile et biemfai.sante eu se pesant comme advemaire de ce progrès et en empêchant que l'humanité, régénérée par Jésus-Christ, ne re- teurne en arrière retombant dans l\u2019enti- que barbarie ?N'accemplit-elle pas également son de- veir loraqu'\u2019elle vous dénonee l'erreur qui, après avoir fait luire à vos yeux de magnifiques porspectives, essaie de vous faire accepter une morale de mauvaise marque, une morale qui, s\u2019écartant des principes de la justice et des saintes lois de l'Evangile, mesure le droit et le devoir d'après les calculs d'un orgueilleux égoisme, et fraie lo chemin a Virreligian et à l'anarchie?LES PACIFISTES ET LA GUERRE Les paoifistes qui veulent le désarmement de l\u2019Europe et rêvent nne paix universelle et durable, n'ont guère de succès.En effet, l'Allemagne suit son empereur, lequel agite volontiers le sabro de sou père grand.La Russie, qui n'a pas eu taus les torts dans l'attaque des Japonais, parle déjà de refaire escadres et armées.L'Italie acoroit sa puissance militaire.L'Espagne est en train de reconstituer la sienne.L'Angletevre va organiser une armée de réserve et décrète la refonte de toute sa flotte.Les Etats-Unis, tout en aflirmant qu\u2019ile ne veulent de mal à personne, déclarent aussi, par la plume de M.Morton, ancien minjstre de la marine, qu'il leur faut des cuirassés qui, joints à ceux de l'Angleterre, puissent impuser au monde la paix solon leurs goûts.Partout, les gouvernements se pnépa- rent a des luttes gigantesques tout en maudissant les imprévus de la fatalité.La première communion d\u2019Yvonne Je vis Yvonne au penslonnat des dames O., quelques jours avant sa première communion.\u2014 Ma mère sort d'ici, dit-elle.Pauvre mère! elle est triste et je suis moi-même bient affligée.Uotre grand chagrin nous vient par mon père que vous avez bon et affectueux.S'il nous l'impose, c'est assurément malgré lui.Nous lul cachons notre peine; mais il l'a goup- connée sans doute, car il est venu hier au couvent, à une heure qui ne lui est pas ordinaire, dans le seul but, assurait- il, de causer coeur à coeur avec ton Yvonne.1! m'a parlé comme on le ferait À une grande fille sérieuse.Ses discours me perçaient Je coeur, et cependant, lorsqu'il a conclu, je lui ai dit bien sincèrement: Vous avez père.\u2014 Que vous disait donc votre père, ma chère enfant?\u2014 Une chose dure qui nous désole ma mère et moi: I! ma déclaré qu'il lui est impossible de m'accompagner jeudi à la Sainte Table.* J'envie ton bonheur, me disait-il: je voudrals le partager, mals je n'al pas pour cela la foi suffisante.L'acte est trop grand pour être accompli à la légère sans une conviction profonde, même pour faire plaisir à mon Yvonne.\u201d N'estil pas vrai, monsieur, que Dieu ne peut pas laissor sans récompense cette délicatesse d'Ame?11 mettra la fo! religieuse 1A ou ge trouve le respect de j'Eucharistie, Hélas! on était arrivé à l\u2019avant-veille du grand jour, et la foi désirée, la foi Implorée par la fille et par la mère, ne.re montrait pas.Le père d\u2019Yvonne, qui est avocat, avait pour ce jour la charge d\u2019un gros procès.Sa plaldoirie ferme, solidement établie en droit, empreinte d\u2019hon- nêôteté, entraîna les juges et donna gain de cause À son client.Au sortir de l'audience, ses collègues le félicitèrent Les compliments qui lul furent surtout sen- siblea, vinrent de son collègue et ami, le parrain d\u2019Yvonne\u2014 J'ai reçu la visite de ta femme, ajouta l'ami; J'accepte l'invitation que tu m'as fait faire pour après-demain et je t'en remercie.Il est entendu