Le soleil, 9 novembre 2016, mercredi 9 novembre 2016
[" 0,78 $ + tx\t0,87 $ + tx\t1,13 $ + tx QUÉBEC\tPORTNEUF- CHARLEVOIX\tMONTRÉAL - OTTAWA MÉTRO\tLOTBINIÊRE - BEAUCE\tBAS ST-LAURENT - GASPÉSIE MONTMAGNY - BELLECHASSE CÔTE NORD - SAGUENAY-LAC-ST-JEAN + GAGNÉ Le lendemain de la veille + LAVOIE Nuit blanche + CLICHE La leçon Trump 11 PAGES LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE | MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 | QUÉBEC, 120e ANNÉE, N° 310 FJ $0 (D 03 © O lesoleil.com tygsji Un partisan de Hillary Clinton attend les résultats du vote dans un rassemblement démocrate à New York.- photo ap, craig ruttle : *1.1,1, iîîî*' mm -V'a?JJ AME 3882553 au VIEUX DULUTH RESERVEZ A L'AVANCE POUR VOS PARTYS ! APPORTEZ VOTRE VIN Au Vieux Duluth.com 62765700073546 2 ÉLECTIONS AMÉRICAINES MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 leSoleil Suspense jusqu\u2019à la Autant dans le camp Trump que dans le camp Clinton, les partisans ont été tenus en haleine jusqu\u2019à tard en soirée.- PHOTO AFP, DON EMMERT Agence France-Presse WASHINGTON - Le milliardaire populiste Donald Trump, 70 ans, a remporté mardi soir l\u2019État de Floride, se rapprochant un peu plus d\u2019une victoire choc face à Hillary Clinton pour succéder à Barack Obama à la Maison-Blanche.La possibilité d\u2019une présidence Trump, qui constituerait un véritable séisme politique, a violemment secoué les marchés.Le dollar a chuté alors que les investisseurs se précipitaient sur les valeurs refuges comme l\u2019or et les marchés obligataires.(Lire le texte en page 7) Le tribun, qui s\u2019est présenté comme l\u2019outsider déterminé à mettre fin à la corruption des élites politiques, avait prédit lundi un «Brexit puissance trois», référence au vote-surprise des Britanniques pour sortir de l\u2019Union européenne.Accusé de xénophobie et de sexisme par ses adversaires, l\u2019homme d\u2019affaires, en qui personne ne croyait lorsqu\u2019il a lancé sa candidature en juin 2015, n\u2019a jamais occupé le moindre mandat électif.La Caroline du Nord et l\u2019Ohio, deux autres États cruciaux, sont aussi tombés dans son escarcelle.Les yeux rivés sur ce décompte haletant, État par État, point par point, le monde était suspendu à l\u2019issue du scrutin dans une toute petite poignée d\u2019États : Michigan, Wisconsin, Pennsylvanie, Newffampshire.Preuve que la confiance était au plus haut dans le camp Trump, le magnat de l\u2019immobilier a tiveeté un photo de lui avec son colistier, Mike Pence, son équipe et sa famille regardant les résultats depuis l\u2019imposante Trump Tower à Manhattan.PAYS EN QUÊTE DE CHANGEMENT «le pense que nous allons gagner!» a lancé Brendon Pena, 22 ans, supporteur de Trump, présent dans l\u2019hôtel new-yorkais où l\u2019équipe de campagne du milliardaire avait prévu «une fête de victoire».«J\u2019y ai toujours cru.Je pense que Donald Trump est un type très intelligent», a-t-il ajouté.«C\u2019est incroyable! Je pense qu\u2019il va aller jusqu\u2019au bout», a souligné de son côté Glenn Ruti, 54 ans.«Le pays veut du changement.» Le baromètre établi en direct par le New York Times donnait plus de 90 % de chances à Donald Trump de conquérir la Maison-Blanche.À l\u2019inverse, les mines s\u2019allongeaient à l\u2019intérieur de la soirée électorale de Hillary Clinton, 69 ans, qui espère devenir la première femme présidente des États-Unis.La voix des journalistes de CNN et de CBS, projetées sur des écrans géants, résonnaient dans un étrange silence.«Ça va pas fort», a lâché Joan Divenuti, retraitée des chemins de fer venue du Massachusetts.«La Floride a toujours été un problème», a-t-elle ajouté en secouant la tête.«C\u2019est tout simplement incroyable, s\u2019est désolée Anabel Evora, 51 ans.Je prie et je ne suis pas croyante.Nous avons besoin d\u2019un miracle.Je suis triste, je sens que je vais pleurer.» Plus de 200 millions d\u2019Américains étaient appelés aux urnes mardi pour choisir le successeur de Barack Obama, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier après huit années au pouvoir.Nombre de grands électeurs pour Donald Trump à 23h55 209 Nombre de grands électeurs en faveur de Hillary Clinton à 23h55 L\u2019objectif des deux candidats : franchir le cap crucial des 270 grands électeurs, requis pour être élu président de la première puissance mondiale.M.Trump en avait 217 et Mme Clinton 202 à 23hl5, selon un décompte de 1AFP.Hillary Clinton était arrivée à New York en début de soirée pour affiner avec son équipe le discours qu\u2019elle prononcera, quel que soit le verdict des urnes, dans un centre de conférences au toit de verre, le Javits Convention Center.«J\u2019espère qu\u2019il y a plus d\u2019Américains sains d\u2019esprit que fous», disait Sharon Jones, 50 ans, venue de Chicago.Et si Donald Trump l\u2019emportait mardi soir?«Il paraît que le Canada, c\u2019est très beau au printemps», plaisantait-elle, avant qu\u2019une avalanche de résultats ne rende cette hypothèse plus probable.CAMPAGNE AGRESSIVE La campagne, particulièrement violente, faite souvent d\u2019attaques personnelles, a laissé un goût amer dans un pays plus que jamais divisé, et a accru la méfiance des Américains envers leur classe politique.Il a été brièvement hué lorsqu\u2019il est allé voter dans une école près de la tour Trump où il habite sur la 5e Avenue de New York.Hillary Clinton a voté avec son mari près de leur domicile de Chappaqua, en banlieue nord de la ville.La démocrate comptait sur les minorités, les électeurs blancs diplômés et sur les femmes qui constituent la majorité de l\u2019électorat (environ 52 % lors des précédentes présidentielles).Celle qui a été tour à tour première dame, sénatrice