Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 22 juin 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Journal des campagnes, 1893-06-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Mi un 1.¥ , 1A St | L'industrie a, SR ÉJONNEDN (f = = agricole doit toujours être la base de la richesse des = rN VY LY nations.12ème Année JOURNAL DesGampagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS ot contenant toute les nouvelles de la semaino Prix de l\u2019abonnement : UNE PIASTRE POU R LA FRANCE : 10 FRANCS, triotement payable d'avance Tis.CHAPARS, DIRY J*BUR-PROPRINTAIRE 11 & 18, HUE BUADE, H.-V., QUEBEC \u2014\u2014 LÉGER BROUSSEAU, \u2014 ÉDITEUR \u2014 * > Les grands Séminaires Voici, dit l'Univers commont nous a été annoncée l'étude suivante : « Monsieur le directeur.\u201c L'Univers n\u2019a jamais craint de\u201d dou ner la parole à ceux d\u2019entre les catholiques qui, soùûmis absolument à l'Eglise, veulent traiter librement certaines questions graves, mais libres.Je pense donc qu\u2019il voudra bien insérer cette étude sur un livre fort important puisqu'il traite de la formution du clergé.Je vous avertis qu\u2019en l\u2019insérant vous ne contenterez \u2018pas tout le monde, \u201c\u2018 Agréez, etc.\" LES GRANDS SEMINAIRES, par J -B.AUBRY, dooteur en theologie, ancien directeur du sémiaaire.1 vol.grand in-80.Chez M.Aubry, Dreslincourt, par Ribécourt ( Oise ) ; Paris, Retaux.- Il est toujours délicat de parler du clergé au clergé.En France surtout, où, depuis cent ans, la supériorité du clergé est choss regue, il semble témé- maire de mettre en doute cette supériorité, cette absolue perfection du prêtre français.Voici portant un penseur profond.un théologien de la bonne école, qui, s\u2019élè- Ve contre cette opinion.L'écrivain porte un nom bien conuu dans nos écoles ; Personne ne saurait lui refu-er un sens doctrinul exquis, uve science théologique consommée, un zèle et un dévoue- Ment absolus à la grande cause de la Ormation olérica'e, On ouvrage n'est pas seulement un éloquent et volumieux réquisitoire ; Gest surtout une régle de conduite doe- trinale, une méthode de formation sacerdotale, en un mot, le programme de Ia régénération-nationale par la restuu- Tattuns sacerdotale.Jeudi, 32 Juin 1893 Le livre des Grands Séminaires est le corollaire de lu Biographie et surtout, de l'Essai sur lu méthode des études ecclésiastiques en France (1), publiés 3 quelques mdis de distance, Et les hom- wes d'étude ont pu se rendre compte de l\u2019œuvre de M.Aubry et de la marche suivie par son éditeur, qui est en même temps son actif et coursgeux collaborateur.D .Dans l\u2019Essai sur lu méthode, à la lumière des principes les plus indiseuta- bles et des faits les mieux contrôlés, le P.Aubry avait {ait lo procès de nos vieux théologivns qui, depuis le XVIIe siècle, ont perpétué chez nous les tiéo- ries jansénistes, gallicanes et libérales.Appuyé par des autorites authentiques, partisan acharné des métho-es romaines, \u2018qui renouvellent et continuent les méthodes scolastiques, il nous avait marqué, dans leurs grandes lignes, les déviations quo l'enseignement théologique avait subics en France depuis deux centa ans.nous moutraut, dans ces dé- vialions, la cause originelle de la sépa- ratirn den sciences et de la théologie, de *- morale et de la dogmatique, de la pit - et te la sciences religieuse ; et atcribuant à ces schismes partiels le décadence religieuse, les divisions politiques, l\u2019absence de principes et de convictions, la progression du crime et de* l'immoralité, finalement, l'affaiblissement du ministère ecclésiastique.Evidemment, ce serait exagérer que d'attribuer au P.Aubry l'honueur excl sif de ces découvertes.D'autres, des prêtres et des luïes, des moratistes, des économistes, des évêques, out iwputé au clergé une certaine responsabilité de la désolante situation morale ou religieuse de notre pays.N'est-ce pas un évêque frangais qui écrivait à ses prêtres : \u201c Nous sommes cinquante mille prêtres, avec cent évêques et trois mille professeurs ; nous n'avons ni famille qui nous gêne, ni, ambition qui nous préocouse, Eh bien ! avec une telle armée, laisserons-nous la victoire à l\u2019inoré- dulité et au mensonge ?Ah ! si nous avions seulemont: doux ou trois François de Salle, deux ou trois Vincent de Paul, un au deux Charles Borromée, la victoire ne serait pas longtemps indécise.On se mogite de nous,on ne se moque pas des saints, des saints qui travaillent, prient ct se dévouent pour leurs peuples ! \u201d C'est encore un éwinent prélat, le cardinal Manning, qui, dans une conversation, pronongait cette grave seutence : \u201c En France, iln\u2019y arien à faire ; ils n\u2019ont pas de saints ! \u201d Ce sont des moralistes, croyants ou rationalistes, qui, désireux pour là France d'un relèvement (L) In-80, à la même adresse.religieux, gémissent plus ou moins dis crètement sur l'impuissance du clergé paroissial, et s\u2019ingénient sur les moyens de lui rendre son prosélytisme et son influence.\u2019 \u2018 Ce qui revient au P.Aubry, c\u2019est l'honneur d\u2019avoir remonté aux causes éloigiées du mal sucial, ct, conséquemment aux premiers principes du relèvement vational.Avec d\u2019autres, il a pu dire : Si vous voulez rendre au peuple ls morale de l'honnêteté, du travail et du dévouement, repdez lui la religion ; si vous lcvoal-z reNgirux, donuez-lui dua- convictions ; si vous le voulez croyant, ménagez-lui des maîtres et des gouvernants qui affichent cés croyances indispensables, Mais, plus haut que tous les autres, le P.Aubry à formulé dans sa dernière expression le problème social : La question religieuse a sa solution dans la question sacerdotale et la question éminemment théologique.Tout l\u2019Essai sur le méthode, auquel nous ne pouvans que renvoyer le lecteur aboutit à la démonstration et à la preuve de c: tte conclusion.| Dans son nouvel ouvrage : Les Grands Séminaires l\u2019éminent théologien reprend dans son détail la même thèse ; il développe pratiquement ce qu'il avait exposé historiquement : pour les principes, il puise dans saint Thomas ; pour la méthode, il s'en rapporto au Ratio studi- orum de la Compagnie de Jé-us, aux traditions scolaires des universités romaines, aux décisions de Pie IX et de Léon XIII ; par le côté historique ot documentaire, il prend sur le fait les pratiques du l\u2019enseignement théologique tel qu'il est généralement compris au- jourd'hui chez nous.Cet ouvrage, absolument neuf n\u2019est pas autre chose qu'une vaste synthèse Sacerdotale, La base d'opération du P.Aubry, c'est la guerre aux doctrines gallicanes et libérales, la guerre à cette \u2018école qu\u2019il caractérise ainsi : \u201c Ecole qui croit à une éducation sacerdotale solide, à fn clergé vraimeut apostolique, puissant en foi et en œuvres, sans une théologie aussi forte que possible, sans donner à la théologie une p ave plus grande et la première place dans l\u2019éducation.Cette école prétend que, dans la situation actuelle de l\u2019Eglise en France la théologie n\u2019est, pas le besoin le plus urgent qu'en n\u2019a pas le.temps d'en améliorer, d'en élargir et d\u2019en fortifier l\u2019en- soignement, \u201d (P- 37, ).Le P.Aubry fait d'abord bonne justice des objeotious, des préjugés, des obstacles et des diffigultés que l'on oppose, depuis longtomps, à une restauration des sciences sacrées (Chap.1) I répoud péremptoirement au gullicunis- me pratique et aux théories libérales du pp Progrès intellectuel, si à la mode aujour- d\u2019hui dans des écoles dont l\u2019influeuce ne saurait être médiocre chez nous.Loin d\u2019accepter, comme beaucoup, la théorie du découragement, il montre dacs les séminaires lc seul rempart qu\u2019on puisse opposer victoricusement à la sécularisation de l'intelligence publique et aux désastreuses conséquences qu\u2019elle entraîne, Il propose de remplacer tant d'efforts impuissants et tant d'essais bâterds par le retour pur et simp'e aux idées et aux pratiques des écoles romaines.Il prouve quel'œurrc du Sémineère français, organisée officiellement à Rome par Pie IX n'avait pas d\u2019autre but\u2014quoi qu'on en ait dit en France \u2014que cette restauration de la formation cléricale ; il voit, à juste titre, daus l'Université Grégorienne l'archétype, la pépinière du corps cnscignant, ot, par voie de conséquence, le point de c:ntralisation des forces in- ; tellectuelles de l\u2019lüvlise.Puis, après avoir,en quelques sorte, déblayé le terrain, le P.Aubry doune, eu viugt-quatre Chapitres, qui forment autant de traités complets sur la matie- re, la thévrie vraie de la formation cléricale.El prend l'étudiant à son entrée au putit séminaire, pour l'accompagner jusque dans l\u2019exercice du ministère apostolique, \u2014Nous nous déclarons impuis- saut à avalysur chacun de ses chapitres où tout est moclle, esprit de vie, lumière intense, expérience con-omée des hommes et des choses de l'enseignement.Quelques indications seulement, pour faire ressortir la haute valeur de cet ouvrage cssentiellement suggestif et les questions capitales dont il nous offre la solution victorieuse.Le petit séminaire occupe la pre- minière place dans la sollicitude du P.Aubry.(ch.11 ) Aussi bien, \u201c ceux-là qui élèvent l'enfance sont-ils aux sour ces ; ils ea ont lo soin\u2014grande ogus ! Telle ils ferout la source, tel sere le ruisseau ; et, tel lo ruisseau, tel le fleu ve.Où monte, où s'étend, où finit co que commencent les maîtres du petit sé- winaire ?Il faut la science de Dieu pour le savoir.\u201d (P.05.) L'éminent écrivain étudie done la formation, dans L'adalesoont, de l'homme intellectuel et n chrétien ; ilsinsiste longuement sur la nécessité d'un choix plus sévère des professeurs et de la sélection des voca tions, contrairement à ce qui se pratique dans beaucoup de maison mixtes, Il y à urgence, dit-il, d\u2019écarter ce rationalisme moderne que l'étude du paga- nie ct des auteurs du XVI Le siècle a introduit jusque daus le sanctuaire\u2014 non pas qu\u2019on doive bannir les écrivains du paganisme antique ; mais il faut prévenir plus fortement les jeunes hu- manistes contre un certain engouement _No 21 littéraire, ne \u201c fleurir que la bonne -voie \u2019\u2019, et, surtout, contrebalancer, par une étu te mieux comprise de la foi et par unc formation plus intelligente de l'esprit chrétien, l'influence néfaste des auteurs profanes, La première année du grand sém_ naire est consacrée à l\u2019étude de la phi losophie ; le P.Aubry donne trois chapitres à l\u2019examen de ce cours fondamental (ch.ru, IV, V); il démontre l'urgence d\u2019un retour plus complet aux méthodes scolastiques.Dans la plupart de nos grands séminaires, une année seulement est consacrée à cette soience de priucipes ; encore se trouve-t-elle singulièrement écourtée par l'étude des scieuces humaives et par ce que le P.Aubry appelle le bachottage, les arts d'agremenut, les petites études de genre, ete, Deux anuées de philosophie sont iudispuensables, dit-il ; et sa thèse est c-lle de Pie IX et de Léon XIIT, qui n\u2019ont cassé d\u2019iusister sur ce point essentiel de la formatiun intellectuellv.Il faut, entendre tonnur coatre le système, ad- wis #1 universellement en France, de la ñlière professurule, contre la méthode du compendium et de la repasse, contre le céparatisme rationa:iste établi par le cartésiauisme entre la philosophie et la théologie, entre la raison et la foi, enfin contre la défiance ct le mépris auxquels ue cusse d'être en butte la philosophie scolastique.On ne semble pas non plus assez comprendre chez nous que le but de la philosophie, c'est de former la rectitude du jugement et des idées (p.133) ; de là, cet oubli des exercices syllogistiques ct de la métaphysique,\u201d ces données absolument fausses, même daus nombre d\u2019écrivains ecclésiastiques, sur \u201c les forces de la raison, sur l\u2019intellizence philosophique de la foi \u201d (P.133.) Le P.Aubry a beau jeu contre nos écoles modernes Cemeurées Cartésiennes dans \u2018leurs procédés, gallicanes dans leurs conclusions, incapables d'influence salutaire sur une société dont le désarroi est leur œuvre la plus incontestable.Aussi \u2018dé« nonce-t-1}, avec une énergie incroyable, les procédés philosophiques en vigueur dousle plus grand nombre de nds écoles catholiques, comme les sources les plus Funestes du libéralisme, du rationa- lismo, et même du scepticisme moderne, et fait-il appel à une restauration plus suiute, mieux comprise de la philosophie de saint Thomas.