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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 4 août 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1883-08-04, Collections de BAnQ.

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[" VCL.IIT\u2014No.42.LAT JOURNAL L.O.DAVID : REDACTEUR~PROPRIETAIRE.LAT MONTREAL, SAMEDI 4 AOUT 1888.\u2014 RIB rT => BUREAUX : 26 Rue Sre-THERESE.HEBDOMADAJRE.U \u2014\u2014 m\u2014\u2014 LE No.2 OENTs W.F.DANIEL, : ADMINISTRATEUR ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JUURNAL HEBDOMADAIRE Paratt tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.21.00 $0.60 Un Al eciinns sevsencon sens asco rousse Six mols.vearoesanesan serene Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR MNLESTON DE © LA TAIBONE © JOUEUR D'ORGUE AUGUSTE SNEIDERS.Vv Suite, Aves Un sourire forcé, Guillaume embrazsss Colombelle et lui dit: \u2014Non ! non! j'ai encore tout ce que Dien m'a donné après m'avoir privé de mon père ot de ma mère ; je t'ai encore, ma petite Colombelle, Il regarda de nouveau la cigo- goe.-Oncle Guillaumo, reprit l'enfant, pourquoi l\u2019oiscau revient il encore ?\u2014Il vient revoir la place où furent tués ses obers petite, il rovient pour ÿ pleurer; comme toi; ms bonne Colombello, tu te rends parfois au cimetière pour prier sur la tombe de ta mère.De son il limpide et ingéou, la petite llo regarda longuoment \u2018e jeune howro.Jamais olle n'avait connu 83 mère et copondsnt le chan tre lui avait appris à l'aimer :\u2014 Au moins, 80 dieait-il, ce sera pour elle ure consolation le jour od elle oom- prendra touto l'amortume do ces mots : Sans mère ! \u2014Fera.t il oncors un nid sur notre toit?reprit l'enfant, \u2014Non, mon amie, cotto année il a cherché une place plus sûre.Quol- Ques fois encore, revenant des oli- mate lointains, après avoir passé au- deseus des montagnes ot des mcs, quand il sera reveau au village, il Se reposera encore un moment à cette place.Mais bientôt il la délaissera dans son vol rapide, sans se Tappeler uno seulo fois que des liens our l'y avaient autrefois atta- L'enfant Tegarda la cigogne ot Parat ne plus l'aimer aussi vivoment, , Mais, Oolombelle, tout sc passe \u2018lnsi dans le monde; il n'y a rien de stable que là-haut, près de Dieu\u2026]I su serait ainsi d'elle aussi, so disaiy Guillaume, Un jour le vent de la douleur soufflera si fort qu'il me couchers dans la tombe.L'hiver vicndra et la neige fera mon linceul, Régine, quand tu t\u2019échapperan parfois du tumulte des villes pour venir ici à Ja saison des fleurs, tu trouveras cette maison vide et morne comme un tombeau.Comme l'oi- scau, tu reviendras vers l'endroit qui te fui cher, ot peut-être diras-tu avec un soupir : « Ici habitait Guillaume ! » \u2014La cigogne reviendra-t-elle ca- core souvent ?demanda l'enfant.\u2014 Peut-être ou plutôt non, Elle à bâti son vid ailleurs, et cette nou- volle place elle a appris à l'aimer.Elle y voit ses petits se chauffer sans dangor, aux rayons vivifiants du solol.L'amour de ses potits lui fait oublier la perte des autren.\u2014Elle aussi peut-ôtre, sc dit-il de nouveau, agirs do même.Dans le monde od cllo va entrer, elle cat assurée de trouver un cœur qu\u2019i l'aimera, et la place où elle aura découvert ce tré: vor lui deviendra chère.Bientôt olle 46 parora des blanches fleurs do la fiancée.L'été alle parsera pout-être encore par In petite maison qu'abrite lo noyor.elle daignera mdmea y entrer.Blais elle ne pensera plus à Guillaume qui, depuis longtemps, reposera sous l'herbe du cimetière.\u2014Vois done, onclo Guillanmo ! s\u2019écria tout à coup l'enfant, voilà la cigogne qui a\u2019onvole.Elle s\u2019envole bien haut dans los airs.Le jeune homme suivit l'oiseau des yeux; il Tetournait vers l'endroit choisi où l'attendaiont ses joics ot res amours :\u2014 Moi aussi, se dit-il, je m'en irai d'ici vers los régions étoilées, là-bas, au dexsus du firmament bleu, pour y embrassor les êtres chéria qui, eaus doute, m'ont déjà précédé dans co séjour de paix.Régine ! Régine! pardonnoz-moi les prévisions sombres ct injustes, pout- être, qui assiègent mon cœur.Un léger bruit se fit entendre dans la maison.Guillaumo ferma son livre et, pendant que la petite Colombelle bondisguit dans le jardio, il s\u2019approoba de la porte.Le bruit provenait d\u2019un mouvement quo venait de faire lo vieux joueur d'orgue.Révoillé en sursaut, le mendiant se levait.Des mots incompréhensibles s'échappaiont de sa bouche.\u2014Des rêves, murmura.t-il enfin.Toujours des roves affroux qui me poursuivent ot me me font endurer les tortures de I'enfor.Toujours, je crois voir du sang, toujours jo crois entendro cette voix terrible qui me orie\u2026Ô Non | je ne puis prononcer ce mot.Cette nuit, il so dressa de nouveau devant moi, là, au pied de ms couche, pâle et souffrant.Quand je me suis éveillé, je mo auis enfui do cetto place commo si le fou de l'enfer y brillait, Après avoir erré uno partie de la nuit autour du oh£- toau, j'ai, osé revenir iol au matin.Dieu! Mon Dieu! quand: ocessercs- vous de me flageller sans pitié ?.; En oe moment Guillaume \u2018entra duna In pièce el s'arrêta À quelques pna du joueur d'orgue, Il considérait le psuvre insensé ranr attribuer uve cause déterminés aux gestes désordonués du vieillard.| Après quelques moments d'un silence pénible, les yeux do Walter tomberont sur Guillaume.Aussitôt un cri terrible s'échappa de sa poitrine.Une pfleur livide Po répandit sur ser traitaet un tremblement convuleif agita tous sca membres.I voulut parlor, mais il ne put articuler une syllabe.Lentement il se leva ct re- culu en frémissant.\u2014Est.co quo jo vous fais peur ?demanda lo chantre, \u2014Oui ! oui! répondit le vieillard Va-t-en! Tu lui ressombles comme deux gouttes d'ean, et si tu es lui même, pourquoi quitter la patrie des morts uniquement pour me torturer?\u2014Calmez.vous, mon ami, \u2014Tais-toi | tain-toi ! même voix.Le joueur d'orgue pleurait comme un enfant, \u2014Pauvre homme! dit Guillaume; et, s\u2019approchant da vioillard, il pora amicalement la main sur son bras, Il voulait fairo entendre des paroles de consolation A cette she ondolorie mais, au premier ron de sa voix, Walter se remit à trembler, nt, comme pour éviter un contact offrayant, il recula oncore de quelques pas, \u2014Laisscz-moil lairsez-moi cn repos ! Ne prolonge pass ma souffran- co! No suis-je pas assez malheu- roux, n\u2019ai-je pas été assez puni.Ah ! je n'aurais jamais dû remottre les pieds ici! Mon Dieu! Est-ce ninsi quo je devais revenir apris de si longues années d'exil [ \u2014Etes\u2014vous de ce village?demanda Guillaume avec cette douce intonation qu'il savait donner à ça voix, Lo joucur d'orguo ne répondit point.