La tribune, 3 septembre 1977, samedi 3 septembre 1977
[" ) LA TRIBUNE Johnny Marcham Marchand Avis aux lecteurs Les lecteurs sont priés de prendre note que le Journal La Tribune ne sera pas publié le lundi 5 septembre.Jour de la Fête du Travail.Tous les bureaux seront fermés ce jour-là.Le service de la rédaction reprendra ses activités normales à compter de 18 heures en vue de la publication de l'édition du mardi 6 septembre.Réactions de divers artistes aux Jeux du Québec (p.13-14) L \u2019Escale: un refuge (p¦ 6} Vendeurs.du Temple?WINDSOR (JA) - Le Christ chassant les vendeurs du Temple n'a sûrement pas eu plus de succès que cet individu qui a pénétré dans l'église de la paroisse St-Gabrlel, à Windsor, a vertement sermonné les paroissiens qui jouaient au bingo puis, pour donner plus de pieds à ses paroles, a brandi à bout de bras le boulier oû grouillait la chance et l'a projeté contre un mur.La salle s'est vidée et le bingo a pris fin.faute de joueurs.Mal en a pris toutefois à l\u2019homme qui se disait envoyé de Dieu.Des policiers l\u2019ont appréhendé et il a été conduit au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke oû II est gardé à l'aile psychiatrique en attendant de comparaître devant un tribunal soas l\u2019accusation d'avoir troublé la paix.Loteries LOTO-PERFECTA: 8 21-30-31-32-34 (22).MINI-LOTO: 8-57558, 34-03021, 30-27997 .31-34049.INTER-LOTO: 1724168.2241760, 2296071.2361378.2693276.50 ans à moto.(p.10) csuiourd'hui dans LA TRIBUNE Auto:\t10 Bandes dessinées:\t31 Cuisine:\t5 Décès:\t39 Economie et finances: 18, 19 Editorial:\t4 et 5 Mot perdu:\t31 Petites annonces:\t29 à 35 Santé:\t7 Sports:\t21 à 24, 26, 27, 28 Tennis:\t24 Variétés:\t13, 14, 15 Vivre en 77:\t8 Vivre chez nous:\t6 Voyages:\t17 INFORMATIONS LOCALES ET REGIONALES: \u2014\tSherbrooke:\t2 et 3 \u2014\tCantons de l'Est:\t10, 35 \u2014\u2022 Région métropolitaine: 10 \u2014\tDrummondville:\t11 \u2014\tThetford Mines:\t12 \u2014\tVictoria ville:\t11 Informations provinciales, nationales et internationales: 9, 1b, 35, 36, 40 Une joueuse de football (p.27) Persiflage Même les fonctionnaires ont décidé de célébrer la Fête du travail.-\tO \u2014 Un livre \u201crose\u201d sur la condition féminine: pourquoi rose\"?Pour le distinguer des éléphants.Prière de ne pas confondre avec le ministre Lise Payette! -\tO \u2014 A l\u2019avenir, il sera préférable de payer son automobile comptant.et d'emprunter pour payer l'essence.-\tO \u2014 L'avocat est de couleur verte.comme les billets de banque.Il s'agit du fruit, bien sûr.et non des professionnels tant décriés par le juge Robert Cliche.Le persifleur Entrevue avec J-L Pépin (P\u2022 9) Le temps des brasseurs (p.2) Juantorena et Ackermann en vedette à Dusseldorf (p.21) Mesures contre les commissions scolaires qui ignorent la loi 101 (p.16) Nastase éliminé à Forest Hills (p.21) Si tu ne te bats pas, tu ne joues pas Par Jean-Paul Ricard SHERBROOKE \u2014 On parle souvent des jeunes joueurs de hockey repêchés par des équipes professionnelles et qui signent des contrats alléchants de $75,000, $100,000 ou même de $150,000 par année.Quel bel avenir que celui du hockey Le défenseur André \u201cJos\" Leduc, ancien porte-couleurs des Castors de Sherbrooke, figure parmi ces joueurs qui ont vécu la \"grande désillusion\u201d.Il avait signé un contrat de trois ans avec l\u2019organisation des Kings de Los .Angeles et il a personnellement mis un terme à cette entente même s\u2019il restait encore un an à écouler à ce contrat.André Leduc n'y va pas par quatre chemins pour expliquer les raisons qui l\u2019on amené à prendre cette décision \u201cJ\u2019étais écœuré de me faire écoeurer.\u201d Leduc explique: \"Je ne suis pas le seul à avoir vécu cette expérience Il y en a beaucoup dans mon cas et la majorité est constituée de Canadiens français.Les gros salaires ce n\u2019est pas pour les joueurs semi-professionnels La première année de mon contrat je gagnais $14,000.J'avais droit à un boni de $3,000 si je jouais plus de 40 parties dans la saison.Pour économiser ces $3,000, la direction du club m'a envoyé à Saginaw de la Ligue Internationale après que j'ai eu disputé 37 parties à Forth Worth dans la Ligue Centrale.L'an dernier, je gagnais $15,000 et j'ai eu droit au boni de $3,000 pour avoir joué 40 parties à Forth Worth En début de saison la direction des Kings de Los Angeles a fait parvenir un excellent rapport à mon avocat.Ils se disaient très satisfaits du travail d'André Leduc, que j\u2019étais très agressif et que je jouais en dépit d une triple fracture de l\u2019os de la joue Mais après les Fêtes, ils ont fait parvenir un autre rapport à mon avocat Ils n\u2019étaient plus satisfaits de mes services.Je n'étais pas assez agressif et si je ne me battais pas.je ne jouerais jamais pour les Kings de Los Angeles Ce qui s\u2019est produit c'est qu\u2019en début de saison je me suis battu deux fois au cours du même match La deuxième fois était de trop.J\u2019ai reçu un coup près de la tempe et l'os de l\u2019orbitre de l\u2019oeil droit en été brisé en trois morceaux.J\u2019ai refusé l\u2019opération, qu\u2019on voulais me faire subir.Par la suite un spécialiste m'a dit que je pouvais continuer à jouer au hockey, mais que si je recevais un autre coup à l'oeil cela pouvait être très dangereux.J'ai cessé de me battre et j ai perdu les bonnes grâces de la direction de l'équipe De toutes façons je n\u2019étais plus interressé à me battre.Je voulais jouer au hockey Mais ce n\u2019était pas le désir de la direction de l'équipe\" André Leduc reprend son souffle et ajoute \"Ce qui est choquant, c'est que la direction des Kings retournait des défenseurs dans les ligues mineures et que ces gars-là prenaient notre place, même s'ils étaient de gros zéros C\u2019étaient des gars qui gagnaient plus de $100,000 par année et qui n\u2019étaient même pas de calibre pour jouer dans la Ligue Centrale.Pendant ce temps nous autres.les défenseurs réguliers, nous restions assis sur le banc.L\u2019an dernier un de nos joueurs a été blessé à (André \u2018'Jos *\u2019 Leduc) un pied Le médecin lui a dit de revenir au jeu quand bon lui semblerait Il avait joué 10 joutes avant d'être blessé et il n\u2019est pas revenu au jeu par la suite.La direction de l\u2019équipe n\u2019a pas hésité à renouveler son contrat en vue de la prochaine saison Personnellement, j\u2019en étais à la troisième année de mon contrat avec l\u2019organisation des Kings de Los Angeles Je n\u2019ai même pas été invité au camp d\u2019entraînement des Kings Ils m\u2019ont invité simplement au camp des recrues à Springfield.André Leduc, à l'époque où il vivait encore d'illusions.professionnel.Mais les autres, ceux qui ont vécu la grande \"grande désillusion\u201d; ceux-là on en parle moins souvent.Pourtant, ceux qui sortent de la \u201c-jungle\u201d du hockey semi-professionnel en auraient beaucoup à dire sur cet \"enfer\u201d.68e ANNEE \u2014 No 167 SHERBROOKE, SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1977 (SAMEDI 40 - Le local de Sherbrooke de l\u2019Union, des facteurs a accepté, dans une proportion de 90% les dernières offres déposées par la direction dû ministère des Postes.M.Vndré Boisvert, vice-président pour Sherbrooke de l\u2019Union des facteurs.a déclaré que ce vote touche les employés du bureau de poste central de Sherbrooke, du bureau postal Jacques Cartier, situé au 2400.rue King ouest, et du bureau de Lennoxville.La convention collective précédente expirait au 30 juin 1977.La négociation s\u2019est poursuivie sur le plan national et les résultats du vote, au ni- veau du pays, ne seront connus que le 7 septembre prochain.L'Union des facteurs compte 103 membres h Sherbrooke et dans la périphérie Immédiate.M.Boisvert a précisé que les facteurs semblent satisfaits de l\u2019augmentation salariale proposée de 7.7%, dans les cadres d\u2019un contrat de travail d'une durée d'un an.Il ajoute que la négociation s'est poursuivie sans accrochages majeurs.A Montréal, plus de 70% des facteurs ont accepté les dernières offres du gouvernement.du centre-ville peuvent avoir leur stationnement gratuit avec le système de jetons, et il ne faut se faire d\u2019idée; Lorsque nous allons dans un grand centre-commercial, nous payons notre quote-part de ce stationnement gratuit.