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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 25 juin 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-06-25, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I.\u2014No 36.MONTREAL, SAMEDI 25 JUIN 1881.; No.2 CENTS.JOURNAL L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l\u2019aralt tous les samedis, Les abonnements datent du lur et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.$1.00 $0.50 Un an.Six mois.Le numéro 2 Cents, PAYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, LA TRIBUNE Mowrréan, 25 Juin 1881, assocsus 8 sense La circulation de la \u201c Tribune.\u201d Un correspondant de ln Guzett.de Sorel se permet de donner lo chiffre des abonnés de chaque journal, S'il est aussi bien ronscigné sur la circulation des autres journaux que sur celle de la Tribune, il ferait mieux de sc taire.Il affirme sans bésiter que la circulation de la Tribune est de 600.Il ne se trompe que de 2,500 à 3,000.En cffet le tirage de lu Tribune depuis son existence a toujours été de rois à trois mille cinq cents, Nous affirmons cela sur notre honneur et pour qu'on ne soit pas tenté du nier notre assortion, nous faisons la proposition suivante- Que quel- qu\u2019un affirme de nouveau que la circulation de notre journal n'est que de 600, 1,000, mêmo 1,500, s\u2019il l'aimé mieux, nous le poursuivrons en dommages pour une centaine de piastres ct nous serons bien alors obligé de prouver notre assertion devant le tribunal, Nous serions heureux d'avoir l'occasion de fermer la bouche à certaines personnes qui prennent leurs désirs pour des faits et ne peu- \u201cal nous pardonner do réussir.Les patriotes de 1837.38 (Suite) \u201c LES PRISONNIERS CANADIENS.« M, le Rédacteur, « J'arrive, dans ce moment de Long- \u201c Bottom, où j'ai passé doux jours \u201cavec les prisonniers politiques du Canada.Monseigneur l\u2019Evêque leur \u201c a aussi rendu visito, il leur a donné \u2018an bénédiction et les a encouragés à \u201c souffrir avec \u2018 patience leur exil et \u201c\u201c tous les maux qui on sont insépara- \u201c bles.\u2018 Quand je considère le courage \u2018* de ces prisonniers et lour résigoa- \u201c tion, je ne puis concevoir commocot « des hommes si doux, si modestes ot ** si bons, dont la conduite fait l'ad- \u201c mirntion do tous ceux qui en sont \u2018 témoins, peuvent avoir mérité une \u2018{ punition aussi terrible, \u201c Ils ont cu le malheur de se voir \u2018arracher des bras de leurs femmes \u201cet de leurs enfants, ils ont vu leurs « demeures ct leurs propriétés livrés ! nu pillage et à l'incendie et, après \u201cdes mois d'angoisses, de craintes ¢ ot d'espérances trompées pussés \u201c dans le fond des enchots, ils reçu \u201c rent In terrible sentence qui devait \u201cles séparér de ce qu'ils- ont de plus \u201c cher au monde, pour les rejeter \u201c bannis sur une terre lointaine où \u201c ils souffrent de la privation descho- \u201c ses les plus nécessaire.La nourri- \u201c ture qu'ils reçoivent est si mauvaise \u201cque l'esclave blane d'Irlande (*), \u201c accoutumé À vivre de patates et de « selpourrait à peine s\u2019en accommoder, \u201c* malgré cela l'établissement de Long- \u201c Bottom coûte au gouvernement \u201c près de millo livres sterling par an, dépense qu'on pourrait épargner en accordaut à ces hommes ln permission de chercher de l'emploi duns la colonie, ou, pour le moins, en les assignant de bons maitres, \u201c Si vous croyez que ces réflexions \u201c puissent servir À quelque chose, \u201c\u2018 ayez In bonté du les insérer dans \u2018 votre utile ct excellent journal, en \u2018\u2019 cefaisant vous obligerez, \u201c Votre dévoué serviteur, \u201c J.Bravy, Missionnaire.\u201d (*) Le P, Brady, étant lui-mëme ir- jandais, fait ici un amer retour sur la condition de sa bolle mats infortunée patrie, Le rédacteur de la feuille à laquelle cette communication fut cn- voyée en accompagna l'insertion do quelques remarques très sympathiques analogues A celles de In lettre même de l'excellent missionnaire, Mais l'auteur de la correspondance était un prêtre irlandais, le journal était un journal Catholique, et les victimes des Canadiens-français, de sorte que tout l'offet de la tentative du bon Père fut d'attirer sur nous, de lu part d'un autre journal de Sydney The Sydney Herald, un déluge d'injures ct de calomnies.Solon ce véridique, charitable ct honorable écrivain du Herald, nous avions signalé notre carrière en Cannda par le mourtre, le pillage et l\u2019incendio, uous n'étious tous quo des coupe- jarrets digne d\u2019un sort cent fois pire quecclui qu'on nous faisait ; sympathiser avec nous, c'était sympathiser avee le crime,.en un mot tout ce qu'un pareil journal peut inveuter cn parcille matière, Il nous fallut encore supporter cela sans mot dire, ct ondurer les mille petites misères quo de semblables articles, avalés par un publie bion disposé à los recevoir, ne manquaient pas de nous attirer, Le choix des officiers et gardiens des établissements do déportation.dans les colonies pénales de l'Angleterre, n'est pas toujours des moil- lours, si j'en juge par mon expérience de condamné politique en Ja Nouvelle Galle du Sud.Le Surintondant de l'établissement de Long-Bottom était un homme grossier ct brutal, de « « \u201c « mœurs détestablos ct d'un tempéra- BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.ment prosqu'aussi incontrôlable qu\u2019incontrôlé.Nous apprîmes de ses su- bordounés, qui le haïssaient pour le moins autant qu'ils le redoutaient.qu\u2019il avait été oflicier dans l'armée, d'où on l'avait expulsé pour cause de mativaise conduite, Cet homumc prenait plaisir'à tendre des pièges À notre patience, et il avait surtout pris cu grippe M, le notaire Huot, à cause, je suppose, de son fige uvancé, deZson caractère professionnel et de son apparence singulièrement distinguée.Notre Surintendant ne manquait jamais l\u2019occasion de tâcher de nous pousser à bout et de nous porter ninsi à lui manquer de respect maisnous étions sur pos gardes ct, avec le meillour désir du monde do nous prendre cn défaut, it ne réussi- sait pus souvent , je pourrais mêmo dire jamais dans le strict et juste sens du mot.XV UNE AVENTURE ET SES SUITES, Cependant, une siogulitre circons tance vint changer, à notre égard, les dispositions de notre Surintendant À dater de co moment son Mauvaisvouloir fit place à la