Le violon, 5 novembre 1887, samedi 5 novembre 1887
[" TA % ADMINISTRATION ANNONCES OUT -BT - ae | MESURE AGATE REDACTION.lère INSERTION, [10 Cents 4 as Autre \u201c°F Cents RUAGE JACCUES-CARTIER A LONGS TERMES MONTREAL \u2014_ CONDITIONS SPECIALES ABONNEMENT \u2014 UN AN - - 81.00 LE NOMERO * STAICTEMENT D'AVANCE DEUX CENTINS JOURNAL QUI FAIT DANSER VOL.II MONTRÉAL, SAMEDI, 5 NOVEMBRE 1887 No 7 F.X.LEMIEUX, Communes, Ottawa, Ont x a.bar) spi >}; REALE FALL |= AAA REQUIESCAT IN PACE LADÉBAUCHE (/ossoyeur )\u2014En voilà onze qui crèvent entre vos bras, M.Beaugrand.Encore un pour faire la douzaine.Votre lot commence à être joliment rempli.' ; 1 ' Su.UN SUJET PIQUANT L'origine dela puce ! Etrange.recherche, n\u2019est.ce pas?que celle- 141 Mais il ne s agit que de l'origine que les diverses légendes peuvent prêter à ces malfaisants insectes.\u2026 \u2018Un chercheur vient de, s amuser, À ce piquant petit \u2018travail (piquant est le mot 1 ) et il a recueilli.d'amusantes.fables sur ce sujet, Noici d\u2019abord uné légende, turque, qui a été.\u2018franscrite.par le.consul \u2018de France à Sa- Tonique :, Loy Lors qu déluge, Npé.n n° \u2018avait voilu à admet: tré.dans l'arche, aucun.¢ des insectes à \\ pigare, \u2018mais, maigré son désir, il avait \u2018été force\u2019de récevoir le serpent.Or, une voie d\u2019eau.étant.venue 2 se décla- vera l\u2019arche;:célle-ci était en passe :de sombrer, lorsque le: serpent.proposa 4.Noé de, bouchier'la voié d\u2019eau, :.mais & la:.condition\u2019 - dayolr le droit de piquer le premier être: qui; sortirait dé: arche.) RER LOER LC a 2 ag A Fel ene Spier bone ERI iE morts sans recevoir les derniers sacrements.\u2018» \u201cDevant la nécessité, Noé accepta cette proposition.Le serpent alla donc s'ehrouler sur la voie d\u2019eau, de manière à l'aveugler com- plèternent.Il ne bougea de sa place que lorsque l\u2019arche se fut arrêtée sur le mont Ararat.Alors, il se dressa devant Noé et réclama la récompense promise.Or, le premier être qui voulut sortir fut Sem, l'aîné des enfants de Noé, Celui-ci était au désespoir et, pour sauver son enfant, il coupa de sa hache le serpent en plusieurs morceaux.Du corps de l'animal s\u2019élancèrent des myriades d\u2019insectes malfaisants, moustiques, taons, puces, qui mordirent de\u2019 leur mieux Noé et ses enfants.Selon une légende de la Haute Bretagne, le Pére-Eternel, n \u2018ayant rien, de, mieux & faire, se promenait : un jour avec saint Pierre.Ils rencontrérent une bonne femme qui avait I'air si malliedreuse qu'éile faisait compassion.anh Yadone voir ce qu'elle a; dit le Père- |- te he , sprés'qu'i il Yeu: i érrogée * Le tache = 3 Pensez à moi à votre prochain enterrement.So 8 pe \u2018épondit \u2018sali \u2018Pierre Nest.-ce que \u2018cela ?Et le Père- Eternel, ne dédaignant pas d\u2019être facétieüx, prit une poignée de sable et la jeta sur la femme.Aussitôt, chaque grain de sable se changea en une puce, et la femme, se sentant mordue, se mit à les prendre.Chaque fois qu\u2019elle était parvenue à en attraper une, sa figure changeait et prenait un air de contentement.\u2014Ah ! à la bonne heure, dit saint Pierre, elle ne s'ennuie plus! Il est curieux, du reste, que ce désagréable insecte ait inspiré d'assez gracieuses his- \u201ctoires.-Dans I'antiquité grecque, la puce était autrefois une jeune femme, amoureuse d'Endymion, qui exhalait son amour aux oreilles du Ëhéros, pour essayer, \u2018de gagner, son, cœur et qu \u2018venait Toi; chanter les.\u2018chants des\u201d plus | onx: * Endymion, peu galanty ne l\u2019écoutait pas\u201c|' \"et-se fâcha un beau jour.Il invoqua la Lune, |: qui, métamorphosa la pauvre.amoureuse.|.Cc\u2019 est on par cruauté, mais par amour.que, \"ta pute\u201d boit Ie sang\u2019 des homes.Ben ë re.C'est triste de voir tant de vos enfants Véritablement, c'était avoir bien.de la philosophie et de l\u2019indulgence que d\u2019expliquer d'une fagon aussi aimable les morsures de cette affreuse\u2018petite bête ! Dans les livres publics, la puce est, au * moins, franchement traitée en ennemie.Ils rapportent que le Ciel, pour punir les hommes, changea tous les grains de poussière en insectes, qui dévôrèrent les plus coupables, lentement.Malheureusement, il n\u2019y a pas que les coupables, aujourd\u2019hui, qui soient en butte aux piqûres de la puce.Les plus honnêtes gens du monde peuvent, eux aussi en unenuit passée à la campagne od dans une chambre d'hôtel; subir, bien inutilement, : le! même supplice 1 \u2018On \u201cdemandait àson petit garcon, en\u2019 Jui montrant son oncle.\u201d \"«\u2014C'est votre otitle, ce monsieur 2 \u2014Oh! non: Le ! IF Ue {Lees Mais, c'est, le frére, e père?; Zc'étaits son\u2019 \u2018frères ua pa À hip 1 X, i aun.frère avec, lequel à il: Jest] brag crt - LE VIOLON ; Paraît tous les samedis.L'abonnement est de $1.00 par année, inva- rliablement payable d'avance.Nous le vendons aux agents seize cents la dopzaine.Toutes communications doivent être adressées comme suit : .LE VIOLON, .45, Place Jacques-Cartier, MONTRÉAL.H, BERTHELOT, RÉDACTEUR.MONTRÉAL, 5 NOVEMBRE 1887 es CE LE PETIT BAPTISTE ET SON PAPA \u2014 Baptiste.\u2014Amène-moi donc visiter les bureaux de I' Etendardvoir le grand Vicaire, Ladébauche.\u2014 Pas moyen, mon garçon, le grand Vicaire est allé faire une tournée pastorale aux Etats-Unis.Ilest rendu maintenant à Philadelphie.Baptiste.- Quand il est en voyage comme Ça, qui est-ce qui écrit dans son journal ?Ladébauche\u2014Ce sont ses deux garcons.Il est en train de les dompter pour en faire des castors à fongs poils.Baptiste.