\u201d a déclaré qu\u2019il ne prévoyait pas d\u2019accroissement du budget.\u201cNous serons fixés là-dessus jeudi prochain, au cours d\u2019une rencontre avec le ministère où celui-ci nous informera également des projets déjà engagés par Québec et des fonds qui seront ainsi transférés à la commission pour financer ces projets en cours\u201d, de dire Albert Painchaud.la SQ surveille SHERBROOKE (PSJ) - Le port de la ceinture de sécurité, les limites de vitesse et le respect de tout règlement qui a pour but de sauver des vies sur les routes.C'est le triple objectif qu\u2019ont en tête les membres de la Sûreté du Québec, district de l\u2019Estrie, à l'occasion du long congé de la fête du Travail.L\u2019été tire à sa fin, le temps est encore aux ballades et le goût de saluer une dernière fois les amis avant d\u2019entreprendre la course de septembre à mal sont autant de facteurs qui rendront les routes achalandées au cours du week-end Les occasions de fêter seront également nombreuses tout comme les occasions de prendre le clos et de transformer les restants de fête en tragédies.La SQ préfère aviser tous les conducteurs qu'elle sera présente partout au cours des prochains jours et sera sévère dans le but d\u2019éliminer les accidents irréparables.Une attention particulière sera \u201c-portée\u201d au \u201cport\" de la ceinture.Les ivressomètres seront réchauffés.Et des policiers, il y en aura partout.Albert Painchaud 4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 3 SEPTEMBRE 1977_ Ç LA PAGE EDITORIALE ) Congé ou fête du Travail?La fête du Travail est désormais plus un congé syndical, une pause avant l'automne, qu'une célébration du travail et des valeurs.Même les évêques canadiens ont opté pour diffuser un messaee aux travailleurs à la date du 1er mai plutôt au'au début septembre.Il n'est quand même pas inutile de réfléchir à notre travail.Personnellement en insistant sur la compétence, la dignité, l'honnêteté que nous apportons à effectuer notre tâche quotidienne.Collectivement sur l'état des relations de travail qui au Québec de façon plus aiguë qu'ailleurs portent gravement atteinte au climat social et partant au droit des individus à recevoir des services, à vivre dans une paix qui n'est pas refus de voir la réalité, mais qui doit être plus qu'une trêve de quelques semaines.Heureusement, il n'y a présentement au Québec aue moins de 3,000 travailleurs en conflit de travail.Bien sûr, cela n'indique pas que des tensions ne subsistent pas et cela découle du fait que dans la fonction publique, des conventions ont été signées jusqu'en 1979.Mais on n'a qu'à jeter.un coup d'oeil du côté des col bleus de Montréal, des pompiers et des policiers de cette ville pour constater que la marmite bouille et qu'un rien la fera éclater.Trop souvent, le climat est à l'affrontement, et l'incitation perverse à la lutte des classes fait son chemin, même si en pays socialiste, cette idée s'est révélée une fraude gigantesque dont le peuple est l'éternel perdant et les tacticiens les gras gagnants.Si bien sûr le salaire est la seule satisfaction à retirer du travail, la motivation n'est plus forte, surtout en période de gel des revenus et des prix.Comparé à d'autres revenus, le salaire de l'individu engendre frustrations et révolte et débouche sur des revendications outran-cières.Quand le travailleur ne pense que salaire, quand il ne se considère que comme un négociant, il oublie le consommateur, le client, le contexte général.Et il devient impossible de s'épanouir au travail quand l'esprit n'est tourné que vers la contestation, la pression incessante sur les pouvoirs publics et privés et sur les usagers des biens et services.Une bonne nouvelle éclaire cependant le ciel de ce congé du Travail.Le gouvernement Lévesque, tardivement mais mieux vaut tard que jamais, a finalement consenti à une mini-commission parlementaire sur la loi 45.Il n'entendra pas tous les organismes désireux de témoigner mais au moins il recevra des mémoires qui s'il les écoute, pourraient modifier positivement un projet de loi qui ne tient compte que des demandes syndicales et pas assez des besoins de l'industrie et du contexte social.Il n'est plus vrai de dire que le syndicalisme est écrasé sous la force brutale du patronat et, légiférer en 1977 avec en tête la vision sociale et politique de 1950, c'est manquer de profondeur.Le gouvernement a au moins fait un pas pour élargir son champ de vision, réjouissons-nous prudemment.Jean Vigneault ( OPINION DES AUTRES ) Davis a gagné Le premier ministre Davis a fait échouer une fois de plus une tactique de M.René Lévesque pour obtenir des autres provinces une reconnaissance tacite du statut de pays pour le Québec.Le chef ontarien a souligné avec justesse que les droits linguistiques sont fondamentaux, non négociables dans des accords entre les provinces.Son message ne s'adresse pas seulement au Québec, mais à Ottawa et aux autres provinces.Si l'Ontario avait mordu à l'hameçon séparatiste, le Québec aurait eu sort précédent pour négocier des droits fondamentaux avec les autres provinces comme un Etat souverain.L'Ontario se serait ainsi rendu coupable d'avoir causé une fracture dans la confédération et d'avoir joué le jeu des séparatistes québécois.M.Davis a soupçonné anguille sous roche et il a pris ses responsabilités.L'incident linguistique entre l'Ontario et le Québec montre le pouvoir et la responsabilité de chaque province dans le maintien de l'unité du pays.Individuellement et collectivement, elles peuvent montrer au regime québécois qu'elles n'accepteront aucune entente qui pourrait renforcer le séparatisme ou affaiblir l'unité nationale.L'offre linguistique ne constituera pas la dernière tentative de M.Lévesque pour renforcer la cause séparatiste avec l'appui des autres provinces.Comme M.Davis l'a démontré, chaque tentative peut fournir aux autres provinces la chance de réfuter le séparatisme et, par le fait même, renforcer l'unité du Canada.Le référendum québécois Le gouvernement du Québec veut donner l'impression qu'il imite le fair-play britannique dans les règles qu'il a proposées pour un référendum qui déterminera si la province se séparera du reste du Canada.Mais en fait il n'existe pas tellement de franc-jeu dans les règles qu'il propose; adoptées, elles piperaient les dés en faveur des séparatistes québécois.A première vue, le projet semble juste; il y aurait deux comités, l'un favorisant le séparatisme et l'autre s'y opposant.Chacun recevrait l'assistance financière du trésor public.Mais deux points sont erronés.Premièrement, tous les groupes et individus opposés au séparatisme devraient oeuvrer dans une seule organisation politique.Mais avec une campagne