que j'ac- compagneral ta fille.Ie père, profondément affecté par les paroles de son ami, arriva chez lui tout préoccupé.Sa femme crut que le pro- cds du matin avait été perdu et se garda d'en parler À son mari.Elle se contenta de dire: \u2014 Nous avons vu ton ami; il s\u2019est montré complaisant et il accopte d'accompa gner Yvonne\u2014 Oui, c'est de toute justice, répondit le père: Il est le parrain, le tuteur spirituel, celui qui prend les responsablli- tés lorsque le père se dérobe.Il a le droit pour lui et il fait aimablement son devoir.Ne dis plus cependant qu'il veut bien accepter.C'est un honneur qui lui est fait.Mais bien franchement, malgré mon amitié, j'en souffre, et je trouve que l'honneur est trop grand.C'était l'opinion de la mère.Mais, elle raison, mon EEE Er ne se permit aucune observation.Elle appartenait à la race des femmes fortes qui savent précher d\u2019exemple, et laissent A Dieu le soin d'accomplir son oeuvre.H lui aurait paru déplacé de supplier ou de discuter.On ne demande pas À l\u2019'homme ce que Dieu seul peut accorder.Plus que jamais, elle pria, elle et sa fille, mais dans le secret, fermant les yeux sur ce Qui se passait autour d'elle, ne voulant -} rlen voir, rlen entendre, afin de conserver intacte sa conflance dans les inisé- ricordes de Dieu.Le père d\u2019Yvonne fut ahsent tout l\u2019a près-midi.On pouvait le croire occupé de ses affaires de profession.Le lendemain, qui était la vellle de la première communion, il disparut dès le matin, brisant avec ses habitudes de travail.On sut tard qu'il avalt passé ces deux jours en conférence avec un savant prêtre, son ancien condisciple.En arrivant, le soir du second jour, il dit À sa femme: \u2014TLæe parrain est-il toujours décidé?\u2014 Je le pense, mon ami: pourquoi me fais-tu cette question?\u2014 Je tiens À te dfre que le parrain ne sera pas seul pour accompagner Yvonne\u2014 Et que le pèrej marchera d'abord.Je sais cela mon ami, \u2014 Tu le sais?Depuis quand, et quel qu'un m'a-t-il trahi?\u2014 Rassure-tof; personne n\u2019a parlé.Mais jo le sais depuis avant-hier, et c'est toi-même qui me l'as appris.Lorsque tu es rentré du Palais, la grâce agissalt déjà.Je connaissais suffisamment ton bon coeur pour être persuadée que tu ne la repousserais pas et que l'oeuvre serait complète.\u2014 Chère femmo chrétienne, dit alors l'avocat, comme se parlant à soi-même, notre pauvre sclence d'industrie humaine est bien courte devant la vôtre: vous avez un meilleur maître.Ne serait-il pas bon, ajoute-t-Il, que nous voyions Yvonne dès ce soir?La chère enfant n'a rien dit, mals elle partageait certainement les désirs de sa mère: je voudrais la rassurer.\u2014 Tu préviens ma demande.Notre visite préparera son bonheur de demain.Pauvre cher père, il allait au-devant d'une immense émotion.Dès qu\u2019on fut acte précision.Ce Pape que des plumi- entré au praloir, Yvonne arriva modeste, heureuse, sourlante, paraissant aussi bien avertie que sa mare par le bon ange qui est le messager de bonheur des âmes pures.Elle s'avança vers son père, et, se mettant à genoux: \u2014 Mon cher père, lui dit-elle, je remer- cle Dieu de vous avoir fait sl bon pour moi, et je me reproche vivement, & cette heure, de m'être montrée trop souvent méchante fille vis-à-vis de vous et de ma bonne mère.