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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 28 juillet 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1883-07-28, Collections de BAnQ.

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[" pa er VCL.IT[\u2014No, 41.LE No.2 CENTS JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : REDAOTEUR-PROPRIETAIRE.tt \u2014 BUREAUX : 25 Rvur Sre-Tuerese, W.F.DANTEL, : ADMINISTRATEUR ADMINISTRATION.LA TRIBUNE l'aralt tous les samedis.Les abonnements datent du fer et du 15 «le chaque mois.ABONNEMENT.$1.00 $0.50 Un At.cree NÛX MIOÏS o\u2026cov0 sosccaass vocvos s00020 cov nsoausasa gousse Le numéro 2 Cents, PAYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR tre FUNERTON DE\" LA TRIBUNE * N.5 LE JOUEUR D\u2019ORGUE AUGUSTE SNEIDERS.IV\u2019 Suite, Neuf heures sonnaient à Ia tour du village.Cet avertissement de la cloche, plus que le bruit qu\u2019ils avaient cru entendre, rappela Régine À elle.Elle balbutia d'une voix émue: « Bonne nuit ! Gui\u2018laume ! » Salut auquel le jeune homme répondit d\u2019uno voix plus tremblante encore, et elle s\u2019éloigna d'un pas rapide.Dopuis-longtemps ello devait avoir atteint le château, que Guillaume était encore comme cloué à Ja même place, Elle ne m'a pas compris! soupi- ratil; et, le cœur opprossé, il ren tra chez lui, * Quelques instants après, Régine se trouvait seulo daus sa petite chambre, meublée avec co luxe qui caractérise la richesse, Uno petite lnmpe répandait dans la pièce une douce lumière dont les reflets tremblotants venaient se jouer sur lo volours des chaises sculptées, les tentures bloues, les fleurs, le piano, un livre de prières ouvert ot divers objets étalés sur ln table, Régine prosternée devant un prie- Dieu, les mains jointes, los yeux levés'au ciel, priait Dieu do ne point permettro que les \u2018craintes de Guilluumo dovinsont des réalités ot de ne pas los séparer à jamais.Pondant qu'elle priait, la porte s'ouvrit ot la comtesse entra.Elle avait l'air pâle ot soufirante, Beggo s'ussit dans lo fauteuil qui se trouvait dovaut .Ja table et invita sa fille A venir près dalle, Inquiète et troubléo, Régine s'approcha de sa mèré et lui demanda ves intérêt : \u2014Qu\u2019y a-t-il donc, mère ?de chovelure de sa fille unique, dé Pos un baiser sur son front virgidal + © Carcësa un instant la bon.et In pressa dans ses bras en faisant reposer la belle tête de Résine sur son cœur, \u2014Mon cnfant, tu cs pout-être étonnée de me voir À cette heure, dit-oll2, mais nous ne pouvons causer À l'aiso que quand les autres habi tants de la maison sont endormis.J'ai boaucoup à te dire, Régine, Jo no sais par où commoncer\u2026 Oh! raraure-toi, je ne t'apporte point de mauvaises nouvelles ! \u2014Bonno mère ! - Régine, tu as atteint l\u2019âge où je dois to conduire dans lo monde, où jo dois te donuer une fortune et un pom.Tu vois bien que je pense à toi.Un sourire glissa aur les ldvres de ln comtesse, mais, mnlgré tous ses efforts, ello ne parveoait pas à dissi muler une poignante inquiétude.\u2014Que veut dire tout cela, mère ?demanda Régine avec angoisse, \u2014Cela veut dire, mon enfant, que le monde t'attend.La ville ct ses fêtes t'invitent, Mademoiselle d\u2019Hil- Renoord doit enfin occuper à la cour la placo qui revient à son grand nom.Régine, tu vas entrer dans un monde de merveilles jusqu'ici incov- nu pour toi.La cour! Figuro-toi l'éclat que répand autour d'elle la famille royale ; imagine-toi lo bon- hour que tu vas goûter, \u2018es enchantements qui t'attendent !\u2026 \u2014Mére! quittonsnous Hilgenoord ?demanda Régine d\u2019une voix inquiète.C'est que, pour elle, le château solitaire renfermait plus de splendeurs que ls ville ot la cour.\u2014Oui, chère enfant, le roi vient à Bruxelles, Toute la noblesse du pays, soucieuse de l'avenir, sc presse dans la capitale pour saluer le roi Guillaume.Il y aura des fêtos ma- goifiques choz des personnages do distinetion ct à la cour, et c\u2019est là que je veux que tu brilles comme une charmante étoile, \u201c Lu comtesse émue pressa la blonde tête de la jeune fille contre son cœur.- \u2014 Mère, nous sommes cepor.dant si houreuse ici!\u2019 ._ \u2014Oh! là-bas, nous\u2019 le scrons en- Gore plus.Autant la vie est monotone à Hilgenoord, autant olle sera variée en ville.À quoi servent ici la \"beauté, te robos splondides, tes bijoux éclataûts ?\u2018 Péraonnè bo les ad- \u2018mire | La-bas, tout .cola Fora ostimé Âsa-valour ebtu.ne saurais comprendre combion mon orgueil de Mère est flatté à la pensée quo lo roi ritière d'Hi!genoord, Ainsi la mère essayai£, d\u2019arracher l\u2019âme tranquille et paisible de R6- gine du miliou cnchantour dans fe.quel clle.vivait encore comme une enfant, Mais tout cela n'avait pas pour ln jeune fillo'l'éelat quo Beggo voulait y donuer.L\u2019innocente orda- ture était attachée au vioüx manoir \u2018somme l'hirondelle À son nid.Comme l'oiseau légor, au retour du solbil ot do flours, lle Fevonait avec amour lui-même regardera avec plaisir l\u2019hé-[ fanee s'était écouléo paisible et ra- diouse.Elle ne connaissait encore d\u2019autres monde que la maison paternelle.La mère vit cette hésitation d'un air préoceupé ct continua : \u2014Je nc t'emmène pas seulement, chère enfant, pour to faire bri'ler dans une autre spère; mais tu ne manqueras pas d'y rencontrer des cœurs qui te comprendront ot t'aimeront.\u2014 Mais, ma mère, ici on m'aime bien tendroment ! \u2014Oh! pas ainsi, Régine.Au village, il n'y a §n\u2019un sentiment enfantin qui n dominé dans ton cœur Tu aiwais tout ce qui t'entonrait, Je parle moi.d\u2019uno affection plus intime, plus profonde, qui lierait ton cœur à celui «l\u2019un jeuna homme\u2026 \u2014Ah!.Comme à Guillaume ?