limitée à 35 jours comment les différentes forces au Québec opposées au séparatisme, depuis les libéraux provinciaux, l'Union nationale et les créditistes jusqu'aux socialistes ou le Montreal Board of Trade aussi bien qu'une grande variété de groupes d'intérêt public, pourraient-elles jamais décider dans ce laps de temps sur leur leadership, leur stratégie et l'allocation des fonds?.Deuxièmement, on ne tient pas compte de la participation des Canadiens de l'extérieur du Quebec.Si le premier ministre Trudeau, le leader conservateur Joe Clark, le leader néo-democrate Ed Broadbent, ou n'importe quel autre Canadien, voulait louer une salle pour prononcer un discours ou placer une annonce dans les journaux du Québec, ce serait illégal, à moins que ce soit fait par l'intermédiaire de l'organisation anti-séparatiste et respecte les limites budgétaires établies par le gouvernement du Québec.Si le référendum québécois doit avoir une certaine validité, il devra se baser sur le principe que chaque Canadien a le droit de faire entendre sa voix dans une décision qui touche les gens à l'extérieur du Québec autant que ceux qui vivent dans la province.M.René Lévesque et ses partisans peuvent être en mesure de se féliciter de leur habileté, mais on ne devrait pas leur permettre de poser comme des démocrates qui suivent le sens du fair-play britannique.Les règles qu'ils proposent ne sont pas justes, mais elles sont destinées à étouffer l'opposition.A moins que les règles ne permettent l'entière participation de toutes les nuances d'opinions, les résultats n'auront aucun poids.Propos Insolents et insolites La psychiatrie russe ne se demande pas si un homme est malade avant de le \u201csoigner.\" Elle se demande s'il est coupable du virus des opposants au régime.\u2014 O \u2014 Fumer est une habitude oui témoigne d'une grande conscience sociale.Le fumeur fait vivre des travailleurs, engloutit de fortes sommes en taxes dans les coffres de l'état, fait fonctionner les hôpitaux à un rythme accru à cause des cancers de poumons et des autres maladies respiratoires.\u2014 O \u2014 Il est exagéré de dire que les golfeurs et les pêcheurs sont des sportifs menteurs.Ce sont des sporrtfs qui n'ont pas de mémoire.\u2014 O \u2014 * Le boucher qui s'est tiré deux baloney (deux balles au nez) n'est pas mort.\u2014 O \u2014 Gilles Vigneault donnera un spectacle où il chantera plus qu'il ne parlera.Pauvres oreilles.\u2014 O \u2014 L\u2019adolescence, c'est la période où les garçons découvrent les filles et où les filles découvrent qu'elles ont été découvertes.\u2014 O \u2014 Gene Mauch, l'ex-instructeur des Expos de Montréal, avoue avoir deux passe-temps pour se distraire du baseball: le golt et la lecture.Il lit des \u201cbox-scores\" ou cartes de pointage.Les gens les plus heureux de la rentrée des classes sont désormais les hôteliers et propriétaires de débits de boisson.Parce qu'ils savent que les étudiants boivent la science à grandes lampées.\u2014 O \u2014 Après avoir proclamé le slogan \u201cFaites l'amour, pas la guerre\", il faudra désormais pour combattre les maladies vénériennes ajuster le slogan ainsi: \u201cFaites la guerre à l'amour\".\u2014 O \u2014 La guerre est trop importante pour être confiée aux militaires et la politique trop sérieuse pour être abandonnée aux politiciens.L'éducation serait-elle trop complexe pour être remise entre les mains des enseignants?\u2014 O \u2014 Y aurait-il des cours de littérature étrangère à Sherbrooke?|'ai vu des jeunes en train de lire du Bernanos, du Molière et du Victor Hugo.\u2014 O \u2014 Le prix des plaques d'immatriculation en janvier donnera l'impression de recevoir un coup de contre-plaqué dans le front.\u2014 O \u2014 Pourquoi parler du démembrement d'un complot de terroristes noir en Rhodésie?Chacun sait qu'en Rhodésie, haut-lieu de la démocratie blanche, que les terroristes sont forcément des noirs.Epaminondas Quintal pas d'accord\t\u2014 Y VC>V6'ZI Y A /EA/COÆ\u2019é/ (û>c/£T a/o/ A /{A £iGOtL la/* t c'esr, £rc- £nT\u2018 OAJ C-CA///A/ r J C/4AA/SO*// ( OPINION DES LECTEURS ) L'amélioration de la langue écrite au cégep Depuis quelques semaines, la question de l'enseignement du français au collège de Sherbrooke a donné lieu à des prises de position de divers groupes impliqués dans ce sujet et de l'éditorialiste du journal La Tribune.Il semble que la position de la direction des services pédagogiques du collège a été mal comprise et je souhaite apporter quelques éclaircissements.Tant mieux si les étincelles de ce débat aèrent l'atmosphère et secouent certaines torpeurs.Premièrement, la direction, tout comme le département de français, est à cent pour cent pour l'amélioration de la langue écrite et parlée au collège, non seulement chez les étudiants mais aussi chez le personnel enseignant ou non enseignant.Nous nous proposons, suite à l'adoption de la loi 101 et en coincidence avec l'année de la langue française, de doter le collège d'une politique générale de la langue.Des efforts concrets devront être faits pour que notre environnement scolaire soit une incitation à utiliser un français correct.Deuxièmement, la direction a posé des gestes concrets dans le sens de cette position.Elle a accepté dès le 22 février dernier de mettre en applications des moyens recommandés par le département de français: \u2022- rendre obligatoire, à titre expérimental, la passation d'un test de diagnostic sur le français écrit par les nouveaux étudiants au collège; \u2022- faire passer ce test avant les vacances d'été; \u2022- envoyer les résultats aux étudiants au début des vacances d'été en les assortissant de conseils appropriés.Grâce à la collaboration du département de français et du bureau du registraire, cette initiative a été réalisée.De plus, à la même date, nous avons fait accepter au département de français le projet d'inclure dans la programmation de 1977-78 dix groupes de 25 places-élèves chacun en français correctif.Ces places se sont enlevées comme des petits pains chauds lors du choix des cours.La direction se propose aussi d'inviter tous les départements d'enseignement à mettre en application la recommandation des Cahiers de l'enseignement collégial qui dit: \"La correction de la langue écrite et parlée doit être le souci de tous les professeurs de renseignement collégial, et tous doivent en tenir compte dans la correction des travaux et des examens\".(Cf.Cahiers de l'enseignement collégial 1976-77, p.o-23) Il y a plusieurs autres moyens que la direction verrait d'un bon oeil voir appliquer par tous les professeurs et en particulier par ceux du département de français: -\tutiliser soi-même une langue écrite et parlée de bonne qualité; -\tapporter beaucoup d'attention au choix des oeuvres littéraires à utiliser comme matériau de base en rapport avec cet objectif; -\trefuser de corriger des travaux d'une présentation matérielle ou orthographique très déficiente; -\tinciter les étudiants à utiliser grammaires, lexiques, dictionnaires, etc.