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Titre :
Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce
Rédigé par Napoléon Aubin, qui possède également Le Fantasque, Le Castor est un journal politique qui vise la conservation de la nationalité française au Canada.
Éditeur :
  • Québec :N. Aubin et W. H. Rowen [puis] N. Aubin,1843-1845
Contenu spécifique :
lundi 10 février 1845
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 1845-02-10, Collections de BAnQ.

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[" = rey er = \u2014 \u2014\" Lundi le 10 Février, 1845.[Numéro 23.ournal Politique et Littéraire, DES ARTS, DE AGRICULTURE ET DU COMMERCE.N.Aubin, REDACTEUR-PROPRIETAIRE.\u2014 Burenu, u.| Felanges FLittevaives.ETUDES SUR LES JURISCONSULTES ANCIENS ET MODERNES.PorTALIS.(Suile ¢ Fun.) Cependant il sentait depuis plusieurs années l\u2019affaiblissement graduel de sa vae ; tout à coup la ea- taracte s\u2019épaissit au point de rendre une opération nécessaire ; il la subit avec courage ; mais elle n\u2019em d\u2019autre effet que de lui montrer un moment sa famille; il retomba bientôt daus une cécité plus complete: Nimporte, dit-il, j'ai pu voir mes petils- enfans.Ce mot est touchant; un père, dans ce bienfaët sitôt retiré, dans l\u2019éclair qui venait de ren- «dre sa nuit plus profonde, avait encore aperçu ce \u2018qu\u2019il gagnait sur son malheur ; pour qui n\u2019aurait rien aimé, ce malheur eût été sans compensation.Je vois encore d'ici Porialis présider une distribution de prix, et sa main, erraute sur la tête du vainqueur, chercher où poser la couronne.Une de ses facultés ies plus puissantes, ça mé- -môire, sembla s\u2019exalter dans les ténèbres.Déjà au conseil des anciens, elle lui avait rendu l'oilice -du sens qu'il allait perdre, avee une fidélité qui faisait illusion dans ses longues lectures de président et -de rapporteur.Cetie fois elle redoubla d'énergie : il voulut prouver à l\u2019Académie qu\u2019il lui appartenait encore par l\u2019activité intellectuelle, et que les rapports de l\u2019esprit, connue ceux du cœur, sont les derniers qui se brisent.Il entreprit l\u2019éloge de Pavocat-général Séguier.11 le composa dans sa Aête, apportant à l\u2019expression de sa pensée le même serupule que si la plume l\u2019eût fixée sous ses yeux, ajoutant, effaçant d\u2019après les préceptes les plus sévères de Boileau, soumettant à ses amis les épreu- \"ves successives de cutte imprimerie mentale, et con- \u2018servant sans confusion les passages corrigés, les \u2018corrections et les avis.Cette composition remar- «quatile dont l'effet rappelle celui de deux grands poètes, fat lue par M.de Fontancs dans la séance Publique «du 2 janvier 1806.Qu'est-ce que tout cela qu'un avertissement ?cût pu demander La Fontaine.Et, en ellet, il y a de tes morts pariieiles et successives, dont une première infirmité n\u2019est que le commencement.Pordalis acheva la sienne peu de temps après.À n\u2019envisager que sa fonction sociale, fut-il à plaindre ?\u2018C'était en 1807 ; les voies du consultat étaient abandonnées ; l\u2019empire inclinait rapidement vers le despotisme ; les usurpations du décret eur ka loi dataient de 1506 ; pour un fondateur de l'ordre légal, ennemi de l\u2019intempérance dans le pouvoir comme dans ja liberté, 11 n°y avait que la lutte ou Panostasie.Il fut dispensé de faire un choix; il ne vit pas le gouvernement qu\u2019il avait aimé et servi abuser de =a force et dégénérer par la victoire.I y avait eu de l\u2019opportuné dans son avénement aux affiires ; il y eut de l\u2019ä-propos jusque dans sa mort.Hero, Avocat-général à la cour de cassation.UNE MAJESTE DE CINQ ANS.1.Lonis XTV, entouré toute sa vie par une foule de courtisans, seul peuple dont il eût pris souci avait été abandonné de tous, aussitôt que l\u2019agonie eût anéanti la puissance du roi sans quelle edt encore éteint la vie de l\u2019homme.M.le dauphin était res- fé chargé seul de l\u2019avenir et du salut d\u2019une monarchie épnisée, M.le dauphin, c\u2019est-à-dire un enfant chétif et souffrant ; on eût dit que le poison qui avait tue, l\u2019un après l\u2019autre, tous ses parens, avait Été aussi contagieux pour lui.Le grand roi était donc mort; mais la cour vivait toujours, car la cour est immorteile, et elle s\u2019était rassemblée à Versailles pour saluer le nouveau roi.On distinguait au nombre de ces gentilhommes le marquis de Dangeau, l\u2019auteur des mémoires, type curieux des courtisans tels que les avait faits Louis XTV, c\u2019est-à-dire pleins de basscsse et de vanité.Dangeau avait vicilli, mais sa figure grimaçante n°avait reçu aucune majesté des années.Les courtisans n\u2019ont pas d\u2019âge, les habitsdle cour sont toujours neufs, et jamais aux perruques ilne vient de cheveux blancs.ailleurs on ne pouvait se persuader que Dangeau touchât réellemeut à sn quatre-vingtième année.On avait tellement été habitué à chercher dans toutes ses habitudes, dans tous les accidents de sa vie une arrière-ponsée, un calcul pour plaire au feu voi, qu\u2019on s\u2019était persuadé généralement qu*il n'avait vicilli que par flatterie, et on s'attendait presque à voir le nouveau régne d\u2019un enfant rondre à l\u2019adroit gentilhomme toute la frai- cheur de sa jeunesse.On cnusait parmi les groupes et l\u2019on s\u2019entretenait surtout des dangers du pays, livré à une tutelle chan- tronpier tutélaire.jets de courage.sommeil léthargique en rêvant au lendemain.voix altérée, \u2018 vous vous souvenez sans doute que \u2014\u201c Non, mon cher, je lai oublié, et, s'il faut que je vous parle franc, vous auriez dû faire comme \u2014$ Sans doute, mon cher, est-ce que nous pouvons maintenant donner notre nièce à un cultivateur \u2014 Indigent! \u201d s'écria Thierry dont Pindignation éclata, ce n\u2019est pas ce que votre père disait je parie que ce T'hierry.si riche autrefois, ne pourrait pas, si je lui accordais Marceline, trouver cinq S'il ne s\u2019était pas agi de Marceline, Thierry n\u2019eût répondu à ces dures paroles que par un silence de « Pour Marceline, je trouverais cette romme à \u2014 Eh bien, je te donne jusqu\u2019à demain, \u201d ré- Rue CoviLtann,Novertueux vainqueurs de Nerwinde, de Steinkerque et de Denain étaient tout bonnement des racol- leurs, On peut juger quels furent la rage ct le désespoir de Thierry, qui s'était endormi heureux époux et fermier paisible, et qui se réveillait soldat et garçon.Mais ses prières, ses larmes, ses menaces, n\u2019eurent aveun résultat.Une épidémie avait decimé depuis peu le régiment des soldats aux gardes de Versailles, et on avait ordonné les mesures les plus promptes pour remplir les vides que ce fléau avait laissés dans ce beau corps, en approuvaut d'avance toux les moyens de recrutement qu\u2019on mettrait en usage.On était d\u2019ailleurs, à cette époque, fort peu serupuleux sur la rianière de procurer à l\u2019état des défenseurs,surtout lorsqu'on en trouvait d\u2019aussi beaux que Thierry.Les récriminations furieuses de notro pauvre nmi ne servirent qu\u2019à lui faire commencer la vie de caserno paria salle d'arrêts.Mais peu de jours après il avait censé foule résistance et uhéissait comme lo premier automate ou le dernier soldat venu.Il avait appris que Mme Ferrand avait accordé à Duval la main de Marecline qu\u2019il croyait complice de son Thierry s\u2019était beaucoup avancé en promettant de trouver une pareille somme, il n\u2019était pas fortuné et l\u2019année avait été mauvaise.En demandant Marcaline, dont il était aimé, il n\u2019avait pas songé aux exigences de sa tante.Deux bras laborieux, c'était T1 parcourut inutilement le village; l'énormté d\u2019une telle somme et la lenteur présumable du rom- boursement cussent effrayé, même en des temps moins facheux, les paysans les plus disposés à prè- Thierry Était rentré chez lui, le cœur navré, maudissant le hasard qui avait fait chercher à Marly une nourrice pour un prince, et la défiance désobli- Il était absorbé dans ces réflexions pénibles, lorsqu\u2019il entendit frapper à sa porte ; il alla ouvrir ct se trouva face à face avec deux militaires, un sergent et un soldat aux gardes, qui lui demandérent 1\u2019hos- Thierry examina avec respeet leurs figures cicatrisées, tandis que ceux-ci jetaient un coup-d\u2019wil complaisant sur la nature her- « Soyez les bienvenus, mes braves,\u201d dit Thierry > « vous trouverez facilement un hôte plus riche, Etallant chercher quelques bouteilles qui lui res- Penvi au vin de Thierry, et remarquant son air rèveur et mélancoli- moi, mon jeune Endymion, °° dit le svus-vllicier, car vous me sem- hlez atteint des mêmes inelinations que l\u2019amoureux à Nerwinde et à Denain, et un vieux chien de com- batcomme moi peut quelquefvis donner de bons \u2014# Hélas! si je n\u2019avais besoin que d\u2019un avis, reprit Thierry, \u201c ça n\u2019est pas difficile à débourser.mais je suis perdu si je ne trouve pas cing cents li- \u20146 Cinq conts livres! diable ! ?reprit l\u2019oflicier.