\u2014Y a-t-il longtemps qu\u2019ils écrivent comme ça dans la gazette de leur papa ?Ladébauche \u2014 Environ un an et demi.Il v en a un qui signe ses articles Jean d\u2019Arc, par- cequ'\u2019il se croit descendant en ligne directe de la Pucelle d'Orléans.Ç'est sur les épaules de ce jeune homme là que le G: V.se propose de laisser tomber son petit minteau, lorsqu\u2019il partira pour le céleste séjour.- Baptiste.\u2014 Et puis l'autre ?Ladébauche.\u2014 L'autre, mon fils, signe ses articles du nom d\u2019Héraclite, un ancien philosophe qui ne faisait que pleurer, Ce nom convient beaucoup à un journaliste castor, parcequ\u2019il braille continuellement, n'étant jamais satisfait de\u2019ce qui se passe dans son pays.Baptiste\u2014Ils ne doivent pas s'amuser beaucoup ces deux jeunes-là s'ils sont continuellement sous la surveillance de leur papa.Ladébauche\u2014Le grand Vicaire prétend leur laisser un jour la direction de 1\u2019 Etendard.Je te garantis qu\u2019il les a mis à cheval sur les principes de son école.Avant deux ans ils auront un stock d'hérésies et de propositions condamnées, aussi riche que celui de leur père.Il leur a déjà montré la différence entre un bon catholique et un franc- maçon, entre un chou de Siam et une carotte à moreau, entre un castor et un\u2018conservateur, entre les bons et les mauvais évêques, Il leur inculquera plus tard des notions sur l\u2019art de semer et de tirer les carbttes.Je te garantis qu'il sont à bonne école.\u2014 Baptiste.\u2014 Mais; papa, je crois .que.Jean d'Arc est allé à l'opéra français, l\u2019autre soir.Est-ce que ce n'est pas défendu ?Ladébauche.\u2014 Mais très certainement que t'est défendu par l\u2019évêque.Jamais je ne croirai que Jean d\u2019Arc soit \u2018allé à l\u2019Aca- Ça m'amuse moi de .démié de Musique.Es-tusûr de ce que tu > me dis ?Si c\u2019est le cas je leur ferai une morale dans le VioLoN., \u201c.Baptiste.\u2014Je n\u2019en suis pas bien sûr, mais j'ai de fortes doutasices.\"Ce matin je lisais I' Blendard du 28 octobre et.qu'est-ce que j'y vois, - Un article d'un de:ces.messicurs qui parlait du grand Vizir Nicobar; Tu sais, papa, que'c'eët Mezière qui joue ça\u2019 dans le Grand Mogol.Dans cette pièce-là il y a des \u2018 > LE VIOLON choses d'un raide à faire rougir un policeman) Si Jean d\u2019Arc n\u2019avait pas vu le Grand Mogol, il n'aurait pas parlé de Nicobar.\u201d Ladébauche.\u2014I\\ ira loin le jeune homme s\u2019il va déjà à l'opéra français.Toi, Baptiste, je te défends bien d'y aller.Il n\u2019y a que des possédés qui assistent à ces représentations- là.Ces opéras sont tellement immoraux que la Corporation à envoyé soixante hommes de police sur la rue Ste.Catherine le soir de la représentation du Grand Mogol pour bâtonner les paroissiens qui y étaient allés.Ils ont bien mérité la volée qu'ils ont reçue ce soir-là.Je ne les plains pas.Ils ont subi la peine temporelle attachée à leur péché.On me dit qu\u2019ils ont pris des actions en dommages contre la Corporation.Si je suis un des jurés fine l'affaire je te garantis que je leur en trôuverai un verdict de dommages.dans le dos.Baptiste \u2014Si nous faisions un tour à la Patrie maintenant.J'aimerais bien à parler à M, Beaugrand.Ladébauche.\u2014Pas d'affaire à la Patrre aujourd'hui, mon ami.M.Beaugrand est parti pour New York.Baptiste \u2014Est-il allé là pour l\u2019emprui t de $3,500,000 de M.Mercier ?Ladébauche.\u2014 Non pas du tout.Les Rouges ne parlent plus de l'emprunt.Je commence à croire qu\u2019il a fiolé.M.Beaugrand a le cœur bien gros et il a été obligé de partir pour les Etats Unis à cause de la mort de son journal anglais le Daily Snooze.Il aurait été embêté à chaque minute par des amis qui lui auraient parlé de cette\u2019 malheureuse affaire.Et pourtant\u2019c\u2019est la faute à M.Mercier si le nouveau journal a claqué.Baptiste \u2014Comment ça, papa ?Ladébauche.\u2014C'est pourtant facile à comprendre.Les rapports entre le proprétaire de la Patrie et le premier ministrelde Quebec sont un peu clairottes.M.Beaugrand croyait que son ami Mercier allait lui laisser prendre le beurre à poignée à même la tinette, mais débarque, ça n\u2019était plus ça.M.Mercier savait que M.Beaugrand s\u2019était acquis une fortune assez chouette au dépens du parti rouge pendant qu\u2019il était dans l'opposition.Il se rappelle encore la façon que lui a faite M.Beaugrand lorsqu'il publiait le Temps, Aujourd\u2019hui il met en pratique la sage maxime : Charité bien-ordonnée commence par soi-méme.M.Beaugrand a fait la bêtise de compter les œufs dans le ventre de la poule.Il a compté sans son hôte, voilà.- Maintenant, mon garçon, reprenons le chemin de tantôt et allons à la maison.On s'est assez promené, allons prendre notre diner.La mort du \u2018\u2018 Daily Snoozé.* Mr.Editor of the Fiddle, Dear Sir.Our dog is dead.The leaf of Mr.Beaugrand has passed from life to decease, because he was not enough big sleeve with Mr.Mercier, We dont publish journals for some plums.Mr.Beaugrand is rough to the trigger and he loves to tie his dogs with some sausages, He has promised me more of butter than of bread, because he thought that the larks would fall all roasted in his beak.He believed that Mr.Mercier would put some butter in his spinages.But he has poked his finger in the eye as far as the elbow.Mr.Mercier is not so beast as he has the tune.nose with neighborhoods of earthen pans.He recalls himself of the knocks of saw that he received from Zæ Patrie when he had published Ze Zemps.That had rested to him on the heart and to-day he wishes to make him smell it and he says to him : «* Disembark of the colt.