-\tsignaler aux étudiants leurs fautes de français et Adieu petit village Assis, tranquille avec la solitude Ma pensée vagabonde ici et là Une larme près de la paupière Prête à descendre lentement sur ma joue Je revis un rêve En cette dernière journée des Jeux du Québec Regardant autour de moi Ces maisonnette du village culturel Où nous avons vécu dix jours Dix jours qui ressemblent à un jour pour moi Des têtes grises, blondes ou châtaines Cette jeunesse De différents milieux, ruraux, urbains Nous formions une famille unie Un lien secret nous liait Ce lien qui était un noeud que personne ne pouvait défaire Tous ces animateurs qui se donnaient Aux jeunes, jusqu'aux plus âgés Se donnant jusqu'à l'oubli de soi-même Je ne puis regarder autour de moi Sans laisser couler quelques larmes Ce sont les larmes du souvenir Ce souvenir que je n'oublierai jamais Dans la joie comme dans la douleur Je pourrai puiser cette force dans mon souvenir Cette force qui sera un bouclier Contre les heurts de la vie Adieu petit village Noé Champagne Ti-père des Jeux du Québec Des hommes valeureux Je rends grâce au Dieu de bonté pour le travail des valeureux pompiers et policiers Puisse-t-il bénir leur travail difficile et parfois ingrat, les secourir et les assister dans l'exercice de leur mission de risques et de dévouement.Puisse-t-il les rendre conscients de leurs responsabilités.Je souhaite qu en tout temps ces hommes reçoivent la coopération du public Mme Ginette J.leur expliquer les tournures correctes; En dernier lieu, nous en venons au seul point de divergence de vues entre la direction des services pédagogiques et le département de français, et c'est I importance à donner dans l'évaluation, en termes de points alloués, à la correction du français écrit.Sur la foi des informations dont nous disposions sur la façon dont la chose s'est vécue l'an dernier, nous avons émis une directive fixant un maximum de 10% des points à l'aspect français écrit dans l'évaluation des cours de littérature.A côté de cela, il y a les cours de français correctif où 100% des points peuvent être consacrés au français écrit correct.Au cours d'une rencontre entre une délégation du département de français et la direction des services pédagogiques le 30 août 1977, des informations et clarifications ont été apportées de part et d'autre.Le département nous a signalé que les plans d'études que nous recevrons sous peu pour les cours de français 102-202-302-402 ont été modifiés par rapport à l'an dernier.Une plus grande uniformité entre les professeurs aurait été acceptée.Tous auront parmi leurs objectifs la poursuite de l'apprentissage de la langue écrite correcte.Les données sont beaucoup moins précises quand on essaie de savoir par quels moyens et selon quel degré d'importance cet objectif sera poursuivi.Dans ce contexte, il faut reconnaître que l'absence de cohérence entre les objectifs, les activités pour les atteindre et l'évaluation que nous avons critiquée se trouve partiellement éliminée.Cependant, nous ne croyons pas que cela justifie l'utilisation d'une incitation aussi draconienne qu'une pénalisation de 40% des points pour les fautes de français écrit.En effet, 40% des points c'est un barrage en regard de l'obtention du diplôme d'études collégiales (D.E.C.).Les cours de littérature française sont obligatoires pour l'obtention du D.E.C.et celui qui ne réussira pas à remédier à ses déficiences en français écrit ne pourra jamais les réussir.Ce serait donc instaurer une nouvelle règle du jeu au niveau d'un collège alors que le reste du réseau décerne le même D.E.C.selon d'autres exigences.Ce changement est peut-être souhaitable, mais il devrait se faire en concertation avec les autres collèges.Il a été soulevé aussi que le collège de Sherbrooke devrait se doter d'une politique générale de la langue française dans le champ de sa responsabilité.Si les autres instances sont d'accord, nous mettrons sur pied dans les plus brefs délais un comité de travail chargé d'élaborer et de proposer une telle politique à la direction générale au collège, qui verrait à la soumettre au conseil d'administration si elle est d'accord.En attendant, nous verrons dans les tout prochains jours où il y a lieu de tirer la ligne pour la session qui commence.Le chiffre de 10% n'est pas un chiffre magique pour nous, le chiffre de 40% ne devrait pas l'être non plus à moins que l'on veuille vraiment ériger un barrage.A vouloir trop presser une situation, on peut compromettre la réussite que l'on visait.La direction des services pédagogiques René Aubry Un jour, ce sera ton tour Mr.René Levesque disait lorsque l'électricité a été étatisée qu'en 1975 on paierait 3 fois moins cher l'électricité.Quelle farce; on paie 3 fois plus cher et encore.Imaginez ce que coûtera l'indépendance si l'on se fie à ses calculs?Ce même René Lévesque dit \"Visitez notre belle province\" et lui même s'empresse de prendre des vacances dans le Maine.C'est pourtant un état anglais et qui ne se mettra pas à genoux pour parler français à ce cher monsieur.Parlons de l'assurance automobile.Pour pouvoir assurer ceux qui ne sont pas assurables, exemple ceux qui ont le plus d'accidents, les jeunes drogués, les bicycles à gaz, ce sera le pauvre travailleur qui paiera chèrement pour ces gens-là.Vous qui êtes le parti des travailleurs qu'en pensez-vous?Le jour où viendra le temps de voter pour le referendum vous verrez que la majorité silencieuse se réveillera.Nous ne sommes pas si fous que vous le pensez, n'imaginez surtout pas que vous êtes éternels au pouvoir.Il y en a d'autres qui sont passés et vous ferez comme les autres vous débarquerez quand on en aura assez de vous tous.Pensez-y Louis Letendre Drummondville avis à nos lecteurs la Tribune publie comme service i ses lecteurs les opinions que ceux-ci lui font parvenir sur des sujets d'artualités ou d'intérêt public, les lettres doivent etre signées et porter l'adresse et le numéro de téléphone du signataire.Nous acceptons les pseudonymes à la rondition que les correspondants se soient identiles clairement auprès du directeur de la page éditoriale, les lettres ne doivent pas être trop longues et nous nous réservons le droit de les publier en tout ou en partie.Le directeur de la page éditoriale Au rythme de la semaine Il serait gênant après le merveilleux billet de notre collaborateur Germain Lavallée de parler du retour de la morne saison, l'automne.A moins de n'avoir que des projets sans envergure à offrir, à moins d'avoir cessé de jouer au conquérant.L'été s'est envolé, du moins les vacances sont-elles à la fois souvenirs et rêves pour 1978.Mais à envisager l'automne comme la période d'ensemencement des projets humains, on se prend à se réjouir que l'été tire sa révérence.\"Qui t'a donné l'idée que j'étais contente que tu retournes à l'école?\" Un départ regretté Pour des raisons personnelles, le directeur général de la ville de Sherbrooke a démissionné de son poste, laissant un vide qu'on s'est empressé de remplir et surtout provoquant chez ceux avec qui il avait travaillé un profond regret.M.Racine avait doté Sherbrooke d'une équipe compétente de hauts-fonctionnaires et c'est en grande partie à cause de lui que la situation financière de Sherbrooke est aussi saine.Des échevins désirant repenser et même reviser le mode d'administration de la ville en retirant au directeur général des pouvoirs pour les confier à un comité exécutif.Ce ne serait toutefois pas honnête envers M.Racine qu'on profite de son départ pour contester ce qui a été fait, comme s'il y avait eu des failles dans l'administration.Personne n'est irremplaçable, mais le départ de Serge Racine est un dur coup à accuser pour l'administration O'Bready et pour les citoyens de Sherbrooke qui perdent un honnête homme et un homme honnête.\"Quand je serai grand, je serai postier ou contrôleur aérien.