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Titre :
Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce
Rédigé par Napoléon Aubin, qui possède également Le Fantasque, Le Castor est un journal politique qui vise la conservation de la nationalité française au Canada.
Éditeur :
  • Québec :N. Aubin et W. H. Rowen [puis] N. Aubin,1843-1845
Contenu spécifique :
jeudi 1 août 1844
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 1844-08-01, Collections de BAnQ.

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[" ; | wb dad 8 i tie société vermoulue.f Le trae même est l\u2019émbre d'un trône, eur laquells il n\u2019y \u20ac ant JEUDI 2 AOÛT 106% Ge Journal imprimé et publié par M AUBIN Rupacreus ET Pnornié- Tass, «cyna-Rue Couillard No.14.Haglaty peralt deux fois par semainc :\u2014 Le MARDI et le JEUDI.Le prix d\u2019abonnement est de DIX chelings par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six moig.Le Journal se vend séparément 3 sous par esmplairo double, 2 sous la demi feuille, LE CASTOR, JOURNAL POLITIQUE, ET LITTERAIRE, Des Arts, De l'Agriculture, et Ju Conmerce, _ \u2014\u2014\u2014\u2014 PREMIER VOLUME NO, 64.\u2014\u2014\u2014\u2014 Vu sa circulation LE CASTOR oflre unc publicité trés-étendue aux annonces d\u2019affaires professionnelles, judicinires, de commorce ct autres.Lo prix d'insertion est le même que dunsies uutres jouraux, saroir.\u2014 Au-dessous de six lignes, première inser= tion 24, Gd 5 nu dessous de dix lignes, pre- mitre insertion Js.4d ; au dessus do dix.li- ques, première insertion 4d.par ligne.Chaque insertion subséquente à un quar des prix ci-dessus, Un traite de gr@ à gré pour les anaonnce dtendues.Elles doivent être accompagée dan ordre par écrit sinon on les insère jus qu\u2019à contrordrce Les communications, etc.doivent être af- franchics et munies d\u2018une signature responsables; GAelAuges FLitterxives, PHILOSOPHIE DE L'HISTOIKE.SILHOUETTE DU DIX-HUITIEME SIECLE EN FRANCE.L'homme s\u2018agite, ct Dieu le mène BossurT.Le passé est un gépulcre noir dans lequel dorment ensevelies les générations éteintes.Le passé est l\u2019arsenal où .Dieu dépose les instruments dont il s\u2019est servi pour faire \u2018aller le monde.Là les siècles sont couchés les uns sur les autres dans un silence et dans des ténèbres qui n\u2019ont point de nom.Mais vienne un homme puissant par le cœur et par le pensée, dont la vie tombe, tonne, éclate comme un foudre au fond de cet abîme, alors il se fait dans toute la - Inasse des mouvements saccadés, étranges ; du gouffre il sort, par instants, des lueurs violentes qui l\u2019illuminent tout entiér ; les siècles se réveillent en tumulte ; chacun d\u2019eux, le regard effaré et cachant de la main quelque blessure, vient à son tour se poser devant le terrible magicien, en Jui criant d\u2019une voix forte : Me vaici ! Et c\u2019est une vérité que, quelle que soit la mission d\u2019un siècle dans la pensée providen*'elle, quelle que soit la place qu\u2019il occupe dans la série humanitaire, ce siècle a toujours une individualité bien précise, une physionomie bien distincte et bien arrêtée.Si l\u2019on veut même réunir ses traits les plus saillants et leur faire en grand l\u2019application dussysième de Lavater, il estassez facile de découvrir sa signification réelle, de lui arracher son arcane intime.Ainsi le long:régne de Louis XIV parait avoir eu pour mission et pour but de consolider, \u2018d\u2019affermir, de centraliser 1 6 idées conguises par l\u2019esprit humain pendant les luiles ténébreuses et sanglantes du Moyen Age.C\u2019est le calme et le repas qui s\u2019établissent d\u2019eux mêmes après la fermentation effervescente dans les combinaisons chimiques.Le trouble a été nécessaire pour opérer la fusion des éléments \u201chétérogènes; la tranquillité estindispensible pour assurer leur union, leur cohésion, leur