de New York puis chef de la diplomatie américaine, présente un CV impressionnant, mais sa personnalité suscite peu d\u2019enthousiasme. leSoleil mercredi 9 novembre 2016 ÉLECTIONS AMÉRICAINES 3 toute fi n Nuit blanche Les Américains votaient aussi mardi pour renouveler 34 des 100 sièges du Sénat à Washington.Les républicains ont par ailleurs conservé leur majorité à la Chambre des représentants.Le sénateur Marco Rubio, ancien rival de M.Trump aux primaires, a conservé son siège.Douze des 50 États américains élisent aussi de nouveaux gouverneurs, et des dizaines de référendums locaux sont organisés, sur des questions allant de la légalisation de la marijuana à la suppression de la peine de mort dans une trentaine d\u2019États.LIRE JEAN-SIMON GAGNÉ RACONTE LA FOLLE NUIT À NEW YORK) 5 Vous pouvez consulter les résultats à jour sur lesoleil.com et sur notre application.GILBERT LAVOIE CHRONIQUE glavoie@lesoleil.com ¦ estbeau-* coup trop long, commentait mardi un citoyen américain à la télé.Il faudrait faire comme au Canada : 2 mois, et c\u2019est fini.» C\u2019est vrai que c\u2019est interminable, le processus électoral américain, mais c\u2019est pire encore quand il faut attendre au lendemain pour connaître les résultats.Au moment d\u2019écrire ces lignes, mardi soir, on ignorait encore qui de Clinton ou de Trump l\u2019emporterait, même si c\u2019est le républicain qui menait.Nos amis les Amerlocs auront fait durer le suspense jusqu\u2019à la fin.J\u2019imagine que des centaines de millions de personnes sur la planète sont allées se coucher mardi soir sans savoir qui avait gagné.Même les occupants de la Station spatiale internationale qui nous observent d\u2019en haut sont peut-être allés au lit sans connaître les résultats.Sauf que les fuseaux horaires, pour eux, ça ne veut pas dire grand-chose.Ils sont fous, nos voisins du sud.Ou malades, peut-être.Je comprends qu\u2019ils en ont marre du clan Clinton, de f establishment et du pouvoir en place.Mais quand on y pense bien, il fallait quand même une Amérique bien mal en point pour hésiter entre un grossier personnage comme Trump et la première candidature féminine à la présidence des États-Unis.Voilà qui en dit long sur le chemin qu\u2019il reste encore à parcourir pour l\u2019égalité des sexes dans nos sociétés.Quand vous lirez ces lignes, vous aurez les résultats.Du moins, je l\u2019espère.Mais ce que vous ne saurez pas, c\u2019est dans quel bateau on vient d\u2019embarquer avec cette nouvelle présidence.Si c\u2019est Trump, c\u2019est l\u2019inconnu.Les marchés financiers, qui ont célébré à la hausse l\u2019annonce du FBI qu\u2019il n\u2019y aurait pas de poursuite contre Mme Clinton, lundi, sont déjà en chute libre.Inutile de vous énerver, ça va revenir à la normale, comme ce lut le cas après le Brexit en Grande-Bretagne.En fait, si vous avez des sous, c\u2019est peut-être le moment d\u2019investir pendant que le marché est bas.Si c\u2019est Trump, il fera peut-être comme Ronald Reagan, dont on craignait la politique étrangère et qui a fini par signer un accord sur l'élimination des missiles nucléaires à moyenne portée avec Mikhaïl Gorbatchev.Mais le problème avec Trump, c\u2019est qu\u2019il ne doit rien à personne.Même les hautes instances du Parti républicain ne voulaient pas de lui.Il a gagné ses élections en faisant fi de tous les conseils des experts, et des réactions négatives à ses propos de la part des médias et de la communauté internationale.Il a gagné envers et contre tous.Le risque avec un tel personnage, c\u2019est qu\u2019il applique les mêmes méthodes à sa présidence.Peu de conseillers seront en mesure de le confronter s\u2019il refuse de les écouter, comme il là fait pendant sa campagne électorale.Alors quàvec Mme Clinton, ce sera la continuité des années Obama, à tout le moins sur les grands enjeux comme l\u2019environnement, le libre échange avec le Canada et le Mexique, les relations au sein de l\u2019OTAN.Trump, c\u2019est le changement qui annonce des bouleversements.Clinton, c\u2019est le changement à la petite cuillère.Plus facile à digérer.Trump, ce n\u2019est pas de bon augure pour le Canada On l\u2019imagine mal faire copain-copain avec Justin Trudeau comme Ronald Reagan là fait avec Mulroney.Il n\u2019y aura pas d\u2019autres grandes réceptions pour la famille Trudeau à la Maison-Blanche comme celle organisée par Obama.Alors quàvec Clinton, ce serait plus chaleureux.Et Trump, c\u2019est la remise en question, sinon l'abandon des engagements pris par Obama à la Conférence de Paris sur les changements climatiques.Si vous apprenez que Clinton a gagné, en ouvrant la radio ce matin, ce n\u2019est pas sa victoire que vous allez célébrer, c\u2019est la défaite de Trump.Trump, ce n\u2019est pas de bon augure pour le Canada.On l\u2019imagine mal faire copain-copain avec Justin Trudeau 4 ÉLECTIONS AMÉRICAINES MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 leSoleil \t BD et jeux\t36 et 38 bourses\t33 décès\t41 horaire cinéma\t37 horaire télé\t36 horoscope\t39 loteries\t20 opinions\t22 et 23 petites annonces\t39 \t Max.6\t'A' Min.