Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 5 juin 1845, jeudi 5 juin 1845
[" \u2014 \u2014 Tr Second Volume.) LE CAS TE CR 1 TY Tw Québec, Jeudi le 5 Juin, 1845.pets ETES TES [N umére 54.mere Journal Politique et Littéraire, DES ARTS.DE L\u2019AGRICLTURE ET DU COMMERCE.N.Aubin, RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.ttes LDAI30!2 OYIIPLA PUWIPOXT: Burcaw, Rue Courann, No.41.GAclanges ZLitteraires.LES LOUPS Ou la Bretagne sous le Régent.PROLOGUE.LA FORST DE RENNES.(Suite.) \u2014Dieu vous voit, dit-il, et Dieu punit les trai- tres.Vous voici souverain maître de lu destinée de la Tremi.Le chien, comme s\u2019il eût compris ce que ces paroles avaient de solennel, s\u2019afaissa sur son coussin en hurlant plaintivement.\u2014Ft maintenant, monsieur de Vaunoy, reprit Nicolas Treml, non par défiance de vous, mais parce que tout homme est mortel et que vous pourriez quitter ce monde sans avoir le temps de vous reconnaître, je vous demande une garantie.\u2014Tout ce que vous voudrez, Mon cousin.\u2014Ecrivez donc, dit le vieillard en lui désignant Ia table où Pattendaient encre, plume et parchemins.Vaunoy s\u2019assit, Nicolas Treml dicta : « Moi, Hervé de Vannoy, je n'engage à remettre le domaine de la Tremlays, celui du Boñexis- en-Forêt et leurs dépendances à tout descendant direct de Nicolas Treml qui me représentera cet écrit.\u201d \u2014Monsieur mon cousin, interrompit Vaunoy, ceci pourrait donner des armes au fisc.Si vous êtes condamné comme coupable de [ése-majesté, Cel acte sera naturellement suspect.\u2014 -Continuez toujours : + Cet écrit, accompagné de la somme de cent mille livres, prix de lu vente des dits domaines et dépendances.\u201d Comme cola, monsicur, le five n\u2019aura rien à reprendre.Cent mille livres forment un prix sérieux, quoique Lien au-dessous de la valeur des domaines.Vaunoy demeura pensifi.| Au bout de quelques secondes, il déplia le perchemin que lui avait remis d\u2019abord M de ja Tremluys.C'était un acte de vente en due forme.La ligne de ses sourcils qui s'était légèrement plissée, se détendit tout-à-coup à cette vue.\u2014Allons, dit-il, tout est pour le micux, puisque telle est votre volonté.Dieu m'est témoin que je souhaite du fond du cœur que ces pancrasses deviennent bientôt inutiles par votre heureux retour,\u2014 Souhaïtez-le, mon cousin, dit le vieillard en hochant la tête, mais ne l\u2019espérez pas.Veuillez signer ct parapher votre engagement.Vaunoy signa et parapha.Puis chacun des deux cousins mit son parchemin dans sa poche.\u2014Je pense, reprit Vaunay après un long silence pendant lequel Nicolas Freml s'était plongé dans sa rêverie ; je pense que ces préparatifs n\u2019annoncent point un départ subit.; It pensait tout le contraire et ne se trompait point.Sa voix éveilla en sursaut M.de Ja Tremlays qui se leva et repoussa violemment son siége.It passa sa main sur son front avec une sorte d\u2019égarement.\u2014Il est temps ! murmura-t-il d\u2019une voix étouffée.Vous m'avez rappelé mon devoir.Je vais partir.\u2014Déjà L.\u2014On m'attend, et je suis en retard.Allez, Vaunoy ; faites seller mon cheval.Je vais dire adieu à la maison dé mon père et embrasser, pour la dernière fois, l'enfant de mon fils.Vaunoy baissa la tête avec toutes les marques extérieures d\u2019une sincére afliiction et gagna les écuries.Nicolas Trem ceignit la grande épée de ses aïeux, vaillant acier, damassé par la rouille, et qui avait feudu plus d\u2019un crâne anglais au temps des guerres nationales.Tl couvrit ses épaules d\u2019un manteau et posa son feutre sir les méches éparses de ses cheveux blanes.Entre sa chambre et ln retraite où reposait Georges, son petit-fils, se trouvait le grand salon d\u2019apparat.C'était une vaste salle aux lambris de chêne noir eculptés, dont les panneaux étaient séparés par des colonnettes en denti-reliofs à corniches dorées.Eutre chaque panneau pendait un portrait de famille au-dessus duquel était peint un Écusson à quartiers.Nicolus \u2018Treml traversa cette salle d\u2019un pas lent et pénible.Son visage portait l\u2019empreinte d\u2019une austère et profonde douleur.Il s\u2019ar- rita devant les derniers portraits qui étaient ceux de son pére et de sa mère défunts et se mit à genoux.\u2014Adicu, madame, murmura-til ; adieu, mon père ! Je vais mourir comme vous avez vécu : pour la Bretagne ! Comme il se relevait, un oblique rayon de soleil levant perça les vitraux de la salle, fit scintiller les dorures et mit un reflet de vie sur tous ces raides visages de suzerains et de chevaliers.On eût dit que les nobles dames souriaient et respiraientle séculaire parfum de leur inévitable bouquet de roses ; on eût dit que les fiers scigneurs mettaient, plus su- rbes, leurs poings gantés de buille sur leurs hanches bardées de fèr, en écoutant la voix de ce dernier Breton qui parlait de mourir pour la Bretagne.Avant de quitter la salle, Nicolas Treml se découvrit et salua les vingts générations d\u2019aïeux qui applaudissaient à son sacrifice.Le petit Georges dormait encore, mais cc sommeil matinal était léger.Le contact de la bouche de son aïeul ruilit pour clore son rêve.Il s\u2019éveilla dans un charmant sourire et jeta ses bras roses autour du cou du vicillard.M.de ia Tremlays avait dit adieu sans faiblir aux images vénérées de ses ancêtres, mais À resta sans force, à la vue de cet enfant, seul espoir de sa race, qui ailuit être orphelin et qui souriait doucement à l\u2019aurore d\u2019un jour de honheur.\u2014Que Dieu te protège, mon fils! murmura-t-il, tandis qu\u2019une larme péniblement contenue monil- lait le bord de sa paupière blanchie ; qu\u2019il fasse do toi un gentilhomme et un breton !.Puisses-tu ressembler à tes pères, qui étaient vaillants.\u2026et libres ! Il dépnsa un dernier baiser sur le front de l\u2019enfant et s\u2019enfuit, parce que l\u2019émotion brisait son courage.Dans la cour, Hervé de Vaunoy tenait son cheval par la bride.Ce modèle des cousins voulut à toute force faire la conduite à M.de la Tremlays jusqu\u2019au hout de son avenue.Quant a Job, ou fut obligé de le mettre à la chaîne pour l\u2019empêcher de suivre son maître.Au bout de l\u2019avenue, M.de la Tremlays arrêta son cheval ct tendit la-main à Vaunoy.\u2014Retournez au château, dit-il, nul ne doit savoir où se dirigent mes pas.\u2014Adien done, monsieur mon excellent ami ! sauslota Vaunoy ; mon cœur se fend à prononcer ces tristes paroles.\u2014Adicu, dit brusquement le vieillard.Souvenez-vous de vos promesses el priez pour moi.Il piqua des deux et le galop de son cheval s\u2019é- toufla bientôt sur l\u2019épaisse mousse de la forêt.Hervé Vaunoy garda perdant quelques secondes son visage contristé, puis il frappa bruyamment ses mains l\u2019une contre l\u2019autre en éclatant de rice.\u2014Saint-Dieu ! dit-il, on m\u2019a donné pluce en un petit coin, et le diable a fait le reste.Bon voyage, monsieur mon digne parent ! soyez tranquille ! nous accomplirons nos promesses, ct vos domaines passeront en bonnes mains ! Il rentea au château la tête haute et le feutre sur l\u2019orcille.En passant près de Job il frappa rudement le pauvre chien du pommeau de son épée en disant : \u2014 Ainsi traiterai-je quiconque ne pliera point.Ce jour-là, les serviteurs de Treml oublièrent de chanter leurs joyeux noëls à la veillée.I y nvait autour du château comme une atmosphère de malheur et chacun pressentait un événement funeste.Nicolas Trem enfila au galop les sentiers tortueux de la forêt.Au licude suivre les routes tra- cécs, il s'enlonçait comme à plaisir dans les plus épais fourrés.