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Titre :
Le violon
Hebdomadaire, Le Violon est un journal humoristique illustré qui fait flèche de tout bois à partir des actualités, des travers des personnages publics et des indiscrétions du carnet social.
Éditeur :
  • Montréal: :[s.n.],1886-1888
Contenu spécifique :
samedi 19 novembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le violon, 1887-11-19, Collections de BAnQ.

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[" ADMINISTRATION |.ANNONCES -\u2014 BY MESURE AGATE REDACTION 13re INSERTION, 210 Cents 45 Autre * 16 Cents PLACE JACQUES-CARTIER A LONOS TERMES MONTRBAE \u2014_ CONDITIONS SPECIALES ABONNEMENT \u2014 LE NUMER UN AN- - $1.00 5 NUMERO STRICTEMENT D'AVANCE DEUX CENTINS JOURNAL QUI FAIT DANSER VOL.II MONTREA L, SAMEDI, 19 NOVEMBRE 1887 No 9 F.X.LEMIEIY, Communes, Nitawa, Ont, 1 \\¢ i REX 4 i A Mig, J OR .LA VICTIME DES CASTORS telle\u2019qu'elle a parue dans les rues aprés sa rencontre avec les gens de '.L'ETENDARD. LE VIOLON LE VIOLON Parait tous les samedis.L'abonnement est de $1.00 par année, invariablement payable d\u2019avance.Nous le vendons aux agents seize cents la douzaine.; Toutes communications doivent être adressées uit : somiae 8 LE VIOLON, 43, Place Jacques-Cartier, MONTRÉAL.H.BERTHELOT, RÉDACTEUR.MÔNTR ÉAL, 19 NOVEMBRE 1887 Goyette vs.Ladébauche Le VIOLON est passé au smotte DETAILS DU PROCES Ce pauvre Ladébauche est bien à plaindre Il a affaire à Goyette Hola ! vertinguette, Et ça fait bien pitié Holà! vertingué.Notre malheureux collaborateur flinochait sur la rue Notre-Dame lorsqu\u2019il rencontra M.Crackson, le rédacteur en chef de feu le Daily Snooze, qui se pique de parler le français avec plus de pureté que tous ses compatriotes d\u2019origine anglo-saxonne.\u2014 Monsieur Ladébauche, lui dit-il en l\u2019arrêtant sur le trottoir, Goyette a un vrai Lec contre vous.\u2014Que me dites-vous là ?Un vrai bec ! Qué que c'est que ça?\u2014Vous comprenez bien, un vrai bec, en anglais un fre bill.\u2014 Comme ça, je vais être passé au smotte ?: \u2014Oh ! yes, il jouera le mal avec vous.Vous comprenez.He will play the mischief with you.M.Crackson s'en alla et Ladébauche fit le plongeon dans un abime de noires réflexions.Une des aiguilles à tricoter du malheur venait de lui percer le cœur.La hache du désespoir lui buchait l'âme et l\u2019ange de sa gaîté s'éloigna à tire d'ailes.Le tombleur d\u2019amertume était plein et il fallait le vider tout d\u2019une gobe.Ladébauche était là pétrifié comme une statue de l'embêtement sculptée par la main de la dad luck.* * % En effet le lendemain il était traduit devant la justice de son pays.La justice le plaçait avec M.Goyette dans les plateaux de sa balance, pour s\u2019assurer si le poids de ses iniquités pouvait le faire descendre dans l\u2019abime de l'expiation.Le procès commence en cour du Banc de la Reine.Le président du tribunal est sur son siège avec un air cuncla stricte discussurus.Le prévenu est à côté de ses avocats MM.Curran et Augé.Il n'est pas aux noces.Sa figure est pâle, défaite et blème.MM.Préfontaire et Lafontaine, les avocats de la poursuite paraissent rayonnants.L'heure de la vengeance est arrivée.Les victimes du VioLoN remplissent la salle d\u2019audience et suivent avec un intérêt des plus vifs toutes les phases de la procédure.M.Bernard, l'interprète de la cour se lève et d'un ton solennel il s'adresse à l'accusé.*¢ Prisonnier, levez la main droite, baissez- là.Ecoutez maintenant l'accusation portée contre vous.Vous avez été mis en accusation par le grand jury de ce district pour avoir enfifrewdpé, passé au bob, bluffé, foulé et écrapouti Odilon Goyette, de Laprairie, en exposant sa personne politique et en lui causant par là un grand mal temporel grave contre la paix de Sa Majesté la Reine, sa couronne et sa dignité.À cette accusation, prisonnier, vous avez plaidé non coupable.Maintenant les douze bons hommes, (the twelve good men) dont vous allez entendre appeler les noms devront décider le différend que vous avez avec notre souveraine dame la Reine.Vous avez le droit d'en récuser quatre sans donner aucune raison et douze autres en donnant des raisons suffisantes.M.Bernard prend la liste des petits jurés et commence à appeler les noms.AM.Bernard.\u2014Honoré Mercier.- L'huissier audiencier.\u2014Honoré Mercier.Une voix.\u2014Présent.M.Augé.\u2014Challenge.Af.Bernard.\u2014Restez-là, monsieur Mercier.M.Bernard.\u2014Anselme Trudel, AM.Trudel.\u2014Présent, monsieur.L'huissier audiencier.\u2014 Honorius Beaugrand.M.Bernard.\u2014Avancez, monsieur Honorius Beaugrand.La personne appelée arrive au banc des petits jurés.Un huissier maigre lui présente une bible grasse.À.Sicotte (greffier de la couronne).\u2014 Prisonnier, regardez le juré ; juré, regardez le prisonnier.MM.Beaugrand.\u2014 Excusez, monsieur le juge.Ça n'est pas possible.Depuis environ deux ans le prisonnier et moi nous ne pouvons nous regarder.Pas moyen de nous envisager.Le prisonnier est mon ennemi intime et je suis préjugé dans la cause.Le juge \u2014C'est bien, retirez-vous.M.Bernard \u2014James McShane.Une voix.