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Titre :
Le violon
Hebdomadaire, Le Violon est un journal humoristique illustré qui fait flèche de tout bois à partir des actualités, des travers des personnages publics et des indiscrétions du carnet social.
Éditeur :
  • Montréal: :[s.n.],1886-1888
Contenu spécifique :
samedi 30 avril 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le violon, 1887-04-30, Collections de BAnQ.

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[" \u201c sée a été mouvementée ; permet- ADMINISTRATION \u2014r\u2014 REDACTION as PLACE JACQUES-CARTIER MONTRÉAL ABONNEMENT UN AN - - $0.60 ANNONCES MFSURE AGATE lire (nsortion - - 10 cents Autre A LONGS TERMES CONDITIONS SPECIALES LE NUMERO Btrictoment d'avanoc UN CENTIN JOURNAL QUI FAIT DANSER VOL.1 MONTREAL, SAMEDI.30 AVRIL, 1887 Nos \u2014= CES EEE \\ : \u2014 \u2014 A LA BOITE Aujourd'hui, tout le monde en France est soldat.Tv ut le monde sait donc ce que c\u2019est que \u2018* la boîte.\u201d La boîte, c\u2019est l'ours.C'est encore li jrwnrcnt de l'adjudant ; c'est aussi le cou.Si vous n\u2019êtes pas satisfait de ces différentes définitions, j'ajouterai que c'est la salle de police.l\u2019uur les mortels heureux et sages qui n'ont jamais Dbercé leurs rêves, j'en ferai une courte description : Une grande pièce blanchie à la chaux, avec de petites fenêtres placées ès haut, grillagées et garnies de Larreaux de fer.Comme parquet, les dalles, Comme mobilier, un lit de camp incliné.en bois.Lit, dans un angle, un petit placard 0 s'exhale un air chargé de parfums heurensement innonimés.On entre là, avant l\u2019appel du soir, et on est libre d\u2019y dormir, si l'on peut, jusqu'au réveil des trompettes.La première nuit que j'y ai pas- tez moi de vous la narrer.$s Par suite de je ne sais quelle cir- NA 7 / ONE NN Nf Dt 2 N i WN Z N IN FR SAN DATI EE a , Friant fi par-dessus les autres.¥' Mais le maxillaire inférieur ne dévia pas d'une ligne.78 ss On dut alors en venir ac moyen que j'avais préconisé dès le début, prévenir le maréchal des logis de garde.La sollicitude ministérielle n'a encore pourvu les salles de police d'aucune espèce de sounettes.Aussi, en pareil cas, on appelle en frappant à grands coups de sabots dans la porte de \u2018\u201cla boîte\u201d.Tout le monde s\u2019y mit.An bout de quelques minutes, un bruit de pas se fit entendre, les verrous grincé- rent, et le maréchal des logis parut, furieux d'être tiré de son sommeil, la mine farouche, la moustache hérissée.Derrière lui le brigadier élevait sa lanterne.\u2014 Qu'est-ce qu\u2019il y a ?dit le sous- officier d\u2019un ton qui ne promettait rien ce bon.J'exposai le cas en termes choisis, ct je présentai le sujet qui appuya mon dire de ses \u2018\u2018 goua, goua \u201d les plus plaintifs.Le maréchal des logis était perplexe.Il promena sur nous tous constance, j'avais laissé passer l'heure à laquelle je devais rentrer au quartier : dix heures, car j'étais permissionnaire.À onze heures, je m'acheminai mélancoliquement vers la caserne, et.suivant Pordonnance, j'entrai au corps de garde pour me présenter au maréchal cles logis.Je comptais sur quelqu'un de ces miracles que le dieu des hussards daigne faire parfois en faveur de ses enfants.Malheureusement, les miracles ne se font guère sur commandes.Le sous-officier, un vieux brisquard à son troisième congé, inscrivit mon nom, puis : \u2014Brigadier de garde, commanda-til, conduisez moi cet homme à la boîte, Deux minutes plus tard, le brigadier me laissait là, planté tout debout et très déconfit dans l'obscurité noire de la salle de police.Autour de moi retentissaient des ronflements sonores, Je m'orientai à tâtons vers le lit de camp, et j'y cherchai une place.Je longeai toute la couchette, tâtant les jambes, provoquant par ci, par là, un juron.Pour comble de malheur toutes les places étuent prises.Dans le métier militaire, c'est un peut chacun pour soi.Je pris le dormeur qui était le plus près de la paroi.je le tirai par les pieds, le saisit à bras-le-corps, l\u2019appuyai debout contre le mur, hors du lit de camp, et je m'étendis à sa place.Le pauvre diable ainsi dérangé dans son épais sommeil de cavalier éreinté ne se ren- {ht pas un compte exact de la situation.Dans son intelligence obscurcie, il comprit seulement que, s\u2019il se fâchait, il se réveillerait tout a fait, et, avec cette douce philoso phie que vous donne le métier des armes, il se recoucha.I se rechoucha à la même place, c\u2019est-à- dire aux deux tiers sur moi.Ma foi, c'était bien beau déjà d'avoir conquis une demi- place.J'exerçais quelques vigoureuses poussées vers l\u2019autre côté, et serré comme un | IL NE FERA PAS DE SUCRE CETTE ANNÉE chaudron va péter.Mencizr.\u2014 Arrive, arrive vite, Shehyn, J'ui allumé le feu et si tu n\u2019apportes pas d\u2019eau mon SuenyN.\u2014Nos chaudieres coulent ou sont défoncées, les deux grands arbres ne coulent pas cette année.Pus de sucre pour les nmis.hareng, mais enfin étendu, je me préparais à dormir.Tout à coup.le soldat que j'avais dérangé poussa un énorme Düillement ; puis une serie de cris inanticulés que l\u2019on pourrait formuler ainsi : \u2014Hi 1 ln! han ! han ! hou ! houa ! houa ! \u2014OQu'est-ce qu'il y a?dis je.\u2014 Ha! ha ! ho ! hôôô6 ! \u2014Ah ça, êtes vous malade ?\u2014 Housii ! houitii ! Et la voix de mon voisin prenait une indicible expression d'angoisse, \u2014Sapristi, cet homme est souffrant.w'écriaje.Et pas une allumette! Hold! hé ! vous autres, qui est-ce qui a des allumettes ?il y a un homme malade.Une bordée d'injures me répor dit.\u2014Qu'est-ve qu\u2019il chante, celui-là?C'est toi qu est malade.| Veux-tu nous laisser dormir, pierot! Va donc, espèce de bleu ! J'en passe, vous pouvez me croire.Pendant ce temps, mon voisin continuait ses exclamations guiturales et pleines de terreur qui devenaient maintenant : \u2014Gouu! gou! gououou ! Quelque chose comme les hurlements plaimntifs d'un chien enfermé = Je commen Gals, dans cette ombre épaisse, à me sentir effrayé.\u2019 .D'autres éprouvèrent sans doute la même impression, car il se fit sur le lit de campun remue-ménage, et bientôt des allumettes brillèrent.