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Titre :
Le Petit québécois
Hebdomadaire humoristique publié à Québec, Le Petit Québécois a pour devise « Je pique mais ne blesse pas ».
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1909-1913
Contenu spécifique :
samedi 13 mars 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Petit québécois, 1909-03-13, Collections de BAnQ.

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[" 1ère année No.3 QUEBEC, 13 MARS, 1909.Deux sous Rédigé en collaboration Ÿ e pique mais ne blesse pas BUREAU : 164, rue St-Jean L\u2019Incident du Club Les membres du Club\u2014A travers les grillages\u2014On ne prend pas de gens intelligents, ici.Bourassa\u2014Zut !.\u2026 .Viens-t'en, Lavergne : on s\u2019est trompé jadis sur ton compte.% + 4 02 pr JOURNAL HUMORISTIQUE HEBDOMADAIRE Paraissant tous les dimanch*.Publié par un comité de collaborateurs.ABONNEMENT Un an (pour le Canada).#L.05 | Un an (pour les Etats-Unis.\u2026.1.50 Six mois \u201c Ce 0.50 | Six mois\u201c \u201c erevsseenn, 0.50 Le Petit Québécois se vend 2 sous dans tous les dépots de journaux.PERSONNEL Rédacteur en ChEl.\u2026 res socsriercrecreaseeree.JEAN YVES Rédacteur de la page des dames.ALEX.VILLANDRAY Administratevr-gérant.JULES BLEURY Caricaturiste.oii.HENRIAS Tout manuscri inséré est payé à l\u2019auteur.Tout manuscrit doit être accompagné d'un timbre de deux sous qui couvrira les frais de renvoi si ce manuserit n\u2019est pas accepté.Ce journal est la propriété de M.M.Alex.Plante, Damase Potvin et Emile Ta guay.Imprimé par Léger Bronsseau, 74, rue St-Valier, Québec.Toute correspondance concernant Ia rédaction ou l\u2019administration doit être adresséc comme suit : .LE PETIT QUEBECOIS, 164, rue St-Jean.QUEBEC.QUEBEC, 13 MARS, 1909.COMMENT ON L'A RECU Il s\u2019agit du Petit Québécois.Comment l\u2019a-t-on accueilli ?À vec courtoisie et le sourire aux lèvres: ou bien avec colère et une grimace an coin de la b -uche ; ou encore avec indifférence ?Disons qu\u2019on l\u2019a reçu des trois manières.la première a été toutefois la plus générale, nous sommes fiers de le dire.Pour être francs, nous nous y attendions un peu ; tout de même les trois catégories de gens qui ont reçu le Petit Québécois des façons ci-haut énumérées, ont eu tort, toutes Jes trois, et c\u2019est Lavater qui va nous prouver cela.Je célèbre physiologiste suisse dit en effet quelque part : \u201c Défiez-vous des hommes qui trouvent tout bien, des hommes qui trouvent tout mal et encore plus des hommes qui sont inditférents à tout\u201d.- Mettant an compte d\u2019une indulgence bien intentionnée ceux qui ont donné le \u201csourire de la satisfaction\u201d à notre petit journal, nous leur disons des millions de gros mercis.Nous prierons pour ceux qui ont été assez aveugles pourle mal recevoir.Quand aux indifférents, nous leur disons : z it ! comme Bourassa aux membres du Club de la Garnison.Vuild trois points de régler.Pour employer un cliché qu\u2019il serait fort dommage de laisser s\u2019égarer, nous dirons que le résultÂât obtenu par le /\u2019etit Québécois a été bien au-dessus des espérances de se fondateurs Au point de vue purement matériel \u2014ce qui comporte surtont la vente du journal, nous répeterons avec un de nos principaux marchands de journaux : \u201cJamais un journal ne s'est vendu aussi bien et aussi rapidement, - à Québec, que lu Petit Québécois\u201d.Peste alors soit des mauvais prophètes ! à qui nous annonceronsen passant que le tirage du premier numéro de notre journal a monté de deux mille au deuxième et de un autre mille'au troisième qui est le présent numéro.Il nous a été en premier lieu tout particulièrement agréable de savoir tout le bien qu\u2019ont dit les journaux de Québec et de Montréal du petit frère qui venait de leur naître.Tous lui ont fait l\u2019accueil le plus cordial.Vraiment, nous sommes même un peu confus de ces appréciations et nous devrions résister à la tentation de les citer ; mais puisque nous sommes dans le siècle de la réclame, soyons un Bie, peu de notre siècle pour aujourd\u2019hui.l\u2019Evenement salue ainsi notre jourual : \u201cC\u2019est avec plaisir que nous souhaitoris la plus cordiale bienvenue 4 un-nouveausconfrdre-Le Petit Québécois qui a fait son apparition LE PETIT QUEBECOIS A J ACN UU a + samedi matin.Ce journal tout en étant sérieux est aussi rempli d\u2019une franch- gaiété et nous ne doutons pas du tout qu\u2019il sera très apprécié par le public Quebecnis.Nous lui souhaitons donc le succès qu\u2019il mérite.\u201d Le \u201ctout en étant sérieux\u201d ne laisse pas de nous rendre un pen perplexe.La Vigie sous le titre de \u201cUn gai confrère\u201d apprécie de la manière aimable suivante notre petite feuille : \u201cLe premier numéro du Petit Québécois, journal humoristique, est très alléchant et promet bien pour l\u2019avenir.C\u2019est l\u2019œuvre de quatre jeunes, on pourrait dire le diable-à-quatre.C\u2019est écrit en français.Son humour est de hon aloi, il pique sans blesser.La v;e est assez triste qu\u2019il ne faut pas désapprendre à rire.La vieille ga Î té gauloise avait besoin d\u2019an organe.Le voilà ; nous lui souhaitons- longue vie et beauroup de lecteurs.\u201d Si qu\u2019on lui disait un gros merci, à M.Barthe ?Le Soleil, lui, émaille sa läudative de conseils, d\u2019avis, de proverbes, de souvenirs, de remarques que nous nons faisons un plaisir d\u2019accepter sans restriction, comme venant d\u2019un confrère qui a blanchi sous le harnais.L\u2019Action Sociale, à l\u2019endroit du Petit Québécois à imité \u201cdu Conrart le silence prudent\u201d.La \u201cbonne sœur\u201d s\u2019étaut prouvé, je sappose, à elle-même; et par les Saintes Ecritures qu'il est péché de rire et que pour aller au ciel il faut faire son pélérinage sur la terre ave: une figure longue de trois aunes, n\u2019a pas eru pouvoir pousser la liberté jusqu\u2019à accuser réception du Petit Québécois.Après l\u2019Imitation nous conseillons à la s »eur de lire un traité de politesse.Les journaux de xfontréal n\u2019ont, certes, pas été en reste de courtoisie, à notre égard, avec cenx de Québec.lät ce sont ceux mêmes dont nous étions le plus en droit de redouter l\u2019ire, qui se sont montrer les plus aimubles.Voici de quelle façon gentille, le Canard annonce notre apparition : \u201cLe Petit Québéc.is, tel est le titre d\u2019une revue humoristique dont le premier numéro a paru à Québec, le 27 février dernier: Nous ne cacherons pas, que le style, comme la forme du nouvean confrère nous a fortement plu.Un style alerte, une originalité de forme, de joyeusus boutades, de la matière variée et neuve : tout fait prévoir que Le Petit Québécois n\u2019est pas né avorton.Il vivra et le Canard, le premier, tient à lui exprimer ce souhait.Nous constatons avec non moins de plaisir que les deux principaux collaborateurs de la nouvelle revne se sont déjà fait connaître du publie par des œuvres qui ne sont pas à ignorer.