confiance, Voici comment Ia chose cut lieu, ot ça vaut la poine d'être raconté.Comume je l\u2019ui déjà dit, notre garde se composuit d'une escouade de police et d\u2019une escouade de soldats : plusieurs de ces hommes étaient mariés, ct notre Surintendant était un célibataire 5e respectant aussi peu qu\u2019i] était peu respectable.Un soir donc que le Surintendant ct ses hommes s'étaient réunis, dans un des appartements où résidaient des hommes de police avec leurs familles, pour boire et s'amuser, il arriva que le digne chef et ses digues subordonnés s'enivrèrent au point de ne plus distinguer les rangs et les grades.Le Surintendant s'étant oublié jusqu\u2019à en venir à insulter publiquement la femme d'un des hommes de police, le mari de celle-ci tomba bel et bien sur son capitaine ot lui administra uno volée de coups de poing qui ra- mentrent, de suite, celui-ci nu senti- timent de son autorité ; alors il ordonna À secs subalternes de s'emparer de l'assaillant et de le mener au cachot, cellule sombre faite pour les prisonniers en punition.Il fauttroire que quelque-uns so mirent du côté du chef ot que d\u2019'autres prirent fait ct cause pour le mari insulté ; car il s'ensuivit une méléo terrible : nous entendions, de nos dortoirs, les cris ct le bruit des meubles et de la vaisselle qui so brisaient nu milieu de la bagarre.Dans l'embarras où se trouvait notro Surintendant, oubliant ses préjugés ot ses injustes préventions, il accourut vors nos petites prisons, ouvrit les portes et nous appela dehors : coque nous pâmes faire sons délai, attendu que, À raison du froid et de l\u2019insuffisance de couvertures,nous couchions d'ordinaire tout habillés, Une fois réunis, co qui fut l\u2019affaire d'un HEBDOMADAIRE.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR instant, le Surintendant nous ordonnu de nous emparer de tous les hommes de police ct des soldats ct de mettre À la clef, dans une des remises, toute lu force préposée À notre garde, Nous obcimes, sans savoir alors un mot de l\u2019origine et des causes de lu quorelle, et sans prévoir quelles seraient les suites de cette aventure extraordinaire Un seul homme, un sergent, avait été exempté d'arrestation, ce fut lui qui fut chargé seul de nous garder pendaut lo reste de la nuit.Voilà comment nous gagnâmes les bonnes grâces de notre supérieur ; nu point que nous osûtues lui représenter \u2018je nos couvertures étaient insuffisantes pendant les nuits froides, ct au point qu\u2019il fut de notre avis, fit des représentations au gouvernement ct se montra fort mécontent du refus qui suivit sa demande.Peu d'étrangers échappent à lu dys- senterio, à leur arrivée daus ce pays ; il va sans diro quo placés dans les conditions quo j'ai décrites, nous n\u2019y échappämes pas, plusieurs de nous cn furent même très malades.Notre patience au milieu de toutes ces souffrances ct votre docilité triomphèrent enfin j'usqu\u2019à un certain point des préjugés, de In malveillance et de lu colomnie.Au bout de trois mois les autorités retirèrent la force armée «qui nous gardait si bien et nous fû- mes laissés seuls à Long-Bottom, sous lu régie de notre Surintendant qui avait moius dechicanes avec nous qu'avee ses hommes, et qui compro- nuit bien au fond, dès lo commencement, que nous n\u2019étions pas des misérables.Les charges de contremaitres, de gardes de nuit, de portiers, de cuisiniers, d'hommes\u2019de service furent données & ceux de nous qui étaient les moins habituds au travail manuel, ou qui semblèrent au Surintendant les plus aptes à les remplir.Pour ma part, je fus fait actionnaire de nuit avec M.le notaire Huot.On comprend que ce changement, si radical, améliorait considérablement notre situation ; il n'y avait pas jusqu'à la cuisine qui no s\u2019en ressentit un peu, nos nliments furent tenus avec plusde soin ct de propreté cet infiniment mieux apprétés que par lo passé ; mais c'est, surtout, du côté du cœur que ce changement nous était un énorme soulagement.On imaginera facilement, d'aillours que nous pouvions gans manquer à ce que nous devions à nos devoirs, nous permettre une foule de petites libertés qui nous étaient auparavant intordites, sous les poines les plus sé- véres, Notre Surintendant, qui était dovenu moins grossier et moins brutal, dormait à sa guise, tant la con- flance quo nous avions au lui inspirer par notre conduite était grande.J'ai déjà dit combien nous souffrions la nuit, dans nos petites prisons, du froid le plus souvent, quelquefois de la chaleur et toujours do l'air vicié : nous pâmes, profitant des libertés dont nous laissait jouir lo nouveau ré- gime, apporter quelques soulugements à cette misère.Nous pouvions, ouvrant les portes do nos logements, aller nouschaufler à un fou fait duns la cuisine pendant les nuits froides de l'hiver, et prendre l'air peudant le nuits chaudes de l'été.Notre cuisinier avait trouvé le moyen de confectionner, avec do ln farine de maïs grillée et la viaude de nos rations, des ragoÂts, incomparablement préférables au gruau dégoûtant et au bouilli malpropre de notre ancien ordinaire, Peu de temps après le retrait des gardes, notre Surintendant nous por- mit d'exercer, entro les heures du travail réglementaire, une petito industrie qui consistait à recueillir, sur le rivage de la Baie près de la- quolle nous travaillions, des coquilta- ges que nous vendions aux chauliers car, duns ce pays, la chaux se confee- tionne avec des coquillages, qui sont en abondance sur tous les rivages.De cette sorte, nous pouvions nous procurer quelques sous, nvet lesquels nous achetions un pou de riz et de sucre pour notre cuisine du dimau- che, et des rafraichissements pour nos malades, Lau ration du blé-d'inde accordée par le gouvernement aux bœufs de travail était plus quo suffisante, nous pâmes employer à notre profit le petit surplus, que nos gardiens ven- daiont à leur bénéfico auparavant, en le transformant par le broyuge et la suisson en une espèce de cufé, dont nous préparions un breuvage que nos lecteurs imagineront à bon droit détestable, mais qui, cependant, valuit mioux que l\u2019eau de nos citernes sans mélange.Avec la nouvelle saison chaude arrivèrent les maringoins du pays, les pires de tous les maringoins du mondo, de l'aveu unanime do tous les voyageurs qui on visité la Nouvelle Galle du Sud, Nous câmos à en souffrir énormément, la situation de notre établissement, la construction de nos logements et l'absence