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Titre :
L'Indépendance canadienne : journal de l'appel au peuple
Ce journal défend une position originale : la création d'une république canadienne dotée d'une administration décentralisée au profit des provinces.
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Barthe & cie,1894-1896
Contenu spécifique :
samedi 5 octobre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Indépendance canadienne : journal de l'appel au peuple, 1895-10-05, Collections de BAnQ.

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[" SA os 1ère Année-No.1.Edition Hebdomadaire - $1 Par Année \u2018 * Samedi, 5 Octobre 1895: À Ce journal est ot sera imprimé et publié en ln cité de Trois-Rivières, le samedi, par G.I.Barthe, Propriétaire et Rédacteur, aux numéros 42 et 44, Rue du Fleuve, étant sa place d'affaire et son domicile, à qui toutes communications concernant la rédaction devront être adressées.pe se MONTRÉAL LINDEPENANGE CAN JOURNAL DE L'APPEL AU PEUPLE, ma TROIS-RIVIÈRES Il y TARIF DES ANNONCES Premiére insertion (par ligne).$ 0.10 Autres insertions.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.0.05 Arrungement particulier pour les annonces à l\u2019année.Toutes communications par la malle pour affaires devront.être adressées à BARTHE & CIE.aura constamment au bureau une personne chargée de répondre pour les affaires, Nos.42 et 44, Rue du Fleuve.ER NE 066 =0 ou=0 TUE NOTRE PROGRAMME POLITIQUE 1.Le gouverneur-Général payé ct ses dépenses défrayées par la Métropole.9.Gouverneurs provinciaux élus tous les cinq ans avec un traitement n\u2019excédant pas 36,090.3.Vente de Spencer Wood, la résidence actuelle du Gouverneur de \u2018a Province de Québee et d\u2019autres propriétés appartenant au gouvernement, aux fins de payer nos dettes provinciales.4 Sénat Electif au second degré, tous les cinq ans, les propriétaires fonciers et les électeurs sachant lire et écrire ayant seuls droit de vote.5.Abolition du Conseil Législatif.uy.Liberté religieuse : écoles séparées : Pas d\u2019Ecoles sans Dieu ! 7.Abolition du droit de fédéral.3.Abolition du double mandat pour le Sénat et le Conseil Législatif.9.Vote obligatoire à peine ce déchéance.; 10.Suffrage universel : one man one vote ! veto «11.Abolition de 'Acte du Cens Efretoral.12.Dai sommaire punissant d'au moins ungn de prison l\u2019achetewr et le vendu, ke.corrupteur et le corrompu lors d\u2019une élection politique.~ 13.Scrutin de liste par circonscription éleci-rale, et représeutation bâsée sur la population pour chaque arrondissement.14.Réforuaes judiciaires.15.Indépendance des Juges et leur exclusion absolue de toutes participations aux différends des partis politiques, les questions constitutionnelles seules devant être soumises à lu Cour Suprême.1G.Les Juges choisis, autant que possible, parmi les membres du barreau qui se sont exclusivement livrés à l'exercice de leur profession durant dix années, et ce sur recommandation spéciale de ln majorité des membres des divers conseils du tiarreau de chaque Province au scrutin secret, de méme que la chose se pratique pour ic choix «des Evêques Cutholiques recommandés à Rome.17.Abolition de l'institution du Grand Juryi8.Libre échange avec le monde entier, restreint seulement pour les besoins d'un revenu stricteraent nécessaire au service public.19.Abolition des taxes provinciales.20.Réorganisation de la milice en vue de la création d\u2019une petite armée nationale effective, au lieu et place de la comédie militaire actuellement contrôlée par un ministre de la milice qui s\u2019y entend comme un aveugle-né en couleurs.21.Parleinents convoqués à épo- ues fixés.22.Réduction du nombre des ministres fédéraux et provinciaux.23.Abolition de la charge coûteuse et à In fois inutile de M.Ch= Tupper à Lév]res.24.Maintien de nos institutions religieuses, civiles et nationales, telles qu\u2019elles existent aujourd'hui, ct des privilèges accordés aux diverses nationalités peuplant le Dominion, à savoir : liberté, tolérance, respect et justice mutuels.| Et, last but not least, nous invo- uons et ne cesserons d\u2019invoquer l'Indépendance du Cunuda, c\u2019est- A-dire l\u2019établissement d'une RÉPUBLIQUE CANADIENNE.Opinion de La Presse.NOUVEAU JOURNAL CANADIEN.(Du Courrier des Etats-Unis.) Nous avons reçu le premier numéro de l\u2019Indépendance Cana- |- dienne, un nouveau journal hebdomadaire que 'ex-juge G.I.Barthe vient de fonder à Trois-Rivières.Comme l'indique son titre, l'Indépendance Canadienne est un journal libéral et qui se prononce, dès le début, en faveur de l\u2019indépen- lance absolue du Canada, et contre le fameux projet d\u2019annexion aux Etats-Unis.Ancien membre du parlement, M.Parthe est un vétéran de la presse canadienne.À l\u2019âge de 21 ans, il fonda la Guwette de Sorel, qu\u2019il dirigen pendant de nombreuses années, et plus tard, il créa l'Ere NVourelle.Ainsi ne doutons-nous pas que l\u2019Indépendance Canadienne n\u2019obtienne un prompt et grand succès Nous souhaitons cordialement la bienvenue à notre nouveau confrère.UN NOUVEAU JOURNAL.( De I\u2019 Abeille de la Nouvelle Orléans) Nous avons reçu avec plaisir le premier numéro de l'Indépendance Canadienne, journal publié à Trois-Rivières, Canada, par M.U.I.Barthe.La rédaction de ce numéro programme est énergique, sé- rieusu et documentée ; elle est, en résurné, fort intéressante, et nous y voyons pour le journal une pro- Messe «le succès.Bien que la thèse traitée élo- quemmenit par cette feuille,-\u2014l'in- .dépendance du Canada,\u2014s'écarte des sujets que nous étudions d'habitude, nous sommes heureux qu\u2019elle nous fournisse l\u2019occasion :le manifester des sentiments sur l\u2019avenir du Canada.Nous n'oublions pas les liens de parenté qui existent entre la po- pnlation de ce pays ot celle de la Louisiane.De leur communaute d\u2019origine doit naître, entre elles, un courant «le sympathie.Elles sont membres d'une même fauiille.La Louisiane se peupla d\u2019abord de pi- ounicrs canadiens, dont les descendants remplissent plusicurs de nos paroisses.L'éloignement et la différence d'institutions nous font une existence distincte.Nos rapports sont rares : NOUS NOUS sOmMIMes UN peu perdus de vue.Néanmoins, beaucoup de Louis anais s'intéressent intimement a la vie Canadienne, a ses projets et à ses espérances.On suit, d'ailleurs, qu\u2019un de nos écrivains consacre à ce su ct de temps à autre, des articles fort commentés sur les Lords du Srint-Laurent.Ce n\u2019est pas sans Une mélancolique curiosité que nous tournons nos regards vers les brumes de notre histoire.Nous y voyons, en méme temps, l\u2019héroisme et les malheurs.de nos ancétres.De leur immense tache gue reste-il 7 Bien peu de chose ls tracèrent la voie ct aplanirent les obstacles pour une autre nationalité.Les évènements, qui se rient de nos efforts, ont fait tomber sous lu domination de In race anglaise, les deux grandes colunies française : l\u2019une victic:e du sort des armes, et l\u2019autre vendue : toutes deux, cependant, gardent au fond du cœur l\u2019affection de leur ancienne inère patrie.Puissent-clles longtemps se tendre la main dans le culte des aïeux ! Nous applaudissons tous ceux qui travaillent pour ce qu\u2019ils croient être le bonheur et la prospérité du Canada.Nos meilleurs souhaits de bienvenue à notre nouveau confrère de Trois-Rivières.Que la destinée lui soit clémente, c\u2019est-à-dire, l\u2019abonnement facile et le lecteur fidèle.U NOUVEAU JOURNAL.(De l\u2019Electeur) Le numéro avant-coureur du Journal de M, G.I.Barthe, l\u2019Indépendunce Canadienne, vient de paraître à Trois-Rivières.C\u2019est une magnifique grande feuille dont les quatre pages sont couvertes presque exclusivement des incisives pattes de mouche de M.Barthe.Il y a même les pre- tuiers chapitres d\u2019un grand roman canadien auquel l\u2019'ex-magistrat a consacré les loisirs que lui a crées sa brutale destitution en mars dernier.Au lieu de perdre son temps À se lunenter sur lu méchanceté du genre humain en général et sur celle des procureurs-généraux en particulier, M.Barthe a pendant quatre inois consacré quatre heures par jour à ce travail dont le début promet des émotions.Les sexagénaires sont toujours intéressants, surtout quand ils ont été étroitement mélés, comnie notre confrére ainé, aux évènements d\u2019une ou deux générations précédentes.Le roman de M.Barthe ressuscitera des scenes dramatiques qui ont cu un grand retentissement dans le temps.Dans la partic que nous avons lue, jusquiici les premiers personnages sont finement posés, esquissés avec une fraicheur de touche tout à fait engageante.L'auteur laisse déjà voir son intention bien arrêtée de ne pas mû- cher la vérité aux chenapans politiques qu\u2019il a connus dans sa longue carrière.On peut s'attendre à plus d\u2019une révélation piquante.Aussi croyons-nous que cette primeur bien canadienne sera dévorée.Les nombreux articles qui couvrent la nouvelle feuille se distinguent par la même verdeur pri- esautiere.ll y a longtemps que nous n\u2019avions vu autant d'idées réunies sur un carré de papier.Le titre de la nouvelle feuille peut pa- raitre un peu hardi ; M.Barthe a le soin d'expliquer que Yindépendance qu\u2019il prêche devra A4 , .WiC \u20ac e ; l\u2019assentiment de la Couronu A.+, £ Le 1VIÈL gleterre.Dans ces condition ., discussion est peruiise, et sera sand doute tres intéressante.En somme, l'Indépendance Canadienne sort de l'ordinaire et de la Lanalité, et comme tout ce qui est original.devra avoir du sue- ces.C'est ce que nous souhaitons de tout cœur à notre confrère.Du (Canada Français) Nous ne sommes pas les seuls, paraît-il, à nous plaindre du petit autocrate Tom Chase-Casgrain.C'est pourquoi nous r4férons nos lecteurs à la lettre de M.G.L Barthe, ex-magistrat de district de Trois-Rivières, adressée à notre procureur-général qui l'a destitué par pur fanatisme politique.(Du méme journal) Nous accusons réception d'un nouveau journal libéral.L'Indépendance Canadienne que publie à Trois-Rivières, M.G.I.Barthe, ex-magistrat de district injustement démis par le potentat Tom Chase-Casgrain.Succès et longue vie au nouveau confrère qui entre RIENDUTOUTISME.(Du Réveil) C\u2019est ainsi que le Monde qualifiait l\u2019autre jour le programme de UIndépendance Canadienne, le nouveau journal lancé par M.Barthe, le vétéran de Trois-Rivières.Le Monde réditait le vieux mot d'Henri Rochefort.Art.1°\u2019 \u2014A dater de ce jour, il n'y a plus rien.Art 2° \u2014Personne n'est chargé de l\u2019exécution du présent decret.Mais vraiment notre confrère exagare.