Le Grognard, 23 décembre 1882, samedi 23 décembre 1882
[" VOL: IL\u2014 No, 7.MONTREAL, SAMEDI 23 DE3RWBRE 11883, ES LE NUMRRO: 1 CENT c SAA nse ae AS © Za v AER \\} = > 3 = NY IO] fey ZA ANS y : N°, AR SN ATE N\\ NS = Mesa NA \\ = Id © Xs \\ J my, = W NM or NN Se d Sa\" = A .0, CONDITIONS : ABONNEMENT, UN AN.iver conrrnncnes ve 50 Cts SIX MOIS L.\u2026\u2026\u2026oc0e0ies ere 20 Gr LE NUMERO.{ Strictement payable d\u2019ayauce.0.Le \u201cGregnard se vend 8 centins la douzaine aux agents qui devront faire leurs parsments tous les mois.10 par cent de commission accordé aux agents pour les abonnements qu'il nous feront parvenir.Los fraistle port sont dTla charge de l'Editeur Il, BERTHELOT Bureau : 23, 25 Rue Ste: Théris En face de l'Hôtel du Canada Boite 2144 P.D.Montréa FEUILLETON \u20ac py \u201c3123 1A30 MADAME PANTALON.TI LE DINER DE NOCES.\u2014Non, ce chambertin est bon, je m'y tiendrai.Les convives teouvent les vins bons, car ils y font bonneur; le| 50 sexo faible même, entrainé par l'exemple de la veuve Flambari, dovient d'une gaieté charmante ; les hommes se permettent quol- quos-unes de ces pluisaisanteries que, daos les ropas de noco, los sots croient devoir faire aux nouveaux époux.On cause d\u2019an bout de la table à l'autre, tout le monde parle à In fois; le capitaine est satisfait, il frappe de con puing sur la table, en s\u2019écriant : \u2014A la bonne bcure! branle- bas général, on commence à jsser 1 je ne vois que le mari qui ne s'anime guère\u2026 \u201cVoyons, Pantalon, vous ne dites rien.Il ne faut pas que l'amour vous coupe Ia parele.A table on ne doit pas être amoureux!\u2026 « Olantez-nous une petite chan- LA LOI DU DIMANCHE.Madame \u2014Comment, Marichette, il est midi et ton poële n\u2019est pas encore allumé pour le diner ?Mariehette.\u2014 Mudame oublio que c\u2019est dimanche.La loi est là.Tous les travaux serviles sont défendus.Ça s'applique à moi comme aux barbiers, aux aubergistes, aux photogra- phos ot aux marchands da bonbons.n.Nous voici au dessert, c\u2019ost le moment de chanter.\u2014 Mais, mon oncle, dit Cézarino, on no chante plus dans les noces.Fi! c\u2019est mauvais gonre! Il faut laisser cola aux noces d'ouvriers.\u2014Mu nièce, cela preuve que les ouvriers s\u2019amus.nt mion x que nous, cl je trouve que c'est cux qui ont le bon genre et nous le mauvais.Je vonx du chant, moi! Eh bien, Pantalon, y êtos-vous ?\u2014Capitaine, je suis fâché do vous refuser, mais jo n'ai jamais su chanter.Pardon, capitaine, dit madame Etoilé, en so lovant & demi pour obtenir plus d'attention, mais sil vous voulez le permettre, j'ai fait quelques vers À l\u2019occasion du ma riage de mon amie Cézarine, et je suis touto prête à vous les réciter» \u2014\u2014 \u2014 Très-bien ! belle dame ; dites- nous vos vers.Cela ne nous empêchera pas de chanter après\u2026 Mousse ! vorse moi du chambertin.Lundi-Gras, quand son maître ne s'occupait pas de lui, se retournait et buvait à même la bouteille de madère, Mais cette fois le capitaine à un peu tourné la tête, et il a vu son mousse qui a le goulot de la bouteille dans la bouche.Il le pi ce fortement : \u2014 Qu'est-ce que tu fais là, drôle ?\u2014 Pardon, capitaine, je goûte pour savoir si c'était le vin que vous vouliez, \u2014Et tu buvais À même la bouteille, gredin ?\u2014 Capitaine, j'avais deviné que c'était du madère, dont vous ne voulez plus.\u2014Nous aurons un fameux compte 4 réglerensemble, maitre Lundi-Gris ! \u2014Tout ce qui vous plaira, capitaine.