homogénéité.Ainsi, voyez, ce XVIIme siècle est grave et solennel! Les hommes sont carrés par la base et portent de longues et majcstueu- te perruques ; les costumes sont sévêres de forme et de couleur ; un cérémonial inviolable, mnnitieux, plein de formalités, régit la cour et la ville ; le monarque lui- même n\u2019est qu\u2019un pivot auquel tout se rallie et se soutient, un astre central et immobile autout duquel touf se _meut, vers lequel tout tend et gravite.Voyez comme on cherche à se caser, à prendre place ; comme tout obéit fatalement à une pensée d'ordre ; roi, ministres, savants, hommes de lettres! Les mœurs s\u2019assouplissent, la législation s\u2019épure, Ja langue se fixe, les institutions s\u2019enracinent ; et le grand rôi contemplant du haut de sa colline de Versailles ce bel arbre de ln monarchie, peut croire un instant, dans son orgueil, qu'il abritera la longue suite des générations.En effet, la seule opposition qui existe à cette époque est obligée .de se réfugier dans le dogme, et de prendre la soutane à Port-Royal des-Champs.Là même on la trouve dange-.seuse, el les ruines fumantes de la noble abbaye offrent l\u2019image d\u2019un sacrifice expiatoire à l\u2019unité do pouvoir.Mais quand les liqueurs se sont équilibrées dans la coupelle de l'expérimentateur, il se dépose toujours au fond un préci- ith qui peut à son tour produire de nouveaux troubles ; ain- \u2018ài le ferment d\u2019agitation qui à quitté ls haute noblesse est tombé inaperçu dans les rangs du peuple, et ne tardera pas 8 y exciter va soulèvement.Ln monarchie trop tendue se brisèra ; Lous XIV conduira à Louis XVI.\u201cSi lo XVTIe siècle a été une époque-de synthèse et d\u2019har Ææonie, le XVIIIe, au contraire, est une ère de-décomposi- tion, d'analyse, de pulvérisation.La chimie, qu'il'a créée, est soû.symbole le plus complet.Rien de grandiose, de\u201d - monumental ne w\u2019efectue ; c\u2019est un morcellement, un ti- vaillement continuel.Le fruit, top mûr.manifeste des mes de décomposition .Dans cette lumière lerne dciouse qui forme le crépuscule du XVIIe siècle et l'aurore dé XVIIIe;\u201con voit s'écouler sans cesse une interminable processi testants qui s\u2019en vont du royaume on de pre ; ragons des Cévennes, pari per les mousquetaires et les d 8 | @ qui portent sux étrangers les dieux tutélaires de la patrie ; les arts, la science, l\u2019industrié.Les parlements, qui ent gardé rancune au fouet et aux boties à éperons du mal.tre, commencent à lever la tête, Enfin, l\u2019idéà sortie ar- tés du cerveau de Luther, ayant parcours le çordle rel- Gioux, fait irruption dans la politique, et,.tous le nom de lemme, dissout à pouit bruit tous les éléments de a plus qu\u2019un fantôme de roi.C\u2019est un vieillard faiblo, timoré, mené par une coterie de femmes ambiticuses et jalouses.On Pontoure d\u2019un réseau d\u2019intriques ; on s\u2019en amuse comme d\u2019un jouet.Tour à-tour dévot et cruel, il se confesse au pèro Lachaise, épouse ln Maintenon, fait massacrer les protestants, et le trépas mystérieux de Louvois plane autour de lui comme un épouvantable soupçon.Où sont-ils ces jours radieux où la foule des courtisans dorés, assiégeant les péristyles de Mansard, inondant les portiques de Perrault, accourait de grand matin saluer à flots le soleil de la cour ?(1) Hélas ! le soleil n\u2019est pas encore descendu derrière l\u2019horison, que dans des ténèbres menagantes les fils naturels du grand roi expirent suffogués de venim, el qu\u2019un valet, osant suspecter la légitimité de son maître, s\u2019écrie: C\u2019est le fils de mon silence (2) ! À peine la pierre sépulcrale est elle retombée sur le royal cadavre, que commence la grande orgie de lu Régence, Là où est le corps, les oiseaux de proie s\u2019y rassemblent.Les harpies se jettent sur le festin dont la mort a congédié les convives, et dans le fauteuil vide s\u2019assied un nouvel amphitryon.Allons donc ! accurez au banquet ; prenez place ! Que craignez-vous 1 celui qui vous invite est un prince de race royale, et c\u2019est l\u2019abbé Dubois qui dira le bénédicité ! Le régent était un homme rempli des plus éminentes qualités, mais qui, mal dirigées, le menèrent aux plus grands excès.Sa mère, femme d'esprit et de sens, disait que pendant en grossesse elle rêva que loules les fées venaient faire un don sur le berceau deson fils.