La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1 octobre 1881, samedi 1 octobre 1881
[" ~ 2eme Annee.Bureau: 8 Rue St Gabriel.No.19 LA FEUILLE DERABLE Edition Hebdomadaire du Courrier de Montreal.Le D.DUVERNAY, Editeur-Froprictaire, Abonnement : 61,00 par Annee.MONTREAL, SAMEDI ler OCTOBRE 1881.2 Centins le Numéro.Depennen de Quebec et d'Ouinrio comparces La presse et les orateurs libéraux ont l'habitude de proclamer, dans leur bonne foi incomprise, leur patriotisme de partisans aveugles ef leur dévouement moins qu'éclairé aux intérêts de la province de Québec, que la province sœur d'Ontario cest In mieux gouvernée, la moins taxée et de beau- la plus heureuse et la plus prospère des deux grandes provinces de la confédération.La contraire de cetto assertion Pibérale est l'exacte vérité.Les libéraux doivent évidemment parler des dépenses susceptibles de contrôle, de ces dépenses qu\u2019un gouvernement sago ot économe peut parfois réduire dans une assez forte proportion, quand les gouvernements précédents ont mis les intérêts publies en danger par leur oxtrava- gance et leur gaspillage effrénés.Voici un état comparatif complet et oxact de toutes les dépenses des deux provinces susceptibles do contrôle, de réduction.Cet état énu- mére, pour Ontario, les dépenses de 1880, et pour Québec celles du dornier exercise financier.Impossible d\u2019établir une comparaison plus juste et plus équitable.Nous invitons tout spévialement les libéraux, qui se font journellement les détracteurs intéressés do lour province, à les étudier avec soin.Dépenses susceptibles de controle, Québec.Outario, Gouv.Civil.5177,658.06 8178,220,00 Législation.144,582.00 108,#00,00 Justice.oooh nae 443,787,00 280,490.00 Educ.et inst-pub.355,535,00 505,025.73 Inst.publiques.534,412.80 Immigration.41,200.00 Agriculture, ca.lonisation ste.156,140.00 106,750.00 Inst.de charité.268,630.00 78,141.08 Divers.16,900.90 50,273.73 Trav-pub réparn.14,000.00 \"à compte capital 111,241,00 | 215,486.28 | \u2018 réparation 11,900,00 \u201cà compteducapt * .\u2026.\u2026\u2026.- 29,950.00 Colonisation.»5,500,00 Autres charges, Terres de la Cour.169,630.0 75,000.00 Dép.imprévuacs.\u2026.\u2026.50.000,00 \u2018Total.$1.043,348.34 $2.203, 514.24 Moius dépenses de Québec.000000 1,043,548.34 Différence en fu- veurde Québec.\u2026.\u2026.oe.$320,165.90 Le gouvernement libéral d'Ontario, que nos adversaires ne cesse de nous aiter commo modèle à imiter, dépense donc incontostabloment $320,165.- 90 do plus, par année, quo lo gouvernement conservateur de Québec, Mais on so tromperait fort si on allait s'imaginer quo cette sommo déjà très élovéo roprésonto l\u2019écart véritable qui existe on notre favour ontre les dépenses susceptibles de contrdlo sous minigtdro Chaploau ot les mémes dépenses sons le ministère Mowat.L'état comparatif ci-dessus fait voir qu'à Ontario l\u2019on dépense, règle générale, basucoup plus que nous ne dépensons à Québee pour tous les services publics, à l'exception des suivants dont le coût est, daus les deux provinces : Ontario.Québec.Institutions de churitd.$ 78,141.98 263,030.00 Justice, .280,000.00 443,787.00 Législation.108,900.00 144,682.00 Total.468,031.98 $851,099.00 468,031.98 Ditférence contre Quebec.383,967 .02 Pour établir une comparaison juste équitable entre les dépenses suscopti- bles de contrôle dans les deux provinces, il faut évidemment tenir compte des modes différents de procéder suivis par chacune d'elle en rapport avec les trois services ci-dessus.On sernit porté à croire, au premier abord, que la population d'Ontario paye $185,488.02 pour ses institutions de ch rité et $162,797.00 pour l\u2019idministration de la justice de moins que ne paye la population de Québec.C'est là une grave erreur, le moda de procéder, In législation ne sout pas semblable dans les deux provinces.Voilà tout.D'après les lois d'Ontario : là plus forte partie des somme payables aux institutions de charités et une partie considérable des frais do l'administration do la justice sont à la charge des contribuables ou des municipalités.Ainsi, dans cette provinee modèle, au lieu de prendre dans ln poche de droito on prond dans la poche de gauche des coutri- buables les $348,285.02 que semblent y coûter de moins qu'à Québec les institutions de charité ot l'administration do la justice.Au fond cola revient au même, et la population d'Ontario n\u2019en paye pas moins cette somme respectable, Nous sommes donc en droit de l'ajouter au chiffre déjà constaté des dépenses susceptibles de contrôle de cotte province, ce qui porte du coup à $668,450.92 ln différence on favour de Québec.\u2019t nous pourrions encore tenir compte du fait que la législation coûte 335,682,00 de plus à Québec qu'à Ontario, pour l'unique raison qu\u2019à Québec nous avons deux langues officielles, tandis qu'Ontario, rof'usant toute justice aux Canadions-français qui résident dans les limites de son territoire, ne reconnait que la langue anglaise.Les frais de traduction et d'impression dans los langues françai- so ob anglaise sont la cause do cet oxcédant des déponses do la législation dans notre province.La différence on faveur de Québec, au point de vuo de l'économie dans l'administration de la chose publique, est donc do $704,132.921 Les libéraux ont donc tort de dénigrer notre province au profit d'Ontario ?Ces bons patriotes répondrons peut- être qu\u2019Ontario a un surplus en caisso d\u2019environ $4,000,000, et que la dette de Québec est de $16,000,000.L'axgument n'est pas fort.Nous uvons souscrit, à même les fonds du trésor provincial, quelques $5,000,000 pour venir en aide aux compagnies privées qui ont entrepris la construction de voies ferrées dans la provi ce.Ilest bon de ne pas l'oublier.Et puis, si le gouvernement libéral d'Ontario peut compter à son actif $4,000,000 ou $4,500,000 économisés par un gouvernement conservateur précédent, Québee peut compter de méme pour faire ontrer le chemin de fer du Nord en ligue de compte.Or le chemin de fer du Nord doit rapporter aux contribuables de la province de Québec -1,000,000 de revenus, Le trésor provincial on profite pour une partie, ln balance retourne dans la poche des contribuables, soit sans forme de solaire ou de toute autre manière D'uno façon on d'une autre, co chemin est une valeur active rapportant 31,000,000 qui, à 5 0j0 représente un actif de 320,000,- 000 pour la province.Voilà qui paye bien l'intérêt