\u2014En attendant, vorse-moi du chambertin ! Lundi-Gras va prendre l'autre bouteille qu'il avait cachée dans un coin, Il ladebouche ct commence à vorser dans le verre que lui tend le capitaine ; mais le garçon auquel il avait cscamoté la boutoille de chambertin guettait depuis quelques instants le moment de\u201cse venger du vieux mousse.Lorsqu'il le voit occupé à verser à son maître, il arrive doucement par derrière, lui allonge ün vigoureux coup de pied au bas des reins et disparaît aussitôt.Le coup à été appliqué à si forte: ment que Lundi-Gras en a rebondi, ot dans ce mouvoment subit a vogné et brisé, avee sa boutoille, le verre que le capitaine lui tendait.Le vin ro répand sur la tube.Elvina ot le vieux marin en reçoi- veut des éclaboussures.Co dernier ort furieux, il suisit son assictto ot ln casse sur la tête de Koh mousse, en lui criant : \u2014Va-t'en, brute, va-ten, pira.fel.ne m'approche plus, ou jo te conlo à fond 1.Lundi Gras reçoit tout cela avec un grand culme, CL Ke zon tente de se frotter la tête ct le lerrière, puis il s'éloigue on disant: \u2014Quand vous voudrez boire, vous me rappellerez, On -arvient non sans peine a calmer lc capitaine, et madame Étoilé, qui atleud uvre impatien- vc le moment do faire cntondre fes vers, re lève de nouveau en disant: \u2014Le calme ost rétabli, l'orage à passé ; la poésie pout donc oser se moutrer.Je cominence : À vous, boite mariéo : Vous abordez sur le rivage De l\u2019'hyménée et des amours: Ab! pour que dans votre ménage Vous puissiez régner sana se- CCura, Suchez commander sans partage, Soyez ferme dans vos discours, Si votre époux faisait tapage Ou s\u2019il voulait touruer à l'ours, Croyez-moi, pour braver I'orage, En homme agissez sans déloure.Mudame Etoile s'arrête ot s'ascoit pour reprendre haleine, Les applapdissements se font entondre, surtout parmi les du- mes.Mais Chou chou Dutonnean se permet de dire: Je.n'aime pas beaucoup les maris qui tournent à l'ours ! \u2014Pourquoi donc cela, mon- sicur ?mais C'est très-naturel ! dit la jélie madume Grassoutllet on riant, cela so voit très-souvent, un mari qui tourne à l'ours !\u2026 \u2014Amandine, il me senible | que LE GROGNARD.\u2014 \u2014\u2014 \u2014 re rs \u2014 votre remarque est bien intom- pestive, dit à demi-voix M.Grassouillet ; moi, je suis de l\u2019avis de M.Dutonncau, je trouve assoz peu gra jeux à cette damo de dire dans sos vers que nous tournons à l\u2019ours!\u2026 il me samble qu\u2019elle aurait pu trouver une foulo de comparaisone plus justes et moins brutales.\u2014 Au fuit, mon ami, vous avez raison ; elle aurait pu dire : tourne em serin ! -\u2014\u2014Non, je n\u2019aïmo pas plus votre serin.\u2014Mais qu'est-ce que voudriez donc ?.vst-ceque vous voulez qu\u2019on vous compare À lu chouet te ?\u2014Ah! madame.assez, de griee, mus je sais bien a quel oiseuu on pourrait nou compa.ror.\u2014Bi vous le suvoz, dites-le donc tout de suite.\u2014Nou, ce sont de ces choses que l\u2019on garde pour soi.Le capitaine, que les vers de madame Étoilé n\u2019ont pas beaucoup amusé, s\u2019écrie : \u2014À présent nous allons chan ter un gai flonflon, ume gau 'rio- le.\u2014Pardon, capitaine, mais je n\u2019ai pas fini, s\u2019empresee de dire Paolina ; vous n'avez entendu \u2018que ie début de ma pièce de vers; maintenant jo vais t:aiter le ma riage sous toutes ses faces.ot en alexandrins.La poétique Paolina se lève de nouveau et, cette fois, joint des gestes à sa déclamation : Qui donc s'imagina le promier, sur la terre, D'enchainer à jamais le sexe fait pour plaire ?Remontons à Noé, remontons à Cain.Remontons plus encore.