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Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
samedi 12 novembre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1881-11-12, Collections de BAnQ.

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[" 2éine Annee.Bureau: 8 Rue IL x» t Gabriel.4 Fala ta Edition Hebdomadaire du Courrier de Montreal.Le D.DUVERNAY, Editeur-Proprietaire, Abonnement : 81.00 par Annee, MONTREAL, UN PROGRAMME NATIONAL C'est aujourd'hui mêmo que l\u2019hon.M.Chaploan doit prononcer, à Sainte Thérèso, le discours-programme de la présente administration sur lequel les électeurs seront-bientôt appelés À rendre leur verdict.Los trois principaux articles de co programme seront : 1o.L'économie.20.L'encouragement de l'agriculture et de ln colonisation.3o.Le développement de nos richesses do toutes sortes au moyen du capital français.La question de l'économie peut et deit être envisagée à un double point de vue: ln diminution des dépenses susceptibles de contrôle et l'acuroisse- ment du revenu par uno admwinistra- tion sage, pratique et éclairée, et sans prélever de nouveaux impôts.A co doublo point de vue, le gouvernement Chapleau- Loranger a fait ses preuves, et les électeurs dev ont lui en tonir compto s'ils ont réellement à cœurs les intérêts et l'avenir de la province de Québec.L\u2019an dernier, In déponse totale susceptible de contrôle dans toutes les branches du service civil, & l'exception de l'agriculture et de la colonisation, à été d'environ $40,000 moindre que celle encourue pour les mêmes objets par l'administration Joly en 1878-79.Cotte année, 1881-82,16 montant total des dépenses pour ln législation, le gouvernement civil, l'administration de In justice, l'éduention, les écoles des arts et manufactures, les travaux publics, les institutions de charité, les frais de l'administration des terres de la couronne et autres charges sur lo revenus, y compris les dépenses imprévues pour lesquelles une certaine somme est allouée chaque anhéo ; en d'autres termes, le montant total des dépenses susceptibles de contrôle cst ostimé, pour 1881-82, 4 81,709,378 souleinent, Contre $1,867,185.68 quo les libéraux ont déponsés ponr les mimes fins on 1878-79, ce qui repré- sento, dno économio de $157,807:68 dont il faut donnor crédit à la pré- sate administration, I \u2018ul autre côté, les ministres qui adniinistront aujourd\u2019hai les affairos do In province so sont acquiltd de leur dévoir au lion de battre la cam- pagoe ot de chiausser des raquéttes pour wieuX fuir devant lours adversaires ot leurs détractours,comme 'ont fait M.Jo'y et ses collègues, ot ils Ont réussi à grossir lo chiffre do notre : FOyenu cb à faire disparaître los, défi- .,6its.Ainsi les torres do ln Couronne Tapportent aujourd'hui $700,000 au .«.trésor provincial, contro $443,000 squlement que le gouvernement.Joly .:&.eu le temps do percovoir do cette «sources en 1878;7, ot la nouvelle .Jégislation minière vient de créer un \u2026 Foyenu additionnel de:$30,000.Do Plug, l'exploitation du;chemin de for SAMEDI 12 NOVEMBRE 1881.du Nord, que M.Joly voulait abandonner à son ami, M, Thibaudeau, moyennant un loyer annuel de $200,- 000, nous rapporte aujourd\u2019hui plus de $300,000.Cus différents items de réduction dans les dépenses et d'augmentation du revenu représentent une économie réelle de $437.000 pour l'année dernière et de 3554,807.68 pour l'année courante.Nous pouvons bien dire, après cela, que M.Chapleau fera do la question de l\u2019économie lo premier article de son programme.A l'avenir nous devrons méme ajouter aux sommes ci- dossus un montant additionnel de $100,000, puisque le chemin de fer du Nord bien administré nous rapportera bientôt $400,000 au lieu de 8300,- 000 qu'il nous rapporte aujourd\u2019hui.Le second article du programme du ministère Chapleau est l'encouragement, le développement de l\u2019agriculture et