et le fouds d'amortissement de notre dette publique et qui vaut mieux que le surplus d'Ontario.Ce n\u2019est pas à Ontario mais à Québac que l'on pratique sérieusement l\u2019économie.LES DÉPENSES DE L'ADMINENTRA- TION PROVINCIALE.Dans un article sur cette question si importante des dépenses de l\u2019ud- ministration provinciale, publié récemment dans mos colonues, nous donnions les états ofliciels de la dépense dans le cours de l\u2019exorcice financier de 1878-79 \u2014 l'année que M.Joly et ses amis ont passée au pouvoir \u2014 el dans le cours de l\u2019année expirée le 30 juin dernier.Ces chiffres officiels établissent que le ministère Chaploau s'est montré plus économe que ne l'avait été le ni- nistère libéral né de la trahison du 2 Mars 1878, Ainsi les déponsos sujettes à Contrôle dans tous les départoments, dans toutes los branches du service publie, à l'exception de celles ezcou- ruce pour les fins de l\u2019agriculture, la colonisation, l'immigration ot le ropatriement,sé sont élovées à $1,870,- 194,68 en 1878-79,\u2014alors que M.Joly, promier ministre do la province, faisait officiollement des courses eu raquottes on compagnie de son Col'à- guo és-erreurs de jugements, \u2014le député de Saint-Jean.Ces mêmes dépenses n\u2019ont atteint que le chiffre de $1,787,208.34, pendant l'année terminée le 30 juin dernier, soit une différence de $82 986,- 34 on faveur du ministère Ubaplenu- En méme temps qu'il opérait cette importante économie, sans toutefois jipinuer l'efficacité d service public, ministère Chapleau,composé d'hommes éclairés ot patriotiques, s'occupait du développement de l'agriaulture et donnait une puissante impulsion au mouvement colonisateur, sachant bien que l\u2019agriculture et la colonisation sont les soûles bases inéoranlables de la fortune et de la force d'un peuple.En 1878-79, le ministère Joly réduisait les octrois de la colonisation, l\u2019agrieulture et le repatriement à 81 1 7- 326.13, de $157,013.33 qu'ils repré- sentaiont l'année précédente.L'administration libérale faisait sans doute cette économie à rebours de 340,000 en vue de défrayer le coût cle ses bourdes administratives, universellement connues sous les noms de scandules des serre-écrous, du chemin de ceinture, de la ferme de Notre Dame des Anges, ete.,ete:-économies de bouts de chancelles dont MM.Joly et consorts se vantaient fort et qu'il: ont subrepticement distribudes aux frères et amis assez zélés pour souscrire géuéreuse- ment aux fonds d'élection.Ason avènement au pouvoir, le gouvernement qui préside actuellement avectant d\u2019éclat et do succès aux grandes destinées de la province de Québec s\u2019est ompressé de saisir la première occusion qui lui en ait été offerte pour rendre à l\u2019agriculture et à la colonisatio ce que les libéraux leur avaient enlevé.Les crédit affectés à l'agriculture et à lu colonisation l'année dernière s'élèvent à la somme de 3156,140,00,\u2014chifire à peu près égal à celui de 1878.Et les octrois votés à ln dernière session pour les mêmes fins sont encore plus considérables ; ils se montent à la somme assez ronde de $164,400.00.La présente administration a donc été fidèle à son programme d'écono- nie dans toutes les branches du service public ! Elle à encore rempli ses promesses eu réparant la faute commise par l'administration batardo qui l\u2019a précédée, en rapport a.cc les octrois accordés pour les fins ngricoles ot de colonisation.L'année dernière elle a dépensé, en nombre rond, $39,000.00, ot 6lla se propose de dépenser pendant l'annéo courante S47,000.00 de plus que sa devenciore pour ces mé- mes fins, Plus d'un mois s'est écoulé depuis Que nous avons porté ces faits à la connaissance du public, et pa un soul journal radical ou libéral n\u2019a encore osé ouvrir ln bouche pour les contredire.Se sentant à jamais battus sur ce terrain, tous les insulteurs d\u2019houmes honorables ot honorés, tous les écrivains dévoués au parti libéral, dont la plume ne sait que dostiler le venin do la calomnie abjecte et perfide, se sont tenus cois.Cette tactique est prudente, maie ta: LA FEUILLE D'ERABLE alle est déloyale ; elle prouve surabondamment que nos confrères libéraux n\u2019out qu'un objet on vue : taire Ia vérité au peuple quand ils n'ont plus le courage do la révoquer on doute, afin de mieux le tromper et l'exploiter plus tard.Nous n'en continuerons phs moins à démasquer nos adversairez et à démontrer que le gouvernement Chaplean, que l'on accuse tous les jours d\u2019extravagance et de rapine, est un gouvernomont houndte, séricux, pratique, aimant l'économie et la pratiquant strictement, Nous avons déjà comparé les dépenses sujettes À contrôle des exercises financières de 1875-79, \u2014celui de l'administration libérale, \u2014 ot de 1880-81\u2014le premier oxercise complet depuis l'avénement de nos amis au pouvoir à Québec.Voici maintenant, toujours d'après les documents officiels, les états de la dépense autorisée pendant le présent exercise comparées à colles de l\u2019exercise do 1878-79.Dépenses susceptibles do contrôle sous l\u2019alministration libérale de M.Joly en 1878-79, a l'exception de celles relatives à l'agriculture, la colonisation, l'immigration et lu repatrie- ment,\u2014objets pour lesquels on ne saurait trop dépensé du moment que l\u2019état de nos finances ne s\u2019y oppose pas impérieusement : 31,870,194.68.Montant total des crédits votés à la dernière session pour les mêmes fins, y compris les crédits supplémentaires, pour l'année courante, 1831-32 : 81.709.878.Différence en faveur de l'administration actuelle : $160,316.68.Dès la première année pendant laquelle le gouvernement de l'honorable M.Chapleau à pu exercer son contrôle économique sur l'administration de nos affaires locales, il a réduit les dépenses de différents services de : $82,986.34.La seconde année il porte cette réduction a : $160,316.68.Voilà qui s'appelle pratiquer la plus sage et la plus stricte économie en matière d'adminiseration.Les libéraux sont invités à discutor ces chiffres éloquents.La Question Sucriere an Canada, (De la Nouvelle France.) 