(Ch.v.) Le P.Aubry nous introduit dans le domaine de in théologie générale par l'étude dela Somme thévlogique de saint \u2018Thomas.(Ch.VI.) Il est très vif contre cette école qui, tout en accla- want les conseils pressants de LéonXIIX dewcure cantounée dans ses méthodes 2 \u2014 surannées.De main de maître il trace le tableau.de l\u2019évolution théologique dans saint Paul, saint Augustin, saint Thomas déolarant que si, d'un côté, l\u2019esprit de néo ogisme et les procédés artificiels de nos mudernes sont mortels aux eciences sacrées, de l\u2019autre, le retour à la théologie de saint Thomas ne doit pas être exclusif des progrès acquis depuis le XLITe siècle, Il attend une nouvelle théologie, la théologie de l'avenir, une théologie qui sera l\u2019heureusa union, l\u2019entente absolue de notre vieille scolastique avec les progrès de l'intelligence moderne, une théologie qui \u201c portera un earaotère de précision, de clarté, d'attrait inconnu jusqu'ici.La théologie de l'avenir, dit-il, sera plus complète, et embrassere duns une seule méthode, tout eo que renfermaicnt les procédés employés tour à tour dans le passé \u2026 Les livres ne seront pas plus gros, ni les eours plus longs ou plus difficiles, Ils le scront moins, car la science sera simpli fiée par cette union qui est une ascension vers le centre unique et le principe éternel des choses intellectuelles, \" (217.) À la tête des théologiens précurseurs de cette heureuse alliance entre l'antique scolastique et les progrès de l\u2019intelligenco moderne, le P.Aubry n'hésite pas à placer le cardinal Franzelin (ch, vir) ; aussi, après avoir fait l'historique et exposé le rôle providentie) en Europe du Collège Romain ; ue craint-il pas de recommander le célèbre professeur, non comme le modèle absolu, mais comme un des typ«s les mieux réussis jusqu\u2019à ce jour \u201c d\u2019un genre d'exposition admirable, à la fois antique et nouveau, comme doit toujours être la théologie: \u201d P.217.) Grandeur et simplicité dans l'expostion dogmatique, recherche de l'intelligence dela foi, mise en œuvre sage et vivante de l'argument de tradi tion, division vraiement philosophique des thèses, emploi judicieux et discret des citations et de l'Ecriture, puissante combinaison de l\u2019élément surnaturel et du principe de tradition \u2014 eureigne- ment oral vibrant, chaud, enthousiaste même ; rien de co qui organise, vivifie et féconde la doctrine, ne manque à \u2019enscignement du professeur.Les bases générales de l\u2019enseignement théologique posées, le P.Aubry vient au détail des cours.L'examen du cours de théologie dogmatique lui demande trois chapitres( XIII, FX, X)dans lesquels après avoir dénoncé l'abus de l\u2019érudition, du compendium, des méthodes de polémique et de controverse, des études dites d'actualité des concessions faitos aux petites industries et aux spé- elulités il donne les idées fondamentales qui doivent présider à la formation des traités dogmatiques et régler les lignes essentielles de leur marohe,( Ch.VIII) Le truité de la Religion a trop subi l'influence de Descartes et du rationalisme (oh.FX) ; il en rétablit l\u2019idée inspiratrice et la marche apelogétique.Les lieux théologiques sont furt négligés dans beaucoup de nos écoles ; il montre avec Mgr Gapri, l'urgence d\u2019étudier plus profondément ees sources de la foi.Le traité de l'Eglise s'est, desséché, sous lu main de nos théologiens gallicans ; or ne veut plus voir dans l\u2019Eglise l\u2019incarnation continuée ; il faut revenir à l'êdée surpaturelle de l'Eglise; on est tombé dans & rationalisme.faute de voir dans l'Eglise lu grande règle de Joi ; il est urgent de retourner à la règle traditionnelle \u2014 senttendum cum Ec- .clesia, Mais la base fondamentale de toute science sacrée, comme de toute religion, c'est le surnaturel, Tl est désolant que les matières de la grâce soient traitées en France si superficiellement.Nous avons ici la raison du naturalisme doctrinal et, enfin de compte politique ot social, qui empoisonne notre société, Après Mgr Pie,le P.Aubry voudrait une étude absolument approfondie du Traÿté de la Grâce (ch.x.), puisque la grice cst comme le sang qui coule dans Jes veincs du corps mystique de Jésus- Christ, ct comme l\u2019ôme du christianisme tout cntier.Ce traité de la Grâce, dit-il, doit être le nœud et la lumière de la thévlogie de l'avenir ; quiconque ne le comprendra pas à fond, ne sera pas théologi-n, demcurera incapable d\u2019une netion vraiment encerdotale et surnaturelle sur la société.(P.312.) La formation du seas catholigue, le Procéd: de lu contemplation, eufin la s,ntèse ct l\u2019harmonic des dugmes, dons l'intelligence :acerdotale est la résultante asurée, lo fruit précieux! de l'étude Tote A | } | bien comprise des dogmes catholiques.Le P.Aubry consacre à cette triple 'üestioù\u201cdes pages-de la plus haute valeur (ch.x1) ; il nous fait assister à la réformation du sens intellectuel et du \"jugement par la théologie ; aveo\u201d lui, nous péné(rons jusqu'au Saint des saints de la révélation, et la théologie nous apparaît comme \u2018 une vision, discursive sans doute, mais réelle, des beautés éter- uelles ; car, selon l'expression du cardinal Pie, \u2018* ceux-là boivent à plus longs traits ioi-bas, à la coupe anticipée de l\u2019éternelle vie, qui puisent plus abondamment la connaissance de Dieu aux sources sacrées \"\u2019.N'avons-nous pas même lu dans nos docteurs les plus illustres, continue le P.Aubry, qu'une augmentation de vision et de béatitude sera Yérade, au Ciel, dans les âmes qui auront obtenu, sur la terre, une augmentation de lumière, et que cette vision céleste sera on proportion de l\u2019intelligence qu'elles auront euc de la foi ?\u201d (P.337.) Il y a tout un abime entre cette théorie consolaute et la méthode * qui aboutit à donner des doutes contre la foi\", comme l'avouent certains docteurs demeurés fidèles au principe cartésien, et commé permet de le constater la triste histoire de Renan séminariste.Dans l'économie de notre enseignement, qui procéde Lout entier de la tradition, l'étude des Pères et de l'antiquité chrétienne ne tient pas pou de place.Aussi le P.Aubry n'en aurait-il pas fini aveo la soience dé la foi si, dans son œu- vre et comme des études dogmatiques, il ne donnait un ensemble d'idées fécondes sur la nécessité d\u2019un retour au sens de la tradition par le commerce assidu des Pères et des docteurs.(Ch, x1r.) La fréqu-ntation trop exclusive des mo- dernesa conduit nos générations contemporaines à l'examen privé et au rationalisme ; il faut revenir aux temoins de la foi, au sens de la tradition, Le P.Aubry affirme qu'il faut fréquenter assiduement les Pères , il expose comment le cours du professeur, sous peine de ne pas produire ses fruits les plus solides, doit inspireraux étudiants l'amour des Pères et les préparer à leur lecture.Il gémit de voir combien peu est développé chez nous le goût de l'antiquité chrétienne, et combien demeurent inutiles et profondément inconnues les œu- vres de saint Augustin, de saint Thomas et de tant d'autres qui sont nos maîtres et qui pourraient encore nous sauver.tique s'efforce donc par la tournure profondément scolaétique de sa méthode, d'inspirer l'estime et l'amour des ouvrages anciens aux étudiants ; qu'il ne crai- gone pas de les mettre judicieusement en contact direct avec ceux de nos docteurs qui peuvent plus efficacement fortifier leur formation doctrinale.\u201d (P.363.) Le oycle des études dogmatiques par- courn, nous abordous le cours de théologie morale.(Ch.xur ) Les sources de la morals ont été empoisonnées par le jansénisme, le quiétisme et quelques autres erreurs ; le P.Aubry s'attache à faire ressortir les prineipes en dehors desquels se sont jetés, en France, ls plupart des moralistes, depuis le XV LIe siècle ; il combat la théorie séparatiste de cette école utilitaire qui, dans beaucoup de nos chaires d'enseignement oppose la pratique à la théorie, l'action aux principes, et par voix de conséquence, tombe soit dans l'abus de la casutstique, soit dans lo scepticisme pratique, soit dans les voies du relâchement.Disciple du célèbre maître Ballérini, le P.Aubry expose sa méthode fondée en principes, large dans ses applications, sûre dans chacune de ses conclusions pratiques, féconde jusque sur le terrain de l\u2019ascétisme et de la vie mystique à laquelle tout prêtre doit être initié.Sept années durant, le P.Aubry avait profesré l\u2019Æcriture Sainte et l'Histoire ecclésiastique au grand sémi- nairc de Beauvais, Cette longue pratique de l\u2019enseignement explique la manière admirable et inédite dont il traite ce double sujet, (Ch.XIV, XV.)\u2014 En Ecriture Sainte, il veut avant tout, la recherche du sens dogmatique et du sens théologique.Ou à 1rop abusé de la controverse et de l'apologétique ; l'emploi de l'Ecriture dans la théologie ct ln prédication a été fauseé ; l\u2019argument de l\u2019Ecriture contre les protes- tunts était néceseaire, mais depuis, il a dégéuéré, et il présente de grands dangers dans nos.