\" La mort d'un vieux prêtre Gilles Dallaire a merveilleusement décrit l'homme cultivé et l'éducateur progressiste que fut Mgr Michel Couture, rappelé à Dieu cette semaine.Et même M.Dallaire conviendra que les mots nous font défaut quand vient le temps d'évoquer le souvenir de cet homme extraordinaire qui s'incarnait dans chacun des auteurs étudiés et qui était doué d'un sens de l'humour remarquable.Le signataire de cette chronique avait un jour honteusement reçu une note plutôt faible en littérature étrangère avec un message malicieux qui disait qu'il n\u2019est pas facile de lire sur Goethe à l'aréna de Sherbrooke.Mgr Couture fut surtout un prêtre admirable et dévoué qui n'avait pour chaque individu que des paroles d'encouragement, que des mots de félicitation.Dommage que si peu de borroméens aient assisté aux funérailles de celui qui a formé des centaines d'étudiants et qui leur a donné l'amour de la littérature, le sens du travail et le témoignage d'une foi inébranlable en Dieu.La mort à Coatlcook C'est franchement scandaleux qu'à une époque où la publicité sur la protection de l'environnement est aussi omniprésente que des milliers de poissons aient été tués par insouciance et que l'équilibre écologique d'une rivière et même d'une région ait été méprisé aussi ouvertement.Les responsables de ce gaspillage éhonté de nos richesses naturelles devraient être recherchés, pointés du doigt et contraints à payer de fortes amendes.Ce n'est pas par des regrets et des promesses qu'on protège l'environnement, mais par des gestes concrets.Dont des punitions extrêmement sévères pour les inconscients qui pensent que la fin du moinde coincidera avec leur départ pour un monde meilleur.On aura eu lès barbiers et les garçons de table chantant, on a désormais des commissaires-chanteurs.Comment ualifier autrement les commissaires e la Commission scolaire protestante de Montréal qui défient ouvertement le gouvernement en invitant les enfants à s'inscrire au réseau anglais d'enseignement en dépit des prescriptions de la loi 101.Ils cherchent à faire reculer le gouvernement par la force, parce qu'ils sont dépités de n'avoir pas eu raison de l'impassibilité de M.Laurin en commission parlementaire.Mais leur geste de provocation ne s'excuse pas par le caractère radical de certaines mesures de la loi.A moins qu'une loi ne soit franchement inique, les citoyens sont tenus de s'y conformer.A plus forte raison, les responsables de l'éducation des enfants.Kl*J \"J'ai été heureux de te revoir.Dis bonjour à ta présente épouse.\" \"Mlle Duncan, apportez-moi les plans du nouveau pipeline.\" -St** Les organismes le moindrement intransigeants sur la question du français n'ont par tardé à intervenir pour critiquer la décision des commissaires de Montréal de tenir une expérience pilote dans une dizaine d'école en enseignant l'anglais dès la première année.Des groupes comme la SSjB de Montréal et le mouvement dirigé par François-Albert Angers ont immédiatement perçu dans la décision des commissaires un geste d'opposition à la loi 101 et ont exigé une intervention politique du gouvernement dans ce dossier.C'est additionner des betteraves avec des carottes.L'expérience suggérée n'est pas d'ordre politique, mais pédagogique.C'est sur une base pédagogique qu'il faudra évaluer cette décision qui aurait été prise sans l'avis des conseillers pédagogiques, ce qui est plus grave que d'avoir été prise sans l'assentiment du ministre Laurin ou des partisans d'un Québec unilingue français.L'important n'est pas de discuter sur la conformité aux intentions gouvernementales mais de vérifier si l'enfant de six ans est apte à apprendre deux langues.Une expérience en Angleterre a démontré que non, il faudrait voir ailleurs si la chose a été tentée.je sais chérie que ça va mal à l'extérieur, mais ici nous n'avons plus de place.\" Le premier ministre de la Saskatchewan, Allan Blakeney, n'écarte pas la possibilité d'un recours aux armes pour garder le Canada uni.Ainsi s'exprimait-il devant le congrès du Barreau canadien.Mais quelle mouche a donc piqué ces politiciens qui se sentent obligés de faire allusion à un conflit armé avant même que les Québécois aient décidé eux-mêmes de leur avenir?Ces hommes ont-ils si peu confiance dans le sens démocratique des Canadiens qu'ils envisagent un soulèvement populaire ou se contentent-ils plus ignominieusement de faire du chantage en avertissant les Québécois du désastre qui se produirait advenant un vote favorable à l'indépendance?\"Ne fais pas la grève aujourd'hui.J'attends une lettre importante.\" Le juge Robert Cliche a une réputation à défendre, des couleurs à mettre en évidence.Aussi s'il ne faut pas prendre avec un grain de sel ses commentaires sur les avocats qu'il assimile à des ennemis du progrès social et à des gens soumis au profit du tiroir-caisse, il ne faut pas non plus prendre pour parole d'évangile chacune de ses sorties.D'ailleurs, en aucun cas il n'est sain de mettre dans un même panier tous les membres d'une même association professionnelle ou autre.M.Cliche a voulu attirer l'attention, mais quand on est juge, il est une certaine prudence à conserver si on veut sauvegarder l'image d'une justice objective.jean Vigneault Il y a deux printemps ( billet ) Quand avril souffle des vents chauds sur notre terre encore durcie par la gelée, c'est tout un éveil qui se produit dans la nature: les ruisseaux se gonflent, les cascades grondent, les bourgeons éclatent, même quelques fleurs, telle le perce neige, se hazardent à fleurir.Puis vient mai et juin avec l'explosion des forêts et les semences des emblavures et des jardins.La population voir s'allonger les jours et prend goût à sortir dans la nature, parce qu'elle y entrevoit son espérance et sa sécurité.Septembre est un autre printemps: celui des écoles et des oeuvres sociales et caritatives.Quelle vitalité humaine, pleine de jeunesse et gonflée d'espérance, que cette période d'au plus un mois, où les hommes s'apprêtent à labourer leurs projets, s'entendent pour bien ensemencer leurs plans et recrutent pour engager de nombreux \"cultivateurs\" de leurs desseins.La période estivale est l'hiver des oeuvres sociales et caritatives.Septembre en marque l'éveil.S'il n'y a pas de moissons sans patience à cultiver, il n'y aura pas non plus d'oeuvres qui ajoutent à la qualité de la vie, sans ce souci des plus généreux à s'engager dans les services de la communauté fraternelle.La vie économique a des exigences sévères pour asseoir la sécurité d'une famille.L'esprit de service apporte à cette famille la joie du partage et les retours des grandes amitiés.Germain Lavallée, ptre c SONDAGE GALLUP\t) cent croient que non et 3 p.cent ne pouvaient donner de réponse.L'âge constitue un facteur.Les non-fumeurs croient leur santé menacée par les fumeurs Le sondage Callup publié mercredi révélait que 45 p.cent des Canadiens avaient fumé la semaine précédente.Ce qui laisse une majorité de non-fumeurs.On a posé à ces non-fumeurs la question suivante: \"Croyez-vous que votre santé est menacée par le fait que des gens fument la cigarette en votre présence?