La Canadienne, 20 juillet 1840, lundi 20 juillet 1840
[" Vol.1.No.14.| MONTREAL, LUNDI, 20 JUILLET 1840, a VIT TETE a aa ci ACTOR LE BONHEUR DU PEUPLE.CORRESPONDANCES, L'EGLISE CATHOLIQUE DE BURLINGTON, VT.Mr.L\u2019'EDITEUR, Le révd.Mr.O'Callaghan, prêtre missionnaire à Burlington est de retour ici dun voyage qu\u2019il fit dernièrement au Canada pour solliciter de Pride pour la tätisso l\u2019une église catholique en cette ville, Le révd, Pasteur fit hier (dimanche) un rapport de son voyage aux fi- dêles assemblés pour le service divin.Son allocation fut extrément touchante lorsqu\u2019il parla de la cordialité avec laquelle il lut regque au Canada.\u201cJamais, dit-il, je n\u2019ai éprouvé un pareil ac- vieil.Lv clergé de Québec surtout sempressa de contribuer généreusement à este œuvre picuse.\u201d La collecte au Canada se monte à environ 51000.Avec la soume que M.OC.se propose d'appliquer à la bâtisse, provenart du fruit le ces épargnes, et ce qu\u2019il espère collseter dans les Iotats-Unis, il «père de commencer bieutôt les fondations de l'église.Les revenus des prêtres aux Etats- Unis ne se réduisent qu'aux contribu- tons volontaires des fidèles car la dixme ct inconnue ici.Une collecte se fait dans le Heu où se dit la messe, tous les tois mois.tongrégation qui est ici composce de Canadiens et d\u2019Irlandais, la plupart in- figents, clle rapporte généralement de A0 à £30.Lo prêtre a aussi son ca- ue] : tes bntêmies, les mariages et les sépultures, qui sont payés à la discré- ton ct générosité des fidèles.Et le tout est plus que suffisant pour soutenir le prêtres Ils sont ici généralement en pension, ce qui leur évite les dépenses de Pentretion d\u2019une maison somptueuse cles frais d\u2019un nombreux domestique.Celui de Burlington loge à l\u2019Amecrican Hotel,à, je crois, $3 par semaine, co qui hi fait une dépense d'environ 5156 an- ncllement.Comme il n\u2019a ni domesti- les, ni ménagères, ni compagnie à re- | tevoir, le surplus de ses revenus, après Avil à pris ce qu\u2019il lui faut pour s'habiller et employé a soutenir les pauvres où à des œuvres pieusos, Et malgré la pauvreté de la | On n'assure que le Révd.M.O\u2019Callaghan se propose de donner 3500 de son argent, pour la bâtisse de l\u2019église.Cette somme est considérable vû la mo- un emplacement situé au milieu de la ville qu\u2019il a acheté de son propre argent, Il est difficile de se faire une idée de la simplicité, de la pauvreté même avec lesquelles se célèbre ici le service divin.La messe se dit dans la cave de la cour de justice dont l\u2019usage est accordé gratuitement aux Catholiques par les autorités de Burlington.Point d\u2019ornements, point d\u2019autel, point de cibuire, point de Saint-Sacrement, enfin rien de toutes ces choses, qui donnent ordinairement tant de splandeur au culte Cutholique.Quand je réfléchis à la pauvreté qui règne dans presque toutes les missions des Etats-Unis, (les grandes villes exceptées) et In sompluosité employée dans nos temples du Canada, je ne puis m'empêcher de croire, il faut le dire, qu\u2019il existe de Pindillérence pour le support du Catholicisme, tandis que les protestants souserivent de si fortes somuies pour le soutien de leurs missions.Lu somme de 51000 regue du Canada a pu paraître forte à M.OCal- laghan, lui qui est accoutumé à vivre dans la plus grande simplicité et dans une stricte économie, mais il me semble qu\u2019en aurait peut-être pu faire plus pour Une mission comme celle de Burlington, qui # compose en grande partic de Canadiens indigents.I faudra au moins de $2500 à-+33000 pour construire un édifice convenable à la grandeur du culte qu\u2019on doit y célébrer, ct j'ignore s'il sera facile de trouver le surplus de la somme aux Etats-Unis.Il est donc à : espérer que nos frères du Canada, ne | bornerout pas leur générosité à ce qu\u2019ils ; ont déià donné.UN CATHOLIQUE.Vermont, 13 juillet 1540.EXTRAITS DIVERSES.Du Courier des Etal-Unis.YucATAN.