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Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
samedi 24 septembre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1881-09-24, Collections de BAnQ.

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[" 2eme Annee.Bureau : 8 Rue St Gabriel.No.18 LA FEUILLE DERABLE Edition Hebdomadaire du Courrier de Montreal.L.D.PUVERNAY, EditeureProprietaire.Abonnement : 81.00 par Annee.MONTREAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1881.2 Centins le Numéro.LA REFORME JUDICIAIRE \u2014 La question de la réforme judiciaire sera probablement décidée, dans un sens on dans l'autre, dans le cours de la session do cet automne de la législature locale.Cette réforme dovenne ai nécessaire entraîner ln refonte de cette olla podrida qui a nom code de procédure civile, ou plutôt, elle sera opérée au moyen de lu rédaction et la passation d'une nouvelle loi organi- quo de nos tribunaux civils modi- flant profondément le présent système judiciaire : il en est plus que temps, L'intention du nos législateurs est de faire de la refonte ot codification des diverses lois statutaires de la province de Québec, comme de la refonte des lois sur ln procédure ct de la réforme radicale du système judicinire qui y sont en vigueur, une œuvre durable.lisont donc dû chercher à opposer une digue au Not toujours grossissant des innombrables amendements à notre législation statutaire et aux lois cn général, qu\u2019on a ln manie de «écréter chaque année, sans su soucier que ces amendoments soient out ue soient pas conformes à l'esprit de la législation et aux besoins ad.néraux de la province.Voici le plan adopté à cette fin et qui se trouve ox- posé dans le second rapport fait à l'Assemblée législative, le 27 juin dernier, par lu commission des lois expirantes, que nous copions textuellement : L'attention de votre comité a êté appelée sur les passages suivants du rapport fait à cette chambre pendant la présente session, par honorable T.J.J, Loranger, commis.«aire nommé pour lu codification des statuts : \u201cLa commission espère donner à son œuvre une forme durable et éviter pour bien des années la nécessité d'une autre refonte ou codification, Ce résultat sera pourtaut bien difficile, si In législature ne met elle-même quelques bornes à la liberté qu'a chaque député de prendre l'initiative des lois et qui le luisse maître de leur rédaction, sans égard à l'ordre et -aux tanditions de ln législation précédente, cn un mot si on ne réprime de quelque manière la manie de législation, fans ce frein salutaire, la codification que nous proposons aurait le sort des révisions et refuntes précédentes ; en moins de vingt nus la coufusion régnernit de nouveau duns les livres de uos statuts et notre législation stutuaire rentrerait dans le cahoes où elle est aujourd'hui perdu.\u201cVoici le mode de répression ou de modération que lu présente commission propose: Un comité appele Comité permanent dolégisintion\u2019\u2019 devrait être institué dans le sein de la chambre ; Jes fonctions do ce comité serniont de conserver l\u2019harmonio des lois statunires et de protéger la législation passée contre l'incohéreuce et la confusion des lois nouvelles, A cet offet, tout projet do loi devrait être, après sa première lecture communiqué à ce comité de législation qui serait chargé d'en examiner la conve- nuance et au cas où cet examen sernit favorable au projet, le comité en fernit In rédaction, et daus cet état de projet recovrait sn seconde lecture ; au cas où le résultat de l'examen serait défavorable h In mestire In chambre, comme dans le premier cas, pre.noncerait sur la valeur de l'opinion du comité.\u201cIl est bien entendu que si après avoir été renvoyé par le comite, le projet subissait des nmendements dans l'une ou l'autre chambre, il devrait, avaut sa passation définitive, être renvoyé nu comité qui en modifierait la réduction où en fernit une redaction nouvelle.Votre comité, reconuaissaut la sagesse (le cette suggession, en conseille l'adoption à votre Honorable chambre et lui propose de plus de chunger le nom du présent comité ¢ permanent des lois expérantes,\u201d en celui de ** comité permanent de législation ainsi que suggéré, et d'ajouter à ses devoirs actuels, les attributions indiquées dans l'extrait ci-dessus.La commission spécialement nommée à la dernière session, pour étudier lesamendements proposés au code de procédure civilo s\u2019est olle-même conformée au désir ainsi exprimé par elle cu s'en rapportant à la commission de la refouto et codification de nos lois statutaires pour la rédaction du nouveau code de procédure appelé à re- volutionuor lo présent système judi- cinire de la province de Québec, Plusieurs projets de loi ayant rapport à lu réforme judiciaire avaient Été soumis à la considération de cette commission qui consoilla l'adoption d'un de ces projeis en cos termes : \u201cQue votre comité est d'opinion que le projet de loi qui accompagne le présent map- être soumis à Votre Honorable Chambre.