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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2016-01-16, Collections de BAnQ.

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[" le Soleil SAMEDI 16 JANVIER 2016 ZOne Mont-Sainte-Anne\t12 PAGES ^\"æsSÏÏKÊffiK\"1\"\" 50 ANS À FAIRE AIMER Ik L\u2019HIVER! S , MontSaintcAnnc - v.- /, Une grande montagne emblématique.Connue dans tout l\u2019est du Canada et de la côte américaine.C\u2019est le Mont-Sainte-Anne, une fierté de la Côte-de-Beaupré qui célèbre cette année les 50 ans d\u2019exploitation de son potentiel skiable.Retour sur l\u2019audace des pionniers, sur la contribution exceptionnelle de ses travailleurs, sur la tenue de plusieurs grandes compétitions et la présence de vedettes du ski, sans oublier les retombées dans l\u2019économie régionale.Théâtre d\u2019activités à longueur d\u2019année, la station de ski souhaite nous faire aimer l\u2019hiver depuis 50 ans.Les festivités de cet anniversaire débutent officiellement aujourd\u2019hui. U2 ZONE MONT-SAINTE-ANNE SAMEDI 16 JANVIER 2016 leSoleil A ROUSSEL Une piste à boskei en l\u2019honneur d«S fâmm «C-v-, iSSltlSr < Avant d\u2019attirer les débutants, la montagne a d\u2019abord été imaginée pour les skieurs avancés.-PHOTO, ARCHIVES MONT-SAINTE-ANNE «ma JL1 U ¦ 1 :: .%!&/'>£> }7;:' Pt i MélanieTurgeon et Jean-Luc Brassard lors de l\u2019innauguration de la piste La Mélanie Turgeon en 2004 GABRIELLE THIBAULT-DELORME Collaboration spéciale Le Mont-Sainte-Anne a ouvert ses portes en janvier 1966, mais son histoire a commencé une vingtaine d\u2019années avant.La montagne est tombée dans l'œil des fondateurs en 1943.«Ils voyaient certainement un potentiel.Je pense qu'ils croyaient au produit du ski», affirme Daniel Rochon directeur de la station.Ils y ont cru suffisamment pour défricher la montagne et y dégager les premières pistes qui se trouvent toujours aujourd'hui dans le secteur expert.Avant d'y attirer les débutants, la montagne a d'abord été imaginée pour les skieurs avancés.Le terrain abrupt constituait un bon défi et permettait d'y tenir des compétitions de haut niveau.Le premier Championnat canadien de ski s'y est déroulé en 1946.Les compétiteurs devaient remonter la montagne à pied.Le premier ministre Jean Lesage a inauguré la station en 1966.À ce moment, des télécabines avaient été installées, les premières dans l'est du Canada.Au fil des années, la montagne s'est développée.Les premières pistes se trouvaient au versant sud, de la Pionnière à la Beauregard.L'ouverture du versant nord en 1970 a permis aux skieurs débutants de faire leurs premières armes.Autre versant, autre neige, celle au nord s'avère plus granuleuse.Au versant ouest, inauguré en 1973, les pistes se trouvaient dans un secteur plus sauvage, propice au hors-piste, et les accumulations de neige étaient plus importantes.De la dizaine de pistes à ses débuts, le Mont-Sainte-Anne en compte désormais 71.La dernière a été inaugurée en janvier 2015.«Je pense qu'on a une variété de terrains qui convient à tous les skieurs», relève M.Rochon.Le Ville de Beaupré s'est engagée dans la station depuis 1963, avec la Commission municipale pour le développement du Mont-Sainte-Anne.Par la suite, le gouvernement provincial a pris le relais, l'achetant officiellement en 1970.Le Mont a été transféré à la SEPAQ en 1985 avant d'être privatisé en 1994.Club 1943 1946 Resorts était alors propriétaire.En 1999, le groupe qui deviendra par la suite RCR (Resorts of the Canadian Rockies) a acheté le complexe et l'administre depuis.Aujourd'hui, 50 ans plus tard, le Mont-Sainte-Anne embauche 550 employés durant la saison hivernale et 150 en été.La montagne a développé son volet estival, hébergeant la Coupe du monde de vélo de montagne depuis 1991.L'été, randonneurs et cyclistes peuplent ses sentiers; l'hiver, les skieurs de fond les remplacent.Le gros défi pour les prochaines années, selon Daniel Rochon, sera de développer la saison estivale.La station célèbre aujourd'hui ses 50 ans.Ce samedi, des prix à gagner et des activités thématiques attendent les visiteurs à la station, qui offrira un rabais à la billetterie.Pour plus d\u2019information : mont-sainte-anne.com ou 1 80 0 463-1568 DATES MARQUANTES Les pionniers découvrent le potentiel skiable du mont Sainte-Anne.Vingt ans avant son ouverture, le Montaccueille les Championnats canadiens de ski.1966- DES PISTES AUX GROS NOMS Le versant ouest comprend trois pistes dont les noms inuits, soit l\u2019Anore, l\u2019Amaroq et la Nipivik, évoquent le vent, le loup et le coucher de soleil.Le 23 janvier 2015, le Mont-Sainte-Anne a inauguré sa 71e piste : la P-A Rousseau, en l\u2019honneur de Pierre-Alexandre Rousseau, champion du monde en bosses en 2007.À l\u2019image du skieur, la piste offre une descente à pic et une panoplie de bosses.Piste intermédiaire parfaite pour les skieurs moins expérimentés, la Pichard porte son nom en hommage à François Pichard, l\u2019un des pères fondateurs delastationdeski.il est aussi derrière l\u2019organisation du premier championnat PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Ouverture officielle de la station le 16 janvier.Elle comprend 12 pistes sur le versant sud.Le centre de ski de fond ouvre également avec 15 km de sentiers.-1970- canadien de ski au Mont Sainte-Anne en 1947.Il est décédé en 2013, à l\u2019âge vénérable de 98 ans.Piste expert, la Pionnière porte bien son nom, car elle est la première piste du Mont-Sainte-Anne.La difficulté de la piste montre bien que les fondateurs recherchaient des défis dans la montagne.L\u2019ancienne championne du monde Mélanie Turgeon a donné son nom en 2004 à une piste expert du versant nord.Au cours de sa carrière, l\u2019athlète a pris part à 121 départs en Coupe du monde et à trois Jeux olympiques.GABRIELLE THIBAULT-DELORME Ouverture du versant nord avec des pistes pour débutants.