- Il n\u2019est pas si 1adical que cela le programme en question.Qu'on en juge, le voici reproduit : (Et notre confrère ajoute :) En somme : qu'est-ce qu'il abolit ?Le lien britannique.Il y a longtemps que cela se prépare.Spencer Wood.\u2014 Personne ne re- glettera ce palais.Le Conseil Législatif.\u2014En voila une perte ! | Le veto fédéral \u2014Qui le pleurera ?ce ne sont pas les catholiques du Manitoba, pourtant.Le double mandat.\u2014Ça devrait être fait depuis longtemps.L'acte du sens électoral \u2014Qui n'aurait jamais dû exister.Le grand jury.Bien d'autres s\u2019en passent.Les taxes provinciales.\u2014 Quel bonheur ! Le grand commissaire.\u2014Quelle chance ! Voyons, nous désirerions bien savoir dans cela, quelle est l\u2019institution utile supprimée ! Quant a nous, nous applaudirions de tout cœur aux suppressions conseillées.Quant au reste, il y a matière à discussion et nous avons l\u2019intention l\u2019examiner ces points en travail.Le projet de M.Barthe est cons- ciencicux et mérite mieux que d\u2019être condamné sur une simple boutade.\u201c L'INDÉPENDANCE CANADIENNE \u201d De (l\u2019Union des Cantons de l'Est,) Nous saluons avec plaisir l\u2019avè- némeut d'un journaklibéral a Trois- Rivièmes, et Félicitons bien sincèrement M Barthe, ce vétéran de la presse, d'entrer de nouveau en lice avec toute sa vigueur d\u2019autrefois.M.Barthe est non seulement un journaliste, mais il est aussi ui véteran de la politique et aussi une des victimes de ln tyrannie du gouvernement usurpateur, qui administre aujourd'hui les affaires de cette province.M.Barthe débute dans L'indeé- pendunce Cumadienne, avec un prospectus qui montre bien son esprit d'indépendance en même temps que son talent de journaliste et de politicien.Le premier numéro de L'indépendance Canadienne est rempli d'articles énergiques en même temps qu\u2019il est unc revendication des droits de son rédacteur pour les persécutions dont il a été la victime.Ou ne met pas sur le pavé un homme de son Âge, de sa position et de ses talents, sans autre raison que le désir de satisfaire des haines et des vengeances politiques, lorsque l\u2019on a du cœur ! Cependant nous n'avons pas été surpris ; nous ne pouvons rien attendre de bon du ministère actuel.Il ne peut gouverner ln province que pour le bénéfice d\u2019une moitié de ses habitants.Il est arrivé au pouvoir par des moyens illégitimes vigoureusement dans la lutte.et malhoanètes, mais il ne s'y maintiendra pas longtemps, nous l\u2019espérons.En attendant, nous félicitons sincèrement M.Brrthe de son esprit d'entreprise et nous lui souhaitons un succès complet.Le district des Trois-Rivières contient une population libérale suffisante pour s'assurer les services d\u2019un organe indépendant.LA LOUISIANE ET LE CANADA.( De l\u2019Espérance de Central Falls, R.I.) En accusant réception du journal l'Indépendance Canadienne, l\u2019Abeille, de la Nouvelle-Orléans, fait le mélancolique rapprochement suivant entre les deux colonies franco-américaines, devenues la proie de l'élément anglo-saxon : \u201c Bien que la thèse traitée élo- quement par cette feuille \u2014l\u2019indépendance du Canada, s'écarte des sujets que nous étudions d\u2019habitude, nous sommes heureux qu\u2019elle nous fournisse l'occasion de mani- tester nos sentiments sur l'avenir du Canada.Nous n\u2019oublions pas les liens de parenté qui existent entre la po- pulution de ce pays et celle de la Louisiane.De leur communauté d\u2019origine doit naître, entre elles, un courant de sympathie, Elles sont membres d\u2019une même famille.La Louisiane se peupla d\u2019abord de pionniers canadiens, dont les descendants remplissent plusieurs de nos paroisses.L'éloignement et ln différence d'institutions nous font une existence distinete.Nos rapports sont rares : nous nous sommes un peu perdus de vue.Néanmoins, beaucoup de nas Louisianais s\u2019intéressent intimement à la vie Canadienne, à ses projets et à ses espérances.On snit, d\u2019ailleurs, qu\u2019un de nos écrivains consacre\u2019à ce sujet, de temps à autre, des articles fort commentés sur les bords du St-Laurent.Ce n\u2019est pas sans une mélancolique curiosité que nous retours nous nos regards vers les brumes de notre histoire.Nous y voyons en même temps, l'héroïsme et les malheurs de nos ancôtgez De leur immense täche que \u2018reste-t-il ?Bien peu de chose ! Ils tracèrent la voie et aplanirent le: obstacles pour un autre nationalité.Les évènements, qui se rient de nos uflorts, ont fait tomber sous la domination de la race anglaise les deux colonies françaises : l\u2019une est victime, et l\u2019autre vendue : toutes deux cependant, gardant au fond du cœur l'aficetion de leur ancienne mère patrie.\u2026 .Puissent-elles longtemps se tendre la main dans le > culte des aïeux ! Du (New-York Recorder,) Nous traduisons du New-York Recorder, grand journal républicain de New-York, l'entretilet suivant : \u201cLe Canada pour les Canadiens.Le Recorder salue l'apparition du premier numéro de l'Indépendance Canadienne, feuille hebdomadaire tout à débrouillarde, Iblis À Trois- Riviéres, par l'ex jugd'y™ \u201czathe.Ce journal préchera I'infe sendance du Canada.\u201c Ancien membre du Parlement, M.Barthe est un vétéran du journalisme.À l'âge de 21 ans, il fondait lu Guzette de Sorel, qu\u2019il rédigea pendant plusieurs années, et plus tard il publiaiy\u2019 I'£re wou- velle.Il y a done tolte certitude que le journal sera un succès.\u201d Tribune Libre Nous publions des correspondances, dont les opinions, en partie, different de la nôtre.Du choc des idées naît la lumière ! Nous continuerons d'en agir ainsi, sauf ln replique.C\u2019est ainsi que nous comprenons la liberté et l\u2019indépendance de la presse.Du reste nous entendons recruter des adeptes parmi les conservateurs dont la grande majorité, nous sommes heureux de l\u2019admettre est composée d'honnêtes gens.New-York, 27 novembre 1894.La nouvelle publiée par le Courrier des Etats-Unis, de l'apparition d\u2019un journal ayant pour titre l\u2019Indépendance Canadienne, a fait sensation dans la colonie cana- dienne-française de New-York.Bravo, M.Barthe! Le titre seul de votre nouveau journal ne peut que vous attirer les chaleureuses sympathies de tous les patriotes canayens.Les.étrangers eux- mêmes sont trop perspicaces pour n'avoir pas compris depuis longtemps que le Canada était destiné fatalement à former une nation indépendante ou à être absorbé par les Etats-Unis.Mais pour tous les Canadiens tenant à conserver leur religion, leur langueŸet leurs institutions, il ne saurait être question de l'annexion, qui équivandrait au suicide de toute une race vigoureuse, et fière de son origine L'utopie, aujourd\u2019hui, ce n'est plus l'indépendance du Canada, c\u2019est la croyance que sa fidélité puisse s'éterniser.Quels que soient les moyens par lesquels le Canada finira par s'affranchir, vous aurez eu l'honneur, M.Barthe, d\u2019avoir levé le premier l\u2019étendard de l'Indépendance, et, à ce titre, le journal que vous venez de fonder, mérite l'appui de tous les Canadiens éclairés.Cet appui ne lui fera pas défaut de la part de ceux.qui sont établis aux lftats- Unis./ Vive l'Indépendance ! Vive la République Canadienne.HENRI D'Inos\u20140 \u2014 Fort Ellice, P.O.Mass, 16 novembre 1894.*\u201c INDÉPENDANCE CANADIENNE, \u201d M.le Rédacteur, * Notre indépendance ne snnrait être réalisée sans l'amitié et sans l'alliance britannique.\u201d Voilà ce que je lis dans l\u2019article-programme de votre vaillant journal : je regrette de ne pouvoir partager cette idée et puisque vous encouragez les jeunes à discuter avec vous et dans les colonnes de votre journal, j\u2019essaierai de démontrer.en m'\u2019appuyant exclusivement sur des faits historiques, que \u2018jamais, an grand jamais, l'Indépendance Canadienne ne pourra se faire avec le concours des Anglais.\u201c Vox populi.vox Dei.\u201d oui, si l'on avait aflaire & une nation gê- néreuse, pour qui l\u2019honnêteté et la générosité en politique ne sont pas de vains mots, oui, si l\u2019on avait affaire à un peuple qui ne dominent pas l'intérêt commercial et le plus sordide : égoïsme, oui, si l\u2019histoire prouvait, ne flt-ce qu\u2019une seule fois \u2018dans la suite des siecles, que l'Angleterre ait donné, de plein gré, sans y être forcée, une réforme juste à un pays qui dépendait d'elle.Et d\u2019abord, entenduns-nous.L\u2019Indépendance Canadienne?Oui.mi ° .ec fois oui.Mais laquelle ?Sera ç cette similo-indépendancé, -qu\u2019avec, au lieu d\u2019un gouverneur-général nommé par la reine, un president de république anglais, changement qui ne chaugerait rien, car avec la méme oppression des droits catholiques cet français, nous aurions la même brutale domination du nombre, la même tyrannie anglaise, écrasant sous sa patte de fer, implacable et sinistre, la même minorité canadienne-française, ces pelés, ces galeux, que la constitution des colonies protégeait encore un peu \u2014Malgré elle, lui accordant encore une ombre de justice ?Sera-ce cette annexion à la république des Etats-Unis, où, sous couvert d'indépendance.:.esca- môtée, on ferait du Canada un état quelconque dans le pays de Jonathan, 1a je ne sais quellième partie de la patrie étoilée et pourrie des Yankees ?Ou sera-ce la seule Indépendance possible, la grande Indépendance Canadienne - française, l\u2019Indépendance qui englobera toute la race française sous un seul et fier drapeau canadier - français, laissant aux provinces françaises le soin de se débrouiller comme elles l'entendront ?Car il est sur les rives du St-Laurent et de l\u2019Ottawa, ainsi que sur les bords de l'Atlantique assez de pays français pour donner it cette fière et vaillante race cana- dienne-française une patrie et un drapeau français, sans aller demander humblement à John Bull la permission de l\u2019y fonder et la faveur d\u2019en faire partie :.Mais quelle qu\u2019elle soit, je veux prouver que cette Indépendance tant désirable, on ne l\u2019acquerra que malgré l'Anglais, au prix fort probablement de luttes parlementaires et autres, et fin finale peut-être, en le j tant à la mer, comme firent jadis les Chinois avec l\u2019opiurm, dont voulaient les gaver les Anglais de l\u2019Hindoustan.Et sans parler de la guerre contre les colonies de la Nouvelle- Angleterre, où la fière Albion ne céda qu'après avoir mangé une raclée qu\u2019elle a peine à avaler encore aujourd'hui, voyons au Canada même en quelles occasions les An- | glais concédèrent aux Canadiens des droits forts.légitimes et Toneg- | façon ils daignèrent les octroyer.