\u2014Présent.HM.Augé.\u2014Challenge.M.Bernard.\u2014Restez-1a, monsieur Mc- Shane.Cléophas Beausoleil ! Une voix.\u2014Présent.AM.Curran, C.R.\u2014Challenge.M.Bernard \u2014Restez-là, M.Beausoleil.Michel Campeau ! Une voix.\u2014Présent.42.Bernard \u2014Avancez, monsieur Campeau.Le petit juré monte dans la boîte, prend la bible et écoute la formule du serment.Al.Sicotte \u2014Vous examinerez bien et fidélement dans le différend entre l\u2019accusé et notre souveraine Dame la Reine, etc.Après avoir prêté serment, M.Campeau s\u2019asseoit à la place du /oreman des petits jurés.Les petits jurés dont les noms suivent sont appelés et récusés par MM, Curran et Augé : A.Bourbonnais, M.P.P., Dr Crevier, Edmond Hardy, Cyprien Robert, l'échevin Grenier, A.E.Poirier, Arthur Globensky, Alphonse Christin, Jos Riendeau, P.H.Roy, E.G.Martineau, Charles Thibault, E.A.Robidoux, M.P.P., L.Perrault, R.Lemieux, P.M.Sauvalle et L.O.David, M.P.P.Ces messieurs interrogés sous serment déclarent tous qu\u2019ils ont déjà émis une opinion sur la culpabilité du prisonnier et qu'ils rendront un verdict un peu perpendiculaire.Finalement le petit jury a été composé et assermenté comme suit : Joe Riendeau, Joreman, Pierre Rivard, G.E.Phaneuf, Frank Larin, Charles Meunier, P.Meunier, J.B.R.Dufresne, Joseph Bisaillon, Zéphirin Chapleau, I.A.Beauvais, Ernest Desrosiers et Nazaire Bourgouin.) Le substitut du procureur général se lève ensuite et explique aux jurés la nature du crime dont le prisonnier est accusé, On procède alors à l'audition des témoins, à charge.Le premier appelé à donner sa déposit psition est M.Odilon a « e La- Goyetté, le \u2018député ; prairie.) Il est interrogé curmne suit : Q.\u2014 Comment vous appelez-vous ?R.\u2014Odilon Goyette.Q.\u2014 Que faites-vous, M.Goyette ?R.\u2014Je suis une espèce de ministre de l\u2019agriculture sans portefeuille.M.Mercier m'a chargé du département des habitants.On est huit s'hommes là-dedans.Q.\u2014 Quel âge avez-vous ?R.\u2014Dans les environs de quarante-cinq ans.Je suis orphelin.Mon père est mort en me donnant le jour.Q.\u2014 Connaissez-vous l'accusé Ladébauche ?R.\u2014Oui, votre honneur, depuis mon élection.On m'a dit qu'il rédigeait le Vioton.Q.\u2014Le Violon a-t-il dit du mal de vous ou de personnes qui vous étaient chères, «R.\u2014Le Violon à dit que j'avais été enfi- frewapé.Q.\u2014Ca vous a-t-il fait mal?Ca vous a-t- il causé du dommage ?R\u2014Pas de dommages apparents (Pas Geo.W.Parent) mais j'en ai souffert dans ma sensibilité.Q.\u2014 Vous avez été attaqué dans le Violan, dites nous ce que vous pensez de la véracité du rédacteur de ce journal.R\u2014 Quand à la véracité de Monsieur Ladébauche, je ne puis pas beaucoup préciser, mais les femmes de Saint-Constant disent qu'il passe un peu pour ça.Q.\u2014Vous êtes célibataire, M.Goyette, n\u2019est-ce pas ?R.\u2014Te ne puis répondre à cette question, car je crains de m\u2019incriminer.(Za suite au prochain numéro.) A eee, Le mouvement rotatoire de la terre Une revue pédagogique de Francfort décrit une petite expérience que chacun peut faire et qui prouve à l'évidence le mouvement rotatoire de la terre.On remplit presque entièrement d\u2019eau un grand bol, qu\u2019on pose sur le parquet d\u2019une chambre non exposée aux secousses du dehors.On saupoudre l'eau, quand elle est en repos, d\u2019une mince couche de poudre de lycopode.Sur le milieu de cette couche on trace un petit trait avec de la poudre de charbon.L'orientation de ce trait, c'est-à-dire la constatation de sa position primitive, se fait soit par un petit objet placé dans le voisinage du vase, soit par un point indiqué à la paroi de la chambre.Au bout de quelques heures l\u2019on constate que le trail noir a dévié de sa position primitive et qu\u2019il s\u2019est tourné de droite à gauche, c\u2019est-à-dire en sens inverse.etl ttt Les Journaux Chinois en Californie La majorité des commerçants et hommes d\u2019affaires chinois de San Francisco, ainsi que leurs employés et comptables, peuvent lire et écrire la langue anglaise, et un grand nombre parmi eux sont abonnés aux journaux.Ily a à San Francisco quatre journaux publiés régulièrement en caractères chinois.Ils paraissent toutes les semaines et ont une circulation de 2,500 exemplaires.La direction d'un journal chinois comporte ordinairement quatre personnes, savoir: un éditeur, un sous-éditeur, un traducteur et un imprimeur.L'éditeur et le sous éditeur sont ordinairement les propriétaires.Le traducteur est le premier et le plus important.Son devoir est de rassem:- bler des nouvelles des quartiers chinois et de lire soigneusement les journaux améri cains quotidiens.De ceux-ci il prend les relevés des marchés, les nouvelles lois, les insultes faites aux Chinois, etc., tout ce qui peut, à son avis, intéresser ses compatriotes.Il traduit ces nouvelles en chinois et les donne aux éditeurs pour l'insertion.Les éditeurs prennent des copies en caractères chinois avec la plume ordinaire de leur pays, ét avec une encre spécialement préparée, sur du papier dit papier de report.La feuille de ce papier a la même grandeur que la feuille sur la ju:lle on imprime.Aussitôt que l'éditeur a rempli sa feuille avec les caractères chinois, son travail est terminé ct il donne le papier à l'imprimeur.Un bon imprimeur imprime, suivant leur méthocie, 400 feuilles par jour.Cinq jours de travail sont exigés pour faire\u2018une édition de 1,000 exemplaires.Les journaux sont imprimés avec une encre noire sur des feuilles simples de pa- plier blanc, excepté au nouvel An chinois, jour où les feuilles sont imprimées avec de l\u2019encre rouge ôu sur du papier.rouge.rs COMMENT ÇA SE JOUE, VAUDEVILLE EN 3 ACTES.ACTE ler M.GRÉVY.