Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
Supplément - feuilleton
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1880-12-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LA.FEUILLE D'ERABLE, > FEUILLETON, Of - sous ES 4 for 31, À = i.\u2018me LAV.E N T U R.ER.ne (17.96) \u2014 PREMIERE PARTIE UN AMOUR REPUBLICAIN, { Suite.) \u2014 Aprés?\u2014Ensuite, le capitaino allait se mettre cn marche pour revenir à Milan quand nous avons vu accourir douze ou quinze cents insurgés qui ont\u2019 cerné le bourg et commencé le feu.Le capitaine m'a ordonné de vous ¢n avertir, njoutant qu\u2019il allait se barricador dans une grande maison, et qu'il pouvait tenir pendant quitro heures : passé ce temps, il ne répond plus de rien.\u201d Cetto fâcheuse nouvelle mit fin au déjetiher.\u201c Impossible d'arriver à temps, dit Despinoy.Je ne puis pas avant l'arrivée de\u2019 Bonaparte envoyer plus do quinze hommes au secours de Dupuy, et quinze hommes semient noyés dans cette multitude.Avant tout, il faut garder Milan.\u2014Le plus fâcheux, dit un officier, c'est Gio tes misérables paysans ne fout quartier à personne.\u201d L\u2019étät-major parut consterné ; Dupuy était aimé de tous ses camarades, Mais on sentait trop combien la pru- deñco do Despinoy était nécessaire, Toüt à coup jo rompis le silence, et m\u2019adressant à Despinoy : \u2018 Général, lui dis-je, donnez-moi ces qitiñzo hommes dont vous avez parlé, ét lnissez-moi faire.\u201d .On me regarda \u2018d\u2019un air étonné.Evidemment l'armée d'Italie n\u2019aurait.jamais imaginé que l'armée du Rhin pût avoir tant d'audace.\u201c Yous avez entondu lo rapport du dragon; dit Despinoy.Vous savez qu'iline s'agit pas d\u2019une plaisanterie.| \u2018\u2014Je le sais général.Donnez-moi l\u2019autorigation de \u2018prendre quinzo hommes \u201cde bonne volonté, et \u2018je pars.RE - Diéil voi soit'oxi nié.\u201d \u201cAdi préniors mots, tinquante cas valiers se \u2018présentèrént.J'en choisis.quifizé \u2018parmi les plus dispos, ot nous colitiihes fu\u2019 grand tfot vers: Foggia.V'ôüloz-vous/connaïître ma\u2019 ponsée secrète ?j'espérais, on sauvant le frère de Clélie, me délivrer du remords\u2019 d\u2019avoir\u2018 tué son père.Oui, j'aurais donné mu vio avec joie pour apaiser lés'ménes irrités du yieux jacobin.Combattre pour le fréré de Clélie, métho sansq welle le sit, n\u2019était-ce pâs'édinbattre pour Clélio:elle-méme ?\"Ty était environ midi quand \u2018nous arrivines on vue de Foggia, ot l\u2019on afd hiuedit'doifuld'sopt' Hotes \u201cdu \u2018mé tn! 1000 E (Are Put un if , XL , -Boggin est un bourg de trois: ou quatre mille êmes onviron,:qui:passerait aisément pour ville au contro de la.Frarico.En Lombardie, ot la terre estitrès-fertilo ct:-très peuplée, c\u2019est peu dé chose.Une église de forme trapue, recouverte de briques rougos, un clôcher: qui! s'élève à ypeine.de vingt-cinq ou trente pieds au-dessus dedl'église, huit: ou: neuf.cents.maisons\u201dlet-queluesirestes d'un -vieux rempartiqui-ajdûidéfondre,- au dou: J SH eh 1 duetoaod cine si reid \u201cLe aites, dit Despinoy, et que } + ; dod bs AG zième siècle, los Gibelins contre les Guelfes et les Guolfes contre les Gibelins, voilà Foggià.A droite et & gauche, des marais et des rivièros défendent les approches du village qu'on à bâti sur une colfit no, si l\u2019on pout dppeler de ce nom un platéau\u2019 de médiocre étendue qui n'ost\u2019inondé en aucune saison, mais qui no dépasse pas de'plus do quinze ou vingt picds le niveau de la plaine environnante.Une seule route conduit de Milan à Foggin, ot de Foggin jusqu\u2019à Lodi.C\u2019est celle que je suivais avec ma cavalerie, \u2014jo veux dire avec mes quinze homes \u2014auxquoels j'avais eu soin do joindre deux trompettes.Par un bonheur sur lequel je v'avais pas compté, la route, sans être préricément tortueuse (comment le serait-elle en plnino?) faisait, tout près de Foggin, un léger détour qui empêchait qu\u2019on ne nous apercût.Du reste, les insurgés milanais étant, pour la plupart, de pauvres diables qué ruinait le passage des armées française ot Autrichienne, et n'ayant aucune habitude de la guerre , ne songenient pas à s\u2019éclnirer et À savoir ce qui se passait derrière eux.A cinq cents pas du village, dont j'apercevais à peine de clocher, je fis faire halte à ma troupe, et, mettant pied à terre, je me glissai d'arbre en arbre jusqu'à l'entrée du village, et je pus voir de près le combat.Le capitaine Dupuy, se voyant sur le point d'être cerné, et, ne pouvant échapper à l'ennomi qu\u2019en abandonnant le convoi de munitions qu\u2019il était chargé de conduire à Milan, avait préféré soutenir un siége.Il avait forcé les portes de la maison du podestat, qui était la plus considérable de Foggia, et profitant de ce que la cour, située derrière la maison, était entourée de hautes murailles, il s\u2019y élait réfugié avec sa troupe, mettant le convoi à l\u2019abri sous un hangar, et pratiquant des meurtrières dans le mur d\u2019enceinte pour éloigner les assaillants.Ceux-ci, forcés de s'avancer presque à découvert, tiraillaient de loin sans produire beaucoup\u2019 d'effet, ot menaçaient do mettre lé feu à la maison du yodestat, ce\u2019 qui faisait trembler le pauvre magistrat, qui était partagé entro l'espérance de voir griller los Français et la crainte d'être ruiné par In victoire dé \u2018ses compâti oies.D'un coup ; d'œil je compris que lo danger do, Dupuy,quoiquo Lrès-grand, n'était pas insurmontable.Je retournai vers ma troupo, je-montai à cheval et jo dis: \u2018\u2018 Je viens de voir cette canaille.Elle ne tiendra, pas devant nous.En, ayant, l\u2019arméo d'Italie ! Et si l\u2019un de vous arriva avant moi sur l'ennemi, qu\u2019on dise que je ne sais qu'un.