La Croix., 9 août 1903, dimanche 9 août 1903
[" AI vk hth dn | ICS bw 0 art 1 Ce = m0 anna pe i Parait le samedi pour la campagne et le dimanche pour la ville MONTREAL, DIMANCHE, 9 AOUT 1903.\u2014Vol.I, No.19, OÙX Rédactionet Administration : GO rue Saint-Gabriel Telephone Bell: Main 2725 ABONNEMENTS : CANADA ET ETATS-UNIS : 1 AN, $ ° EN VILLE, PAR LA POSTE : 1 AN.$ mo Mois, 50 c.mois, 50 ce.oo Encore Lord Strathcona ford Stratheona fait encore des siennes.{Le vieux millionnaire qui représente ie Canada à Londres se prodigue en lettres, en interviews, en discours, tous plus impérialistes les uns que les autres.\u201cLe Cnnada pense ceci, le Canada fera cela,\u201d déclare-t-il avec un aplomb superbe, même si ses discours contredisent absolument In politique officielle du gouvernement canadien.C'est décidément trop fort : Lord Strathecona, en dépit de ses millions et du respect que nous devons à ses cheveux blancs, n'est après tout qu\u2019un fonctionnaire public.11 relève du gouvernement canadien comme le dernier des maitres de poste! (est un seandale\u2014 et un danger pour ir pays \u2014 que cet homme qui est censé être l'interprète de la pensée canadienne, puisse,comme il lefait, user de son exceptionnelle situation pour servirles inté- rèts de l'Angleterre aux dépens de ceux combattre ouverte- de son pays, ment la politique d\u2019un gouvernement pour dont il n'est que le serviteur salarié.Si, au lieu d'être l\u2019un des rois de ln finance, de cette finance dont las gouvernants sont tous plus ou moins prisun- niers, Lord Strathcona était un petit commis, il y a longtemps que Sir Wilfvid Laurier l'aurait rappelé à l'ordre.Mais, puisque les gouvernants ne peuvent ou n'vsent faire leur devoir, le Haut comprendre l\u2019'inconvenance de sun atti- Commnissaire devrait lui-mème tude et démissionner au plus tôt.H est des cumuls indécents : velui, par exemple, des fonctions de représentant salarié du gouvernement fédéral et d'agent plus ou moins bénévole de Downing street.Et si lord Strathcona n'a pas le microbe da lu démission, il devrait tout de même se rencontrer un député qui aurait le courage et qui trouverait l\u2019ocen- sion de lui faire comprendre\u2014et do faire comprendre au cabinet fédéral \u2014 que nous en avons assez de sa propagande néfaste.UN NATIONALISTE.EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Derniere priere de Leon XII! Après une dernière lueur, le soleil pâlit s'enveloppe d'ombre ets'incline mourant : la nuit noire descend, Léon! La nuit noire te saisit ; en tes veines desséchées le sang tnrit; de ton corps épuisé In vie s'enfuit.La mort lance le trait fatal ; tes os recouverts d\u2019un funèbre linceul seront scellés sous une froide pierre.Mnis l'Amne, délivrée de ses chaînes .s\u2019élance vers le ciel, objet de ses soupirs; Elie hâte sa course : c'est leterme de ses longs voyages.Dieu clément ! exauce les vœux de si suprême angoisse ! Puisso-je attoindre an ciel, et, dernière vÂce, y jouirsauns fin de la lumière divine de ln vue de mon Dien, De tn société, à Vierge : toi, que petit enfant j'aimais comme une mère.je t'ai plus ardeunnent chérie en mon cœur de vieillard : Î Reçois-moi dans leciel, et, concitoyen des Snints, je me dirai redevable envers toi d\u2019une si magnifique récompense, BORNES Certains lectours de Charlier ont été assez cruches \u2014 c'est le mot \u2014 pour croire que cet individu avait obtenu de Rome ln révocation de Monsieur le curé de l\u2019Immaculée - Concoption.D'autres non moins stupides ont pensé\u2014 comme le leur disnit Charlier \u2014 qu\u2019il4 oxistait un différent entre lo T.R.P.Filiatrault et le R.P.Adam.Que de choses, Charlier, & force de mentir, est capable de faire avaler & certains.bornés de ses lecteurs.C JACQUELIN.6 \u2018 J EVVIVA PIO! Le monde catholique est dans Valle: gresse et son deuil a pris fin.Si nos regrets, du grand pontife défunt, ne sont encore et ne seront de si tôt éteints, du moinsnos espoirs sont-ils pleinement réalisés, par l'accession du nouveau Pape que nous ont donné les délibérations et les votes du Conclave.C\u2019est que le veuvagede l\u2019Église n cessé.De nouveau nous avons un Pontife.Pie X succède à Léon XIIT, au gouvernail de la Barque de Pierre.Après quatre-vingt-dix heures de pri- èresetde méditations, au septième tuur de scrutin, les cardinaux assemblés en conclave ont unanimement désigné, pour les honneurs et les responsabilités de la tiare, leur éminentissime collègue le Cardinal Joseph Sarto, archevéque-patri- arche de Venise.Le pontife élu, après de légitimes et touchantes hésitations, à accepté la lourde tâche.Tl a choisi l'appellation de Pie X.Proclamé élu dès le lo 4 août, une heure après le serutin do ce matin-là, c'est aujourd'hui mème, dimanche lo 9 noût, qu\u2019il est couronné, duns la basi- tique de Saint-Pierre, à Rome.