À mesure qu\u2019il avançait, l\u2019æspect du paysage devezait plus sombre, la nature plus sauvage.Deo gigantesques ronces s\u2019élançaient d'arbre en arbre comme les lianes des forêts vierges du Nouveau-Monde.Ga et là, au milieu de quel- qusclairière où croissaient l\u2019ajone et l\u2019aride genêt, une misérable cabane fumait ct animait le tablean d\u2019une vie mélancolique.Après une demi-licue faite & france étrier, le vieux gentilhomme fut obligé de ralentir sa course.La forêt devenait récllemen impraticable.Il attacha son cheval au trone d\u2019un chêne près duquel paissait déjà ln monture de son écuyer Jude, qui ne devait pas être fort loin, et se fraya un passage dans le taillis.Quelques minutes après, il rejoignait son fidèle serviteur, qui l\u2019attendait, assis sur le coffret de fer.1v.LA FOSSE-AUX-LOUPS, A une demi-heure de chemin dela lisière orientale de la forêt de Rennes, loin de tout village ct au centre des plus épais fourrés, se trouve un ravin profond dont la pente raide et rocheuse est plantée d'arbres qui s\u2019étagent, mêlés, çà et là, d\u2019épais buissons de houx et de touffes d\u2019ajoncs qui aticignent une hauteur extraordinaire.Un mince filet d\u2019eau coule, durant In saison pluvieuse, au fond du ravin ; l\u2019été, toute trace d'humidité disparaît ct le lit du ruisseau est marqué seulement par la ligne verte que trace l'herbe croissant au milieu de la mousse jaunâtre et desséchée.Ce ravin court du nord au sud.Lun de ses bords, celui qui regarde le midi, est occupé par une futaie de chênes ; l\u2019autre s\u2019è- lève presque à pic, boisé vers sa base, puis ras et nn comme tune lande, jusqu'à une hauteur consi- cérable.La tête chauve du roc y perce à chaque pas entre les touffes de bruyère.De larges cre- vasscs s'ouvrent çà et là, bordées de cyprès nains et d'ifs au noir feuillage.En 1719, l\u2019aspect de ce paysage était plus sombre encore, s\u2019il est possible.Au sommet de la rampe que nous venons de décrire, deux tours cn maçonnerie, qui avaient dû servir autrefois de mou- mennçoient ruine complète depuis un temps immémorial.Tout à l\u2019entour, l\u2019herbe disparaissait sous les décombres.À quelques pas, sur la droite, le sol se montrait tourmenté et gardait les traces d\u2019antiques travaux.ça et là on découvrait des tranchées profondes, dont les lèvres, arrondies par le temps, avaient dû jôtre coupéca à pic autrefois ct correspondre à quel- lin à vont, élevaient leurs murailles lézardées qui | ques puits de carrière ou de mine, De l\u2019autre côté de la montée, des amas de muraille annonçaient que des constructions considérables avaient existé en ce lien.Mais tous ces restes d'anciens édifices étaient de beaucoup antérieures aux moulins à vent, qui pourtant, eux aussi, s'affaissaient de vicillesse.Pour remonter à leur origine et se rendre raison de leur destination évidemment industrielle, il eût fill, traversuntie moyen âge entier, se guinder jusqu'aux temps plus civilisés de la domination romaine, Or, nous pouvons aflinner que, dans la forét de Rennes, au commencement du dix-huitidme sicele, le nombre des savants, archéologues où antiquaires, était extraordinairement limité.Précisément en fice et au-dessous des moulins à vent en ruines, le ravinse rétrécissait tout-à-coup, de telle façon que les grands asrbres penchés sur les deux rampes rejoignaient lens épais branchages et formaient une voûte impénétrable.Cet immense berccau, noir, lugubre, solitaire, avait nom dans le pays la Fosse-aux-Loups.Point n\u2019est besoin de dire au lecteur l\u2019origine probable de ce nom.Le voyageur égaré qui traversait par hasard ec site sauvage, dont les lugubres teintes transportées sur la toile par un pinceau de mérite formeraient une décoration merveilleusement assortie pour certains de nos drames boulevaris, le voyageur, dis-je, n\u2019aperçevait, de prime aspect, nulle trace du voisinage ou de la présence des hommes.Partout la solitude, partoutle silence, rompu seulement par ces mille bruits qui s\u2019entendentlà où lu nature est livrée à elle-même.On aurait pu se croire au mi- lien d\u2019un désert.Néanmoins, un examen plus attentif eût fait découvrir, demi-cachée par un bouquet de frénes, une petite loge de terre battue, couverte on chaume, et dont Punique ouverture était garnie de lambeaux de serpillière faisant l\u2019office de carreaux.Cette loge s\u2019appuyait à l\u2019une des deux tours.Son apparence misérable, loin d\u2019égayer le paysage, jetait sur tout ce qu\u2019il l\u2019entowrait un reflet de détresse ct d'abandon, C'était, comme nous l\u2019avons vu, à la Fosse-aux- Loups que Nicolas Tremi avait donné rendez-vous à Jude, son écuyer.Le bon serviteur était à son poste avant le jour.Tandis qu\u2019il attend patiemment son maitre assis, sur les cent mille livres qui représentent à l\u2019heure qu\u2019il est Populent domaine de Trend, nous souléverons le lambeuu de toile qui ferme la pauvre loge couverte en chaume, ct nous introduirons à l\u2019intérieur un regard curieux.La loge était composée d\u2019une seule chambre.Ses meubles consistaient en un grabat et deux escabelles.Au lieu de plancher, le sol nu et humide, au lien de plafond, le revers de la couverture, C'est-à-dire le chaume.supporté par des gaules qui servaient de solives.Dans un coin un peu de paille, et sur la paille un homme endormi.Sur le grabat un autre homme veillait: c\u2019était un vicillard que l\u2019âge et la maladie avait réduit à une extrême fai- lesse.Il souffrait, ct ses deux mains qui serraient sa poitrine semblaient vouloir étouller une plainte.L?homume qui gisait sur le grabat et celui qui dormait sur la paille avaient entre eux une ressemblance frappante.Leurs traits étaient également piles et comme effacés ; lous deux avaient des chevelures de neige.C\u2019était évidemment le père et le fils ; mais l\u2019âge avaitblanchi li chevelure du vicillard, tandis que le jeune homme, créature monstrucuse et exceptionnelle avait apporté cn naissant ce signe ordinaire deln décrépitude.C\u2019était Jean Blanc l\u2019Albinos.Une douleur plus aiguë arracha au vicillard un cri plaintif.Jean hondit sur la paille frois:ce de sacouche Ctfutsurpieden un instant.li sap- procha du grabat et prit la main de son père qu\u2019il pressa silencieusement contre son cœur.\u2014J\u2019ai soif, dit Mathieu Blane.Jean saisit une écuelle félée où restaient quelques gouttes de breuvagz et lu toudit à son père qui but avec avidité.\u2014J\u2019ai encore soif, murmura le vieillard uprès avoir bu, bien soif.Jean parcourut des yeux la cabanc.H n\u2019y avait rien.\u2014Je vnis travailler, père, s\u2019écria-t-il en s\u2019élan- cant vers sa cognée : ji dormi trop longtemps.Papporterai du remède, Le vieux Mathieu se retourna péniblement sur sa couche, mais au moment où Jean allait franchir le scuil, il le rappela.\u2014Reste, dit-il ; je souffre trop quand je suis seul Jean déposa aussitét su cognée et revint vers le lit, \u2014Je resterai, père, répondit-il.Quand vous aurez somuineil, je courrai jusqu\u2019au chateau et je demanderai ce qu\u2019il faut à Nicolas Tremi, qui no refuse jumuis.