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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
samedi 6 octobre 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le fantasque, 1838-10-06, Collections de BAnQ.

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[" FAN Publié kebdomadairement par è CONDITIONS.Ce journal rédigé par un Flâneur puraît autant que possible chaque Samedi.Le prix en est de qualre sous par exemplaire.L'abonnement cst de 15 sous par mois.Le bureau éditorial du Flincur est établi en toutes les promcna- des, rues et places publiques.On y trouve l\u2019éditeur lorsqu\u2019il yest.No admittance except N.AUBIN, Editeur # A.JACQUIES, Imprimeur.= - = IQUE } Résidence, N.177.v.88.Valier.ANNONCES.Comme nous vivons dune 1@ siècle des progrès et de la réforme, le Fläneur, désirant montrer l\u2019exemple en encours- gæant les talents, paiera toute annonce digne de figurer dans A scs pages, i raison dc 4 sous la pointe.Toutes covmunieæ ZA tious etc.pourront être laissés [fl cbez R.DEvERRY où, l\u2019oe peut, eutr\u2019autres cafiraichises on business.é wile RC mens, acheter le Faniasque, Je n'obéis ni ne commande à pertonne, je vais où je veux, je fuis ce qui me plait, je vis comme je peux el je meurs quand il le faut.QUEBEC, 6 OCTOBRE 1838.[No.36, = \u2014_ Vor.1] L\u2019ASSEMBLEE DE DEMAIN.Ah ça ! il faut s\u2019entendre, chers lecteurs, et savoir s\u2019il y aura, oui ou non, une assemblée Dimanche.Mardi dernier on me fit annoncer qu\u2019il y en aurait une, jeudi on me pria de déclarer qu\u2019il n\u2019y en aurait pas et voici le Canadien d\u2019hier au soir qui dit que malgré tout elle aura lieu ; il l\u2019avait d\u2019abord, sinon approuvée, du moins excusée, ce qui chez un journaliste politique doit être tout près du synonime.Maintenant il Ia blâ:ne ouvertement.Je pensai qu\u2019il devait s'être brassé là-dessous quelques curieuses cartes ; je m'informai, les uns voulaient qu\u2019il y eût assemblée, les autres voulaient le contraire, je ne savais à quoi m\u2019en tenir.Désormais dans tous les cas de doute j'aurai recours au magnétisme, et, en celle occasion,cela me réussit fort bien, comme vous allez voir : Je me ren-lis donc en toute hate chez Mr.D®fle charmant cas magnétique dont je vous ai déjà entretenus.Deus le bonheur de Te rencontrer à la maison; à l\u2019aide de quelques simagrées que j'ai attrappées par-ci par-là je ne tardai pas à l'endormir profandément.Allons, lui demandai-je, dites-moi de suite ce que c\u2019est que l'assemblée qui se prépare ; en savez-vous quelque chose?\u2014\u201c Certainement: Jupiter que les Titans avaient acrablé l\u2019automne dernier, ou plutôt qui s\u2019était affaiseé sous sa propre lourileur, lourdise ou lourderie, veut se relever en dépit du bon sens et de sa nullité! Il a donc ceint les lunettes, endorsé les résolutions et se propose de monter à la gloire, prenant pour marchepied un tonneau, du haut duquel il se dispose à haranguer la multitude, dimanche prochain.\u201d 6 Voici le fait: Mr.Drolet, qui a manqué de mourir de dépit de n'avoir pas été honoré de la persécution, voyant que ceux qui ont souflert, qui se sont sacrifiés pour la cause du pays, jouïssent de la considération de leurs concitoyens, résolut de tenter le même sort ; voilà donc qu\u2019à force de pas, de démarches et de fausses représentations il est parvenu à échauffer quelques erprits.Lea personnes respects- 214 LE FANTASQUE.bles et dont l\u2019opinion doit être de quelque poids se sont refusées à des démonstrations si hors du bons sens et n\u2019ont point voulu s\u2019y joindre ; il a jeté l\u2019anathême, lancé ses carreaux et crié: Que l\u2019assemblée soit ! et l\u2019assemblée sera.