À leur lueur, nous vimes mon voisin, un hussard nommé Fouillassa, assis, hébété, les bitres, ouvrant une bouche immense, d'où sortaient les étranges onomatopées qui nous avaient donne la chair de poule.Dans son bâillement, le malheureux s' était décroché la mâchoire ! En un clin-d'çeil, un cercle se forma autour de lui.Les boîtes d'allumettes sortirent comme par enchantement.Un service d'allumages successifs s'organisa de lui-même et, à la lueur tremblottante des allumettes, on délibéra tumultueusement, \u2014Je saisce que c'est, dit un trompette.C'est arrivé au bedeau de chez nous.Un fort coup de poing sous le menton, et il n'y paraît plus.\u2014Vas-y, trompette ! le trompette y alla.Fouillassa reçut stoïquement le coup, poussa un cri, mais ne ferma pas la bouche.\u2014Vous n'y êtes pas, dit un ouvrier sellier Ou donne une forte gifle sur la joue gauche : Pau | Pan ! La tête de Fouillassa oscilla sous le choc.Il hurla.Mais le gouffre resta béant.Alors, on essaya des gilles variées, des coups de poings savants dans toutes les directions, sous toutes les orientations.La victime, désespérée, affolée, venait elle-même tendre sa lle aux expérimentateurs: Rien n'y fit.On se décida à employer les grands moyens.On prit ane courroie, on la passa sous ie menton du patient, on l\u2019attacha à un poteau qui soutenait le plafond, puis deux équipes vigoureuses tirérent chacune sur une jambe.La courroie cassa.On eut tout juste le temps de rattraper Fouillas:a, tandis que les opérateurs roulaient les uns un regard sombre, puis, d\u2019une voix de stentor : \u2014Si dans une minute c\u2019te g.- là n\u2019est pas fermée, je fiche tout le monde cledans pour quatre jours I! Un silence morne accueillit cette foudroyante apostrophe.Fourllassa s\u2019affala sur le bord du lit de camp.\u2014Quant a toi, hussard, qui cause ainsi du trouble dans la salle de mains sur les genoux, les yeux bors des or-[ police, tes quatre jours feront des petits, tu verras, Alons, nom d'une tolpack, veux-tu ferm-r ça ! O miracle ! un claquement sec se fit en- tensire, La bouche de Fouillassa se fermait.- .Je dédie cette véridique histoire a ceux qui ment la puissance de ka discipline militaire.Pa.Curieuse anecdocte sur un visiteur de Victor Hugo, recueillie par l' Æeho de Paris.On annonce a Victor Hugo la visite de lord S., membre de la Chambre haute, accompagné de sa femme ct de ses files, Victor Hugo passe dans son salon et s\u2019informe des motifs d'une visite qui l\u2019honore.Lord S\u2026 se tourne alors vers sa femme ct lui dit : \u2014M.Victor Hugo ! grand poète.Victor Hugo salue.Lord S\u2026 reprend, en s'adressant à ses filles : \u2014Victor Hugo ! ** Notre-Dème de Péris!\u201d Victor Hugo s'incline de nouveau.\u2014 Victor Hugo ! grand y oèie ! \u2018 Notre- Déme de Peis!\u201d murmura encore lord S.\u2026 du ton de l'enthous ame.Puis il ouvre une espèce de grand agenda qu\u2019il tient à la main\u2014sar s doute un album pour lequel il sollicite un autographe.Victor Hugo fait deja lu grimace ; mais lord S\u2026 tire sa montre et reprenel, les yeux sur l'agenda : À dix heures.\u2018* voare lé girafe\u2019 au Jardin d\u2019acclimatation.II sort, et sa famille à sa suite. LE VIOLON me ie I LE VIOLON Paraît tous les samedis.L'abonnement est de 50 cents par année, invariablement payable d'avance, Nous le vendons aux agents huit cents In douzaine.Toutes communications doivent ôtre adressées tomame suit : LE VIOLON, 45, Pince Jacques-Cartier, MONTRÉAL.H.BDERTIELOT, RÉDACTEUR.MONTREAL, 30 AVRIL 1887 LE GEANT ET LES NAINS ROUGES Il y avait unc fois un géant qui avait tune grosse hach», I s'avançait dans les bois francs et buchrit de droite à gauche pour ouvrir deschemins et bïtir de nouvelles pa roisses.Le géant ne s'oceupait que le son affaire.Il se fichait des cancans et «les bûtises que disaient ses ennemis.Un jour il marche, marche, marche et fatigué par la longue route, il s'endort, Pendant qu'il dormait une bande de petits nains rouges, de petits naîns pas plus longs que le poucz.résolurent de le faire prisonnier, en l'enchainant avec du fil blanc.Leur plan était de s'emparer du géant et de le faire périr.Le roi de la tribu des nains s'appelait Mercier, et, comme tous ses sujets, il avait une horreur extrême des géants, surtout de ceux qui portaient de longues robes noires comme celui qui s'était endormi.Lorsque Mercier se fut assuré que le géant dormait profondément il s'approcha de lui avec quelques amis et le lia aux souches de la forêt avec du fil blanc, provenant d'une vicille corde éch:ffée.Il prit des seaux remplis de bone et les lança sur le géant avec l\u2019espoir de l'étouffer.Malheureusement il n'était pas assez fort pour atteindre le bout de son soulier et la boue qu'il lança lui rejaillit sur la figure et sur son chapeau de castor.Tout à coup le géant éprouva une frai- cheur.Il se réveilla et le roi des nains fut surpris son seau à la main.Voyant qu\u2019il allait être écrasé comme un ver de terre, il prit le parti le plus prudent, celui de se mettre à genoux devant le colosse et de lui demander mille pardons.La morale de ce conte, mes chers petits enfants, est qu\u2019il est toujours dangereux de s'attaquer à plus fort que soi.SEANCE DU CABINET MERCIER Les ministres se sont réunis hier matin, à l'hôtel du gouvernement sous la présidence de l'honorable M.Mercier.Mercier.\u2014Je vous ai assemblés aujour- d'hui, mes amis, pour vous donner un exposé clairet précis de la sitnation.Je vous avertis qu'elle n'a rien d'encourageant.Les fonds sont triomphalement Las dans la caisse.Aussi il faut user de discrétion et de prudence.Si nous prenons le beurre à poignée nous sommes flambés.Duhamel.