| \u2014Non ! non! ne remontez pas davantage ! s\u2019écric le capituine en frappant sur ls tacle.Pardon, belle dame, Bi je Yous interromps, mais je vous avouerai que lorsque j'entends réciter des vere, cela m'endort tout de suite; nous autres vieux loups de mer, nous ne connaissons rien à la poésie, Veuillez donc garder vos Vers pour le souper, où je n\u2019amisterai pas, ct nous laisser chanter de gais refraine, Puisque ses messieurs ne so mottent pas à chanter, je vais commencer moi et vous cbanter : C'est dans la ville de Bordeaux.\u2014 Nous, mesdames, laissons ces messieurs chanter, dit Cézarine en se levant, Il est temps, il me semble, que nous allions mettre nos toilettes de bul.\u2014Qui, oui, il n\u2019est que temps, répond madame Dutonneau en se levant aussi, Car :l faut se méfier des chansons de ces messieurs !\u2026 Madsme Etoilé ne dit rien, mais elle lance ua regard dédaigneux sur les hommes, tandis que la veuve Flambard s\u2019écrie : \u2014Oes messieurs sont enchantés de nous voir partir, ils vont pouvoir famer |.et maintenant les femmes sont abaudongées pour A Continuer.LE GROGNARD MONTREAL, 23 Déc.1882.A NOS ABONNÉS.Nous avons expédié cette semaine les comptes de tous nos agents et bonnés retardataires.Nos agents doivent payé tout les mois, L'abonnement est payable d\u2019a vance ot nous n'entendons pas bubiner sur ce sujets Les personnes qui ne solderont pas leurs comptes dans la huitaine seront rayées de notre listo.Nous accepterons les timbres- postes canadiens en paiemont de souscription, mois les timbres des Etats-Unis subiro: t un escompte de 10 pour cent, On lit dans la Minerve de lundi dernier les deux paragraphes suivants : \u201c Lo vieux Hugo, qui se mêle de toutes choses, en est à implorer mainten~ nt de l\u2019empereur d\u2019Autriehe le pardon du condamné à mort Overdank, \u201d \u201cL\u2019hon.M.Mousseau est arrivé à Ottawa ce matin.\u201d Le vieux Hugo! L'hon.M.Mousseau ! Oh ! Sit down Smith / On lit duns le Journal des Trois Rivières de lundi dernier : * Tl ne se pasee pas à Montréal de faits ssandaleux, vrais ou supposés, que le Monde n'en informe ses lecteurs jusque dans les moindres détails.Est-ce, par système que cette feuille jadis honnête, | sème partout Au scin des familles, grâce à sa circulation, ces bistoi- res grivoises qui sont de nature à blesser les mœurs de nos honnêtes populations, Pour notre part neus protes- tuns de toutes nos forces contre ces listoires d\u2019\u201cenlèvement de femmes\u201d ot de \u201cvengeance de mari\u201d que le rédacteur du Monde encadre do sa prose nauséaboude dans les colonnes ae la feuille senécalouse.\u201d\u201d Le Grognard avait douc raison.LES CIGARES DE CES MESSIEURS.Nous avons reçu la lettre sui- vai.te : Un de vos collaborateurs, Mde Catalpa, à, l'autre jour, publié un article ayant pour titre : Les petite chiens de ces dames, Voulezvous permettro & une femme qui posséle un petit chien de répondre y M.Cutalps et de lui prouver que, si nous autres femmes, pous avons des travers, des ridicules et des défaute, les hommes en sont de leur côté au moins aussi abondamment pour vus que nous.D'abord, je ferai observer à Mde Catalpa que le petit chien que abitudes, qu\u2019il est surveillé de les cigares.; bn pussède n'a