\u2014UN ENTREPRENEUR, M.GRÉVY.\u2014En vérité, monsieur Dimanche, votre mémoire est un peu salé, un pea salé.L'ENTREPRENEUR.- Je n\u2019en puis rien rabattre, monsieur le président.Je vous assure que je vous ai servi au plus juste prix.Voyez le tarif.Consultez mes livres.Vous constaterez que j'y perds.M.GRÉVY.\u2014Mais je ne veux pas que vous y perdiez.Un fournisseur du président de Ja République ne doit rien perdre avec lui.(Appetant) Wilson ! (ae fournisseur) Mon gendre va vous régler.L\u2019ENTREPKENEUR.\u2014 Mille grâces, monsieur le président.M.WILSON, entrant.\u2014Vous ra\u2019avez appelé, mon cher beau-père ?M GrEVY \u2014Oui, voici M, Dimanche, qui désire être payé de son mémoire.Veuillez, je vous prie, le régler comme il convient.Je désire que M.Dimanche s'en aille satisfait.M.WIiLSON.\u2014II le sera.M, DIMANCHE, d fart.\u2014 Quels braves gens ! ACTE It M.WILSON.\u2014L'ENTREPRENEUR.M, WILSON.\u2014Nous disons donc que je vous dois soixante mille francs, L'ENTREPRENEUR,-Soixante-quinze mille.M.WILSON.\u2014Je dis bien : Soixante mille francs.C\u2019est un chiffre, soixante mille ; tandis que soixante-quinze, c'est bâtard, ça ne dit rien.L'ENTREPRENEUR.\u2014Mais si fait, je vous assure que cela me dit beaucoup.M.WILSON \u2014L\u2019honneur d'avoir servi le président de la République ! L'ENTREPRENEUR.\u2014Je rabattrai cinq mille francs, pour cet honneur ; mais en conscience, je ne puis faire plus.M.WILSON.\u2014 Vous avez une jolie redingote.L'ENTREPRENEUR.\u2014OHh ! je l'ai achetée à la Belle Jardiniére.Moi, je n'ai pas les moyens.M.WILSON.\u2014C'est ce que je pensais, et je pensais aussi que pour qu'elle soit tout à fait jolie, cette redingote, il faudrait.L'ENTREPRENENK.\u2014Il faudrait\u2026 M.wiLsoN.\u2014Un petit bout de ruban rouge, un tout petit bout.L'ENTREPRENEUR.\u2014Ah ! M.WILSON, \u2014-Je svis sûr que ça vous ferait plaisir.: L'ENTREPRENEUR.\u2014Certainement.M.WILSUN.\u2014Nous disons donc que j'ai à vous compter vingt-cinq mille francs.L'ENTREPRENEUR.\u2014 Pardon ?soixante-dix mille.M.WILSON.\u2014Je croyais que nous avions dit vingt-cinq nulle.La nomination parai- tra à l\u2019 Officiel demain matin.L'ENTREPRENEUR.\u2014 Certainementfemme serait flattée.M.WILSON.\u2014 Je vais vous donner un ché- que de vingt-cinq mille francs contre votre acquit.L'ENTREPRENEUR.\u2014C\u2019est que j'ai un besoin pressant de ces soixante-dix mille francs.M.WILSON.\u2014 Moi aussi, tandis que je n'ai aucunement besoin d'un ruban.Quelle réclame pour votre commerce, et puis d\u2019ailleurs c'est à prendre ou à laisser.L'ENTREPRENEUR.\u2014Va donc pour vingt- cinq mille francs, M.WILSON.\u2014Si vous préférez un chèque de dix mille, vous serez officier.L'ENTREPRENEUR.\u2014Oh ! chevalier me suffit, avec les vingt cinq mille.M.WILEON.\u2014Ça vous ira très bien, le ruban rouge.L'ENTREPRENEUR.\u2014Ce qui in'irait mieux, c'est.M.WILSON.\u2014 Rien ne peut vous aller mieux.L'argent s'en va, le ruban reste.ACTE III M.WILSON.\u2014M.GRÉVY.M, GRÉVY.\u2014C'\u2019est vous, Wilson ?M.WILSON.\u2014Je viens vous apporter un décret à signer, une nomination dans la Légion d'honneur, M.Dimanche M GkÉvY.\u2014M.Dimanche ?M.WILSON.\u2014Un de nos plus honorables entrepreneurs, vous accomplirez un acte de justice.M.GRÉVY.\u2014 Vous m'en répondez, Wilson ?ma M.WILSON.-Comme de moi-même, Ce Dimanche, cœur loyal et désintéressé.M.GREVY.\u2014Pas un mot de plus.Je ne veux pas le connaître.Du moment que vous me le recommandez, je signe.M.WILsoN.\u2014Merci.M.GREVY.\u2014A propos, avez-vous réglé cet entrepreneur ?j'ai oublié son nom.M.WILSON.\u2014Peu importe.M.GRÉVY.\u2014Est-il parti content ?M.WILSON.\u2014Enchanté.M.GRÉVY.\u2014J'en suis bien aise, Payer mes fournisseurs et récompenser la vertu, tel est le\u201cbut et la gloire de toute ma vie.ALBERT MILLAUD. COUPS IPARCHET Dans le fauteuil du barbier.\u2014Ecoutez, M.Figaro, ces ciseaux ne sont pas bons ; ils me tirent les cheveux.\u2014Ce sont les meilleurs que nous ayons dans la boutique.\u2014Vous devriez envoyer votre apprenti dans la rue St.Gabriel pour avoir les miens.Je ne puis pas endurer les vôtres.\u2014Etes vous barbier, monsieur ?\u2014Non, monsieur, je suis journaliste.* * % Un vieux monsieur dans une maison de pension de la rue Ste Elizabeth, enlève de son potage un objet qui ne devait pas être un des éléments constituants du liquide.Il s'adresse à la cuisinière.