\u2014 Jamais ! prononça lentement Mathien.Celui-là est un gentilhomme: il n\u2019oublie point son serviteur qui n\u2019a plus de bras pour travailler ou se battre\u2026ll ne méprise point l\u2019enfant parce qu\u2019il a les cheveux d\u2019une autre couleur que ceux des hommes, Que Dicu le bénisse \u2014Que Dicu le sauve ! dit l\u2019Albinos.Mathieu se souleva sur son séant ct regarda son fils en face.\u2014Jean, reprit-il vivement, ma mémoire est faible, parce que je suis bien vieux, Mais pourtant je crois ne souvenir.Ne m\u2019as tu pas dit que ic fils de Nicolas Trem est en grave péril 1\u2014Voici deux ans qu\u2019il est trépassé, mon père,\u2014C\u2019est vrai.Ma mémoire est fiuble.Le fils de son fils alors ?le dernier rejeton do Treml 7.Je vous l\u2019ai dit, mon père.\u2014Quel danger, enfant, quel danger?s\u2019écria le vieillard nvec une fiévreuse exaltation.Ne puis- je point le secourir ?Jean laissa tomher un tristo regard sur le corps épuisé de son père.\u2014Priez, dit-il, moi j\u2019agirai.Hier, du haut dun arbre dont jébranchais la couronne.j\u2019ai aperçu au loin Nicolas \u2018Freml qui revenait de Rennez, où sout assemblés les Etats.\u2014 C\u2019est une noble et vaillante assemblée, Jean ! \u2014 Elle était ninsi autrofvis, mon père.Je descendis sur la route afin de saluer notre monsieur, suivant ma coutume ; maissa préoceupation était si grande, qu\u2019il passa près de moi sans me voir.Je le suivis.Il causait avec lui-mème et j'enteudis ses paroles \u2014 Que disait-il ?Les traits de Palbinos se contractèrent tout-à- coup, et mne irrésistible convulsion fit jouer tous les muscles de sa face.Il éclata de rire.\u2014Que disait-il 7 répéta le vieillard.Jean, aulieu de répondre, se prit à gambader par la chambre, en chantant uns monotone refrain du pays.Son pére fit un geste de muette douleur et se retourna vers la muraille, comme s\u2019il eût été habitué à ces tristes scènes de folic.Il en était ainsi : Jean, sans être idiot, comme le croyaient les bonnes gens de la foret, avait de fréquents dérangements d'esprit, qui lui lnissnient une lassitle morale ct une tnélancolie habituelles.Sa lnideur physique et l\u2019incertaine faiblesse do ses facultés faisaient de lui un être à part ; il lo savait, et, sc sentant inférieur à ses grossiers Compagnons, que son intelligence dominait pourtant à ses heures lucides, il cachait soigneusement cette intelligence, se tenait à l\u2019écart etaffectait d\u2019étranges manies qu\u2019il plaçait comme une barrière entre lui et la foule.Moitié maniaque, moitié misunthrope, il était tantôt hauflon volontaire, tantôt récllement insensé.A son père seulement, pauvre vicillard qui s\u2019éteignait dans sa misère, Jean Blanc se montrait sans voile et découvrait les trésors de tendresse filiale qui étaient au fond de son cœur.Quant à Nicolas Treml, l\u2019albinos nvait pour lui un dévoüment sans bornes.Mais Jean Blane, le tailleur de cercles, le malheureux à qui Dieu avait refusé jusqu\u2019à Papparence humaine, portait en son fine une indomptable fierté.Il bornait Ini-mêmo les bienfaits du châtelain ex n\u2019acceptait que le strict nécessaire.M.de la Tremlays, d'ailleurs, exelu- sivement occupé de ses idées de résistance aux emplétements de la couronne, ignorait jusqu\u2019à quel point son vieux serviteur Mathieu était dénué do ressources.Il avait dit, une fois pour toutes, à son maitre d\u2019hôtel de ne jamais rien refuser au fils de Mathieu, et se reposait du reste sur cet homme.Alain, le maître d'hôtel, detestait Jean Blanc et remplissait mal à son égard les généreuses intentions de son maître ; mais Jean Blane n\u2019avait garde de se pluindre.Quand il rencontrait par hasard Mde la Tremlays dans les sentiers de In forêt, il lui parlait de Georges qu\u2019il aimait avec passion, ct enveloppait de mystérieuses paraboles l\u2019exprossion iles soupçons qu\u2019il avait conçus contre Hervé de Vaunoy.Ces entrevues avaient un caractère étrange.Lo seigneur et le vilain se traitaient d\u2019égal à égal, parce que le premier prenaît en pitié lo second et que celui-ci, dévoué mnis orgueilleux toutre mesure, trouvait un bizarre plaisir à s\u2019envelopper de sa folie comme d\u2019un manteau qui lai permit de jeter has tout cérémonial, Jean Blanc resta une demi-heure à pou près on proie à son accès do délire.Il sautait ct gromelait entre ses dents \u2014Je suis le lapin blane, le Inpin !.Fil rinit un rire amer ct plein de sarcastiquo souffrance.Au plus fort de son accès, il s\u2019arrêta tout-à-coup et son ail rouge perdit son expression de fiévreux transport, Il passa vivement sa tête à la fenêtre ct jein son regard avide dans la direction de la Fosse- tux-Loups, À ce moment, Nicolas \u2018Freml ct son éeuyer Jude sortaient du ravin et remontaient la rampe opposée.Jean se précipita au dchors, mais pendant qu'il gagnait la porte, le maître ct lo serviteur avaient disparu derrière les grands arbres.Voici ce qui s'était passé entre eux : V.LE CREUX D'UN CHENÉ.Au centre de la Fossc-aux-Loups s\u2019élevait un tronc de chêne de dimensions colossales.TI étageait sus hautes et noucuses racines sur le plan incliné do la rampe 3 ses branches, grosses commu des arbres ordinaires, radinient en tout sens et formaient en quelque sorte la clé de la voûte de verdure qui recouvrait cette partie du ravin.il courait dans le pays sur cet arbre géant et suc les deux tours qui co rronnaient la rampe méridioralo du ravin divers bruit.traditionnels.On disait, en\u2018ro ve + ; , LE CASTOR.\u2014Juin, 1845.ee sures choses, que l\u2019arbre s\u2019élovait directement au- dessus d\u2019un vaste souterrain dont l\u2019entrée devait se trouver dans les fondations de l\u2019une des deux tours, ou bien encore sur le vertant opposé de ln montée, au milieu des tranchées et pans de murailles dont nousavons parlé.Personne, et c\u2019est bien là le caractère propre de l\u2019apathio bretonne,personne n\u2019avait songé jamais à vérifier cet on-dit ; à cause de cela, tout le monde était persuadé de son exactitude.Les opinions étaient seulement partagées sur l\u2019origine de ces souterrains, que, de mémoire d'homme, nul n'avait explorés.Les uns prélendaient que c\u2019étaient tout simplement d\u2019anciens puits d\u2019où l\u2019on retirait autrefois du minerai de fer ; les autres, repoussant cette bourgeoise hypothèse, affirmaient que ces Grey, qui sera, je crois, un plus grand homme d\u2019état pour la postérité qu\u2019il n\u2019est aujourd\u2019hui aux yeux de ses contemporains.Dès le premier pas de sa carrière, lord Frey se distingua du parti whig, dont il a cependant été long-temps considéré comme le chef.Il soutint avec ardeur, dès l\u2019origine, la nécessité d\u2019une réforme parlementaire ; pendant lu Guerre, tous ses discours el tous ses voles eurent vraiment quelque chose de prophétique, tant il en prévit exactement les inés tables conséquences.Il fit preuve encore d\u2019une hante sagacité, en repoussant avec obstination toutes les offres de rapprochement entre lui et Canning, en refusant de souscrire aucune alliance, aucune transaction avec le principe tory, conservé intact, du moins quant à ln politique caves sans limites couraient en tout sens sous la [intérieure ; et il eut le courage de le déclarer tout forêt et rejoignaient celle du manoir de Bouëxis, où |haut.Néanmoins on peut dire en faveur des whigs la tradition plaçait un des centres de résistance au|qui se réunireut à Canning, que, s'ils n\u2019cussent pas contrat d'union, du temps de la bonne duchesse [agi ainsi, les débris dispersés du torysme cussent Été Anne, cette princesse si populaire, dont les actes obligés de se réunir sous un de leurs chefs Jes plus sont maudits etla mémoire adorée.Dans cette ahsolus, les plus intraitables.Canning n\u2019eiit pas seconde hypothèse, le souterrain aurait été un refuge réussi à entraîner une défection en sa faveur ; etce ou un lieu d\u2019assemblée pour les premiers conjurés|qui vient d\u2019être obtenu par une révolution parlemen- qui, dans la Hante-Bretagne, portèrent le nom de taire n\u2019oût pu être obtenu qu\u2019au moyen d une révo- Frères-Bretons.Quoiqu'il en soit, quiconque eût|lution violente, faite par le peuple.Mais si lon douté de l\u2019existence de ces caves aurait été regardé peut quonser ceux des whigs qui vo joignirent à Cani i ning, lord Grey {ut heureux de s Comme un ignorant ou un inscnsé.