\" \u2018C\u2019est bien, curé.Je ne répéterai prs le mot, quoique après tout il eût son éloquence, puisque tout le mon- : de mo, suivit.an galop.Les deux \u2018 trompettes sonnpient comme le cor de Roland à Roncevaux.; Jamais suiptièa' ne'fut plus grande que cello do l'ennemi.at ne produisit plus de térribles:effets.Je crois.quo la sonnerie du jugement dernier: n\u2019aurait pas;effrayé davantage ces \u2018pauvres, gons.: 4 = Cl \"Pensez qu\u2019on.leur .avait dit.que l'Autriche \u2018était victorieuse, :quo Beaulieu recevaitisoixante mille hom- mos de renfort,que Bonaparte avait la fièvre, que.virigt.millo- soldats : de : la Hépublique-française : une ot indivisible vennient de se noyer entpassant ; le: 0, oto; eto, 6b juges-sivnotrear- cafe D sue ! ç 1 rats tt ati er auth Disiom nl zôtG lou cet \u20ac ur HT AU rivée dut les mettre en déroute.En quelques minutes, la place se trouva vide, et je ne\u2019 -sais si nous eûmes le temps de donner un coup de sabre aux fuyards, En même temps, la trompette de Dupuy répondait à nos fanfares triomphales.Nos camarades nous prenant pour l'avant garde d\u2019une division chargée de les secourir, et jugeant de notre nombre par la frayeur des insurgés, célébraient déjà leur délivrance.Tibérius Gracehus ft ouvrir la m'embrassa de toutes ses forces en criant: \u201c Tu arrives i temps, citoyen Robert.Vive la République!\u201d Je me hâtai de dissiper son erreur et celle de ses compagnons ;nous n\u2019étions l'avant garde de personne, étant nous-mêmes le corps d'armée, Tibérius écouta mes explications du m@me air que si j'eusse apporté les nouvelles les plus réjouissantes.C'était une de ces âmes intrépides et joyeuses, quo rien ne peut ébranler, et qui ne connaissent ni la tristesse ni la crainte.\u201c Eh bien, dit-il, puisque nous sommes réduits à nos propres forces, tant mioux ! nous u'en aurons que plus de mérite, Horatius Coclès et Bayard ont défendu nn pont contre une armée, et chacun d'eux était seul, Ferons-nous moins contre les suppôts de la superstion et de la tyrannie, nous, les soldats de la République française une et indivisible ?\u201d En même tenps il prit le commandement des deux troupes, étant supérieur en grade, et fit entrer nos chevaux dans In cour.\u201c Il faut avouer, ajouta-t-il citoyen, Robert, que nous avions besoin de renfort.Cinq de mes hommes sont tués, sept sont blessés grièvement et ne peuvent toucher ni un sabre ni un fusil ; le resto a des contusions.\u201d (En effet, son habit était percé de cinq balles).\u201c Ces coquins-là tirent bien.Mon pauvre podestat, qui regarde quelquefois par la fenêtre, tout en mourant de peur d\u2019être victime de son courage, m'assure qu'il y a plus de trente gardes-chaese on braconniers dans la bande qui nous assiége.Heureusement, cela ne tient pas contre le sabre ou la bajonnette.Pendant qu'il parlait, et que nos hommes prenaient quelque repos, les insurgés s'aperçurent de notre petit nombre, et jo vis que le siége, un instant interrompu, allait recommencer.\u201cA boire! dit péniblement un blessé qui était étendu sous le hangar & côté des chariots de muni- \u2018tions.+ \u201cA boire!\u201d répéta son voisin, blessé comme lui.Je regardai Dupuy.Il secoua la tête.\u201c* Pas d'eau, dit-il.Ce gredin.de podestat allait boire à la fontaine:du village avec toute sa famille.I faut faire Comme lui.ou s'en passer.\u201d Or, il était environ deux heures de l\u2019après-midi;-et nos soldats étouffaient de: chaleur.\u201c As-tu du vin?demandai-je.Un podestat doit : toujours : avoir :du- vin dans sa maison ; sans cela il ne serait pas podestat.- LL LS \u2014Eh !le pauvre homme assure qu'on a tout bu, iLy a \u2018dix jours, après;le passage du Tessin.1Nos.républicains ont passé ioi et.raflé ;: tout.Entre.nous, je crois même quo c'est, .layprinçipale.ébuse \u2018du: soulèvement des paysans.On ne leur laisse!pas un: ' \\ ; \u201cfi di.i ay 5 aps Ty gran à Miœen porte de in maison du podestat et jambon, ni un poulet, ni une boutéil- le de vin,de sorte qu'ils nous envoient de bon cœur au diable.\u201d H: Deux ou trois coups de fusil isolés, .bientôt suivis d'une \u2018fusillade épouvantable, nous interrompiront.Les inaurgés recommençaient l'attaq ve.\u2018* Citoyen Dupuy, lui dis-je, mes hommes et moi nous sommes encore tout frais, n'ayant pas combattu.Laissez-nous le soin de défendre ln cour, et vous, gardez la maison, et tirez par les fenêtres sur la place.\u201d | Dupuy consentit à cet arrangement et je courus à mon poste.11 était temps.Une centaine d'insurgés, plus hardis quo les autres et protégés par les arbres, s'étaient avancés jusqu\u2019au pied du mur, vers la porte qui conduisait de la cour au verger et cher- chaiont à l\u2019enfoncer à coups de pelles, de pioches et de crosses de fusil.D'autres, tireurs habiles, faisaient du haut des cerisiers un feu bien nourri sur nos hommes, et les obli- geaint à s'abriter à l\u2019intérieur derrière le mur d'enceinte.Je saisis une courte échelle, je l\u2019appuyai contre le mur,près de lu porte d'entrée, jo gravis cing ou six échelons, et jo regardai pendant une secondece que faisaient les assaillants.Cette courte reconnaissance faillit mme coûter cher, car cinq ou six balles sifilèrent autour de ma tête, et la septième onleva un morceau de mon épaulette.Aussitôt je me baissai pour ne plus servir de cible aux tireurs, et l'ennemi poussa des cris de joie, croyant m'avoir tué.En même temps les coups de crosses redoublérent.Un montant de la porte fut enfoncé, ct je vis qu\u2019un dernier effort allait tout renverser.\u201c Tirez lo verrou !\u201d dis-je à mes hommes.\u2019 On obéit.Je saisis une hache, ct, ouvrant moi-même la porte, je fendis d\u2019un seul coup la tête au plus brave.À cette vue, les insurgés crurent que nous avions reçu des renforts ct prirent la fuite.Je les poursuivis pendant cinquante pas avec mes dragons; puis nous revitimes.dans la cour, emportant comme \u201clrophées de la victoire les pelles et les pioches que l\u2019ennemi avait \u2018jetées à terre én füyant.Cette sortie no décidait rien, mais elle mous faisait gagüer du temps, chose importante, car notre salut dé- peudait peut-être d\u2019un quart d'heure.Aussitôt renforcé par le général Béônaparte, Despinoy \u2018devait nous envoyer des renforts.Tenir jusqu'à la nuit c'était vrincro, Il y eut une courte trêve.Les insurgés sc concertaient du côté de la Place, comme du côté dn verger.\u201cAŸ peine quelqués rares et utiles cops dë'fusils témoignaient-ils de la pré sénce de I'ennomi, Tibérius Gracchus vint à moi et m'embinssa.