Le Grognard, 20 octobre 1883, samedi 20 octobre 1883
[" \u2018les doublo, qui leur donne plus de : le visagüi Je \u2018vous/en\u201d prié, polot de VOL.IL=No 49.=F CONDITIONS ABONNEMENT.UN AN.cssrease san sesa nee $1.00 SIX MOIS.\u2026.\u2026\u2026.eoscre 0.50 LE NUMERO.\u202600u0 unes ic.Striotement payable d\u2019'avanoce.Le Gragnard se vend 8 centins la dou- cuites aux agents qui devront faire leurs paiements tous les muis.20 par vent de commission accordé aux agents pour les abunnements qu'il nous fe- runs parvenir, .Les frais de port sont à la charge de I'Lditeur, 1I, BERTHELOT Bureau : 8 Rue Ste Thérèse Bufte 2144 P, O.Montréal.Feuilleton du Grognard MADIME PANTALON \u2014dJe ne peux pas avancer, Cour\u201d taud s'arrête toujours devant moi cn faisant le beau.\u2014Doonez-lui des coups de pied.«Ab \u2018| ce serait dommage |.pau= wre obien !.il est si gentil 1.\u2014Et 00 1isérable Minos qui ne veux pas marcher !.==J'ai envic do donner du cor, ça lo réveillera ! \u2014Oui, mais ça réveillorait aussi le sanglier, que nous voulons surpren dre au gîte ! Ah | oui, moi je suis d\u2019avis qu'il ne faudra le tuer quo quand il dormi ral ææBelle gloire, alors ! tuer uve bé- to peadsut qu'elle dort | Ah ! mosda- nes, vous be comprens pas les plaisirs de la chasse ! c\u2019est le danger qui x ST CL Lobia ie \u2014Je tiens moins à la gloire qu\u2019à ma figure ; les sapgliers ont dos défenses énormes, et je ne me soucierais pas d'en'rocevoir quelques coups dans \u2018oor de chads,\u2019 Ti CC «« On marais quelque temps dans le bois sons apercevoir le moindre bête, Césarine, que'edia vasuie de ne rien tronver, détishe botl cof'de ati Spanva dede s 7 CESR (ETS 3 0) SN A RRR (PUNK INDE D 7 7 i i N À L'HOTEL DE VILLE 77 Y 7 LE NUMERO: UN CENTIN NE Ne > SAS à pk PA ; A Moyen suggéré par le (frugnurd pour empêcher los officiers de la Corporation de se sauver aveu les tondS municipaux, (Jo devrait aussi fvuiller les employés après leur journée de travail, \u2014 J'en suis bien füchéo, mais je suis venue ici pour y trouver un sanglier ; je veux savoir si on s'est moqué de moi.En ombouchant son instrument elle cn tire des sons éc'atants, que répètent tous les échos d'alentour, Aussitôt Mino se met à aboyer, Uourtaud à danser, puis, au bout d'un moment, un animal fort .gros passe en courant à vingt pas de la so- oiété.\u2014Le voila ! lo voilà ! s'éorie Césarine, je I's fait lever enfin.Allons, mesdames, imitez moi.il faut courir susl.Tayau! tayau! Allons, mesdames, cn avant |.Au lieu d'imiter madame Pantalon, plusieurs de ces dames prennent d'un autré côté et se sauvent en disant: >.- Elle evait-bien.besoin de donner de son maudit coz:li\u2026.elle à rendu l'animal forieux.- b, Sep | a \u2014Ah ! je n'ai pas envie del'approcher, moi.~Ni moi, j'en ai trop peur.\u2014Moi, j'irais bien à sa poursuite, mais je tâche en vain de faire avancer ce poltron de Mino, il ne veut pas bouger, et moi, jene vous pas chasser sans chien, ça ne se fait pas, d'est mauvais genre.Mais les courageuses ont fait com me Cézarine.Seulement, l\u2019une prend d'un côté, l'autre suit un autre ohe« min.Bientôt on entend quelques coups de fucil, celles qui se sauvaient poussent de grands cris, les coups de fueil les cfrayeut.L'animal que l'on chasse passe justement près d'elles.Alors, en voulant courir plus vite, l\u2019une s'erabarrasse dans les branches et tombe, une autre éessye de grimper & uo arbre; mais les coups de fusil deviennent plus rapprochés ; puis ce sont dcs plaintes, des gémis- nets, Olympiade vient en se tenant le menton, clle a rcgu une chevrotine au vi-age ; madame Dutonneau sc tient autre chose: olle à reçu du plomb dans sou centre do gravité ; madame l'lambart s'est écorché le nez sur une branche de chène, luais Lésarine sonuc une fanfare ; on entond de tous côtés :-\u2014 1 cat tué ! il est tué ! \u2014Faut aller voir le sanglier | \u2014 C'est la damo au Pantalon qui l'a tué !.