\u201d Me.D allait m'en dire long là-dessus, mais les gamins attendaient, les acheteurs s\u2019impatientaient, les composiieurs hurlaient pour de la copie, la presse brûlait de gémir, je me hâtai de revenir sat/sfaire tant d\u2019impatience ; vous voyez donc ce que c\u2019est que cette assemblée.Mr.Drolet au lieu d\u2019atier faire un long discours absurde devrait se borner 4 ces simples mows qui auraient plus de sens et de vérité qu\u2019il n\u2019en sortit jamais de sa bouche :\u2014Otez-vous de là que je m\u2019y mette.Je vois dans tout cela que parmi les Canadiens il va se former plus que jamais trois parti distincts: To.les anguilles, que nous connaissons de vieille date, Zo.les reforma- teurs sincères, 3o.les lunatiques enragés, à la tête desquels on verra maître Jupiter- Drolet résclutionnaire-en-chef.Avouons que si c\u2019est lui qui est chargé de la cause canadienne, elle est en de tristes pattes.GRANDE NOUVELLE.\u2014Le Canada devient fou! voila la conclusion que je tire de tout ce que je vois se passer autour de moi.Depuis quelques jours j'ai mis en œuvre tout ce qu\u2019il y a dans ma tête de philosophie, de sagesse, de segacité, de profondeur; j'ai pesé, calculé, mesuré, considéré, argumenté pour et contre, et, après saine et mûre hésitation, réflexion, tergiversation, je suis venu à cette conclusion fort sage: le Canada devient fou! Oui, je le déclare, depuis le gamin qui ne se mêle de rien et qui #e moque de tout jusqu\u2019à Lord Durham qui se mêle de taut et ne se moque de rien, inclusivement, tout devient fou! Je suis forcé même d'aller plus loin et de dire que tout ce qui s'intéresse au Canada, tout ce qui en parle, perd la raison sans exception ; les Lords et les Communes, Roebuck et le ministère, la Reine et Mr.Leader, O\u2019Connell et Lord Glenely, fous, fous, fous à lier et encager.C\u2019est danc avec un sentiment d'orgueil bien placé que je puis jeter un regard de satisfaction sur moi-même, puisqu\u2019au milieu de tant d\u2019aliénés, j'ai pu seul rester sage et posé : CoNFUCIUS, second.Voyons ce qui se passe : D'abord Lord Durham accompagné de la fleur du barreau cockney, et du fon du parlement impérial vient en Canada pour nous punir d\u2019avoir agi contre la loi et passe, à l\u2019aide de ses cogs, .une loiillégale.C\u2019est ac- eordé, n\u2019en parlons plus.En Angleterre Mr.Brongham, le plus grand ennemi des torys apprend cela, se fiche tout rouge contre lord Durham, s\u2019unit avec les chefs torys et passe une loi pour empêcher ceux qui ont été punis INJUSTEMENT et ILLEGALE- MENT d\u2019avoir aucun recours sur leur tyran et pour qu\u2019ils n\u2019en obtiennent aucune indemnité.Les communes en dépit d\u2019O\u2019Connell (le défenseur du faible) qui appuie Lord Durham dans l\u2019illégalité, et aidé du vote de Mr.Leader le champion des persécutés, s\u2019accordent avec les Lords, laissant les choses à un point où il est impossible de les arranger, à la satisfaction de personne.Lord Melbourne, le prôneur de Lord Durham l\u2019accuse dans la chambre, dit qu\u2019il ordonnera à la reine de ne rien sanctionner et écrit à notre Gouverneur: \u201c Mon cher Durham\u2014Je reconnais là ce génie plein de hautes conceptions, cette hardiesse, cette fermeté, cette prudence ef cetera; tout ce que vous faites est bien fait, admirable, continuez et vous mériterez la gloire, Pimmontalité, la reconnaissance, e! cefera\u201d Mr.Roebuck engendre querelle à O\u2019Conne:l qui assure qu\u2019il n\u2019eut jamais en vue que la paix, la soumission, la loyauté, le bonheur de l\u2019Irlande et que les Canadiens sont des rebelles sanguinaires.La reine écrit à Lord Durham, une jolie lettre autographe en pattes de mouches et y appose #2 mignonne signature qui enverra tant de gens à la potence si elle règne long-tems, Elle lui ordonne de rester, de continuer à gouverner le Canada et en même tems fait envoyer une commission en blanc à Sir John Colborne pour le remplacer.Maintenant dans ce pays-ci nous luttons d\u2019absurdités avec les gros bonnets de la vieille Angleterre.Les torys anglais qui détestent cordialement Lord Durham, brû- LE FANTASQUE.215 sent en effigie Lord Brougham dans la rue et boivent dans tous les cafés à la santé des Lords terys qui ont secondé Lord Brougham, et, Lord Durham qui prétend être un renard en fait de finesse s\u2019y laisse prendre et se jette à corps perdu sur les torys qui le dorluiteront jusqu\u2018à-ce qu\u2019il ait fait quelque grande chose en leur faveur, après quoi ils jetteront sur lui le ridicule et ln malédiction.L\u2019Association