-3\tÔ- Passages p*\tLJ' nuageux\t LES DÉTAILS > 40\t NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com no@oa# © RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3435 PETITES ANNONCES 418 686-3311 Sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par LeSoleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.LeSoleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.NOS VOISINS ONT APPUYÉ HILLARY > .Même si les Américains ont élu Donald Trump comme 45e président, trois des quatre États frontaliers du Québec ont plutôt donné leur appui à Hillary Clinton.Sans surprise, c\u2019est l\u2019État de New York qui était le plus derrière son ancienne sénatrice, qui y a recueilli environ 60 % des voix.IAN BUSSIÈRES ibussieres@iesoieii.com VERMONT DÉMOCRATE.SAUF LE GOUVERNEUR Lundi, le Vermont avait un gouverneur démocrate, un démocrate à la Chambre des représentants, un sénateur démocrate et un sénateur indépendant très proche du Parti démocrate, Bernie Sanders.Même si l\u2019État s\u2019est rangé derrière Hillary Clinton, son portrait a un peu changé mardi soir.Sans surprise, le vétéran du Sénat Patrick Leahy, dont la femme Marcelle Pomerleau estoriginaire du Québec, a été réélu facilement face à son adversaire républicain Scott Milne, qui s\u2019était incliné par 2000 voix au poste de gouverneur de l\u2019État en 2014.Élu pourlapremièrefoisen 1975 après 35 ans de règne du républicain George Aiken, Leahy aura 82 ans à la fin de son mandat.Quant à Sanders, son siège ne revient pas en élection avant 2018.À la Chambre des représentants, le démocrate Peter Welch, en place depuis 2007,aeu laviefacile, n\u2019ayant pas d\u2019adversaire républicain et battant facilement la candidate d\u2019extrême gauche Erica Clawson, du parti Liberty Union, avec près de 90 % des votes.Au poste de gouverneur cependant, le démocrate Peter Shumlin ne sollicitait pas un quatrième mandat et le lieutenant-gouverneur républicain, Phil Scott, a eu le meilleur sur celle que les démocrates espéraient voir lui succéder, la secrétaire du départementdesTransportsSue NEW YORK TOUJOURS TRÈS BLEU Dans l\u2019État de New York, ni le siège du gouverneur Andrew Cuomo ni celui de lasénatrice Kirsten Gillbrand, tous deux démocrates, n\u2019étaient en jeu cette année.Le sénateur sortant Chuck Schumer a toutefois obtenu avec plus de 80 % des voix un nouveau man-datface à la républicaine Wendy Long, qui avait tenté sans succès de ravir le siège de Gillibrand en 2012.Les électeurs de l\u2019État New Yorkais, d\u2019ordinaire très démocrate, se sont sans surprise rangés à environ 60% derrière Hillary Clinton Les électeurs de cet État traditionnellement très démocrate se sont sans surprise rangés à environ 60 % derrière Hillary Clinton.Quant aux 27 districts à la Chambre des représentants, les démocrates en détenaient18 et les républicains 9 avant l\u2019élection.Ce portrait ne semblait pas en voie de changer grandement tard mardi soir.MAINE DEUX OUI SUR TROIS Le Maine était le seul des trois États frontaliers du Québec dans lequel avaient lieu des référendums.Tard mardi soir, les résidents de l\u2019État bien connu pourses forêts et ses stations balnéaires étaient en voie de dire oui à deux des trois propositions qui leuront été soumises dans des votes très serrés.Oui à la légalisation de la marijuana, oui à l\u2019augmentation du salaire minimum à 12 $ l\u2019heure d\u2019ici 2020, mais non à une vérification plus sévère des antécédentsjudi-ciaires lors de l\u2019achat d\u2019une arme à feu dans l\u2019État qui aboutit également dans l\u2019escarcelle de Hillary Clinton.Ni le siège du controversé gouverneur républicain Paul Lepage ni ceux des sénateurs Angus King (indépendant) etSusan Collins (républicaine) n\u2019étaient en élection, quoique Lepage ait annoncé qu\u2019il souhaitait quitter son poste pour tenter de déloger King lors des élections de mi-mandat en 2018.À la Chambre, les représentants sortants Chellie Pingree (démocrate) et Bruce Poliquin (républicain) ont obtenu de nouveaux mandats relativementfacilement.Pingree se frottaitau psychologue MarkHolbrookalorsque Poliquin disputait un second round contre Emily Ann Cain, qui siège au Sénat du Maine et qu\u2019il avait déjà battue en 2014.NEW HAMPSHIRE PLUS ROUGE Le New Hampshire est un peu plus rouge depuis mardi alors que les républicains ontfait une razzia.La gouverneur démocrate Maggie Hassan a perdu son pari en tentant de remporter le siège de la sénatrice républicaine Kelly Ayotte dans l\u2019État où Donald Trump menait par une mince marge tard en soirée.En place depuis 2010, Ayotte poursuivra son travail au Sénat après avoir battu celle qui avait quitté le siège de gouverneure qu\u2019elle occupait depuis 2013.Le dauphin désigné de Hassan, Colin Van Ostern, n\u2019a pas non plus réussi à maintenir le siège du gouverneur dans le parti de l\u2019âne.Il a perdu face à Chris Sununu, fils de l\u2019ex-chef de cabinet de George H.W.Bush John H.Sununu et frère de l\u2019ex-sénateur John E.Sununu.Quant à Frank Guinta, il affrontait dans le premier district de la Chambre des représentants son adversaire de toujours, la démocrate Carol Shea-Porter, qu\u2019il avait délogée en 2010, pour être ensuite battu par elle en 2012 avant de la battre de nouveau en 2014.L\u2019ancien agent d\u2019assurances avait en fin de soirée encore le dessus dans une lutte serrée.Dans le second district, la représentante démocrate sortante Ann McLane Kuster menait en fin de soirée par une mince marge sur son adversaire Jim Lawrence dans un combatoùlesdeux se sont échangés plusieurs fois la tête.LE MOT DU JOUR ANTIDOTE OFFERT PAR DENDROCHRONOLOGY nom féminin Définition -Méthode de datation par l\u2019étude des anneaux de croissance des arbres.Étymologie - Du préfixe grec dendro-, \u2018arbre\u2019 et chronologie.Champ lexical -datation, cerne, palynologie, thermoluminescence, arbre, archéologie, anneaux, croissance, méthode, bois ; dendrochronologique, climatique ; dater.Après le français, l\u2019anglais ! AnfiDOTe 9 WINDOWS «MAC «LINUX www.antidote.info \t\t\t\t\t\t leSoleil mercredi 9 novembre 2016 ÉLECTIONS AMÉRICAINES 5 cuni°\" «jjj 'NSOti REUTERS oa c$fé Des milliers de personnes se sont réunies à Times Square, à New York, afin de regarder le déroulement des élections en direct.