Le Télégraphe = The Telegraph, 3 juin 1837, samedi 3 juin 1837
[" \\ Met x es 1 ETC OI 6 Be : - Hh Pa Ld ~ ~~ es - TU eee wel EE mal ad we a rel town .+ VN 7 K°-7 am i | \u2018 55 4 | elegraphe - .per Toi fes - - gemma « ve.1 .re y 1, * \u2019 A | + Pp ® 7 a coe bbe \"M8 oe > ; - ', : = ° en À x.LY .° \u201cyy .Le fx , TT T The \u2014 mp \"| \u201cee On me dit que pourvu que je ne parle ni de l\u2019autorité,.ni du calle, ni do Ia politique, ni - da la morale, ni des gens en.place, ni de l\u2019opéra, ni des autres spectacles, nide personne qui tienne à quelque chogpiije puis tout imprimer librement ; Beaumarcnais Mariage dc Figaro, - (GTI rena i ECR a - = _\u2014 - > - : EE, \u2018VOL.1,\u2014No.22° : QUEBEC, SAMEDI (MATIN, 3 JUIN, 1837.- Prix: Deux Sous.LE TELEGRAPILIE.VENTE ETENDUE DE LIVRES.i t i .1c les anci s - ; , Se publielo MARDI, JEUDI ot SAMEDI l'EUNDI prochin, le CINQ de JUIN, UX 0 is à P py or ai ou half-pennys du champ qu'ils ont abandonné et travaillons matin 2 6 heures.Prix ; deux sous.P ' ° u N, F | anghas à l'effigie du roi passeront pour | à'l'oeuvro do Ia réforme.J as ici dans ma pocho Prix de l'abonnement: heure au magasin du J.C.Iteiffenstein, un sou, les pennys pour deux sous, les | une série do révolutions quo j'ai préparées, mais Pour un ois le 3d.réserve: J | ; les Jarthings pour un demi sou ; n'ayant pas encore pu les communiquer à k 3 3 PAPIOISSIEN Remain doré, frappé et i Que lcs half-pennys de ln Nouvelle- | \"0 88862 grand nombro de porsonncs, jo los 8 20° : tien, 0 : A .V | résory é Héri Pourun an 10s- Imitation delaSte-Vierge, do | do o | E cosse,los stivers de lu Guiune anglaiso, rien aire la hate inconsidéréniont, jo era Counno le journal anglais TIE TELEGRA.Visites au St-Sacrement, do do Yo jot les cents des Etats-Unis, passeront | gonc qu'il cat conveaablo de passer dos résolu- PH est publié à la mémo inpritnorio, on ac.Epitres et Bvangiles, ; do - de 9 aussi pour un sou ; tions, dans lo but d\u2018oppetor une arscmblée gé- cordora una déduction d'un gugst sur los prix Imitation de JésusiChrist, par'Gonnelten, bo Et'que Son Excellence Ic Gouverneur | nérale ou chacun aura le loisir do discutor los ci-dcasus aux personnes qui Souscriraiont aux unes g-bion, de do © | en chef sera prié d\u2019émettre aussitôt que | mesures à prendre maintonant., | L'essai deux feuilles.n ures les Domes et Domaiselle, do o possible une monnaie de cuivre provin- de cette assomblée a réussi ou-dglàdo mes cspé Prix DES ANNUNCES.ruiaires de Prières, 0 o qe 1e le, égal sy rances ot c\u2018est avec orgueil que je vois autour xu Lettres de St-F.de Salles, do do iGo | Ciale, égale en valeur intrinsèque a celle de moi blé ul Première insertion ; six lignes etau deesous | 2 A , { de la Nouv - .moi une nssomblée non pas seulement nom « d Etrennes Spirituctlce, do do do | dela Nouvelle-Eco:se.Une députation | breuse, mais multitudi (à bravo) 2» Gd- dix lignes et au dessous 38 4d.an dessus | EIN PEE 0 9 » 6 ; : s multitudineuse ; (bravo bravo de dix lignes -4d.por !igne\u2014chaque insertion Chemin de in Croix de de te à été nommée a cet cifut.\u2014Gaz, Québec.| Votre présonco condamné hautement la conduie eubcéquente coûfora un «quart de prix ci\u2014des- Vie des Saints et Saintes, do do de Plusieurs personnes en cotto ville en- | to des membres qui vous ont trahi el quo ja aus Cinq pour cent d\u2019escotipte, si l\u2019on paie | {Joures Paroissiales, dp do Tho gagées dans les affaires, font imprimer pourrais nommor(on les connait, on les connait).d'avance.Mois de Marie, do do \u2014 \u2018fo | des bons sur des petites cartes pour de | OP veut par dos mosuros tyraninques rom- - Tontes communications, annonces ete.seront | petit Caréme do Marsilon, do do go petites sommes depuis 2 sous jusqu\u2019à 1 per tous les biens qui nous unissent à cons- rious franc de port.au magasin de Mr.Delcourt, | Condui c pour la conf etla union, Fo chelin.La rareté de la petite monnaie Wution, il s\u2018ogit maintenant de décédor si lon ruc St.Jean, No.3.où l\u2019on peut aussi se proeu- | [eures des Congrégations, do | do do \u201d 0 i west p * viendra dans la chambre des comiuuncs où nous rer le journal.Bossuet\u2014Oraisoasfunèbres, do do Ze os elle quit \" es presque plus pos- ne sorimos point représontés + impuémefit 1) tmprimerie du télégraphe est (tallied St.Roch | Tleures Français, do da *do sible do transiger les petites offaires prendre l\u2018argont de nos propres poches pour lo at coin des rues Richardson of de la Couronne | Ange Conducteur, do do fie | journalidres.