La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 29 juillet 1882, Supplément - feuilleton
[" - re int ren a A Tm ne TTT ETT cd.cmd 4 1 = i meee ee.\u2014\u2014 \u2014_ LA -FEUILLE és er , _ TOR TS oT A ELE EE PASS Sp Lea ei dant Te se : 1 FEUILLETO N.\u2018| dans lespréaux de la.Salpétrière;.=: | Poitou, ami particulier de M, de Çol- « Allons, allons, Jacqueline Huber orage Tnhn gr LENORE PE SANTE CL wt TEOISIEME PARTIE » \"La ooMTESSE DE RAHON.\"(sume)\" HE [EEN XV! + LA SALPÉTRIÈRE.Certes, le directeuravec.leguel nous venions.de voir.le marquig.de Saint; Maixent - s\u2019entendre., si -bien, - n'était Paint un, méchant homme, ni un hom me cruel, tant s\u2019en faut.enr 4 \u2018Houlement, dil.avait pour.prineipe d'ancaisser régulièrement lez.émolus ments de sa charge, de;s'entrenix lon guement, chaque jour, avec-aon oui- Sigier, car Ja.gourmandise était son péché mignon, et pour le reste il.s\u2019en rapportait d\u2019une façon presque aveugle aux médecins et aux surveillants, convainen que ni les uns ni.les autres ne faisaient un usage abusif des douches \u2018glacées, du fouet à sept cordes, de la camisols de force et-des eabanona.-=n** C\u2019est leur affaize de soigner et de corriger les folles, se disait-il.Cesyiaé- TT EE.win B decins en renom ef ces honnéies gax- diens e\u2019y entendent beaucoup.mieux .que moi.Vertugadin,! je serais un sot de prétendre les régentar en quoi que ce, soit.Chacun dans son pré, les vaches seront bien gardées.\u201d _ - Ce- vieux proverbe, sorti de l\u2019écrin .de la Sagesse.des.nations, (qui, soit ditsentze nous, contient plus de atrags -que-rde.diamants ranepyTai-mgttait DOB yea ft le régime du fouet, des douches .et-des, cabanons restait en vigueur; \u2026 Nul description ne saurait donner -yne idée axacte.de ces hideux caçhots : souterrains, que ne, visisaient, jamais ni l\u2019air, ni le soleil, sortes de.tam- beaux plus étroits, plus sombres; plus humides que ceux où l\u2019on \u2018enferme les condamnés à mort, .-« Aujourd\u2019hui, de riantes cellules aux parquets bien cirés, aux grillages oa- chés sous un réseau de plantes, grim- ' - pantes, remplacent ces cabanons in- Que Dieu et l'humanité en : -fâmessoient bén.s ! \"Lg principal, le plus inévitable des A0 GE æésultats del antique -et odienx régi- | me dont pous venons.de parler,» était de faire: naitre des thaines farouches, -irrécomeiliables, entire les: aliénées de la - Salpôtrière \u2018et le&:employés des deux sexes qui vivaient sans.cesse au- ès-d'eiles, -.1; 5 à fr fit Ceux-ci tyaitaient les folles en ennemies.uliche ean ae Ils ne.dissimulaient nd l\u2019horreur ni Se 3 l\u2019effroi qu\u2019elle leur inspiraient, i ; \u201ctrdues Lollés, de'leux.côté, trembiaient devant: ses : perséouteurs, .qui ne leur parlaient jamais que l\u2019injure à la bou- che-et le.foust à la main.\u2014 : L\u2019épouvante.et :la.douleur les fai- faisaient rawaper ; mais, avec cet: ins- tinot tout \u2018animal.qui survit méme 4\u2019 la \u2018perte: de.l\u2019intelligence- hümaine, elles révaient-des représailles hideuses, et, quand se présentait:uns occasion: dèise venger; allea-la saisissaient avec \u2018nue\u2019 étrange présence: d\u2019esprit, et elles poursuivaient avec lun acharnement indidible l\u2019accomplissement de cette vengeanabsitti ai ob 011.