\u201c Parbleu ! dit-il, citoyen Robert, il faut que je to demande pardon.Je t'avais mal jigé.Colle \u2018nuit, \u201cquand tu as demandé un guide\u2019 pour allét de Milan\u2019À Lodi, je te \u2018prenais por unt dé ces braves gaha qui font Blén leur devolr, mais qui'se \u2018bornent \u201818 ct qui, d aucun prix, no voudriiont dépasser \u2018l'ordonnance \u2026 Mais \u201csur mon Âme, tu es d'ünelautre \u2018 étoffe, \u2018et si nous sortons\u201dd\u2019iti;' brayes\u2018 niëttes, c'est à toi que'nous-ld'dévrons.\u201d 1°\" Je reçus le coïÿliñient avec 1ho- destie.Au fond: j'étais ravii.d'avoir : Pouritémoin de mes exploits'lé frèré ; de Clélie,;Dermon côtés je:-lo.félioi- | taiisincèrement,:et il est:vraizque: pou beVengg ud 230 TE of A ed mii RR 1118 = eux + ENE ES T LA FEUILLE D\u2019ERABLE d'officiersavec une troupe si peu nombreuse, auraient tenu tête à quinze cents hommes dans un poste aussi mal fortifié.\u201cOr ça, dit-il, trois heures vont sonner; nous nous battons depuis sept heures du matin, et nous n'avons pas déjeuné.Il est temps de common- cer.Vois-tu d'ici, citoyen Robert, l\u2019Albergo della santa Madonna qui sert de quartier général à ces coquins?Vois-tu lever les coudes ?entonds-tu le choc des verres ?Cette canaillo boit et mange tout son soûl pendant que nous, braves républicains, nous crevons de faim et de soif.Per Bacco ! il no sera pas dit que les vils suppôts de la tyrannie feront bombance, et que nous, leurs vainqueurs, nous tirerons In langue.Tu as fait ta sortie ; je vais faire la mienne.Prends le commandement en mon absence, et si je suis tué\u2026\u201d Tci je me sentis profondément ému, et je voulus le retenir.\u201c Mais qui te force, citoyen Dupuyl.\u2014Mon ami, dit-il d'un ton sérieux, ne vois-tt pas quo nos hommes sont harassés, qu'ils n'ont pas mangé depuis hier, qu\u2019ils meurent do faim et de fatigue.et que si l'on continue à tirailler, la plupart, avant deux heures, n'auront plus même la force de tenir leurs armes, \u2014Mais alors, lui dis-je, car je sentais la forca de ces raisons, laiese-moi prendre ta place et faire la sortie.\u2014Gourmand : dit-il en riant.Tu voudrais tout avoir ! Tu viens de rosser ceux du verger : tu voudrais sa brer ceux de la rue.Mais ceux-là, je me les réserve : À mon tour, citoyen Robert ! \u201d Ft maintenant, ajouta-t-il, écoute Je nc t'ai vu que depuis une heure, je ne te connais que depuis une heure, et déjà il me semble que je t'aime comme un frère\u2026 \" A ce mot, je tressaillis involontairement.Il avait mis la main, sans le savoir, sur la blessure encore saignante de mon cœur.Son regard même, qui avait la douceur ct la fierté de celui de Clélie, me troubla jusqu'au fond de l'âme.Tout le passé me revint en mémoire\u2014mon amour, ma vengeance, mes regrets\u2014et en même temps j'entrevoyais le sombre avenir.J'étais touché jusqu'au larmes de cette amitié confiante et générouse qui s\u2019offrait à moi.Je n'osais l'accop- ter ; jo pouvais encore moins la refuser ; je gardai le silence, \u201c Oui, comme un frère, continua Tidérius Gracchus.Il y a des hommes qu\u2019on devine et qu\u2019on aime dès le premier jour, et je sons que tu os de ceux-là.Je veux t'en donner un témoignage.Si je suis tué, tu porteras ce médaillon à ma sœur, qui habite maintenant Grenoble, et tu lui diras que je suis mort, comme mes frères, pour la défense de la patrio et de la liberté.\u201d En même temps, il déboutonna son uniforme, tira de son sein.un médail® lon sur lequel était le portrait de Clélie.Dans l'intérieur sé trouvait une mèche de cheveux blonds que je reconnus tout de suite.Je pris le portrait en balbutiant quelques motefinintelligibles, J'étais au.comble du bonheur ot du désespoir.Je me détournai, mo sentant gagner par les larmes, \u201c Voici le portrait de ma sœur, dit-il.N'est-ce pes qu\u2019elle est bello?\u201d Puis, sans attendre ma réponse ; 6 Maintenant, amis, : dit-il, ouvrez laiporte ! \u201d XLI À la vue de nos dragons qui sor taient brusquemont le sabre dans une main, le pistolet dans l'autre, les insurgés furent frappés d'étonnement et de crainte.Les plus avancés s\u2019enfuirent se voyant menacés d'un combat à l'arme blanche, oh la furia francese pouvait se déployer à l'aise, Les autres, voyant leurs camarades lichor pied, se réfugièrent en toute hâte dans les rues voisines ot dans les maisons,et d'assiégeants devinrent assiégés.On les voyait former en toute hâte les portes ot les fonêtres, et se barricader à grand renfort de meubles.Mnis Dupuy avait autre chose à fairo que de les poursuivre.Suivi de sa petite troupe, qui se composait en tout, lui compris, d'une douzaine d'hommes, il courut droit à l'auberge do la Madonna, où l'état-major \u201cdes insurgés s'était mis à tablo et dinait assez tranquillement: Toutes les fenêtres étaient ouvertes, et de la salle à manger ces braves gens suivaient sans peino of sans danger les opérations du siégo.L'un d'eux se leva pour porter un toast, remplit son verre, et, s'adressant à ses camarades, parut leur dire quelques mots d'encouragement ou de triomphe.On le distingunit mal, car il tournait le dos à la rue.Tout à coup, pendant qu'il parlait, un de convives, penché jusque-la sur son assiette, leva les youx et poussa un cri.Il voyait ln fuite des insurgés.À ce cri, l\u2019un des Voisins, saisi d'épouvante, faillit s\u2019étrangler en avalant une cuillerée de macaroni,et tous ensemble se levèrent pour rallier leurs hommes et les ramener au combat.Mais Dupuy ne leur on laissa pas le temps Il entra dans l'auberge avec la rapidité de la foudre et commanda le feu.L'état-major fut forcé de fuir en laiesant trois morts et deux blessés au pouvoir des dragons.Les habitants de l'auberge voulaient fuir aus si, \u201c Attention ! s\u2019écria Dupuy.Si quelqu'un remue sans ma permission, il sera passé par les armes.\u201d Puis, faisant plier à la hâte les plats, les pains ot les bouteilles, ot mettant le tout onsemble dans une nappe immense : \u201cCa! dit-il d'une voix torrible, qu'on m\u2019apporte mon déjouner ! \u2014Ma, signor?dit l'aubergiste tremhlaut.\u2014Qu\u2019on l'apporte ! et sans réplique ! \u201d répéta Tibérius.Et il frappa de la poignée de son sabre sur la table avec une telle force que les vitres en tremblérent.