écoles comme dans \u201c Que le maître de théologie dogma-' notre apologétique.La comtemplation de la pensée divine, étudiée aveo l'esprit du cœur, telesu le premier devoir de celui qui ouvre les Saintas-Lettres.Les recherches de l\u2019érudition, les préocoupations de la controverse ou de la science, la réfutation des systèmes al lemands et des écrivains impies que l\u2019on met beaucoup trop en lumière, ne sont que des points accessoires, I s\u2019agit, premièrement, d'approfondir la parole de Dieu, d'en nourrir les études dogmatiques, et d\u2019en fortifier la vie sacerdotale tout entière.Nous doutons, avec le P.Aubry, que tout ce bruit mène aujour- d'hui aufour de nos Livres Saints-à propos de science, de polémique avec les iwmpies, supplée avantageusement l\u2019exégèse proprement dite, que nos écoles semblent de plus en pins oublier, et ne conduisent pas, en \u2018fin de compte, à des théories libérales on rationalistes, * De l'Histoire ecclésiastique le P.Aubry fait non pas un exposé de faits, une synthèse indigeste de doouments, à la manière dela plupart de nos auteurs, particulièrement de Darras.Les faits sont des porte-dogme, dit-il ; et il fait à proprement parler l'histoire du dogme, ou, si l\u2019on veut, la philasophie, la théologie de l'histoire.Pour lui l\u2019étude de l'histoire, c\u2019est l\u2019étude de la tradition catholique, l'étude des manifestations multiformes du surnaturel, enfin l\u2019étude de l\u2019apostolat sous tous ses aspeots et dans toutes ses luttes contre l\u2019hérésie.Nous ne connaissons pas de point de vue plus juste et plus synthétique ; et.quiconque embrasserait l'histoire à la lumière des principes et des divisions «si philosophipues tracés par l\u2019éminent écrivain, tirerait do son étude, une règle intellectuelle puissante au milieu du corps des idées modernes.Une autre brauche d\u2019étude, fort estimée à Rome, longtemps abandonnée chez nous, méprisée même de l\u2019école libéraie, tend à reconquérir son rang naturel dans nos séminaires et unc place d'honneur dans le clergé : nous voulons parler du droit.canonigue.Le P.Aubry insiste longuement sur la nécessité d'un retour plus complet à l'étude et à l'observation du droit canonique ( ch.Xvr) : il montre que notre législation sacrée est empreinte d'un grand- esprit théologique, que d'ailleurs les lois ecolésiastiques les plos essentielles ne sont pas, cn France, si inapplicables qu'on veut bien l'objecter.Après avoir posé les principes et tracé l\u2019esquisse du cours de droit canonique, il s'attaque à l\u2019esprit routinier du gallicanisme prari- que dont la puissance d\u2019ocoupation est demeurée si grande ; il conduit à leurs dernières conclusions les präncipes de la législation sacrée, lorsqu\u2019il traito do la collation des bénéfices ecclésiastiques et de l'organisation des tribunaux diocésains, du Concordat et des articles or- gunigues, des droits et do la part légitime du clergé dans lu vie sociale et politique, du sceptisme ct de abstention politique, auxquels nous sommes cn proie, enfin du manque total de sohésion et ds priucipes uniformes, du désarroi intellectuel qui nous livre à la merci de notre foi catholique.Parce que les sciences sacrées se sont amoindries sous l'influence des idées gallicanes et libérales, les prineipes de la prédication apottolique ont été altérés dans la même proportion C'est ce que le P.Aubry nous fait encore toucher du doigt, dans le très important chapitre de la prédication et des catéchismes, (Ch.XVII).La bonne théologie, dit- il, fait la bonne prédication ; lo roman- tieme oratoire, l'abus de la controverse et des sermonnaires, porte un préjudice considérable à l\u2019esprit vrai de l\u2019apostolat.Même il voudrait que, dans la période de préparation sacerdotale, on n'usit que trés discrètement des exercices de prédication et de oatéchisme des conférences d'œuvres : et de l'étude des questions d'actualité \u201c I] est utile, nécessaire même que ia préparation sacerdotale soit toute théorique et spéculative, que l'âme de l'étudiant soit tonne à distaucu des préoccupations de la pratique, car elle n'est pas mûre pour Je ministère ; elle est trop tendue, ct l'effort que lui demaunderaient les cssais prématurés, amoiudrirait ses forces pour le travail auquel elle se doit tout entière *.La question des ccurs vidée, le P.Aubry traite de la direction spirituelle des étudiants.Dans ces deux derniers chapitres (XVI, X1X), que des conseils précieux, pour le maître comme pour / JOURNAL DES CAMPAGNES rs l'élève ; et qu\u2019il y a loin de l\u2019organisation intellectuelle et spirituelle,telle que la voudrait le P.Aubry, à cette espèce de solitude et d\u2019abandon qui pèse sur l\u2019aspirant au \u2014saserdoce - dans la plupart de nos écoles ! Etude personnelle et argumentations, cercles et académies, importance et choix des lectures, formation d\u2019une bibliothèque, système de notes et de cahiers d'étude, u:age du Compendium et rédaction des cours ; appel, par une autorité éclairée, à une obéissance aveugle et au principe sacerdotal, procédés larges et virils de -maîtres à élèves, soins spéciaux à donner à quelques intelligences : rien de ce qui est essentiel ou simplement inutile à la direction intellectuelle des étudiants n\u2019est passé sous silence ; tout ici est approfondi, tout est pratique en même temps que simple, accessible à tous les genres d'intelligence ; et nous ne croyons pas qu\u2019à ce dégoût des sciences sacrées et à ce dessèchement des études théologiques, si général dans notre clergé contemporain, il soit possible d\u2019opposer un reméde plus efficace que celui dont le P.Aubry nous donne la\u2019 formule.Parce que la direction spirituelle est inséparable de la direction intellectuelle et ja piété sacerdotale fausse ou impossible sans une solide théologie, le P.Aubry voudrait que le premier fruit des études théologiques fût une vie intérieure plus forte (oh.x1) : Telle sera la formation thévlogique, dit-il, telle la formation spirituelle.Et il s'élève contre Cette école du sentiment qui, depuis le XVIIe siècle, prétend que la science vraie produit l'orgueil, Cette école, héritière naturelle du jansénisme et du quiétisme, elle n\u2019est pas morte ; elle continue à faire la division et la faiblesse dans les facultés du prêtre : pendant la période de formation, elle met en serrechaude, c'est-à-dire dans des conditions anormales et dangereuses.À la base de la vie spirituelle, le P.Aubry veut, avec l'Eglise, une science et des principes théologiques aussi profonds que possible ; il veut une théologie du cœur et de véritables professeurs de vie intérieure ; à ces professeurs il demande d'inspirer aux étudiants l\u2019amour de la vie des saints de l'Evangile, et surtout du Saint des saints N.8.J.C., dont l\u2019auguste physionomie est si souvent altérée par nos écrits modernes les plus on vogue et les mieux intentionnés.Mais le P.Aubry ne se contente pas de grouper en une vaste synthèse et de developper admirablement chacun des préceptes de la formation cléricale ; la science et le zèle dont il déborde le can- duisent plus loix ; il suit au presbytère le séminariste devenu prêtre ; il dresse le programme de la science sacrée (ch.XX) et de la vie intérieure (ch.XXT) dans le ministère pastoral.L'étude des sciences sacrées est nécessaire au prêtre, dit-il, pour deux raïsons capitales : d\u2019abord pour se sanctifier lui-même et se défendre des dangers intelleetuels semés autour de lui ; en.second lieu, pour nourrir sa prédication et fortifier son influence sociale ; etil prouve cette double affirmation, non sans gémir du munque d'organisation intellectuelle dans nos diocèses, et du modernisme creux dans lequel vont se perdre une foule d'orateurs dont la formation intellectuelle est demeurée incompléte et superficielle.Quo dire aussi des dangers spiri- tuols d\u2019une vie apostolique très occupée, si cette vie n\u2019est soutenue par une force intérieure aboudante.Ici encore le P.Aubry ne craint pas d'entrer dans l'intime de la question.Après S.Bernard et dans un chapitre saisissant de vérité et d'accent apostolique, il prouve que la vie intérieure dans le ministère pastoral (ch.XXT) n'est pas assez abondante chez nous.Nous nous absorbons dans les œuvres extérieures, fort peu , | persuadés de la nécopsité pour nous de e la contemplation et de la vie intérieure.La tentation universelle du clergé, dit le P.Aubry, c'est de se laisser gagner parles idées modernes, par l'infiitration imperceptible, mais mortelle, des théories libérales et rationalistes, Nous ne saurions trop recommander aux prêtres la méditation de ocs pages, pleines, vivifiantes\u2014totus succus | [1 y a surtout tels apergus sur le cœur du Prêtre, sur la trempe de l'âme eucerdo- tale, sur l'édification par le mal dont il est urgent de se pénétrer à fond.Comme couronnement de son œuvre, le P.Aubry nous découvre la aynthèze des science et des lettres dans la theo- logie (Ch.xx1-xxnr).Dans quelle me me mesure le prêtre doit se livrer aux sciences ; comment il doit leur faire entendre l'Evangile ; ce que la théologie fournira aux sciences pour les synthétiser et les féconder ; par quel moyen il est possible d'arrêter le divorce entre la foi et log sciences humaines : autant de questions graves qu\u2019une connaissance approfondie des principes permet au P.Aubry de résoudre a vec une grande élévation de vue et une parfaite sûreté de doctrine.\u2014 Et parce que la question littéraire importe aux sciences gaorées comme aux sciences humaines, il ne dédaigue pas de descendre à l'étude des formes dont ces sciences devront être revêtues ; il demande le charme et l\u2019exactitude de l'exposition doctrinale \u2014 car il y n uno esthétique sarrée, et.la langue française se prête admirablement à l\u2019exposition dogmatique quoi qu\u2019en aient dit- et pratiqué nos écoles, depuis le préocepte de Boileau, Le P.Aubry va plus loin, et, condamnant les théories jansénisies comme les machines littéraires; il montre, en un langage admiralement théologique, que la science sacrée est la source la plus féconde et la plus pure de toute poésie, Enfin dans une conclusion qui estle BB cri d'amour d\u2019un cœur dans lequel l\u2019Eglise et la France sont inséparablement unis, et sous l'émotion du spectaole le- mentable de nos déchéances nationales, le P.Aubry trouve des accents d'une ardeur incomparable pour faire appel au renouvellement doctrinal du clergé, Il prouve péremptoirement que la res tauration sacerdotale cst la condition nécessuire de la restauration nationale (Ch.xx1v.) Ce n\u2019est pas des puissances terrestres quelles qu\u2019elles soient, c'est du clergé qu'il faut attendre le retour et le triomphe des idées et de la vie chrétiennes ; car, si le dogme fait les peuples, selon une belle éxpression de J.de Maistre, il les refait aussi : et ce qui manque le plus à notre pauvre France, ce sont les principes chrétiens.Telle est esquissée très imparfaitement, la grande œuvre du P.Aubry.Quiconque la méditera en dehors de toute préoccupation personnelle et de parti-pris, devra reconnaître l'effort peut- être le plus puissant fait en ce siècle pour rendre à notre clergé son organisation et sa force, et à notre pays sa paix et sa prospérité.Sans doute, le P.Aubry fera école ; sans doute, comme tous les hommes de principes absolus, il aura des admirateurs passionnés, des partisans enthousiastes, des disciples, opiniâtres défenseurs du maître et de sa méthode.Mais aussi, sa rude franchise lui vaudra des adversaires et des détracteurs ; la réforme qu'il propose est trop universelle, À trop intime, clle revêt un caractère en À apparence trop surnaturel dans ce siè- À cle raisonneur, elle ramère trop sou- @ vent aux traditions romaines des es- [ff prits engoués de leurs procédés personnels, pour ne pas soulever des plaintes, des critiques, peut-être d'odieuses dénonciations.Cette perapeoti- ve de la lutte ne doit point effrayer les amis du P.Aubry ; son nom y gagavra une plus grande popularité, et, plus tard, quand les restaurations, comuen- cées un peu partout, seront achevées quand le relèvement de l'enseignement théologique aura rendu au olergé son § influence, à la morale son fondement, à Fj la piété et à la vertu sa bage véritable, ; à la prédication apostolique son effica- Hi cité surnaturelle, l'autorité.de l\u2019émi- IR vent théologien plancra inconstestée.Oui, c'est notre conviction, l\u2019œuvre théologique du P.Aubry \u2018vivra ; elle vit déjà, un peu partout \u2014 nous er avons des preuves incontestables \u2014 : elle vit dans de nobles intelligences, Ë dans des mes sacerdotales.Inspirée ll par le spectacle des maux qui mens ë cent d'écrasser notre société moderne, §; et par la claire vision des principes qui, seuls, peuvent la sauver, elle demeure, EX après le témoignage d'une vic saorifiée pour l'Eglise, le plus grand acte d\u2019amour d'uñ prêtre, d\u2019un apôtre, d\u2019un confesseur de la foi.