| Québee venait de tomber et le drapeau blanc venait de regagner la France, après avoir si longtemps flotté sur les quelques arpents de neige du Canada ; persécutions, vexations, tracasseries le tous genres s'ubattirent sur ces pauvres Canadiens-français, coupables seulement d'avoir vaillamment défendu leur patrie.Cela dura ainsi plusieurs années, jusqu'au moment où un vent de révolte se mit à souffler sur les colonies: un orage \u201cgrossissait à l'horizon et menaçait de tourner en tempête au Canada.L'Angleterre eût peur, et seule la peur lui fit accorder l'acte de Québee (1774).20 Les lovalistes menaieut le pays : non contents d\u2019avoir la ma- Jorité dans Ontario, leur infime minorité de Québec voulait encore dicter la loi dans cette province.Cinquante ans de domination tracassière, suscitée par une minorité hauzaine et encombrante ne firent pas miêine voir à l'Angleterre qu\u2019il y avait quelque chose à changer au Canada et la révolte de 1837 ne servit qu'à une chose : suspension de tous es droits acquis et mise à feu et a sang de la province de Québec.3o Après l\u2019étouffement de la ré- FEUILLETON DRAMES DE LA VIE REELLE GRAND ROMAN CANADIEN PAR G.|.BARTHE (Pour être imprimé en volume.) - - - - C\u2019est en 183.2 que commence notre récit.À cette époque lointaine, la locomotive à vapeur était encore du domaine de l\u2019utopie.Lequel de nous, arrivés à l\u2019au4 ; porter d\u2019accusation téméraire, même sur l'auteur de cette histoire, du reste navrante, sur la tête de qui,disons-le en toute sincérité, les neiges de soixante hivers ont blanchi les rares cheveux qui ont résisté aux temps durs) ; lequel d\u2019entre nous, notons-le mélancoliquement, n\u2019évoque pas, en dépit du progres matériel, avec émotion, le souvenir de la vue pittoresque d'une vieille diligence ?Lequel d\u2019entre nous, à ces douces reminiscences de l\u2019hen- reuse enfance, ne se rappelle d\u2019avoir contemplé, sur la longue route blanche d\u2019une neige brillante comme les diamants, sous les reflets d\u2019une lune éclatante, l« lamière électrique de ces temps primitifs, lequel, parmi nous, répétons-le lentement, ne se rappelle avec bonheur l'antique diligence attelée de deux chevaux vigoureux (en andem s\u2019il vous plaîtj'que le postillon uiguillonnait de son long fouet à trav pelle aussi les tintements désordonnés collier de grelots ?La susdite diligenge portait la\u2018:nalle de Sa Majesté destinée à ses fédèles sujets, av Bt moins) \u2018de ces /fdèles (?) sujets, ca notorisi I A ar (Voir annonce.) ne de la vie, (sans 2 lès cahots et ne se rap- lals réjouissants du gros en sus:déax (plds on que c'était avant 1887, pour être remplacés à chacun des endroits où un bureau de poste était établi de par la volonté suprême de la fam:- ly compact, alors la maîtresse absolue des des'inées présentes sinon futures (ce qui est encore un problème à résoudre pour les politiciens), de la race non encore, en cet heureux temps, stigmatisée de l\u2019appellation de race inférieure.plus tard, par un réprésentant de Sa Majesté, payé par le peuple $50,000, par an, plus le logis, pour nous cingler ainsi en plein visage.Notons, en passant, que ce gouverneur modèle portait le nom de Head (Sir Edmund), mais que cette tête manquait sûrement de cervelle, car il n\u2019y avait pas alors, ni, aujourd'hui, de 72ce inférieure dans le Canada (Dominion ou Puissance du Canada), foi de romancier.II Quoiqu'il en soit de cette petite digression et de nos patriotiques récriminations, c'est un fait que vers la fin du mois de mars 183, sur les sept heures du soir, la diligence, avaut même de se rendre au bureau de Poste de l\u2019antique bourg, au- jourd'hui cité des Trois Rivières, faisait relâche à l'hôtel.Bernard, rue du Fleuve, à l'endroit précis où est aujourd'hui situé l\u2019hôtel abandonné portant le nom ariséo de St-Jaimnes, ce qui n'exclut pas, en ces temps modernes, l\u2019état de faillite chronique, et, notons, encore, en bon historien, que c'était précisément à l'endroit où l'auteur de ce récit véridique et notre journal ont, aujourd'hui, leurs bureaux._ Parmi les quatre voyageurs qui descendirent de la dal .gence se trouvaient deux dames qu'il eût été difficile de ne pas remarquer, à cause de l'air distingué de l'une d'elles, des riches foûrrures dans lesquelles elle était emmitoufflée et, en raison aUési-des' prévétänces dont \u2018faisait préuve, auprès de l\u2019une, JF Cela cut lieu Les III a 0 tet TRESS ies Er l'autre personne qui, apparemment, devait être non sa servante, mais une dame de compagnie postillon remisa avec grande peine, aidé de l'homme de cour de l'iIdiel Bernard et de deux ou trois hommes parmi les crrieux qui ne manquaient jamuis à l'arrivée de la delzgence, témoignaient que les vgyageuses étaient des grosses dames, ainsi que le remarqua un gavroche canadien, dout la présence en ces occurrences, plus ou moins désirable, est de tous les temps et de tous Jes lieux.Les deux hommes qui étaient dans la diligence y restèrent.Il n\u2019en sera plus a:ent'on dans ce récit, ne l\u2019ayant fait que pour constater la coutume d'alors : ils paraissaient être tout-à-fait, du reste, étrangers aux deux voyageuses : ils l\u2019étaient de fait, n\u2019ayant pas échangé une parole le long de la route, la diligence faisant relâche toutes les cing lieues pour changer les chevaux et le dernier passager ayant pris place à la dernière station.Mais il n\u2019en saurait être ainsi de l\u2019une des deux dames qui doit remplir une place si grande dans le récit des véridiques autant que lamentables drames que nous allons raconter.énormes valises que Jo La diligence qui a amené notre héroïne venait de Québec, où les deux dames avaient pris passage.cependant, des Québecquoises ; elles habitaient une des plus pittoresques paroisses du bas du fleuve, où nous conduirons, plus tard, le lecteur qui s\u2019intéressera à ce récit.Entrées à l'hôtel, ces dames furent conduites à un salqn proprement entretenu quoique sans luxe, contigu à deux chambres a coucher voisines, qu'elles acceptèrent.Sophie Bernard était la sœur de l\u2019hôtelier et ie Jactotum de la maison ; le frére, guoique propriétaire, bornait ses efforts, .pour le succès de l\u2019établissement, à sa présence au saret Bu: Elles n'étaient pas, { temps demandés et voyons de quelle \u201cwy ; = Lc melee L'INDÉPENDANCE CANADIENNE © ot eta - B'éndépendance \u20acanadienne.\u2018 - Imprimé et publié.à Aux Nos.42 et 44-Rue'du Fleuve.Boîte de Poste BOL.Telephonëli86 \u201cTROIS-RIVIERES, QUE, ÉCANADA ABONNEMENT Unan.$1.00 | 6 mois.-$0.50 ANNONCES La ligne première insertion.10 cents Insertion subséquente .3 cents 4 mesure de mes faibles moyens;/dañs le journal où j'écris.Mais vous êtes un confrère publiciste, votre franc-parler, où la 1 bonne foi respire, me va, votre détermination de faire la lutte \u201c pour la nationalité d'abord, pour la politique ensuite\u201d est faite pour me plaire aussi beaucoup ; mais sur tout vous êtes devenu victime, de la part d\u2019un gouvernement qui garde, dans l\u2019ensemble, mes sympathies, d\u2019un acte d\u2019arbitraire cruel, qui peut s'expliquer peut-être, Prix spéciaux pour annonces à longs termes.bellion, les Anglais se montrérent.magnanimes ct votérent union des provinces qui, à l\u2019opinion de certains lords étuit \u201cun acte des plus injustes et des plus tyranniques, et une mesure fondée sur I'injustice.\u201d Et quand cette fameuse union fut entrée en action, ne vit-on pas un Metcalfe écarter du ministère un Canadien qu\u2019un de ses prédécesseurs y avait appelé pour museler le Canada-Français ?Et quand enfin l\u2019union, sous lord Elcin, parut \u2018ne plus être la brutale domination du nombre, ne vît-on pas les Anglais en réclamer le rappel aux cris de : \u201c Plus de domination française ?\u201d Et les clear-grits allèrent même jusqu\u2019à se plaindre de gémir sous une domination étrangère.4o Le résultat de tout cela fut.non le maintien de la justice, mais la constitution de la Confédération.a seule fin de désarmer les Clear-Grits qui \u201c portaient déjà les yeux sur Washington!\u201d Le Dominion fut done proclamé et il n\u2019a pas dépendu de sir John Macdonald d\u2019en faire un Dominion exclusivement anglais : le vieux renard réussit si bien quaujourd\u2019hui les Canadiens-Français ne sont rien dans le Canada, en plus, qu\u2019ils y sont aussi persécutés qu'avant, témoin leur position au Manitoba et dans le Nord-Ouest, d\u2019où il paraît difficile de sortir autrement que par une rebellion.Voilà, je pense, plusieurs faits rigoureusement historiques qui montrent surabondamment qu\u2019attendre justice des Anglais, de plein gré, sans contrainte, est une chose aussi impossible que prendre la lune avec ses dents.Et si l\u2019on sort du Canada, si l'on considère l'histoire de l\u2019Irlande, de l'Inde, on y voit la même chose : l\u2019Angiais refusant justice toujours et ne se résignant à la faire que par peur, à la veille d\u2019une révolte ! Donc, faire l'Indépendance Cana- | dienne avec le concours des Anglais, me semble une chose radicalement impossible et le meitleur et le plus sir moyen de avoir, c'est de la prendre.Je me réserve de discuter dans \u201cx - \u20ac ov savoir si le Canada francais scra monarchie ou république.HENRY TIELEMANS.\u20140- Montréal, le 11 Nov.1894.M: G.I Barthe, Avocat et Publi- ; élections.mais que, pour mu part, \u2018jai \u201cpene à comprendre.Or, à tous ces titres, je ne puis résister au désir de vous témoigner l\u2018intérêt que m\u2019inspire votre eas.Je suis pauvre, comme le sont généralement, chez nous, les journalistes consciencieux ; je vois déjà \u201cl'Indépendance Canadienne \u201d en échange de mon journal, je veux néanmoins souscrire un abonnement et le payer ci-contre.Je vous offre,en même temps, mes vœux, pour que vous jugiez À propos de rectifier votre programme premier et serviez ainsi justement la bonne cause nationale et catholique\u2014terrain où rous nous rencontreruns en vrais amis ! Avec mes souhaits confraternels, je mets sous pli $1 pour une année d'abonnement.X.X.X.Adhésions sympathiques Voici quelques unes \u201cdes nombreuses lettres qui nous ont été envoyées.Nous en gardons pour notre prochain numéro.Nous omettons a dessein les signatures des membres du clergé.G.L BARTHE Ecr.Mon cher Monsieur, Vous trouverez ci-inclus ma souscription à L'INDEPENDANCE.Il est bon d\u2019étndier une question si importante.Veuiilez bien me croire Votre tout dévoué serviteur, X., Ptre Mr.G.1.BARTHE, Trois-Rivières.Monsieur, Ci-inclus veuillez trouver une piastre pour mon abonnement à votre journal \u201c L\u2019INDEPENDANCE CANADIENNE.