«+ Cependant comme les ameudement que suggère ce projet de loi, quelque nombreux qu\u2019ils soient, en appellent de plus considérables, ct que de fuit, une refonte complète du code de procédure civile est devenue né- + : ; Cessalre.«* Votre comité est également d'avis que le projet de loi en question ne devrait pus être soumis à la délibération de cette Honorable Chambre pendant cette session, mais que les murndements qu\u2019il contient devraient etre référés à l'honorsble T.J.J.Loranger, Comurissaire nommé pour la re- foute et codification des Statuts de cette province, avec instruction de les incorporer dans le projet de refonte complète du dit Code qu\u2019il est chargé de préparer pour être souris à la législature dans ln session prochaine, et que les juges «t les membres du barreau auxquels les dits amendements seront sournis soient priés de faire connaître au plus tôt au dit commissaire leurs opinions et leurs suggestions.\u201d Quelle est la nature, quel est l\u2019esprit de co projet de réforme judiciaire, HoUs no sautions le dire aujour- d'hui.Tout ce que nous savons c\u2019est qu'il tend à reconstituer l'édifice sur do nouvelles bases.L'hotorabie M.Chaplenn an Iochenga.Une dépéche ayant annoncé hier matin que l'honorable M.Chapleau arviverait i Hochelaga sur les cing heures de l'après-midi, la nouvelle se répandit bientôt parmi les amis de l\u2019honorablo premier ministre,et, long- tomps avant l'arrivée du train, plus de millo porsonnes étaient rendues à la gare pour accucillir lc chef du gouvernement de Québec arrivant d'Europe.La gare était decorée de drapeaux et d'écussons multicolores, et une estrade couverte de drapeaux avait été préparée pour recevoir l'honorable premier ministre ot coux qui l\u2019accompagnaient.À cinq heures et demie le convoi officiel entiait en gare au milieu des acclamations enthousinstes de la foule ot aux accords joyeux de la musique de la Cité, Dès que le convoi fut arrêté, l\u2019honorable M, Chapleau et Madame Chapleau descondirent du convoi et s'avancèrent eur l'estrade suivis des honorables MM.Loranger, Lynch et Paquet et de M.L.A.Sénécal.Outre les distingués visiteurs que nous venons de nommer, on remarquait sur l\u2019estrade Son \\louneur le Maire Beaudry et M.C, J.Coursol, M.P.Plusieurs autres citoyons de distinction, maires de diverses municipalités, députés, journalites, membres de professions libérales, industriels, négociants, etc, s'étaient fait un devoir d'aller souhaiter la bienvenue au chef dt gouvernement de Québec.Lorsque les applaudissements qui avaiont salué l\u2019apparition de l'honorable M.Chapleau eurent cessé, l'adresse suivante lui fut présentée au nom du rot et qui contient ces amendements devrait | Club Cartier, de Montréal, par son secrétaire, M.Chagnon : A l\u2019hon.Joseph Adolphe Chaplear, premier ministre, Honorable Monsicur, Permettez aux membres du club Cartier de Montréal de vous offrir, au nor de la jeunesse conservatrice «le la ville et du district, l\u2019expression de leur admiration et de leur dévouement, en même temps que leurs ! souhaits de bienvenue à l'occasion de votre retour nu Canada.Votre absence de quelques mois, nécessitée par les fatigues encournes au service de l'Etat et par l'épuisement résultant de lubeurs excessifs, n'aura pas été stérile pour la province, si, comme nous avons lieu de le croire, elle a produit sur une sauté aussi précieuse l'eifot désiré par nous tous.M :is nous savons, aussi, qua part ce résultat si important, votre voyage n\u2019a pas ôté sang effets directs pour le bien de la nation, et que, animé par le zèle patriotique qui vous poursuit partout, vous avez voulu in.ttre à profit les loisirs forcés que vous impotuit le soin de votre santé pour travailler aux intérêts du puys.Comme chef du gouvemement local, du gouvernement de ls vicille province fran- aise, vous êtes allé en France, dans l\u2019an- cienue wére-patrie, pour y faire connaître davantage notre pays, lui concilier des sympathies nouvelles, et travailler indirectce ment au grand mouvement de la reprise des relations commerciales entre In France et le Canadu, qui est cn grande partie votre ouvrage, et que vous avez à cœur de mener à bonne fin comme tout ce que vous entreprenez.Tout en demandant à l'air réparateur de la France la force et ln santé dont vous avez besoin pour poursuivre In grande et rude tâche que vous avez si noblement ac- coptée, vous n'avez pas oublié vos gouvernés et nous savons que votre voyage n'a pas été inutile pour eux ; ln renommée nous a appris.accueil que vous avez reçu ct