- 1971\t- Ouverture officielle du centre de ski de fond avec 90 km de sentiers.-1973- Ouverture du versant ouest.-1976- Ouverture du parcours de golf Le Beaupré.-1981- Les pistes du Mont-Sainte-Anne sont baptisées.-1983- Début de l\u2019enneigement mécanique.-1994-1995- Le Mont-Sainte-Anne se dote d\u2019un parc à neige.-2015- Ouverture de la 71e piste, baptisée La P-A Rousseau.-16 janvier 2016- 50e anniversaire du Mont-Sainte-Anne.GABRIELLETHIBAULT-DELORME UN REVE EN PISTE leSoleil samedi i6 janvier 2016 ZONE MONT-SAINTE-ANNE U3 < Claire Labossière (troisième sur la photo) faisait partie de l\u2019équipe nationale en 1959.L k -PHOTOS, ARCHIVES MONT-SAINTE-ANNE ?^ r =».«T \\ \t\t\t WMW' E VIE SUR LES PENTES Son nom prédisait-il son avenir sur les pentes?Depuis lage de deux ans, Claire Labossière dévale les pistes enneigées.Cette année, elle célébrera ses 50 ans à l\u2019emploi du Mont-Sainte-Anne, où elle travaille depuis l\u2019ouverture en 1966.Au fil des ans, elle a vu la station grandir, changer de mains, se perfectionner.Pour nous pardonner une expression connue, elle a vu neiger.C\u2019est probablement pour cette raison que la saison tardive ne semblait pas l\u2019inquiéter outre mesure.«En 1981, se rappelle-t-elle, on a ouvert la montagne en février.Il pleuvait des clous, et le lendemain, il faisait - 30 degrés.C\u2019était comme des patinoires.C\u2019est suite à cela que la SEPAQ a décidé de commencer l\u2019enneigement artificiel [en 1983].» Claire Labossière a commencé sa carrière au Mont avec l\u2019École de ski.«l\u2019étais sur l\u2019équipe nationale [depuis 1959] et suite aux feux olympiques de Squaw Valley en 1960, où je m\u2019étais fracturé la cheville, j\u2019ai été approchée pour l\u2019école de ski» par le tout premier directeur, Giovanni Gerometta.«Il a été un pionnier à la montagne», raconte-t-elle.C\u2019était en 1966.«À ce moment-là, les athlètes étaient moins bien encadrés qu\u2019aujourd\u2019hui.On n\u2019avait aucune aide du gouvernement» Gaby Pleau, qui dirigeait l\u2019école de ski au Mont-Saint-Castin et le journaliste Guy Lemieux avaient organisé une souscription pour lui permettre de rester dans l\u2019équipe nationale.Après mûre réflexion, elle a choisi d\u2019accepter le poste au Mont-Sainte-Anne.«À un moment donné, je me disais que peut-être que j\u2019aurais pu continuer un autre quatre ans.l\u2019étais jeune, j\u2019avais 16 ans.Mais quand je regarde en arrière, je suis vraiment heureuse de ce qui s\u2019est fait ici, tant pour le ski que pour moi-même.» À 73 ans, Claire Labossière respire la santé.Elle pratique encore le ski cinq fois par semaine Elle a enseigné pendant 13 ans.On lui a, par la suite, offert un poste de responsable des préposés à l\u2019accueil.À ses tâches, en 2001, s\u2019est ajoutée la direction des opérations et des remontées.Aujourd\u2019hui, elle a plus de 60 employés à sa charge.«J\u2019ai une belle équipe.C\u2019est une grande famille, l\u2019industrie du ski.C\u2019est pour cela que je suis encore ici.» Depuis 50 ans, la montagne s\u2019est transformée, de même que la pratique du ski.«L\u2019équipement a évolué beaucoup.Probablement que je ne me serais pas fracturé la cheville si j\u2019avais eu l\u2019équipement d\u2019aujourd\u2019hui.» Les skis en bois de plus de deux mètres ont raccourci.La planche à neige a gagné en popularité.La montagne fut la première de la région à offrir la plupart de ses pentes aux planchistes en 1994.Quand les skis paraboliques sont arrivés, le ski a repris des adeptes.«Je connais plusieurs planchistes qui sont revenus au ski.» L\u2019équipement de remontée s\u2019est aussi grandement amélioré.Les skieurs d\u2019aujourd\u2019hui ne ^^AAAAAAA < Claire Labossière en uniforme s\u2019accrochent plus à des cordes, mais s\u2019installent à bord des gondoles et des chaises qui les transportent au sommet en six minutes.Certaines choses ne changent pas.Le secteur expert constitue l\u2019attrait principal du Mont, croit Mme Labossière, et ce, depuis les débuts en 1966.«Depuis, on a élargi les pistes, on a ajouté des sous-bois.Mais le secteur expert était là dès l\u2019ouverture.» Avec l\u2019ouverture du secteur nord, la montagne est devenue accessible à tout le monde, se réjouit-elle.Aujourd\u2019hui, avec 71 pistes, la station en offre pour tous les goûts.À 73 ans, Claire Labossière respire la santé.Elle pratique encore le ski cinq fois par semaine.Quand on lui demande de prédire l\u2019avenir, elle ne s\u2019en soucie pas.«Un j our à la fois.» GABRIELLE THIBAULT-DELORME 1 ' -aîïf*.la Ville' de Peaufré e?t Hère' de f&uligner ley §0\tfa/M&trf-jlafnte-Jlnne.Félicitations aux visionnaires qui ont cru au développement de cette montagne emblématique et à ceux et celles qui contribuent au rayonnement du Mont-Sainte-Anne sur le marché québécois et nord-américain.VILLE DE BEAUPRE www.villedebeaupre.com U4 20NE MONT-SAINTE-ANNE SAMEDI 16 JANVIER 2016 leSoleil Renée Boudreault est ?responsable de la paie et des avantages sociaux.?Jean-François Beaulieu est directeur de l\u2019École de glisse.?Christian Marchand est gestionnaire en entretien des bâtiments et des remontées mécaniques.Frédéric Garneau est ?responsable de la location et des groupes scolaires, en plus d\u2019être guide de raquettes.-PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE ?Line Simard est préposée à l\u2019accueil aux remontées mécaniques.FRÉDÉRIC GARNEAU Le plaisir avant tout Frédéric Garneau se définit par sa polyvalence.Depuis quatre ans, il est responsable de la location et des groupes scolaires, en plus d'être guide de raquettes.L'été, sa saison se poursuit, à vélo plutôt qu'en raquettes.