1.Ce serait sans doute une étude bien intéressante, que de passer en revue les phases traversées par la question sucrière de la betterave, pour en arriver au point ob elle en est arrivée au- jourd'hui au Canada, c'est-à-dire pour passer de la fiction à la réalité, de l'utopie apparente à la pratique industrielle.Dix années ont été témoins de l'agitation de cotte question, et constamment l'agitation a fait faire un pas de plus vers le but de sa réalisation pratique.Depuis dix ans, il est vrai, le problème est à l'ordre du jour; mais si l'on considère l\u2019importance de cette industrie, les capitaux considérables qu'elle oxige, son degré absolu de nouveauté, l\u2019éloignement des lieux oh l\u2019on aurait pu l'observer, le manque d'hommes compétents eur les lieux, surtout d'hommes compétents possédant les ressources nécessaires pour concourir au moins en partie à l'établissement d'une fabrique ; si d'un uutre côté ont tient compte de la crise désastreuse qui, depuis, s'est abattue sur tous les pays sons distinotion, on Europe comme en Amérique, ot qui avait fait rentrer los capitaux dans une inactivité prudente, on ne doit pns s'étonner quo la Canada ait dû attendre si longtomps la solution de ce problème.Plus id'aue fois cepondant .on: aurait: pu \u2018éroiro à l\u2019approcho do cette solution, car tous les gouvernements qui se sont succédé ont fait los efforts les plus louables ot les plus énergiques pour l'atteindre, soit en faisant analyser les produits do ces essais pour en reconnaître la valeur industrielle, soit enfin en s'abouchant avec des innisons puissantes d'Enrope qui auraient pu s\u2019oc- super de l'entreprise, mais chaque fois on avait été désillusionné.Les capitaux demeurnient toujours timides, et d'ailleurs les essais do culture n'avaient pas encore été suffisam ment coneluants pour leur inspirer confiance dans le succès de l'entreprise, ot les engager à sortir da leur réserve.Quoiqu'il en soit, l'idée avait marché sans temps d'arrêt,s'accentuant de plus on plus, et tous ceux qui, comme M.Lesage, M.Octave Cuisset et bien d'autres dont les noms m\u2019échappent, ont pris part à co mouve- mont progressif, ont dr.it aux plus grands éloges.C'est à ce moment que survient un grand industriel français, à la modestie duquel jo serai obligé de livrer quelques assauts dans le courant de cet article.C'est grâce à ses connaissances spéciales en sucrerie, à son infatigable énergie, secondéo par de riches capi- tulistes français et par la protection du gouvernement canadien, que fut décidé la construction d\u2019une première sucrerie.Et c\u2019est à juste titre que M.Hector Legru peut revendiquer l'honneur d\u2019avoir conquis pour le Cunada, l\u2019industrie la p'us profitable qu'il soit donné à un peuple agricole de conquérir, car l\u2019industrie bottera- viôre, Comme je l'ai dit précédemment n\u2019est pas une industrie isolée, essentiellement spéculative.Au contraire de la raffinerie, industrie parasite qui ne profite qu\u2019à ceux qui la pratiquent, ses intérêts sont liés intimement avec les intérêts de l'agriculture qui est la base rélle, l\u2019Alma parens de toute société, comme l'appelait Olivier de Serres.En même temps qu'une compagnie française érige une sucreric a4 Berthier-en-haut d\u2019après les plans de M.H.Legru,la compagnie de West-Farn- ham cello de Coaticook construisent chacune une sucrerie, et il n\u2019y a pas de doute qu'il ne se construise bien- 1ôt aussi d'autres sucreries dans les autres province, et surtout dans l\u2019Ontario, qui obserae la province de Québec et laisse faire l'expérience.Mais ici comme dans toutes les idées généreuses, l'honneur de l'initiative reviendra à la race française.Et remarquons l\u2019anologie des faits qui so sont produits en Europe à propos de l'industrie sucrière de la betterave, dès son début, avec ce qui ae passe aujourd'hui de co côté de l'O- Céan.Quoique plusieurs fabriques se fussont-alors établies en Al'emagne, elles ne persistdrent pas ot n'surent qu'une existence éphémère.La France soule adopta franchement et résolument l'industrie betteravière, ot longtemps elle fut la soule contrée qui Vexploita.Oe ne fut que le bruit de ses succès qui engagea les contréos voisines à la reprendre.En Amériquo, c'ést Açla Nouvelle-France que rovient l'honneur d'adopter la mêmé industrie et de donner l'exemple à ses voisins.IL Olimat.\u2014L'industrio du sucre de betterave est ossontiellomont progpère dans la Russio méridionale dont A iof est lo contre.Tous les capitaux onga- gés dana l'industrio sucrièro de ce pays ont, toujours été largement ramu- nérés, ot cola tfont uniquement aux conditions favorables du climat, au point do vue de l'excollenco do la betterave.Commo au Canada il y a deux saisons bien tranchées : grandes chaleurs à une époque ; grandes go- -lées à l'autre.Pas plus qu\u2019en Russie, on n\u2019a à craindre ces gelées tardives qui font parfois en France, on Allemugne of on Autriche de si grands ravages, ot qui cependant n\u2019empô- chont pas cotte iudustrio dans ces trois pays.En outre la betteravo pout se conserver ici beaucoup plus longtemps sans perdre sn richesse saccharine, comme l'a reconnu M.O.Cuisset à trois reprises, en 1877, 1879, 1881, en faisant des analyses sur la fin de mai.Analyses.\u2014Deopuis l'année 1876, des essais do culture do betteraves à sucre ont été entrepris par les soins du gouvernement de la province de Québec, Avec des graines de premier choix, importées d'Europe.Les produits de ces essais, aunlysés avec soin, out prouvé quo les betteraves cultivées nu Canada possèdent une richesse saccharine remarquable.Ainsi en 1876, environ 300 analyses ont été faites par M.O.Cuisset sur des betteravos envoyées de -£0 comtés au département de l'agriculture, et la richesse moyenne du jus, coustatée par ces analyzes, a été do 12.25 avec un quotient de pureté de 76, Dix betteraves venues de Bertier-en-haut, ont donné une richesse moyenne de 12.18 avec un quotient de pureté de 76, ot encore co ne sont pas là les meilleurs terrains, En 1880, à ln demande de M.Hoctor Logru, organisateur de \u201c l\u2019Union Sucrière Franco-Canadionne,\u201d le gouvernement a fait faire des analyses suivies.Une première analyse a donné 12.80 pour cent de sucre, avec un quotient de puroté de 80.Treize analyses faites lo 20 septembre, ont donné une moyenne de 12.71 avec un quotient do pureté de 80.Six autres analyses du 5 octobre conata- tent 13.15 de richesse et 79 de pureté, ot enfin le 14, la richesase s'élève à 13.42 et la pureté à 82, réaultat remarquablement favorable.* Comparaison entre la valeur der diverses récoltes en usage au Canada et celle d'une récolte de betteraves à sucre.