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Titre :
Le violon
Hebdomadaire, Le Violon est un journal humoristique illustré qui fait flèche de tout bois à partir des actualités, des travers des personnages publics et des indiscrétions du carnet social.
Éditeur :
  • Montréal: :[s.n.],1886-1888
Contenu spécifique :
samedi 12 novembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le violon, 1887-11-12, Collections de BAnQ.

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[" / J .hr.) I] pe } ADMINISTRATION ANNONCES -\u2014 BT MESURE AGATE REDACTION | [tire INSERTION, :20 Cente 45 A évtre « :6 Cents RLACE JACQUES-CARTIER ML W a : : A LONGS TERMKS MONTREAL : a COR a _ 1 oh ney, a j CONDITIONS SPECIALES ABONNEMENT a4 y fr 3 - UN AN - - $1.00] 4 Je Na 4 2, | LE NUMERO STRICTEMENT D'AVANCE \\ / V2 \\ = DEUX CENTINS JOURNAL QUI FAIT DANSER VOL.II MONTRÉAL, SAMEDI, 12 NOVEMBRE 1887 NoY® F.S.LEMIEUS, Communes, Ottawa, Ont a._ f o\u2014\u2014 i py tn \u2014- Strat are I int == s .9 \u20ac remet Of \u201c\u2014 st \u20ac .4 NA \u2014 = = N°7 \u2014_\u2014 \u2014_ \u2014_\u2014 \u2014 = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014_\u2014 A ee \u2014 \u2014 \u201cre | fo \u2014 J NS a APRES LA CONFERENCE SIR JOHN\u2014 Vous pouvez me jouer autant de \u201c tunes \u201d que vous voudrez, mes bons amis, - mais je vous avertis que je ne paierai rien.Je n\u2019aime pas votre musique. D, nx ennemi.LE VIOLON Paraît tous les samedis.L'abonnement est de £1.00 par année, invariablement payable d'avance.Nous le vendons aux agents seize cents la douzaine.Toutes communications doivent être adressées comme suit : LE VIOLON, 45, Placo Jacques-Cartier, MONTRÉAL.H.BERTHELOT, RÉDACTEUR.MONTRÉAÏ, 12 NOVEMBRE (887 0) LA 3, 3 hop SN 7 6 D 4 228]) i {: = i 3 gaan dr SES oo ¥ Sri Dn, Sos LOL US xx SL 72 Question à \u2018 La Patrie.\u201d La Patrie qui dans son numéro de samedi dernier se montre si chatouilleuse sur le point d'honneur et qui accuse le rédacteur du Fiolon d'avoir mangé à toutes les crèches, etc, peut-elle nous dire le nom de l'individu qui a pris la poudre d'escampette de \u201cBerthier, il y a une quinzaine d'années, dans des circonstances sucepissemastiques ?Nous attendons sa réponse.Ça doit être bien drôle, car lorsque le Monde a posé la même question à la feuille rouge, elle a désavoué les personnalités injurieuses qu'elle avait publiées contre le gérant du journal de la rue Notre-Dame.À bon entendeur salut ! ea La tour prend garde.Il ne fait pas bon pour les troubadours et menestrels de se promener en face de la tour de l\u2019Æfendard lorsqu\u2019ils ne chantent pas les louanges du haut et puissant chef des Castors.L'autre jour, le rédacteur du Fiolon se promenait sur la rue St.Jacques, lorsqu'il entendit dans l'air des voix qui partaient de la tour.C'étaient des invocations au Dieu des Armées : Sabaoth ! Sabaoth ! Sabaoth ! Une minute plus tard, deux familiers du saint office firent irruption sur la rue et s\u2019avancèrent vers lui, la figure illuminée par de saintes colères.Ils essayéèrent ensuite à coup de poing et à coups de riflards de chasser le malin esprit qui était logé dans le corps de leur Après cet exploit, ils remontèrent dans la tour.C'était l\u2019heure de la prière et on y chanta un Ze Deum.Le Violon a été obligé de traduire ses agresseurs devant la justice en se disant : \u2018Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots ! rere tet eller L\u2019UNION COMMERCIALE En septembre 1878, 1'hon.M.MacKenzie et ses compagnons parcouraient les campagnes du Canada, exhibant un gros éléphant rouge appelé Libre Echange.Malheureusement il arriva un accident à leur bête qui 2 eu les reins cassés et la trompe écrasée.Il n\u2019est resté que la peau du défunt que ses amis ont précieusement conservée.Aujourd'hui, les hôn.MM.Blake et Laurier ont l'idée de faire servir cette peau à une nouvelle campagne qui sera aussi désastreuse que celle de 1878.+.Si les os de la bête n'avaient pas été broyés lors de l\u2019accident, ils auraient servi à son empaillement.La carcasse raccommodée de P'ancien Jumbo de Mackenzie ferait triste figure devant le peuple, aussi a-t-on renoncé à l\u2019idée'de l'exhiber.Avec la peau baïigeonnée par Laurier on espère s'attirer une recette, mais nous est avis que ce sera un immense fiasco.Une de nos caricatures représente les deux compères en train de rendre Ja peau de feu Jumbo présentable à l'électorat.Mais comme le disent les Anglais : I is f00 thin.It cannot wash.Elle est trop mince et elle ne résisterait pas À une lessive.Une lettre de l\u2019autre Monde.Mon cher P7o/on, \"J'ai profité de novembre, le mois des morts, pour aller faire visite aux illustres députés du Canada, et particulièrement aux patriotes de 1837-38 à l\u2019occasion du cinquantenaire de la rébellion.Comment je suis parvenu à voir ces messieurs, par quelle suite d'aventures plus merveilleuses les unes que les autres ai je réussi à pénétrer dans un séjour dont d'accès est défendu aux mortels, il m'est impossible*de vous le dire, car j'ai juré d\u2019être là-dessus aussi muet que la tombe.Lorsque je me suis approché du premier groupe de Canadiens-français, j'ai entendu une discussion entre Riel et sir George Cartier.Ce dernier prétendait que la révolte du Nord-Ouest en 1885 n'avait aucune similitude avec ceile des patriotes en 1837.Les insurgés de la rivière Chambly, de St Eustache et de St Benoit étaient morts victimes de leurs convictions patriotiques, Ils avaient versé leur sang sur les champs de bataille pour la plus noble des causes, et les martyrs qui périrent sur I\u2019échafaud szluaient I'aurore du jour des libertés constitutionnelles.La discussion entre les deux morts s'arrêta subitement à mon arrivée.