La Tribune, 11 février 1882, samedi 11 février 1882
[" VOL.IT.\u2014No.1 MONTREAL, SAMEDI 11 FEVRIER 1882.T BUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE.Lr No.2 Cents.| L.O.D'AVID : REDiCTEUR-PROPRIETAIRE.cour BUREAUX : ma \u2014 25 RUE Ste-THERESE, W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE! l'araît tous las samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chique mois.ABONNEMENT, Un an.\u2026 $1.00 SEX MIOÏS 0.2000s oovososse satonccnes .Lo numéro 2 Cents, PAYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, AQuINISTAATRUR LA TRIBUNE MonTREAL, 11 FEVRIER 1882, \u2014 \u2014 Nous devons déclarer quo-M, Houde n\u2019est, pas un de ceux qui ont fait la guerre religieuse autre fois et que Dos remarques s'appliquent plus à d'autres personnes qu'à lui.Nous avons raisou de croire qu\u2019il n'aurait pans approuvé -les excès qui ont; été commis à l\u2019époque dont nous: parlons, Le Pontife Romain et l\u2019Evêque des Trois-Rivières.Le Pontife Romain n reçu du Christ le pouvoir de conduire son Egliso ; il en est le parteur .universel.Quels sont ceux.que.le Sauveur a soumis à sa jurisdiotion immédiate ?: les brebis et les.agneaux ; les fidèles et les pasteurs,; auoun des mombres do l'Egliso n'en est excopté, C'est pour cela que le Pontifo, Ro! main est appelé \u201cl\u2019Evêque des Eve.\u201c ques, le\u2019 Pasteur des : Pasteurs, | \u201c l'Evêque universel, \u201d Pio VI dit: \u201c Comme le pouvoir * depaître, uni au pouvoir des chefs, | \u201c attribue d'une manière patticulièré \u201c à Pierre; comporte l'autorité ordi- \u201c maire et immédiate sur.tous les \u2018* fidèlos, de môme il comporte l'auto- \u201c rité ordinaire \u2018et immédiate sur \u201ctous les pasteurs; qui, quelque \u201c brillante que soit la dignité dont |' \u201c* îls sont rovôtus;-non senloment ne « \"sont: \u2018pas los égau£ du Pontifs, * mais sont tellement soumis à.son \u201c « susorit, qne tout en étant consi- \u201c dérès comme Pasteurs, welative- \u201c mont À leurs ouailles,ils sont cepen-, \u201c dant au nombre des brébis relative- \u201ciment au Pontife.\u201d - Le Pontife Romain a l'autorité ordinaire et immédiate sur tous ceux.vis-à-vis desquels, il est la Pierre fondamentale de l\u2019Eglise de Diou,.vis-à-vis desquels il a les clefs du Royaume des .-Oieux, \u2014vis-à- -vis dos quels il a le \u2018pouvoir de lier et de délier, et dont il, est le: Pastour ; .o'est-à-dire,.sur tout le \u2018tronpea \"du Obie, qui eat composé des agnon x $0.50.et des.brebis, en un, mot sur l'Eglise universolle, et sur chaçun des membres qui la composent.a+ En 1876, Sa- Sainteté Pie, IX promulguait un décret coucornant la conduite du clergé de.la province de Québec, duns les élections politiques, Co décret,a été» confirmé par un autre décret de: Sa Sninteté Léon XIII en septembre 1881, Par ordre de Sa Sainteté, ce dé- oret a été signifié à tous les prêtres de la province de Québed par Sa GrandeuriMgr l'Archevêque de Québec, sans excepter les prêtres du + : | diocèse des Trois-Rivières.Sr Saïnteté en ordonnant cette mavière de promulguer son décret, a jugé à propos de.se diepenser des services de Mgr.Lafldohe, et s\u2019ost adressé à ses diocésains par, l\u2019entremise do Mgr l'archevêque de Québec, Le Pape n'a pas jugé à propos noi plus de s'assurer préslabloment-làs- sentiment de Mgr Lañèche.Les injonctions du Saint-Siége ont été reçues aveo un profond respect, cependant on a entendu résonner quelques voix diecordantes.Lei sepiombre derpiur, lo cardi- val iméoni, ¢ én fa qualité do préfat de la Propagande, dont relève i immédiatement l'Eglise du Canada, à 1 exprimé de nouveau Ja volonté du Saint Père à l'égard de ses décrets.De nouveaux murmures.se Faisant entendre, le cardinal Siméoni, sur l'ordre formel de Leon XIII, informa.Mgr l'archevêque de Québes, et par \u2018son entremise tous les évêques de la province, (les laïques sont informés par les joürnaux) que c\u2019est la volonté bien décidée du Pape quo ces décrots soient observés rigoureusement, êt qu'il donne cet avertissement fing fois pour toutes.a * nistrateur \u2018 du \u2018diocèse des: iTrois- Rivières adressa une.lettre.aux fidèles de ce diocèse, et leur! signifia que les récents \"décrets sont sortis avant que -Mgr::Laflèche ait.été entendu sur.cer sujet; quel, Mgr \u2018Laflèche étant venu de Rome pourra expliquer ces déorotd, dire: quel en est le fondement, ai raison, Je signification et quellés doivent on.Brg.Ms |.conséquences.i * ; HORS: , ry D'après la \u2018doctrine que semble\u2019 énoneer M.l'adostoistra tour, 16 le\u2019 Page D \"durait \u201cpas Jap mdlgüer cé\u2019 \u2018U6.orats Sans Avoir gona ou.criteres à 1 Mer ] Laflèche.Eo\u2019 cons teur suggère >d'atfoudré Mer Laäfiècho pour contaître le le fin fond de cos décrets, en comprendre | le\u201d sens: at] portée, voir i Aguopur | ' Sw deux |\u2018 © To 4 Madministrntif, Le 27 janvier courant, } M:-ladmi.