«Je fais partie des chanceux qui restent là à l'année», dit-il en rigolant.Sa clientèle varie selon les saisons.«L'été, la clientèle est plus locale, plus jeune aussi.L'hiver, c'est davantage des retraités et des familles.» D'une saison à l'autre, son travail change, un aspect qui lui plaît particulièrement.«Je n'ai pas le temps de me tanner.» Dans tous les postes qu'il occupe, celui de gestionnaire est celui qui lui sied davantage.«J'aime gérer mes équipes», dit-il.Il aime aussi diriger les groupes, même lorsque la virée prend une direction inattendue.«J'ai déjà pris une débarque en guidant un groupe en vélo de montagne.J'ai suivi le groupe à pied en me fiant sur leurs traces dans la boue pour être sûr qu'ils prenaient le bon chemin.Je suis arrivé près de deux heures après eux, le linge tout déchiré.C'est plate sur le coup, mais c'est drôle à raconter.» Frédéric Garneau est tombé amoureux du Mont-Sainte-Anne.«La clientèle est agréable et le plein air, une fois que j'y ai goûté, j'ai accroché.» GABRIELLE THIBAULT-DELORME JEAN-FRANÇOIS BEAULIEU Coup de foudre «La première fois que j'ai travaillé au Mont-Sainte-Anne, ça m'a marqué : la vue, les gens.Je ne suis jamais reparti.» Originaire de l'Es-trie, Jean-François Beaulieu, directeur de l'École de glisse, a eu le coup de foudre pour la montagne.Il y a 10 ans, il a déménagé à Saint-Ferréol-les-Neiges pour pouvoir vivre à fond sa passion pour le ski, une passion qui a commencé à l'âge de huit ans.«La première fois que j'ai skié, j'ai été hypnotisé par le directeur de ski de ma station.Je m'étais dit que c'était ce que je voulais faire dans la vie.» Moniteur de ski depuis l'âge de 15 ans, il a reçu une lettre pour devenir directeur adjoint au Mont-Sainte-Anne.«Ils avaient envoyé la lettre à tous les moniteurs de niveau 4, mais j'avais l'impression qu'ils me l'avaient envoyée juste à moi.» Il a sauté sur l'occasion.Depuis 10 ans, il est devenu directeur.Sa journée de travail commence à 4h30 pour la préparation.Dès 8h, il est sur la montagne pour les premières traces de la journée.Il alterne entre le bureau et les pistes, avec une nette préférence pour le travail sur le terrain.La première qualité pour devenir directeur : l'empathie.«On est tous passés par là, il faut savoir se mettre à la place du client pour qui c'est la première fois.» GABRIELLE THIBAULT-DELORME RENÉE BOUDREAULT Maîtriser les cas particuliers Renée Boudreault nous accueille dans son bureau.Originaire de Saint-Ferréol-les-Neiges, elle a été attirée à la station en raison de sa réputation.Depuis 21 ans, elle est chargée de la paie et des avantages sociaux.Elle est aussi responsable de l'application de la convention collective.«C'est la base de tout ce qu'on fait.Tout en découle.» L'aspect saisonnier de la plupart des métiers de la station influe sur son travail.«C'est souvent des cas particuliers, on n'a pas beaucoup de gens qui travaillent du lundi au vendredi, toute l'année.Il y a beaucoup d'entrées et de sorties.On a beaucoup de paperasse à faire.» Le Mont-Sainte-Anne emploie jusqu\u2019à 550 personnes en hiver L'été, le Mont-Sainte-Anne embauche près de 150 employés alors qu'en hiver, le chiffre grimpe à 550.Beaucoup d'entre eux reviennent année après année.Le noyau dur est assez important, dit-elle.Si elle a peu de contact avec la clientèle, elle se réjouit de jouer un rôle primordial auprès des employés.«À la paie, on n'a pas le droit à l'erreur», note-t-elle.GABRIELLE THIBAULT-DELORME CHRISTIAN MARCHAND Chef des «pompiers» D'abord chef d'équipe à l'enneigement, Christian Marchand est gestionnaire en entretien des bâtiments et des remontées mécaniques depuis sept ans.Il dirige une équipe de cinq mécaniciens et de cinq électriciens.La journée commence à 6hl5 pour l'ouverture des remontées, à 5h45 la fin de semaine.«Après la mise en marche des opérations, on devient un peu comme des pompiers.» Un facteur important dans son emploi : la météo, qui peut changer le cours de la journée.En prévision de la pluie verglaçante, «ce qu'on va faire, c'est enlever toutes les remontées des lignes et laisser le câble tourner pendant la nuit».Au petit matin, les équipes travailleront d'arrache-pied pour déglacer le câble et les tours avant l'ouverture.M.Marchand est de ceux qui travaillent toute l'année.«L'été, on est plus occupés que l'hiver, on est en période de maintenance.» S'il convient que l'industrie du ski n'est pas la plus «lucrative», il considère que le jeu en vaut la chandelle.«La montagne, c'est la cour arrière de mes enfants.On est toujours à la montagne en famille.Il y a tout un style de vie qui vient avec le travail», dit M.Marchand.GABRIELLE THIBAULT-DELORME LINE SIMARD La première ligne Préposée à l'accueil aux remontées mécaniques, Line Simard est souvent la première personne vers qui se tournent les skieurs.«On se sent apprécié, les gens sont toujours contents de nous voir.» Au milieu des touristes se trouvent des visages connus, des gens qu'elle revoit tous les jours.«Hier, il y a une femme qui est venue me donner un morceau de gâteau qu'elle a fait.» Quand tombent les premières neiges, le stress grimpe dans les files d'attente.«C'est génial de les voir aller, ils sont comme des enfants.» Dans son travail, Mme Simard rassure aussi les débutants et les touristes qui prennent les gondoles pour la première fois.Lorsque surviennent des troubles sur les pistes, elle est souvent la première à être prévenue par les skieurs.Aujourd'hui, elle passe ses hivers à l'extérieur, enveloppée dans ses couches de vêtements lors des journées glaciales.Tout un changement pour celle qui ne travaillait pas l'hiver avant d'être engagée au Mont.Œuvrant dans une pépinière forestière, elle a dû trouver un travail pendant sa saison morte.Elle s'est tournée vers le Mont-Sainte-Anne.