\u201d Je me nomme en même temps, et sans votre per- |de temps à autre des nouvelles de | eiste : Dir.da L'INDEPENDANCE ! CANADIENNE, à Trois-Rivières.Cher Monsieur et Confrère, Vous m'êtes complètement in- | connu, shuf de nom : vous vous po- | sez nettement pour un \u201c vieux libéral \u201d et je suis de traditions, et de |G: I.BARTHE, Ecrconvictions, un jeune onservateur, mais un vrai; votre programice de \u201cI'Indépendznce Cunadienne\u201d e e C: ; premier numéro de votre journal ne me va qu\u2019à demie : je compren- | L'INDÉPENDANCE CANADIENNE, vo- mission agent pour votre journal dans ma localité : je vous enverrai Somerset et des environs afin d'intéresser les nombreux abonnés | Continue ainsi et tu rendras de que j'espère vous ¢énvover-d'ici a quelques jours.\u2014Poür mon paiement j'exiTe, que \u201cL\u2019INDEPENDANCE CINATIENNE \u201d suit et demeure toujours libérale et que son rédacteur combatte comme autrefois l\u2019ennemi toujours le même et toujours aussi fort, mais que le parti libéral ne manguera pas cependant de faire entrer dans le néant aux prochaines Veuillez me croire cher monsieur, Votre tout dévoués, SERAPHIN BERTRAND, Somerset P.Q.St.-Ours, Avec les meilleurs souhaits d\u2019un vieil ami qui, le ler de ce mois, réunissait sa famille à l\u2019occasion de \u2018sa soixante-douzième année.; Votre etc, ete.THEOTIME MARCHESSEAULT.\u2014 A M.G.I.BARTHE, Ecr., Avocat.Mon Cher Monsieur, Vous trouverez ci-inclus, une piastre pour abonnement à votre trouverez dans la présente le prix de mon abonnement $1.00 Tibi totus im Xt Ptre curé, \u201c Entr\u2019autres lettres de nos frères des Etats-Unis nous détachons la suivante : Worcester Mass 14 Nov.1894 Monsieur G.I.BARTHF -de Trois- Rivières : je vous envois un dollar pour me faire parvenir votre jour- Une tellà mesure soulagerait l'Angleterre de la nécessité de s'engager dans une foule de chicanes au delà de l'Atlantique, dans lesquelles elle n\u2019a rien à voir.De plus, elle donnerait aux Canadiens l'énergie et l\u2019esprit d'entreprise que de simples colons ne peuvent avoir.Le l'ruth ajoute que, si le Canada devient libre, l\u2019Australie suivra de près son exemple.Il peut se faire, cependant, que l\u2019Australie soit In première à briser fes liens nouveau journal.Avec les meil- nal depuis le premier numéro et je qui l\u2019attachent à l'Angleterre, car ARSE-MNE DURE plaisanterie de par Je suis convaineu que mous y arriverons sous peu.Tous les principaux hommes d\u2019Etat anglais, des deux partis, ont déclaré que le jour où nous serions mûrs pour l\u2019indépendance, aucune force ne pourrait nous empêcher de la posséder et que mieux vaudrait nous l\u2019accorder de bonne grâce.En effet, l\u2019Anglete:e n\u2019a pas de soldats au Canada ot ne compte ue sur notre loyauté pour maintenir le lieu existant.Les soldats canadiens instruits dans nos écoles comme il le fait la loyauté et le toryisme par de plantureux contrats d\u2019imprimerie.Troubler le statu quo, disquiet lic mind est chose inquiétante pour les recettes de la AMontreal Gazette.Nous continuerons cette revue des opinions de nos principaux hommes politiques relatives à l'indépendance du Canada ct nous discuterons les récentes brochures de MM.Mercier et Royal en faveur de l'INDEPENDANCE DU C'ANAbA Ce sure nous .nuhlions dans 10 rye; Dur Prenom an ! clues refflioitabione st bee valle T Vous-soumireé* pdaucoup TE succes remercier Pres \u20ac numéro que dans votre nouvelle entreprise sur vous In avez Adresse.l\u2019indépendance du Canada.Vous Votre tout dévuué, trouverez un grand nombre de XXX, Ptre., Curé, | canadiens des Etats-Unis qui sym- patisent avec vous sur la cause de l'indépendance du Canada ; vous GrorGES BARTHE, Eer., trouverez des patriotes sincères de \u2018Trois-Rivières.ce coté-ci de la ligne quarente-cing, Mon cher Monsieur, en plus grand nombre qu'au Ca- Votre journal, avee son franc- nada.Chez vousily a un si grand parler et sa diction bien française, | *°Mbre de gens qui se disent pa- est fort agréable; aussi, je m'y triotes et qui ne le sont pas de .\\ , > abonne avec empressement, et je | ur où d'honneur.Il est temps vous envoie, Ci-inclus, Lu modeste pour les patriotes sincères du Capiastre requise.nada et pour nous de se tenir de- J'ai l'honneur \" bout.étre, Votre ete, JosEPH BELISLE Worcester Mass No 504 Myrtle St.(A Suivre) Nos Autorites à l'Appui De I'Independance du Canada Opinion de l\u2019Hon.M, Mowat Premier-Ministre d\u2019Ontario * Kk Ptre.Mr.G.I.BARTHE, Trois-Riviéres.Cher Monsieur, C'est avec plaisir que je vous inclus $1.00 pour ma souscription d'abonnement au Journal L'INDE- PENDANCE CANADIENNE.Je ne vous oublie pas dans mes prières ! ! Mes hommages respectueux à Madame, Mademoiselle Blanche, et autres et a vous, cher monsieur Barthe, l'assurance de ma sympathie ct de ma considération.Votre tout dévoué, RE Ptre.LES ASPIRATIONS DE L'INDEPEN- DANCE Les uspirations des Canadiens sont vers l'indépendance, s'il advient que notre pays cesse de faire partie de l'empire britanique.Notre territoire est nussi étendu que celui des Etats-Unis et peut-être plus étendu.Il possède d'immenses ressources pour l\u2019igriculture et le commerce ; les deux tiers des terres à blé de l\u2019Amérique sont dans le Canada : et les statisticiens des Etats-Unis caleulent que le temps n'est pas loin où leur pays cessera d'exporter le blé et sera obligé d\u2019en importer pour la consommation de ses habitants.Nous avons probablement les forêts les plus belles ct les pécheries les plus riches du monde.Nous avons le cuivre, le fer, l\u2019argent, l\u2019or et le nickel.Notre climat est particulièrement propre yy ss à une population active et robuste.plu considérablement.Je l'ai trou- Le Canada renferme ainsi ample- vé tout-à-fait intérrssant, bien fait, ment de matériaux pour faire une digne de Bevrer où ombre des ; grande nation ; ct il a largement \u2018 Eu e place sur le continent de l\u2019Agrands services à nos compatriotes, : mériquedu Nord pour deux grandes 5 22 - .> nations.Ce serait, a plusieurs points au moins § ceux qui ne sont PA5 de vue importants, l'avantage de complètegofnt av euglos.carpe x leurs populations qu\u2019il y eût ainsi Je crois ton feuilleton destiné à deux pays au lieu d'nn seul.C\u2019est avoir un grand retentissement, sur- pourquoi notre désir est que, au tout à Québec ut en descendant.] \u2018cas ott le Dominion du Canad: Les principaux faits qui font la : Cesserait de faire partie de l\u2019empir Un confrère avceat, ancien compagnon de collège, nous écrit, entre autres choses, ce qui suit : C\u2019est que nous sommes restés amis de cœur, tant les liaisons au collège sont fraternelles !.PA Si je n'eusse pas été gravement malade, je t'aurais dit mon impression sur ton journal avant aujourd'hui.Mieux vaut tard que jamais.Ton journal m'a 2 jo > 1 e re- | .* * bls de ri récit sont dun pré \u2018 hritanique, il devienne un pay sents a Ja mémoire 5 | indépendant, gouverné par sp nombre : beaucoup plus encore les ; peuple, mais toujours en raprorts connaissent pour les avoir entendu, amicaux avec les pays de dos an- raconter.{ cétres ct avec nos frères des Etats- _.Une petite remarque en passant: Unis, Les Canadiens aiment à son- il me semble que tu confonds la ger que ce Canada qui nous appar- voiture de la malle avec la dili- tient deviendra un grand pays au gence ; c'était deux choses distine- ord des grands lacs, comme les tes et les extras étaient fournis par Etats-Unis sont devenues un grand les compagnies de diligences et non | pays nu sud des grands lacs.par celui qui conduisait les malles.© Bien Cher ami, Je recois en méme temps que le Ailleurs, quandtu parles de ma- I demoiselle Sophie Bernard, pour-' quoi nc l\u2019as-*u pas appelée mæ tante Lo./ = li Sophie, comme tous les jeunes, tous Les aspirations des Canadiens a ler de lu fidélité de UAaustralie a l'égard de la Grande Bretagne.Nous adoptons \u201cla destinée manifeste de former une puissance dans le genre des Etats-Unis,\u201d mais nous ajoutons que notre indépendance ne saurait étre réalisée sans l\u2019amitié et sans lalliance britanniques.Et comme les Anglais admettent le vox populi vox Dei, nous sommes sûrs d\u2019obtenir l'indépendance si nous la demandons eurnestly.OPINION DE M.GLADSTONE LE CHEF LIBERAL ANGLAIS, AU SUJET DE L\u2019INDEPENDANCE DES COLONIES \u201cMr.Gladstone has put his opinion on record in these words: \u2014 \u201cIf the day should ever come when in their own view their welfare would be best promoted by their administrative emancipation, then and then only the Liberal mind of England would at once say: Let them Hourish to the uttermost, and, if their highest welfare requires their severance, we prefer their amicable independence to their constrained subordination.\u201d \u201cThe substance of the rdationship lies,\u201d he added, not in despatches from Downing Street, but in the mutual affection and the moral and social sympathies whieh ean only flourish between adult communities when they are on both sides free.\u201d \u201cTo suppose,\u201d he said, \u201c that these territories, severed greatly from onc another, and uniformly from us, by thousands upon thousands of miles of dissociating ocean, can ever be to the mother country like continuous territories, is a superstition equally gross and mischievous, and, by setting up imaginary sources of strength, tends only to enhance that neglect of domestic intercet which has already become so serious and evil.\u201d drais et désirerais l'indépendance | tre carte postale.du Canada français, une républi- i J'inclus un dollar, prix de mon que canadienne-française, \u201c quand | abonmenent.le temps et les circonstances le per- | Je souscris avec plaisir au promettront,\u201d mais l'indépendance de | gramme politique de votre journal | tout le Canada confédéré, une ré-; Courage, viel ami et compagnon | publique simplement canadienne, | de nos luttes passées! avec tous ces Anglais anglicisant,: Vous réussirez, non à ramener qui sont l\u2019énorme majorité, et ne \u2018dans la bonne voie ces canadiens- veulent que notre annihilation po- | français lories qui aujourd\u2019hui sou- litique, cu\u2019ils consommeront sans | vernent à Québee et Ottawu, car peine lorsque nous nous serons li- | d'eux, il n\u2019y à rien à attendre de vrés ainsi à eux À discrétion, je ne | bien.Mais bientôt, le vote des saurais m\u2019en accommoder, et, à |électeurs indépendants conserva- programme, je prévois que j'aurai | règne de nos tyrans, particulière- les écoliers l\u2019appelaient du temps\u2019 sont vers l'indépendance, dit Mque nous étions à Nicolet?C\u2019eût Mowat qui a été l'élève dé Sir John été une belle couleur locale.