- CP uélicé M.Vadminitrs: Ie He torité \u2018de Jar je \u2018de résistance cst'ui effêt de\u2019 scandale; Bil Vest , impuni* \u2018c'est une On désire savair si les décrets du Pape out besoin de l'exequatsr de | Mgr Lafièche pour: agoir.force de loi dans le diocèse de Trois-Rivières ; ot de plus si M.l'adwinistrateurdu dio- gèse de Trois-Rivières n'aurait pas agi ultra vires en suspendant l\u2019exécution des décrets du Pape dans le diocèse jusqu'au retour de Rome de Mgr Lafièche, Comment concilier la lettre de Ml'administrateur avec les principes énoncés dans la première partie de cet article.x oly J.H.8.or AUTREFOIS ET MAINTENANT.Lie Monde, le Journal des Trois.Rivitres et la Vérité donnent un' dé- monti éclatant À tous les principes contenus dans les mandements, Jes sermons ot les éerits dans lesquels dapuis vingt ans,on prêche, dans ce pays, la soumission en toutes choses non, seulement À l'autozité du Pape mais, encore à celle de.J'evêque ct du prêtre, Ils affirment qu'on denors des questions de dogmo ob peut refuser d'obéir aux décrets du Pape es des |\u2019 Congrégations parlanten son nom, Quelques personnes citent, pour démontrer leur erreur, l'opinion dcs & | Mhéologiens, mais elles devraiont su- voir que ce n'est plus à Rome qu\u2019il fant aller cherchor les interprêtes,les \u2018dépositaires de la vérité.Nous avona-cité Mer Bourget relativement à la soumission que les catholiques doiyent aux décisions des congrégations romaines, voyons main tenant ce que M.Trudel disait, dans J'affaire Guibord, des pouvoirs de l'Eglise.\u201c Le pouvoir suprême de l'Eglise \u201cet le pouvoir.du souverain Pontife f Romain, - comme chef, de cetle ! divine; société so traduit dans l'E- \u201c glise par l'exercice des .Pouvoirs législatif et judi- « ciaire.\u201d - M.Trudel faisait ensuite des rai.sonncmeots sans\u2019 fin pour démontrer que tout catholique devait se soumettre aux lois de I'Eglise même cn -matière do discipline, \u201c* Estil jamais veau à l'esprit d'uh | \u2018 seul catholique de prétendre que \u2018\u2018 ces décrets n\u2019affectent pas In cons- # cionce des fidèles?\u201d \u201cNon cela ne pouvait venir qu'à l\u2019es, rit des gous pour qui la- religion n\u2019était qu'un ibstrament: \u2018politique.- « \u2018 Qéelquéfois, disait M.Trudel, e In disciplipe\u2019 est\u2019 si { intimement liga | au \u2018dogm no ju\u2019où ne péut \u2018attaquièr l'une sans toucher à l'autre.fonts RN lorsqu'un catholique : transgtesse fu ouyortement lès lois de son Egliso \u201c son acte ost une négation de l\u2019au- mêmes lois.\u201cLe premier, \u2018effet due prin l'acte: \u201c invitation A tous les \u2018fidèles d'en \u201cfive autdnt, \u201d ou \u201c Un acte peut en soi ne pas por-, * ter atteinte au dogme, mais si jo \u201cmo rebelle contre le supérieur \u201c ecclésiastique je porte atteinte au ** dogmo de l'autorité de l'Eglise dont * il est revêtu.\" Ecoutons ce que M.Trudel disait de l'autorité do l\u2019évêque dans son diocèse : \u201c T1 est certainement le tribunal \u201c de première instance dans son dio- \u201c cdge, ct aussi longtemps quo son \u201c jugement n'est pas réformé par un tribunal veclésiastique supérieur \u2018\u2018 au sion jl est censé être le jugo- \u201c ment de l'Eglise.\u201d Dans le car actuel les décisions ont été confirmées ou rendues à Romo même par le Pape et ses interprêtes dans des, matières où la soumission est d'autant plus facile ct obligatoire que ces décisions w'affectent \u2018Atouns droits politiques ou sociaux, ct qu\u2019il s'agit de savoir co qui est plus utile À la religion ot au clergé dans notre pays.Oar, ne l'oublions pas, Rome n\u2019a fait que décider : 1° Qu'on avait tort de faire In guerre À l'Université Laval; à une Tustitution protéséo-par presque tous léb'évêques du pays; -79 © Qu'ot'pout appartenir\u201d dans notro pays À un parti ou 4 Pautro ot que par conséquent tous ceux qui ou des écrits appliqué au parti libéral ou réformiste de ce pays les condamnations portées contre le libéralisme catholique, ont eu tort; 3° Que les lois relatives d Vinfluence indue ns devaient pas être changées, mais que le clergé pouvait et devait en empêcher l'application en se mêlant moins de politique.Qui le croirait ?Co sont les avocats et partisans emflammés des principes que nous venons de .mentionner qui osent élevor lu voix contre ces\u2019 décisions, les attribuer aux intrigues de l'archoyû: que de Québec ct à l'ignorance où à la partialité des cardinaux, chargés pat le Pape de j juger, nos difficultés.C'était le tomps pour nos dénonciateurs de montrer lour zèle.Pour l'Eglise en protestant contre, \"les 1 acou- pntions lancées contre l\u2019archorêque de|' la province, contre lez , congrégations |\u2018 romaines-ct le Pape lui- même, at Un écrivain Italien a doit ub livre dans lequel il, fait l'éloge, da È .France of de son armée dans 16s \u2018ter mes les \u201cplus enthousiastes, Répon- $87| dant à'oeux qui disent que toute In valent.du soldat! frangais consisto dans l'impétupsité © de l'attaque, dans |\u2019 Tenthousiasme