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Titre :
Le violon
Hebdomadaire, Le Violon est un journal humoristique illustré qui fait flèche de tout bois à partir des actualités, des travers des personnages publics et des indiscrétions du carnet social.
Éditeur :
  • Montréal: :[s.n.],1886-1888
Contenu spécifique :
samedi 8 octobre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le violon, 1887-10-08, Collections de BAnQ.

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[" 1 ï .NL ADMINISTRATION | REDACTION 45 RLACE JACQUES-CARTIER ABONNEMENT UN AN - - $1.00 STRICTEMENT D'AVANCE JOURNAL QUI ; Sh dey Communes FAIT DANSER ANNONCES MESURE AGATE lero INSERTION, ,10 Cents Autre \u201c 5 Cents A LONGS TERMES CONDITIONS SPECIALES LE NUMERO DEUX CENTINS VOL.II MONTRFAL, SAMEDI, 8 OCTOBRE 1887 No 3 ¥.X.LEMIErX, Cuties, Otiuwa, Out - D AWN = 7 SR, _ WN A Se.= \u20ac L'ENQUETE DES BOODLERS LE.MAIRE ABBOTT\u2014Cré fromage puant ! C\u2019est un job difficile de le dépecer.LADÉBAUCHE\u2014Ça pue pas bon, ça sent le gaz et les vidanges, Pouah! Il n\u2019y à rien comm:e les fromages rouges pour se gâter comme ça.7 Peut-on mourir de peur ?Peut-on mourir de peur ?se demande le journal médical anglais Zhe Lancet, A propos du cas tout récent d'une jeune femme de Keating, L'affirmative ne semble pas douteuse, au moins dans le cas en question.Cette jeune femme, voulant en finir avec la vie, avait avalé une certain: quantité de poudre insecticide, après \u201cuoi elle s'était étendue sur son lit, où elle fut trouvée morte au bout de quelques heures.Il y eut en quête et autopsie.L'analyse de la poudre trouvée dans l'estomac, et qui n\u2019avait même pas été digérée, démontra que cette poudre était absolument inoffensive par elle-même.aû moins pour un être humain.Et pourtant la-jeune femme était-bel et bien morte.Les médecins chargés de l'affaire estiment que le sujet, doué d\u2019une imagination exaltée et d\u2019un tempérament éminemment nerveux, a dû mourir par syncope, sous le coup de la violente émotion consécutive à l'absorption de la poudre supposée mortelle.The Lancet rapproche de ce cas tout récent deux exemples de cruelle mystification, où la mort survint également sous le coup d'une profonde terreur.Le premier est le cas classique d'un condamné anglais du siècle dernier livré à des médecins pour servir à une expérience psychologique, dont la mort fut le résultat.Ce malheureux avait été solidement.attaché à une table avec de fortes courroies ; on lui avait bandé les yeux, puis on lui avait annoncé qu\u2019il allait être saigné au cou et qu'on laisserait couler son sang jusqu'à épuisement complet, après quoi une piqûre insignifiante fut pratiquée à son épiderme avec la pointe d'une aiguille et un syphon déposé près de sa tête, de manière à faire couler sur son cou un filet d\u2019eau qui tombait sans interrup tion, avec un bruit léger dans un bassin placé à terre.Au bout de six minutes, le supplicié, convaincu qu'il avait dû perdre au moins \u2018sept ou huit pintes de sang, mourut de peur.Le second exemple est celui d\u2019un portier de collège qui s'était attiré la haine des élèves soumis à sa surveillance.Quelquesuns de ces jeunes gens s'emparérent de sa personne, l\u2019enfermèrent dans une chambre obscure et procédérent devant lui à un simulacre d\u2019enquête et de jugemient.On réca- pitula tous ses crimes ; on conclut que la mort seul pouvait les expier et que cette peine serait appliquée par décapitation.En conséquence, on alla chercher une hache et un billot, qu\u2019on déposa au milieu de la salle.On annonça au condamné qu'il avait trois minutes pour se repentir de ses fautes et faire sa paix avec le ciel.Enfin, les trois minutes écoulées, on lui banda les yeux! et on le força de s'agenouiller, le col découvert, devant le billot, après quoi les tortionnaires lui donnèrent sur la nuque un grand coup de serviette mouillée et lui dirent, en riant, de se relever.A leur extrême surprise, l'homme ne bougea pas.On le secoua, on lui tâta le pouls, Il était mort.Mort de peur, évidemment, sous l'influence de la terrible épreuve à laquelle \u2018il venait d'être soumis.oo \u2014\u2014 LE VIOLON LE VIOLON Paraît tous les samedis.L'abonnement est de $1.00 par année, invariablement payable d'avance.Nous le vendons aux agents scize cents la douzaine.Toutes communications doivent être adressées somme suit : LE VIOLON, 45, Place Jacques-Cartier, MONTRÉAL.H.BERTHELOT, RÉDACTEUR.MONTREAL, 8 OCTOBRE 1887 rédacteur de 1'Etendard s'opposant à la publication des annonces officielles du gouvernement Mercier dans les colonnes de son journal et refusant les impressions des rapports des départements et n\u2019acceptant ces entreprises que lorsque son conseil d'administration l'y oblige péremptoirement, nous rappelle l'habitant et son veau.Lorsque l'habitant en question jugea qu\u2019il était opportun d\u2019arracher le veau au sein de sa mére, afin de lui faire boire du lait dans une auge pour la première fois, ce dernier -se mit en insurrection contre le fermier, -Celui-ci faillit lui arracher les oreilles en le tirant vers l'auge.Lorsque le jeune animal -eut le nez dans le lait, il s\u2019y délecta à tel point que son maître faillit lui arracher la queue pour l'empêcher de boire trop longtemps.Cette historiette, mériterait les honneurs de la gravure ; Crincrin devrait nous faire une caricature là dessus.