| McDonald ct qui possède, en plus Courage ! mon brave ! Courage ! du génie politique que ce dernier, Il v aura des pleurs et des grince- ; l'honnêteté m'itégéf;1#lents parmi tes perséeu- M.Lobouchère, le rédacteur du teuts Truth, journal anglais d\u2019une im- i mense valeur, disuit, il n\u2019y à pus longtemps, dans un article sur la \u2014\u2014 destinée future du Canada : que lu .destinée manifeste du Dominion Mr.G.I.BARTHE, prop-éditeur, est de former foot Puissance dans Rue du Fleuve Trois-Rivières | je genre des Etats-Unis ou de faire Mon cher Monsieur, | partie de cette République, sa voi- Jai req par ln dernière malle sine.La transformation est inévi- votre numéro programme de L\u2019IN- | table, et le plus tôt elle se fera le DEPENDANCE CANADIENNE.Bien a toi, ; XXX Cela veut dire en bon francais que ballotté entre les convoitises américnines ct les intluences trop \u2018prolongées de In mère-patrie, le Canada doit enfin comprendre qu'il\u2019 lui faut sortir le plus tot possible d'une situation a la fois ridicule et désavantageuse ; il doit se raidir, tse concentrer, ramasser toutes ses forces vives pour sortir de cette fausse situation par la grande porte | dépendance.\u201d [ | { i III | La Liberté de Paris voit dans | erentuality, Mr.Mowat hintsthat' fumille.I> \u20ac A .le service militaire, sont comme nous tous, loyaux à l'Angleterre, mais avant tout loyaux au Canada.Et l\u2019on ne peut être uceusé de trahir son père en abandonnant son foyer pour fonder une nouvelle Et, depuis, MM.Mercier et Royal ont publié deux brochures retentissantes en faveur de l\u2019indépendance.IV Voici l'opinion de l\u2019hon.M.Laurier, le chef sans peur et sans reproche, du parti libéral canadien.CANADIAN INDEPENDENCE.Fredericton.Mr.Martin Butler, editor of Butler's Journal, who has been zealously advocating the principles of Canadian independence, addressed to the Hon.Wilfrid Laurier à request for his opinion respecting the subject, und received the following reply from the Liberal leader :\u2014 Artabaskaville, Oct.18, 1891.Martin Butler, Esq., Fredericton, N.B.My Dear Sir, \u2014I have your favor of yesterday.The subject of national independence is a very large one, and I can see no indication that the country is at all prepared for it.It is one, however, which it is always well to discuss and not to lose sight of.Yours very truly, WILFRID LAURIER.Depuis octobre 1891, il s\u2019est passé de telles choses que notre Bayard Canadien pensera peut-être que le sujet, \u201cis well to discuss no, OrINION DE L'HON: M.CHAPI EAU LE BRILLANT CHEF OU EX-CHEF CONSERVATEUR DE La PROVINCE DE QUEBEC, CONFRONTEE AVEC CELLE DE L HON.M.LAURIER D'APRÈS L\u2019ORGANE ARCHI-TORY ET ANTI- FRANCAIS.The Montreal Gazette.Ce grand journal faisant allusion aux discours prononcés à Boston {.par M.Chapleau, disait : \u201c One question touched upon by | Mr.Chapleau appears to Le once vince de more coming to the surface in political discussions, namely that Mr.Laurier procluimed at Boston his desire to early witness such an rreTIT TILT ier numéro démontre clairement, dans tous les cas, que nous pn.sommes pas un utopiste.Signe de force Ce qui vient de se passer à Uttawa cofporte un grand enseignement, qui devrait rester gravé à égale profondeur dans l'esprit des Canadiens-Français et de leurs ennemis.C\u2019est qu\u2019il est impossible de gouverner le Canada sans nous ; que nous comptons décidément dans ln Confédération ; que les Canadiens- Français, tout désunis, tout éparpillés qu\u2019ils sont, pèsent beaucoup plus dans la balance qu'on ne 1- croyait.Le gouvernement Bowell a r- noncé à faire des élections, juste en même temps qu\u2019il passait un ordru- en-conseil reconnaissant que la 1m- norité franco-catholique du Manitoba a été odieusement VUtraUée, puisqu\u2019il s\u2019est engagé à faire une nouvelle session ct à passer une signifie ?Rien autre chose via la peur bleue d'aller devpart le peuple avecla Province Je Québee cn travers.2° Ce n'ést pas pour nos heaux Jeux que le cabinet Bowell a baisse pavillon.Ne soyons pas assez naifs pour nous fuire cette iilusion.Ce triomphe n\u2019est pas davantag- dû à l\u2019héroïsme de nos représentants dans le cabinet, trop connus.hélas ! pour leurs systématiques compromissions, poussées à nn t-l point qu\u2019il était devenu proverhial de dire que.pour un qui résisu- lait, on en trouverait dix prèts à \u2018prendre leur place et leurs port feuilles.\u201c De part et d'autre, c'est rinme \u2018pure affaire de tactique.rien lv ! par M.Laurier et à Providence R.plus.Sans influence, sans défense.pour ainsi dire sans effort, par |: seul fait de son existence, la Pro- Québee, c\u2019est-à-dire ln race franco-canadienne, vient de ?of eventual Canadian independence.: Stner une belle partie.Pourquoi ?Lani a Uniquement parceque les élections ne sont pas loin.Ce que n'ont pu obtenir depuis quatre ans lv- l'agitation actuelle qui a lieu au he time muy not be fur distant) pétitions des catholiques, les man- : Canada, In fin des projets de fédération impériale.\u201c Si les colonies anglaises, dit : ; cette feuille, se séparent commer- \u2018vehen Canada will stand alone, | and Mr.Chapleau asserts that the question of indepeudence is only of time, Without, at this time, ;dements des évêques, les protesta- \u201ctions de la presse, la seule appari- 1 gs a > .cs \u2018tion des électeurs à l'horizon suffit : .* * I .3 oq ; - A - .:eialement de la mêre-patrie, elles \u2018 entering into the amcrits or deme- | pour l'accomplir en un clin d'ail ne tarderont pas a le faire poli- .tiquement.Que nous voilà loin du - : programme de la fédération de toutes les fractions de l\u2019empire, où le Canada, dont les rivages sont ! baignés par les deux océans, devait ; jouer le principal role!\u201d Interrogé lors de son voyage en Europe par un journaliste anglais, M.Mercier a dit au sujet de l'indépendance du Canada : rits of the proposition, with which we have no sympathy, we cannot | Ces points de droit si obsenr- loi réparatrice.\u2018Qu'est-ce que ct ; > .yr ° .but regret that it is intruded upon [JUSGUICL qui ont été si contradie- the stage of political disquisition, toirement plaidés et jugés devant | when none of its advocates are tous les tribunaux de la Colonic +t >, i} » j v = ! >\u201d ° re .- .prepared to seriously espouse the de l\u2019Empire : l'injustice causée à ln cause, and when its introduction | {can have no other effect, if effect | .mr Hit has, than to disquiet the public; tervention du pouvoir fédéral, de- minorité du Manitoba, le droit d'in- \u2018 ; mind.Mr.Chapleau quotes an, Viennent soudain ltrs comme article written by Mr.Carnegie, | deux fois deux font quatre.\u201c Mes déclarations ne seraient ! the iron king, in which Sir John ; pas complètes sur ce point si je, MeDonald is represented ns squint- \u2018n\u2019ajoutais que, tout en n'étant pas , favorables à l'annexion, nous som- \u201cmes favorables à l\u2019indépendance, en droit conune en fait, du Canada, et que nous fruvuillons mais sûrement pour atteindre ce lentement | | i | | \u2018 ing at the independence of Canada when he proclaimed for the future position of his country that of an ally of Great Britain.\u201d Et, of course, le grand journal archi-tory et anti-français voue | | .; : Un enchantement, ni plus ni moins.Tout cela par la baguette | magique de Sa Majesté l'électorat ! : Timor domini ! | Sans vaine présomption, nous pouvons rendre grâce à nes parents de nous avoir mis au monde, au but, non par la force en suscitant | aux gémonies Laurier et Chapleau, nombre de près de deux millions : une révolution, mais pacifiquement Mowat et Gladstone parce que pour et avec le consentement de l'Angle- ; lerre, ! | ! lui tout est pour le inieux dans le meilleur des mondes, exploitant \u2018de petits Canadiens-français, dans ;un :Dominion peuplé de cinq mil- \u2018lions d\u2019âmes tout au plus.+ moins que vous ne moditiiez so eur et libéraux mettra fin au a le combattre, et dans toute la ment des vôtres.8 Vous | mieux cela vaudra.: ! | ; Ff fu Sf rE sourire qui errait sur ses lévres, éclairant davantage une physionomie réjouic et invitante pour les disciples de Bacchus, dont le petit verre d\u2019excellente jamaïque constituait le comble d\u2019un bonheur constant, consciencieusement entretenu et partagé par l\u2019assiduité au 477 autant que par les manières engageantes du propriétaire de l\u2019hôtel Bernard.Il en était de même de sa sœur, surnommée Tante Sophie, dont l'aspect plantureux n\u2019empêchait pas l\u2019activité fiévreuse, car bien que toujours sur pied et suant à grosses gouttes l'hiver encore plus que l\u2019été, Tante Sophie voyait à tout, dans l\u2019hôtellerie et, pour rendre pleine et entière justice à qui justice est toujours due.constatons que Sophie Bernard seule constituait la prospérité de l'hôtel.C\u2019est ainsi que, au salon où elle avait elle-même conduit ces dames, elle aida à leur déshabillé, bien que ces dernières voulussent lui en éviter la peine.En sorte que, pour prévenir tout scandale et tout soupçon injuste, c\u2019est en la présence de la bonne tante Sophie que nous allons faire connaissance avec notre héroïne.Elle était grande et brune et rappelait un genre de beauté saisissant à première vue.Chevelure splendide et sombre, yeux noirs aux paupières d\u2019ambre, teint légèrement coloré que l\u2019on devinait avoir été, depuis peu de mois, d'une pâleur ex- dise, démarche pleine de distinction et de grâce.Elle était vêtue de noir, simplement, mais de manière a bien dessiner les attraits de son buste et les perfections'de sa täille, autant.que la mode de ce temps le rendait séant.Elle était coiffée d'un riche bonnet de vison (car nos mè- -xes savaient s\u2019habiller\u2026.pardon, mesdames, puisque nous ajoutons \u2026\u2026 chaudement eh hiver) \u2018encadrant sa jolie figure, ce bonnet coquettement attaché et retenu au-dessous du:-menton par din soyeux et large \u2018raban sirnommé .gorgétte,.quë \u2018Tante Sophie s\u2019était empressée de dénouer, découvrant un large peigne d'écaille fixant au sommet de la tête la masse des cheveux et en laissant voir le désordre voluptueux.Telle était ce jour-là, notre héroïne, au physique :\u2014au moral, Tante Sophie qui avait du tact, ne fut pas longtemps sans constater que notre héroïne n\u2019était pas sparkling, mais intelligente, Ajoutons pour, le besoin de ce récit des plus authentiques, qu\u2019il n\u2019y avait que quelques mois qu\u2019elle était mariée, ce dont s\u2019apergut bien vite Tante Sophie, à qui rien n\u2019échappait et qui, disons-le encore à sa louange, pour beau- -coup de choses, avait la science infuse.Toutefois, celui ou celle qui aurait vu notre héroïne, dix- -mois ou un an auparavant, aurait eu de la peine à reconna\u201c- \u2018tre dans cette dame rayonnante de beauté et de santé, celle qui était alors une jeune fille mince et élancée, aux traits mélancoliques, aux yeux réveurs, aux paupières bistrées, au teint si mat que les fins de siècle actuels l\u2019auraient qualifié de pâleur \u2018intéressante, mais où un œil expert aurait redouté l\u2019anémie chez la jeune fille, alors disons-le, âgée de 18 ans près, tant il est vrai de dire que les femmes sont comme les fleurs.elles rémerdissent aux doux soins de l'affection .elles épanouissent 3 Peau de rose de l'amour ! Lorsque ces dames furent débarrassées de leurs habits de \u2018voyage par les soins de notre amie, disons, cette fois, la bonne Sophie, et que tout fut en bon ordre, tant au salon que dans les deux chambres à coucher réservées, celle-ci se retira non -säns avoir offert à ces dames un vin de madère chaud muscadé.