\u2014Notre chef a raison ; il faut y aller en douceur.Pour ma part, je ne suis pas accoutumé à gagner $3,000 par année, mettront pas de prendre ici le goût de tinette.Nous n'avons pas les moyens de risquer le pouvoir.Nous ne sommes pas gros manche avec le lieutenant-gouverneur Masson qui est capable de nous donner la pelle au mourdre petit vote de non-con- fiance.Je vous le répète, messieurs, il faut y aller en douceur, notre administration est jeune, vous savez Gagnon \u2014Duhamel parle comme ua gros livre.Je suis d'avis, moi aussi, que nous devons faire les morts pendant le reste de la session.M.Shane, \u2014 T1 nous faut penser aux amis.Nous avons nos salaires, il est vrai, mais le parti réclame sa juste part du patronage.11 estde nécessité de tenir une dragée haute pour les entrepreneurs Les entrepreneurs sont les gens qui contribuent le plus au fonds des élections.Par exemple nous pourrions en sous main demander des soumissions pour l\u2019annexe du palius de justice à Montréal C'est une affaire d'au moins $100,000.Un pot de vin de $10,000 he serait que raisonnable pour le soumissionnaire heureux.Duhamel \u2014Nous avons des petites dettes criardes.Vous vous rappelez, messieurs.que lors de la formation de notre cabinet nous nous sonmmes solidairement rendus responsables pour les capots de mouton de I faudra abouler les coppes avant le mois de mai.Perse de nos nouveaux amis.Les fourreurs de la rue Notre Dame pourraient bien nous fourrer dedans, s'ils met- talent nos billets entre les mains des avocats, Merger.1 balance a payer n'est pas considérable.Qu'est-ce qui vous empêche de inetire ces capots-dà aux pawashops.Ça es préserverait des mites.Guenen \u2014C\u2019est une bonne idée.Ça sera un moyen de faire taire une couple de braillards.Shehyn.\u2014 Changement de propos, mes amis, le G.V.Trudel commence à m'em- bêt-r joliment.ses castors ont des exigences.Tenez, par exemple, il y a M.Nazaire Bourgoin qui renâcle parcequ'on lui a donné un adjoint comme avocat du revenu.Il tient mordicus à se faire nommer protono- taire à Montréal à la place de M.Gendron.Mercier\u2014Auètz là, s'il vous plait, la place de protonotaire revient de droit à un Ii faut donner la nomination a un ami gui a failli être nonimé sous l'administration MacKenzie.Quand on ne peut pas faire des juges on fait des greffiere, comme le dit le proverbe anglais, half a loaf is better than ws bread.Duhamel \u2014 Laissons à nos amis d\u2019Ottawa le soin de nommer des juges, Vous savez que j'ai perdu la voix durs les dernières élections.Ma santé est très précaire.Je retiens la place de Gendron pour moi, ça me fera tin Lon fromage à ronger pour mes vieux jours.Mercier \u2014Clest parfait, mon ami.Ton remplaçant dans le cabinet est tout trouvé.Turcotte deviendra secrétaire provincial.Tous les ministres en chœur.\u2014 Bravo ! bravo ! dfercier \u2014Il est malheureux, mes amis, que nous n'ayons pas dans nos rangs, quelques brasseurs d'affaires capables de faire tomber des coppes dans notre coffre.Duhamel.\u2014N'avons-nous pas Phaneuf et Campeau ?Mercier \u2014Oui, défaut d'autres, ils feront notre affaire.Nous allons leur écrire aujourd'hui pour leur dire de faire mousser le job du palais de justice.AfeShane.\u2014T\\ y a l'affaire des Boodlers, Je suis plus sérieux que tu crois là-dedans.Il faut que la Commission Royale travaille dans le joint.Je ne suis pas compromis, Dieu merci, et je tiens à exposer la canaille de la corporation de Montréal.Afercier.\u2014 Tu t'emportes comme une soupe au lait, mon cher Jimmy, \u2018lu devrais réfléchir un peu plus longuement sur la chose.Que dirais-tu si trois ou quatre de nos amis se trouvaient compromis dans l\u2019enquête.McShane.\u2014Je m'en fiche comme de l'an quarante.Ma popularité avant tout.Je suis bon rouge éprouvé jnge a et je crois que les conservateurs ne nous perl'honest Jimmy\u2014\u2014 Mercier.\u2014 Puisque tui le prends sur cel * Que tous les habitants de la ville de tou- là; tu.vas gâter lbsaffhires.Attention I Jimmy.Tu-sais bjem comme moi, que l'ins- } titution: des Ævod/lers de Montyéal a été créée uniquement pour donner du patronage aux libéraux, qui étaient dans l'opposition à Ottawa et à Québec.Les rouges commandaient à l'hôtel de ville et ils se servaient de leur influence pour verser de l'argent dans le fonds électoral.S'il y a quel- qu'un de condamné ça sera assurément un rouge.Ainsi attention.AfcShane\u2014! dent care @ dam.Envoie fort t Mercier \u2014N'importe ! il y aura une paillette dans le bill de la Commission Royale qui aura pour eff-t d'annuler son rapport.Tu comprends, il faut sauver les amis.Dites-nous donc ce que c\u2019est que l\u2019Huile d'Argent ?110 ! LA POMPE ! La ville de Saint Jean (Dorchester) possède depuis 1876 une pompe à vapeur a incendie plaquée en argent.Cette plaque est la gloire de la municipa- ité.Impossible d'avoir une «démonstration publique à Saint Jean sans la pompe.S'agit-il de la procession de la Fêète-Dieu.la pompe est astiquée ct rendue luisante comme un soleil.Elle précède le dais avec une garde d'honneur.Veut-on célébrer la fête de lu Reine, il W'est pas nécessaire d'avoir une revue de la milice, il suffit de sortir la pompe avec un bouquet aux proportions colossales dans la cheminée de la vapeur.Faut-il honorer un nouvean maire à l\u2019occasion de son installation ?Ho ! la pompe devant l\u2019hôtel-cde-ville, Un vieux citoyen célèbre-t-il ses noces d'or ; vite! la pompe est conduite en face de sa résidence et In traite est payée au capitaine et aux deux pompiers.Li municipalité est-elle notifiée de la visite d'un grand personnage ?le conseil s'assemble.Le maire prend le fauteuil et la première question a l'ordre du jour est : La pompe est-elle en bon ordre?Sur la réponse affirmative du président du comité du fzu il est résolu que la pompe accompagnera l'adresse qui sera présenté à l'illustre visiteur.Monseigneur de Montréal arrive-t-il à Saint-Jean pour présider une cérémonie re- ligicuse, on ne saurait le fêter plus triomphalement qu'en conduisant la pompe à vapeur devant lé portique de l'église.M.le conseiller \u2018Trois Etoiles devient-il le père de jumeaux, le jour du baptême la pompe est amenée devant sa résidence et les trois pompiers sont traités à tire larigot.Au cours de l'été de 1879 le conseil municipal de St.Jean apprend que le 13ème régiment de Brooklyn se rend à Montréal pour la célébration de la fête de la Reine, Les volontaires ne s'arrêteront pas à la ville, mais il faudra saluer leur