À la fin, on en vit paraître une vieille et cassée qu\u2019on avait oublié d\u2019inviter ; etcetle fée, voyant.lous les dons épuisés en faveur \"du wagmot, lui en octroya un par lequel il ferait des autres un mauvais emploi L'esprit humain ne sait garder aucune mesure ; son inquiète activité le jelle sans cesse contre des écueils opposés./ Louis XIV, qui penssit, comme François ler.qu\u2019une cour sans femmes est une année sans printemps, un printemps sans roses, les avaitatlirées à la sienne.C\u2019était en même temps d\u2019une politique raffinée : l\u2019amour enchaînait autour dutrône les rudes scigneurs féodaux : la galanterie avait attiédi Pâpreté des mœurs ; un sentiment de bien-être se répandait dans les relations ; et c\u2019est aux femmes que l\u2019on devait tout cela.Eh bien les inœurs ainsi dulcifices tournérent bien-vite au libertinage, Un rouge uniforme s\u2019étendit sur tous les visages, pour ne rassurèrent contre les conséquences d\u2019une faiblesse.Les petits abbés et les petits muses bien poignées, tout accortes et tout agagantes, se glissèrent dans les boudoirs.On eut son abbé et son maître de menuet, comme auparavant on avait eu son chien, son chal, cl son La fontaine.Un scandale était alors la chose du monde-la plus plaisante et puis on faisait une comédie à arieltes, car tout finissait par des ariettes.Les proverbes et les petites pièces de ealon æisaient fureur ; chacun avait son théâtre entre deux paravents.Dugazon et la Guimard avaient mis à la mode ce spectacle étriqué ; on se les arrachait.On aimait le clinquant, les glaces les talons rouges, tout ce qui jette de l\u2019éclat.Le chrysocal remplaçait l\u2019or ; le strass était préféré au diamant.Un roué aurait perdu sa réputation si, comme le duc de Richelieu, il n\u2019avait été l\u2019amant de toutes les femmes hermis de la sienne.Ici l\u2019on doit noter l\u2019imitation outrée de l\u2019Angleterre, ou l\u2019anglomanie, que nous verrons plus tard remplacée par l\u2019influence allemande.Les livres et les auteurs d\u2019autre- Manche sont choyés, festroyés, spothéosés.La Orande- Bretagne, qu\u2019on pourrait appeler la grande boutiue, couve sourdement les levains d'agitation, bien certaine que, s\u2019il: y a du trouble, elle pourra y pêcher.Les cloîtres eux-mêmes et les monustères ne peuvent ; éviter le contact d\u2019un atmosphère si corrompue.Les che- \"Taux, fringants les équipages armoriés se croisent en tous sens ; sûr, les routes de Longchamps est un petit opéra.C'est à Chelles que trône Louise de Chartres, cette charmante ct romanesqne fille du régent, qui avait toutes les qualités, tons les vices brillants de son père.Un beau soir, elle s\u2019éprend d\u2019une passion souveraine pour le chanteur Couchereau.Celui-ci reçoit un billet qui lui indique un rendez-vous mystérieux au Palais-Royal.Il y court, et se trouve bientôt seul avec la princesse.Tomber à ses pieds, laisser échapper mots brûlants d'amour, C\u2019est ce que tout le monde eût fait comme Caucherau.Quel fut son désappointement lorsque Louise lui parla avec froi- \u2018 deur et dignité, quoique avec un certain trouble qui aug\u201d (1) Mane salutantum totis vomit et œdibus undam.- Kirge .(2) Mémoire de Lapottelaisser aucune place à la honte; les paniers et les falbalas- mentait encore son bégaiement naturel! Elle voulait le convertir : ello le suppliait de quitter le théâtre, de prendre un confesseur, le sien, qui était sévère, mais bon.Dans son zèle, elle allait jusqu\u2019à lui conceiller de revêtir l\u2019habit ecclésiastique.