\u2014Tiens, me dit Riel, un correspondant de journal qui vient nous faire visite ! \u2014Bon, dit Cartier, nous allons avoir des nouvelles fraîches du Canada.Je serais curieux de savoir ce qui s'y est passé depuis ma mort.Racontez-nous un peu ça.\u2014Quelques mois après votre enterrement votre ami, sir John, s'est trouvé dans un pétrin à propos du Pacifique et MacKenzie et ses amis sont grimpés au pouvoir, \u2014ŸY sont-ils restés longtemps ?\u2014Cinq années seulement ; le temps pour lequel ils avaient été élus, \u2014 Qu'est-ce qu\u2019ils ont donc fait pour dégringoler de la sorte ?\u2014Qu'est-ce qu\u2019ils ont fait ?En arrivant au pouvoir ils ont adopté le système du libre échange avec les Etats-Unis.La conséquence à été que bientôt les trois quarts de nos manufactures ont été obligées de fermer leurs portes, l'argent a manqué partout, les récoltes ont été mauvaises et les ouvriers ont été forcés de chômer.La misère était tellement pitoyable à Montréal, à Québec et dans toutes les grandes villes manufacturières, que la charité publique a été obligée pendant deux hivers d'ouvrir des maisons où l'on donnait du pain, de la soupe et de la viande à la.population affamée.Vous comprenez bien que ce régime n'a pas pu durer bien longtemps.A la première élection générale qui a eu lieu, le 15 septembre 1878,les Rouges, cause de la misère publique, furent balayés dans presque tous lies comtés, sir John remonta au pouvoir et il y est resté depuis.Ça fait dix ans déjà et le 22 février dernier il a signé un bail avec le peuple pour garder sa maison à Ottawa pour au moins cinq ans, Cartier.\u2014Bon | cela ne m'étonne nullement.Je reconnais bien là mon ami Sir John.Tant qu\u2019il sera à la tête de son parti, ce dernier ne courra aucun danger.Riel.\u2014Et après ma mort qu'\u2019est-il arrivé dans le Nord-Ouest et dans la province de Québec.Ladébauche.\u2014Dame, vous autres par \u2018là- bas, vous avez voulu danser un peu plus vite que le violon.Le malheur c\u2019est que vous avez aussi voulu faire danser les autres, Ouest et personne ne s\u2019y plaint.Riel \u2014Les Canadiens ont-ils fait du tapage après ma mort ?Ladébauche.\u2014Beaucoup, mais ça n\u2019a pas duré bien\u2018 longtemps.Ils ont brûlé.des ministres en effigie et ils ont chanté la Marseillaise dans les rues, mais il n'y a pas Aujourd'hui tout est tranquille dans le Nord- | 8 AI ETRY fi eu\"uné goutte de \u2018saNEIGe versée.Les;esprits se sont calmés parce qu\u2019on voyait qu\u2019il n\u2019y avait rien à gagner par une révolution.Bien plus que ça tous les miiistres canadiens de Sir John ont été réélus \u2018dans leurs divisions.\u2018Il y a eu un feu de paille et pas autre chose.Cartier.\u2014Y at-il eu des changements dans la législature provinciale ?Ladébauche.\u2014Des changements, je penserais ! Immédiatement après la mort de Monsieur, M.Mercier s'est emparé de la corde de Régina et l\u2019a promenée dans toute la province.Les Castors se sont réunis aux Rouges et se sont appelés Nationaux, exprès pour s'emparer du pouvoir à Québec.Ils ont réussi à battre les conservateurs, mais je ne crois pas que leur triomphe soit de longue durée a cause du mépris que les Rouges ont pour les Castors et de la haine de ces derniers contre leurs alliés.Cartier, \u2014 Aujourd\u2019hui que font-ils à Québec ?Ladébauche.\u2014Tl vient de se tenir une conférence des provinces dont le but est de causer, s\u2019il est possible, des embêtements à Sir John en poussant le peuple à repousser sa politique de protection.Si vous aviez vu comme c\u2019est drôle une conférence inter- provinciale.C\u2019est une suite de fêtes sans interruption ; on danse, on mange, on boit aux dépens de la province de Québec pendant huit jours pour passer une douzaine de résolutions dont le gouvernement d'Ottawa se fiche comme de l\u2019homme dans la lune, pour la bonne raison que ces messieurs s\u2019occupaient d'affaires qui ne les regardaient pas.C'est bien simple, si la constitution du Canada doit être changée, ce n'est pas par les législatures locales, c\u2019est l\u2019A B C de la politique.Bref, le gouvernement de Québec dans toutes les questions qui l'occupent, parait considérer d'abord si c\u2019est une affaire au bout de laquelle il y aura quelque chose à boire ou à manger pour les amis.C\u2019est l\u2019arrivée de M.Mercier à Québec, à Montréal, son départ, un banquet politique, une démonstration dans la campagne, une visite à un chemin de fer ou l'inspection d'un établissement public.Chacune de ces démonstrations doit être mouillée, c'est la condition première.Je vous garantis que nos ministres se la coulent douce.Cartier.\u2014Tl y a si longtemps que les Rouges jeünent, ils devaient avoir la fale basse en arrivant à Québec.Ils disent probablement ; après nous le déluge.Ladébauche\u2014Nous avons un nouveau gouverneur à Spencer Wood, le juge Angers.Cartier.