«Je ne regrette vraiment pas.La preuve, je suis encore ici», neuf ans plus tard.«Il n'y a pas une journée où je rentre à reculons», conclut Mme Simard.GABRIELLE THIBAULT-DELORME 3860971 k\tESPACE ram ¦Biiil 1 4_________ ReEtaurarl mm mm,.STUDIO MODELE A VISITER CJ&fe&u Mont-Sainte-Anne ?CHATEAUMSA.COM Les ventes ont débuté ! STUDIO MEUBLÉ À PARTIR DE 165 000$ FAITES VITE, VOUS AVEZ JUSQU\u2019AU 15 FÉVRIER POUR RÉSERVER VOTRE UNITÉ LIVRABLE EN JUILLET 2016 CLÉ EN MAIN ET SANS TRACAS.DÉCOUVREZ LA VRAIE VIE DE CHÂTEAU.EXCELLENTS REVENUS DE LOCATION.1 855 328-2035 espacenordik.com U6 ZONE MONT-SAINTE-ANNE SAMEDI 16 JANVIER 2016 leSoleil Mont Jainte-Anne^ aw»» Chalets-Viilage Mont-Saintc-Anne A LOUER 14 MAISONS AU PIED DU MONT-SAINTE-ANNE À 30 MINUTES DU VIEUX-QUÉBEC \u2022 À 20 MINUTES DU MASSIF GROUPES DE 12 À 80 PERSONNES \u2022 DE 4 À 32 CHAMBRES -SÉJOURS DE DEUX NUITS ET PLUS- _ 418 826-3331 _ 1 800 461-2030 _ WWW.CHALETS-VILLAGE.COM M.GILLES ÉTHIER, PROPRIÉTAIRE Le Chateau ?Mont-Sainte-Anne compte 19 salles de réunion.GABRIELLE THIBAULT-DELORME Collaboration spéciale «Le Mont-Sainte-Anne joue un rôle très important dans l\u2019économie et dans le développement de la région», note Daniel Robitaille, président de Développement Côte-de-Beaupré.Avec les nouveaux projets résidentiels autour de la montagne et le projet de Parc aquatique, ce rôle pourrait grandir davantage.Le projet devrait générer des retombées de 10 à 15 millions $ et pourrait créer environ 300 emplois sur la Côte-de-Beaupré.Vt En avril, la SEPAQ et le \"si> Mont-Sainte-Anne ont obtenu le droit de vendre des terrains à l\u2019est de la montagne pour le projet résidentiel Le Legs des Pionniers, qui prévoit la construction de 200 à 300 unités d\u2019habitation, pour une valeur de 70 millions $.Le taux de développement résidentiel a beaucoup augmenté sur la Côte-de-Beaupré et à Saint-Ferréol.«Les gens viennent surtout pour la montagne», constate Daniel Rochon, directeur de la station de ski.«Si le Mont n\u2019avait UN POLE CENTRAL 5ÜR±A CÔTE-DE-BEAUPRÉ pas été là, les développements résidentiels ne seraient pas arrivés», pense Daniel Robitaille.De ceux qui viennent s\u2019y établir, nombreux sont ceux pour qui cette propriété sera une résidence secondaire, un chalet pour les fins de semaine hivernales.Mais de plus en plus, les gens viennent s\u2019y établir à l\u2019année.«Le défi que l\u2019on a tous, dans les stations de ski, c\u2019est : comment rendre la saison estivale la plus attrayante possible afin que la Côte-de-Beaupré puisse attirer de nouveaux résidents permanents.Pour le moment, l\u2019été représente 15 % du chiffre d\u2019affaires annuel de la station.«Le gros de notre saison débute au début de septembre pour le blitz de préparation.Le temps des Fêtes est notre première grande période de la saison.C\u2019est une période très achalandée pour nous», explique Daniel Rochon.Encore 15 et 25 % de leur revenu annuel provient de la période des Fêtes.La montagne accueille annuellement 500 000 visiteurs, principalement des skieurs.«On a un nombre important d\u2019abonnés de saison.C\u2019est une base très importante.» Le Mont accueille aussi un grand nombre de touristes, qui séjourne dans les hôtels, et les chalets à proximité.Directement au pied de la montagne, le Château Mont-Sainte-Anne offre 208 chambres.Le Centre des congrès du Château, avec ses 19 salles de réunion, offre aussi aux gens d\u2019affaires la possibilité de combiner le travail et le plein air.Le Mont est «l\u2019attrait touristique par excellence», note la députée de Charlevoix\u2014Côte-de-Beau-pré, Caroline Simard.«Ce qui est intéressant avec le Mont-Sainte-Anne, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit non seulement d\u2019un endroit magnifique fréquenté par des milliers de touristes, mais c\u2019est un partenaire fort dans la Côte-de-Beaupré qui s\u2019implique dans les développements futurs.» Ce qui est intéressant avec le Mont-Sainte-Anne, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit non seulement d\u2019un endroit magnifique fréquenté par des milliers de touristes, mais c\u2019est un partenaire fort dans la Côte-de-Beaupré qui s\u2019implique dans les développements futurs» - Caroline Simard, députée de Charlevoix\u2014Côte-de-Beaupré Attirer les visiteurs Depuis l\u2019an dernier, Resort of the Canadian Rockies (le propriétaire delà station) s\u2019est associé avec un compétiteur, Le Massif, pour offrir Les Sommets du Saint-Laurent.«Il s\u2019agit d\u2019un billet conjoint pour Stoneham, le Mont-Sainte-Anne et Le Massif de Charlevoix», décrit M.Rochon.La clientèle visée comprend les gens qui résident à l\u2019extérieur de la région de Québec.«Lorsqu\u2019on veut être compétitif sur le marché hors de la région, on a avantage à s\u2019associer plutôt que d\u2019essayer d\u2019aller chercher des clients chacun de notre côté.» Aujourd\u2019hui, remarque Claire Labossière, qui travaille au Mont-Sainte-Anne depuis 50 ans, les stations de ski ne se compétition-nent plus qu\u2019entre elles, mais avec tous les autres sports : raquettes, ski de fond, soccer intérieur.Les stations doivent savoir comment tirer la couverture de leur côté.Le prochain défi sera de faciliter le transport pour les skieurs de Québec.Les développeurs immobiliers qui s\u2019installent à proximité de la montagne offrent un service de navettes pour les résidents des alentours.Pendant les périodes les plus achalandées, des navettes font aussi le transport entre le centre-ville de Québec et la station.M.Rochon souhaiterait qu\u2019il se développe un véritable service de covoiturage pour accéder à la montagne.