passage.Ho! la pompe !! La pompe est astiquée, frottée et polie à outrance, on la conduit à la gare et au passage du régiment américain on l'exhibe comme le jumbo de la place.La vapeur est levée et le sifflet se fait entendre.Les yankees croient que le feu cest à la ville, Ils regardent lu pompe décorée de fleurs et ils s'assurent que la présence de cette machine n'est qu\u2019une démonstration civique en leur honneur.Lorsque l\u2019Orateur de l'Assemblée Législative reviendra à sa ville natale après les travaux de la session, la pompe sera là pour rehausser l'éclat de son arrivée.La pompe de St.Jean, bref, est la joie de son peuple, l'orgueil de la municipalité : O pompa ! tu /æhitia populi, tu glorificatio municipalitatis nostræ ! ! ! On nous assure que la municipalité est à la veille d\u2019adopter des règlements sérieux Au sujet de sa pompe.Il sera décrêté par le conseil.;8t.Jan sont pompiers de naissance.# Que la pompe devra toujours être c- | sayée la veille d'un incendie.3- Que la pape ne sera livrée aux pompiers en cas de teu\u2019qu'aprés un ordre signé par deux échevins et paraphé par le maire.Vive la pompe de St.Jean ! Dites-nous donc ce que c'est que l\u2019Huile d'Argent ?TELEGRAMMES.(Service spécial du VioLon.) St François du Lac, 25 Avril 1887.A Monsieur V.Gladu M.P.P., Québec.Y at-il encore des places de messager à la chambre ?Narcisse Beaulac, Léopold Bellerose, Herménégilde Lauzière, Nazure Laroche et Raphaël Descheneux espèrent que tu vas les faire nommer, ZÉPHIRIN BARIL.Québce, 25 avril 1887.AZ.Baril, Fer avocat, St François du Lac.\u2018Trop de messagers à la chambre Mercier en à dejà nomme deux cents vingt sept dont deux douteux Dit qu\u2019il n\u2019a plus de places à donner.(Signé: V.Graby, Montréal, 26 avril 1887.A l'Hon.H.Mercier, Québec.Entrepreneurs rouges de Montréal com mencent tirer langue.Faut donner jobs au plus \u201ccoupant.Ont envie d\u2019avoir des contrats comme les St Louis, attendent après soumissions pour dépendances de palais de justice.Quand est-ce que ¢a va venir ?PHANEUF.co.- Dites-nous donc ce que c'est que l'Huile d'Argent ?-\u2014\u2014emee: pe Discours de cuisinier Les cuisiniers français ayant tenu un congrès à Paris, leur réunion a inspiré au A7r- tional l'amusante fantaisie suivante : * Une indiscrétion m'a mis en possession du discours trés violent, mais plein de couleur lorale, prononcé par le présideut de ces grandes assises culinaires.* Lisez et cégustez : ** Compagnon, on vous dit à entrée de quoi il s\u2019agit ; done, si je m'entremers ici, ce n\u2019est pas avec l'intention de me laisser aller à des Aors-d'œuvre, et ce n'est pas un discours à la grémanve que j'ai apporté dans mi serviette.\u201cIi y à assez longtemps que nous sommes dans Ta purée et dans le pétrin ; si cela continue, nous sommes /72t5 : on nous plante comme de simples pigrons, tout en prétendant qne nous cultivons la caroffe et que nous faisons notre beurre.On part de là pour éplucher tous nos actes.* Doux comme des moutons, tendres comme des ayn aux, Nous nappartenons, il est vrai, 0i & Ia gomme ni an gratin, et nous wavons pas la moindre drockette 3 notre boutonnière ; mais nous sommes /éfris «le bonnes intentions.Nous sommes ln crême «es travailleurs, et les patrons veulent nous saler.* A quoi espére-t-on nous révuire ?* Assez de farces, de promesses entre- dardées de canards.On a tout fait pour nous argrir, en nous traitant comme des virs.Nous ne voulons pas être plus longtemps d'indons.Si parmi nous il ya quelques /apins, il y a aussi trop de gens frêdes, trop de /iè- Pres ; nous marchons comme des forts, «es escargots où des écrevisses.Nos brioches et nos boulettes sont la cause de notre four perpétuel.*+ Cessons d'être pot-au-feu et portons un défi à la gente politique aussi bien qu'à /e financière.Il ne faut pas attendre les a/ouet tes toutes rôfies,en ménageant la chèvre et le chou.Toutes les questions qui nous concernent doivent être c/ærsfiées.\u201c Mettons donc tous la main à la pâre ! ** Nos oppresseurs verront que nous sommes prêts à leur flanquer une /rrassée, Députés, ministres, tous y passeront, aussi bien ceux qui ont des cô/e/e/tes que les autres.Nous ne voulons plus de Goblet.Un seul ministre nous plait ; c'est Banlanger.Aux armes ! plus de parole qui vole au vent ! faisons tout sanfer, tout flamber! S'il faut adler au feu, allons y.Daubous sur la police et ne nous laissons pas /rrder ct embrocher sans parer / Le vin est tiré.Allons cueillir des /au- siers ou boire un Bouillon / LE VIOLON LES PAQUES DE CARTOUCHE On était en 1721.Le régent et Cartoucheregnaient à Paris ; l'un du haut du trône de son oncle Louis XIV.ce dont il s'accommodait fort ; l\u2019autre, du haut des toits de la capitale dont il possédait une carte minutieusement dressée, le régent avait inventé les petits-soupers du Palais-Royal et les bals masqués de l'Opera, Cartouche, un raffiné de mœurs, de sang-froid, de courage, avait, de son Côté tout Comme monseigneur Philippe d'Orleahis.sa cour, son alcove et, voire, son chirurgien.On ne parlait alors, à Paris, que des bons mots etdes hauts faits de l'aimable bandit, qui reconmmmandait la douceur à sus coupe jatrets et à ses vide- goussets,meltait le guet toujours sur les dents, souvent en defaut ct le russait à l'occasion.Or, dans la nuit du mcreredt au jeudi de la semaine sainte, Mme la maréchale de Boufflers veuve depuis LLG 10 uns, mais belle depuis 32 an, se revendu dans les courtines de son lt-duchusse.A La blanche lueur de sa lunpe de chevet, elle aperçut lu tenture de lu tenêtre 0 Badcon se soutever pour laisser apparaitre un honune, peut.robuste, d'une agreable figure, avec des points d'Alençon aux poignets, des talons rouges aux soins et dans toute sa personne, les façons d'un jeune grand seigneur.Sous un clair de veilleuse, tes fennnes du monde ont le temps de tout voir et même davantage.La maréchale, à Lt fois ctonnee et très épouvantée, alluit d'un coup de sonnette revetiler ses gens.Silence, madame ! vous en prie.Lt, tirant négligemmeat deux pistolets de sa cermnture : \u2018 Je suis Cartouche ct la rue ct cernée par une patrouille de M, le Chevalier du guet.J'entre chez vous comme un voleur où un galant ; mais je m'y coiunporterat en gentiihomume.Vous me voyez rompu de fatigue et enrage de fume Jar done l'honneur, Mme lu niarechale, de Vous demander un Lit et un souper.Sur ce, Cartouchs, d\u2019un tour de su sn an gantée, cnleva respectueu-chhent son feutre.Quant à Mme li marechale, elle se souleva brusquement du coude sur son orciller de dentelle, \u2014Ne vous cffrayez pas trop d'avance.madame ! Vous allez, tout simplement, sou- ner votre soubrette, pretexter une fringale, demander un poulet froid et une bouteille de vin de Champagne.