\u201c+ El n\u2019était poist-rare de voir le'sang d\u2019une gardienne ou d'un geôlier couler > Pa S ds « y 1f mastmpo wails, de Juil'âme en paix et la conscience en Te- Nous devons ajouter que «celles deg alliénées.qui jouissaïent: de-moments dans çes moñents-là toutes leurs.facultés vers lo - désit-et l\u2019espoin.d\u2019una évasion, et; pour atteindre - ce: but, combinaient des plans presque tour jours.impraticables ot.qu jamais-ne réussissaient, mais étrangement at pro- - fondément raisonnés.Un jour, cependant, deux foiles fu- Tiëuses assommèrent, à coups de sabots, Une gardienne; nommée -Jacque- line Huber, et parvintent'à-s\u2019échapper on lès reprit quelques heures après ; mais, dans leur farouche :déménes; elles avaiént fait plusieurs victimes: hors de l'hôpital général, (1) Cetté horrible affaire, on le\u2019 com: prend, préoccapa l'attention publi- police, manda par devant lui le direc: teur de la Salpétrière.Il lui adress les plus gravès reproches pour n\u2019avoir point au prévéhir une semblable catastrophé, et il le ménaça de la destitution et\u2019 de la Bastille dans lé cas\u2018où un fait pareil se renouvelle: rait.LS Ainsi morigéné vertement et tenant nous le savons, à sa place, à sés émoluments, à gon cuisinier, l\u2019hônorable fonctionnaire (comme on dirait au- jourd'hui) résolut dé ne se point | exposer .aux.disgrâces qui menaçaient de.foudroyer sa tête irino- cente.et La première chose à faire, selon lui était de remplacer, les gardiennes par des gardiens, En \u2018conséquence, aussitôt après avoir quitté : le.lieutenant.de police, Ail se, rendit J, Bicétre et pria son æanfrère, le, directeur, de cet - antxe waa oy 8 $e ide on mettant pga disposition, une brigade de sep gaxdiens les plus aguerris.| Cette requête fut accueillie favers blement,et, dès le lendemain, de.véritables hercules, habitués à entrer en lutte aves les: fous les: plus-dange- yeux.et 4 les réduire à l\u2019obéissance, vinrent prendre la place des: femmes dane fous les services.de la Salpétridpe : et reçurent l\u2019ordre d\u2019agir avec-autant \u2018 da, fermeté que de prudence, en d\u2019autres termes, d\u2019atteindre les dernières limites de la rigueur et.de la brutalité.> + Coa ! Oèci nous explique de fagon :sura- \u2018bondsnte le sourire confiant, épanoui | sur les lèvres du directeur, tandis qu'il affirmait à M.de-Saint Maixent ; \u2018qu\u2019ox ne s\u2019évadait point de: la Salpé- \u2018trière.CT \u2018 tor ee à ; TE erererercersarane fetersissss er BERRI secon \u201c \u2019Lazate fouettà son \u2018attelage, ., Le marquis se remit en selle, + Le directeur fit un dernier salut: :à l'arrière du carrosse et, à la croupe, \u2018du cheval de Saint-Maixent, et gagns ,la:-porte, qui s\u2019ouvrit aussitôt pour le laisser passer.i.\u20ac + 2 - Dans \u2018une\u2019 salle\u2019 servant de groffre et contiguë au parloir, jl trouva Ja oqmtesse de Rahon entre ses denx gaxdiens ; le.médecin de service venait d\u2019arriver.= Lie 9 _&, Bonjour, çher directeur, lui dit ce, dernier en tian, je vous fais tons mes 'tomplimentz de votre nouvelle pensionnaire.Peste, c\u2019est une belle Bille! saga ee, 5: y=\u2014Eb bien, intéressante, réplique le -grp8 homme ;spégialemént reconfman- ::dée.par.un important personnage, le marquis de Gräncey, gentilhomme du (1) Voir, pour le récit de\u2018te dfaine émou- \u201cvant; LA-GITANE, quatrième partie.\u2014letre nai pour tous, tome X.luoides: entre .leur: accès; \u2018tournaianfi | que.poh \u201c Le lendemain, le lieutenant de | Hubs, bert.tapes dus Ah.J.disble Lyc i Chote and elle.que vous la, voyez, la pans vre créature paye à la trésorerie de l'hôpital.général aix.çents livres de | pensign par,an.Docteur, je vous la revommande.oo, ol \u2014Rien à faire.elle est.idiote.: |.