totale des moyens qu'on prend pour diminuer l\u2019offet de ce fléau nous rendaient de faciles victimes de la méchanceté de ces erucls insectes.Le fléau dont jo parle est tel que l\u2019usage de moustiquaires do gazes pour les lits est général dans le puys, de fait cette article est compté parmi les choscs de première néceseité; inutile de dire que nous n\u2019en avions pas.Après avoir été, poudant environ dix mois employés À casser do la pierre comme je l'ai dit plus haut, nous fû- mes ensuite mis, les uns à transporter cette même pierre sur le chemin de Sydney à Poramata, les autres à couper du bois cn blocs pour le pavage des rues de la ville de Sydney, Tous ces travaux s'exéeutaicnt sans l'in- tervontion de qui que co fût, à l'ex- coption de notro Surintendant qui nous donnait des ordrcs généraux, nous abandonnant le soin de la mise à oxéoution.A Continuer. LA TRIBUNE Une Académie Nationale.Nous sommes heureux d'apprendre quo Je marquis de Lorne voulant faire pour les lettres co qu'il u fait pour les arts, s'occupe de la fondation d'une acudémie, Il à raison d'espéset | que non sculement les littérateur=, ais tous les hommes instruits de ce pays l'aideront à aecomplir sen noble projet.Il y n longtemps que coux qui ont à cœur lo progrès des lettres dans ce pays désirent l'établissement d'une institution de cetto nature, Ils doi- ventse réjouir de voir le marquis de Lorne so charger de l'exécution d'un projet qui leur est si cher, Quaud on pense À l'essor que los académies et les instituts ont donné chez tous les peuples à la littérature, on doit se féliciter du bonheur qui nous arrive, Le marquis de Lorne compte, dit-on sur le concours actif des littérateurs Canadieus-français ; nous espérons qu'il ne sera pas trompé.C'est ln première fois que nous avons l'avantage d'avoir davs ln personne du représentant de Sa Mnjesté, un protecteur aussi zélé des lettres et des arts; sachons en profiter.Rester à l'écart, fuiro la sourde oroille, serait un ncte d'ingratitude, une faute grave.S'il est une arène où nous devions nous faire un devoir de nous affirmer, de combattre, c'est bien celle des lettres, car là au moins nous sommes sûrs de n'être pas éera- sés.Sur ce terrain nous sommes au moirs les égaux de nos compatriotes Anglais ; nous pourrions même nffir- mer sans les offenser que nous sommes leurs maîtres.Ne connaissant pas les détails du projet du marquis de Lorne, nous ne pouvons dans le moment qu\u2019en approuver l\u2019idée, mais cette idée nous l'acclamons avec enthousiasme.LA SAINT-JEAN-BAPTISTE- A St.Joseph de la Beauce et dans quelques autres endroits on a cu lu bonne ponsée de renoncer à la procession de ln St.Jean-Baptiste ot aux dépenses qu\u2019elle entraîne au profit des incendiés de Québec.On a compris.que dans un jour spécialement consacré au culte de ln fraternité, de la charité nationale, il était peu sage de s'amuser peudant que dos milliers de compatriotes ont besoin d'aide pour vivre ct rester sur le sol de la patric, Que valent les paroles sans les actes ?Au risque do déplaire à un cortain nombre de nos lecteurs nous avons pris In résolution de réagir contre la dhanic qui nous pousse à mnnifester par des paroles beaucoup plus quo par des actes notre patriotisme.On semble croire que la patrio est sauvée du moment que bous avons affirmé d'une manidre solennolle notre amour du sol natal, Lo colon qui, le jour de la St.Jean- Baptiste, n onsemoncé un arpont do terre nouvolle, le citoyen généreux, le prôtre dévoué qui a donné à un com- patrioto les moyens de rester dans le pays, a plus fait pour la patric que les milliors de Canadions qui se sont promenés lo 24 juin dans les rues do nos villes, Mais, va-t-on dire, n\u2019avez-vous pas vous-même souvent proclamé l'utilité des manifestations nationales et reli- gicuses?Oui, mais il y a un tomps pour tout, Nous avons assez dit ct chanté que nous étions les dignes enfants do la Franco, prouvous le maintenant par des actes, par des œuvres durables.A la parole joignons action, i la manifestation donnons un but pratique ; remplaçons l\u2019enthousiasme d'un moment par un travail sérieux de tous les jours, Tant de dangers nous meuacent, tant d'intérêts majeurs réclament toute notre énergie, tous nos soins! A quoi nous servira de chanter éternellement la gloire ct les mérites de nos aieux, si nous ne prenons pas les moyens de conserver l'hérituxe sacré qu'ils nous ont légué ?Ja Société Saint Jean-Baptisto dovrait être avant tout une nssocin- tion de travail, de discussion, d\u2019orga- Disation nationale.Le travail devrait être son but, ln démonstration le moyen.N'exister que pour briller pendant un jour n'est pas digne d'elle.Nous avons besoin d\u2019une salle nationale, d'une bibliothèque, d'un lieu de réunion et de discussion, d'un institut, Ello seule peut nous donner cela, qu'elle nous le donne done et clle aura droit à ln reconnaissance de ln patrie.Nous espérons qu'une assemblée générale des membres de la Société aura bientôt lieu pour adopter des résolutions à ce sujet.Nous espérons que cette assemblée sera nombreuse, qu'on y viendra avec des idées, des propositions utiles ct sérieuses.Soyons pratiques commo les Anglais pour rester Canadiens-Français, \u201cIl ne faut pas s'imaginer, dit le Journal des Trois-Rivières, comme quolques-uns le font, qu\u2019il y a une grande différence entre soutenir lc bill Luval, ct soutenir les libéraux.Politiquement, c\u2019est presque In même chose.\u201d Ah! Ah! Soutenir Laval qui est soutenu par le pape, Iu 8, C.dela Propagande, l'archevêque de Québec et tous les évêques des fidèles du pays moius un, c'est soutenir le parti libéral ! Pauvre pape, pauvres cardinaux et évêques,les voilà cux aussi frappés de la lèpre du libéralisme ! Quo va- t-il leur arriver?Dieu seul le sait.Ils auraient dû savoir aussi que du moment que les libéraux se montraient prêts à leur obéir, les vrais catholiques du pays devaient leur désobéir.Laval, libéral, papal, cardinal, tout cela cst synonime maintenant et n'a plus de valeur sur le marché roli- gieux.