\u2014 D'après ces analyses, aussi nombreuses que soignées, il n\u2019est plus permis do doutor que la culture de la betterave à sucre ne soit réollement avantagouse dans le pays, dès que les fabriques y seront on fonction.En effet, outre que Ia betteravo acquiert ici un degré remarquablo de richesso saccharine, puisque les analyses des racines ont constaté la présenco de 12.50 à 14 pour cent on sucre, le rendement cultural moyen est de 17 tonnes à l'arpent, ot s\u2019élèvera lo plus souvent à un chiffre plus fort, si le cultivateur prond tous les goins que réclame cette culture spéciale et qui ne seront certainement pas en dehors de ses moyons.De plus, cotto culture est certainc- ment l'une des plus sûres, ot elle manque bion mains souvent que celles qui somblent rapporter le plus à la > Ce sont là les chiffres officiels extraits du rapport général du commirsnire de l'agriculture at des travaux publics de In Province de Québec pour l'année 1880, rl ferme.Or, avec un rendement de 17 Jonnes à.l'arpont de 36 nores, A raison de 4 dollars la tonuo, la valour ddtla récolto sorà du SG8.00 ._ y n loin:do à au rondomont onfargont des, autie cùltures \u2018en usage\u2019 fu Canhda\u2019 ails quo le démontrent les chiffres d .tabloaü .ci:dessous, pour l'établisgn- ment dûquel j'ai, comme pour Ia het.terave, pris des données moyennes, Mais ayant tenu compte de la paille pour établir la valeur do la ré- colto en céréales ou en léguminousos j'ai dû, pour être justo, tonir compto de la valour des débris de bettoravos, tels que fouilles et collets qui restent au cultivatour après l'enlèvement dos racines.Ta quantité totale de ces débris qui sont excollents pour la nour- rituro du bétail, équivaut au moins à une tonno de bon foin, quo j'évaluo à 8 dollars.Nous avons donc, on tout, $76 00, Cola établi, voici la valour des autres récoltes Blé.15 minots a $1.20,., 818 vo 200 Lottes de paille à $2.50 le 100.1.ces Lecce ce nu 0e 5 00 Total.$23 vo Orge.25 minots à §0.80.,.,.20 00 300 bottes de paille à $2.50 le 100.01 Lee ae sans 750 Total.27 59 Avoine, 40 minots à 30.40 LL.18 00 390 bottes de paille à $2,50.7 50 Total.23 50 Seigle.22 minots 5 $6.80, ,,.,.17 Gu 200 hottes de paille a 82.50.5 00 Total .22 6) Maïs.40 minotsa §0.60.24 vuù Valeur des tiges.3 00 Total .27 0 Fèves, 25 wivots 4 §1.60.15 do 100 bottes de fourrage.\u2026 4 00 Total.19 #0 Pois.15 minots à $0.00.13 50 3,600 livres de fourrage.3 00 Total .16 50 Mil.300 bottes de foin ñ $7.00.21 0 Tréfle rouge et blanc, 300 bottes 4 87,00.21 00 l'ommes de terre.200 miuots à §0.20.,.40 0 Navets.400 minots 4$0.10.40 00 On peut voir, d\u2019après co tableau, que les récoltes qui donnent le plus après la botlerave sont les pommeos de terre ot les navets, mais il y a encore la différonco énorme do plus d\u2019un tiers, et les frais ot soins de cos cultures sont les mêmes.Je dois faire remarquer aussi quo le prix de toutes ces réales et légumi- nousos est soumis à dos fluctuations - .souvent désnvantageusos, par suito de l'incortitude de la production, la bot- terave, au contraire, est vendue d'avance à un prix fixe, do telle sorte quo le cultivateur a un débouché cor- tain pour sa récolte, môms avant d'avoir ensemencé sa terro.Et il cst bon de ne pas oublier que le paiemont des prix de sa récolte on ost garanti pour le moment oh il la livrera à l'usine, tandis que pour les autres récoltes, il doit le plus souvent attendre jusqu\u2019au printemps avant d'on retiror la valour, Copendant, si l'industrie du sucre do betterave n'est pas destinéo à nous empêcher \u201cd'aller aux sucres,\u201d la culture de cetlo racine n'est pas destinée non plus à supplanter les autres cultures, mais bien A entrer avec ol jes dans une combinaison méthodique, dans uno rotation régulière qui no pourra qu'amenor uno \u2018abondance bien plus considé, ble dans la pro- dyibfion dog céréalés, sinai quo cela obtiarrité dâné tous\u2019 les pâys où s'est établie l'industrie sucrière do la betto- Tavo.\\ y Produits utiles à la fabrication du aucre de Yelteraves.\u2014 Nous vonons do voit qi 1a bof ov uel rd au Cnpddd; + He Eau \u2014l'eau y est généraloment bonne, Ello descend des montagnes après avoir été filtrée par les racines des arbres qui los couvrent, oton pout dire qu'elle fait défaut nulle part au Canada.Charbon.\u2014Lo charbon se trouve ioi dans de très bonnes conditions ot on grande quantité.I! est oxtrait à de faibles profondeurs, de la presqu\u2019i- le de la Nouvelle-Ecos ce, et livré à la consommation à un prix rolativement modéré, Coke\u2014Le coke so trouve dans les mêmes conditions que le charbon.Pierre i chaur\u20141.3 pierre i chaux se trouve on grande quantité et à bas prix.Noir animal \u2014Le noir animal pout y être fabriqué à un prix moitié moindre qu\u2019on Europe, par suite de I'abondance des os.Moyens de trausport\u2014Des routes nombreuses ot bien meilleures en hiver qu\u2019en été, (les ligues forrées traversent le Canada en tous sons, et bientôt le chemin de fer du Nord, accomplissant l'œuvre de colonisation, aura sillonné tout le nord de la province.Si nous y ajoutons le Saint-Laurent aux eaux profondes et los rivières navigables, qu'il boit, on peut dire que lo Canada possède les voies de communication les plus avantageuses.Consommation.\u2014D'après les documents officiels, le Canada consomme onviron 100,000,000 de livres de sucre importé ; il n'est dome pas douteux que la production du sucre indigène l'affranchisse do co tribut, grâce à la protection que lui garantit lo gouvernement.Et comme on s'habitue aisémout aux douceurs, une trop grande production n'est pas à craindre, car on remarquors au Cnnada ce qui s'est passé pour les pays d'Europe, à savoir que plus la production est grande, plus grande aussi est la consommation.En outro le Canadn a, sur les \u201c\u2018 vioux pays,\u201d l'avantage de voir sa population s'ac- croftre tous les jours dans des proportions vraiment phétoménales, et de voir des millions d'émigrants coloni- sor ses immenses mais fortiles solitu des.Protection.