point de mauvaises maîtresse, il y a toujours des fur- Vos habits, vos Cravates, barbes, vos cheveux empestent |ospérances.bien plus que ne pourraient om-| Jean c'était son nom, était pester los chiens à longs poils|arrivé à l'âge où tout garçon bien qu\u2019on ne laverait jamais.Les|appris doit songer À pr.ndre femme ne vous le discat pas ; |femme ct sa mère s\u2019élait mis en mais, en réalité, elles se bouchent |tête\u2018de lui faire épouser Murianne, 0 \u2018près.Lorsque le soir on lui pro-|première fois avec leurs pipes, euro la facilité de ne pas souiller|avaient coutume do diro qu\u2019elles mes tapis, on me le ramène aussi! préféruient /e derrière du diuble pur qu'avant cette petite prome.|à Ja bouche do cos messiours.nade hygiénique, pendant laquellel Jo sais bien qu'il existe une il s\u2019est très décemment conduit, M.de Catalpu m'accordera|Mais cette bonne société préche bien qu'un petit chien est iofini-| Jans le désert.Ou entortillo les ment préférable À un chat, quilcigares dans les feuillos dos bro- est égoïste et ingrat, et à tous/chures qu\u2019e'le a publiées, ct on les perroquets du monde.Leslenvoie des bouffées de tabac au perroquets poussenL des cris su- [neg de ses membres, quand on les raigüs qui font mal aux nerfs.|rencontre, Le tabac est l\u2019opium On a la munie de vouloir leur|de l'Occident.Plus on s'efforcera apprendre à parler, ils n\u2019ont au-|de démontrer qu\u2019il pont être dan- cune mémoire quand il s'agitigercux, el plus on on fera usago.d'apprendre de jolies choses, mais|Et puis il y à le trésor public, le par contre en possèdent une dé-Igouvernement, qui, bien que plorable quand il s'agit d'en dire |faisait afficher dans tous les \\o- in I'nbsenco de leuricanx qui lui appartonaiont, qu'il est défendu de fumer ici, se réjonit|je ne manquer ni pas de faire tout ceurs qui se chargent do lourlen réalité de cette mauvaise habi- apprenlre des turpitudes et des|tude qui verse deux cents millions saletés.On diruit que ces bête |par an dans ss caisse, Nous avons tiennent toutes à prouver qu'elies | Jone contre nous deux adversaires sont de la famille de Vert Vert.Etlinvincibles, l'habitude et l\u2019admi- encore Vert-Vert no faisait rov-|nistration.\u201d Résignons-nous, mais gir que de timides nonnos, j'enldisons bien haut, nous autres connais qui feraient, comme onlfommes auxquelles on roproche dit, dans le langage de l\u2019argot,|nos petits chiens, qu'ils sentent la piquer des coups de soleil à desirose, quelque négligés qu'il» capitaines de dragons, Cela dit, je demanderai à M.de|messieurs les fameurs.Catalpa si l\u2019habitude qu'ont la| Pardonnez - moi, monsiour le plupart des hommes de fumer|rédacteur, ma stérile de colère.Je sans cesso des cigares n\u2019est paslvous remercie do m'avoir permis cent fois plus regrettable quelde la livrer à la publicité et cro- celle de posséder des petits chiens.yez moi votre très humble ser- Vous dites que les griffons ot les| vante, havanais puent.Mais, messieurs, vous empestez bien davantage, LOUIsE, Ces prétendus cigates de la Havane, que vous appelez des rega- la de la reina (régal de la reine qui ne s\u2019en est jamais régalée), sentent aussi mauvais que la pipe sale et noire des matelots, Quand vous avez fumé dans 1 4 ' A .une piére, vous l'avez empestée.ldeux mois de vacances dans un Vous avez beau ouvrir les fonê- potit village situé à quelques brûler du sucre sur unellicues de Montréal, et je fus