« Ah! vous avez raison ! si c\u2019est là le conseil qu'il faut, il faudrait avoir une fière imagination dans la Mais n\u2019importe, il y n remède à tout, hors à un boulet de canon dans le creux de l'estomac; et peut-être que nous frouve- rons quelque réserve pour venir à votre sccours dans Thierry, sans êire ivrogac, ne haïssait pas le vin, et dés qu\u2019il eut me espérance qui pût l\u2019autoriser à s\u2019étourdir, si vague qu\u2019eile fût, il but abondamment \u2014 Tenez, ** dit enfin le sous-oflicier, © vous des un honnête garçon, comme nous l\u2019ont dit les gens (Mi nous ont adressés à vous ; J'ai sur moi la somme dont vous avez besoin.Je Pemportais en semestre pour mee distractions civiles et sédentaires ; mais, ma foi, puisqu'il y va de votre bonheur, je-m\u2019amu- *erai un peu moins; prenez cet argent\u2026et signez- Et il jeta sur la table les cinq cents livres aux yeux émerveillés de Thierry, qui signa précipitam- mept la reconnaissance et se jeta aux genoux du Il voulait sortir pour aller porter cet argent à l\u2019instant même à Ia tante de Marceline ;| mais où lui fit remarquer qu\u2019il était déjà nuit et qu\u2019il! avait jusqu\u2019au Jendemain pour tenir une promesse, dont l\u2019accomplissement était assuré.D'ailleura il restait deux bouteilles à vider, et c\u2019eût été lâcheté de reculer devant elles, lorequ\u2019on avait tant de su- Enfin Thierry, ivre de joie à sa troisième bouteille, finit par s\u2019endormir d\u2019un profond Quand il se réveilla, il était dans une casernn.Co qu\u2019il avuit signé était un engagement, ct les deux Quelque temps s\u2019écoula.Un soir que Thierry était en faction à l\u2019une des extrémités les plus isolées de Versailles, une femme, la tête enveloppéo d\u2019uno mante, s'approcha de la sentinelle immobile ; ello semblait tourner autour du soldat et cependant n\u20190- sait lui parler ; elle pouvait d\u2019ailleurs hésiter à le reconnaître, car Thierry avait toujours la tête bais- séc.\u2014 \u2018Thierry, \u201d dit-elle enfin d\u2019une voix timide.\u2014 Marceline ! oh ! Marcelino ! \u201d crin-t-il d°abord , puis la regardant avec défiance et douleur.« Que vient faire ici Madame Duval ! ?dit-il.\u2014 Qui, moi ! \u201d répondit Marceline ; moi la femme d\u2019un autre! Est-ce que vous y pensez Thierry?\u2018 \u2014 Se pourrait-il! Mais alors pourquoi ne m\u2019avoir pas dit plus tôt\u2026 \u2014é Parce que je n\u2019ai pas osé venir vous chercher au milieu d\u2019un régiment, * s\u2019écria Marceline.« Vous croyez que je vous ai trahi! vous savez qu\u2019elle terreur m\u2019ingpire le caractère violent et impérieux de ma tante.Eh bien ! elle n\u2019a pu encoro m\u2019arracher un seul mot de consentement au mariage qu\u2019elle à résolu.Depuis quelques jours, elle ma emmente avec clle à Versailles, dans la maison du vilain prétendu qu\u2019elle me destine (cette maison quo vous pouvez voir d'ici), afin que, me faisant sans cesse la cour, il parvienne à me plaire davantage\u2026 Eh bien ! je suis restée insensible aux flatteries, aux prières, nux menaces, el, plus encore, j'ai osé à l\u2019insu de ma tante, parler au roi.\u2014 Au roi! \u2014* Oui, au roi lui-même, qui m'a juré que demain, Thierry, vous auriez votre congé et une dot, et que matante consentirait.\u2014\u201c Lo roi! il ce pourrait L.Ah! quel ange que cet enfant-là ! Je n\u2019ai plus alors qu\u2019un regret en quittant le service, c\u2019est de ne pouvoir me faire tuer pour lui.\u2014 EF vaut mieux vivre pour moi: tenez-vous tranquille ct espèrez ; nous allons être heureux, sans doute ; minis silence jusque là; ct que ma tante ne se doute pas que jai osé avoir du crédit A son insu.\u2014 Marceline\u2026.chère Marceline ! s\u2019écria le soldat transporté en couvrant de bnisers la main de son amie.\u2014# Doucerment ! beau factionnaire, ?* dit Marecline ; tenez ! on vient vous rclever, et ma tante m'attend sans doute.\u2014 Oh ! le maudit sergent ! \u201d dit Thierry en apercevant de loin son successeur qu\u2019on amenait ; sé quand vous revermi-je, Marceline ?vous, mon courage ! vous, men bonheur ! \u2014# \u2018l'achez d\u2019être de faction demain à cette hen- re ct à cet endroit.\u2026et qui saît.\u2026le hasard.Elle n\u2019acheva pas, car le sergent approchait.Elle disparut dans ombre.« Camarade, \u201d dit à Thierry le soldat aux gardes qui le remplagait, \u201c il est fâcheux qu\u2019on ne puisse prendre votre société en prenant votre place.\u2026l parait que vous êtes heureux compère ! Thierry ne répondit rien ; il était dans un de ces moments d\u2019énivrement où toute In félicité du ciel descend dans les émotions de la terre.IT, Le roi était redevenu enfant après la réception solennelle da Versailles.À la pompe triomphale d'un nouveau règne avaient succédé pour lui les travaux d\u2019écolicr, et S, M.Louis XV, un livre entre les maine, écoutait, Pun air distrait ct ennuyé, les leçons de labhé Fleury, son précepteur.Après de longues dissertations sur l\u2019histoire ancienne et moderne, l\u2019abbé avait passé à la politiqne.[avait pris pourthème la clémence devant son royal écolier.« M, de Dangeau,ne vient pas,\u201d\u201d disait tout bas le roi ; # si encore jo pouvais, en lattendant, faire une partie de balte, « Sire, \u201d\u2019 continuait le précepteur en appuyant d\u2019un exemple les théories de douceur qu\u2019il cherchait a : po = à inculper au jeune roi, \u201c un de vos glorieux pré- décessours, Charlemagne, avaient mis sa vie en danger.Au moment où leur chef courbait déjà la tôte sous la hache Charlemagne parut.Que viens-tu faire ici, roi!\u201d dit le condamné : \u201c insulter à mes derniers moments de triompher d\u2019un cadavre ! Va-t'en.Là où se \u2018rencoutrent un condamné, un hourreau et un roi, c\u2019eat le roi qui doit avoir la pudeur de su vengeance et se refi- rer.\u2014« Tute trompes, \u201d reprit Charlemagne, «la où ces trois hommes se rencontrent, il y en a un, en effet, qui doit se retirer, mais c\u2019est le bourreau: tu es libre.¢ Sire, ln clémence est une attribution tellement inhérente à la présence des rois que leur apparition en tout iieu de punition ou de supplice, depuis ce temps, a toujours été une grâce vivante.\u2014 On m\u2019a promis pour aujourd rompit le roi, \u201c de me faire voir un vol d'oiseaux, n'est-ce pas, M.l\u2019abbé?JA contimuer.* \u2019hui, * inter- LE CASTOR.