\u2026 Avez-vous ici des connaissances, des amis, des parents ?Pour la seconde fois le vicillard resta muct.\u2014Puisje fairo quelque chose pour vous ?Encoro une fois, il se tut, mais, d'un geste fébrile, il fit signo à Guillaume do s'éloigner.Le jeune homme obéit en sccounut la tête.En co moment, Colombello se précipitait joycuroment dans ls chambre.Elle avait son tablier rompli de fleurs que, de loin déjà, elle montrait au vieillard.Guillaume le vit sourire, ouvrir les bras, y recevoir l\u2019enfant ct l'ombrassor avcc toutos los marques do la plus vive tondrease, La mutine enfant grimpa sur les genoux du pauvro hommo ct bientôt des flours parèront chacune de s08 boulonnië- res, chaque déchirure do sou habit.\u2014Pauvre Guillaume.Waltor pemblait avoir oublié la pénible impression que lui avait cau- séc la vue de Guillaume; il ne re- c\u2019est la insensé! murmura marquait même pas que le chantre, toujours préoccupé de cette singulière rencontre se tenait pensif près do In porte.Il fullut le babil de l'enfant pour lui faire levor la tête.Apercovant Guillaume, il demanda doucement à Colembelle : \u2014Quel ent cet homme qui se tient Ww?\u2014Celui-là 2.orcle Guillaume | \u2014Onclo Guillaume ?vieillard dovenau penaif.\u2014 Est-ce qu'il vous cffraie ?roprit Colombelle, cn rogardant son vioil ami d'un air afigé, \u2014 Personne, si co n'est vous ne m'aimo ici.mon enfant, dit Walter; etlui, il pe peut pus m'aimor\u2026 Chut! parlons plus doucement\u2026 Vous m'aimez beaucoup, n'est-ce pas?\u2014FEt pourquoi ne vous aimerait-il pas ?dit la charmante enfante enfant cn agitant ra tête mutino.\u2014 Colombelle, chuchota Walter jo m'en vais loin, bien loin d'ici, Personne ne peut me consoler dans ma douleur ct m'aïmer dans ma vicil- lesso, Dites-moi, mon ange, vou- dricz-vous venir avee moi ?\u2014Que ditor-voua 11?B'écria Guillaume en accourant.- Vous voulez m'enlever cotte onfant?C'est donc là toute la gratitude quo vous mo témoigunez pour l'hopitalité que je vous ai offerte ?\u2014DMonsicur, répoudit le vicillard, vous avez raison.Oh! non! jene voulais pas vous volor cette enfant, Je suis, par uve douloureuse oxpé- rionce, combien il cn coûte d'être privé des êtres que l'on aime.Mais, voyez-vous, si souvont dans mon cœur, j'ai sonti le besoin d'aimer quelqu'un ! Parfois même, insonsé quo j'étais, j'ai supplié des mèros de me donner leurs enfants, et je los aurais chéris à la fois comme un père ct comme une mère, Je donne- rair, non pas de l'argent, je n'an ai point, mais rcon sung jusqu'à la dernière goutte pour n'être pas seul au monde.Cotto enfant a été lo seul être qui m\u2019ait souhaité la bienvenue dans ce village | Colombello s'était levée ot avait saisi la main do Guillaume; ollo l'attira près du vicillard, et l'onfant 8c montra ei bon arbitre quo Guillaumo fut bientôt assia à côté du pauvre homme et que Ia paix sembla conclue.\u2014Pourquoi avez-vous pour de moi ?dit Guillaume en regardant le vicillard avec compassion, Walter lo regarda §xomont ct balbutia: \u2014Je ue sais\u2026 votre visage m'on rappelle un autre que j'ai vu, il y a bien longtemps, un visnge qui ou- jourd'hui encore me romplit de tor- rour\u2026 Oui, c'étaient los mêmes traits, les mêmes yeux, lo même son de voix.No me regardez pas, no me parloz, éloignez-vous de moi, jo vous en prie, car je vois du sang sur vos habits, du sang sur vos mains, L'infortuné s'était lové on proie à uno horriblo agitation, en pronon Mais c\u2019est mon répéta lo çant ces derniéres paroles, ct il se cachait la figuro dans ges mains.Guillabme, offrayé, no leva comme l'étranger, et, pronant Colombolle davs ses bras, il recula de quelques pas, \u2014Non, se dit il, co n'est point un incensé, c'est un criminol qui a sur la conscience quelque nuir forfait, Viens, mon enfant, continua-t-il tout troublé, éloignous-nous et n'approrhe plus de cot homme! C'est un fou ou un grand coupable! Fasse Dieu qu'il ne soit que fou ! Lo mendiant écarta les mains qui eachaiont sa figure, et, voyant que Guillaume enmenait Colombelle, il se mit à pleuror comme un enfant.Pendant que se déroulait ce petit drame intérieur, uno scène bien autroment inattendue Re passait devant la demeure du chantre \u2014Bien- tôt à la tête de quelques paysans armés ct du garde-champdtre, l'écou- tête du village pénétrait dans l'habitation de Guillaume.A cotto vue, Waltor frissonna et devint pâle comme un linceul ; l'arrivée inattendue de ln force armée le bouleversait, \u2014Morsiour, dit Guillaume à l'é- coutdte, \"quo veneg-vous faire dans ma maison aves ces gens?Il regar- duit slternativement le fonctionnaire et le joucur d'orgue qui casayait do re dissimuler dans un coin.\u2014Soyez tranquille, Guillaume ! dit I'écoutdto; ot, s'approchant du vieillard, il lui dit : \u2014Etes-vous le joueur d'orgue qui est arrivé hior dans cotte commune, ot qui s'appelle Walter, je orois ?Un sigoe de têto afrmatif fut la soule réponse qu'obtint le magistrat \u2014Dans co cns, au nom de la loi, je vous arrête ! Le vieillard avait de la pcine à Ge tenir debout.Il balbutia quelques paroles sane suite et repoussa autant que ses forces le lui permirent lo gardo champêtre et l'écoutète.Pondant cetto lutto évidomment inégale, il ossayait de s'expliquer : \u2014Meis, Monsieur, ditil tristo- ment qui dono est assez oruol pour m'acousor ?\u2014Je n'ai point de comptes a vous rendre, répondit le magistrat d'uno voix rude, \u2014Est-co noord ?\u2014Pourquoi errer.vous constamment aux abords du château ?\u2014Ls comtesse d'Hilgencord ! dit lentoment le vieillard sans répondre aux quostions de l'écoutète.Et com- mo s'il cât repris uno nouvelle vio en pronongant ce nom, il so redressa fièromont.La témérairel dit-il, Malheur à elle! Messiours ! savez- vous qui jo suis, moil.Je suis.Mais noa, continua-t-il soudain d\u2019un ton radouci, Cela aussi aussi jo le supporterai! Marchons, conduiscz- moi cn prison, jo suls prot à vous suivre.Pendant quelques instants, Walter avait été un autre homme.Son (Suite à la quatrième page.) la comtesse d'Hilgo- LA TRIBUNE LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 4 Aou 1883, L'ÉTENDARD Nos lecteurs savent que noua avons fait un bon accueil à l\u2019Étendard et quo nous avons plus d'une fois dit du bien de son rédacteur en chef M, Trudel, quoique personne n'ait eu plus que nous à souffrir des gens de son école à uno époque où le Pape n'avait pas encore parlé.Eh bien! il parait que Ces messieurn sont toujours les mêmes, intolérants et incapables do souffrir la coutradic- tion.