Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce
Rédigé par Napoléon Aubin, qui possède également Le Fantasque, Le Castor est un journal politique qui vise la conservation de la nationalité française au Canada.
Éditeur :
  • Québec :N. Aubin et W. H. Rowen [puis] N. Aubin,1843-1845
Contenu spécifique :
jeudi 25 juillet 1844
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 1844-07-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" SSUDI 25 JUILLET 1844 \u201cGé Journal imprimé ct publié par N.AUBIN.Repacreur er Prornié- TAIRE, EY \u2026.Rue \u2018Couillard No.14, Paraft deux (ois par semaine :\u2014 Le MARDI et le JEUDI Le prix d'abonnement est de DIX chelings par année, payubles par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019ubonne pus pour moins de six moi, Le Journal se vend séparément 3 sous par exmpluire double, 2 sous la demi feuille.Omnic jp.ë » LE CASTOR, JOURNAL POLITIQUE, ET LITTERAIRE, Bes Arts, De l'Agriculture, of Ju Contterce, se me nr creme Tene PREMIBR VOLUMES NO, 62.Vu sn circulation LE CASTOR offre une publicité três-étendue aux aunonces d'affaires professionnelles, judicinires, de commerce cl autres.Le prix d\u2019insertion est le même que dans les autres jouraux, savoir.\u2014 Au-dessous de six lignes, première insere tion 2s.6d suu dessous de dix lignes, pre mitre inseriion 3s Ad ; nu dessus de dix-li- gnes, première insertion dd, par ligue, Chaque insertion subséquente à un quar des prix ci dessus, Un traite de gré à gré pour les angonnee êlendues, Elles doivent être accompngée \u2018un ordre par écrit sinon on les insère jus quit contr\u2019ordre.Les communications.ele.doivent ôtre n£- franchies et munics dane signature responsables.faAclanges Fhittevaives.| I BENOIST LE COMMIS-VOYAGEUR.Nouvelle.Suite.Le garçon haussn les épaules et s\u2019éloigna.\u2014 Savez-vous le nom de cet hippopotame ?lui demanda Berlin à demi-voix.\u2014 C'est un inarchand de dentelles et de rubans nommé Jean-Louis, répondit le garçon.Il vient ici tous les ans à époque des foires, \u2014 Ft il ne mange que des potages ?\u2014 Par éranomie ; non qu\u2019il en ait besoin (on le dit fort a son nise), mais c\u2019est un lâche qui vit de pain et de fromage afin d\u2019entasser \u2014 Ah! fort bien ! dit Benoist, qui se sentit plus à laise en apprenant que la sobr'êté de Pétranger v\u2019était point le résultat du besoin, mais d\u2019un vice; j'ai bien envie alors de m\u2019amuser un peu aux dépens de M.Jean- Louis.\u2019 \u2014 Vous nous rendrez un vrai sérrice si vous pouvez le dégoûter de descendre chez nous, répliqua le garçon.\u2014 En vérité ?\u2014 Ca tient une place, et ça donne mauvais exemple enîne consommant pas.\u2014 Mais nous allons le tâter, reprit Benoist en se levant de table, \u2018 \u2014 Allention, messicurs, dit Henri bondissant de joie ; vous allez avoir un échantillon de ce qu\u2019it sait faire.Mais surtout du silence, et tâchez qu\u2019on ne vous entende pas rire ; car il ne faut point effaroucher la bête.Benuist s\u2019était approché de Jean-Louis le chapeau à la main ; il le salua profondément.Le gros homme surpris lui rendit son salut avec une sorte d'inquiétude.\u2014 Je vous demande mille pardons de vous arracher aux douceurs de votre potage, monsieur, reprit Benoist : mais J'aurais un service à vous demander.\u2014 A moi?dit Jean-Louis.\u2014 À vous, monsieur.Le marchand forain se rassit comme pour annoncer qu\u2019il était disposé à écouter, et Benoist reprit : \u2014 Depuis votre entrée, je ne puis me lasser d\u2019ndmirer le merveilleux développement auquel vous êtes parvenu.\u2014 Monsieur !.interrompit Jean-Louis en rongissant.