\u2014Joséphine.je suis très sensible à votre bonté à mon égard, mais la prochaine fois vous aurez la bonté de me le mettre dans un médaillon.wx L'enseigne d'un Zonncau Rouge au No.88 de la rue St-Laurent, sert à indiquer au public l'endroit où le connaisseur en vins fins et en liqueurs les plus pures trouvera toujours satisfaction.Ce restaurant acquiert sa popularité par l'excellence de ses boissons et de ses cigares.Le client y est toujours accueilli avec urbanité par des commis d'expérience dans la préparation des mixed drinks.Jos.GAUTHIER & Cie, Propriétaire.\u201c.-\u2014-Comme ça, vous êtes marié ?dit un commis voyageur à un ami.\u2014Oui, marié depuis plus d'un an.\u2014Ainsi vous avez renoncé à toutes vos idées de gloire et de célébrité.Vous voulez donc mourir dans l\u2019obscurité.\u2014Non, monsieur, j'ai toujours dit que je 1né ferais un nom dans le monde.\u2014Oui.\u2014Eh bien, j'y ai réussi.\u2014 Vraiment ?\u2014Oui, j'ai fait baptiser mon enfant la semaine dernière.* % WILFRID\u2019S PARLOUR Le restaurant le plus chic de Montréal et service des plus chouettes.Cet établissement se recommande au public pour sa spécialité d'huitres en écaille.Les huitres servies aux clients ont été choisies à la main et elles arrivent dans un état de fraîcheur des plus parfaits.Soupe aux huitres préparées en trois minutes.Wilfrid Théoret, Propriétaire.No.94 rue St-Laurent.* * * A Venquête préliminaire en cour de police : .Le magistrat\u2014Prisonnier, tenez-vous debout.Le prisonnier.\u2014lua loi m\u2019accorde le pri- vilége de rester assis.Le magistrat\u2014Comment cela ?Le prisonnier.\u2014La loi dit qu'on ne peut jamais obliger un prisonnier à s'incriminer.Si je me tiens debout, je m'incriminerat.Le magistrat\u2014Vous avez bien touché le point de la loi et vous pouvez rester assis.Vous êtes accusé d'avoir volé une paire de pantalons à ce monsieur, mais je ne trouve aucune preuve contre vous.Le prisonnier\u2014Aucune, votre honneur.Le magistrat \u2014 Vous êtes acquitté.Le prisonnier \u2014Merci, votre honneur.Le magistrat \u2014Changement de propos, pourquoi ne vouliez-vous pas vous lever ?Le prisonnier.\u2014Si je m'étais tenu debout, le plaignant se serait aperçu que je portais ses pantalons.En finance, c\u2019est souvent par la grosse caisse qu'on commence ct pâr le violon qu\u2019on finit.; Le plus court chemin d'un poing à un autre, c\u2019est souvent l'œil.L'hiver, les jours et le caoutchouc raccourcissent.Il n\u2019y a que les nez des pauvres diables qui s\u2019allongent, .Deux petits combles pour finir : Le comble de l\u2019exagération chez un Japonais : Prendre un couteau pour s'ouvrir l'appétit.Le comble du tact pour un danseur : Entrer dans une société de boiteux et avoir l'esprit de clocher.* * * « POUR UN BAISER.\u201d La Bibliothèque Française publie dans son onzième volume un charmant ouvrage intitulé : \u2018\u201c Pour un Baiser.\u201d | Ce roman, d'une grande moralité, est d'un intérêt soutenu depuis la première à la dernière page et d'une lecture des plus intéressantes.Avis aux amateurs.On peut se procurer ce volume en adressant 1% \u2018cents en timbres-poste à La Société des Publications Erançaises, 32 rue Saint- Gabriel, Môntréal.- LE VIOLON La Pureté du Beurre Un nouveau moyen de s'assurer de la pureté du Leurre.Un chimiste américain, M.McCoy, de Princeton, était chargé récemment d'analyser cliverses espèces de beurre ; il les fit d\u2019abord fondre dans des creusets, puis enleva la graisse par la décantation et laissa ensuite pendant la nuit reposer les récipients dans son laboratoire.Le matin il constata que le beurre de dix de ces creusets avait été mangé par des souris et que deux creusets avaient été laissés intacts.Le chimiste prépara à nouveau ses creusets et constata ensuite que le beurre mangé par les souris était pur et celui qu'elles n\u2019avaient pas mangé, falsiié.M.McCoy ne voulant pas attribuer l'abstention des souris au hasard, remplit douze verres à montre de beurre : dix de beurre pur et deux d'oléo-margarine, Il les abandonna ensuite pendant la nuit dans son laboratoire et, cette fois encore, les souris ne touchérent qu\u2019au beurre non falsifié.Il répéta son expérience sous diverses formes, et toujours avec le même résultat.Les souris ne mangèérent l\u2019oléo-margarine que lorsqu'il n\u2019y avait pas d'autre beurre à leur disposition.M.McCoy conseille aux personnes qui sont dans la nécessité constante de s\u2019assurer de la bonne qualité du beurre qu'elles vendent ou emploient, d'entretenir des souris en cage et de se défier du beurre qu'elles persistent à dédaigner, lorsqu'elles en ont d'autre à mettre sous la dent.\u2014\u2014\u2014= Eee Locutions Curieuses À titre de curiosité, il est intéressant de donner les expressions pittoresques, quelques-unes patentées par l\u2019Académie, par lesquelles on désigne la fuite précipitée.Le lecteur reconnaîtra facilement celles qui appartiennent à l'argot : Se donner de l\u2019air, \u2014 plier bagage, \u2014lever le camp et même f.le camp,\u2014tirer ses chausses,\u2014mettre la clef sous la porte,\u2014 prendre les jambes à son cou, \u2014décarrer,\u2014 défourailler,\u2014s\u2019esbigner,\u2014filfarder, \u2014décaniller, \u2014déguerpir, \u2014démarrer,\u2014montrer le derrière\u2014détaler,\u2014s'éclipser,\u2014enfiler la venelle, \u2014s\u2019éponffer,\u2014jouer des escarpins, \u2014 faire gille, - tirer ses grègues,\u2014jouer des jamibes,\u2014lever le pied.