dun\u2019 , moment, it dit: i8 Nous Tui | trouverons Pour éléments le constance, , ls foi, profonde en soi-même, la valeur: -indom table ut farouche qui veut, qui 8 \"obetine, | qui s'échaufle daps les revers, qui se rotrempe, en elle: mime of 2 relèye | plus acharnée de secs chutes.Eh bien, si la constance, ra Felèw ve par trente, années de,: compat 8.Sigantosques, de yigtoirgs _remportées au prix de, marches, Sproses, de, faliguos et d'efforts i Jnouis; Bi les preuves de jal ont par des mandements, des sermons\u2019 fermeté s'établissent sur les cimes noigousosu des plus hautes montagnes du globe, à travers les déserts, les landes et les marais, à des distances fabuleuses de la patrie; dans un corcle d\u2019ennomis, snns refuge, snne sccours, sans pain ; si la foi en soi- même s'affirme en provoquant l'Europe, en se jetant ru travers de cing armées ennemies ; si la valeur farouche, qui veut et qui s'obatine, sc démoutre en renouvolant dix fois des assauts désespérés,on succombant par milliers dans des marches désastreu- scs, sans élever une protestation, sans pr \u2018férer une plainte, en se ralliant, en se scrrant au moment suprême des défaitos, afin d'effrayer l\u2019ennemi de en victoire et do montrer au monde comment on meurt ; si tout cela pout s'appcler coustance, fermeté, foi, valeur, -plutôt qu\u2019aveugle elan et fou- Que passagère, qu\u2019on me dise si c'est au soldat français que manque le courage cf l'avenir !.\u2026.\u2026\u2026.sanee a, Douter des soldats de la France, B\u2019écrie:t-il, oh ! c\u2019est un doute infâme Nous devons vénéror l'armée fran- ghise an dehors de toute raison poli- que, de tout intérêt national, de tout lien de- \"gratitude.L'armée française a uno cisg à elle, ane vie à elle, qui a traversé, splendido ot sans tache, los dynastics ct les républiques sous lesquelles olle a combattu depuis quatre vingt ans.» \u2014 se Le famoux Capoul s\u2019est.remis à chanter; on'verrn par l'éloge que fait do lui un éorivain du Figaro qu\u2019il est encore le favori du public, II est vrai qu\u2019on créo des rôles exprès pour lui, des rôles qui ne demandent pas trop de voix, mais beaucoup de roucoulements.« Capoul, dit le Figaro, sortit du Conservatoire en 1861, à vingt-deux ans, avec un premier prix d'opéra- comique, Lo fils du maître d'hôtel de Toulouse - fut cngagé aussitôt à ln {| salle Favart, où il chanta jusqu\u2019à lu guerre.son suceès date de la soirée pù il soupira, de façon délicicuso, la romance d'Hérold: Une robe légère, | a triompha, sous conteste, ensuite, dans l'œuvre de Mohul : Joseph.Le ténor ne, tint pas trop, co rôle à la ville.Il \u2018indiqua le ton à la mode et fat adoré.Les femmes coîffèrent les hommes à la Capoul, manière \u201cÀ propos de laquelle il mo disait finc- ment: \u2014 «Elle à été, invontée par je ne sais qui, ot je l'ai adoptée ; après tout le monde., Pourquoi se.faire romar- quer?Il était le favori.Une., partition d'Auber,.qui ¢ \u2018est \u2018fort jolie, saga thre la racilleuro, Premirj jour de bontour, obtint par \u201cl'interprète, plus \u2018de cent cinquanto \u2018Teprésontations.C'était \u2018énorme, dans ces temps préhistoriques, avant la guerre.Eq, caurant, un consoil à M.FKoniog.sil réprénd cette\u2019 pleco, avéc , Gipoul, il est sûr que chacun \u2018voudra voir, ou revoir, l\u2019habilo ténor daus son rôle qui est un pou efféminé.Mais n'est-il \u2018pas ravissané /.= Hit ir au LA TRIBUNE | LL Nous serions curieux de savoir co| | M.Tardivel continue à nous accu-|mal que la politique faisnit à la LA CROIX ROUGE.que M.Houde peuse de coux qui|ser do libéralisme catholiquo parco | religion dans notre puys et il avait \u2014 nous chassaient do I'Egliso ct nous accusnient de libéralismo catholique parco nous osions prétendre qu'on pouvait être catholique et différer d'opinion cu politique aves M.le curé Lapierre ou l'abbé Villencuve et même Mgr de Birtha.À cntendro parler autrofois nor adversaires il n'était jamais permis de se plaindre publiquement d'un prêtre ou d'un évêque méme dans fos matières politiques.Il est amusant de voir le même journal s\u2019acharner aujourd'hui qu'on peut résister nou sculomont à un prôtre, à un évêque, à ln majorite des évêques, à un délé fgué apostolique, à un cardinal chargé de pouvoirs spéciaux, à plusieurs cardinaux, aux congrégations ugis sant sous la direction du Pape, mais même au Pape lui-même, pourvu que ce ne Ait pus dans des matières de dogme el.de morale, Jusqu'au Journal des Trois-livières, jusqu'à M.l'ardivel de lu Vérité qui se torturent pour tâcher de défendre lo Monde et de prouver que le Pape peut sc tromper Ot Être trompé sur des questions de fait! Commo on no nous croira pus si nous ne fuisons la prouve do cetto assertion, voici co que dit M, Tardivel, l'implacable M.Tardivel : «La question de l\u2019Univorsité Laval est une question do fait, et sans être liérétique, où même mauvais catholique, on peut dire que le Pape a été trompé sur cetto question, La question des