(à suivre sur la page 3) LES VMARIETES 87, RUE NOTRE-DAME DES ANGES.TEL 373 SEMAINE DU 15 MARS LE DEPUTE ET LA COMTESSE Vaudeville Musical en 3 actes Attraction Spéciale : LA VALSE DE '\"\u201c MERRY WIDOW\u2019 Chantée par Mme Clara Dartigny et toute la troupe TAPISSERIES ET DECORATIONS MURALES DE TOUT GENRE LE PUBLIC EST INVITÉ À VENIR VOIR LA VARIÉTÉ EXTRAORDINAIRE DE NOTRE ASSORTIMENT QUI N\u2019EST SURPASSER PAR PERSONNE.it .MOSS SON NT NT MARIER & TREMBLAY, LTEE PEINTRES-DECORATEURS ET DOREURS COIN DES RUES DES FOSSES et DU PONT QUEBEC A LA LEGISLATURE La Session qui se poursuit est fertile en surprises de toutes sortes et dont les plus désagréables ne sont pas celles qu\u2019on attendait, pas plus qne celles de la température.On prend son parti des giboulées de mars ; on se résigne moins à le prendre de deux faits dont le premier, je me hâte de le dire, est beaucoup moins grave que le secon.Il y a à la Législature deux ou trois bonnes douzaines de députés dont le seul amour est e lui du picotin, dont l\u2019unique talent est celui de commettre une bourde dans toutes les rarissimes occasions ou ils se décident enfin à fnonner une motion.Ils se tien nent là, les malheurenx, pendant des semaines, le derrière vissé sur leur rond-de cuir respectif, attendant que l\u2019on sorte, et faisant des rèves d\u2019or pour le jour ou ils toucheront cnfin la probende qu\u2019on leur a promis.A ces nullités, à cos mascarons, demandez un jour, ce qu\u2019ils pensent de Bour- LE PET rassa.Ils vous répondront avec un air de bête commisération : \u201c Heu ! heu !.\u2026 je nelui conteste pas un certain talent.\u201d Voyez-vous ça?ils daignent, eux, les nuls, les mannequins, ne pas lui contester un \u201ccertain talent\u201d A moins qu\u2019il y ait éclipse totale de l\u2019intelligence dans la cervelle de ces bons hommes, ils n\u2019ont pas du retirer au moins leur générenx jugement sur celui qu\u2019ils appellent l'Homme, quand lundi soir, ils entendaient ce dernier prononcer le plus fort dir- cours oratoire qui ait jamais retenti dans aucune enceinte publique au Canada.Sans être assurément des connaisseurs, sans être non plus des amateurs de art oratoire, eux, les amateurs du cliché tout simplement, ont-ils eu assez d\u2019indépendance d\u2019esprit pour se payer an moins le plaisir délicat de l\u2019admiration ?Ils étaient là en face d\u2019un homme qui, \u201cballon\u201d ou \u201caeroplane\u201d tant que vous voudrez, s\u2019élevait au plus haut dégré que puisse atteindre l\u2019éloquence parlementaire ; il n\u2019y avait IT QUEBECOIS qu\u2019à se laisser aller sans réserve et sans crainte à la généreuse émotion que ses paroles nous inspiraient.Soyons généreux et supposons que ces quelques douzaines de pantins politiques aient concédé à Bourassa ce soir-là, un peu plus qu\u2019un \u201ccertain talent\u201d voilà un fait ; le premier dont nous voulions parlé.tions.La péroraison de son discours est 3 admirer sans réserve.Elle renferme des vérités que beaucoup ignorent, que d\u2019autres pressentaient sans oser les pénétrer à fond, que d\u2019autres enfin n\u2019ont jamais eu la franchise d\u2019exprimer, Antant de motifs de louer le courage avec lequel elles ont été mises en lumière.Lis sont de plus en plus rares .: ceux qui savent garder leur liber- Le deuxieme est beaucoup plus | té d\u2019esprit quand il fant discuter brutal et découle dn pre sur l\u2019état actuel de notre politi- nrler ; c'est que ces quelques dou- que.La plupart en effet répugnent zaînes d\u2019ignorantias en parlant de à un examen froil et impartial.À » au >] - ! » gens et de choses qu\u2019ils ne con- Chez eux la conardise offusque la raison et les porte à laisser dire que naissaient pas, se sont montrés de ; tout est an mieux dans le meil- parfaits imbéciles.Un aveugle ne p ar)e pas de coulours leur des mondes ct qu\u2019il n\u2019est « ré 3 .et un drpute ignorant, bigue pas encore temps, qu\u2019il ne sera et bredouilleur ne devrait ja- jamais temps de \u201cbourrasser\u201d un mais parler d'éloquence, ni porter peu.de jugement sur un orateur de la trempe de celui qu\u2019il a été for- JEAN YVES.\u2014_\u2014.__ cé d\u2019entendre lundi.Entre deux dames de lu Haute-Ville, Encore un mot.M.Bourassa | tr la rue St-Jean.\u2014N\u2019cst-ce pus Mme B.qui était pla- céc à coté de vous, dimanche, A la Basitique ?\u2014 Oui, c'était elle.\u2014Sa robe est bien mal faite.\u2014Horriblement, munis si ello était bien faite.elle ne lui irait pas.vient d\u2019obtenir un succès plus vif que tous les autres ; et un succès absolument justifié tant par la maîtrise de sa parole que par la courageuse netteté de ses déclara- COMMENT ON L\u2019'A RECU (suite de la page 2) Il n\u2019y a pas longtemps encore, nous lisions de M.Damage Potvin, un livre tort in éressant, où se révélait l\u2019âÂme patriotique de l\u2019auteur et son souci de voir la race vivre immortelle sur notre chère terre canadienne.Ce livre nous a même paru utile au point de vue documentaire, et nous l\u2019aurions volontiers signalé à l\u2019attention de nos colonisateurs.De M.Alex.Plante nous ne connaissons que le mérite qu\u2019il a eu de participer à une pièce théâtrale en collaboration avec M.Potvin.Des amis québecois m\u2019ont aussi fait de lui des éloges qui ne nous le font pas regretter comme confrère, Salut au Petit Québécois.Qu\u2019il soit fidèle à sa devise et il deviendra comme son vieil aîné de Montréal, non seulement le journal favori des vrieurs, mais l\u2019organe de tous ceux qui aiment À se dérider en lisant autre chose que des stupidités.\u201d On ne peut pas être plus aimable; merci mille millions de fois, Canard de mon cœur! Allez done tomber sur un aussi gentil confrère, à présent.Nous aurions encore bien d\u2019autres jolies choses à reproduire ; mais l\u2019exiguité de cette page ne nous permet pas de plus nombreuses indiscrétions, cette semaine.Une petite remarque nous brûle la bouche.Nous avons constaté que ce sont ceux que nous étions en droit de craindre le plus, qui se sont montrés les plus justes à notre égard.Quand aux amis, aux intimes, ils n\u2019ont fait montre que de mauvaise foi, sous pretexte de franchise.Ce qui nous donne raison de dire, avec un homme d\u2019esprit : \u201cSeigneur délivrez-moi de mes amis !.quand à mes ennemis, je m\u2019en charge.