\u2014Un navire, arrivé en 22 jours de Laguna, à apporté la confirma- 1 + I [ dicité de ses revenus.II donne de plus\u2019 PRIX: 2 SOUS, tion de la prise de Campêche parles Fédéralistes.La ville a capitulé le 6 juin.La garnison a reçu les honneurs de la guerre, et a dû être envoyée a Yera-Cruz, aux frais de l\u2019Etat de Yucatan, Un traité dalliance offensive et défensive, contre le gouvernement central du Mexique, a été fait inmédiatement entre l\u2019Etat de Yucatan et celui de Tobasco.D\u2019après ce traité, Campêche a envoyé des forces à Tobasto pour aider à l\u2019expulsion des troupes centralistes mexicaines.\u2014 Les voleurs ne respectent rien, Le jour ou le colonel Johnson, vice-président des Etat-Unis, s\u2019arvéta a Philadel phic, sa montre lui fut habilement enlevé de son gousset.11 n\u2019en parla, dit un journal, qu'à ses amis intimes, et le lendemain sa montre lui fut renvoyée en parfait état, lst-co que les amis infl- mes du colonel Julinson auraient quelque rapport avec les voleurs de monties, ou bicn le voleur était-il un Locofuro qui a eu des remords d\u2019avoir loud un des sions ?Duel monstritewx\u2014On lit dans le Courrier de la Louisiane.Une rencontre aussi atroce dans ses principes que funeste dans ses résultats, a eu lieu vendredi dernier entre 5 et 4 heures du soir, entre MM, Hypolite Throuet et Paulin Prué, Français de naissance ct habitant depuis assez long- tems cette ville.La cause est attribuée à une affaire judiciaire, discutés devant le tribunal du juge Préval, à In suite de laquelle les parties cn vinrent à des voies de fait, Voici, nous assure-t-on, de quelle manière le duel a été conduit : Les champions placés à cinq pas de distance l\u2019un de l\u2019autre, et se tournant mutuellement le dos, tenaient un pistolet de chaque main.Au signal convenu, ils devaient faire un demi-tour pour se trouver face à face, ayant chacun une demic-heure pour tirer.Le premier feu fut échangé instantanément ; Prué prit son sccond pistolet de la main droite avec une telle précipitation que le coup partit en l\u2019air : se voyant alors exposé suns défense au feu de \u2018 son antagoniste, il lui présenta sa poitrine en disant.\u201cTirez.\u201d On nous assure qu'un grand nombre de spectateurs, entrevoyant quel serait le sort de Prué, s\u2019écrièrent de leur place: \u201cNe tirez pass\u201d mais il paraitrait que quelques-uns des témoins trouvé- rent mauvaise une pareille recommandation, et qu\u2019après avoir demandé qui se permettait de vouloir s\u2019interposer dans une affaire comme celle-là, ils invité- reut Throuet à faire feu sur son ennemi.Throuet s\u2019y décida, ct après avoir couché en joue assez long-tems Prué, il lâcha la détente de son pistolet, et celui-ci tomba percé d\u2019une balle qui lui traversa le corps d\u2019outre en outre, et occasionna une mort instantanée.Cette rencontre n\u2019a pas manqué de produire unc vive émotion dans le scin de cette communauté.Elle a fourni le texte à mille et une déclamations contre ceux qui ont mé!é la main 4 un acle que Pon ne qualifie que d\u2019assassinat de sang-froid.La police, inetruite des particularités, lança de suite des mandats d\u2019arrestation contre Throuet et les quatre témoins.Déjà on Cat parvenu à s\u2019en:- parer da premier et de ses deux seconds, et les agens de l\u2019autorité sont à la recherche des deux autres.L\u2019instruction doit s\u2019oavrir devant le recorder Bertus le 6 juillet prochain, après quoi l\u2019acte d'accusation sera porté devant la cour criminelle.