\u2014sauver ses quilles, \u2014montrer les talons, \u2014tourner casaque,\u2014 vider les lieux, \u2014virer de bord,\u2014se déguiser en cerf,\u2014emporter le chat, \u2014fendre le vent, \u2014faire un pertuis en l'air (pertuis signifie trou), \u2014faire un trou dans ou à la nuit, \u2014 faire un trou a la lune.Parmi ces expressions, plusieurs demandent des explications : Faire gitle est une allusion à saint Gilles wisigoth d Espagne.i Emporter le chat, signifie qu'on quitte la maison d'autrui À la dérobée, comme si on lui volait son chat en partant.Faire un pertuis en l'air s'explique aisé- l'air pour pouvoir passer.Il en est de'même pour /aire un frou dans la nuit.qui prit là fuite pour ne pas accepter le trône.ment, car:lorsqu'on fuit on fait un trou dans.Le procès Mercier vs.le \u20186 Monde ** pour tidelle, M Encien-Oh ! mes amis, enlevez-mnoi ça au plus vite.j'avais sur les bras, mais c'est ane bombe et elle va éc'ater, dépêchez-vous.Je croyais que c'était le Monde que LA GKENOUILLLE.Les Anglais, avec cette urbanité exquise formant le fonds de leur caractère, appelent les Français : \u2018\u201c mangeurs de grenouilles, \" et affirment que la grenouille est la nourriture exclusive de la population française.Certes oui, nous mangeons des grenouilles, beaucoup moins que les Belges et les Allemands, par exemple, ct ces interressants quadrupèdes jadis \u2018* lassés de l'état démocratique \u2019\u2019 doivent être fatigués aujourd\u2019hui de l\u2019état culinaire.À Paris, les brochettes de grenouilles que l\u2019on vend aux Halles se composent des pattes de derrière, lesquelles forment un manger délicat, soit frites, à la poulette, en omelette sautées à la maître d'hôtel.C\u2019est un mets que la Faculté recommande aux malades.Les grenouilles se chassent ou se pêèchent, chasse et pêche sont l\u2019occasion de parties fort amusantes.La chasse se fait au moyen d\u2019une arbalète spéciale fort longue et possédant un arc rési- tant et très élastique, on arme cette arbaicie avec une flèche rigide en sapin, flèche terminée d\u2019un côté par une tige aiguë en fer barbelé, et de l'autre retenue par une ficelle à la corde de l\u2019arbalète.Apercevez-vous une grenouille?vous l\u2019approchez au plus près possible, ajustez, tirez, transpercez et ramenez dans votre gibecière.La pêche se fait de deux façons : Dans les petites mares et les fossés, il est bon d'employer une épuisette profonde et munie d'un long manche très léger, vous vous promenez ct cueillez sans trop de peine les grenouilles d'un naturel peu méfiant.Dans les grandes mares, on pêche la grenouille à la ligne.Oh 1 l\u2019appareil est bien simple : une gaule quelconque et une ficelle longue de deux mètres ; inutile d'avoir un hameçon, lorsque les grenouilles ont saisi l\u2019appât, leurs dents crochues et recourbées ne le laissent plus retomber.Comme appât : un petit morceau de chiffon rouge ; un escargot dépouillé de sa coquille, une peau de grenouille, etc\u2026l\u2019essentiel est de fairesautiller continuellement l\u2019appât de façon à imiter un insecte se débattant à la surface de l'eau, la grenouille saute dessus, l'avale et se laisse enlever.Il est bon de tuer la grenouille aussitôt prise et de ne garder que les pattes comes- ltibes.\u2014\u2014e VARIETES Il y a,un dieu pour les ivrognes : le marchand de vin.\u2018 L'enfant, c'est sa mère qui le porte et fait naître.Ne vous fiez pas aux muets ; ça manque de parole.#' \u2018 Un marchand en gros de la rue St.Paul disait hier à un de ses amis : Lorsqu'un client hésite à me donner une commande, j'ai un moyen assuré de le décider à acheter.Je l'invite à prendre un verre de vin ou de bière au restaurant Commercial de Louis Bergevin, No.r27\"rue McGill, coin dela rue St.Paul.Toutes les liqueurs et tous les cigares sont de la première:'qualité \u2018et-plai- sent infailliblement aux connaisseurs.jour son succès s'affermir.\u2014 L'autre jour, un inventeur célèbre, mais pauvre et modeste, assistait à un banquet \u2018l\u2019anciens condisciples, Son habit, veuf de \u2018oute décoration, faisait tache au milieu des rosettes multicolores qui s\u2019épanouis aient à toutes les boutonnières.\u2014 Comment, fit avec étonnement un ca.narade, tu n'es pas encore décoré ?\u2014Ma foi non, répondit l'autre, c'est un luxe que mes moyens ne me permettent pas.We Taupin dine chez un ami de collège qui s'est mis en frais.\u2014Tiens, dit-il à son invité, goûte-moi ce vieux Laffitte | Voilà un vin généreux ! \u2014C'est vrai, répond \u2018Faupin après avoir bu ; tellement généreux qu\u2019il a donné tout ce qu'il avait de bon ! ns Anna et Sophie se sont rencontrées hier lans le salon de madame Bisquanquoin et nt parlé de leur amie Marie-Louise.Anna\u2014le mariage que l\u2019on croyait cassé est repris, Son amant dit aujourd'hui qu\u2019elle pue bon.Sophie.\u2014 Mais, c\u2019est impossible.Ce qu\u2019il lui reprochait était impardonnable.Anna.