\u2026 La comtesse Bouge rougit et pâlit tour À tour.Ello se mordit les lèvres jusqu\u2019an sang, ot il était aisé de voir qu'elle devait s'imposer de grands efforts pour ne pas éclater en enteudant prononcer ce nom.\u2014Quels enfantillages ! reprit-elle avec uv rire ironique.Non, ainsi tu poux aimcr encore.La bonheur dont je parle doit rovenir à un homme riche, placé duns une bolle position et que ton affection rendra heureux au-delà de toute expression.Un jour, cher ange, il te couduira à l'hôtel comme sa fiancée, aprés t'avoir offert sa fortune et son nom.Ta mère salue avec enthonriusme cotte radicuse aurore.Régiae, tu m\u2019as comprise; voilà le vœa de mon âme.En agissant comme je viens de te lo dire, tu banniras de mon cœur bien des soucis et bien des souffrances, Les yeux de la comtesse re remplirent do larmes.\u2014Mais, chère mère, objecta Régive, toute cette magnificence, tont cet éclat vaudront-ils bien ln paix dent nous jouissons.Ne m'as-tu pas dit toi-mêmo que nous quittions la ville, parce quo nous ne ponvions y trouver le bonheur ?que.\u2014 Oui, Régine, il y a longtemps de cela, le bonheur nous fuyait alors; mais, ioi, dans la solitude, mais maintenant, \u2014ot la mère anpuya sur ces mots,\u2014il n'y a plus que ln ville pour nous offrir la félicité.Alors\u2026 mais non ! jo ne puis te diro cela, Régine, Crois-on ta mère, abandon- ne-toi doucement à son affection ct tu lui épargneras des chagrins cuisants.\u2014Bis-tu dono malheüreuse, mère ?demanda la joune fille en onlaçant de ses bras le cou de la comtesse, \u2014Non, je no lo suis plus, Dieu m\u2019a donné ton amour après de cru- ellos éprouves, après m'avoir.privé do ton père\u2026 Régine, si jamais on te parlait de ton père, continun-t-elle sur lo ton do l'égaroment, si jamais on essayait, en ta présence, de ternir son nom, si.Mais oll donc sont mes idées?Jb suis follo de tonir de semblablos propos, Ne crois rien,ma au liou natal, au village od sn en- langues te diront\u2026 - Qu'est-il donc arriver à mon père?balbutin Régine.Jamals tu m'as ruennté cela, mère.La enimtesse se fit vio'enco.\u2014Rien ! absolument rien! Mais ton père avait beaucoup d\u2019ennemis qui veulont le poursuivre jusqu'au- delà de son tombeau.\u2014Eh bien ! mère, dit aussitôt la jeune fille d'un ton earessant, restons ici, dane ce paisible villago,entourées de braves gens qui nous respectent ct qui ne cherchent pas à ternir la mémoire de mon pauvre père.Guillnume, le vieux curé, tous les villn- géois nous aiment bien.La cour peut être belle ct brillante.mais si tu savais combien la maison m'est chère.TI me semblera mourir an mende en quittant le chfiteau.Non, tu I'ns dit: il y a de méchants cœurs qui veulent nuire À lu mémoire de mon pèro, je les hnis avant de les avoir vus, Mère, nous n\u2019allons pas dans la capitale, n\u2019est-co pas?Nous restons ici ?\u2014Mon enfunt, cela n\u2019est pas possible.Oh! s' je pouvais tout te dirol Encore une fois, Régine, obéis-moi avenglément si tu \"ne veux pas faire mourir ta mère de chagrin.Je t'en supplie, oublie tout ce qui t'est cher, oublie co qui nous entoure ot songe que mon bonhour est dans le monde dont je t'ni parlé.\u2014Mère ! ne pleuro plus! je te suivrai! Mais, dis-moi, deie-je donc oublier Hilgenoord, 16 curé et Guil- Jaume ?\u2014Conserves-en le souvenir, Ré gine, comme R'ils étaient morts ! Ta tête do la jeune fillo se pencha tristement sur #a poitrine.\u2014Tu le venx donc, chère mère ?\u2014 Ma vie, mon bonheur en dépendent, \u2019 \u2014Qu'il en soit done ainsi.Nous irons dans ln cenpitale, mère, nous fréquentorons les fêtes ct nous serons heureuses 1.\u2014 Excellente onfant | \u2014 J'y oublicrai qu'il y a ici des êtres qui m'ont chério dès mes plus tendres années; j'y chercherai d'autres cœurs qui m'aimeront\u2026 Md! Guillaume pourra dire A bon droit maintenant que jo suis bien ingrate cover lui.Un sombre nuage 86 répandit de nouveau sur les trait de la comtosse.Elle consola son enfant sans répéter le nom qui tenait une place si douce dans le cœur de sn fille.Elle l\u2019em- brassu | pnssionnément ot quitta Régine, Madame d\u2019Hilgenoord venait de chasser de l'âme vierge et candide de au fillo toutes crs pures, toutes ces naives illusions quo Régine avait picusvtent conservées jusque là.La comtesse 6tait olla bien persuad que la vie nouvelle qu'elle présagoni à sa fillo serait\u2019 pour cello oi une source de bonheus # Non: et si olle avait voulu parler franchomont, ello aurait attribué ce changement bion Plus à la prèssion dos circonstances fille, de tout co que les iméchantos fl : Qu'à'l'ospoir ide\u2019 Ta elicits qu'oilé Feo Ct Try faisait miroiter nux yeux de Régine.