- -qu\u2019elle apprêta elle-même, fit porter au salon et qui, soit dit -éën l'honneur de l\u2019hôtesse, fut trouvé .excellent.Il est stomps de faire connaissance avec la dame de compagnie de notre \u2018héroïne, laguelle, en esprit of en vérité, en était une et de-bon aloi.| C\u2019était une personne âgée d\u2019environ cinquante ans, que nous appellerons Mathilde ; ajoutons, pour être véridique, que c'était son prénom, mais nous tairons, à dessein, son véritable nom de famille.Pour ce qui est de notre belle héroïne, nous la reconnai- trons désormais sous le nom de Julie.Mathilde était une veuve sans enfants.Recueillie par la mère de Julie, veuve aussi, à titre de parente éloignée, mais amie sincère et d\u2019enfance, Mathilde avait pour Julie la tendresse d'une mère, l'ayant bercée sur ses genoux et ayant promis à la mère de Julie à son lit de mort, de remplir cette tâche sacrée du dévouement jusqu\u2019à la fin de ses jours.Aussi, Julie \u2018Etait orpheline depuis longtemps, lorsqu'elle se maria, ce qui ne tarda point et ne pouvait guère tarder, ayant la beauté, la grâce et la fortune pour partage.Ces choses établies, l\u2019on voit que nous avions raison de constater que la compagne de Julie paraissait plutôt être une amie, et elle l\u2019étai.de cœur et d'âme.Nous ferons, plus tard, connaissance avec le mari de Julie, et, en attendant, nous laisserons ces dames causer amicalement après souper et, dormant, jusqu\u2019au matin, du sommeil des justes et des.voyageuses fatiguées.IV 486, nous l'avons dit, nos voyageuses venaie: t de ébec et Troiè-Rivis Vagos 1 ; Québec e LTOIE*Rlvisres n\u2019était pour elles qu\u2019un relai.Aussi, le matin; farent-elles contrariées d'entendre tomber la pluie au lieu de voir le soleil resplendissant qui dore ordinairement les dertiers jours de mars et les premiers jours d'avril.durs ais L'INDÉPENDANCE CANADIENNE $ £ Que les écoles publiques d'un type unique et uniforme soient plus favorables à l'avancement d\u2019un peu- Je, et que la minorité catholique ait tort de tant insister pour s'isoler, peu importe.Ce n\u2019est pas pour traiter cette question que je prends la plume : je suis d\u2019un tempérament plutôt porté à prendre feu pour le système Faribault, préconisé par Mgr Ireland, esprit libéral si jamais il en fût.Je ne veux que constater un fait prutal : c\u2019est qu\u2019à tort ou à raison, la Province de Québec, par la seule expression d'un vœu, vient de faire reculer un gros gouvernement.\u201cQue serait-ce donc si nous étions pnis, si.au lieu de faire tant de politique, de nous tant traiter mutuellement de bleus ou de rouges, c'est.à-dire de riendutout, nous nous donnions tous la main pour faire arriver l'un des nôtres au pinacle, si par exemple nous imitions uv peu nos amis les Anglais, qui sont hommes d'affaires plutôt que politiciens et font et défont les gouvernements avec une si charmante désinvolture : Que le gouvernement Bowell joue en ce moment une comédie savamment concertée, préconçue; qu\u2019il sapprête à disparaître pour faire place à un cabinet Haggart ou d'une autre étiquette, le fait n\u2019en reste pas moins qu\u2019il n\u2019est pas de gouvernement possible sans nous.C'ouume le disait si éloquemment sir Oliver Mowat, il n\u2019y a pas long- tëmips.l'élément franco-canadien a droit de\u2018participer à la formation du caractère national.Parmi tous nus défauts, nous - AVONS bien des qualités natives qui méritent la plaice d'honneur.Ce ne sont pas tonjours les idées anglaises qui doivent prévaloir sur ce libre sol d\u2019Amérique.Avec des Françn.s d'origin: ou de naissance.On fera de piètres Anglais, mais on peut faire d'excellents Canadiens, en respee- tant leurs goûts particuliers, leurs léitimes traditions, par exemple, l'ardent amour de la liberté qu\u2019ils ent dans le sung et qui se traduit, pour ne citer qu'un trait, par une avérsion déclarée pour tout ce qui sent la contrainte et la prohibition.D'ailleurs, nos concitoyens de race britannique ne doivent pus se croire exempts de défauts : nous leur en trouvons beaucoup, à côté d'éminentes qualités = Nous les souffrons bien ; qu\u2019ils nous endurent un peu.leur.Ce sera pour eux *' un accomplishment \u201d de plus.Le meilleur moyen pour eux d\u2019amener l'unité nationale et de s'éviter des échees comme celui qu'ils .Re \u2018a zo66 \u201cgoga .- viennent de subir, c'est Jde laisser \u20acst avec nous \u201c parce que nous som sp Mes avec lui\u201d rapportées par Paul st | faire ln nature.\u2018Tout le reste ne qu'avortement.) Uunic BARTHE.CHRONIQUE JUDICIAIRE- Qu'ils apprennent ; quoiqu'il advienne : PAs D'ÉCOLES notre langue ; nous parlons bien In ; sANs DIEU.| Le Clergé National I Après là conquête, où,-si on l\u2019aime mieux, après la cession des arpents de meige do Voltaire, à l'Angleterre, la noblesse française nous abandonna.Le clergé seul fut tidèle au peuple.Il resta.Depuis, il s\u2019est recruté parmi le peuple et il en est la noblesse, avec instruction en plus.L'histoire le constat\u2018 :\u2014 sans le clergé, il y a longtemps que la nationalité française serait disparue du Canada : Mais noblesse oblige.La situation nationale actuelle exige le concours absolu du clergé en mettant la n\u2019'éfaste politique de coté.\u201c La nationalité d\u2019abord, la politique après.\u201d Le prêtre est citoyen et, comune tel, à droit et a raison d'exercer son droit de citoyen, soit par son vote ou par son opinion exprimée librement, mais sans abuser de l\u2019intluence inhérente à sa position.Et il est nécessaire, à notre sens, qu\u2019il use de son droit de citoyen, comme susdit, tel qu\u2019on dit au palais.Nous allons plus loin.Nous disons :\u2014 lorsque ln nationalité est en péril, le clergé, comme corps, doit intervenir etaffirmer les droits du peuple envers et contre tous.Paul Bourget rapportait, récemment, que lors d\u2019une entrevue avec le Cardinal Gibbons, l\u2019'éminent prélat américuin lui dit, à propos des classes ouvrières : \u201c Le peuple est avec nous paroeque nous sommes avec lui.\u201d Tel est et tel doit être le cas au Canada ! II Lors du retour d\u2019Eurcpe de feu Mgr Laroque, dont le physique imposant avait tant impressionné Nai poléon III qu'il s'était écrié \u201c oh : ile Leau Canadien,\u201d ce prélat reçut une ovation des gens de Sorel.Le regretté juge Loranger et l\u2019auteur de ces lignes, alors maire de Sorel, \u2018accompagnèrent Mgr Laroque au i presbytère, où une adresse lui fut présentée par le maire, aux accla- \"mations de ln foule.Nous nous rappelons qu'il nous dit (cette pa- ; role est restée incrustée dans notre âme): * Nous cédons tant et si bien, ; « qu\u2019à la tin nous n'aurons plus rien \u201c à céder\u201d Telle est bien la situa- | | tion actuelle ! | III i Si nous cédons sur la question | |des écoles catholiques, nous conti- \u2018nuer ns, petit à petit de céder l\u2019u- isage officicl de la langue fran- \\ çaise ct, cela accompli, la nationa-] [lité canadienne - française aura\u2018 | vécu ! ; Voilà pourquoi, nous disons, sans : hésitation, que le clergé catholique, ; \u2018comme corps, doit insister et dire, i Tous, tant que nous sommes, prêtres et laïques, incrustons jusqu\u2019au fond de nos ânies patriotiques (en mettant de côté les mesquines | exigences des partis politiques) ces \u2018paroles inoubliables: \u201cLe peuple Bourget, comme ayant été dires ; par le Cardinal Gibbons.| | Nous revieudrons sur cet impor- | tant sujet.| Liberaug du District de Trois-Rivières |\u201c cance à ln campagne.A l'expiration de chaque mois, | 0 nous nous proposons de faire une | Lovervous I.La lutte entre revue critique de ce am se passe \u2018re toryisme et le libéralisme véri- au Temple de Thémis, à \u2018Trois: table (non pas le rougisme) mais Rivières, dans les diverses juridie-; le libéralisme anglais dans toute sa { gloricuse aceept.on du wot, lutte tions.LÀ A Hy iv lion | Toutes communications a ce sujet! suprême, va bientôt avoir lieu to i Libéraux du District de Troiss«ront reçues par L'INDÉPENDANCE | Rivières.debout ! ; ! Mais, libéraux du District de Trois-Rivières, vous êtes citoyens, vous vous devez à vous-mêmes et à vos enfants d'affirmer virilement vos droits conquis, au prix du sang, par vos pères ! Le malheur, en toutes choses, retrempe les dimes viriles ! Faisons, tous tant que nous sommes, un suprême effort ! Tout nous fait présager que Laurier sera bientôt premier ministre fédéral.Les écuries d\u2019Augias d'Ottawa une fois nettoyées, il sera relativement aisé de faire de même à Québec.S'il en arrivait autrement ch bien ! mieux vaudrait renoncer au gouvernement responsable ! Mais il n\u2019en saurait être ainsi ! Lu mesure d\u2019iniquité déborde ! Libéraux du District de Trois- Rivières, debout, et hart les cœuwrs ! Dans notre prochain numéro, nous indiquerons un plan d\u2019organisation praticable dans chaque paroisse du District des Trois- Rivières.À mes amis connus ob inconnus, Je dois un mot d\u2019explication.Après ma destitution comme magistrat, je résolus, sans m\u2019attarder à des récriminatians inutiles, de reprendre ma plume de journaliste, tout en pratiquant ma profession d'avocat, tel et ainsi que je l\u2019ai fait en 1857.J'avais alors 21 ans; j'en porte aujourd'hui 60.Je recommence la vie et si, comme je l\u2019espère, le Bon Dieu m'accorde encore dix ans de vigueur, J'ai le temps de me reprendre.M.Tom Chas.Casgrain, qui singe son beau-frère Angers, en faisant de matuvais coups et il qualifie les siens, de coups d\u2019éclut, par opposition à son beau-frère, qui dit coups d\u2019Etat, m\u2019a démis, SANS MOT D\u2019AVIs, poussant sa gracieuseté jusqu\u2019à retenir partie de mon salaire des trois mois courant.Jugez de mes angoisses!.Vous n'avez pas d'idée de l'indignation de M.Mercier lorsque je lui annonçai cela.TAs DE CANAILLES, s'écria-t-il .Ju lui fis part du projet que je n'ai pas pu réaliser, avant aujourd'hui.Hll'approuva.Plus tard je lui sou- {mis l'ébauche du travail que vous voyez aujourd\u2019hui.L\u2019INDEPENDANCE CANADIENNE était devenue sON ESPOIR Il me dit: \u201c J\u2019ai résolu de passer ma va- Complévotre travail, aussitôt de \u201cretour, je vous éerirai.Vous \u201c m'apporterez le tout.Je verrai \u201cles anis tt ju VOUS PROMETS de \u201c In part de mes amis du Canada et \u201c des Etats-Unisuve aide sregisante.