\u2014 Oh! ne vous en défendez pas, reprit Benoist ; C\u2019est grâce à quelque recette particulière que vous avez acquis cet embonpoint qui dépasse toutes les limiter connues: or, je viens vous proposer acheter celle recette.~= Ftgu\u2019en voulez-vous faire?demanda le marchand.,\u2014 L\u2019appliquer à l\u2019engraissement des bestiaux, monsieur.Benoist fut interrompu par nn éclat de rire venant de la Mable où il avait laissé ses compagnons.Jean-Louis se leva.\u2014 Fort bien, monsieur, dit il, ceci sans doute est une gageure ; vous aviez promis de tourner en ridicule une infirmité que Dieu vous a épargnée\u2026.Votre pari est gagné, et vaus pouvez en exiger le paiement, À ces mots, il prit son chapeau, son fouet, et sortit.\u201c \u2014 Ma foi, il a bien pris la chase, dit Benoist, et pour un homme de sa largeur il ne manque pas d\u2019esprit.On devine que le chemin se fit gaicment, et que nos Voyageurs s\u2019amusèrent plus d\u2019une fois aux dépens des compagnons que le hasard leur amena.Bonoist avait repris son rôle, et le remplissait avec une verve qu\u2019entretenaient Jes rires de ses nouveaux amis.En arrivant à Avignon, oti chacun d\u2019eux avait quelques affaires, ils se sépa- rérent, mais après s'être donné rendez vous pour le soir au-môme hôtel.y Lorsque Benoist y arriva, ses compagnons étaient déjà réunis, \u2014 Eh vite donc ! s\u2019écria Bertin ; voilà une :heure quo } nous l\u2019aiteridpne, :.= scan LE \u2014 Qi\u2019y a\u201ctil t-démanda l@ jeune 'homme.+- \u2014 Grande nouvelle ! \u2014 Comment ?5 (i; = \\ \u2014, Lu ne devines pas ?nou 1 ! \u2014\"Nullement.Oo + ==\"Le gros homme est.ici, \u2014 Jean-Louis 1 ~\u2014 Précieément :/déballé en plein ait sur la place prin.| ay ; cipale, et appelant les passants à voir sa marchandise.Il faut que tu lui joues encore quelque tour.\u2014 Mais il reconnaîtra Benoist, observa un des voyageurs.\u2014 Impossible ! il ne m°a vu qu\u2019un instant à l\u2019auberge d'Orange, et en paletot de voyage.Vous aurez soin seulement de ne pas vous Imontrer\u2014 C\u2019est entendu, \u2014 Alors, suivez-moi.Ils sortirent tous ensemble, et arrivèrent à la place où Jean Louis avait exposé ses marchandises.Benoist fit entrer ses Compagnons dans un café d\u2019où ils pouvaient suivre toute la scène sans être reconous du marchand ; puis il s\u2019approcha de l'étalage avec l\u2019air serutateur et curieux d\u2019un campagnard venu à la viile pour foire ses emplettes.Jean Louis s\u2019avanga au-devant de lui dès qu\u2019il Papercut\u2014 Que désire monsieur ?dentunda-t-il avec la volubilité habituelle aux marchands forains ; tulles blondes, ru- Lans, collerettes, ruches, bonnets ?Voyez, choisissez ! \u2014 On m\u2019a chargé d'acheter des hounels, dit Benoist, mais je ne puis me rappeler de quel aenre.\u2014 À la jardinière, à la Berthe, à la veilleuse ?\u2026 \u2014 Non, non.dest un honnet.vous comprenez.que l\u2019on puisse porter quand il fait froid,.comme quand il fait chaud, Montrez-moi, du reste, ce que vous avez ; cela tne rappellera peut-être.e marchand ouvrit tous ses cartons ; mais Benoist se- couail toujours la tête.\u2014 Quel malheur ! murmurait-il ; moi qui étais chargé d\u2019en acheter deux douzaines ! \u2014 Deux douzaines ! répéta Jean-Louis.Etil houleversa de nouveau sa boutique,étalant toutes ses coiffures.Benoist les prenait l\u2019une après l\u2019autre, les tournait en tous sens, les dispersait le long «le l\u2019étalage.Enfin il en posa un sur la tête de Jean-Louis.\u2014 Que faites-vous ?s\u2019érria celuisci.-\u2014- C\u2019est pour avoir la mesure reprit Benoist- Voilà donc la forme que vous cherchiez ?\u2014 C'est a dire.Penchez un peu la tête.Jean=[.suis pencha la tête.