À l'encontre de la plupart de ses pré- décosseurs immédiats, Pie NX est un enfant du peuple.TIls\u2019est élové jusqu\u2019au poste suprême du souverain pontificat par le seul prestige de sn vertu et de son talent.Né & Riese, province de Venise, le 2 juin 1835, d'une humble famille de paysans, le ci-devant cardinal Sartoa eu pour ancôtre le fameux peintre de l\u2019école italienne Andrea Del Sarto.Deux desfrè- CE ro an APN AS 000 ans arr res du pape élu occupent encore, quelque part au pays natal, les humbles positions, l'un de marchand de tabac, l'autre de postillon.Pie N vient d\u2019entrer dans lu 69e année de son âge.C'est justement le même âge qu\u2019avait Léon X1IT lors de son élection.Cette particularité est du meilleur augure, quant à ln durée du règne qui commence, si l'on en juge par celui qui vient de se clore.D'autant plus que, au contraire de Léon XITI, dont l\u2019apparence, dès 1378, était maigre et chétive, ne semblant promettre qu'une couple d'années de vie, Pie X est un homme de forte stature et de santé florissante.Cette parité d'âge avec Léon XIIT, à son accession, le nom de Pie, qu'a choisi le nouveau pape, rattachent étroitement son régime à celui des deux nobles pontifes qui ont précédé.On en tire les meilleurs présages, pour In permanence et le uéveluppement des grandes traditions dont Pie X vient d\u2019hériter.Entré de bonne heure dans les ordres, sous les aupices de Don Bosco, l'abbé Surto se dévoun longtemps à l\u2019'humble ministère des campagnes.C'était encore un simple curé de village, quand Léon NIIT l'éleva au siège épiscopal de Mantoue, en 1884, il n\u2019y a que dix-neuf ans, alors qu\u2019il avait lui-même quarante-neuf ans, En 1893, Léon XTIIT, ayant vite remarqué les hautes qualités de Mgr Sarto, le préconisait archovéque-patriarche do Venise, et en même temps cardinal de la Sainte Eglise, au titre de S.Bernard aux Thermes.Il se distingua dans ces différents postes par sn modestie et sa piété édi- flantes, le zèle de son apostolat et ses ta- ltfits remarquables d'administrateur et PSI EU ATOM 55 IA CS CSA de diplomate.TI sut, entre autres choses, fnirerespecter par le gouvernement du roi d'Italie, tout en conservant avec celui- vi des relations sympathiques, des druits précieux dont on menaçait de frustrer le patriarent de Venise et l'Église de Rome, dont il relève.Le cardinal Sarto était chéri de ses diocésains, aussi bien que de ses concitoyens du pays natal, à cause de ses humbles manières à toute épreuve.et de sa charité ll était également tenu dans la plug haute estime par Léon XIII et tous les membres du clergé, de l'Italie ou du dehors, qui eurent l\u2019occn- sion de le fréquenter de pres.Il semble que cette admiration, cette affection spontanée du peuple et des grands va se reporter, avec une recrudes- conco d'intensité, sur In personne véné- réo du pape Pie X, si l'on en juge par le concert unanime d'acclamations et de louanges universelles qui salue son noces- sion, quasi imprévue, nu Trône de S.Pierre.Issu du pouple, longtemps en contact intime avec ce peuple qu\u2019il aima toujours et servit de tout son eœur, le nouveau Pontife ne snurait manquer d\u2019être par assonce \u2018\u201c\u2018le serviteur des serviteurs de Dieu.\u201d Il ne pourra faire autrement que d\u2019orienter, avec de plus en plus de précision, lu démocratie qui s'affirme, dans les voies de l\u2019esprit chrétien ct du sons évangélique.Et c'est ainsi qu'il conti- nuern ct couronnera la grande œuvre entroprise pur Léon XIIT, œuvre qui reste comme la gloire la plus pure d'un glorieux pontificat.Longue vio, sincère amour et filinlo obéissance à Pie X : c\u2019est le résumé des vœux de joyeux avônement dont la Croix fait hommage à notre nouveau Père § LE CrO1sÉ.a Le prochain Congres Sauvegardons notre autonomie Les \u201coccupent déjit beaucoup du Congrès des grands journaux d'Angleterre Chambres de Connnerce qui se tiendra à Montréal dans quelques jours.ll est indiscutable