\u2014Les avontages et privilèges qui sont propres À encoura- és-bion ger, | établissoment de l\u2019industrio,\u2018bot- teravière sont considérablos, mais il out été impossible d'assurer son auc- Cès sans ces avantages, et privilèges, qui n'ont été obtonus que grâce à l\u2019activité, aux démarchob incossantes de M.H.Legru.J'entends parlor do l\u2019exomption de Lous:droits sur le suor dpdisèmo, accorde pour une période de 8 ans par le Gouvernement Fédéral; et les facilités de transports accordéos par lu gouvernement de Québec, ~ Pr Ysse LA FEUILLE D\u2019ERABLE La compagnio de West-Farnham avait obtenu une prime de $70,000, Mais pas plus quo celle do Coaticook, olle ne s'était préoccupéo do ces cir- coustances qui étaiont la condition sine qua non du succès, Heureusement pour l'industrie botteravière, ost survenu un homme clairvoyant of d'expérience, qui n compris quelles étaient les seules conditions pouvant moner à la réussite.LV Avanlages que le Canadu retirera de la culture de la betterave à sucre.\u2014 Les récoltes.mue Jen sème, sur les oïrains ayant produit des holtorayos donnont imide bu un > plus! élevé.En effet par les soins qu'elle exige, tols quo le binage, lo sarclage, la culture do la betterave améliore les terres on les débarrassant des plantes.De plus, l'industrie de la betteravo à sucro produisant uno bonne nourriture du bétail, hien meilleur marché que le foin lui-même, permettant de nourrir le bétail pendant l'hiver ct do fairo du fumior économique, restituera à la torre ce qui lui a été onlové.L'emploi des superphosphates de chaux dote en outre le sol d'un engrais puissant.La propriété acquerra donc nécessairement uno plus value considérable, comme cela s\u2019est produit dans tous les pays sucriers de l\u2019Europe, Mais il y a des avantages non moins grands quo le Canada rotirora de cotto culture ot de cetto industric.Depuis longtemps déjà, ceci n\u2019est quo trop vrai, les Canadiens émigrent on foule vers des pays plus généreux, comme les Etats Unis par exemple,où ils vont s\u2019étioler dans les manufactures, et d\u2019où ils ne reviennent :séné- ralomont qu\u2019après avoir pordu cette robuste constitution, qui est un des caractères distinctifs do In race Caun- dieune-Française.Eh bien ! I'indus- trio sucrière fixora cette main d'œuvre utilo dans le pays, car elle trouvera son emploi, pendant l'été, dans les champs de betteraves, et pendant l'hiver, dans l'usine.En outre une foule d'industries socondairoes viendront se grouper autour d\u2019elle.Les premières usinos doivent nécessairement importer leurs machines, parce- qu\u2019il n'oxiste pas au Canada de maisons spéciales pour les construire, mais de semblubles établissernonts ne tarderont pas à surgir, et alors tous les bénéfices resteront dans le pays ; on verra se dévalepper la chaudron- perio, l'exploitation des mines de charbon, la fabrication des toiles à filtrer, des omballages, l'utilisation des mines de phosphates comme engrais.Il existe également do riches gisements de tourbe dans le pays, et il n\u2019est pas impossible que l'établisso- mont de l\u2019industrie bettoravière donne naissance À une industrie toute nouvelle, l'exploitation des tourbières pour en extraire un combustible économique.Comme on voit, le champ du développement des richesses cana- dionnos est bien vaste.Chances et conditions de succès.\u2014 Jo crois avoir suffisamment exposé les Chances de succès que le Canada offre a la culture do 1a beltoravo ot à l'industrie sucrière, et les avantages multiples et considérables quo les canadiens en retireront.Mais \u201c rien pour rien \u201d dit le proverbe, $ il ya des conditions dont il serà- Âbsolument nécessaire que les cultivateurs Liennent compte, s'il veulent bénéficier de tous cos avantages.\u2018L'harmonie la plus complète devra régner entre le productour de la ma- tidre premidro ot lo febricant.Bien des cultivatours devront rompre avec leurs habitudes routinières ot prondre des soins qu'ils no prenaient pas pour les autres récoltes.Beaucoup d'entre oux, en effot, so fiant à la grande fertilité du sol canadien, ont jusqu'à ce jour somé leurs récoltes et ne s\u2019on occupés que le jours oil elles sont parvenues à lour maturité.Aussi qu'est- il arrivé ?C\u2019est quo bien des tormins se sont éptisés et que le blé ne vient déjà plus dans des terres où il pros-, pérait jadis, Eh bion ! comme jo l'ai dit plus baut, il faudra prendre les plus grande soins ; et je no doute certainement pas que les cultivateurs, une fois pénétrés de tous ces avanta- gos, ne prounont tous les soins que réclame cette culture ot qui, jo le répète, ne sont pas au-dessus de leurs moyens et ne diminueront que bien faiblement leurs bénéfices.Do cette façon il pourront livrer au fabricant des bettoraves riches en sucre, et permettre à celui-ci de faire prospérer l\u2019industrie sucridre ot ses satellites.D'un sutre cdté, si les cultivateurs ont des devoirs à remplir à l\u2019égard de l\u2019industrie, Celle-ci a également les sions qui sont de favoriser la culture dans toute la mesure du possible, soit en l'aidant de ses conseils et d\u2019instruments perfectionnés, soit en payant la botterave un prix raisonnable qui ue compromettre copendant pas son succès.Mais Ces devoirs remplis de part et d'autre, si l'industrie veut ne pas arriver à une ruine certaine ot réellement prospérer, il faut qu'elle soit soutenus par des capitaux puissants et qu'elle soit entre les mains d'hommes spéciaux, de fabricants de sucre, d'hommes capables en un mot et reconnus tels ; car nous pourrions citer sur ce continent méme plus d\u2019une sucreric qui, pour n\u2019en être pas arrivés à une liquidation complète, n\u2019en végète pns moins faute «le capitaux suffisants, d'une direction intelligente.\u2018\u201c À chacun son métier \u201d et on ne doit pas douter du succès.Frénérie GERBIÉ.A*0UVELLES DIVERSES.Nous regrettons d'apprendre la mort de M.le Chanoine Dufresne, arrivée à Laprairie ce matin, à deux heures.M.le Chanoine Dufresne était malade depuis un an et demi environ.Le proinier vaisseau de la nouvelle ligne de steamers entre la France le Brésil et le Canada est parti de France pour le Brésil ; on croit qu'il arrivera à Halifax vors la fin d'Octobre.Un deuxième stoamer partira bientôt pour la même destination.On est à faire des arrangements avec un Constructeur de navires français pour la construction de cinq nouveaux vaisseaux de 2,000 tonnes chacun, ct tirant 19 pieds d'eau, ce qui leur permettra d'eutrer dans les ports brésiliens, d'où sont exclus les navires qui tirent 21 pieds d\u2019eau.Dimanche, lo 25 du courant, est décédé, à Québec, Frangois-Alexandre- Hubert Larue, M.D., professeur à l'université Laval, à l'âge de 48 aus ot six mois.M.Larue est l'une do nos figures littéraires ot scientifiques les mieux connes de Québec, dit le Quotidien.Il était