\u2014Jamais ! répondit Cauchereau.\u2014Mais alors vous serez damné ! \u2014Que vous importe ?\u2014Si cela tm\u2019était indifférent, dit Louise avec étourderie f en fondaat en larmes, vous aurais-je fait venir ?Le lendemain de cet aveu, Louise étaït à l\u2019abbaye de Chelles, dont elle ne tarda pas à être nommée supérieure.Bientôt cet éclair passager do dévotion s'éteint, et elle se livre à d\u2019autres caprices.Si vous entrez dans la chapelle de Chelles, vous entendrez sur l\u2019orgue un motif d\u2019 Orphée ou d\u2019Armide : au cœur les voix qui montent vers Dieu sont celles de Jelyotte et de quelque boufte italien.Osez-vous pénétrer dans l\u2019intérieur dans le gynécée du couvent, vous trouverez les jeunes novices s\u2019étudiant à reproduire au crayon les formes de l\u2019Aniinoüs, où de l\u2019Apollon du Belvédère.Enfin, lorsque vous voulez aller chercher un ciel pur et de douces réveries dans les sites romantiques qui entourent le monastère, vous êtes distrait par les aboiements d\u2019une meute, étourdi par leg appels du cor, par les tayauts et halahis des chasseurs ; un levrier vous passe entre les jambes, et vous apercevez bien- 10t la turbulente abesse qui court le cerf en personne, montée sur un genet d\u2019Espagne qu\u2019elle anime du geste et de Ja voix.Au milieu de cette débauche, la nation ne s\u2019aperçoit pas qu\u2019elle change de maître.Louis XV commence son règne par inaugurer le Parc-aux-Cerfs.Nous touchons alors aux saturnales de la matière, au carnaval du seneus- lisme.L\u2019orgie se précipite à sa fin; nous sommes au champagne.C\u2019est époque dé Crébillon fils; l\u2019époque artistique de Watteau.Alors les rois de France s'appellent Cotillon ; alors Versailles n\u2019est plus un palais, mais un lupanar royal, où la luxure de Louis XV a remplacé le luxe de Louis XIV, où les appartements sont petits, où les sofas sont larges.En peinture, c\u2019est le triomphe du nu; non pas le nu du Corrège ou de David, mais celui de Moreau où de Fragonard.Le nu même n\u2019est pos assez piquant pour le goût blasé du siècle, on le relève par des fleurs et des rubans.Dans tous les tableaux de cette époque érotique, les hommes, les bôtes, s\u2019entraiment ; les arbres gémissent ; les pierres soupirent ; les oiseaux roucoulent ; la création entière est rose et impudiquo comme la cour de Versailles.Cependant, un grand artiste, Lemoine, vient s\u2019égarer parmi ces petite hommes et ces petites choses ; on I'accable d\u2019insultes et de railleries, Il répond en peignant la coupole de la magnifique chapelle de la Vierge.À Saint-Sulpice, et le plafond de Versailles.Lutter contre ton siècle, insensé ! Ne vois-tu pas que ce désir est la montagne qui écrase les Titans, que le suicide pend sur ta folie ?Des conceptions pareilles étaient à cent lieues des idées du jour ; aussi lorsque Lemoine alla demander le prix de son œuvre on lui répondit qu\u2019on ferait toiser le travail | À ce dernier coup de pied du.minise tre, l\u2019artiste rentra dans son antre tête baissée ; et, le lens demain, on le trouva étendu sur son grabat, percé de sept coups d'épée, ayant auprès de lui l\u2019 Histoire Romaine ous verte au trépas de Caton, avec celte note en marge : -Voi- là une belle mort ! .La fin au prochain numéro.UNE HALTE SUR UN PONT, + + » Nous voyageons à l\u2019époque du flottage des bois ; qui s\u2019arrêtent sur le sable des Îles, d'une foule qui s\u2019entas* se contre les jetées, ou qui s\u2019alignent le long des deux rives, comme pour voir passer.C\u2019est là, pour des gens qui flanent, un spectacle merveilleusement récréatif.Tous ces tronçons, en effet, ont leur allure propre, leur physio nomie, leur caractère : les uns bêtes comme des bûches, les