que ce congres aura Ur retentissement et une Unportance considérable.l'outes les parties de l'Eupire y seront représentées Le crand débat routera probablement \u201cur la question du tavif preférentiel, en d'autres termes, de lu fédération fiscale de l'Empire.Le Board of Trade de Montréal de mandera que le Congrès consacre le principe de l'obligation pour les colonies \u201cde participer à la défense impériale, Au fond, tout cela se tient, qu'on le dise où non, et la fédération fiscale amener fntalement en derniere analyse la fédération politique et la fédération mi- Htaire.Le jour où on aura décidé que les in- teréts économiques des différentes parties de l'Empire sont identiques, il fau- tra bien instituer une autorité qui en régle le jou et qui en organise la dé fense.Env a pas à sortir de lu.C'est le temps pour les délégués qui ont le souci des intérèta réels de leur pays de se vendre compte de vette évi dence et de défendre, sur tous les ter rains, l'indépendance «+ l'autonomie du Canada : Indépendance el autonomie en tie tière fiscale : Indépendance et autonomie en nue tire politique : Indépendance el autonomie en mu tiere wilitaire, Nl nous est avantageux de faire avec l\u2019Angleterre où l'Australie telle ou telle convention commerciale, faisons-la, mais n'agissons toujours qu'au point de vue exclusif des intérêts canadiens et gardons notre absolue Hiberté d'action ! Nous demnndons à tous les délégués patriotes d\u2019atfirmer nettement leur sentiment nu prochain congrès.JEAN SAURIOL la France et ses pays perdus \u2026\u2026 Au fond, les Alsaciens-Lorrains en arrivent peu à peu et par ln fautedu regi- meignoble que nous subissons, à l'étatd'ese prit qui est, depuis longtemps déjà, celui des Canadiens.Causez avec un Canadien-français,il vous parlera de ln France avec une affection, avecunetendresse de cœuridont vous serez surprisetému jusqu'aux larmes, Demandez à ce même Canadien s'il voudrait que son paysredevint une colonie française, il vous répondra: \u2014Ah! non, par exemple; nous somunes bien comme nous sommes.Nous n'avons aucune raison d'âtre gouvernés comme vous, par une poignée deJuifs etde Francs- Magons qui nous vruinernient, qui nous déshonorersient, qui {supprimeraient, les unes après les autres, les libertés auxquelles nous sommes habitués.I enestdemtmedes Alsaciens-Lorrains Ils n'ont pas oublié la France, mais In po litiquefrançaise les dégoûte porfondément et leur patriotisme n\u2019est déjà plus que du patriotisme historique .Epousrd.DRUMONT \u201cLe Chant du Drapeau \u201d avec l\u2019accompagnement musical des six couplets, un feuillet de 8 pages, avec magnifique dessin sur la come verture.Prix: 10c.l\u2019unité® $1.00 1a douz.En venté à nos bureaux.i 1.ä Es: ; pk ape > an es ñ à 5 8) | | 4 | 3 1 4 | 3 te ER 27 ca 22 _ ll Cel 0e > ra sm ae i + Si Charlier était Pape ?! Vous devenez perplexes à cutte seule, supposition ?\u2014 Allons done ! ce serait tn grand bienfait pour Fhumanité.Mille bombes, ça marcherait! Quels fameux coups de rames il imprimerait à la barque de Pierre ! Il commencerait tout d'abord par se défaire du vieil équipage.vieux loups de mer comptant des sièeles de services el de dévouement, il est vrai.mais routiniers, esprits hornés, rebelles aux inventions modernes et incapables de s'élancer vers les horizons nouveaux, Il les jetterait tous par-dessus bord.** A l'eau! erierait-il comme un forcené, À l\u2019eau les Jésuites, prétendue avant-gaur- de du Pape, usurpant les vains titres de soldats et de savants, quand vous n'êtes que des intrigauts et des arriérés, A eau (ter) les fils de Loyola là !là!{ Sur l'air dela Marseillaise ) \u201cA Feau!les Précheurs, je w'ai que fid- re de vous.Vos doctrines ne sont les miennes, vous êtes trop en retard.