à l'écart, de Sore ménagé une position noble et in- (A continuer.) dépendante en dehors des deux fractions de l\u2019aristo- = cratie, et par conséquent à la tête du parti populaire.Aussi comprit-il hicniôt ce qu\u2019une telle position pouvait lui donner de puissance et de fierté ; ot quand il fut appelé au pouvoir, il ne mit son espoir ctsa conflance ni dans les principes de tel ou tel parti, ni Jans le nombre des votes sur lesquels il pouvait compter, mais bien dans Ia force du grand principe populaire de la réforme, dont il se portait le champion, Dans la grande lutte qui s\u2019en est suivic, et que tous les lecteurs d'Europe ont observée avec intérêt dans les journaux, le torysue à été évidemment anéanti 5 et les whigs ne Pont emporté sur leurs adversaires que grâce à leur alfiance franchement avouée ; , Javec le peuple, et aux importantes concessions d\u2019égoisme Je wavaient po, mn org es qu\u2019ils Ini ont faites.On ne pet soupçonner encore affection bien vive pour Ja réforme ; leurs efforts et Buel point do 5 co span Me Sepia pops: Eons oan es el et rh de événement dj pales ou là 4 mancipation des catholiques, et ces deux mesures, |ÉTIE des chefs de parti.Mais pour le moment il bien que sages et utiles, étaient plutôt en opposition |°* facile de voir queles classes moyennes sont do \u2019en harmonie avec les sentimens du peuple an.[PV en plusavides de repos, que la détresse com- ais.peur merciale a élé aggravée par l\u2019inquiétude insépa- choses en étoientlà lorsque Canning et ses|'BVle des discussions qui viennent de se terminer, ami oe lo projet de former une mouvelle que tout ce qui propriétaire \u2019 fre dans ht \u201ck école de torysme, et de renouveler le vieux système [tent commun de méfiance et d'eflroi vis-à-vis de du parti.L\u2019éminente sngacité qui distinguait cet tort ce est padre.sauvres commencent à ne homme si habile lui fit voir du premier coup-d\u2019œil| Et déjà or ni del s pauvr de chefs ; elles ont que la position n\u2019était plus tenable, et que le gouver- [Pl!S manquer ni de mers mde \u20ac ; A cs on nement devait changer son plan de défense contre leurs représentans, Jours Joumanxs, eurs rommes ses ennemis.Canning était aussi dévoué que Met-[d'état (1), leurs poctes @ \u201ces sont mr nt ternich lui-même à la conrervation du grand prin- [POsCes à attendre rl a voir si lo noue paramo cipe tory, de soumettre le gouvernement du pays a|\"® possèdera pos nee Mt na c Ph une influence aristocratique.| Si un employé de|Néter le secret de leur détresse, et d\u2019en nite, it Petat ou un homme influent s'était rendu coupable |EAUHE- A leurs hg as ro He ous .ie de quelque grande injustice, Canning était toujours|BouVernés, produire \u2019 NE nie publique est le prèt à le détendre en tout et pour tout.Jamais jl ne [Seul titre légitime sur She il ep ot hie se départit un instant de son système d\u2019absulutisme à [NC constitution puissent Ste Soper Cc \u2018eur du- l\u2019intérieur ; et s\u2019il se déclara pour PPémancipution | ée: Sans ce rosaliat posit Anrlete pe géné catholique, ce fut uniquement dans la persuasion que raly le peuple es | son ne ouvere ont a ; les catholiques, une fois émancipés, seraient plus rt ee pon dération des pouvoirs ¥ fatale favorables au pouvoir queles protestans eux- us admirablement balance qne les berivains pois inteni ini litiques l\u2019ont pu imaginer dans leurs théories.dans toute va free anne Canuing ps En Angleterre comme ailleurs, si lca classes éle- wssey dispost & le sacrifier au-dehors.Il (âcha|Yé®5> soit par la richesse, soit par la naissance, d\u2019éblouir le pays par une politique étrangère veulent conserver sur les rangs inférieurs de la so- bien hardie, bien libérale.mais en réalité tout-à-fait [CIÉtÉ leur ancienne prééminence, celles ne doivent conforme à l'intérêt national de l\u2019Angleterre.Car [PHS compter pour y parvenir ni sur leur droit divin ee n\u2019était pas, après tout, faire preuve d\u2019un libéra-|\"i £ur ta force brute ; ho il faudra qu\u2019elles se ré- lieme bien généreux, que do rendro l\u2019Espagne indé-|*8nent à faire preuve d'une véritable supériorité de pendante de la France, de délivrer l\u2019Amérique du lumières, ou à fravailler efficacement au bien de Sud de ln do.nination de PEspague, et de faire trou- [ts ver aux produits des manufhctures anglaises des milliers de consommateurs nouveaux dans ces con- [1] Cobbelttrées devenues libres et opulentes, 2, (21 Ohenezor Elliot, le forgeron de SheMield, au- Pourtant nous ne prétendons pas ici pénétrer au aur des ¢ Corn-law Rhymes *.fond des motifs qui firent agir Canning : ce qui cst|t certain, c\u2019ést qu'il voulut, du moins par sa politique étrangère, étahlir une différence tranchée entre son école et celle do Castlereagh ; il voulut s\u2019assurer de nombreux partisans en flattant ceux chez qui domi- naît l\u2019orguoil national.Mais il sentait surtout la nécessité impéricuse de rallier à lui la masse des classes moyennes, masse incertaine et mécontente, qui mé- naçait de se réunir pour ne former qu\u2019un parti, un parti populaire.C\u2019est à quoi Canning erut pouvoir réussir en opérant une révolution dan- les principes de la politique commerciale en Angleterre ; mais tant d'obstacles niatéricls s\u2019opposnient à la réalisation des principes d\u2019Huskisson sur Ia liberté du commerce, bien qu\u2019ils fussent les plus snges.les plus nobles, les plus vrais, bien que leur triomphe ultérieur soit assuré, et In détresse était alors ei grande, que rien an monde n\u2019était enpable de ramener la prospérité commerciale, ni de réconcillier les classes moyennes à la nouvelle école do torvsme.près tout, cette nouvelle école cst morte presque ©n naieant : elle n\u2019a pus survéeu à l\u2019homme de talent qui l'avait conçue, et cot homme lui-même eût êté impuissant à en prolonger l\u2019existence.Il eût été déjà depuis long-temps accablé, comme l\u2019ont 616 ses amis, sous la grande question de Ia réforne.En un mot, Canning est mort à temps, non pas seulement pour sa réputation personnelle, mais encore pourle progrès de son pays, progiès auquel il eût Certainement fait obstacle, et qu\u2019il eût combattu de fout son pouvoir si la .mort- ne l\u2019eût enlevé si tôt.Avoe lui périt le dernier espoir du torysme.Lo navire courait aur des écuoils, il était en danger imminent de s\u2019y briser ; le pilote essaya de le sauver par un virement subit, mais cotte manœuvre désespérée fit sombrer le bâtiment, qui disparut pour toujours.C'est du moment où Canning sortit de la scène politique que date Pélévation de son rival, de lord \u2014 Politique.