- photo afp, eduardo munoz alvarez Le lendemain de la veille JEAN-SIMON GAGNÉ ENVOYÉ SPÉCIAL jsgagne@lesoleil.com LES ÉLECTIONS AMÉRICAINES Les Américains se réveillent aujourd'hui avec une gueule de bois de catégorie mondiale.Le genre de mal de bloc qu'aucune pilule ne peut calmer.Une élection aussi sale, ça ne fait que des perdants.Jusqu'au bout, les deux adversaires ont brûlé tous les ponts derrière eux.Jusqu'à la fin, ils ont répété qu'il n'y avait pas de lendemain et que tout était en jeu.Le pays, la démocratie et bla-bla-bla.Pour les démocrates, Trump était un monstre.Un raciste et un sexiste indécrottable.Le barbare aux portes de Rome.Pour les républicains, Clinton était la fée Cara-bosse.Une menteuse incorrigible.Une chipie qui veut voler les bijoux de famille.Le slogan le plus populaire, chez les «Trumpistes», c'était : «Jetez-la en prison!» Les deux camps ne semblaient avoir qu'une chose en commun : la méfiance.À quelques jours du vote, 95 % des partisans de Hillary Clinton confiaient qu'une présidence Trump leur faisait peur.Et 97 % des pro-Trump disaient la même chose à propos d'une victoire de Clinton.Réconcilier les uns et les autres, ça ne sera pas de la tarte.Pour reprendre l'expression consacrée, le défi s'annonce aussi facile que de réintroduire le dentifrice dans le tube, après l'avoir sorti.Ou, si vous préférez, aussi compliqué que de reconstituer le poisson, après l'avoir réduit en mille miettes dans la bouillabaisse.Mardi, à New York, le cauchemar électoral avait pourtant des airs familiers.Pour des raisons assez bizarres, l'État ne permet pas le vote par anticipation.Ici, les files d'attente devant les bureaux de vote sont aussi légendaires que les vendeurs de hot-dog ambulants ou que les mimes déguisés en statue de la Liberté, sur Times Square.À certains endroits, il fallait plus de deux heures pour voter.Dans le Bronx, même les électeurs arrivés pour l'ouverture des bureaux de vote, à 6h, ont attendu une heure et demie.Remarquez, ça n'empêchait pas un employé du bureau de vote de la 56e Rue de philosopher : «L'oiseau qui se lève tôt ramasse le ver de terre.Pourtant, c'est la deuxième souris qui ramasse le fromage.» En ce jour pas comme les autres, la campagne réservait une ultime surprise aux New-Yorkais.En soirée, les deux candidats tenaient leur soirée électorale en plein cœur de Manhattan.À moins de deux kilomètres de distance! Du coup, plusieurs rues étaient fermées à la circulation, pour des raisons de sécurité.Au début de l'après-midi, le milieu de Manhattan était déjà congestionné.«Les élections, c'est une épreuve.Ces emmerdeurs de politiciens, je préférerais qu'ils fassent leurs conneries au milieu du Kansas, avec les troupeaux de bovins», m'a dit un chauffeur de taxi, immobilisé sur la 5e Avenue.Je vous épargne la quinzaine de jurons bien gras que Monsieur a générés en deux phrases, juste au cas où des enfants seraient à l'écoute.La seule bonne nouvelle, selon lui?Il reste 1456 jours avant la prochaine élection à la présidence.Au terme de cette campagne désolante, les vainqueurs ressemblent au roi grec Pyrrhus, lors d'une victoire sur les Romains, en 280 av.J.-C.Ce jour-là, la bataille avait été si meurtrière et si coûteuse qu'un partisan s'était écrié : «Encore une victoire comme celle-là, et nous sommes perdus!» Vous savez que les choses ont vraiment dépassé les bornes le jour où l'Iran diffuse les débats entre Hillary Clinton et Donald Trump, juste pour se moquer de la démocratie des États-Unis.Que faut-il ajouter de plus?Le mois dernier, Elon Musk, un célèbre entrepreneur high tech, prétendait qu'il sera bientôt impossible de distinguer la réalité et les jeux vidéo.Selon lui, nous sommes probablement les personnages du jeu vidéo d'une civilisation avancée.Ah oui?Si c'est le cas, est-ce qu'un volontaire pourrait suggérer à ces damnés extraterrestres de revoir le scénario de cette campagne désastreuse?Quitte à revenir un peu en arrière, dans le temps?Finalement, ça arrangerait tout le monde.Les deux camps ne semblaient avoir qu\u2019une chose en commun : la méfiance 6 ÉLECTIONS AMÉRICAINES\tMERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 leSoleil \t Donald Trump et sa femme Melania, ancienne mannequin, élèvent leur fils Barron, 10 ans, loin des caméras.Les quatre enfants adultes du candidat républicain ont été présents pendant la campagne de leur père, - photo ap, Charles krupa, photo ap.john bazemore et photothèque le soleil mm tw a L  IP I, TRUMP CANDIDAT INDOMPTABLE BRIGITTE DUSSEAU Agence France-Presse WASHINGTON - Excessif, impulsif, sans expérience politique, Donald Trump n\u2019avait au départ aucunedes qualités requises pour prétendre entrer à la Maison-Blanche.Mais avec son énergie inépuisable et son égo surdimensionné, le milliardaire républicain de 70 ans a déjoué tous les pronostics, et s\u2019est imposé comme un adversaire coriace pour la très expérimentée Hillary Clinton.