\u2014Eax.ce.moment, ; mais ça peut | changer.Quand.alle.-n'ask qua folle, elle: 8e croif:de haute.naissanse; et.se figure : qu;elle, appastient aux plus il, lustges.familles; dy ; royaume, Elle était, -paraitril, lg maltzegse d'un gentilhomme.qui promettait.de l'épouser, File avait la naïveté de le croire, et ça Ini.a tournd la tête.Pepe 2j -rmoFelie, d'orgneil et d'amour déçu Rien plest.plus commun, eb rien n'est moins facile .à guérir.surtout chez - les femmes, SET RE ML Monsieur Je directeur, demanda le greffier, ; qu'el nom dois-je inscrire pur Je livre d'éczon Juitne ie (oy 11m Ecrivez Simans.Raymond, trente sns, origingire du Poitou, amenée pay M; le marquis.de-(Grancey ; six cents livres de.pension, gaunelle.; \u2014Quelle division ?.- le directeur, en s'adressant à l\u2019un des Simone Raymond au préau.de ga-di- vision ; vous la remettrez aux maing du.suzveillant Maclou,.et voys:luire- commenderez des égards particuliers.pat un ami de M,.de Colbert, n'est point la premigre venue, Nop ! vertugadin, L il s'en.faut-du tout! ., .-Le \u2018gardien qui.répondait au.nem de Pintuchon.s\u2019empresga d\u2019obéir à cot ordre $.il prit la.comtesse, par le bras, et elle le suivit docilemens, *\u2026.;; ; Le préau dela deuxième division était celui-là.même ok Jacqueline Hubék, avaik.été asssssinéé quelques jours auparavant.\u2018 Ce ,.; Maclou, le, nouveau : gardien venà de Bicâtre; semblait.créé, tout exprès pour le double emploi de geôlier, et Me bourreau.Le ire te +, IL offrait un type étrange, tgrrible et repoussant, tenant tout à la fois du kigre et.du boule-dogue.;.2; -,7 À) hrendissait, de la main droite, un fouet.;à sept lanières, garni de «petits guains de plomb.0°, + :Æna ,qutre.il: portait passée comme \u201cune.épée.dans la ceinture de.çuir brut qui sanglais ses reins énormes, ung longue et flexible .baguette d'agier,.semblable à celles.dont les «flompteurs de bôtes font.usaga,-et, qui, maniées par eux, deviennent des armes formidables; _; - \u2026 ; Dèg le premier jour de son entrée \u2018|-enfonction, le hideux, gazdiens'était juré d\u2019inepirer une terreur salutaire aux folles'de sa division, +; \"; ! AgAvome-pous besoin d'affirmer qu\u2019il \"wait; obtenu un résultat immédiat et ; complet.Just oda fare sb Bien qu\u2019à, l'entendre murmurer tout bas.d'effroyables blasphèmes,rien \u2018qu\u2019à Je.voir.passer, les aliénées se ja L:sentaient prises d'un tremblement convulsif, comme les; agneaux quand + ils respirent.la fauve odeur, du loup.of Elle : sa.h'ottissaient, frémisgantes, dans\u201d les angles des murailles; elles -qherçhaient \u2018un asile \u2018derrière les i8jbres du.préau, Elles n'osaient ni faire Un, mouvement, ni prononcer june pargle ;, c\u2019est'tout.au plus si, dans leur immense effroi, elles se permettaient de respirer.©, rj t+ Manlon, icontemplait.aysc ung joie pana limites, gyec un immenge oxgueil l'andantissement si complet, gi absolu, :pard'épouvante : il disait à qui voulait r'lgnfendros et, faute d\u2019auditeurs, il se \u201crép ui même : \u2014La deuxième.Pintuchon, ajouts gardiens, vous allez conduire l'aliépée Yue folle A gix cents livres, protégée (pauvre créature, .Dieu_ veuille avoir son âme !) ne s\u2019entendait ni peu ni beaucoup à: conduire cet immonpde troupeau de bates brutes.Elle était trop : facile et trop faible avec ces enragées.Ce n\u2019est pas moi qui me laisserai, goftement mettre en morceaux comme allol'a fait, Non, mort-diable ! ce n'est pag moj L.Ce