\u2014 Canadien.Jeter sux ogens du Fouvernument, et cola con- \u2018Toute annonce d-vra être accompagnée d\u2019un | Combat Spiritus, do do de tre les promiers principes do la constitution qui erdre cantonant le nombre d'insostions désiré.| Bible Itoyaumont, do do à Incennie.\u2014Vers les onze heures du | \"°° fut necurdée, Mr.DBouchelle.termina en a 120 as wre A ; .+ .PVA See | ey disant qu'il avait fait les promières démarchon = = ER E Quinzaines de Pâques, do do o | soir, Jeudi un incendie détruisit quatre il e'était dit .if P CHAPELLE Théologie de Lisourie, 9 vols, Z | maisons situées dans In rue du Prince Horn .\" it.if Paul sont do iL.if Peler QUEBEC.Cérémonies Ruligicusce, 4 | Edouard.Le feu commença ses ravages voué fi t, eh by God BOUCHETTE must.\u2014 E ronssigné, informe respectucusement le, Des Alphabets, dans la maison occupée par son proprié- apylaudistements.) .: Ls public en général, quid vient do_recevoir | Collections do C.Schmidt, taire Mr.Mr.Morency dont la femme | DEcseaEr, Ecr.M- P- P.prit ensuite la pa.frat Low promiers arrivague un GRAND Fi Grammaires Latinre, par L'Homond,; | +: .| eut Pimprudence de se rendre nugrenier | Pole et dit que comme un des ropréacntans du PLUS du Ban ho Chark AUX de LON.do Frangaisce, ct uno quantii@d'antges | où une grande quantité d'étoupes se trou- | pouplo, il dovroit prontre la défonse do ses col.proûit, qui ont été pronvés \u2018être umo des premie- | livres.\" -vaient renfermées.Le feu s'y commy- lègues a \u2018on vient d'attaquer en masse, [1 res (qualité dana le marché ; i solicite lo pu.\u2014AUSSI\u2014 oF nigua par accident et Ia frayeur | lui | croit qu\u2019il est injusto do sumprendro tous les bic et sew amis de venir les visiter pour enju- | Une Collection de Grayures ct Images otunt toute présence d'esprit, cIl& ne | Membres dans lo nombro des traitres ct quo ger pat cux-mêmes.Consistant en \u201c2.| songen point à en arrôter les progrès, | ceux qui out blanchi au service du peuple aussi \u2014AUSY,\u2014 .an : ; Li li bientot | isons | bien dans cette onccinte quo par leur écrits S PARRIQUE un assortie : ny Co .| L'incendie gngna bientot les maisons , cell 0 4 a J anor lun bas pris=-conme étant La mecs Miraculouse in folio.Ë \u201c| avoisinantes appartenant à Mr.Boutin dans leu Journaux, méritent d'être entendus lo seui tubrgüant.à Québec.ito \u2018do Bte-Philomdne 4 pr fo flo la veuve Pautra et JI.Campbell ;.coltg | avant de recovpir la sentence.Ileroit quo ca - oping \u201c5.Bu CORNIVEAY, | folio.i ' A orniaroaeqtnée senenPse jer IA fest fas annem! ambre à venir \u201c> N.D.Un nutes.ma sagin, dans eda thi = : So première de ces propriété était nssuréb | do l'avant pour dictor an pouplo sa conduite ; aie >Les tations.?Tey - ., J .B.C.- Quétrre, 1 juin, 1837: APPRENTIS IMPRIMEURS.jrs besoin À cette imprimerie de trois où C qunire jeunes gens de 14 i 16 ane sachant lire ct ceri-o bien recommunsdés, comme Ap.PRENTIS IMPRIMEURS.St, Roel ber, Juin, 1817.FES SOUSSIGNES ont l'honneur d\u2019 nnon- Trocs au public qu\u2019ils viennent de former une Association sous la raison de M.Foisy & Cnpour faire te commerce d\u2019épierries en détail.lis ont établi leur maguzin à SU Noch, rue Desrossés.No.3.où ils enpèront que leur attention 6t l'approvisionement complet de tout ca qui tient à lene négoce, leur mériteront de l'encouragenent, M, FOISY, C.CAZEAU.fils.St- Rach ler.Juin, 1837.BUREAU DE LA PAIX.Quebec, 19 Mai 1857.AN est par lo présent denné que l'Inspec- Xteur des chenmns de ln Cué de Québee avant que de procédor à l'amélioration da Heu do