\u201d Je dois ajouter que ce qu\u2019il me dit était pratique.Je ne revis plus l'excellent hoimn me, le Canadien-français dévoué ct victime de VINGRATITUDE NATIONALE! e résolus de publier 'INDEPEN- DANCE CANADIENNE, malgré ce premier échec et je l\u2019offre à mes amis connus et inconnus, Je suis bien sûr, qu'après m'avoir lu, on me comprendra.Il serait oiseux, pour moi, de dire pourquoi mon journal n\u2019a pas paru régulièrement, depuis.Suffit d'affirmer, que, désormais, il paraîtra RÉGULIEREMENT chaque semmnine, le samedi, de munière à ce que mes abonnés de la campagne le reçoivent le dimanche matin.\u201c tez Je n'ai pas le droit de demander à mes abonnés de payer S1 d'avance, Inais je puis dire à mes AMIS CONNUS ET INCONNUS, que ceux qui le feront, m\u2019aideront benucoup, et A Nos Lecteurs.Nous nous sommes assuré la collaboration de M.Ulric Barthe ci-devant rédacteur de L'Electeur.Un premier article parait au- jourd\u2019hui.Chaque No.en contiendra un ou plus, portant sa signature.M.F.Tujague homme d'affaires de la Nouvelle Orléans, écrivain remarquable dont nos compatriotes ont.souvent admiré les écrits en raison de son dévouement mutio- nal, nous donnera sa collaboration.Et, at last but not least, nous nous sommes assuré les services d\u2019un correspondant américain.Sa première lettre est de New-York.Tout ce que nous pouvons dire pour le moment, c'est que notre collaborateur a, pour plume, une fine lame., qu'il nous tiendra au courant de la politique Américaine et Européenne toujours en vue de l'indépendunce du Canadu.Ainsi, ça n\u2019est pas du papier, ni des affiches à sensation que nous offrons à nos lecteurs, mais des écrits politiques pondérés.Nous tirons aujourd\u2019hui à 10,000, dans six mois nous doublerons notre tirage et, dans un an, nous le triplerons.Nous avons la foi qui remue les montagnes.En tous cas, nous sommes confiants que le lecteur le plus exigeant sera satisfait.A nos Compatriotes des Etats-Unis Nous adressons notre journal à un grand nombre de nos compatriotes expatriés.Nous savons que ce mot d'indépendance ou de République Cunadienne fera battre leur cœur et aura un profond retentissement dans leur âme patriotique, car l'Indépendance du Canadu signifie lc retour au pays, dans un temps plus ou moins rapproché, et ceux qui sont restés au pays ne peuvent; frire autrement que de se réjouir à cette seule pensée du retour de nos frères, car nous admettons ici que c\u2019est une grande partie de l'élite de la nation qui a abandonné nos rivages en attendant des jours meilleurs, et que l'indépendance plus tard.A MM.LES MAITRES DE! POSTE.Notre Numéro prospectus d'oc- to bre dernier a été si mal distribué | par ces Messieurs que nous avons du faire alors un nouveau tirage | de plasieurs milles.| Nous nous sommes plaint au, gouvernement et bref, MM.Bol-| due de Québec et Desilets de Trois- \u2018Rivières Inspecteurs reçurent l\u2019or-| dre de s'enquérir.Nous n'avons que des remerciements à offrir à ces MM qui nous ont rendu justice, en Ce sens, que les Mtres de Poste en défaut, nous ont fait des excuses.Cela ne nous a pas remis notre argent, | mais nous avons cru devoir passer l'éponge avec l'assurance que les opérations de ces MM.serout à l'avenir conformes au règlement.Si le contraire arrive nous ferons ce que nous avions résolu de faire, poursuivre les Mtres de Poste re- calcitants.Nous espérons ne pas être «ans cette obligation, car nous préférons la paix À la guerre, mais, à bon eutenteur Salut ! LA COMMISSION DU HAVRE DES TROIS-RIVIERES.de notre cher Canada ramènera! Republique Canadienne \u2014\u2014 I Les divers articles de notre programme politique soumis au public tendent a I'établissement, dans un temps plus ou moins rapproché, d'une république canadienne.Le parti ou les hommes politiques qui favoriseront d'avantages les idées que nous considérons être patiiotiques auront notre faible, mais sincère appui._ Au fait, pourquoi ne constitue- rions-nous pas, et bientôt, une République Canadienne ?, En Europe, il y a nombre d\u2019états indépendants et de royaumes moins peuplés que le Dominion.Citons : la Suède\u20144,800,000 habitants ; le Portugal\u20144,500,000 ; la Suisse \u20143,000,000 ; la Saxe\u20143,000,- 000 ; le Danemark\u20142,200,000 ; la Grèce \u2014 2,000,000 ; la Norvège \u2014 2,000,000 ; la Belgique à peu près autant Et en jetant un regard snr les républiques du sud de l'Amérique, nous verrons que sous le rapport de la population, la République Canadienne, si elle était établie demain, ferait bonue figure.Il Sous le rapport de l'étendue du territoire, la république canadienne en imposerait au monde entier.Voici la superficie de nos provinces : Milles carrés.Québec.228,400 Oatario.Nouvelle-Ecosse.20,688 Nouveau-Brunswick .28,200) Manitoba.oo.78,956 Colombie Anglaise.383,300 Ile du Prince-Edouard.2,000 La superficie du Canada est estimée à 3,456,383 milles carrés.C'est la plus grande de toutes les possessions britanniques, formant à lui seul près de la moitié de tout l\u2019empire.La superficie de tout le continent européen est de 3,756,002 milles carrés, il n'a done seulement que 199,619 milles carrés de plus que le Canada.La superticie de la Grande-Bre- tagne ct de l'Irlande est de 121,115 milles carrés, de sorte que le Canada est près de trente fois aussi grand que le Royaume-Uni tout entier.Il contient 478,766 milles carrés de plus que les Etats-Unis sans le territoire d'Alaska.Dans un discours qu\u2019il a prononcé à Brooklyn, M.Erastus Wiman a dit que le Canada est aussi grand que les Etats-Unis, l\u2019Alaska exelu.IV Sous le rapport des richesses territoriales du Canada, l\u2019on a maintes fois établi que ses canaux et ses rivières sont les plus beaux du monde.Son fer est de moilleure qualité et cst extrait plus facilement que celui d'aucun autre pays ; il a environ 97,000 milles carrés de charbon.La valeur de ses forêts est inestimable.Ses pécheries s\u2019étendant le long d\u2019une côte de 5,000 milles de longueur, sont assez riches pour nourrir la race humaine.Ses mines de nickel, de cuivre, d\u2019argent, d'or, de phosphate et autres minéraux sont inépuisables.v Ainsi, quant à la population du territoire et aux richesses exploi- « pation des treize colonies des \u201c Etats-Unis de l'Amérique, deve- « nues aujourd'hui l\u2019un d2s peuples « puissants de la terre ?\u201d Notre estimé confrère ne résout pas la dernière partie de la question, aussi nous ajoutons : Pourquoi pas?Les Canadiens seraient-ils inférieurs aux colons américains de jadis ?.Assurément non \u2018 Récemment, ou mandait d'Australie que la convention pour la fédération australienne continnait à siéger à Sydney.Les débats m1-j nifestent de plus en plus la ten-; dance évidente des principales colonies à faire de la fédération le premier pas vers l'indépendance.Le Canada serait moins mûr pour l'indépendance que l\u2019Australie ?Assurément non ! Dès 1857, lors de la Confédération, qui a oublié que le Times de Londres, qui est pour ainsi dire In bible politique de l'Angleterre, nous.disait en somme: vous voulez un changement politique, demandez l\u2019indépendance et vous l\u2019obtiendrez.| Et, récemment encore, le même! journal, organe du gouvernement anglais, indiquait aux Canadiens avec le sans-gêne qui le distingue, la porté de sortie de la maison anglaise que nous habitons à titre, non de citoyens anglais mais de sujets encombrants, d'hommes encore sous tutelle, bien qu'ayant: Nous avons reçu la lettre ci-des- atteint depuis longtemps l\u2019âge de | sous de St.Ours \u2019 majorité.; | \u2019 Le grand journal anglnis disait: le Rédacteur.\u201c Le différent (de la mer de Beh- Seriez-vous assez bon d'insé- ring) ne regarde qu\u2019une colonie! rer dans votre Journal, cette cor- semi-indépendante qui nous traite respoudance, j'espère comme étant comme un ennemi commercial.Les un de vos abonnés vous ne me re- colonies nous jettent sans cesse dans : fuserez pas l'hospitalité dans vos des querelles qui ne nous regardent colonnes.pas.Nous sommes obligés de faire leurs batailles, pendant qu\u2019elles ; nous traitent comme un pouvoir : [6tranger.Combien de temps cela doit-il durer ?Quelques autres différends comme celui de In mer de Behring nous forceront a regarder en face le probléme et a nous demander sérieusement si les relations actuelles entre la inère-patrie «t les | colonies sont bien équitabies pour Corr=spondance.Nouvelle-Orléans, 19 nov.1894.Cher Monsieur, J'ai eu le plaisir de recevoir votre lettre.J'ai également reçu deux numéros de votre journal, que jai lu avec le plus grand intérêt.Je suis de cœur avec vous dans votre thèse.L'indépendance du Canada est dans les probabilités de l'avenir.Il a tous les éléments de I'hégémonie.Les choses n'iront pas toutes seules ; mais avec de la persévérance, vous arriverez à un résultat.Vous aurez au moins semé l'idée.Votre cause est grande et belle.J'ai obtenu pour vous l'échange des deux seuls journaux de langue française de la Nouvelle-Orléans : l\u2019Abeille, quotidien ; et le Franco- Louisianiiis, hebdomadaire.Je vous les envoie tous les deux.Vous les recevrez désormais de l'administration.Je vous remercie de la sympathie que vous montrez pour mes articles.Recevez, cher monsieur, mes cordiales civilités.FraNcoIS TUJAGUE, \u2014_\u2014\u2014\u2014 A.R.Dorroy, Fils de L'\u2019hon J.A.Dorion.Ayant lu il y a quelques jours, ;dans les journaux que les étudiants canadiens-français «le Montréal avaient l'intention \u201cle faire tout en leur possible pour pouvoir reconstruire la statue du célèbre foudateur de Montréal.Maisonincuve, que des gens indignes de les contribuables anglais.\u201d porter le nom de canadien-français j Il n\u2019y a pas moyen de dire plus Avaient détruit.Quelle est noble clairement à un intrus: + Muis l* conduite de nos jeunes étudiants | ullez-vous-en donc! \u201d de Montréal.Quelle gloire sera | Malgré cela, il en est qui disent: POUF CUX d'entendre dire plus inais non ! mais non ! nous sommes tard, \u201d La statue de Maisonneuve trop loyaux, trop attachés à ln * été reconstruite par les étudiants mère-patrie d'adoption pour nous de 1894 \u201d Oui jeunes gens, le pays len aller même lorsqu'elle nous jn- © surtout ln ville de Montréal vous | dique brutalement ln porte de devra beaucoup pour la nolile action sortie | que vous faite.Vous montrerez i VI par là à la génération future que ! les canadiens-français sont «es hommes de dévouement surtout les jeunes, je ne veux pas dire, par celà que les vieux ne le sont pas car je me tromperais grandement.Encore une fois nobles et courageux étudiants, continuez et vous parviendrez au but que vous désirez À.R.Dorion.