\u2014Y sung:z vous, monsieur Cartouche ?Pendant la semaine sainte, il n\u2019y a point de poulet à l'hôtel.\u2014 Essayez, madame la maréchale.Mme de Boufflers obéit, tandis que Cartouche se dissimulait derrière les lampas étoffes de a fenêtre.Le hudi voleur connaissait sa noblesse sur le bout du doigt et de la fourchette.En effet, Volrille froide ct vin de Reinis furent servis sur un guéridon dans un plateau d'argent, et le couvert dans un cadenas d'orfévrere absolument conne cilez lc roi, Carlouche se deganta, et att qua le medianoche ave: un merveilleux :upr- petit.Il causa beaucoup avant, pendant et après boire.Li sourdine dounaat à son esprit petillant un charme de rare seduction, Mme la marechale détaillait, à ladérobee, ce fameux Cartouche dont, à la ville et à la cour, tout le monde raffolait, ex.epté la police.l£lle le, trouvait, ma fui, fort beau garçon, et il l'était, du dernier aventureux, evil le prouvait ; avec celit, spirituel enaia- blé, Maintenant, Ja faim du bandit apaisée, qu'allait il se passer?Restait à vider la question cle fatigne.M.Cartouche avait dit: un souper et un lit, Mme la mwréchale se sentait une fiêvre d\u2019angoisse très compréhensible, \u2014 Rassurez vous, madame, murmura ga lamment Cartouche avec un sourire.Voici un canapé où j'attendrai convenablement le petit jour.Vous ne risquez rien de mes amis, cette nuit, madame la maréchale.Vous pouvez reposer en paix, Bon sommeil | ; Et, après une inclination de la plus bienséante correction, Cartouche s'allongea nonchalamment et s'endormit sans peur ni N'appeiez-pas, je personne, L'auble Llanchit draperies, \u2014Avez vous bien dorm, malame ?Pour moi, j'ai fuit, si près «- vous, des rêves du marechal, Permetiez, à cette heure, que je prenne congé ut vous remercie, Si j'ai Used outragensement mgud a tote, les Lois de l\u2019abstinence un mereredi de semaine sainte.ju reparerai ce péché trop mortel CD assistant aux vèpres de Pâques à Notre-Pune, Peut-être aurons-nous, Votts le bonheur et noi l'honneur de nous y retrouver.Ses levees ¢haucherent un sourire malin.Puis, apres avoir repris ses pistolets, s'être regante, Cartouche, détachant un salut de due, disparut par le balcon sans avoir pris quoi que ce soit à Lu maréchale de Boufflers, pas mise wie piece de sx vaisselle plate.vaguement dutrière lus la fête de Pâques mit en branle la ma- unifique et relchlissante sonnerie de Notre- Dane de Paris, les sept cloches de la tour du Nord, les six carshionnetuses du clocher du transept, et les deux cuorimes bourdons de la tour du Midi, Leu grande nef de ls basilique était alors encombrée d'inexiricables et gigantesques cehutandages destines an rétablissement des voûtes.lutre miesse ct vêpres, Cartouche divisit son armée de sacripants en trois bandes.La première se glissa, là haut, dans les chevrons où elie disparet comme une nage de momneaux dans les enfourchures d'un arbre, Luseconde se mela a la foale qui entrait devotem-nt à Notre-Dame, Quant à ia lernièr=, elle s'eparpitla aux approches des issues, Enfin les vêpres commencèrent dans le recucillement des nombreux fervents de Paques.Au premier verset du second paume choisi et designé par le capitaine Cartouche te Dinde juchuee dans les charpentes fit soudain pleuvoir des moullous.des outils et des ¢ helles, La deuxième se mit à crier d\u2019une VOIX effroyable que les votes s'écronlaient et entraîna dans st fuite l'isststance terrifiée, tandis que lu troisième péchait en plein trouble les montres, les tabatières, les bourses, jusques aux bagues et aux pendants d\u2019oreilles, La maréchale de Boufllers assistait aux vêpres, en effet.Le mot de Cartouche, au depart, l\u2019avait assez intriguée pour cela.Kile était curieuse de revoir au grand jour sun hôte de minuit.Au debut de Lu bagarre un gentilhomme se précipita vers elite.Il l\u2019entoura delicatement du bras gauche à la taille, écarta vigoureusement de la man droite la cohue et amena la duchesse sune et sauve jusqu'au portail.\u2014J'etiüs bien sûr que nous nous retrouverions ici, madame la maréchale, et pour votre bonheur.Vous avez sauve mes os de la roue ; à mon tour, d'une rafe je sauve vos bijoux.les bonnes actions sont toujours récompensées.C'est ainsi que l'entend Cartouche, \u2014Vous avez, avoucz-le, une singulière façon de faire vos Pâques, monsieur Cartouche ! repliqua la maréchale rassurée et rail - leuse.\u2014Convenez à votre tour, madame la maréchale, que, si jé suis assez peu évangélique pour dérober à mon prochain son âne, son LE CURÉ LABELLE ET MERCIER Scène renouvelé da voyage de Gulliver a Lilliput.Les Rouges attaquent le géant pendant son sommeil.Mercier lui lance un seau de boue, mais cette boue lui retombe sur son castor, reproche, comme le chevalier Bayard en [Dænfet le reste.je respecte quelquefois.sa femme tout au moins ?