\u201c0 leau! Franciseains, Trappistes, Carmélites, réveurs cloitrés de tout aen- bit.qui gaspillez votre temps en passant les jours et les nuits à prier, Tnutiles tou- Les ces mortifications et ces patenôtres: superflu le secours d'en haut pour diriger le bateau, quand moi, Charlier, je suis au gouvernail.pas * A l'eau! faites le plongeon, les bons Frères.ignorantins que vous êtes.Vous avez, avec votre catéchismie, abruti toute la jeune generation.A l'eau!!! Bien que vous soyez légion, je saurai bien vous trouver des remplaçants.d'ailà, au cerveau \u2014 sur le brain! \u2014\u2014 la Ligue d'en- scignement toute prête à sorvtiv armdée de pied en cap.Vive l'école neutre! où les enfants de toutes nationalités, de toutes religiosités et de toutes moralités se donneront un baiser fraternel, * Aleau! les bonnes Sœurs de Charité: vous êtes trop ambitieuses de vouloir accaparer toute une clientèle de pauvres et de malades, ne laissant à tousles Conseils de villes rien ou presque rien à payer.C'est outrecuidant.Et n'est-ce pus infamant qu'en plein vingtième siècle, de grandes villes ne consacrent qu'un muai- gre budjet à l'entretien de leurs pauvres, de leurs vicillards et de leurs orphelins 7 Allez-vous en, vous ne voûtez pas assez cher, et.avee vous, certains échevins de es amis ne peuvent pas suffisnmment brasser d'argent.Puis.vous n'avez ni de brevets, ni de diplômes, tandis que les nurses.Ah!en voila, par exemple, de vraies gardes-mnalades.Celles-ci, au moins, exercent simplement et tout bonnement leur métier, font tout doucettement leurs pansements, sans s'ingérer dans les choses spirituelles, sans parler de ciel ni d'enfer et sans ennuyer les patients de sottes dévotions, Est-ce qu'on a besoin de tout cela à la mort ! * A l'eau! les dévots et les dévotes, les ultramontains et les catholiques tout court, les Veuillot.les Tardivel et les Botrel, qui n'êtes qu\u2019une bande d'imbéciles et de farceurs.* Et vous, évêques, tenez-vous bien! Si vous ne voulez point partager les idées du derrière de ma tête et si vous refusez d'entrer dans le mouvement d'émancipation et de progrès qui entraîne le monde, gare à vous! je vous ferni piquer une tête cone aux autres.+ A l'enu! à l'eau !!.quoi done 7.Oui, LA CROIX, 9 AOÛT 1903 à l'eau ! les cloches de toutes les églises! Car \u2014 je vous ai dit, il n'y a pns longtemps \u2014 elles troublent mon sommeil à QUATRE (!) heures due matin.\u201d Et quand il aurait fait In solitude autour de lui, Chartier, le grand Charlier, se drapant dans son manteau pontifleal ctébauchant un sourire protecteur, se tournerait vers son ami Combes : * Par Jupiter! s'exclamerait-il, tu es mon homme! Avance, embarque, Combes: monte sur le pont.Pendant longtemps je me suis fait l'adimirateur de ce qu'ils appe- aient, cu.c, tes basses œuvres: je me suis même effored de les exalter, au Canada, pays de sauvages, d'ignorants et d'imbeé- ciles.Maintenant les rôles sont changés.Au lieu de me commander, tu m'obéiras : mutis tü seras mon bras droit.Entendu! La besogne que tu as si bien commencée en France, il faut I'y poursuivre et mener it bonne fin.puis étendre ensuite ton action civilisatrice à tous les payset à tous les continents, I faut régénérer le monde.Au diable ! les moinillons et nillounes ! les mmoi- \u2018Tu seras mon chancelier.mon serré- taire, mon chambellan, mon grand-vieai- re, sans compter maintes autres caresses, ** Mais tiens! Langlois, ete, ete, pourquoi cette teste mine?Vous affigez- vous de me voir ainsi accumuler les faveurs sur les lurges épaules de mon ami et ex-protecteur Combes5 Allons, pas de jalousie! lly a encore des places pour vous et les autres anis: car ce n'est pas une petite machine comme non journal que je mène maintenant.Embarquezembarquez dans mon bateau, * Pas de moue, Godfroi! Ne fais pas la moue! Je te réserve un poste qui te sied parfaitement.Tu seras.oui, tu seras.mousse en la galère! Ta petite stature, ta souplesse de saltimbanque, tes tours de passe-passe dans la foire politique t'ont fort bien préparé à ce métier.Comme tu seras gentil.petit, au bout du grand mât.plongeant ton regard perçant dans les nouvredue horizons vers lesquels nous marchons.\u2019 * Après les heures de quart, tu descendras aux écoutilles, où nous aurons insta- lé une vaste bibliothèque, une bibliothèque publique et mondiale.Tu y philosopheras avec le caporal Bélair.Et s\u2019il t'embéête trop, le véridique Voltaire, le chaste Zola, le pieus Renan et cent autres auteurs délurés et fortement pimentés, seront à la main.Tu en passeras aux nurses, Lu en feras déguster aux autres petits mousses: tu pourras même convier à ces lectures les carpes et les marsoins de l'océan, qui, le soir, viendront ninsi se délasser de leurs courses de la journée, * Oui, instruction obligatoire pour tous, meme pour les carpes, ** Ils seront bien loin les temps d'obscu- rantisine, où les bétas douvriers de Moutréal ne voulaient pas se laisser persuader que c'eût été très intéressant pour eux de venir des quatre coins de la ville, après leur souper, à huit heures, tout fatigués qu'ils étaient, plantant là femmes et enfants, bailler sur de gros livres au arre Viger! * En avant ! Enavant ! Déjà le vent de toutes les libertés\u2014les moinillons diraient: de toutes les licences \u2014 gonfie nos voiles.A l'eau! En avant!