À la faveur de discours décapants jouant sur les frustrations et insécurités des Américains dans un monde en mutation, il est devenu la voix du changement pour des millions d\u2019entre eux.Et il a fait exploser un Parti républicain à la peine pour comprendre ses électeurs, incapable de trouver la parade à la tornade Trump.Avant de se lancer dans la campagne en juin 2015, Donald Trump était surtout connu pour son immense fortune, les tours, golfs et casinos à son nom, ses divorces pour tabloïds, et pour être l\u2019animateur vedette de l\u2019émission de téléréalité The Apprentice : ce jeu éliminatoire débouchant sur un emploi dans l\u2019empire Trump en avait fait un visage familier dans les foyers américains.Mais il s\u2019est révélé un formidable animal politique, héros populiste improbable, promettant de «rendre à 1 Amérique sa grandeur».Il ose tout dire, et parfois n\u2019importe quoi.Il cogne là où ça fait mal.Il dénonce «un système truqué», des responsables politiques «corrompus», des médias «qui empoisonnent l\u2019esprit des Américains».Il a des solutions simples à tous les problèmes complexes, veut construire un mur à la frontière mexicaine, payé par le Mexique, pour empêcher l\u2019immigration clandestine.Il parle d\u2019expulser des États-Unis les 11 millions de clandestins.De faire revenir les emplois partis à l\u2019étranger en renégociant les accords commerciaux internationaux.Au suj et du terrorisme, il veut interdire l\u2019entrée des États-Unis aux immigrants de pays à risque, après avoir parlé de refuser tous les musulmans.Il est arrogant, charismatique, abrupt, parfois drôle.Et même s\u2019il se contredit et s\u2019est montré peu à l\u2019aise sur le fond des dossiers lors des trois débats présidentiels, ses supporteurs veulent y croire.PROVOCATEUR D\u2019autant que Trump, qui a dépensé 56 millions $US pour sa campagne, leur semble incorruptible face à Hillary Clinton, proche de Wall Street et souvent détestée.Trump l\u2019a surnommée « Hillary la crapule».Durant la campagne, il a insulté les femmes, les musulmans, les Hispaniques, s\u2019est aliéné les Noirs, jamais avare de provocations, il s\u2019est refusé à dire qu\u2019il reconnaîtrait le résultat de l\u2019élection présidentielle.Mais il a aussi sa part de rêve, sa vie de luxe, sa famille glamour : sa femme Melania, ancienne mannequin de 46 ans qui élève leur fils Barron, 10 ans, loin des projecteurs.Ses enfants adultes, Ivanka, Donald Ir, Eric et Tiffany, présents dans la campagne.Trump habite un triplex aux allures de mini-Versailles au sommet de la tour Trump à New York, se déplace dans son Boeing 757 privé, qui sert régulièrement d\u2019arrière-plan à ses rassemblements.Chevelure blonde étrange, impeccablement habillé, il fascine, horrifie.Il ment tellement, et sur tellement de sujets, que les vérificateurs de faits en perdent le nord.Quand une dizaine de femmes l\u2019ont accusé de baisers volés et gestes sexuels déplacés, il les a toutes traitées de menteuses.Il n\u2019est pas idéologue : démocrate jusqu\u2019en 1987, puis républicain (1987-1999), membre du Parti de la réforme (1999-2001), démocrate (2001-2009), et à nouveau républicain.Né à New York, rapidement envoyé dans une école militaire pour tenter de calmer son tempérament volcanique, il est le quatrième de cinq enfants d\u2019un promoteur immobilier new-yorkais.Après des études de commerce, il se joint à l\u2019entreprise familiale.Son père l\u2019aide à ses débuts avec «un petit prêt d\u2019un million de dollars», selon lui.En 1971, Donald Trump prend le contrôle de l\u2019entreprise paternelle.Son père construisait des logements pour la classe moyenne, il préfère les tours de luxe, les hôtels, casinos et golfs, de Manhattan à Bombay.Ce fan de catch était aussi jusqu\u2019en 2015 copropriétaire des concours Miss Univers et Miss USA.Il a animé The Apprentice de 2004 à 2015.Trump a dans sa carrière intenté ou été la cible de dizaines de procès civils liés à ses affaires.Il a refusé de publier ses déclarations de revenu \u2014 une tradition pour les candidats à la Maison-Blanche \u2014 et a reconnu à demi-mot qu\u2019il n\u2019avait pas payé d\u2019impôts fédéraux pendant des années, après avoir déclaré des pertes colossales de 916 millions $US en 1995.«Cela fait de moi quelqu\u2019un d\u2019intelligent», a-t-il dit.Il a un programme phénoménal pour ses 100 premiers jours, pour impulser le changement.Personne n\u2019y croit vraiment.Car il s\u2019est révélé durant la campagne être son pire ennemi, se tirant régulièrement dans le pied avec des déclarations fracassantes ou des tweets parfois étonnamment immatures. ÉLECTIONS AMÉRICAINES 7 leSoleil mercredi 9 novembre 2016 La crainte d\u2019une victoire de Trump fait chuter les marchés iJKAtiïSfïür ¦i'iii\"'.I' IMl^VnWPi 519 À la Bourse de Tokyo, l\u2019indice vedette Nikkei avait démarré en hausse de 0,64 %, faisant le pari d\u2019une victoire de Hillary Clinton, mais s\u2019est vite fait hésitant avant de carrément dévisser.Il dégringolait de 4 % à la reprise de la mi-journée.- PHOTO AP, SHIZUO KAMBAYASHI Agence France-Presse TOKYO \u2014 Dans une redite du Brexit, les marchés trébuchaient mercredi aux États-Unis et en Asie, tandis que le dollar chutait et le peso mexicain tombait à son plus bas niveau historique, par crainte d\u2019une victoire de Donald Trump aux États-Unis.À 22h31 à New York, le contrat à terme sur l\u2019indice Dow jones chutait de près de 757 points avant de se ressaisir quelque peu.À 23h, alors que la Floride venait d\u2019être attribuée à Trump, l\u2019indice reculait de 691 points ou 3,78 %.L\u2019indice S&P 500 reculait de plus 4,5 % en abandonnant 96,75 points.À la Bourse de Tokyo, l\u2019indice vedette Nikkei avait démarré en hausse de 0,64 %, faisant le pari d\u2019une victoire de Hillary Clinton, mais il s\u2019est vite fait hésitant avant de carrément dévisser : il dégringolait de 4 % à la reprise de la mi-journée.Sydney suivait une trajectoire similaire, perdant plus de 3 % à la mi-journée, tout comme Hong Kong.Les marchés américains dans les contrats à terme dégringolaient aussi, de plus de 4 %.