\u2014Le juge Angers est justement l\u2019homme qu\u2019il faut pour tenir ses conseillers dans les limites de la raison.Ladébauche.\u2014Vous l\u2019avez dit, Monsieur Cartier.C'est une nomination qui n\u2019a pas été du goût de M.Mercier.Pendant quelque temps il avait cru que ce serait M.Starnes, mais bernique, ga n'a pas fait.Un gouverneur apprivoisé n'est pas l\u2019homme qu\u2019il faut aujourd\u2019hui à Spencer Wood.Notre conversation fut interrompue ici par la cloche du soir qui annonçait l'heure de rentrer au dortoir.Je quittai mes compagnons pour revenir sur la terre écrire mon rapport au VIOLON, Tout à vous, LADEBAUCHE, Les chansons militaires de la France \u2014\u2014 C'est un aphorisme, dont personne ne constate la valeur, qu\u2019une armée triste serait une triste armée.Heureusement, la nôtre n\u2019est point triste, elle garde ses qualités d\u2019entrain et de belle humeur en toute occasion, et il suffit, pour s\u2019en \u2018rendre compte, d'assister au passage de nos troupes, même après les manœuvres les plus fati- uantes.Il faut le dire bien haut, qu\u2019il n'y a pas, en Europe, de soldats qui aient autant de ressort que les nôtres, qui soient capables de chanter encore, en revenant à l'étape, après des exercices écrasants, après des fatigues inouïes.Voici précisément qu\u2019un de nos officiers, qui cache sa personnalité sous le nom de \u201c Major de Serrepont,\u201d s\u2019est amusé à no- >\u201d ter iquelques-unes des chansons de route \u2018denos troupiers que, jadis, on avait imprudemment voulu proscrire, comme s'il était possible de comprendre le soldat français, en marche, sans un refrain aux lèvres ! Chaque corps a ses chansons particulières qui sonnent joyeusement son ralliement depuis les fringants saint-cyriens jusqu'aux modestes \u201c infirmiers.\u201d Ces \u2018 chants et chansons militaires de la France \u201d forment un héritage que n\u2019est pas à dédaigner ; c'est tout un passé de vaillance qui est évoqué là ! Ah ! la sinistre chose que serait une armée où l'on ne chanterait point ! mais nous aurons toujours, grâce au ciel, des boute-en- train qui sauront improviser, crânement, de réconfortants couplets | \", Nous avons parlé de Saint-Cyriens.Ils ont fait leur apprentissage du \u2018métier militaire autour d\u2019un vieux refrain, dont l\u2019origine se perd dans la nuit des temps, et qui consiste en ces vers primitifs, scandés sur un air entraînant : Vivent les officiers Les officiers de France, Au pantalon garance ! Vivent les officiers Gradés et fusillers ! De même, les \u201c polytechniciens \u201d ont leur chanson particulière, où revient ce refrain : \u201c C\u2019est l\u2019Ecole polytechnique, ton ton ton taine, qu\u2019est auprès du Panthéon | \u201d Mais voici, maintenant, après les Ecoles, les régiments.Les cuirassiers, les \u2018* gros frères \u201d, comme on les appelle, entonnent triomphalement ce chant composé par eux ; Voici nos beaux cuirassiers, Reluisant sous leurs aciers ! Ils ne sont vraiment pas mal A cheval, A cheval | L'artilleur aime ses canons, et le proclame bien haut en de fantaisistes couplets, qu'il redit, sans se lasser, en allant à la ma- nœuvre, Les sapeurs du génie ne se laissent pas damer le pion par les artilleurs, ct leur répondent par ce refrain joyeux : Le sapeur dang sa forteresse Est l'homme du gouvernement.Il y savoure avec ivresse Les plaisirs du casernement, Attention, s'il vous fait des mines : Méfiez-vous de ses contre-mines ! Ils sslaissent appeler en riant des \u2018\u2018 cavaliers de tranchée \u2019' et tiennent à prouver que le \u2018\u2018 corps savant \u2019\u2019 auquel ils appartiennent ne manque pas, plus que les autres, d'entrain et de gaieté.+, Les chasseurs à pied, en dehors du refrain des \u2018\u2018 vitriers\u2018\u2019, qui est légendaire, en dehors de leur chant grave de la Sidi- Brahim, qui rappelle le plus beau fait d\u2019armes de leurs bataillons, ont une chanson plus intime, rappelant leurs combats d'Afrique : Elégant chasseur, Monte avec ardeur Au haut de la montagne ! Le Bédouin est là 11 t'ajustera, Mais il te ratera.Les chasseurs ne le \u201c rateront '\u2019, lui, et ils sauront le poursuivre partout où il faudra.Et les turcos aussi ont leur refrain.Ce couplet baroque, tous le savent, même ceux qui ne parlent pas français ! Gentil turco, Quand autour de la boule Comme un serpent s\u2019enrou'e Le calicot Qui te sert de shako, Madame Molo Vient t'offrir illico Son cœur et son tricot.Voilà l\u2019turco ! Voilà l'turco Bono ! Ces chansons ont plus d'importance qu'on ne croit; elles entretiennent l'esprit de corps, qui fait accomplir des prodiges.Qui ne sait, au temps où il y avait une grande variété d'uniformes dans notre armée, ce qu\u2019on obtenait des troupes par l\u2019émulation, en les opposant à tel ou tel régiment, ayant des attributs distinctifs différents ?C\u2019est souvent en entonnant le refrain de l\u2019arme qu\u2019un colonel a enlevé ses hommes, leur a réchauffé le cœur et leur a fait culbuter l'ennemi ! Quoique nous ne soyons encore qu\u2019en octobre, Bébé songe déjà à la Noël.\u2014Je sais ce que je demanderai au petit Jésus, dit-il à sa maman.\u2014Et qu'est-ce que tu lui demanderas, mon chéri ?.\u2014Un casque tout en or.