oncore très jeunes et promottait de devonir l'une de nos célébrités littéraires, Outréce talent do manier la plume avec uno facilité peu ordinaire, M.Laruo avait des connaissances universelles sur les aciences et surtout In chimie, qu\u2019il a ensoignée plusieurs années à l'université Laval.Professeur do l'université Laval depuis au dolà 20 ans, il s\u2019est attiré l'admiration ot l'estime de tous ceux qui ont suivi ses cours, tant par sa vaste érudition que par co talent qu'il avait do faire aimer la science ot d\u2019ontre- môler ses dissertations de bons mots et de traits d'esprit.M.Larue a laissé plusieurs ouvrages, les plus remarquables sont : Les mélanges littéraires, le voyage sentimental, l'Histoire du Canada.Hier (lundi),a eu lieu, à Cleveland, Ohio, les funérailles du président Garfield.L'assistance était très nombrouse.Avant les cérémonies, les gouverneurs des Etats dé\u2019 New-York, du Connecticut, du New-Jerséy, de la Virginie, du Tennessee, du Colorado, de l'Illinois, du Kentucky et du Wisconsin, qui étaient présents, ont passé des résolutions dans lesquelles ils ont rendu hommage à la mémoire do l'illeatro défunt, oflert leurs condoléances à sa famillo éplorée, et engagé la nation américaine à seconder les efforts de son nouveau président.Les cérémonies funèbres ont commencé à 10:30 hrs.a.m.au pavilion du Monumental Park.Après les prières d'usage, ct le chant de quelques hymnes, le révérend Isaac Errett, de Cincinnati, à prononcé un très-éloquent discoues.À midi moins cinq minutes, le cor- tégo so mit en marche pour le cime- ticro ot il arriva à trois houres ct domie, et le cercueil fut déposé dans le caveau do la famille.Le grand déploiement de troupes et les marches funèbres oxécutées par les corps do musique donnaient à ces cérémonies un caractère des plus solennels, Sr \u2014\u2014 ES LA COLONISATION DU NORD.\u2014 NOTRE-DAME DES LACS, À une assemblée des colonisateurs de la uouvelle paroisse de Notre-Dame des Lacs (Canton de Wenwurth) tenu le 11 du courant au Cabinet de Lecture Paroissial, Ml'abbé V.Rousselot, Ptre, S.S.n été appelé à la présidenco et M.L.A.Grenier, N P., nommé secrétaire.Après l\u2019exposé du but de l'élsomsbiée, M.Rousselot fit voir en termes chaleureux l'importance de coloniser nos cantons du Nord, et nous engagea spécialement à continuer de travailler avec zèle à coloniser cette nouvelle paroisse; M.E.Lafleur, N, P., donna eusuite quelques explications clnires et intéressantes sur Ta situation gdo- graphique de Notre-Dome des Lacs, à l'aide \u2018un plan récemment tracé.Puis il a été résolu unanimement ce qui suit : Proposé par M, l'abbé A.Deschamps, Ptre, S.S., secondé par M.J, Brunet et résolu : \u201cQue tous les colonisateurs de Notre.Dame des Lacs contribuent à l'ouverture et confection de leurs chemins particuliers dans les 7ème, Sme, 9me, 10me et 11me rangs, à raison de $34.29 par lot simple ou double, et que chacun mette cette somme ou son billet payable à demande pour le même montant, entre les maius de M.Rousselot, président du comité ci-après nommé, et autorisé à en faire la perception à sa discrétion, pour payer les travaux.\u201d Adopté unanimement.Sur motion de M.Joseph Brunet, secou dé par M.Gustave A.Raymond, il fut re solu : \u2018Que MM.les abbés Rousselot et Des champs, M.T.Lafilenr, N.P., M.F.Froidevaux, M.Michel Lefebvre et M, Napoléon Deschamps, forment uu comité spécial auquel tout pouvoir est donné pour faire faire et eurveiller l'ouverture et la confection des susdits chemins, de la manière et À of ila jugerout à propos pour l'avantage général et tel que mentionné plus an long dans l'écrit ou reconnaissance signée par M.Rousselot pour les moutauts qui lui seront remis ou les billets qui lui seront consentis.\u201d Adopté unanimement. LA FEUILLE D\u2019ERABLE Ces résolutions adoptées, M.le président proposa que claque membre présent payät ou donnät immédiatement son billet pour sa souscription, ce que tous, suns exception, firent avec empressement.Le montant des billets ou de l'argent reçu alors s\u2019éleva à près de $900.Depuis cette assemblée plusieurs membres absents se sont empressés d'apporter leur contribution à M.Rousselot, au montant d'environ $800, ce qui donne un total de près de $1,500 déjà souscrit pour ces chemins, de sorte qu\u2019ils pourront être achevés à peu près eu même temps que celui du gouvernement.Quelques jours avant cette assemblée, les propriétaires des lots sur lesquels passe le chemin du gouvernement se sont réunis et sont convenus ensemble et d'un commun accord de contribuer au fonds des chemins vicinaux comme les autres propriétaires (leurs amis et associés), et dans la même proportion ; ce qu'ils ont fait, effectivement en remettant leur argent ou leurs billets entre les mains de M, Rousselot, au montant de $3556.NOS PHOSPHATES La nouvelle compagnie dite *¢ La Société Française des phosphates du Canada\u201d au capital de 1,500,000 francs, et dont nous avons annoncé la formation la semaine dernière, à commencé ses opérations aujourd'hui mème.Les travaux sont sous la direction de M, Maurice Jeantet, ingénieur des miues et \u2018\u2018ancien élève de l'Ecole nationale des mines\u201d à Paris.Les principaux officiers sont : Président: M.Charriol, de Bordsaux, négociant, administrateur de ln Compagnie Bordelaise de navigation à vapeur ; MM.Aristide Barnin, ingévieur des mines, conseiller général de l'Inde : Ninna Peyrelongue, propriétaire ; Gustave Charchy, négociant, M, C.O.Perrault, vice-consul de France, est l'agent supérieur au Canada, et M, Labouglie est inspecteur à Buckingham.Le bureau des affaires sera à Montréal sous Ia direction de M.Perrault ; mais le siége de la société est à Bordeaux.La société établira l'an prochain une usine ° destinée à la fabrication du super-phosphate.ECHOS DE PARTOUT.SOUMIssION DES FEAUX KOUGEs \u2014 On mande de Camp Thomas, Arizona, que Sanchez, commandant des Indiens hostiles et de tous les chefs hostiles, y compris le frère de Médecine Man, s\u2019est rendu sans condition aux troupes avec toutes ses bandes, et ne demande qu'à être représenté par conseil devant la commission militaire, Tout Je pays des hostiles est en la possession des troupes du général Wilcox, TEUPÊTE\u2014On télégraphie de Saint-Jean (Terre Nenve) à lu dule du 21 septembre : \u201cUne terrible terupête du nord-est s'est déchainée hier soir par les côtes de Terre.Neuve et a duré toute la nuit.11 est tombe plus de deux pouces de pluie, fait sans précédant dans cette région.Cette tempete ayant sévi avec une extreme violence sur notre côte nord-est et sur la partie sud du Labrador, on craint beaucoup pour Je sort de centaires de bâtiments de péche qui s\u2019en retournaient avec un plein chargement.