\u2014Tout va Lien maintenant.Elle achète les parfums les plus délicats, le White Rose, le Jockey Club, le Yang y Lang, chez McGale, 2123 rue Notre-Dame, on ils se vendent à bien bon marché.On trouvera toujours à la pharmacie McGale les parfums suivants: Kuli-Kuli Violette, Martha Washington, Spanish Jasmina, Florida Breeze, Stephanatis, ct le musc donc.Après ça tirons l\u2019échelle.Pi Notes d'album : \u2018** Vous me demandez ce que je pense de la photographie.* C\u2019est plus que de la médisance ; c\u2019est de la calomnie.\u201d x\" La Bibliothèque à Cing Cents voit chaque D'où lui vient cette faveur particulière du public?Il suffit de parcourir au hasard un des numéros hebdomadaires de cette intéressante publication, et l\u2019on se rendra immédiatement compte du choix éclairé, de l'attention scrupuleuse qui président à sa composition.Les sujets les plus variés dans le Roman, la Littérature, l'Histoire, les Voyages, les Scènes du Désert ou de la Vie Indienne, y sont tour à tour développés avec l'attrait puissant des poignantes émotions que font naître les grands spectacles de la nature, et l'analyse des sentiments les plus tendres et les plus délicats du cœur humain.À ces divers titres, La Bibliothèque à Cing Cents a sa place marquée d'avance à tous les foyers, où elle fera les délices du vieillard aussi bien que celles de la jeune fille.Prix d'abonnement un an, $2.50 ; six mois, $1.25.S'adresser à Poirier, Bessette & Cie, 1540 Rue Notre-Dame, Montréal.* - + * On cause, entre bourgeois, de choses philosophiques et macabres.Guibullard prend la parole avec solennité; \u2014Admirez, messieurs, la sagesse de la Providence, qui a placé la mort à la fin de la vie, afin que nous ayons le temps de nous y préparer auparavant.Fu Un reporter parisien, diligent, est pris l\u2019autre jour dans une bagarre anarchiste.Il reçoit un encrier sur sa chemise : \u2014Bon | Voilà une chemise perdue ! s\u2019é- crie-t-il.Alors, un pur : \u2014Qu'est-ce qui vous oblige à en porter, des chemises ?i Chez la marquise : \u2014Eh bien! monsieur Boireau, que pen- sez-vous de la crémation ?\u2014Oh ! marquise, c\u2019est encore un truc pour les ivrognes : histoire de s'assurer une dernière cuite ! we Un monsieur qui vient de perdre sa belle- mère, a fait graver comme épitaphe sur sa tombe le joli quatrain suivant : Sous ce froid monument Belle-maman repose.Je n\u2019en suis pas la cause, Mais j\u2019en suis bien content ! J.N.LAMARCHE RELIEUR No.17, RUE SAINTE - THERESE Entre les rues St-Vincent et St-Gabriel MONTREAL, promptitude, et à prix trés modérés.À, Reliure commerciale et de goûtexécuté ave eoim: + LE VIOLON \u2014 _\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014__\u2014 \u2014 ment etre À FEUILLETON DU * VIOLON.\" TARTARIN de TARASCON DEUXIÈME ÉPISODE impression sur l'officier de chasseurs avec qui le prince avait son algarade.\u201cMe voilà bien avancé.\u201d fit le militaire en ricanant ; puis se tournant vers la galerie: \u201c Grégory du Monténégro.qui connaît ça 2.Personne ! \u201d Tartarin indigné fit un pas en avant.\u201c Pardon.je connais le préince !\u201d dit-il d\u2019une voix très ferme, et de son plus bel accent tarasconnais.L'officier de chasseurs le regarda CHEZ LES TEURS IX les épaules : \u201c Allons ; c\u2019est bon.Partagez-vous ; .les vingt francs qui manquent et qu\u2019il Il y avait deux grandes semaines n\u2019en soit plus question.\u201d que l'infortuné Tartarin cherchait sa| La-dessus il tourna-le dos et se per- dame algérienne, et très vraisembla- dit dans la foule.blement il la chercherait encore, sila) Le fougueux Tartarin voulait s'élan- Providence des amants n'était venue \u2018cer derrière lui, mais le prince l'en à son aide sous les traits d\u2019un gentil-|empêcha : homme monténégrin.Voici : | * Laissez.j'en fais mon affaire.\u201d En hiver, toutes les nuits de same-! Et, prenant le Tarasconnais par le di, le grand théâtre d'Alger donne son bras, il l'entraîna dehors rapidement.grand bal masqué, ni plus ni moins, Des qu\u2019ils furent sur la place, le que l'Opéra.C\u2019est l'éternel et insipide prince Grégory du Monténégro se bal masqué de province.Peu de mon-: découvrit, tendit la main à notre héros, de daus la salle, quelques épaves de et, se rappelant vaguement son nom, Bullier ou du Casino, vierges folles commença d'une voix vibrante : suivant l\u2019armée, chicards fanés, débar-| + Monsieur Barbarin\u2026 deurs en déroute, et cing ou six peti-| \u2014Tartarin !\u201d souflla l'autre timide- tes blanchisseuses muhonuaises qui ment.se lancent, mais gardent de leur, \u2014Tartarin, Barbarin, n\u2019importe !.temps de vertu un vague parfum Entre nous, maintenant, c'est à la vie, d'ail et de sauces safranées\u2026 Le vrai à la mort!\u201d coup d'œil n'est-pas là.Il est au foyer, Et le noble Monténégrin lui secoua transformé pour la circonstance en la main avec nue farouche énergie.salon de jeu.Une foule fièvreuse et Vous pensez si le Tarasconnais était bariolée s'y bouscule, autour des longs fier.tapis verts: des turcos en permis.« Préince !\u2026.Préince !