Constitutionnelle de Québec qui voulait unir immédiatement les deux Provinces ou se révolter, vient faire la courbette à Lord Durham, et tient une assemblée d\u2019où elle exclut tout ce qui n\u2019a pas un nom Saxon.I semble qu\u2019elle avait eu cependant assez à ve louer de ses amis à la grande assemblée di 31 juillet, de bruyante mémoire, pour ne point les oublier en cette occasion.Torys, modérés, tous s\u2019unissent pour présenter une adresse pateline à Lord Durham, le priant de rester, justement parce qu\u2019ils savent qu\u2019il est décidé à partir, qu\u2019il l\u2019a déclaré et qu\u2019il n\u2019est pas homme à ne pas profiter de celte circonstance pour se tirer du mauvais pas où il s\u2019est empêtré.À présent voici les Canadiens qui, au lieu de rester simples spectateurs veulent, selon ce que dit le Canadien, (-) approuver l\u2019homme qui fut l\u2019un des premiers à combattre la suspension de la constitution et qui, par ses mesures inopportunes, vient reculer de long- temsencore sans doute le moment où cette constitution sera rendue, si elle l\u2019est jamais, après tout ceci, celui qui vient blâmer, détruire une loi douce en elle-même, tandis qu\u2019il n\u2019a rien dit des actes tyranniques de Sir John Colborne, de Lord Arthur; celui qui, comme on l\u2019a déjà dit veut empécher ceux qui furent persécutés illégalement d'obtenir aucune indemnité ; en un mot celui qui n'eut aucune sympathie pour les malheureux Lount et Mathews, co-martyrs de la liberté des Canadas! Voilà donc,mes lecteurs, où nous en sommes réduits ; aux petites maisons, aux petites maisons! À présent, voyons un peu ce qui va nous arriver sitôt que Lord Durham sera parti ; d\u2019abord le Fantasque sera dix mille fois plus ennuyeux que jamais ivé de la compagnie de ce farceur de gouverneur-général ; ensuite nous aurons Sir bn, qui prendra son conseil-à-vapeur et nous amusera chaque jour par une ordonnance à la Moustapha.II fera de Montréal le siége de son autocratic et nous donnera Symes, comme lieutenant-gouvernenr du District de Québec ; cBtui-ci prendra quatre sergents de police comme ses aides-de-camp et incorporera les Queen\u2019s Pets pour ses gardes d\u2019honneur.Nous avons comme on le voit la plus riante perspective qui se puirse imaginer.Ajoutez à cela que le Victoria Club annonce qu\u2019il va se réorganiser et l\u2019on aura une idée des plaisirs que cet hiver nous promet.Quant à moi, j\u2019annonce d'avance que je vais m\u2019enfermer comme un ours et passer mon tems à me lécher la patte, je ne sors plus, je deviens misanthrope.Je dis adieu au monde, puisque le monde devient si extravagant.Avis: je ne reçois plus personne, à l\u2019exception des dames, et encore seulement, celles qui ne se mélent point de politique.(*) Ou dit que lorsqu\u2019on donna aux imprimeurs l\u2019article où le Canadien explique les raisons de cette assemblée, le compositeur se frotta les yeux quatre-vingt-dix-sept fois avant de le com- meéncer.\u2014_\u2014 PETITS REVUE PARLEMENTAIRE.CHAPITRE IV, Ilestun homme sur qui tous les yeux du Canada se sont tournés pendant bien long-tems comme sur le messie qui devait le régénérer, comme sur le prophète dans le cerveau duquel se trouvaient enveloppées les nouvelles doctrines dc son salut, comme l\u2019oracle qui lui devait prédire ses destinées.Aujourd\u2019hui encore que des vicissitudes et des revers ont arraché l'idole de son piédestal, que l\u2019histoire Penrégistre sur une de ses pages les plus sombres, les regards si long-tems attachés sur elle, les cœurs si souvent habitués à y puiser la confiance et l\u2019espoir, s\u2019élancent encore en souriant vers elle, ne pouvant croire à ea mortalité.Fi n\u2019est pas besoin de nommer Louis-Joseph Papineau; tout le monde l\u2019a reconnu. 