\u201d Mais, \u2014 H y a Loujours un reis\u2014Char- lier n\u2019est pas pape! PROGRESSISTIS.Un livre precieux Annales de la Société Saint-Jonn- Baptiste de Québog,\u2014par H.-J.-J.-B.Couinard, 2 vol, in 8, (1) M.Chouinard a droit a la reconnais- sanee de tous les patriotes pour Foeuvre de patience et de dévonement qu\u2019il vient de terminer.Le titre de son livre, ne révèle pas tout ce qu\u2019il renferme.Les délibérations de In société Saint-Jean-Bap- tiste et les démonstrations qu'elle a organisées forment sans doute comme la trame de l'ouvrage, et c'est déjà un spectacle réconfortant que la formation et le développement de cette sociétés nationale maintenue Lonjours dans In tradition du plus pur patriotisme en cela certainement plus fidèle à son idéal que telle autre grande association du même nom devenue plus ou moins une affaire financière avec, comme enseigne, le flunboiement.des mots de religion et de patrie.M.Chouinard ne s'est pas contenté de ces voinptes-rendus.I y a joint des notes, renseignements, statistiques sur à peu près tous les sujets qui touchent à li question nationale.Education, agri- vulture, émigration, progrès de la population canadien-française tant au Canauda qu'aux Etats-Unis : tout y est traité.Non pas que l'auteur ait lui-même exprimé ses opinions et ses Vues sur ces différentes matières, il a préféré grouper en les résumant des études remarquables publiées par d'autres écrivains et souvent.hélas ! aussi vite oubliées que lues.Voilà ce qui fait de ces deux nouveaux volumes, du dernier surtout, un ouvrage précieux.Les curicux y trouveront des notes d'érudition sur plus d'un sujet interes- sant : sur les premiers corps de musique de Québec, sur l'établissement du service des pompiers, sur la formation des gardes indépendantes, sur l'oeuvre des petits zounves, sur le fameux drapeau de Carillon, particulièrement mis en honneur en ces derniers temps : il y a là la corree- tion de plus d\u2019une erreur courante au sujet de ce drapeau.Dans une page émue de sa préface, M.Chouinard raconte l'histoire de sa vocation si fidèlement suivie d'annaliste de la société Saint-Jean-Baptiste.Le récit remunte aux premières années de SoR enfance passée tout entière à deux cents pus de l'emplacement du moulin Durnont, célèbre dans l'histoire des dernières batailles qui précédègent la Cession.Il avait quatre ans lorsqu\u2019en 1851, on découvrit les reste des Braves\u201d tombés à Ia seconde bataille des Plaines d'Abrahaun.Les glorieuses reliques furent d'abord déposées dans un petit salon de la maison paternelle, où l'on vit bientôt réunis pour les examiner et les vénérer en quelque sorte des historiens comme Garneau et Ferland et les vaillants divecteurs de Ia société Saint-Jean-Baptiste qui avaient nom Baillargé et Robitaille.Mais laissons parler M.Chouinard lui-même.** 11 me semble les voir, examinant les fraguments d'os.les quelques débris ramassés avec soin, cherchant À reconstituer, l'histoire à la main, les incidents du grand drame qui s'était deroulé sur ce coin de terre, le 28 septembre 1760, \u2018On conçoit aisément que ces visites, ces entrevues formaient le sujet des conversations familiales au coin du feu, et que ces récits ve pouvaient manquer de (1) Edité par le Soleil.Québec, frapper l'imagination d'un enfant de quatre & cing ans.+ Puis vinren « inhumation temporaire des ossements des * Braves, \u201d à l'ombre et sous la protection de notre foyer, dansun angle de notre jardin, que nous gardions constamment gurni de fleurs etoùû notre mère nous menait souvent faire nos pri- âres.; et la pose dela première pierre du monument, 18 juillet 1555, offrant, comme dans In première fête, le spectacle inusité de In maison paternelle transfor- mde en quartier général de In société Saint-Jean-Baptiste, envahie par In foule binmense, avee la musique entraînante des fanfares.Il me semble que c'était hier.Je revois l'estrade élevée en fnce de notre maison et sur laquelle, à un moment donné, apparut un homme que je n'avais juanais vu, mais dont les traits res- torent gravés dans ma inémoire : c'était l'orateur du jour, l'honorable P.