«On a essayé d\u2019organiser du covoiturage par Facebook, on va revenir à la charge, mais je pense qu\u2019avec les services technologiques, il y a moyen de rendre l\u2019organisation encore plus simple, par une application, par exemple.» GABRIELLE THIBAULT-DELORME ZONE MONT-SAINTE-ANNE U7 'CÛÔpFF leSoleil samedi 16JA\" 016 FRESQUE EN HERITAGE En marge des festivités de ses 50 ans, le Mont-Sainte-Anne a dévoilé, en décembre, la fresque Toujours plus haut qui orne désormais la façade du chalet principal.«C\u2019est un legs qui sera là pour longtemps», a annoncé Daniel Rochon, directeur général du Mont-Sainte-Anne.Avec l\u2019aide des muralistes de Sautozieux Création, 125 élèves du Collège des Hauts-Sommets y ont consacré près de 750 heures de travail.L\u2019œuvre représente les valeurs de l\u2019école, telles que la coopération, la persévérance et la rigueur.Ras-sembleur, le projet a demandé la collaboration des gens d\u2019affaires de la Côte-de-Beaupré, qui ont soutenu\u2014 le projet avec près de 20 000 $ en partenariats et en commandites.La fresque pourra être admirée par les 500 000 personnes qui fréquentent chaque année la station.Les festivités du 50e sont lancées officiellement aujourd\u2019hui.GABRIELLE THIBAULT-DELORME Cadeau venu d\u2019Europe Pour l\u2019anniversaire du Mont-Sainte-Anne, la marque française Rossignol a lancé une édition limitée de 50 paires de skis aux couleurs du 50e.«Rossignol a des racines profondes au Canada et ils sont associés au Mont-Sainte-Anne depuis longtemps.Ils ont voulu souligner cette association», explique Daniel Rochon, directeur du Mont-Sainte-An-ne.Le modèle haut de gamme est en vente notamment à la boutique de la station., GABRIELLE THIBAULT-DELORME '* ÇJ&f&HA MontSainteAnne ?ESPAŒNORDIK CONDOS-HÔTEL CHATEAUMSA.COM OBTENEZ (TRabais sur ^hebergement SOMMETS du ST-LAURE NT FORFAIT ÉVASION WEEK-END RÉSERVEZ VOS VACANCES D\u2019HIVER AU CHÂTEAU MONT-SAINTE-ANNE! 3 reowmrax .VireSeirtc Ame x^tonàam SKIEZ 3 MONTAGNES Forfait ski-hébergement offert tous les week-ends de l\u2019hiver! Deux nuits et deux jours de ski ; 10% de rabais sur l\u2019hébergement.Valide jusqu\u2019au 10 avril 2016 chateaumsa.com 1 800 463-4467 U8 ZONE MONT-SAINTE-ANNE SAMEDI 16 JANVIER 2016 leSoleil TESTEZ VOS CONNAISSANCES Vous croyez que le Mont-Sainte-Anne n\u2019a pas de secret pour vous?Allez, et testez vos connaissances.Les réponses à la fin du questionnaire.Bonne chance! gabriellethibault-delorme ?Le Mont-Sainte-Anne compte combien de pistes?a)\t63 b)\t20 c)\t57 d)\t71 * Comment s\u2019appelle la dernière piste à avoir été inaugurée?a)\tLa Pichard b)\tLa Beauregard c)\tLa P-A Rousseau d)\tLe Gros Vallon Quelle avancée technologique a permis au ski de regagner en popularité?a)\tLes skis paraboliques b)\tDes fixations avec réglage DI N c)\tLe télémark d)\tLes bottes de ski isolées I \u2019 ' \u2022 ! : ¦ , Ht # 1 À quel niveau de skieurs s\u2019adressait d\u2019abord le Mont-Sainte-Anne?a)\tDébutant b)\tIntermédiaire c)\tExpert d)\tToutes ces réponses La saison 2015 a commencé tardivement, mais en quelle année la station a-t-elle ouvert ses portes en février?a)\t1973 b)\t1977 c)\t1979 d)\t1981 ?Quel sport d\u2019été peut-on pratiquer au Mont-Sainte-Anne?a)\tVélo de montagne b)\tRandonnée pédestre c)\tCourse en sentier d)\tToutes ces réponses Qui est le propriétaire actuel de la station?a)\tResorts of the Canadian Rockies b)\tLaSEPAQ c)\tParcs Canada d)\tLa Ville de Beaupré Quel pourcentage du revenu annuel est généré pendant la période des Fêtes?a)\tMoins de 10 % b)\tEntre 10 et 20 % c)\tEntre 15 et 25 % d)\tEntre 25 et 35% * Le Mont-Sainte-Anne a été la première station à présenter une épreuve de la Coupe du monde de surf des neiges au Canada.C\u2019était en quelle année?a)\t1990 b)\t1993 c)\t1994 d)\t1998 Lors de la première compétition présentée au Mont en 1947, comment les skieurs se rendaient-ils au sommet de la montagne?a)\tÀ cheval.b)\tEn s\u2019accrochant à des cordes qui les tiraient vers le haut.c)\tPar la toute première remontée mécanique au Canada.d)\tÀ pied.P '01 \u2018q '6 \u20183'8 \u2018e y; \u2018p '9 \u2018e 'S\u2018P P \u2018o '£ \u2018a'Z'P'U sasuoday RÉAL CÔTÉ 9 GABRIELLE THIBAULT-DELORME Collaboration spéciale Passionné de ski, Réal Côté a commencé à travailler au Mont-Sainte-Anne il y a 37 ans.Au départ, il prévoyait y rester un an.«le suis encore dans cette année-là.» Lorsqu\u2019il décrit l\u2019évolution des sports de glisse, il la définit par les blessures.Les ligaments déchirés des premières fixations ont cédé la place aux poignets cassés avec l\u2019arrivée des planchistes.Les parcs ont, quant à eux, apporté leur lot de commotions.«Depuis quatre ans, les blessures ont baissé.On a déjà eu 1100 blessés.La dernière saison, on était à 700.» Infirmier de profession à l\u2019Enfant-fésus, il est patrouilleur pendant la haute saison.Son métier lui sert dans la montagne.«C\u2019est plus que descendre des blessés, il faut gérer une équipe, suivre les protocoles des soins d\u2019urgence.» Sur ses skis, un patrouilleur se doit d\u2019être solide, pour arriver à descendre un patient sur une civière dans une piste difficile.Le niveau exigé est intermédiaire-avancé, explique M.Côté, qui précise toutefois qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être rapide.«On doit se rendre du point A au point B.Celui qui descend tranquillement peut voir plus de détails sur la piste.» Pendant 10 ans, il a été ambulancier, jusqu\u2019à ce qu\u2019il suive son cours d\u2019infirmier.Chaque patrouilleur doit passer par un processus de formation pour obtenir une certification.«Dans une station de ski, [l\u2019équipe de soins] pourrait opérer.Mais notre rôle s\u2019arrête à un transport efficace jusqu\u2019à l\u2019ambulance.Ici, la compagnie nous donne l\u2019opportunité d\u2019aller un petit peu plus loin.» Un bon patrouilleur se doit d\u2019être débrouillard, autonome et d\u2019avoir le contrôle sur ses nerfs, décrit Réal Côté, de sa voix égale et assurée.