débarquement à la Busse Ville do Quéhee, communément apnellé La Place, à déposé nu Bureau du Greffier du la Paix en la Cour de Justice, un plan des améliorations proposéca, accompagné d'un Procôs Vorbal y ayant rapport ruivant la loi; lesquels Plan et Procès Verbal resteront dans le dit Burcau pour l'inspection gratuite des propriétaires des terrains, maisors, et autres personnes avoisinant, et de toutes autrna personnes y concornées, afin quo tout ou aneun d'eux en aucun toms n\u2019excédant pas un mois de la dato du présent, puissont y filer tolls: whsurvations ou apporitions qu\u2019ils pouvent avoir au contraire pour lesfins do justice dans los premises, d défaut do quoi les dits Plan et Procès Vechal, seront homologués ol mis en exécution suivant leur forma et tencur, PERRAULT & SCOTT Greffiors de ln Paix* IF Cet avertissement doit être inséré dans tous les papiers publiés en cotte cité, dans leurs langues reapectives, dopuis ce jour jusqu\u2019au 20 juin prochain, inclusivement.MAISON DE CAMPAGNE.Avousr Durant la belle saison, une jolie maison convenablement divisée pour une grande famille, situéo à uno licue de la ville sur le côté: nord do ln petite rivière St, Charles, elle occupe; un dos sites les plus agréables des onvirons do Québec ct le voisinage rapproché do'la rivière procure en été tous lea plaisirs qu'on recherche 2 la campagno.\u2014Pour plus amples informations 2 s'adresser à Madame veuve, FALARDEAU.près do | église St Roch, ou à se Bureau, ins.- - Recueil de Médailles, Miraculeus (4 Gravures) et Médailles en argent, (sun ungine son cfiets, &ec.Les Mé-lailles Miraculescs argent ct argentés, de do do en cuivre, do do do Ste-Philormène do avec les livres, Se.100 rames de papier pot et à lettro 25 douzaince livres blancs et réglés 20 do ardoises ct crayons.Québec, 31 mai 1837, VENTE DU MATIN.Par Encan sans réserve pour ARGENT COMPTANT sculement.Au bn- reau de Mr, Moss Moses, rue de la Fabrique, MARDI 6 juin 1837, à DIX heures.12 Caisses chapenux blanes à la made, 12 valises hotlines ej souliers de Dames et d'Enfants à la mode de prudelle et de soie, 4 caisses Indiennes d'Eté, première qualité, 2 balles cantoons imprimés du Canada, 1 do.mouchoirs de batiste ct de linon ile toile de 6,4 1 do.casquettes de drap 1 do- parapluies, cols de soic &c.1 do.gants noirs et de côuleurs do kid et de soic.do, triches de Gd et ouvré de 718, Gros-de-Naples, soie i coudre, velour &e.1 do.articles de papeterie.(77 Les articles ne scront livrés qu\u2019après la vente ct le réglemont des comptes.-\u2014 G.D.BALZARETTI.3 juin, 1837.eee TSS QUEBEC: SAMEDI MATIN, 3 JUIN, 1837.'MONNAIES DE CULVRE.\u201cI ost tenu Jedi a la Bourse, une * assemblée très-nombreuse où l'on à voté © des résolutions qui portent en substan- \u2018ce.N° - - Que tous lésYauvais sous déja, en cireulation -ou ui seraient importés\u201d à * pour cept louis.Les ravages du feu cus- sent été sans doute beaucoup plus considérables sans les secours actifs des pompiers sous ln direction des capt.Charles Cazeuu et ceux du capt.Garncau ct autres ainsi que des habilans de St.Roch.La famille Lelitvre nous prie d\u2019être son interprête dans l\u2019expres- 1 sion \u2018le sa reconnaissance envers les ha- bitans de St.Roch pour l\u2019empressement qu\u2019ils ont ntontré en celle occasion et sans lequel leur demeure fût sans doute «devenu la proie desflummes.\" ASSEMBLEE l'UBLIQUE.Ditaanche dernier nous nous prumonions aux enyirons de la Chambre d'arsemblée, ayant vu quelques perssoncs y entrer, la curiosité nous y entraina et l\u2019on nous apprit qu\u2019une assemblée des citoyens était sur le point d\u2018y avoir lieu.Ayant, comme l\u2018un das orateura ln dit ensuite, trouvé des \u201cplumes de l\u2018encre et du papier\u201d nous nous disposimes i prendre quelques notes, Au bout de quelques minutes la salle qui doit pouvoir conlentr au moins 5 à G6 cents personnes refoula do monde et lorsque le silence fut élabli des cris de * M.BELLEAU à la chaire\u201d se firent eatendro! ce monrienr refusa d'abord, mais sur de plus vives instances il (ut entrainé à la présidence qu\u2019il finit par accepter- alors R.S.M.BOUCHET'TE.