\u2018 Crois ou moeurs \u2019\u2019, telle est toujours leur devive, lo promier si non le seul article de leur programme.Un jour, voyant leurs attuques incessantes contre ceux qui avaient voulu faire une coalition, nona nous croyons tenu en honneur de les mettre eur leurs gardes et de protester contre leurs accusations.Vu le rôle quo nous avons joué dans cette affaire de coalition nous avons pensé qu\u2019il nous appartenait plus qu\u2019à tout autro de relever ces accusations.Il nous a somblé que nous ne devions pas souffrir qu\u2019on nous accusât, vous, nos amis et qaclques-uns même de nos adversaires, d'avoir voulu faire une coalition dans le but de piller la province.C'était pour nous une question d'honneur, Kn supposant que nous nous soyions trompé, ce n\u2019était pas, il nous semble, une raison suffisante pour nous lancer une bordée d'injures et d'insinuations malveillantes.M.Trudel qui trouve si horrible qu\u2019on attaque ses motifs, n'aurait-il pas pu respecter los nôtres quand ils étaient si visibles ?Pourquoi ces coups de griffes, ces assertions que nous avons été pro.grammiste, que nous avons voulu être castor?Quol est l'homme de bon sens qui peut prétendre sérien- somont que que nous avons toujours cherché à être du côté de la majorité ?Quant lo contrairo est tous les jours constaté et nous est même souvont reproché.Ce n'est pas possible, M.Trudel n'a pu invonter cola tout seul, il a dû êtro inspiré par M.Beaubien.Quand avons-nous cherché à être du côté de la majorité ?Est-co quand nous nous sommes joint à une poignée de libéraux pour combattre lo parti conservatenr sur la que-tion de confédération ?Est-ce quand nous avons déclaré au parti libéral arrivé au pouvoir quo nous ne pourrions le supporter s'il ne donnait pas la protection au pays ?Et si nous tenions tant à être du côté de la majorité, est-ce que la position que nous avons prise sur cor- tainos questions ne nous permottrait pas de marcher hardîment avec le parti conservateur à Québco et à Ottawa?Il y en a même qui préten- dont quo non seulement ce serait notre intérêt mais mômo notre devoir do le faire.Mais on sait que depuis longtemps nous ne prenons pas la poîne de nous défondre personnellement contre des accurations dont nos adversaires les plus acharnés eux mêmes nc croïont pas le premier mot.Nous avons voulu soulement constater chez les gens de l'Étendard an aoto d'intolérance qui n'est pas de naturo à rassurer les libéraux sur le sort qui leur est réservé par leurs alliés d\u2019uo jour.eee Nos ne vou'ons pas en dire da- vantago ; mais les castors ou les blancs\u2014nous ne savons comment le appeler\u2014peuvent être convainous qu\u2019ila ne nous empéchoront pas plus que les bleus ou les rouzes de dire Ce que nous pensons.Ceux-ci en ont pris leur parti, depuis longtemps,non amis de l\u2019Etendard devraient co faire autant.Leurs injures n\u2019aurout pas d'effet sur nous, pas même celui de nous empêcher de demander encore, s\u2019il y avait uno coalition, qu\u2019ils soient représentés dans le nouveau gouverne ment qui scrait formé.Ils disent souvont de bonnes vérités et il y a parmi eux des hommes honorables dont nous partageons les opinions sur bon nombre do questions.Mais cela ne nous empêche pas de nous rappeler qu\u2019ils ont fait la force des hommes qu'ils veulont détruire anjourd'hui en nous fai- sunt unc guerro, à laquelle le Pape scul a pu mettre fin,et nous ne som- Ines pas assez aveugles pour ne pas voir que la quostion Laval bien plus quo la vente du chemin de fer du Nord nous vaut l'honneur et l'avantage de les avoir combattant à nos côtés.Les fautes de M.Mousseau expliquent cette union passagère qu\u2019ils ont faito avec les libéraux et dont ils rougissent tant, tous ce que nous leur demandons ost de ne pas tant crier que le crime de M.Chapleau et de M, Mousseau est d'avoir voulu s'allier avec nous et que le but des partisans de la coalition était de raiver la province.Toyons, franchement est ce trop demander et notre demande méritait- elle tant d'injures ?Nous voudrions bien savoir s'il est vrai que M.Beaubien est l\u2019au teur de l'article publié à notre adresse dans l'Ætendard ou plutôt si c'est lui qui \u2018l'a inspiré, car on dit qu\u2019il n\u2019écrit par.\u2014\u2014\u2014>> M.Tarte vient de publier dans le Cunadien ua article où il reproche à M.Mousseau d'avoir refusé, lorsqu'il est arrivé à Québec, de faire un coalition : \u201c Au lieu de dépenser benucoup de son tomps à se défondre contre de misérablos intrigues, il pourrait con- saorer toute son énergie au travail quo réclamo impérieusement l'état de la province.Et l'incertitude, et les tiraillements eussent fait placo à la confiance qu\u2019eût imposée une union vraie sur des prinoipes haute ment proclamés.\u201c La tort de M, Mousseau consis te donc 4 n'avoir pas prévu le ghichis que nous avons sous les yeux, ou s'il l\u2019a prévu do n'avoir pas pris los moycns de le conjurer en opérant dos rapprochements qui eussont été acclamés par la saine opinion, parce qu'ils cussont roposé sur: des bases corrcotes.\u201c Jo suis sûr que pas un homme sérieux de l'opposition ne me contredira quand je déclare ici que l'obstacle À ce rapprochement est vent du premior ministre dont les résistances n'ont pu être vainoucs par les représentations do ses plus sincères amis, \u201c La part quo j'ai prise aux pourparlers qui ont ou lieu\u2014m'autorise et m'oblige même de tenir ce langage, quo je tiens d'autant plus à mon aise quo\u2014Contrairement à M.Monsseau, j'étais d\u2019avis qu\u2019il devait rallier los groupes qui se montraient disposés à un accord durable, pour \u2014 le plus grand avantage du Bas Canada.\u201d J.ISRAEL TARTE.N.E.