- Il fallait les ouvrages du P.Aubry pour combler les lacunes de notre éducation.Ils viennent à propos signaler l'infériorité de l'enseignement dans bon nombre de séminaires ; ct l'on ne pou plus objccter qu'il soit difficile do trouver, dans chaque diocèse, cing on six professeurs Gminents, savants, expérimentés, supéricurs aux études qu\u2019ils doivent enseigner.Oula était difficile jadis, lorsque les professeurs n'avaient aucune école préparatoire.Mais aujour- d'hui, avec le Collège romain, les éo0- Jes théologiques supérieures et les uni- vorsistes catholiques, sans compter les livres et les revues multiples qui traitent des soiences sacrées, tout diocèse està même de se procurer un corps professoral d'élite.Pour avoir énergi- uement poussé dans cette voie, le P.Kory aura bien mérité du clergé de ce.Fra Un Théelogien.LE R.P.JEAN-ZEPHYRIN ~ RESTHER, 3.J, Jean-Zéphyrin Resther naquit à Montréal, le 26 août 1823.&a première éducation fut profondément chrétienne.Le souvenir de la prière du soir, faite en famille, resta toujours vivace dans son esprit, et il écrivait à ce sujet dans les dernières années de sa vie : \u201cJe ne me rappelle pas qu'on so soit mis aw lit sans avoir fait la prière en commun, et cela, sans égard à celle que notre grand\u2019mère nous faisait toujours faire avant le souper.\u201d Le jeune Zéphyrin avait onze ans lorsqu\u2019il fit sa première communion à Notre- Dame de Montréal, et, la même année, ileut le bonheur de recevoir la confirmation, à l\u2019église St-Jacques, des mains de Mgr Lartigue.A l'automne il entra au Petit Séminaire de Montréal ur y faire ses éléments latins, puis, année suivante, son père l'envoya au collège de l\u2019Assomption.Il avait coutume de dire lui-même que ges premiers débuts dans les études elassiques avaient été peu brillants.Il était même complètement découragé, lorsqu'un jour il regut de son père une lettre pleine de tendresse, qui contenait une médaille de l'Immaculée Conception, avec grande recommandation de la porter toujours à son cou et de dire souvent dans la | P journée : \u2018* O Marie conçue sans péché, priez pour nous.\u201d \u201c Aussitôt après le dîner, racontait plus tard le Père, je me rends à l'église, et, à genoux au pied de l'autel de la Sainte Vierge, je la prie de m'\u2019obtenir l'intelligence nécessaire pour faire mes études et devenir uu bon prêtre, car je sentais déjà ma vocation à l\u2019état coclébiastique.Il est certain, ajoutait-il, qu\u2019une personne qui aurait été cachée dans l\u2019église et qui aurait entendu won langage à la Sainte Vierge \u2014car je priuie à hauto voix, avec larmes et sanglut-\u2014n\u2019aurait pas manqué d'être édifiée, Aussi je crois que j'ai fait pitié à cette Bonne Mère et que dès lors elle s\u2019est intéressée à moi ; car je commençai à comprendra, et, à la fin de l'année, jo fus heureusement eurpris de m'entendre nommer trois fois dans la lecture du pulmarès.\u201d Après avoir étudié successivement au college de Montréal et au collège de l\u2019Assomption, Jean-Zéphyrin alla terminer sa philosophie au collège de St- Hyacinthe puis à l\u2019automne de 1242 il entra au Grand Séminaire de Montréal, où il ne séjourua qu\u2019un an, Il passa ensuite une année au collège de Chambly, puis deux aos au cellège de St-Hya- ointhe, comme professeur de grammaire latine.Enfin il allait retourner au grand séminaire pour s\u2019y préparer immédiatement à la prêtrise, lorsqu'une circonstance imprévue vint le rejeter encore pour un an dans la vie de collège.L'Honorable Barthélemy Joliette avait construit, dans la petite ville qui porte aujourd\u2019hui son nem, an collège qu\u2019il se proposait de mettre entre les mains des Pères Jésuites.Mais Mgr Bourget alors en Europe, n'ayant pas réussi à obtenir ces »eligieux pour cette nouvelle foudation, M.le Grand-Vicaire Manseau, curé de Joliette, vint demander à Mgr Prince, administrateur du diocèse, quelques ecolésiastiques pour oommencer les elasses à l'automne de 1846.II lui fut répondu que tous les eco.ésiastiques étant en vacances, on ne savait où les prendre, mais que, s\u2019il en trouvait un sur son chemin, il pouvait l'emmener avec lui.Le soir même Manseau rencontrait au presbytère de Longuouil M.Resther, qui passait ses vacances chez M, le curé Brassard.Aussitôt il s'écrie plein de joie : \u201c Mais c'est l'homme que Mgr Prince m'a dit de prendre, où je le trouverais.Demain NOUS partirons ensemble pour Jolietteous ouvrirez le collège et vous en serez le dircoteur.\u201d M, Resther prit done la direction du collège de Joliétte.Il y fut erdonué prêtre par Mgr Gaulin le 19 décembre 1846, puis, à la fin de l'année scolaire, il remis le collège eutre les mains des Olercs de Saint-Viateur.En voyant plus tard les merveilleux acorois- cements de cette institution, il répétait ces paroles du poète Flumina sepe vides purnis e foiktivue ortæ À peino arrivé à Montréal pour y prendre ces vacances, il fut invité par Mgr Bourget à se rendre aussitôt à la Pointe St-Charles pour y exercer le mi nistère parmi les malheureuses victimes du typhus.Il accepta avec joie, et, durant l\u2019espace de deux mois, il administra près de 800 malades.Atteint lui- même enfin par le redoutable fléau, il fat sur le paint d'aller recevoir la récompense de son dévouement ; mais Dieu, qui le réservait pour d\u2019autres travaux, le retira des portes de la mort, Il reprit bientôt ses forces, et, à l'automne de cette même année 1847, il fut nommé curé de St-Jean Chrysostôme, bien qu\u2019il n\u2019eÂût qu\u2019un an de prêtrise.C'est que le typhus avait enlevé la plupart des prêtres sachant l'anglais et Mgr de Montréal était fort embarrassé pour la desserte des paroisses qui exigeaient.la connaissance des deux langues.M.Resther fut transféré à la cure de St-Grégoire- le-Grand en 1850, à celle de St-Hyacin- the en 1852 et à celle de St-Athanase, en 1858.Ramené à St-Hyacinthe en 1860 par Mgr Joseph Larocque, il retourna à St-Athanase en 1863, et il y resta jusqu'en 1866, époque de son entrée au noviciat des Jésuites, Les limites de cette notice biographique ne nous permettent pas de parler au long de son ministère paroissial.Partout où il a passé, il a laissé la réputation d\u2019un prêtre pieux, zélé, charitable, désintéressé, tout dévoué au bien des âmes, n'épargnant ni travaux ni sacrifices pour conduire à Dieu les fidèles confiés à sa sollicitude.Lorsqu'il était curé, les deux grandes dévotions qu'il pratiquait lui-même et qu\u2019il ne tardait as à communiquer à ses paroissiens, c\u2019était la dévotion au Saint-Sacrement et la dévotion à la Sainte Vierge.Il visitait fréquemment Notre Seigneur duns la Sainte - Eucharistie, et, pour jouir plus longtemps de sa présence, on le voyait parfois sc tetirer -dans la sacristie, ouvrir la porte qui donnait sur le sanctuaire, et là travailler des heures entières sous le regard du divin maître.Il disait à cette époque que,si le respect dû au lieu saint ne l'en eût empêché, il eÂt voulu travailler toute la journée au pied de l'autel.Sa dévotion à Marie n'était pas moins admirable, Aussitôt qu\u2019il arrivait dans une paroisse, il commençait par y établir l\u2019archiconfrérie de la très Sainte Vierge, et, pour attirer les fidèles aux réunions, il joignait à l'attrait d\u2019une prédication soignée, originale et chaleureuse, toute la pompe du culte extérieur.Il s\u2019employait des semaines entières à préparer lui-même une parure, Aussi quand les assistants, électrisés par lu voix si sympathique et si vibrante de ler:r pasteur, ravis par les graves accord d\u2019uno musique toute religieuse, ébli.ua par o: déploiement de lumières, qui partaieut du pied de l\u2019autel pour aller se perdre jusque dans les hauteurs de la voûte, lorsque, dis-je, les assistants s'inclinaient pour adorer Jésus-Christ présent dans l\u2019ostensoir, plus d\u2019un prie- Dieu se mouillait de larmes ; et\u2019 quand les dernières notes du Laudate avaient retenti dans l'église, quand les dernières ondulations de l'crgue avaient expiré sous les arceaux gothiques, la foule ai- tentive et recueillio restait longtemps encore agenouillée devant l\u2019autel, et semblait ne pouvoir s\u2019arracher 4 ce spectacle qui lui donnait comme un avant-goût du ciel.Le mois de mai lui-même était comme une longue-fête de Marie.Chaque soir on se réunissait pour prier, chanter et entendre la parole ardente, qui, du haut do la chaire, roufllait dans tous les cœurs le feu de l'amour et du\u2019 dévouement à la mère de Dieu, Parmi les graves obligations du curé, il faut placer au premier rang l\u2019instruction religieuce des enfants.Ici M.Resther pouvait être proposé comme modèle.Bien qu'il eût la plus large part dans'le travail de la prédication et des autres ministères, il ne voulut jamais abandonner à d'autres le soin de préparer les enfants à la première communion.Qu\u2019il faisait bon lé voir au milieu de ces jeunes intellizeuces, y jetant la semence féconde des vérités religieuses, les cultivant, les développant, tâchant par des images, des paraboles, des comparaisons, des récits édifiants, do graver on elles les dogmes de notre foi et les divins préceptes de l'Evangile., \u201cea Rs - + JOURNAL DES CAMPAGNES Il manquerait quelque chose au portrait de ce curé modèle, si je ne mentionnais pas ici son extrême charité.M, Resther n'avait rien en propre ; tout ce qu\u2019il possédait lui était en commun avc les pauvres.Non seulement il ne savait rien refuser, mais il n\u2019attendait même pas la demande, et savait glisser en secret daus la main des mécessiteux la pièce d'argent qui devait leur procurer du pain.Peut-être même pouses-t-il trop loin le désintéressement.Auss n\u2019eut-il jamais la réputation d'être bon administrateur.Mais sa libéralité et son grand cœur le faisaient aimer de tous, et jetaient comme un voile sur certaines vivacités contre lesquelles il lutta énergiquement toute sa vie, surtout dans ses retraites annuelles, Dieu juges sans doute à propos de les lui laisser, -pour le maintenir dans une plus grande humilité, pour lui donner matière à combat et augmenter ainsi ses mérites, En 1866 M.Resther quitta la cure de St-Athanase pour entrer au noviciat des Jésuites.Depuis quelque temps déjà l'attrait de la grâce l\u2019inclinait de ce côté.Dieu, en l\u2019invitant à la vie religieuse, ne voulait pas seulement proou- rer sa sanctification personnelle, mais il se proposait encore de donner un plus grand théâtre à un homme qu'il avait doué d\u2019une éloquence populaire et en- trainante, capable de remuer les masses et de pousser énergiquement les fimes daus le chemin du ciel.Avant de se fuire religieux, le P.Resther avait fait ses\u201d preuves comme prédicateur de missions et de retraites, et un grand succès avait accompagné les travaux de ce genre, qu'il avait