l'honneur que vous avez fait rejaillir sur le Canada.Agréez donc, mousieur le Premier minis- tre, vous, dont le dévouement ü la chose publique ne conuait pas de relâche, qui travaillez pour la patrie sans cesse, de loin comme de près; veuillez agréer les remer- riements et les souhaits respectueux de ceux qui se font gloire de vous avoir pour chef,et qui s\u2019honorent d\u2019être vos très lumbles et uodestes coopérateurs, en truvaillant, dans leur phère d'action, au succès de la grande cause que vous personnifiez et qui n\u2019est pas celle d'un parti, mais celle du pays.L'hon.M.Chapleau improvisa une réponse très éloquente, et qui fut à plusieurs reprises couverte par les applaudissements enthousiastes de la foule.Le peu de temps à notre disposition et le manque d'espace nous forcent à ne donner que le pile résumé suivant do ce magnifique discours : M.le Maire, M.le Secrétaire ct Messie rs, Je ne saurais vous exprimer la vive é:motion que j'éprouve en voyant l\u2019accueil si cordial et si spontané que vous me fuites, en cette circonstance, «t comme concitoyen et comme chef du gouvernement de la province de Québec.Vous voulez me témoigner votre reconnaissance pour le peu que j'ai pu faire pour mon pays.C\u2019est donc, messieurs, que vous croyez avec toi qu'il y a encore, qu\u2019il y aura longtemps encore du patriotisme, du dévouement à In chose publique chez les hommes publics, quoi qu'en disent ceux qui ne eroient à rien chez les autres parce qu'ils ne voient et ne sentent rien chez eux.memes.Ce que vous fajges en cr moment est le meilleur témoignage de votre foi dans les lommes qui ont la charge des affaires publiques, et ce témoignage est précieux pour nous.Ce sont des touoigunges comme ce- tui-ci, des jours comme celui-ci, qui nous récompensent de nos faibles labeurs et nous consolent des injures \u2018et des affronts que nous lancent les détracteurs, Pour ma part, il me semble que les vingt nunées de ma vie publique avec tous leurs déboires ne sont rien, quand je reçois de ces preuves d'estime et de ces encouragerrents de mes concitoyens, J'y suis surtout sensible en ce moment, où vous m'acclamez après Un voyage entrepris pour moi-même, mais qui, je veux vous le dire, n'aura pas été sans fruits pour vous (Applaudissements.) Vous avez eu la bonté de faire entendre, M, le secrétaire du club Cartier, que dans les loisits forces que m\u2019imposait le soin de masanté délabrée, j'ai trouvé le moyen d\u2019être utile à mon pays.Je dois dire, en effet, à ce propos, que js suis allé en Europe dans le but de réparer nes forces épuisées par plusieurs aunées d'uu labeur incessant, Tel était l'objet de mon voyage.Tout le moude le savait.Une cer- tame presse, sans doute & court de nouvelles pendant ce temps de chômnge politique, a imaginé de paraître l'ignorer et de me dou - ner toute sorte de missions imaginaires.Je puis déclarer ici que ces journaux cherchaient à induire le public en erreur, que j'étais parti sans aucune mission oflicielle.Je puis ajouter, en même temps, que partout et toujours, je me sens chargé d'une mission particulièrement noble, sinon officielle, celle de parlerct de travailler pour mon pays.Messieurs, j'ai parcouru l'Angleterre, le France et l'Italie.J'y ni rencontré des hommes d'Etat, des hommes publics.J'ai causé avec eux du Canada.Jo ne me suis pas occupé de leurs opinions politiques, \u2014 je n\u2019étais pas là pour faire de la politique \u2014 j'ai recherché seulement les hommes qui pouvaient de quolque manière m'aider À servir les iutérêts de ln province de Québec, side LA FEUILLE D\u2019ERABLE 11 y a des gens qui semblent prendre plaisir à dénigrer nos hommes publics an- près des étrangers, à déprécier notre: pays.Pour moi, MM.je puis dire que j'ai parlé aux Europdens de mes adversaires politiques même comme de gens désirent lo bien de lear patrie ct sa prospérité.* J'ai parlé de la province partout sans acception de partis, et toujours pour tâcher de coutribuer A faire grandir ce pays si jeune et qui n de ai belles: estinées devant lui.On ne connaissait guère le Canada, il y a quelques années.L'Augloterre seule le connaissait quelque pou, par suite de 44 position de métropole.La France le connais- saît'À peine.Cela est bien changé, ot je puis vous assurer que le Canadu se fait connaître de plus en plus et qu\u2019il est à la hausse partout, en Angleterre, en France, en Belgique, en Italie.Les détracteurs out beau écrire que c\u2019est un pays perdu, ruiné, ils ne sont crus nulle part.MM., je ue vous retiendrai pas plus longtemps.Nous vous avons déjà trop fait attendre.En terminant, laissez-moi vous redire que le Canada n\u2019a qu\u2019une chose à faire ponr réussir là-bas, se faire conuaître, et de faire connaître tel qu\u2019il est.Le seul obstacle possible À ses succès, ce sont