216 LE FANTASQUE.Je ne viens point ici analyser une vie qui appartient aux archives du pays et qu'elles seules pourront faire juger avec impartialité.Je viens seulement écrire et Cumigner avec toute l\u2019impartialité du peintre, si cela s\u2019est possible, ce que j'ai pu veir des dehors, des moyens, des ornements de l\u2019homme tel que nous l\u2019avons tous vu dans ses jours de gloire populsire.Mr.Papineau régnait au wilicu de Ja législature par sa puissante voix, par son in- ébraniable fermeté, par son opiniâtre persévérance ; de là son pouvoir s\u2019étendait su loin sur tout le pays dont il était le palladium, la pensée.Qui l\u2019a vu dans la chambre en l\u2019un de ces grands débats où il venait imposer à chacun ses strictes opinions, indiquer du doigt la route qu\u2019il fallait suivre dévotement, ne peut certainement point l\u2019uublier.Son visage altier, ses traits où se peignent la force d'âme et le commandement, sa bouche toujours prête à lancer le sarcasme, à remettre dans la voie qu\u2019il avait tracée celui qui s\u2019en écartait, et à détonner le rexsen- fiment et la menace sur les puissants qui avaient pu oublier leurs promesses ou en retarder l\u2019accomplissement ; sa tête hardiment posée,fièrement redreszée, von buste large et plein de vigueur montraient un type unique, récélant une supériorité bien déculée et devant laquelle toutes les autres ambitions devaient s'échouer.Mr.Papineau était certainement celui que l'œil même de l\u2019étranger eût désigné au milieu de tous ses collègues, sans balancer, comme celui auquel appartenait le fauteuil de la présidence, aussi allait-il s\u2019y placer comme au seul siège fait à sa taille, Yl possède une voix étendue et forte, mais l'émotion du ressentiment, l\u2019explosion de la colère, l\u2019amer zarcasme ou le ton grandiose du récitateur sont les seules nuances qui ta font vibrer.L'expression de la douleur touchante, celle d\u2019une joyeuse hilarité et Ce la gaie plaisanterie ne viennent que bien rarement se faire sentir et sont chez lui tout-à-fait sécondaires ; mais les premiers de ces moyens ont chez lui un degré de solennel qui rachette et fait oublier l\u2019imperfection ou l\u2019abzence des derniers.L\u2019o- rateus duit avoir à ea disposition tous les moyens de plaire, de persuader, de récréer, d\u2019appeler à son aide le rire, l\u2019enthousiasme ou les larmes tour-à-tour.Mr.Papineau n\u2019est done point un orateur parfait, mais il lui reste encore une assez belie position dans son art pour la faire envier et pour satisfaire son ambition sous ce point de vue; je ne parle pas ici de l\u2019homme politique.La diction habituelle de Mr.Pajineau est élégante, pure et facile; sa phrace est correcte, Lien ponctuée et, quelque longue qu \u2018elle suit, toujours complète, parfaitement tou-\u201c1ée ; les nombreuses incidences, où le mot propre ne se fait jamais atten dre ni regretter, n'en abscurcissent ni n\u2019en ralentissent point le sens.Ses épithètes sont nombreuses, Vives, serrées, progressives et toujours justes ; la dernière est toujours la plus forte, la plus pittoresque.Soit qu'il veuille louer, blâmer, abattre ou seulement décrite, il développe cu de simples qualifications le tableau, l\u2019image ou la caricature de son sujet, descriptions pour lesquelles un orateur ordinaire emploierait au tant de tours, autant de phrases, autant de longueurs, autant de commentaires.La multiplicité, la recherche, et la justesse de ses mets dourent à sa harangue un brillant, un coloris qui délassent, attachent et en font oublier Ia longueur, Mr.Papineau ext le seul de tous les orateurs de la dermière chambre dont on puisse sténographier et reproduire les discours tels qu'ilz furent ponoms és, Ceux de presque tous les autres membres, sont remplis de tant d'incorrections et de fainliarités que, quelque sage que evit la pensée, if serait impossible de la reproduie con me c'le fut donnée, Les premiers sont ordinairement gâtés par les rapperteurs tandis que les autres sont armas gés pour la publication, analysés, replâtrés.II n\u2019est que fort peu d\u2019exceptions à ce que j'avance ; ayant été du métier, je puis en connaître les ruces, aussi puis-je dire ici que lessaluts empressés et les cordiales poignées de n.ain ne se font point attes- dre de la part des orateurs qui ont Lesuin d\u2019un peu de la complaisance des sténoga- phes.Mr.Papineau, lui, aurait souvent raison de sc plaindre du défaut contraim + LE FANTASQUE.217 Outre | ciégance intrinséque de ses discours, Mr.Papinean se distirgue par une prononciation recherchée et classique ; son accent est tout à fait agréable ; on peut wulement peut-être lui reprocher en ce genre un peu d'affectation ; mais peut-être aussi, cela vient-il du contraste étrange de son accent avec celui de ces collègues, ordinairement trop bas, et trop commun pour le style parlementaire.On regrette aussi d\u2019y apercevoir quelquefois une teinte d'anglicisme qui pourrait faire croire au premier abord que l\u2019ang'ais serait sa langue favorite, ce qui n\u2019est point le vas, quoiqu\u2019elle lui soit tout-à-fait familière.Néanmoins, lors même que le discours de cet orateur n\u2019aurait nul intérêt attachant, on peut toujours l\u2019écouter avec plaisir, c'est-à-dire, littérairement parlant.Où peut reprocher à Mr.Papineau de ne point diriger, ménager, mesurer ses moyens oratuires.I! entame ordinairement un discours avec toute la force le son éluquence ; il prodigue d'abord tout ce qu'il peut tronver d'expressions énergiques,et iten a considérablement, ensorte qu\u2019il faiblit, diminue et qu\u2019il donne à croire qu\u2019il est arrêté par le défaut d\u2019alimeni.De là viennent l\u2019extrême longueur de quelques uns de ses discours et les répétitions dont on peut avec ruison les taxer.Mais on ne peut nier qu'il soit vraiment beau, et que nul, j'ose le dire, ne peut se soustraire à l\u2019enthousiasme, lorsque, déroulaut majestueusement et de sa grande voix, tremblante d\u2019indignation, les griets et les rouffrancez, il invoque l\u2019avenir comme le seul juge impartial entre les oppresseurs et ceux qui souffrent avec une patience qu\u2019ils ne peuvent toujours conserver.La menace surtout est éclatante dans sa bouche et lorsqu\u2019il la fait entendre sans nulle crainte, sans nulle retenue, le silence le plus imposant règne dans la salle et ses adversaires politiques même oublient !eur cri favori de: à l'ordre, à l'ordre! [I est surtout admirable lorsque quelque redoutable antagoniste a fait une attaque sur son premier discours et qu\u2019il l\u2019a assaisonnée, comme cela n\u2019arrive que trop souvent, de satiriques personnalités, alors dis-je, il est inimitable; sa première sortie d\u2019abord accable, puivérise celui qui s\u2019y est exposé, puis il rétablit ses arguments d\u2019une manière beaucoup plus solide, plus serrée et plus saine qu'il ne l'avait fait d\u2019abord ; la victoire lui est alors ordinairement assurée, ce qui démontre que Mr.Papineau, placé dans une sphère où il aurait rencontré une opposition plus redoutable, plus savante que celle qui le combattait ici, eût toujours êté d\u2019un rang fort élevé parmi les orateurs et de beaucoup supérieur à ce qu\u2019il est actuellement.On accuse Mr.Papineau de trop de violence dans ses opinions, dans sa conduite aussi bien que dans ses discours parlementaires.Il n\u2019épargne personne, pas même ses plus chauds partisans lorsqu'il difière avec eux, sûr qu'il est de l\u2019empire qu\u2019il peut exercer.On a pu voir ceci particulièrement dans ja discussion du bill projeté de judicature, où il combattait seul contre presque tous et où les votes furent le plus souvent en faveur de ses vues.A cetie inflexibilite de caractére le pays doit sans doute la position où il se trouve aujourd\u2019hui.L'avenir seulement pourra dire si l\u2019on doit l'en blèmer ou lui vouer de la reconnaissance ; car en politique il ne faut guère juger strictement que les résultats et, quelque Lonne que soit une cause, ceux qui l\u2019avocassent doivent considérer quel Lien ils peuvent faire et se résoudre à être les plus fins lorsqu'ils ne sont pas les plus forts ; sans cela ils jettent leurs sectateurs dans des abîmes sans honneur comme sans gloire, car il n\u2019est, hélas! que trop vrai,que de nos jours le succés seul fait le mérite.