-Le lecteur le sait déjà; il y avait Uno tache sur le blason des Hilgonoord.Pour la fuiro disparaître dans l'oubli, ls comtesse avait quitté avec sa fille unique l'agitation du vrand monde.Elle n'y faisait plus que de rares ct mystérieuses apparitions.C'était au point que beaucoup de scs ancienues connaissances ignoraient qu'elle efit uno fille.Mais maintenant clle voyait qu\u2019un grand danger la menaçait dans l'isolemont, Avec ra rare perspicacité, elle avait depnis longtemps épié \"amour naissant dans le cœur de Guillaume, Son orgueil de noble dame s\u2019eu trouva froissé, et elle se disait quo d'un mot elle devait rappeler à ce ver do terro l'énorme distance qui le séparait de l'héritière d'Hilgenoord.Mais ec rappelant les serviees que Guillaume lui avait rendus, elle jugoa imprudent de les payer d ingratitude et se résolut A prendre une ronte à la fois plus tranquille et plus sûre.Si l\u2019espion, nn domestique du châ- teuu, qui avait suivi ce soir-là les pas de Régine et qui venait de rendre compte de sa honteuse mission, avait pi, en même temps, iransmet- tre à ln comtesse les dernières paroles échangées entre les jounes gene, madame do Iilgzenoord aurnit été convaincue que la situation était beaucoup plus critique qu'elle ne lo supporait.Après que sa mère so fut retirée dana ses appartements, Régine s\u2019approcha de sa fenêtre et l'ouvrit.Une délicicuso brise vint caresser son front brûlant ct, toute réveuse, elle laissn roposer sa bolle tôte dans ses mains, Les paroles de la comtesse lui revinrent À l\u2019esprit, ct sans les comprendre, olle sentait que de douloureux souvenirs se cachaient der- ridre ces plaintes.Elle se promit cepondant d\u2019obéir, de fairo tout co que désirait sa mère, et, levant ses regards vers lo cic) étoilé, olle pria lo bon Dicu de bénir celle qui lui avait donné le jour, d'accorder la paix à l'âme de son père, hai par des méchants, ot elle supplia le Tout- Puissant do lui pardonner si ello allait songer un peu moins au vieux ouré ct à Guillaume, En co moment uno lointaine ot douce mélodie s0 fit entendre et rompit ln monotonie du soir.Une voix d'homme, émue ct vibranto, chantait un de ces vioux airs do ln Campine que la jeune fille semblait fort bich connaître.Cotte voix était la voix de Guillaume et la chanson était uno de celles que tout enfant ello chantait avec son ami.\u2018 Si les princes pouvent satisfairo leurs souhaits, ils n\u2019en sont pas moins les esclaves de l'hommo, mais nous, bergers, nous vivons cxempt de soucis duns une paix profonde, \u201c* Si ls Cour est riche et ornée noire chaumière cst plus belle, \u2018avao ses gnzons, ses flèurs, 50s airbres'eutro (Suite à la qualfième pages) . LA TRIBUNE LA TRIBUNE MonTREAL, 28 JUILI.ET 1883, LORIMIER.Les sommes obtonues jusqu'au- jourd'hui, par la souscription de Lorimier s'élèvent à $1,4&3 ct ont té réparties comme suit : Mme de Lorimior Mme Sanguinct Un vieux patriote Frais du comité 81000.00 300.00 90.00 51.25 86441.25 Il roato donc la somme de 841.75 entro los mains du rccrétaire-tréso- riot.Nous croyions avoir fini, mais comme nous désirons donner 8200 à la vouve et à la fille du capt.Jalbert et qu'on nous demande une centaine de piastres pour la restauration du monument des victimo-, nous allons continuer la souscription Nos lectours connaissent l'histoire du capt.Jalbert qui se battit à Saint-Denis et subit un procès qui provoqua une émeute dans lo palais do justice.Il fut complètoment ruiné en 1837.La Patrie à déjà ouvert une nou- vollo liste de sonscription : Balance on mains 441.75 La Patrie 10.00 II.A.A.Brault 2.00 Nous n'avons pas cu le tomps de nous occuper de cette nouvelle souscription, mais nous voudrions ne pas être obligé, dans ce temps de chaleur, d'organiser des séances.Nous espérons que les personnes qui n'ont pas oncoro souscrit vont so hâter de lo faire.Que fuit on à St- Hyacinthe, Trois-Rivières et Sorel ?Allons donc! un polit coup de collier.* Tx Au moment do mottre sous presse pous recovons aveo plaisir les sous criptions qui suivent : T.De Lorimier Chrs De Lorimier Dr Meunt [L'échovin] Dr Marcil (St-Eustache] x\" M.David ost allé, mardi dernier, accompagné do M.do Martigny porter À la veuve d'Ambr>ise Sanguinot la somme dotrois cents piastres souscrite en sa faveur, La pauvre femme était émervoilléo.Elle qui n'a pss cu un rou dans sa poche depuis des années, clle croyait être le jouet d'un rève.Ello s'est hâtée de divisor l'ar- gont entre les deux braves hommes qui ont eu soin d'elle, Georgo Hamclin de Montréal ot A.Robort do St-Philippe.Mais des précautions ont 616 prises pour que sa vie soit assurée, Georgo Hamelin était marié à une de scs potites filles ct Aldéric Robert do St-Philippe est son petit-fils ; +a mère était so fille.Ello a 90 ans; ollo est sourde, mais ello a toute son intelligence ot sa mémoire est encore boone, La comme de 8300 n\u2019a pas été donnée on entier, un certain montant cst rosté à la banque pour être remise en temps opportun.$10.00 10.00 4,00 = On l'Europe Artiste journal de Paris : « QUEBEC.[Osnada].\u2014Lundi soir, 18 juin, uno foule nombreuse et brillante se donnait rendez-vous À la salle Jacques-Oartier, faubourg Saint-Roch.Une séanco toute manettes \u201c canadionne-française \u201d, comme nousdisons ici.Il s'agissait de venir on aido à la veuvo ct aux orpholins de De lorimier, patrioto qui, surpris les armes à la main à la tote des insurgés de 1837-38,dût payer de ea vie sur l'échafaud le erime d\u2019avoir trop nimé son pays.De Lorimier no fut pas la seule victimo; onze do ses collègues pécirent avec lui par ia corde, un plus grand nombre furent déportés Bermudes.Cette révolte qui avait pour objot l'affranchissement du Canada, fut co qu'on appelle un coup manqué : copendant,ello nous obtint beaucoup du gouvernement aoglais, nos libertés cunelitution- nolles, nos franchises, le gouverns- mont re-ponsable Do là, lu vénération dont on ontoure la mémoire des patriotes canadiens, qui appartient maintenant à l'histoire.Aussi, le récit navrant que fit hier soir M.L, O.David, écrivain do Montréal, de la mort de Do Lorimier, eut.il un vif succès de larmes.En l'écoutant, je croyais liro uno page des Girondins.Le dornier ropas des condumnés de 1832, od Hindelaug\u2014jecune Français qui avait épousé notre causo\u2014 montra une gaieté folle, me rappclait le fameux diner des victimes de Ro bespièrc.La lettre sublime de Do Lorimior à son époure In voilo de sa mort, dans laquelle il dit * Mon Honriotte ! mes mains enchainées te donnont adieu.