\u201d To-day the Daily Snooze is defunct and I find myself one finger in the nose and the other you know whereas heretofore and I will have a doleful fashion when I will return to Moncton, N.B.My great conscience of the good God:! I would not have ever thought that Mi.Beaugrand would have poked me in it like that, £2 He is a man who dont blow his| - After having been twenty-three days to|' | the service of Mr.Béaugrand I am Big-John |.Daily Snooze.JouN CRACKSON, - * Editor, TRADUCTION.M.le rédacteur du Pio/on, Cher monsieur, i Notre chien est mort.La feuille de M.Beaugrand a passé de vie à trépas, parce qu\u2019il n\u2019était pas assez gros manche avec M.Mercier.Nous ne publions pas des journaux pour des prunes.M.Beaugrand est dur à la détente et.il aime à attacher ses chiens avec de la saucisse.Il m'avait promis plus de beurre.que de pain, parce: qu'il croyail que les allouettes lui tomberaient toutes rôties dans le bec.Il croyait que M.Mercier mettrait du beurre dans ses épinards.Mais il s\u2019est fourré le doigt dans l'œil jusqu\u2019au coude.M.Mercier n\u2019est pas si bête qu\u2019il en a l'air.C'est un homme qui ne se mouche pas avec des quartiers de terrine.Il se rappelle les coups de scie qu'il a reçus de Ze Patrie lorsqu'il a publié Le Temps.Cela lui était resté sur le cœur et aujourd\u2019hui il veut le lui faire sentir et il lui dit © ¢* Débarque de dessus le poulain.\u201d Aujourd'hui le Daily Snooze est mort et je me trouve un doigt dans le nez et l'autre vous savez où.Après avoir été vingt-trois jours au service de M.Beaugrand, je suis Gros-Jean comme ci-devant et j'aurai une triste façon lorsque je retournerai à Moncton, N.B, Ma grande conscience du bon Dieu, je n'aurais jamais pensé que M.Beaugrand m\u2019eût fourré dedans comme cela.J'ai le cœur bien gros et lorsque je dors j'ai le pesant en songeant au Daily Snooge.LE RÉDACTEUR EN CHEF.\u2014 ps Le carnet d\u2019un ministre.\u2014 Nous avons eu la chance de trouver sur un fauteuil de char Pullman un carnet élégamment relié.Piqué par la curiosité nous avons lu quelques pages du manuscrit et nous sommes arrivé à la conclusion que ce livret appartenait à un ministre du Cabinet Mercier.\u2026 Qui ?Le nom du propriétaire ne paraissait pas sur le carnet : Lundi.\u2014Levé à 8 heures.Pris un pick me up.Promenade sur la plateforme pour me donner de l\u2019appétit.- Déjeuner à 9 heures.9.30 a.m., pris .un \u2018 pousse café,\u201d uné rincette et surrincette et fumé un cigare.To à.m., été voir la citadelle.Rencontré McShane.Pris deux schnuffers.12, midi, lunché chez McShane.Mangé irish stew.1 p.m., été au bureau, .fumë un cigare.Pensé à l'affaire de Campeau.Enverrai un chèque demain.2 p.m., promenade à Beauport avec les ministres étrangers., 4-30 p.m, bu champagne chez Mercier.Fumé deux cigares.5-15 p, m., Promenade sur la Grande Allée.Entré chez Shehyn, pris deux verres de champagne.6 p.m., diné au champagne chez Gagnon.8 p.m., fait une partie.de cœur avec Amyot et Peltier.: 5 10.p.m., été voir un ami, rue Ste, Héléne.T1 p.m., pris champagne avec des amis au St.Louis: Fumé trois cigares.; 11.45 p.im., un ami m'apprend comment on arrête le hoquet.CL 1.10 a, m., couché avec mes bottes.Cauchemar.Revé que le lieutenant-gouverneur faisait un coup d'état.© 3 à.M, réveillé en sursaut, ôté.mes bottes et recouché.Le Tel était le bilan du premier jour de le conférence interprovinciale, ° \u201d yok ON DEMANDE |.Des relieurs pour relier.la file complète.du Dasly Snoose en peau de chagrin\u201d Fouge.On donnera un prix;débéral, \" - S'adresser au bureau de la Parrée.I.have the heart; very big and when I 5.sleep I have the heavy in dreaming to the |\" TI à.M., été aux bâtisses du Parlement, | COUPS D'ARCHET La sonnette de la résidence de madame +o \"dont lg mari est un des parvenus les mieux en vie de la rue Saint-Denis, a été agitée avec violence, à huit heures du soir Madame, après avoir jété un regard par la fenêtre, se tourne vivement vers son mari: \u2014Tiens, Charles, c\u2019est justement l'ex press qui nous apporte le nouvel ameublement de chambre à coucher que nous avons acheté ce matin.Va diré aux hommes que je ne veux pas le recevoir.\u2014Pourquoi ça ?demanda M.X\u2026.\u2014Pourquoi ça ?Penses-tu que je vais dépenser $175 pour un ameublement de cham - bre à coucher et le voir entrer ici à la noirceur, de sorte que mes voisines ne le verront pas sortit:de la voiture?Non, si cela dépend de.moi, cela ne se fera point ! w*y M.Luther F.Brooks, de Boston, a trouve un poisson pétrifié à 3,000 pieds au dessus du niveau de la mer.On suppose que ce poisson a été pétrifié par l'étonnement qu\u2019il a éprouvé de se trouver si près du ciel, fd En Chine, lorsque l\u2019empereur se marie les rues doivent être réparées et nettoyées de la manière la plus méticuleuse quelques jours avant la cérémonie.Les citoyens de Montréal devraient signer une requête au maître du Céleste Empire le priant de venir faire ses noces parmi eux.wy Au recorder.Un individu à la figure congestionnée et à la toilette éraillée paraît devant le tribunal.\u2014Vous paierez une amende de $20, dit.le recorder.\u2014Vingt piastres pour m'être saoulé ?- \u2014Non, pour vous être laissé prendre.Il y a des centaines de citoyens qui se saoûlent tous les soirs que le bon Dieu amène et je ne leur donne pas un sou d'amende.Je ne condamne à l'amende que ceux qui sont pris.