éer, avocat so leva cta\u2018n+ dressa À l\u2018assombléo à peu près en ces termes : Vous savez messieurs qu'il avait été convoqué une asuemblée publique ofin de Voir si nous accepterions les fers que lo ministère par l\u2018entremise de Lord Jul Russel.vout mettre aux picds des canadiens, de n:03 compatriotes.Il était uno assomblée convoquée ici, nous nous y rendone ct quapercevons nuns ici ?des plumes du papier, de l\u2018encre, mais que veul dite bab: sonce des \u2018wembres de In chambre d\u2018Assemblén anxquels vous avez confié lc auin de défendre vos droits, votre liborlé ; vous ant-ila abandonnés 7 voulent-ils laisser à ceux qu'ils devraient diriger le soin dla leur dicter la conduite qu'ils ont à suivre au moment au danger.Lorsque je me rendi icis, je ne m'attendais pas oussi respoclucla car où vous a calomnié, concitoyens, on a dit que vous étiez indifféronts à Québec que le tems n\u2018élait pas venu de vous appeler pour mettre un anathdine sur les résolution monstrueûses do Lord John Russel, mais pitisque nous sommes réunis et que nous connaissons nos membres pour des lâches gui so l'avenir sefont refusés ;.os je * A \u201d - À y trouver une assemblée aussi nombreuse ni |\u2018 ils représentent lo peuplo, ils doivent attendre do Jui l'impulsion que sa volonto lui donne afin d'être toujours les repsésontans de son opinion.Il panse aussi que si les membres de la Cham, bre cussent convoqué dea oseomblées publi.\u2018 ques, on eût dit} en Angleterre: \u201c voyez cette assemblée brouyante, ce parti révolutionnaire, ollo ne fait qu\u2019ameutor le peuple afin de faire approuver ses actes,\u201d elle doit agir avec plus de poide.Mes amis évitons tout brandon do diecorde ; l\u2018union fait la force.Je sais bien continua l\u2018Orateur, qu'il on est qui ont trahi la causodu peuple, colle cause qui nous est commune i teus, jo pourrais vous les nemmer (nommez-les, nominersles.\u2014Non non! nous len connaisrons.Ceux qui nous onc trahi, sont grvés dans nos cœura!)*jo ne veux désigner personne; mais vous les jagerez plus tard, Quant à moi, xi j\u2018ai trali* dites-le moi etje vons remettrai men mandat.\u201c pon non vous Glos notre défenseur\u201d sinoo je veux marcher avec vous, aussi; aussi loin que vour voudroz aller ; le lien est rompu entro les gon, verneur el les gouvernés;sices derniers sorteant des bornes de Ju modération (lo lien eat rompu; on vorra-plus tard ceux qui ont fidèles) quant à moi j'ai blaachi dans le patriosisme et je suis trop vicux pour changer.(Hour 1Joura.) Lo Dr.Blanchet M.P.P.\u2014Mr.Donchette a accusé les membres d\u2019avoir forfait à leur mandat, mais je les connais trop bien pour croiro au*ils sont indifférents à l'état de la Province; mais il est vrai do dire quo l\u2019on aurait dù agir plus (ôt, car le ministère anglais purait hésiter, attondre pour mette les mesures coércitives en force, qe nous ayons déclaré nos sontimonts et s'il nous voit dans le silence il croira que nous sommes effrayés ou indifférens ot il est peut- être trop tard déjà pour arrêter le mal dans sa \u201cnaisennce.ll croit qu'il est à propos de nom- ner tn comité chargé de rediger des résolûtions en privé el les soumettre cnsuite à l'approbation publique\u2014(approuvé approuvé).On appello à grands cris, \u201cMr.Morin, Mr.Morin,\u201d mais ce monsieur cst absent ou refuse de paraitre.\u2019 \u2019 , (à continuer.) * a Pégaze ou prochain numéro, \u2018 : ; .DECES, .Mercredi dernier ou soir, M.Joseph Lacroix, , 3 au moment du danger, emporons-nous \u2018 \"Maitre Mahchonier, apfès he courté maladie, à l'âge do 35 ans, \u2018pra rer NS Ÿ une Le Se QE em HISTOIRE ECOSSAISE.C'est elle! .,.Ohlouipouvaid en douter encore ?Suazergane, Richard III.Une femme, et un jeune enfant qu'elle tenait par la main, erraient à minuit dans cette immapse rue d\u2019Edimbourg qui s\u2019étend depuis le chateau jusqu\u2019à Holy rocd, et que l\u2019on nomme Haute-Rue.Autant que permettait d\u2019en juger la pâle