\u201d \u2014 ne rappel- te-t-elle pas aussi la doulouroure épitre do Camillo Dosmoulins à sa Lucile ?\u201c L'émotion causée par cette leçon d'histoire fut indescriptible, L'auditoiro fut du reste maintenu dans cette exaltation patriotique, tantôt par do rôvouscs symphonies de Wobor et do Rossini, magistralement oxécutées par la Société chorale Ste-Cécile ou par la musi- quo du 80 carabiniers royaux, tantôt à la voix do M.Louis Fréchotto, notre poète national, lauréat de l'Académie Françaice, qui donna comme primour un poème résumant admirablemont l'histoire de ron pays.Rappelé À outrance savez-vous Ce que fit notre Lamartine canadien, il répéta sa jolie pièco do vers intitulée: \u201c1870 \u201d, dans laquelle il immortalise, à lu manièro do François Coppée, un trait qui peint bien l'amour des Français du ,Canuda pour leur mère-patrie ; à la triste nouvelle de la capitulation do Metz, cing cents gars de Saint Roch, dirigés par un forgeron 4 Iu rude encolure, so présentent un beau jour chez M.lo consul de France, lui offrant d\u2019aller 60 fuiro tuer sous le drapeau tricolore.Jugez do l'effat d'un tel récit, couché on beaux vers, déclamé cn ploin Saint-Roch, peut-être on présence do quolqu'un do ces braves qui voulaient aller se battre contre los Prussions: la eallo a failli crouler 1.\u201d ULric BARTHE, La Patrie publie la lottro suivante : Beaubarnois, 3 juillet 1883.Au Rédacteur de la Patrie, Montréal, Monsieur, Dans les quelques lignes que, ces jours derniere, vous avez dédiées à la mémoire de mon père, décédé le 27 juin dernior, (Jean Laborge) et l'un dos malheuroux dont la sentence a été commuée en un exil perpétuol, À la suite des troubles de 38, vous semblez insinuer (par inadvortanco je n'en doute pas) qu'il s\u2019est de lui-même expatrié en Australie, pour échapper aux pour- suito de l'autoeratie, La vérité est que la sentence de mort portéu contre lui a été commuée on un exil perpétuel et que, avec de nom- broux compagnons, il » été déporté cn Australio.Vous voudrez Lien rectifior, si vous le jngez à propos, et agréez mos sensibles remerciements pour les quolques lignes que vous avez écrites à &a mémoire.Je suis, etc, DR P.[LABERGE, Sherif.COALITION ET COLLISION.Que l'Etendard reproche à M.Chapleau d\u2019avoir vendu le chemin de fer du Nord nous comprenons cela, mais qu'il lui fasse un crime d'avoir voulu s\u2019allier aux libéraux, nous paraît moins compréhensible.D'abord il faut avouer que ce n\u2019est pas bien agréable pour les libéraux do s'entendre dire tous les jours que le fait seul de songer à s'allier avec eux constitue un si grand crime.Ce n'est pas agréable et co n\u2019est pas de nature À engagor les libéraux à combattre À côté d'hommes qui ont pour eux tant d'aversion et qui devront, pour être conséquents, leur donner le coup de pied, si jamais ils réuss-s- saient à obtenir le pouvoir.Charmante perspective pour les libéraux ! Ns aursient aidé leurs plus terri- adversaires à détruire ceux qui parmi les- conservateurs sont moins éloignés d'eux, Où nous trouvons surtout que I'Etendard va trop loin c'est lorsqu\u2019il affirme que lo but des partisans de la coalition était d'avoir plus de force pour piller la province.Nous protestons contre cetto insulte.Nous avon.voulu la coalition, nous l'avons demandée, à une époque où nous la croyions seulo capablo de sauvor la province, d'opérer les réformes que requdrent son honneur et sa prospérité.Nons la demandions parce que nous croyions que nous n'avions pas assez d'hommes capables à Québec pour leur permettre de ke déchirer, pendant quo la pro, vince avail tant besoin de leurs forces réunies.Nous ne compronons pas comment les libéraux qui étaient pour la coalition peuvent laisser passer sans protestation de parcillos opinions, des assortions dussi injnrieuses, Nous irons plus loin et nous dirons quo M.Chapleau lui non plus ne mérite pas lo reproche qu'on lui fait A co sujet.C'était avant la vente du chemin de fer du Nord.Les deux partis étaient presque d'égale forco, la si- tuntion financière demandait dos remèdes énergiques ot la question Laval monagait de tourner contre le gouvernement une fraction du parti conservateur.Des voix nombreuses s'élevant de toutes les parties du pays demandaicnt une coalition, Est-il étonnant qu'à ce moment là les conservatears ot les libéraux qui s'entendaient sur la question Laval ot sur plusicurs autres points aiont songé à s\u2019unir?Doit-on faire un crimo à M, Chapleau d\u2019avoir alors voulu tendre la main 4 sos adveraai- res et opérer cette union que tant do bons esprits ont désirée ot désirent encere ?- Vous messiours, qui ponses que la vente du chemin de fer du Nord cst un si grand mal, vous dovriez regretter que co projet de coalition n\u2019ait pas réussi, car il aurait empêché la vente du chemin À des conditions que nous avons sou vent désapprouvées ! Nous pouvons affirmer que dans cc temps-là M.Obapleau n'avait pas l'intention de disposer du chemin comme il l'a fait ; s\u2019il l'avait eue, il n'aurait pas sunpzé A faire une coalition qui l\u2019aurait empêché de la mettre à exécution.Pouvuit-il ignorer qu\u2019il aurait trouvé parmi les libéraax des obstacles à la réalisation d'unpareil projet?Non, il y aeuun moment où M.Ohapieau a rongé À opérer l'union de tous les hommes de bonne volonté pour mettre à cxécution un programme vraimont national.C'est plus tard, quand il a conataté l'inutilité de ses efforts, qu\u2019il a cherché