do la colonisation.Nous continuerons à citer les chiffres officiels parcoque leur éloquence est invincible.En 1878-79, le gouvernement Joly a considérablement réduit les octrois pour l'agriculture, la colonisation, l'immigration et lo repatiement : de fait il n'a déboursé que $117,326.13 pour ces divers objets.Les dépenses relatives à l'immigration et an repa- triement étant toujours à peu près les mêmes, l'agriculture et la colonisation ont seules souflort de cette économie h rebours, ou plutôt de cette mesqui- nerio sans nom du gouvernement libéral, Le patriotique gouvernement Chapleau n\u2019a pas cru devoir imiter son prédécesseur sur co point plus que sur les autres.\u2018Jomprenaut que l\u2019agri- culturo et la colonisation sont la base de la richesse d\u2019une province comme d'un pays, et le gage de son avenir, il a dépensé S156,140,00 l'an dernier, et il dépensers $164,400.00 cette annde pour ces grandes causes.Mais la graude œuvre du gouver- nemens Chapleau ct son plus beau titre & In reconnaissance du peuple de Ja province de Québec, sont les relations d\u2019affaires qu\u2019il a établies entre In Franco et .lo Canada français.Grâce i ce Coup de maître,nous avons aujourd'hui trois usines pour ln fabrication du suare do bottoraves, deux compagnies puissantes qui vont ox- ploitor à notre profit nos riches mines de phosphates, lo Crédit-Foncier franco-canadien constitué au capital de S5,000,000, et nous aurons bientôt deux lignes régulières do steamers voyageant ontre lo Canada eb son aucienno mère-patrie ut le crédit mobilier, avoc un capital de $8,000,000, destiné à l'exploitation de nos, mines de toutes sorte.Et ce n'est 1b quo !'inauguration, pour ainsi dire, d'une politique.nou- vello qui assurera notre prospérité, notrè salut.Toute ln politique du gouverne- I ment Chapleau se résume pour nous dans ces trois articles de son programme : Economie, encouragement de l\u2019agriculture ot de la colonisation et développement de nos relations commerciales avec Ja France.Au peuple de dire si cela lui convient.LE COMPLEMENT D'UN PROGRAMME.M.David a laissé à son ami de cœur, M.J.X.Permult, le grand utopiste du piys, le soin de complèter le programme politique ébauché l'autre jour par la Tribune, en y ajoutant rien Inoins que quatorze nouveaux articles.M.Perrault so prononce d\u2019abord pour l'abolition du veto fédérai, l\u2019élection du gouverneur de la province ct in nomination des juges par les chambres et l'administration locales.1] semble pourtant que nous avons moins à relouter le droit couféré par les lois organiques au pouvoir fédéral de désavouer la législation des provinces en certains cas, que l\u2019action centralisatrice de lu Cour Supiême, à laquelle M.Perrault voudrait, en pratique, donner le droit de véto.En effet le gouvernement t'édéral est jugé parle peuple, qui peut toujours lui faire expier ses empiètements sur les priviléges et les libertés des provinces, tandis que la Cour Suprême est un pouvoir irresponsable, pourront faire fi de nos droits et destiné à détruire petit à petit les législatures locales on limitant chaque jour la sphère de leurs attributions.Laissons plutôt nu pouvoir central son droit de voto, sujet à la sanction du peuple, et nbolissons la Cour Suprême à tout prix, Quant au lieutenant-gouverneur, il importe pou qu'il soit nommé par le gouvernement fédéral ou élu par les chambres locales.Ses fonctions sont toutes négatives et ses pouvoirs n\u2019oxis- tent même plus sur le papier, depuis .Que la révocation si juste do feu M.Letellier a aflirmé le principe que ce dignitaire doit se contenter de faire ce que lui conseillent ses ministres ros- ponsables aux chambres et au peuple.Un licutenant-gouverneur ne peut rien pour ou contro l'autonomie d\u2019une province : il peut être une force d\u2019inertie, rien de plus.La nomination des juges de chaque province par les gouvornements locaux est