\u201d ÉPIDÉMIE DE MEURTRES\u2014La Luz de Bogota, Colombie, publie une série presque incroyable de meurtres commis récemment dans l\u2019Etat de Sautander.A Salazar, les douze membres d\u2019un jury criminel ont été assnssinés, pour les punir d\u2019avoir rendu un verdict eu vertu duquel un mnlfaiteur a été envoyé en prison pour six ans.À Bucarumanga, un notable négociant, M.Ariza, à été tué, en cherchant à ouvrir la porte de son magasin, par l'explosion d'une charge de nitro-glycerine qui avait été mise dans le trou de la serrure.Parmi les autres personnes assassinées, ou cite don Pedra Mantilla, lo chef du département d\u2019Ocana et son secrétaire, tcuarrg sen.\u2014Un M.Bilodeau, qui ré- sidesur Ia rue de la Reine, à Québec, a failli trouver la mort, il y a une couple de jours, en essayant de sauter d\u2019un train encore en mouvement,raconte le Quotidien.Il revenait de l'exposition de Montréal et comme le train éclair traversait À toute vitesse la me de la Couronne, M.Bilodeau eut Vimprudence de se précipiter hors du convoi.£ll est tombé la face contre terre, la tête Ÿ quatre ou cing pouces des roues des chars.Les blessures qu'il a reçues, quoique n'étant pna mortelles, lui causent des souffrances stroces, CHRONIQUE LOCALE.Blessé \u2014 Un nommé Thomas Daniels, domivilié au No 47, rue Montmorency, en travaillant dans la manufacture de M, John Watson, est tombé hier daus le puits do l'ascenseur et s\u2019est fracturé une jambe.11 « été tmnsporté à l'hôpital-général.Accidents\u2014Un nommé Flanagan est tombé du haut du mur de revêtement hier wa- tin et s\u2019est fait un entors au pied droit.\u2014Vers midi, hier, un petit garçon à l\u2019emploi de MM.Watson et MeArthur, est tombé entre l'évateur du magasin et les parois du glissoir et s\u2019est fructuré la jambe droite.Sucre de betterave\u2014M.Alphonse Franchant, ingénieur de ln fabrique de sucre de betteraves de Berthier-en-Haut, dit que, bien que la première récolte de betteraves dans la province de Québec ne soit pas aussi conriderable qu'on croyait qu\u2019elle le serait elle donnera un résultat très supérieure, son rendement en richesse saucharine dépassant ce qu'il avait jamais vu en France.Voilà qui est très encourageant pour ceux qui ont des intérêts dans cette nouvelle industrie ; surtout si l'on songe que lu culture de ces racineses susceptible d'être améliorée, Uoleurs sucriléges\u2014Pendant la nuit de mnatdli à mercredi dernier des voleurs se sont intredues dans la résidence de M.l'abbé L.A.Valois, chapelain des Carmiélites.Ils pé- netrérent dans la chapelle et se servirent des cierges de l'autel pour faire leurs recherches dans les différents appartements de lu maison.Au momeut où ils allaient péne- trer daus le bureau du chapelain celui-ci se réveilla et les coquins alarués prirezt ln clé des champs après avoir enlevé quelques menus objets.Fol considérable\u2014]l y a une dizaine de jours M.Joseph Duhamel, C.R., prenait à son service comme bonne Sarah Taylor,âgée de 25 ans,récemment importée d'Angleterre et munie de fortes recommaudations.Sumedi soir la servante a disparu emportant avec elle toutes les bijouteries et les argenteries de la maison, valant plus de $1,000.Elle s'était procure de fausses clés nvec lesquelles elle uvait ouvert les buffets et les armoires.Information a été donnée immédiatement à la police et les détectives sont sur pied pour trouver la coquine qui est encore en liberté.Aecidents\u2014Une femme du nom de Higgius, qui souffrait de blesures sérieuses au bras, a été admise Hier à l'hôpit «l-général.Elle avait été victime d'un de ce accidents si fréquents dans les manufactur -.Occupée à travailler près d\u2019une machine n mouvement, dans la filature de laine -e Fisher, ses vétements s\u2019étaient engagés dans des roues d'engrennge, et elle avait été entrui- Née avec violence par In force du mécanisme.\u2014Richard Morrison, journalier, «mployé au déchargement du steamer Sardinian, a eu un pied broyé, samedi.par In chute de 3 lourds morceaux de fer.Ou l\u2019a transporté à sa demeure, rue Duke, où un médeciu lui a donné les soins nécessaires.Abus de confianc:.\u2014 Le 21 courant, M.Îles teneur de livres à-l'hôtel Windsor, envoya Edwin Scott, un jeune anglais de 18 nus, employé comme gardien de la gurde- robe de l'établissement, au bureau de poste pour y déposer et y faire enregistrer trois lettres.Le imessager revint ot quelques heures après il donna sa démission.Le comptable surpris d'un tel procédé congut des soupçons et le lendemain en allau: aux sources officielles il put se convaincre que les lettres n'avait pas été déposées.La police fut chargée de l'affaire; l'agent de sûreté Murphy sc mit à la poursuite du voleur, Ayant appris que le fugitif avait pris passage à bord du Parisian, Murphy télégraphia à Rimouski où on arrôta Scott à bord du steamer.Les lettres chargées contenaient une somme totale de $62.Au moment de son Arrestation le prisonnier avait sur lui $61.50 en or.1) a été renvoyé à Montréal oit il subira son procés.Le port - Six steamers sont partis de Montréal hier, en route pour l\u2019Europe, On est à creuser de quatre picds le vieux bassin militaire, On parle d'une fusion entre les compagnies de navigation \u2018Great Western \u201d et * Merchants\u2019 Propeller.\u201d Un constable de la police riveraine a arrêté à Lachine les deux matelots qui étaient désertés de la barque \u201c St Kilda.\u201d Durant la semaine dernière quatre chevaux sont tombés dans le fleuve, trois ont été sauvés par Jes hommes de Joe Vincent et le quatrième s\u2019est noyé à Hochelaga.Le yacht * Ella\u2019 est arrivé hier de Brooklyn, avec son propriétaire et quelques amis.Les voyageurs sonten route pour les lncs du Haut-Canada.Militaire-\u2014Le lieut-col.J.D.Crawford, a résigné comme commandant du régiment des roynux-écossais, On u offert In position a M.L.J.Sargeant, gérant-général du trafic de In compagnie du Graud-Trone.Cocher malhonnéte \u2014 Un mousieur, qui était en visite À Montréal, se décida hier soirà partir pour chez lui, Il confia ses males qui étaient considérables à an cocher de place, lui disant de les transporter im- médintement à la gare Bonaventure.Eu arrivant lui-même à ce dernier eudroit, il fut étonné de ne trouver ni cocher ui bagage.Il confia l'affaire au détective Arcand, qui, daus le cours de la nuit dernière, a opéré l'arrestation du conpable.COMMERCE: PRIX DE DETAIL DU MARCHE DE MONTREAL.LAITKRIE.ec.