d'autres moyens de rétablir la situation financière do notre province et de rester au pouvoir.Sur quoi comptiez-vous douc voue- mêmes, va-t on dire, pour rémédier à cette rituation 7?Nous comptions sur la force que l'union des meilleurs hommes des doux partis donnerait au gouvernement pour opérer \u2018des réformes impopulaires et obtenir des better terms.Ce qui s\u2019est passé depuis ot co qui Re passe encore prouve que ce projet de coalition aurait dû réussir dans l'intérêt de la province.Croit-on qu'un ministère composé de Chapleau, Mercier, Langelier, Taillon.etc.n'aurait pas eu plus de force ot do prestige que le ministère actuel ?Cruit-on qu\u2019il n'aurait pas été plus en état de faire de la bonne ot grande politique ?Vous-m@mes, messieurs do l'Ætendard, avez-vous quelque chose de micux à nous offrir ?Non,n'accusez point M.Chapieau d\u2019avoir eu l'idée de former un gouvernement national qui aurait fait respecter notre provinec et donné ronflance au peuple, car, c'est un bon point en sa faveur of si vous mettez la lutte sur ce terrain, vous mous forcerez de lo défendre on nous dé fendant nous-mêmes.Il était sérieusement quostion, il y à quelques jours,de remaniements ministériels.Il n'y a pas doute que MM.Ross et Taillon ont ét6 sondés et il paraît certain qu'ils seraient entrés dans le ministère si au dor- nier moment des amis charitables ne les en avaient empêchés.On avait espéré que cotte combinaison aurait calmé los cartore, mais on s'était trompé.MM.Ross et Taillon laissent à désirer, paraît-il, eux yeux des castors.La grande question maintenant est de savoir ec que va faire M.Mousseau.On assure que son plan ent de se fairo élire d'abord et d'es- sayor ensuite de reconstituer son ministère de manière à satisfairo la Chambre; ce qui ne serait pas dff- cile, dit-on, \u2018vu que les castors ne comptent presque pour rien dans la députation.Quand bien même il pordrait trois ou quatre sièges avant les prochaines élections, il aurait encore une majorité assez forto pour tonir la mer jusqu'à cetto époque.Quand un homme comme M, Mousseau a trois ans devant lui, c'est énorme ct ecux qui croient qu'il songe à résigner ne lé connaissent pas.La résignation est celle de toutes les vertus qu'il possède le moins.\u2014 ee ee Mais Res amia politiques ne voient pas les choses du même œil, ils croient bien que M.Mousseau peut tenir encorc trois ans aveo Ja Chambro qu\u2019il a, mais ils re demandent dans quel état il laissera la barque qui l'aura porté: Quolques-uns étaient d'opinion que plutôt de risquer une défaite à Jacques-Cartier, M.Mousseau devait se retirer et faire place à M, Taillon, à M.Bossé ou à M.le juge Mathieu.Comme M.Mousseau ne paraissait pas même les comprendre, bien leur fallut de rentrer leurs projets, Paul de Cassagnac a été censuré et expulsé de la Chambre pour quinze jours.II le méritait bien ; il avait inaulté de la manière la plus grossièro les deux principaux membres du gouvernement.Pour qu'un homme comme Paul de Cassagnac puisse commottre de parcilloa extravagances, il faut que les Français en général soient bien incapables de se gouverner, Dans tous les cas, de pareils excès ne sont pas de nature à populariser l'empire dont de Cassagnac est le partisan acharné.1) ferait mieux de moins parler de religion ct d'en montrer un peu plus daus ser actes et ses paroles.Ces gens IA sont les mêmes partout, ils font plus de tort que do bien aux causes qu\u2019ils représentent ou qu\u2019ils défendent.À notre époque cclui qui prêche a besoin de pratiquer un peu ce qu'il enseigne.L'adoption da comte do Paris par le comte de Chambord n\u2019est pas une chose nouvelle, Il co était question en 1849, c'ost-à-dire il y a tronte-quatre ann, A ce moment, le fils nîné du duc d'Orléans entrait dans ka onzième annéo, ot il était fort onfant, comme on dit, C'était A Olaremont, on Angle terre, dernier refago du vieux roi Louis-Philippe.Doux députés deFrobsdorf vinrent apprendre à l\u2019ancien monarque que la fusion était faito, ot ils deman- dèront À en instruire le comte de Paris, rtcccssour présomptif d'Henri V, \u2014 Fort bien, morsiours, répondit Louis-Philippe ou souriant avec un pousie tristesse, vous allez lui ap- prendro co grand fait; mais, avant ça, laissez-le finir sa partio de Cheval fondu, Voilà co qu'ilya de plus +r pour lui, en co moment, : Mos remerciements à M, J de L.Taché pour l\u2019envoi du rapport an- nue] de la \u201cSociété d\u2019Industrio Laitièro de St-Hyacinthe.Ce rap: port quo nous avons parcouru à la hâte nons paraît renfermer des reo- seignements précieux pour coux qui B'intéronsent au snocès de cette io- duatrie nationale.Aucune personne désirant vendre les ouvrages suivants, pourra r\u2019adres- à A.B.Lonepré, No, 51, RueSt Vincent, Montréal, savoir : Relation d\u2019un voyage à Ia cite du Nord-Oucst par G Frunchère.Rapport des missions du diocèse de Québec.La Revue Oaoadienne no.12 [dé cembre 1871] du vol.8 et les pos 1 et 2 (Janvier ot Février 1842) du vol.9.CETTE re HISTOIRE DE FOUS, On a maintes et maiutos fois découvert d'aimables gredins qui simulaient la folie, et je me rappelle à ce propos un fait qui me fut conté, il y & quolques années, par ua mion ami, alors interne à Bicétre.Un individu, prévenu d\u2019un assassinat, out un acoës de folie terrible, en pleine audience de la cour d'assise.Dos médecins aliénistes l\u2019oxa- minèrent ot le reconnurent atteint d'aliénatioo mentale.On l'env -ya à Bicètre.Pendant doux mois, sa folio, d'une espèce spéciale, ne so démentit pas un soul instant: elle suivit même ses phases normales et il était devenu un