\u2014Février, 1845, qu\u2019il lançait des accusations personnelles contre l\u2019hon.membre pour Ottawa, et se servait d\u2019expressions offensantes pour lui.rables membres étaient parvenus à leurs siéges ; en cette chambre.Canada.LE CASTOR.minorité de deux qui ne la soutiont que comme un pis-aller.Dans le cours de son discours M.Aylwin {lemanda avec une expressions d\u2019indignation si M, patriotes, qu\u2019on l\u2019accusait d'une ignorance crasse, et était un sujet de scandale pour le Bas-Canada , @nebee, LUNDI, 10 FEVRIER 1845.aT ue Une chose qu\u2019il ne faut c\u2019est que tout le hrouha de l\u2019achninistration ; de-là à une crise ministérielle il n\u2019y a qu\u2019un pas.UNE TEMPÊTE LÉGISLATIVE.Mardi soir, la chambre d\u2019assémblée a été le thé- être d\u2019une scène telle qu\u2019il convient quelquefois d\u2019en voir aux représentations les moins sérieuses.Une motion de M.Johnston, le membre pour Carleton, Haut-Canada, y donna lieu, c\u2019est celle dont 11 avait donné avis l\u2019autre soir et qui avait pour objet de faire instituer une enquête sur la manière dont le département des terres a été conduit.Nous n\u2019étions pas présents en chambre lorsque M.Johngton fit an motion, mais nous avons compris par ce que nous entendions dire immédintemens après aux divers orateurs qui prirent part au débat qui s\u2019ensuivit et certes jamais débat ne fut plus orageux, plus désordonué, nous nvons compris que le savant député de Carleton avait accusé M.D.B.Papineau d\u2019être incapable de remplir ses devoirs de charge, etc.Lt en effet, nous ne nous trompions pas, nous avons été informés qu\u2019il accompagna sa motion d\u2019un discours assez volumineux, pretendant que Mle commissaire des terres était \u201c\u201c absolument incapable de remplir an charge-?Lorsque nous sommes entrés, nous trouvâmes M.Aylwin debout portant la parole, cela en français ce qui lui arrive assez souvent lorsqu\u2019il s\u2019agit plus particulièrement du Bas-Canadn, mais cette fois l\u2019hon.et savant monsieur avait un mobile de plus pour faire usage de In langue du Bas-Canada ; c'était que M.le commissnire des terres pit micus le com- prendro et ne rien perdre de ve qu\u2019il avait à luidive.Hditen substance qu'il avait vu avec plaisir le membre pour Carleton entreprendre la motion qui venait d'être soumise à la chambre.Qu\u2019un accusait depuis déjà long-temps l\u2019hon membre pour Ottawa d'incapacité, d'ignorance méme, ct de ne pouvoir cn aucune façon conduire les affaires de son département tel que, s\u2019il pouvait représenter le gouvernement quant au Bus-Canada, cette partie de la province eut droit d'en être satisfaite et fière, que mais malheureusement ou plutôt heureusement l\u2019hon.membre pour Ottawa ne représente pas la majorité du Baz-Canada, et non seulement lui.mais tous ses collègues tirés du Bas-Canada se trouvent dans cette position, la plus anormale, la plus honteuse, qu'il soit possible de concevoir.Que non sculement M.D.B.Papineau ne représente pas, auprès du gouvernement, le Bas-Canada, mais qu\u2019il est incapable de remplir sa charge, qu\u2019on l\u2019aceuse ouvertement depuis longtemps d\u2019incapneité absolue.Il lui demandait s\u2019il ne devait pas sentir l\u2019anomalie de sa pwsition ?qu\u2019il était un sujet de regret pour ses compatriotes ; qu\u2019il en était honni, oui qu'il en était honni de tout le Bas-Canada.(Cris de non! non ! de la part de M.de Bleury).M.Aylwin demande quel est celui qui disait que- non ?(M.de Bleury ayant dit que c'était lui) M.Aylwin continua sur un ton ironique, et dit que: ainsi c'était donc le membre pour Montréal qui prétendait cela ; que pourtant ce dernier devait bien savoie que lorsqu\u2019on parlait de In majorité du Bas-Canuda, lui Mde Bleury ne devait pas avoir l\u2019air d'exprimer l\u2019opinion de cette majorité qu\u2019il ne représente pas plus que Phonorable membre pour Ottawa.Qu'ainsi donc M.D.B.Papincau est réduit & so voir défendre par qui ?Par l\u2019un des membres pour la ville de Moütréal ! Mais que cela ne doit pas étonner ; que l\u2019espèce de ministère qu\u2019on a imposé au Bas.Canadas, n\u2019a pour approbateuts dans cette Chambre quant au Bas-Canada que les adversaires de sa majo- rilé ; ce sont d\u2019abord les membres pour Montréal.M.Moffatt l'intorrompit pour dire que M.Aylwin n'était pas dans l\u2019ordre, qu\u2019il devait se borner à la question, nadien, il n\u2019occuperait pas sa place un instant de plus.plusieurs minutes de suite suns cessation par la draite en masse ( à exception pourtant de quelques hon.membres), cela sur un ton des plus bruyants et des moins parlementaires.On entendit méme un membre de cette droite s\u2019oublier au point de dire 4 haute voix « Put him down! \u201d\u201d Abattez-le ! Ce qui fit dire avec un ton imposant à M.Prince, que cela opinions librement ; qu\u2019il y avait bien sans doute quelque chose dens ce qu\u2019avait dit honorable et savant membre représentant Quéhec qu\u2019il n\u2019apprau- vait pas lui-même ; mais que s\u2019oublier au point de s\u2019écrier au sein de cotte chambre, qu'il faut Pabaltre, c'était une conduite qu\u2019on ne devait pas tolérer, et qui dépassait toutes les bornes.Mr.Aylwin continua d\u2019être assaillis par les cris de ta droite qui voulait Puballre, mais il demeurn ferme, répétant qu'il ne se laisserait jamais abattre de la sorte.Plureprises qu\u2019il était hors d'ordre, mais ne purent le faire voir à l\u2019orateur, qui dit que tant que lhon.membre se bornerait à la question il devatt parler.Chaque fois M.Aylwin répliquait, ctcomme ille fe- saittoujours en français, cela parut singulièrement déplaire à la droite, qui continua de l\u2019interrompre et de vouloir Pubattre selon que l\u2019avait exprimé un de ses membres.La aucho comme de raison repoussait énergiquement de parcilles altaques, soutenait ses orateurs avec fermeté, mais avec dignité et une détermination inébranlable.À la droite on erinit avec violence à la question, pour empêcher M.Aylwin de parler, et à ln gauche on ripostait en disant de Pécouter.Le désordre ainsi occasionné par la droite, d\u2019où venait la motion et l\u2019accusation en question, était grand sans doute, mais tout se serait encore hicn passé sans la conduite subséquente de M.de Bleury qui seservit envers M.Aylwin du langage le plus insultant et tel que l\u2019orateur fut obli- gè de le rappeler à l\u2019ordre.Sans cette violence tout aurait pu s\u2019apaiser, mais elle mit le comble au dé- surdre, à ce point que l\u2019on pensa un instant que de nos \u2018 honorables et savant législateur \u201d allaient se prendre aux cheveux.Cela nous rappela la fameuse scène dont le président actuel fut le héros dans la session dernière.Plusieurs tentèrent de parler de part et d\u2019autre, mais personne ue put se faire entendre, M.De Bleury, criant plus fort que les autres, put faire son discours, ct certes, jamais discours ne fut prononcé avec au plus superbe déploiement de loyal courroux, d\u2019éclatantes menacce, d\u2019une éloquence presque sublime.Son empurtement futtel, qu\u2019il reprocha à M.Avlwin de s'être vanté d'être Canadien et de tenir à l\u2019origine française par les liens du sang, prétendant qu\u2019il n\u2019avait pas su prouver son amour pour les Canadiens il y a quelques années « alors qu'il aurait voulu tous les voir pendre, ct qu'il aurait été leur bourreat! ! ! A ce langage, tous les membres du Bas-Canada en masse, et surtout ceux de Québec, s'écrièrent avec indignation : Non ! non! cela est faux ! c\u2019est vous qui feniez celle conduite! M.Sabrevois De Bleury ayant tenté de continuer sur le même (on, il fut accueilli par des éclats de rires ironiques chez toute la gauche.M.Chauveau et M.Cauchon le dénoncérent à l'orateur en lui donnant, en anglais, une idée du langage de M.Sabrevois De Bleury qu\u2019il dirent être non seulement imparlementaire, mais digne des plus bas lieux.Ce fut alors que M.l\u2019orateur lui enjoignit de sc tenir dans l\u2019ordre, ajoutant cn même temps gu'il s'imagénait bien qu\u2019il y avait amplement lieu aux digressions.Le désordre recom- Mença piro que jamais.Les membres se levaient par demi-douzaince et parlaient tous à la fois.Ils s\u2019appclaient réciproquement à l\u2019ordre de l'air le plus menaçant.Au milien de ce