lueur des réverbères voilée d\u2019ailleurs par In neige qui tombait en ubondunce, les pauvres vêtemens diaprés de flocons que portaient les deux infortunées créatures indiquaient, par lour coupe particulière, des hubitans de l\u2019autrn côté du Solway.L'enfant était une petite fille maigre et chétive, dont In rigueur du froid augmen- | tait encore la pâleur valétadinaire ; elle pouvait avoir neuf ans.Les traits fortement dessinés ct mème nn peu durs de sa mère annongaient un caractère êner- gique ; mais ils n\u2019exprimaient plus alors que cet abattement complet produit par les angoises morales et les souffrances du corps ; absolument absolu surtout chez les Ames fortes vaincues enfin après une longue lutte avec le désespoir.Apercevant un banc de grès à la porte d\u2019un hôtel de riche apparence, elle rejeta la neige qui couvrait la pierre glacée, et s\u2019assit : et puis, nttirant avec effort sur ses genoux sa fille, qui pouvait à peino se soutenir, elle s\u2019efforça de la réchauffer, en la serrant contre sa poitrine et en pressant de res mains roidies leg mains bleues ct enflées de la pauvre petite.Quelques instans après on aurait pu croire que celle-ci dormait, si de con- valsifs efforts pour sc blottir davantage contre sa mère n\u2019avaient annoncé que la douleur seule fermait ses yeux brüûlans et lourds.Le fer rouge sous lequel crient et se dérobent les chairs frisonnantes ; In scie \u2018qui secoue et ronge lentement l'os dépouillé de ses chairs par le scalpel, produisent uno douleur physique trop.vive pour laisser encore à l\u2019ame des souffrances mentales; la douleur exaspérante qu\u2019ils causont anéantit,pendant sa durée, jusqu\u2019à la pensée elle-même ; mais un des symptômes bizarement atroces du froid, c\u2019est de causer une angoisse morale encore plus exécrable que le malaise glacé qui pénètre jusqu\u2019aux os et les êtreient si horiblement : oppressé par une stupeur douloureuse et inquiète, on \u2018est en proie À une sorte de cauchemar qui entrechogne dans l\u2019imagination malade tout ce que le souvenir a de plus déchirant ; on éprouve à In fois tous les tourmens du somineil et de la veille, Telle était lu position de l\u2019infortunée qui par un mouvement machinal pressait son enfant contre sa poitrine : elle se re- mémorinit involontairement ses infortunes, et le passé, comme un fantôme, apparaissait devant elle, hideux de toute Phorreur du présent.Et qui jamais épuisa aussi complètement la coupe amère du désespoir 7?Sa fille aînée, belle, vertueuse, séduite, enlevée, et qui osa proposer à sa mère le prix ignominieux do sa faute l-\u2014\u2014 Elle efit pardonné, oh ! oui, à sa fille er\u20acpen- tante, mais elle rejeta avec horreur les dons ct jusqu'aux nombreuses Îttres de la courtisanne .Le ciel ne lui a pourtant point enu compte d\u2019une vertu si austère : cles malheurs imprôvus détruisirent sa pnisible et douce médiocrité, So © mari part dans l\u2019espérance d'assembler quelques misérables débris de s: for- tunê : à peine arrivé à Edimbourg, il tombe malade.L'hiver, seule, à pied, son enfant dans les bras, elle entreprend un long et rigoureux voyage pour venir consoler son époux : elle atteint le but : depuis deux jours son époux était mort ! t cependant la neigo continuait à tomber, ot s\u2019amoncelait en voile blanc et glacé sur le groupe immobile formé les deux infortunées, Les forces de a malheureuse mère l\u2019abandonnent : ses bras raidis se refusent à soutenir ga fille \u201cexpirante .Tl faut mourir ou mens dier!,.Oh! si elle était seule! .Mais elle jatte les yeux sur son enfant ; et une-mnin heurte à la porte du riche hôtel, et une voix plaintive implore les secours de ceux qui l'habitent, , Un domestique paraît ; mais c\u2019est pour Ja pépousser avec une insouciance si je Dieu ! George, que vous êtes dur | dit- elle.Si ma maîtresse savait que vous traitiez ainsi les pauvres, vous seriez mal dans ses bonnes graces.Apprenez que miss Ovenson, ou plutôt inistress Clarence.« Oventon ! s\u2019écria la mendiante aves horreur.Viens, fuyons, mon enfant !.