indulgences cst une question de doctrine, ce qui ost bien différent.Sur la doctrine, le Pape est infaillible, il ne peut pas s6 tromper ; mais c'ost exposer notre sainte reli- fion À la riyéo des impics que de prétendre que les papes nc pouvent pas êtro induits en crreur jorequ'il s'agit de /uits particuliers.y - Ecoutons maintenant le Journal des Trois-Rivières, le journal qui a le plus cherché à étouffer tout sentiment do légitime indépendauco dans notre pays : u Il est certain que, pour une raison ou pour uno autre, le St-Siége peut-étro induit en crreur, surtout pendant un certain temps, sur des ucstions de fait ct des questions de octrine.Le St-Siége est infaillible ; mais sur les questione de fait, il a besoin d'êtro renscigné avec exactitude, comme c'est évideut.L'intérêt, le préjugé ou d'autres causes peuvent souvent donner une fausse coulour à uno exposition quelconque.» Quand on pense que c'est le même journal, ce sont les mêmes hommes qui nous ont fait ruiner, écraser, dénoncer du haut do la chairo pour avoir dit que Mgr Lafliche, Mer Bourget ct un grand nombre do prêtres se trompaicnt sur notre compte et qu\u2019ils avaient tort de nous condamner eur les dénonciations de gens qui exploitent leur bonne foi par esprit do parti ! Mgr Laflèche ne pouvait pas se tromper, M.le ouré Lapierre et Ml'abbé Villeneuve ne pouvaient pas s0 tromper ou du moins il n\u2019était pas permis do dire qu'ils sc trompaient dane des mutières politiques laissées complètement aux disputes des hommes, mais les cardinanx, los congrégations romaines, orgaues et interprûtes du Saint-Siége, lo Pape lui-même peuvent so trompor, méme dans des questions do discipline, mêmo lorsqu'on les invito À décider si on peut appartenir à un parti ou à l'autre, dans co pays, sans s\u2019exposer à être accusé ;do libéralisme catholique! C'est uu comblo, un vrai comble.On no sait pas si on doit riro ou se quo nous approuvons les principes contenus dans les \u2018déorets de Rome.Et il se füche parce quo nous disons que l'accusation doit naturellement s'appliquer aux auteurs de ces dé- erets! Que veut-il que nous disions ?Entre Mgr Bourget, Mer Lafièche, M.Frudel, le Journal des Troisfivières ct ln Vérité d'un côté, et tous les autres évêques do la province, les cardinaux, la Sacrés Congrégation ot le Pape de l'autre côté,nous optons pour ces derniers.Nous savons bien quo dans la province de Québce il vaut mieux êtro de l'autre côté, mais c'est plus fort que nous, nous croyons que le Pape a raison.mr EEE Est-ce la fin ?Les articles qui précèdent étaior:t écrits et même composés, lorque nous avons lu dans la Minerve le wande- ment de Mgr l\u2019archevêque de Québee.C'est un document important destiné à joucr un rôle historique.En face des récriminations soulovées par les décrets du Saint-Siége ot du scandale donné à notro population par la résistance qu'on opposait à ces décrets, Mgr Taschereau s'est eru obligé de frire entendre ln voix de l'autorité.Il déclare daus son maudemont : 1© Que se révolter contre les décisions des cou;srégations romaines et surtout celle de ln Propagande c'est se rebeller contre l'autorité da Saint- Siége même ; 2° Que les condamnations portées pur l'Eglise contro le libéralisme ne s'appliquent pas à un parti plus qu\u2019à l'autre et qu\u2019un catholique pout 8tro, dans ce pays, linéral ou conservateur s\u2019il le juge À propos.3° Que les fidèles doivent s\u2019abs- tonir de recovoir les journaux qui publient ou reproduisent des écrite tendant à diminuer le respect dû aux congrégations romaines, au Souverain Pontife et aux décrets du 13 septembre dernier.Done depuis dix aus on a combat tu les libéraux, On les a injuriés et écrasés sous de faux prétextescet ceux qui ont protesté contre les injustices dont ils ont été victimes et déploré le mal que ces abus faisaient à la religion et au clergé avaient raison.Il est malheureux que les Tremblay, les Laberge et un grand vom.bre d'autres bons citoyons, de catholiques sincères qu'on a abreuvés d'outrages ne vivent pas encore pour jouir avec nous du triomphe de la justice, de lu vérité, de la liberté politique.Tout ceque nous avons écrit depuis dix ans est donc vrai et ceux qui nous ont injurié, dénoucé à la vengeance du peuple ct du clergé de vraicot tâcher de réparer le mal qu\u2019ile none ont fait.Il devraient être condamnés à aller, la corde au cou ot latête couverte de cendres, aux portes de toutes les églises du pays demander pardon à Dieu ot aux hommes de leurs calomnies.Quant à certains libéraux qui ne croyaient pas à la justice de Rome nous les prions do se moquer un pou moins de notre crédulité à l'avenir.À eux maintenant do prouver que le Pape n'a pas eu tort d'avoir confiance en cux.11 est un homme,un éminent prélat qui aurait dû vivre plus longtemps pour recevoir sa récompense.C'est Mgr Conroy.Il était venu de Rome ficher.