\u2026 sion misant les gros sous du prêt, des il avec ivresse.Maures marchands de la ville haute, Un quart heure après, ces deux des nègres, des Maltais, des colons de messieurs étaient iustallés au restau- l\u2019intérieur qui ont fait quarante lieues rant des Platanes, agréable maison de pour venir hasarder sur un as l'argent nuit dont les terrasses plongent sur d'un- charrue ou d'un couple de la mer, et là, devant une forte salade bœufs\u2026 tout frémissants, pâles, ies russe arrosé d\u2019un joli vin de Crescia, dents serrées, avec ce regard singu- on renoua connaissance.lier du joueur, trouble, en bisean, : devenu louche à force de fixer tou-'plusséduisant que ce prince monté- jours la même carte.; ., inégrin.Mince, fin, les cheveux cré- Plus loin, ce sont des tribus de juifs pus, frisé au petit fer, rasé à la pierre algériens, jouant en famille.Les hom- ponce, constellé d'ordres bizarres, il mes ont le costume oriental hideuse- avait l\u2019œil futé, le geste câlin et un ment agrémenté de bas bleus et de accent vaguement italien qui lui don- easquettes de velours.Les femmes, nait un faux air de Mazarin sans bouflies et blafardes, se tiennent tou- moustaches ; très ferré d'ailleurs sur tes raides dans leurs étroits plastrons les langues latines, et citant à tout d'or.Groupée autour des tables, tou- propos Tacite, Horace et les Comte la tribu piaille, se concerte, compte mentaires.sur ses doigts et joue pen.De temps De viville race héréditaire, ses frè- Le prince'Grégory du Monténégro.* en temps seulement, après de longs res l'avaient, paraît-il, exilé dès l'âge: conciliabules, un vieux patriarche à de dix ans, à cause de ses opinions barbe de Père éternel se détache, et libérales, et depuis il courait le mon- va risquer le douro familial.C\u2019est de pour son instruction et son plaisir, alors, tant que la partie dure, un scin- en Altesse philusophe.Coincidence tillement d'yeux hébraïques tournés singulière ! Le prince avait passé trois vers la table, terribles yeux d'aimant ans a Tarascon, et comme Tartarin noir qui font frétiller les pièces d\u2019or s\u2019étonnait de ne jamais l'avoir rencon- sur le tapis et finissent par les attirer tré au cercle ou sur l\u2019Esplanade : \u201d Je tout doucement comme par un fil\u2026 gortais peu.\u201d fit l'Altesse d\u2019un ton Puis des querelles, des batailles, évasif.Et le Tarasconnais, par discré- des jurons de tous les pays, des cris tion, n\u2019osa pas en demander davan- fous dans toutes les langues, des cou- tage.Toutes ces grandes existences teaux qu'on dégaine, la garde qui ont des côtés si mystérieux !.monte, de l'argent qui manque |.: En fin de compte, un très bon prin- C'est au milieu de ces saturnales ce, ce seigneur Grégory.Tout_en que le grand Tartarin était venu s\u2019éga- sirotant le vin rosé de Crescia, il rer un\u2019 soir, pour chercher l\u2019oubli et écouta patiemment Tartarin lui parla paix du cœur.\u201cler de sa Mauresque et méme il se fit Le héros s'en allait seul, dans la fort, connaissant toutes ces dames, de foule, pensant à ss Mauresque, quand Ja trouver promptement.les cris, tout à coup, à une table dei On but sec et longtemps.On trin- jeu, par-dessus le bruit de l'or, deux qua \u201c aux dames d'Alger ! au Monté- Voix irritées s'élevèrent : négro libre ! \u201d \u201cJe vous dis qu'il me manque| Dehors.sons la terrasse, la mer rou- vingt francs, M'sieu !.lait, et les vagues, dans l\u2019ombre, bat- \u2014M'sieu !.\u2026.taient la rive avec un bruit dè draps \u2014Après ?.M'sieu !.mouillés qu\u2019on secoue.L'air était \u2014Apprenez à qui vous parlez, chaud, le ciel plein d\u2019étoiles.M'sieu ! D l latane i \u2014Je ne demande pas mieux, M'sieu!! cha ang os platanes, un rossignol \u2014Je suis le prince Grégory du| Ce fut Tartari i Monténégro, M\u2019sieu !.\u201d \" qu pays la note.A ce nom Tartarin, tout ému, fendit la foule et vint se placer au premier rang, joyeux et fier de retrouver son prince, ce prince monténégrin si poli dont il avait ébauché la connaissance à bord du paquebot.Malheureusement, ce titre d'altesse, qui avait tant ébloui le bon Tarascon- Rais, ne produisit pas la moindre X.Dis-moi le nom de ton père, et je te dirai le nom de cette fleur, Parlez-moi des princes monténé- grins pour lever lentement la caille.Le lendemain de cette soiréo aux un moment bien en face, puis levant |- répétait- | \u2018une Mauresque d Alger comme a une; Vous ne pouvez rien imaginer de! réminiscences du Canlique des Canti- | ques, de composer la lettre la plus Platanes, dés le petit jour, le prince Grégory était dans la chambre du Tarasconnais.\u201c Vite, vite, habillez-vous.Votre Mauresque est retrouvée.Elle s'appelle Bafa.Vingt ans, jolie comme un cœur, et déjà veuve.\u2014Veuve |.quelle chance!\u201d fit joyeussment le brave Tartarin, qui se méfiait des maris d'Orient.\u201c Qui, mais très surveillée par son frère.\u2014Ah ! diantre !.\u2014Un Maure farouche qui vend des pipes au bazar d'Orléans.\u201d Ici un silence.\u201cBon!\u201d reprit le prince, \u201cvous n'êtes pas homme à vous effrayer pour si peu ; et puis on viendra peut-être à bout de ce forban en lui achetant quelques pipes.Allons vite, habillez- vous.heureux coquin!