autres vifs et ngiles ; aucuns) qui, sous un air de lous.daud, sont lestes et madrés ; en sorte qu\u2019au bout d\u2019un mp- ment, l\u2019illusion est suffisante, comique, amusante au ble ; et nous voilà tous alignés sur le pont de Chessel pout passer susai.Mais ce qui achève de rendre le\u2019 spectacle dramatique, c\u2019est, contre la pile du pont, une nombreuse société d\u2019honnêtes tronçons qui font tous leurs efforts pour s\u2019y maintenir: on en voit de grêles qui- s\u2019attachent aux gros, et des gros qui pèsent sur leu grêles, pendant que des équivoques-dévalisent les submergés.À chaque instant arrive avec lo courant, tantôt un butor qui effiaie de son rate le flenve est couvert de tronçons qui descendent, d\u2019autres .igh hoc tous ces braves gens, tantôt un amateur qui passe ou- .© après les avoir flairés, ou bien un homme sensible qui ÿ choisit un ami, et tous deux s\u2019en vont de compagnie isqu\u2019à Boveret pour s\u2019y faire scier le dos et fendre en qua- re M.Tees fail vu de ne pas continuer son chemin a.tant qu\u2019un certain opiniâtre ne soit parti ; aussi serait-il en- sore sur le pont de Chessel à l\u2019heuro qu\u2019il est, et sa famille Mongée dans \u2018es alarmes, si ses camarades n'avaient pris - sage parti d'aider à l\u2019'accomplissement de ce vœu témé- aire en lançant de grosses pierres sur ln têle du récalci- rant.Il part enfin et nous en faisons autant.ToPFFER.LE CASTOR.@ticbee, JEUDI, 1 AOÛT 3844.Les journaux de Montréal n\u2019offrent vien de nouveau ce matin.Le Pilot fait remarquer que les dernières nominations d'officiers pour les nouvelles douanes eont faites sans l\u2019approbation de la législature qui devra ainsi voter des salaires qu'elle n'aura pas autorisés, L> Transcript public des extraits de lettres écrites par Mr.Wakefield avant la crise ministérielle et dans lesquelles cette crise cet annoncée comme {rès-prochaine.Ce politique par ses indiscrétious sert bien mal les amis qu\u2019il veut défendre, car il prouve jusqu\u2019à l\u2019évidence que la\u2019n.doguitisme qu\u2019on veut nier existait réellement ; les plaintes qu'il laisse échapper contre les ministres sont si amères qu\u2019on reconnaît tout d\u2019abord qu\u2019elles parlent les sentiments d\u2019une profonde inimitié résultant d'intérêts personnels frois- \u201csés, d'espérances déçues.Les journaux tories qui ont couvert Mr, Wakefield des invectives les plus flétrissantos devraient avoir la bonne foi de ne point lui prodiguer des éloges, aujourd\u2019hui que la révélations des transactions qui ont rapport à la seigneurie et au canal de Beaubarnois devraient rendre tout le monde fort précautionneux à l\u2019article do ce persnnnage très-habile mais peu scrupuleux.\u2014 La fête intellectuelle que le séminaire de Québec procure chaque année aux amis de l\u2019éducation et chaque année avec une splendeur nouvelle, s\u2019est terminée hier après avoit duré (rois jours durant le.quels la foule s\u2019est disputé \u2018Pentrée de là grande salle des exercices.Nous regretlons que nos occupations ne nous aient pas permis d\u2019y assister \u2018assez fréqueument pour pouvoir détailler les sujets d\u2019examen et par conséquent rendre aux instituteurs ainsi qu'aux élèves la justice qu\u2019ils nér£ent ; néanmoins comme le connu fait arriver à l\u2019inconnu, nous pouvons déclarer d\u2019après ce que nous avons vu que les jeunes gens ont répondu \u2018admireblement aûx questions qui leur ont été posées sur l\u2019immense variété des objets qui composent lo programme des études qu'on fait dans cette précieuse institution.Ce \u2018qui nous surprend, et avec nous tout le public sans doute, C'est de voir que les directeurs peuvent trouver le moyen \u2018d'ajouter toujours quelque nouvelle branche de connaissances a celles qui déjà semblent devoir occuper tous les instants des élèves, _ Celtic