té- pelle, rien ne peut chasser l\u2019odeur décomposé de vos cigares quilbeaucoup.Comme je ne suis pas s'est introduite dans les tentures, |égoiste, jo vais vous reconter ln et qui y resto.Le lendemain,|chose en doux mots.Je logeais quand on entre dans cette pièce,|chez de bons habitants et j'étais elle pue presque autant que vous|ià comme chez moi, ce qui leur tous, lorsque vous entrez dans le|faisait plaisir.Cos braves gens salon pour retrouver les dames et |n\u2019'avaient qu\u2019un fils, un seul ls vcuir leur faite un doigt do Cour.|qu\u2019ils aimuient beaucoup et sur vos|qui ils avaient fondé les plus belles société contre l'abus du tabac.soient, à côté de la bouche de BETISE, L'été dernier, je passais mes moin d\u2019une scère qui m'amusa la fille du voisin, gaillarde solide, Dans un salon, le voisinage [bien bâtie et qui jouait avec un d\u2019un fumeur est encore tolérable, |sac de sel commo une petite filette La temme pour se défendre à |avecsa poupée.Un beau matin son éventail.Elle peut ainsi tenir|la mère de Joan lui dit : \u201c Ecoute, un causeur À distance, mais il y |mon fils, tu n\u2019est plus un enfant, a des instants dans la vie où tout [il funt penser à te marier.Tu as cordon sanitaire est dovenu im-|du bon sens, de l'adresse et tu aimes le travail ; nous avons quel- Ah! monsieur de Catalpa, moi |ques sous par çi par là, tu es file qui, en ma qualité de femme |unique ot quand nous mourrons mariée, ai passé par là, je vous |tu auras quelques arpents de assure que j'y ai puisé une haine |terre.J'ai songé pour toi à Mapour le tabac, près de luquelle [rianne la fille du voisin, à qui on celle d'Annibal pour les enfants|donnera quinze couts francs le de Rome n\u2019était que de la gno-|jour de son mariage, Fans comp guotte, et qne toutes les fois que|ter ce que ses parents lui laisse- cela m'est arrivé, j'ai donné raison |ront, C\u2019ert une sage fille, ce sont à ces Bretonnes d'il y a deux {do braves gens.\u2026 cela te va t-il ?cents ans, qui lorsque leurs époux | \u2014Conime vous le voudres, m revinrent d'Amérique pour la[man.C0 \u2014 ee Oui?eh bien écoute mui un peu.Dimanche prochain, Catherine ; la mèro de Marianne, duit venir mous rendre visite, Ty i, lècheras un peu et tu tâchoras de faire valoir toutes tes qualites, [| cet temps de to deniaiser un peu, mon gros; fu cst trop \u201cgene,\u201d Catherine viendra donc nous voir.Gens de la terre bien cultivée.Oh ! les beaux pommiers | va.t-elle dire, en voyant notre Verger Tu lui diras aussitôt : \u2014C'est moi qui les ai plantés, \u2014Les belles pommes de terre \u2014C'ost moi.qui les ai somées, De cette fagor, Catherine saura qu\u2019elle donne va fille à un Lon travailleur, \u2014 Vous avez raison, maman, et ce que vous me dites, Le dima ncho suivant Caline fut fidèle au rendez-vous of tout se passa comme la mère de Jean l\u2019avait prévu.Lu voisine arriva chez nos bons villageois immédiatement après la grande messe.\u2014Bonjour, dit-elle on arrivant, comment vous portez-vous ?\u2014Très bien, ot vous même ?\u2014Comme vous voyez.Et Joun comment marche-t-il ?\u2014Pas mal ?\u2014Oh les beaux pommiers ?\u2014C'est moi qui les ai plantés, fait Jean tout intimidé, \u2014 Les belles pommes de torre 1 \u2014C'est moi qui los ai gemées.\u2014Quel blé superbe ?\u2014C'est moi qui l\u2019ai semé, Catherine se disait on elle- même : j aurai un gendre modèle.Quel homme ! \u2014Vous avez là uno brouette qui me parait bien commode ?