\u2014Sous le titre d\u2019avis aux célibataires un journal publie le fait suivant, que sur 834 personnes admises à l\u2019hospice des fous du Massachusetts, on compte 550 garçons non mariés, et 102 veufs ou veuves.\u2014Nous avons raconté que le vice- président Johnson, après avoir été volé de sa montre, l\u2019avait recouvrée mystérieusement.Un journal de Philadelphie dévoile ce mystère, en assurant que la montre fut remise au colonel Johnson par un homme respectable qui lui dit quele voleur était venu le charger de cette restitution, en assurant qu\u2019il n\u2019avait pas su qu\u2019il volait un homme aussi honorable que le vice-président.Pareille histoire, on le sait, arriva au .vertueux Fénélon ; c\u2019est là un rapport qui a son prix pour le colonel Johnson.\u2014On vient de découvrir que le teneur de livres de la Banque de Pennsyl- 1 .LA CANADIENNE.varie, qui voyagcait, croyait-on, pour sa santé, a Cmporté avec lui 5100,000 à la banque.C\u2019est une chose admirable que la comptabilité américaine !\u2026.Le voleur laisse heureusement des propriétés assez grandes, et la banque perdra peu, dit-on, mais ce ne sera pas su faute.\u2014Les Etats-Unis semblent être devenus le pays des ouragans.La petite ville de Shrewsbury, Pennsylvanie, vient d\u2019être bouleversée par un tourbillon.Beaucoup de personnes ont été tuées ou blessées.\u2014Elévation rapide de Bonaparte, né le 15 août 1769, Chef d\u2019escadron d\u2019ar- tillerié au siège de Toulon, en 1793, à 24 ans.\u2014 Commandant d'artillerie à Parmée d\u2019Italie en 1794, à 25 ans.\u2014Gé- néral en chef de l\u2019armée d\u2019Italie en 1797, 28 ans.\u2014ll fit Pexpédition d\u2019Egypte en 1798, à 29 an.\u2014 Nommé pre- mnier consul en 1799, à 30 ans \u2014 À la fameuse bataille de Marengo, 1500, à 31 ans.\u2014Pimpereur en 1804, à 35 ans.\u2014 A Waterloo en 1815, le 18 juin, 46.\u2014Mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hé- lene, à 51 ans \u2014 Napoléon serait aujourd*nui dans su soixante-onzième année, LA CANADIENNE.LUNDI, #0 JUILLET 1840.FxirEs De LA Bermupe.\u2014 Tout le: moude sait que l\u2019ampistie dite générale de lord Durham exilait huit de nos compatriotes à la Bermude et refusait l\u2019en- tréc du pays à dix-huit auties aux Etats- Unis.Puis ces exceptions ayant été désaprouvées en Angleterres par le ministres, lord Durham, avan.de partir, pardonna tous les politiques saus exception.Alors les exilés partirent de la Bermude et s\u2019en allérent aux Etats, espérant rentrer sans obstacle dans leur Patrie ; mais John Brulot en avait disposé autrement, M.Gauvin, étant revenu à Montréal au commeucement de 1839, ce bon gouverneur le renvoya aux Etats, sous peine d\u2019aller en prison pour haute-tratison, maintenant est-ce 1a la toute clémence de sir John ; pour nous, nous appelons plutôt cela une tyrannie qu\u2019une clémence, M, RomvaLn A.CHERRIER écrit une lettre dans l\u2019Aurore disant que le bruit courc qu\u2019il est l\u2019éditeur do La Cana- dienne.Nous avons déjà dit plusieurs fois, ct nous repéterons autant qu\u2019il le faudra, que nous sommes seul l\u2019éditeur et le propriétaire de notre petit journal, M.R.À.Cherrier ne nous a\u2019 jamais Écrit un seul morceau, ni comme édis teur, ni autrement.Nous 1avons eu Jusqu'ici personne pour nous aider en aucthe manière dans notre pénible tû- che ; lorsque nous prendrons un éditeur, |, si cela arrive jamais, le public en sera © averti.D\u2019ici à ce temps nous serous scui absolument scul.! Honnéteté de l\u2019Ami.