\"\t.Dans l'ensemble, 61 p.cent des gens croient que leur santé est affectée par les fumeurs, 36 p.Chez les moins d** 30 ans, 67 p.cent pensent que leur santé est affectée par les fumeurs de cigarettes.Cela se compare avec 63 p.cent chez les gens de 30 à 50 ans et 55 p.cent chez les personnes de plus de 50 ans.Les résultats sont basés sur 578 entrevues réalisées au début de juillet.Ne \tO\ty.savent\t \tc\t3 pas\t Canada\t613/»\t36% 3%\t 18-29 ans\t67\t29\t5 30 - 49 ans\t63\t36\t1 50 ans et plus\t55\t43\t3 Hommes\t59\t38\t3 Femmes\t63\t34\t2 LA TRIBUNE.SHERBROOKE, SAMEDI 3 SEPTEMBRE 1977\t5 ( DOCUMENT D Lettre du député Gosselin NDLR - Nous publions inté-gralement une lettre adressée par le député pé-quiste de Sherbrooke à l'Assemblée nationale, au premier ministre et à des ministres concernés.M.Gosselin y exprime ses visions personnelles sur les besoins de la région et sur les solutions susceptibles de relancer divers secteurs de l'économie ou des affaires sociales.La lettre a été rédigée en marge des visites ministérielles dans les comtés de l'Estrie.Ceci est un effort de réflexion particulier sur les grands développements dans mon comté et ma région pour chercher les voies de solution à certains problèmes, proposer certaines orientations politiques ou budgétaires qui seraient benefiques pour la population.le ne prétends pas offrir dans ce point de vue des énoncés exhaustifs sur ce qu'il faut faire et sur ce qui peut être fait.Tout au plus me serais-je permis de signaler à ce jour certaines préoccupations personnelles sur des dossiers pour lesquels j'ai déjà fait certaines représentations, ou qui me semblaient devoir être mis en évidence à l'intention des Ministres responsables.j'aimerais d'abord signaler notre intérêt quant à la venue de certains Ministres dans notre région.Je me permets d'abord d'insister pour que le Premier Ministre soit parmi les premiers à venir dans notre région et qu'il soit à cet égard le porte-parole de certains grands dossiers nationaux et régionaux, soit la politique de l'amiante et des pâtes et papiers, la décentralisation administrative (particulièrement propice à être engagée dans les affaires sociales et en éducation).D'autres Ministres seraient vivement espérés chez nous, le Ministre de l'Education, le Ministre du Travail, le Ministre délégué à l'Environnement, le Ministre d'Etat au Développement social, le Ministre délégué à l'Energie, le Ministre de l'Industrie et du Commerce, le Ministre des Finances, le Ministre des Travaux publics.pour ne citer que quelqu'uns armi ceux qui ont peu ou pas fréquenté le milieu sherbroo-ois.De tous les problèmes de la population, le chômage est bien évidemment le premier de tous, avec un taux (officiel) de près de 10%; la proportion atteint 25 à 30% chez les jeunes.D'ailleurs les jeunes forment 50% de la masse des chômeurs (Sherbrooke, à cet égard, draine une très forte population de jeunes, à cause de ses institutions d'enseignement: 24% de la population totale).D'autres catégories de travailleurs éprouvent de graves problèmes d'emplois, notamment une main-d'oeuvre journalière de 40 ans et plus, anciens travailleurs de la construction, main-d'oeuvre peu spécialisée subissant les contrecoups des pertes d'emplois progressives dans le secteur manufacturier, notamment le textile, le vêtement, la chaussure, la métallurgie (fermeture de la McKinnon), les pâtes et papiers (fermeture imminente de la Domtar d'East Angus, qu'il faut tenter d'empêcher par tous les moyens).Interventions suggérées: 1)\tMettre en oeuvre par tous les moyens dont l'Etat uébécois dispose, notamment les pouvoirs de persuasion, e pression, de conciliation, tout autant que par certaines mesures législatives ou financières, les efforts nécessaires pour préserver l'emploi là où il existe.Notamment intensifier le travail de conciliateur et de pression auprès de la grande entreprise, pour tenter d'éviter la fermeture de la Domtar à East Angus.Egalement, dans les secteurs mous, où l'emploi est particulièrement précaire à cause du dumping de produits étrangers, notre gouvernement devrait solidariser toute l'opinion publique à engager les pressions nécessaires sur le gouvernement fédéral pour protéger les marchés et les emplois québécois.Mettre en vigueur d'une manière draconienne dans ces secteurs la politique d'achat de notre gouvernement, de concert avec les municipalités, de façon à assurer un volume ferme d'écoulement de produits québécois dans ces secteurs névralgiques (textile, chaussures, vêtements, meubles).2)\tAssurer dans l'axe Sherbrooke, Asbestos, Thetford Mines un plan de développement pour l'implantation d'usines de transformation de l'amiante (long terme).Assurer dans l'axe Bromptonville, Windsor, East Angus, Kingsey Falls, une planification coordonnée de l'industrie des pâtes et papiers (long terme), impliquant une rationalisation des ressources forestières, un programme de reboisement sectoriel ainsi que la mise en oeuvre accélérée de l'industrie de récupération du papier journal et des résidus: huiles et autres déchets.Encourager la promotion de la PME, par la création d'une SODEC régional, et la tenue d'activités qui favorisent la participation et la concertation des agents économiques du milieu.3)\tMettre en oeuvre certains projets spécifiques de création d'emplois, dont la durée pourrait s'échelonner sur plusieurs mois ou s'inscrire dans la permanence, dépendant des besoins de la population; notamment, lancer un programme de création d'emplois pour la rénovation et l'embellissement urbain, avec une main-d'oeuvre semi-spécialisée et peu spécialisée; aussi, entreprendre un vaste programme de nettoyage des eaux et des berges de la Rivière St-François, dans une première étape de prise en charge de l'environnement, vers une dépollution progressive; enfin, lancer auprès des populations du comté et de la région une vaste organisation de services et de soins à domicile, auprès des personnes âgées principalement, et ouvrant des possibilités de travail à une population jeune peu spécialisée et à une main-d'oeuvre féminine.Une politique de lutte au chômage au niveau d'une région ne saurait se réaliser sans les efforts conjugés du milieu même avec les divers gouvernements responsables.Le fédéral joue ici un rôle important en ce qu'il conditionne les grandes politiques économiques et détient les principaux leviers des programmes de création d'emplois et de développement industriel.Il faut tenter de forcer l'intervention du fédéral dans le sens des meilleurs intérêts du milieu.Par ailleurs, Québec doit pouvoir jouer tous les rôles d'appoint qui sont à sa portée, et notamment en jouant un rôle d'animation et de concertation des agents économiques, mais aussi en développant progressivement ses propres politiques de main-d\u2019oeuvre.Il se dépense plus de 80 millions dans l'Estrie pour les services de santé et services sociaux.Le réseau hospitalier est relativement bien doté et maintient des disproportions flagrantes dans l'organisation de soins de santé à la population.On a parlé avec raison d'un déséquilibre accentué, d'une surabondance de services dans certains secteurs et de pénurie dans d'autres.Les concepts de Centres de jour et de soins préventifs ne sont pas encore très avancés.Les services sociaux, Centres d'accueil ou de réhabilitation du réseau institutionnel manifestent maints malaises dans la distribution des services.Par ailleurs, on a assisté dans ma région à la disparition de la plupart des organisations caritatives ou bénévoles, tels les Centres de bénévolat, Centres de référence, Centres de transition pour alcooliques ou narcomanes.L'institutionnel a tout récupéré ou presque, imposant ses lourdeurs, évacuant les services de première main dont la population aurait besoin.Interventions suggérées: 1)\tIl faut affirmer un leadership régional dans l'organisation des services-socio-sanitaires, en engageant plus avant le plan d'aménagement régional des ressources suggéré par le Ministre lui-même.Le CRSS devrait proposer bientôt au