\u201c Ma, signor, répéta l\u2019Aubergiste, vous voyez bien qu'on va nous assassiner.A ces wots Dupuy lui mit la pointe du sabre entre les deux épaules.L'un des dragons en fit autant pour un domestique de l'auberge, et les deux malhoureux, vaincus par Cet argument, commencèrent à marcher, emportant tristement lo diner du cdte de notre fortesse, où nous suivions, avec l'anxiété que vous pouvez inaginor, tous los détails de cetto grave opération.Mais quoiquo la sortie n'efit pas duré plus quo quatre ou cinq minutes,c'en était assez pour que les Italiens eussent le temps do se reconnaître, des se rallier et'de fusiller au \u201cpassage nos soldats.\u2019 EE Oette décharge blesss le malheu- tm | reux'aubergiste, qui s'affaisa sur lui- môme, en laissant échapper In nappe, et criant : * Jo suis mort ! \" Deux bouteilles so cassèront, ot Tibérius Gracchus faillit pordre le fruit do son courage, mais un dragon roprit le coin de la nappe, ot la petite troupe se romit en marche, A mesure qu'elle se rapprochait de nous, les insurgés, devonus plus hardi, se rapprochèrent d'olle, et joe vis se moment ok son salut serait fort compromis.Je n'avais près do moi (ue quatre hommes, le reste étant nécessaire pour garder la cour où les dorrières de la maison.Cependant je rouvris hardimont lu porte à deux battants que j'avais formée après lo départ de Dupuy, ct je commandai d\u2019une voix tonnante : Feu sur cette canaille ! \u201d 11 était temps de socourfr nos hommes, car une dernière décharge de l'onnemi tua deux dragons ot blessa Dupuy lui-même, qui avoit voulu domeurer à l'arrière-garde, Hourousement, lu blessure n'était pas grave, ot le convoi des vivres se trouvait enfin en sûreté.\u201c Notre diner nous coûtera cher, dit Tibérius Gracchus.Deux hom- nes tués et deux blosés pour un plat de macaroni et un jambon ! Mais, à la guerre come à la guerre.Et maintenant, toi, dit-il au domestique qui nous avait suivis, va-t'en, \u2014Si, signor.\u2014Et vite ! \u2014Si, signor.\u2014 Et voici un écu pour boire à na santé.\u2014Si, signor.\u2014Et quatre écus que tu donnoras à l\u2019aubergiste pour payer notre diner.\u2014Si, signor, répondit l'Italien, Jot je vous garantis que le signor Caretti sera bien content, car il croyait ne pas recevoir une baïoque pour son jambon et son macaroni.\" Les provisions étaient assez abondantes : mais le vin manquait, car nos deux bouteilles avaient été cassées pendant le transport.Heureusement, le vieux podestat qui nous regardait manger avec appétit, out faim à son tour, ot nous pria de partager avec lui nos vivres, \u201c Et en échange, dit-il d\u2019un air malin, je vous donnerai les clefs de de ma cave.\u2014Bon ! nous avons cherché, dit Tibérius Gracchus.Elle est vide.\u2014La grande, si, signor, répliqua le podestat, mais non la potite, la mienne, celle où je mets mon vin de Falerne ot de Marsala, Ah !le vieux traitro! s'écria Dupuy en riant.Il nous laissait mourir de soif, ot il avait du falerne dans sa cave ! Robert, suis-le tout soul, car ai nos homines avaient la clef de la cn- ve ils pourraient s\u2019enivrer,et se laisser prendre.Moi, je vais gardor la place.Le podestat no s'était pas trop väanté.il dvait du falernc, en effet, et du vin de Syracuse.Consule Planco.Mais nous n'avions pas le tomps de savourer cette liqueur délicieuse.La rhoitié de notre petito garnison man- goait et buvait, la main sur la poignée du sabre, Le reste montait la garde en attendant son tour.En cing minutes, tout fut terminé, et nous attendîmes d'un cœur joyeux l'arrivée des socours que Despinoy m'avait promis.\u2018Un brave homme dit que le soldat qui a bien.bus em: vaut quatre: + © C'est une erreur, il on vaut dix, Quand chacun de nos hommes eut avalé à peu près la moitié d'une bouteille do vin de Syracuse, la joie et la confiance rentrôrent dans los èmes comme par cnchantement, On ontendait un saldat blessé entonner lo fameux Chant du départ, ce poëme héroïque, qui ne peut être SUT passé que par la Marseillaise, La victoire, en chantant, nous ouvre la bar.; {rière, Le liberté guide uos pas.Et du nord au midi, la trompette Buerrière À sonné l'heure des combata.Tremblez, ennemis de In France, Rois ivres de sang et d'orgueil, Le peuple souverain s\u2019avance ; Tyrans, desceudez au cercueil, Tout à coup Dupuy, qui était monté dans lo gronivr du podestat pour observer los mouvements de l\u2019ennomi, descendit, ot, me prenant à part, mo it : \u201c Robert ! Encore une demi-houre et tout est sauvé.Je vions d'aporce- voir les baïonnettos de nos fantassins et les casques de nos dragons dans la plaine.Bonaparte est 14, ou, si ce n'est Bonaparte, un de ses lieutonants, Augoreau peut-être, ou Masséna, \u2018 Puis se tournant vers nus soldats : \u201c Amis, dit-il, oncore un offert.Voici le général Bonaparte qui arrive.11 sera là daus dix minutes.\u2014Vive la République ! \u2019 crièront les soldats enthousiasmés.Mais au même instant une 6xplo- sion terrible rotentit, et la porte du vorgor s\u2019écroula avec uno partie do la muraille.C'est l'explosion d'un pétard qui avait fait brèche dans notre enceinte.Les dragons firent un mouvement instinctif de retraite pour rentrer dans la maison, Mais Dupuy les retint du geste.\u201c+ J'allais faire ouvrir la porte,dit-il.Les coquins m'en épargnent la poine.En avant, camarades ! \u201d Nous nous élançâmes tous doux, sabre en main, vers la brèche.La troupe nous suivit.11 était temps, car les Italiens, fatiqués do la lon- tour de ce siége, avaient résolu de.donner l'assaut.Quinza ou vingt de ces malhoureux furent tués presque à bout portant.Le roste combattait vaillamment, et nos hommes commençaient à plier et à rentror dans la cour, où déjà l'ennemi les suivait.L'instant étaiteritique.Je rogardai rapidemont autour de moi, cherchant une arme nouvelle ou un ronfort, el J'apergus trois charrettes chargéos de munitions qui faisaient partio du convoi, premiére orgine de notre ontre- prise.Dans la chaleur du combat, personne n'avait songé à on tirer parti.Je m\u2019avançai vors los charrettes, lo pistolet à ln main, ot je criai : Sauve qui peut jo vais mettre le feu aux poudres ! \u201d Ces mots ot le gesto- très-clair qui los accompagnait jetèrent l'épouvante parmi les Italiens, qui s\u2019enfuirent aussitôt.Le moindre coup de fou tiré dans un caisson pouvait, tuor.d'un coup tous los combattants, et faire sauter la maison dans les airs.Nos soldats oux-mêmes frémirent, et auraient, je crois, pris la fuite, si un danger presque égal ne les avait menacés au dehors.