(De la revue encyclopédique.) HISTOIRE DES PARTIS EN AN GLETERRE.LES WIGS PT LES TORYS DEPUIS 1660.\u2014 NAISSANCE DU PARTI POPULAIRE.(Suite ct fin.) Ce qui pourtant donnait encore un reste de farce au toryeme, c\u2019est que les whigs ses adversaires n\u2019inspiraient que bien peu de confiance.Ils étaient re- Evie E.Crowe.LE CASTOR.è ttedee, JEUDI, 5 JUIN, 1845, L\u2019INCENDIE RÉCENT.Précautions à prendre pour cn empérher le retour \u2014 Nevessilé de réorguniser le département du Fey.\u2014Les propriétaires de St.Rochne doivent à aucun prix se défaire de leurs Propriélés.À la suite du désastre qui vient ds jeter le pays dans le deuil, qui menace notre ville toute entière de la ruine, il est important pour tout le monde de chercher à profiter d\u2019une expérience aussi chèrement acquise ; il est du devoir de chacun des citoyens d'apportor sa quote part de lumières eur les moyens à prendre pour empêcher autant qu\u2019il est humainoment possible le retour d\u2019une calainité comme celle qu\u2019on déplore, de même que chacun à déjà fourni son contingent de secours aux infortunés que le fléau vient de frapper.La première chose à considérer, est la reconstruction de St.Roch qui} fant absolument rétablir,et cela aussitôt que possible, Nous voyons dans les journaux de cette ville une foule d\u2019écrits sur les moyens de parvenir à la réédification de ccite masso d\u2019édifices aE pensent que la largeur et la régularité des rues suf fisent pour yréserver de la destruction, tracent do magnifiques plans, sur lesquels ils changent la disposition des voies publiques, achètent tout en biog pour revendre en détail, construisent pour tout le encore moins nux besoins des anciens propriétaires ou des occupants ; ccs projets qui émanent sans doute du désir de voir rétablir imnédiatement dans ses foyers l\u2019active ot industricuse population quiena, été chassée, nous semblent plus faciles à concevoir qu\u2019à exécuter.En efletil scrait très beau de voir s\u2019ouvrir uniquement des rues de cinquante pieds, tirées au cordeau ; de voir s'élever de belles rangées de maisons uniformes sur les ruines de celles qui ont disparu ; mais on ne songe point qu\u2019il faudrait pour cela des sommes d\u2019argent que nous n\u2019aurons jamais à notre disposition, qu\u2019il faudrait en diminuant ains: l\u2019espace chasser au moins un tiers de l\u2019ancienne population ct même plus, si l\u2019on songe que les nouvelles maisons ne scraient plus à la portée des moyens de leurs anciens propriétaires.Les collections, | les sommes tirées des assurances, ne couvriront point les pertes ; comment voudrait-on par conséquent bâtir sur un plus grand pied ?L'ouverture, le nivellement de nouvelles rues exigerait une dépense plus élevée même que la valeur du terrain et encore ne réussirait-on qu\u2019à faire ung vill> impraticable pendant long-tems.Non, ce n\u2019est point là qu\u2019il faut absolument jeter les yeux pour empêcher le retour d\u2019un grand incendie.La largeur des rucs est une faible protection si l\u2019on songe que le feu a pris fréquemment, le jour de l\u2019incendie récent et dès son commenceme nt, à des distances considérables.C\u2019est daus le mode de construction seulement qu\u2019on trouvera un remêde et pour arriver à trouver colui qui convient le mieux à notre climat, il faut consulter Pexpérience des autres pays situés comme le notre et voir comment on pourrait l'adapter à nos moyens, ainsi qu\u2019à- la circonstance daus laquelle nous nous trouvons.TI serait trop Tong de développer ce sujet ici, qui d\u2019ailleurs demanderait des détails un peu compliqués pour un journal j nous y reviendrons lorsque fous nous serous procuré les calculs au moyen desquels nous croyons pouvoir prouver que nous avons 4 notre dispositions les moyens de construire des maisons parfaitement à l\u2019abri du feu extérieur, élégantes, plus chaudes que ne lo sont les notres et cela sans plus de frais, sans avoir recours à l\u2019importation.Nous nous ferons un plaisir de soumettre Un plan au comité et de contribuer même autant qu\u2019il sera en notre pouvoir à son exéculion ; il ne scra peut-être pas le meilleur qui sera proposé ; mais au moins méritera-t il qu\u2019on le discute.Plusieurs personnes à qui nous avons soumis quelques idées nous ont encouragé à les mûrir ct à les offrir sous une forme régulière.Un des objets sur lesquels nous insistcrons et qui attire lattention générale est d\u2019abord le mode adopté jusqu\u2019ici pour la couverture des maisons.On considère au premier abord le for-blanc généralement employé ici comme ce qu\u2019ily a de micux ; nous croyons qu\u2019on s\u2019exagère beaucoup son utilité, etson prix élevé le met à la portée des gens riches seulement ; le fer-blanc n\u2019est bon qu\u2019en quelques Cas, pour des Cilifices isolés ct très élevés dont la toiture offre une rapide declivité, parceque les charbons ne s\u2019y attuchent pas et glissent à terre ; mais pour les toits des maisons ordinaires, il ne convient nullement ; il s\u2019éclauife vite, soit par des charbons ou parla flamme et communique le feu à la charpente au-dessous sans qu\u2019on puisse y jeter d\u2019eau.Llardoisc vient ensuite, mais il est très difficile d\u2019en obtenir d\u2019une qualité qui réponde aux besoins de notre climat; le passage frequent du chaud au froid la fait cffeviller peu a peu et tomber cn poussiére en quelques années.La tulle manufacturée sous certaines conditions et de forme particulière pour la faire résister nu froid et aux ouragans est ce qui conviendrait lc mieux à ce pays.On l\u2019empluie avec succès dans le nord do l\u2019Europe où toute autre matièrea éte rejetée depuis long- tems.Cet objet encorc peut être soumis dans ses détails à l'examen d\u2019un comité, En mine tems que des efforts seront faits sans doute pour améliorer le système de construction, il faudra de toute nécessité que notre conveil de ville profite de ln circonstance actuelle pour réformer complét-ment l\u2019organisntion vicicuse du département du feu ; nous avons cent fois supplié_inutilement nos édyles de changer le système suivi jusqu'ici, on à vu, où du moins l'on a pu voir qu\u2019en dépit du zèle personnel et de l\u2019activité des compa- gnics netuelles, l\u2019organisation toute entière est faite sans intelligence ct paralyso te mérite ct les efforts individuels.Le système actuel est très couteus sans être efficace ; il a exclu une forte proportion des personnes qui autrement cussent été disposées à en faire parties il a chang une institution deo générosité, de sacrifice, de bon voulvir en une sorte de spéculation.L\u2019appât de Pargent a pour quelques uns pris la place de Pémulation et de la raison du bion public.