=== ] Le Star faisait, ces jours-ci, une revue de ln situation politique du pays, et constatait le calme plat qui règne dans les affaires publiques et concluait que l\u2019apparition d'une nouvelle idéc pourrait scule créer de Vexcitation et de l\u2019onthousiasmo.II croit que la question de l'indépendance du pays fournirait au parti libéral un programme capable de suroxciter la population.Il affirme qu\u2019en Angleterre oh ne tiont pas au Canada et on no lui cn voudrait pas de demander son indépendance, Seulemont nos démonstrations de loyauté engagent les Anglais a professer pour le lien colonial un atta- choment qu'ils n'ont pas, Lo Star parait avoir plus do confiance pour l'adoption d'une politique nouvelle, dans Sir John que dans M.Blake qu\u2019il trouvo timide ct irrésoiu, Nous avons souvent exprimé l'opi- nion qu'il fallait au parti libéral uv programme, une question nouvelle, ne seraitce même que l'union com- morciale à défaut d'indépendance.Nous avons souvent fait l'éloge du talent, du génie même de M.Blake, mais il ne fera pas ce que sesadmira teurs attendent de lui s\u2019il se conteute de marcher dans les sentiers battus.H lui faut une idée, une grande idée nationale pour jouer un rôle digne de son talent, II n'a pas encore frappé la veiue, Ce n\u2019est pas avec le Pacifique ou le libre échange qu'il fera sauter le parti conservateur, Dans trois ans ee scront des cratères éteints.Mais les événements feront peut- être plus pour nous que les hommes.UNE COMPARAISON.Outre les salles de lecture et des journaux en nombre innombrable, il y « aux Etats-Unis dans toutes les grandes villes dans beaucoup de villages même, des bibliothèques publiques où Pouvrier et le jeune homme pauvre peuvent s'instruire, Ces bibliothèques sont entretenues dans plusicurs endroits au moyen d'une taxe imposée par la législature de l'Etat, L'entrée en est libre ct les livres sont prêtés facilement.Cotte libéralité parait exagérée et cepen- dunt lo nombre des livres perdus n'est pas, dit on, considérable, Nou seulement les législatures des Etats accordent des subsides considé- rubles A ces bibliothèques, mais les conscils municipaux leur votent aussi des sommes assez rondes.Boston a donné 8118,000, l'année dernière.Non seulement on ouvre à la population américaine des bibliothèques, non seulement on lui prête des livres, mais on n poussé le zèle jusqu\u2019à étu- blir des succursales ou des agences de distribution dans les quartiers populeux des grandes villes.Des agents se rendent même dans les usi- ues pour offrir des livres aux ouvriers ct prendre leurs ordres.On croit aux Etats-Unis qu'aucun sacrifice n\u2019est trop grand pour faire lire le peuple.Aussi qu\u2019elle nation ! quol progrès ! quel travail intellectuel dans toutes les branches, dans toutes les classes do la société ! Et à Montréal, davs la métropole de la provineo de Québec, on n'a pus une seule bibliothèque, pas uno salle de lecture, rien, rien pour instruire le peuple! - Et on s'étonne qu\u2019il n\u2019y ait pas d'opinion publique, pas do progrès intellectuel important parmi notre population ! Ici on donne beaucoup, mais I'au- mine qu'on fait ne produit rien, c'est toujours À recommeucer.Là, aux Etats-Unis, dans ce pays intelligent qu\u2019on se permet de critiquer ! on donne au peuple le moyen d\u2019apprendre à ge passer d'aumône; on fait produire à chaque homme, à chaque intelligence tout ce qu\u2019elle renferme.: Au lieu da passer son tomps à boire ou à calomnier son prochain, l\u2019Américain consacre ses heures de loisir à lire de bons livres et de bons journaux, ou il assiste à des confé- reuces aussi instructives qu'intéressantes.Chaque hommo, dans de pareilles conditions, deviont uno puissance, un instrument de progrès et de pirfectionnement, Que nous sommes loin des Etats.Unis! et copendant nous n'en sommes 8éparés quo par unc ligne imaginaire, I} fut un temps où M.Sénécal, «ui est aujourd\u2019hui le bras droit, lo worf du parti conservateur davs la 1 province de Québee, était unc des meilleurs roues du parti libéral.On sait qu\u2019il se sépara de ses amis politique cn 1874 parce que, dit-on, ils re- fusèrentde le nommer sénateur.Chose étonnante! c'est en grande partie ka peur du bruit que ferait le parti conservateur à propos de cette nomination, qui empêcha les libéraux do lu faire.Cruit-on que les conserva | teurs refuseraient de nommer M.Sénécal sénateur s'il l'exigenit ?À quoi nous a servi, disait un libéral distingué, d'avoir été arrêtés par un pareil serupule ?Qui nous en « tenu compte ?On nous demande si nous avons reuoncé à notre idée de coalition.Non, ct on cu aura des preuves avant longtemps; c'est toujours une ques- tiou de temps; seulement le parti libéral à cu tort de refuser de la faire quand il était au pouvoir et plus tard quand on lui offrait des conditions meilleures que celles qu\u2019il ; acceptera pout-être, plus tard.TI parait que la plus grande insubordination règne au pénitencier de St.Vincent-de-Paul depuis la destitution du Dr Duchesneau, Tout le monde cst maitre ct les prisontionsl fout presque la loi.Dernièrement on a cru dovoir en transporter une trentaine des plus turbulents à Kingston ; sept 8¢ sout évadés.Quel tapage on aurait fait si cela avait ou lieu sous le Dr.Duchesneau ! M.Lorrain de St.Jeun a entrepris | de prouver que lo petit livre dans| lequel M.le juge Routbier a fait le | récit de son voyage au lac St, Jeun | en compagnie de M.le comte de Fou- | cault, est rompli de fautes de style, | de syutaxo, de locutions vicieuses.TI] n\u2019y u pas de doute que le récit de M.lo juge Routhier ne vaut pas ses discours et que son livre aurait besoin d'être revu cet corrigé, Sp, On dit que l'auteur des articles publiés dans les journaux conservateurs sur lo mal révolutionnaire au Canada cest M.l\u2019abbé Villeneuve, l\u2019auteur de ln Comédie Infernale ct l\u2019habile organisatour de la loterie du Sacré Cœur, On dit qu'il prépare une autre comédie infernale dans laquelle il va mettre en scène tous ceux qui en co moment fout la guerre aux autorités religicuses de Rome ct du pays, \u201c Celui qui vous méprise me mé prise.\u201d \u2014 \u201c Allez et euseiguez, \u201d \u2014 \u201c Le prêtre relève de l'évêque, l'évêque du papo, or lo pape relève de Dicu et est infaillible \u201d \u2014 \u2018 On peut appeler do la décision du prêtre à l'évêque, de l'évêque au pape, mais jamais à la Roeinc, \"\u2014\u201cA l\u2019autorité religie uso appartient lo droit et le pouvoir de décéder si cllo n juridiction dans uno matière quolconque.\u201d Que sout donc devenus ces immortels principes dont on nous a criblés les orcilles dopuis vingt ans à propos do tout ct do rien?Depuis que Mgr Fabro est évêque do Montréal on les n mis sous lo boisseau, on les sortira do 1A plus tard quand on cn aura besoin.Aujourd'hui, c\u2019est do l\u2019autorité royale, de la loi et des tribunaux qu\u2019on a besoin, .Lu Compagnie Française a joué cetto somaine les Deux Orphelincs, l'un des drames les plus émouvants de Dennery.