\u201d Et maintenant, nous pourrons assurés nos lecteurs que le /'etit Québécois n\u2019est déjà plus l\u2019une de ces plantes graciles livrées aux incertitudes des vents.Grâce à la sève de vaillante jeunesse qui est infiltrée dans ses veines, il résistera même à la brise tiède de l\u2019indifférence qui tue souvent si vite et si sûrement.Lie Petit Québécois vivra, n\u2019en déplaise aux grincheux.JEAN YVES.- TELEPHONE 1533 ___\u2014\u2014 THE MAJESTIC RESTAURANT W.BERNIER, Proptee 35, COTE DU PALAIS, QUEBEC Une de Perdue et deux de Trouvécs Le roman de l\u2019ouvrière, \u20ac hs de Vitis .25 Par G.de Boucherville.1.5 Blessée au Cœur, J.Mary.30 Le chemin des Larmes.35 L\u2019Anneau de Fer, Letang\u2026.\u2026 \u2026.30 Les Secrets de la Maison Blanche.50 Le Serment d\u2019une Mère.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.25 Maudite par Villemer.25 Les Voleurs de Noms, Letang.30 L\u2019Emprisonneuse par D\u2019Ayvemont .25 Le Testament d'un Martyr\u2026\u2026\u2026.\u2026 .80 Miss Mary Détective .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 25 Seule au Monde, par D\u2019Alcria\u2026.25.La Belle Nivernaise par Daudet.20 Andria La charmeuse.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.25 Anna Harenine par Tolstoi, .25 Le Remords d\u2019un ange.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.25 Les Lys d\u2019or par Letang.\u2026.\u2026\u2026.wooo.80 Le Médecin des Pauvres.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.25 Les Victimes de Paris par Daudet.25 La Porteuse de Pain.25 La Belle par Germain.+.25 Les Pirates des Prairies.25 Lo Bois d\u2019 Amour par Noël.25 Les Deux Orphelines.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u201825 Demandez nos Catalogues de Cartes de Pâques, d\u2019Avril et de Première Communion.J.ALF.GUAY LIBRAIRE-EDITEUR QUEBEC Bureau Chef, 283, rue St-Jean Succursale 212, rue St-Jean Maison de Gros 90, N.-D.des\u201dAnges on, CERTES ES RS TS Ses SN Na apn ah Wena aa WEIN nr pep oI Lh ger.eC ey Ai, PE Lt 4 Troisième Setmon Mes bien chères amies, C\u2019est le carême ! Dans tous les temples consacrés au Seigneur on prie, on prêche et l\u2019on croit.Je ne veux pas être en reste de zèle avec mes directeurs de conscience ; auesi, vous parlerai-je des exercises de la semaine qui se termine et de celles qui nous tendent les bras.C\u2019est après la salaison cendrée du lendemain du mardi-gras que la piété empoigne généralement nos femmes ; en ce sinistre \u2018\u2018Mercredi\u201d, une affluence de \u201cfrou- froussants\u201d jupons envahit la nef des églises, où grâce à beaucoup de chapeaux, on ne voit rien.J\u2019ai, par piété, et aussi par devoir, assisté à plusieurs sermons de carôme ; le prédicateur, un saint homme, m\u2019y a fortintéresss ; par exemple : il a dit à ces dames qu\u2019elles sont vaniteuses, suffisantes, effrontées, flirts, joueuses,.et bien d\u2019autres choses encore ! Comme vous le voyez c\u2019étail pour elles qu\u2019il parlait.Et pourtant, écoutez : Pendant un des sermons, trois fillettes relisaient des cartes postales, deux autres parlaient de Miral du Populaire et vingt-neut autres faisaient des yeux lonches à votre serviteur et à son compagnon Lapuré.Après le service divin une bande de vauriens qui stationnaient aux alentours, s\u2019assemblèrent pour voir sortir les \u2018\u2018femelles\u201d\u2019 (authentique.Les retraitantes, deux par deux ou trois par trois, sortirent à la file.Les vauriens se rapprochèrent, les couples étaient formés.Et c\u2019est ainsi, qu\u2019après le sermon, on se rencontre pour se dire les douces choses qui pèsent sur les parois de notre pauvre petit cœur.Gabrielle, au commencement du caréme, fait preuve d\u2019une piété de nonnette, elle va aux \u201coffices\u201d régulièrement.Naturellement, elle sort tous les soirs et rencontre Arthur.(après le sermon !) Arthur, lui, est bien trop \u2018\u2018fort\u201d pour assister aux \u201cprêches\u201d : quand elles sont un peu longues ; il attend l\u2019heure BR ER EE Bs LE PETIT QUEBECOIS EE EE LA PAGE DES DAMES a de la fin en dégustant un verre de bière, accoudé au comptoir du plus proche \u201cbar\u201d.Mais ils se réjoignent.Gabrielle dit : \u2018\u201c\u2018Passons par les Remparts, il n\u2019y a personne\u201d.Arthur reprend : \u201cVotre mère est-elle au sermon ?\u201d Gabrielle répond \u201cNon, elle est à la maison : Et Arthur répond \u201cAlors c\u2019est bou, prenez mon bras et marchons\u201d (riant.) De ce qu\u2019on les embête les vieux, hein?\u201d Et ils passent par les Remparts, où il n\u2019y a personue.Cet entretient comporte une morale.Je ne la dis pas.Mamans à fillettes, devinez ?ALEX.VILLANDRAY.3 \u2014\u2014ep>> am rte \u2014 Une lettre par semaine.LOUISETTE A LUG PANARD Montréal, 17 Mars 1909.Monsieur : Si je vous écris aujourd\u2019hui, c\u2019est que j\u2019ai besoin de votre pardon ; il y a quelques mois, je me suis envolée de Québec un pen précipitamment.je le regrette car j'avais trouvé en vous un ami slir et fiddle.Vous avez été bon pour votre petite Louisette.Je n\u2019ai qu\u2019à fermer les yeux, mes petits yeux gris que vous aimez tant, pour me rappeler notre dernière rencontre ; je vois distinctement le cabinet particulier, la table recouverte de sa nappe tachée de sauce brune, et nos deux \u201cchop-sueys\u201d qui fumaient d\u2019aise dans leur assiette respective ; je revois John, ce brave chinois, sa chemise pen- \u2018dante, ses galoches et son air imbécile ; je vous apergois, vous, l\u2019ami tendre, payant toutes ies dé penses de sa petite amie.oh ! comme j'ai été heureuse et comme j'ai mangé de bon appétit, ce soir-là ! Les bottines que vous m\u2019 avez données sont usées maintenant, mais je les conserve précieusement en souvenir de vous ; leurs petites hausses jaunes me regardent avec leurs plis fatigués et semblent prononcer votre nom tout bas.rte mé Eee NS TS BTN alr ih RAN aes teu aneuptvni ge inde | Dire tout ce que ces bottines| A Ginevra, qui dernièrement, ont fait, c\u2019est impossible, mais demandait des recettes de plats laissez moi vous assurer qu\u2019elles |Maigres à ses lectrices, je prescris ont marché beaucoup! l\u2019Auditorium et son menu de vau- Maintenant, il faut absolument | deville ; ajouterais-je aussi son gé- que vous me pardonniez.rant qui est plutôt morue qu\u2019 Aloz ?Pai fui, c\u2019est vrai, mais il fal- \u2014 lait que je partisse.ne me de-| A la soirée donnée par l\u2019Oeuvre mandez pas les raisons, je ne vous | de la Crèche, il n\u2019y avait rien à les dirai pas, mais pardonnez-[boire.\u2026.