= au miliou de nous, une branche d\u2019olivier à la main.Il avait vu le voulu y rémédier.C'était un noble cœur et une gran de intelligence que les petits esprits ot les cœurs étroits nc surent pas apprécier.Il fut surpris et désolé de trouver si peu de soumission ct de charité duns un pays si catholique.Il avait raison pourtant et on ula; preuvo aujourd\u2019hui qu\u2019il était le digne interprête du Saiut-Siége, À moins d'être provoqué nous garderons à l'avenir le silence sur cet- et question.CROP ON OO ENS L'HON.JUGE LAFRAMBOISE.M.le juge Laframboise gui vient de mourir avait occupé unc large place dans notre monde politique.Personne n'a fuit plus de sacrifices quo le défunt pour le parti libéral.Dans des temps difficiles, lorsqu'on ne savait de quel côté touruor la tête on s'adressait à lui pour avoir los moyens de fonder ou de maintenir un journal, de faire uno élection.Il so fit élire facilement jusqu'à l'époque où lo clergé eutroprit de lo vainero.Les élections lui coutèrent cher alors ot il finit par être battu.Le mal que certains prêtres lui firent et la guerre que le clergé fui- sait en général au parti libéral l'atfi- eaient profondément et lui parais- saicnt très injuste.Mais le ressenti ment ne l'empécha pas pas d\u2019être toujours plein de bienveillance pour les prêtres ct de charité pour les communautés religieuses.Il vint un moment où cet homme qui avait sacrifié la plus grande partie de sa fortune pour les autres fat très gûné, Il supporta courageu- someut l'adversité et ne cessa d\u2019être droit, honnête ot honorabla.la maladie, les déboires et les in- justicos avait fini par agir un pou sur son esprit ct son caractère; il élait devenu soupçonneux, et considérait comme des ennemis des gens qui l'estimaient et ne lui voulaient que du bien.Les désagréments que lui firent éprouver certains membres du Barreau lui causdrent naturel cment beaucoup de peine, On a eu tort aussi do le faire siéger à ln cour de circuit de Montréal où les avocats sont d'autant plus portés à se plaindre qu'il n\u2019y à pas d'appel.Dans aucune cour le juge n\u2019a autant besoin de l'autorité que donne l'expérience pour faire accepter «cs décisions.Nous serions curieux de savoir quel est le juge qui pourrait siéger constamment pendant plusieurs années à la cour de cirouit de Montréal sans perdre sa popularité.M.Laframboise aurait pu être nommé, il y a quelques années, maître do poste de Montréal, il refusa pour ne pas nuire à son parti ot À un ami.Lorsqu'il fut nommé juge, ceux qui voulaient reconnaître les services qu\u2019il avait rendus à son parti, n'avaient plus de choix, ils étaiont à la voille do résigner.M, Laframboise n'avait pas toute l'ex- périonce et-les connaissances nécos- saires pour 8tre juge dans une milicu ouil yn beaucop d'affaires, mais dans un district moins important que Montréal, sa bonne volonté, son jugement snip ct son esprit droit lui auraient permis de remplir convona- bloment ses dovoirs do juge.C'était dans tous les cas, un hom- mo de cœur, d'honneur et de carac- tore qui a fait beaucoup de bien, rendu do grands servicos à ses amis ot à la société, La « Croix Rouge » au coin des rucs Guyiet; Dorchester, qui pendant un siècle gt et un quart a si manifestement indiqué le lieu de l\u2019onterre- went du meurtrier Belisle, n été longtemps l'objet d'un regard curieux pour coux qui passaient en ces lieux, L'histoire populaire raconte que Belisle était un voleur de grand chemin, qui volait et tuait les habitants qui revenaient de Montréal à Ja cam- pagno par la rue Guy, le seul grand chemin, à cotte époque, à l'ouest de de la rue St-Laurent Cette histoire n'est pas tout à fait correcte.Belislo n'était pas un voleur de grand chemin, son crime était d'avoir enfoncé les portes d'une maison ct d'avoir commis un double meurtre.Il demcurait sur la rue Guy près de l'endroit où s'élève In Croix Rouge.De l\u2019autre côté du chemin ct un peu plus haut, domen- raient un nommé Jean Favre et son épouse Marie-Anne Bastien.Favre avait la réputation d'être riche et d'avoir de l'argent dans sa maison.Ceci exoîta In cupidité de Belisle, qui forma le dessin de voler son voisin, et à cetto intention il attendit une nuit noire, pour fondre dans lu maison de Favre et lui tira un coup de pistolet.Favro ne fut que blessé, mais Belisle acheva de lui donner la mort en le poiguardant avec un grand couteau do chassse.L'épouse de Favre s'élança pour porter secours à son mari, mais Belisle lui plongea le couteau dans le scin et l\u2019assomma d\u2019un coup de bêche qui se trouvait dans un coin de la chambre, Beliele fut soupçonné et bientôt après arrêté, Lo but de cet écrit est de mettre le public au fuit do la légende de la Croix Rouge et uussi de muntrer par la copie suivante du , Réquisitoire du Procureur du Roi daté 6 juin 1852, que la torrible punition d'être « rompu vif » était alors en forcesous les | Français en Canada.Belisle fut condamné aux tortures ordinaires et extraordinaires et à être rompu vif sur un échafaud érigé sur le marché, à l\u2019endroit maintenant occupé par la douano.Cetto sentence solennelle fut accomplie à la lettre, le corps de Belialo fut enterré sur la rue Guy, et la Croix Rougo fut élevée pour en marquer le lieu, comme il est dit dans le document suivant.EXTRAITS DU REQUISITOIRE DU PROCUREUR DU ROI.