-J.-0.Chauveau.\u2026.et lorsque la foule, exaltée par la spendeur de ces manifestations, veprit gaiement le chemin de la cité, tout vrentra daus le calme et le repos.: ** Mais ces soîrs-là, l'enfant émerveillé par ces incomparables spetacles resta longtemps songeur.Et les yeux fixés sur l'inumense panorama qu'il contemplait des fenêtres desa chambre, il cherchait à ressaisir quelque chose des har- monties puissantes el des voix iuspirces qui avaient fait passer si vite les heures si bienrempliesde ces journées.Et dans ses rêves, au lieu des images douces et riantes qui planaient d'ordinaire sur sou petit lit garni de rideaux blanes, il ne revit plus que héros et martves, guerres et batailles, dans lesquelles les vatineus de la veille devenaient les vainqueurs dulen- demnin.\u201d M faut savoir gré à l'auteur d'avoir mis cettenote personnelledans l'ouvrage qu'il aconsacré, avee tant dedévotument patient et modeste,au récit des Victoirespacifiques remportées parles descendants des Braves de 1760, JEAN GAGNÉ, Noces d'Or Noviciat des Jesuites du Sault- au-Recollet La Maison Saint-Joseph du Sault-au- Récollet, noviciat des jésuites, a fêté, jeudi dernier les noces d'or de sa fonda - tion.A cette occasion, le Ro Po Armand Chossegros, S.J., a publié une histoire du noviciat de la Compagnie de Jésus au Canada, depuis son origine (1883) jusqu'aujourd'hui.Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant quelques notes historiques sur le retour et le rétablissement des Jésuites au Canada, gue nous empruntons au livre du R.P.Chossegros.De pussage à Rome, le 2 juillet 1841, Févèque de Montreal, Mge Ignace Bourget, de sainte mémoire, avait adressé au R.P.Général de la Compagnie de Jésus, un appel pressant pour demander le retour des Jésuites au Canada.** Tout les ap- ** pelle, disait-il, dans cette contrée qui \u201cna jaunais cessé de vénérer leur mé- \u2018noire et qui est encore couverte de * monuments précieux qui attestent leur \u2018courage intrépide.\u201d Il terminait \u2018ainsi: ** Enfin, le soussigné espère que \u2018les enfants de saint Ignace, les frères de * saint François Xavier, de saint Régis, mr mms * ete.entendront sn voix qui est celle ** de son Eglise, fondée par eux et qu'ils *se diront les uns aux autres comme ng.\u2018* Lrefois sait l\u2019aul et saint Burnaby: : * Fevertentes visitemus fratres per uni- © versascivilates in quibus prodica ving, * verbum Domini quomodo se habia ng,» Le R.P.Roothaun, général de ln Compagnie, répondit à cette éloquente invita tion, en nommant le P.Chazelle, alors à Rome, supérieur de la mission nouvelle, ct en chargeant le P.l\u2019rovineinl de Paris de lui adjoindre des compaguons.En outre des pères Chazelle, cing pre.tres et Lrois frères condjuteurs partirent pour le Canada, Ce sont les pères Félix Martin, Paul Luizet, Dominique du Rayquet, Joseph Hanipaux, Remi Tellier, et les frères Joseph Jennesseaux, Pierre Tupin et Kmmanuel Brenaus, Ces {ils de Loyola s'embarquèrent te 24 avril ISlZet arrivèrent à Ville-Marie te 31 mai suivant.Au mois de juillet 1812, Mgr Bourget voyant les nouveaux ruissionnuaires sans demeure à eux, les installa temporairement à la cure de Laprairie dont le der nier curé, M.Power, venait d'être appeté à l'évéché de Toronto.Dès le 15 janvier 1883, fète du Sent Nom de Jésus, Mgr Bourget voulut oa.blir solennellement lu Compagnie de Jésus au Canada, 1 procéda lai-menne cette restauration dans sa cathédrale Saint-Jacques.L'évèché s'otfrit aussitôt pour serv de noviciat temporaire.Quelque temp- plus tard, vers le 31 juillet 1863, le noviciat cut transporté dans une maison toute modeste, tout près du presbytère de Laprairie.Sur ces entrefaites, un généreux vta- yen de Montréal, M.Charles-Vévaphin Rodier, avocat.distingué el plus tard maire de Montréal, offrit aux Pères la moitié de su maison.pour cinq aus.