=\u2014Mais le petit Jésus ne pourra mettre un casque dans ton petit soulier ?: Bébé, après avoir réfléchi : \u2014Alors il mettra le soulier dans le casque. COUPS D\u2019ARCHET Entre enfants : \u2014Mon père est malade au lit depuis une -semaine\u2014(Ça n\u2019est rien, mon père à moi est au lit depuis quinze jours.\u2014Mon père a un panaris au doigt gros comme un dé.(Une pause).\u2014~QCa n'est rien, mon pére 4 moi a sur le cou un clou aussi gros qu\u2019un œuf de dinde.(Une autre\u2019 pause).\u2014Le docteur dit que mon père ne pourra -pas travailler avant un mois.\u2014Et le docteur (avec orgueil) il dit que mon père à moi pourra en mourir.x Dans le club des menteurs : = X.conte une histoire si invraisemblable que tout son auditoire proteste de la manière la plus énergique.\u2014Vous ne me croyez pas, fit X.Eh bien, je vous donne ma parole d'honneur que c\u2019est vrai.C\u2019est arrivé il y aura six ans le 31 novembre.Ces dernières paroles furent accueillies par des éclats de rires homériques._ \u2014 Bon, dit quelqu\u2019un, ce n'est donc pas vrai, parce que novembre n'a que trente jours.i \u2014Eh bien, cette année-là il avait trente et un jours, voilà.* * % Un individu à la mine cadavérique entre dans le bureau privé d'un marchand de la rue Saint-Paul et lui présente une carte sur laquelle sont écrits les mots suivants : \u201c Je suis sourd et inuet, achetez, s\u2019il vous plait, un paquet d'allumettes\u2019\u2019 Le marchand hocha la tête et le colporteur fit mine de se retirer, La misère empreinte sur les traits du malheureux toucha le cœur de l'homme d\u2019affaires, qui instinctivement le rappela : \u2014 Arrêtez, arrêtez, j'achèterai une boîte.Le sourd et muet ne répondit pas.Pas si bête, lui.C'était un artiste dans son genre particulier.Il repassa dans le cours de l'après-midi et vendit au marchand repentant deux douzaines de paquets.+ * * Un acte d'imprévoyance.L'honorable M.McShane vient d'entrer sa provision de charbon pour l'hiver dans sa résidence de Québec.Ful WILFRID'S PARLOUR Le restaurant le plus chic de Montréal et service des plus chouettes.Cet établissement se recommande au public pour sa spécialité d\u2019huitres en écaille.Les huitres servies aux clients ont été choisies à la main et elles arrivent dans un état de fraîcheur des plus parfaits.Soupe \u2019aux huitres préparées en trois minutes.Wilfrid Théoret, Propriétaire.No.94 rue St-Laurent.\u201c> .Le professenr.\u2014Maintenant, Baptiste, je suppose que ton papa a un revenu de cing mille piastres par année dans son commerce.Il dépense deux mille piastres pour habiller ta maman ; cinquante piastres pour son propre habillement ct mille piastres pour les dépenses de la maison.Combien aura-t-il à la fin de l\u2019année ?Baptiste, (après avoir longtemps réfléchi) \u2014Onze mille piastres.Le professeur.\u2014Ouze mille piastres ! Tu ne parais pas savoir ton arithmétique.Baptiste \u2014Eh bien ! moi, je connais pas.C'est un échevin à l'hôtel de ville ! Je vous garantis qu'il est bien content de voir finir l'enquête des boodlers.Fx On vient d'inventer aux Etats-Unis des chapeaux avec des casiers à l\u2019intérieur pour les messieurs qui y portent leur bureau.* + * L'enseigne d\u2019un Tonneau Rouge an No.88 de la rue St-Laurent, sert à indiquer au public l'endroit où le connaisseur en vins fins et en liqueurs les plus pures trouvera toujours satisfaction.Ce restaurant acquiert sa popularité par l'excellence de ses boissons et de ses cigares.Le client y est toujours accueilli avec urbanité par des commis d'ex-|.périence dans la préparation des mixed drinks, Jos.GAUTHIER & CiE, Propriétairewe La mère de Tommy le surprend mangeant des pommettes à bouche que veux-tu.\u2014Est-ce des pommettes pour les confitures \u2018que tu manges là ?\u2014Oui, maman.\u2014Ne sais-tu pas que c\u2019est dangereux d\u2019en manger avec l'estomac vide avant le dé- Jeûner ?_\u2014Je ne les mange pas avec un estomac vide, j'en ai-déjà avalé une pinte avant de manger celles-là.\u2018 (7e 7 lure Aeon M I Ep 7 D vont 7 24 A t les habitants, ressusciter notre Jumbo, LA PEAU DU JUMBO DES ROUGES LAURIER.Je I'ni assez bien badigeonnée, Je lui donne un autre nom et on altrapera BLAKE.Le peuple n\u2019est pas aussi habitant que tu le penses, Notre chien est mort pour En face du palais de justice de Montréal.\u2014Qui est ce monsieur sur l'autre côté de la rue ?- \u2014Quoi ! vous ne le connaissez pas.C\u2019est l'homme dont on a tant entendu parler.Mais chaque enfant sur la rue le connait.Tiens, sapristi ! comment s\u2019appelle-L-il.Je ne m'en rappelle plus moi-même.* + * Entendu sur le Broadway à New York.\u2014La ville de New York paie plusieurs centaines de piastres par semaine pour gar der le boodler Sharps dans la prison de Ludlow.\u2014Oui, mais il en coute beaucoup plus que c£la à la ville lorsqu'il est en dehors.\u2018a Après six mois de mariage.Æ{le.\u2014 Pourquoi ne parais-tu pas aussi heureux, Georges ?Ne sais-tu pas que maintenant nous ne formons plus qu\u2019un ?Lui\u2014Oui, j'ai entendu dire ça il y a quelque temps, mais quand arrive le jour de payer la pension de la semaine l'hôtelier ne semble pas penser de même, x Entre deux voyageurs sur un chemin de fer.\u2014C'est bien curieux, monsieur ; mais il me semble que j'ai eu le plaisir de vous Avoir rencontré quelque part avant aujour- d'hui.