En.ce moment, à l\u2019aide d'un passe- Partout qui s'ajustait à toutes les serrures, la: porte du préau fut ouverte depuis le dehors, et Pintuchon, tenant la comtegse par.le brag, se montra sur le seuil, mais n\u2019eut garde de le franchir.SLA + \u201cEh ! eh ! compére Maclon, dif), v\u2019là une nouvelle que je vous amène.un gibier soigné, une belle femme, voyez plutôt, | Co \u2014Les folles ne sont pas des femmes ! répliqua Maclou avec un sinjs- tre baussement d\u2019épaules, \u2014Elle a l\u2019air tranquille, .comme Baptiste, reprit Pintuchont, mais un ban; averti en vaut deux ; je vous Conseille de faire attention tout de même i les agitées (1) ont de bons moments, il n\u2019est pire eau que l\u2019eau qui dort ! He s'appelle Simone, à ce qu'il pa raft, c'est un nom comme un autre pas vrai?, Les folles n\u2019ont pas de nom ! répondit le farouche gardien.Envoyezla donzelle\u2026 une douzaine de plus ou de moins, ce n\u2019est pas la peine d\u2019en parler, 7 or \u2026 Pintuchon poussa par les deux épaules la comtesse, qui faillit-tomber et fit en chandelant qudlques pas, \u201cAh! & propos, reprit-il, j'allais oublier le point essanfie], M.le directeur vous la recommande, il parait qu\u2019elle a du quibus.\u201d .Maclou ajita les lanières de son fouet, tandis que son visage prenait | tno expression féroce, - \u2026 !* C\u2019est bon ! s\u2019écria-t-il avec un rictus.de bête fauve, on aura des égards!\u201d Ç | 1 _ Piptuchon comprit ; il se mit à rire d\u2019un air idiot ef sortit en formant la porte du préau derr:ère lui, À peine la comtesse .venait-elle de paraître dans le préaù, et déjà ses compagnes d\u2019infortune, poussées par une curiosité qui toujours, , chez çes malheureuses, suivit à la perte de la Æaison, oubliant la terreur.que .Jeur inepirait Maclou, quittant les- angles de muraille où elles se blottissaient, les trongs , d'arbre qui les.cachaient, \u2018s\u2019élençaient vers la nouvelle venue et formaient autour d'elle un cercle tumultueux, Co XVI 4 rer on Le ; Lo + dre 1 dat \u201c .i 3 - LE PRÉAU, DE LA SECONDE DIVISION, - Les folles les plus rapprochées de \"Mine de Rahon la saisirent par ses \u2018btas et parses vêtements, faisant mine \u2018de déchirer les uns et de disloquer \u201cles autres, tant elles mettaient d'achar- \u201cnements et d\u2019ardeur à se disputer, où lutôb à.s\u2019arracher la malheureuse \u2018femme, La comtesse, glacée, paralysée, ané- Antie, n'avait pas même la force d\u2019opposer une inutile résistance à cette brütale et malfaisante curiosité.\u201c Arrière ! cria Maclou d\u2019une voix | tonnante ; arrière, toutes ! \u201d | .Au milieu du tapage asspurdissant \u2018causé par les folles, Cet ordre ne fut point entendu.Maclou brandit son martinet à sept Inières, et fit tomber uye grêle de coups sur les visages et sur les épaules des folles, qui poussèrent des hurlements de douleur et s\u2019enfuirent dans |, 41} Agitées, atteintes de folie furieuse et 4 dangereuse. 38 og E Gk he UILLE D'ERAËLE les parties les plus reculées du préau ; puis il revint à la comtesse en lui disant de sa voix la plus rauque et la plus menaçante : \u201c \u2019Tu as de l'argent, la folle, psye ta bienvenue ! \u201d , Mme de Rahon, nos lecteurs lé savent, ne pouvait ni entendre, ni com- rendre.Elle tremblait, cependant, \u2018de tous ces membres et son Visage, Dabituellement impassible, exprimait \u201cne épouvante sans bornes ; puis une ise horrible, effrayante, s'empara elle tout à coup.Elle s\u2019abattit sut le.pavé, la figure décomposée, les Yeux roides.De sa gorge contractée s'échappait un sifflement \u2018sourd, un râle déchirant à entendre.