intéressant sujet d\u2019etudes pour les maîtres comme pour les élèves.Un jour, comme le chef do service le faisait voir à un confrère de province ot lui expliquait ce cas intéressant, il partit d\u2019an formidable éclat do riro et s'écria : \u2014Ëo voilà nesez! Vous ne vo- yoz donc pas que je me f.de vous depuis deux mois.Soulement, je finirais par dovonir fou réellement À ce jou-là.J'aime mieux être guillotiné.Faites prévenir le procureur impérial que je suis prêt À faire des avoux.Cost égal.pas forts, messieurs les médecins, ni vous non plus, mes- siours les intornes ! Mon ami me sorvit le plat tout chaud, l'affaire s\u2019était panréo lo matin mmo, Il fat condamné aux travaux forcés à porpétuité ot répliqua à l'arrêt : \u2014J'aime mieux le bagne quo lu \u201csbroté \u201d de Bicêtre, Ce qu\u2019il avait fallu d'énergie à @ coquin pour jouer jusqu\u2019au bout son rôle de fou cst chose incroyable.Jo connais un autre exomplo de cette énergie.Surcouf, le corsairo malouin avait été pris par les Anglaie.On Ril comment nos prisonniors étaient traités rur les pontons anglais.La folie y dovonait fréquente.Daus ce cas, on plagait le fou dans une chaloupe et, la nuit on le jetait simplement sur un pont quelconque des côtes de France.Surcouf n'était pas un prison- vier vulgaire ; il s'était déjà échappé doux fois; on le veillait done d'une manière partioalière, on s'attondait à quelque ruse de sa part, Tout À coup, on s'aperçoit qu'il devient rôveur, solitaire ; qu'il ne mange plus, Bon! on to veille, mon cama- de! Ua matin, au petit jour, un \u201ckokoriko! \u201d effroyable Sbranle tout le ponton, On rogardo, c'était Surcouf qui marchait en sautant sur un piod; à la façon des coqs, I ost fou! Il se fgure qu'i: est coq, marche comme un coq, Mange comme un cog, À coups de tête dans In gamelle; il no s0 sert Plus de sos mains ot répond à tout ce qu'on lui dit par le cri du coq, i Va toujours, farceur, on verra bien, Chaque soldat anglais, en passant près do lui, lui allonge, par Manièro d'éprouve, un coup de Polug qui le met en sang, il pousse \u2014 mr LA TRIBUNE me La nuit on le réveillo en sursaut, en le piquant avec uno poin te de baïonnette: \u201c kokoriko ! ** Après uno dizaine de jours d'éprouves, on a la conviction qu\u2019il est bivn fou : On le lance dans la cule, ob se trouve un fou furieux enchainé.Malheureusement ln chaîno est un pou longue ; il attrape Surcouf au passago ct lui arrache avec ses dents, un lamboau do chair sur l'épaule.Iwpassible, Surcouf pousse son \u2018 kokoriko, Uno nuit, on le jetto, avec la bête féroce qu'on attache au mât, sur une chaloupo et l'on so dirige vors la côto française, où ils sont abandonnés tous les doux.Ah! si les matelots Anglais avaiont eu l\u2019idéo, une fois À gael jotor un coup d'œil sur leurs deux prisonniers, ils auraient cu un étrange spectaclo, Les deux fous s'étaiont jetés dans les bras de l'un et de l'autre, en poussant des hurlements do joio.Le fou furieux était lioutonant do Surcouf et la comédie avait été concertée ontre cux.Los Anglais, quolquos jours après, lour payèrent cher lours souffrances, Z.Nouvelles Diverses.\u2014 Henri Heine, disent les uns, battait sa femme.C'est sa femme qui le battait, prétendent d'autres.Les uns comme les autres ont peut- être rairon ; en tous cas, voioi l'u- needote que raconte M.Weill et qui prouve que le ménage n'était pas toujours d'accord : Un jour, Heine, jaloux de l\u2019amour de sa femme pour sa perruehe, qu\u2019elle adorait, me dit : \u2014Je vais Ia lui empoisonner; mais pour Dicu, ne lui ditos rien, je serais perdu dans son esprit pour toujonrs! Je lui achetai done du persil ct le lui remis en cachette.Ce jour là nous dinâmes dehors ensemble dans un\u2019restaurant.Rentrés rue Bleue, car Heine, prévoyant une scène, me pria de rentror avec eux, Mathilde, trouvant ra perruche morte, poussa un cri terrible, un vrai cri du cœur ; puis, se pâmant et comme s\u2019il n\u2019y avait qu'elle, en pré- sonco de son mari et do moi, cllo ne roula sur le parquet en sanglotant ot an criant : \u2014Me voilà seule au monde | Nous éclatâmes de rire.\u2014Comment! s'éeria Heine, je ne te ruis duno rien ?Brusquement alors se leva at prenant l'air d'Alice devant Betrand, elle lui dit: \u2014Rien | rien! rien! Hoeine riait toujours; mais, comme jo prévoyais une forte scène nonju- gale, car j'avais déjà assisté à plu- sieuts batteries et roulements sur le parquet, je m'éclipsai.Le loudemain, la paix était faite, wais ces paroles : « Me voilà seule au monde! » jaillies involontaire ment de son cœur commo une source du rocher, ont fait pondant des années le sujet de nos conversations de table, Mme Heine n'a jamais su queson mari avait empoisonné sa perruche.Elle ne lui aurait pas jours, lui en acheta une autre,moïns son kokorikb1 \u201d ¢ ¢ rabstnolé ques encâblures do ln rive, de: pardonné.Mais lui, au bout de huit jolie, il est vrai, et beaucoup moins chère, et pour laquelle clle n\u2019eut plus la même passion exclusive, Une vengeance parisienne \u2014 Lo 19 acquittait, sur une plaidoirie de M.Farine, un jeune ouvrier nommé Huot, qui avait poignardé sa femme Marthe Wenckler, dans un accès de | jalousie, 1 Ler débatsavaient révélé que la conduite de cette malheureuse était déplorable ; le mari, pauvre garçon Oss0z inoffensif, avait supporté Inngtemps, sans se plaindre, les mésaventures conjugales les plus variées, On l'accurait mémo d'avoir fermé les yeux avec une grande complaisance.Vint ensuite le jour où, daus une révolte tardive, Huot so fit jus- tioe à lui-même en tuant l\u2019infidèle.L'acquittement fut, on