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA CONTESTATION D°YAMASKA Nos lecteurs ont du apprendre par les grands journaux comiques que la contestation de Pélection de M.Vanasse dans Yamaska avait été déboutée.Il est naturel de supposer que le député au fédéral, après s'être enlevé cette épine du pied, a dû éprouver une satisfaction portée à sa troisième puissance et que les libéraux qui voulaient lui enlever son mandat et le déqualifier pour sept ans, ont dû avoir la figure longue comme une journée sans pain, Vous vous trompez, mes petits agneaux, vous broutez à belles dents l'herbe de la déception dans le champ de l'erreur.Ce sont les gros bonnets rouges du comté qui nagent aujourd\u2019hui dans un océan de félicité, Les purs d'Yamaska ont été se tremper dans les flots du Pactole.Ils ont capitulé devant Sa Majesté le roi Dollar, en renonçant à leur projet d'invalider l'élection de M.Vanasse.Nuus ignorons le montant de la somme qu\u2019ils ont exigée, mais nous savons que les chefs rouges se sont payé un sardanapale intime où le champagne a été bu à tire larigot.La bourse de ces messieurs est devenuz subitement pléthorique et l\u2019un d\u2019eux immédiatement après le règlement de la contestation s'est empressé de se rendre à Montréal où il a acheté chez un ébéniste de la rue Notre-Dame un ameublement de luxe pour sa maison.Bref le règlement .du.procès de M, Va.Masse doit etre mis dans le meme sac que \"celui de l'élection.de feu M.Mousseau.C\u2019est le cas\u2019de dire avec Virgile : Quid non mortalia Auri sacra fames, : Amour \u2018sacré des token,*que:de- bêtises tu L'histoire du pectorn cogis press fig faire aux habitants 1\u201d en.La situation alarmante de l\u2019Europe D'après la presse parisienne et américaine.Les faits divers suivants ont paru avant- hier dans le Figaro de Paris: Johann Schmidt a été arrêté pour avoir joué du cornet à piston sur le boulevard de Sébastopol au milieu de la nuit.Il a été traduit en police correctionnelle et il en a été quitte pour une verte réprimande.Le comte Von Munster, l'ambassadeur prussien, est parti pour aller visiter sa famille dans le Hanovrevaroise n'a pu recevoir ses amis hier, à cause d\u2019une migraine qui l\u2019a retenue à son hôtel.Une bande de gamins se sont amusés hier après-midi à lancer des pétards devant l'ambassade allemande et ont causé un rassemblement d'une vingtaine de badauds qui a été dispersé par un sergent de ville.Ces notes locales du journal français ont donné lieu aux dépêches suivantes qui ont été envoyées par le câble aux journaux des Etats-Unis et du Canada.Le sentiment d'hostilité qui asime la France contre la Prusse s\u2019accentue tous les jours.Les Allemands résidant à Paris sont en butte à de nombreuses persécutions qui rendent la situation des plus alarmantes, On s'attend à une déclaration de guerre avant vingt-quatre heures.Il règne une pa nique à la bourse et les affaires en général sont paralysées.Herr Johann Schmidt, ex-directeur du grand opéra de Strauss von Seidlitz, a été arrêté hier après-midi, sur le boulevard de Sébastopol, sans raison légitime.Il est maintenant en prison et on refuse de lui donner un procès, Les persécutions sont aussi dirigées contre les femmes.Mademoiselle Fraulein Von Karrotten, la prima dona bavaroise, qui voulait se promener hier près de son hôtel en a été empêchée par une populace furieuse qui s\u2019était massée près de sa porte.Elle aurait été assurément attaquée si elle s'était montrée sur la rue.L'émotion lui causa une attaque de nerfs et elle dut rester enfermée dans ses appartements pendant toute la journée du lendemain.La fureur populaire ne connaît plus de bornes et hier elle a atteint son paroxisme lorsqu'on a voulu faire sauter l'ambassade allemande à l\u2019aide de la dynamite.Des barricades ont été érigées dans les rues avoisinant I'hétel qui a été attaqué par la populace ; tous les carreaux ont été brisés et les murailles démolies en plusieurs endroits.La police a été impuissante contre la foule et on a dû faire venir un escadron de cuirassiers pour rétablir l'ordre, Dans la mêlée le comte de Munster, l\u2019ambassadeur prussien, a réussi à se sauver sous le déguisement d'un cuisinier, en passant par une porte cochère.On dit qu\u2019il s\u2019est réfugié dans le Hanovre.Le gouvernement du président Grévy a ordonné la suppression des rapports de cette échaffourrée dans la presse locale et notre correspondant a été le seul journaliste étranger qui ait réussi à se procurer des renseignements exacts sur ces malheureux incidents.L\u2019enquète des Boodlers, L'enquête municipale sur les Boodlers n'avance pas plus rapidement dans son affaire qu'un cocher de place pris à l'heure, Les enquêteurs se livrent deux fois par semaine à l'exercice bien connu de tourner autour du pot.Ils sentent bien ce qu\u2019il y a dedans, mais ils n'osent pas enlever le couvercle, de crainte d'être asphyxiés par l'odeur.l'intérieur du pot, mais on le tient constamment dans la fumée et la vapeur de l'incertain.Définitivement l\u2019investigation, si elle se continue comme ellè a commencé, ne cris- \u2018tallisera aucune des accusations portées Fraulein von Karotten, la chanteuse ba-| Le public voudrait s'approcher pour voir ;- \u2018contre les BoSdlers.