\u201c Per Bacco! dit Tibérius Gracchus, il laferait comme il lo dit, cel enragé | Citoyen Robert, désarme ton pistolet, ou nous allens être hachés menus comme chair à pâté.\u201d :Je monfgai mon pistolet déchargé- * Dupuy se mit à rire, : \"4 Ah! ma foi; le :tour est bon; à te voir avec ton air-d\u2019empereur.ro- maiñ, OR aurait\u2019 oruiquo tu tonais | dans tes mains la mort ot In vie.Eh \u201c bien, je suis content d\u2019en être quitte Mais nous recommencions à pcine a travail lorsque nous ontendimos le mit lointain dos tambours qui bat- hient le pas de charge et le son dos rompettes.« Voilh Bonaparte ! dit Dupuy.Je connais la sonnerie dos dragons, \" Puis, regardant à sa montro : \u201c[| et cinq heures.Nous nous tons depitis sept houres du matin.Nous avons couru toute la nuit.C'est assez pour aujourd'hui.J'espère Lol nous laissora le temps de nous afratchir, \u201d Au même instant le bruit «les tam- tours redoubla et fut entremélé de wade.Bientdt, on regardant par les ! nôtres de notre forteresse, nous vime« les malheureux insurgés s\u2019enfuir de tous côtés, après uno courte r'sistanco.Nous n\u2019essayämes pas de les pour- sivre où de leur coupor la retraite.Leur désespoir pouvait être encore dingereux.D'ailleurs notre misssion était remplie.Nous avions sauvé lo convoi d'artillerie et les caissons.Aller au delà était une témérité inutile.Tout à coup les insurgés qui s'é- bien! enfuis sur la route do Pavie nparurent, poursuivis par la cavalerie française lo sabre dans les reins.* Bravo! Le petit caporal les a pincés au demi-cercle, \u201d dit un dra- po qui regardait la bataille on amateur, En effet, un escadron de hussards wait fait, sans être vu, le tour de Foggia, ot les insurgés, chargés en tête par l'infanterie et on queue par kcavalorie, se réfuginiont sur la placo ot daus les rues adjacentes.Ils fanandaient quartier ; mais les hus- ards pointaient toujours, et quarante ou cinquante de ces malheureux fu- rat tués à coups de sabre.Le reste jeta ses armes et attendit son sort en slence.Enfin Bonaparte parut avec son ttat-major.Sa mine froide cb sévère ne parut présager rien de bon.11 mit pied i terre el entra dans la mison du podestat.\u201c\u201c Quel est l'officier qui commande k poste ?demanda-t-il.\u2014C'est moi, général, .Tibérius, Gracchus Dupuy.\u2014Vous avez sauvé le convoi ?\u2014Oui, général.Mais je n'étais pas æul, et le sous-lieutenant Robert.que voici.\u2014Vous avez des nouvelles do l'en- semi ?: \u2014Général, le tocsin.a sonné partout, Pavio ost en fou.La garnison et enformée dans le château, J'ai essayé de communiquer avec le commandant, mais je n'ai pas reçu de réponse, Mon ômissaire aura été sans doute surpris ct tué par les ineur- ges.\u2014C'est bien.- Oitoyen : Dupuy, je vous nommo chef - d'escadron \u2018à la place du citoyen Formy qui a été tué hier dans uno rue do Milan.Vous prendrez posession de votre grade dès demain.La République a besoin de soldats tels qua vous.\u201d Puis, se tournant -vers son chef d'état-major : ts \u201c Berthier, dit-il,: choisissez cinq officiers ot conatituez-les on commis- \u201clon militaire.Combien avons-noys de prisonniers ?2 \u2014Deux ou trois cents, général.\u2014Prenez-en cinquanto parmi ceux Qui ont été pris les armes à la main; Jussitôt que leur identité sera cons- ate, qu'on les fusille, Il faut ap- ne coûto de verser le sang français.\u201d Tout l'état-major se tut.Lo mal- houroux podestat tremblait de tous ses monbros, et se cachait de son mioux derrière les officiers pour n'être pas vu.\u2018* Quel est cet homme ?demanda le géuéral, qui l'aperçut enfin, \u2014Général, je suis le podestat Marino, dans la maison duquel vous avez l'honneur.c'ost-à-dire, non.\u2026 j'ai l'honneur éminent de recevoir Votro Excellenco illustrissime.\u201d Bonaparte le regarda à peine, et demanda : ** L'a t-on pris lesarmes à la main ?Qu'on lo fusille le premier.-\u2014Non, général, so hâta de dire Dupuy.Au contraire, ce brave homme nous à offert des rafraichissements.Il a d'excellent viu de Syracuse, général, \u201d Au seul nom de vin de Syreuse, les visages do l\u2019état-major s'adoucirent.On commençait à regarder avec intérêt le pauvre podestat.Lui-mêmo, quoique un peu faché, je pense,de nous donner son meilleur vin, allait s'oxécuter de boune grâce et désaltéror tout le monde, mais lo général n'avait pas de temps à perdre.\u201c La commission militaire est-elle constituée ! demanda-t-il à Berthier.\u2014Oui, général.\u2014Les cinquante hommes sont-ils choisis ?\u2014Général, on n'a quo l'embarras du choix.Tous nos prisonniers ont tiré eur la troupe.\u201d En même temps des cris perçants rotentirent sur la place.Les malheureux qu'on allait fusiller deman- daieut grâce.Les femmes ot los en- fauts su jetaient à genoux devant les soldats français.Mais le général demeura inflexible.Il remonta à cheval sans attendre l'exécution de ses ordres, et dit à Tibérius Gracchus : \u201cCitoyen Dupuy, vous partirez dans une heure pour Milan, et vous emmènorez votre convoi.La route est libro.Si votreescorte avait été massacrée ici, je n'aurais fait grâce à per- sonuo, et j'aurais mis lo fou à Foggia comme k Binasco.\" À ces mota, il continua sa route du obté de Pavie.Il n'était pas encore à trois cents pas do Foggia lorsqu'un feu de peloton bien nourri nous'apprit qu'on avait fu- silléles insurgés dans le verger du podestat.Ce pauvre homme s'évanouit do frayeur, ot moi-même quoique, Dieu morci, j'eusse los nerfs fort ondurcis, je mo sentis ébranlé.Tibérius Graochus et moi nous nous regardâmes quelque temps on silence.\u201c J'aimais mieux le combat de ce matin, lui dis-je.enfin.\u2014Romarquo,.ajouts Dupuy, que ces pauvres gous, qu\u2019on fusille comme des assnssins, sont les souls à qui nous ayons toujours fait du mal.Nous ravageons leur pays, nous pillons leurs maisons ; quelquefois nous faisons pis encore, et parce qu\u2019ils se défendent eux-mêmes, et n'ont pas d'uniforme, on les fusille.Quelle est cette justice ?\u2014C'est la justice militaire, \u201d 11 consulta sa montre et dit, car c'était un philosophe : \u201c Xl est six heures.Partous vite.Je veux arriver à Milan avant la nuit et souper avec toi chez la signors Sorbetti, qui est un ange de gree et de beauté.