le pense | bien, très mal accueilli par la famille de la victime.Unc des frèrce de Martho, François Wenckler, s\u2019é- «oria même, après la lecture du verdict : \u2014Beau-frère, le jury t'a fuit grâce, mais moi je ne te manquerai par | En effet, le 2 avril suivant, François Wenekler rencontrant sur lo boulevard Menilmontant, son bevu- | Frère so précipita sur lui.TI venait | de passor devant te Père-Lachaise, où sa rœur Marthe est inhuméo, ot il avait entendu, disait-il, la voix de cétto malheureuse crier vengeanco, Arsailli par Wenokler.terrassé ct loin de tout secours, Huot supplia vainement son beau-frère de l\u2019épur- gner.François avait ouvert son couteau et répétait : |__ \u2014Non, non, j'ai juré de te tuer.j Tu as assassiné ma sœur et tu as j sali 83 mémoire, 4 ton tour de mourir.: Et Frangois Wenckler planta son couteau jusqu\u2019au manche dans l\u2019épaule de son onnomi impuissant, Huot a survécu à cette terrible blessure.Son meurtrior a comparu le 10 devant le jury.i M.l\u2019avocat-général Bernard a s\"utenue l'accusation.M.Bonhoure a présenté la défense, Il a été assez heureux pour faire acquitter ce frère corse.La foule applaudit à co verdict, et au sortir de l'audience elle a fait à Huot un « potit bout de conduita » dont le pauvre diable 5e fut bien passé.Les gardions de la paix ont dû intorvenir pour le protéger.Bonaparte à Beauport.\u2014Il y à on ce moment à l'asile de \u2018Beauport un type assozoriginal d'aliéné.C'est un vioux troupier \u201cqui re prend pour Napoléon I et qui cherche à l\u2019imiter dans son costume.Dans ce desscin, Îl s'est affublé d'un petit bonnet surmonté d'un arc qui représento la puissance, a la poitrine chargéo de décorations de ferblanc, porto de villes bottes à l'écuyère avec dos pantalons blancs.Pour complèter la ressemblance \u2014cecl n\u2019est probable- mont pas uno ressemblance histori- que\u2014notre aliéué tient constamment dans ça main un rouleau de papier soigneusement entortillé dans un fourreau en toilo cirée.Dans la main gsuche, un pot de cirage ; co pot représente probablement le globe que l'on voit aux mains du vrai Napoléon sur ses portraits.Enfin notre homme porte sur le côté, en bandoulière, un immenso portefeuille encore on toile ciréo, bondé de doou- ments, papiors, etc.Deux ou trois autres potits portefeuilles couverts de ls même toile sont aussi suspon- dus à différents autres endroits de mars dernier, le jury de laScine - \u2014 rer l'augusto personno quo nous présentons À nu lecteurs.Ce porson- nage intérorsant ne so fait appelor que Sa Majesté ou Sir.Vous l'of- fensoriez si vous l'abordiez par un simple bonjour ou un simple mon- siour, tr pr CORRESPONDANCE.M.le Rélacteur, Nous sommes des plus heureux d'annoncer à nos nombreuses pratiques et au public co général que notre département de vétements con- fcetionnés pour hommes a subi cette année do nouvelles améliorations qui le rendent supérieur à tout co qu'il y a dans la Puissance.Il arrive souvent qu\u2019une personne a bozoin,rous quelques minutes d'avis, d'uu vêtement complot pour un voyage ou tune circonstance imprévuc.Messieurs, dans cos occasions, vous ne pourriez faire mieux que de venir directement À nos magasins et nous vous cortifions que vous y trouverez dev vêtements confectionnés d'une manière irréprochable.Malgré la longue expérience que nous avons dans ce département, nous avons jugé à propos de faire un voyage dans les grands contres américains, pour nous mettre au courant de toutes les meilleures améliorations et nous pouvons dire sans crainte, que nos véte- ments confectionnés sont d'une perfection et d\u2019une coupe plus élégante que la plupurt des vêtements qui sont faits sur mesure, Notre assortiment se co mdcos d\u2019habits en drap noir, en sorgo française et anglnise, co tweeds de couleurs les plus variées, Nous Avons en un mot l'assortiment le plus complet d\u2019habits, par- talons, vestes ct pardessus qu'il ya dans Montréal ct même dans la Puissance.Malgré les dépenses que nous nvous été obligé de faire pour rendre ec département unique en son genre, nous sommes heureux de dire que notre nouveau système nous permet do vendre nos marchandises encore à meilleur marché que par le passé.Nous espérons qus le public voudra bien, comme les années précé- denton, tenir compto des sacrifices que nous n'avons cessé et que nous ne cesserons de fuire, Comme nous le disions dans une correspondauce précédente nous te- vons plus que jamais à donner pleine ct entière satisfaction à nos pratiques.Nous voulons avant tout, faire en sorte quo la maison I.A.BEAUVAIS soit reconnue comme la maïson par excellence, non pas seulement des Canadicne-français, mais do touter nationalités, Notre assortiment d'habillements d'enfants cst immense.No:s vous en dirons un mot sur la prochaine, I.A.BEAUVAIS, 186 et 188, Rue St-Josoph, Montréal anne fue | COUR de CIRCUIT.No, 4750, Lo vingt-troisidme jour de juillet mil-huit cont quatre-vingt-trois, (DURANT LA VACANOEË.) Joseph-Moise Dufresne, des Cité et District do Montréal, ot Jean- Baptisto Mongenais, de Rigaud, dit District, tous doux marchands- épiciers, faisant affaires comme tels en la dite Cité de Montréal, sous les nom et raison sociale de Dufresne & Moogonais, Demandeurs vs J.Arthur Laurier, oi-devant commis des Cité et District de Montréal, maintenant absent de la Provinco de Québec, Défendeur.Il est ordonné, sur la motion des Demandeurs, par leurs Avocats, MM.Drou:n, Drouin & Prieur, en autant U'il appert par le rapport de E, H.alonde, un des Holseiors de la Cour Supérieure du Bne-Canada exorçant dans le District de Montréal écrit sur le Bref da Sommation émané en cette cansa, que le Défendeur a laissé son domicile en la Cid de Montréal, qu'il est absant de lu Province de Québec et no peut être trouvé duns co District de Montréal, que le dit léfendeur, par un avertissement à être deux fois inséré en langue française duns le papier-nou- velles de cette Cité appelé \u201c La Tribuna\u201d et deux fois en langue anglaise * ans le papier-nouvelles de celle Cité appelé « The Post?