année, entr\u2019autres sujets nouveaux, le dessin linéaire, si utile maintenant dans tous les arts, et les règles de 1a perspective ont £16 l\u2019objet d\u2019études étendues ; les planches'explicatives dues au travail des élèves eux-mêmes étaient exécutées avec-beaucoup de soin et d'effet.Les mathématiques ont aussi été poussées plus loin encore que les années précédentes, Les exercices du premier jour se sont terminés par un drame anglais qui n procuré aux jeunes acteurs qui y figurèrent les plus vifs applaudissements.Ceux de la seconde journée auxquels nous avonseu le bonheur d\u2019assister ont été couronnés par Le Proscrit, drame-vaudeville qui a fait constamment passer l\u2019auditoire des larmes à la plus joyeuse hilarité.Tous les acteurs ont fait preuve de mémoire et d\u2019intelligence ; mais nous ne les quilterons pas sans féliciter Mr.le Bailli sur son comique naturel et pare fait; Mr, le Charlatan qui au moins par son jeu pur, élégant et de bon goût nous a donné là dela bien bonne marchandise, et maître Blaise qui certes n\u2019est pas, il s\u2019en faut, aussi imbécile qu\u2019il en avait Pair, Enfin hier, la séance de l'après-midi a été consacrée à la distribution solennelle des prix, précédée d\u2019un plais doyer daus lequel feurèrent deux sourds-muets de naissance, dont l\u2019un, ancien élève de Mr.R.Macdonald, aujour- d\u2019hui rédacteur du Canadien, parut avec le plus grand avantage., Ce drame d\u2019un genre tout particulier et qui rou- \u2018le sur un question sociale et humanitaire du plus vif inté- 1618 en mettant en relief de la manière la plus frappante lesavantages que l\u2019équcation procure à cotte classe intéressante qui avec cllo esf\u2018douée généralement de facultés si délicates, si élevées, qui sans ello est abaissée si loin au- dessous des êtres humains les moins intelligents, a fait re- grelter bien amèrement à tous les spectateurs la parcimonie mal cntendue de la légialature qui férina la belle institution' qui faisait tant d'honneur à l\u2019humanité de\u2019 ses fondateurs et à l\u2019habileté de son directeur; les éloges Honniés indirectement à ce genre d'établissements ont été Tenvoyés par tous les cœurs à Mr.McDonald, le studieux ot-dévoué interprêle de Sicord'en Cariada.\u201d \u2018 Pour reve- ait au héros principal du spectacle intéressant que les\u2018élé_ met LE CASTOR,\u2014AOUT, 1844.ves du séminaire nous ont procuré hier, nous devons dire que rien ne peut donner une idée de l\u2019éÉlégance expressive de ses gestes, du naturel de ses descriptions, de ln netteté des définitions d\u2019une nature presqu'entièrement métaphysiques qu\u2019il îmageait par ses signes bien mieux et d\u2019une manière plus intelligible quelquefois que l\u2019écriture n'aurait pu le faire, A propos de notre dernier article sur Montréal l\u2019Aurore avant d\u2019en reproduire une partie nous dit : Si le Castor avait bonne mémoire il se souviendrait que quand le Caslor lui-même approuvait l\u2018acquisition des cloches de notre Eglise paroissiale, l\u2019Aurore seule la condamnait pour les mômes raisons invoquées aujourd'hui par le Custor.Nous ne ferons pas à l\u2019.Æurore le reproche d\u2019avoir mauvaise mémoire, car elle se souvient même de ce qui n\u2019a jamais existe, Voudrait-elle citer le passage approbateur qu\u2019elle nous attribue si toutefois l\u2019objet en vaut la peine car nous ne voudrions pas chercher noise 4 V'viurore et faire trop de bruit au sujet d\u2019une cloche qui n\u2019en fait pas assez, Le Queseoc.