\u2014M.Tarte a raison de reprocher à M.Mousseau de n'avoir pas suivi l'avis de ceux qui le suppliaiont, dans son intérêt et celui de la province, de faire une coalition.Il l'avait voulu aupers- vant,il avait travaillé À la faire Fons M, Chapleau.Pourquoi n\u2019n-t-il pas persisté ?Il aurait aujourd\u2019hui une autre position que cello qu\u2019il occupe dans l'estime publique, Donnona à M.Chaplean ce qui lui appartient, Il a Vu clair, lui; avant la vente du chemin de fer du Nord, il avait prévu le :zéchis dont parle le Canadien, il à voulu faire la coalition, mais ily avait trop d'aveugles dans les deux partis, M.Mercicr à commis alora la faute que M.Mousseau devait commettre deux ans plus tard et dont il est victime en ce moment.LA BONNE VOIR, Nous apprenons avec plaisir que l\u2019Université Laval se propose d'ouvrir une éoole des arts ct métiers à Québec.Il appartient à l'Université d\u2019entreprendro cotte œuvre patrioti que.Le Canudien dit : « T| nous faut une école des arts et métiers, « Etla ville de Québec devra beaucoup do reconnaissance À quiconque la fondera.» On n\u2019a pas d'idée du bien que les écoles de dessin, d'arts et métiers ont fait déjà à Montréal.Tous les jours on cotend parler d\u2019un talent qui se manifeste, d\u2019une vocation qui se dessine.Tous les jours nous avons occasion de nous convaincre de plus cu plus que ce nest pas le talent qui nous manquait pour nous distinguer daus lc commerce, l'industrie, les artset métiers, mais l'instruction pratique.Que de carrières où nous no pouvions pas entrer nous sont ouvertes maintenant! Que de talents dévoyés et déplacés autrefois trouveraient aujourd'hui élément qui leur convient ! Co no peut trop faire pour engager nos grandes iostitations ot nos capitalistes à tourner leur attention do ce côté-là.Nous n'avons rien Pà envier aux Autres nations sous le rapport de l\u2019é- ducatior clae-ique, travaillons main- tonant à avoir des écoles apricolos et industrielles.Doonons A des centaines do jeunes gens les moyeus de so distinguer dans des carrières utilos au lieu de végétor dans des professions ingrates, Avant vingt ans si l'instruction pratique continuo à faïre des progrès nous serous les maîtres où jusqu'à présent nous étions esclaves; nous aurons des illustrations daus le génie civil, l'architecture, la gravure, le dessin, les machines dans toutes les branches de l\u2019industrie.Les personnes qui ne pouvert pas aller passer l'été à la campagne profitent des excursions qu'on pout faire tous les jours 4 bord do batcaux de ln compagnie de Richelieu et Ontario.Parmi ces excursions la plus intéressante est sans contredit celle qui permet de sauter les rapides soit à partir de Prescott, si l'on vout jouir du Long Sault, soit de Cornwall si on vout se contonter des rapides des Cèdres, des OCascades,et du Sault St-Louis.Pour $3.50, ca- bine comprise, on)prend, le samedi soir, le Grand-Trone pour le Côteay; 1A un omnibus vous mène au quai où le bateau vous attend ct vous arrivez, le lendemain matin, à P cott.AIO houres vous prenesl batenid'qui déscond et vous arrive à Montréal vers six houres du soir.OnTpéutauspi Pap le bateau à Liachite st lieu du Côteau,le samedi vera midi.Mais l\u2019excursion régulière est par le Côteau-Landing.Nous 8erions curieux de savoir s\u2019il est un pays au monde où l'on peut offrir pour $3.50 une promenade qui réu- nisso autant d'attraits et d'avantages D'abord, rien de plus fraie, de plus vivifiant quo l'air des rapides; rion de plus pittoresque ct de plus émouvant.Ensuite vons avez sans cesso le plaisir de la variété, de la nouveauté, car la scène change d'aapect à chaque instant, Le gracieux ct le pittoresque, lo doux et le terrible se mélent, se remplucent et se succèdent como par cnchantement.Les premiers rapides à travers lesquels on passe après avoir quitté Prescott sont les \u2018\u2018 Galops\u2018\u2019 aivsi nommés parce que les vagues tourmentées imitent cn se précipitant lo galop d\u2019un cheval; puis vient le Long-Saut où les vagues grosses comme der montagnes menacent de mettre le bateau en pièces; les \u201cRapidesdes Côdres\u201d qui sont plus traîtres qu'ils ne paraissont; les rapides du * Rocher Fendu \u201d où le bateau court lo risque de so fendre ; les \u2018 Casoades \u201d ainsi appolées à cause de leurs vagues courtes ot pa- oachées ; enfin les rapides de Lachine ou le Saut St-Louis où beaucoup de personnes ne passent pas la première fois sans faire leur ncte de contrition.Nous avons vu des Américains et des Américaines qui s'étaient presque battus pour avoir les premières places en avant du bateau s'éclipser fartivement à la voiile d'entrer dans le gouffre, ou fermier modestement les youx.Seulement, comme les ac- eidents sont rares, nos hardis voisins trouvent quelquefois que ce n'est pas assoz dangereux.Il faudrait pour les satisfaire qu\u2019un bateau allét au fond de temps à autre.Il y a à Montréal des centaines de personnes qui vont aux Etats-Unie,à Murray Bay, au Saguenay et qui n\u2019ont jamais sauté les rapides.On va loïn quelquefois pour trouver moins que ce qu'on a près de soi.LE CHOLERA DEVANT LA MEDEUINE.C'est on 1817 que le choléra fit Ba première apparition en Europe ; jusqu'alors il était demeuré un fléau asiatique.À l\u2019état d'endémie continuelle dans certaines parties de l'Asie, et surtout dans le delta du Gange, le choléra prenait parfois des allures épidémiques, mais jamais, avant le dix-nouvième siècle, iln\u2019avait pénétré en Europe.Les médecins disputent dopuis soixante ans sur lo choléra, sur ses causes et sur le traitement qu'il convient d'appliquer aux cholériques.En fin de compte, on n'a pas pu définir encore le choléra.Et personne me saurait diro si ce fléau est contagieux ou infectieux.Est-il contagieux Ou infectieux?Cos deux épithètes, dont l'une constitue un barbarisme médical, partagent la Façulté.O'est toujoura sur contagion et sur infection que portent les différen= ces d\u2019opinious, oo Mais il faut enfin définir ces deux mots qui, avec le choléra, vont en- qk trér dan ulation quotidionne, , Une maladie est dite contagicuse Jorsqu\u2019ollo re communiqued'individu &;individu, soit par contact direct, poit par, contact indirect.i Une maladidyjnfeotucuse, au cop.Faire, est engeñdrée par des migs- mes morbigènes répandus dans l'atmosphère.Elle se répand donc par la seule viciation du milieu atmosphérique.Pour ce qui concerne le choléra, los deux écoles rivales, l'école de la contagion et celle de l'infection, ont des arguments d'un poids égal, Les \u201c contagionnistes \u201d iuvoquent les étapes du choléra, dans ses diffé.rentos invasions.Tonjours le fléau nous est arrivé par lea grandes routes commerciales, où des cholériques 80 Font trouvés on contact avec des hommes sains, Ila invoquent des exemples tout à fait remarquables, où l'isolement à protégé des populations entières contre le fléau, En 1831.la cour de Rusaie s Féquestra à Peterhoff, La maison de l'Empereur n'ent sucuno communication avec le dehors tant que dura l'épidémie, Cette maison se composait de dix mille personnes.Autour du palais, le fléau fit des hécatombes.Dans l'intérieur, aucun cas do choléra ne fut signalé, Lo même phénomène fut observé en 1855 à Constantinople, où l'école militnire et un