| Nous ne voulons point dire que ceux qui font partie de ce département soient mûüs par des motifs sordides ; ils ont souvent donné des preuves du contraire ; mais la méthode de payer des ponipiers, de leur donner des chefs absolument incapables © t mal appris a fait fuir la classe la mieux disposée à travailler à la protection mutuelle, |ver la propriété, monde des maisons qui ne peuvent s\u2019adapter au oût, réparées [ \u2018 , ; valeur y courage et surtont du la patience et la | ition de St, Roch si religieuse, vee tee détruits en quelques heures; des personnes quill espéco \u2019urgence qu\u2019il y a pour eux d\u2019un conser- malgré les conditions avantageuses qui pourraient leur être offertes par les spéculateurs.Le malheur n été grand, mais il ne doit point nous décourager.Si SL.Roch semble langue pendant une couple d\u2019unnées, nul doute que, ses pertés une fois il ne prenne un nouvel essor, et que la des propriétés ne s\u2019augmente considérable ment.Que linfortune ne mène point ou désespoir.Si la misère se fait craîndre un peu, le désespoir ne servirait à vien et la vente des emplacements ne produirait qu\u2019une chétive ressource, et priverait le propriétaire d\u2019un revenu certain et considéruble, Si les circonstances forcent lc comité à quelque délai, il n\u2019en est pas moins certain qu\u2019il agira et qu\u2019il agir ellicacement avec l\u2019aide de la générosité des capitalistes.Ce secours sera d'autant plus effectif, qu\u2019il s\u2019adaptern à toutes les fortunes, et tel qui rougirait de recevoir une somme à titre de don, l\u2019acceptera avec joie à titre de prêt.Ayons done du ; ile popula- si patriotique et surtout si unie, ne se verra poiut dissominée par toutes les parties de la cité, en cédant sa place à d\u2019avides spéculateura.COLLECTE DU Quartier St.Pienre, Du 29 MAI AU 3 JUIN.Hamilton Low £100 0 0 Donald Fraser 100 0 0 Allan Gilmour & Co.200 0 0 Gibb, Lane & Co.100 0 0 Thos.Curry 5000 Thos.& Jas.Oliver 50 0 0 W.Chapman & Co.50 0 0 Anderson & Paradis 50 00 Frans.Langlois 50 0 0 Ro, Shuter & Co.25 0 0 G.H, Parke 25 0 0 W.J.C.Benson 25 0 0 Mrs.Benson 50 0 Robt.Roherts 10 0 0 Robt.MeLimont 25 0 0 Janes Dean 25 00 Wu.Ramsay 25 00 Joseph Currier 25 0 0 MeDonald & Logan 25 00 Frans.A.Defoy 12 10 0 Ed, Glackemeyer 1210 o Mr, Graves 10 00 Gugy Stevenson 5 0 0 D.R.Stcumt 10 0 0 I.8.Dalkin 1210 0 M.J.Wilson 710 0 George Colley 5 0 0 J.W.Leaycraft 10 00 Charles Stuart 1210 0 Day & Nelson 2 00 Wn, Walker, jr.710 0 Charles Toston 5 0 0 David D Young 10 0 0 L.T.Macpherson 10 0 0 A.J.Maxham 6 0 0 Gilinour & Coulson 15 0 0 Alex.Borrowman 1210 0 J.Wilson, jr.5 00 E.& W.Poston 10 00 Alex.Provan 710 0 Denis Maguire 500 W.B.Meyer 5 0 0 Julien Pois 5 00 Hugh Murray 2000 C.#.Pratt 5 00 Weston Hunt 10 0 © Win.Philips 10 00 Narci-se T'urehtte 10 0 0 Augustin Amiot 500 S.& I.Brown : 5 0 0 Captain M.Douglas, \u201c Pearl 5 00 Michael Scout 5 0 0 S.Macanlay 10 0 0 C.Brockleshy & Co.710 0 Jean Bapt.Picard 10 0 0 Matte & Thiberge 5 0 0 George Pitrie 5 0 0 P.Gervais 5 00 J.B.Audetic & fils ; 500 Shaw & Torrance 10 0 0 C.& D.Cullam 500 A.Lenfesty 500 W.C.Henderson 5 0 0 Robt.Cassells 10 0 0 François Briscbois 1210 O J.Fyfe 5 00 Mrs.Scott WW 0 0 James Hunt 100 0 0 P.Langlois & fils m 0 0 Vital Tétu 2 0 0, John Bruce 1210 0 J.M.Fraser 1210 © H.J.Noad & Co.5 0 0 J.O\u2019Meara 10 0 0 Jo Floteher 10 0 0 G.A.Blenkin 1210 0 J.À.Pirric 5 0 O H.E.Scott 1210 0 \u2014 etre, Parmi les donations généreuses que nous n'avons pas encore pu enrégisirer, nous trouvons les dons L'organisation complète du département du feu demanJorait aussi une foule de détails qu'il nous est, impossible de condenser dans leprérent article ; nous| ÿ veviendrons dans notre prochain numéro ; et après avoir examiné ce qui se fait ailleurs, nous verrons comment on peut adapter à notre ville les systèmes qui réussissent dans d\u2019autres pays.Le moment est favorable, les citoyens aont disposés ; il leur faut seulement l\u2019organisation pour tirer parti de Ia bonne volonté ct des moyens de chacun.Nous voici maintenant rendu à un objet de la plus haute importance pour les propriétaires do terrains situés dans la paitio mecudiéc, nous voulons dire, magnifiques de £250 oilurt par Mgr Parchevéque de Quéhce et d\u2019une somme semblable par sa seigneurie l\u2019évêque Mountain.Le Heut.Col.Estcourt a souscrit £6O ; des capitaines de navire £24 3 8, Dans la ville des Trois tivières, la souscription (commencée lundi matin se montait déjà, le soir, à la somme de £236.MM.Jolivet et Mackenzie, de Snint-Gervais, sont arrivés aujourd\u2019hui avec £30 en argent et 14 voitures chargues d\u2019effets qu\u2019ils ont remis au comité.Ces cflets consistaient en 120 minots do patates, quelques minots de farine, des hardes et du linge évalués à £40, et une vaéhe.Un bateau est aurivé hier du Château-Richer avec le produit do lu collects do cette paroisse, consistant SP CA Sf TR HB RE LE CASTOR.\u2014Juin, 1845.en argent, £9 10; patates, 70 minots; sucre, 140 livres, et unc quantité de hardes.M.Parent, vicaire de la Pointe-aux-Trembles, est arrivé hier avec £62 en argent, et la valeur d\u2019environ £40 en effets.M.le euré de In Pointe-Lévi a envoyé £55 qu\u2019il a obtenus dans une seule partie do sa paroisse.Depuis Kakouna où l\u2019on venait d'apprendre Ie malheur arrivé à ln cité de Québec jusqu'a Ste, Anne de Ia Pocatière, huit gnélettes chargées de provisions ct de vêtements pour les incendiés, de- valent Être expédiées sans délai à Québec, Les membres du comité nommé à l\u2019assemblée tenue à St.Roch dimanche dernier sont priés de se rappeler qu\u2019ils doivent se réunir demain vendredi a 7 heures précises pour entendre les rapports de deux gous-comités nommés à l\u2019assembléz de mardi.DISTRIBUTION D'ARGENT.\u2014Nous ne pouvons que louer la marche suivie jusqu'ici par le Comers DE SECOURS Cnvers lez infortunées victimes de l\u2019incendie ;.leur donner des provisions, de l\u2019argent même, c\u2019était assurément pourvoir aux hesoins les plus pressants ; que ce système aît prêté le flane au charlatanieme, à l\u2019escamotage même de quelques individus, celaest arrivé, nous dit-on, mais ceux qui avaient véritablement besoin de ces secours en ont profité et le but charitable est rempli.Cependantnous croyons que In cireonstance la plus eu tique est maintenant passée, il y a de Pouvrage et les provisions qui viennent de la campagne se donnent plutôt qu\u2019elles ne se vendent à ceux qui ont souffert, de sorte que tout le monde peut vivre avec de lPéconcmie et du travail.Les distributions en argent devraient donc cesser tout à fit, car 31 faut penser à l\u2019avenir.Il faut maintenant songer à rebâtir, à fournir des demeures à ces 15,000 individus qui encombrent les édifices publics et ln résidence de leurs amis, la charité le commande et Ia salubrité 1e cela il faut redouter les rigueurs de Phiver qui ne manqueraient pas d\u2019amoner à leur suite quelque fléau plus destructeur encore que I: feu, et des misères incaleulaliles.La générosité de nos concitoyens ne saurait donc mieux faire que d\u2019organiser un comité pour la reconstruction des maisons incendiées, four- nissant ainsi à tout le monde le moyen de gagner sa vie, tout en se préparant des abris pour la saison rigoureuse, Les plans que nous savons devoir être présentés à un zemblable comité, ollviraient une surc garantie à toutes les parties.tt \u2014 Plusieurs personnes se plaignent, ot avee raison, de ce que In Corporation a négligé jusqu'ici ae faire abattre, dansles quartiers détruits par le feu, les cheminées et les pans de murs qui menacent de S\u2019écrauler d\u2019un moment à l\u2019autre sur les passants, et qui rend In circulation dans les rues de cette partie B.Vigor, qu\u2019un de ses amis proposa, n\u2019obtint qu@ cinq ou six voix.L\u2019honorable Mr.Masson fut êlu à une majorité triomphante.