-pauvre club Haldimol.sans regret.mand ! C\u2019est le curême, soyez bon, je vous aime tant! J'attends une réponse.LOUTSETTE.P.S\u2014 : Si vous m\u2019envoyez un cadeau, faites que ce soit un chien, j'adore les chiens, mais moins que vous.La dame en brun (pas celle de Gosselin) qui cherche une position dans un bureau d\u2019avocat se mariera prochainement, dit-on.Ces bons disciples de Thémis perdent une employée, mais ils gagnent une cliente.\u2014 Une femme qui a des enfants NOTES FEMININ ES est du genre féminin ; celle qui écrit des livres est du genre masculin ; et celle qui joue au \u201cbluff\u201d est dn genre neutre.Ces dames qui voudraient connaître les journalistes de la galerie de la presse, n\u2019ont qu\u2019à écrire un petit billet à celui qui leur| La jeune fille : \u2014 \u201cMonsieur, plait.êtes-vous sérieux ?\u201d Mais, de grâce, n\u2019allez pas leur | - \u2014 faire des yeux comme ça.c\u2019est À près quatre visites : Les chapeaux, mesdames, se- immoral .monsieur Gouin pour-! ront portés sur la tête, cet été ; ; .cee ; rait vous voir ct prendre cela!{ls sont très laide ! ° pour lui.\u2014 \u201cJe suis veuve\u201d, dit chaque lundi matin, la femme d\u2019un voyageur de commerce.Moi, je n\u2019aime \u2014 pas cette phrase-là !.\u2026.Réflection d\u2019une directrice de \u2014_ théatre a propos d\u2019Athalie.\u2014 Quand une jeune fille ne sait! Madame Thalie la grande chan- pas si elle aime ou n\u2019aime pas teuse de Montréal, m\u2019a enlevé au certain soupirant, c\u2019est qu\u2019il y en moins une cinquantaine de per- a un autre dans les environs.; sonnes.Phrase vénérable et célèbre : \u201cCes dames, au salon !*, \u2014 Tu m\u2019aimes bien ?\u2014 Beaucoup, chérie ! \u2014Tu mourrais pour moi.\u2014Cing fois, mon amour ! \u2014Ne fume plus, venx-tu ?Celui qui pourrait patenter un isecret qui permettrait 4 nos gentilles Québécoises «le garder l\u2019éclat que donne à leur teint la froide brise du nord aura mérité de la \u2014Impossible !.\u2018 patrie.En avant les inventeurs ! ( Entendu à POeuvre de la Crèche.) A.V.NETS (Filets) 5c Extra 10c et 15c Grandeur et Qualité Extra 25c & CI J.A.LAPOINTE Perruquiers, Coiffeurs, Manufacturiers et Importateurs d\u2019ouvrages en cheveux.238, RUE ST-JEAN Succ: 193, RUE ST-JOSEPH hit OS TELEPHONE 1701 ol v ; de = LE PETIT QUE ECOIS = su Par JEXN YVES .PA gr & = Sosasesnsasnensesasesessat Chrysostome Paturôt, de sa profession rentier, n\u2019était pas un patriote vulgaire comme on en voit des tas.Il n\u2019était pas non plus un internationaliste ; ah ! Dieu, non ; il était canadien-français, québecois et \u2026 rentier ; c\u2019était tout, mais c\u2019était assez.Il avait voué aux Anglais une haine implacable, féroce et inexplicable.Ses cheveux se hérissaient d\u2019horreur devant tout ce qui était anglais, tout ce qui touchait à l\u2019anglais, tout ce qui sentait l'anglais, de près ou de loin.En cela 11 s\u2019était classé à part comme un irréduatible, un intransigeant dans toute la force du terme ; et si le Canada n\u2019est pas encore débarrassé des liens qui l\u2019unissent à l\u2019Angleterre, il ne faut pas en vouloir à Chysostome Paturôt, car il n\u2019y a vraiment pas de sa faute.ll habitait Québec depuis su naissance inclusivement et jamais il ne voulut quitter sa ville natale parce qu\u2019on lui avait dit qu\u2019elle était.la viile la plus française de I\u2019 Amérique; qui plus est, il ne voulut jamais aller demeurer ailleurs qu\u2019à Saint-Roch le plus français des quartiers de Québec.Il avait de vieux amis, le menage Radiguet chez qui, tous les soirs, il allait fumer \u201cMontcalm\u201d, sa vieille pipe, tout en faisant la partie de piquet \u2014il ne voulut jamais apprendre le whist, jeu d\u2019origine trop anglaise, prétendait-il.\u2014 Eh, bien ! il avait rompu avec les Radiguet depuis qu\u2019ils avaient eu la malen contreuse idée d\u2019aller percher rue King.Lui, Chrysostome Paturôt, qui se décoiffait en toute saison, an risque d\u2019attraper rhume ou insolation, quand il passait devant le monument Champlain, aller rue King !.jamais ! Et sa femme qu\u2019il adorait, cette excellente madame Antoinette, garderait longtemps souvenance de la colère de son époux, quand un jour de sa tête, elle lui avait acheté, croyant lui faire plaisir, un veston d\u2019intérieur qu\u2019elle avait choisi en tricot d\u2019Angleterre\u2026 C\u2019avait été une scène épouvantable, la seule en vingt-cinq ans de menage, qui eût mis une ombre dans le ciel immuablement bleu de leur mutuelle sympathie.Il eut, un autre jour, encore un terrible accès de colère.Il était allé, sans plus de cérémonie, conter leur fait aux employés de la maison Paquet PASS USUSUSUFREUS UPS ASS UN PATRIOTE A TOUS CRINS \u2014_\u2014_\u2014 += DIESE dont l\u2019un avait vendu à madame Paturôt un quart de verge de point d\u2019 Angleterre, quand elle avait bel et bien demandé du point d\u2019Alençon.\u201cPoint d\u2019 Angleterre chez moi ; tas de mufiles !\u201d avait éructé Paturôt, entre deux coups de poing sur un comptoir.Toujours pour se confirmer dans ses patriotiques convictions, il avait renoncé au whisky blanc anglais pour lequel cependant, il avait une très particulière prédilection, et l\u2019avait remplacé par l\u2019anissette de Béranger et le vermouth français.Pour la même raison, il ne saluait plus son ami Larime.Ce dernier par taquinerie pure ne s\u2019était-il pas pris d\u2019un amour immodéré pour la Dow, au lieu de prendre de la Beauport, une bière si française au moins quant au nom.Enfin, jamais sh femme, cette bonne pâte d\u2019Antoinette, sachant qu\u2019il appréhendait les \u2018auchemnars, n\u2019avait pu le décider à se coucher sur le côté droit, quand un soir, 8 providentielle inspiration ! ele lui fit remarquer qu\u2019en s\u2019endormant sur le côté du cœur.ça l\u2019incitait à ronfler comme l\u2019orgue de la cathédrale anglaise.Il n\u2019en fai- lait pas plus.