\u2026 Des paysans, des enfants que le bruit du cor avait attirés dans le bois, s'emprossent de 86 roudro à la placo où gît l'animal qu'on vient de détruire, et près duquel ae tient encore madame Pantalon, qui eonno l'hallali.C'est & qui s\u2019approchera lo plus près pour examiner la bête morte, Mais bientôt des élats derire so font entendre, et les villageois s'éorient ; = Qà, uu sanglier 1.a=0k ! lo plus souvent.c'est ud cochon !.\u2026 \u2014Eh oui, tiens.jo le recunuais parce qu'il était superbe.c'est lo porc à Matthicu-Jérômo.LI l'avait vendu il y a quiuzo jours à un mou- sieur do Paris.Celui là n'en aura pas cu soi, il aura perdu en route.\u2014Oui, oui, ¢'eet le cockon à Mats thieu-J'érôme ! \u2014Ab 1 la bunne farce ! \u2014 Moi, jo disais aussi ; Mais pourquoi faire qu\u2019un sanglier serait venu te promener par ici ?.\u2026 C'est pas sun chemin ! Cézarine ne dit ricn ; mais olle cn- tend tout ccla, regarde du coin de l'œil l\u2019animal qu\u2019elle a Lué, et no tar de pas à 56 convaincio quo les paysans ont dit vrai.Le coi-disant sanglier n'est en effet qu'un très gros poro, Elle dit aux villageois do faire une cespèoo do braucard aveo des branches et de porter le produit de Ja chasse au château, Ensuite elle sonno encore de son instrument pour rallier les chacseresscs ou les chasceusor; si vous aimez mieux ; moi, je n'aime ni l'un, ni l'autre, Lo retour do la chasse ne ressemble guère au départ: presque toutes ces dames se plaignent ; l'une s'est écorché la main avec son fusil, l\u2019autre s'est cogné la tête contre un arbre, Les demoiselles majeures se sont blos- ses oprès des branches, Madamo Bouchetrou a le menton cndomma- gé, enfin madame Dutonncau a re- gu des chevrotines., oll vous savez bien.Le capitaine rit beaucoup ou ap- preuaut que lo sanglier n'est qu'us gros porc.Mais madame Dutonucau ne rit pas ; clle s\u2019écrie ; \u2014Horrible chasso ! fichuo chasse C'était bicn la peine de nous dérau ger pour tuer un cochon !,.Ensuur il ct bien malheureux de so trouve: à chasser aveo des personnes qui n- voicut Las clair ou ue raveut pas © gu'clies font.Una tiré sur moi.Il me semble pourtant que jo n'ai p: l'allure d\u2019ua sanglier.Je suis ble: séc dans uno partit esscatiolle de m' - individu, Ah ! Dieu ! que dira Chu .chou quand il verra qu'on m'a déi riorée.\u2026Ô Mais cela m'appondra à + laisser un époux dont le soul tort vai Freon d\u2019être tro how, da , dig do domain, j'irai le- pias =A votre ie Fe ! dit Cézarine ; tont le monde est libre ici.\u2014Moisusei, je m'en irai, dit Ô'ym- piade, j'ai un morceau du menton tout meurtri !.un peu plus et on m'emportait la mâchoire.Qu'aurais- je répondu à Bouchetrou quand il m'aurait dit : Qu\u2019as-tu fait de ta mâchoire ?Pauvre cher grélé 1.et je lui reprochais de se faire vacciuer I.Madame Pantalon, je donne ma démission d'indépendante: On court de trop grands risques, dans votre aeBo- ciation! + - Eee \u2014Comme vous voudrez, madame, Les femmes qui changent de sentiment four une égratignure ne sont as dignes d'en faire partic.Le londemain.avec mesdamos Dutouncau et Bouchtrou, partent deux demoiselles majeures ct quatre autres dames, Il ne reste plus avec madame Pantalon, de sa petite troupe d'indépendantes, que sa fidèle Flambart, la poétique Paolina et la jeuue livina, Cette dernière n\u2019ose pas le dire, pourtant elle voudrait bion aussi quitter lo château, elle n'attend pour ccia qu\u2019 une occasion ; mais Clio ne rencontre plus Gustave et craint que celui-ci ne l'ait oubliée.Aglaé ne manque pas de dire chaque jour à sa jeune maîtresse : \u2014Voyez-vous, mademoiselle, tout le monde s\u2019en va petit à petit.J'en étais bien sûre, une société où il n\u2019y a que des femmes, cet-ce que cela peut durer ?Vous avez pu voir que celles-oi psraient presque tout leur temps à se chamailler entre elles |.Croyez-moi, ce doit être notre tour do partir.