À un banquet donné par les partisans tories dans une ville du Haut-Canada le jour anniversaire de la naissance de la reins, nous remarquons parmi les suntés d\u2019ordro celles de l'honorable D.B.Viger et de Sir John Culborne ! Les citoyens de Montréal répondent avec en- thousinsme a Pappel que leur ont fait leur premier magistrat et la presse, en faveur des incendiés de Québec, Voici la liste des souscriptions recueillies à la première réunion des citoyens, dela cité, très dangereuse ; chacun s\u2019éionne que cela n'ait pas encore causé d\u2019accident.Sans doute| que nos édiles s\u2019emprezseront de faire disparaître ce.juste sujet de plainte ; ct ceux dont l\u2019incendie a épargné la vie ne seront point menacés de ln perdre à chaque instant sous les décombres de leurs an-: ciennes demeures.On verra par nos colonnes d'annonces que Mr.Chs.Dion, ci-devant instituteur de la fabrique, St.Roch, a ouvert de nauvenu son école an château St.Louis.Nous ne doutons pus qu\u2019il n\u2019obtienne tout encouragement qu'il mérite et qu\u2019à ses anciens élèves qui, nous dit-on, doivent pour la plupart venir profiter encore de sou cnscignement, il s\u2019en adjoindra encore d\u2019autres.Ce monsieur possède une longue expérience ct sn méthode a donné d\u2019excellentsrésultats.Les parents qui envoyaient leurs enfants & Pécole avant Pincendic ne saurnient sans danger les priver aujourd\u2019hui de l\u2019éducation commencée.Les salaires qu\u2019obtiennent les ouvriers leur permettront de faire un léger sacrifice pour ne pas laisser perdre à leurs enfants un temps qu\u2019ils ne retrouveront plus.a Ecorr.\u2014Nous avons reçus à plusieurs reprises de graves plaintes sur la conduite de coring come missaires d\u2019écolo pour la paroisse de Charlesbourg.I parait que les partisans de Mr.Neilson i ln dernière élection, veulent se venger de leur défaite sue un instituteur respectable du village de St.Pierre dépendant de la même paroisse, parce que ce monsieur aurait eu la complaisance de laisser fes liabi- Son Excellence le Gouv.-Général £500 0 0 Le commandant des forces 100 0 0 Le maire de Montréal 100 0 © Banque de Montréal 750 0 0 Le Séminaire de Montréal 250 0 0 L\u2019évèque de Montréal 50 0 0 Banque du Peuple 250 0 0 L'honorable Jos.Masson 600 0 © L'honorable D.B.Viger 100 0 0 Gillespie, Molfait & cio 150 0 0 Jolin Molson 100 0 0 Thomas et William Molson 150 0 © M.Stayner 100 0 0 C.S.Rodier, ter.50 000 L\u2019honorable William Morris 50 0 0 F.M.Leprohon 25 0 0 L'inspocteur de potasse 25 0 0 Jolin Torrance & cie 100 0 0 Destarats et Derbishire 50 0 0 L\u2019honorable D, Daly 5o 0 0 L\u2019honorable Le H.Lafontaine 100 0 © À, Berthelot 25 0 0 C.S.Cherrier 25 0 0 L.T.Drumnond WB 0 0 Forsyth, Richardson & cio 150 g O Mr.le procureur-général Smith 5o 0 0 5| Thomas Wilson 25 0 0 [honorable P.McGill 50 0 0 JL.I5.Mills 50 0 0 Benjamin Holmes 25 0 0 Jahn Leeming 26 0 0 J.H.Lamb 25 0 0 William Lyman & cio 2B 0 0 MeDougall et Glass 25 0 0 Jacoh DeWitt 25 0 0 MePherson, Crane & cie 50 00 J.Bruncau 5 0 0 Jos.Shuter 26 0 0 Hubert Paré 25 0 0 I.R.Fabre 2 0 0 Arthur Ross 25 0 0 M.John Tolly 25 00 Jahn Glennon 25 00 William Edmondstone 25 0 0 H.Allan 25 0 0 Charles Geddes 25 0 0 Robert Weir & cie 20 00 John Smith 25 6 0 P.Morrcau 25 0 0 JS.D.Lacroix 1210 0 Dr.Arneldi 1210 O Capitaine Brownrigg 10 0 0 J W.Wickstead 25 0 0 P.Fagvon 25 0 0 Dr.Bethune 5 0 0 Joseph Nickless 5 00 Charles Rodyerd 5 0 0 Joseph Bowrret 12 10 0 F.T, Renaud 15 0 0 Henderson Brothers 10 0 0 Joseph Schofield et fils 20 00 Révérend M.Wilkes 5 0 0 Colonel Wildgress 5 00 Richard Yates 10 0 © John Kelly & cie 2000 John Ward et fils 210 0 Joseph Donepuni 30 0 0 Thomas McGinn 710 1 Hooker, Holmes & cio 5 0 0 Wiiliam Dow & cie 50 0 0 Daniel Gorrie 10 0 © CORRESPONDANCE.\u2014_\u2014 (Pour le Castor.) Monsieur, tants de cette localité sc réunir à ln maison d\u2019évale qui leur appartient, pour objet politique.On ajoute même que cette clique in petto n\u2019aurait rien négligé pour chasser leur instituteur parce qu\u2019il a de plus le défaut impardonnable de satisfaire pleinement le village qui l\u2019a choisi ; et en conséquence on aurait déterminé d\u2019ôter l\u2019école du centre de ln paroisse pour la transférer à une de ses extrémités.Ces injustices se commetient dans le silence ; mais si personne n\u2019y met un terme, la presse se chargera de ce soin en exposant au mépris publie les noms de ces commissaires pleins d'équité qui profitent de la petite majorité que leur accorde le nombre, pour vexer leur coucitoyens même au détriment de Pintérêt commun.me te M.Grieve, membre du parement pour la ville des Trois Rivières, et gendre de l'honorable M.Bell, est décédé avant-hier.Sa mort laisse une vacance dans la représentation.It est probable, comme les bruits en ont couru il y a quelque tems, que le Président du conscil exécutif fera tout son possible pour entrer dans le parlement par la fausse porte des Trois-Rivières surtout si les influences locales qui avaient placé M, Gricves peuvent être nequisesan pauvre président qui n\u2019a pas encore pu trouver un comté disposé à lui faire ln charité d\u2019une place au parlement.Avis aux citoyens libéraux des T'rois -Rivières.EE .Signes des tens\u2014AÀ l\u2019élection du président do la Société St.Jean Buptisto de Montréal lhon.D.! Fai reçu la lettre que vous mavez fait Phonneur de m\u2019adresser contenant copie des Résolutions adop- técs à une Assemblée des Électeurs de la paroisse de St, Germain de Rimouski.Veuillez, s\u2019il vous plait, exprimer de ma part aux Electeurs de la paroisse de St, Germain combien je suis fatté de la remarque qu\u2019ils ont bien voulu faire, d\u2019une manière si fAaiteuse pour moi, de mi conduite parlementaire.Les habitants au-dessous de Québce, forts de Jeur droit et soutenant leurs mandataires de leur puissant appui, dans leurs justes et légitimes prétentions, obtiendrout à la fin, il ne faut pne en douter, unc ample quoique tardive satisfaction.Une fois placés sur un pied d\u2019égalité avec la partie jusqu'ici favori sée de la Province, les huit coms de la partie inférieure du pays ne sauraient micux répondre aux sarensti:s et aux airs dédgneux dont i's ont été Pobjet qu\u2019en doublant te chiie de leurs exportations qui, aujourdhui mér-;, eu égard à leur population, soutient une honorable concurrence avee lo reste de la Province, sans excopter les sections sur lesquelles on à le plus prodigué de trésors.Jai l\u2019honneur d\u2019être, Mr.Votre très-obéissant serviteur.\u201cA Joseph Garon, cr.} E.P.Tacné.\u2018 Rimouski.} COUIURTERE DEMANDEE.NE Couturière trouverait de l\u2019emploi pour tout l\u2019été, s'adresser à ce burcau, Québec, Sjuin, 1845.Extraits divers.oso = a ir VAISSEAUX DE GUERRE.\u2014Le St.Thomas Slandard dit qu\u2019il court dus bruits que le gouvernement fait construire cinq vaisseaux de guerre, trois sur le lac Ontario et deux sur l\u2019Erié, dont il aura Ju propriété conjointement avec d'autres personnes, à certaines conditions.Par ces conditions, ceux qui prendront des parts auront la possession de ces stca- mers, tant que le gouvernement n\u2019en aura pas he- oin ; ct au moment où il voudra s\u2019en emparer, il rembourera aux actionnaires le montant de leurs parts, ct en aura seul la propriété, \u2014\u2014\u2014\u2014 ASSASSINAT COMMIS SUR UN FRANÇAIS.\u2014Nous lisons duns le Courrier de ln Nouvelle-Orléans, du 20 mai : ¢ Hier soir, a neuf heures, un Français, nommé G.Dicudonné, qui traversait la place Congo, fut arrêté par trois individus qui lui demandérent su bourse.Ayant voulu faire quelque résistance, ce malheureux tomba bientôt sous dix huit coups de poignard, dont plusieurs avaient pénétré dans lez poumons.Cet acte inouï s'est passé à l'entrée de la nuit, un jour de fête, par un clair de lune spagni- fique, au milieu delaville.On n°a jamais mieux fait dans fu forêt de Bondy, où dans la vue Vide- Gousset.La victime vit encore.