Üt, souriant, puis s'inclinant, Cartou-he se perdit dns la foule pendant que la mare- chale de Boufil rs regagnait son carrosse an parvis Notre Dane, = Ivy eut bexucoup de blessés, énormément «de volés\u201d comme l\u2019écrit Piganiol de la Force dans son //istoire de Paris La police comprit vite qu'un tour aussi audacieux était encore de l'invention de Cartonche ; mais elle ne put mettre Lu main sur le moimdre de ses gredins.JL Cartouche continua, dans Paris, ses exploits de \u2018* firaud \u201d et de voleur.courant les ruvlles, le jour, eu les toits, la nuit.IL se montrait à la promenade à lu mode et s\u2019attablait au cabaret fréquente ; il s'en allait, le soir, lorgner les danseuses à l'Opéra et, le matin, se prendre de b:c avec les poissarcles de la Halle.C'etait le bandit te plus fintai- siste dde la terre et néanmoins le meilleur fils du monde.A quelques mois de son coup de filet aux Vêpres pascales de Notre-Dame, les archers de M.le chevalier le surprirent enfin, au ht, dans une gninguette de la Courtille, l'enchaînèrent solidement et l'unfermérent au Châtelet.Grande rumeur dans Paris : C'était fort bien fait, nas vraiment bien dommage | La cour et la ville, pour voir le bean, spirituel, aimable et célèbre voleur, assiégé- rent les portes du Châtelet.La maréchale de Boufilers ne mangua point de s'y rendre aussi.Cartouche l\u2019accuciflit avec un sourire de connaissance et un salut de courtisan : \u2014Pardon, madame lt maréchale.de ne point vous recevoir.lui dit il, comme vous m'avez reçu ! Vous me voyez réduit au sort de la plus jolie lle du monde qui ne peat plus rien donner quand on lui a tout pris.La marcchale\u2019 rougit, ébiucha une oue qui lui allait à ravir et tourna le dos à Carque les nouvellistes trouvèrent incompré- hensiblement bourgeois, Messieurs du Châtelet furent impitoyables et mirent M.Cartouche au régime des brodequins qu'il subit, du reste, avec une incroyable fermeté.Lui, à son tour, les mit à la torture avec quelque malignité sans coute, en dénonçant parmi les complices, des dunes de haut parage et cles seigneurs de haute volée.Cartouche marcha an supplice avec ai sance d'un raffiré qui va sur le prè et fut très magnifiquement rompu vif.sur la roue, en place de Greve, le 28 novembre de ce bel an de Dieu 1721.Dites-nous done ce que c\u2019est que l\u2019Iuîle d\u2019Argent ?LA MAISON DES FÈVES \u2018Tel est le nom d\u2019une institution utile créée récemment par Fred.\u2018Truleaw, ci- devant de St-Vincent-de-Paul.Ce restaurant qui est unique dans son genre, mérite tune mention spéciale.là vous trouverez le mets classique des Yankees, le Pork and Beans apprêté de main de maître.La Maison cles Fèves importe ses fèves directement de Boston, On y trouve des viandes, pois sons et gibiers froids, huîtres, homards, etc.C'est au No.97.99, 101% rue Vitré, près i de la rue St-Laurent.touche, ne lui laissant que deux Jouis, ce, Coups d\u2019Archet.Conversation entendue vis-à-vis le palais de justice.\u2014Dites-moi donc, s\u2019il vous plait quelle est la cause de l'inondation.\u2014C'est bien simple, mon cher monsieur ; depuis que la loi Scott est passée dans le Haut Canada, les gens de cette province ne prennent plus d\u2019eau et puis\u2026\u2026 elle vient nous inonder.2\" A la dernière réunion des paroissiens de Notre-Dame il a été «décidé que le Vrai Brazeau aurait sa place dans le Banc d'Œnvre.Nul mieux que Ini ne mérite cet honneur, n'est-il pas vrai qu'il vend ses plugs l.& B.à 18 cts malgré la hausse que ce tabac a subie sur le marché ?C'est le Vrai Brazeau qui vend ses pipes en écume de mer de Vienne à moitié du prix du gros (sie).Ll vend ses Creme de la Crème (genuine) 5 cts, les Cable 3 cts et le reste en proportion au No 47 de la rue St Laurent.*, Les personnes qui ont vu l'Eden Muscum à New York s'accordent tous à dire que Montréal possède aujourd\u2019hui une galerie de curiosités toute aussi intéressante que ce fameux établissement.Si vous n'êtes pas entiés dans le Pavillon de Frank Labelle, vous ignorez ce que la métre pole contient de plus attrayant.Chez Frank Labelle vous adunirez des etudes an fusuin représentant les binettes de tontes les célebrites contemporaines avec tne filelité de ressemblance et ane hardicsse de dessins des plus ctonnants.Le tout ct enlevé à perfection Les scènes les plus comiques sont représentés par des grenouilles et des chatons empaalies, duels parties de box + troubles de ménage, tout est porté au comble de Li perfection dans le genre, 11 faut absounent voir ct, sins compter que le pavillon de Frank Labelle, 05 rue Dleury est agrémenté par le plu- bel assortment de bois ons cb de cigares qu\u2019il soit puwible d'imaginer, Ce Dites-nous donc ce que c'est que l'Huile d'Argent ?Consultation médicale : Le malade.\u2014Ah ! vraiment, docteur, je ne sais pas ce que jai Le médecin.\u2014Ma fui! ni moi non plus.Coût : vingt francs.# La Bibliothèque à Cing Cents voit chaque jour son succès s'alfermir, D'où lus vient cette faveur particuhère du publie ?11 soffit de parcourir au hasard un des numéros hebdomadaires de cette intéressante publication, et l'on se rendra inumédiatemient compte du choix éclairé, de l'attention serupuleuse qui président à st composition, Les sujets les plus variés dans le Roman, la Littérature, l'Histoire, les Voyages, les Seènes du Désert où de la Vie Indienne, y sont tour à tour développés avec l'attrait puissant des poignantes émotions que font naître les grands spectacles de la nature, et l'analyse des sentiments les plus tendres et les plus délicats du ecenr humain.À ces divers litres, La Puibliothèque d Cing Cents asa place marquée d'avance à tous les foyers, où elle fera les délires du vieillard aussi Dien que celles de la jeune fille.Prix d'abonnement: un an, $2 50; six mois, $1.25.Sadresser a Poirier, Bessette & Cie, 1540 Rue Notre-Dame, Montréal Dites-nous done ce que c'est que l'Huile d'Argent ?J.N.LAMARCIIE RELIBFUR No.17, RUE SAINTE - THERESE Entre les rues St- Vincent ct St-Gabriel MONTREAL, Reliure commerciale et de goût exéculé avec soir promptitude, ct i prix trés modérés.HELL Te kt RE Loterie Nationale.PROCHAIN TIRAGE Mercredi, 15 Juin 1887.\u2014\u2014\u2014 rr crank» Pour obtonir billets, informations, etc, s'adresser au secrétaire.S.E.LEFEBVRE, 19, rue Sl-Jacques. VITE \u20ac EP ProPTEPT re LE Re VIOLON FEUILLETON DU \u201c VIOLON.\u201d L\u2019IMMORTELLE \u201c Nous allons faire croire à tout le pays que vous m\u2019emmenez ! Tous les parents et amis nous viendront dire adieu à la maison ; j'embrasserai tout le monde, vous comprenez, même les vieilles, mais aussi les jeunes ! I approuva d'un air grave et me promit d'annoncer à ma mère mon départ pour le surlendemain.Je bondis de joie.J'embrassai mon oncle pour commencer, et nous jouâmes la comédie du départ.Ma mère en pleurant, fit mon paquet.