gachis épouvantable, ecpendant M, Baldwin put ze faire entendre surÆ question d\u2019ordre.M, Hale prétendit que si In conduite de M.De Bleury était imparlementaire, c'était la faute de M.Aylwin qui s'était, selon lui, servi d'expressions très-offensantes envers M.Papineau, telles que celle d'ignorance crasse et de pesilion à gnominieuse.M.Aylwin dit que bien certainement l'avait appliqué cela au.commissaire des terres, M.Aylwin continuant dit que le pays savait bien comment ces deux\u2019hono- qu\u2019on suvait bien que tout avait été mis en jeu pour les imposer à ln majorité du Bas-Canada, et que jusqu\u2019à la conduite tenue par la majorité du Haut- Canada en cette mémorable occasion, en rejetant la requête des électeurs de Montréal aussi honteusement qu\u2019on l\u2019avait fait, témoignait de l\u2019espèce de droit qu'ils avaiti la possession de leurs sièges Que le pays sait et sent que Montréal a été défranchisé de la manière la plus infame et par les procédés les plus iniques.Que Mle commissaire des terres peutse venter d\u2019être soutenu par tout autre que par les représentans du Bas- Qu'il occupe assurément la position la plus déplorable.Quant au procureur-général qu\u2019il a été obligé d'aller se faire élire en dehors de la majorité du Bas-Canada, il ne Ia représente pas d\u2019avantage ; il est même inconnu de celte majorité qui le repousse lui aussi bien que ses autres collègues du Bas-Canada, qui ne sont pas même estimés par la D.B.Papineau ne devait pas rougir de se voir ainsi accablé du poids du mépris de tous ses com- qu\u2019il était tout-à-fait incapable de remplir sa charge, qu\u2019il occupait assurémeut la position la plus ignominieuse, et que sil avait la cinquantième partie du sentiment qui l\u2019animait, lui M.Aylwin, comme ca- M.Aylwin fot souvent interrompu.On fit tous les efforts possibles pour Pempédchier de parler.Les * lexis de question ! question ! furent poussés pendant Nous avons dû céder la place de plusieurs articles éditoriaux à la reproduction de la scène qui eut lieu dans la chambre d\u2019assemblée mardi dernier, scène les feuilles ministérielles ont rapportée comme on peut le croire, tout à l'avantage de leur parti.point manquer de remarquer, ta fut causé par une sorte de vote de non confiance en l\u2019un des ministres, propo- parut indigner que l\u2019on ne devait pas essayer d\u2019em- sé par M.Jonnsron l\u2019un des plus chauile partisans pêcher d'honorables membres de faire connaître leurs sieurs membres de la droite prétendirent à diverses mais que cela était dans la question, puisque la motion même se rattachait à la conduite de ce monsieur, M.Lafontaine, qui garda un sang-froid impertur- bahle pendant tout cet orage, dit en substance qu'il avait lieu d\u2019être étonné que l\u2019on se fût tant cflorcé d'imposer silence à l\u2019honorable représentant de la ville de Québec pour avoir répété que l\u2019honorable membre pour Oltawa était incompétent à remplir sa charge.Que l\u2019honorable membre pour la ville de Montréal (M.Moffitt) ne s\u2019était pas levé pour le défendre lorsque l\u2019honorable membre pour Carleton fit sa motion et n\u2019avait pas même tenté de lo rappeler à l\u2019ordre quoiqu\u2019il eût, lui M.Johnston, lancé le premier les accusations d'incapacité et d\u2019ignorance contre l'honorable membre pour Otiawa; que M.Moffat avait attendu que l\u2019honoralile et savant représentant de Québec eût répété l\u2019accusation pour l\u2019appeler à l\u2019ordre.Que le côté vis-à-vis qui se montrait si sensible sur le point d'honneur n\u2019avait pourtant pas essayé de s\u2019opposer au membre pour Carleton que les honorables membres vis-à-vis écoutèrent au contraire en silence et sans doute avec plaisir comme cela leur arrive toujours lorsque l\u2019honorable membre pour Carleton parle et qu\u2019ilstrouvent moyen de faire passer en risée de certaines observations qui ne seraient peut-être pas considérées comme strictement parlementaires suns l\u2019espèce de carte blanche dantil parait jouir.Que l\u2019honorable membre pour Montréal aurait dÀ pourtant se lever pour le rappeler à l\u2019ordre lorsque, lo premier, il accusa d\u2019incapacité absolue l\u2019honoruble commissaire des terres.Que lui, M.Lafontaine, ne le croit pas lui-même absolument incapable de remplir les devoirs de sa charge, comme on l'avait prétendu, et il ne concourt pas dans tout ce qu\u2019a dit l\u2019honorable et savant membre pour Québec ; mais qu\u2019il désapprouve le système d\u2019interruptions répétées auxquelles il est en butte, les efforts qu\u2019un semble faire que trop souvent pour imposer silence à d\u2019honorables membres de la gauche.M.Lafontaine diten outre que la discussion prenait une mauvaise tournure, qu\u2019il voyait bien qu\u2019elle allait devenir tow'e personnelle, et certes il n\u2019aimait pas que les débats de la chambre puissent avoir un caractère de personnalité, qu\u2019on devait s'appliquer autant que possible à éloigner les personnalités des délibérations de la chambre ; que pour- tantil fallait reconnaître que l\u2019accusation du membre pour Carleton avait nécessité une réplique qui ne pouvait que participer du caractère et de In nature de l\u2019accusation elle même qui y donnait lieu ; qu\u2019on he ruuvait pas espérer de voir lever de pareilles accusations pour s'attendre à les voir relevées de la manière que l\u2019entendent ceux qui veulent y répliquer, et qu\u2019on ne pouvait vouloir les priver de la liberté de traiter les sujets qui s\u2019y rattachent nécessairement.Il fallait mettre l\u2019honorable membre pour Carleton à l\u2019ordre, ou bien, ne l\u2019ayant pas fait, on devait étendre la même liberté à d\u2019autres honorables membres.Mais que comme il voyait bien que la discussion aflait devenir trop personnelle, il consentirait à ne pas faire d'autres remarques, à ne pas relever de certrines observations qui avaient été faites par quelques membres, si l\u2019on voulait retirer la motion.Après cela plusieurs ayant foit des remarques, M.Lafontaine fit observer qu'il ne consentirait pas à laisser retirer la motion si l\u2019on persistait dans de semblables observations.+1.Johnston dit à plusieurs reprises qu\u2019il la retirait, et quoique plusieurs voix de la droite criaient qu\u2019elle était retirée, M.Smith, procureur-général, voulut persister à parler, ce qui fit aussitôt renaître le trouble qui menacait de devenir plus grand que jamais, et qui se serait en cflet terminé on n\u2019ose dire comment, si M.Lafontaine n'eut insisté sur son droit de faire vider les galeries, ce qui fut fait aussitôt.La chambre procéda donc ensuite à huis clos, ct put laver son linge sale en famille.Au bout d\u2019une demi-heure environ, nous fâmes ré-admis, et tout paraissait être rentré dans l\u2019ordre, grâce à l\u2019intervention opportune de M.Lafontaine.Cetie scène, la plus extraordinaire qu\u2019on aît jamais vue dans nos fastes parlementaires, si elle a son côté plaisant, il faut convenir qu\u2019elle a aussi son côté sérieux, et dont nous laissons l'appréciation à nos lecteurs.Les observations de M.Lafontaine surtout méritent d\u2019être bien méditées.