\u2018| * « Ah ! gronda Maclou, tu refuses da répondre quand je t'engage bien poliment à payer ta bienvenue, et tu te mêles aussi, par-dessus le marché, d\u2019amener le désordre dans mon préau.Je vais te mettre tout de-suite sur an han pied.Au baquet, Ja folle, au ba- fuet L = Lo Coy \"Le misérable, en disant Ce qui pré- gèda, prit la comtesse par les deux bras \u2018et la traîna jusqu\u2019auprès d\u2019une sorte de grande auge en pierre, dans la- \u2018quelle un robinet de cuivre vereait \u2018sans cesse une eau glaciale et trans- | parente.: - Maclou souleva brutalement \u2018la malheureuse femme, la plongea dans le bassin èt ls laissa s\u2019y débattre pendant un instant, \u2019 Quand il vit que les convulsions de l\u2019infortunée se ralentissaient, que l\u2019engoyrdissement commençait à s\u2019emparer de ses membres, et qu\u2019elle n\u2019avait presque plus la force de maintenir sa tête au-dessus de l\u2019eau, il la saisit par ses vêtements, il la retira de ce bain mortel et il la laissa retomber, toute ruisselante, sur les pavés, La comtesse fit encore quelques mouvements faibles.Par un geste : ie gaghiaalo, alle jeignit ses mains et elle les éleva à plusieurs reprises \u2018wers lo ciel, comme pour demander protection à Dieu Contre l\u2019infâme arbarie des hommes ; puis ses paupières s\u2019abaissèrent sur ses yeux; elle ne remua plus; ses gémissements s'éteignirent; elle venait de pérdre Connaissance, .Maclou mit son fouet sous son bras gauche et se frotta les mains d\u2019un air triomphant.2 c « Allone,murmura-t-il, ma méthode est la bonne ! Voilà comment il faut agir aveC'ces Créatures endiablées ! J'en suis venu à bout tout de suite ! Il n\u2019y à pas de meilleur remède que l\u2019eau froide contre les sauts de carpe et autres turlupinades de ces enragées, Si on laissait faire, on n'en finirait pas, et l\u2019on n'aurait jamais un instant de tranquillité.Ça serait, foi de Maclou, à en devenir fou soi-même !\u201d Le gardien achevait à peine ça monologue, dans lequel il rendait un si complet hommage à son propre mérite, lorsque la porte du préau s'ouvrit pour la aeconde fois ; le médecin inspecteur, prudemment escorté d'une demi douzaine d\u2019employés, faisait à chaque division sa visite quotidienne,et réglementaire.ee \u201cEh bien ! Maclou, demanda-t.il au surveillant, qu'il connaissait.de longue date et qu\u2019il appréciait, comment les choses vonielles, atjour- | d\u2019bui ?Lear Point trop mal, monsieur, le.dpc teur.Tout marche à peu près comme il faut.- : fn al : - \u2014 Vos folleg sont tranquilles}.- \u2014Il n\u2019y a pas lieu de se plaindre.Combien de malades ?:,; x : \u2014Pas une.Sd à! = Combien d\u2019insoumises.?.\u2014 - Une seule, et j'ose dire qe jé \u201cah estalier déit'les dégrés \"s'en \u2018 çaièht dans l\u2019ébscufité.| Une odeur fétide, sauvage, montait n'ai pas eu la voila.: i Maclou, en disant çe qui précède; désiguait la comtesse\u2018 évanouïe, vers laquelle se totirnerent les yeux du-mé- ' decin.Pew an \u201c Il me semble que voilà unè nou- vellé, dit-il ; je ne la connais pas.\u201d \u2014Oui, oui ; elle n\u2019est ici'Gtie'de tout à l'heure.wo : \u2014Ellé ne \u2018donne aucun signe\u201dde vie ; que lui avez-vous fait ?- : \u2014Pas grand'chose.He se mettait en pleine révolte, mauvais exemple pour les autres.Jé l'ai trempée dans le bafuet pour la\u2019 calmer, et-ça m'a fait parfaitemént réussit, \u2018târ elle ne bougè plus, comme\u2019 vons Voyez.