\u2014Dans la lettre Ÿ dont nous faisons mention ci-dessus, M.Cherrier demande à lPéditeur de Ë Ami de reproduire sa correspordaice 3d mais celte éditeur en chef s\u2019en est Livy À donné de garde ; et pourquoi 1 parcecue | cela aurait été rep honnête.Les Freres RaveL.\u2014Nous prions Je public de faire attention à l\u2019avertissement de ces jeunes gens, remplis de furve ut d\u2019adresse.Il parait que ta représent.- tion de ce soir surpassera encure, sil se | peut, toutes les précédentes.On sat que fes Frères Ravel font toujours de À mieux en mieux.Espérons que leusf efforts scrout courourés du plus | grand succès.- Ceux qui voudront avoir de honnes places feront bien de se pone dre de bonne heure, car il y aura aseué- ment foule.BREE rer prenne CHanivan::\u2014Mercredi dernier, à St.À Edouard, sept Canadiens et un bien plus § grand nombre d'origines différentes, voulurent courir un charivari à une dame veuve qui venait de se marier à un jeune homme de 18 ans.Cette dune ayant donné 24 piastres aux Canadiens, les autres voulurent avoir cet argent.Une rise \u2018s\u2019ensuivit, Ct ceux-ci étant plus nombreux accablèrent les Canadiens.Trois jeunes Labombarbe furent plus battus que les autres; un d\u2019eux mourut presque sur le champ ct les deux autres sont en danger; les quatre auties jeunes gens dont nousignorons les noms, sout maintenant assez bien.Noyve:\u2014Hier après midi, un jeune homme Canadien d\u2019environ 15 ons, # noya vis-à-vis le quai de cette ville, à environ un arpent du port.Tl était cme ployé dans une barge à bois, LA CANADIENNE.EEE ESSOR DesenTioN.-Nous apprenons toujours i Mr.Chev.de Lorim.est mort avec u ue quel,ue: soldats de sa majesté ont! aussi grand courage ; il n\u2019a point parlé, ahandonné leur service pour aller chercher leur mia heur de Pautre coté des mais il a Écrit diverses lettres à plusieurs de ses amis et une à ses Compatriotes en lignes.Qu'ont done de si attrayant les ' général ; dans celle-ci, il dit qu\u2019il avait \u201c Américains pour que les soldats risquent je fusillement ou du moins Pexil ?Nous je savons ; du coté des Américains, ils æ trouvent tous plus heureux les uns que les autres, mais de ce coté-ci, ils jrauvent que c\u2019est tout le contraire, rer RES Pr terete LE TORYSME.COMEDIE EN TROIS ACTES.PERSONNAGES.Pienre Epovanp, grand homme ressemblant à un surintendant de quelque chose, Joux, homme mince, qui aune voix erjarda, etayant l\u2019air d\u2019un sous-intendant, SABRE DE LOIS, ressemblant à un major.DomisiQUE, homme de campagne.Ltos, avocat sans Cause.firacivTire, homme extrêmement laid, etressemblant à un bon éliteur, HYpOLITE, Commis niais.La Sçène se passe en 1839.Le théâtre représente un beau grand salon tapissé en jaune.TROISIEME ACTE.Scène 2de.Les prévé.lents et Pierre, arrivant dans le fond du théatre.Hyacinthe.\u2014-Moi! révolutionnaire, non jamais devant le public ; mais dans la pensée, c\u2019est différent.(Apercevant Pierre,) Bonjour, monsieur Pierre, d\u2019où venez-vous donc ?Nous vous attendons depuis quelques minutes.Pierre.\u2014Je viens d'assister aux exécutions des cing patriotes.Mr.Hindelà parlé en brave ; il a dit qu\u2019il mourail innocem nent,que son arrêt était injuste, qu\u2019il était patrict*, que sa mort serait vengée et qu\u2019il mourait en disant le vieux £ri do la France : Vive la Liberté ; etc.un pressentiment que les Canad \u2026 gagneraient enfin leur Indépendance, que le drapeau de la Liberté prendrait la place de celui de Pescl.etil a fini sa lettre en disant, comme Mr.Hindel., vive la Liberté et l\u2019Indépendance.Enfin ils sont tous morts avec courage et résignation.Maintenant il faut espérer que John ne se bornera pas à si peu d\u2019exemples ; qu\u2019est-ce que c\u2019est, douze personnes de pendues pour une aussi redoutable révolte dont ils ont été les chefs ?Dominique.