entrepris soit dans sa paroisse, soit dans les paroisses de ses confrères.Rien d\u2019étonnant par suite que Jes supérieurs de la Compagnie de Jésus aient jugé- à propos de l'appliquer presque exclusivement à un mi nistère pour lequel il avait des dispositions si remarquables, et auquel les fonctions qu'il avait éxercées précédemment, l\u2019avaient merveilleusement préparé.Quoique toutes les vertus et toutes les belles qualités du P.Resther aient brillé d\u2019un nouvel éclat dans la vie religieuse, c\u2019est surtout dans l\u2019œuvre des missions qu'il a fait sa marque, et c\u2019est là que nous allons le-considérer un instant.Il avait toutes les qualités naturelles et acquises qui peuvent assurer le succès en ce genre de ministère, thique, chaleureuse, vibrante.Sof lungage était simple, nuagé, semé de tournuces originales \u2018et de traits piquants qui pe permettaient pas à l'attention de s'endormir.Il avait un grand talent de description, et en quelques phrases il nous traçait un tableau vivant, tout Comme il faisait un charmant croquis en quelques coups du crayon.Mais ce qu\u2019on admirait surtout en lui c'était l\u2019intarissable verve du conteur, qui savait si bien conduire un récit, varier le style, faire parler les persounages, ménager l'intérêt, préparer le dénouement et soutenir l'attention jusqu\u2019à la fin.Si, à toutes ces qualités naturelles, vous joignez l'expérience qu\u2019il avait acquise du caractère et des besoins de nos bonnes populations, surtout de celles des campagnes, vous avouerez que peu d'hommes étaient aussi bien préparés que lui pour l\u2019œuvre des missions, Avec toutes ces ressources il faut faire entrer en ligne de compte la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, dont le P.Resther se fit l'apôtre infatigable.Il se reprochait d\u2019avoir si peu fait pour répandre cette dévotion, lorsqu\u2019il était curé.Aussi voulut-il que le Sacré-Cœur fût dans toutes ses missions comme le centre d'où tout rayonnerait et où tout convergerait.Quelques semaines avant la mission il voulait que dans toutes les familles on fit chaque jour quelques prières en l'honneur du Sacré-Cœur, pour attirer les bénédictions de Dieu sur l\u2019œuvre qu\u2019on allait entreprendre.Pendant la mission il avait soin de faire exposer dans l'église une image du Sacré-Cœur, devant laquelle brûlait continuellement un luminaire fourni par la piété des fidèles Jamais il ne montait lui-même en chaire sans dire un mot du Sacré-Cœur.Enfin quand la retraite tirait à sa fio, il proposait aux fidèles de faire faire un tableau du Sacré Cœur de Jésus, qui pût rester dans leur église comme un souvenir de la retraite, Les fidèles consentaient toujours aveo joie, et le P.Resther, qui avait un grand talent artistique, don- Sa voix était puissante, sonore, sympa-.LT a .\u201cA nait lui-même l\u2019idée du tableau et en dirigeait généralemont l\u2019exécution.Ii faisait en sorte \u2018que ce tableau iat comme une prédication muette, comme une\u2019 page de l'Evangile, placée conti- uuellement sous les yeux des parvissieus.C'était tantôt le bon pasteur, tantôt Jésus béniseant les petits enfants, tantôt la seène du Calvaire, ete.Il variait à l'infini, s\u2019adaptant soit à la dévotion spéciale d\u2019une paroisse, soit à la fin spéciale de l'établissement auquel le tableau était destiné.Par ces diverses pratiques il à été un des grands propagateurs de la dévotion du Sacré-Cœur de Jésus dans notre province, Il a de plus attiré de grandes bévédictions sur son ministère, suivant cette promesse faite à la Bienheureuse Marguerite- Marie : \u201c Je donuerai aux prêtres le talent de toucher les cœur les plus endurcis.Enfin il a mérité de voir se réaliser cn sa faveur cette autre consolante promesse : \u201c Les personnes qui propageront cette dévotion, auront leur nom écrit dans mon cœur et il n\u2019en sera jamais effacé.Les dernières années du P.Resther ont été bien pénibles pour son zèle.Son cœur brûlait de plus en plus d'amour pour le prochain et ses forces le trahissaient.Une fois encore, lorsque la variole sévissait à Montréal, il alla s\u2019enfermer durant quelques mois avec les pestiférés, afin d'ouvrir le ciel à bien des âmes pour qui cette épreuve était le chemin dusalut.Il y renouvela les exemples de dévouement qu\u2019on avait admirés en lui dès 1847.Mais à partir de cette époque il déclina graduellement.Dans les premiers jours de janvier 1889, ses supérieurs l'envoyèrent à la résidence de Québec qui avait touiours eu ses préférences à cause surtout du calme qui yrègue, cette maison étant peu nombreuse et se composant de pères anciens, Il y travailla peu ; il devint même, quelques mois après sen arrivée tout à fait impetent, au point de ne pouvoir plus sortir de sa chambre, sans être porté.Craignant d\u2019être à charge à ses frères dans une maison où il n\u2019y a ni infirmerie, ni garde-malade, il demanda et obtint d\u2019aller recevoir les bons soins des religieuses de l'Hôpital-Général.C\u2019est là qu\u2019il a passé les trois dernières années de ea vie, acceptant avec esprit de foi et de douceur la solitude à la quelle Dieu le condamnait et qui était si contraire à ses goûts naturels pour les légitimes plaisirs de la société de ses frères en religion.Il acheva daus ce.long et péuible sacrifice de se détacher tout à fait des choses de la terre ; il témoigna souvent le désir de voir la mort briser ses derniers liens et lui ouvrir un ère nouvelle, l\u2019ère d\u2019éternelle joic avec J.C.La mort cst venue.Toute sa vir, il s'était préparé à la rencontrer ; elle l\u2019a trouvé prêt.Coïncidence heureuse ! C'est pendant l\u2019octave de la fête du cœur de Jésus ct la veile de la fête de St- Jean-François-Regis, patron des mis- missionnaires de la Compagnie de Jésus, que le bon père Resther a rendu son âme à Dieu, Nous aimons à croire que l'apôtre du Velay l\u2019aura lui-même pré- sonté au Divin-Cœur pour recevoir la récompense duffau bon et fidèle serviteur : Euge, serve bone et fidelis, intra in gaudium Domini Dei tui.La même voie Ia M.Paul de Cassagnac publie au- jourd\u2019hui sur la question des * ralliés \u201d une lettre du plus honnête de tous les: républicains qu'il connaisse, lequel est M.Auguste Sénac, du Gers.Nous n\u2019avons certes aucune raison de mettre en doute l'honnêteté supérieure de M.Sénac, mais nous contestons absolument qu'il se soit suffsamment renseigné avant de parler des instructions du Pape, quant aux choses politiques de France, S'il avait pris la peine d'étudier sérieusement et sans parti pris cette grave question, il ne dirait pas aujourd'hui, sur la foi d'une correspondance romaine du Matin\u2014fameuse autorité ! \u2014 que jusqu'ici on ne savait pas dans quelle mesure ct dans quel but Rome demandait aux catholiques d'accepter le gouvernement établi.Les enseignements du Saint-Siège ont toujours été très clairs.Qui veut les bien comprendre n\u2019a qu'à les lire sans lunettes réfractaires.Co que Jo Matin a pu en dire ct ee que M, S&nac lui- ! .\u2019 même, republicain rallié à M.de Cassagnac, a pu en penser, tout cela.ne signifio rien.Les textes sont là, ils abondent, il faut s\u2019y réporter.Que M.Auguste Sénac se donne oette peine, et il en sera récompensé.Son honnêteté verra juste.Pour notre part.nous y gagnercns que ce républicain de la veille, plus hounête que tout autre, nous jugera mieux.Fin effet, la lecture à laquelle nous le eonviens le forcers de recennuîÎtre,, puisqu'il est loyale, que l\u2019Univers, depuis que ce grand débat est ouvert, a toujours suivi la même voie, tenu le même langage.Oui, nous parlons aujourd\u2019hui eomme nous l'avons fait au lendemain du toast d'Alger et du premier acte du Saint-Siège quia - fait de ce toast un évènement, Kugdne Veuillot QUARTIER MONTCALM M.STAFFORD ELU Notre ami M, Stafford est sorti victorieux de sa lutte dans le quartier Montealm, par 75 voix de majorité.Dans le poll No 1, le vote a été 56 pour Stafford et 28 pour Walsh ; No 2, 46 pour Stafford et 33 pour Walsh ; No 3, 54 pour Stafford, 47 pour Walsh ; No 4, 53 pourStafford et 26 pour Walsh.Total 209 pour Stafford et 134 pour Walsh.Nous offrons nos sincères félicitations à M.Stafford, et nous sommes sûrs que le quartier Montcalm n'aura qu'à se \u2018féliciter de son choix.LE \u201c CANADA REVUE \u201d Nouvelles motions en cette cause M.H.St-Louis, avocat du Cenada- Revue, dans son action contre Mgr Fabre, a présenté, hier matin, devant Son Honneur le juge Gill deux motions.Par la première, il demande que l'on détaille ct précise certaines ullégations du plaidoyer de la défense ; par exemple, cette phrase : \u2018 que Monscigneur avait agi sans malice, et avec modération, vu les circonstances,\u201d M, St-Louis désire savoir ce que l'on entend par ce mot \u2018 circonstances, \u201d car duns sa défense, étant appelé à répondre aux faits, il faut d\u2019abord qu\u2019il les connaisse.Su deuxième motion a pour but de faire opter le defendeur entre deux oy: ns iucompatibles de défense.Dans le plaidoyer de Mgr Fabre il trouve les moyens de défense contradictoires, suivants : lo.Plaidoyer de dénégation, Zo.de non-responsabilité, 30.mitigation de dommages, 40.cxception privilégiée et déclinatoire, Do.négation de la juridiction de ce tribunal, M.St-Louis prétend que dans un même plaidoyer, on na peut demander de privilège à un tribanal dont on recuse en même temps la compétence.M.Geoffrion explique que sa seule présence à la cour prouve qu\u2019il ne nie pas la juridiction du tribunal et que la clause de son plaidoyer que l'on trouve défectueuse ne se rapporte qu\u2019à l'ingérence du pouvoir civil dans les affaires.disciplinaires ou doctrinaires de l\u2019église Pour rire Mariage de convenance.\u2014 Le soir de l\u2019'hymen, madame déclare que le traditionnel voyage de noces lui sourit peu.\u201c À votre, aise, ma ohére amie, répond froidemént le marié, je le ferai seul.\u201d Le président.\u2014\u201c Vous êtes prévenu : L'accusé \u2014\u201c Je l'ai été trop tard, mon président ; sans ça, je ne scrais pas 101.\u201d Ds \u2014e Le Grand-Tronc D'après un de nos confrères anglais, un grand syndicat de capitalistes améri- caius et canadiens se serait formé pour acheter le Grand-Tronc et transporter le siège de la direction de Londros à Montréal.George Gould et Russell Sage de New-York ; Duncan Molntyrect L.J.Forget, formersient partie dc oc 8yn.dicat.\u2014}>e pe 4 fx | FE Ecoles protestantes Mgr Taché vient de terminer un travail pour établir que les écoles de Manitoba, dites écoles publiques, nationales et neutres, sont bien en réalité des écoles protestantes.Le public ce rappelle aussi, dit Ja |\u2018 Minerve, que M.Laurier s'est déclaré, durant la dernière session, prêt à entrer en campagne pour demander justice au nom de nos nationaux et de nos coreligionnaires de Manitoba dès le jour où il aurait la preuve, maintenant faite par l'archevêque de Saint-Boniface, Lo chef libéral ne saurait done avoir aucune raison pluusible de ne pas agir comme il l'avait promis ; il ne pourrsit invoquer la moindre excure pour éluder la question et ses responsabilités.