\" \u2018Je grand\u2019peine à la réduire ; pense que la leon pourra lui profiter?Le médecin s\u2019approcha de la comtesse, 8e pencha Vers elle, ef \u2018prenant son poignet, appuya deux doigts sur la veine.Lo ton « « L'évanouissement \"èst complet, dit-il ; les battéments du pouls sont très-lents.J\u2019estime que le sang a perdu déjà près des deux/tiers\u2018de sa chaleur vitale, L'humanité défend de laisser plus longtémps sur le corps de cette femme des vêtements imbibés d'eau glaciale.Avant ne heure, elle serait morté #11 TU Maclou fit un geste 'de-cynique in- Bouciance.bo \u201c Ca sérait-une de moins & nourir, Hiurmura-t il.LEE \u201cIl faut la \u2018porter à l\u2019inffrièrie, reprit le docteur, et lui faire revêtir le costume\u2019 réglementaire, Je pense qué vous féthz bien ensuite, lorsque\u2019 cette folle aura repris connaissance, de l\u2019enfermer pour un jour ou deux dans un cabänon, si elle vous paraît décidément méchante, Cela complétera la leçon que vous lui avez donnée tout à l'heure, et la rendra sans doute souple comme un mouton.\u2019 | \u2014Ja n'y manquerai pas, et je dois dire ET ATO ESTE Ty pensais dgjh, 0 #FT 0 \u201c \u2014À merveille\u2018! Vone' êtes-dti sujet précieux! continuez ainsi, Maclou, Continuez ainsi ! * + \u2014Je ferai de mon mieux !\u201d s\u2019écrig le surveillant tout \u2018bouffi de joie et d'orgueil.PET Puis le médecin sortit du préau, \u2018afin de continuer dans les autres divisions son inspection consciencieuse, Pour obéir \u2018aux prescriptions du docteur} deux gardiens portèrent à l\u2019infirmerie la prétendue Simone \u2018Raymond.5?n° \u201c Là, on la fit revenir À elle-même ; on la couvrit de vétements\u2019secs\u2019et on | la ramena au préau de\u2019 1a\" seconde division, oT À peine y fut-elle de retour, que Maclou réalisa son projet\u2019 dé I'enfer- \u2018mér dans un cabanon pouy lui donnèr une'leçon complète.* 1184 Il prit une des clefs dulourd trousseau qui pendait à sa ceinture, à côté déla baguette d'acier, et il ouvrit une porte basse eb massive pratiquée dañs la muraille, tout près de l'augé de pierre que nous connaïssons, * - Derrière cette porte, commencait on- on wt iy ARE ehizhon! par bouffées:en méme\" temps que des clameurs étranges; > 57 Maclou donna \u2018son \u2018fouet'à l\u2019on des gardiens qui venaient \u2018de ramenet la | Comtesse, et le Chargea da veillér à sa place, dans le'\u2018p répti; >pendant qu'l- ques minutes.Pooh 42 \u201cIl allume une, léntéfnë\" Blacée \u2018sur | \u2018ld première marché *dë-l\u2019éseslier, et, \u201centraînant Mme de\u2018ahon, il déscéh- \"dit avéc elle jusqu\u2019à\u2019 une longue ga- Du côté droit'de cettà galerie, | lerio*vottée dans Isquelle 3 w'engégda.MY cit qq.avait de distance en\u2019 distance de petites niches de huit pieds carrés en largeur et de six en hauteur, 5 Des barreaux de fer d'une groñseur imvraisemblable, distants les uns des autres de cing ou six pouces à.peine, fermaient ces niches daus .lesquelles on pénétrait dapuis-.un coulpiri qui régnait derrière elle.: 1 wi Sur les dalles da Ges:: Cellules; des bottes de paille étaient étendues.Se fi .Clétaient les cabanons.: Plusienrs.