une réforme à rebour rien moins que désirable Le gouvernement fédéral nomme nos juges et les paye.Si nous ivsistions pour les nommer nous-même, le gouvernement fédéral y consentirait sans doute, mais il nous faudrait les payer à même le trésor provincial.On ne saurait, évidemment, demander au gou- vornemont fédéral de payer des juges qu'il pe connaitrail pas, en sorte que cotte prétendue réforme aurait pour 2 Centins le Numérounique résultat d'ajouter $152,000 ou $200,000 à nos dépenses dèjà trop élevées.! Le troisiéme article du programme Perreault se lit comme suit : da Nos FORETS MISES EN COUPES REGLEES, 11 est notoire que les ressources forestie- res des Etats-Unis s\u2019épuisent de plus en plus et que d'ici à dix ans le bois prendra une très grande valeur chez nous, parce que nous serons alors appelés à combler le déficit de l'immense consommation américaine.C\u2019est alors que la province retirern des millions de son domaine forestier, pourvu qu\u2019on mette fin sans retard au gaspillage impardonnable qui se fait en ce moment de nos plus beaux bois, 11 est nrgent d'adopter ici immédiatement ln mise de nos forêts en coupes réglées ainsi que cela se prutique en Europe, de manière à assurer la reprodue- tion inépuisable de nos bois les plus précieux.Voilà une idée pratique,bien qu'elle ne soit pas neuve : olle fera son chemin.Nous reparlerons peut étre du programme de M.Perrault, dont un autre des articles, celui qui a trait à la création d'un revenu permanent et à l'extinction pratique d\u2019une partie considérable de la dette provinciale au moyen de la capitalisation des arrérages de l'emprunt municipal et des ventes de terres de la Courronne, nous intéresse vivement.UNE REFORME NECESSAIRE.La Tribune d'aujourd'hui termine ainsi un article sur instruction classique et pratique : \u201c* Ayant autant sinon plus d\u2019éduéa- tion classique qu'il ne nous en faüt, nous devons maintenant pourvoir avant tout à l'instruction du grand nombre, de la masse, Les grandes villes sont assez bien pourvues à l'heure qu'il est, sous ce rapport, elles ont des écoles, des aicad/mies où les enfants du pouple pouvent acquérir une instruction pratique, wais la campagne en est complétemont privée.Le cultivateur qui veut faire instruire ses enfants est obligé de les envoyer dans Un collége où on on fera certainement des homrnes de profession.Dans la plupart dès \u2018comtés de la province de Québec il devrait y avoir de bonnes académies où on dou- neroit aux élèves un cours d'études commercial, agricole, industriel et scientifique.\u201c Si les professeurs manquent, il est facile d'en faire venir d'Europe et l\u2019argent qu\u2019on dépensora pour cela sera de l'argout bien employé.\u201c Los conseils de comtés devraient s'occuper de cetto; question et voir jusqu\u2019à point l'idéo est réalisable, \u201cOn pourrait faire exécuter cette idéo en grande partie par les colléges Classiques on les aidant.à faire les dépenses qu'\u2019entraînerait la création d'un cours commercial et scientifique, -en lour donnant surtout.les moyens LA FEUILLE D'ERABLE d'avoir des professeurs spéciaux dont nos écoles normales pourraient fournir un bon nombre.\u201d Sur co point, comme sur beaucoup d'autres du reste, nous sommes par- faitemeont d'accord avec notre coali- tioniste confrère.Nous croyous même être le seul journal du pays qui ait demandé de cessor les ogtrois pux.sociétés d'agriculture et de les cousa- erer à l'établissement dans chaque comté d'école comme de celles dont parle In Tribune.'PAN DE TAXES ADDITIONNELLES L'Electeur de lundi dernier terminait aiosi sou premier-Québec, que la Patrie d'aujourd'hui roproduira pro- | bablement : ** Nou seulement les électeurs se préparent à voir racrifier le chomin de fer provincial, s'ils votent pour les candidats ministériels, mais ils con- : sentent à payer des taxes directes.Il n'y a pas besoin d'une longue démonstration pour le prouver, M.Robertson - vient d'en faire l'aveu.Un des moyens qu'il propose pour combler lo déficit qui nous menace de la banqueroute, c'est de faire payer par les municipalités les frais d'administration do la justice civile.Comme elle cite plus de $360,000 pir année, c'est cette somme que les municipalités auront à prélever par des taxes directes sur les contribuables.Quelle différence cela fait-il pour eux de payer les taxes au trésor provincial ou de les payer au trésor municipal ?I faudra toujours que l'argent vienne de leur bourse.