bagne de forgats, en- formés dans une ville emplie de cholériques, ne payèrent aucun tribut au fléau, grâce à une équestration rigoureuse.Enfin, on 1855, la Sicile, ayant interrompu toutes les rola- tionf avec les pays atteints par le choléra, le fléau n\u2019y apparut pas, À tous ces exemples, lus infention- nistes on objeclent d'autres égale- mont probauts, Ils citent, les méde- ciné qui ont soigné les cholériques ct qui n\u2019en sont pas morts.Ils montrent dans les rues infeotées des Mai.ons où on n'a pas rolové un seul chs de choléra, ete., eto.L'inde est le berceau où le choléra prend nairsance.Avant d'énvabir les autres contrées de la terre, Pomme autrefois la peste éolatait en Exypto pour s\u2019avancer progressivement sur la surface entière da monde habité, il n toujours pour point de départ ler contrées\u2019 marécageuses qui bordent le doltr du Gango.A In suite d'inondutions périodiques qui cou- vront chaque années les bords du fleuve sur uno vante étendue, la plaine reste chargée, après la retraite des caux, de détritns [animaux et végétaux evfouia dans le vase du fleuve saoré des 1ndous.Ces immenses marais, exposés plus tard à l'ardeur d'uu soleil torride, doviennent bientôt un large foyor de décomposition, d'où n\u2019échappent des effuves putrides qui vionnent em poster l'air do leurs'émanations toxiques, Aussi le choléra reste-t-il constamment sur quelques points du territoire de l'Inde, tantôt à l\u2019étut eporadique, tantôt limité à ses loyers partiels à un ou plusieurs villages.A des époques plus du moins éloignées, coïnoidant en général avec des intempéries atmosphériques, de grandes calumités publiques, des guerres, de grands pèlerinages, les foyers locaux se confondent, l'épidémie se répand sur des régions pous ou moins étendues ; puis, suivant les grandes voies de communication, les\u2018mouvements de troupes, les foules de pèlerins, elle envahit do proche on proche, crée de nouveaux foyors de rayonnement || qui, à leur tour font irruption fur le se}, .\u2018pays tout entier EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I! paraît qu'il y 8 où un temps où Sorel était un des endroits les plus dangeroux du pays pour ceux qui avaient de l'argent ct des mœurs.La Gazette de Sorel raçonte des hi»toi- res qui font voir que mette vi'le sujourd'hui ai gentille méritait In mauvsise répution qu\u2019elle avait, il y s un cinquantaine d'années.Voici une de ces histoires dramatiques : « C'était il y a trois ans.Par une sombre soirée de novembre, j'étais avec un ami à fumer ls pipe chez un homme déjà assez gé, bien que le temps n'eût pas encore laissé une profonde empreinte eur #a figure, Il était onze heures du soir et le vapeur Québec venait de laisser la port pour continuer 8» route vers Trois- Rivières.L'atmosphère était chargée de nuages; un froid humide nous glaçait.Nous étions naturellement portés à la réverie et chacun s\u2019absorbait dans ses pensées.\u201c Eh! dit teut à coup notre hôte, c'était par une somblable soirée, À peu près vers cette époque-ci, que se commit le plus épouvantable meurtre dont l'histoire de Sorel puisse faire mention.Comme les temps changent! Alors, c'était lo désordre, l'anarchie, la violence; aujourd'hui c'est lo repos, la tranquillité.\u201c Je vous ai parlé, continua-til, du docteur Gaspard, Son père tenujt slors une taverno sur la rue de la Reine, juste en arrière de la pharmacie de MM.Bruneau & Sylvestre.Vous diro ce qu\u2019était cette tavorne ?l\u2019aspcot seul des lieux, encore au- jourd'hui, pout vous en donnor une idéo.Brutal dans see manidres, obscéne dans son langage, violent et oynique de caractère, le propriétaire de cette tavorne n'hébergeait que des gens de son acabit.Nombre de voyageurs sont entrés là, lo soir, etu'en sont jamais ressortin Que sont-ile devonus?Le sol des écuries puurnit peut-être, nous, répondre.[nis personne n'a jamais os6 y faire des fouilles, ! \u201c Un jour de novembre, uh'jeuno homme,-d\u2019uve trontaino d\u2019aunées, originaire do St Barthelemy, je crois, arrivait chez le père de Gaspard:-(T] revonait de la Californie \u2018où la fortune lui avait rouri.La bourse bien garoio, je laisse & penser qualle fut £a roocontre aveo ses amis.A neuf heures du soir, I'étranger \u2018demands un batolier pour le traverser i.Berthier, Aussitôt le cabaretier et l'un de ses fils s'offrirent à faire voyage à un prix qui aurait donné à réfléchir au voyageur s\u2019il et su quelle capèce d'êtres infâmes il acceptait comme conducteurs.\u201c* Tls partirent, C'était, comme je vous l'ai dit, par une soirée froidé ot humide comme celle-ci, Pas -une étoile au firmament ; pas un rayon de lune & travers les nuages amoncelés, Le vapeur de la oumpagnie Richelieu arrivait à son.quai, -, Ce D\u2019était ni le majestueux Québec, ni le rapide Montréal, ni l'élégant Trois-Rivières, Mais n'importe, tols qu'ils étaient, con vapeurs avaient à leur arrivéo, là dou d'attirer sur les Quais toute la jounesse do Sorel, Nous dévisagions tous les passagers, OUx appartenant au beau soxe-sur- fout.Que voulez-vous?certaines mœurs ne changent pas et je fas jeune homme comme vous, \u201c Il y avait uno demie houre.que nous étions là, attendant, le départ du bateau, et nous devisions joyeu- tement.quand tout à coup des'oris Mulstres se Grent entendre À travers ombres de la nuit: au secours | % me.tug | au secours,au sécours fs DEFUS: \u2018 » livva © lsdrinoM mes silence, Joa wide voix déchi | raute retentit encore une fois, l'on | entendit le mou: \u201c\u2018 l'itiél \u201d et le silence de la nuit ne fut plus trou blé.Le St-Laurent comptait une violime de plus, \u2018 Nous étions trois frères, jeunes et vigoureux, D'un commun accord, nous sautêmes dun= uo canot ct vous | nous dirigefmes à force d'avirons sur le lieu du crime, Quatre heures de recherches n\u2019aboutirent A rico.Pendant huit jours, un grand nombre de personnes fouillèrent le bois et le fleuve, mais tout fut inutile.Toformation prises, le voyageur n'a-| vait pas paru à Berthier et la famille | Gaspard continua son criminel négoce, \" \u201c\u2014Et la justice demanda l\u2019un de nous, \u201c\u2014Elle s'adminirtrait alors al Montréal.Et qui donc se serait intéressé à un inconnu ?\u201c Notre hôte avait raison.La! première loi de ca monde est de se protéger soi-même.Ce n\u2019est peut- être pas très chrétien, mais c\u2019est la mode.LA TRIBUNE Haletaots, la poitrine oppressée,uous | retenu par une corde, et près de lui un cofant pouvant à poino marcher.