\u2014Mon Dieu ! j'avoue que cela ne mo ferait pas de peive de quittor le château ; mais je n'ose pas dire à ma bolle-sœur que je voudrais m'en aller.\u2014On ne dit rien et l\u2019on s'en va, \u2014Oh ! non, c\u2019est bon pour ces dames de faire cela ; mais moi, il fau- dris que j'eusse une raison, un prétexte, \u2014Espérons' mademoiselle, qu'il se présentera, XXIII DES NOUVELLS DE FOUILLAC.Uézarino s'efforçait de 66 consoler des désertions qui se faisaient daus sa petite troupe en se disant : ~\u2014Avant peu j'aurai de l\u2019argent, beaucoup d'argent.: Je mettrai à cxé oution le projet que j'ai conçu, J aurai unc charmante propriété où toutes les femmes opprimées trouveron: secours et protection.Alors, au licu de désertion, je vorrai-accourir près do moi une foule d'adeptos 1.et je ferai uu choik \u2018parmi ccs nouvelles adhérentes-pour cn formor soon administration.ET Madame Flambart \u2018partagoaie lé vspérançes de madamo ; Fantalon ; \u2018ef lo aussi se froitait-le maine cn di sant: a ee Ji \u2014Patience fon om-nous sm délais! s6cs, mais bicotôt on_ viopdrs._ nous), trouver.a fortune ramène (our jourd tes afuis; dite dtif \u2018a oF Fide ties paroe que.pous ayons Séauyé lun: écheo dana notre apération liskérdire; olles acpourront.çn \u2018apprenant que.1lé/à' COmMARIL; BOUL 064 ld fiveorabies; : cot agaed ds ou ponbinmde) afin.soi\u201d Fame-[\" nor le Ames.Æigs demes.eonbpar- vaillas Shitombs LE CROCNARD~ MONTREAL, 20 off ; 1863 ow AVIS 1s MRORTANT _À partir du'fet novel eue le prix d'abpnnemeï des FC hpporid sora de $1.0p > cr- Nous sommes \u201cforcé Waggucate le e prix.d'ébonueukent: vie ser et expédic 1 Jounal 8 blement, ook Un graed nombre * y la camprguo ot aux Etats= Unis thou: vaient doa\u2019 difficulté 2 mous faire parveuir sous cuveloppe la somme de 50 centios.Aujourd'hui rien ne leur sera plus facile que nous expédier un billet billet de bauque ou un green back par la poste.cane A NUS LECTEURS Le GROUNARDL n\u2019a pas paru la sc- maine dernière, ct les grands jour- oaux se sont hâtés d'annoncer à leurs lecteurs qu\u2019il était passé de vic à trépas, Ils sont par trop pressés, car le petit bonhomme vit encore, ot il se propose de faire vieux os, Si nous n'avons pas paru sa- modi dernier, comme d'habitude, c'est parce que votre imprimeur uous à fait defaut à la onzième heu= re.Nous ayions un contrat avec.up winistration de potre journal, et il a jugé à propos de-renoucer à son con\u201c trat pour Ades\" raisons dé Tul seul peut appréoicr.BLE Nous avous réusei, au comutspèe- ment de \u2018éette semaine, à entror.en- arrangements ave MM, Filiatreaulé & Cie, qui se sont chargés :d'ad- \u2018ministrer et imprimer notre journal.Le GRÔGNARD eontinucra de: pa- raitic comuie par le passé, Les af- faites temporelles du journal seront nous chargerons du spirituel.Nous demandons l\u2019indulgenoo de nos abonnés pour In suspensibh de notre journal, ct nous leur promettons qu'à l'avenir nous leur donucrons tous les enmodis une revue impartiale des événements comiques du monde canadicn.Correspondance de Ladés bauche no +» Montréal, 18 Ost.Tes * Ma chore Madume Viotoire, J'ai Je coeur Beh gros au moment) |où je prends la plume ¢} V'coore pour vous donner des nouvelles do votre fille et de.; Yoyo goods, de Ag 25 pais pas coooré mo faire 3 Vidas: ge Fils votlt nous aitæer;pour tosjoura.t | ' \u2018Jo me suis rendu Ia: semaine der- aipre à Bye pyr os Sosa soup de main a | I J'si'ih dog vaillasp prgagaues Bltuyaug.aie manchané A À il d'ariohal après un des reocndesc ane \u201cJe gèf4627 salle, es fuel pe Ré he Su is pose à : py whl kh an bem: [te vo | J'ai mis\u201ctoute Ja va 3| hepa?J ai pas pu trouver de place imprimeut podr-Vim pression et\u2019 Par confiées à notre imprimeur, et noux/PAS PU