\u2014 Non, ce n'est point cela dit Benoist.Et, se frappant le front tout-à-coup, comme si un trait de lumière y eut pénétré : - Ah ! Py suis, s\u2019écria-t-il ; l\u2019on me demande deux douzaines de bonnets.\u2014 De soirée, peut-être ?\u2014 Non, mon cher.de bonnets de nuit.- Au diable ! s\u2019écria le marchand désappointé ; c\u2019était bien la peine de me faire suspendre ma vente et déballer mes.coiffures ! \u2014 Eh bien! vous en serez quitte pour les remballer, mon bonhomme ; mais surtout dépêchez-vous, car voici une brise qui pourrait vous en éviter la peine.== Le vent, commençait, en effet, à soulever les bonnets disposés sur l\u2019élalage.Jean-Louis voulut les ressaisir ; mais une raffalo plus forte qui s\u2019engouffra tout.à-coup sous la tente en emporta une partie.Le marchand poussa un grand cri de désespoir, et se mit à les poursuivre, coiffé de la cornette de tulle qu'il avait oublié de retirer ; mais à mesure qu\u2019il en ramassait un, la brise en cnlevait un autre, au grand amusement des passants qui s\u2019arrétaieut pour voir cette espèce de luite entre le vent et le gros homme.Quant à Benoist, il avait rejoint ses compagnons qui æ pâmaient de rire à la fenêtre du café.,Ç - Ceci est una variêté de la course au clocher, messieurs, dit-il ; vous voyez un éléphant courant au bonnet.\u2014 Le voilà qui s'arrête, observa Bertin ; il a'tout rat- trappé.~~ Mais il est rendu ; vois, il s\u2019essuio le front.\u2014Ah ! le malheureux ! comme il ruisselle; on dirait une des grandes vasques du château d\u2019eau.\u2014It regurde de notre côté d\u2019un air de menace.\u2014Pauvre gros! .\u2018liens, il se décide à plier bagage.\u2014Nous avons vaineu le Titan ! dit Benoist.\u2014Oui, s'écria Bertin, et je te proclame le Nnpoléon des farceurs ! Or ça, messieurs, la plaisanterie est bonne mais nourrit peu ; allons diner.{ En rentrant le soir à l\u2019hôtl, Benoist apprit que Jcan-: Louis, \u201cqui ÿ était également descendu, partait'le lendemain comme \u2018eux pour Aix, oi 80s principal fourgon l\u2019avait pré-' cédé.Un garçon venail'd'être chargé par lui \u2018d'arrêter | deux places le soir même.\u2018 Se rendant aux messageries pour son propre compte, le : commis.voyageur proposa à'c dernier de'se charger do.a\u2018 ._chercher le voiturier.| commission, bien décidé à jouer un nouveau tour au gros marchand.Lelendemain, lorsque les voyageurs se réunirent, Jean- Louis parut aussi contrarié que surpris de se trouver en face des cinq jeunes gens qui l\u2019avaient pris pour plastron à Orange et à Avignon ; mais il ne pouvait les éviter.Espérant échapper à de nouvelles attaques, il feignit de ne les point reconnaître.Cependant le moment du départ arriva.Benoist et ses compagnons étaient montés en voiture ; le marchand se présenta à son tour à la portière.\u2014Qu'est-ce c\u2019est ?s\u2019écria Benoist ; monsieur n'a pas j'espère, la prétention d'occuper une place ! ses voisins arriveraient élouflés- \u2014Je ne veux gêner personne, répondit Jean-Louis, et, (quoique ce soit double dépense, j'arrête toujours deux places.\u2014C\u2019est juste, observa le conducteur qui intervint avec la feuille de route: M.Jean-Louis, deux places, \u2014Où sont elles ?demanda Benoist, \u2014Eh mais, pardieu ! en voilà ane dans l'intérieur, \u2014Et l\u2019autre ?\u2014L\u2019autre est sur l'impérinle.\u2014Surl\u2019impériale ! s\u2019écria Jean-Louis.\u2014Je comprends, repnt Benoist avec un grand sang-froid, monsieur est fait comuie les couteaux de poches anglais ; il se dédouble.Mais dépéchons alors, quel côté aurons- nons dans l\u2019intérieur ?Une huèe général s\u2019éleva.JoanLouis était au supplice.