« Je requicrs pour le Roi que Jean Baptiste Goyer dit Belisle soit déola- vé \u2018diimont atteint et convainou d'avoir do desseinprémédité assassiné le dit Jean Favre \u2018d\u2019un coup de pistolet et de plusieurs coups de cou- toau et d'avoir paroillement a\u201csassioé le dite Marie-Anne Bastien, l'épouse du dit Favre À coups de bêche et de, couteau, et de leur avoir volé l'argent qui était dans leur thaison, pour réparation de quoi il soit condamné aveir les bras, jambes, cuisses ot roins rompus vifs sur un échafaud qui pour cet offet sera dressé en la placo du marché de cette ville à midi; onruite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir.ses jours.Le dit Jean-Baptiste Goyer dit Belisle, préalabloment appliqué a 1a question ordinaire ot extraordinai- ro, co.fait, son corps mort porté par l'exéouteur de la haute justice sur lo grand chomin qui est entre lu maison od demeurait lo dit accusé et celle qu'orcupaient les dits défunts Favre ct sa famme.Biens du dit Jean Baptiste Goyer dit Belisle acquis of confisqués au Li ou à qui il sppar- tiendra sur £oux, ou à ceux non sujet .à coniscation, préalablement pris la somme de troie ceuts livres d'amende, of cas que confiscation wait pas lig au profit de Sa Majesté, 1.| Des desendants do la famille Belisle vivaimt dl\u2019 A bord-à-Plouffe,près de St-Matin.C'était des gens paisibles, honrêtes et innofensifs, mais une tache reta toujours attachée à leur nom, vuque leur parenté avec le meurtrier de Favre et de sa femme était connue des habitants de cette partic du pays.Lebal donné par les officiers du 65e acu un grand succès, Quel monde ! Quels flots de den- telleot de soie! La salle était trop petits, mais la Queen's Hall offrait À la foule un lieu de retraite magnifique Thutes les femmes étaient belles, les jeunes filles jolies, les hommes pasmbles, I] y avait tant de jolies fommes qu'on no peut dire quelle était la plus belle, Quant aux officiers du 65c on les connaît, ce sont tous de beaux brins d'hommes qui feraient honneur à n'importe quel régiment et tourne- taient la tête de toutes les femmes dans les pays où les femmes se lais- suient tourner la tête.Ils ont bien fuit les choses ot on parlera longtemps de leur bal.Dans cinquante ans Ja jolie Mdme B.ou C.dira à ses petites filles « J'étais au bal du 65ie » Tout à été si bien qu'on s'est à peine aperçu que le souper n'était pas fameux.Mais qui va au bal pour manger?Les hommes do cinquante À soixante ans ot les femmes de quarante-cinq à soixante.Mais il y cn avait si peu ! On we rappelle la rage avec laquelle M.Tarte masacrait tous ceux qui osaient dire que le prêtre parlant politique on chaire n\u2019était pas infaillible, on se demande comment il se fait qu'il reste si froid lorsque l'autorité du St Siége mûme est Enpéo à sa bâse.Qu'est devenu le fou sacré qui lo consumait pour l\u2019autorité religiouse ?Un journal qui se vanto d'avoir quatre cents prêtres pour abonnés devraitil montrer si peu de zôle?Tl se roprendra lorsque l'autorité de quelque bedeau sera mise en question.Attendons.La lettre de Mgr Fabre à son clorgé prouve que nous nvons cu raison de n'être pas trop sevères pour M, Houde personnellement.Il est constaté que M, Houde n été approuvé, encouragé par une partic du clergé de \u2018notre distriot.C'est bien ce qu'il y a de déplorable, car nulle part le clorgé n'a plus prêrhé la soumission à l'autorité religiense, au prêtre surtout, même dans des matiè- tes politiques.\u2014\u2014\u2014m EE On fait de grands éloges du banquet donné à M.Fréchetto à Holyoke.Les Canadions des Etats-Unis savent fairo los choses.\u2014 M.A.B.Stwart & fils se font toujours un devoir rigoureux de servir leurs pratiques d'une manière irré roohablo.Les commandes sont jours exéoutées aves soin et succès.: Nouvelles Diverses.\u2014Lo hameau des Granges vient d'être le théâtre d'un drame intimue, qui a mis en émoi toute la population de In région.Les voisins, inquiets de ne point voir depuis deux jours les époux Bovet ct craignant uu malheur, essayèrent de pénétrer dans la innisun, Après avoir passé par uno fenQtro, il so trouvèrent en présence d'un tristo spectacle.La femme Bovet était étendue sur le lit, la figure et les mains ensanglantées ; son mari, à côté d'elle, ne donnait aucun signe de vie, Il s'était poignardé.Les couvertures étaient & terre et duns In ruclls du lit.La justice s\u2019est transporté sur les lioux.Il résulte des informations, quo ce drame a cu pour cause une contestation relative à certaines dispositions testamentaires prises par les deux conjoints.La femme Bovet survivra sans doute à ses horribles blessures.