nos divisions.Soyons bien persuadés que nous ne gagnons rien À nous diviser, à dire du mal de nos adversaires.Au contraire, nous avons tout à gaguer à no rien dire que du bien les nus des autres, à l'étranger.C\u2019est Napoléon qui a dit : Si vous avez du linge sale à laver, lavez-le en famille, «t n\u2019allez pas étaller au dehors vos dissentions intestines.A ce sujet, jo puis apprendre à ceux qui ont cherché à me dénigrer en Europe, que tous les hommes publics que j'ai vus, sons exception, de quelque parti qu'ils fussent, wont prit de croire qu'ils ne tenaient aus cun compte des balivernes répandues à mou adressé.Je leur ai expliqué, de mon côte, qu'il ne fallait pas tenir le parti adverse ; responsable de ce qui n\u2019était que le fait de l'irréflexion chez quelques-tun > : qu'au fond ce parti désirait l'union et l'accord pour le plus grand bien de la province.M.le secrétaire, je vous remercie, vous ct le club Cartier ; M.le maire, qui êtes venu tn\u2019accueillir comme coucitoyen et ami, je vous remercie ; et Voils tous, messieurs, qui avez voulu me donner cette marque d'estime, je vous remercie infiniment au nom de mes collègues et en won nom ; et je vous prie de croire que toute la sympathie, toute la confiance que vous pouvez nous marquer ne seront jamais plus grande que notre amour pour le pays et notre desir de faire le bien de la province.Des applaudissements prolongés ac?cevillirent ces paroles chaleureuses, puis deux magnifiques bouquets furent présentés à l'honorable M.et à Madame Chapleau, pendaut que la foule poussait de vigoureux hourrus en leur honneur, Cette démonstration, organisée aussi promptement, a été couronnée d\u2019un succès qui prouve en quelle haute es- vime est tenu le premier ministre de la province de Québec.COLONISATION.LES SPECULATEURS, L'œuvre de la colonisation a pris incontestablement de l'élan dopuis un certain temps, grâce au dévouement de quelques hommes remplis de zèle et de patriotisme.Si le gouvernement ne veut pas voir ce beau mouvement se ralontir bientôt, il doit être sur ses gardes et avoir l\u2019æil ouvert sur les spéculateurs, qui font un mal incaleulable à la colonisation, Par spéculateurs, nous entendons ces hommes qui, n'ayant que l\u2019amour du gain dans le cœur, et nullement l'amour de leur pays, prennent des lots, non avec l'intention do les défricher, d'y demeurer ou d\u2019y mettre des colons, mais pour los garder sans y toucher jusqu'au jour oh les travaux des véritables colons en auront augmenté considérablement la valeur, C'est un abus très gravo qui se glisse dans tout nouvel établissement, que nous avons coustaté nous-mémes on plusieurs ondroits, et qui mot des entraves sériouses à l\u2019œwuvro de ln colonisation.Lo Caloul des spéculatours est très simple.Un canton vient;d'être arpenté ot ouvert à la Colonisation.Vite, ces ihtssieurs s'omparerit des moilléurs Ibis} Des colons do'Bonho foi\u201d vion- nent preudre des lots à côté des lots dos spéculatours, ils font des travaux considérables, travaux durs ot pénibles ; ils \u201c mangent de In misère \" comme on dit, pendant quatre du cing ans, ot an bout de ce temps, ils ont dound boaucoup de valeur, non seulement à leurs propres lots, mais aussi aux lois de leurs voisins, les spéculateurs, qui n\u2019ont pas fait abattre une seul arbre, qui n'ont absolument rien fait pour améliorer leurs torres.C'est ainsi que les spéculateurs exploitent les sueurs des colons de bonne foi.Un lot qu\u2019ils ont payé :$20 ou $30, ils lo vendent au bout de cinq ans, $200 on $300, grâce aux travail de colonisation pour l'avancement duquel ils n'ont pas contribué un seul sou.Nous n'avons pas besoin d'insister sur l'injustice criante de cotte indigne manière de spéculer ; elle est ovi- dente pour tout homme de cœur.Nous le savons, ln loi défend cette spéculation, muis nous savons aussi quelle se pratique sur une vaste échelle dans un grand nombre de cantons nouveaux, probablement dans tous, plus ou moins.Nous prions lo gouvernement de donner toute son attention i cette grave question et de sévir sans miséricorde contre les spéculateurs, Pour que la colonisation marche, il faut, de la part des autorités, quol- que chose de plus quo de belles paroles d'encouragement, et quelques centaines de piastres dépeusées plus ou moins mal & propos; il faut des actes et des actes vigoureux, II faut que la loi, qui est faite pour tout la monde, pour le riche comme pour le pauvre, pour le fils du cultivateur comme pour le politicien, soit appli- pliquée impartialement à tout le monde.