\u201d Je passe sous silence l'aacueil pres- quo triomphal qu'on nous fit lorsque nous rentriimes dans Milan, vers neuf houres du soir.Tibérius Gracchus fut félicité et embrassé par tous ses camarades, et le général Despinoy eut la bonté de promettre que je serais mis à l'ordro du jour do l'armée, \u2014c6 qui arriva, on affet, dès le lendemain,\u2014et qu'il demanderait pour moi la première lieutenance vacante parmi les dragons.Au reste, Dupuy ne s\u2019en fit point accoire, et ne Chercha pas à tirer la converture de son côté.Sans attendre qu\u2019on l\u2019interrogeât, il se hâta de dire que sa troupe et lui no devaient qu\u2019à moi leur salut, et que, sans ma prompte arrivée, le convoi et ceux qui le conduisaient seraient restés aux mains des insurgés \u2018 Mais, ajoutat-il après avoir rendu compto de sa mission, j'ai besoin de voir le chirurgien.\u201d Et en cffet, outre les contusions légères, il avait été percé d'une balle dans le flanc.Heureusement la chair seule avait été entamée,ot le poumon, quoique fort proche, n'avait pas été attoint, Plus heureusement encore, la balle était sortie sans faire aucun ravage.C'est ce que le chirurgien déclara tout de suite, \u2019 \u201c De sorte, demanda Tibérius, que je puis souper avec un ami! \u2014Avec qui bon te semblera, \u201d pliqua le chirurgien d'un air fin.Sur cette réponse, Dupuy m'emmena au quartier.\u201c Mon ami, dit-il, il faut représon.ter dignement, moi la cavalerie française dans laquelle je suis maintenant chef d'escadron, quoique indigne, \u2014 et toi le corps sublime des nérostiers dont tu portes encore l'uniforme, Comme tu arrives en droite ligne do l\u2019austère armée du Rhin, tu n'es peut- être pas muni de toutes les pomma- dos ot de tous les parfums d'Italie, prends donc librement dans cette boite tout ce qui te fera plaisir, ot souviens toi que je vais te présenter à la signora marchesa Sorbetti, qui n'est pas senlement mon amie intime, mais aussi la plus jolie femme de Milan.Songe, de plus, que nous trouverons probablement chez ello le comte Ettore Spada, won prédécesseur, qui serait un gentilhomme accompli s'il osait me couper la gorge devant quatre témoins, comme il en a la furieuse envio, et qui prend tous les matins deux heures de leçons d'escrimo, dans l'espérance d\u2019avoir du courage quelque jour.Or, cet élégant, mais prudent gentilhommo qui sent lo musc, le benjoin, l\u2019eau de Cologne et l'essence de rogo, et qui est frisé par son valet do chambre comme un caniche, serait trop heureux de trouvez quelque close à reprendre dans ta toilette ou dans la mienne, \u201d Tout en parlant, Dupuy tira la sou- nette.Un valet de chambre italion parut.\\ \u201c Fabrizzio, dit-il, pour ce soir je te dispense de me coiffer.Habille mon ami lo citoyen Robert, qui est un républicain trop fier pour savoir mettre su cravate, mais qui enfile les Prussions et les Croates par douzai- nos comme des mauviettes.\u201d ; Je me laissni habiller, comme si j'ayais ou plaisir à cetto occupation.Ton nouvel ami avait pris sur moi un ompire absolu, Je ie rogardais maroher,parler, s'habiller,rire, chanter et dans chacun de ses gestos, jo Croyais retrouver.mû chère et bien-aimée Clélie, perdue à jamais, et perdue par ma faute.ré- \u2014 2 .ser Ctr oor \u2014 vO poy ry LA FEUILLE D'\u2019ERABLE 231 ur la pour\u2026 \u2018réparous nos murail- | prendre a cette canaille ce qu\u2019il ¢ it-i M rfsisons nos barriendos p il en XLII \u2018 A propos, dit-il on se retournant pour me regarder du haut en bas, mon cher ami, ronds-moi lo médaillon et le portrait de ma sœur.\u201d Je fus consterné de cette demande, Comment garder le portrait sans avouer tout le passé et surtout ce fu- nesto meurtre dont jo ne pouvais plus perdre le souvonir ?J'ôtai lentement le cordon qui suspendait le médaillon sur ma poitrine, of je regordai le portrait en ailen- ce.\u201c\u2018 N'est-ce pus qu'elle est bien belle 1\" me dit Tibérius.Je fis un sige affirmatif, mais sans pouvoir parler, car je craignais que mon émotion ne se trahit dans mes paroles.\u201c C'est la seule personne qui me reste de toute ma famille, continua-t- il.Il y a quatre ans, mes deux frères vivaient encore.Tout deux ont été tués, l'un à Jemmapes, l'autre à Wattignies, en combattant pour la Répuque.J'ai quelquefois envié leur sort .\u2026ÔMon père, moins heureux, fut li- choment assassiné par une troupe de brigands et de misérables qui n'auraient pas osé l\u2019attaquer en face.Ils l'ont tué sous les yeux et presque dans les bras de ma sœur\u2026 Pauvre père ! si j'avais été là 1.Mais les républicains vont à la frontière et se font tuer pour la patrie, pendant que les brigands épient l\u2019occasion d'assas- sinor les vieillards et les femmes!.Oh ! dit-il en frappant du pied avec force, si je pouvais retrouver le misérable assassin de mon père! Si je pouvais me rencontrer avec lui pied contre pied, œil contre wil, le sabre en maint.Mais il s'est.enfui, lo scélérat! Ila passé, m\u2019a-t-on dit, en Angleterre ou dans l'armée de Condé.\" Je crois que vous devinez dans quel sentiment j'écoutais les paroles de Tibérius Gracchus.Ainsi donc ce fantôme du vieux Dupuy me poursuivrait éternellement!J'aimais Clélie, et par lui je l'avais perdue ; un ami s'offrait à moi les bras ouverts, et le spectre du jacobin me rejotait encore dans la solitude et le désespoir.Cependant, je sentis qu'il fallait répliquer quelque chose pour ne pas exciter le soupçons, et tout en me sentant le gosier serré par uno.terri:., ble angoisse, je demandai machinale:/ mont : .( \u201c Quel est le nom de celui qui a tué ton père ?\u2014C'est un ci-devänt noble dont ona guillotiné le père, officier de l'armée de Condé, qui vint ou France chargé d\u2019une mission secrète et se fit prendro vers la fin de 1793.Son fils qu\u2019on appelle Robert de Fénestrange, s'est associé à une bande de brigands, de voleurs, de faux monuayeurs, que sais-jo encore ! Et tous cmsemble ont lâchement assassiné mon père et trois gendarmes pondant la nuit.Mais qu\u2019as-tu donc?Tu pâlis à vue d'œil\u2026 \u2018És-tu fatigué de notre campagne d'aujourd'hui ?; \u2014Oui, répondis-je en balbutiant, je suis un peu fatigué.J'arrivais de Mayence à franc-étrier.En arrivant il a fallu courir à Lodi, revenir à Milan, partir por Foggia.Depuis neuf jours, je n\u2019ai pas couché entre doux draps.