fondre, un vieux \u201cpli de condtés de étiar bo |&vorti Delorme twp envoyé ori Jde ferblauc, le canard, ( ou la bombe comme disent les Québerquois, ) la planche à laver, los marmi les cuillers à pot, les rs ler, les couteaux, les\u2019 fourche 3K tout mis ça d\u2019un tas,dans uno caisse avec boaucoup de gojo ct js crois que, ga sc rendra-à Windsor po bon.ordre\u2019 Lies feuilles de*tuyaux ot 1a pglénce sont restés Jose, gb je pense qu'ils ét rappprpot quelques poques posidant ! e si la meh est.peu ; 8; Île ddr à | deb valise bpropreindat ebtüurée\u201d aveu le i gd dale ot j \"oapore \u2018que rer\u2019 me se poor la cruche à la melasse.Je l\u2019ai listé à Rideau -TtalLi ÿJe l'ai bouchée campo il faut vee un coon de b'é d'Tade wie Tai laissé daus un coin de la « panury \u201d.\"ml y-reste encore environ une pinte de melagse que l'on laissera cn caduau\u2018ku_uouveau bass du chantier M.Lansd®wa.Le linge de corps, la capine bleuc ct la robe d'indienne noire avec dus petits pi cots blancs de temps en temps, les catalogues, et les cssuie-mains ont été mis en un gros paquet daus un drap attaché avec trois gros nœuds, Il y a un tas d'articles que j'ai cru que ça valait pas la peine d\u2019emporter en Augleterre, parce que le fret à payer serait trop cher, de sorte que je les.ai.laissés dau la félhise au\"bois.Comcomptes j'ai fait une liste de ces effets qui resteront pour M.Lansdown [ y à deux souricières dont les res: sorts sout rouillés, un vieux chapeau de castor a D.lorme qui peut encore vervir de nique pour len hirondelles, bolle, six caniesos en fo jlanc dank lesquelles il y à eu des Igbbetens, uy vipux blanchissois dont - unc poélonne félée, unc bold a cha= peauen carton bleu défduod, \"und vieille strappe à rasoir écharognés, «nviron eix mivobtes de \"patates qui bois frano que l'homme a.soul x boiler rome , ube paire do claques en jim rabotte \u20ac qui prenait graissoux de la cuisinière ct un pa- tapluie de saton avec trois baleines brisées.Lorque tout fut! jompaguets j'ai un charefier au con, ! Ou ost! om barqué ot on à pris le railroad | pour Moutféal.Je vous assure que la maison de votre gondre cat bien triste |\u201d voir.ll y a des tan de suie dns tous les coins et le nouveau\u201d boss Jéchora des sacits Toréqu' il vorra \u201cle \u201cbordas qu\u2019il y aura à faito à-dpdans, Vous comprencz que dans une grosse mai.pr faire le traio tous les jours.à l'Hôtel Windsor on un; fameux Yu AA £2 mairé ue ville acopmpagné,pay log| onseil- p ont\u2018 Veha aay do {oy ool.un Jo me j'aime à 8tre correct dats mes|.une boite à moitié pleine ; de brique À\u201d mais] 1.fest cassé, deux vicilles orinolines,| ' M.\u2018Laporte fée æchuté quatre l'eau par lc talon, un vieux tabliër| #08 comme gs, ga proud Xd Dtchigd & jours, avait ion pas être quitte ai ag vo a Weill \u201cson venus gusuifc ave un.Aitrc specob auque ht £1 votre pendre re dis on \"tormi, 11 allait s\u2019en aller fore les » ondes de la St Jean t présentés\u201d ave: pére safe adres Detôrme s\u2019est pribiyue flog et iL leur a répondu qu'il ne Eni speceh de Canayeus od Io} à pas d\u2019autres.Je trouve, ma foi qu'il avait raison.Dans ce pays ci on 8/2 pas besoin d\u2019Anglais, d'Ecossais, d'Irlapdais, ni de Frangais.Oa doit être cânayen ct pas d'autre chose, Lo lendemain matin Delorme s\u2019est fait faire la barbe cl«z M, Cadieux, le barbier de | \u2018aucien hôtel Rivard \u2018et daus l'après-midi lo Mairë Beaudry et v.nu le chercher pour faire une promenade © voiture dans Jes rues de Montréal, Delorme n'aime pas beaucoup les.canayens purs, ceux qui ont du poil aux pattes.Je dis ga parcs qu'il n'a pos, voulu visiter la rue Notre Dame, oi le quartier français, I! s'est borné à aller voir les belles résideaves des gros dans le West End, Ii ee serait bien plus amusé s\u2019il it a
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.