\"oH Le pére\u2014Ma fille, je dois partir de la ville demain matin, par le train de quatre heures.Le réveille-matin ne fonctionne plus.Quelqu'un devra passer la nuit debout pour me réveiller à temps.La fille\u2014C'est moi qui veillerai, \u2018papa.\u2014Ma chère enfant, tu es un bon cœur et tu es toujours prête à faire du plaisir à ton père.Mais comment t\u2019y prendras-tu pour te tenir éveillée tout le temps.\u2014Oh | oui, Arthur \u2018va veiller avec moi, Ce soir.Jo 0 we L'enseigne d'un Zonnean Rouge au No.88 de la rue St-Laurent, sert à indiquer au public l'endroit où le connaisseur en vins fins et en liqueurs les plus pures trouvera toujours satisfaction.Ce restaurant acquiert sa popularité par l\u2019excellence de ses boissons et de-ses cigares.Le client y est toujours accueilli avec urbanité par des commis d'expérience.dans la préparation des méxed drinks.5 * + * peux sports canadiens causent de la pê- che.\u2014Nc me parle plus de la pêche.Le poisson que l\u2019on\u2019 prend ne vaut jamais le coût de l'agrès et le temps perdu.La dernière fois que je suis allé à la pêche j'ai perdu deux lignes de suite.\u2014Moi, la dernière fois, j'ai perdu une ligne de suile.* \u201c* Pendant la soirée de jeudi dernier, un étranger arrêtait un \u2018passant au coin des rues Saint-Denis et Sherbrooke et lui demandait de lui indiquer la route à suivre pour arriver au No.de la rue Drolet.Le passant donna à l\u2019exotique les indications voulues.Celus ci, arrivé au coin de la rue Roy, vit sur un reverbère l'inscription suivante : LATOUWA ANA , Il'se crut un moment sous l'effet d'une hallucination\u2018causée par des libations trop copieuses.II se tenaillait le cerveau pour comprendre la situation qui lui était faite par ces lêttres fantasmagoriques, lorsqu'un résident de l\u2019endroit lui dit: Vous êtes dans le bon chemin.Continuez votre route.Demain je dirai ar Violon de faire danser M.Gosselin, de la corporation, pour avoir confié à des gens qui ne savent pas:lire la tâche' de, poser les nonis des rues sur les lanternes.hd -Il-ÿa dès Anglais:qui.croient::que les Canadiens-français parlent et écrivent\u2019là lan- Que anglaise très Incorrectement.Ces gens-là doivent être bien désabusés lorsqu'ils lisent le français tel qu\u2019il est écrit par des avocats distingués d'Ontario.~~ Un de nos amis qui arrive-de Cornwall, | KS =.5. re LE VIOLON nous a donné deux annonces telles qu\u2019elles ont été rédigées et affichées dans le palais \u2018de justice par MM.Maclennan, Liddell & Cline, avocats.Voici l\u2019annonce dont l'originale est en notre possession : Dessous et par le Virtu d\u2019un pouvoir de Vente Contenu en deux different Hypotheque qui serront produits le Jour de la vente.Vente samedi le 29 oct.1887 au palais de justice deux heures de l\u2019apres midi, les proprietes franc fief suivants.Morceler r.\u2014Lot No.28, 8me Concession du jurisdiction de Cornwall dans le Comte de Stormont, 200 arpents plus au moins.Morceler 2.\u2014Lot No.29, 8me Concession du jurisdiction de Cornwall, 200 arpents plus au moins, Dessus Morceler 1.\u2014Il y'une Maison de Log aussi une ecurie.Dessus Morceler 2.\u2014I1 y'une bonne Maison en bois avec cuisine en arriere, aussi trois grand granges faconner, etable pour quarante-deux vaches, grand écurie pour chevaux, etable a cochons batisse au beure et glaciere.Cette propriete est dans un excellent etat de cultivation et doit offrir une chance de premiere class a aucune personne qui desi- rent commence le commerce de laiterie.Elle est proche des Chemins-de-Fer et des bon Marches.Tout les proprietes seront exposer dans un morccau de 400 arpents, si aucun en- cherisseur ne met pas un montant aussi fort que le montant reserve elles seront diviser en morcelers, d'une et deux cent arpents chaque, ou bien, comme ca pourra etres determine sujet a un montant reserve sus chaque morceaux.ArrLIQUE A MACLENNAN, LIDDELL & CLINE, Solliciteurs des Vendeurs, Cornwall, Ont.*_% * WILFRID'S PARLOUR Le restaurant le plus chic de Montréal et service des plus chouettes.Cet établissement se recommande au public pour sa spécialité d'huitres en écaille.Les huitres servies aux clients ont été choisies à la main et elles arrivent dans un état de fraîcheur des plus parfaits.Soupe aux huitres préparées en trois minutes.Wilfrid Théoret, Propriétaire.No.94 rue St-Laurent.x \u2019 \u2014Les Sansfaçon sont dans la tristesse au- jourd'hui.| \u2014Que leur est-il arrivé ?\u2014Un de leurs petits jumeaux vient de mourir.\u2014C\u2019est un, malheur, pauvres gens ! \u2014 Oui, mais le pire, c\u2019est que les pauvres parents ne savent pas lequel est mort ; ils étaient tellement ressemblants.** .* Il y a quelque temps, les Suisses de Montréal faisaient construire une église sur la rue Mance.Lorsque les travaux de menuiserie de l'intérieur furent terminés le ministre qui devait desservir le nouveau temple, se demanda s'il ne ferait pas bien de monter en chaire et de s'assurer si les condi: tions de l'acoustique avaient été bien remplies par l'architecte.{| monta dans la tribune sacrée et se croyant parfaitement seul dans l'édifice, il s\u2019exclama d\u2019une voix forte et solennelle : \u2018 Paul! Paul! m'entends- tu! \u2014Oui, vérat, je t\u2019entends, répondit une voix tonnante partie du fond de l'église.