| moins ont les oreilles dans le crin chaque fois que les avocats leur posent une question de nature à compromettre un échevin.Ils se renferment dans un mutisme désespérant lorsqu\u2019ils doivent répondre à une question importante.Le VIOLON avait un reporter chargé tle lui donner un compte-rendu de l'enquête.Voici les détails d'un interrogatoire : | L'avocat\u2014Comment vous appelez vous ?Le témoin.\u2014Je m'appelle Dumaine.L'avocat \u2014À vez-vous eu un contrat pour les vidanges de la corporation ?A A Le témoin.\u2014Oui, comme manière ?L'avocat.\u2014Avez-vous donné une certaine somme d'argent à un des échevins pour avoir cette entreprise ?Le comité dit que le témoin ne doit pas répondre à cette question attendu qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019accusation de cette nature portée contre les échevins.L'avocat.\u2014Dites-nous si vous,avez en aucun temps donné de l'argent à des échevins ?Le témoin, \u2014Je ne m'en rappelle pas.L'avocat.\u2014Avez vous fait des soumissions pour le contrat des vidanges ?Le ténoin.\u2014Je ne m'en rappelle pas.L'avocat \u2014Vous rappelez-vous de ce qui s'est passé avant que l\u2019on vous ait donné le contrat ?Le témoin.\u2014Je ne me rappelle rien de tout cela.Quant aux échevins, ni vus, ni connus, je vous embrouille.Où continue alors l'interrogatoire du témoin comme suit : L'auwvea!.\u2014A quelle heure vous levez- vous ?Le ténoïn.\u2014A six ou sept heures du*matin, ça dépend.L'avocat.\u2014Portez-vous des corps et des chaussons de laine ?Le témoin.\u2014En hiver seulement.L'avocat.\u2014Fumez vous la pipe ou le cigare ?Le témoin.\u2014TJe fume la pipe.L'anocat \u2014Fumez-vous du tabac importé ou du tabac canadien ?Le témoin.\u2014Du tabac canadien.L'avocat \u2014Vous couchez-vous avec un bonnet de coton ?Le témoin.\u2014Je porte une tuque de laine rouge ou bleue.Le matre.\u2014C'est assez, messieurs, le témoin peut se retirer.On appelle un nouveau témoin.\u2018Celui-ci déclare qu\u2019il ne répondra à aucune question à moins qu'il n\u2019y soit autorisé par l\u2019échevin dont il est fait mention dans son interrogatoire.Un autre se retranche derrière le secret professionnel et il n\u2019y a rien au monde pour lui délier la langue.Un autre est absent de la ville pour quinze jours.Maintenant comment voulez-vous qu\u2019il sorte quelque chose de sérieux de cette enquête ?Le boodlage existe, chacun sait ça.Mais le moyen d'avoir une preuve concluante contre les coupables, c'est là le £e arfem.Nous est avis que le comite d'enquête a entrepris de chercher une aiguille dans un voyage de foin.Il y avait pourtant un moyen d'arriver à la vérité, c'était d'adopter le même moyen qu'ont pris les citoyens de Chicago pour purger leur conseil des boodlers qui l\u2019infestaient.Ce moyen serait de souscrire |une somme de $300,000 pour acheter quelque contracteur ou quelque spéculateur qui se laisserait allécher par un appat habilement offert.L'arrestation des boodlers de Chicago a cofité $600,000 à ses contribuables.Nous avons dit $300,000 pour Montréal ; ce n\u2019est pas trop, si l\u2019on tient compte de sa population actuelle, Qu'importe aujourd'hui les noms des boodlers de notre hôtel de ville sont dans toutes les bouches et aux prochaines élections municipales, attendons-nous à une razzia.L'enquête n\u2019entrainera pas l\u2019arrestation des coquins, mais elle aura pour effet de les faire condamner- par le\u2019 votespopu- aire.; CU \u2018\u2018A\u2018bas les boodlers ! \u2014 Que voulez-vous, les trois-quarts des té- Les chasseurs des Iles de Sorel Black Joe chassant dans les iles de Sorel, La chasse, dit un chroniqueur du moyen- âge, sert à fuir tous péchés mortels ; bon veneur a en ce monde joie, liesse et déduit et aprés aura paradis encore, Saint Eustache et Saint Hubert étaient tous deux passionnés pour la chasse.Malgré cela le VIOLON est loin de partager l'avis du vieux chroniqueur lorsqu'il dit que le chasseur fuit tous péchés mortels.S'il avait connu les chasseurs de Montréal qui vont tous les automnes dans les îles de Sorel, il n'aurait jamais émis cette opinion.Nous n\u2019apprendrons rien a nos lecteurs en leur disant que les Nemrods de Montréal qui prétendent faire des massacres terribles de canards à l'entrée du lac St-Pierre, ne sont que des vivlateurs éhontés du huitième commandement de Dieu : » Faux témoignage ne diras\u2019 Ni mentiras aucunement.Avez-vous jamais vu un chasseur de vos amis revenir de Sorel sans vous larder de mensonges à triple détente ?Si quelques lecteurs du VioLoN doutent de la chose qu'ils s'embarquent le dimanche soir à Sorel à bord du Zrois-Rivières.ls verront sur le pont du vapeur ces chasseurs intrépides avec des carnassières bondées de canards et d\u2019autres gibiers à plumes.Tenez, nous disait dimanche dernier un employé du Zrois-Rivières, regardez ce Montréalais avec sa charge de gibier et son fusil à deux coups.C'est Black Joe, qui ne voit pas plus clair qu'une taupe.Rendu à Montréal il jurera ses grands dieux qu\u2019il a abattu aujourd\u2019hui cinq ou six douzaines de