\u201d et elle «disparut entrainant sa fille.* C'est unc folle, dit la femme-de- chambre.\u2014\u2014 Assuriment, répondit le phlegmatique George.\u2014Mais qu\u2019est-elle devenue ?Elle n\u2019apu quitter encore High-Street, et je ne la vois plus.Ma foi ! qu\u2019elle devienne ca qu\u2019elle voudra | je W\u2019irai pas m'enrhumer pour une folle.\u201d En uchevant ocs mots, la soubrette s'élança avec légèreté sur le tapis moëlleux dont l'escalier était recouvert; et John l'aperçut bientot au haut de la galerie en spirale qui conduisait aux appartemens de la célèbre actrice miss Ovenson.T1 est donc vrui qu\u2019un amonr véritable n\u2019est point le privilége exclusif des ames pures et vertucuses | il presse les palpitations du cœur de la courtisanne, comme il soulève le sein de la vierge ingénue ; et il rend À sos transports, à son dévouenient, à ses vertus même, l\u2019être dégradé par lequel il fut la plus profané.On ressent du moins quelque consolation à songer que bien souvent c'est un être vertueux qui inspire cet amour réel capable des plus grands sacrifices et dans lequel on reconnait le moins de l\u2019é- goisme dont toutes les actions des hommes sont empreintes ; cct amour, dis-je, qui fait retrouver à celui qu'il embrase quelque chose de l'innocence qu\u2019il a perdue : l'homme le plus farouche, le plus dépravé, s\u2019apprivoise au sourire virginal de la jeune fille qn\u2019il nime, et, dompté par uhe caresse enfantine, il redevint près d\u2019elle tn moment doux ct bon, Telle était la belle Maria Ovenson.Entrainée dans les piéges de la séduction par un misérable qui ne la trompa que pour lu jeter dans les brus du riche lord Paterson, ellà devint lu maitresse du vieillard opulent.Braver l\u2019opinior du vulgaire et étaler du scandale à ses regards plébéiens est sans doute un rañ- nement aux plaisirs des hommes pais- sans : l'amant suranné de Marin voulut qu\u2019elle füt connue et nAmirée de toute l'Angleterre.Douée d'heurcuses dispositions pour l\u2019art théatral, protégée par un lord puissant et riche, elle devint bientot une actrice célèbre.Lord Paterson ne jouit pas longtems de son ouvrage : il mourut un an après les débuts de Maria Ovenson, et par son testament frustra ses héritiers d\u2019une immense for - tune qu\u2019il légua n sa maitresse.\u2014\u2014000000 \u2014\u2014\u2014 \u2018 LE DUEL.9 vv es a À .» Miss Marie, pour ln dernière ;\u2014 Miss est engagée; dit aussitôt Trôvor ; j'ai sa promesse pour la derniére contredanse je vous prie donc, capitaine, de renoncer à vos prétentions, N°es-ce pas, miss, j'aie votre parole?et il se tournait vers la jeunne personne.Elle répondit en rougissant : Je crois que j'ai promis à M-: Trévor.Mais je voudrais pouvoir danger avec tous les deux.Certainement non, miss, \u201c\u2018 reprit le capitaine avec em- phare.Qui il jetta sur eon rival plus heureux un regard vif comme l\u2019éclair, se recula fièrement de quelques pas, et bientôt aprè quitla le salon.Pendant la contredanse, Trévor détourna les yeux de sa belle danseuso, et les promena dans In foule pour chercher le capitaine.L'air fier et dédaigneux de son rival ne loi avait pas échappé.Le dimanche suivant, lord**donna un grand diner ; presque tous caux qui avaient été du bal s\u2019y trouvèrent.le ca pitaine était À la fenètro quand Trévor parut devant la porte du château,k cheval et suivi de son domestique.En le voyant, il passa dans une autre chambre avec un air d\u2019indifférence affecté ; mais ses regards so portaient sans cesse vers la porte où Trévor devait entrer.Ils so saluèrent avec politesse mais avec froidéur.On se mit d table.Les choses sem- blnient devoir aller lo mieux du monde ; le service 6tait admirable ; les vins de première qualité, ot- la conversation - JA pépousser av gros Lanimée et spirituelle, Le capitaine et .bière, et, dédaigneuse.Elle v\u2019éloïgnaif! Tiévor \u2018étaient assis à quelque \u2018distance IT ES \u201c garçon, avec un bruyant enthousiasine, et quand déjà l'hfluence du champagne sefaisuit sentir; lord*®* se lève: Mes chers amis, jai à vous proposer un toast qui vous ravira tous.Ainsi remplissez vos verres jusqu'aux bords.pleines ras«des pour boire a la sunté d\u2019une belle.» .de la plus belle miss que nous ayons vue cette année.Vous me divinez tous, alors je ne veux ns vous faire languir : A Ju santé de misse Maric ! ,, Les acclamations, les ap- plaudissemens furent ununimés : ln main du capitaine trombla un peu quand il perta son vere 4 ea bouche.