- Ne voyant personne, le ministre crut à un prodige.Il descendit les degrés de la chaire à pas précipités et se sauva dans son presbytère.La voix qui l'avait troublé était celle d\u2019un peintre occupé au fond d'un banc dont il terminait la peinture.L'auteur de cette.mystification a ri longtemps de la peur bleue qu\u2019il a donnée au ministre suisse.Grande Assemblée AU DRILL SHED N'oubliez pas d'assister, Vendredi le 4 Novembre, à la grande assemblée populaire au Drill Shed,en honneur du Jubilé du Pape Léon XIII.La musique\u2019 du 65me Sera présente et on y entendra des discours Par nos orateurs les plus distingués.- L'assemblée est convoquée pour huit heures du soir, : : \u2014\u2014 à.Les domestiques : La cuisinière Adèle est : à son fourneau, | ; dam occupée à préparer un entremets : cw \u2014Vous ne soignez guère ce plat, lui dit le valet de chambre.4 pue LA QUESTION DES DINERS Vicror\u2014Allons, n.de d.! que me f.vous tous les deux ?MCSHANE\u2014Jo retiens vos services, Victor, mes amis de Montréalpour un banquet que je me ferai donner par MERCIER\u2014MeShane, tu peux te serrer avec tes diners.J'en ai eu assez de ton dernier à Québee.Victor, ne l\u2019écoute pas.irish stew, C'est à moi ma banquet.t.Victor, je resiens tes servi gueur-là.Si tu travailles pour lui, tu S'il veut avoir des diners qu'il fasse lui-même son ntenant que les rouges de Montréal doivent offrir un ces, entends-tu ?Pas de fricot pour ce blat'en repentiras.\u2014Pourquoi voulez-vous que je le soigne ?On ne nous en laisse jamais: oe JEAN LAPINCETTE 1° Trois jolies fillettes S'en étaient allées, Holà ! vertinguette Holà ! vertingué Toutes trois seulettes, Danser dans un pré Îlolà ! vertinguette Holà vertingué ! Il Mais Jean Lapincette Qu'était à faucher Hola! vertinguette, Hold ! vertingué En levant la tête Les vit s\u2019 trémousser, Hola | vertinguette Hola! vertingué ! II Il dit : c\u2019est-y bête, J'peux plus travailler, Holà ! vertinguette Holà ! vertingué.J'ai la démangette Dans l\u2019dessous des piecls, Holà ! vertinguette, Hoià ! vertingué ! IV D'un air bien honnête S'en va les trouver, Holà ! vertinguette, Holà ! vertingué, J'veux danser, fillettes, Pour me reposer ! Hola | vertinguette, Hola ! vertingué ! Vv.Toi seul tenir tête A trois, c'est osé, Holà, vertinguette, Holà vertingué Commençons la fête.Qu\u2019y dit : vous verrez Holà, vertinguette ! \u201c Holà ! vertingué 1 VI Au jeu les pauvrettes Furent fatiguées.Hold | vertinguette - Hola | vertingué | Fichus et cornettes Pas mal dérangés, Hola | vertinguette ! .Hola | vertingué, VII + lies jolies fillettes\u201d: 11- \u2018 S'en-sont en allées.\u201c+ Hola, vertinguette ! Hola vertingué ! \u2018 Et Jean Lapincette + Se,r mit à faucher:!._Holà ! vettinguette ! 8 \u2018Molà l'vertingué.4 0 - + Due bts >.= | cette clameur désespérée : ILLUSTRATED LONDON NEWS L'édition américaine de cette publication mérite certainement l'encouragement qu\u2019elle semble avoir du public.C\u2019est une revue très bien faite et rempli de littérature intéressante outre des gravures qui sont superbes.Le numéro du 29 octobre contient entre autres un portrait de Bismark, de Signor Crispi, le premier ministre d'Italie, la mort de César et plusieurs autres gravures se rappor: tant aux affaires d'Irlande.Le prix de cette publication est de dix centins par livraison.S'adresser a Jliustrated London News, Potter Building, New York.VARIETES Aux grandes manceuvres : \u2014Dites donc, Dumanet, pourquoi ce torchon sur votre sac ?Ça n\u2019est pas d'ordonnance ! \u2014Sargent, c\u2019est pour essuyer le feu de l\u2019ennemi.* Un marchand en gros de la rue St, Paul disait hier 4 un de ses amis: Lorsqu\u2019un client hésite à me donner une commande, j'ai un moyen assuré de le décider à acheter.Je l'invite à prendre un verre de vin ou de bière au restaurant Commercial de Louis Bergevin, No.127 rue McGill, coin de la rue St.Paul.Toutes les liqueurs et tous les cigares sont de la première qualité et plaisent infailliblement aux connaisseurs.wx A la campagne, deux huissiers se rencontrent : \u2014Bonjour, confrére ; et les affaires ?\u2014Je suis allé saisir, ce matin, les Galichard, à Ponbaudet.\u2014Tiens ! je suis allé pareillement, la semaine passée.Quels brigands 1 C\u2019est qu\u2019ils m'ont reçu à coups de bâton | \u2014Oh bien ! moi, c\u2019est différent : ils ont voulu me faire manger.\u2014Sapristi | vous avez de la chance ! \u2014Attendez donc : Ils ont voulu me faire manger.par leur chien | * Anna et Sophie se sont rencontrées hier dans le salon de madame Bisquanquoin et ont parlé de leur amie Marie-Louise.Anna\u2014Le mariage que l'on croyait cassé est repris.Son amant dit aujourd\u2019hui qu\u2019elle pue bon.Co Sophie.\u2014Mais, c'est impossible.Ce qu\u2019il lui reprochait était impardonnable.Anna\u2014Tout va bien maintenant.Elle achète les parfums les plus délicats, le White Rose, le Jockey Club, le Yang y Lang, chez McGale, 2123 rue Notre-Dame, où ils se vendent à bien bon marché.On trouvera toujours à'la pharmacie McGale les parfums suivants: Kuli-Kuli Violette, Martha Washington, \u2018 Spanish\u2019 Jas- \u2018I mina, Florida\u201c\u2018Breeze, -Stephanatis, et' le musc donc.\u2018Après ça tirons l\u2019échelle.si.CL .x - Cri du cœur.And 14 .On s'empresse autour d\u2019une femme er.core jeune qui vient de \u2018pérdre son mari.Chas | cun essaie de la consoler.\u2019 Aprés:avoir ver- | d'abondantes larmes, la véuve \u201cpousse |.