\u2014C\u2019est une erreur du garçon, balbutia4-il ; je ne veux point de deux places séparées.Mettez moi aïlleurs .où vous voudrez.\u2014Tout cst plein, répondit le conducteur .A moins qu\u2019un de ces messieurs ne veuille monter sur la banquette.\u2014Que quelqu\u2019un en descendu, au contraire, et monsieur ÿ montera, dit Benoist.Un voyageur descendit aussitôt, et Jean-Lonis, après avoir mesuré deux ou trois fois la hauteur de l\u2019impériale, se mil à monter gauchement, au milieu des risées des facteurs.\u2014Apportez done une grue pour hisser monsieur ! s\u2019écria Benoist.La honte fit faire un effoit à Jean-Louis, qui atteignit la banquette.\u2014Eu route! cria le cocher en soulevant les rênes, Et la lourde diligence partit, Mais Benoist méditait déjà une nouvelle mystification contre le marchand, L'espèce de constance avec laquelle le hasard venait de l\u2019exposer à ses moqueries avait quelque chose de bizarre qui l\u2019excitait à continuer.Puis la patience de ce gros homme l\u2019irritait ; il était curieux de connaître jusqu\u2019où elle pourrait aller, et quelle raillerie réveillerait colle nature informe et obtuse.C'etait enfin un champ ouvert, un thème trouvé, tla méchanceté 2 ses paresses comme la bienveillance.Chercher une nouvelle victime eût Glé une fatigue, tandis qu\u2019il avait l\u2019ancienne sous la main.Heureusement que Jean-Louis, devinant ces dispositions évita toutes les occasions de contact avec les commis-voya- geurs.Il demeura sur l\u2019impériale, fermant Poreille à leura plaisonteries ; non qu\u2019il y fût insensible, mais la nécessité l\u2019avait accoutumé à les supporter en silence.Un autre homme, douë de cette dextérité intellectuelle qui nous permet de rendre sur-le-champ coup pour coup, eût entouré sa difformité d\u2019épigrammes, et se fit défendu à la manière du hérisson, en blessant quiconque le touchait ; mais Jean- Louis avait dû subir les inconvénients de sa nature lente et inoflnsive.Bien qu\u2019il souffrit du ridicule, il l\u2019avait accepté coumo on accepte une infirinité inévitable.Ce n\u2019était point là, du reste, le point le plus sensible de son être.Le but de sa vie et la préoccupation de son esprit étaient ailleurs: ce qu\u2019il voulait avant tout, c\u2019était réussir dans son commerce, réduire ses dépenses, multiplier ses gains.Tant qu\u2019on ne touchait point à ce premier intérêt, il pouvait se résigner et se taire.En arrivant à Aix, il apprit que son fourgon l'attondait, et déclara qu\u2019il repartitait le soir même pour Peyrolles, dont la foire principale avait lieu le lendemain.11 sortit pour Bertin vint annoncer.cette nouvelle .à ses Compagnons.* \u2014Perdre notre Jean-Lonis! s\u2019écria Benoist ; qu\u2019allons- nous devenir ?Il emporterait notre gaieié avec lui dans son fourgon.\" LOT ~I faut lo retenir! répéièrent les commis-voya- geurs, + , * L ve .=\u2014Mais par quel moyen ?202 -\u2014\u2014 LE CASTOR,\u2014JUILLET, 1844.\u2014Si nous lui persuadions qu'il a le choléra, dit Pun\u2014 II ferait vemr un médecin qui le lui donnerait, répliqua Benoist.\u2014Si nous l\u2019assignions devant le juge de paix comme ayant compromis notre sûreté en montänt sue l\u2019impériale, \u2014Ël prendrait un avocat qui lui (erait perdre sa cause.\u2014El bien ! déguisons-nous en commissaires, et arrê- tons-le pour complot contre la sûreté de l\u2019Etat.\u2014AÂh! ne me brouillez pus avec lu république ! s'écria Benoist du tou tragique de Prusias dans Nicomède, \u2014Tous ces moyens seraient d\u2019ailleurs inutiles ou dangereux ; il faut en chercher un autre.Lu Fin at prochain numéro.LE CASTOR.