gouvernement un plan à cet effet.Comme le mouvement de conscience collective sur les services socio-sanitaires est déjà engagé, il faut encore développer un vaste mouvement de sensibilisation de la population pour accompagner les efforts de régionalisation, ce qui suppose que des ressources supplémentaires soient apportées à l\u2019organisme régional; il faudra assurer, avec la régionalisation, un déplacement des priorités vers les nouveaux services à la population, notamment les soins à domicile qui accusent un retard considérable en regard des autres services 2)\tIl faut relancer les organisations semi-professionnelles ou bénévoles qui assurent une plus large place à la participation des citoyens C'est d'ailleurs l'esprit qui anime les organisations comme CENTRAIDE, Secours-Amitié, les services modestes de soins à domicile, l'Association des familles monoparentales qui a fondé une Maison d'accueil pour femmes en detresse, de peine et de misère, sans bénéficier d'ailleurs de quelque subvention du gouvernement québécois A cet égard, le chapitre des subventions aux organismes volontaires revêt une importance capitale et devrait ouvrir des disponibilités nouvelles dans notre milieu, pour un certain nombre de groupes qui n'ont pas encore trouvé accès à des subventions de la part du gouvernement québécois Notre région est relativement bien dotée d'équipements éducatifs pour les jeunes.Le réseau public a connu à peu près tous les parachèvements et investissements exigés pour son développement, pendant aue l\u2019Ecole privée représente des effectifs encore considérables, notamment au niveau collegial et universitaire Or un bilan s\u2019impose auquel la population cfevrait pouvoir participer Tous ces effectifs sont-ils bien coordonnés et bien utilisés?Des cloisonnements étanches empêchent encore la mise à profit maximale des ressources, la complémentarité des programmes et la juste accessibilité qu'on serait en droit d attendre dans la collectivité d'un tel renfort de ressources.On assiste à un déséquilibre évident au niveau de certains équipements et de certaines clientèles L'Education aux adultes est restée le parent pauvre dans tous ces développements.On assiste à un véritable déclin à ce chapitre au cours des dernières années, alors que ç aurait dû être le contraire.Les carences se font surtout sentir du côté de la formation générale et professionnelle, mais l'éducation socio-économique ou socio-culturelle a déjà été relativement plus avancée qu'elle ne l'est présentement et pourtant les budgets d'immobilisation n'ont cessé de se développer dans le secteur scolaire traditionnel ($60 millions en moins d une décennie pour compléter le réseau des grandes polyvalentes; quelques millions sont présentement engages à la realisation d'un complexe sportif à l'Université de Sherbrooke, alors qu'on parle déjà de surabondance d ê-quipements sportifs dans le réseau scolaire sherbrookois).L'éducation permanente au Collège ou à l'Université se présente plutôt comme une formule de remplissage, de financement facile pour le personnel professionnel ou pour l'établissement, que comme un plan volontaire et intégré de formation pour les adultes, dont les besoins n'ont pourtant jamais été aussi présents.On pourrait aussi parler bien évidemment de la contamination radicale des milieux de travail, par les séquelles des conflits institutionnels, du fossé qui s'est élargi entre les parents et les enseignants, des malaises de la démocratie scolaire telle que vécue présentement face à la grande planification et face aux technocrates.1)\tLes avancés de décentralisation administrative ne sauraient se réaliser sans un effort accéléré de démocratisation.A cet égard, il faut investir dans l'animation et la formation des élus scolaires, tant les membres de comités de parents que les commissaires.Il faut équiper les élus pour les habiliter à jouer des rôles vraiment directionnels dans l'administration des équipements et l'orientation des services.Parmi les rôles décisionnels attendus des élus scolaires, on doit considérer toutes les mesures ayant trait à l'intégration de l'école à son milieu, à l'utilisation maximale des équipements et ressources par la collectivité, au déplacement des priorités du secteur scolaire traditionnel vers l'éducation aux adultes.Il faut que des mandats fermes soient confiés aux élus pour procéder à cette prise en charge de l'école.2)\tSimultanément, on devrait pouvoir réaliser une table de concertation permanente entre les institutions d'enseignement, à tous les palliers, y compris l'école privée, pour assurer la complémentarité des programmes, le partage de certaines ressources, la mise en disponibilité d'effectifs nouveaux pour la formation aux adultes.3)\tL'éducation aux adultes doit devenir la priorité des priorités, et il faut que dans les premières étapes de concertation, on parvienne à libérer des ressources substantielles pour la réaliser, alors que les populations étudiantes traditionnelles sont à peu près comblées.Il faut tout au moins réhabiliter le nombre et l'accès à des activités éducatives pour les adultes, telles que nous les connaissions il y a quelques années, alors que certains projets pilote d'éducation populaire faisaient leur marque et permettaient l'accès gratuit à une population favorisée à diverses formules d'auto-formation qui ont d'ailleurs grandement contribué à l'évolution de notre milieu.4)\tDe nouveaux programmes d'initiation à la vie économique, à la consommation, au monde du travail, aux droits sociaux devraient être mis en place tant pour les jeunes que pour les adultes.5)\tIl faudrait pouvoir assurer du même coup l'autonomie à certaines institutions dans la mise en oeuvre d'activités ou de programmes novateurs, en misant sur le dynamisme du personnel en place.Remarques: Le Ministère de l'Education peut, par certaines mesures incitatives ou contraignantes, guider l\u2019administration régionale des budgets en vue d'amener les institutions d'enseignement tant du réseau privé que public à libérer des disponibilités nouvelles à l'intention de la population adulte, et à accorder une plus grande part de participation aux élus dans l'orientation des ressources.Depuis quelques années, le transport en commun à Sherbrooke pose un problème aigu.La compagnie privée Sherbrooke Transit a peu ou pas modernisé ses équipements et a fait traditionnellement la sourde oreille aux représentations de la population à fonctionnaliser son réseau Qui plus est, I.Ville de Sherbrooke assume le paiement du déficit de I.compagnie de transport, paiement pour lequel elle se fait rembourser en partie par le gouvernement du Québec.Tout cela s'exécute dans l'arbitraire relatif en attendant la mise en oeuvre d'un service municipalisé de transport en commun, de concert avec le gouvernement du Québec, et qui intégrerait probablement également le transport scolaire.Il est de grande importance pour notre milieu que la mise en oeuvre d'un service de transport en commun municipal et intermunicipal se réalise dans les meilleurs termes, et il est vivement à espérer que les premières étapes pour la mise en oeuvre de ce réseau soient exécutées avant la fin de l'année 1977.La Ville de Sherbrooke détient le plus grand réseau municipal d'électricité du Québec, comprenant plus de 45,000 abonnés et desservant d'ailleurs plusieurs municipalités voisines.Sherbrooke a investi beaucoup dans son réseau, qui s'est considérablement modernisé.A moyen terme, l'entretien et l'expansion