\u2014Bah ! bah !tu t'y feras.On ne dort pas dans l'armée d'Italie.On fait l'amour el la guerre au galop.Bonaparte, qui a le diable au corps, nous met tous sur les dents.Lundi dernier, la divison Masaéna a fait douze lieues d'une seule étape, a; batt tu les autrichiens le soir, entre six sept heures,s mangé un morceau sur cv Pp meme acer ers oe file FEUILLE -D'ERABLE- \u2014\u2014\u2014 le pouce entre dix heures et dix heures vingt-cinqminutes,s'estassise sur le bord du chemin pendant trois quarts d'heure, a repris la poursuite jusqu\u2019à onze heures du matin, s'est battu contro Beaulieu entre onze heures du matin et cinq boures du soir, l'a mis en fuite ct poursuivi jusqu\u2019à minuït, et a rojoint Bonaparte vers quatre heures du matin le mercredi.Sais-tu de quelle manière ce Corse enragé les a félicités!.Tu ne devines pas ?\u2026 Eh bien ! il leur à dit que s'ils marchaient toujours du même pos, ils finiraient par égaler les légions romaines.A to parler franchement, les chevaux, qui n'ont pas autant de patriotisme que les hommes, allaient rendre l'âme.Il a fallu arrêter la cavalerio de peur de nous mottre tous à pied.Quant aux fantassins, ils vont toujours.C'est une grâce d'état.\u201d Pendant ce temps, j'avais repris mon sang-froid et j'étais redevenu maître de moi-même.« Comme je ne suis pas encore de l'armée d'Italie, lui dis-je on feignant de rire, je vais me coucher.\u2014Non, per Bacco ! répéta Dupuy, je te le défends, Je t'ai annoncé par un billet à la signora marchesa, et je no veux pas en avoir le démenti.Emilia verra celui qui m'a sauvé la vie.au moins, tu me promets de ne pas trop lui faire la cour.\u2014Oh ! \u2014On ne sait pas ce qui peut arriver.Emilia est coquette.File a quitté pour moi le comte Ettore Spada.Elle pourrait bien quitter pour toi le citoyen Tibérius Gracchus.À propos, auras-tu bientôt fini de contempler le portrait de ma sœur ?\" Et il avança la main pour le reprendre.\u201c Écoute, lui dis-je d'un ton sé rieux, tu dis,mon cher ami,que je t'ai sauvé la vie aujourd\u2019hui.C\u2019est possible.Je n\u2019en sais rien.Mais fais-moi une grâce.Donne- noi ce portrait ! \" 11 hésita un instant.\u201c Qu'en veux-tu faire ?\u2014Âs-tu lu, lui dis-je, une histoire des Mille ct une Nuits, oh le jeune Beder, roi de Perse, devient amoureux d'une belle princesse qu\u2019il n\u2019a jamais vue, ot seulement sur.le récit qu\u2019on lui fait de ses perfections?\u2026 Eh bien, suppose que je suis paroil à ce.pauvre garçon, ot que je suis amoureux de cet admirable portrait.Me lo refuseras-tu?.Vois comme ces youx sont doux et profonds, comme ces cheveux.\u2014Que ta volonté soit faite ! répondit Dupuy.Et- maintenant, es-tu prêt à partir?\u2026.Oui !.marchons donc, car la marchesa Sorbelti nous attend.\u201d (A continuer- ) cur rer VARIETES.»\u201ce Un mousieur amateur de täbles tour\u201d nantes ct qui s'occupe spécialémbnt de api: ritisme,: invitait une dame de \u2018sa connais-! sance À assister à une do ses séances, .\u2014Qu'y vorrais-je I.dit Jn ame trés igno- raute sûr ces sortes de clioses.°C\u201d \u2014Oui, j'avais un oncle qui était bon pour.moi-ét que je regrette beaucoup: - | \"ZEh bien | venez ce soo Minvoquerez el il vous parlera, ' -\u2014=Je vermi mon oncle ¥ .\u2014Non, pas lui, mais son esprit, \u2014L'esprit de mon oncle ?Mais comment ferez-vous, il n\u2019en a jamais eu de i Vie, { \u201cete, À l'exercice dès péservistes, © Yi soldat crachs dans les rings, ! sergent de manœuvres, un'vieux brin- cures veers dian air indiqué paris pes :11-4-Quatre jour de salle dépoli No:6.On ne cruche, pas dans Jon Doug oa pos dunn Wh son li tan or 2e HL ges à snoop Agee saut +4 + ue GE Papier, Sur Audet Aral Wd ve On parle fdevant M.Constans des campagnes du premier Empire et des maréchaux de l'époque.© +.Peu ! dit-il, des traîneurs de sabre.Un.seul m'est sympathique : le maréchal Serrurier ! .*, La seène se passe dans une famille d'agités.\u201d\u201d Tous agités, depuis lo père et la mère, jusqu'au petit dernier.On sort de table.Le fils aîné commence À lever des chaises à bras tendu et le-cadet À se suspendre à l\u2019anneau'du'lustre.Le papa, d\u2019un tou grave : \u2014Oh ! aujourd'hui, mes enfante, soyons calmes; vous savez que nous allons ce soir au bal, La demoiselle de la maison, avec un sou- ir : i \u2014Alors, nous allons seulement jouer un peu à saute-mouton ! +*; On discutait, entre camarades de théâtre, sur la création des nombreux Ædens parisiens dont nous avons parlé à plusieurs reprises, \u2014Tant d'Edons que ça ! s'écria la petite B.On se décide done à s\u2019occuper du placemont des filles d\u2019Eve ?\u2014Tu n\u2019y es pas, répondit Daubray pas, certainement\u2026 pff !\u2026.mais sais- tu ce qu\u2019on se demande ?\u2026.\u2014Non\u2026 \u2014Eh bion ! on so demande où l'on trouvera assez do serpents, pfff |.pour tous ces Edens-là ! «*, Bien nature.Quand M.A.va chez son ami Bil ala déplorable habitude de jeter ses bouts de cigarettes sur le tapis, à tort et à travers.L'ami B.\u2026 ne se plaint jamais de ce sans-façon et so contente de les ramasser.Mais, moins tolérant, M.Atrouve très inconvenant qu'il les ramasse ! x*; Deux jumeaux causent entre eux.Premier jumeau \u2014 Nous ressam- blant comme nous nous ressemblons, nés en même temps, il y à lieu d'espérer que nous mourrons le même jour.Deuxième jumeau, de +4 voix la plus onctueuse.\u2014 A moins que tu ne meures par accident ! +*, Polyte, qui va ce suir-là dans le monde, fame une pipe chez son ami Gugusse.La pipe finie, il tire ses gants, et, au moment de les mettre : _ \u2014Gugusse, tu n'as.pas d\u2019eau ?