\u2014\u20140 I! paraît que maître Lord Durham ne veut pas payer des employés pour se sucer les poures et tailler des plumes ; il faut qu\u2019ils joignent à ces inutilités le don de la parole et surtout une bonne dose d\u2019effranterie.Voici le gros Thom (apparemment sous congé d'absence en service actif) qui, après avoir refusé de mettre son nom à une «dresse à Lord Durham par décence,vient sur les tréteaux de l\u2019assemblée de Montréal varier en faveur d\u2019une telle adresse et surtout d\u2019une Union fédérative des colonies brie 218 LE FANTASQUE.tanniques sur ce continent.Il est probable que c\u2019est un moyen que prend Lord Durham de faire connaître ses vues.Si l\u2019Union Fédérative est le grand résultat de la très- haute enquête, le distillé des vues de ce phénix et qu\u2019il prétende que ce soit là le moyen de garder les colonies * cent ans, cinq cents ans, mille ans\u201d sous la domination de l\u2019Anglewrre, je déclare ici que Lord Durham a fait un pacte avec les Américains et que les Canadiens peuvent dire bonjour et bonsoir à leurs \u201c usager, à leur langue, à leurs lois,\u201d et que Durham s'est étrangement mépris sur la loyauté des colons ° bretons.Il me dira peut-être à cela: qui vivra versa! mais moi je lui répliquerai impromptu: rira bien qui rira le dernier ! ENCORE UNE DEMONSTRATION.\u2014ENCORE UN AUTO-DA-FE.- Définifivement lesexécutions en effigie sont tout-à-fait à la mode et, qui plus est, obtiennent un sourire charmant, des faveurs toutes précieuses de la part de Lord Durham.Dans quelques jours ce sera le seul moyen dont on se servira pour exprimer le blème ou l\u2019approbation.Monsieur un tel excitera-t-il l\u2019envie ?crac! au fen.Monsieur tel autre virera-t-il casaque, vite à la corde.C\u2019est un séduisant précurseur de Ja loi de cetespiègie de Lynch.Quant à moi j'adore l\u2019exécution en effigie, j'en raf- foie, je n\u2019en dors plus.Je vous en prie mes bons amis brûlez-moi en effigie.En attendant que ce bonheur m'arrive, permettez-moi, chers lecteurs, de vous raconter dans tous ses détails un autre AUTODAFE, Une autre DEMONSTRATION que je rends PUBLIQUE\u2014et qui certainement ne pourra point manquer de plaire à tous les bons amis, à tous les sdmirateurs, à tous les adorateurs, à tous les soutiens de notre administration et surtout à notre administration elle-même.Comme je vous l\u2019avais glissé dans mon dernier numéro, l\u2019intention de quelques personnes était de brûler les Lords Lyadhuret et Ellenborough, intention que notre admirable police prit grand soin d\u2019é- toufler afin de ne point donner cet affreux spectacle à ses favoris les torys.Moi qui ne suis pas homme à m'en laisser imposer par si peu et qui n\u2019aime point à avoir le dernier, je résolus d\u2019avoir moi aussi mon exécution en effigie et ma démonstration, en dépit des ordres exprès de Lord Durham, de Mr.Young, du capitaine Ruseell, de ses bâtonniers et de tout le party tory.Je me mis donc à l\u2019œuvre et aidé de mes gamins j'eus bientôt bâclé trois mannequins des Lords Lyndhurst, Ellenborough et Melbourne.Les deux premiers étaient couverts d'une foule d'inscriptions toutes plus spirituelles, plus piquantes, plus déchirantes, plus épigrammaliques les unes que les autres ; le troisième, Lord Melbourne, était tout simplement revêtu de cotillons ; (comprenez-vous bien toute la finesse de Pal Iusion 1) Lorsque ces préparatifs furent terminés, je fis sortir mes jeunes gens, car jo voulais jouir à moi tout seul de cet énivrant spectacle, et je restai seul, face i face aves mes trois cruels ennemis.P'allais oublier de vous dire que pour faire mes mannequins dans de justes pi tions avec celui de Lord Brougham, trop grand pour passer par les portes de Qrence, moi je ne leur donnai que la grosseur de mon petit doigt afin de les mettre en état de s'échapper par tous les trous de rats dans le cas où Lord Durbam nous serait tout-à coup apparu, comme on dit que les originaux feront à son arrivée au milieu de la chambre des Lords.J\u2019allais vous induire dans une autre erreur en vous disant que j'étais seul ; c\u2019est incorrect: mon chien était aussi présent, et je vous fssure que le petit animal avait l\u2019air de comprendre ce qui se passait tout aussi bien que nombre des spects- teurs de l\u2019Autodaf-monstre ; il émoigna même fréquemment par un mouvement de queue significatif, toute la joie qu'il ressentait