* Le lendemain, comme de raison, nos parents et tous nos amis vinrent nous dire adivu.On but un coup de vin cuit ; on trinqua au bon retour, et les embrassades commencèrent.Meyffrette était là.\u201c J'embrassai les vieilles, j'embrassai les jeunes, j'embrassai les hommes, toujours en la regardant, e//e, du coin de l'œil! Elle se tenait au fond, la dernière.Et quand je m'avançai vers elle, tout rouge, mais bien résolu, hélas ! mon Dieu, elle recula d'un pas et tout bonnement dit: \u201c Oh! non!\u201d \u201c Expliquer ce qui alors se passa en moi est impossible.Un moment, je devins froid comme un marbre, si froid, que j'embrassai ma mare sans pleurer.Toutes les choses que je regardais, je les voyais comme si ç'eut été pour la première fois.Elles avaicnt un autre air, véritablement.Et je sortis au bras de mon oncle, sans me retourner.\u201c Quand nous arrivâmes à bord : \u201c\u2014 Tiens, me dit-il d\u2019un air sérieusement fâché, tu n'es qu\u2019une bête ! Et à présent, mon garçon retourne à terre.C'est assez jouer la comédie comme ça, grand nigaud ! \u201cJe regardai vers le quai où le monde nous salnait ; je vis ma mère et j'eus envie de rester; mais je vis Mryflrette et mon cœur s'endurcit, et je dis: * \u2014DMon oncle, & présent les adieux sont faits.C\u2019est le plus pénible.Ce sera pour de bon.Me voilà bien parti.Je reste avec vous! \u201c\u2014C\u2019est peut-être mieux comme ça.dit l'oncle.\u201c11 fit lever l'ancre et nous parli- mes ventarrière par une bonne brise nord-noroit.\u201d Le capitaine se tut.Le vent frai- chissait.Une bande rose éclaircissait, au levant, le bas ciel, qui, du reste, était démeuré clair toute la nuit.Des coqs lointains se répondaient, se ren- seighant sur l'aurore.La terre et la mer sentaientle matin.On distinguait, de plus loin que tout à l'heure, les risées sur l\u2019eau.L'heure sonnait plus! nette dans l'espace élargi.Le sombre du ciel se faisait pâle.Les étoiles s'y perdaient lentement comme si elles eussent reculé.Surla ligne d'horizon, une voile portait déjà les couleurs du jour.Nous nous étions levés.++ \u201c Meyffrette se maria deux ans plus tard, avant mon retour.\u201cJe revenais un peu dégourdi et a peu prés consolé.Je revis Mey lirette, et je lui contai gaiement toute I'histoire.\u201c \u2014Mais que diable! Meyffrette, pourquoi m'avoir refusé un bon baiser, au jour du départ ?\u201c Elle pâlit, la pauvre ! «+ \u2014 C\u2019est que je t'aimais bien trop ! dit-elle.Mais oublions ça, mon pauvre Justin.Ça vient de m'échapper comme un cri! Et maintenant, adieu pour toujours ! \u201cEt moi qui me croyais guéri, sur ce mot je redevins amoureux comme un fou, et de nouveau je partis pour faire le tour du monde, deux fois, trois fois et quatre, et voici la cinquième.Et à présent, il y a huit jours, Meytitrette est morte ! \u201d Il se mità pleurer comme un enfant et à s\u2019essuyer les yeux avec son mou- \u201c choir à carreaux bleus.\u201cElle a toujours été malheureuse : ses parents, des tonneliers, ruinés par 1x maladie de la vigne ! son mari, un fainéant, mort un an avant elle, pendant mon absence.Dès qu\u2019elle m'a su au pays, il y a un mois, elle m'a fait appeler.J'ai trouvé une mourante.Et, il y a huit jours, je lui ai fermé les yeux !\u201d + J\u2019essay ai quelques paroles de consolation, maladroites, il n\u2019y en a pas d'autres.Je parlai d'avenir.Tout passe.Il était jeune encore.Il prendrait quelque jour pour femme une fille de vingt-cinq ans en belle jeunesse, ct, avec sa tournure de vigoureux marin, ils feraient un fier couple.Ce jour-là, ce serait féte au village, où le capitaine Justin était aimé, et, un jour, nous conterions des histoires de sauvages aux petits Justin, qui nous grimperaient aux jambes.Pour toute réponse, le capitaine tira de sa poche un étui à cigares, en paille, brodé de perles roses et blanches, souvenir pour l\u2019exportation de je ne sais quelle contrée lointaine, et il l'ouvrit lentement.L'étui ne contenait qu\u2019un brin d'immortelle, \u201cElle me l\u2019a donné en mourant \u201d, dit-il.Il le baisa, referma l\u2019étui et le replaça sur son cœur, \u2014 Adieu ! fit-il brusquement.Il ajouta : \u2014C'est toujours dur de quitter la vieille mère ! Puis il se baissa, prit les deux verres que nous n'avions pas touchés encore, m'en offrit un, trinqua avec moi en disant : longue vie ! et, tandis qu'après avoir bu je posais mon verre sur le pont, il lança le sien à la mer, dans un mouvement conforme à ses pensées et cependant irrélléchi.Alors je saisis la corde de mon bateau que j'attirai vers nous, je serrai la main du capitaine et, sautant dans l'embarcation, je m'éloignai en ramant avec lenteur.Le jour naissait, décidément.Toutes les cimes se teignaient de rose.Et j'entendais en m'\u2019éloignant les commandements du capitaine : \u201c Largue les huniers! Bordez! hissez ! dérapez ! Hisse le grand foc ! \u201d \u2014Âdieu, adieu, capitaine Justin ! Le brick s'eloïgnait fièrement ; il se balançait comme pour faire le beau.Le jour éclatait, empourprant sa haute voilure d'été nettement découpée sur du bleu sans bords.Les voix du brick m'\u2019arrivaient à présent confuses : et sur le quai, non loin, des cucilleuses d'immortelles qui riaient parce qu\u2019elles avaient seize ans, passsient, se rendant à leur travail, aux cultures étagées là-bas sur la colline : et, le chanteur de la vieille ayant mis à la mode par le village la chanson du consecrit, ciles redisaient en chœur, avec des voix fraîches comme la jeunesse : Je tne suis engagsé Pour l\u2019amour d'une blonde ! C'est pas pour l'anneau d\u2019or Qu'elle me doit encore, Mars c\u2019est pour un baiser Qu\u2019elle m°au refusé!\u2026 Six mois plus tard, les journaux ont annoncé que l\u2019on considérait le Meyffrelte comme perdu corps et bien.n'a Pauvre capitaine ! Sa mère qui ne sait pas lire, ne connait pas encore le malheur.Nous ne lui dirons pent- être jumais.Elle pourra espérer jusqu\u2019à la mort, la bonne vieille ! Elle pourra croire son lils prisonnier des Anglais, pour longtemps sans doute, mais vivant du moins toujours comme daus la chanson : Soldats de mon pays, Ne l' dites pus à ma mère ; 73 Dites-lui bien plutôt Que je suis à Breslau, Prisonui.r des Anglnis, Quell\u2019 n° me verra jamais ! FIN JEAN AICARD.Mme de Santa Grue musique : \u2014De qui cet Ave Maria?