étaient vides, Au fond de quelques autres, il y avait de misérables créstures gouchées- sur Ja paille, dans un état de stupide epgourdisse- ment, où :bien debout, appuyants \u2018 leurs fronts cantre les barreaux, de fer.: is 102 _Qea dernières attachaient sur Maclou des regards fixes et furibonds.Elles lui faisaient de monstrueuses grimaces et.le menaçaient de leurs poings fermés ; puis elles s'interrompaient pour secouer .aveo violence les barreaux de fer en poussant-des cris inarticulés, La préteudup Simone Raymond avait beau ne rien çomprendre à ce hideux spectacle, une épouvante ins tinctive s\u2019empaya d\u2019elle et paralysa ses membres, Elle se roidit et refusa de marcher.Maclou proféra deux ou trois blas- phèimes, et saisissant la malheureuse \u2018par le milieu \u2018du corps, il la traina jusqu'au cabanôn.vida, en face duquel ila se trouvaient, .forma sur la morte vivante, qui'avait été la comtesse Marie de Rahon,\" Pr +o XVID L'ANNONCE D'UN MALHEUR Nous savons dans quelle disposition d'esprit le comte Annibal avait quitté \u201cPuis la porte de ce cabdnon se re.- .gne sa maison presque emntiére, Il n'avait donc à son hôtel de Paris qu\u2019un très petit nombre de domestiques, \u2019 Le suisse ouvrit la grande porte afin.dg, laisser entrer le carrosse, ef pigui deux eoups pour annoncer yne visit; jr % ob Te Le valet\u2019 de chambre, Dominique, accourut dans le vestibule.Ce vieux serviteur était venu du château ayec son maitre, et il ne put retenir un cri de surprise \u2018en voyant paraitre & Pimproviste Saint-Maixent et la belle Olympe.\u201c Monsieur le marquis !.madame de Chavigny !.balbutia-t-il.Je tombe de mon haut ! M.le comte sera stupéfait.Il s'attendait si peu à voir à Paris monsieur le marquis et madame ls marquise de Chavigny.Nous devions partir demain matin pour retourner - la-bas, J\u2019ose me permettre d'espérer qu\u2019il n'est rien arrivé de malheureux chez nous.to L'âge et les longs services du valet de chambre rendaient presque excusable cette familiarité: \u201c+ - + Dominique, répondit Saïht-Mai- xent, nous spportons une triste nouvelle.Core eT \" \u2014Grand Dieu ! Mme Ia comtes- go tl.CO CE 205 +2 Le mbrquis baissa silencieusement la tête.ef \u201c Oh ! mon parivre-maître ! mon pauvre maître ! s\u2019écria le domestique en se tordant les mains avec un déses- por bien véritable, bien sincère, car la comtesse était adorée de tous ses gens, \u2014Annoncez-nous, reprit Saint-Mai- Xent, Coe LT *\u2014Oui, monsieur le marquis.oui tout de suite.Mais, su nom du ciel, ménagez M.le comte.Thchez de le préparer doucement au grand malheur qui va le frapper ! Quel coup le château de Rahon, et quelle in- ae l\u2019état d'alTAñguis sement progressif de la comtesse.Son plus ardent désir était d\u2019abréger, autant que faire se pourrait, son séjour & Paris pour rejoindre cette chère compagne.© sn HO: À.peine arrivé, il atait écrit, non seulement à la comtesse, mais au maz- quis de Saint-Maixent et à Mme de Chavigny, afin d'avoir des nouvelles rassurantes.AED +, A cette époque, legervice des postes oxistait déjà, mais-il se.faisait avec une désespérante lenteur.Le départ de la comtesse, \u2018de la marquise et fle Saint-Maixent ayait \u2018précédé l\u2019arrivée de ses lettres au chi -Jeau, : L ok Vif \u2014 M Il s'étonnait de ne pas.reçevoir,de -réponse ; À] commençait.