$e Beurre frais A ln livre.02 030 Beurre aalé 0 .\u2026.018 à 02 Fromage do .\u2026.010 à 012 Divers, Sucre d'érable, à la livre - à 00 Sirup d'érable, au gallon à 100 Miel, à ln livre.à 012 Œufs frais, à la douzain à 017 ladduck, À la livre.à 007 Poisson frais.à 010 Saindoux, au soau.\u2026.\u2026.\u2026.25 à 300 Saindoux, par livre.015 A 018 Poaux, à la livre.\u2026.\u2026.\u2026.VW à 000 GIBIER.Canards au couple .\u2026.\u2026.\u2026.0% à 0% do noir, do.000 A 000 Plouviers, par douzaine .om à 400 3 308, AU COUPlO.2020000 0.gL0 A 000 Pigeons domestiques, au couple.0235 à O3 Perdrix, au oouplo.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.000 à 000 Courtes, A lu douzaine .189 à 200 VIANDES.Bœuf, à la livre [steak].10 à (12 Do à insoupe.\u2026.\u2026.00 à 007 Bœuf sal AR 00 4 010 Jambon à la livre 012 à 014 lard, do vw à 010 Moutons do.vi à 010 Agneau, au quartier.07% à 1W Veau à la livre.\u2026\u2026.00 à Ulb Lard frais, par 100 lbs.75% à 800 Bœuf pur 100 livres.\u2026.50 à 750 Saindoux à In livre.010 4 011 Lièvres.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.aoonc sens .00 à OW LÉGUXES.Poinmes nouvelles; au baril.000 à 000 Putates, au sac.sascanes \u2026.04 à VEO Fêrcs, par minot.\u2026.110 à 132 Navete jaunes par brl.0% à VW Oignons rouges par brl.500 a 650 o blane pur Ininut\u2026 .05% 3 080 Curottes do.030 à 035 Betternves do.soccer 040 à 075 Choux par doz.,.\u2026.\u2026.N60 à 080 Oignons pur tresso.\u2026.eerie 00 à 000 Orange par caisso.\u2026\u2026\u2026\u2026.000 A 85) Citron do .\u2026 90 à 00 Rnisin do Malaga par petit baril.000 à 000 Radis par douzaine de paquets.U O0 à 0 00 Concombres par doz.\u2026.\u2026.000 a nop VOLAILLRE.Dindes, A la livre.- 0100 A OW Dindea (vieux) au couple L200 a 29) Dindes jeunes) do .135 4 1% Uies, ; do 12 à 1:80 Oiet à lu livre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0W à 00 Canards à lu livre.\u2026.\u2026.0® à 60 Cunarde, au couple .\u2026.060 à 075 Poulesau couplo.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.070 à 080 Poulets à lu livre.010 à O1 Poulets du printempsparcouple.08 à 00 Fauxe.Farine de blé, de la campagne, par 100 lbs .30 à 30 Farino d'avoine.240 à 250 Farine de blé-d'inde 1235 à 140 Sarrasin.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.vo à GRAINS.Blé par iminot.\u2026\u2026.\u2026 00 à 0W Pois, o sescosssuss 0% à 100 Orge, do vosv-ces 0 à 000 Avoiney do .\u2026\u2026.\u2026.000 à 000 Sarrasins do 080 A 090 Lim do 000 A 000 Mil, do 150 à 160 Blé-d'Inde do 000 à 080 Avoine À la poch 070 à 080 FOves .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.120 à 1% Son pur 100 livres.ive 100 4 110° Mouléo.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 115 140 Bon.v\u2026.cucveee cocrossecsu00ue 000 000 Corrigé tous les mardis of vendredis par P.POULIN & Cle, Commergant, Euil No.4 et 5 Marché Bonsecours MARCH EAUX BESTLAUX.!' Corrigé tous les Mardis et Vendredis par le Clero du\u2018Marché Vigor.das Bœuf, 1re qualité, par 100 Ibs.\u2026$ 5 00 à $ 6 00 Bul) 2me qualité 4008 450 Vaches à lait.20ù 20 aches extra.30 00'à- F0 00 : Veaux, Îre qualité.600A 800 \u2026\u2026.50% 700 Veanx, 2me qualité.Vonux, 3me qualité.100d 200 Moutons, 1ro qualité.800d 1000 Moutons 2me qualité.560A 600 Agnoaux, re qualité 5002 550 Aknoaux, dino dans 2 x 3 à © .ons, Ire qualité.Cochons, 2mo qualité.1002 4% Foin et Paille Foin, 1re qualité, par 100 bottes.700 à 8 00 Foin, mo qualité .5002 60 Paille, re qualité .300 à 40 Puille.2me qualit .20 à 300 MAISON BEAUCHEMIN & VALOIS INI NINI AINSI SAINI Irn LIBRAIRIE, PAPETERIE, IMPRIMERTE, RELIURE.256 et 38, rue St-laul, ct 30, rue St-Gabricl, Montréal.On trouvern à cet établissemen l\u2019assortiment le plus complet de Livres et Fournitures d'fcoles \u2014 Livres de Fridres \u2014 livres de Récompense \u2014 Livres de Théologie, d\u2019 Histoire, de Littérature, de Droit, de Médecine, etc.\u2014 Livres Blancs de tous genres constamment en magasin et faits à ordre sous quelques jours d\u2019avis.\u2014 Livres pour les Bureaux d'enregistrement \u2014 Imagerie \u2014 Cachets de communion \u2014 Chapelets \u2014 Médailles \u2014 Statuettes, ete.\u2014 Tupisserie\u2014 Cartes à jouer, etc.etc.MM.B.& V.se chargent d\u2019/m- pressions de toutes sortes : Livres, Brochures, Programmes, Factums, Palmarès, Circulaires, Lettres funéraires, Cartes d'affaires, Cartes de Visite, ete.; le tout exécuté dans les derniers goûts ct à bas prix.Reliures de toute espèce faites avec élégance et solidité et à bon marché.Librairie Payette & Bourgeault 230, Rue ST.Paur, MoNTRKAL.NOUVELLE PUBLICATION : \u201cLE PETIT AUskNAL DU CATHOLICIBHE.\u201d où \u201cTraité Flémontairo de Contruverse,\u201d par A.Maitioux, V.O., in-12, 461 pages, cart.Prix, fe.APPROBATIONS: Nous, goussignéd, ayant fait exnwiner ain ma- nuserit intitulé: * Le Petit Arenal du Catho tique,\u201d ou \u2018Traité Elémentaire de Controverse par un Catholique Romuin,™ et ayant jugé qu'il pout âtre utilo nux fldelos de co Dioodsey en permettons l'iupression et en recommandons Ia lecture A nov Diocésains, {+ E.As Arch.d9 Québec.Québec, 19 man 1872 101 4° Québec Voici ce quo Mgr.I\u2019Archevdque Tascheroau écrivait, à lu date du 18 {évrier 1872, sur cet ouvrage important © \u201cI Arsenal 1m'n beaucoup plu, ot je ponse qu'il fera un grand bien.J'en ai examiné * plusicure chapitres importnus, et ils m'ont paru tout à fait erthodoxes et bien rolidotmmont \u201c appuyés.\u201d .Lors de l'envoi de l'approbation du * Potit Arsenal,\u201d Mer.l\u2019Archerêque écrivait : \u201cJe vous envoie ci-inclyse I'upprobatioin de \u201c votre * Potit Arseonul,** gurl jo souhaite cx 4 intime corde tout To euccès possiblo.\u201d 22 toai 1880.1\u2014 \u201cLA FEUILLE D'ERABLE\u201d EbITION HEBDOMADAIRE DU \u201c COURRTER DE MONTREAL\" ABONNEMENT : UB AR 2 cc ose sescee crues Payablo d'avance.[Fruis de port payés par l'Editeur.) - ANNONCES : 29-36 cin.par ligne pour chaque insertion.-,L D.DUVERNAY, Ts É0ITKUR-PROPRIÉTAIRE Bureau du, CouRRIER DE MONTRÉAL, 8; rue ::St.Gabriel, "]
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