canards sauvages.L'autre chasseur à côté de lui c\u2019est le conducteur Bob Jelly du Pacifique.Il n\u2019a pas tué ce gibier.Celui qu\u2019il porte a la main a été acheté hier soir chez un commerçant du marché.Lorsque Black Joe aura raconté sa chasse invraisemblable, Jelly sera là pour confirmer la blague en tous points.Si l\u2019on doute des paroles de Jelly, Charles Meunier, sera là pour les appuyer.Malheureux - chasseurs ! si vous étiez les seuls habitants de la terre, la Vérité ne sortirait pas une seconde de son puits pour humer l'air frais du dehors., > Nous Marions Virginie \u201cNous marions Virginie,\u201d tel est le titre d'un roman désopilant, par Eugène Chavette, qui a été publié par Zæ Bibliothèque Française au commencement du mois dernier.Il est difficile de trouver dans la littérature moderne rien de plus drôle que cet ouvrage.Outre cette œuvre remarquable, on trouve dans le même volume \u2018\u2018 Julia de Trécœur,\u201d par Feuillet, un roman que le succés a consacré et qui est un chef d'œuvre du genre.Enfin, et toujours dans le même numéro, une charmante nouvelle de G.Ohnet, intitulé \u201c Le malheur de tant\u20ac\"Ursule.\u201d Ces trois ouvrages de premier ordre et qui cofiteraient un dollar chacun, en librairie, sont contenus dans un seul volume de La Biblivthéque Frangaise, an prix de 135 cts.\u2014_\u2014 ii \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Une fable-proverbe du Zam-Zam : Deux blancs qui voyageaient, l'un maigre, l\u2019autre gras, Sans so quereller fort ne pouvaient faire un pas.La dispute parfois tournait vraiment à l'aigre, Le grassouillet blaguant énormément le maigre.Sans escorte un baau jour ayant poussé trop loin, Ils sont pris par des Noirs ombusqués dans un coin.L'homme gras aussitôt par ces vilains sauvages, Est saîsi, puis mangé par nos antropophages.En voyant embrocher le Gras, le Maigre dit : Trop gras, t'es cuit! Ph Simple réflexion : Co Il y a des peuples .qui sont-plus faciles que d\u2019autres à révolutionner.Ainsi, il suffit.d\u2019avoir un'habit«pour pou- : | voit'soulever les\"Basques.#, ai LE VIOLON ONE = COUPS D\u2019ARCIET Un monsieur entre dans une buvette de la rue Sainte Catherine et, après avoir payé sa consommation, il reçoit comme monnaie de l'aubergiste une pièce dc cinq centins affreusement mutilée.\u2014Est-ce que vous nc pourriez pas, dit-il, me rendre ma monnaie avec une pièce de meilleure mine ?\u2014Ce Cinq centins cst bon\u2014Vous voyez bien qu'il n'est pas percé.\u2014Il est vrai qu\u2019il n'y a pas de trou dedans, mais cette pière n\u2019a pas une forme bien gracieuse.J'aurai de la difficulté à la faire passer.\u2014Elle est pourtant bien facile à passer.\u2014Pardonnez, monsieur, elle ne l\u2019est pas.\u2014Au contraire, mon ami, elle est très facile à passer.\u2014Si elle est facile à passer, pourquoi ne passe-t-elle pas avec moi ?\u2014En effet, je commence à croire que c'est peut-être le cas.Et l'aubergiste donna une bonne pièce au client.x*x Pendant les dernières assises de la cour du Banc de la Reine, le juge faisait l\u2019allocution ordinaire aux petits jurés, lorsqu'un de ces derniers perdit connaissance et s'affaissa près de son siège.Son Honneur venait de dire : \u2018 Messieurs les petits jurés, avant d'en arriver à un verdict, vous prendrez en considération la déposition de chaque témoin de la défense et vous lui donnerez son plein poids.\u201d Aux mots plein poids, le juré eut une syncope.C'était un marchand de charbon.wy Buvez de l'Eau de St.Léon pour gdérir le rhumatisme, la constipation et la dyspepsie.Dépot Central No.54.Carré Victoria.Téléphone 1432.a Avant de prétendre que la queue d\u2019un cochon n'est d'aucune utilité pour son propriétaire, rappelez-vous que vous avez vous- même:en arrière de votre habit deux boutons qui ne boutonnent rien du tout.* * % On dit que les éléphants sont sujets au rhumatisme.Mais il y a une phase de la terrible maladie clic ils ne passent pas.Ils n\u2019entendent pas parler les gens qui connaissent des remèdes infaillibles pour leur mal.* \u201c+ Un homme d'ordinaire ne commence pas à devenir un menteur sérieux avant de posséder un chien.\u2014\u2014© = es La guillotine.\u2014 On sait que Pranzini, récemment exécuté À Paris, a été très crâne sur l\u2019échafaud ; vé- titable comédie, il a joué son rôle jusqu\u2019au bout, et dame ce ne doit pas être chose facile.Nous avons voulu savoir quelle a été l'attitude des criminels les plus célèbres devant l\u2019échafaud, et les recherches que nous avons faites établissent que la plupart ont su, tout comme l'assassin de la rue Montaigne, rester maîtres d'eux-mêmes dans cette minute suprême.ws Lacenaire est celui dont la nature se rap- -prochait le plus de celle de Pranzini.*Comme lui; il: avait reçu une certaine éducation et il a posé jusqu'au dernier moment.Il fut \u2018exécuté en même temps que son complice Avril.| Il se présenta à l\u2019avant-greffe, ou l\u2019on de- \u2018Vait-procédér à la toilette des-condamnés le cigare à la bouche, avec une assurance qui n'était \u2018pas exempte d'affectation.Il-deman- \u2018da le même vêtement'qu'il*portait:à la\u2019cour.2 n'es jamai- content, commu lui.