@ncebes, JEUDI, 25 JUILLET, 1844, Les journaux de Montréal continuent à se remplir pres- qu\u2019uniquement d'accidents, de larcins, d\u2019incendies, l\u2019œu- vre de malfutenrs, d\u2019assassinats, d\u2019infanticides, d\u2019attaques nocturnes, de vols à main armée, de rixes entre orangistes et catholiques.La police y est incapable de réprimer tous ces méfaits ; son efficacité se borne à arrêter de (ems en tems les coupables, ce qui démontre que ce corps n\u2019est pas à la hauteur des hommes qu\u2019il doit traquer et que les progrès qu'ont faits ceux-ci n\u2019ont pas été suivis de progrès corres- pondauts chez la force civil.Pareil état de choses s\u2019accorde peu avec l\u2019apparence d\u2019active industrie et d\u2019opulence qu\u2019on remarque dons cette ville.Pourtant il en estla conséquence direcle ; car la prospérité d'une localité amèue l\u2019agglomération outre mesure d'hommes que l\u2019appât du gain réunit plutôt malheureusement,que lesprit social ; de là l\u2019oubli graduel des mœurs patriarchales ; de là l\u2019envie de briller ; de là lè luxe et la création d\u2019une foule de besoins nouveaux qui, tout en ajoutant peu au bien-être de ceux qui les peuvent aisément satisfaire, imposent aux autres des privations humiliantes, un surcroît de travail ; puis, comme dernière ressource, les moyens déshnnnêtes.Läoüù le luxe est en honneur on peut s\u2019attendre à tous les crimes et c\u2019est l\u2019état social que l\u2019on verra peu à peu s\u2019établir à Montréal où l\u2019on en est déjà rendu à voir l\u2019honime instruit et aisé poussé au crime, dégradation inconnue autrefois en Canada où les prisons ne se sont jamais jusqu'ici peuplées que de ces êtres que l'ignorance plus que tout autre cause avait poussés au mal: - La comparaison des tems passés et du présent devrait montrer à ceux qui peuvent exercer une inflnence salutaire parleurs exemple qu\u2019il est urgent de s'occuper d'arrêter les progrès effrayants du luxe ruineux qui déprave les individus, Jes\u2018familles aussi bien que les corps publics.Jusqu\u2019à présent rien en: ore n\u2019a été fait pour obtenir ce résultat ; au contraire : les saviétés, les autorités civiles, luttent de magnificence extérieure ; les institutions religieuses même, loin de résister au torrent, s\u2019y laissent entraîner, sanctifiant ainsi une erreur en y participant.Afin d'afficher une prospérité mensongère les individus emploient leur nécessaire à faire croire À un superdu ; tous les édifices qui s\u2019érigent présentent l\u2019image de cet avancé ; ornés et coûteux au dehors, ils sont maigres, mal finis, presque délabrés au-dedans.Les autorités municipales, sous prétexte qu\u2019il faut faire avancer la ville, lui donner un air prospère qu\u2019elle est loin d\u2019avoir, contractent des dettes que leurs descendants né pourront anbantir qu\u2019en se privant eux-mêmes : tout cela pour édifier des monuments d'orgueil qui ne répondront peut-être pas aux besoins de ceux qui les devront payer.; Nous avons dit que les institutions dont l\u2019objet est de pourvoir au culte divin participent au délire général ; il ne faut que visiter la cathédrale de Montréal, qu\u2019assister aux cérémonies qui s\u2019y sont célébrées récemment pour se per- 6\u2018tader que nous n\u2019avons pas formulé une fausse accusation ; tout y Cat sur un pied de luxe tel que le moindre service ne s'obtient qu\u2019à des prix ruineux et qui ne peuvent que nuire au véritable sentiment religieux ; bientôt les riches ou les personnes aisées pourront seuls trouver place dans le temple de celui qui disait que les pauvres étaient ses frères, ses enfants.On se rappelle que la revue de l\u2019année 1843 publiée dans notre journal avait déjà touché à quelques abus de ce genre et le luxe presque ridicule avec lequel \u2018on