[I vonlat faire quelque pas vers l'enfunt; mais il entendit tout de la part de l'animal, et, en mème temps, il regut dans le virage une certaine pluie qne ce pachyderme lui avait covoyée nvec sa trampe.C'était évidemment un avis que lui donnait l'animal de ne pas s'avantu- rer plus loin, Le visiteur se le tint pour dit et quitta la casse.En gor- tant, il rencontra le cornac ot lui raconta la scène qui venait do se passer : « Vous avez hien fait de sortir, lui dit ce dernier.car, pondant qe mon enfant est là, parsonne ne peut l'approcher excepté ma fom- me et moi, Si vous voulez revanir maintenant avec moi, il ne vous fera aucun mal, » Er cffet M.Cha\u2019- fnean suivit le cornac et fut témoin alors d'une scène vraiment atten- drissunte.À la vue de son cornac, l'éléphant paraissait tout joyeux - il le touchait avec sa trompe, le caressait et dirigeait ses rogards tantôt sur lui, tantôt sur l'enfant, comme pour diro au père : Voilà ton ls, j'en ai bien eu soin.Lo gardien mar- M.W.Filiatrault do Boston a eu | lu bonté de nous faire parvenir un | numéro du Boston Herald contenant | un article sur la convention cana- | dienne-frangaise qui doit avoir lieu, le 15 septembre prochain.Ce journal important félicite nos enmpatrio- tos de prendre les moyens d'aug- meoter leur bien être et leur influence nationale et de servir le mieux possible leur patie d'adoption.«Il y à vingt-cinq mille Canadiens.fran- Çais, dit-il, daus l'étar du Maine et | il y en a deux an trois fois autant | dans le Massnchussett.Tout ce qu'ils feront pour améliorer leur position sociale et prouver qu\u2019ils veulent ain- céremeng faire de notre pays leur patrie d'adoption, mérite l\u2019encouragement.» On voit d\u2019après les calenls du Boston Herald qu'il y a dans doux états seulement environ 100,000 Canadiens-frangais.Encore une prouve À l'appui dé notre assertion qu'il Joit y avoir aux Etats Unis sept à huit cent mille de nos compa triotes, M.le Dr Fortier de Ste-Srholas- tique publie dans la Gazette de Sorel le discours que le manque de temps l'a obligé de trouquer et de tire trop rapidement à L'Assomption.Le défaut du Dr Fortier est, comme on sait, l\u2019exubérance, la profusion des images, des métaphores, mais cette abondance renferme de, grandes ri- ehesses.Il y a toujours dans sca Gorits des pensées et des sentiments d'un grand prix et dignes de remarque, \"* \u2018L'Anpain est comme lé'Siam, le Pays des éléphants.\u2018 Une troupe de ces animaux fon! partie de l'armée annamite ; elle est placée sous les ordres d'un grand mandarin, Vers \u20181820, il y en avait 800, dont 180 au quartier du roi, et le resto réparti entre les cinq Colonnes ou divisions principales de l'armée, on compté quatre hommes pour chaque éléphant, E Ohuigneau, qui: vante beaucoup los éléphants et qui assure quo ce sont los animaux les plus intelligents que la nature ait produits, visitait un jour, à Ané, l'un des établissoments \u2018 dans lesquels ils sont embarqués.Etant entré dans une casse, il vit un de-ces animaux motta quelques paroles que l'éléphant comprit aussitôt: i! ploya Vue jambe comme pour faire un mar Che-pied au cornac, qui monta sur le dos de la bête et s'y tint à califourchon, « Donnez-moi le petit », dit-il à l'éléphant.Celui-ci roula sa trompe autour du petit être avec autant de soin qu\u2019une mère aurait pu en avoir pour emporter son cn- fant; il enlève tout doucement en prenant bien garde de ne pas lui ronverser la tête, puis il dépose son précieux fardeau dans les bras du père.Lo cornac embrasse l\u2019enfant ct denuo en même temps quelques ca- ressos à la béte.« Tous les trois semblaient si heureux, ajoute M.Chaigneau, que je partageais moi-même leur pluisir, » Aucune personne désirant vendre les ouvrages suivants, pourra s\u2019adres- A A.B.Longpré, No.51, Rue St Vincent, Montréal, savoir : Relation d'un voyago à ln côte du Nord-Ouest par G.Franchère.Rapport des missions du diocèse - de Québec.\u2018La Revue Canadienne no.12 [dé- combre 1871] du vol.8 et-les nos 1 et 2 (Janvier et Février 1872) du vol.9.PE [= ssa CORRESPONDANCE.U, le Rédacteur, Nous sommes des plus henreux d'annoncer à nos nombreuses pratiques et au publie en général quo notre département de vêtements con- feotionnés pour hommes a subi cette année de nouvellos améliorations qui le rendent supériour à tout cé qu'il y a'dans la Puissance.Tl arrivo souvent qu\u2019une personne a bogoin,sous quelques minutes d'avis, d'un vêtement complet pour un voyage ou une circonstance imprévue, Mossieurs, dans cos occasions, vous ne pourriez faire mieux que de venir directement à nos magasins ct nous vous certifions que vous y trouverez des vêtements confectionnés d'une manière irréprochable.Malgré ln longue expérienco que nous avons dans co département, nous avons jugé à propos de faire un voyage dans les grands contres américains, pour nous mettre au courant de toutos les meilleures améliorations et nous pouvons dire euns crainte, que nus vêtements confectionnés sont d'une perfection et d'une coupe plus élégante que la plupurt des vêtements qui sont faits sor mesure, À coup un erognement, significatif | ee AE Notre assortiment se co mdeos d\u2019habits en drap noir, en sergo fran- gaine ct anglaise, cn tweeds de cou- curs les plus variées, Nous avons en un mot l'assortiment le plus complet d'habits, pantalons, vestes ot pardessus quil ya duos Montréal et même dans la Puissance.Malgré les dépenses que nous avons été obligé de faire pour rendre ce départetuunt unique en son genre, nous sommes heureux de dire que notre nouveau système nous permet de vendre nos marchandises cucore à meilleur marché que par le prssé, Nous espérons qus le public voudra bien, comme les années précédentes, tenir compte des sacrifices ue nous n\u2019avons cessé et que mous no cesserons de faire, Comme nous le disions dans une correspondance précédente nous te- vons plus que jamais à donner pleine et entière satisfaction à nos pratiques.Nous voulons avant tout, faire en sorto que lu tuaison I, A.BEAUVAIS soit reconnue comme la maison pur excellence, non pas seulement des Canudien-français, mais do toutes nationalités, Notre assortiment d\u2019habillements d'enfants est immense.Nous vous en dirons un mot sur la prochaine.I.A.BEAUVAIS, 186 et 188, Rue St-Joseph, Montréal Groonshild, Busteod & Gusrin AYOOATS 102, Suint-François-Xavier.2dec fm.LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des Rues Notre-Dame et Baint Vincent, Montréal.A.B.LONGPRE.L.O.DAVID \"Dre Montrer | COUR de CIRCUIT.No.4760, Lo vingt-troisième jour de juillot mil-huit cent quatre-vingt-trois.