\u201c Voilà pourquoi nous avons des élections, Si les électeurs veulent pour toujours sacrifier le chemin de fer du Nord à M.Sénécal s'ils veulent payer des taxes directes, qu'ils votent pour les candidats ministériels ! \u201d ll yatrois mensonges audacieux dans ces quelques lignes, ainsi que nous a'lons I'établir.Ce ne sont pas les conservateurs, mais les libéraue qui proposent de faire payer pur les municipalités une partie des frais d'administration de la justice civile.C'est même là un des articles du programme Mercier- David, publié sans commentaire ot de fait approuvé par des journaux libéraux.La Tribune du 8 octobre dernier rapportait en ces termes une conversation entre M.Mercier, le chef du parti libéral dans le district de Montréal, et un reporter du Star : \u201c Un rapporteur du Sfar, disait la «\u2018 Tribnne, est allé demander à M.\u201c Mercier son opinion sur ln situation \u201c financière de la province.* Nous résumons ce que M, Mercier a répondu : \u2018 Voici en quelques mots, dit-il, \u2018 (M.Morcier) la situation de la pro- \u201c vince.Nous avonsuno dette de 817,- \u201c 000,000 dont l'intérêt et le fonda \u201c d'amortissement s'élèvent à un \u2018 million par année.Pour remédier \u201c+ à cette déplorable situation, je sug- \u201c gère de vendre le chemin de fer du * Nord, qui ne paiera jamais entro \u201c\u2018 les mains du gouvernement.Bien \u201c administré il pourrait rapporter \u201c quatre à cinq cent mille piastres \u2018 par année.Je crois qu'on n'aurait \u201c pas de peine à le vendre huit mil- \u201c lions qui à 5 par cent donneraiont \u201c $400,000.Je crois aussi que dans \u201c* notre province comme dans.Ontario \u201cles municipalités devraient payer \u201c leur part des frais de l'admiritstra- *\u201c tion de la justise qui sont de $170, \u201c000 plus élévés ici que li.Il y a \u201c dons une économie environ $170, \u201c000 à réaliser dans ce départe- \u201cment\u201d Le même jour I'f7nion de Saint Hyacinthe disait : \u201cUn reporter du Star do Mont- \u201c réal a ey une onirovuo, i l'améri- X'{\"\"éaino;-avoc M; Mertièr \u2018et voici lu \u201crapport de cetto conversation : \u2026\u2026.\"Je suggère de plus, aurait \u201c dit M.Mercier d'après l'Union, que, \u201c de même qu'à Ontario, les différen- \u201c tes municipalités paient leur purt \u201c daus l'administration de la justice.\u201c Dans Ontario, avec une population \u201c* plus considérable que la nôtre, cette \u201c administration ne coûte que 3200,- \u201c 000 par année, tandis qu'ici uous \u201c avons payé 3343,000 l'année der- \u2018\u201c\u201c nière.Celu seul nous épargnerait \u201c $170,000.\u201d Et l'Electeur a l'audace et le cynisme de venir aflirmer, après cola, que ce sont les conservateurs qui veulent forcer les municipalités à prélover des taxes directes sur les contribuables, on mettant à leur charge les frais ou une partie des frais de l'administration de la justice! Allons, messieurs, gardez cet unique article de votra programme, nous n'en voulons pas, Et nous dirons avec vérité, on variant votre avertissement : Si les électeurs veulent payer des tarvs directes, qu'ils votent pour lez candidats libéraux et portent de nouveau au pouvoir l'homme aux raquettes et sou compères l'homme aus erreurs de ju- aement.
de

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