\u2014C\u2019est justement ce que je me disais.\u2014Ça ne pouvait pas être à Trois-Rivières.\u2014Non, je n\u2019y suis jamais allé.\u2014 Ni moi non plus.* * % Il y a quelques années deux plaideurs en cour de circuit se disputaient la propriété d\u2019un perroquet à la langue assez bien déliée.Nombre de témoins furent entendus des deux côtés et vu leur contradiction la preuve resla vague.Le president du tribunal pour terminer le litige s'avisa de faire apporter en cour le perroquet en question.\u2014~Voyons, dit il au demandeur, vous dites que vutre perroquet parle.\u2014Oui, votre honneur, il parle très distinctement.\u2014Quelle langue parle-t-il ?\u2014Il parle le français.Ecoutez un peu.Je vais le faire parler.Bien qu'est-ce que je vous disais ?Il vient de dire \u201c\u2019Craqueursse.\u2019\u2019 Jugement en faveur du demandeur.[PE re se LES BAINS DE SANG HUMAIN De tout temps les hommes ont redouté la vieillesse, et les femmes surtout ont cher ché à rester jeunes à tout prix.Aujourd\u2019hui, elles emploient des moyens hygiéniques, parmi lesquels le bain froid quotidien, qui produit des effets vraiment merveilleux chez les femmes du Nord; ou bien elles se contentent d\u2019une jeunesse artificielle, dont la couturière et le chimiste sont les principaux sorciers.° Dans l'antiquité, il existait de différents secrets qui, encore au moyen âge, étaient en la possession des médecins juifs et arabes, Quelques traités des XVe, XVIe et XVIIe siècles sont parvenus jusqu'à nous et réve- lent quelques-uns de ces mystères.On A - recommande, entre autres moyens, des ingrédients qui servent aujourd'hui aux romans naturalistes.Le fouet y jour aussi un grand rôle.Dans un de ces traités, on recommande l'haleine des jeunes (illes, et, dans un autre, le lait de nourrice.Une vertu mystérieuse fut toujours attribuée au sang humain, Hartmann van der Aue raconte l\u2019histoire d\u2019un chevalier qui.devenu lépreux, quitta son château et trouva un asile chez de pauvres paysans.Un médecin célèbre de Bologne lui ayant donné le conseil de se baigner dans du sang humain, la fille du paysan.devenue amoureuse de son seigneur, se dé cida à se sacrifier pour lui.Le chevalier partit avec elle pour Bulogne ; mais au moment où la pauvre créature attendait la mort, il fut pris pour elle d'une telle pitié qu'il renonça à sa guérison, Pendant le retour il fut guéri comme par miracle ; et, arrivé chez lui, il épousa la paysanne dévouée.Le bain dans le sang humain était aussi le plus puissant moyen de rajeunissement des temps anciens, le grand secret des médecins et des soi-disant sorcières.Plusieurs exemples nous en ont été transmis par l\u2019huis- toire.La belle Russe Roxelane, qui, d\u2019esclave du sultan Soliman, était devenue sa légitime épouse, fut prise de désespoir lorsqu'elle découvrit la première ride sur son beau front.Elle pensait que c\u2019en serait fait bientôt de la puissance despotique qu'elle exergait sur le sultan et tout l'empire Un médecin arabe lui ayant conseillé de prendre des bains de sang humain, la sultane fit tuer de de temps en temps des esclaves et fit couler sur elle le sang chaud de ses victimes ; c\u2019est grâce à ce moyen qu'elle conserva à quarante ans tout le charme et la fraicheur de la jeu- nessc.La reine Barbara, épouse de Sigismond, empereur d'Allemagne et roi de Bohvme, celui qui fit brûler à Constance le réformateur Jean Huss, recourut au même procédé.Elle choisissait successivement un de ses pages, puis le sacrifiait, et, 1a nuit, lorsque la lune était dans son plein, elle se baignait dans le sang du malheureux.En fait de inonstres du même genre, on cite aussi la comtesse hongroise Elisabeth Nadasdy.Elle se baignait aans la sang vir- ginal-de belles filles qu\u2019elle prenait à son service et réussit ainsi à rester jeune et belle jusqu\u2019à cinquante ans.Lorsque ses crimes furent découverts, le palatin (lieutenant du roi) l'emprisonna et instruisit son procès.Elle fut condamnée et finit ses jours dans un cachot.Dans ces temps féodaux, sa haute position la sauva du glaive du bourreau.Le dossier de son procés existe encore ; il est conservé dans les archives de Budapesth, Cagliostro possédait aussi, à ce \u2018qu'on prétend, lé secret d\u2019une jeunesse éternelle ; mais ce n\u2019était certainement pas plus sérieux que la pierre philosophale qu'il avait soi- disant découverte.ere eer Proverbe travesti : Un brigand,-dont le nom tout seul faisait frémir, Se fit pincer un jour par nos braves gendarmes, Garrotté bel et bien, il dit, fondant en larmes: Ous qu\u2019y a de la chaine, y a pas de plaisir ! \u2018 VARIETES Aprés la pluie, Champoireau ferme son parapluie, mais bientôt cet ustensile ruisselant le gêne dans sa marche.\u2014Ah ! dit-il à sa femme, j'aimerais mieux qu\u2019il plât, au moins je pourrais le tenir ouvert et il sécherait ! * + M.X.fait la cour à une riche veuve.\u2014DMadame, lui a-t-il dit en lui offrant un bouquet, vous embellissez tous les jours.\u2014Oh ! vous exagérez, fit la veuve en minaudant, \u2014Eh bien ! repartit X.mettons tous les deux jours | wa X., un gros industriel, trés sot, très commun et trés prétenticux, a été décoré de la Légion d'honneur, sans le concours de Mme Limouzin.