«Pour la seconde fois cette année, il semble que les marchés aient livré de mauvais pronostics.En juin, ils avaient tablé sur un maintien de la Grande-Bretagne dans l\u2019Union européenne; cette fois ils pariaient sur une issue favorable avec la victoire de Clinton, et ils ont peut-être eu tort», a réagi dans une note Craig Erlam, analyste chez Oanda.Même fébrilité du côté des devises : le dollar montait à 105,47 yens avant de décrocher à 101,46 yens.Idem face à l\u2019euro qui grimpait à 1,1222 $, contre 1,0989 $ auparavant.MEXIQUE Mais c\u2019est la monnaie mexicaine, baromètre de l\u2019opinion des marchés ces dernières semaines sur l\u2019issue du scrutin américain, qui a dévissé le plus, tombant en fin de matinée à Tokyo à 20,3195 pesos pour un dollar, son plus bas niveau historique, contre 18,1634 pesos un peu plus tôt, soit un plongeon de plus de 12%.Le Mexique redoute un succès de Donald Trump, du fait des menaces du milliardaire d\u2019expulser des États-Unis des millions de migrants illégaux et de faire payer le voisin du sud pour la construction d\u2019un mur sur leur frontière commune.«L\u2019élection est cruciale non seulement pour le peso mexicain, mais pour le Mexique», a commenté pour l\u2019agence Bloomberg fuan Carlos Rodado, spécialiste de l\u2019Amérique latine chez Natixis à New York.«Ce scrutin pourrait déterminer l\u2019avenir des échanges entre les deux pays et remettre en question 20 ans d\u2019intégration économique».Plus largement, la perspective d\u2019une présidence Trump fait frémir les places financières mondiales.Le candidat républicain «Pour la seconde fois cette année, il semble que les marchés aient livré de mauvais pronostics.En juin, ils avaient tablé sur un maintien de la Grande-Bretagne dans l\u2019Union européenne, cette fois ils pariaient sur une issue favorable avec la victoire de Clinton, et ils ont peut-être eu tort» \u2014 Craig Erlam, analyste chez Oanda fait figure d\u2019épouvantail auprès des marchés pour ses propos très critiques sur le libre-échange et son inexpérience politique, source d\u2019incertitudes.À l\u2019affût de la moindre information, les investisseurs «vacillent au gré des nouveaux développements dans l\u2019élection présidentielle américaine», a commenté auprès de l\u2019AFP Shinji Nakamura, analyste chez SMBC Friend Securities.L\u2019or, valeur refuge, s\u2019est nettement apprécié, à 1 323,17 $ l\u2019once, contre 1 268,30 $ en début de matinée.Les investisseurs se précipitaient aussi sur le marché de la dette : le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans reculait à 1,729 %, contre 1,867 % quelques heures auparavant.À noter enfin, le déclin des cours du pétrole.Vers 2h30, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en décembre, fléchissait de 1,67 $ à 43,31 $ et le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en janvier, cédait 1,46 $ à 44,58 $.5091316 Amies Rires Plaisir ! O M® L'ultime sortie entre filles !\tce^ediVo^f LE Une fin de semaine remplie de mode, de gastronomie et de magasinage ! \t\t\t\t\t I\t\t\t\t\tI \t\t\twjmmààmàm\t\t 7>SALON NATIONAL DE LA FEMME www.salondelafennnneqc.ca h Samedi : 9 h à 17 h \u2022 Dimanche : 10 h à 17 h Arrivez tôt pour recevoir votre sac d'échantillons gratuits ! Achetez vos billets en ligne et économisez ! Merci à nos commanditaires : CtmLsino.ca.© TonCoiffeur.com 8 ÉLECTIONS AMÉRICAINES MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 leSoleil /'\u2022'V Hillary Diane Rodham a rencontré son mari, Bill Clinton, à l\u2019une des meilleures écoles de droit des États-Unis, Yale.Chelsea, leur fille unique, est née en 1980.- PHOTO AFP, BRENDAN SMIALOWSKI ET PHOTOS AP, SETH WENIG ET GERRY BROOME HILLARY LA MAL-AIMÉE IVAN COURONNE Agence France-Presse WASHINGTON - En février, un journaliste a demandé à Hillary Clinton si elle avait toujours dit la vérité aux Américains.«J\u2019ai toujours essayé», lui a répondu la candidate démocrate à la Maison-Blanche.D\u2019autres personnalités politiques moins précautionneuses auraient répondu d\u2019un «oui» sans équivoque.Mais Hillary Clinton, avocate de formation, pèse chaque mot pour ne jamais être prise en défaut.Son effort de sincérité passe, pour ses contempteurs, pour de la duplicité.Tel est le malentendu que Hillary Clinton, après plus de trois décennies de vie publique, continue d\u2019entretenir avec les Américains.Son paradoxe, c\u2019est d\u2019avoir réussi à se hisser au seuil d\u2019une victoire historique \u2014 la première femme à présider les États-Unis \u2014 tout en étant l\u2019une des personnalités politiques les plus impopulaires de l\u2019histoire récente.Ce décalage ne date pas d\u2019hier.En 1979, la femme du gouverneur de l\u2019Arkansas Bill Clinton se résignait déjà à ce que le public se méprenne à son égard.«C\u2019est l\u2019un des dangers de la vie publique : on ne peut pas vivre sa vie en se conformant à l\u2019image que s\u2019en font les autres», philosophait-elle.Elle était alors trop affirmée, en avance sur la société patriarcale du Sud.Aujourd\u2019hui, la quasi-septuagénaire est malgré elle une représentante de Y establishment, usée par les épreuves.«le sais très bien que certains ne savent toujours pas quoi penser de moi», a-1-elle admis lors de son discours d\u2019investiture, en juillet à Philadelphie.La vie de Hillary Clinton, 69 ans, ne compte pourtant plus beaucoup de zones d\u2019ombre.TENACE Née le 26 octobre 1947 à Chicago, Hillary Diane Rodham grandit dans la banlieue de la classe moyenne blanche de Park Ridge.Elle est l\u2019aînée de trois enfants.Son père Hugh Rodham, ancien formateur de l\u2019US Navy pendant la guerre, est un petit patron républicain d\u2019une entreprise de rideaux, issu d\u2019une famille ouvrière de Scranton, en Pennsylvanie.Sa mère Dorothy Howell, qu\u2019elle adore, s\u2019occupe des activités des enfants, notamment à l\u2019église méthodiste du quartier.Bonne élève, Hillary poursuit ses études à la prestigieuse université pour j eunes femmes Wellesley College, près de Boston, un premier exil.Elle s\u2019ouvre au monde, découvre la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam.et se convertit aux idées démocrates.Mais son mai 1968 n\u2019a rien de révolutionnaire.