(, a mm red I (TIS ! Li GE LA MERE MERCIER \u2014 Quelle nation d'enfants ! Anselme, veux-tu bien te taire ! Tu ANSELME \u2014 Honoré n deux biberons à pr-sent et moi je n'vn ai qu'un : j'en veux deux LA MÈRE MERCIER\u2014Attendez un peu, mes mauvais garnements, Laissez-moi emplir les suçons des autres.Je vous promets une dégelée à tous les deux.d'assises ; on s\u2019empressa de le lui donner : c\u2019était une redingote qu\u2019il jeta en minteau sur ses épaules.Avril ne fit point parade de son assurance comme Lacenaire, mais il montra un sangfroid extraordinaire.Le jour commençait à poindre, et, comme on était au mois de Janvier, Avril ne put réprimer quelques frissons.Alors, parodiant sans le savoir le mot célèbre de Bailly ; \u2014Diable ! dit-il, je tremble de froid.Ou est capable de croire que j'ai eu peur.Il demanda un petit verre d'eau-de-vie pour se réchauffer ; un gardien le lui apporta.\u2014 Merci, mon vieux, dit-il.Et il avala le breuvage d'un trait en faisant clagner sa langue.Lorsqu'on lui eut attaché les pieds et les mains, comme à Lacenaire, il prit congé des personnes présentes, prononça ces mots, avec l'accent d\u2019une grave bonhomie : \u2014Adieu, tout le monde ! Arrivé devant la guillotine, Avril, .qui devait être exécuté le premier, monta d\u2019un pas ferme les marches de l'échafaud.Rendu sur la plate-forme, il se retourna vers Lacenaire et cria d\u2019une voix forte et assurée : \u2014Adieu, Lacenaire ! Adieu, mon camarade ! Un imperceptible sourire glissa sur la face pâle de ce dernier, qui avança la tête pour voir tomber celle de son complice.Le bruit du couteau ne le fit même pas tressaillir.Il gravit à son tour les degrés qui le conduisaient à la mort, sans l'aide ce personne, et sans dire un mot, il viut lui-même se placer sur la guillotine, toute dégouttante du sang d'Avril, : «Fx ; Papavoine, qui fut condamné à mort pour avoir assassiné deux enfants dans le bois de Vincennes, est assurément l\u2019une des plus étranges figures que l'on puisse rencontrer parmi les criminels.Ou sait que ce malheureux assassina de but en blanc ces pauvres petits, sous les yeux de la mère, sans qu'il pût lui-même indiquer à son action d\u2019autres motifs que des hallucinations par lesquelles il aurait été tourmenté, et la fièvre et le délire qui s\u2019en seraient suivis, Papavoine fut donc condamné, les jurés ayant cru à la ruse, à l'hypocrisie, à la folie simulée, et n'ayant pas voulu admettre qu'un maniaque sanguinaire eût pu frapper deux victimes sous l'influence d\u2019un vertige.Il marcha à la mort avec une indiff:renee complète et comme s\u2019il n'eût pas eu le sentiment de sa situation.Deux fois, pendant le trajet, il demanda si on allait bientôt arriver ; il paraissait impatient d'en finir.Comme le cortège débouchait sur la place, il dit: \u2014Ce n'est pas de mourir que je regrette ; valétudinaire comme je suis, la vie était un fardeau pour moi.Ce n\u2019est pas méme la douleur que doit éprouver ma pauvre vieille mère \u2018qui me pèse le plus sur le cœur ; ce sont ces deux pauvres petits enfants que j'ai tués si malheureusement, dont le souvenir empoisonne ma dernière heure.Si mon sang, qu\u2019on va répandre, avait le pouvoir de les ressusciter, j'aurais du bonheur a le voir: couler, * *+* Dumollard, l'assassin des bonnes, craignit, lui,.de s\u2019enrhumer.Il se couvrit avec.pté- caution pour-né.pas.ressentir le froidŸde la uit, et ne perdit pas une minute son calme.Arrivé près de la machine il la regarda, nonta, ct se retournant, recommanda à un 4e darme de rappeler à sa femme qu'une voisine, la femme B«rthet, leur devait vingt- ept francs moins un sou.Ce fut la dernière pensée de cette brute.Castaing, le jeune médecin, qui avait em- voisonné deux de ses amis dont il devait hériter, fut moins brillant à l'approche de la mort.Lorsqu'il aperçut l'exécuteur, son visage déjà animé se colora davantage.Il parut craindre que, dans les apprêts qu'on allait lui faire subir, il n\u2019y eût quelque chose quiengendrât une douleur physique ; c'est du moins ce qu\u2019il dit lui-même, après avoir fait un premier mouvement d'effroi involontaire.\u2014 Surtout, ne me faites pas de mal, je vous en prie, s\u2019écria-t-il.Vous allez me tuer tout à l'heure, il est inutile de me faire souffrir.Pendant qu'on lui coupait les cheveux, il dit, en faisant allusion à ses victimes.\u2014Oh ! mes pauvres amis, si vous me voyiez ici, que diriez-vous ?C\u2019est moi qu\u2019on accuse de votre mort.Moi qui aurais donné ma vie pour vous sauver ! La vue de l'échafaud causa à Castaing un frisson convulsif ; ses traits se décomposèrent.L'aspect sinistre de l\u2019instrument du supplice fit sur cette nature molle et effeminée \u2018une impression plu.profunde que celle qu'y avait produite l\u2019idée même de la mort.Il tomba à genoux sur la première marche de l\u2019échafaud et tendant vers l\u2019aumonier, qui, à ce signe s'était rapproché, des mains suppliantes : \u2014Absolvez-moi, mon père, s\u2019écria-t-il d\u2019une voix lamentable, je suis coupable ! Dizu pourra-t-il me pardonner ?Enfin, au moment où on imprima à la planche fatale le mouvement de bascule, Castaing murmura d\u2019une voix éteinte : \u2014Mon Dieu ! je remets mon âme entre vos mains.