\u2014Ah! s'est écriée Mme X., comme le ministre a bien fait d'accorder cette distinction à mon mari ! C\u2019est la seule qu'il aura jamais.* * * Un marchand en gros de la rue St.Paul disait hier à un de ses amis: Lorsqu'un client hésite à me donner une commande, j'ai un moyen assuré de le décider à acheter.Je l\u2019invite à prendre un verre de vin ou de bière au restaurant Commercial de Louis Bergevin, No.127 rue McGill, coin de la rue St, Paul.\u2018Toutes les liqueurs et tous les cigares sout de la première qualité et plaisent infailliblement aux connaisseurs.# Fragment de dialogue conjugal : \u2014Avez-vous lu, dans le journal, mon ami, qu'il suffit, pour calmer les flots irrités, de verser de l\u2019huile dans la mer ?\u2014Oui, ma chère, et je te prie d\u2019avoir toujours quelques bidons d'huile à la maison.Je veux faire une expérience sur ta mère, qui est souvent orageuse.* + Anna et Sophie se sont rencontrées hier dans le salon de madame Bisquanquoin et ont parlé de leur amie Marie-Louise.Anna\u2014Le mariage que l\u2019on croyait cassé est repris, Son amant dit aujourd\u2019hui qu'elle pue bon, Sophie.\u2014 Mais, c'est impossible.Ce qu\u2019il lui reprochait était impardonnable.Anna \u2014Tout va bien maintenant.Elle achète les parfums les plus délicats, le White Rose, le Jockey Club, le Yang y Lang, chez McGale, 2123 rue Notre-Dame, ou ils se vendent a bien bon marché.On trouvera toujours à la pharmacie McGale les parfums suivants: Kuli-Kuli Violette, Martha Washington, Spanish Jasmina, Florida Breeze, Stephanatis, et le musc donc.Aprés ça tirons l'échelle.* * + Une solution d'enfant dans un catéchisme, \u2014Pourquoi dans le Pater, demande-t-on le pain de chaque jour et non le pain de toute lu vie?Silence général.La petite troupe enfantine se plonge dans une réflexion profonde.Tout à coup, un petit blondin se lève, \u2014Eh bien! le sais-tu, toi?lui dil le prêtre.\u2014Oui, monsieur : le bon Dieu ne nous donne pas le pain de toute la vie, parce qu\u2019alors il serait trop dur * * * La Bibliothèque à Cing Cents voit chaque jour son succès s'allermir.D'où lui vient cette faveur particulière du public?Il suffit de parcourir au hasard un des numéros hebdomadaires de cette intéressante publication, et l'on se rendra immédiatement compte du choix éclairé, de l'attention scrupuleuse qui président à sa composition.Les sujets les plus variés dans le Roman, la Littérature, l'Histoire, les Voyages, les Scènes du Désert ou de la Vie Indienne, y sont tour à tour développés avec l'attrait puissant des poignantes émotions que font naître les grands spectacles de la nature, et l\u2019analyse des sentiments les plus tendres et les plus délicats du cœur humain.À ces divers titres, La Bibliothèque à Cing Cents a sa place marquée d'avance à tous les foyers, où elle fera les délices du vieillard aussi bien que celles de la jeune fille.Prix d'abonnement un an, $2.50; six mois, $r.25.S'adresser & Poirier, Bussette & Cie, 1540 Rue Notre-Dame, Montréal.J.N.LAMARCHE RELIBUR No.17, RUE SAINTE - THERESE Entre les rues St-Vincent et St-Gabriel MONTREAL, Reliure commerciale et de goût exécuté ave aoiæ .promptitude, et à prix trés modérés.0 \u2014 FEUILLETON DU \u2018\u2018 VIOLON.\u2019 \u2014Ma foi! je n\u2019en ai jamais vu.Et LE VIOLON EEE \u2014\u2014 === TARTARIN de TARASCON DEUXIÈME ÉPISODE CHEZ LES TEURS \u2014 VI Arrivée de la femelle.\u2014 Terrible cèmbat.Le Rendez-vous des Lapins.Le premier mouvement de Tartarin à l'aspect de sa malheureuse victime fut un mouvement de dépit.11 y a si loin en effet d\u2019un lion à un bourriquot !.Son second mouvement fut tout à la pitié.Le pauvre bourri- quot était si joli, il avait l'air si bon a peau de ses flancs, encore chaude, pourtant voilà vingt ans que j'habite la province.Cependant je crois bien avoir entendu dire.Il me semble que les journaux.Mais c'est beaucoup plus loin, là-bas, dans le Sud.\u201d A ce moment, ils arrivaient au cabaret.Un cabaret de banlieue, comme on en voit à Vanves ou à Pantin, avec un rameau tout fané au-dessus de la porte, des queues de billard peintes sur les murs et cette enseigne inoffensive : AU RENDEZ-VOUS DES LAPINS.Le Rendez-vous des Lapins !\u2026.O Bravida, quel souvenir ! VII Histoire d'un omnibus, d'une Mauresque cl d'un chapelet de fleurs de jas- ! min, connais se voyait déjà tombant aux mains des eunuques, décapité, mieux que cela peut-être, cousu dans un sac de cuir, et roulant sur la mer, sa tête à côté de lui.Cela le refroidissait un peu.En attendant, la petite pantoufle continuait son manége, et les yeux d\u2019en face s'ouvraient tout grands vers lui comme deux fleurs de velours noir, en ayant l\u2019air de dire : \u2014Cueille-nous !.L'omnibus s'arrêta.On était sur la place du Théâtre, à l'entrée de la rue Bab-Azoun.Une à une, empétrées dans leurs grands pantalons et serrant leurs voiles contre elles avec une grâce sauvage, les Mauresques desceu- dirent.La voisine de Tartarin se leva la dernière, et en se levant son visage passa si près de celui du héros qu'il l\u2019effleura de son haleine, un vrai bouquet de jeunesse, de jasmin, de musc et de pâtisserie.Le Tarasconnais n\u2019y résista pas.Ivre d'amour et prêt à tout, il s\u2019élança derrière la Mauresque\u2026 Au bruit à Tarascon, \u2018en allant au cercle.A chaque instant il s'attendait à recevoir sur le dos toute une