\u20ac LA \u201c\u2014Ah ! si seulement j'étais jolie.JAF À la chasse : Bobinard tire un lièvre et blesse un paysan qui labourait près de là, Le maladroit donne aussitôt les signes du plus violent désespoir.Comme on essaie de le calmer : \u2014Non, non, s'écrie Bobinard : je ne me pardonnerai jamais d'avoir manqué un si beau lièvre ! ws La Bibliothèque à Cing Cents voit chaque jour son succès s\u2019affermir.D'où lui vier.t cette faveur particulière du public?Il suffit de parcourir au hasard un des numéros hebdomadaires de cette intéressante publication, et l'on se rendra immédiatement compte du choix éclairé, de l'attention scrupuleuse qui président à sa composition.Les sujets les plus variés dans le Romar, la Littérature, l'Histoire, les Voyages, les Scènes du Désert ou de la Vie Indienne, y sont tour à tour développés avec l'attrait puissant des poignantes émotions que font naître les grands spectacles de la nature, et l'analyse des sentiments les plus tendres et les plus délicats du cœur humain.: À ces divers titres, La Bibliothèque à Cing Cents a sa place marquée d\u2019avance à tous les foyers, où elle fera les délices du vieillard aussi bien que celles de la jeune fille.Prix d'abonnement un an, $z.50 ; six mois, $1.25.S'adresser à Poirier, Dessette & Cie, 1540 Rue Notre-Dame, Montréal.LOTERIE NATIONALE Les lirages mensuels ont lieu le troisième mercredi de chaque mois, La valeur des prix qui seront tirés le Mercredi, 16 Novembre '87 \u2014 SERA DE \u2014 $60,000.00 OOUT DU BILLET Prémière Série - - - 81.00 Deuxième Série .= «= 2F etn r&-Demandez le catalogue des prix-@ Le Secrétaire, S.E.LEFEBVRE, 19, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL J.N.LAMARCHE RELIBUVR No.17, RUE SAINTE - THERESE Entre les vues St- Vincent et St-Gabriel MONTREAL, Reliure commerciale et de goût exécuté ave soin promptitude, et à prix trés modérés.L'Imprimerie Générale Exécuto avec diligence toutes espèces de COMMANDES TYPOGRAPHIQUES- IMPRESSIONS DE LUXE, ; IMPRESSIONS DE:CHEMINS DE FER, IMPRESSIONS DE COMMERCE* Ero., Er0., E70.1 L'Imprimerie Générale .EST EN MESURE \u2019 D'EXÉCUTER LES COMMANDES LES PLUS CONSIDERABLES SOUS LE PLUS BREF DELAL : PRIX PRÈS MODÉRÉS.-: -: Co CHARLES BELLEAU;\" , ; ce PTE latine \u2018No 45, PLACE J ACQUES-CARTIER.wl N./B.Les ordres peuvent être déposés aw Cartier, ou au b oc PO hI pp ri bureau de LA MINERVE, No 45, Place Jacques web ureau \u2018de La No 1648, - True Notre-Dame, en'face de l'Hôtel-de-Ville; \u2018: :.i CN ., \u2018 5 ve ; r \u2014 FEUILLETON DU \u2018VIOLON.\u2019 TARTARIN de TARASCON DEUXIÈME ÉPISODE CHPZ LES TEURS 111 Invocation 4 Cervantes.\u2014 Débarquement.Où sont les Teurs ?\u2014 Pas de Teurs.Désillusion.O Michel Cervantes Saavedra, si ce qu\u2019on dit est vrai, qu'aux lieux où les grands hummes ont habité quelque chose d'eux-mêmes erre et floite dans l'air jusqu\u2019à la fin des âges, ce qui restait de toi sur la plage barbaresque \u201c dut tressaillir de joie en voyant débarquer Tartarin de Tarascon, ce type merveilleux du Français du Midi en qui s'étaient incarnés les deux héros de ton livre, Don Quichotte et Sancho Panga.L'air était chaud ce jour-là.Sur le quai ruisselant de soleil, cinq ou six douaniers, des Algériens attendant des nouvelles de France, quelques Maures accroupis qui fumaient leurs longues pipes, des matelots maltais ramenant de grands filets où des milliers de sardines luisaient entre les mailles comme de petites pièces d'argent.Mais à peine Tartarin eut-il mis pied à terre, le quai s'anima, changea d'aspect.Une bande de sauvages, encore plus hideux que les forbans du bateau, se dressa d\u2019entre les cailloux |.de la berge et se rua sur le débarquant.Grands Arabes tout nus sous des couvertures de laine, petits Maures en guenilles, Nègres, Tunisiens, Mabonnais, M'zabites, garçons d\u2019hôtels en tablier blanc, tous criant, hurlant, s'acerochant a ses habits, se disputant ses bagages, l'un emportant \u2018ses conserves, l'autre ea pharmacie, et, dans un chechia fantastique, lui jetant des noms d'hôtel invraisemblables.Etourdi de tout ce tumulte, le pauvre Tartarin allait, venait, pestait, jurait, se démenait, courait aprés ses bagages, et, ne sachant comment se faire comprendre de ces barbares, les haranguait en français, en provençal, et même en latin, du latin de Pourceaugnac, rosa, la rose, bonus, bona, bonum, tout ce qu\u2019il savait.Peine perdue.\u2018 On ne l'écoutait pas.Heureusement qu'un petit homme, vêtu d\u2019une tunique a collet jaune, et armé d'une longue canne de compagnon, intervint comme un-dieu d\u2019Homère dans la mêlée, et dispersa toute cette raeail- le à coups de bâton.Très poliment, il engagea Tartarin à descendre à l'hôtel de l\u2019Europe, et le confia à des garçons qui 'emmenérent, lui et ses bagages, en plusieurs brouettes.Aux premiers pas qu'il fit \u2018dans Alger, Tartarin de Tarascon ouvrit de grands yeux.D'avance il s\u2019était figuré une ville orientale, féerique, mythologique, quelque chose tenant le milieu entre: Constantinople et Zanzibar\u2026 Il tomibait en plein Tarascon: Des cafés, des restaurants, de larges rues, des maisons à quatre étages, une petite place macadamisée où des musiciens de la ligne jouaient des polkas d'Offenbach, des messieurs sur des: chaises buvant de la bière avec des échaudés, des dames, quelques lorettes, et puis des militaires, encore des militaires, toujours des militaires.