\u2014La Périté.Les gloires de l'Amerique française.Nous extrayons ce qui suit de la correspondance parisienne du Courrier des Etats-Unis : Vous savez que le conseil municipal de Paris, d'accord cette tois avec le préfet de la Seine et le ministôre, a donné le nom de Place des Etats-Unis à la place de Bitche, où le nouveau ministre de Washington a transporté son domicile et les bureaux de la légation.C'est une galanterie qui a été approuvés de tous les républicains et qui achève d'américaniser le quartier des Champs-Elysées où une rue a déja requ le nom de Washington, et une autre celui de Lincoln.Il manque le nom de Jefferson pour compléter la trinité, et il en manque encore bien d'autres.Je voudrais que, puisqu'on à commencé à donner au quartier de l'Etoile des noms tirés de l'histoire d'Amérique, on complétât cétte innovation utile en donnant à la partie neuve de cu quartier des noms qui apprissent au peuple, non seulement les gloires de \"Amérique anglaise, mais aussi les gloires de l'Amérique française, telles que Cavalier de Lassaile, Iberville, Pierre Soulé, dans la\u201d Louisiane; Jacques-Cartier, Samuel Champlain, Montcalm ct Papineau dans le Canads.Ce serait là une œuvre utile et triotique.Ces noms-là ou diraient plas À l'imagination des masses que ceux de gens inconnus et qui n'ont été pour la plupart qué de gros propriétaires de terrains.Cest une idée que je siggérerai 4 mon ami Tony Révillon, devenu membre du conseil municipal et de la chambre des députés.+.FrénéRIC GAILLARDET.p Le revenu de 1980-81, UN SURPLUS DE $4,132,895.60.; Le dernier numéro de la Gazdite du Canada contient nn état détaillé ot complet des revenus et des dépénses- du Dominion pendant l'exercice ti- unncier terminé lp 30; juip:dérnièr.Voici cet état: \u2018 Douanes.\u2026Ô.B18,106,058.15 ENCISO.\u202602000s cree, 5,344,861.14 Postes,travaux publics et divers.5,961,644.65 Total.329,712,063.97 Dépenses de 1'année.25,579,168.37 Excédant des revenus sur les dépenses.5 4.132,895.60 LA FRANCE EN EGYPTE.Lo Journul dez Débats a reçu de son correspondant du Caire les informations suivantes sur l'effacoment du prestige français en Egypte, dit le Courrier des Etats-Unis : Ce qui se passe en Egypte n'est qu\u2019un simple incident de la gmnde crise que traverse l'Orieut tout entier et qui, après avoir tté un essai de révolte des Arubes coutre les Turcs, est devenu, grâce à la politique pauislamique, un mouvement général des musulnuas contre les chrétiens.Les évé- nements de Tunisie et d'Algérie ont donné à cette crise une intensité dont on ne parnit pas se douter en Europe.Si la France, laissant de côté ces malheureux scrupules qui out paralysé son action, avait occupé ouvertement ln Tunisie ct rendu par là toute insurrection africaine Wupossible, sou prestige auruit grandi eu Orient dans des proportions étonnantes, Il fallait voir l'elfet qu'ont produit les débuts de la catapagne tunisienne ! 11 semblait que ce fût le signal d'une restanmtion complète de cette influence française qui jadis était saus rivale en Orient ! Mais hélas! cette impression a été de courte durée.L\u2018inconcevable maladresse que nous avons montrée dans la suite des opérations militaires et diplomatiques nous a porté un coup terrible.Les Orientaux ne croient pns à lu modération : ils ne croient qu\u2019à la faiblesse ot ils ont perdu le respect.Jamais notre prestige u'a été plus faible qu'aujourd'hui; jamais méme en 1870, nous n'avons eu moins d'autorité sur les populations orientales, Je croisêtre daus la vérité en nfirmant qu\u2019il y a en ce moment dans tous les pays islamiques un sentiment d'hostilité très vif contre les Européens, et que les affaires de Tunis ont eu pour consequence de diriger surtout cette hostilité contre nous, Français.Ici elle éclate chaque jour d\u2019une manière alarmante ; et jeconstate avcc regret que les ministres actuels, qui devraient à la muce une reconnaissance si vive, ne font rien pour l'étouffer.Je ne les accuserai as d'inspirer lesarticles qui paraissent dans es journaux indigènes ; mais il est scandaleux qu'ils les laissent paraître.Dis qu'un journal français se permet de mettre en doutele mérite supérieur d\u2019an ministre égyptien, on le supprime jypitoyablement.En revanche, on permet À la presse indigène de repêter sur tous les tons et à satiété que \u2018les Egyptiens n\u2019ont besoin des Énropéeus, qui leur sont inférieurs à tous les points de vue ; que l'Egypte qui prend à son service un Européen avec ou sans salaire mérite 560 coups de bâtons ; que les Egyptiena peuvent résister à toutes les entreprises de l'Europe, car ils out des armes qui ne sout pas, comme on le croit, des branches do palmier, mais des armes à feu, et qu\u2019ils sont commandés par des généraux de premier ordre ; qua Bou-Amena est un grand homme qui a battu et battra les Français ; qu'il y a sur les bords du Nil beaucoup de grands hommes du môme genre, etc.