dégringolade d'eunuques et de junissaires, mais le désir de revoir sa dame lui donnait une audace et une force de géant.Huit jours durant, l'intrépide Tar tarin ne quitta pas la ville haute Tuantôt on le voyait faire le pied de grue devant les bains maures, attendant l'heure où ces dames sortent par bandes, frissonnantes et sentant le bain ; tantôt il apparaissait accroupi à la porte des mosquées, suant et soufflant pour quitter ses grosses bottes avant d'entrer dans le sanctuaire.Parfois, à la tombée de la nuit, quand il s'en revenait navré de n\u2019avoir rien découvert, pas plus au bain qu'à la mosquée, le Turasconnais, en passant devant les maisons mauresques, enteudait des chants monotones, des sons étouflés de guitare, des roulements de tambours de basque, : et des petits rires de femme qui lui allait et venait comme une vague.| Cette première aventure aurait eu q T'artarin s'agenouilla, et du bout de sa ceinture algérienne essaya d\u2019étancher le sang de la malheureuse bête ; et ce grand homme soignant ce petit âne, c'était tout ce que vous pouvez imaginer de plus touchant.Au contact soyeux de la ceinture, de quoi décourager bien des gens ; mais les hommes trempés comme Tartarin ne se laissent pas facilement abattre.\u201c Les lions sont dans le Sud,\u201d pensa le héros; \u201ceh bien ! j'irai dans le Sud.\u201d de ses buffleteries, elle se retourna, et mit un doigt sur son masque comme pour dire \u201c chut \u201d et vivement, de l'autre main, elle lui jeta un petit chapelet parfumé, fait avec des fleurs de jasmin.Tartarin de Tarascon se baissa pour le ramasser; mais, comme notre héros était un peu lourd ct très faisaient battre le cœur.?\u201cElle est peut-être là !\u201d se disait- il.Alors si la rue était déserte, il s'approchait d\u2019une de ces maisons, levait le lourd marteau de la poterne basse, et frappait timidement\u2026 Aussitôt les chants, les rires cessaient.On n\u2019enten- qourriquot, quiavait encore pourdeux Hards de vie, ouvrit son grand œil gris, remua deux ou trois fois ses longues oreilles comme pour dire: \u201c Merci! merci!\u201d Puis une dernière convulsion l\u2019agita de tôte en queue et il ne bougea plus.\u201c Noiraud ! Noiraud !\u201d cria tout à coup une voix étranglée par l'an- oisse.En même temps dans un tail- is voisin les branches remuèrent.Tartarin n\u2019eut que le temps de se relever et de se mettre en garde.C'était la femelle ! Elle arriva, terrible et rugissante, sous les traits d\u2019une vieille Alsacienne en marmotte, armée d\u2019un grand parapluie rouge et réclamant son âne à tous les échos de Mustapha.Certes il aurait mieux valu pour Tartarin avoir affaire à une lionne en furie qu\u2019à cette méchante vieille.Vainement le malheureux essaya de lui faire entendre comment la chose s'était passée ; qu'il avait pris Noiraud pour un lion.La vieille crut qu'on voulait se moquer d'elle, et poussant d\u2019énergiques \u201c tar- teifle \u201d tomba sur le héros à coups de parapluie.Tartarin un peu confus, ge défendait de son mieux, parait les coups avec sa carabine, suait, soufflait, bondissait, criait : \u2014 \u201c Mais Madamemais Madame.\u201d Va te promener ! Madame était sourde, et sa vigueur le prouvait bien.Heureusement un troisième personnage arriva sur le champ de Et dès qu\u2019il eut avalé son dernier morceau, il se leva, remercia son hôte, embrassa la vieille sans raneune, versa une dernière larme sur l'infortuné Noiraud, ct retourna bien vite à Alger avec la ferme intention de boucler ses malles et de partir le jour même pour le Sud.Malheureusement la grande route de Mustapha semblait s'être allongé depuis la veille : il faisait un soleil, une poussière ! La tente-abri était d\u2019un lourd !.Tartarin ne se sentit pas le courage d'aller a pied jusqu\u2019a la ville, et le premier omnibus qui passa il fit signe et monta dedans.Ah ! pauvre Tartarin de Tarascon! Combien il aurait mieux fait pour son nom, pour sa gloire, de ne pas entrer dans cette fatale guimbarde et de continuer pédestrement sa route, au risque de tomber asphyxié sous le poids de l'atmosphère, de la tente-abri et de ses lourds fusils rayés à doubles canons.Tartarin était monté, l\u2019'omnibus fut complet.Il y avait au fond, le nez dans son bréviaire, un vicaire d'Alger à grande barbe noire.En face un jeune marchand maure, qui fumait de grosses cigarettes.Puis, un matelot maltais, et quatre ou cinq Mauresques masquées de linges blancs, et dont on ne pouvait voir que les yeux.Ces dames venaient de faire leurs dévotions au cimetière d\u2019Abd-el-Kader ; mais cette visite funèbre ne semblait chargé d\u2019armures, l'opération fut assez longue.Quand il se releva, le chapelet de jasmin sur son ceur,\u2014la Mauresque avait disparu.dait plus derrière la muraille que de petits chuchotements vagues, comme dans une volière endormie.\u201c Tenons-nous bien !\u201d pensait le héros.\u201c I] va m'\u2019arriver quelque cho- su!