s\u2019était occupé descloches de la cuthédrale y avait été \u2018relevé d\u2019une manière convenable.Maintenant il paraît que tout ce déploiement vaniteux qui devait faire tant de bruit s\u2019évanore en fumée ; la \u2018grosse cloche est réduite au silence ; les 2000 louis qu\u2019elle à coûtés et les 60 louis de sa toilette (!) sont perdus ; il faut recommencer ! les fondeurs'anglais ont attrappé ceux \u2018Qui \u2018n\u2019ont pas eu assez de putriotisme pour dépenser tout cet argent en Canada ; celte fameuse cloche a été on ne peut plus mal coulée ; elle est en tous sens lézardée de fentes et \u201cne réndait presque pas de son; maintenant elle est fêlée et de- via\u2019 probablement être redescendue et coulée de\u2019 nouveau ou démeurer au haut du clocher comme monument de la punition d'un orgueil mal placé et maladroit.Si la leçon profitaitelle n\u2019aurait pas été payée trop cher.Nous sommes sculement surpris de voir que les journaux français de Montréal n\u2019ont vien dit de cette déconvenue ; ils auraient dû pourtant saisir cette occasion de recommander l\u2019indus= \u2018trie du pays et de dévpiler la meyvaise foi des manufactu- riera anglais qui ont livré un objet'qu\u2019on'n\u2019eût accepté nulle part ailleurs, -Si Montréal est l\u2019enfant prodigue de la famille canadienne, à Québec les choses ne sont pas, il s\u2019en laut, poussées aussi loin, quoique l\u2019on puisse peut-être reprocher encore aux particuliers beaucoup trop d\u2019extravagance ; ici du moins il y n espuir de guécinon : In jeunesse sérieuse gui por la discussion s\u2019éclaire chaque jour davantage sur les causes de lu prospérité relative Jes nations, conçoit qu\u2019il faut que le pays produise avant de dépenser et opérera sans doute peu à pet une réaction vers ces idées saines et sages dor dre et d\u2019économie que la vanité britannique, complaisante succursable de lu politique britannique, toujours mercantile et envahissante, avait réussi à faire regarder comme arriérées et ridicules.Un meilleur mouvement semble s\u2019opérer; déjà le vénérable curé de Québec avec le dévouement d\u2019un véritable patritisme à commencé contre le luxe une croisade qui sera préchée et auivie, nous l\u2019espérons par tuus les amis de leur pays.Les courses de chevaux qui ont commencé mardi et se sont continuées hier et aujourd\u2019hui n\u2019ont rien offert de remarquable sous le rapport des coursiers qui ont servi de spectacle.Ces amusements, inutiles, démoralissteurs et de mauvais goûit commencent à passer de mode chez les classes élevées et qui donnent le ton à lu société ; c\u2019est déjà beaucoup.Les scènes de désordre, d\u2019ivresse et de débauche qui se sont remarquées res jours derniers, finiront, nous osons le croire, par dépopulariser assez ces joûles d\u2019un autre âge pour les foire cesser entièrement.L'examen des élèves de l\u2019école des Frères a eu lieu mardi dans la grande salle du château St.Louis devant un auditoire trés-nombreux composé des membres de la société d'éducation et des porents des élèves.Toutes les relations des maîtres avec les élèves ont eu lieu par signes et les questions étaient faites par les plusavancés des évoliers.La lecture, lécriture, l\u2019arithmétique, la géographie, l\u2019histoire générale et celle du Canada, le dessin géométrique sont les connaissances que quatre de ces maîtres dévoués enseignent de la manière lu plus facile rt la plus «fficaco à la fois à près de six cents élèves ! L\u2019excellence de leur méthode 6- tant maintenant chose prouvé, il ne faudra plus Sen occuper que pour la répandre autant que possible par le pays et l'adapter aug écolcs qui ne pourraient se procurer les servire désintéressés d\u2019hommes semblables à ceux que le zèle éclairé du curé de Québec aidé de nos principaux citoyens a procurés à notre ville.TRISTE ACCIDENT.