(Pest l\u2019histoire de doux jounos filles abandonnées dans Paris, 07m \u2014\u2014\u2014 ([u'on sépare ct qui finissent par se retrouver.L\u2019uno d'olle cat aveuvle et appartient à une très noble famille, elle tombe entro les mains d'une fey ue affreuse qui la fait chanter dan: les rues pour obtenir des sous, Elest protégéo par l'un des fils de cote femme, un pauvre MIartyr Comme elle,et Henrictte sauvée par un jeune soigneur finit par la retrouver et la rendre & ses parents distingués, Les scènes sont très variées, très émouvantes.Mdme Clarance a été magnifique, comme de coutume, dans le rôle de Henriotto et Mdme Dudley u très bien joué le role difficile de Louise ; M, Molina n\u2019a pas l'air assez rude, assez méchant dans le rôle de Jacques; Mdme Destrac a produit une bonne impression dans le rôle de la comtesse, Bourgcois, qui représentait le pauvre by teux, le protecteur de lu jeune aveugle, a été bon on général et excellent parfois.Enfin Mdme Gatineau s'est révélée sous un jour nouveau dan.le rôle de la Frochard, la femme horrible, En somme grand succès paur la Compagnie ct intéressante soirée.M.Bageard fait bien ce qu'il peut pour plaire au public, mais il doit s'appercevoir que plus les pièces sont morales et dramatiques, plus le sucec- est grand.+\u2014\u2014\u2014\u2014 Quelqu'un lisant les lettres de Mer Birtha datées de l'évêché de Montréul, a dit: c'est évidemment le maire du paluis, Le livre que M.Alexandre Brunet, professeur de l'A cadémic connnerciale do Montréal, vient de publier est favorablement apprécié par toute la presse, C'est un excellent livre de famille intéressent ct bien écrit, NOUVELLES DIVERSES.\u2014On sait que le ténor est un des animaux raisonnables les plus recherchés de la Création.Ou envie le bonheur de la ville, du pays qui en possède un.Paris en ce mo ment sc flatte d'en avoir trois capables de remplacer Mario et Duprey.Un journal français en parle comme suit : D'abord, Prévost, lo ténor du Château-d'Eau, puis un pêcheur d'Etretat qui, tout comme dansla Muette, donnait de la voix en uccommodant ses filets, Puis.un avocat, qui vico- drait de jetor la robe aux orties pour s'adonuer à l'ut plus ou moins dike.Voilà uno application du dicton : Ce qu'on ne peut pas dire, on le chante.; Se reconnai£sant probablement im- ropre au sorvice oratoire, l'opprenti émosthdnes, qui s'était découvert un organe mélodieux, est entré chez un des plus célèbres profcsseurs qui se dit émorveillé.M.X., un des faisours de mots du Palais, assure que le cas n'est pas sons précédents nombreux.\u2014Je sais, a-t-il dit, bien de nos collègues musiciens sans qu\u2019ils s'en doutent.Quand ils plaidont, c'est commo s'ils chantaient.\u2014I y à vingt ans, up nommé Gennaro formula à Paris un déf vraiment curioux d\u2019audace, Gennaro s'engagenit À lasser à la course n'importe quel choval de n\u2019importe quol sang et de d'importe quel ays! Vous entondez bien : lasser : a course.Il ne s'agissait pas de vi- tesso.Il s'agissait de durée.Les chevaux dovaient, sous peine d'être mis hors concours, toujours trotter.Gennaro devait toujours garder le pas de course.} La lutto commença lo matin à six Lhoures, À huit heures du soir, Gennaro courait encore ot des vingt sept chovaux qui avaient nccopté la provocation il no restait plus que deux RCE rae \u2014 LA TRIBUNE.pauvres bêtes qui paraissaient à bout de souflle.Une des deux s'arrêta à huit heures dix.Gennaro n'était plus on présence que d'un petit cheval pyrénéon d\u2019aspect misérable, mais d'un cœur endiablé.Le petit bidot allnit toujours.Le coureur lui, commengçu à zigzaguer comme un homme qui perd l'équili- bte, I] fit ainsi un demi-tour trébuchant, s'efforçant, rétrubuchant.¢'était hideux.Soudain, pouff1! Il s'abattit net, face contre terre.11 avait été frappé d'un coup de sang.Ou le saigna cn hâte.On l\u2019emporta.Le petit bidet allait encore.Jl no voulait pas g'arrêter, ; Gonnaro, remis après trois semaines de soius, voulait renouveler l'épreuve.La police s\u2019y opposa.Il dut se rebattre alors sur une simple course de vitesse où il fut battu, cela va de soi.Après quoi, il disparut, Plus tard, il fut nommé coureur au service de l\u2019empereur et faisait la navette entre Paris et Snint-Cloud pour porter des lettres pressées, Là, il devançait toujours les ordonnauces à cheval.Gennaro est mort eu 1870, tué dans lu guerre coutre la Prusse.\u2014On sait la célèbre vision qu\u2019eut le jeune Montmorency, peu de temps avaut sa mort, ordonnée par Richelieu, sous Louis XIII, Il la raconte ainsi dans les mémoires du temps : « C'est au siège de Privas, dit-il, que jai perdu le meilleur ami de mon co- fance, le jeune marquis de Portes.Un jour, à la Sorbonne, après avoir cn- tendu une dissertation sur la séparation de l'âme d'avec le corps, nous nous jurimes l\u2019un à l\u2019autre que celui qui mourruit le premier viendrait avertir son ami.Or, le 8 septembre, ln veille d'un assault que nous devions livrer, j'avais cédé au sommeil dans ma tente.lout-à coup, je fus réveillé pur une voix lamentable qui me disait: Adieu ! Je crus être le Jouet d\u2019un songe et j'essayai de me rendormir, La même voix sc fit entendre.\u2026Me levant avec précipitation, j'aperçus de Portes couvert d'un lin- coul ct lc visage livide.I) me regar- du tristement, essuya une larme ct répéta : Adieu, Menri ! adieu ! ily a une autre vie !.