* * * Voici maintenant le suppliciè de fantaisie.Le directeur de la prison s\u2019est approché de lui, et, après l'avoir exhorté au courage, il lui demande,s'il désire prendre un-récon- fortant avant de marcher à Péchafaud, \u2014Voulez-vous du café, un verre de vin ?\u2014Je veux des moules ! \u2014Des moules ! Pourquoi ?\u2014Je vais vous dire.J'adore les moules, mais chaque fois que j'en mange, j'attrape une indigestion.Ma foi, aujourd\u2019hui, je m\u2019en f.iche! VARIETES Chronique de la mode.Les modistes parisiennes se sont entendues cette année pour rabaisser enfin cet énorme échafaudage qui s\u2019appelait un chapeau féminin.Les dames ont fini, en effet, par s'apercevoir que.l'appendice de fleurs ou de plumes qui dressaient leur pointe menaçante au-dessus de leur tête, n\u2019était pas très commode à insinuer dans une voiture.Or, comme on ne peut pas miodifier la forme des carrosses uniquement en vue d'y caser les chapeaux, les dames se sont résignées à abandonner une mode aussi génante = \u2018EOL FIL RAE ERLE : A TE pour ellés::#que-pour les autres.: zl Un restaurateur marchande des couteaux chez un fabricant, tout en examinant divers échantillons : \u2014Coupent ils bien demanda-t-il.\u2014Oh! monsieur, comme des rasoirs.\u2014Parfaitement, mais pensez vous qu\u2019à un moment donné, dans des repas à prix fixe, ils puissent couper l'appétit aux convives ?wx Fable instantanée du Zasm- Tam : Certain mari, voyant sa femme Cléopâtre Ne pouvoir le souffrir, la Lattit comme plâtre, Madame, dès ce jour, du tout au tout, changen.MORALITÉ Frappez, et l'on vous souffrira.PLM A Marseillais, Marseillais et demi.Deux acteurs dramatiques méridionaux se rencontrent au café.\u2014Tu sais, dit l'un, malgré la chaleur, malgré les incendies, ma pièce fait toujours de l'argent.Ou refuse du monde.\u2014Bah! répond l\u2019autre, ce n\u2019est rien auprès de la mienne, Dès la seconde représentation, on refusait tout le monde.\u2014 Comment ça ?\u2014Le théâtre était fermé ! * * * Une dame est en pourparlers avec une * candidate \u201d femme de chambre.\u2014Je dois vous dire, ma fille, qu\u2019en raison du mauvais état de ma santé, je serai obligée de vous demander certains soins, certains services assez pénibles et quelque peu fatigants.\u2014Oh! madame, ma dernière maîtresse était trés malade ; je l'ai soignée pendant deux ans: je l\u2019aidais à se lever, à se coucher; je l'habillais, je l'ai même ensevelie ! Ainsi, madame peut être tranquille.+ La Bibliothèque à'Cing Cents voit chaque jour son succè.s\u2019aflermir.D'où lui vient cette faveur particulière du public?Il suffit de parcourir au hasard un des numéros heb- domadiaires de cette intéressante publication, et l\u2019on se rendra immédiatement compte du choix éclairé, de l'attention serupuleuse qui président à sa composition.Les sujets les plus variés dans le Ruman, la Littérature, l'Histoire, les Voyages, les Scènes du Désert ou de la Vie Indienne, y sont tour à tour développés avec l'attrait puissant des poignantes émotions que font naître les grands spectacles de la nature, et l'analyse des sentiments les plus tendres et les plus délicats du cœur humain.A ces divers titres, La Bibliothèque à Cing Cents a sa place marquée d\u2019avance à tous les foyers, où elle fera les délices du vieillard aussi bien que celles de la jeune fille.Prix d'abonnement un an, $2.30 ; six mois.$1.25.S'adresser à Poirier, Bussette & Cie, 1540 Rue Notre-Dame, Montréal.LOTERIE NATIONALE Les tivages mensuels ont lieu 1e troisième mercredi de chaque mois La valeur des prix qui seront tirés le Mercredi, 19 Octobre 1887 \u2014 SERA DE \u2014 $60,000.00 COUT DU BILLET Première Série - - - $1.00 Deuxième Série 23 cts s&-Demandez le catalogue des prix-@s Le Secrétaire, S.E.LEFEBVRE; 19, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL RR RS A AR EN a Réparation de Fourrures Donnez vos commandes immédiatement chez C.ROBERT & CIE, afiri que vous no soyez pas obligé d'attendre -lorsque le froid sera arrive, a La maison C.ROBERT & CLE, fait une spécialité de la réparation do la teinture ct dù nettoyage des fourrures do toutes espèces, - Les prix de C.ROBERT & OIE sont modérés ct Pouyrage est toujours sar de donner satisfaction.\u2018Soyez prudeuts en donnant vos \u201ccommandes au\u2019 plus tot.C.ROBERT & CIE, Coln des: rues StLanrent'et Vitrés FEUILLETON DU \u201cVIOLON.\u201d TARTARIN de TARASCON PREMIÈRE ÉPISODE A TARASCON v Quand Tartarin allail au cercle.Le chevalier du Temple se disposant à faire une sortie contre l'infida- lité qui l'assiège, le tigre chinois s\u2019équipant pourla bataille, le guerrier comanche entrant sur le sentier de la guerre, tout cela n\u2019est rien auprès de Tartarin de Tarascon s'armant de pied en cap pour aller au cercle,à neuf heures du soir, une heure après les clairons de la retraite.Branle bas de combat! comme disent les matelots, À la main gauche, Tartarin prenait un coup-de-poing à pointes de fer, à la main droite un canne à épée ; dans la poche gauche, un casse-tête ; dans la poche droite, un revolver.Sur la poitrine, entre drap et flanelle, un krish malais.Par exemple, jamais de flèche empoisonnée ; ce sont des arrnes trop 1éloyales !.Avant de partir, dans le silence et Iombre de son cabinet, il s'exerçait un moment, se fendait, tirait au mur, faisait jouer ses muscles : puis il prenait son passe-partout, et traversait le jardin, gravement, sans se presser.