$ Trois personnes aceusées de ce crime ont été arrêtées et conduites devant le recorder Génais, [ESCLAVES MARKONS.\u2014CoMBAT\u2014Lundi dernier, une lutte sanglante a eu lieu près de Limthsburg, dans le Maryland, entre huit citoyens et douze esclaves qui fraversaieut cet état, après avoir déserté une plantation i Leesburg, dans la Virginie.Les blancs, ayant vu passer les fugitifs, se mirent à leur poursuite, mais ils ne tardérent pas à = repen- Ur de leur improdente ardeur, car ils se virent bien- 101 attiqués pur les nôgres qui étaient armés de pistolets et de temahawks, tambisqu\u2019ils n'avaient eux, que des bâtons.Nos huit héros manœuvrèrent si bien, pourtant, qu\u2019ils réussirent à désarmer et à arrêter deux csclaves, \u20ac à mettre les autres cn fuite.PENDU POUR UN DOLLAR\u2014I y a quelque temps il fut constaté par quelques journaux qu\u2019un individu venait d\u2019être condamné à être pendu, dans une cour d\u2019assises de la Caroline du Nord, pour avoir volé une paire de bretelle évaluée à ui dollar.Ce fait, alors, passa inaperçu comme une inauvaise plaisan- teric ; mais Hl est certain aujourdhui que c\u2019était chose furt sérieuse et que le voleur de bretelles a êté bel ct bien pendu.Nos confrères de l\u2019endroit applaudissent même à la pendaison, parce que, disent-ils, le coupable était un rusé coquin qui avait commis toute espèce de crimes sang que jumais on put le prendre sur le fait.Les bretelles n\u2019ont été qu\u2019un prétexte.LES COURSES DE CAMPDEN.\u2014 Cette fête hippique a été des plus tragiques, CL depuis deux jours nos confrères américains out consacré la moitié de leurs vustes colonnes aux détails tragi-comiques de la catastrophe qui a précédé le triomphe de Fashion sur Pegtona.It est trop tard et la place nous mau- que pour reproduire tous ces récits, et nous nous Lornerons à constater que, au moment où les deux coursiers venaient de paraître sur l\u2019hippodrome, l\u2019une des cstrades, sur lesquelles s\u2019étaient entassés les spectateurs, s\u2019écroulu sous une masse de mille à douze cents personnes, qui tombèrent pêle mêle, les unes sur les autres, d\u2019une hauteur assez considéru- ble, car Pestrude étaitä deux étages, et fort heureusement, dans celle-là, le rez-de-chaussée était occupé par des buvettes qui, au moment de l\u2019accident, se trouvaient presque désertes.Il est beaucoup plus facile d'imaginer que de peindre la confusion et la terreur produites par la chute de cette avalanche humaine, du sein de laquelle s\u2019élevaient des cris d\u2019agonie.On s'attendait à compter pac centaines les morts cl les blessés ; mais, par an miraculeux hazard, on n'a trouvé sous les ruines que des têtes plus où moins fracassées, des bras et des juu:bes cassés, dus côtes enfoncées, toutes les variétés de blessures, en un mot, mais pas un seul mort, pas même un seul blessé dunt la vie fut en danger.Aussi cet événement n\u2019a-t-il fait que retarder d'une heure la lutte de Fashion et de Peytona.Après leur avoir ouvert un passage au milieu des débris de Pestrade qui avaient envahi l\u2019hippodrome, on a donné le signal aux deux rivales.Fashion à pris sa revanche de la défaite inattendue qu\u2019elle avait cssu- yee a Union Course, mais pourtant c\u2019est à peine si ce nouveau triomphe merite d\u2019être inscrit dans son illustre biographie, car celle course n\u2019a eu rien de remarquable sous le rapport de la vitesse.À la première manche, Fashion a mis 7ms 43s pour faire les 4 milles, ¢t Tins 57s à la seconde manche.\u2014On annonce que Fashion et Peytona doivent lutter de nouveau aux courses de Canton, & Baltimore, pour une bourse de 20,000 dollars.JLE Pr.ROUSSEAU demeure chez M.Frs.Drolette, jardinier, no.15, rue de la Reine.Il prie ceux qui lui doivent et qui peuvent le faire de vouloir bien le payer ; l'incendie récent, l\u2019ayont mis dans une position à nc pouvoir plus se passer de ges crédits.| Québec, 5 juin, 1845.' Le Castor et le Journal voudront bien publier cette annonce une fois pur semaine jusqu'à nouvel ordre, ECOLE.LE Soussigné prévient les parents qu\u2019il ouvrira son école mercredi prochain à une heure dans une des salles de l\u2019ancien château St Louis que la corporation lui a accordée, Il a établi ea demeure chez Mr.Théophile Buillargé, député-inspecteur des chemins, rue Ste.Geneviève no.17.Les heures de classe sont de 9 heures à 11 h.et demie, et d\u2019une heure et demic 3 Six du soir, \u2018 CHS.DION.Ci-devant Instituteur I école de la Fabrique S.Ruch.Québce, 2 juin, 1545.ATTENTION ! ! N conséquence de l\u2019incendie désastreux qui 4 vient de visiter cette ville, lo Dr.Bardy, une des nombreuses victimes, informe respectucusement sCs sonscripteure, ninsi que tous ceux qui désireraient le devenir, qu\u2019il est forcé de remettre la prochaine séance de son \u201c Cours de Botanique ?* à MARDI, le DIX juin prochain, à CINQ heures CU soir.N.B.Messicurs les Editeurs des journaux fran- cain et anglais de cette ville sont priés de reproduire cet avis, Québee, 2 juin 1845, AVIS, IF Soussigné à temporairement étahli son bureau Haute-Viit H chez Chs, Panet, écr, avocat, Rue St.Louis c.J.P.RHEAUME, Avacat et Pweurcur.Québec, 30 mai, 1845.PAR ENCAN.Sera vendu, aux chambres d\u2019encan du soussigné, Basse-Ville, Rue Sault au Matelot, LUNDI \u2018le 2 Juin à DEUX heures, et les soirs suivants MARDI, MERCREDI ct VENDREDI, à 7} heures chaque soir :\u2014 .N large assortiment de MARCHANDISES SIECHES de modes et propres à ln saison.Le tout sera disposé positivement sans réserve.N.B.Voir les cireulaires.E.LACROIX, LE.& C.we » Québec, 2 juin 1845, REMERCIMENTS.Le soussigné offre ses remerciments sincères à ceux de ses amis qui par leurs efforts ont contribué à sauver sn maison de la côte d'Abraham du dunger qu'elle a couru long tems durant le déplorable incendie de Morcre.li dernier.1 croit devoir m.ationner particulièrement le capitaine Conty de ln compagnie des l\u2019ompiers No.9 ainsi que les hommes sous ses ordres, au zôle eta Pactivite desquels il doit surtout la conservation de sa propriété.: Jos.SAVARD C.V \u2014 .AVISE Souzsigné donne avis à toutes personnes qui occupent des lots ou emplacements dans le faubourg St.Roch, chargés de rentes constituées en sa faveur et dont Jes maisons out été détruites par la conllogration récente, qu\u2019il abandonnera la rente de cing années sur leurs emplacements respectifs.GEORGE POZER, Québec, 2 juin, 1845, AVISE Soussigné ayant perdu ses LIVRES et un grand nombre de Billete, à Vincendic de Men- CREDI dernier.récompensera libéralement quiconque les ayant trouvés, les déposern à ce burcau.1 prévient en même temps le publie de ne payer aucun de ces billets à d\u2019autres personnes qu\u2019à Juimême.THOMAS LARIVIERE, Québec, 2 juin, 1845.Meublier.A4 JOHEL PATRY, Architecte, à transporté son JV domicile au faubourg St: Jean, tue St: Simon, N°25, derrière lu cimetière anglais.Québer, 2 juin, 1545, r E Du.BARDY a fixé sa résidence au haut de la câte d\u2019Abraham, rue St.George, N ©, 55.Québec, 2 juin, 1845.LL = 2 n 1° 2M .9 64 dd WL 5 a 2% EL ge 25 ~ ,.$.9:9 Spin cg =bês 35 RES 7.Hom AES 4° 2 =A\" g Tow > Mpg e Sm PTD 42 pr \u2014 en a BEE S&S Dn duc © @ \u20ac mn 22E5 < > ESE
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