\u2014linerve.Arraines musteoiraLEs\u2014Les édifices publics appartenant à la province viennent d\u2019être mis sous le contrôle de la corporation qui devra les faire assurer, réparer, ctc., et les remettre an gouvernement en cas de besuin sous avis de douze mois.Un comité composé de messieurs Wilson, Plamondon,MeLcod, Connelly et Glackemeyer devra prendre en cousidé- ration la lettre qui transmet Poflie de ces bâtisses ainsi que diverses demandes adressées a ce sujet par dillérentes personnes.Nous voyons entr\u2019autres que les directeurs du Hig/ School demandent un local.I nous semble que les corps publics seuls, les sociétés scientifiques devraient participer à occupation d\u2019appartements dans les édifices publics.1 serait à désirer qu\u2019une salle fût consacrée au dépôt des tableaux qui peuvent appartenir aux divers artistes de notre ville, celocal pourrait servir d\u2019école de dessin et d\u2019atelier de peinture.Une telle institution, qui est au-dessus des moyens de simples particuliers, aitire- rait des étrangers dans notre ville et y aiderait beaucoup a la propagation du bon goût on fait de beaux arts.Nous voyons que notre suggestion touchant la charge dinspecteur du département du feu a été suivic et que les devoirs de eet officier seront remplis par un des capitaines de pompiers avec un salaire de £50 à partir du ler, mai prochain.H sera désormais défendu aux charretiers de stationner les dimanches et jours de fête sur le marché de la Haute-Ville.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Parmi les mesures de quelque importance quo nous trouvons dans les rapports de la séance de Is chambre d\u2019assemblée de Mardi dernier, nous voyons les suivantes :\u2014 Mr.Aylwin fit motion pour permission d\u2019intro- duire un bill pour limiter le temps pendant lequel il sera permis d\u2019instituter une action puur dette dans le Bas-Canuda, et pour diminuer les procès.L'honorable membre dit que l\u2019on avait supposé que les statuts de Jacques I pour limiter le temps dans les affaires de dettes, étaient en force en Canada ; mais il a été décidé par feu le juge Reid, il y a environ huit ans, que la loi n°y est point en force, et en conséquence un homme peut être forcé de payer le compte d\u2019un boulanger qu'il avait peut-être payé vingt ans auparavant, à moins qu\u2019il n\u2019y produisit un reçu.Le présent bill, ajouta-t-il, est pour parer à cet inconvénient.Le bill fut lu une première fois, ct la seconde lecture en fut remise à aujourd\u2019hui.Le méme monsicur fit aussi motion qu\u2019une adresse fût présentée à son Excellence demandant qu\u2019on fasse explorer la rivière St.Charles, sous la direction du bureau des travaux, avec intention de construire des Docks dans cette rivière.L'Ironorable membre fit ressortirl\u2019avantage qui en résulterait pour les marchands.Le Proc : Général, (Est) ne s\u2019opposn pas à cette motion conime pour les autres explorations, par la raison que le but de cette motion était du plus grand intérêt pourle pays en entier: les autres modbons auxquelles il fit allusion avaient pour but, disait-il,- d\u2019autres travaux d\u2019une minime importance et qui étaient absolument à l\u2019avantage d\u2019une localité.Nous donnons plus loin la liste des sentences prononcées ce matin par son honneur le Juge-en-chef, Le petit nombre de coupables amenés à la barre, dans la saison où le besoin peut quelquefois pousser au crime, donne leu d: féliciter les citoyens du pays sur les progrès de éducation et des institutions morales et philanthropes auxquelles il faut certaine~ ment attribuer l\u2019état normal de notre société.Mr.le Dr, Fisher, chef du grand jury, a fait un rapport remarquable que nous n'avons pu nous procurer pour Ce numéro mais que nous essaierons de reproduire Jeudi prochain.COUR DU BANC DE LA REINE.SESSION CRIMINELLE.Lundi 10 Février 1845, Présents Sir James Stuart, Baronnet Juge en chef etl\u2019Honorable Ed.Bowen.La cour prononça les sentences suivantes : William Jarvie Clapp, coupable d\u2019avoir donné en paiement une note dont la signature était contrefaite \u2014sentence de mort cnrégistrée, sauf à se pourvoir en grâce.J.Bte.Fournier, pour bris d\u2019un pont public, avec circonstances atténuantes\u2014® mois d\u2019emprisonnement dans la prison commune de cette vilic.John Corrol, larcin, eur son aveu\u20142 ans d\u2019emprisonnement dans la maison de correction aux travaux forcés.Alexander Simpson, larcin, G mois dito.BILL p\u2019Épucation.\u2014(M.Papineau.) 1.Ecoles cominunes établies dans les cités de Québec, Montréal, et dans chaque paroisse ou township ou village du Bas-Canada.Elles seront sous le contrôle des commissaires ci-après nomniés, IL.Sera réputé paroisse ou township, toute localito qui aura droit d\u2019élire un ou plusieurs conseillers de district ; de méme des nouvelles paroisses, townships ou villages reconnus comme tels.IIL.Dans le cas de non exécution des dispositions du présent acte, le gouverneur en conseil mettra à effet au moyen du surintendant, des commissaires, répartiteurs, collecteurs, maitres et autres fonctionnaires, lesquels seront nommés par le snuverneur à la demande du surintendant et auront tous les mêmes pouvoirs que s\u2019ils avaient été élus.Lo IV.Assemblée pour Pelection des commissaires d\u2019écoles convoquée par le juge de paix, marguillier, etc.V.À la dite assemblée, il sern choisi autant do cominissaires qu\u2019il y aura d\u2019écoles de district dans la paroisse ; il ne pourra y avoir moins de six cominis- saires.VE.Les commissaires seront élus pour trois ans et sortiront d\u2019office par tiers, VII.Les commissaires et les instituteurs ne seront ni parents ni alliés.VIII.Les commissaires actuels demeureront en office jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient remplacés par d\u2019autres en vertu du présent acte.X.Le président de toute assemblée générale fera rapport des procédés sous huit jours de satenue au: surintendant des écoles.XI.Dans les localités où l'élection de commissaires.n\u2019aura pas eu lieu, le surintendant les nommera d\u2019office ainsi qu\u2019un greffier et trésorier.NII.Les commissaires pour l\u2019année expirée pout- ront recommander au surintendant certaines persounes pour être commissaires et sujettes à son approbation.NII.Les vacances parmi les commissaires seront remplies par les élecicurs dans une assemblée convoquée à cet effet._ XIV.Aucun commissaire ne pourra être réélu que de son contentement, dans les quatre ans qui suivront sa sortie de charge.XV.Les commissaires s\u2019assembleront le premier lundi qui suivra leur nomination, pour choisir un gref- fier-trésorier qui douncra caution, Tout prêtre ou ministre élu commissaires sera de droit président des commissaires.XVI.Dans les asssemblées des dits commissaires tout sera décidé à la pluralité des voix ; ct dans le cas d'égalité de voix, le président anra la voix prépondérante, LL._ XVII.Les commissaires diviscront leur localité en districts d'écoles ct les désigneront sous le nom den ©.2, etc.XVHIL.Chaque école devra contenirau moins 20 enfants âgés de 5à 16 ans.XIX.Il y aura une école dans chaque district, XX.Les devoirs des commissaires d\u2019écoles seront : lo.de prendre possession des biens des écoles érigées on établies par les commissaires en vertu d\u2019un acte pour l\u2019avancement de l\u2019édueation ; et dans le cas d'opposition à cette mise en possession, ils en rélère- ront au surintendant qui leur donnera les moyens de surmonter telle opposition.o.D\u2019acquérir des biens meubles el immeubles, argent ou revenu pour l\u2019avantage de l\u2019éducation.do.De faire les réparations nécessaires pour l\u2019entrelien et la conservation des dits biens.4o.D\u2019engager lesinstituteurs et de les renvoyer pour juste cause.Après le 1 janvier 1849, être engagé comme inaître ou ma- personne ne pourra \u20ac E\u2014\u2014\u2014 rer tm et \u2014\u2014 LE CASTOR.\u2014Février, 1845.tresse, sans avoir obteny un certificat d\u2019examen de la part du bureau d\u2019examinateurs ci-après nommé.(Exception en faveur des ecclésiastiques ou ordres religieux dévoués à l\u2019éducation.) So.De se conformer aux instructions qu\u2019ils recevront de temps à autre du surintendant.Go.De tenir minute de leurs procédés.To.De distribuer les argents des écoles provenant de la répartition ou des fonds provinciaux.lls pourront affecter une somme n\u2019excédant pas courant pour le support d\u2019une école modéle dans leur paroisse.80.De fixer le taux par mois payable par les parents pour l\u2019éducation de leurs enfants, ce taux n\u2019excédant pas ; 9o.D\u2019exempter de paiement les indigents, XXI.L'argent non employé sera déposé par les commissaires dans une banque d\u2019épargne.XXII.Les commissaires sur l\u2019ordre du surintendant préléveront par répartition une somme égale à celle accordée à méme le fonds commun des écoles ; Jaquelle somme sera en sus de la taxe ci-après imposée et sera répartie ct prélevée en la manière usitée pour verser des larmes ?Apprenez done qu\u2019ils aiment mieux contempler la beauté des jeunes filles que les :heautés d\u2019Aristote et de Cicéron.