\u2026.Ce soir-là même, Chrysostome Paturôt, à l\u2019instar de l\u2019empereur Napoléon ler la veille I\u2019 Austerlitz s\u2019endormit héroi- quement de l\u2019autre côté\u2026 Ce fut l\u2019été dernier, avant et pendant les fêtes du Tricentenaire, que l\u2019anglophobie de Chrysostome Paturôt prit des proportions véritablement alarmantes.En voyant la tournure anglaise qui prenaient ces réjouissances nationales, il perdit tout à coup, l\u2019appetit ; il ne dormait plus et ses rares instants de sommeil étaient peuplés de pantalons rouges et de casques à poil anglais.La vue d\u2019un drapeau anglais le crispait eifroyablement.L\u2019arrivée des trégates françaises calma, un moment, la pléthore de ce tempérament si étrangement angloptiobe, mais quand arrivèrent dans le port de Québec cinq vaisseaux anglais, dont l\u2019un, à horreur, portait le plus anglais des Anglais, le \u2018représentant de ce royaume maudit, le Prince de Galles enfin, Chrysostome Paturôt n\u2019y tint plus ; 1l quitta la ville, sa ville natale, dont il n\u2019était jamaie allé plus loin qu\u2019à Limoilou, pour n\u2019y rena) trer que cinq jours après les fêtes, quand on lui eût juré que plus un seul drapeau britannique ne flottait sur sa ville Alors, sa haine contre l\u2019anglais ne connut plus de bornes.Elle fut éy | cause d\u2019une aventure fâcheuse qui SILHOUETTE QUEBECOISE = lui advint dès le lendemain de son arrivée.1] avait brutalement mis à la porte un domestique qui lui avait répondu all right à une remarque.du reste, assez judicieuse: \u201cVa-t-en,lui avait-il crié, sale enfant d\u2019Albion \u201d\u2019 Le pauvre serviteur, un candide jeune homme de Beauport, outré de cette expression dont il ne connaissait pas le! avait dit que les Anglais étaient sens exact, alla se plaindre à lu police que son maitre en le frappant avait traité de \u2018sale enfant de.ch.\u201d DPaturdt parut devant le recorder, le lendemain.Tout s\u2019expliqua, mais il fut condamné quand même sur un autre chef d\u2019accusation; la veille, il avait failli assommer un gamin qui, sa boite À cirage et sa brosse sous le bras, lui avait crié, en pleine face : Shine, Sir?Aux dernières élections municipales, il vota contre le candidat qu\u2019il avait d\u2019abord choisi, parce- que la veille du jour de la votation, il avait appris que ce futur échevin se proposait de donner ses sympathies au maire Garneau qui, au dire de M.Paturôt lui-même, avait un accent anglais tont à fait contraire à notre dignité nationale.Poussé par son impitoyable logique, l\u2019infortuné Paturôt re- nonca, un jour à mettre jamais les pieds dans un tramway electrique; il avait des crise «le nerfs, chaque fois qu\u2019il entendait un conducteur crier : transfer for lower town, for upper town ! Tl évita désormais de passer devant les magasins dont les enseignes étaient en anglais ; de sorte qu\u2019il ne lui fut plus possible de circuler dans ancune rue de Québec A pied ou en tramway.A la maison, il sermona vertement, un jour, sa cuisinière Virginie qui avaiteu l\u2019outrecuidance de couvrir un rôti avec une feuille du Chronicle pour le préserver des inon- ches.Bref! un soir, au comble de l\u2019exaspération, il planta là son raar- chand de tabac avec quiil avait toujours été en relations sympathiques, sous pretexte qu\u2019il avait voulu lui faire acheter de furce un paquet de Brown-shay et qu\u2019il avait fait écrire sur sa virtrine cet affreux anglicisme : Robichard, tubaconiste.;( Ce continuel dévouement à la patrie, ces perpétuels holocaustes accomplis sur l'autel de ses inébranlables convictions lui avaient mérité en retour la respectueuse sympathie d\u2019une partie de la population de son quartier.A peine auraït-on pu trouver quelques douzaines de gens sceptiques pour le traiter de muffle, d\u2019andouille, de fumiste, de pochetée et de vieille baderne.Ces gens, au reste, étaient assurément stipendiés par son ex- marchand de tabac, Robichard qui, froissé de ce que Paturôt n\u2019allait plus lui acheterson pétun et ses allumettes, s\u2019était complètement tourné contre lui et constitué son plus mortel ennemi.Mortel est le mot.on ancien fournisseur devait effectivement lui donner la mort.Voici comment le macabre évenement se perpetra.On était arrivé à l\u2019époque des étrennes.Or, Chrysostome Pa- : turôt était ladre, par tempérament d\u2019abord, puis par principe ou pour mieux dire, par patriotisme ; on lui généralement prodignes, et il ne voulait avoir rien de commun avec ces gens-là.Mais on :u beau être avare, on ne peut toutjours pas laisser passer le Jour de l\u2019an sans acheter à son petit filleul qui a sept ans, au moins un petit moteur A vapeur.Aussi, Chrysostome Patnrôt, pour se débarrasser de cette corvée, se rendit dans un des grands magasins de Saint- Rech et se fit montrer les petits moteurs en question.C\u2019est là que son coup de mort l\u2019attendait.\u2014Nous avons dans ce genre-la deux sortes d\u2019articles, observait l\u2019employé préposé au rayon des jouets : l\u2019article français et l\u2019article anglais.Le premier est un peu plus cher, mais il est beaucoup plus soigné.Quand à l\u2019article anglais, il est meilleur marché, c\u2019est vrai ; mais c\u2019est un jouet de paco- tile, spécialement fabriqué pour l\u2019exportation et, au point de vue de la sécurité, n\u2019offrant aucune garantie; aussi je me gard erai bien de vous le conseiller.\u2014Ca fait une différence de «om- bien ?interrogea Paturôt, coupant court à la loquacité mercantile du commis.\u2014 Juste, une piastre ; vous le voyez, c\u2019est minime,et en choisissant l\u2019article que je vous propose, vous avez un jouet bien conditionné en même temps que vous encouragez l\u2019industrie canadienne française.\u2014Oh ! ça.vous savez, moi je m\u2019en fiche !.déclara sans rougir et sans lever les yeux, Chrysostome Paturôt.Donnez-moi l\u2019article anglais ; ça fera toujours une piastre de gagnée.\u2014Ah !ah ! ab! Trahison ! clai- rontia soudain derrière lui une voix ironique.Paturôt sentit d\u2019embléo ses cheveux se hérisser d\u2019effroi ; instine- tivement il 8e retourna pour regarder celui qui venait de saluer d\u2019une exclamation le parjure du patriote.Hélas ! hélas ! Sa réputation était fichue ; son auréole était brisée.Robichard, le marchand de tabac, était derrière lui.Il rentra chez lui la mort dañs l\u2019âme.Il ne devait plus en sor- {& suivre svr la page 6) LE PETIT QUEBECOIS Un patriote a tous crins (suite de la 5ème page) tir.Tout était perdu pour lui, y compris l\u2019honneur ; qu\u2019avait-il besoin de vivre davantage.Aussi, il s\u2019en alla toujours en déclinant, mais sans rien perdre toutefois de son aversion aussi rageuse qu\u2019incompréhensible pour tout ce qui touchait 3 Panglais.Par une cruelle ironie du sort Chrysostome Paturôt mourut le jour de la fête le saint Georges, patron des Anglais.Il eût la force de regarder cette coïncidence comme l\u2019ultime épreuve de sa vie de patriote et comme aussi le juste châtiment de sa trahison ; et son âme s\u2019envola, calme et épurée, au sein d\u2019une autre patrie.Jean Yves.A MONTREAL La seconde partie de la troupe du National à commoncé la semaine dernière sa saison de comédie.Le succès financier est bien mince bien que les Artistes qui nous restent se montrent supérieurs dans ce genre de spectacles.#*% Le proces \u201cOuimet-Fleury\u201d est toujours en suspend.M.Fleury fait partie de In tournée Cazeneuve dans la nouvelle Angleterrexx Monsieur Férule Mendès a quitté le \u201cCanard\u201d et va dit-on fonder un nouveau journal humoristique qui prendrait le nom de \u201cLa Férule\u201d ! Gare les cours !