\u2014 Yvonne, mon enfant, répondit le père fort impressionné, tu as été pour nous une enfant de bénédiction.je n\u2019al rien à te pardonner; d'ailleurs un père aime et ne pardonne pas.Prie pour nous, prie surtout pour ton père qui voudrait ne pas être trop indigne de partager demain ton bonheur.Le lendemain, le père communia À la suite de sa fille, et il prit devant Dieu des résolutions de pratiques religieuses auxquelles Il n\u2019A plus manqué.Après la messe, en sortant de la chapelle, 1 disait à Yvonne: \u2014Quel heureux et long voyage tu m'as fait faire aujourd'hui! \u2014 Oui, mon père, répondit l'enfant, qui affecta de ne pas comprendre l'aliu- sion de son père, nous venons de faire ensemble le beau voyage qui conduit l'enfant à son père du clel.(\u201cL'Unievrs\u201d.} , G- CONTESTIN.Étudie tos choses du co monde, c'est lo devoir de ton état, mais no les regarde quo d'an œil: que ton autroœilsoit constamment fixé sur ls lumière éternelle.Écouto les savants, mals po les écoute que d'une oreille ; que l'autro suit toujours prête à recevoir les doux accents de la voix de ton ami céleste, N'écris quo d'une main : de l'autre tiens toi au vétoment do Dieu, comuio un enfant se tient attaché au vétomont de son pero.Sans cotte précaution, tu briseras infaillibloment ta této sur quelque plorre.\u2014Quo mon Ame, à partir d'aujourd'hui, resto ainsi unio à Dion et à Jésus-Christ.Bénissoz-moi, Dieu! ; tuon A.AMIERE, L\u2019 «AMI DU FOYER L'Ami du Foyer, tel eat le titre d'une nouvelle revue mensuelle publiée par les Réve Pères Oblats.Nous en avons sous les yeux le premier numéro ; il est excolleat.Le Rév.P.Z.Lacasse promet sa cella- boration pour deux ans et be Rév.P, Gladu un concours très efficace ; voilà qui assure déjà le succès de ce nouveau mensuel, L'Ami du Foyer n été fondé dans le but de venin en aide à l'Œuvre des Voaations.O'eat donc une revue à encourager.L'abonnement régulier est de 50 cents pour un an, mais il n'est que de 35 cents en faveur de ceux qui emverremt leurs souscriptions avant le ler septembre rochain au Junioratde le Sainte-Farnille, int-Beniface, Man-\u2019 EE \u201cEXPLICATION DE PIE X A propos du \u2018non expedit.\u201d |.L'Osserratore Romano à publié une lettre de Pie X adressée aux chofs de l'Action Catholique en Italie MM, Medolago Albani, Tonolio et Pericoli en réponse i l'adresse que les catholiques italiens viennent d'envoyer au Souverain Pontife pour le semercier de sun Encyclique.Le Pape rectifie dans cette battre certaines déformations graves de sa pensée commises par d\u2019autres, car plusieurs avaient conolu que l\u2019Encyolique A ferme propusito ubolissait le non expedit d\u2019une façon détuurnée.\u201c Avec vous, dit-il, Chers Fils, Nous ne pouvons Nous empêcher d'exprimer un regret pour la même raison qui poussa l'apôtre saint Paul à écrire aux Corinthiens ces paroles que nous faisons nôtres : C'est notre honneur, c'est le témoignage de notre conscience de nous être comporté avec simplicité de cœur et sincérité de Dieu et non avec sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu en ve monde et surtout avec vous, car il n'y a rien dans nos lettres en dehors de ce que vous pouvez y lire et y comprendre.\u201cComme autrefois nne lettre du grand Apôtre, aingé Notre Eucyclique sue l\u2019*netion catholique \"en Ttalie fut par certains mal interprétée, conime si Nous avions dit une chose et avions voulu en faire entendre nue autre, comme si en coudescendant à des dispenses névessai- res on dés cas particuliers Nous avions voulu abandonner les glorieuses traut- tions du passé el renoncer aux droits sacrés de l'Exlise et aux revendications de ce siège apostolique.\u201cNous qui avons toujours eu soin de pueler aux fidèles avez cette
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.