| et pas un Teur !.Il n\u2019y avait que lui.Avssi, pour traverser la place, se trou- va-t-il un peu gêné.Tout le monde le regardait: Les musiciens de la ligne s'arrêtèrent, et le polka d'Offenbach resta un pied en l\u2019air.Les deux fusils sur l'épaule, le revolver sur la hanche, farouche et majestueux.comme Robinson Orusoé, Tarfrin\"passs' gravement au milieu-de, CNE tous.les\u2019 groupes ; mais, en \u2018arrivant à, BE VIOEON- l'hôtel ses forces l'abandonnèrent.Le départ de Tarascon, le port de Marseille, la traversée, le prince monténé- grin, les pirates, tout-se brouillait et roulait dans sa tête.Il fallut le monter à sa chambre, le désarmer, le déshabiller\u2026.Déjà même on parlait d'envoyer chercher un médecin ; mais, à peine sur l\u2019oreiller, le héros se mit à ronfler si haut et de ei bon cœur, que l'hôtelier jugen les secours de la science inutiles.et tout le monde se retira discrètement.IV Le premier aff.Trois heures sonnaient à l'horloge du Gouvernement, quand Tartarin se réveilla.Il avait dormi toute la soirée, toute la nuit, toute la matinée, et même un bon morceau de l\u2019après- midi; il faut dire aussi que depuis trois jours la chechia en avait vu de rudes !.La première pensée du héros, en ouvrant les yeux, fut celle-ci: \u201c Je suis dans le pays du lion!\u201d pourquoi ue pas le dire ?à cette 1dée que les lions étaient là tout près, à deux pas, et presque sous la main, et qu\u2019il allait falloir en découdre, brr! un froid mortel le saisit, et il se fourra intrépidement sous sa couverture.Mais, au bout d\u2019un moment, la gaieté du dehors, le ciel si bleu, le grand soleil qui ruisselait dans la chambre, un bon petit déjeuner qu'il se fit servir au lit, le tout arrosé d\u2019un excellent flacon de vin de Crescia, lui rendit bien vite son ancien héroïsme.\u201c Au lion ! au lion !\u201d criait-il en rejetant sa couverture, et il s'habilla prestement.Voici quel était son plan : sortir de la ville sans rien dire à personne, se jeter en plein désert, attendre la nuit, s'embusquer, et, au premier lion qui passerait, pan ! pan !'.Puis revenir le lendemain déjeuner à l'hôtel de l\u2019Europe, recevoir les félicitations des Algériens et fréter une charette pour aller chercher l'animal.Il Sarma donc & la hate, roula sur son dos la tente-abri dont lo gros manche montait d'un bon pied au-dessus de sa tête, et raide comme un pieu, descendit dans la rue.Là, ne vonlant demander sa route à personne de peur de donner l'éveil sur ses projets, il tourna carrément à droite, enfila jusqu\u2019au bout les arcades Bab:Azoun, où du fond de leurs noires boutiques des nuées de juifs algériens le regardaient passer, embusqués dans un coin comme des araignées ; traversa la place du Théâtre, prit le faubourg et enfin la grande route poudreuse de Mustapha.Il y avait sur cette route un encombrement fantastique.Omnibus, fiacres, corricolos, des fourgons du train, de grandes charrettes de foin trainées par des bœufs, des escadrons de chasseurs d'Afrique, des troupeaux de petits ânes microscopiques, des négresses qui vendaient des galettes, des voitures d\u2019Alsaciens émigrants, des spahis en manteau rouge, tout cela défilant dans un tourbillon de poussière, au milieu des cris, des chants, des trompettes, entre deux haies de méchantes, baraques où l\u2019on voyait de grandes Mahonnaises se peignant devant leurs portes, des cabarets plein de soldats, des boutiques de bouchers, d\u2019équarrisseurs\u2026.\u201cQu'est-ce qu\u2019ils me chantent donc avec leur Orient?\u201d pensait le grand Tartarin ; \u201cil n'y a pas même tant de Teurs qu'à Marseille.\u201d , _ Tout à coup, il vit passer près -de Ini, allongeant ses grandes jambes et rengorgé comme un dindon, un super.Des chameaux! Les lions ne devaient pas être loin ; et, en effet, au bout de cinq minutes, il vit arriver vers \u2018lui, le fusil \u2018sur l\u2019épaulé, toute ule troupe de chasseurs do lions._ \u201cLes laches!\u201d se dit noire héros en passant à côté, d\u2019enx,* les\u2019 lâches ! Aller\u2018auslion par-bändes, et avec: des be chameau: Cela lui-fit-battre le cœur.chiens !.\u201d Car il ne se serait jamais imaginé qu'en Algérie on pût chasser autre chose que des lions.Pourtant ces chasseurs avaient de si bonnes figures de commerçants retirés, et puis cette façon de chasser le lion avec des patriarcale, que le Tarasconnais, un peu intrigué, erut devoir aborder un de ces messieurs.\u201cEt autrement, camarade, bonne chasse ?\u2014Pas mauvaise, \u201d répondit l\u2019autre en regardant d\u2019un œil effaré l\u2019armement considérable du guerrier de Tarascon.\u201c Vous avez tué ?\u2014Mais oui.pas mal.voyez plu- tot.\u201d Et le chasseur algérien montrait sa carnassidre, toute gonflée de lapins et de bécasses.\u201cComment ça! votre carnassière ?\u201d vous les mettez dans votre carnassière ?\u2014Où voulez-vous que je les mette ?\u2014Mais alors, c'est.c'est des tout petits.\u2014Des petits et puis des gros,\u201d fit le chasseur.Et comme il était pressé de rentrer chez lui, il rejoignit ses camarades à grandes enjambées.L'intrépide Tartarin en resta planté de stupeur au milieu de la route.Puis, après un moment de réflexion : \u201cBah!\u201d se dit-il, \u201cce sont des blagueurs\u2026 Ils n\u2019ont rien tué du tout.\u201d et il continua son chemin.Déjà les maisons se faisaient plus rares, les passants aussi.La nuit tombait, les objets devenaient confus.Tartarin de Tarascon marcha encore une demi-heure.