(DURANT LA VACANCE.) Joseph- Moïse Dufresne, des Cité ot District de Montréal, et Joan- Baptiste Mongenuis, do Rigaud, dit District, tous deux marchands- épiciers, fuiennt affaires comme tels en la dite Cité de Montréal, sous les nom ct raison sociale de Dufresne & Mongenais, Demandeurs vs J.Arthur Laurier, ci-devant commis des Cité et District de Montréal, maintenant absent de la Province de Québec, Défendeur, Il est ordonné, sur la motion des Domandeurs, par leurs Avocats, MM.Drou!n, Drouin & Prieur, en autant qu'il a pert par le rapport de B.II.alonde, un des Huaisslers de la Cour Supérieure du Bas-Cenada exerçant dans le District de Montréal écrit sur Je Bref de Sommation émané en colte cause, que le Défendeur a laissé son domicile en ls Cité de Montréal, qu'il est absent de la Province de Québec et no peut être trouvé dans ce District de Montréal, que le dit NDéfendeur, par un averlissement à être doux fois inséré en langue française dans le pepler-nou- volles de celte Cité appelé *\u2018 La Tribuno\u201d et deux fois en langue ar- glaise dans le papler-nouvelles de cette Cité appelé * l'he Post\u201d n-tiflé de comparaître devant cette Cour, et là de répondre à la demande des dits Demandeurs sous deux mois après la dernière insertion de tel avertissoment et sur le défaut dn dit Défen-teur de comparaltra et de répondre À telle demande dans ko délai susdit ; il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et Jugement comme dans une cause par défaut- Hvsenr, Honsr & GENDRON, ' G00 U Montréal, 28-juillét1888,=\u2014bi.ES rt PROVINCE de QuéBEo, District de Mantréal, COUR SUPÉRIEURE No.114, DAME MEDORA ELEANOR MUSSEN de lu Cité et du District de Montrén!, éponse de William de Courcy Harnett du mêmo lieu, Ecuier, Avocat, dûment au- torieée à ester en justice, Demanderesse Us Le même WILLIAM de COURCY HARNRTT, Défendeur, Une action en séparation de biens a élé instituée en cette cause.Montréal, 30 juin 1883, T.& C.C.pe LORIMIER.Avocats de la Demanderesse 14 juillet 1883.\u2014 oi, Dr A.A.FOUCHER Chirurgien oculiste et auriste de l\u2019Hôpital Notre-Dame, Montreal BUREAU et RESIDENOK : 82, Rue ST-Denis.Consultation : heures, De midi à trois Pagnuclo & $t-fean 9 AVOCATS, No.34, RUE ST-JACQUES Montrénl.Simon PAGNULLO, C, R.E.N.ST-JkAN,' B.C.LL.2 dec.\u2014Fm Mercier, Bausoleil & Mantinan, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL, \u20140\u2014 CLEOPHAS BRAUSOLEIL, PAUL G, MARTINEAU, Autrofgio BradicOficisl.B.C.L N, B.\u2014M Mercier donnera une attention spéciale aux affaires criminelles, Hon Howonk MERCIER, Ex-Solliciteur Général, Député de St.Hyacinthe.O.AUGE AVOGAT, No.I6, Rue Saint-Vincent.26 nov, fm, PREFONTAINE & MAJOR, AVOCATS, 14, Rue Snint-Jneques.Raymond Préfontaine, O.C.L.David Major, B.O.L.25 nov.fm} F.L.Sarrasin AVOCAT, No.44, Rue Saint-Vincent.25 nov, fm.RELIURE À coux qui ont des files do journaux, livres, etc, à faire rolior ou réparer nous lon invitons À allor faire une visite à Mr.Louis Corriveau, Nu.247 Ruo Jacques-Oar- tior.Les p rix sont excessivemont bas et leur donnera ploino satis- fastion.16 Juin.\u2014ei, L.PLAMONDON AGENT D'Immeubles et de Placements No.35, RUE SANIT-JAOQUES Montréal\u2014000\u2014 N.B.\u2014Les personnes qui ont de propriétés à vendre, sont respectuease- ment priées de s\u2019aboucher avec Mr L, Plamondon, On n\u2019exigo de frais\u2019 du commission que dans le cas ou la vente \u2018se fait.\u2014I6\" ; ' (Suite de la première page.) attitudo digno et énergique avait prosque frappé de rerpcct ceux qui l\u2019écoutaiont.Maintenant, au contraire, il semblait affaissé sous le poids de son malheur, Colombolle pleurait à obaudes larmes et ramassait los fleurs dont elle avait orné le joueur d'orgue et que foulsient maintenant impitoyablement les piods du garde-champd- et dol'écoutète.Walter la vit et ombrassa l'enfant, Puis, s\u2019appro- chunt rapidoment de Guillaume, il lui dit à l'oreille : \u2014Je \u201c dois \u201d voir mademoiselle Hilgonoord, Il prononga ces mots, « je dois », comme un ordre impé- rioux ot qui n'admetrait pas de réplique.Guillaume était profondément ému.Muet, il su'vait des youx le petit groupe qui s\u2019éloignait lentement « Jo dois », avait dit cet homme ; ot le chantre ue parvit point à s\u2019expliquer l'étrange impression que la voix du joueur d'orgue avait produite sur lui en ce moment.Il était plongé dans ses réflexious lorsque Colombelle qui avait accom- @né le jouer d'orgue jusqu\u2019à la prison,fvint lc rejoindre.Sus ces ontre- faites, le soir était tombé et le chantre crut ne pouvoir mieux faire que d'onvoyor Colombelle diro À Régino que lo malhoureux auquel otle s'é tait tant intéreeséo la veille désirait ardemument la voir.L'enfnat, à peine l'ordre reçu, bondissait déjà sur la routo d'Hilgenoord.Le soloil disparnissait pou à pou sous l'horizon ct inoodait la nature d'un torrent de ponrpre et d\u2019or, La lumière vague qui éclairait encore les arbres ot les muisons, projetait sur la pleine des ombres gigantesques paroilles à de noires fantômes.Guillaumo perdu dans l\u2019ombre for- méo par un grand hôtro situé sur le bord de la route méditait tristement, et do tomps en temps un profond soupir soulevait sa poitrino oppressée, Pauvre jeuno homme! A quoi songo-t-il maintenant # Sans doute, Îl regrotto d\u2019avoir préjugé si sévère.mont lo matin l'oubli de Régino, mais il no peut s'empéchor de re- vonir sur la mémo idéo.N'a-t-il pas apris,dans catte tristo journée, que ses craintes n'étaient que trop fondées ?La comtesse rétournait on villo avec Régine, pour présontor colle-ci dans lo grand monde, Guillaumo ontrevoyait cette absence sous les coulours les plus sombres.Cette impression était si forte que tout disaparut pour lui, et qu'il ne vit plus que dans un vague eouve- pir son rdve onchanteur, A jamais .brisé, anéanti.Guillaumo était tellement absorbé dans sos \u2018sombres ponsées qu'il ne songes pas uno seulo fois au vioox Walter.Pendant ce temps-là Colombelle S'acquittait de sa mission.Le lec- tour suivra sana doute avec intérêt l'expédition do la chère onfant, Nous l'accompsgnerons donc jusqu'au obâtoau d'Hilgenoord, à l\u2019en- tréo duquol nous la voyons s\u2019arrêter et aegarder toute émue autour d'ello.Les chiens, hier encore si hargneux, bondiesaiont mointenant on remuant In queuo, comme s'îla eussent voulu faire fête à l'enfant.Collo oi carosssit tour À tour leurs bellos tôtes.En voyant cotte intimité, on oût dit quo los terribles molosses d'Hilgenoord vonsiont implorer lour pardon, of qu'une convention tacito s'établissait.en- tro oux ot la potito fille.OColombolle s0 glissa doucement dans lo jardin jusqu'A co qu'elle eût atteint l'aile du château sur laquello s'ouvrail la fenêtre de l'appartement de Régioo.Les derniers rayons de soleil coloraiont encore les verriéres ot les flours qui croissaient dans les arcoaux gothiques.La croigée ouverto livrait un libre passage À la douco brise du soir} mais rico ne semblait indiquer qu\u2019il y efit quelqu'un dans la chambre.Cepondant Ragine 8\u2019y trouvait.