=-\u2014>e>-e rm.POUR TRAVAIL: ER AUX MiNES \u201cLe correspondant québcequois de la Gazette, télégraphie à s\u201dn journal, que M.Klein, de ls compagnie d'amiante américaine de Black Luke, arrive de St-Thomas Ontario, où il s engagé 10 hommes pour travailler aux mines d'amiante.Cela ne s'accorde pas beaucoup avec les nouvelles de certains journaux qui disent que toutes les miner ferment.RÉUNION MINIÈRE La réunion trimestriel!e de l'Association Minière aura lieu à Sherbrooke, dans (a première semaine de juillet, II y aura à cette occasion, une excursion des membres de l'Association sur le lac Memphremagog.MARI ET FEMME NOYES Triste accident à Pembroke Pembroke, Ont, 14 \u2014 M.et Mme Nelson Whitemore, leur nièce, Mile Dunlop et Mlle Church, de Pembroke, se promenaient dans une embarcation, | : sur la rivière Ottawa, lorsque l'embarcation chavira.M.et Mme Whitemore se noyèrent et les deux jeunes filles furent sauvés par des résidents des environs de l'endroit où l'aoident est arrivé.Lies corps n'ont pas encore été retrou- M.MERCIER DELEGUE ka t-il dans Cette galere ?Un journal de Montréal annonce la nouvelle suivante : \u2018* L'ex-premier ministre de la province assistera-t-il à la convention libérale du 20 courant ?M.Mercier a été nommé délégué officiel du comté de Bonaventure à ane assemblée des électeurs qui a cu lieu jeudi dernier à New Richmond, à la demande de M.Fauvel, député fédéral du comté, et les cercles politiques se posent naturellement la question : \u201c M.Mercier acceptera-t-il le mandat qui lui est ainsi confié ?\u201d \u2014\u2014ll>-e-> Un Ouvrier tué à Trois Rivières Trois-Rivières, P.Q.18\u2014Ce matior jendant qu\u2019on était à décharger du char on du vapeur Merreddio, une des passerelles s'écrouls, précipitant plusieurs ouvriers à l\u2019eau.L'un d\u2019eux, du nom de St Laurent, a été tué par les débris de la passerelle qui sont tombés sur lui.Le procès Lizzie Borden Now Bedford, Mass, 13\u2014Ce matin la foule était aussi compacte quo d'ha- .bitude, tous les sièges de la cour étaient cooupée avant l'ouverture dela séance, M, Adams a continué la transquestion du-Dr Dolan qui a indiqué la position des cadavres et des taches de sang.La prisonnière formait les yeux etse oa- chait le visage avec son éventail.Un membre du jury s'est trouvé iu- disposé et l'audience a été suspendue cinq minutes, Lizzie Borden a eu une faiblesse et a dû quitter la salle.On prétend que les avocats de l'accusée vont prouver que Lizzie avait acho- té de la peinture quelques jours avant le crime et que duns le ménage Borden on avait pour habitude de brûler les véte- ments hors d'usage.On s'accorde généralement à dire que la poursuite à étayé ses accusations sur des témoignages bien faibles.Les avocats et les amis de Liziie souL pleins d'espoir, Les causes de l\u2019émigration LE MORCELLEMENT OE LA PROPRIETE Ii Nous avons dit, dans notre premier article, qua la première des principales causes de l'émigration était le morcelle.meut de ia propriété.Nous allons démontrer cette proposition, en nous appuyant sur des faits qui sont parfaitement convus et qui arrivent dans toutes les paroisses de la campagne.On sait que la plupart de nos familles Canadiennes se composent d\u2019un très grand nombre de membres.II n'est pad rare de rencontrer dix à douze enfants dans une famille.Le père est obligé de 6 livrer à un rude travail pour faire vivre tout ce monde-là.Grâce à une activité sans bornes et à une existence des plus économiques, il parvient presque toujours à remplir heureusement la noble wission que la Providence lui a confiée, et, avec le concours puissant de sa femme, il réussit à procurer le pain quotidien àsa nombreuse famille sans yrever sa propriété d\u2019aucune hypothèque.Mais une fois que les enfants sont devênus grands et en état de s'établir, qu'arrive-t-il ?Le père avise naturellement aux\u2018 moyens de pourvoir à leur avenir, Et comment s\u2019y \u2018 prend-il ?Ordinairement il partage ses biens immobiliers ou sa torre entre ses garçons, touten faisant des donations particulières à ses filles.S'il a troisou quatre garçons, sa propriété se trouve divisée en autant de parts.Le partage fait, il faut que chaque gargon se Construise une maison, une grange, des étables, des écuries, une bergerie, en un mot toutes les dépendances nécessaires à un cultivateur.Pour élever ces nombreuses constructions, le fils ainé\u2014supposons que ce soit celui-là qui abandonne le premier le toit paternel\u2014sera nécessairement forcé de contracter an peu de dettes, Cependant les premières années de zon mariage s'écoulent dans la plus grande félicité, les affaires marchent assez rondement, l'intérêt sur les oblizations se paie régulièrement, et lc rendement de la petite terre suffit pour rencontrer lus exigences de la consomma.ion domestique, Cependant les nuuges commencent à s'amonceler sur l'horizon de la joyeuse existence du nouveau ménage.La fu- mille se multiplie, les dépenses augmentent d'annéo en année, les produits de la ferme ne sont pas assez abondants pour faire face à la subsistance journalière, les intérôts s'ajoutent au capital emprunté, de nouvelles ubligations eur gis- sent, les années de disette ajoutent encore à la misère, et il vient un temps où le maître du logis ne peut plus, pour nous servir d\u2019une expression vulgaire, attacher les deux bouts ensemble.La ruine éclate, et c'est la misère la plus affreuse qui envahit la chaumière.L'infortuné père s'efforce, de surnager encore quelque temps au miliou du torrent qui menace de l'engloutir ; il saisit la première planche de salut qui lui tombe sous la main, c\u2019est-à-dire qu'il morcelle sa propriété déjà morcellée, on vendaut quelques arpents pour assouvir la soif dévorante de ses créanciers ot denner une boushée de pain à ses enfants.Mais le flot continue de monter et finit par tout emporter dans sa marche dévastatrice.Ce pauvre cultivateur, rongé par le désespoir, abandonne sa petite ferme où il avait coulé des jours si servins, et prend le chemin de l'exil.Ayant un grand nombre d'enfants capables de travailler,\u201d le malheureux se * dirige soit vers une de nos graudes villes soit vers un centre industriel des Etats- Unis où «a famille pourra trouver de J\u2019ouvrage qui lui permettra d'améliorer sa triste position.Nous disons que le campagnard se dirige vers une de nosgrandes villes, Cette assertion étonnera sans doute les \u2019journalistes et les politiciens qui soutienuent, dans l'intérêt de leur parti, que nos cem- patriotes qui quittent la campagne, prennent tous la route de la république américaine, Eh bien, nous maintenons notre affirmation ; et si l'on en veut une prouve évidente, que l'on fasse le recen- sewent de la ville de Québeo, par exemple, en indiquant le lieu de naissance de ses habitants.Cette statistique prouvera que la moitié au moins de la population de l\u2019ancienne capitale du Canada se compose aujourd'hui de gens qui sont nés et qui ont vécu dans la campagne.Cette remarque peus s'appliquer également aux autres villes de la confédération, où lu plupart des citadins ne sont que des campagnards.On constate le même fait aux Etats-Unis.Fermous cette parenthèse et retournons à la campague pour voir ce que sont devenus les frères de l\u2019exilé, Leur histoire est aussi navrante que celle de l\u2019aîné ; ils ont passé par les mêmes tribulations, et le naufrage le plus désastreux a wis fin à leur earrière agricole, Et ils sont partis.On voit cependant des exceptions à cette règle générale, comme dans toute autre chose, Ainsi, un enfant héritera de la même étendue de terre que ser frères, mais il réussirs à triompher de tous les obstaeles qui seront semés eur Bon passage et conservera son patrimoine jusqu\u2019à la fin de ses jours, parce qu'il a le talent, comme on dit, de faire pousser du blé sur des cailloux ou parce que le Ciel n'a pas jugé à propos de lui accorder une nombreuse postérité ; tandis que les autres héritiors sont allés grossir le chiffre de l'émigration canadienne.Mais ce ne sont là, nous Je répétons, que de rares exceptions.Le tableau que nons venons d'exposer aux regards du lecteur, n'est certainement pas trop chargé ; il représente les faits tels qu\u2019ils existent et tels que nous les constatons dans toutes les paruisses de la province de Québec.Nous pouvons perter à vingt au moins la moyenac des fermes morcellées dans chaque paroisse.Alors ou se fait facilement une juete idée du morcellement de la propriété duns toute la provinco et des ; funestes conséquences qui doivent résul- | ter de ce partage irréfléchi.L'émigration, voilà le résultat immédiat de ce système inauguré par nos ancêtres et dont nous maintenons l\u2019oxis tence, malgré les maux palpables que ea réalisation cause invariablement parmi la olacse agricole, | Le morcollement de la propriété est donc une des principales causes de l'émigration.Nous croyons avoir démontré cette proposition ; mais nous n\u2019avous pas encore tout dit sur cet important sujet.BEAUREGARD UN ENFANT DE 12 ANS Tne va petite sœur parce qu\u2019elle pleurait Chamberlain, S.D, 14\u2014L'un des orimes les plus diaboliques vient d\u2019être commis dans le comté de Chamberlain Un enfant âgé de douze ans, fils d'un cultivateur, a tué d\u2019un coup de fusil sa petitc sœur âgée de deux ans, dont sa mère lui avait demandé de prendre soin pendant quelques heures, parce qu'elle s'était mise à pleurer.Le petit fatricide a été arrêté.5 JOURNAL DES CAMPAGNES Les études classiques L'hovorable juge Jetté vient de prononcer, au collège de l\u2019Assomption, un discours dont nous aimons à reproduire le pussage suivant relatif aux études elassiques : \u2018* Car, je n'hésite pas à le dire, Messieurs, l'éducation que donnent \u2018 nos collèges classiques, tôut en admettant qu'elle pourrait être améliorée, n\u2019en est pas moins excellente ; elle convient merveilleusement au génio de notre population française, et elle nous a assuré dans le passé et nous donne encore dans le résent, des résultats dont nous avons ieu d'être fiers.Depuis quarante ans que j'ai quitté cette maison, j'ai rencontré dans les diverses phases de ma vie, presque tous les hommes qui, depuis plus d'un demi siècle, ont laissé I'empreinte de leur puissante personnalité \u2018sur les pages de notre histoire.JZh bien ! soit dans les luttes du barreau, soit dans celles de la politique, soit au Palais, soit au Parlement, j'ai constaté partout, que les Canadicus-Français, grâce à l'éducation classique qu'ils regoivent dans nos collèges, ne sont inférieurs à personne.\u201d 105 Nous.soumettons ces belles paroles aux réfermateurs du Canada-Revue.EE EE a \u2014\u2014 UN CONTRASTE Les rapports de nos grandes institutions monétaires sont extrêmement satisfaisants.La banque Union, la banque de Québec, la banque Nationale, la banque du Peuple etc , etc.ont démontré que leur\u2019situation est florissante.Et pendant ce temps le télégraphe nous apporte tous les jours des bruits de désastres financiers.En Australie, aux Etats-Unis, en Europe, une orise financière formidable sévit.Ici tout est tranquille ; nos banques paient des dividendes ot grossissent leurs fonds de réserve, La Patrie disait l\u2019autre jour, en par lant de la Banqué de Montréal : \u201c La somme énorme de $1,200,000 à été distribuée en dividende et la somme de $125,000 est alléo grossir le surplus déjà considérable au compte des profits et pertes \u2018* C'est là un résultat qui fait honneur à la sage, prudente et habile administration de la banque et qui semble à première vue dénoter un état satisfaisant des offaires du pays, \" Les finances publiques sont aussi dans un état satisfaisant.