\u201d Pâle, ému, le cœur plein d\u2019amour, le Tarasconnais sauta de son lit et, con de flanelle : \u201c* Qu'est-ce qu\u2019il faut que je fasse ?\u2014Écrire à la dame tout simplement, et lui demander un rendezvous ! \u2014Elle sait donc le français ?.\u201d fit d'un air désappointé le naif Tartarin qui révait d'Orient sans mélange.\u201c Elle n'en sait pas un mot, \u201d répondit le prince imperturbablement.\"mais vous allez me dicter la lettre, | et je traduirai à mesure.; \u2014O prince, que de bontés ! \u201d ; Etle Turasconnais se mit à marcher à grands pas dans la chambre, silen- l cieux et se recueillant.! Vous pensez qu'on n\u2019écrit pas à \u2018grisette de Beaucaire.Fort heureusement que notre héros avait par devers lui ses nombreuses lectures qui lui \u2018pertirent, en amalgamant la rhétorique apache des Indiens de Gastave Aimard avec le Voyage en Orient de |! Lamartine, et quelques lointaines orientale qu\u2019il se pût voir.Cela com- mengait par: \u201c Comme l'autruche dans les sables.\u201d Et finissait par: * Dis-moi le nom de ton père, et je te dirai le nom de celte fleur.\u201d À cet envoi, le romauesque T'arta- rin aurait bien voulu joindre un bouquet de fleurs emblématiques, à la mode orientale ; mais le prince Grégory pensa qu'il valait mieux lui acheter quelques pipes chez le frère, ce qui ne manquerait pas d'adoucir l'humeur sauvage du monsieur et ferait certainement très grand plaisir à lu dame, qui fumait beaucoup.« Allons vite acheter des pipes!\" fit Tartarin plein d'ardeur.\u201c Non lL.non !.Laisse-moi y aller seul.Je les aurai à meilleur compte.\u2014Comment ! vous voulez.O prince.prince.\u201d Et le brave homme, tout confus, tendit sa bourse à l\u2019obligeant Monténégrin, en lui recommandant de ne rien négliger pour que la dame fût contente.Malheureusement l'affaire \u2014 quoique bien lancée \u2014ne marcha pas aussi vite qu\u2019on aurait pu l'espérer.Très touchée, paraît-il, de l\u2019éloquence de Tartarin et du reste aux trois quarts séduite par avance, la Mauresque n'aurait pas mieux demandé que de le recevoir; mais le frère avait des scrupules, et, pour les endormir, il fallut acheter des douzaines, des grosses, des cargaisons de pipes.\u201c Qu'est-ce que diable Baia peut faire de toutes ces pipes ?\u201d\u2019 se demandait parfois le pauvre Tartarin ; \u2014 mais il payait quand même et sans lésiner.Enfin, après avoir acheté des montagnes de pipes et répandu des flots de poésie orientale, on obtint an rendez-vous.Je n'ai pas besoin de vous dire avec quels battements de cœur le Tarasconnais s\u2019 soin ému il tailla, lustra, parfuma sa rude barbo de chasseur de casquettes, sans oublier \u2014 car il faut tout-prévoir boutonnant à la hâte son vaste cale-: prépara, avec quel.\u2014de glisser dans sa poche un casse- tête à pointes et deux ou trois revolvers.Le prince, toujours obligeant, vint à ce premier rendez-vous en qualité d'interpréte.La dame habitait dans le haut de la ville.Devant sa porte, un jeune Maure de treize à quatorze ans lumait des cigarettes.C'était le fumeux Ali, le frère en question.En voyant arriver les deux visiteurs, il frappa deux coups à la poterne et se retira discrètement.Lu porte s'ouvrit.Une négresse parut qui, sans dire un seul mot, conduisit ces messieurs à travers l'étroite cour intérieure dans une petite chambre fraiche où la dame attendait, accoudée sur un lit bas.An premier abord, elle parut au Tarasconnais plus petite et plus forte que la Mauresque de 'omnibus.Au fuit, était-ce bien lu même ?Mais ce soupçon ne lit que traverser le cerveau de Tartarin comine un éclair.Lu dame était si jolie ainsi avec ses pieds nus, ses duigts grassouillets chargés de bagues, rose, fine, et sous son corselet de drap \u2018doré, sous les ramages de sa robe à fleurs laissant deviner une aimable personne un peu t boulotte, friande à point, et ronde de | partout.Le tuyau d'ambre d\u2019un nar- : ghilé fumait à ses lèvres et l\u2019enveloppait toute d'une gloire de fumée i blonde.{ En entrant, le Tarasconnais posa une main sur son cœur, et s'inclina le plus mauresquement possible, en roulant de gros yeux passionnés.Baïa le regarda un moment sans rien dire ; puis lâchant son tuyau d\u2019ambre, se renversa en arrière, cacha sa tête dans ses mains, et l'on ne vit plus gue son cou blanc qu\u2019un fou rire faisait danser comme un sac rempli de perles.(A continner.) ES LOTERIE NATIONALE Les tirages mensuels ont lieu le troisième mercredi de chaque mois.La valeur des prix qui seront tirés le Mercredi, 16 Novembre \u201887 $60,000.00 COUT DU BILLET Première Série Deuxième Série $1.00 25 cts s&\"-Demandez le catalogue des prix-@s Le Secrétaire, S.E.LEFEBVRE, (9, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL ng EC A IR LER ty 1 Imprimerie Générale Exécute avec diligence toutes espèces de COMMANDES TYPOGRAPHIQUES IMPRESSIONS DE LUXE, IMPRESSIONS DE:CHEMINS DE FER, IMPRESSIONS DE COMMERCE Erc,, Erc., ETo.L'Imprimerie Générale EST EN MESURE D'EXÉCUTER LES COMMANDES LES PLUS CONSIDERABLES SOUS LE PLUS BREF DELAI.\u2018PRIX TRES MODERES.CHARLES BELLEAU, No 45, PLACE JACQUES-CARTIER, "]
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