de voir ainsi traiter des gens dont il apprécie les intentions à leur juste valeur.Or, comme je vous le disais, me voilà, tenant en mon pouvoir le méprisable trio que je destinais aux flammes et à l\u2019exécration publique. LE FANTASQUE.219 Ayant placé sur ma table mes trois statues pâles et tremblantes.je prononçai d\u2019une voix terrible, sans même m\u2019y être préparé d'avance, l\u2019éloquente et foudroyante allocution qui suit, que Mr.Berthelot méme ne désavouerait pas : Mes muets marauds ! ! ! Vous voilà donc, âmes viles, hypocrites sans pudeur et sans pitié ! vous voilà donc, laches, en présence de votre juge qui sera aussi votre bourreau pour vous montrer l'exemple de la justice économique ! Qu\u2019avez-vous à dire ?Répondez ! Quel démon a pu comme cela vous faire sacrifier les intérêts des Colonies Britanniques de l\u2019Amérique Septentrionale et ceux du Fantasque à de viles haines particulières ?Pourquoi ne pas me laisser démêler tout cela avec Lord Durham ?Sous le prétexte de défendre les bonnes mœurs et une rigide morale dont vous vous moquez autant que de Colin Tampon, vous êtes venus jeter une amère dérision sur un des membres de notre administration qui avait voulu avoir deux moitiés, tandis que le Grand Turc en a plus de Sept Cents et que vous-mêmes n\u2019en avez pas du tout quoique vous soyez des fractions d'hommes! O dépravation ! Sous le prétexte du droit public et de la justice vous venez sacrifier le représentant de la majesté royale et le meilleur sujet du Fantasque! Mais vous ne trouverez pas chez moi un ministère Whig; moi je eais protéger, aflectionner, défendre mes sujefs, aussi votre supplice va-t-il expier vos iniquités.Répondez! mettez la main sur votre cenr .mais, que dis-je, votre cœur, c\u2019est un petit chiffon de papier! Et toi Melbourne, comme te voilà pla, effirouché, le moindre vent te fait trembler, le costume que tu portes en ce moment indique assez combien tu te laisses gouverner par l\u2019inconstance.Tu n'as pes craint de dire un jour blanc, un jour noir; de nous envoyer ce cher Lord Durham et de nous le retirer.Dis-moi, maintenant ce que je vais devenir sans Lord Durham.Pauvre Fantasque ! ta vie est parsemée de bien des vicissitudes, tes objets les plus chers te sont enlevés de jour en jour, tu as vu périr où disparaître tous ceux que ta chérissais.O exécrables torys! O enragé ministère Whig, vous allez payer votre dette .Je dis et j'allais appliquer en divers endroits la torche incendiaire et renvoyer à la cendre ce qui vint de la cendre, lorsque mon esprit fut tout-à-coup frappé d\u2019un raffinement de cruauté.Je résolus de brûler et de noyer en même tems les trois _malheureux.Le Seigneur a dit que celui qui péchait par l\u2019épée périrait par l\u2019épée, moi je me dis : gne celui qui pécha parle punch périsse par le punch.Je différai donc ma vengeance es me fis apporter un bol de ce brûlant nectar.Lorsque la flamme, d\u2019abord incertaine, bleuâtre et voltigeante eut acquis un haut degré de vigueur et d'intensité, je saisis mes trois ennemis et les y précipitai comme plus tard Béelzébuth les pitera dans sa chaudière.En un instant leur frêle nature tomba pièce à pièce et ne fut hientôt qu\u2019une cendre noire et fangeuse, leur âme s\u2019envola où elle vœslut ; après avoir froidement contemplé mon ouvrage, je ramassai les restes de mes victimes et les plaçai dans une urne de crystal où l\u2019on peut encore les voir, je bus alors tranquillement l'élément où avaient disparu les ennemis du Canada, afin de m'étourdir sur les malheurs de la patrie.Maintenant, chers lecteurs, ne dites rien de tout ceci à la police et si vous le racon- lez à vos amis, que ce soit tout bas, tout bes, car je vous le dis, la Police, Lord Durham et ses affidés ont les yeux perçants et les oreilles longues.Canadiens! vous êtes vengés ! TI ne me reste à présent plus qu\u2019une chose à vous dire, c\u2019est que ceux des souscripteurs qui n\u2019auront point payé leur abonnement à l\u2019échéance des quatre premiers mois, d\u2019abord ne recevront plus le journal et seront ensuite dûment brûlés en effigie, exécutions dont nous