\u201d notifié de compara tra devant cette Cour, et là de répondre à Ja demande des dits Demandeurs sous deux mois après la dernière insertion da tel avertissement et sur la défaut dn ait Défenteur de compriralirs et de répondre à telle demande dans ie délai susdit ; il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et Jugement comme dans une cause par défaut Husker, HoNkr & GENDRON, G.C ¢ Montréal, 28 juillet 1383.\u2014=bi, Province de Quénec, District de Montréal.COUR SUPERIEURE No.114, DAME MEDORA ELEANOR MUSSEN de la Cité et du District de Montréal, éponse de William de Courcy Hornott du même lieu, Ecuier, Avocat, dûment au- toriséo à ester en justice, Demanderesse vs Lo méme WILLIAM de COUROY HARNETT, Défendeur.Uno action on séparation de biens à été instituée en cotte cause.Montréal, 30 juin 1883, T.& C.C.pe LORIMIER.Avocats de la Demanderesse, 14 juillet 1883.\u2014eoi, LONGPRE & DAVID AVQCATS, Coin dos Rues Notre-Dame et Saint Vincent, Montréal.A.B.LONGPRE.L.O.DAVID Dr A.A.FOUCHER Chirurgicn oculiste ct auriste de l'Hôpital Notre-Damo, Montreal BUREAU et RÉSIDENCE : 82, Rue ST-DENTs.Consultation : heures, Pagnusle & de-foan, No.34, RUE ST-J ACQUES Montréal.De midi à trois SIMEON PAGNUELO,IC, B., E.N.ST-JeAN, 1B.C.jL.2 dec.\u2014fm Mercier, Bausoleil & Martiosas, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL.CLEOPHAS LRAUSOLEIL, PAUL G, MARTINEAU, Aotrolals ByadicOfhciel.B.C.L N.B.\u2014M.Mercier donnera une attention spéciale aux affaires criminelles, Hon, Hoxonk MERCIER, Ex-Solliciteur Générel, Député de St- Hyacinthe.L.PLAMONDON AGENT D'Immeubles ot de Placements No.35, RUE SANIT-JAOQUES Montréal, \u2014000\u2014 N.B.\u2014Les personnes qui ont de propriétés à vendre, sont respectuease- ment priées de s\u2019aboucher avec Mr L, Plamondon, On n'exige de frais de commission que dans le cas ou ls vente se fait.\u201416 d LA TRIBUNE (Suite de le première page.) lesquels serpontent tant de clnira ruisseaux ! \u201c Si la Cour retentit d'une douce musique que ramène la joie dans le cœur attristé, nous avons l'écho du chant mélodicux des Jisenux 1?\u2019 La jeuno fille écoutait, la respiration suspendue, ce chant d'une si péuétrante douceur.Mais ce couplets que Guillaume avait chontés si souvent avec tant de chaleur ct de vie, avaict maintonant un indiscible ac- cont de tristesse.On aurait dit que lo jeune homme ln suppliait, dans sa chanson, de préférer lo village à la capitale, Ililgenoord à ln Cour, ct son attachoment à lui à l'adoration des étrangers.Il lui semblait entendre l'ami do su jouncsse lu conjurant de no pas l'oublier.Douce ct touchante prière qui faisait battro d'&- motion le cœur de la jeune fille, Après uno pause, le vent lui apporta de nouveau cos couplets : * Si les rois ont le front ceint d\u2019un diadème étincclant, nous, bergers, nous portons aussi une couronno dans laquello brillent do belles fioura.\u201c N\u2019est-il pas lo plus heureux de tous, celui qui se contente de peu ?Que peuvont toutes les jouissances du moude quand le cœur est agité?\u201d Le chant expira doucement, ct, d'une voix étouffée par les larmes, Régine soupira « Guillaume! Guil laumo! Ah! jo vous ai compris.» Ft soudain un voile se déchira devant ses yeux, et cllo lut dans le cœur du jeune homme, Elle devina ce qu'il n'avait point osé lui dire.Guillaume espérait donc être cet homme dont sa mère venait do lui parler: l'heureux finned, l'époux chéri.Mais, hélas ! il n\u2019était point de noble lignée, il n'avait ni la richesse ni la puissance que Begge oxigernit de son geudre, il ne pou- voit la suivre ni à la Cour ni dans lo monde.\u2014GQuillaume, murtuurat-cilo d\u2019uné voix brisée, cher Guillaume 1 i) cat trop tard, je dsis vous quitter.J'ai promis à ma chère de vous oublier, Adieu, Guillaume, adieu, ne me reprochez point cet oubli, Et la pauvre cnfant lui envoyait des baisers qui ge pordaient dans l'obscurité de la nuit.Begge ne dormait pas plus que sa fille.Mille plans d'avenir venaient s'ajouter au premier.Plus d'une fois, en proie à une fiévreuse ugita- tion, alle quitta sa couche pour so promeder toute pensive dans ea chambro, Eile nc pouvait s'empêcher do penser A ce mendiant qui so faisnit appeler Walter d'Hilgonoord, à Co téméraire Guillaume dont l'amour monhçait d\u2019onvahir le cœur de sa fillo et do détruire tous scs plans.Elle tremblait devant le danger,tout en se félicitant do avoir momonta.nément conjurd.Absorbée duns ses ponsées, olle s'arrêta devant ln fendtro de sa chambre que les rayons do la lune éclairaient en plein.Soudain, sur le pont d\u2019ILilgeuoord, elle vit ec dresser uno ombro noiro qui étendait vers lo château un bras menaçant.O'était une aoparition fantastique, celle du pauvre joucur d'orguo.Commont cet homme se trouvait- illd?Beggo l'ignorait, Aus-i avait- olle À sa présenco ume orainto su- persticicuso.Co no fut qu'après que l\u2019ombro cût disparu que Ju comtesse reapira libromont.Etondue sur sa couche, clio ne pouvait trouver lo sommoil colmo ot réparatour, Ohaque fois quo, vain- ouo par la fatiguo, cllo s'assoupis- \u2014
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