\u2014A mon avis, John ferait bien de pendre encore tous ceux de St, Chis.et St.Den.Cela me contenterait ; il me semblerait être vengé de ce qu\u2019ils m\u2019ont fait.Hyacinthe.\u2014Pour moi, je pense que ce hou et clément gouverneur a fini de fuire des exécutions ; mais il devrait exiler tous les autres à une culonie lointaine.Toujours espérons que ces deux coups de malchance vont pourtant décider les patriotes à demeurer tranquilles; mais oh ! ciel, s\u2019il fallait qu\u2019ils songassent dans quelque temps à venger leurs gens immolés à la tyrannie d\u2019un seul lomme ; ils prendraient des moyens plus sûrs pour réussir dans leur projet.Alors, que je plaindrais ceux qui tomberaient entre leurs mains, qu\u2019ils se vengeraient bien et avec raison, puisqu'il est reconnu que s'ils ont perdu cette fois-ci, ce n\u2019est que par la trahicon de quelques-uns des leurs; par exemple, cet Etienne Edouard Rodn\u2019était-il pas un des plus chauds patriotes et n\u2019a-t-il pas trahi ses confrères, maintenant Henri J.B.Bri.west-il pas la monté sur l\u2019échafaud ; et puis tant d\u2019autres, qui, par malheur pour les patriotes, ont déclaré différentes choses presque toutes fausses, mais pas moins regues mieux tourmenter des innocents et les envoyer ou à l\u2019échafaud où en exil.Pierre-\u2014Enfin les événements sont pas-Gs,il n'en faut plus parler, si ce n\u2019est que pour remercier Dicu et John de nous avoir délivrer de notre peur, et ne pas en parler en public, parce que cela pourrait fomenter les esprits et peut-être dans deux ou trois ans pourraient-ils .oh ! cause principale que douze patriotes ont / avec joie par notre gouvernement pouf, n | hon, espérons que non, parce que nous serions trop mal, nous qui sommes cause que les Canad.sont aujourd\u2019hui plongés dans la tristesse.Nos amis nous attendent à la porte,allone boire un coup avec eux pour tout oublier.Il faudra ensuite que j'aille à la cour, au bureau de la police, peut-être y a-t-on besoin de moi.Me suivez-vous,messieurs ?Dominique et Hyacinthe, ensemble.\u2014 Nous y allons.(Ils sortent et le troisième ct dernier acte est fini.) ee ES rer Les Un dit.On dit qu\u2019il arrive tous les jours aux Etats-Unis des déserteurs de l\u2019armée de la reine.Plusieurs passent avec leurs armes et accoutrement, leur bayonnetto surtout, Il s\u2019en trouve en grand nombre maintenant dans Mightgate, Swanton, Champlain et Plattsburg.Mais ces places Étant près de la ligne 45, ils n\u2019y résident pas longtemps.Ils se rendent dans les villes, où il suffit qu\u2019ils disent qu'ils ont abandonné le service anglais, pour obtenir de Pouvrage, Etant dernièrement allé aux Etats-Unis, nous y avons conversé avec un sergent du 73me.qui venait de prendre son congé.| était même passé, déguisé, par Missisquoi-bay, la place où on exerce journellement le plus d'oppression contre ceux qui passent Jes lignes.Mais il fut asses heureux pour ne pas exciter de soupçon.Ce sergent est un Irlandais catholique, rempli d\u2019intelligence, et paraissant avoir une bonne éducation.Il dit.ildit.bien des choses.