du réseau déborde bien évidemment la responsabilité strictement municipale.Une rencontre s'est déroulée à Québec à la fin du mois de juin entre les autorités municipales et le Ministre délégué à l'Energie; le problème a été posé; les intrntions du Ministère ont été questionnées.La Ville de Sherbrooke s'est engagée à produire un premier mémoire au début de l'automne, et des discussions et évaluations préliminaires devraient se poursuivre cet automne, alors que les ententes doivent être renouvelées avec l'Hydro-Québec pour la fin de l'année 1977.Il est important que le réseau sherbrookois soit évalué à sa juste valeur et cela dans les meilleurs termes, et qu'on procède également dans les meilleurs termes à l'achat du réseau, s'il y a lieu, par l'intermédiaire de l'Hydro-Québec La construction d'une nouvelle prison à Sherbrooke ainsi ue d'un Palais de Justice, conjuguée avec la mise en place 'un Centre administratif, sont des priorités identifiées depuis longtemps à Sherbrooke, pour lesquelles des prévisions étaient avancées à l'effet que la phase 1 soit engagée pour ces deux projets dès l'automne 1977.Comme un échéancier est déjà établi et que les ententes sont complétées entre le Ministère de la Justice et celui des Travaux Publics, il est fermement recommandé que les crédits soient engagés pour ce faire.Des grands parachèvements sont attendus vivement dans le réseau routier régional, cependant je réserve mon jugement quant aux échéances de réalisation, n'ayant pas complété l'examen critique de toute cette question.Néanmoins, je voudrais signaler l'importance cruciale et urgente de rendre sécuritaires les diverses intersections du tronçon (Sherbrooke à Richmond) de la Transquébécoise, notamment l'intersection du chemin des Ecossais, qui est cause de plusieurs accidents mortel à cause d'une imprévision impardonnable dans l'aménagement de cette intersection.Il m'apparait par ailleurs de la plus grande importance que les voies de contournement nord et sud soient réalisées dans les meilleurs délais autour de la -Ville de Sherbrooke, de façon à décongestionner le Centreville du trafic lourd, et à protéger les plans de rénovation domiciliaire qui pourraient être compromis par la nécessité d'élargissement de certaines rues.Avec l\u2019adoption du Projet de loi 44 et des réglementations subséquentes, il m'apparait comme particulièrement opportun que des assises régionales soient reconnues pour la distribution des ressources techniques et financières pour le développement coopératif dans l'Estrie.l'ai plaidé vigoureusement auprès du Ministère pour l'exercice d'un pouvoir délégué, dans la stratégie de développement coopératif, qui consacre les rôles importants des conseils régionaux de coopération ou d\u2019association-civiqucs au plan régional.Il m'apparait que l\u2019Estrie pourrait se donner une instance comme celle-là, et qu'on devrait déjà convenir d'une possibilité de cet ordre dans la mise en oeuvre de la Société de développement coopératif J'entends rencontrer les diverses instances institutionnelles et populaires du mouvement coopératif dans l'Estrie autour de cette idée Je voudrais signaler ici le problèn*e d\u2019information ré- fjionale sans m\u2019attarder cependant.Le journal La Tribune est e seul médium écrit qui desserve toute la région, et encore sa pénétration est encore limitée, le 1/4 de la population peut-être moins Quant aux média électroniques, ils deviennent de plus en plus des stations relais, soit de la chaîne Radio Mutuelle, TVA ou Radio-Canada On retrouve de moins en moins de contenus localistes.Un axe artificiel a été créé avec Trois-Rivières, par Télé-7 et CKSH-TV.Comme le problème de l\u2019information est nécessairement très lié à celui du développement, je me dois de signaler cette carence et d\u2019indiquer les rôles d\u2019appoint que le gouvernement québécois pourait jouer en cette matière, notamment en élargissant les budgets affectés aux média communautaire en faveur de média écrits, qui permettraient la mise en oeuvre d'un ou de plusieurs journaux communautaires dans notre région. 6 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 3 SEPTEMBRE 1977 C Vivre chez nous Le solarium, clair et largement ouvert, constitue un lieu par excellence pour le loisir.L\u2019Escale: un refuge au milieu de la tempête Par Pierrette Roy Paisible et accueillante, l'Escale s'ouvre un peu comme un refuge au milieu de la tempête.Peut-être est-ce la vénérabilité de son âge, plus de 50 ans, la solidité de sa structure, le magnifique chêne sombre et comme discret de ses boiseries ou même la possibilité d'isolement que permet l'un ou l'autre de ses quatre étages qui font que l'on s\u2019y sent en sécurité.Campée sur une rue tranquille, la rue London, cette résidence à l\u2019origine propriété de cossus occupants, élèves sa structure toute blanche découpée de noir au travers d\u2019une végétation luxuriante.Et dès le seuil, cette maison d'accueil pour les femmes en situation de conflit nous offre un peu de sa chaleur familiale, un peu de son amicalité, dans sa superbe montée d'escalier, dans ses boiseries de chêne qu elle offre à nos yeux, dans les fleurs et plaintes qui animent ici et là l\u2019entrée.line salle de séjour accueille, à gauche, les visiteurs et viendra permettre, avec son foyer de briques, un agréable séjour au cours des froides soirées de l'automne et de l'hiver.Une bibliothèque, à droite, transformée un bureau loge également la banque de livres de toutes sortes.L'ne exploration du couloir du rez-de-chaussée nous fait découvrir une salle à manger transformée en un secrétariat fort gai où fenêtres.papier peint au discret motif de carreaux verts et bleus et plancher vernis en font un lieu de travail des plus agréables.L'ne cuisine, petite mais fonctionnelle, devient un lieu de rassemblement où le partage cadre magnifiquement.Poussant un peu plus l'exploration s'ouvrira à nous, tout à l'arrière de la maison, un magnifique solarium, lieu de loisir par exellence où l\u2019on peut lire, écouter musique ou télé, se bercer un peu ou même s\u2019émerveiller du jeu des enfants.Peut-être est-ce dû au plancher de bois peint en jaune, où aux nombreuses fenêtres occupant trois des murs ou encore à la gaie nature sur laquelle cette pièce s\u2019ouvre, mais le soleil semble y briller constamment, même les jours de grisaille.Une pointe vers le sous-sol nous fait découvrir une confortable salle de jeu pour les enfants complétée d\u2019une indispensable salle de lavage.Les deux étapes supérieurs offrent, dans leurs six grandes chambres à coucher de même que dans l'agréable petit salon où l'on peut se retirer, des lieux de repos et d'isolement propices au calme et à la réflexion.Paisible et chaleureuse, l\u2019Escale nous accueille bien, dans une atmosphère familiale.Photos: DOUG GERRISH srj* iÜPÜip! La salle à manger transformée en secrétariat devient un lieu de travail gai, clair et fort agréable.!.I Petite mais fonctionnelle, la cuisine se prête ma- gnifiquement au partage qui y est vécu à chaque repas.- vs#*.i«» m m mm - là,.' ¦¦ ¥&.**- T\u2019rjr**' Xïj-, &\t\u2022 VH « *£* ^ * K\t \t Une entrée aux sombres et magnifiques boiseries de chêne laisse présager déjà la chaleur et le caractère invitant des autres pièces de la maison.n wia AU NOUVEAU CENTRE-VILLE O QT ecor MEUBLES LAMPES BIBELOTS DRAPERIES TAPIS COUVRE-PLANCHERS NATIONAL WALLPAPER & PAINTS LTD 156 nord, rua Wellington\tj ^\tW 818
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