\u201d Vêtus, d\u2019un costume particulier, espèce de longue soutane noire que l\u2019on appelait robe de classe, (il la relevaient par derrière afin de cheminer leste- \u2018ment, et aux jours de leurs fredaines ils s\u2019habillaient toujours en cavaliers, pour échapper plus ai- isément à ln vengeance des infortunés habitants iqu'ils réveillaient avant le chant du coq.Leur turbulence était inouïe ; ils soutenaient des combats contre les archers et les sergents du guet ; ils incen- -Giaient les maisons, démolissnient les barrières, ra- lvageaient les vergers, mangeaient les fruits que les bourgeois cultivaient avee tant de peine, et lors- (qu\u2019ils eavahiseaient une abbaye, leur premier soin était de visiter le cellier, et de vider à longs traits, malgr* les lamentations et les menaces d\u2019excommu- la répartition dars les cas de bâtisses d\u2019églises ou de nication de l\u2019abbé, toutes les tonnes remplies de presbyléres.lls partageront cette somme et celle; Vin clairet ou d\u2019hypocras qui servaient aux repas des provenant des taxes d\u2019écoles entre les divers districts, moines.Chose à peine crovable ! un matin, ils revê- d\u2019écoles suivant la population de ces districts, et In part ailérante à chaque district sera payée entre les, mains du maitre ou de la maitresse d'école de ve district, ou déposée comme susdit, (déduction faite des frais et dépenses.) XXHL.Les commissaires de chaque paroisse formeront une corporation politique, pourrunt poursuivre et être poursuivis, acquérir des biens immeubles de la valeur de Lô00 dans les villes de Québec et de Montréal, et de £150 dans les autres paroisses ou townships, XXtv, Ancune telle corporation ne pourra aliéner ses biens sans l\u2019antorisation expresse du surintendant.Et les pouviirs de telle corporation à l\u2019égard de la; possession «des biens d\u2019icelle dans le cas de manque de commissaires, appartiendront au gouverneur jusqu\u2019à ce qu\u2019il en ait été autrement réglé par la loi.Les biens des écoles de quelque nature qu\u2019ils soient appartiendront à la dite corporation.Loxxv.La fabrique d\u2019une paroisse et les commissaires d\u2019école de telle paroisse pourront par convention unir pour un temps quelconque les écoles de telle fabrique avec celles tenues sous le présent acte : dans ce cas Ia fabrique devra fournir chaque anuéèe pour le soutient de calle école, une somme de et les curés et les marguillers en exercice seront commissaires de telle école, s°il ne le sont pas déjà.Telle Union ne pourri avoir lieu qu'entre écoles appartenant à la même dénomination religieuse, à moins qu\u2019il n\u2019y ait une convention spéciale à cet elfet faite avec les comunissaires d\u2019une antre dénomination religieuse.XXVI.Si dans une localité an nombre quelconque de personnes professant une autre croyance que celle de A majorité, se trouvent mécontents de larrange- ment ef 1éclements faits par les commissaires de telle localité, ils pourront collectivement en signifier leurs motifs au président des commissaires et au surinten-; dant, ct donner le nom de trois syndies au plus choisis par eux ; lesquels syndies auront tous les pouvoirs! accordés ci-dessus aux commissaires, xxvir, Pour qu\u2019une école ait droit À Poctroi provin-, cial ou local, il faudra qu\u2019elle ait été ouverte pendant, neuf mois de calendrier (mois de 28 jours chaque) et, fréquentée par au moins 15 enfants; qu\u2019elle ait été.diment rapportée, et qu\u2019une somme égale à celle accordée par la législature pour la localité où se trouve telle école, ait été prelevée Lel que pourvu par la 22e section du présent acte, XXVUE, Les syndies des minorités dissidentes seront ! élus pour trois années, et les enfants des autres dis- triets d'écoles d\u2019une persuasion religieuse + rront fréquenter Fécole établie par ceux de leur comsmu- Dion, s\u2019ils ne sent pas'en assez grand nombre pour sou-| tenir une telle école dans leur district.XXIX.Les commissaires, pourront, dans l\u2019endroit le plus peuplé, établir une école de tilles, sépurée de! celle des garçons.si une communanté relisieuse a | déjà établi une écote des filles, il sera loisible à telle! communauté de mettre cette école sous li régie des\u2019 commissaires, et alors elle sera considérée comme | ayant droit à tous les privilèges et diuits accordés par: cet acte aux éenles communes, Xxx.Le gretlicr-trésorier aura droit à une certaine commission sur los argenis par lui reçus, il devra payer lui-même ses propres dépenses excepté lachat du régistre.XXx1, Les écoles établies en vertu de cet acle, ront visitées au moins une fois dans l\u2019année.Xxxit, Les personnes suivantes sont nommées visis teurs pour chaque jraroisse, townships où cité : lo.Les membres résidants du clergé des ditférentes dénominations ; 20.Les juges; 30, Les membres de la législature : lo.Les juges de paix ; 50.Le maire ou président du conseil municipal: Go.Les colonels, Jicuten:ant-colonels, majors etle plus ancien capitaine de milice résidants dans la localité 3\u2014le surintendant des écoles est ec-efficio visiteur général.Nul prêtre, ministre ou ceclésiastique n\u2019aura le droit de visiter aucune école qui n\u2019appartiondrait pas 4 sa croyance particulière, sus le consentement des commissaires ou syndies de cette école.NXSHI.Fly aura un bureau d\u2019examinateurs dans chaque cité et ville nommé par le gouverneur et qui sera chargé de faire subir un examen aux maîtres et maîtresses.(Z= Nous donnerons les autres clauses au numéro prochain.se- Tr re es Arts et Scionces.ETUDES MISTORIQUS TYPES ET CARACTÈRES ANCIENS.I.Non chiedo, la tua man pronta ti chiedo L'ÉCOLIER.Arma d\u2019un pugnal.(XIVe sièele.) | PIETRO.; Eccola.Au moyen-âge, les écoliers de l\u2019université formaient un corps nombreux, tapageur, remuant 3 ou en comptait à Paris plus de trente mille sous le règne de Charles VI.A Talwi de leurs privilèg» troublaient la paix de la cité et la quiétude des bons bourgeois.Buveurs, mécirants, jaloux, querelleurs, les écoliers sc livraient à mille désordres ; le pré Saint-Germain, nommé le Pré-aux-Cleres, était le lieu de leurs réunions.Là, ils s\u2019égayainat aux dépens de Ia bourgeoisie, éternel objet de leur *arcasmes ; là, ilg commettaient tous les excès où les entraînaient leur humeur tracassière et leur caractère brouillon : ¢ Ils sont adonnés à la glouton- neric et à la luxure.s'écric avec amertume un chro- Diqueur du XIVe siècle.Que dirai-je de plus sans l'en sonpirs plaintife, en innocentes plaisanteries, en s, Îls ils se mélaient à la foule avide de plaisirs, sur la tirent des ornements sacerdotaux, s\u2019affublèrent de belles chapes, et l'amusse du petit-gris sur le bras, les uns, par dérision, chantèrent à pleine voix ma- \u2018ines où pealmodièrent des litanies lamentables, tandis que d\u2019autres, jouant aux dés en face de l'autel, prononeèrent d\u2019horrildes blasphèmes ! Les écoliers, clercs de la Basoche, représentaient publiquement des mystères, jouaient des farces et des comédies où il n\u2019épargnaient pas les nobles homer, les princes mdme ; les dames de la cour y étaient ridiculansées avec malice, avce cr- prit ; et le peuple applaudissait aux dires des écoliers, tellement qu\u2019au mois de janvier 1316, le parlement leur défendit de jouer des comédies et autres Joyeusctés où il serait fait mention des princes et des chevaliers, des princesses et de leurs suivantes.A Salamanque, les écoliers jouissaient d\u2019une foule de privilèges qui pouvaient rivaliser avec ceux de l\u2019Université de Paris.