- er eR IR ED rar mar Les Pourquoi et Parce que, Pourquoi le Royaume-Uni ne res- semble-t-il en rien aux Etats-Unis ?Parce que d\u2019un côté règnent la tyrannie, la misère et la dégradation ; tandis que do l\u2019autre dominent la Liberté, le bonheur et In grandeur d\u2019âme, Pourquoi la banque du Peuple res- semble-t-elle à l\u2019Ami du Peuple ?Parce que tous deux ont usurpé un titre qui ne leur convient pas.Pourquoi Pun des directeurs.res- semble-t-il à l\u2019éditeur\u2026 ?Parce que.il y a tant de ressemblance que.mais entre le bois et l\u2019écorce il ne faut pus y mettre le doigt.+ Pourquoi l\u2019un des anciens directeurs +.» S\u2019est-il retiré des affaires?Parco vette.LA CANADIENNE.{Shae Io 1 Sen rat POR trees errs qu\u2019il eraignait Papplication du proverhe : dis-moi qui tu hautes, je te divui qui tu Use Pourquoi l\u2019expédition de 1838 a-t-clle manqué ?Parce que .Nous vous le dirons en temps etlieu! À bon en- teur un denii mot suflit.ENIGME, X.Qui peut résister à mes feux ! J'échaufferais un cœur de glace, Lt je t\u2018ens la prémière place Puri les plaisirs et les jeux.Souvent l\u2019amour me fuit des vœux Souvent la volupté n\u2019embrasse, Empruntant ma force et ma grace Afin de faire des heureux.Mon baiser est un feu liquide, Qui rend hardi le plus timide, Le plus sage en est transporté - J'ai l\u2019art d'égayer Ia tristesse Je change en force la faiblesse Lt j'enfante la vérité (Le mot au prochain numére- ) (Le mot de l\u2019énigine EXme est : Soulier-) AVERTISSEMENS.E NE bonne INSTITUTRICE tournissant des certificats, dlésirerait trouver de l'en- couragement- ELLE s'oblige à ENSEIGNER le Francais, l\u2019Anglais, le Dessin, le Piano, ete- Pour les particuliarités,s'adresser à ce bureau- 13 Juillet 1810-\u20143- LIVRES NOUVEAUX.\u2018BH LE SOUSSIGNE' a 'honneur d'annoncer Hd A ses Piatiques qu'il vient de recevoir une Partie de sn COLLECTION de LIVRES, consistant en Livres de Droit, Médecine, \"Thés ologie, Elistoire, Littérature, Piété, &c- ll attend incessamment le reste de son Impor tation du Printemps- SS) Une Caisse de GRAV URES._ Il prie celles de ses Pratiques qui désirernicnt faire venir des Livres de I'RANCI pour cet autoinne, d'avoir la com;laisance de lui envoyer leur demande d'ici au ler Juillet - ; Soussigné a toujours en _maia un Grand Assortiment de Livres d'Ecolrs et de Prières, Livres de Comptes, Registres, Papiers, Plumes, Lncre, &c+ &e.E.R.FABRE.Rue St.Vincent, (vis à vis l'audience) 3me Porte à droite en descendant la rue: Montréal 19 juin 1840- OUIS PERRAULT offre maintenant en vente ln | .Cuisinicre Canadienne, contenant tout ce qu'il est nécessaire de savoir dans un ménage, pour préparer lea diverses Soupes Grasses et Maigres, Cuire lo Bœuf, le Veau, le Mouton, le Cochon, Ia Volaille, le Gibier et le Poisson : appreter les Poudings du toute espèce, ainsi que les Pâtisseries cn général, comprenant la manière de faire la Pâte Feuilleté ct une grande variété de Pâtes, T'ar- tes, Biscuits, Belznes ¢t Pains de Savoie ; les Confitures ct les Gelées de toutes sortes ; In préparation des œufs et des Crêmes, enfin des recettes pour les Liqueurs et autre breuvages, et des notes sur les Marinades, les legumes ct Salades» \u2014Prix un ECU.Montréal, 4 Juin, tp.JARDIN DE PLAISIR DE MONTREAL.GRANDE ATTRACTION.LES FRERES RAVEL, Donneront une Reprézentation CE SOIR, AU JARDIN DE M.STUART, Encoignure des rues St- Louis ct Sanguinet, - PREMIERE PARTIE.Grande Dance sur la CORDE TENDUE, exécutée par Jean ct Vicrorn RAVEL.Louis Raver exéeutera plusieurs pas nouveaux.DEUXIEME PARTIE.Les tours de Gimuastique, exécutés par Jean ct Victor, dans un genre nouveau.TROISIEME PARTIE.Grande Dance de core sans balancier et variée de tours- nouveaux, par Jcan.QUATRIEME PARTIE.Chose extraordinaire qui n\u2019a jamais encore été exécutée en Canada : GRANDE ASCENSION SUR LE FIL DE Fit A UNE HAUTEUR