\u2026 à bientôt /\u2014Aus- sitôt je réveillai mes domestiques cet leur ordonnai de courir au quartier du marquis, assez éloigné du micn.Bicotôt ils m\u2019apprirent que de Portes, s'étant levé avant le jour pour reconnaître uno brèche aux remparts de la ville, venait de recovoir à la tête un coup d\u2019arquebuse, dont il était mort sur place.L'heure se rapportait exactement à celle de mon réveil J'avais quitté le soir mon nmi bien portant ; il ne m'avait rion dit de son projet d'aller reconnaître la brèche.Comment aurais-je pu seulement con- eevoir l'idée de co malheur ?Il m'a dit: À bientôt ! Ce sera bientôt mon tour | » \u2014Un homme qui est possédé d'une passion finit toujours par avoir la physionomie de cette passion.Que vous le vouliez ou que vous ne le vouliez pas, cola se passo toujours commo cela, Quelqu'un a dit avec raison que chacun de nous finit tou- Jours par avoir la figure qu'il mérite, Hime semble que cela doit nous donner à réfiéchir, La physionomie d\u2019un ivrogne, par exemple, dovient cn très peu de temps une véritable cnscigne de ca- barot, Celle de l'avare est touto diffé rente.Son teint so plombe, son nez se pince pou à peu ; le coin de ses yeux s\u2019entourne de mauvaises petites rides, floes comme des cntailles do razoir, ot toutes pleines de méfiance et de mauvais vouloir ; les yeux do- viennent froids, durs et perçants; les coins de In bouche se contractent comme chez les gens qui font ta péni- effort ; les lèvres se serrent,et l'onsom- ble de la physionomio exprime le soupçon, ]n défiance, lo dédain de tout ce qui n\u2019est pas l'or, et l'absonce complète de sympathie pour tout être vivant, \u2014Un photographe avait fait un portrait d'un monsieur, Le monsieur déclare qu'il n'est pas ressemblant ct refuse d'en prendre livraison.Le photographe coupe alors lu tête, la colle sur le corps d'un âne et l'expose à sa vitrine.Fureur du monsieur, qui proteste et veut faire cesser l\u2019exhibition, Riposte du photographe, qui, plein de logique, dit : \u2014Pardon! Vous avez prétendu que votre portrait ne vous ressemblait pus.Donc nul ne pourra vous reconnaître.Done j'ai le droit de m'en servir à mu guise.Ou bien, s'il vous ressemble, prenez-le ot puyez- moi, \u2014 Nous avous oublié de dire que l'histoire des trois chercheurs de trésors, publiée la semuine dornière dans la Tribune, avait été tirée du Véritable Petit Albert de M, Duquet.\u2014Tl est passé ce terrible dix-neuf juin, dont on avait tant peur et le monde existe encore.Beaucoup n'ont pas dormi pendant la nuit de ce jour terrible et un grand nombre ont été fort surpris de so réveiller vivants.Comme lu crainte du Seigneur est le commencement do la sagesse, un bon nombre, des femmes surtout, se confessèrent et communièrent le samedi.Le commerce de cierges a été plus considérable que d'ordinaire et les bedcaux do St.Pierre et de St.Jacques ne pouvaient suffire à fournir de l\u2019eau bénite à tous ceux qui en voulaient.On dit que plusieurs ivrognes qui ne passent jamais un samedi sans se griser, pour ne pas dire plus, se sont couchés sobres comme des juges.Leurs femmes oubliant leur frayeur, bénissaient au foud de leur cœur la conjouction.On rapporte que plusieurs ont fait leurs testaments ct que l'un d'eux qui après s'être recon- cilié avec sa femme, lui avait donné tout cc qu\u2019il avait, s\u2019est hâté le lundi d'annuler son testament.Il faudra une autre conjonction duns l'intérêt de cette femme, Les fommes qui sont intéressées à ce que leurs maris ne perdent pas trop vite la crainte de la conjonction, fernient bien de démontrer que le danger n'est pas passé, qu'il doit durer deux ou trois ans.C'est ce que disent du moins quelques nstronomes cé prophètes de malheurs.Le dix-neuf juin serait le commencement d'une période de ma- ladics, inondations, tremblements de terre cte.Sans compter la guerre qui ne dépendrait pas de la conjonction des planètes, mais coinciderait avec les autres malheurs.Jusqu'à présent on a cu plus de peur que de mal.du d'un village situé près de Montréul craignant un nouveau déluge, avait commencé à construire une arche pour lui et 8a femme, afin, sans doute, de perpétuer la race humaine.Mais comme le nouveau Noé et sa femme sont mariés depuis douze aus ct n'ont pas encoro cu d'enfants, le moyen n\u2019uurait pas été sûr.\u2014Une rumeur grave s'acorédito de jour en jour.\u2018 Son Honneur le Maire Beaudry aurait envoyé à Rome unc lettre officielle écrite sur lo papier officiel A la Corporation do Emeril ot munie du sceau officiel de la dito Corporation, au sujet de l'Université Laval, \u201c Il serait important et intéressant de connaître la réponse quo M, le Maire Benudry a reçue de Rome à cette lottre: cette réponso jetterait un grand jour sur la situation.Fuma, \u2014On dit qu\u2019un jeune avocat revenu dernièrement d'Europe se prome- naît à son retour avec une jeune fflle dont il avait vainement jusqu'alors demandé ln main.Tout à coup il se leva dons la voiture, tira un pistolet de sa poche et menaça de se brûler ln corvello si la jeune fille ne consentait pas immédiatement à aller devant un prot pour I'épouser, La jeune fille cffrayée consentit, mais rendue dovaut le prêtre,clle lui raconta ce qui s'était passé et il l'onvoya conduire chez ses parents, Il faut avouer quo le conscntomenit était un peu forcé, mais mieux vaux dans do parcilles circonstances se tuer soi- mûme que de tuer la jeune fille; c\u2019est plus généreux, Nous oublions de dire qu\u2019un indivi-] \u2014Ah ! c'était bien, sans contredit, le meilleur des maris quo François Lnssaré]l Il à soixaute-trois ans ot il à épousé, cn 1849, une certaine demoiselle Rosalie qui, tout le monde s'accorde À en convenir, a toujours été criarde, tracassière, exigeunte et surtout maîtresse ubsolue dans ln maison, mais d\u2019un absolutisme înexo- rable, inflexible et même agressif.Depuis trente ans, sans murmurer, il faisait le ménage, la cuisine, lavaitla vaisselle ; il avait pour sa forme une foule de petits soins délicats, lui donnaut le meilleur morceau à table, lui donnant le bon cidre ct re contentant du cidro aigre, lui portant son chauffe-pieds à ln messe, lui cédant, bien entendu, sur tous les points.\u2018Trois fois, lu malheureuse femme fut atteinte de folie ct cha- euno de ces crises trouva le mari cimpressé, dévoué, redoublaut do zèle et do soins, ne négligeant rien, sacri- fiunt tout pour la faire soigner ct lu guérir.Les querelles, cependant, étaient fréquentes et violentes dans ce ménage ; la patienceet la résignation du mari semblaient redoubler les violences do la femme ; cela dura trente ans ainsi.Ce fut, comme toujours, uno goutle d'eau qui fit déborder le vase, Lassaré devenait sombre, mal portant; un matin, il voulut garder le lit; sa femme l'en fit sortir de force cn le traitant de fainéant et de soulard, ses compliments ordinaires, La nuit suivante, il dormit mal, et, do son aveu, la peusée de sc débarrasser de sa femme occupa son cerveau toute la nuit.A quatre heures du matin, il so leva, prit la serpe qui lui servait à couper du bois, en porta quatre coups à la gorge de sa femme, puis il alla errer ans le village, disant aux voisins qu'il rencontrait : « Il m'est arrivé un grand malheur; je viens de tuer Rosalie! » Les témoins nu procès ont essayé de prouver que Lassaré n\u2019était pas responsable de ses actes ct il n\u2019a été condumné qu\u2019à cing ans de réclusion.