\u2018Tous étaient exemptés de la prise d'armes pendant la guerre ; on n\u2019avoit pas le droit de les saisir ni de les retenir captifs ; et quand ils voyagenient, coit en Espagne, soit en France, la multitude les saluait du titre seigneurs écoliers, titre qui se portait alors dans le monde.LE BRAVO.(XVIIe siècle.) C\u2019est triste à dire, mais les sinistres fonctions du Bravo étaient parfaitement en rapport avec les mœurs des contrées méridionales, de ces pays où les haines, toujours vigoureuses, ne s\u2019exhalent point malicieuses épigrammes, de ces pays où la vengeance est implacable, où le bras eat plus actif encore que la langue, où le propre blessé pardonne rarement, où l\u2019impétueuse colère ne pardonne jamais.Les Bravi, en Italie et dans la plupart des villes d\u2019Espagne, étaient comme l\u2019expression lugubre d\u2019une passion qui, bouleversant le cœur des mortels, donne de l\u2019énergie aux carnetères les plus faibles, transforme quelquefois en agresseur Phomme le plus inoflensif, et entraîne les humains aux plus furihonds excès.À Venise, les Bravi exerçaient impunément leur horrille métier.l}ne faudrait cependant pas en conclure, comme l\u2019a fait Cooper, que les inquiri- teurs du mystérieux tribunal des Trois étaient en rapports secrets avec les Bravi de la cité, qu\u2019ils leur désignaient les victimes, et qu'ils soldaient sans pudeur la félonie ; seulement ce triumvirat .edouta- hie, ayant intérét a perpétuer les haines entre les familles nobles, encourageait par la vente des amnisties la profession de Bravo, ct tolérait ainsi la la présence des meurtriers que les gentilshommies et {les femmes vindicatives entretenaient à leurs gages.Les Bravi, enveloppés d\u2019un large manteau, avaient habituellement le visage recouvert d\u2019un masque, jusage si généralement adopté en Italie au XVe siècle, que les prélatset les cardinaux eux-mêmes ; portaient des masques, et que les sénateurs restaient masqués pendant les séances du grand conseil.La plupart des Bravi étaient des hommes illettrés, abrutis par une débauche effrénée, des misérables qui sacrifiaient tout à l\u2019appât du gain ; la dague où l\u2019espingole à la main, ils se précipitaient sur leurs victimes.Un poëte italien, doué de facultés puissantes, Luigi Cicconi, a tracé en peu de mots, dans sa tragédie improvirée de Cesare Borgia, le caractére du Bravo.Pietro, bravo d\u2019Arnaldo, s'exprime ainsi : < Parle, que veux-tu ?l\u2019épée ou le poignard ?La vie ne m\u2019inspire aneun amour ; obscure, je la déslaigne ; je l\u2019expose au péril, et le péril pourra me la rendre chère, si j'en sors vainqueur.\u2014 Je ne demande point ta vie, répond Arnaldo ; je demande ton agile main, armée d\u2019un poignard.\u2014 La voilà ! s'écrie Pietro ; tu sera abéi 1\u201d ev ov ve.Parla que vuoi La spada od il pugnal ?non m\u2019innamora Ln vita ; oscura la disprezzo, al rischio L\u2019espongon, e il rischio potra faria cara Sc n° esco vincitor.ARNALDO.lo la tua vita | Obbedito sarai.Pour les Bravi vénitiens, le meurtre faisait cn quelque sorte partie des divertissements du carnaval ; place San-Nicola : et quand le Bucentaure mouillait près du quai Saint-Mare, alors que l'on célébrait l\u2019imposante cérémonie de l\u2019alliice du Doge avec la mer Adriatique, le Bravo méditait souvent l\u2019accomplissement d\u2019une vengeance, tandis que la victime désignée rêvaient pour le lendemain des fêtes nouvelles et de nouveaux énivrements.Vers le milieu de l\u2019année 1774, le sénat ayant fait dresser la liste des assassinats commis pendant un petit nombre d\u2019unnées, à l\u2019époque des fêtes publiques, les calculs ofllcicls établirent que plus de cing mille us personnes avaient été frappées de mort.On racon tait que le Bravo, par un mélanges bizarre d= la dévotion et du crime, jetait les cadavres dans le canal Orfano, en invoquant san Gennaro et san Antonio di Padova, le patron vénèré des pêcheurs de Venise, car une pieuse légende rapporte que les poissons des lagunes s\u2019arrétérent un jour à ln surface des ondes pour écouter ses prédications.O Florence ! dis-nous aussi combien de noblee hommes furent transpercés par les Bravi, derrièrs les chênes et les platanes des C'escine sur les bordt de l\u2019Arno ; dis-nous pourquoi tes habitants payaiens largement de tels crimes, pourquoi ils faisaient trêve alors à l\u2019abbominevole ararizzia que leur reproche Machiavel! Etä Rome, que de malheureux patriciens disparurent dans le Tibre, le fleuve sacré des anciens Romains, le fleuve à la couleur blonde, flavus Tiberinus plus d\u2019une fois, lorsque l\u2019on croyait y trouver des statues antiques, on nen retirait que les victimes de Bravo.LIVRES ELEMENTAIRES DESTINÉS AUX ECOLES CANADIENNES.BE Soussigné s\u2019uecuse maintenant de la rédaction et de Pimpression des petits ouvrages élémentaires suivants qui seront successivement prêts a être livrés d'ici au mois d\u2019Avût, Géographie élément 1e, avec où sans une carte du Canada.Cours de Géométrie abrégée, appliquée à l'arpentage et aux arts.Avec planches Lithographiées Eléments de Chimie agricole do Petit cours de dessin linéniro do Principes de mécanique do Exercices pour la lecture de l\u2019écriture à la main, suivis de principes d'écriture, ouvrage lithographié, Eléments de musique o N.AUBIN.TONIQUE DE JAYNE.Pour la conservation, l\u2019embellissement, la croissance el lu rénovation des CHEVEUX.SE 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paroisse de Charebourg à près de 5 milles de la ville.Une de ces propriétés qui est directement sur la route serait très bien adaptée à un magasin.S°\u2019adresser à ED.ROBITAILLE, Ferblantier.Québec 3 février, 1845.CERCLE CANADIEN L'ECHIQUIER.LES personnes qui seraient disposées & organiser une société de joueurs d\u2019échecs sont priés de se réunir chez Mr.Aubin, 14 rue Couillard, Mardi le 11 courant, à sept heure du soir.PLUSIEURS AMATEURS.Québec le 6 Février 1845.LE SOUSSIGNE\u2019 SE PROPOSE D'OUVRIR Le 15 Mai prochain, COURS DE BOTANIQUE Mis à la porté de toutes les classes de la Société, IL LE FERA sciences inédicales.Québec 3 février, 1845.SUIVRE $ D\u2019UN SSÈRS DE TRARNASOLSHAE Traitant des divers médicaments fournis par les 3 règnes de la nature.Ce dernier cours sera spécialement destiné aux personnes qui s\u2019occupent des P.M.BARDY, Médecin.GE SSYRRNAR DES SHARE livrés immédiatement.Québec 30 Janvier 1844.Revue Pittoresque des Feuilletons, PUBLIES PAR LES PREMIERS ECRIVAINS DANS TOUTE LA PRESSE CONTEMPORAINE Paraissant le premier de Chaque Mois.NOUVELLE SERIE ILLUSTRER DE 12 GRAVURES PAR AN, ET DE 12 GRAVURES DE MODES.On souscrit au bureau du Caslor.Les premiers numéros de la 1ère année ont paru et peuvent être LIBRAIR I0NSElG | 5 ECCLESIASTIQUE, Rue Ste.Famille, (Côre pe Lenv) No.9.\u2014000 THOSE TURLEY EUR DE FORBIN-JASON, CVEODE DÉ 80869 & OF 1005 PAR LE CÉLÈBRE ABBÉ DE LACORDAIRE.15% Soussignés viennent de publier et offrent à vendre l\u2019ouvrage ci-dessus C\u2019est une jolie brochure in-12 de 39 pages, avec couverture imprimée.Prix Quinze sous.\u201c Québee 27 Janvier, 1845.J & O.CREMAZIE. oe BN és ais nerve vanter ac a TS EEE 1 reqfe \u201c\"R VENDRE.£2 1° 11,000 ACHES io tome en woccage par lots, © 2°.Deux bonnes terres de 180 arpenta en superficie, en bon état de culture, avantageusement situées our le commerce,\u2019 sur lé bord du fleuve: St: Laurent, d'doux feues de Québec, avec maison ct dépendances.\u2019 , 3°.Quelques constitnts avec hypothèque enrégis- trés sur des biens fonds à la campagne._ \u201849.Une maison en la ville des Trois Rivières avec une place de grève où \u2018l\u2019on peut bâtir un quai propre pour les bateaux à vapeur, près de la place Pembarquement actuel.