\u2018Qui de vous remerciern pour cle ?\u2014 Parbleu ! son favori.\u2014Et qui est ce ?\u2014 Debout ?debout le favori ! Les questions, 1és réponses se croisaient, Oh Trévor est lheureux mortel \u2014Il n\u2019y a pas de doute \u2014II l\u2019a monopolisée toute la soirée.\u2014Je wai pu danser une seule fois avec elle, s\u2019écri un voisin de Trévor.\u2014 Ni moi! \u2014Ni moi! 'Trévor regardait autour de lui d\u2019un aie satisfait et triomphant.Déjà il se préparait à se lever ; quelqu'un cria : Non ! non ! ce n\u2019est pas Trévor ! le favori, c\u2019estle capitaine.\u2014Oni, je parie dix contre un pour le capitnine, dit un jeunne héros des courses \"Ascot.\u2014Folie folie que tout cela ! murmura le oapi- taine ; \u2018\u201c et, tout en coupant £a pomme par quatriers, il jetait de tems à autre nu coup d'œil fier sur Trévor.; Les partisans «le \u2019Trévor et du capitaine faissient un bruit épouvantable.,, Allons, allons, gentlemen, dit un jeune baronnet qui aimait À rire, ct qui voyait l\u2019affaire tourner au sérienx, la jeunne miss ignore elle mème celui qu\u2019elle préfère ; ainsi, pile ou face ! ni sera son favori?De longs éclats de rire accucillirent cette plaisante proposstion.Trévor et le ca pitaine étaient les seuls qui ne rinient point.\u2018 ; + Sur mon honneur, messieurs, voilà bien du bruit pour rien, dit Trévor.Mais puisque l\u2019on a pris la chose tellement au sérieux, je mo vois forcé de Ia belle Marie, et seul aimé.Ji de bonnes raisons, jejpense, pour me vanter de cette conquête.l'ai écarté mon rival (se tournant vers le capitaine, ) quoique les yeux vifs de monsieur, sa bone tournure ct ce je ne sais quoi d\u2019enchanteur.~\u2014Trévor ne soyez pas insolent ! s\u2019écria le capitaine, rouge de colère ! \u2014Insolent ! bon Dieu! que voulez-vous dire capitaine.Certes vous ne voulez pas me faire une querell 7 Oh non, c\u2019est impossible.Si quelqu\u2019ne de mes paroles a pu vous blesser, mon cœur désavone cette offensa, et Comme nous le | P disions à Rugby, indictum puto : qu\u2019il n\u2019en soient plus questions.Qurnd à ma petite Marie, j'en suis sûr, j'en suis ,possitivement sûr.Le capitaine a beau me Inncer des regards terribles, .* \u2026 Ainsi gentlemen, dejure et facto, je vous remercic au Nom de la charmante Marie, \u201c ll s'assit.ll y avait dans sa physionomie tant de douceur, et il avait si franchement désayoué toute intention d\u2019offenser le capitaine, que nous espérions voir le jeunne Hotspur se calmer.Nous nous trompions.«Vous vous flattez, Trévor, vous êtes dans l'erreur.Vous ne savez pas ce qui s\u2019est passé entre Marie et moi se soir-là Sur ma parole sur mon honneur, clle m\u2019a dit qu\u2019elle aurait voulu être débarnssée de son cngagement avec vous.\u2014Folie | folie ! elle l\u2019a dit pour se jouer de vous, capiteine ; elle n\u2019avait pas d\u2019autre intention, car elle m\u2019a avoué le lendemain matin.\u2014Le lendemain matin! Et qui vous amenait nuprds de Maric le lendemain matin?C\u2019est mon secret et non le vôtre: Puisque vous voulez le savoir.je dirai, pour vous consoler, que depuis j'ai vue miss marie tous Jes jours, Trévor était échauffé par lo vin, dont il avait fait do copienses libations; sans cela, il ne serait jamais permis un langage aussi absurde et aussi extraordinaire: «c l'révor c\u2019est une lacheté de divulguer de pareil secrets, à supposer même que ce soit la vérité.Si votra intention est de erdre une douce et innocente créature, Je vous le répète, vous ôtesun.un lâche.Ces paroles furent suivies.d'un silence |.de mort.oa 1 «Un fiche! .Avez-vous'dit que | j'étais un lâche, capitaine?, kt Ia pa- Cf - .P ; leur couvrait son visage.Jl sc leva, s\u2019a- \u2018vanga vérs'le capitaine, se plaga juste eu =) .