| Le temps est venu d'atirmer notre virilité.Du reste, les monar- | chies ne sont pas viables en Améi riques ; en Europe même, le sys- ;tême croule.Bientôt, disait l'héri- {tier du trône de l'Autriche, dont la ; mort à été si tranique, en parlant | du jeune maniaque que les Alle- |mands ont pour empereur.pour, sans doute, l\u2019'expiation de leurs TE ; vieux péchés, bientôt il n\u2019y aura ; plus en Europe de rois, ni d\u2019empe- \u2014LA\u2014 |reurs, mais rien que des présidents.! En Amérique, on à vu, par Semaine (Jommerciale : Brésil, dont l\u2019empereur était pour- (tant si libéral, comment on se dé- | barrasse des monarchies.Pour ce qui est du Canada, la iséparation, certes, se ferait non | seulement du consentement de.l'Angleterre, mais obtenant\u2018 4 BONNEMENT : #2.00 PAR ANNEE meme sa protection.i.Le systéme monarchique anglais! Renseignements complets pour les ) ait l'admiration du monde entier, hommes d'affaires, tribunaux civils de ; mais pour l\u2019Amérique et le Canada ! Québec et Trois-Rivières ; relevés heb- Organe hebdomadaire des in- téréts commerciaux, de la religion de Québec.en tables, ln République Canadienne! ferait bonne figure, n\u2019est-ce pas ?Le Canadien, rédigé par M.Tarte, le Camile Desmoulins de notre monde politique, avec le sens pratique en plus, faisait il n\u2019y à pus longtemps toucher du doigt, en peu de mots, comme suit, les avantages de l'indépendance : en particulier, il est aisé de voir que ' domadaires des bureaux d\u2019enregistre- la masse du peuple, de plus en plus | ment de Trois-Rivières et Sherbrooke l'esprit saturé \u201cwith the grand | jusque «ans le bas du fleuve ; mouve- spirit of the anti-corn-law anthem,\u201d| ment de la coustruction dans tout le applicable à notre situation nc- distrit ; informations précises sur les ! tuelle faillites Au Dominion et sur les changements commerciaux dans la Province de Québec ; ventes de propriétés ou de fonds de commerce en perspec- {tives ; chronique de la navigation : ' When with thou save the people, O God of mercy, when ?CANADIENNE, À la seule conslition que In critique soit juste et sans passion.II est vrai que le plaideur peut pas le nier ! malheureux a 48 heures pour mau- | dir son juge, mais l'intéréu public | exig' que, tout en étant sévère au besoin, la critique soit dans des ter- ' le cynisine du parti tory toujours let partout.mes irréprochables.Le pavti libéral existe dans le District de Trois-Rivières, on ne Sa faiblesse, c\u2019est le défaut d\u2019organisation ct, avouons-le, un peu le découragement ou pour mieux dire le dégoût, en voyant à l\u2019œuvre NADA.que, si Dieu me préte vie, ainsi que je le crois et que je l'espère, l\u2019INDÉPENDANCE CANADIENNE vivra un an et, si elle vit un an, elle vivra LONGTEMPS, car, quoiqu\u2019on dise et quoiqu\u2019on fasse, tel est l'AVENIR PLUS OU MOINS RAPPROCHE DU Ca- Un ami du jonrnal et d'expérience relatif à ce qui se rapporte à ce corps important, dont les opérations sont plus ou moins igniorées du publie qui pourtant a grand intérêt à les connaître, nous a promis des renseignements dont nous eront profiter les trifluviens.\u201c faire \u201ce \u201c G.I.BARTHE.\u201cLe droit qui s'en suivrait de de commerce pour nous, à notre unique avan- \u201c tage et point de vue, donnerait-il Un essor nouveau à notre prospérité ?Serions-nous en droit d\u2019es- \u201c pérer les merveilleux développe- \u201c ments qui ont suivi les l'émanci- nos traités Not kings and lords but nations, Not thrones and crowns but men ?| marchés de gros et détails, ete.C'est ainsi, nous l\u2019espérons, que: nous vivrons assez longtemps pour i saluer le drapeau de la RÉPUBLIQUE | CANADIENNE, lequel flottera, nous le croyons fermement, d'ici à dix ans ! EDITEURS-PROPRIETAIRES Chronique spéciate de Trois- Rivières toutes les semaines.BARTHE & THOMPSON me alors une rue étroite et sombre, la vue du St-Laurent que l\u2019on a aujourd'hui se trouvait alors masquée par des bâtisses en bois de l\u2019autre côté du chemin, en sorte qu\u2019il n\u2019y avait rien de réjouissant pour ces dames lors de leur réveil.Elles en prirent, toutefois, leur parti et après déjeuner, mandèrent un charretier afin d\u2019aviser et de profiter du bon moment pour continuer leur route.Notre amie.Tante Sophie, ne fut pas lente à amener l'automédon qui n\u2019était autre que le père Gabriel D.C\u2019était alors un grand vieillard maigre, à la voix forte, mais saccadée, ayant toutefois la langue bien pendue et fort poli, du reste, surtout lorsqu\u2019il flairait une botine \u2018aubaine, comme duns le cas actuel.Accompagnons notre amie, la Tante Sophie, suivie du pére Gabriel D.au salon, afin de noter ia conversation entre nos personnages, puisque cela est essentiel au cours de notre récit, ainsi qu\u2019on le verra plus tard.\u2014 Bonjour mesdames.Salut bien.votre serviteur.mesdames, dit poliment le père Gabriel, je suis venu d\u2019après J\u2019invitation de Mlle Sophie qui rm\u2019a fait avertir que vous aviez besoin d\u2019une bonne voiture couverte, pour vous conduire au /0rt de Sorel.J'ai ce qu'il faut.Le père allait continuer son éloge, lorsque Julie lui dit : Ga ne sera pas pour aujourd\u2019hui.Je sais, dit le pare (Fabrielien se tournant du côté de Mlie Sophie en cliznant de I'eil (le bonhomme ne voulant pas être en déféat :et désirant assurer 4 I\u2019hétesse ail moins une journée de plus pour ses deux pensionnaires).Eh non ! continua le père, pas aujourd\u2019hui, ni peut-être demain-non plus, car voyez-vous, nous \u2018sommes presqu\u2019en avril et après cette grosse pluie, les eaüx vont monter et il nous faut une bonne gelée de nuit pour noûs \u2018permettre de partir en sûreté.Voyez-vous,-ma-belle dame, \u201cdit He père éthérveillé#de: la \u2018beauté \u2018de Julie, un bon:charretier comme 720¢ ne risque pas de donner de la misère aux belles créatures.Julie sourit de la galanterie du bonhomme et Mathilde reprit en disant : Nous serions disposées à partir après demain, jeudi matin.\u2014 C\u2019est sage, reprit le père Gabriel D.d\u2019ici lors, les chemins vont se restaurer.\u2014 Combien demandez-vous pour le trajet ?reprit Mathilde.\u2014Ah ben! voyez-vous, la saison est avancée ; il va falloir passer par le Sud, peut-être en plein lac, car je n'aime pas la traversée de Berthier à Sorel et la débâcle!.La débâcle, ajouta le bonhomme, d\u2019un air inquiet et convaincu, vous savez, il ne faut pas s\u2019y frotter.Il ajouta : Elle est terrible, à Sorel, la débâcle du Richelieu, suivie de celle du St-Laurent, et si vous restez quelques jours là, vous en serez, j'eré ben, témoin et c\u2019est affreux pour ces pauvres gens-là.Il allait encore continuer son verbiage lorsque Mathilde le rappela au positif.Bref, le père convint de quatre louis, bonne voiture couverte, bonnes robes.« « «deux chevaux en Zandermn, s'il vous plaît, et les deux meilleurs de son écurie, sous la garde de son meilleur homme, son gendre, par dessus le marché.Ces conventions faites, on convint,-à- la grande satisfaction de Sophie, qu\u2019on ne partirait que le surlendemain après déjeûner, vers dix heures, avec la presque certitude d\u2019arriver comme disait le pre Gabriel D.au fort de Sorel, avant la brunante, car ce éo0ærg ne portait pas alors le titre pompeux de la cité de Sorel, mais était désigné et connu sous celui plus Joyal de William Henry Et cela, sans doute, pour le bonheur aiusi accompli des royalistes du temps qui habitaient alors ce pittoresque endroit que le Duc de Kent, le +ypère de Notre Gracieuse Souveraïne, n'avait pas dédaigné, les ruines\u2019de sa résidence champétre existant encore, sur les bords du Richelieu, à quelques pas de l\u2019endroit où sont aujourd'hui construites les bâtisses de l\u2019aqueduc.Tel que convenu, entre nos personnages, le jeudi ler avril 183., par un soleil radieux, une bonne gelée rendant le chemin avantageux et le trajet agréable, nos héroïnes partirent, après de sincères et réciproques adieux à la sympathique Mlle Sophie et accompagnées des souhaits d\u2019un bon voyage de la part du père Gabriel D.s'appliquant surtout à l\u2019attelage et à son gendre qui en avait la gard\u201d (charité bien ordonnée commençant par soi-même, existant de toute éternité en ce bas monde) Le fouet aidant, les deux vigoureux chevaux enlevèrent d\u2019un trait la carriole couverte avec l\u2019énorme bagage de ces dames fort bien attaché par de solides courroies en arrière, que suivit l\u2019œil intéressé du père Gabriel D.aussi longtemps qu\u2019il put entendre le gai son des énormes grelots dont le concert bruyant avait, on l'aurait dit, encore plus que le claquement du fouet.l\u2019effet d\u2019exciter l\u2019allure des chevaux, solidement attelés en /anders, tel que convenu.L'extra du père Gabriel D.ainsi qu\u2019on appelait alors les voitures de relai, autres que la az/igence de Sa Majesté, filait bon train sur la glace vive du St Laurent, le conducteur ayant l'intention de passer en plein lac, lorsque arrivé à la traverse du pont St-François, ne voyant plus de daltses indiquant le chemin régulier nulle part, il prit la sage résolution de passer par Nicolet et d\u2019arriver ainsi au fort de Sorel, sans autre risque que celui de la traverse en ôac des petites rivières, ce qui se fit heureusemert, au seul inconvénient de dételer les chevaux pour effectuer les passages.(A suivre) a ex sac.0H 000000200000 2000 0000006 en.000097500000 0000000002 0000000000 .+.5! secoue 000000000000 0000000000 % 1970007 0000000060.506 00.000.006 .a co - is - \"7, - S'odresser b \u201d 30-rue St-Gabriel, Médecines Françaises, Papier Rigollot, Eau Melisse des Carmes, Médecines Anglaises et Américaines Rob Lechaud, Seidlitz Chantechaud, Quina Laroche, Pilules Seigel, Capsules d\u2019Artois, \u2019 Vin Lechaud, Préparations de Vampole, Préparations Maltines, Salsepareille d\u2019Ayer, Morhule simple et créosoté, Edos Fruit Salts, Beechmans Pills, Sirop Seigel.Sp © 0 C5 0 00600 00 6000 06860008000 PPFD Cees se see oe SS 00 9 © 0 08 0 6 060 TP OO PIED ON OEED I FOO ses PEPE OETS es.vn+.+.60000 80006 004% DOC 06000 000 00 L'INDÉPENDANCE CANADIENNE 148 Notre-Dame.ALFRED PE attire l\u2019attention du public en général et des - médecins en particulier sur une découverte de la science - PHARMACIE CANADIENNE om Bremer sam en ete On e».+.e.EE .°°.se.ce.0.c.e.e.e2a.>.s.c.e.e.u.s0e00.%e.e
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