\u2014 Nous avons le plaisir d\u2019apprendre que le contrat pour la construction de ce nouveau bateau à vapeur, destiné à former une ligne journalière avec le Charlevoix, a été signé lundi.C\u2019est M.George Black, de cette ville, qui en a l\u2019entreprise.Il sera construit sous la direction de M.W.Capes, de New-York, qui a dirigé la construction du superbe bateau à vapeurle Montréal.Le Québec aura la même profo.deur de cale que ce dernier bateau, mais il aura dix-sept pieds do longueur et un pied et demi de lurgeur de plus que lui, et sa mackine sera plus forte.Nous sommes flatiés de voir le zèle que les citoyens de Québec mettent à encourager cette louable entreprise.On peut s\u2019y intér: =sr pour toute somme, suivant ses moyens ; pour cing piasires comme pour cing cents.Des listes de souscription sont déposées au bureau du Cunadien, chez le conseiller Wilson, Haute-Ville,le conseiller Connolly, Cul.de-sac, et MM.Teed, rue la Montagne, Blanchard, place du marché de la Basse-Ville, et McMullin, rue Craig, Saint Roch.(Du Cunadien ) {De la Minerve.) On se rappelle que le parlement provincial a été prorogé.au 3 août, par proclamation datée du 15 juin.La dernière Gazelle Officielle contientencore la même proclamation Cependant cetle feuille ne paraîtra maintenant que samedi prochain, 3 août, jour auquel le parlement est prorogé.Et si l'exécutif n\u2019est pas dans l\u2019intention de rencontrer les chambres ce jour là, (ce qui est plus que probable !) il nous semble gne l\u2019avis sera un peu court même si on fait paraître un exire dans le cours de cette semaine, pour annoncer une autre prorogation.\u2014 Pendant Porage de samedi, la foudre an éclaté sur l\u2019église de Ste,-Oroix.Le fluide s\u2019est déchargé sur l\u2019une des tours de l\u2019église, et dans sa marche instantanée sur la couverture, il l\u2019a dépouillée de ses bardeaux à deux ou trois endroits ; il a pénétré aussi à l'intérieur où, à quelques pas, se trouvait le bedeau qui le vit s'échapper, le long du mur, en longue traînée de feu, cn même temps qu\u2019il recevait une violente coniunotion dans l'estomac.Les dommages sont peu considérables.(Idem) Plusieurs journaux de Québec etdu Haut-Canada, paraissent s\u2019impatienier de ce que les feuilles de Montréal ne leur donnent pas de nouvelles, et surtout celle da la (orma- tion d\u2019un ministère ! qu\u2019il était question du nouveau ministère, que tout le monde attend avec une juste impatience, mais les feuilles tories se sont fâchées.MM.Viger nous a contredit dans son jour~ nal, ct il a même ajouté dans un de ses paragraphes \u2018qu\u2019il \u201cn\u2019avait nul moyen de connaître ce qui se disait ou ce qui se éditeurs n\u2019ont pas plus de moyen que lui de le savoir.\u201d Ainsi nos confrères, (puisque confrère il y a) ne doivent pas nons accuser de négligence, si nous ne leur nnnonçons pas postivement la formation du nouveau ministère.Cependant nons pouvons avancer qu\u2019il en est question.On parle toujours de la retraite de l\u2019hon.M.Draper.Il ne reste plus que MM.Viger et Daly qui tiennent ferme, et il ne faudra pas moins qu\u2019un excat dans les formes, de la part de son Excellence pour leur faire lâcher prise.Nous ne pensons pas qu\u2019il se fasse longtems attendre maintenant.Un savant allemnad préténd que la mort causée par l\u2019acide prussique n'est qu\u2019apparente et qu\u2019une personne ainsi empoisonnée peut être rappelée à la vie par l'application d\u2019une dissolution d\u2019acétate de plonb et de sel commun sur l\u2019épine dorsale etsur la tête.Il a ramené à la vie des ln\u2014 pins empoisonnés par l\u2019aexle prussique en leur répandant de l\u2019eau froide sur ces parties du corps.On a trouvé à Paris que la quantité de bois de chau Mage obtenue par'le mesurage variait d\u2019un huitième à un quart, de sorte qu\u2019on a pris ia méthode de l'acheter au poids.MARIÉ.Ilier matin.à la cathédrale, par le révérend M.P, McMahon, Joseph Power Braddley, écuyer, avocat et-grefficr de Ja cour de Vico-Amirauté du Bes-Canada, & Amelia Susannah, fille de feu Thomas Aylwin, écuyer.Nous avons annoncé plusieurs fois |.¢ passait dans le conseil.