«J\u2019ai vu un médecin une fois tenir un enfant dans ses bras; il ne voyait pas, dans son énervement, qu\u2019il faisait flacoter la jambe cassée de l\u2019enfant.» Son regard se trouble lorsqu\u2019il repense à certains souvenirs.La montagne s\u2019est parfois avérée impitoyable.«Il y a des gens qui commencent leur journée avec toi et qui sont décédés le soir.» Il y a environ trois ans, Réal Côté a sauvé un collègue, pris dans le mécanisme d\u2019une tour.«Le harnais s\u2019est pris dans le mécanisme et ça l\u2019a projeté sur le mur.J\u2019ai coupé le harnais, il était blanc.Avec les manœuvres, on a réussi à retrouver le pouls.» < Réal Côté est patrouilleur au Mont- Sainte-Anne.-PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Le soir même, il enfilait son uniforme d\u2019infirmier.Celui qu\u2019il avait sauvé dans la journée avait été transporté à l\u2019hôpital.À l\u2019Enfant-Jésus, le soir de l\u2019accident, ils ont discuté.Les histoires ne se terminent pas toutes si bien.L\u2019un de ses collègues était parti sur les pistes pendant sa journée de congé.Pendant deux jours, sa voiture n\u2019avait pas quitté le stationnement.Il s\u2019était auparavant plaint d\u2019une douleur au thorax à son médecin, une information qu\u2019il n\u2019avait pas transmise à ses collègues.«On l\u2019a retrouvé gelé après deux jours.Un gars avec qui je travaillais tous les jours.«On pense que ça ne nous affecte plus.Mais on voit qu\u2019avec les années, ce n\u2019est pas toujours réglé.Tu n\u2019y repenses jamais, mais quand tu en reparles, tu vois qu\u2019il est resté une boule.» Le sourire lui revient lorsqu\u2019il parle de son équipe.«Un bon noyau dur, décrit-il.Il n\u2019y a pas beaucoup de roulement.«Il y a un bon sentiment d\u2019appartenance.» 3862280 MAISON MODELE 220, rue Simard, St-Férréol-les-Neiges, QC GOA 3R0 Ouvert samedi et dimanche de 13h à 16h ou sur rendez-vous au 418-871-9148 / 418-955-6696 www.lelegsdespionniers.com Desjardins Caisse de La Côte-de-Beaupré ^B VAILLANCOURT Fiers partenaires du projet LE PARTENAIRE DE CONFIANCE PORTES ET FENÊTRES mm ÇA, C'EST LA dAjr à NATURE V.Vb 111! 1111 MONT-SAINTE-ANNE L\u2019EVASION à L\u2019ANNEE UN ENVIRONNEMENT EXCEPTIONNEL UN MILIEU DE VIE NATUREL UNIFAMILIALE \u2022 JUMELE \u2022 CONDO UNE HABITATION DE GRANDE QUALITE \t\t\t \t\t\t\t1\t^ \t\t1 rT 1\t~\\\u2014\t ¦Ju\t\t\t\t1\t \t\t\t¦ & \t\t\t W\t\ti\tM S.ÎJIL\ti\t U10 ZONE MONT-SAINTE-ANNE SAMEDI 16 JANVIER 2016 leSoleil ?fïf I DE NOMBREUSE COMPÉTITIONS D\u2019ENVERGURE En 1947, il n\u2019y avait pas de remontée mécanique et les compétiteurs se rendaient au sommet à pied.Les skis étaient montés dans un traîneau tiré par un cheval.- PHOTO, ARCHIVE MONT-SAINTE-ANNE de rentrer à trois heures du matin pour essayer de déneiger les pistes et de taper la neige car un parcours de slalom, ça doit être très dur, voire glacé.Il arrive même que Ton arrose le parcours avant une épreuve.Ça avait été tout un évènement.» Mme Labossière mentionne que le Mont-Sainte-Anne a été l'hôte de compétitions d'envergure bien avant son inauguration officielle en 1966.En 1947, il a reçu le Championnat canadien de ski alpin.La compétition avait été présentée dans la piste numéro trois, aujourd'hui la Pionnière, spécialement défrichée pour la tenue de ce grand rendez-vous national.«À l'époque, il n'y avait pas de remontée mécanique», raconte Mme Labossière qui a vu son frère et sa sœur prendre part à ce premier évènement d'envergure au MSA.«Les compétiteurs devaient se rendre au sommet à pied.Et on montait les skis dans un traîneau tiré par un cheval.Et la piste était beaucoup plus étroite qu'elle l'est aujourd'hui.Les critères de sécurité n'étant pas ce qu'ils sont.Il n'y avait pas de filets protecteurs.Plusieurs compétiteurs s'étaient ramassés dans le décor.» De Québec, Pierre falbert avait terminé deuxième en descente, troisième en slalom et premier au combiné slalom-descente.Chez les femmes, Jacqueline Tracey avait fini cinquième en descente et troisième en slalom.Ginette Séguin, qui a pris part aux Jeux olympiques de Cortina en 1956 et qui est la grand-mère de Kim Lamarre, n'avait pas pris part à cette compétition.Mais l'année suivante, elle avait participé à une épreuve de la série Sidney Dawes disputée dans la piste des Nationaux.«Avant la présentation de chaque compétition, ce sont les compétiteurs qui devaient damer la piste avec leurs skis», explique Mme Séguin.«À l'époque, le but était de finir la course.Et quand on se retrouvait dans le bois, on pouvait retourner dans le parcours.Comme il n'y avait que deux traîneaux pour transporter les blessés, c'était préférable de prendre le départ de la course assez tôt au cas où.Je me souviens qu'un skieur pas mal amoché avait été redescendu au bas de la piste sur une pelle.» En 1947, le Mont-Sainte-Anne a reçu le Championnat canadien de ski alpin L'enthousiasme suscité par la présentation de cette première compétition allait inciter certaines personnes influentes à rêver aux Jeux olympiques de 1952.Sidney Dawes, le président du Comité olympique canadien, affirma même, lors d'une réception de l'Association canadienne de ski présentée au Manoir Saint-Castin, qu'il préférerait la candidature de Québec à tout autre endroit si le Canada devait se prononcer et endosser le dossier.Un point jouait cependant en défaveur du Mont-Sainte-Anne : il n'avait pas la dénivellation exigée pour la présentation de la descente masculine.Plusieurs solutions furent proposées afin de trouver les 175 m manquants mais au bout du compte, le rêve de faire du MSA une montagne olympique fut abandonné.LES JEUX DU