\u201d On mando de Londres, 18 septembre : Le correspondant du Caire de l'Observer dit'que M; Colvin; le contrôleur anglais, est loin d\u2019être rassuré sur l'état de choses actual,\u201d L'Observer publie la dépêche suivante de son corrcapondant d'Alexandrie : \u2018On craint dans les régions les mieux informées que l'arrangement aetuel ne soit qu\u2019une sorte i La wl \\ d'armistice et que l'arméeyhie revoive déj origouragements do Constantinople.\u201d ; iy su À ; pu télégraphio du de 18 sopti Jes principaux indigoyë \u2018demandent une convocation 'des notables, 11 est Niremary quer que clest Ia une des demandes des colonels, Cherif Pacha est favorable au projet.- Owdit-qu\u2019il à l'intention de foire droit aux récluulations de l'armée, qu\u2019il considère comme justes.Il se mettra ensuite en devoir d'éloiguer les régiments du Caire, NOUVELLES DIVERSES.On mande do Rimouski qu'un nommé Moreau, do St Anaclet, a été arrêté samedi clernier, sous s\u2019inculpation d'avoir tué sa femme la voille, dans les bois.Le gouvernement.fédéral a souscrit pour 150 exemplaires du graud ou- Vrage do M.Sulte: Lu race fran- faise au Canada.Nous passons la liste de souscription au gouvernoment de Québoc.Dans le cours d'un ontrotion qu\u2019un reporter a ou, hier, avec sir John, lo premier ministre a dit que le peuple anglais n'a jamais eu une plus haute idéo du Canada que colle qu'il en à aujourd'hui.| Parlunt de l'immigration, il a déclaré que le Nord-Ouest est regardé comme lo champ futur de l'immigration des agriculteurs anglais.Des dépèches de Dublin annoncent «que la situation ost toujours critique en Irlande.Tous les jours de nouveaux outrages sont commis contre les maitres du sol, Jeudi soir nn homme de police qui procédait à l'arrestation d'un individu en état di vresse à été assassiné par ia populace dans une rue de Dublin.\u2018Treizo fabriques de coton ont été fermées samedi ; en Angleterre.Elles ne recommonceront à fonctionner que dans huit jours.L'honorable M.Langevin a été l'objet d'une brillante ovation, le 14 du courant, aux \u2018l'rois-Rivières.Le mairo et les principaux citoyens lui ont présenté une adresse de bion- vonue ot de félicitations.En réponse, l'honorable ministre a dit, entre autres choses, que sur les soixante adresses qu\u2019il avait reçues depuis une couple de mois, pas une ne lui était plus chère que celle que lui offrait la cité qu'il a l'honneur do représonter en parlement.Journal de Québec, On rapporte quo de graves désordres ont lieu à Yalo, Colombie An glaisc.Un homme a été affreusoment mutilé, et se meurt.Un autre a également 6t¢ mutilé par une bande do quarante hommes, de telle sorte qu'il ne ressemble plus à un être hutuain.La femme d'un ontroproneur de chemins do for a été assaillis à coups de pierres pendant qu\u2019elle passait on voiture ; heureusoment olle n'a pas été attointe.Des rixes out lieu jour at, nuit, On dit quo le personnel de la police n'est pas suffisant pour réprimer cos gravos ddaordres,\u201d L'ouvrage est rare dans la province On nous écrit de Buckgingham : Le nommé Gagnon; qui-a été \u2018 dernièrement frappé par une balle, ost LA FEUILLE D\u2019ERABLE 3 | très-bion maintonant; sa blessure n'est L\u2019EXPONSITION.pas aussi grave qu'on l'avait cru d\u2019abord.Après nvoir entamé des démarches pour faire appréhender Pierre Lachance, il à discontinué sa poursuite, résultat d'un certain ne- cord intervenu ontre les parties.Jachance avait on sa favour une vrando partie des sympathice du public à cause do l'oxcollente réputation dont il n toujours joui, NE -=MM; MeLaren et/Ross, propriétair res do grandes sciorics, lesquelles sont À proximité l'une da l'autre, ont conclu un arrangement entre oux.Les moulins de M.Mcluron no sont en opérition quo durant le jour, tandis quo conx de M.Ross no fonctionnent que pendant In nuit, Lo nivean.ex- coptionnellemient, bus-de, l'oau a été In cause unique de cette entento.\u2014M.James McCabe, do Notre- Dame du Lac, est ici actuellemont.Il assure que dans une couple de semaines l\u2019eau montera considérablement, à Gauso des pluies abondantes ot\u2018frèquentes qui viennent de remplir les bassins du nord.\u2014La main-d'œuvre est en grande demande à Buckinghaw.Les ouvriers des mines de phosphates ont do soixante-quinzo à quatre-vingt contins par jour, ot i's sont en outre logés et DOUFTIS.