\u2014 De Gounod, chère madame.\u2014Et les paroles ?A une soirée de LA TAILLE HUMAINE Devons-nous rougir de notre taille en comparaison de celle «le nos aïeux ?Il paraît que non.Un savant anglais assure que la tradition qui attribue aux hommes d\u2019une époque reculée une taille très supérieure à la nôtre, celte croyance repose sur des faits exceptionnels ou mal interprétés.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1613 on déterra dans une sablonnière, à 4 lieues de Saint Romans en Bas-Dauphiné, vers l\u2019embouchure de l'Isère dans le Rhône, des ossements énormes dans un lieu connu de temps immémorial sous le nom de \u201c Champ des Geants Ces Ossements furent attribués, par Habicot, au roi Teutobocus, le chef des Teutons écrasés par Marius.Mais depuis les recherches de Cuvier sur les grands animaux disparus, on à pu rapporter ces ossements À leur véritable proprictaire, le dinotherium giganteum, animal fossile du groupe des tapirs, qui avait six mètres de longueur.C'est une erreur analogue qui avait donné naissance à la fable des pigmées.Les pIg- imées décrits par les anciens habitaient l'Ethiopie.Ils étaient toujours en guerre avec les grues ; ils attelaient des perdrix à leurs équipages ; les tiges de ble étaient pour eux des arbres de haute futaie, qu'ils abaltaient à coups de serpes et de haches.Ils habitaient primitivement la Thrace ; mais les grues les en avaient chassés.L'opinion géneralement adimise aujourd'hui, c'est Que ces pyguuces élaient des singes de petite tailie, analogue à nos ouistitis actuels, Il faut done rayer de l'histoire les races de pygmées comme celle de géants.Les anciens hommes avaient la taille des hom- Mes actuels ou à peu près : les édifices et les portes qui y donnent accès, les armures anciennes et lus momies, les ossements fus siles, tout concorde à confirmer cette opinion.Les statures humaines les plus hautes, scientifiquement constatées, n'ont jamais dépasse 2 metres so centimètres : c'etait la tulle de l\u2019empereur romain Maximin.La stature normale de l\u2019homme est com- | prise entre les anciennes mesures de six i Dieds (2 metres) et de 4 pieds (1 mètre 30 centimètres).| On qualifie de géants les hommes qui dépassent deux mètres ; on qualifient de mains ceux dont la taille est inférieure à 1 mètre 30 centimètres; d'ailleurs la tale des nas ne descend guêére au dessous de 45 centimètres ct ne Va jamais jusqu'a celle des pygmées de l'antiquité.Les nains sont beaucoup moins rares que les géants.Quoique l\u2019on ignore pour les uns comme pour les autres la condition innmé- diate de leur production, l\u2019on prétend que les anciens Perses avaient trouvé le secret d'arrêter la croissance des enfants et d\u2019en faire des nains pour l'amusement de leurs satrapes.Les Grecs, à l'époque d'Alexandre, les Romatos de la décadence, les Grecs du Bas-lmypire possédaient, dit-on, la même recette, Cette recette s'est perclue : il n\u2019y a pas à le regretter.Oe Un barbier modèle Dans sa chronique hebdomadaire du A/a- tin, M, Aurelien Scholl met en scène Edmond Lespés, le coiffeur parisien, qui vient de déceder : Après avoir passé vingt-cinq ans debont, le rasoir ou le fer à la main, Lespés, leve- nu riche, trônait volontiers au comptoir.Passionné comme tous les Méridionaux, il avait des sympathies et des animosités bizarres.Un monsieur du casuel s'approche et demande combien il doit.Le garçon annonce : \u2014Barbe et coiffure au petit fer ! et ajoute tout bas .C'est un Russe, \u2014Un Russe ?pense Lespès, un pays où on est esclave ou tyran.Les esclaves restent attachés au sol, les tyrans voyagent.Cet homme est riche.C'est trois francs, monsieur.7617 So; EE \u2014.ene L'instant après, un autre employé indique : pF \u2014Coupe et friction\u201d an Portugais, confilentiellement) : Espagnol, \u2014 Deux francs, dit Lespès.Autre commis: \u2014 Une barbe | \u2014Une barbe seule ?\u2014 Oui, monsieur.(A l'oreille) : Italien.\u2014Vingt-cinq centimes.Client à longs favoris sans moustaches, \u2014 Payez vo / \u2014 Qu'est-ce qu\u2019il y a pour monsieur ?\u2014 Une taille.(C'est un Anglais ! ) \u2014 Un Anglais, pense Lespés, l'ennemi héréditaire.Deux francs cinquante.Uni autre employé : \u2014Une couge.(A part) : Polonais.\u2014Un polonais ! wurmure Lespés en levant les yeux au ciel.Donnez à monsieur une cravate et une brosse à habits ?\u2014Mais, dit timufement le Polonais, n'ai pas l'intention d'acheter ces objets.\u2014Vous n\u2019achetez rien, monsieur, declame Lespès.La maison vous offre ce petit souvenir, C'est une prime ! Ce Lespès eût mérité d'être appelé le Turgard parisien.Voici de lui, encore, un mot épique : \u2014 Quel homme de lettre je ferais, savais écrire ?NRE ies Lee = (Et je si je ERIE Loterie Nationale, PROCHAIN TIRAGE Mercredi, 15 Juin 1887.Pour obtenir billets, infurmations, ets, s'adrae.ser au Secrétaire, 8.E, LEFEBVHP, 19, rue st-Jucques, h N igi # \u2014-\" ea BETZ Bonne nouvelle pour les gourme.s.Le père Cizol vient d'introduire dans son restaurant les véritables Chinois de la Mère Morcau, pruneaux, pêches, cerises à l\u2019eau-de-vic, le Punch Cizoljen de mieux pour arroser ses pieds de cochon.jno P.CIZOL, 72 rue St.Laurent, L'Imprimerie Générale Exécute avec diligence toutes espèces de GOMMANDES TYPOGRAPHIQUES IMPRESSIONS DE LUXE, .IMPRESSIONS DE CHEMINS DE FER, IMPRESSIONS DE COMMERCE® Erc., Ere, Etc.L'Imprimerie Générale EST EN MESURE D\u2019EXECUTER LES COMMANDES LES PLUS CUNSIDERABLES SOUS LE PLUS BREF DELAI, PRIX TRÈS MODÉRÉS.CHARLES BELLEAU, GÉRANT No 45, PLACE J ACQUES-CARTIER, N.B.\u2014Les ordres peuvent être déposés au bureau de LA Minerve, No 45, Place Jacques Cartier, ou nu bureau de LA PiEssE, No 1510 ruc Notre-Dame, en face de l\u2019'Hôtel-de-Villo.RICANTSS DE VINS) \u201cFORTIFICGRION ff aN i AYN A 1 L "]
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