- \u2019 \u20ac * a, \u201c sr ca M.LE TELE i.din - , \u2014 K - RR TRE dans un morne et stupide dé ire, {l\u2019uh de l'autre.Le dernier bal fut, comme | face de Jui, son verre à motié vide da\u201ds .LITT.B RATURE.sut \u2014 | quand paraît une femme de-chnmbre aù on le pense bien, lo principal sujet de |lamain.Oui monsieur, je l'ai dit.Eh M Er SEE \\ A .y ° , \u2019 MARIA OVENSON.minois imprudent et éveillo ; *¢ Bop | consersatios.Aprds quelques toals de.bien ! aprds ?\u2014Voyg sentirez alors In nécessité de me faire des excuses sur le champ.\u2014Je n\u2019ai pas l\u2018habitude de rétracter mes paroles, je n'ai point d\u2019excuses avous offrir.\u2014Ne vousattendez donc nou plus aux miennes, s'écria M.Trévor * * .* d'une voix de tonnerre ; etil jetta son verre a là têle du capitaine.\u2019 La confusion fut générale ; il n\u2019y avait de calmes que chezles disputans.Trévor resta debout à la même place, les bras croisés ; le cnpituine essuya tranquillement les taches de vin répanduessur son Jabot et sa veste blanche ; puis il marcha droit au maitre de la maison et lui dit à voix basse : Milord à sans doute ici des pistoléts 7?Nous ferons mieux de terminer sur le-champ cette affaire.Ayez In bonté de faire prépais.ce qu\u2019il nous faut.\u2014Mon cher ami, calmez vous ; c\u2019est vraiment la plus absurde et la plus déplorable querelle, Allons, une poignée de main ct soyez amis.Qu\u2019une-misérabl dispute ne finisse pas par du sang, et dan ma malson encore : unbliez-la en hom me sage.\u2014C\u2019est impossible, votre seigneurie le sait tout aussi bien que moi- Comte V*®® ayer In complaisance d'aller chercher des pistolets, vous en trouverez au tir milord.\u2014Il vaut mieux y aller nous-mêmes et sur-le-champ, Vous êtes de mon-avis, T'révor ; demanda froidement le capitaine.\u2014 Allons, des pistolets ?\u2014Malédiction étornelle sur cette petite folle ! s'écrin lord®®®, il aura du sing versé pour clle.Mon cher \u2018Trévor, je vous en prie, je vous en conjure sortez de chez moi.Vonlez vous qu\u2019on dise que j'invite les gens pour les faire tuer ?Pourquoi cette malheureus : affire ne l\u2019arrangerail-elle pas ; Si, elle s'arrangera.Et prenant le bras de Trévor, il tachait de l\u2019amouer vers lo cnpi- taine.Votre scigneuric est trop bonne mais c'est absolument inutile, répondit Trévor en cherchnnt à se dégager des mains de milord, Quelques personnes de ln société lu firent observer que le cnpitsine était uni des meilliurs tireurs d\u2019Angloterre, et qu'a quinze pas il faisait santer une pièce de dix sous, Vraiment; alors je n'ai qu\u2019à faire mon testament, cas je n'y vois guère plus qu\u2019ue taupe, dit-il on souriant etsans témoigner la moindre motion.Mais.Ah!cest cela.Ft courant au capitaine : Monsieur,vous tuez toujours votre homme.à ce qne l\u2019on dit hein :+\u2014Oui monsieur ; et après ?demanda fièrement le capitaine.\u2014Vous savez que j'ai la vue extrèmement basse, je suis presque avengle, et je ne suis as fort sur le pistolet, \u2018Toute lu société tressaillit avec surprise et le regarda avec mécontentement, Il y en eut un qui murmura ; y, Eh que diable Trévor saigno du noz, celn m'étonne.\u2014Où voulez-vous en venir ?demandu le capitaine avec un sourire de dédun.\u2014Vous faire une demande bien raisonnable.l\u2019ga- lit6 des armes dans lo combat.Croyez vous donc mon bon monsieur que je me mettrai au bout «de voire pistolet ponr me faire tuer, sans avoir la chance de vous rendre pareille faveur 7?C\u2019est vous qui avez cherché cette quercile, c\u2019est votre folie qui l\u2019a nmenée, j'entends que nous nous battions face a lace, n bout pertani et séparés par une table.Oui contimun- t-il en élevant fortement la voix, nous mourrons ensemble si nons devons mouric c'est uno consolation.(« continuer.) Tuvrieæ\u2019 Pour LE PRoPRIRTAIRE, PAR f PIERRE CÉRAT."]
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