\u2014Le Times dit que deux jeunes canadiens, fâizés d'environ 12 ans, se sont noyés, le 90 de ce mnvis, en se baïgnant dausla Rivière Noire, près des \u2018Prois-Rivières.INFANTICIDE.\u2014Un enfant a été trouvé mort, lundi ma\u201d tin, dans les abords du collège à Montréal.On pensait qu\u201di! êtuit péri de mort violente, NavrraGe.-Le navire Ritchie, d\u2019environ 900 ton= neaux, allant de Québec à Glasgow, chargé de bois, s\u2019est perdu sur la côte de Terreneuve.L\u2019équipage, compose «de 37 personnes, et un passager, ont été sauvés, Necrococie\u2014 La mort vient d\u2019onlever, à deux jours d'intervalle l\u2019un de l\u2019autre, deux membres distingués du clergé du diocèse de Montréal : MM.J.Z, Caron.vi- caire-général, chanoine honoraire et curé de Saint-Clé- ment de Beauharnais, et J.BE, Morvisset, curé de Saint.Jean Dorchester ; morts, l\u2019un le 19, l\u2019autrele 21 du courant.Meurrne\u2014 Un habitant de Sainte-Scholastique, now- mé J.B.Vanier, a été trouvé mort près de chez lui.Il avait la tête presque séparée dn tronc à coup de hache, et avait aussi reçu d\u2019autres blessures en différentes parties du corps.Un de ses voisins est soupçonné d'être l\u2019auteur de ce meurtre atroce.VARIETÉS.TRENTE-SEPT FEMMES.Le président à Saint-Phar.\u2014 Pourquoi n\u2019avez-vous pas fait votre service depuis deux mois ! Saint-Phar.\u2014 Ah ! j\u2019vas vous dire, voilà la saison qu vevient, toutes les dames me harcélent.Le président, \u2014 Pourquoi donc ! Saini-Phar.\u2014 Pour le bon motif, j'en ai trente-sept sur les bras.(Rire général).Le président.\u2014 Ce n\u2019est pas une raison pour ne pus monter vatre garde.oo Saint-Phar.\u2014 Comment, ce n\u2019est rien trente-sept femmes auxquelles on à promis le magiage ! c\u2019est fort génant, mais c\u2019est égal, l'honnête hummme n\u2019a-que sa parole, je leur ai promis le mariage, et je tiendrai mu parole.Le président.\u2014 Pour les twente-sept ?Saint-Phar.\u2014 Oui, monsieur, toutes y passzront, les unes après les autres.i Le président.\u2014 Mais, vows n'en pouvez épouser qu\u2019une.Saint-Phar.\u2014 Je sais que le code civil m\u2019accorde cette faculté ; mais je n\u2019en use pas pour ton compte particulier.Le président.\u2014 Mais vous leur avez promis le mariage toutes, .Saint-Phar.\u2014 C\u2019est vrai, mais je les fais épouser par mes amis et Connaiseances ; je jouis seulement d\u2019une commission de tant par tête ! (Lmgue hilarité.) \u2019 Le prénident.\u2014 Vous êtes agent matrimonial.Ssint-Phar.\u2014 Oui, monsieur, au service de ces messieurs.ai en ce moment dés jeunes filles de 16 à 22 ans sortant du pensionnat et ayait des dots depuis mille écus - \u2019 i ' jusqu\u2019à 150,000 francs.Le président \u2014-Ce n\u2019est pas de cela qu\u2019il s\u2019agit.Saint-Phar.\u2014J'ai aussi un fort bel assortiment de veu \u2014 ves .- .une surtout dont le mari est mort ds la fièvre jaune à la Pointe.h-Pitre ; elle a 40 ans, 3 enfants et 700 nègres : c\u2019est une belle occasion.(Rire général.Le président.\u2014 Taisez-vous donc !., Quediable, monsieur, c\u2019eat-au conseil À vous interroger.On vous demande si vous n\u2019avez pus d'autre excuse à donner ?Soint-Phar.