CANADA Même si le Mont-Sainte-Anne n'a pas reçu de Coupe du mode de ski alpin depuis 1989, il peut s'enorgueillir d'être devenu la première station de ski à présenter une épreuve de la Coupe du monde de surf des neiges au Canada.C'était en 1993.D'autres Coupes du monde ont par la suite été présentées en 1995, en 1997 et en 1998, les deux dernières chapeautées par la Lédération internationale du ski qui avait accepté la planche à neige dans ses rangs.La montagne a aussi reçu sa part d'athlètes venant des quatre coins de la planète.Chaque année, plusieurs équipes régionales ou nationales s'arrêtent à la montagne de Beaupré afin de s'y entraîner.C'est le cas des Japonais qui se sont arrêtés au MSA à quelques reprises.D'autres sont débarqués à la montagne afin de prendre part à des épreuves au calendrier de prestigieuses séries nord-américaines ou nationales comme la Super Série ou la Série du printemps, des épreuves qui reviennent année après année au MSA.À preuve, une Super Série s'y arrêtera les 23 et 24 janvier.Au menu : deux slaloms géants masculins.Le Mont-Sainte-Anne a aussi eu l'honneur de présenter des épreuves disputées dans le cadre des premiers Jeux du Canada.C'était en février 1967, une compétition tenue dans le cadre du centenaire du pays.Depuis, les Jeux du Canada sont présentés aux deux ans, en alternance entre jeux d'été et jeux d'hiver.11\ty a 25 ans Le Mont-Sainte-Anne ne pouvait se faire un plus beau cadeau pour ses 25 ans en étant l\u2019hôte, à l\u2019été de 1991, d\u2019une première Coupe du monde de vélo de montagne.Un événement qui y est retourné chaque année depuis, à l\u2019exception de 1998 et de 2010, présentation des Championnats du monde de vélo de montagne.«Le Mont-Sainte-Anne est le seul endroit au monde à avoir présenté à chaque année des épreuves du circuit international de vélo de montagne depuis la reconnaissance de ce sport par l\u2019UCI en 1991», explique Chantal Lachance, cofondatrice de GESTEV et aujourd\u2019hui vice-présidente et directrice des opérations de l\u2019entreprise.«Il est un incontournable au calendrier international de vélo de montagne au même titre que Kitzbuhel, en Autriche, l\u2019est au calendrier du ski alpin.» Parlant des Championnats du monde qui constituent le point culminant de la saison en vélo de montagne, Mme La-chance a expliqué que ceux-ci étaient beaucoup plus gros qu\u2019une Coupe du monde.En 1998, plus de 1100 coureurs ont pris part à la compétition, soit environ cinq fois plus que lors d\u2019une épreuve de la Coupe du monde.Et en 2010, pas moins de 630 athlètes étaient au rendez-vous dont tous les champions de 2009, tant chez les femmes que chez les hommes.Après cette présentation couronnée de succès, Pat McQuaid, alors président de l\u2019UCI, avait confirmé à GESTEV que le MSA n\u2019aurait pas à attendre 12\tautres années avant de recevoir les grandes finales du circuit mondial de vélo de montagne.JEAN-FRANÇOIS TARDIF JEAN-FRANÇOIS TARDIF Collaboration spéciale jftardif@lesoleil.com Le Mont-Sainte-Anne n\u2019a pas seulement charmé les amateurs de sport de glisse.Il s\u2019est aussi rapidement forgé une solide réputation sur les scènes nationale et internationale.Une réputation qui lui a permis d\u2019accueillir de nombreuses compétitions d\u2019envergure de ski alpin mais aussi de ski acrobatique et de planche à neige.Du nombre, on compte sept Coupes du monde de ski alpin.Le Mont-Sainte-Anne n'avait que trois ans quand il a été pour la première fois de son histoire le rendez-vous de l'élite mondiale.Les hommes s'y étaient rendus afin de prendre part à deux épreuves, un slalom géant et un slalom respectivement remporté par Alfred Matt et Karl Schranz, deux Autrichiens.«Pour moi, l'évènement le plus mémorable a été la Coupe du monde présentée au MSA en 1989», explique Claire Labossière, directrice et associée au Mont-Sainte-Anne depuis les débuts de la station.«Une compétition à laquelle prenait part Alberto Tomba.Un slalom géant avait été présenté le samedi et un slalom devait avoir lieu le dimanche.Mais dans la nuit précédant celui-ci, une bonne bordée de neige collante.On nous avait demandé leSoleil samedi i6 janvier 2016 ZONE MONT-SAINTE-ANNE U11 4 Alberto Tomba attirait les foules lors de ses passages au l Mont-Sainte-Anne.4 MélanieTurgeonaamorcésa carrière au Mont-Sainte-Anne.PHOTOS PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 4 En 1998, Jean-Luc Brassard a participé a un camp d\u2019entraînement au Mont-Sainte-Anne.Une étoile locale nommée Marie-Hélène Il en est passé des cyclistes de renom au Mont-Sainte-Anne ces dernières années.Parmi ces personnes qui ont marqué l\u2019histoire de cette discipline : Marie-Hélène Prémont.Originaire de Beaupré, c\u2019est en tant que bénévole qu\u2019elle a pris part à ses premières coupes du monde au MSA.Quelques années plus tard, elle figurait parmi les meilleures dans les épreuves de cross-country.Et chacun de ses passages au MSA était un événement.«Une petite fille qui a commencé à faire de lacompétition pourle plaisiretqui afaitson chemin jusqu\u2019aux Jeux olympiques où elle a gagné une médaille d\u2019argent [Athènes]», dit Chantal Lachance de GESTEV.«Plusieurs autres athlètes de la région font aussi partie de l\u2019histoire du vélo de montagne au MSA.Il y a eu Pierre Harvey qui, après avoir pris part aux JO en cyclisme et en ski de fond, a participé à la Coupe du monde de vélo de montagne chez les maîtres en 1998, et Raphaël Gagné qui a commencé chez nous en participant à la course des enfants.Aujourd\u2019hui, il ne cesse de s\u2019améliorer au niveau mondial.» Mme La-chance ajoute que sur les scènes nationale et internationale, plusieurs athlètes l\u2019ont marquée.Du nombre, elle cite Alison Sydor, Missy Giove, Caroline Chausson, John Tomac, Ryder Hesjedal, Cadell Evans et Shaun Palmer, jean-françoistardif DES MILLIERS DE SKIEURS ET DES ATHLÈTES DE RENOM Il en est passé des athlètes de renom au Mont-Sainte-Anne au cours des 50 dernières années.Certains y sont débarqués alors que leur carrière était à son zénith comme lean-Claude Killy, Alberto Tomba ou Nancy Greene, mais plusieurs autres y ont fait leurs premiers pas alors qu\u2019ils étaient membres du club de ski ou du club de ski acrobatique.C\u2019est le cas de Mélanie Turgeon et de Pierre-Alexandre Rousseau.