À Ottawa, l\u2019exercice en cours va se solder par un sar- pius de $1,000,000 & $2,000,000, peut- être plus.À Québec, où nous avons à réparer cinq ans d\u2019extravagance financière, nous espérons équilibrer les recettes et les dépenses ordinaires, au lieu d\u2019avoir à constater comme pour l'exercice 1891-92, $1,000,000 de dé- fioit.Ea romme le Canada n\u2019a pas lieu de se plaindre, lorsqu'il compare ea situation à celle des autres pays du monde.\u2014->e>0 mme CONSEIL DES ARTS ET METIERS Le conseil central des Arts'et Métiers a eu hier matin au Parlement sa réunion annuelle, Tous les membres de.Québec et de Montréal étaient présents entre autres M.J.D.Rolland, échévin, Wilson, ancien :député d'Argenteuil, I.J.Boivin, M.Boyd, D.Lainé de Levis, J.F.Peachy, de Québuo, M.Stevenson, le secrétaire etc ; l'honorable M.Pelletier assistait.Le rapport des opérations de l'année dernière a été adopté et les arzents ont été distribués aux différentes écoles de la province.Québes a obtenu le même montant, et Lévis, $200 de plus, de sorte que l'ancien octroi de 8800 a été porté à $1,000.Cela avait été promis l\u2019année dernière à l\u2019école de Lévis, M, Ferdinand Brunetière, a été élu merbre de l\u2019Académie françuise, Il a obtenu 22 voix contre 4 données à son concurrent, M.Emile Zola, UNE.BELLE \u2018VENTE \"$61,250 POUR LA PROVINCE Co matin, dans la salle du Conseil de l'Instruction Publique, a cu lieu la .vente aux enchères du droit de pêche dans la rivière Cascapédia sur un certain espace.Ce \u2018droit.de:pêche avait été concédé autréfois moyennänt $500 par' année à Lord Lorne et à Lord Latsdowne.Et à l\u2019arrivée de Lord Derby, alors Lord Stanley, il avait été accordé par le gou veruement Mercier au gouverneur-géné- ral, à titre gracieux, en pur don, La rivière Cascapédia ne rapportait plus un sou au gouvernement, Mais, désireux d'augmenter le revenu publie, l'honorable Commissaire des Terres, lorsque le départ de lord Derby à été annoncé, ce qui mettait fin.au terme de concession de la rivière, a décidé de mettre ce droit de pêche aux enchères.Le résultat de la vente a été magnifique.Cette rivière, qui ne rapportait rien du \u2018tout, a été adjugée à $6,125 par année pour un terme de.dix ans soit en tout $61,250, Cette somme de $6,125, loyer d\u2019un an, a été payée rubis sur l\u2019ongle, par l'acheteur, un M.Forrest représentant un club de New-York, croyons-nous, Le commissaire des terres, l'honorable M.Flynn, présidait à ls vente, qui a été très bien conduite par M.Chassé, surintendant des Pêcheries.fr Lord Derby avait fort gracieusement informé I'honorable Commissaire des Terres, qu\u2019il - priait la province do lui faire le pluisir d'accepter son superbe cottage et les dépendanc.s, érigées sur son terrain de pêche, ce qui ajoute beaucoup de valeur au bail de la rivière, Cette belle vente fait gagner à la province $61,250 pour une propriété publique qui ne rapportait pas un son au trésor.Nos félicitations au gouvernement et en particalier à l'honorable Commissaire des Terres de ls Couronne.La mise à prix était de $4,000.Voici la liste des différentes enchères : $4,100, $4,200, $4,300, $4,400, $4,500, $4,600, $4,700, $4,800, $4,850, $4,900, $4,950, $5,000, $5,100, $5,200, $5,300, $5,360, $5,400, $5,450, $5,500, $5,550, $56,600, $56,650, $5,700, $5,750, $5,800, $5,850, $5,900, $5,950, $6,000, $6,050, $6,100, $6,125.7 \u2014\u2014\u2014_.DOUBLE SUICIDE L'histoire de Roméo et de J uliette se répète Londros, 14\u2014Le.jeune docteur Aikman, de Northampton, et la fille d'un cordonnicr de l'endroit, miss Barre s'étaient flancés, malgré la différence de leurs rangs, et, en dépit des commentaires de Certaines personnes sur cette \u2018\u201c mésalliance \u201d du disciple d'Esculape, la date du mariage était fixée.Mais le sort de Roméo et de Juliette était destiné au docteur Aikman et à la * jolie cordonnière.\u201d Les parents du jeune homrne allèrent trouver un jour ceux de la fiancée et leur signifièrent leur opposition formelle et irrévocable à pareille union.Le soir même, la jeune file, au désespoir, avalait une dose d'acide acétique et manquait en-mourir, bien qu\u2019un violent antidote dût là ramener à elle et la remettre sur le chemin de: la convalee- oence, Mais hélas ! le docteur Aikman a appris laÏtentative de suicide de sa fiancée; il l'a œru perdue ot, ct le lendemain, pendant une converzation avec un de ses frères auquel il narrait sa douleur, il versait une, forte quantité d'acide prussique dans un verre, l\u2019avalait et tombait foudroyé.La ville de Northampton est encore sous le coup de l'émotion poignante que lui u causée cette tragédie amoureuse.stitial re lr Merman LL _\u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES Mgr Taché et la question des écoles UAPLAIDOYER ADMIRABLE EN FAVEUR DES ECOLES SEPAREES Monseigneur ne s'appuie - que sur la loi et Fes faits L'ANCIÉE REGIME ET LE NOUVEAU REGIME COMPARES \u2018.Les Ecoles netuelles sont des Ecoles non publiques, nais protestantes Mgr Tachi se proclame avocat des droits égaux LETTRE DE MGR TACHE Ayant appris que le comité j&diciaire du Conseil Privé de Sa Majesté avait rendu une décision contraire aux inté- rôts des catholiques de Manitoba sur .la uestion des écoles de cette province, j'ai oru de mon devoir de réclamer de nouveau l'intervention des autorités fedé- rales,et je le fis dans une requête adressée: à Son Excellence le gouverneur général en: conseil.Un paragraphe de cette requête: a été l'objet d\u2019une attention : partioulière- dans le débat parlementaire et: daus la presse.Rio) Voici ce paragraphe : \u201c\u2018 Deuxstatuts 58 Vio, chap.37 et 38 ont été\u2018 passés par l'Assemblée Législative de Manitoba à l'effet de noyer les écoles\u2019 catlioliques romaines dans celles des dénominations protestantes et de forcer tous les contribuables soit catholiques romains soit protestants, à payer leurs taxes pour le soutien d'écoles dites publiques, maïs qui ne sonten réalité que la continuation des écoles protestantes.Je ne me cerais certainement pas servi de ce langage, si je ne l'avais pas cru entièrement conforme à «la vérité ; mais puisqu\u2019on'a nié ou révoqué en doute la vérité de mes assertions, je me dois à moi-même, uiusi qu\u2019à la çause saorée que je m'efforco de protéger, de donner les preuves que m'impose la conviction que j'ai exprimée.Ces preuves, je les trouve surtout dans des documents publics et officiels, In question n\u2019a pas été nssez étudice L'expérience de chaque jour me prouve que la question des écoles catholiques de Manitoba est loin d\u2019avoir été étudiée sous toutes ses phases, non seulement par les adversaires de ces écoles, mais même par quelques-uns -de ceux qui désirent les protéger, Cet c étude est sans doute bien aride et bien peu attrayante.J'ose néanmoins prier eeux qui nous portent quelque intérêt de vouloir bien s'en préoceuper et c\u2019est à eux que je dédie le travail que j\u2019entreprends, Il m'est facile de prévoir que cette nouveile démarche de ma part peut m'attirer la répétition des injures qui m'ont été prodiguées dans les colonnes de certains journaux.Je puis assurer ceux ainsi disposés que je ne leur répondrai pas, leur laissant la jouissance de pareils passe-temps et la tâche de chercher la raison du silence que je gardo- rai à cet article.Explications des termes Pour faciliter l'intelligence de ce que je veux dire, je dois donner tout d'abord le sens que j'attacherai à dertaines expressions.Je nommerai ancien régime l'ensemble des lois d\u2019éducation passées par la législature de Manitoba dopuis sa création en 1871 jusqu'en 1889 ; lois dont les dispositions fondamontales ont été en force dans la Province jusqu'au ler mai 1890, Je nommerai nouveau régime les lois d'éducation mises en forco dans la province depuis lo 1er mai 1890.Par écoles publiques, j'entends les écoles tant protes- fantes que catholiques reconnues par la ol sous l'ancien régimo et aussi les écoles créées par le nouveau régime qui peuvent être et sont des.écoles protos- tantes, mais ne sauraient être des écoles catholiques, L'appclation évoles protestantes signifie les écoles établies, diri- géecs ct supportées par les protestants en faveur des enfants protestants ; tout \\ comme les'mots écoles catholiques indiquent des écoles établies, dirigées et supportées par les catholiques en faveur des enfants catholiques, Lu thèse de Mgr Taché Ma those est.celle-ci : Les écoles publiques de Manitoba sont la continuation des écoles protestantes de la même province et, pour la.soutenir, je dois d'abord établir la eondition des écoles protestan- | - tes et catholiques sous l'ancien régime et prouver ensuite que le nouveau régime, tout en détraisant les écoles catholiques, maintient les écoles protestantes, dont il est en réalité la continuation.lo Ancien régime La provinge de Manitoba fut admise dans la confédération canadienne le 15 juillet 1870 et commenga à s'organiser comme telle, dans le mois de septembre de la même année.Son premier parle ment se réunit le 15e jour du mois de mars 1871.Une des premières occupations des législateurs fut la question de l'instruction publique, et le 3 mai le lieutenant-gouverneur sanctionnait une loi intitulée : \u201c Acte pour établir un Système d'éducation dans la province.Avant déaborder cette grave question, le gouvernement et les corps législatifs de la jeune province durent chercher et cher- chérent , et dans la constitution du Canada.\u2018\u201c Acte dè l\u2019Amériques Britannique du Nord 1867,\u2019 clause 93 , et dans la constitution de la province de Manitoba , \u2018\u201c\u201c Acte de Manitoba 1870 \u201d clause 22, ce qui pouvait les guider dars les travaux qu'ils entreprenaient.Il leur fut facile de se convaincre de deux choses : Premièrement, que les autorités provinciales ne sont pas absolues en matière d'éducation ; secondement, u'au même point de vue la Constitution générale du Canada et la constitution particulière de Manitoba reconnaissent que les sujets de la reine dans notre pays forment deux groupes différents nommés respectivement .\u201c protestant \u201d et \u2018\u201c catholiques romains \u201d et cela alors même que l'un de ces groupes est en minorité dans une province.Les catholiques en majorité Les deux groupes indiqués dans la constitution\u2018existaient dans la nouvelle province de Manitoba.Un recensement ordonné par le gouverneur à la fin de 1870, venait de constater la position relative de chacun de ces groupes ainsi que le chiffre total de la population, Ce chiffre total se chiffrait par 12,228, dont plus de Ja moitié s'était fait enregistrer comme catholiques.Ceux-ci formaient donc la majorité des sujets de la reiné dans la provines, et par conséquent, les protestants étaient en minorité.Quoi qu'il en soit, il fut convenu qu\u2019on ne tiendrait pas compte de cette différence numérique et que l'on - consi- dèrerait les deux groupes de population comme égaux co nombre.L'égalité des nombres, soutenue par l'égalité des droits inspira naturellement l'égalité des j .rilèves et des charges : aussi on trouve les dispositions suivantes dans la première loi de notre système scolaire : \u2018 Le lieut-gouvernear en conseil pourra nommer pas moins de dix ni plus de quatorze personnes pour constituer un conseil général, ou bureau d\u2019instruction publique,pour la province de Manitoba, la moitié de ce nombre sera protestante et l'autre moitié catholique.