EXTRAORDINAIRE, PAR JEAN RAVEL.Les portes scront ouverles à 7 heures et demi et la représentation commiencera à 8 heures et demi.Prix d\u2019entrés :\u2014Loces, 2s, Gd.PARTERRE, 1s.3d.Montréal, 20 Juillet 1810.MAISON DE PENSION - J B.LAPLANTE prend Ia liberté d\u2019a- © vertir ses amis et le Public en général, w'il tient unc Maison de PENSION, Ruc des somunissaires, prés du marché neuf.Jl aura constamment en main toutes sortes de rafrais chissements,cte-les viandes les plus succulentes, telles que.Bœuf, Mouton, Veau, ete, Il espère que son assiduité ot sa promptitude à servir ses pratiques, lui mériteront l'encouragement public.Montréal, 4 Juin.a ee a A UR AAT SA Aa Te an AVERTISSEMENS, N se chargera uit Bureau de LA CANA- DIENNIS de toutes sortes dl'ouvrasses, tels que lilunes de toutes sortes, pour Notaires Avocats, Huissiers, etes ete- Livres amples, Cartes, Annonces ou Avertissements, Alfjches, ete.L'emploi de bons Ouvrices, l'élésance et ln variété des caractères, lout nous permet d'offrir avce avantage nus services au d'ubiie.Nous serons ponctuel aux ordres que toute personne voudra bien nous donner et nou ferons tout notre possible pour satisiaire coux qui nous encourageront.L'our nus conditions, elles seront à aussi bus prix qu'à aueune autre Imprimerie, Ia diligence et la promptitude, In petteté ct la beauté, que nous dunneruns à nes ouvrages, nous attireront, nous l\u2019espéron-, l'encourageinent de tous Nos concitoyens, Montréal 4 Juin.CHEMIN DE FER ENTRE MONTREAL ET KINGSTON.OUR être publié par F- C- CAPREOL, (aussi vite que possible après que l'arpeu- tage seru complété) une MAPEMONDE de 1 parties des provinees Hautes et Basses, qui con- tienda le Plan et l\u2019Arpentage de la route proposée du chemin de fur inteutionné essuntiel de Caprcol, pour le transport des passagers of ma chandises de Kingston à Montréale\u201d Le plan ot Parpentage montreront les sections, ete, du ehe- win de fir, ol serout accompagnés d'un rapport imprimés sur la mise en opération de la rent.L'urpentage, ete.sera surveillé par ROLER 1 A: MAINGY, Ecr- Ingénieur civil et mineur Prix, Cartes coloriées avec rapport £0 10.0 do unics do 050 Des souscriptions au Plan ci-dessus seront reques chez MM.Stanton et Rowsselt, à 'l'o- ronto; à Lous les Bureaux de Poste dans eha- que province, chez Frederick C- CAPREOL, No- 144, rue King, A Toronto: \u2014 Lettres, franches de port.Toronto, 21 mai 1340.Tr Les féditeurs des paj/ers-nouvelles qui copicront l'annonce cixlessus pour quelque temps, et enverront une copie de leur papier 1e- cevront Une carte coloriée» CONDITIONS DE CE JOURNAL, LA CANADIENNE SE Public deux fois In semaine, le LUNDI et le JEUDI dans la matinée, Ont prendra des Souscripteurs, à QUINZE SOLS pur mois, ou à NEUF PRANCS par année, payable d'avance, et on vendra le journal 2 sous, par numéro.PRIX DES ANNONCES.Six liznes ct audessous 1ère Insertion.2s Gil Chaquo Insertion subgéquento oh u Li Dix lignes et audessous Tère Insertion.Chaque Insertion subséquente.Audessus de dix lignes, lere Insertion, par ligne i Chaque Insertion subséquente, par ligne.td Les Annonces se publient \u2018ant qu'on ne donne pas ordre de discontinuer, chaque (lois que le nombre qu'on requiert,n\u2019est pas exprimé sur l'ordre.- Le bureau de la Canadienne est aabli, rue des Commissaires, chez M.Laplante, maison de pension, près du marché neuf et où le propriétaire se tiendra constamment.Les correspondances où autres écrits doivent \u2018être adressés francs de port, à JACQUES À.PLINGURKT, Propriétaire, Editeur et Impnimeur de la CANADIENNE."]
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