\u2014 A l'anglaise, messieurs, à l\u2019anglaise ! c\u2019est le vrai courage.\u2014 Au bout du jardin, il ouvrait la lourde porte de fer.Il l\u2019ouvrait brusquement, violemment, de façon a ce qu'elle allât battre en dehors contre la muraille.S'ils avaient été derrière, vous pensez qu'elle marmelade !.Malheureusement, ¢/s n'étaient pas derrière.La porte ouverte, Tartarin sortait, jetait vite un coup d\u2019œil de droite et de gauche, fermait la porte à double tour et vivement.Puis en route.Sur le chemin d\u2019Avignon, pas un chat.Portes closes, fenêtres éteintes.Tout était noir.De loin en loin un réverbère, clignotant dans le brouillard du Rhéne.Superbe et calme, Tartarin de Tarascon fen allait ainsi dans la nuit, lai- sant sonner ses talons en mesure, et du bout ferré de sa canne arrachant des étincelles aux pavés.Boulevards; grandes rues ou ruelles, il avait soin de tenir toujours le milieu de la chaussée, excellente mesure de précaution qui vous permet de voir venir le danger, et surtout d'éviter ce qui, le soir, dans les rues de Tarascon, tombe quelquefois des fenétres.A Ini voir tant de prudence, n\u2019allez pas croire au moins que Tartarin eat peur .Non ! seulement il se gardait.La meilleure preuve que Tartarin n\u2019avait pas peur, c\u2019est qu\u2019au lieu d'\u2019aller au cercle par le cours, il y allait par la ville, c\u2019est-à-dire par le plus long, par le plus noir, par un tas de vilaines petites rues au bout desquelles on voit le Rhône luire sinistrement.Le pauvre homme espérait toujours qu'au détour d\u2019un de ces coupe-gorge ils allaient s\u2019élancer de l'ombre et lui tomber sur le dos.Is auraient été bien reçus, je vous en réponds.Mais, hélas ! par une dérision du destin, jamais, au grand jamais, Tartarin°de Tarascon n\u2019eut la chance de faire une mauvaise rencontre.Pas même un chien, pas même un ivrogne.Rien ! Parfois cependant une fausse alerte.Un bruit de pas, des voix étonffés.\u201c Attention !\u201d se disait Tartarin, et il restait planté sur place, scrutant l\u2019om- \u2018bre, prenant le vent, appuyait son -ôreille contre terre à la mode indienne.Les pas approchaient.Les voix devenaient distincts.Plus de doute ! Ils arrivaient\u2026 Ils étaient là.Déjà Tartarin, \u2018l\u2019œil en feu; la poitrine hale-|.LS .° a ; \u2018tante, se ramassait sur lui-méme com- soul Egat ty] me un jagiiar; et'se pr parait à bon- LE VIOLON ANB Io anges mens di} en poussant son cri de guerre.quand tout à coup, du sein de l\u2019ombre, il entendait de bonnes voix taras- connaises l'appeler bien tranquillement : : \u201cTé! vel.c'est Tartarinadieu, Tarfarin !\u201d Malédiction ! ¢\u2019était le pharmacien Bézuquet avec sa famille qui venait de chanter la sienne chez les Costecalde \u2014 \u201c Bonsoir ! bonsoir!\u201d grommelait Tartarin, furieux de sa méprise ; et, farouche, la canne haute, il s'enfonçait, dans la nuit.Arrivé dans la rue du cercle, l'intrépide Tarastonnais attendait encore un moment en se promenant de long en large devant la porte avant d\u2019entrer\u2026 À la fin, las de les attendre et certain qu\u2019i/s ne se montreraient pas, il jetait un dernier regard de défi dans l\u2019ombre, et murmurait avec colère : \u201c Rien !.rien !.jamais rien ! La-dessus le brave homme entrait faire son bezigue avec le commandant.Et VI Les deux Tartarins.Avec cette rage d'aventures, ce besoin d\u2019émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable an vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?Car c\u2019est un fait.Jusqu'à l'âge de quarante-cinq ans, l'intrépide Tarasconnais n'avait pas une fois couché hors de sa ville.Il n'avait pas même fait ce fameux voyage à Marseille, que tout bon Provençal se paie à sa majorité, C\u2019est au plus s'il connaissait Beaucaire, et cependant Beaucaire n\u2019est pas bien loin de Tarascon puis- qu\u2019il n'y a que le pont à traverser.Malheureusement ce diable de pont à été si souvent emporté par les coups de vent, il est si long, si frêle, et le Rhône à tant de largeur à cet endroit que, ma foi! vous comprenez.Tartarin de Tarascon préférait la terre ferme.| C\u2019est qu\u2019il faut bien vous l'avouer, il y avait dans notre héros deux natures très distinctes.\u201cJe sens deux hommes en moi\u201d, a dit je ne sais quel Père de l\u2019Église.Il l\u2019eût dit vrai de Tartarin qui portait en lui l'âme de don Quichotte, les mêmes élans chevaleresques, le même idéal héroïque, la même folie du romanesque et du grandiose; mais malheureusement n'avait pas le corps du célèbre hidalgo, ce corps osseux el maigre, ce prétexte de corps, sur lequel la vie matérielle manquait de prise, capable de passer vingt nuits sans boucler sa cuirasse et quarante-huit heures avec une poignée de riz.Le corps de Tartarin, au contraire, était un brave homme de corps, très gras, très lourd, très sensuel, très douillet, très geignard, plein d\u2019appétits bourgeois et d'exigences domestiques, le corps ventru et court sur pattes de l\u2019immortel Sancho Pança.Don Quichotte et Sancho Pança dans le même homme ! vous comprenez quel mauvais ménage ils y devaient faire! quels combats! quels déchirements !.O le beau dialogue à écrire pour Lucien ou pour Saint- Evremond, un dialogue entre les.deux Tartarins, le Tartarin-Quichotte, et le Tartarin-Sancho ! Tartarin-Quichotte gexaltant aux récits de Gustave Aimard et criant: \u201cJe pars ! \u201d Tartarin-Sancho ne pensant qu\u2019aux rhumatismes et disant : \u201c Je reste, \u201d TARTARIN-QUICHOTTE, très exalté : Couvre-toi de gloire; Tartarin.TARTARIN-SANCHO, très culme : Tartarin, couvre-toi de flanelle.TARTARIN-QUICHOTTE, de plus en plus exalté : O les bons rifles à deux coups ! à les dagues, les lazos, les mocassins ! TARTARIN-SANCHO, de plus en plus calme : O les bons gilets tricotés ! les bonnes genouilléres bien chaudes ! 