\u2014JIl parait que les Canadiens-français établis le long du chemin de for du Nord, et spécialement entre les stations de Completon et du Calumot, sont en co moment très-intrigués, Ils Le pouvent comprendre commont un Certain Jean-Baptiste Viens aurait changé son nom contre celui de John Comings.Cette magnifique tradne- tion est-elle le fruit d'une immonse connaissance de la grammaire, on a-t- elle été le réeultat d\u2019un soudain éclair de génie ; nul no pout le dire.Les uns semblent croire que le mot Come aurait tout aussi bien rendu le mot Viens.RE MORT DU PRÉSIDENT GARFIELD.L'œuvre de destruction du lâcho et misérable Guiteau est consommée : lo président Garfield est décédé mardi, à Long Branch, après doux mois ot domi de souffrance sans nom, et qu\u2019il à onduré comme un soldat et un chrétien.Ce lamentable dénouement était prévu dopuis longtemps déjà, ce qui n\u2019empêcho pas qu\u2019il a produit l'effot d'un terrible choc électrique d'un bout à l'autre de la grando république ct dans l'univors entior.Nous sympathisons au fond de l'âme à ln douleur poignante rossontie par la nation américaine dans cette heure d'éprouve et do malheur.Le] Vor a Tabac.M, Foucher, de Saint-Jacques, a trouvé dans sa plantation de tabac cot insecte que l\u2019on nomme ver à tabac et qui fait de si nds ravuges duns les Etats-Unis.C'est un norme ver de 5 à 6 pouces de long.la larve est couleur vert tendro avec de petites raies blanchätres et une corce en aigrotte à l'extrémité du dos.C'est un insecto des plus voraces pendant son développement, ans lo gente de la chrysomèle (mouche n putate) et il cst important de le détruire aussitôt qu\u2019on le découvre.Quoique d'une apparence repoussanto il est tout a fait inoffensif ot pout être enlevé avec les doigts.Quand le ver est dovenu chrysalido parfaite {1 resssmblé beaucoup a un oiseau mouche, et le soir, on le voit voltiger de fleur en fleur.Il est important de détruire cet:inaecte avec la plus grande diligence.Car il cst excessivement dommageable dans:les plantations de tabac.\u2014Gaselle de Joliette.Lu journée d'hior n été sans contredit Ia plusbelle dopuis l'ouverture de l'exposition.Les recettes ont été deux fois plus considé- rubles que celles de satnedi et de lundi.On estime à plus de 50,000 le nombre des personnes qui ont visité les terrains.Son honneur le Lt.-Gouverneur, l\u2019honorable M, Itobitaille, est arrivé vers deux heures et demie accompagné d'un détachement du corps de cavalerie do Montréal, La foule, salua son arrivée par-de- vifs applau- dinsements.Son \u2018flonneur le lieutenant- Gouverneur, Madame Robitaille, l'aide de camp, M.Bulmer président du comité permanent de l'exposition occupaient la première voiture, Dans la seconde.se, trou- vatent\"kon' Po, Mire, he te fro uock, l'honorable M.Ross, commissaire de I'ngriculture et Madetaisetle 13s : l'hoho- rable M.Chapleau, Madame Chapleau, lord Muncaster, et l'honorable M.\u201cMousseau étaient dans la troisième voiture.Les autres visiteurs distingués étaient : L'hon L O Loranger, procureur-général, Mme Loranger, I'hon M Sullivan, (Premier ministre de I'lle du Prince Edouard) Mme Sullivan, hon J Robertson, trésorier provincial ; hon W W Lynch, I'hon M Flynn, hon Met Mme Paquet, Mme King, hon L Beaubien, MJ lt colonel Ouimet, I.H Massue, M P, À Desjardins, M P,\u2014Berge- ron, M P, hon Boucher de la Bruère, échevin Fairbairn, échevin Allard, ex-échevin Mercier, S C Stevenson, Dr Leclaire, M P Ryan, M P, M Brooks (de Boston) rev abbé Audet, (Québec), M.Allan, Londres, Ang.; M Payne, Boston; A W Ogilvie, M I Gault, MP, J B Rolland, échevin Thibault, M Brooks, M P, Sig Gianelli, consul italien ; Alex McGibbon, Dr.Fortin, ete.M.Bulmer présenta alors l'adresse suivante au Lieutenaut-Gouverneur : A Son Honneur l'honorable Théodore obi.taille, Lieutenant - Gouverneur de la l'rovince de Québre.** Qu\u2019il plaise à votre Honneur, ** De la part du comité permanent de l'exposition, nous souhaitons In plus cordinie bienvenue à votre Honneur et à Madame Robitaille & cette exposition agricole et in.dustriclle de la province de Québec, et nous espérons que votre visite dansles différents départements vous convainera non-seulement de l'esprit d'entreprise de notre penple, muis aussi des progrès constants qui se font remarquer duns tout ce qui touche à l'avancement matériel eL sociel du pays.\u201c Pendant plusieurs années, le manque de conatruntinns nécessaires s\u2019est opposé au succès des expositions de la province de Québec.De fortes sommes étaient dépensées teus les ans pour l'érection de constructions temporaires et nécessairement incomplètes ; en conséquence nos expositions w'obtenaivnt pas le succés auxquels leur donuait droit leur mérite intrinsèque.Depuis quelques années, les efforts du comité permanent de l'exposition ont été consacrés à remédier à cet inconvénient.Nous profitons de cette occasion pour féliciter cordin- lement le gouvernement et ln législature de In province do Québec, stimulés, nous le savons par l'intérét que Votre Honneur porte à tout cc qui peut contribuer au bien- ttre du peuple canadien.« Nous remercions nussi lc conseil-de-ville et lea citoyens de Montréal de l\u2019aide généreuse qu'il nous ont prôtée.