\u2014On lit dans l\u2019Ævénement du 21 : Aujourd'hui ou demain, In Chamhiro reprendra la discussion do lu motion solennelle de M.Mercier sur l\u2019état de la province, Vrai souvenir de 18324 quo cette proposition ! Elle a du moins ce mérite do faire revivre le passé, de rajeunir les vicillards ct de remettre sous nos yeux les images un peu cfficées des Bonrdages et des Bédard.S'il veut être À la hauteur do son sujet et nous res tituer le passé dans toute sa verdure, l'éloquent député de Saint-Hyacinthe devra s'inspirer de ces grands mo- doles.À chaque session, la pièco de rè- sistance étuit cette discussion, sur l\u2019état de la province, A vrai dire c'était toute la session, On ne se réunissait que pour cela.M.Papineau ouvrait Jo debat par un discours de trois jours ct lc terminait par une harapgue d'une semaine.Chaque orateur prenait au moins une demi- Béance.UNE COSIDERATION.\u2014 Lorsque la maison Dupuis frère s'ouvrit sur la rue Ste.Catherine Quartier Est de la ville, presque personne, dans lc commerce de marchandises sèches du me d'annonces sages ct véridiques, toutes les autres l'imitèrent bientôt, et aujourd\u2019hui presque tous les marchands annoncent assez largement, Rien de plus facile à faire.La question est de savoir si tous sont en état de répondre aux énoncés de leurs annnonces, Dans tous les cas on ferait bien de se méfier des hâblours.Quant à nous, nous ne craiguons pas d'inviter les Dames à venir voir uos étoifes à robes nouvelles, nos soics noires, nos demi-parapluies, (en-tout- cas) et nos parorols doublés et garnis en dentelle.Le tout, nous no craignons pas non plus de Paffirmer, 4 2b par cont de moins qu'ailleurs.Nous venons de recevoir par le steamer lo Parisien plusieurs caisses d'autres marchandises Européennes, DUPUIS FRERES, 605 rue Ste.Catherine coin de In ruc Awherst, Montréal, moius, ne faisait d'annonces.Voyant cette maison prospérer avec un syst- mr \u2014 Tapiaseries à bon marché.\u2014Nous tenons À porter à votre connaissance, que nous avons constamment en mains le plus bel assortiment de tapisseries qu'il soit possible de trouver à Montréal, à partir de 5 cts.à 85.00 le rouleau.Nous vous invitons à ve nir et surtout à n'acheter qu\u2019en autant que vous trouverez ce que vous voulez.Avant tout satisfaction à nos clients.Nous accordons des remises do 10, 15, 20 ct 25 par cent sur tous les papiers peints importés antérieurement au ler Janvier 1881, exception faito des papiers fonds uni, faux bois, marbre ct moire, ainsi que les bordures et papiers nouveau genre, qui restent aux mémes prix.FABRE & GRAVEL, 219 Nue Notre-Dame, RS ! 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Tu as parlé, vicillard, de sommes considé- rubles.«\u2014Jo voulais parler des objets qui ont coûté des milliers de pièces d'or.» «On ne peut tirer de lui aucun autre renseignement.» OHAPITRE XVI.« Le baron parut très réjoui de posséder ainsi les moyens de réaliser son projet favori, c\u2019est-ddlire de faire élever sur uv large plan un nouveau château.Lo justicier pensait, il est vrai, que, d'après les intentions du défunt, il ne pouvait être en question que de réparer en entier le vieux château.lt, en cffet, il était difficile de donner à une nouvelle construction la noble grandeur, le caractère simple et imposant de l'ancienne demeuro de la famille.Muis le baron n\u2019en persévéra pas moins dans ses idées, ct il dit que son devoir était d\u2019embollir autant que possible le séjour de Her.car il songcnit à y amener bientôt uue jeune femme, pour Juquelle il ne pouvait faire de trop {grands sacrifices, «La discrétion avec luguelle le jeune soigneur parla de son mariage ne permit pus au justicier de faire de nouvelles questions.Du reste, il se complut À voir dans l.s intentions du baron plutôt un désir de rendre agréable cette contrée à une personne aimée, qu'un penchant trop vif pour les prodigalités de ln fortune.Copendant lo baron manifestait un singulier amour pour l\u2019or; il contemplait Avec ardour le coffre plein d\u2019écus, ct murmurait d\u2019un ton chagrin : « Le vioux coquin nous a certainement caché notre plus beau trésor y mais, au printemps prochain, je ferai moi- mêmo fouillor les décombres de lu tour, n «Les architectes arrivèront, lo jeuuc seigneur cut avec eux de lon.œucs conférences ; il rejeta mint plan; aucun genre d'architecture no lui semblait assez splendido ni nssez grandiose.Il so mit à tracer lui- même un modèle, ct ce travail, qui lui présentait sans cesso l\u2019image du plus rinné avonir, lui donna uno gnicté qu'il communiqua À tous coux qui l'entouraient.Sa géuérosité, son faste, éloignèrent de lui tout soupçon d'avarice; Daniel lui-même parut oublier l\u2019injure qu'il avait soufferte : il se montra humble ot soumis envors le baron, qui le regardait souvent d'un air do méflanco, Mais co qui parut sigulier, ce fut de voir le vicil- lard reprendre de jour en jour une apparence de jeuncsse.Peut-être que le temps lui faisait oublier la profonde douleur qu\u2019il avait ressentie à la wort subite de son maître ; peut-être aussi qu'étant affranchi de l'obligu- tion de veiller peudant de longues nuits froides dans la tour, ct libre de boire du vin meilleur, il reprenait par là de nouvelles forces, Quoi qu'il cn soit, à la place du vieillard débile, on vit bientôt apparaître un hommo robuste, au visago rose, aux membres wusculeux, qui riait et pluisantait.« La joyeuse vie que l\u2019on passait à Her.fut tout À coup troublée par l'arrivée d'un personnage qui devait cependant y appartenir : c'était Hubert, le frère cadet du jeune seigneur.En le voyant, Wolfgang, le visage pâle, s'éerin: « Malheureux ! que viens tu faire ici ?» « Hubert se jeta dans ses bras, Le baron l'entraîna dans une chambre écartée, où il s\u2019enferma avec lui.Les deux frères restèrent plusieurs heures ensemble; puis Ilubert descendit avec unc figure décomposée, et de- mauda ses chevaux, « Lo justicier s'avança vers lui avec le douloureux pressentiment qu'une haine mortelle allait séparer les deux frères, et le conjura de retarder quelques instants son départ.Au même moment, le baron accourut en s\u2019écriant : « Reste ici, Hubert, tu réfléchiras.» « Lu visage du jeune frère s'éclaircit; et,en jetant sa pelisse à un valet, il prit la main do V., ct lui dit avec un sourire ironique: « Le seigneur du majorat veut donc bien tolérer ma prézence dans cette demeure ?