À la fin il s'arréta.C'était tout à fait la nuit.Nuit sans lune, criblée d'étoiles.Personne sur la route.Malgré tout, le héros pensa que les lions n'étaient pas des diligences etne devaient pas volontiers suivre le grand chemin.Il se jeta à travers champs.A chaque pas des fossés, des ronces, des broussailles, N\u2019importe ! il marchait toujours.Puis tout à coup halte! \u201cIl y a du lion dans l\u2019air par ici, \u201d se dit notre homme, et il renifla fortement de droite et de gauche.y Pan ! Pan ! C'était un grand désert sauvage, tout hérissé de plantes bizarres, de ces plantes d'Orient qui ont l'air de bêtes méchantes.Sous le jour discret des étoiles, leur ombre agrandie s\u2019étirait par terre en tous sens.A droite, la masse confuse et lourde d'une montagne, l'Atlas peut-être!\u2026.A gauche, la mer invisible, qui roulait sourdement.Un vrai gîte à tenter les fauves.Un fusil devant lui, un autre dans les mains, Tartarin de Tarascon mit un genou en terre et attendit\u2026 Il attendit une heure, deux heures.Rien !.Alors il se souvint que, dans ses livres, les grands tueurs de lions n\u2019allaient jamais à la chasse sans emmener un petit chevreau qu'ils attachaient à quelques pas devant cux et qu\u2019ils faisaient crier en lui tirant la patte avec une ficelle.N'ayant pas dée d\u2019essayer des imitations, et se mit à béler d\u2019une voix chevrotante : \u201c M! MêLl.\u201d D'abord très doucement, qu\u2019au fond de l'âtne il avait tout de même un peu peur que le lion l'entendit.puis, voyant que rien ne Rien encore l.Impatienté, il reprit de plus belle et plusieurs fois de suite: * Më !.Mê !\u2026.Mô!.\u201d avec: tant de puissance que -ce \u2018chevreau finissait par avoir l'air \u2018d\u2019un bœuf.lui, quelque chose de noir et de gigantesque s'abattit.Il se.tut.Cela se baissait, flairaitila terre, bondissait, se roulait, partant\u2019 an .galop; puis revenait et s'arrétait net.c\u2019était:le lion, à n\u2019en pas douter! Maintenant on ivoyaittrès bien ses quatre paîtes.cour- chiens et des carnassières était si| de chevreau, le Tarasconnais eut l\u2019i- |: parce |.! venait, il béla plus fort : \u201cMé !.Mé!.\" Tout a coup, à quelques pas devant |\u2018 tes, sa formidable encolure, et deux yeux, deux grands yeux qui luisaient dans l'ombre.En joue ! feu ! pan ! pan |.C'était fait.Puis tout de suite un bondissement en barrière, et le coutelas de chasse au poing.Au coup de feu du Tarasconnais un hurlement terrible répondit.\u2019 .\u201cIl en a!\u201d cria le bon Tartarin, et ramassé sur ses fortes jambes, il se préparait a recevoir la béte ; mais elle en avait plus que son compte ot g'enfuit au triple galop en hurlant.Lyj pourtant ne bougea pas.Il attendait la femelle.toujours comme dans ses livres ! jh ar malheur la femelle ne vint Au bout de deux ou trois heures dat.tente, le Tarasconnais se lassa.La terre était humide, la nuit devenait fraiche, la bise de mer piquait.\u201cSi je faisais un somme en attendant le jour ?\u201d se dit-il, et, pour éviter les rhumatismes, il eût recours à la tente-abri .Mais voilà le diable ! cette tente-abri était d\u2019un système si ingénieux, si ingénieux, qu'il ne put amais venir à bout de l\u2019ouvrir, Il eut beau s\u2019escrimer et suer pendant une heure, la damnée tente ne s'ouvrit pas.I1 y a des parapluies qui, par des pluies torrentielles, s'amusent à vous jouer de ces tours-la.De guer- re-lasee, le Tarasconnais jeta I'ustensile par terre, et se coucha dessus, en jurant comme un vrai Provençal qu'il était.\u201cTa ta ra la Tarata !.\u2014Quès aco ?.\u201d fit Tartarin, s'éveillant en sursaut.C'étaient les clairons des chasseurs d'Afrique qui sonnaient la diane, dans les casernes de Mustapha.Le tueur de lions, stupéfait se frotta les yeux.Lui qui se croyait en plein désert I.Savez-vous où il était.?Dans un carré d\u2019artichauts, entre un plant de choux-fleurs et un plant de betteraves.Son Sahara avait des légumes.Tout près de lui, sur la jolie côte verte de Mustapha supérieur, des villas algériennes, toutes blanches, luisaient dans la rosée du jour levant: on se serait cru aux environs de Marseille, au milieu de bastides et des bastidons.La physionomie bourgeoise et potagère de ce paysage endormi étonna beaucoup le pauvre homme, et le mit de fort méchante humeur.\u201c Ces gens-la sont fous, \" se disait- il, \u201c de planter leurs artichants dans le voisinage du lion.car enfin, je n'ai pas rêvé.Les lions viennent jusqu'ici.En voilà la preuve.\u201d .La preuve, c\u2019étaient des taches de sang que la bête en fuyant avait laissées derrière elle.Penché sur cette piste sanglante, l'œil aux aguets, le revolver au'poing, le vaillant Tarasconnaisarriva d\u2019artichaut enartichaut, jusqu'à un petit champ d\u2019avoine.De 'herbe foulée, une mare de sang, et, au milieu\u2018de la mare, couché sur le flanc avec une large blessure à la tête, un.Devinez quoi !.\" \u201c Un lion, parbleu !.Non ! un âne, un de ces tout petits ânes qui sont si communs en Algérie et qu'on désigne là-bas sous le nom de bourriquots, (A continuer.) \u2014 ram eee Calino est en chemin de fer, par un vent (des plus iolentsr.\u2018\u201cPenchant sa :tête a la \u2018portière, il voit's\u2019envoler son\" chapeau.\u2014=Sacrebleu ! murmura-t-il, \u201cil y a mes (initiales au fond! On va télégraphier à ma famille que-je-me suis brûlé la cervelle ! \u2018 te Champoireau a ordonné à son domcsti- que de mettre de la paille devant sa maison.\u2014Que fais-tu donc faire:là ! lui-demande un desses amis.\u2014Mon ami, tu ne sais donc femme est trés malade, : ==Ah!,je monte la voir.Tan \u2014Tu ne la trouveras pas.Elle est a pas que ma Nice ! na ate gite Entre-fillettes, la conversation«roule sur les POUPEES; sti iu ft Moi, s'écrje Ta.petite Lili j'adore les.poapées qui parlent.40° 1 100 |
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