Élue présidente des étudiantes de Wellesley, Hillary n\u2019attise pas les flammes de la contestation.La fibre centriste et pragmatique, que la gauche démocrate lui a tant reprochée en 2016, était déjà à l\u2019œuvre.Tout comme son engagement dans la cause des femmes et des enfants.Son premier vrai job est au Fonds de défense des enfants, à la sortie de l\u2019une des meilleures écoles de droit des États-Unis, Yale, où elle a rencontré Bill Clinton.Chelsea, leur fille unique, naît en 1980.Après une longue hésitation et un détour par la commission d\u2019enquête sur le scandale du Watergate, Hillary choisit de suivre son homme au fin fond de l\u2019Arkansas, un nouvel exil qui surprend ses amis.«C\u2019est l\u2019un des dangers de la vie publique:on ne peut pas vivre sa vie en se conformant à l\u2019image que s\u2019en font les autres» \u2014 Hillary Clinton Elle y devient la brillante partenaire politique de Bill, jusqu\u2019à leur accession à la Maison-Blanche en 1993.Mais, chargée de la réforme du système de santé américain, elle échoue et se referme, rejetée par le microcosme washingtonien.Au nom du respect de sa vie privée, elle envenime par son obstruction certaines controverses, dont la complexe affaire immobilière de Whitewater.Ses relations avec la presse politique, dont elle méprise la trivialité, ne s\u2019en remettront jamais.«J\u2019ai toujours voulu avoir une zone de vie privée», a-t-elle convenu en 1994, ajoutant à contrecœur : «Après avoir longtemps résisté, on m\u2019a sortie de cette zone.» La suite de sa carrière est une succession de hauts et de bas dans sa relation avec le grand public.Haut, quand les Américains compatissent avec elle au pire de l'humiliation de l\u2019affaire Monica Lewinsky en 1998.Ou quand les New Yorkais lelisent sénatrice en 2000.Bas, quand elle vote pour la guerre en Irak en 2002, et échoue aux primaires présidentielles de 2008 contre un quadragénaire du nom de Barack Obama.Et haut à nouveau quand il la choisit pour diriger la diplomatie.L\u2019affaire de sa messagerie personnelle, préférée à un compte gouvernemental afin de protéger ses communications \u2014 encore la vie privée \u2014, gâche son retour en politique en 2015.Ses adversaires, fouillant dans ses communications, croiront y dénicher la preuve de son obsession du secret.Le présentateur sarcastique de gauche Bill Maher y a découvert une autre femme : «une technocrate qui n\u2019arrête jamais de travailler». ÉLECTIONS AMÉRICAINES 9 leSoleil mercredi 9 novembre 2016 Le Canada loin d'être un observateur désintéressé La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le Canada est, bien évidemment, loin d\u2019etre un observateur désintéressé de la soirée électorale américaine.Contrairement au président mexicain Enrique Pena Nieto, qui n\u2019a pas dissimulé ses vives inquiétudes à l\u2019égard d\u2019une victoire de Donald Trump, le premier ministre lustin Trudeau a tenté de demeurer au-dessus de la mêlée.M.Trudeau avait dit avoir foi dans le processus politique américain et avait assuré aux Canadiens qu\u2019il travaillerait «avec quiconque serait élu pour continuer à défendre les intérêts du Canada et faire croître l\u2019économie».Mardi avant la soirée électorale, un responsable gouvernemental canadien, qui n\u2019était pas autorisé à discuter de l\u2019élection publiquement, a décrit une victoire de la démocrate Hillary Clinton comme un statu quo en ce qui a trait aux priorités du Canada dans les relations avec les États-Unis.Si Donald Trump devait obtenir la victoire, les Canadiens pourraient se réconforter dans le fait que le républicain semble avoir beaucoup de respect pour lustin Trudeau et son statut de célébrité internationale, a dit ce responsable, qui a parlé du premier ministre avec l\u2019équipe de campagne de M.Trump.TRANSITION EN DOUCEUR L\u2019ambassadeur américain Bruce Heyman, qui est l\u2019hôte d\u2019un rassemblement au Château Laurier près de la colline du Parlement, a prédit, mardi, «[Je travaillerai] avec quiconque [sera] élu pour continuer à défendre les intérêts du Canada et faire croître l\u2019économie» \u2014 Justin Trudeau, premier ministre du Canada dans une déclaration passée une transition en douceur, peu importe le vainqueur.M.Heyman se réjouissait de voir les Américains sortir voter en grand nombre.La fusillade survenue dans un quartier résidentiel d\u2019Azusa, située à une heure de Los Angeles, a fait un mort et deux blessés tandis que le corps du tireur a été retrouvé sans vie, d\u2019après la police.- photo ap, leo jarzomb ¦ 'MtQl ¦¦ Une fusillade mortelle force le confinement de deux bureaux de vote en Californie LOS ANGELES - Une fusillade ayant entraîné le confinement de deux bureaux de vote à Azusa, en Californie, en pleine élection présidentielle, a fait un mort et deux blessés, tandis que le corps du tireur a été retrouvé sans vie, d\u2019après la police.Le tireur, qui était lourdement armé, a été trouvé décédé dans une maison où il s\u2019était retranché, après plusieurs heures d\u2019échanges de tirs avec les forces de l\u2019ordre, d\u2019après la police, qui n\u2019était pas en mesure de dire s\u2019il s\u2019est donné la mort ou a été tué par des agents.Le communiqué du shérif du comté de Los Angeles précise que la mort d\u2019un homme a été prononcée à son arrivée à l\u2019hôpital, et deux femmes étaient hospitalisées dans un état qualifié de critique.L\u2019incident survenu dans un quartier résidentiel d\u2019Azusa, bourgade située à une heure à l\u2019est de Los Angeles, a entraîné le confinement de deux bureaux de vote en pleine élection présidentielle, et celui de deux écoles.La police a indiqué sur Twitter que l\u2019incident avait démarré vers 14h locales.Les premiers agents arrivés sur les lieux ont trouvé «plusieurs victimes» et ont «essuyé des tirs».Aucun d\u2019entre eux n\u2019a été blessé, afp 10 ÉLECTIONS AMÉRICAINES MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 leSoleil Des émotions fortes sur Grande Allée Ils étaient plus de 300 personnes, dont plusieurs représentants de partis politiques, entassés au bar L\u2019Inox pour vivre la soirée électorale américaine.