\u2026 XEx Rencontré M.Durand ex-artiste du théâtre populaire de Québec sur la rue Ste-Catherine.M.Durand a eu une longue conférence avec le directeur du journal le \u201cCanard\u201d.M.Lasalle aussi a cu sa visite.xx Simple question ?\u2014\u2014A Québec M.Durand a contracter l\u2019habitude de porter ln \u2018\u2018canne\u2019\u2019.Serait-ce une ironie à Padresse du \u201cCanard\u201d ?we Foxe Les Montréalais sont unanimes à dire qu\u2019il était impossible à l'équipe de hockey du théâtre populaire de Québec de bnttre celle qu'elle a rencontrée au \u201cDuluth\u201d dimanche dernier.Cette dernière était de beaucoup trop forte et compos(c presqu\u2019entièrement d\u2019autres joucurs que ceux de l\u2019équipe du théâtre Nationsl.Le \u201cPopulaire\u201d s\u2019est biavement délendu et a regu des félicitations du club adverse : #*% Le Nationoscope de Montréal a retranché délinitivement de son programme les vues parlées Mme Dorgeval et la petite El.ie ont quitté ln scène de ce théâtre.x*x On dit que M.Dhavrol, autrefois du Nationoséope aurait l'intention d\u2019aller aû Mexique.(?) TABAC CHAMPLAIN A CHIQUER ET FUMER Sc LE GROS PAQUET \u201cMontréal qui chante\u201d depuis quelques temps ne publie que des photographies d'artiste de Québec! laut croire qu\u2019il les aime ! Il devrait alors ne pas s\u2019appeler \u201cMontréal qui chante\u2019.xx L\u2019apparition du \u201cPetit Québecquois\u201d a fait sensation à Montréal, je crois que vous pouvez doubler votre envoie.#*x Le procès pour la fermeture des scopes le dimanche marche toujours mais lentement.trds lentement.de remise en remise.Cela peut durer longtemps encore.L\u2019associntion est résolue à aller jusqu\u2019au bout.¥ Fx On nous dit avoir rencontré Mlle Lucie de Matha en France\u2014mais.M.Leduc n\u2019était pas avec elle.#4 Encore une idée lumineuse.Sitôt finie In vente des crucifix lumineux et des groltes lumineuses.Lu \u201cPresse\u201d va donner gratuitement comme prime des chapelets lumineux pour un coupon et $1.25.x*x Le concours de beauté vient de finir à la \u2018Patrie\u2019.Le prochain concours donnera comme prime $32.00 en or n partager entre lcs 48 premiers motormen qui écrnseront un homme, une femme ou n\u2019impocte quel autre animal dans les rues de Ja ville.xx Les pompirrs de Montréal sont revenus de la conflagration de Sorel avec un plein voyage de tire-bouchons ! A.DuvaL.\u2014\u2014rtl OW \u2014\u2014\u2014 Entendu chez Guay le Libraire, sur la rue St-Joseph.\u2014Je voudrais quelque chose d\u2019intéressant à lire, un peu historique.\u2014Tenez, il me tombe justement sous la main les Derniers jours de Ponpëi.\u2014De quoi est-il mort, cet homme- ?\u2014.\u2026D\u2019une éruption, je crois, BOITE AUX LETTRES Léon D\u2014Le meilleur moyen de vous débarasser d\u2019elle, c\u2019est de.mais ne le faites pas, c\u2019est barbare.BICHETTE\u2014 Un mari qui entre chez lui à quatre heures du matin, quand il a une aussi charmante femme est un muffle ! Divorcez et écrivez à Lapuré.THEATRE.\u2014 Je n\u2019ai jamais vu jouer \u201cJoseph Vendu l'ar Ses Frères ;\u201d la pièce n\u2019est pas à l\u2019.ndex.LISEUSF.\u2014 Si vous n\u2019avez pas plus que dix-huit ans, abstenez-vous de lire \u201cLa Glu\u201d de Jean Richepin ! Si vous avez plus ce n\u2019est pas une raison pour la lire \u2018lavantage.LoLoTre.\u2014 Mon Mieu que vous êtes bête ! Pourqnoi atteler un garçon ainsi ?.vous passerez pour un crampon ! CHARMETTE.\u2014 Votre \u201clettre ouverte\u201d adressée à l\u2019artiste L.G.est violente, très violente, trop mème pour que nous la publiions telle quelle.Du reste, elle n\u2019est accompagnée d\u2019aucun nom responsable et cette seule raison empé- cherait de la publier.Donnez-nous votre adresse et nous vous éerirons personnellement.Discrétion absolue de votre part.BAIL) EUR\u2014Les raison qui m\u2019en empêche c\u2019est que je re connais aucun nom responsable de cette note.Tr-Prrre\u2014Plus de non responsable 5 ne pouvons publier.AuIce\u2014Signez vos articles, malheureuse !.\u2026 Non, malheureux ! MysTèrr\u2014 Votre \u2018\u2018au revoir\u201d vous a trahi.Vous n\u2019êtes pas aussi \u201cmystère\u201d que vous croyez l'être.Toutefois, je ne suis pas plus avancé que ily æ quelque temps, vous savez, au T.P.Merci des jolies choses que vous nous dites ; et revenez encore, hein ?\u2026.en dunnant votre ad.esse.DARC BORGIA.Adresscz toutes lettres et manuscrits concernant In l'age des Dames comme suit : LI PETIT QUEBECOEs.164 rue St-Jean.CE aero URN CHIC RESTAURANT __ Deux gratteurs de rues causent et l\u2019un dit : \u2014 Il parait, mon vieux, que dans le grand monde on dine aveu des couverts d'argent, et_ on peut les emporter nu dessert\u2026 Je connais un monsieur de la Grande-Allée qui n\u2019en a montré nn comme ¢n, qu\u2019il avait emporté du restaurant de l\u2019Auditorinm\u2014 Non, mais, c\u2019est-ti chic, un peu!\u2026 «eal Gy TO So AVIS IMPORTANT Nous avertissons nos correspondants que tout manuscrit, ne serait- ce qu\u2019une simple note ow nn bon mot sera impitoyablement jeté au panier, s\u2019il n\u2019est accompagné d\u2019un nom responsublr et de son adresse.Nous en arons déjà une quantité qui ne seront pas publié lant que nous n\u2019aurons pas le nom et l\u2019adresse de ceux qui nous les vnt adressés.NATIONOSCOPE VUES ANIMEES, CHANSONS ILLUSTREES Toujours un Beau Programme ARTHUR DRAPEAU, Propriétaire. LE PETIT QUEBECOIS T Première scène d'un drame sans parole CHOSES DE THEATRE Théatre Populaire \u2014 Quand l\u2019Opéra de Paris, à la fin d\u2019un trimestre, veut mnonter son budjet, on met à l\u2019affiche Faust ; quand la Porte Saint-Martin veut combler un déficit la direction taïtmon- ter Cyrano de Bergerac.À Québec, quand le directeur du Théatre- Populaire veut emplir sa caisse d\u2019un seu) coup, il met à l\u2019étude \u201c Le Triomphe de la Croix\u201d de Julien Daoust.Alors, les foules abondent, on refuse du monde et les sous tombent, tombent à croire qu\u2019ils ne s'arrête:ont jamais.C\u2019est ce qui est arrivé encore une fois cette semaine Le Triomphe de la Croix, grand drame chrétien en 5actes par Julien Daoust, a été véritablement un triomphe pour plusieurs ; pour la croix d\u2019abord, pour l\u2019auteur, pour M.J.Bourque et pour tous les artistes.