donnerons successivement les détails.Beware! Nous déclarons ici que nous allonsenvoyer une procuration à Lord Brougham mettre sous arrét en Angleterre une bonne partie des frégates qui sont venus à Qué 220 LE FANTASQUE.bec cette année.ainsi que quelques uns des attachés soit civilement soit militairement, a la maison de Lord Durham, car plusieurs de ces messieurs et de ces dames ee sont permis de rire, c¢ qui peut s\u2019appeler litératement d nas dépens et de partir sans solder leur petit compte.C\u2019est fort agréable, fort honorable vraiment, d'avoir sur la liste des abonnés: la frégate de Sa Majesté une telle, la corvette ceci, 12 vaisseau de ligne cela, 1 copie, 2 copies, D copies; Monsieur celui i, Sir celui-là, Lord un tel, le Right Honorable un autre, avec de grandes et nobles paraphes ! vous vous rengorgez, vous vous vanez.vous marchez d\u2019un air incomparable, turlieu ! le roi n\u2019est pas votre cousin avec de semhables patrons! mais voila que peu à peu dégringole ca noble échaflaudape d'orgueil, et les petits journaux du commerce vous apprennent tout-à-coup que la frégate à mis à lu voile par un vent magiifique, que la corvette a disparu sans tambour ni trompette, que le vaisseau s\u2019est majestuettsement mis en marche pour sa course loin- tame, au milieu des houras de la foule ; que le Right Honorable a filé son nœud, que le Sir est parti en courrier extraordinaire, que le Lord est porteur de dépêches ! Morbleu ! j'aime mieux voir sur ma liste un nom tout prosaique, tout roturier, comme Julien Chouinard tout court, que de voir de ces grands noms interminables qui emportent votre gloire, sans la parer, pour avoir,à bon marché,du papier pour allumer leurs cigares.Corbleu ! que cela n'arrive plus, sinon nous lâchons aux trousses de ces messieurs quelques bons estafiers, ou, s'il le faut, Lord Brougham et sa sceince chicaniére.L'Empereur de Russie vient d'émettre un ukare par lequel il enjoint aux Polonais le costume qu\u2019ils devront porter.Symes a déjà fait préparer sur ce plan une ordonnance qui sera passée aussitôt qu\u2019il sera gouverneur, ce qui, avec l\u2019aide de Dieu et du Victoria Club, ne pourra pointtarder.Nous avons eu la faveur spéciale de pouvoir prendre communication de la loi projetée.Voici sa teneur, elle est courte et bonne : « Etquil soit enjoint, par l\u2019autorité sous entendue, aux Canadiens, sans distinction de sexe, de ne porter à l\u2019avenir qu\u2019un col noir et des gants de kid, le reste des vêtements étant considéré comme parfaitement inutile.ler Proviso.Par un reste d'humanité ct afin de récompenser les Canadiens de Seur fidélité et de leur loyauté durant la dernière guerre, on leur permettra durant fen } de trop grand froid, c\u2019est-à-dire quand le thermomêtre sera au-dessous de 25- au soleil, de porter, en outre du costume légal, un voile de gaze, couleur roe.me Proviso.Tous les articles ci-dessus devront être achetés en les magasins viee-royaux situés en la rue du Palais.Conclusion.Tout individu qui ne se conformera point aux loi et provisos ci-desew sera pendu immédiatement et en cas de récidive son cadavre sera livré à la dissection.EF Afin de satisfaire en quelque sorte aux demandes réitérées qui nous sont faites, des numéros de la première série du FANTASQUE, nous nous sommes décidés à les réimprimer si nous pouvons obtenir un nombre de signatures suffisant pour payer les frais \"impression.Voici sous quelles conditions.Nous publierons toute la matière originale contenue dans les dix-huit premiers numéros, en un pamphlet in-8vo., format actuel du Fantasque, et qui pourrait se relier en un seul volume aver.lea numéros de la seconde série.Ce plan conviendrait probablement à tous ceux qui se proposent de conserver le journal.Le prix en serait d\u2019un écu.Les personnes qui désirent y souscrire sont priées dé faire passer leurs noms à nos agens les plus près.Nos agents de la campagne sont priés en conséquence de nous faire parvenir aussitôt les sigas- tures, qu\u2019ils pourraient recueillir.L'ouvrage serait livré sous un très court délai."]
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