-n pleine jouissance et sans aucune chao, et, à l'expiration de ce délai.renousola sans condition ses offres d\u2019hospitalite.Cette maison était sise à l'endroit où s'élève maintenant l'asile de Bethléer:, a \"un des angles de Ja place Richmond.C'est dans cet asile que le Père de Famille conduisit discrètement.pendant huit ans, ceux qu'il avait choisis pour \u201ctre membres de la Compagnie de Jésus.Le P.A, Régnier, brillant élève de st- Hyacinthe, y fut admis le premier.le 9 septembre 1813 et le P.Henri Hudon, plus tard supérieur de la inission du a- unda, y accourait du college de Sainte Anne de la l\u2019ocatière, Le P, Luiset.nuni- tre des novices, n'eut d'abord que ces deux disciples, mais il pensait avec saint Charles Borrumée.qu'une fume est nn assez vaste diocese, L'année 1851 fut la dernière passée sous le toit de M.Rodierle collège Sainte-Marie, ouvert dau une constriction en bois au mois de wep.tembre IRIS, s'dtait transporte dans un urand édifice en pierre, et pouvait nrin- tenant abriter tous les enfants de la Coe pagnie, Après deux années de séjour au coblegr Sainte-Marie, au commencement d'iout 1553, coimmiença l'exode du noviciat sur la terre promise du Sault, Et de Gaoût, ler vendredi du mois, on célébra pour la première fois le Saint Sacrifice dans le nouveau noviciat.Au Père Sehrsiber, maitre des novices en 1853, succéda le l'.Louis Saché, qui fut le premier à prendre le gouvernement au noviciat du Sault, Vinrent ensuite le P.Jacques Perron.IS6Z2-1866; le P.Saché, (Zme gouverve- ment) 1866-1871: le P, Charles \u2018Theéophile Charaux, le P.Perron, (Qme gouv., les PP.Isidore Daubresse, Firmin Vignon, Charaux 2nd gouv.), et le R, 12, Edouard Lecompte, recteur actuel.LEON XIII ( suite.En 1860, il expose à son peuple ln nécessité du pouvoir temporel déjà entamé par des spoliateurs.Jusqu'en 1863, il proteste contre les nouvenuités introduites par Victor-Emmanuel dans la province ombrienne : In substitution du mariage civil au ma riage religieux ; l'evequattr royal : la distribution des Bibles protestantes, ete, Dans toutes ses démarches, il aime à se concerter avec les évêques ses voisius.En 1860, il annonça à ses diocésnins la bonne nouvelle du concile œcuménique du Vatican pour l'année suivante, et, dans cette grande assemblée, il vota l'infaillibilité.En 1871, il explique à ses diocésnins ** les prérogatives du Pontife Romain \u201d dont il devait plus tard faire un si noble usage.Toutes ses instructions se suivent et s'enchainent et ont pour but de remédier aux maux présents de In société.Celles qu'il publin en 187G et 1878, sur l'Église et la civilisation, furent promnptement tra- dites dans toutes les langues; l'univers entier los n lues ot les n louées: il semblnit applaudir son futur Pontife.LE CARDINAL CAMERLINGUE - LE CONCLAVE L\u2019ÉLECTION Le 6 novembre 1876, mourut lo cardinal Antonelli, secrétairè.d\u2019Etat de Ple IX: et Mgr Pecci, dot la santé s'était usée à Pérousse, vint chercher à'Rome un climat plus doux.T1 y vécut presque dans la retraite.Tl fut ques- tion de lui donner l\u2019évéché suburbicnire d'Albane et la Daterie: mais, en septembre 1877, Pie IX lui confia In charge de camerlingue qui l\u2019attachait à la curie.Ne pouvant dispenser aucunie faveur et oblige a veiller à ce que chacun observe son devoir, le camerlingue peut difficilement se concilier toutes les sympathies: ln chose n'est cependant pas impossible, puisque le cardinal Pecci y parvint- Aussi lorsque, le 9 février 1878, Pie IN rendit son fame à Dieu, l'autorité passa sans difficulté entre les mains du camerlingue, et il l\u2019exerçait sans que personne songeât à s\u2019y soustraire.La conduite du Sacré-Collège était Loute tracée d'avance par quatre Constitutions prépardes par Pie IX : il s\u2019y conforma scrupuleusement, 11 entra en conclave le 18 février et les opérations commencèrent en présence deGl cardinaux et de tous les embnssadeurs des puissances entholiques.Le mercredi 2) février, le cardinal Pecci réunit la presque unanimité des voix.Alors, le cardinal di Pietro s'approcha de Jui et lui dit : \u2018* Vous êtes élu Pape, voulez-vous nccep- ter?\u201d Le cardinal Pecui répondit: Puisque lu Providence divine le veut ainsi, je ne sommets et j'accepte.\u2014 Quel nom voulez-vous prendre ?\u2014 Léon XIII,\u201d Après l'obédience, le cardinal Caterini, doyen des cardinnux-dincres, se rendit au balcon de ln loggia et fit la proclamation extérieure, Une foule immense couvrait la place et demandait à voir le Pape.Le Souvçrain Pontife parut à quatre heures de l\u2019après-midi à la loggia, dans l'intérieur de In basilique ; il était précédé des cardinaux.Des applaudissements enthousiastes l'accueillirent.H donna sa bénédiction à la foule prosternée.Jumnis scène ne fut à Ja fois plus spontanée, plus grandiose et plus touchante.** Nous avons choisi Pecei, dit le Jotrnal du enr- dinal de Bonnechose, parce qu\u2019il est pieux, instruit, éclairé, juste, modéré et très ferme.1 con- nait le monde, il a une grande expérience des honunes et des choses.