\u201d Puis il ajoute \u201cque ses confrères |- Annonces, \u2014 GEO.FUTVOYE - ENCANTEUR, COURTIER, \u2018 ET AGENT GENERAL D\u2019AFFAIRES EN COMMISSION Quai Napoléon et Salle des Francs-Maçons (an Chien d'or) près de la porte Prescott, Québec, Québec 23 Juillet.1844.AY = CHIRURGIE DENTALE.LE DOCTEUR PARSONS, CHIRURGIENDENTISIEDE MON TREAL, NFORME respectueusement les citoyens de Québec et des environs, qu'il a pris des appartements à l'hotel de Man Vsnnovous, N°.1 Kuo des Jardins où il restera ausai longtemps qu\u2018! recevra un encouragement suflisant, et fora toutes des opérions relatives aux dents.Une pratique constunte et couronnée de succès durant trente années est Une preuve suffisante qu'il n\u2018est pas étranger à la profession.Son habileté à conserver les donts n'est surpassée par à celle de porsonto autre.ct il est prêt à soumettre ses opérations l'ins pection de tout juge de l\u2018art.Denis inséedes, nettoyées, séparées ct remplies n\u2018importe la grandeur ou la situation de la cav\u2018té ; scorbut des gencives guéri ete.Les dents dents, quelque irrégulières qu'elles soient, placés en bonne formc.Les dents et les chicots les plus difficiles extruils avec facilité et sans danger.Le mal de dent guéri avec des gouttes qui n\u2018ont jamais Milli à produire cet effet Venez ct vous serez convaineu de la vaste importance d\u2018avoir un mauvais ratelier rendu bon en quelques heures.Il visiteru à domicile les personnes qui le demandernt, Références avce permission, à Wolfred Nelson, MA.Fisher, M.D; J.B, Trestler, M.D; ctL Técuyer, M, P.P.Montréal.N.B.\u20142000 Dents minérales a vendre.Québec, ler Juillet 1844, .D.Drummond, POLICE DE LA CITE.UNE assemblée \u2018\u2019u comité de Police tenuc ce jour.à laquelle tous les membres étuient présents, il a été résoln, 1°.Qu\u2018il sera du devoir du Connétab'e en chef de la lolice de recevoir, en toul temps, les applications de personnes désirant obtenir des situations dans la Po\u201dce; 2°.Quo Lous ceux qui desiresont obtenir des situations dans la Police, devront produire \u2018eur application par écrit, au Connéz table en Chef de la Pol'ce, dans laquelle il inséreront leur nom ct pronom, s\u2019ils sont mariés ou non, leur Âge, occupation ct résidence 3 à faquelle ils annexeront les recommandations qu\u2019il pourront se procurer, ainsi qu'un certificat d un médecin licencié, qu'ils no sont point cstropiés et n\u2019ont aucune infirmité corporelle qui puis- sont les empÂcher de remplir ellicacewent les devoirs d\u2018hommo de o'ice ; 8°.Qu'il ne sera reçu aucuno application de personnes ayant moins de vingt ans ni plus de quarante.4°.Que dans le choix des hommes de Police on aura principalement égard aux observutious du Connétable en Chef de la l'o- ice.oH © 5°.Quele comité de Police adoptlern invariablement les recommandations du conétuble en chef de In Police , par rapport à la.punitior où au renvoi des hommes de Police, * R.H.RUSSELL, Chef de lu Police.Québec, 12 Juillet 1844.A | 0 AGENCE A NEW-YORK.POUR ORNEMENTS § OBJETS D\u2019EGLISE.ET.Pour marchandises de tous gennes., T.C.ROBILLARD, Marchand commissionnaire.N©, 32, Beaver Street, New-York.New-York, Juillet 1844.dl REFERENCES.G.D.Balzaretti.A.Maxham.} Québee.Tableaux A VENDRE.A\" BUREAU du soussigné, on face de la Douane, Ruc St.Paul, le Portrait en pied de S.M.la Reine Victoria, Deux morceaux de Nuit,St.Pierre et St.Paul ; Ie Portrait de lo-fille d\u2019un.chef Sauvago.UnŸpaysage Espagnol et divers autres sujots.ARCUIBALD \u20acAMPBELL,.\u2018Notaire: Lg Portrait de l\u2019Hon.L.J.PAriEau dessiné sur pierre par Mr.Fassio d\u2019aprés Maurin et lithographié à ce bureau sora très-prochainement prêt à ôtre livré aux souscripteurs.La liste est déposée à ce bureau.Prix 30'sous.|| Impression SUR PIERRE ET BUR PLANCHES DE CUIVRE-.Le tout sous le plus court avis, dans le dernier goût.et à- des prixcmodérds, ni.CL Lae + "]
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