\u2014-Je dis pour excuse que j'ai trente-sept femmes à marier, elles sont pressées ; il y a donc urgence, et je ne pouvais pas les marier an corps de garde.lo poste n\u2019est que de vingt hommes en tout.Nouveaux rires.) Le conseil condamne le marieur à 12 heures de prison.auuonces.IMPORTANTE ASSEMBLEE RAPPEL.L se tiendra cu cette Ville tune ussemblée de l\u2019Association du RAPPEL de QUEBEC, VENDREDI, le 26 de ce Moie, dans Je jardin de Mr.l.EMOINE, en dehors do la Porte St.Louis à SEPT HEURES DU SOIR.Comme culte assemblée sera In première lenue depuis la nouvelle de l\u2018emprisounement de Mr O\u2018\u201cCONNELL on s\u2018attend à y voir tous les membres de 1°Association ct en général tous les amis de L\u2018IRLANDE.J.DALY, Secrelaire Arch Québe © «3 Juillet, 1844 GEO.FUTVOYE ENCANTEUR, COURTIER, ET AGENT GENERAL D'AFFAIRES EN COMMISBION Quai Nupoléon et Solle des Franes-Mugons (uw Ch'en dor) près de la porte Prescott, Québec, Québec 23 Juillet.1244.CHIRURGIE DENTALE.LI DOCFEUR PARSONS, CHIRURGIEN DENTISFEDE MONTREAL, JNYORME respectucusement les citoyens de Québec et des environs, qu'il a pris des appartements à l'hôtel de Mab, VANnovous, N°.1 tue des Jardins où il resteru aussi long- teinps qu'il recevra un cncouragéinent suffisant, ct fera toutes les opérations relatives aus olents.Une pratique constante et couronnée de succès durant trente années «sl une preuve suffisante qu'il n\u2018est pas étranger à la profession.Sou hubil- 16 & couserver les dents n'est surprssée par celle de personne autre.el il st prêt à soumetlre ses opérations à l\u2018ins- pec'ion de tout juge de l\u2018art, .Den s inséré s, nettoyées, séparées et remplies n\u2018importe la grandeur vu lu situation de In cavité ; scorbut des gencives guéri, etc.Les dents d\u2018enfants, quelque irrégulières qu'elles soient, plucés en Lonue forme.Les dents ct les chicols les plus difficiles extraits avec facilité et sans danger.Le mal de \u201cent guéri avee des gouttes qui n\u2018out jamais failli à produire cet effet Venez ct vous serez eonvuincu de la vaste unportance davoir un muuvais ratelier rendu bon en quelques heures I\\ visiteru à domicile les personnes qui le demandernt.Références avec permission, à Wolfred Nelson, M.D, A.Fisher, M.D; J.B, \u2018l'restler, M.D; etL 1, Deummond, écuyer, M.I.PP.Montréal.* N.B.\u20142000 Dents minérales a vendre, Québec, ler Juillet 1844, POLICE DE LA CITE.UNE assemblée du comité de Potiee tenue ce jour, à laquelle tous les membres étaient présents, il à Été résolu, 1°.Quéil sera du devoir du Connétable en chef de In Police do recevoir, cn Loul tomps, les applicutions de personnes désirait obtenir des situations dans lu Police; 29.Que tous ceux qui desireront obtenir des situations dans la Polise, devront produire çur upplicution «ar écrit, au Connétable en Chef de In l'olice, dans Inquelle il insérerout teur nom et pronom, s\u2019ils sont mariés ou non, leur ize, occupation et rés den- ce ; d laquelle ils annexeront les recommandations quil pourront se procurer, ainsi qu'un certifieut d un médecm licencié, qu ils ne soul point estropiés et n'ont aucune infirmité corpor-llequi puissent les empêcher de remplir efficacement les duvoirs d'homme de Police : 3°.Qu'il ne ecra reçu uucuno application du personnes ayant moins de vingt ans ni plus de quarunite.4°.Que duns lo choix des hommes de Police on aura princi- paleiment égard aux vbservatious du Connétable en Chef de la Pos lice.5°.Que le comité de Police ndoptera invariablement les re= commandations du conétable cn chef de ln Police, pur rapport à le punition ou au renvoi des hommes de Police.R.H.RUSSELL, Chef de lu Police.Québec, 12 Juillet 1844, Tableaux A VENDRE.A\" BUREAU du soussigné, en face de Ja Dousne, Rue Sl.Paul, le Portrait en pied de S.M.la Reine Victoria, Deux morceaux de Nuit,St.Pierre et St.Paul ; le Portrait ve Is fille d'un chef Sauvage, Un paysage Espagnol et divers autres sujet.in ARCHIBALD CAMPBELL, - \u2019 Notaire."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.