61les d'A te ton - \u2018braves casquettes à ofèilles ! TARTARIN-QUICHOTTE, hors de lui : Une hache ! qu'on me donne une hache ! TARTARIN-SANCHO, sonnant la bonne : Jeannette mon chocolat.La-dessus Jeannette apparaît avec un excellent chocolat, chaud, moiré, partumé, et de succulentes grillades a 'anis, qui font rire Tartarin-Sancho en étouffant les cris de Tartarin Quichotte.Et voilà comme il se trouvait que Tartarin de Tarascon n\u2019'eût jamais quitté Tarascon.VII Les Européens à Shang-Hai.Le Haut Commerce.\u2014 Les Tartares.Tarltarin de Tarascon serait-il un imposteur ?Le mariage.Une fois cependant Tartarin avait failli partir, partir pour un grand voyage.Les trois frères Garcio-Camus, des Tarasconnais établis à Shang-Haï, lui avaient offert la direction d\u2019un de ple, c'était bien la vie qu\u2019il lui fallait.Des affaires considérables, tout un monde de commis à gouverner, des relations avec la Russie, la Perse, la Turquie d'Asie, enfin le Haut Commerce.Dans la bouche de Tartarin, ce mot de Haut Commerce vous apparaissait.d'une hauteur !.La maison de Garcio-Camus avait en outre cet avantage qu\u2019on y recevait quelquefois la visite des Tartares.Alors vite on fermait les portes.Tous les commis prenaient les armes, on hissait le drapeau consulaire, et pan! pan ! par les fenêtres, sur les Tartares.Avec quel enthousiasme Tartarin- Quichotte sauta sur cette proposition, je n'ai pas besoin de vous le dire ; par malhenr, Tartarin-Sancho, n\u2019entendait pas de cette oreille-la, et, comme il était le plus fort, l\u2019affaire ne put pas s'arranger.Dans la ville, on en parla beaucoup.Partira-t-il ?ne partira-t-il pas ?Parions que si, parions que non.Ce fut un événement.En fin de compte, Tariarin ne partit pas, mais toutefois cette histoire lui fit beaucoup d'honneur.Avoir foilli aller à Shang- Haï ou y être allé, pour Tarascon, c'était tout comme.À force de parler du voyage de Tartarin, on finit par croire qu'il en revenait, et le soir, au cercle, tous ces messieurs lui demandaient des renseignements sur la vie à Shang-ITaï, sur les mœurs, le climat, l\u2019opium, le Haut Commerce.Tartarin, très bien renseigné, donnait de bonne grâce les détails qu\u2019on voulait, et, à la longue, le brave homme n\u2019était pas bien sûr lui-même de n\u2019être pas allé à Shang-Haï, si bien qu'en racontant pour la centième fois la descente des Tartares, il en arrivant à dire très naturellement : \u201c Alors je fais armer mes commis, je hisse le pavillon consulaire, et pan ! pan ! par les fenêtres, sur les Tartares.\u201d En entendent cela, tout le cercle frémis- missait.\u2014Mais alors, votre Tartarin n\u2019était qu\u2019un affreux menteur.\u2014Non! mille fois non! Tartarin n\u2019était pas un menteur.leurs comptoirs là-bas.Ça par exem-! rene \u2014Pourtant, il.devait bien savoir qu\u2019il n\u2019était pas'allé à Shang-Hai ! \u2014Eh ! sans doute, il le savait.Seulement.Seulement, écoutez bien ceci, Il est temps'de s'entendre une fois pour toutes sur cette réputation de menteurs que les gens du Nord ont faite aux Méridionaux.Il n\u2019y a pas de menteurs dans le Midi, pas plus à Marseille qu'à Nîmes, qu'à Toulouse, qu'à Tarascon.L'homme du Midi ne ment pas, il se trompe: Il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire.Son mensonge à lui, ce n\u2019est pas du mensonge, c'est une espèce de mirage.Oui, du mirage !.Et pour bien me comprendre, allez-vous-en dans le Midi, et vous verrez.Vous verrez ce diable de pays où le soleil transfigure tout, et fait tont plus grand que nature.Vous verrez ces petites collines de Provence pas plus hautes que la butte Montmartre et qui vous parai- tront gigantesques, vous verrez la Maison carrée de Nimes,\u2014 un petit bijou d\u2019étagère,\u2014 qui vous semblera aussi grande que N otre-Dame.Vous verrez.Ah ! le seul menteur du Midi, s\u2019il y en a un, c'est le soleil.Tout ce qu'il touche, il l\u2019exagère !.Qu'est-ce que c'était que Sparte aux temps de sa splendeur ?Une bourgade.Qu\u2019est- ce que c'était qu\u2019Athènes ?Tout au plus une sous-préfecture.et pourtant dans l\u2019histoire elles nous apparaissent comme des villes énormes.Voilà ce que le soleil en a fait.Vous étonnerez-vous après cela que le même soleil, tombant sur Tarascon, ait pu faire d\u2019un ancien capitaine d'habillement comme Bravida, le brave commandant Bravida, d'un navet un baobab, et d'un homme qui avait failli allera Shang-Hai na homme qui y était allé ?(A continuer.) 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