-\u2014Pourquoi faire \u2014Ah ! j'aime pas à mettre des gants, quand jai les mains sales.2 Gugusse, du ton le plus -uaturel : \u2014Tu mets bien des tes ! x*+Tout le monde connaît un peintre en bâtiments qui, retiré des affaires, raconte partout qu\u2019il va so faire autour dramatique.Il affirmait hier qu'il met la dernière main à un y aete pour l'Odéon Intitulé: ~ ON.NE BADIOEONNE PAS AVBO.;L'AMOUR chauset- xx Chez un bijoutier : \u2014Prenez cotte montre, monsieur, dit lo marchand, elle marquo, ayec uno exactitude serupuleuse, l'heure, la minute, la seconde, le mois, -le temps:,.; 5 \u2014Pendant qu'elle y ct, fait le client,est-ce qu'elle marque aussi\u2026 le linge ?.oe Sibel ey - _ x¥x Un cordon blou est: cité com- Mo témoin dans une affairé d\u2019assists of spy malts sont mfr ti \u2014Dites-nous co que Vous savez li nt, VD ir dimanle J sid CIOL) are ff ty Pratirdletu 51 in! LEZ AIOT$-1 7 dp A he go a «os miei os oy Des filles d'Eve,pff ! on n'on manque - | HUIIIUNT Ac _ x¥g M.Prudhomme va voir son fils Toto, qu'il n fourré en pension le mois dornier, Lo directeur do l'institution fait l'éloge du jeune élève.M.Prudhomme so rengorge.Gopondant il croitdevoir poser cette question : \u2014Suit-il à la lettre vos sages cou- seils, monsieur 4 \u2014Oh ! monsieur : il les précède ! ++, Il est huit heures du soir.Un avocat, des plus occupés, vient enfin de pouvoir se mettre à table.On sonne;et la bonne vient lui dire qu\u2019un de ses clionts veut lui parler à l'instant.\u2014Impossible,répondit-il.Dites-lui que.Enfin, opposez-lui \u201cune faim de non-recovoir ! \" +*, Mme Suzanne L.,qui est des plus dodues, remplissait, dans un drame, Je rôle de ln sœur aînée de Mme D\u2014, qui est fort maigre.Au cinquième acte, la mère éclatait en reproches contre sa cadette : \u2014 Fille ingrate ot dénaturée ! agir ainsi envers moi, qui t'ai nourrie de mon lait ! Alors un gavroche, asec cette voix ot cet accent que l\u2019on connaît, crie à la mère : \u2014A n'te doit rien.C'est la grosse qu'a tout bu ! xt; C\u2026 est à la recherche d'une dot.On le présente dans la maison d\u2019une riche héritière.Mais la jeune fille ne se méprend pas le moins du monde sur les intentions du monsieur, \u2014Emma, dit lo père à sa fille,voici M.C.qui me fait l'honneur de me demander ta main.\u2014Ploine ?x*,Un épisode gai des expulsions: Un commissaire de police était allé crocheter dans un couvent des environs de Fontainebleau.| Le Père supérieur, après notification de l'arrêté de dispersion, Commence à lire au commissaire la formule d'excommunication majeure.Le représentant de M.Coustans,assis sur-une chaise qui so trouvait là par-hasärd, écoute d'abord la lecture, puis interrompant : i \u2014Ah ! vous avez de la chance que je ne comprenne pas le latin ! car, au ton dont vous me parlez, je vois bien que vous m'injuriez.Si jen étais sûr, \u2018je vous coffrerais proprement, Absolument authentique.*+ Rien de beau comme la conscience au théâtre, mais il ne faut pas Youtrgr.'\"\" OT À prouve l'histoire suivante, qui \u2018 vient de so passer à Liège.0 Ily a huit jours, un baryton du \u2018nom do C\u2026,débutait dans los Huguenots, rôle, de Saint-Bris, i {1 C'était un garçon sans, instruction, dba.+ Aussi étaitil très inirigué par le com- ; enemy \u2018do In'fdtheas \"apoltropho dn duntrièrié opte 7 OS Ef, vous qui répondez à Dieu, qui \u2018vous ul Sppelle, \u2018Chefs dévoué#de-la cité fidble,s 7 7: - Quactteniérs, dchevins, écoutez tous ma voix- ATE Set fini \u2014Qugrteniors 1 Echevins} répétait; il tout le temps.\u201d Ca np .yeu;;rien dire.Il faut changer ¢a! .On ge,sers trompé.velba tga en œ \u2019 \u201cEt:le, soir de gon-début; il, chapte triomphalemont : ;:.,, fp ,- + Cartinnièré,; marchands d'viniécoutez tous Grd aes en HET 2 , ciafma.voix | \"1-Onlnet fort?qd\u2019il falltit baisser 16 oT, ort, a8, Bn tp adr\u201d HUE ogg wy! af .se disait sa villo natale.~ vers.Valery Veriior : \u2014 +\" x Eu omnibus : Un monsieyr, Plus gros quo l'hi I que l\u2018hi tame du J arflin des Plantes chon s'installor dans ln soule place libre » ie ila de QUOI s'asseoir, selon ot connu, mais il i mettro.He sait ob Après quelques minutes d'essais ip.| fructueux, il se retourne vers Une de sos Voisinos ot lui dit avec Convie.\u2014Ces gros vêtements d'hiy me ga tient de la place ! hem { xs Fidéle et modoste serviteur, Un vioux garçon annonce à let de chambre qu\u2019il a l'intention de .| laisser par son testament un legs assay! important.\u2014Seulement, ajoute-t-il, pour tu ne sois pas tonté d'abréger ma jo mettrai chaque jour une peti somme dans un coffret dont tu hérite ras À ma mort, que tu souhaiteras ain si la plus lointaine possible.Six semaines après, le vieux garçon meurt empoisonné.| On arrête lo fidèle serviteur ui était en offet le coupable, et qui dex.cuse ainsi : ' \u2014d'ai des goûts simples, mon pré sident.Je voulais me contenter d'ané modeste aisance.SON Vs que { xx À une soirée de province: | Un monsieur et une dame a La maîtresse de ccans, s'adressant furs cieusement à la dame et à son mari: \u2014\u2014Ah ! vous voici revenus de vo \u2018 age ! Charmée de vous revoir! Vou arrivez de Suisse ?C\u2019est une contréé \u2018 délicieuse, dit-on ! La dame d\u2019un air tout à fait aime ble : vs \u2014 Ah oui, ma chère, c'est un paps] bien pythagorol.Stupéfaction générale.Tout le mon; de se regarde en pouffant tout bas, Lé# mari, écarlate, interpellant sa femme: \u2014 Mais, ma bonne amie, vous n'y songez pas ! Vous avez sans doule voulu diro que c'était un pays pie: resque 1.La dame, d'un air pincé : \u2014Eh bien !.pittoresque.pr thagore.tout ça c\u2019est synngogue ! »*, Si je n'étais Breton, dit Char les Monselet,je voudrais être Provengal.Et si j'étais Frovençal, je vou drais être /élibre, Mais ne le suis-je pus un:peu par des uitaches affectionnées ct même par des amitiés solides! Alors uno douce raillerie m'est permise, n'est-ce pes ?Ah ! ces félibres! quello foi en eux- mêmes ! avec quelle certitude ils mr chent dans la vie ! L'autre jour, ils étaient trois quatre dans un café, causant et Dé nant grand bruit.Survient Velery Vernier, le romancier-poète.La conversation suit son cours.\u201c \u2014Moi, jo suis de Tarascon ! \u2014Moi, je suis do Saint-Uigands | \u2014Moi, je suis d\u2019Escrabouillae! \u201cTout à-coup-un félibre, so tourna ; \u2014Ët vous, Valery, d'où êtes-vous! & qu'il lui demande.\u2018Le modesto Vnlory répond en 1; gissant : *\u2014Moi, je suis de Lille.Surprise sur toute la ligno.\u2014Où est-ce cola?murmurc-t-on \u20ac s\u2019entre-regardant, .1 + ~=De Lille.en Flandre, ajoute * Les: félibres' s'indignont, & deux jette ces\u2019 paroles sévères à VEY ry Vernier : | RE \u2014Mais,8j vous n'êtes -pas du-} h : qu'est-ce quo'vous êtes.venu Faire i Purists.A epafts col ut 3 [EN oh it bios mes Mitesh ed TE pal Lt He "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.