¢ Les meilleurs théatres ne valent rien \u201d a dit, un j ur un prélat de PEglise catholique.Certes, le Triomphe de la Croix nous fuit voir une pointe d\u2019exagération dans cette opinion fort respectable cependant et très juste par bien des cotés.Le Triomphe de lu Croix, à été généralemeut bien rendu cette semaine.Le héros de la pièce a été naturellement l\u2019auteur lui- même, M.Julien Daoust, dans ls rôle de Fabrieius.!l a obtenu un succès énorme.l\u2019arfaitement réussie sa composition de tête et de costume, d\u2019allure et de parler.Edmond Daoust.dans l\u2019empereur Maximien, a (5 très correct ; mais n\u2019aurait-il pas p1 baisser un peu le diapason ; parce qu\u2019on est empereur, ce n\u2019est pas une raison pour s\u2019étirer à ce point les cordes vocales.Meuss t n été le traître de la semaine ; i! a déjà rendu de meilleurs rôles que celui de Lucius ; pas assez de nerfs,croyons- nous ; il fait toujours ses pas trop longs, beaucoup trop longs.ça ne finit plus! Villerui, dans Philo, jeté une bonne note gaie sur le drame.J.R.Tremblay, dans le préfet, a très scrupuleusement composé son personnage zomme d\u2019habitude.Sa voix si riche plait toujours.MM.Gosselin, dans Théoclés, Bouzelli dans Clodieus, Legrand dans Marius, Miral dans Andronie ont fait preuve dela plus grande conscience autistique et rapportèrent chacun, des succès auquels ils sont habitués.Du coté des femmes, madame Bella Ouellet, toujours bien agréable à voir, fut très applaudie dans le rôle de Nygidia.Mme Bouzellie fit de Bérénice une superbe incarnation.De plus en plus, les mises en ecè- ne du Théatre Populaire sont soi- nées et minutieusement établies.ll ne serait donc pas exagéré de \u2018The False Friends\u2014Cette semaine a l\u2019Auditorium, la semaine derniere a la Législature.dire sans avoir été payé pour cela, que le plus ancien, voire même le premier théatre français de Québee sera aussi celui qui plaira le plus longtemps, et vers lequel le public s\u2019acheminera avec le plus de plaisir.Les Variétés \u2014 On a joué Le Procès Pature!, comédie-opérette en 4 actes.par .par un auteur qui ne reconnai rait plus son œuvre tant nn l\u2019a,au cours des années, tamisé, émondé, sarclé, rogné de tout ce qui aurait pu faire son succès jadis Cette pièce, ninsi remaniée, et dont on n\u2019avait pas mê ; me gardé le titre veritable de La Boule, wa réussi à faire rire que grâce à la fantaisie de quelques interprètes, qui se battirent les flancs énergiquement pour rendre drôle ce qui ne l\u2019était plus Très adroite comédienne, fine, diseuse, Mme Dartigny plait véritablement.Mme Nozière est au moins très sincère dans son jeu.Mme Laviolettesembleconvaincue et s\u2019est montrée assez adroite dans son rôle d\u2019Albertine.!es femmes se sont assurément mieux acquitté de leur tâche.que les hommes.A Darcy, il serait injuste de ne pas prodiguer des compliments Il fait rire sincére- ment et c\u2019est beaucoup.Delbé a coutume de faire mieux : il n\u2019aurait pas dû adopter ce zézaiement qu\u2019il a mal réussi.Roy a mieux joué que d\u2019habitude.Il s\u2019est montré surtout bon avocat.Par contre Debeaujour a été pitoyable ; on ne peut pas gâter un rôle plus qu'il ne l\u2019a fait du sien.Léo est trop bouffon ; il crie trop fort, et puis qu\u2019est-ce qu\u2019il est venu faire sur la scène au deuxième acte ?Quelle étrange coutume a donc le théâtre des Variétés de distraire l\u2019attention du publie, de lui faire perdre le fil de l\u2019intrigue qu\u2019il suit attentivement en intercalant, durant les entr\u2019actes, toute une séance de cinématographic ?C\u2019est contraire à toutes les règles théatrales, qui venlent que les entractes soient courtsafin que l\u2019action conserve son mouvement et reste bien vivante.Auditorimm\u2014 Vues animées, comme dans les autres scopes.En outre, pendant trois jours, un drame anglais, The Fulse [riends.C\u2019est un de ces drames américains dits \u2018à grands spectacles\u201d, lesquels sont composés unique ment d\u2019\u201coffets\u201d scéniques, mais dont le texte est à ve point sacrifié, si peu soigné, que si c\u2019est pour les yeux un regal, ce n\u2019en est certes pas un pour les oreilles.Les dé- tonnations sont les repliques les plus courantes que se donnent ls personnages méêlés à ces tantasti- ques aventures et.l\u2019Ême batail leu- se, le sang bouillonnant, la foule s\u2019emballe et applaudit frénetique- ment les moindres gestes des heros de l\u2019histoire.C\u2019est par crreur que nous avions dit la semaine dernière avoir été gracieusement invité a assister à l\u2019Avare des élèves du Conservatoire Lasalle.Notre représentant à payé son siège d\u2019orchestre com- mo tous ceux qui n\u2019étaient pas journalistes.Il à \u201ctrouvé ça beau\u201d quand même = Les élèves de M.Lasalle disent bien les vers, C\u2019est beaucoup quand on se met en frais de réciter des vers.Le jeu en général est un peu guindé.L\u2019apothéose de Montealm, à la fin était aussi quelque peu \u201cgnien- gnien\u201d.Notre ami Leclerc a fort bien chanté * O Carillon\u201d.Au point de vue financier, ga n\u2019a pas dû être un succès.Dans notre dernière chronique nous avons dit: \u2018\u201c Le flutiste des Variétés est prié d\u2019accorder en flutte.\u201d Or, il n\u2019y a plus de flutiste; M.T.V.Picard qui l\u2019était autrefois ne l\u2019est plus.1] nous demande de retirer cette note, qui pourrait lui causer des torts dans ses engagements futurs.C'est ce que nous nous empressons de faire, Jil n\u2019y a plus de flutiste aux Variétés, il y à toujours un clavinetiste.C\u2019est lui dont l\u2019instrument était faux.Done: \u201c Le clarinetiste des Variétés est prié d\u2019accorder sa clarinette.\u201d À la soirée de gala, au profit de l\u2019œuvre de ln crèche, le 16, à l\u2019Audito \u2018ium, il y aura des ¢ danses de caractère \u201d Des \u2018\u201c donses de caractère\u201d ! Qué que ça peut ben être ?\u2014 Comme c\u2019est pour une bonne œuvre, les rédacteurs du Petit Québecors, qui sont de bons catholiques, a'lant à la messe de neuf heures et faisant assez régulièrement leurs pâques, recommandent li soirée du 16 à l\u2019Auditorium, au profit de l\u2019Oeuvre de la Crèche, Remarqués dans le \u201cpitt\u201d de l\u2019Auditorinm,à une représentation de L\u2019Avare: Les hon.Caron, député de Matane.Thériault, deputé des Iles de lu Madelaine et le Dr Nadaud.Phrase célèbre.