à; s\u2019en inqui- | éter.Ce silence prolongé lui semblait .de mauvais .angure, ot des, nuits sans sommeil succédaient à des journées sans repos.MT .Il avait wu le ministre, {I\" avait vu\u2019 le roi, et il.venait enfin d\u2019obtenir: \u2018l\u2019autorisation.de .télpurner dans ses \"Heureux dé cette faveux'qui mettait fin d'seg auxiétés chaque jour plits \u201cÆVorantes, il\u2018 comptait'se \u2018mettre en \u2018route le \u2018lendemain et il woceupait | des préparatifs.de son départ an Mément où le carosse, dans lequel ge trouvaient le marquis \u201cet la \u2018belle \u2018Olympe, s'arrêtais devant le porte de son \u2018Hotel quelques heures après la visite du gentilhomme à Ia\u2019 Sälpêtribre.dose 1 PT Les deux complices avaient profité de ges quelques heurés'pour sé\u201d vêtr \u2018\u2018âë'noir de la tête gux pieds\u2018}\"Îls por- \u201ctalent Te grand deuil, nob-seulemëht sur leurs vêtements, miais_sur leurs oFiAges conaternée, i._./21 \u201cM, de Bahon emmenaif en Auvertp.< ap Wg pour \u201clui, seigneur mon Dieu ! Il ne \u2018vivait que pour madame.Cette hor rible nouvelle est capable de le tuer\u2026 \u2014Annoncez-nous, répéta le marquis.Nous ferons de notre mieux, Dominique.Mais, hélas ! un sbul regard jèté sur nous suffira pour révéler à moh Cousin la\u2019 vérité dans toute son \u201chotreuf, \u201d » 1 - \u201cMF de Rahon se trouvait seul dans \u2018ane vaste pièce attenant 4 ea chambres à coucher.: he Cette piège; qui lui servait ds éabi- met de travail, était.meublés'\u2018avec-un luxe sévère.Lee, - Un immense bureau, d\u2019ébène, : incrusté .de cuivre et d\u2019ivoire, en occupait le centre.Coa ae De grands corps de bibliothèque -eachaient en \u2018partie les boiseries de vieux.chône richement sculptées.© Un.magnifique Christ en'ivoirs'du plus beau travail florentin, un chef- d'œuvre;se détachait sur Un panneau de \u201cvelours.cramoisi.; #7 0 En face de ce Christ, se voyait up autre ichef-d\u2019œuvre, le portrait-de la comtesse Marie de Rahor, peint dix années auparavant par.-Philippe de Champagne.ras 5 say 0 : Le comte Annibal, debout auprès \u2018du bureau, .mettait en ordre des pa- -piers de famillé et's'iiterrompait parfois dans cette besogne,: pour jeter.un regard .plein \u2018de tendresse-sur'lé -por-traitde sa femme.- ry rule .\u201c Un: grand changement s\u2019était::fait dans le personne du comte depuis le .jonr, si peu éloigné éeperidant; où il savait quitté!l\u2019Auvergne.\u2018La fatigue du voyage, ou peut-être-les inquiétudes qui le tôurmentaient; semblaient l\u2019avoir vieilli de plusieurs années.Som visage: émacié offrait aux tempes et aux contours de la bouche des tons A ga achats ' d'ivoire jauni.Les yeux eonservaient Tne Tol Tu 5 UD ami ma SF 20 Cee LA\" FEUILLE D'ERABLE 7 39\" \\ leur regard franc et loyal, mais n\u2019a- \u2018vaient plus leur transparence habituelle.Les bords des paupières rougissaient ; les réseaux pressés des petites rides devenaient visibles.On devinait que le comte, quoiqu'il n'eut pas dépassé de beaucoup l\u2019âge ot l'homme est encore dans toute sa force, ge trou- wait sur la limite d\u2019une vieillesse pré-, maturée.Un profond chagrin, une vive douleur devaient suffire, sans aucun doute ;pour lui faire franchir cette limite.L'expression de son visage était -soucieuse et presque triste.Cependant nn sourire éclairait sa belle physiono- \u2018mie (comme un rayon de soleil brillant sur une campagne dévastée), quand ses regards chargés d'amour -envoyaient une carresse fugitive à l\u2019image presque de la comtesse de Ra- +hon.Absorbé tour à tour dans le classement de ses papiers et dans la con- \u2018templation du portrait, le comte Annibal n'avait accordé aucune attention -à la double songerie du timbre &nnon- -çant une visite: i Lo bruit de la porte de sow cabinet brusquement ouverte lui fit tourner à demi la téte, et tout son corps trees -8aillit comme sous un
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.