-LOn:donne aussi le plus haut prix pour SCRIPS de miliciens.S\u2019adresser à TESSIER & FAUCHER, avocats et Agents pour les terres, no.9, rue des Jardins.Québec, 20 décembre 1844.\u201ctettan IT A LOUER.| 1° oy MOULIN A FARINE ncuf avec quatre * 177 moulanges, situé au centre de trois paroisses, dans le fief Groshois ou Yamachiche, avec droil dg bapalité, avantageusement situé pour le commerce, } y compris une terre en culture, maison et dépendances.2°.Un MOULIN A CARDES ct un MOULIN A FOULER, neufs, au même endroit.8°.Unc bonne place pour établir un moulin.à carder ct à fouler.Les bâtisses, chaussées et roues construite, prêtes à recevoir le mécanisme, dans un centre de trois à quatre licues d\u2019habitations, :sans autre moulin à cardes, 4°, Une bonne maison à deux ôtages, avec poéles usses, rue St.Louis, Québec.S°adresser à TESSIER & FAUCHER, avocats, et-Agent, no.9 rue de Jardins.Québec, 20 décembre 1844.EON PLACEMENT POUR DES CAPITAUX.A VENDRE, 1°.TNE PART DE SEIGNEURIE connne sous le nom de La Chevrotière, située entre la seigneurie de Deschambault et celle des Grondines dans le district de Québec, d\u2019une demi-lieue de front sur le fleuve St.Laurent, sur une lieue et demie de profondeur ou environ, sous la réserve d\u2019an dixième, avec tous les droits scigneuriaux, et les arréages de rentes et lods et ventes etc.Sur cette scigneuric coule une jolie rivière qui se jette dans l\u2019ance de La Chevrotière, plus avantageuse pour y bâtir des moulins, usines et manufactures; en arrière de la sci- gneurie se trouvent des forêts de pin et-d\u2019épineite, qui peuvent fournir une exploitation profitable pour le o2mmence.2e.Un MOULIN A SCLE, avec chaussées, etc, dans la dite scigneuries, à 5 où 6 arpent du fleuve, 3 _.Un MOULIN À CARDES et un MOULIN A FOULER situés dans la dite seigneurie.\u2014Ces trois lots peuvent être vendus ensemble ou séparément ; ils offrent une exploitation sûre, qui peut rapporter des revenus considérables.Ces propriétés devront être vendues d\u2019ici au quinze janvier, Des titres sûrs se- rontaccordés, ct le prix sera modéré, de manière à assurer 15 ou 20 pour cent à l\u2019acquéreur.S\u2019adresser sur les lieux à Mme Veuve 'GARIEPY, ou aux soussignés &Québec, TESSIER & FAUCHER, avocats, et Agents pour les torres, no.9, ruo des Jardins, Québec, 20 décembre 1844.IPECHO PEUILLAETONSS JOURNAL ANECDOTIQUE ET XYMIERAIRE PARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS, PRIX $3 PAR AN, Agent pour le District de Quebec, {G= Les abonnés peuvent recevoir immédiatement le ler.5ème.année, les Nos, ment.LOUIS XIV ET HISTOIRE PITTORESQUE ET CURIEUSE De la Periode de 1615 a 1715, PAR I.ALEXANDSE DUMAS, BX ouvrage que auteur prépare depuis dix ans, est entièrement inédit et paraît par livraisons de deux feuilles i façon vélin très fort, glacé at satiné, avec des vi texte et des gravures tirées à forment un volume ; l\u2019ouvra prenant In matière de huit vo sujels, 60 gravures à part, et d\u2019une foule de vignettes, 0 ad Quelques exemplaires de cet ouvrage qui attendus incessamment ct seront prêts à Québec 27 Janvier 1845.CT RE EE COR MOTS ASS rhs + en cnn es chmod ori.na.soem: ?[DROGUBRICS ET PRODUITS CHIMIQUES DE PREM vie Gam mette a bp sens \u2014 a LE CASTOR.\u2014Février, 1845, br 8800 À PRRABB- PAR L\u2019ASSURANCE MUTUELLE du Faubourg St.Roch,\u2014S\u2019adresser au soussigné au vareau de JOS.Laurin, Ecuyer, Notaire.F.BEDARD, Québec, 20 décembre 1844.Notaire.EIBBRYT DROUIN), MEUBLIER-EBENISTE.FAUBOURG SAINT-ROCH, RUE DES FOSSES, No.27, AU GROS POTEAU DE COUCHMETTE.4 LE Soussigné informe respectucuscment ses amis ct le public en général qu\u2019il à reçu par les arrivages d\u2019automne le complément de ses assortiments de IORE QUALITE a MÉDECINES BRÉVETÉES D\u2019ANGLETERRE ET D\u2019AMÉRIQUE.\u2018 PEIGNES, BROSSES ET PARFUMERIES VERITABLE FECULE DE LA BERMUDE TAMARINS DES ILES, PREMIÈRE QUALITÉ DE MIEL DE MONTRÉAL PILLULES VÉGÉTALES DE VIE, DE PARR.J.J.SIMS, Anothicaire.Mancué DE LA HAUTE-VILLE Québec 12 Décembre 1844.complet de meubles faits avec les meilleurs matériaux et à ou TRES BAS PRIX.us Québec, 21 décembre 1844.AVERTISSEMENT Tous ceux qui doivent aux biens des Jésuites, pour cens, rentes [ods el ventes, rentes de moulins, de fermes, terres etc.cte.sont par le présent requis de payer immédiatement au soussigné, faute de quoi ils seront tous poursuivis sans distinction.LOUIS PANET.Agent.Québec, 19 Décembre 1843, ZEPHIRIN CHARTRE, Feblantier, Rue St, Jeun, NO, B; Faubourg St.Sean.PREMERCIE respoctueusement ses amiset le public en général de l\u2018encoucagement Batter dont on a bien veulu le favoriser jusqu'ici, ct les prévient qu\u2019il vient d'ouvrir un nouvel établissement sons sa maison neuve, où l\u2019on pourra trouvor coustamment tous les articles dans sa ligne et où il est prêt À recevoir età exécuter tous les ordres qu'on voudra bien lui confier, dans le dernier goût et à les prix modérés, .Québec 22 Octobre 3844.à farine de G.Bissct feront bien de s'adresser Québec, Août 1844.APS ¢ au hangar aussi tontes sorles de CARISETS.ctfournissent des DRAPS D\u2019ÉTOFFES du PAYS de la ir des article provenant de celte manufacture LES MOULINS, ETABLIS Pan G.BISSET, A LA POINTE-AUX-TREMBLES, ¢ M.ALEX.CLARKE OUVRIER EXPERIMENTE D\u2019EUROPE.Québec, 13 Mai 1844.échartillons des produits de celle mannfuctur POUR LA FABRICATION DES DR ité de diverses espèces et patrons, PAR Industrie du Pays.ONT maintenant en pleine activit meilleure qual ET CONDUITS PAR KG\" Toule personne qui desirerait obten On peut voir et obtenir des aufmagnsin ci-dessus mentionné» Rue St Paul, Basse-Yille.S 2, 3 ct 4 ont paru et scront délivrés très prochaine- DÉS te \u2014 ; gnettes magnifiques dans le 30 copies pour., .$30 part 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EVANS, \\ 0 \\ \\ | I [ | i 9 Editeur et Propriétaire, A UNE PIASTRE PAR ANNEE, PAYABLE D'AVANCE, Tour maitre de poste ou autre t personne qui procurera six souscripteurs.aura droit dis: à une copie gra- , Comme l'objet de ce journal est d i - grés de i\u2019Agricultura, o ry de les connaison ee ror le moyen qui coûte le moins possible, on ne demande qu unesommequi défraie seulement les dépenses.Le Prix de Ia souscription ne sera donc que de 5e par nn.Les sociétés, et communautés pourront so le procurer N-40 sur papier jésuS,|eux conditions suivantes lettres ornées.etc.Impression SUR PIERRE ET SUR PLANCHES DE CUIVRE, Le tout sous le plus court avis, dans le dernier N.AUBIN, Agent pour Québec, y obtient un succès fou à Paris sont être livrés vers le 10 Février.JI a en main un assortiment jusqu\u2019à contre-ordre.\u2014\u2014 MAINTENANT SOUS PRESSE ET A VENDRE CHEZ WM.COWAN ET FILS, CALENDRIER Pour Avec les évènements chronologiques et historiques du pays et les solennités de 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LUNDI et le JEUDI.Le prix d\u2019Ahonnement est de Quixz5 CueLtNS par année, payables par semestre.Ou ne s'abonne pas pour moins de six mois.Outre le Castor on publie à ce bureau le Faxtasque, Revue crilique des hommes el des choses.Le prix d'abonnement à ce dernier journal est deSErT CHELINS ET dEMt.Low deux journaux seront fournis pour QUATRE Pias- TRES.Les étudiants ct les commis-marchands qui s\u2019abonneront au C'usfor, recevront le FANTASQUE gratis.Il sera (tit aux Tustituteurs une remise de moitié sure prix d'abonnement aux deux journaux.Chaque journal se vend séparément 4 sous.Conditions des Annonces.Vu sa circulation LE CASTOR oilre unc publicité trés-étendue aux annonces d\u2019aflivives professionnelles, judiciaires, de commerce, et autres.Le prix d'insertion est comme suit \u2014 Au dessous du six lignes, première insertion 2e.6d; au dessous de dix lignes, premidre insertion 35.4d ; au dessus de dix lignes, première insertion 4d.par ligne.Chaque insertion subséquente à un 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