\u201c* Les édifices permanents qui sont maintenant érigés représentent une dépense de $150,000, non compris le cofit du terrain, et un tiers do cette somme a été consacré aux nouvelles constructions requises pour cette aunde, \u201c Le sucets extraordinaire de \"exposition du Canada, qui a eu lieu l\u2019au dernier sur ces terrains, et qui a été visitée par plus de 100,000 personnes, nous n encouragés à encourir les dépenses considérables des nouveaux bitiments et des autres améliorations.* Aujourd\u2019hui nous pouvons dire, et en cola nous exprimous l'avis de personnes d'une grande expérience, que nous possédons ac- tuellemeut des édifices qui surpassent tous ceux de ce continent, surtout ceux destinés aux chevaux, aux bestisux et aux instruments aratoires, \u201cNousattirons spécialoment l\u2019attention de Votre Honneur sur la première teutative faite en co pays pour montrer aux visiteurs une beurrerie et unc fromagerie en plein fonctionnement et, nussi surle premier om.ploi de ,réfrigérants pour l'exposition des produits de la laiterie.\u201cLes immenses progrès réalisés depuis quelques années par le Canada dans cette indus.trio égalont presque, comme valour d'exportation, sa production de grain.L'intérêt que la classe agricole et commerciale semble lui porter nous a donc induits à donner une attention spéciale à ce département qui devient uu des plus importants du pays, \u201cNous sommes certains de approbation de Votre Honueur, lorsque nous exprimons l'opinion qu'on ne peut se faire une trop haute idée de l'importance de ces expositions agricoles et industrielles.Elles sont les points de repaire à l'aide desquels on étudie les progrès d'un peuple, et elles hi- tent ces progrès par l'émulation qu\u2019elles font uaftre, ** Nous remercions Votre Honneur de sn visite, qui sera considérée comme un des ugréables incidents de l'exposition de 1881, cl nous espérons sincèrement que Votre Honneur et Madame Robitaille trouverez dans votre visite plusieurs choses dignes de votre attention.\u201d Son Excellence le lieutenant-gourerneur Robitaille, répondit d'abord en anglais et ensuite en français.Nous donnons ici le texte français de sa réponse : Au président ct au comité permanent de I Exhibition agricole ct industrielle de la province de Quélec, Messieurs, \u201c Nous sommes très heureux de vous rencontrer en cette circonstance, afin de vous présenter nos félicitations sincères sur l'aut- vre que vous avez entreprise et sur l'organisation qui promet d'être couronnée d'un si beau succès, \u201cCes expositions provinciales annuelles ne peuvent mauquer de produire les résultats les plus satisfaisants.Elles sont une école de progrès où les agrouomes et industriels viennent de toutes les parties du puys pour constater quels perfectionnements ont été apportés à l\u2019agriculture et à l'industrie durant la période écoulée depnis lu dernière exposition, et aussi pour comparer ce qu\u2019on à fait soi-même avec ce qui se fait ailleurs.Elles sont cncore une école d'émulation où le désir de bien faire stimule les amours- propres et réveille les energies.« J'au nommé l\u2019agriculture et l'industrie.L'une et l\u2019autre doivent marcher de pair et étroitement unies, où ne saurait le répéter trop souvent.L'agriculture, cet art si noble et si vénéré des anciens, l\u2019agriculture, est la mère nourricière des peuples.C\u2019est elle qui est Ia base de la richesse dans la société, « Les économistes qui ont méconnu cette vérité ne connaissaient pas la science dont ils parlaient.Sans agriculteurs, il n'y a pas «de prosptrité solide et les civilisations les plus brillantes ue peuvent se flatter de voir durer leur éclat.La surface peut être belle, mais le bien-être manque aux masses.Il y a des hommes qui gémissent dansl\u2019indigence et des familles qui manquent de pain.De là les séditions, les révoltes, les excès du socialisme.On ne saurait donc trop honorer et favoriser l'agriculture puis- qu\u2019elle est sans contredit une des sources les plus fécondes de la prospérité et de la sécurité nationales.« Mais l'agriculture seule ne peut donner à un état la richesse, l\u2019influence, le progrès.Il faut que l\u2019industrie grandisse en même temps qu'elle et à ses côtés, pour mettre en œuvre les matières que l\u2019agriculture lui fournit, pour donuer de l'ouvrage à ceux que les travaux agricoles ne réclament pas, pour créer un marché aux produits de ces travaux, pour utilisor et développer les ressources nationales, pour attirer et mettre en circulation les capitaux.Négliger entièrement l\u2019industrie au profit de l'agriculture, et favoriser uniquement l'agriculture au détriment de l\u2019industrie, voilà donc deux erreurs économiques.Ce qu'il faut à un pays c\u2019est l'alliance, l'union intime de ces deux forces, qui, s'exerçant chacune dans sx sphère et combinant leurs résultats, produisent la prospérité générale.
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