\u201d Ce qui lui arrivait le plus souvent, c'était une grande potée d\u2019eau froide sur la tête, ou bien des peaux d'oranges et de figues de Burbarie\u2026 Jamais rien de plus grave.Lions de l'Atlas, dormez ! (A continuer.) LOTERIE NATIONALE Les tirages mensuels ont lieu 1e troisième mercredi de chaque mois, VIII Lions de l'Atlas, dormez ! Lions de l'Atlas, dormez ! Dormez tranquilles au fond de vos retraites, dans les aloès et les cactus sauvages.De quelques jours encore, Tartarin de Tarascon ne vous massacrera point.Pour le moment, tout son attirail de Querre,\u2014caisses d'armes, pharmacie, tente-abri, conserves alimentaires, \u2014 repose paisiblement emballé, à l'hôtel d\u2019Europe,dans un coin de la chambre 36.Dormez sans peur, grands lions roux! Le Tarasconnais cherche sa Mauresque.Depuis l\u2019histoire de l\u2019omnibus, le malheureux croit sentir perpétuellement sur son pied, sur son vaste pied de trappeur, les frétillements de la petite souris rouge ; et la brise de mer, en effleurant ses lèvres, se partume toujours\u2014quoi qu'il fasse \u2014d\u2019une amoureuse odeur de pâtisserie et d\u2019anis.Il lui faut sa Maugrabine ! Mais ce n\u2019est pas une mince affaire ! Retrouver dans une ville de cent milles âmes une personne dont on nu |: connaît que l\u2019'haleine, les pantou- La valeur des prix qui seront tirés le Mercredi, 16 Novembre \u201887 \u2014 SERA DE \u2014 $60,000.00 COUT DU BILLET bataille.C'était le mari de l'Alsa-|pas les avoir attristées.On les enten-|fles et la couleur des yeux; il n'y a Première Série - - - 81.00 cienne, Alsacien lui-même et cabare-|dait rire et jacasser entre elles sous|qu\u2019un Tarasconnais, féru d'amour, Deuxième Série .= - 2&cts tier, de plus, fort bon comptable.Quand il vit à qui il avait affaire, et que l\u2019assassin ne demandait qu\u2019à payer le prix de la victime, il désarma son épouse et l'on s\u2019entendit.Tartarin donna deux cents francs ; leurs masques, en croquant des pâtisseries.Tartariu crut s'apercevoir qu'elles le regardaient beaucoup.Une surtout, celle qui était assise en face de lui, avait planté son regard dans le sien, sayr-Demandez le catalogue des prix-wa capable de tenter une pareille aventure.Le terrible c\u2019est que, sous leurs grands masques blancs, toutes les .Le Secrétaire, Mauresques se ressemblent; puis ces l'âne en valait bien dix.C'est lo prix courant des bourriquots sur les mar- et ne le retira pas de toute la route.Quoique la dame fût voilée, la vivacité dames ne sortent guère, et, quand on veut en voir, il faut monter dans la ville haute, la ville arabe, la ville des S.E.LEFEBVRE, 19, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL chés arabes.Puis on enterra le pauvre Noiraud au pied d\u2019un figuier, et l'Alsacien, mis en bonne humeur par la couleur des douros tarasconnais, invita le héros à venir rompre une croûte à son cabaret, qui se trouvait à quelques pas de là, sur le bord de de ce\u2018grand œil noir allongé par le k'hol, un poignetdélicieuxet lin chargé de bracelets d\u2019or qu\u2019on entrevoyait de temps en temps entre les voiles, tout, le son de la voix, les mouvements gracieux, presque enfantins de la tête, disait qu\u2019il y avait là-dessous quelque L'Imprimerie Générale Exécute avec diligence toutes espèces de Teurs.Un vrai coupe-gorge, cette ville haute.De petites ruelles noires très étroites, grimpant à pic entre deux rangées de maisons mystériquses dont les toitures se rejoignent et font tun- ü la grande route.Les chasseurs algériens venaient y déjeuner tous les dimanches, car la plaine était giboyeuse et à deux lieues autour de la ville il n\u2019y avait pas de meilleur endroit pour les lapins.* Bt les lions ?\u201d demanda Tartarin, L\u2019Alsacien le regarda, trés étonné : Les lions ?\u2014Oui\u2026 les lions.en voyez-Yous quelquefois ?\u201d reprit le pauvre homme avec un peu moins d'assurance.Le cabaretier éclata de rire : \u201c Ah ! ben ! merci.Des lions.pour- Quoi faire 2.\u2014Îl-n'y en a dono:pas en Algérie ?.chose de jeune, de joli, d'adorable.\u2026 Le malheureux T'artarin ne savait où se fourrer.La caresse muette de ces beaux yeux d'Orient le troublait, l\u2019agitait, le faisait mourir ; il avait chand, il avait froid.Pour l\u2019achever, la pantoufle de la dame s\u2019en méôla : sur ses grosses bottes de chasse, il la sentait courir, cette mignonne pantoufle, courir et frétiller comme une petite souris rouge.Que faire ?Répondre à ce regard, à cette pression ! Oui, mais les conséquences.Une intrigue d'amour en Orient, c'est quelque chôse de terrible !.Et avec son imagination romanesque et méridionale, le brave Taras- nel.Des portes basses, des fenétres toutes petites, muettes, tristes, grillagées.Et puis, de droite et de gauche, un tas d\u2019échoppes très sombres où les Teurs farouches à têtes de forbans\u2014 yeux blancs et dents brillantes \u2014 fument de longues pipes, et se parlent à voix basse comme pour concer- ier de mauvais coups.Dire que notre Tartarin traversait sans émotion cetle cité formidable, ce serait mentir, Il était au contraire très ému, et dans ces ruelles obscures dont son gros ventre tenait toute la largeur, le brave homme n\u2019avançait qu'avec la plus grande précaution, l'œil aux aguets, le doigt sur la déten- te d'un revolver.Tout à fait comme GOMMANDES TYPOGRAPHIQUES IMPRESSIONS DE LUXE, IMPRESSIONS DE:CHEMINS DE FER, IMPRESSIONS DE COMMERCE Erc., Ero., ETo.L'Imprimerie Générale EST EN MESURE D'EXÉCUTER LES COMMANDES LES PLUS CONSIDERABLES SOUS LE PLUS BREF DELAI.PRIX TRÈS MODÉRÉS.CHARLES BELLEAU, \u2019 GÉRANT No'45, PLACE JACQUES-CARTIER, "]
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