À l'houre où Guillaume, en proie À une fpoignante émotion, rêvait sous le hôtro, la jeune châ- telaino, la tête appuyéo dans la main, était assise dans son fautouil.Elle songeait ou bien-aimé, 3 I'ami de son enfanco, A celui qu'elle aurait voulu voir l'ami de sa vie on- tière, Pour elle, plus rien de boau, d'agréable, de charmant; il Jui semblait que pour elle la terre n'aurait plus do fleurs épanouis,que los fruits ne müriraient plus, uve le ciel n'Anrait plus de rayons do pourpre et d\u2019or, p:us d'étoiles dia- mantéos.La rolitude régnait autour d'elle, commo colle posait aur son cœur.\u201c Malgré la promesse que j''i faite à ma mère,\u201d se disait elle, \u201c jamais je ne pourrai me résoudre à onblier Guillaume Un vacarme soudain vint tout à coup la tiror de su rêverio.Les pigeons abandonnèront lo toit et volaiont précipitammont vora le sol.les chiens jappaiont joyeusement, los oïes, les paons, los canarda, lor poulets mélaicnt à l'ouvi leurs notes criardes.Régine sourit ot so diri- goa vors la fenêtre ouverte.Elle avait doviné juste.Quand tous les animaux du château se réunisenient ainsi, on pouvait dire que Colombello était là.Colombelle était pour eux comme upe petite reine, dont tous saluaieot joyousement l\u2019arrivée.Dès que l'onfant aperçut Is jeune châtelaine, elle battit joycusement des mains, Régine lui fit signe do monter et, pendant que les animaux s'éloignaient de nouveau, la potito fille monta l'oscalier cn saulillant, Bieatôt Colombello se trouva danse \u2018la chambre de es protectrice.Elle s'acquitta concienciensement du message dont ron \u201c oncle Guillanme\u201d l'avait chargée, et, de sa potite voix émue colle raconta quo des méchants hommes étaient venus prendre le pauvre joueur d'orgue.Elle verrait donc Guillaumo | Coite pensée dominma d\u2019abord la pitié pour le vieillard.Colombelle retourns À la maison; Régino quitta Hilgonoord et se trouva bientôt sous lo grand hôtre, où Guillaume l'attendait.Nous deux balbutidrent un timide bonsoir.\u2014Mademoisello, dit lo chantre tout troublé, pardonnez-moi si jo vous ai fait prier de venir me trouver ici.Le pauvre bomme que vous aver si géndronsemont traité hier soir, veut absolument vous voir.\u2014 Moi, Guillaume ?\u2014Vous, mademoiselle.Je vous accompagnerai, si vous le désirez, jusqu'à la prison où l\u2019écoutôte l\u2019a conduit.\u2014Et pourquoi cela! Quel crime u-til commis ?\u2014de l'ignore, \u2014 ll voudrait peut-être implorer notre protection contre coux ui lo perséontent ?Vencz, Guillaume, ne tärdons pas; nous devons secourir À continuer, LA TRIBUNE MARCHES DE MONTREAL.IMPRIME R DE Légumes.Putates par poche.0.50 4 0.70 Carottes pur minot.0.40 050 ] Betteraves Yee 040 0.70 : Oignous par qqart.3.00 0.00 M.Dhoux par douzaine.1.00 1.60 8 0 Concombres par douz.0.60 1.00 Tomates par boite.4.50 0.00 Fruits, \u2014_\u2014 Pommes par baril.3408 2-00 Guns à boire 000 000) Ayant un matériel d\u2019im- Poires.soeurs 0.00 0.00| primerie très-étendu, est en Melons à la pièce.0.00 0.00 mesure d\u2019entreprendre l\u2019im- \u2018 pression de toutes espèces Grains.d'ouvrages, dans les deux langues, tels que Blé par minot.1.654180 g q Pois do .1.00 1.10 Orge do coerernonane oo 0.00 Sarrasin par poche.1.30| Blanes d taires Lin de 000 000 e Notaires, Mil do aes 250 2.86 Trile do oo.000 000] Blancs pour Avocnts,* Blr-d'indedo .ss I Avoige en poche.0.Fives par Pinot.\u2026 1,75 1.90] Blancs pour Greffiers,etc Son par 10 livres.0.90 0,00 Moulée.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1.60 1.75| En-tête de lettres, Farines Far.de blé, camp.p.100 LL 2.25 à 3.00 Far.d'avoine p 100 lbs.2.75 3.00 Far.de blé-d'inde do .1.70 2.00 Far.de sarraziv.2.00 2,50 Viandes.Bœuf par livre (steak).0.124 0.15 Mouton par livre.0.10 0.12 Veau par livre.0.00 0.60 Lard par livre.012 0.15 Jambon par livre.0,14 0,16 Saindoux par livre.0.14 0.16 Poros abattus p.100 Ibs.8.60 9.00 Bauf au quartier.« 6.00 6.00 Mouton entier par ib.0.09 0.10 Divers.Sucre d'érable.we 01020.12 Sirop au gallon.\u2026\u2026 we 1.10 1.20 Miel à la livre.0.12 045 Œufs frais à la doz.\u2026\u2026 017 0.20 Œlufs À la Caisse p.doz.0.16 0.17 Haddock 2 la livre.0.06 0.06 Poisson frais.0.05 0.10 Beurre frais.0.20 0.30 Volailles.Dindes à In livre.0.12 à 0.00 Dindes[ vieux] au couple 1,76 2.50 Dindes[jeunes] do 4,00 Oies au couple.1,50 Oies à la livre.0.09 anards à la livre.0.08 Poules au couple.0.75 Poulcts du printemps.p.couple .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.es \"0.50 Gibier.0.00 0.00 0,00 Canards par livre.do noirs p.livre.Pleuvicrs par doz .Béeasso au couple.0.00 Pigeons domestique au _.couple.\u2026.0,30 Perdrix au couple.\u2026 0.45 Tourtes à la doz.0.00 MARCHE AUX BESTIAUX.Beeuf, 1requal,p.100 Ibs 5.50 4 6.76 Beeuf, 2mo qualité.476 0.00 Vache 4 lait.25.00 40.00 Vaches extras.46.00 55.00 Veaux, 1re qualité.8.00 10.00 Veaux, 2me qualité.4.00 5.50 Veaux, Ime qualité.2.00 2.60 Moutons, 1re qualité.5.60 8.00 Moutons, 2me qualité.5.00 5.50 Agneaux, Ire qualité.2.50 Agoeaux, 2me qualité.2.00 Poros, 1re qualité.7.50 Poros, 2me qualits.7.26 | régularité.En-tête de comptes, Lettres funéraires, Cartes d\u2019affaires, Cartes de visites, Billets de concert Circulaires, Programmes, Catalogues, Factur&s, Pamphlets .Affiches, ) Chèques, Ete., etc.i Le tout exécuté avec soin, élégance et promptitude, | On se charge également \u2018 |des ouvrages de luxe de 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enfants demourir(et nous en avons dix de morts} ayant entendu parler du sirop du Prince de Galles nous nous en sommes procuré, et ce n'est que depuis cé temps que nous avons pu élever nos enfants qui étalent toujours très maladifs.M nous est tout-à-fait indispensable ot c'est la seule chose qui nous alt réussit.\"Nous le recommandons de tout cœur 4 tout nos ainis et nous le considérons comme,un véritable \u2018trésor et.un bien fait pour tous ceux qui ont des enfants \u201cfe MICHEL CHARBONNEAU, 1 ert CE % \u201cÉPOUSE, ® ET SON Rue Perthuls.Montréal, 9 avril 1681.4 "]
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