« V.pensa que c'en était fait d'une malheureuse mésintelligence qu'une séparation n'aurait pu qu'accroître.« Hubert prit les pincettes de lu cheminée, et, en attisant le feu, dit au justicier : « Vous voyez, mon ami, que je suis un bou garçon, très-apte à toute sorto d\u2019affaires de ménage; mais Wolfgang a les préjugés les plus étranges, ct, de plus, c'est un avare, » V\u2026.n'osa point entrer plus avant dans les discussions des deux frères, ct Wolfgang trahissait par l'expression de sa physionomie, par son ton de voix et scs manières, une violente agitation, « Le soir, le justicier monta chez le baron pour s\u2019ontretenir avec lui de différentes choses relatives au majorat.Il le trouva crrant à grands pas dans sa chambre, avec toutes les äp- parences d'une vivo émotion.En appercevant l'avocat, le jeune seigneur s'arrêta, lui prit les doux mnins, et, lo regardant fixomont, lui dit d'une voix tremblante: « Mon frère est arrivé; n et comme le justicier faisait mine de répondre : « Je prévois bien, ajouta-til, la question quo vous allez mo faire, Hélas ! vous ne savez rien ; vous ne savez pas que mon malheu- roux frère, oui, jo puis l'appeler malhourcux, cst placé partout sur mon chemin, comme un mauvais esprit, pour détruire mon ropos.Il n'a pas dépeadu de lui que je fusse lo plus misérable des hommes ; mais le ciel ue l'a pas voulu.Depuis l'institution du majorat, il me poursuit d\u2019une haine mortollo; il m\u2019onvie cette propriété, qui, dans ses mains s'on- volerait comme uu brin de paîllo : c'est lo dissipateur le plus insensé qui existo; ses dettes excddent plus do la moitié des biens qu'il possède en Courlando.Poursuivi par ses créanciers, il accourt ici ot demando do l'argent, «\u2014Et vous, son frère, vous lui en refusez ?dit le justicier.\u2018\u201c Le baron l'interrompit : \u201c Arrêtez! s'écrin-t-il ; oui, je lui en refuse ; je no peux pas détourner un éeu du wajorut.Mais apprenez In proposition que j'ai faite, il y a quelques heures, à cette inscnsé, et jugez, Le patrimoine de Courlande est, comme vous savez, important.J'ai droit d'en prendre la moitié; je veux bien y renoncer, mais en faveur do sa famille, Hubert a épousé une char- munto ct noble jeune fille pauvre; elle lui n donné des enfants, et languit avec cux.Ces biens devraient être administrés, et les revenus employés à apaiser les créanciers ; mais que jui importe une vie paisible ct exempte d'inquiétudes, que lui importent sa femme ct ses cnfants ?C'est de l\u2019argent qu\u2019il veut, c\u2019est une somme considérable pour so livrer à ses folies.Quel démou lui à révélé le secret des cent cinquante mille écus ?11 on réclame la moitié, ct prétend que ce trésor doit être considéré comme uno propriété indépendante du majorut.Je veux, jo dois lui refuser co partage ; Mais j'ai le pressentiment qu\u2019il médite ma ruino.\u201d \u201c V.s'efforça, par toute sorte de raisons morales ct de principes zéné- reux, de détruire ces soupçons dans l'esprit de son jeuno maître, et ne put y parvenir.Le baron le chargea de négocier avec Hubert.V.remplit cette tâche avec autant do précaution que possible, et ne fut pas peu réjoui lorsque le jeune frère finit par lui dire: \u2018 Eh bien, j'accepte les offres du scigneur du majorat, mais à la condition qu\u2019il me donne à l\u2019ins- taut même mille frédérics d'or, pour sauver l'honneur de mon nom des rigoureuses poursuites de mes créanciers, ct qu\u2019il mo permette de m\u2019établir pendant quelque temps dans cette riante demeure.\u2014 Jamais ! s\u2019écia le baron, lorsque V.lui rapporta ces paroles, jamais je ne souffrirai que mon frère reste dans ce château dès que j'y aurai amené mu femme.Allez, mon ami, et dites à ce portubateur de mou repos que je lui fais présent de deux mille frédérics d\u2019or, pourvu qu'il parto à l'instant.\u201d \u201c\u201c Le justicier apprit alors que le baron s'était marié à l'insu de son père, ct que ce mariage avait mis la désunion entre les deux frères.\u2018 Hubert éeouta avee fierté la proposition du justicier, et lui dit d'une voix sombre: \u2018\u2018 Je verrai.Eu attendant, je resterai encore ici quelques jours.\u201d \u201c V.essayn de lui démontrer que lo baron, on renonçunt à la moitié de son patrimoine, faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le dédommager convenablement do l\u2019inégalité de partage produito par l\u2019institution du majorat, qui favorise l\u2019aîné d'une famille au détriment de ses frères, \u201c Hubert déboutonnu vivement, commo pour respirer plus à son aiso, son pourpoint du haut en bas, ct B'écrin en faisant uno pirouette: \u2018* Bah! lo détriment est l'enfant de la haine.\u201d Puis-il ajouta en poussant un éclat de rire: \u201c Le seigneur du majorat est pourtant bien magnanime en jetaut quelques piécos d'or à un pauvre mendiant.\u201d \u201c V.vit bien que touto réconciliation entre les deux frdres était impossible.\u201d - A Continuer TRENTE ANNEES DE SUCCES.PAESCRIPTION DU DR.NELSON Infaillible dans le traîitemont des BRONCHITES, RHUMES, ASTHME, ENROUEMEN'T, ETC, Prix: 25 cts, le bouteille, En vente chez IAVIOLETTE ET NELSON, 29, Rue Notre-Dame, et duns toutes leg Pharmacies.3 octobre 1880, aa\u2014| vat Nonrnaanlt Payette @ fourgeautt LIBRAIRES 250,-RUE ST.PAUL,-250 NOUVEAUX OUVRAGES CLASSIQUES PAR E, ROBERT, Glere de St.Vialeur, Approuvés par le Conseil de I Instruction Pu'lique, -\u2014 Grammaire ol Exercices,.«$3.75 AS Elémentaire partie de [l'élève] dz 1.50 [partie du Ex.dela Gram, Elém.malire[Ex 0.60 l'élève, dz 2,49 Grammaire complite.ren dz 3.00 Exercices «le lu Grammaire complète [Partie do l'élève].dz 3.00 Exercices de la Grammaire complète, [Partie du maitre].Ex 0.55 Dictées Graduées ut Ruisonnées, [litre annee].c.ss Ex 0.38 Méthode de Style et de Composition, Livre de l'Elève, (1ère année) lz $3.60 « du Maitre, \u201c Ex 0.75 do l\u2019Elève, 3mo « \u201c du Maltre, \u201c Montréal 23 octobre 1880 UNE INDUSTRIE NATIONALE.VIGNOBLE BEASCONFIELD \u201c dz 3-60 Ex 2,70 Raisin Canadien cultivé à Beasconfield (Pointe-Claire) près de Montréal.Produit canadien incomparable, Les commencementsremarquables d'une industris qui a fait la lortune de la France, Expériences failes par des centaines de personnes de la culture de la Vigne 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