- \u2018\u201c Merci ; moi, je ne refuse jamais.Je prendrai de ln grenadine avec du lait\u201d (Wilfrid Villeraie, du Théatre Populaire).CHANTECLERO THEATRE POPULAIRE ATL) PAUL KAUVAR Drame patriotique en 5 actes Episode de-la grande Révolution Prix populaire soirées 10, 15, 25, 35, loges 50, matinées 5, 25, loges 35 (OMMIS-VOYAGEUR Roman de moeurs québécoises par Alex.Villandray et Jean Yves and LETTRES LIMINAIRES (Maurice V.a Henri B,, organisateur du Club des Labadens, Québec.) \u2014\u2014\u2014\u2014l- Québec, 5 décembre, 1908.Mon cher ami.Ne tombe pas trop de haut, et prends garde de te casser un membre.Tu connais Jules Astier, le voyageur de commerce, comme il se plait à s\u2019appeler, et comme s\u2019il n\u2019y avait que lui de voyageur de commerce ; eh bien ! cet estimable Jules, ce blagueur incorrigible, qui s\u2019est payé tant de têtes, vient, à son tour, d\u2019essuyer les revers d\u2019une blague, mais là, d\u2019une blague !.Ecoute plutôt.Jules, malgré l\u2019indifférence profonde qu\u2019il professe pour les choses de l\u2019amour ; malgré le peu de cas qu\u2019il fait des femmes; Jules, dis-je, a, quelquefois, sur ce chapitre de l\u2019amour et des temmes, d\u2019étonnantes velléités.Figure-toi que, il y a à peine un mois, l\u2019envie de se marier s'empara de lui, un bon matin, sans crier gare ; c'était pire que l\u2019appendicite, mon vieux, et ça le tenait, cette envie, cette envie folle d\u2019avoir dans ses appartements un être qui jouerait des arpèges- sur le piano et lui présenterait, hebdomadairement, un compte de couturière et annuellement un marmot.Le pauvre garçon est donc bien pris ; les conseils d\u2019amis tel que Gustave glissent sur \u2018 lui comme des balles sur une carapace.Mais, assez de préambules .voici de quoi il s\u2019agit.Tout bonnement, Jules a fait la connaissance d\u2019une admirable fille, en plein épanouissement de jeunesse, bien developpée et qui, sous ses cheveux blonds, presque roux, a unteint d\u2019un éclât éblouissant qui fait penser, sans qu\u2019on cherchât un madrigal dans cette comparaison, à la neige colorée par le sang rose du soleil levant.C\u2019est cette fleur fraiche qui a mis dans l\u2019âÂme de Jules, comme il le dit lui-même, une note de lumière.Tout de suite, la \u201cfleur\u201d a reçu Jules dans un petit salon rose, chez elle, sans chaperon ; ils ont eu là des tête-à-tête charmants.Ces tête-à-tête _ont fini par faire tourner celle du malheureux.Qu\u2019est- ca qu\u2019ils pouvaient bien se dire ?Tu sais, mon cher, tant qu\u2019on aura pas réussi À orthographier les soupirs, les silences, les regards, les battements de cœur, on LE ROMAN D'UN | LE PETIT QUEBECO,IS ne pourra donner le compte-rendu passable d\u2019une conversation d\u2019amoureux.\u201cDes fois, dit Jules, nous sommes un bon quart-d\u2019heare sans nous parler.nous nous regardons.\u201d Tu vois cela d\u2019ici, mon cher Henri.\u201cDes autres fois, dit encore Jules, je tiens sa main dans la mienne, et les phalanges ainsi nonées, nous soupirons, nous soupirons à faire tourner tous les moulins à vent du pays, et, entre temps, nous regardons, au fond du petit salon rose, un tableau qui représente.Robert Macaire ! Jules trouve cela poétique ; son horizon poétique, comme tu sais, est assez borné : il a lu Malo et Ernest Tremblayxx Mais comme toutes les entreprises qui ne reposent que sur l\u2019enthousiasme, les amours de Jules ont mal tourné ; elles se sont dissipées comme le brouillard devant une tempête de Nord-Est sur le fleuve.D\u2019abord, comme tu vois, tout allait bien, tout allait comme dans le meilleur des petits salons roses.uit jours avant la catastrophe, je vis Jules trois fois dans une journée.La première fois, il me cria en pleine rue Saint- Jean ; \u201cCa marche, mon vieux, j\u2019en suis aux baisers dans les cheveux !,, Dans l\u2019après-midi il me confia que la veille, ils avaient parlé ensemble d\u2019assurance et de contrat.\u201cCa galope, comme tu vois, continua-t-il- Et enfin, le soir, au beau milieu de la Terrasse, le malheureux me cria : \u201cJe t'invite aux noces!,, Ce n\u2019était plus du tout le même Jules Astier quand je te dis! Il était devenu grave tout-a-coup et on ne l\u2019entendait plus, comme aux beaux jours du Labadens crier des sottises qui devenaient proverbiales.Et dire que la cause d\u2019un pareil changement, c\u2019était l\u2019amonr ! L\u2019amour!.Pus cette période où l\u2019on sent ce désir vague dont parle saint Augustin quand il dit : \u201cJe n\u2019aimais pas encore, mais j'aimais à aimer\u201d, non, Jules Astier traversait la période plus aigue où l\u2019on aime quelqu\u2019un.Et pour ce quel- qu\u2019un il commettait des absurdités.1i était devenu tout d\u2019un coup d\u2019une dévotion capable de rendre les points à une carmélite et sa religion fut, du jour au lendemuin, d\u2019une orthodoxie à renverser les Pères de l\u2019Eglise.Un jour, je le vois monter chez les Jésuites : Je vais faire mon grand ménage de conscience ! me cria-t-il.\u2014C\u2019est trés bien, lui répondis-je ! A quand le pélérinage pedibus cum jambis à Sainte.Anne de Beaupré : Purge-toi, mon ami ! Et il se purgeait, le cher homme, il se purgeait ferme.Maie, hélas ! quatre fois hélas !.As-tu remarqué, Henri; que dans les histoires d\u2019amour, il y à toujours un ou plusieurs hélas ?Celle de Jules en contient quatre.C\u2019est au moins trois de trop.Premier hélas.La jeune fille à qui Jules fait sa cour et qui lui a si completement tourner la tête a deux autres amoureux qui en sont rendus à la purgation, eux aussi.C\u2019est grave.Deuxième hélas.La \u2018 fleur\u201d à Jules collectionne des cartes postales.Elle a tout plein un tiroir de ces missives venues du pays du Tendre lequel est, comme tu le sais, très étendu.Jules et les deux autres amoureux lui adressent de ces cartons, naturellement.Or, Jules n\u2019a pas le style académique et n\u2019a rien de Marcel Prévost dans sa prose ; ce qui fait que ses affaires se gâtent auprès de son amie qui pose un tantinet au bas bleu, parcequ\u2019elle a lu Paul Bourget, et que les actions de ses deux rivaux montent en raison directe de la plus ou moins belle touruure des madrigaux qu\u2019ils roucoulent à leur correspondante.Mais Jules à trouvé un moyen pour se tenir au niveau de ces deux lettrés.Il a remarqué que le dernier qui écrit à la belle a toujours plus de chance de surnager dans l\u2019océan de son affection.et pour avoir son tour, il lui écrit tous les jours.\u2014Elle doit te trouver gentil ?lui ai-je dit.\u2014Elle me le dit, m\u2019a-t-il répondu.Naturellement.Troisième hélas.Jules est jaloux, et il ne veut pas que ses deux \u201cennemis\u201d embrassent sa future femme sur la bouche.\u201cC\u2019est un endroit qu\u2019il faut réserver pour son mari\u201d, lui dit-il, un soir, qu\u2019après une longue promenade sur la rue Saint-Jean, tous deux se chauffaient les pieds au shouberskis du petit salon rose.(à suivre) Phone 2352 CAFE VENDOME Coin St-Joseph et Grant == QUEBEC =\u2014\u2014\u2014 HENRI FONTAINE, Prop.TOUJOURS EN MAINS LAGER ALLEMAND, W URZBURGER, BIERE AMERICAINE, LAGER BEAUPORT ET BIERE EN FUTS LES MEILLEURS CIGARES ET MEILLEURES LIQUEURS Venez nous voir "]
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