\u2014 Ou vient d'onterrer à Paris une dame veuve Loudier, laquelle était figée de cent sept aus.Mme Loudier, qui était née en 1774, se souvenait parfaitement de la Révolution de 1789; elle racente qu\u2019elle était présente lorsqu'on guillotina le roi Louis XVI, le 21 janvier 1793; elle disait à ce sujet qu'il faisait très froid lorsque le roi fut mis À mort, et qu'elle se trouvait au pied de l'échufaud avec son mari.Dans ses moments de bonne humeur, elle parlait du sacre de Napoléon ler et des nombreuses fêtes que l'on donnait à Paris après chaque victoire remportée par l'empereur ; elle racontait avec colère l'entrée des alliés à Paris, Mme Loudier n'avait jamais quitté Paris où elle était née; elle etait veuve depuis plus de quatre-vingts uns, Elle v'avait jamais été malnde ct attribuait Ia Conservation de sa santé à ee fait qu'elle n'avait juwais bu do vin ni d'alcool, mais bien de l'eau filtrée.Elle so rendait chaque jour, depuis 1803, au cimeti¢re de Montmartre, où était enterré son nari; elle a toujours munifesté l'intention de reposer à côté de lui.Cette aimable centenaire so faisait lire, chaque jour, un des romans nouvellement parus.C'est, croyons-nous, la personne la plus figée qui existât actuellement en Franco et peut-être même en Kurope.Une maison importante.\u2014 Parmi les principales maisons engagées dans le commerce d'instruments do musique celle de M.L.E.N, Pratte, de Montréal, occupe une position émi- hente comme étant la meilleure place non-sculement à Montréal mais dans touta la Puissance pour achetor un piano ou un orgue de fabrique Cunadicnue.Américaine ou Européenne.Lo Comité Permanent de l'Exposition de Montréal de 1880 a accordé à cotte maison Zuit Premiers Prix et Diplômes \u2018et uv second prix pour ses Pianos et ses Harmoniums, co qui prouve assez V'excellence de ses 1ostruments, M.Pratto peut se flatter d'avoir lo plus beau magasin de Ja Puissance situé au No 286 Rue Notre-Dame.Lu bâtisse est à 5 étages de100 pieds sur 30.Au premier est Ja saîlo d'Orgues avec le magasin de publications musicales de Mr.A, J.Boucher, le plus complot du pays, Au second est ln magnifique salle de Pianos, qui sort aussi de Salle do Ccncort, un autre étage cst affecté à la réparation des instruments d'ocea- sion et les autres servent à emmaga- siuer le surplus du stock; On y compte une centaine de pianos ot orgues, & des prix variant do 850 à 1500 parmi lesquelles sont les céld- | bres pianos Hazelton, Par suite de l'intégrité et de l'honorabilité qui a toujours marqu ses transactions aves tous ses clieuta, Bidé par üne connaissance pratique des instruments, M, Pratte à vu avec satisfaction ses affaires prendre les proportions acluelles et sa maison occuper le promier rang parmi les établissements importants du pays, Nous ongageons nos lectours \u2018à |\u201d aller visiter le magasin de M.Pratte ou à lui écriro pour #es catalogues qui sont expédiés gratis à tous coux qui cn font Ia demande.\u2014La muison Gornney et Hamelin No.252, Ruc Notre-Dame, vis-à-vis ln Côte St.Lambert offre au public lo plus bel assortimént,de livres pour Magasins fabriques, et familles que l'on puisse se procurer, Cette maison mérite l'encouragement, car on est certain d\u2019y trouver les meilleures collectionsde v'imuporte quels genros d'articles de librairies, à bus prix, Sur lu rue Ste-Catherine, entre les rues St-Denis et Sunguinet, so trouve ln pharmacie de L.IR.Baridon 803, rue Ste-Catherine, ol l\u2019on trouve toutes espèces de drogues, parfums.eto, cte, bien préparés et nu plus bas prix.\u2014Voilà une bonue nouvelle pour les achoteursde marchandises,nouvenutés, tapis ct prelarts qui tiennent à continuer lenr patronago à lu maison Liggett & Hanilton rue St-Joseph.Lies veutes sont faites à de grands sacrices et les marchandises se donnent plutôt qu'elles se vendent.Chute dangereuse, \u2014 M.Alfred Bcaudevin qui demeure au No, 41 rue Visitation est tombé du haut d'une glacière (30 piedu) lundi après midi.Chose étonnante, il ne s'est presque pas fait de mal ct en sera quitte pour quelques contusions sans gravité.Cacleau splendide.\u2014 Les omployés du Grand \u2018Tronc ont l\u2019intention de faire placer dans In bibliothèque de la Pointe St Charles un grand album contenant las photographies des 1200 officiers, commis ot autres employés du Grand Tronc, stationnès à Montréal.Ce maguifique cadeau sera présenté 1» 16 courant.Déménagement.\u2014Enfin le temps de notre déménagement est fixé au premier de mars.Nous espérions le faire plutôt, mais les indispensables retards habituels de construction nous cn ont \u2018empêché, Nous voudrions bien si c'est possible nous débarrasser de toutes nos marchandises actuclles afin de n'avoir à «utrer dans notre NOUVEAU MAGASIN que les marchandises Louis N.Dupuis est maintenant à choisir sur les marchés d'Europe.Pour obtenir ce résultat nous avons mis tout notre STOCK au prix coutant, co qui veut dire que nos marchandises vous sont offertes en ce moment au-dessous même des prix du gros.Si vous en avez bosoin, c'est le temps de vonir nous voir.OUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Catherine, Montréal Sr re Province de Québec, District