\u2014C'est moi qui l'ai fuite, continue Jean qui se trouble d- plus en plus.Mais il sait done tout faire ?se dit Catherine.Notre fille aura pour mari une vérituble picrre précicuse, quel trésor qu\u2019ui: çar- çon comme ça ! \u2014Quel jolis pourcesux, fit enfin la future belle mère, en passant devant loge aux cochons ?\u2014C'est moi qui les ai faits! ! dit Jean.Je n'ai pas besoin d'ajouter que le mariage fut manqué.BADINAGES Un juge de je ne sais plus quo endroit était affecté d\u2019une maladie qui l\u2019embôtait beaucoup et dont il n\u2019avait jamais pu se guérir.Voici en quoi consistait cotte maladie.¢'était une.comment dirais-je ?\u2026 c'est assez difficile et jo vois bien que je ne m'en tiro- tai qu'à l\u2019aide d\u2019une périphrase.Quelquefois pendant la séance on entendait un léger bruit, presquo rien, un souffle, mais d'un réalis me effrayant, A co bruit chacun levait la tête, un sourire apparais- suit sur toutes les lèvres et tous les yeux se portaient sur le mal- henreux juge qui à ces moments devenait-rouge comme une jeune fille à sa première déclaration d'amoar.Vote à Mt Co bon juge, malgré son infirmité était très Barcastique à ses uros, mais P.\u2026 célèbre avocat barreau de cet endroit pouvait jui rendre des points.| Un jour, ce dernier avait à Jaidor ot en ee rendant à l\u2019au- - il avait vendangé plus qu\u2019il ne faillait dans les vignos du «nour.En entrant dans l\u2019en- de da tribunal, sa démarche était chancelante et\u201dil était obligé do s'appuyer SUF tous los pul res afin de maintenir l'équili re qui menaçait de se rompre chaque instant me Le savant juge lui adresse ° semence et lui dit en terminant : \u2018 Mtre P.8i vous veniez souvent dans cot état nous serlons obligés de mettre partout des ropde-fous.» Oh! non, Votre [fonneur, réplique noire pcs entre deux hoquets, \u2018il suffirait de mettre des parapets! ! \u201c Un jeune nègre.viveur \u20ac \u20ac ur, bien connu dans le monde où l\u2019on soupe, ayant me é et joué tout l'ête dans les villes d'eaux, s\u2019est trouré fort degre ovembre fut venu.ve ir, muai de la recom mandation d'un ami, il rend visite au sieur A., UN de nos plus notables usuriers, ot lui demande un préte de 500 louis.A.très dur à la détents, réclame des garanties que l\u2019em- pruntour ne peut donner.Après mains pourparlers, le petit nègre s\u2019écrie : ;Ç \u2014 Au moins, avancez mot ceut louis sur ma mine.\u2014Pas cent sous!\u2026 dit le Shylock, \u2014Mais regardez-moi donel.réplique l\u2019émancipé.\u2026 C\u2019est une mine\u2026 do charbon !\u2026 cascade Dans le salon demi mondain de la joie R., on parlait, l'autre soir, do phénomènes variés : moutons à cinq pattes, enfants À deux têtes.\u2014Moi, dit une vieille garde, j'ai connu un homme de vingt- cinq on trento ans qui avait sur le front doux cornes très visibles, assez pointues et recourbées\u2026 D'ailleurs, il n\u2019était pas marié!\u2026 \u2014Pas marié !\u2026 s'écrie Litonide.Mais alors on à dû le poursuivre pour port illégal de décoration ! Un mot d'enfant \u2014 raconté par une maman : \u2014Mère, étais-jo née quand tu es née ?\u2014Non, ma petite file, tu on née après moi, \u2014C'est le bon Dieu qui m\u2019a fait naître 1 \u2014Oui, ma potite fille, c\u2019est lo bon Dieu en personne.\u2014Et il fait naître tout lo monde?\u2014Tout le monde.La petite fille, après un instant de réflexion : : BERLOT
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