* Quelques moments avant son élection, qui était dès lors pressentie par toute l'assemblée, il était troublé, agité.Il vint trouver le Grand Pénitencier et lui dit : ** On me croit très docte et je ne le suis pas : je n'ai pas non plus les nutres qualités nécessaires à un pape.Je suis porté à prendre In parole avant l\u2019ouverture du serutin et à prier nos collègues de _porter leurs votes sur un autre que moi.Qu'en pen.sez-vous?\u201d Lu cardinal à qui il s\u2019adressuit lui répondit : \u2018* Vous n\u2019ôtes pas juge de votre doctrine et de votre capacité ; c'est auxMnutres à l'apprécier.Quand au reste, laissez faire la Providence.\u201d Lu cérémonie du couronnement eut lieu le 3 murs 1878 : c'était un dimanche.LE PAPE - LE DOCTEUR Un grand règne avait pris fin, et un grand règne commençait : Léon XIII allait soutenir les droits de In vérite et de la justice, comme Pie IN l'avait fait, avec un invincible courage.Et cependant, que voyait-on an commencement do cotte année 1878 ?Lo monde entier se conlisait contre le Vatican.lin Italie, les funérailles de Pie IX offrnient le spectacle de scènes scandalouses, of In guerre s'annonçait implacable : la Russie ne répondait pas à In lettre d\u2019'avènenent deldon XIII, ot I'A le.magne, ce qui est pire, y répondait dans des termes inconvenanta ; on.Orient, le schisme arménien éclatnit : on Autriche, en Hongrie, en Galicie, In porsécution grandissait ; en Espagne, le carlisme et son organe, le Siglo futuro, ngitaient le bran.don de kr révolte ; Jules Ferry, en France, propa rait l'article 7 : la Belgique roinpait tout rapport diplomatique avec Rome.Lt nujourd'hui, que voyons-nous # lu paix religieusettend à se rétablir, Mais, jusque dans les pays infortunés, tombés aux mains des pires sectaires, Une mise considérable de vrais catholiques iinpose du respect aux révoliu- tionnaires les plus déterminés.A qui rapporter l'honneur de ce revirement d'opinion ?Evidemment, à li sagesse du Pontife qui dirige le monde catholique.Mais, dans un l\u2019ontifteat où chaque jour est marqué par un acte remarquable, nous ne pouvons en signaler qu'un petit nombre, et en inë- ne temps, le respect aussi bien que lubéissance à l'avertissement du Suint- Esprit de ne point louer les hommes avant leur mort, nous retiendront dans le rôle de simple narratour.Les faits, d'ait- leurs, parlent d'eux-mêmes.Le nouveau Pontife.véritablement assisté de l\u2019Esprit-Saint, a pris de suite son vol dans ce eid de l'Eglise, dont il est lu honidre.Dès le 21 avril 1878, Léon X111 publia l'Eueyclique Znserulabili Dei congilio, on il enseigne avec tant de doctrine les lois qui assurent.la prospérité dos empires, document d'une très haute valeur politique, dunsle sens le plus élevé et le plus con: préhensif du mot, et qui w aitiré In respectueuse attention des hommes d\u2019État.Duns une seconde Encyclique (28 décenibre 1875 11 dénonce te rationalisme issu de lu grande héré, sis «lu X VIe siècle, comme In source du socialisme, du coffimunisme ot du nihilisme ; et cette nouvelle lettre, produisit une très salutiire impression sur les gonvornements, Presque tous coux d'Europe, ceux de Russie, d'Allemagne ot de Suisse, ente autres, nourrissniont contre le Saint-Siège d\u2019injustes préventions et porséeutaiont les ¢ntholiques.Les LA CROIX, 9 AOUT 1903 LA CROIX J.-U.BÉGIN, dirceteur-propriétuire IMPRIMEE PAR L'Imprimerie Lithographique Canadienne 60 RUE ST-GABRIEL.MONTREAL.ABONNEMENTS : Canada et États-Unis: 1 an 8100; 6 mole dr, En ville, pur ia poste : lan 81,00: 6 mois, 56e, \u2018+ Nouvelle Mort a la recherche du moyen de mettre fin a la guerre.1 yaquelques jours, un savant russe, M, Filippo, docteur en philosophie, directeuu de la Pere Scientifique qui se publie à Moscou, fut trouvé mort dans son laboratoire, Métait âgé de [5 ans.On crut d'abord qu'il avait succombé à un anévrisine, anitis une lettre que le savant à envoyée à un journal de Moscou, la veille mème de sa mort, ferait supposer que M.Filippov à été victime d'un toxique qu'il employait pour des expériences a la recherche d'une invention gui vende In guerre impraticable, Voici cette lettre, curieuse à plus d'un point de vue : d'abord parce qu'elle révèle l'élévation de pensée dusavant russe, eten-
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