- photo le soleil, jean-marie villeneuve mix «S\u2019il [Trump] gagne, demain matin [mercredi], j\u2019appelle mon père à Las Vegas et ma belle sœur à San Francisco et on commence le shutdown.On vend tout, c\u2019est sûr et certain» \u2014 Véronique Hunter, une Américaine mariée à un chercheur de l\u2019Université Laval, qui passe le plus clair de son temps à Charlesbourg NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com L\u2019assemblée majoritairement pro-Clinton qui a pris d\u2019assaut le bar L\u2019Inox, mardi soir, sur Grande Allée, a vécu une soirée électorale éprouvante.Plus de 300 personnes de tous âges, parmi eux plusieurs représentants de partis politiques, sont passées par toute la gamme des émotions, au rythme des «Key Race Alert» de CNN et des alternances bleu-rouge des cartes électorales.Les copines Shani Dion, 28 ans, et Véronique Boulanger, qui fêtait ses 30 ans en cette soirée historique, disaient suivre les résultats avec d'autant plus d'intérêt que leur génération risque de faire les frais de l'élection de Donald Trump.«Ça nous touche, ça nous fait peur», lancent-elles, installées à proximité de répliques en carton grandeur nature des deux candidats, objets de nombreuses photographies et égoportraits tout au long de la soirée.L'organisateur de l'événement, Pierre Bouchard, créateur du site politique La dose, ne s'attendait pas à une telle affluence.«Bien honnêtement, on pensait avoir environ 150 personnes, mais pas le double.» Au gré des gains inattendus de Trump, dont l'Ohio, l'organisateur s'est surpris à croire en une victoire républicaine.Près de lui, son frère Marc, qui travaille au cabinet du chef de l'opposition Jean-François Lisée, scrute sur son cellulaire la chute des indices boursiers sur les marchés asiatiques.DÉMÉNAGEMENT À QUÉBEC Coiffée d'une casquette des 49ers, Véronique Hunter est passée faire un tour sur Grande Allée avec ses trois enfants.En raison de la cohue régnant à l'intérieur, elle a toutefois préféré demeurer sur la terrasse.Ses allégeances étaient clairement exprimées sur un carton fait maison : «FDT».Pour «F.Donald Trump».Mariée à un chercheur de l'Université Laval, Mme Hunter passe le plus clair de son temps à Charles-bourg, mais se rend régulièrement à San Francisco, où le couple possède une demeure.La perspective de voir Trump l'emporter crée un immense stress chez elle, au point que sa famille et elle pensent tourner le dos à leur pays d'origine pour venir s'établir à Québec.«S'il gagne, demain matin [mercredi], j'appelle mon père à Las Vegas et ma belle-sœur à San Francisco et on commence le shutdown.On vend tout, c'est sûr et certain», lance la dame, se disant du même souffle inquiète d'une dévaluation du dollar américain découlant de l'élection du controversé politicien.L'arrivée de Trump à la Maison-Blanche n'augure rien de bon pour la communauté noire dont elle est issue, déplore-t-elle, dans la foulée des fusillades et autres tragiques événements des derniers mois.«Les États-Unis n'est pas un pays sécuritaire pour élever des enfants», lance-t-elle.«Neuf de mes amis ont été abattus par balles», dénonce à son tour sa fille, Patricia Payne, 21 ans, étudiante au Collège St.Lawrence.PARTISANS DE BERNIE À l'autre bout de la ville, au Cégep de Sainte-Foy, la soirée électorale américaine a également drainé de nombreux curieux, une soixantaine, à l'invitation du Département de sciences humaines.Outre une télé ouverte à RDI, les organisateurs avaient pris soin d'installer un projecteur diffusant une carte du site du New York Times montrant l'évolution des allégeances, État par État.Il ne s'agit pas de la première fois que l'institution fidéenne organise un rassemblement pour une élection américaine, note le professeur de sciences politiques Dany Hudon, mais celui de cette année diffère des autres en raison du caractère «rocambolesque» de la campagne.«Donald Trump inquiète beaucoup, souligne l'enseignant, qui s'attendait à une victoire de Hillary Clinton.«Son avance est plus importante que ce que les sondages laissent croire.Toutes les probabilités jouent contre Trump qui ne peut pas se permettre d'échapper des États-clés.» Tranquille à l'arrivée du Soleil, vers 19h, le local Place Publik s'est animé une demi-heure plus tard avec l'arrivée régulière d'étudiants.Parmi eux, Arian Omeranovic et Mathieu Tremblay, deux partisans de.Bernie Sanders, rival malheureux de Hillary Clinton à l'investiture démocrate.Les deux amis ne savaient trop quoi penser de ce scrutin qui a polarisé l'opinion publique.«Si j'étais Américain, je ne sais pas trop si je serais allé voter, mentionne Mathieu, qui ne se considère pourtant pas comme «un anarchiste fini».La campagne a fait surgir des relents de populisme et de cynisme qui ont déplu à Arian, 19 ans.«On serait plus safe avec Hillary Clinton, dit-il, même si elle représente encore Y establishment.C'est ça qui met les Américains en colère.» 5115562 M \u2014n\u2014 À L\u2019ACHAT D\u2019UN RAM 1500, OBTENEZ UN SKI-DOO GRATUITEMENT Zm OU UN RABAIS ÉQUIVALENT\u2019 toujours h |\tprofita pris
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