de Montréal, No.2057, } Cour Supérieur.Dame Domithilde Jobin, des cité st district de Montréal, épouse de Josph Etienne, sellior et commis, du même lieu, à institué contre son dit époux une action en séparation de biens.J.G, LACOSTE, Avocat de la Demanderesse, 11 février 1882, \u2014bins.The Boston Store\u2014\u2014000\u2014 em ea N'oubliez pas le Magasin do HAR DES FAITES à un seul prix, 2 he Boston Store 41 et, 43 RUE ST-JOSEPH MONTREAL, | En achetant vos Marchandises à ce magasin populaire, vous épargnerez toujours 25 pour cent sur les mômes marchandises que vous achetez ailleurs, D'après les Patrons Américains, les commandes sont executés avec soin et sous six heures d'avis, à $10.00 ou Pantalon seulement de $1 $3.00 : \u2018EN GROS ET EN DETEIL.M février 1882,.\u2014cmtoutes fraîches que notre acheteur |; HABILLEMENT on Tweed de $6.00 |\" LA TRIBUNE L.R.ROBIDON, Propriétaire de lu PHARMACIE ST -DENIS 803 RUE STE-CATHERINE Prescription du Médecin préparée nvac soin \u2014Ouverl le dimanche entre Jot 10 hrs, a m., de 3 à 5 hrs , et de Ta8p.m 11 février 1882,\u2014cm\u2014_\u2014 A.B, STEWART & FILS Eucanteurs 79, Rue St, Jacques, Montréal.MM A, B.Stwarl & Fiis romorcfent cordialement \u2018eurs nombreuses prati el conlinueront comme par le passé à donner la meilleure attention aux commandes, Ventes, de marchandises eu d'immeubles, Avances aux marchands qui cncoura- gent nus salles d'encan, 11 @vrier 1882,\u2014 em.Vente Extraordinaire DE Marchandises, Tapis et Prelurts se continue chez LIGGETT & HAMILTON A7 et 49, RUE ST-JOSEPH (Autrefvis l'ancienne église St Gros gor) Toujours en mains une grande quan lité da coupons en Tapis ou autres articles à des prix ès réduits, 11 février 1882.\u2014cm, Maison Beau 25 COTE ST-LAMBERT Montréal.Repas à toute heure;\u2014Diner à 15 cts, et plus pour les persounes bienveitlon- tes qui voudront encourager une maison vraiment Canadienue-Française, La cuisine qui est des meilleurs est parfaitement reconnue des gourinets de u villo et dle la campagne, 1 lévrier 1882 \u2014cm.LIBRAIRIE Notre - Dame de Lourdes GERNAEY & HAMELIN, Dibraires - Editeurs 252 Rue Notre-Dame 252.Librairie Spéciale du clergé ot des communautés religieuses, Spécialité de cullections pour bibliothèques privées, publiques et paroissis- es Papier, Enveloppes, livres de prières, elc., elc., à très bas prix, GERNARY & HAMELIN, Il février 1882.\u2014cm.THE COUKS FAVORIT Servez-vous loujours de la POUDRE FAVORITE des Boulangers, car c'est la meilleure et la plus économique.Jugez-en par le cortificat suivant : \u201c Je soussigné certifie quo j'ai ana- lisé ot fait l\u2019examen très solgné d'un paquet de Poudre à Boulanger appelée \u2018The Cooks Favorite \u201d, Poudre favorite des cuisiniers.\u201c D'après mes recherchos, j'ai lo laisir de dire que je l\u2019ai trouvée de première qualité, d'un goùt excollent, d'una grande économie el agissant promptement.\u201c Que les ingrédients chimiques qui no sont aucunement malsains,disparaissent de la pâte du moment qu'elle à subi l\u2019action du four et que cette poudre devient un élément naturel dans le pain ou toute autre nourriture légère et recommandabie, JOHN BAKER EDWARDS, PRDDCLE CB, Analiste Public, Montreal.MM.J, J.DUFFY «& Cie,, Montréal.11 février 1882, \u2014cm.AVS est donné que demande sera faito au parlement duCana- da,à la prochaine session,pour obtenir un acte prolongeant l'époque du com- moncement ct de la fin des travaux à exécuter par In Compagnie de traverse du St-Laurent et du chemin de fer du Pacifique, Montréal, Janvier 10 bm.LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin dos ruos Notre-Dame et St Vincent, A.B.LONGPRE, L.O.DAVID, ELIXIR PULMONAIRE BALSAMIQUE, Contre la Toux, le Rhume, l'Asthme, les Oppressions, cte.Cet Elixir est le plus eflicace des préparations contre leRhume ;une seule dose, prise le soir on se couchant,calme In To x la plus opiniâtre ot permet de reposer Loute la nuit.PICAULT & CIE, proprittaires, MosTHRAL.En vente chez toutes les bonnes pharmacies, 4 février 1882 \u2014[m.AVIS.COMPAGNIE D'ASSURANCE LA ROYALE CANADIENNE.L'ASSEMBLEE ANNUELLE des ac- Lionnaires de cotte compagnie aura lieu JEUDI, le deuxième jour de février prochain.au burenn de la compagnie, No 160, rue Saint Jacques, à DEUX heures de l'après-midi, pour recevoir le rapport ænnuel, élire les directeurs et pour d'au*res fins.Un dividende de CINQ POUR CENT wold dé.laré «L seru payable aux bureaux (lo In compagnie le et après le QUINZE février prochain.Les livres de transfert seront clos de cotte date au 15 de février prochain, inclusivement.ARTHUR GAGNON, Secrétaire, Bureau de la Compagnie à'Agsurance \u201c La Royale Canadienne.4 Féviier 1882, -b ins, PROVINCE QUEBEC.CHAMBRE DU PARLEMENT BILLS PRIVÉS, LES personnes qui se proposent de s'adresser à Ia LEGISLATURE dela Province de Québec pour obtenir la passation de BILLS PRIVES ou LOCAUX, portant concession de privilèges exclu
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