«Alberto Tomba a été une attraction extraordinaire», lance Claire Labossière en parlant de la «Bomba» de passage au MSA en 1989.«D\u2019abord parce que c\u2019est tout un numéro.Mais un chic type.Les gens se massaient aux embarcadères pour le voir passer.Et lui aimait beaucoup aller au-devant des gens.Il était très à l\u2019aise avec les amateurs.C\u2019était 1 efun.» «On a aussi eu Anne-Marie Moser-Prôll, Ken Read et Steve Podborski, Pirmin Zurbriggen et Ingemar Sten-mark, un compétiteur très discret et un gars qui n\u2019aimait pas trop que l\u2019on fasse du bruit autour de lui, une personne peut-être même un peu gênée d\u2019être aussi populaire, etc.» Mme Labossière mentionne que la plupart des grandes vedettes du Cirque blanc avaient un agent et que c\u2019est avec celui-ci que les gens du MSA devaient organiser les entrevues avec les gens des médias ou les sorties publiques.Un véritable casse-tête dans le cas d\u2019un athlète comme Tomba à qui tous les journalistes de la planète assignés à la Coupe du monde du MSA voulaient parler.«Il était quand même disponible.Surtout pour les jeunes du club de ski qui étaient très impressionnés de le voir.» Même s\u2019il n\u2019a jamais reçu une Coupe du monde de ski acrobatique, le Mont-Sainte-Anne a quand même accueilli à quelques reprises les meilleurs bosseurs au pays.À quelques reprises, l\u2019équipe canadienne s\u2019est arrêtée à la montagne de Beaupé afin d\u2019y tenir des camps d\u2019entraînement.Ce fut le cas en 1998 alors que les fean-Luc Brassard, Dominick Gauthier et Anne-Marie Pelchat y avaient perfectionné leur technique Alberto Tomba était quand même disponible.Surtout pour les jeunes du club de ski qui étaient très impressionnés de le voir \u2014 Claire Labossière dans l\u2019Express, sur le versant sud, quelques jours avant Noël.Du Mont-Sainte-Anne, Brassard disait d\u2019ailleurs lors d\u2019une entrevue publiée dans Le Soleil sous la plume de Marie Caouette : «J\u2019ai tou-jours adoré cette montagne qui a les plus belles pistes, les plus belles déclivités et tout un point de vue de là-haut.J\u2019aurais aimé skier ici plus souvent quand j\u2019étais jeune.» MÉLANIE TURGEON Si le MSA peut se targuer d\u2019avoir accueilli les plus grands skieurs et planchistes au monde, il peut être aussi très fier des jeunes qui ont amorcé leur carrière dans ses pentes.Les deux noms qui viennent immédiatement à l\u2019esprit sont ceux de Mélanie Turgeon et de Pierre-Alexandre Rousseau, des athlètes en l\u2019honneur de qui la direction du Mont-Sainte-Anne a nommé des pentes.Des athlètes qui même s\u2019ils ont fait leur marque au niveau mondial n\u2019ont pas oublié leurs origines.«Du temps où elle compétition-nait, Mélanie Turgeon était très bonne pour donner de son temps pour rencontrer les jeunes et signer des autographes.Aujourd\u2019hui, on la voit un peu moins parce qu\u2019elle habite dans le nord de Montréal, mais elle vient nous voir quand nous présentons de grosses compétitions et elle est toujours aussi généreuse de son temps.«Pierre-Alexandre est aussi très fier.Quand il vient skier chez nous, il passe du temps aux embarcadères des remontées ou des télécabines pour jaser avec le client.C\u2019est certain qu\u2019il y a une grande fierté chez ces athlè-tes-là.Et il va y en avoir d\u2019autres qui vont s\u2019en venir.Du moins on l\u2019espère car on sait que ce n\u2019est pas facile de percer pour un athlète.» Outre Rousseau, les frères Vincent et Philippe Marquis sont aussi passés parle club de ski acrobatique du Mont-Sainte-Anne.Et tout comme Rousseau, les deux ont brillé sur la scène internationale, Philippe s\u2019y signalant toujours.«Le MSA a aussi accueilli de nombreuses vedettes en surf des neiges», lance Chantal Lachance, de chez GESTEV.«Je me rappelle notamment du Canadien Ross Rebagliati, un des pionniers de la discipline et un des premiers athlètes à faire sa marque sur les scènes nationale et internationale.» JEAN-FRANÇOIS TARDIF 12 3868027 SAMED116 JANVIER 2016 leSolei ¦YVS.'! iü&sli AIMEZ L'HIVER I GRÂCE À LA TRACTION INTÉGRALE Ië li! gâzfl a SUBARU mm Confiance et évolution IMPREZA2016B1 Location à partir de 501 /bimensuel 96 Taxes en sus I paiements IMPREZA 2016 BS Location à partir de 501 /bimensuel 96 Taxes en sus I paiements Retrouvez votre enthousiasme hivernal d'antan, avec la traction intégrale de série de Subaru.\u2022\tTraction intégrale symétrique à prise constante \u2022\tTechnologie PZEV (véhicule à émissions quasi nulles) de série \u2022\tMoteur BOXER® SUBARU à quatre cylindres, 2,0 litres et 148 chevaux de puissance \u2022\tTransmission manuelle à cinq rapports ou CVT Lineartronic® (transmission à variation continue) en option \u2022\tSystèmes de contrôle de la dynamique du véhicule (VDC) et de contrôle de traction (TCS) \u2022\tClimatiseur avec système de filtration d'air \u2022\tCaméra de recul \u2022\tSystème d'aide à la conduite EyeSight® en option MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ+* ^ MHS TOP SAFETYPICK+ MODÈLES ÉQUIPÉS DU SYSTÈME EYESIGHT®3 CO EyreSighit VÉHICULES À ÉMISSIONS QUASI NULLES Association des concessionnaires Subaru du Québec 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