\u201d IT.\u2018 Le lieut-gouverneur en conseil pourra nommer un des membres protestants du bureau comme surintendant des écoles protestantes et un des membres catholiques comme surintendant des écoles catholiques \u201d.\u2014\u2018 Chaque conseil particulier aura sous son contrôle et administration la discipline des écoles de sa section.XI\u2014\u201c Chaque section fera des ré.glements pour l'examen et l'octroi des diplômes d'instituteurs.XIII\u2014\u201c Seront d'abord pris sur le crédit voté par la législature, pour les fins d'instruction publique élémentaire, les frais incidents du bureau ct des sections ; la balance sera ensuite \u2018affectée à l'entretien: des écoles élémentaires, la moitié aux écoles protestautes, l\u2019autre moitié aux écoles catholiques.\u201d Cette législation, on le voit, consacre les droits et privilèges aux écoles con- grégationnelles, dont la population avait jouio par l'usage (practice) avant notre entrée en confédération ; clle établit ces écoles comme confessionnelles cntre protestants et catholiques, ment à la distinction exprimée par les acles qui sont la bass de la coustitution de la confédération canadienne et de la conformé-.province de Manitoba.L'augmentation | de la population et les besoins créés par les circonstances nécessitèrent des changements ; mais,hâtons-nous de le le dire, ces changements, au lieu d\u2019affecter le principe fondamental! sur lequel reposait | notre systéme tcolaire, ne firent que l'appuyer et le développer davantage.Les protestants jen majorité ° En 1875, l'équilibre des deux groupes de la population était rompu, les protestants avaient augmenté plus rapidement en nombre qua les catholiques ; de là, certaines dispositions de l'acte 38 Vict., chap.27.La olause\u2019 L porte à douze le nombre des membres pro testants du bureau d'éducation et à neuf le nombre des membres cathol ques.La clause IV dit : ©\u201c la somme votée par la législature pour les écoles ¢lé- mentaires sera divisée entre les sections protestantes et catholiques du bureau proportionnellement au nombre d'enfants âgés de cing À seize aus et résidant daus les divers arrondissements scolaires de la province, Pour que les noms ne prêtent pas à la confusion dans un ordre de chosses si ontièrement distinot, la XXVIIIo olau- se de la même loi statue que les mots \u201c &oole dissidente ou école séparée \" seront remplacés par les mots suivants : \u201c* école protestante ou école eatholique,\u201d suivants le eas, tandis que les mots \u201c\u201c arrondissement régulier \u2018\u2019 feront place aux mets \u201carrondissement protestant, ou arrondissement catholique, suivant le cas,\u201d Aprés dix années d\u2019expériences, tous les actes d\u2019éooles antérieurement passéy et les modifications à iceux furent annulés et remplacés par l'acte 44.Viot, chap.IV.Cette loi passée comme on le voit, en 1881 doit être citée sous le titre do *¢ Acte des Ecoles de\u2018 Manitoba.\u201d Quelle va être la nature de cette nouvelle loi, fruit de l'expérience, de la réflexion et du travail ?Les populations ont-elles manifesté quelque désir d'un changeruent, dans les principes ou les grandes lignes qui ont régi le système d\u2019éducation dans la province depuis la fondation.\u2019 Les législateurs, pour répondre à leurs propres aspirations ou à celles de leurs commettants, \u2018 vont-ils apporter quelque modification radicale au système dont nous jouissions ?Non.Les priscipes restent les mêmes ; leur application a donné satisfaction générale ; les iutéressés sont contents, et le trait caractéristique de la législation scolaire de Manitoba va briller encore davantage dans la loi rédigée après dix années d\u2019expérience.Faisons l'examen de cette oi, et si pour en saisir l'esprit, il faut de longues citations, le lecteur me les pardonnera ; car elles me paraissent nécessaires à l'intelligence de la situation.Le gouvernement étant la première autorité exécutive de la loi, celle-ci lui trace ses devoirs dans les clauses ct sous- clauses suivantes : \u201d \u201clo Le lieutenant-gouverneur en conseil nommera, pour former et constituer un bureau d'éducation dans la proviuce de Manitoba, un certain nombre de personnes n\u2019excèdant pas vingt- et-une, dont douze seront protestantes et neuf catholiques.\u201d\u2019 (9) Le lieutenant-gouverneur en conseil nommera un des membres pro- -testants du bureau comme surintendant des écoles protestantes et un des membres catholiques comme surintendant des écoles catholiques, Le gouveneur qui a la garde des argents publies doit agir comme suit dans le partage du crédit voté par la législature : 84 La somme votée par la législature pour les écoles élémentaires sera divisée entre les sections catholiques et protestantes du bureau d'éducation, en la manière ci-après indiquée, proportion- ncllement au nombre d'enfants âgés de cinq à quinze aus inclusivement.(\u201c\u201c 85 *) Le trésorier provincial et uv autre membre du conseil exécutif, qui sera nomm¢ par le lieutenant gou- verueur, formerout un cumité, pour le partage des fonds affectés à l'éducation et du crédit législatif, entre les sections prot-stantes ct catholiques du burcau d'éducation.Le bureau d'éducation, indiqué par la loi et dont les membres sont tous nommés par le gouvernement, doit se revouvecler ct agir dans les limites tracées par les clauses suivantes : (2) Quatre des membres protestants et trois des membres catholiques se retireront et sortiront decharge à la fin de chaque année.(3) Il sera du devoir du bureau d'é- dueation > \u201c(a) De faire de temps à autre tels réglements qu'il jugera convenables pour l'organisation générale des écoles élémentaires., (6) De faire des réglements pour l'enregistrement et le rapport de l'assistance dans toutes les écoles élémentaires de la province, (e) De faire des règlements pour la convocation des assemblées.(5) Le bureau s'organisera en deux sections, l\u2019une se composant des membres protestants, et l'autre composée des membres catholiques d'icelui : et il sera du devoir de chaque section : (a) D'avoir sous son contrôle et administration les écoles de ça section.(®) De faire des arrangements pour examiuer et diplômer ses instituteurs, (ec) De choisir tous les livres, cartes et globes devant être employés dans les écoles sous son contrôle, > (2) De nommer des inspecteurs qui resteront en office durant le ben plaisir de la section qui les aura nommés.Les surintendants sont les offioiers exécutifs de leur section respective, et, comme tels, leur devoire sont bien définis par l'acte de 1881., dès arrondiseements scolaires ont été l\u2019objet de la sollicitude des lépislateurs qui, sur ce point important, n'ont pas voulu ébranler la base sur laquelle repose tout l'édifice de notre système d\u2019écoles.Voici la disposition principale de la loi à cet égard : - \"+ (12) (æ) L'établissement d'un district scolaire d'une dénomination ne sera pas un obstacle à l'établissement d\u2019un district d\u2019une autre dénomination dans le même lieu ; un distriet protestant, ainsi qu un district catholique, peuvent renfermer le même territoire en tout ou en partie.Support des écoles Ce n'est pas tout d'établir un système d'écoles publiques et libres, où les enfants peuvent avoir accès et recevoir le bienfait de l'instruction ; il faut pourvoir à leurs dépenses et à leur entretien.Nous avons vu plus haut les règles prescrites par la loi, pour le partage des argents publics et du crédit législatif.Voyons maintenant comment pourvoir à la balance des fonds requis pour la construction et l'entretien des écoles.(25) Pour compléter le crédit voté par la législature, il sera du devoir des | commissaires scolaires de tous les arrondissements de préparer et de soumettre au conseil municipal une estimation des sommes requises pour les fins scolaires durant l\u2019année scolaire courante.Le dit conseil municipal, de ss propre autorité, prélèvera et collectera les dites sommes par la cotisation des propriétés foncières et autres renfermées dans l\u2019arrondissement scolaire et paiera ces sommes, telles que prélevées, aux commissions scolaires.(30) Les contribuables d\u2019un arrondissement scolaire, y compris les corporations religieuses, de bienfaisance ou d'éducation, paieront leurs taxes res- péctives aux écoles de leurs dénominations respectives, mais dans aucun cas un contribuable protestant ne sera tenu de payer pour une école catholique, ni un contribuable catholique pour une école protestante.: Ecoles normales Le 30 mai 1882, le licutenant-gou- verneur de Manitoba sanctionna un acte pour établir des écoles normales, en urion avec les écoles publiques.Cette nouvelle loi, couronnement de la précédente ne dévie en rien des grandes lignes tracées par la législation précédente : aussi, elle débute par les dispositions suivantes : (1) Les sections protestantes et catholiques du bureau d'éducation sont par le présent acte respectivement autorisées : (a) A établir, en union avec les écoles publiques protestantes de la cité de Winnipeg et avec les écoles publiques catholiques de St Boniface, des départements dits des écoles normales, dans le but d\u2019instruire ct de préparer des instituteurs dans la scieuce de l'éducation et dans l\u2019art d'enseigner, pour les écoles publiques.Ces actes 43 ct 45 Viet, ont :ubi quelques modifications, pendant les années qui unt suivi leur passation ; mais au milieu de toutes ces modifica- A ee mr tions, aucune atteinte n'a été portée à la raison fondamentale dis lois que j'ai nounnées sous l\u2019ancicn régime.Ce code, .un dans son origine, se dédoublait danse £0u application à toulela province, dans le but de favoriser l'éducation, en sauvegardant les justes désirs des pères de famille et en évitant les froissements qui sont la conséquence nécessaire de la pression exeroée par une partie de la population sur autre, A la recherche de faits seulement Je n'entends pourtant pas faire de dissertation sur le mérite ou le démérite de nos lois écolaires : je suis à la recherche de faits et ne veux pas m\u2019attarder à l'éloza ou au blâme de théories ou de convictions qui ont leurs adversaires et leurs partisans.Ce ne sont pasmes idées en matière d'éducation qui font l'objet de cette étude ; mais bien les faits tels qu'ils existaient sous l\u2019ancien régime, pour ensuite arriver à établir les faits tels qu'ils existent sous le nouveau.RECAPITULATION + Je récapitule.Le système des écoles de Manitoba était créé par la loi ; cette loi, confiée au gouvernement, passait de lui aux intéressés, par la nomination d'un bureau d'éducation, Personne dans la province n\u2019était ex officio membre de ce bureau ; tous ceux qui le composaient étaient nommés par le gouvernement, et ce dernier n\u2019était restreint dans son choix que par le respect que la loi pre- fessait pour les croyances religieuses de la population.: C\u2019est encore l'exécutif de la province qui remettait à ce bureau ou à ses sections les fonds publics, affectés par la .législature au maintien des écoles ; puis, comme toutesles croyances avaient l'appui de la loi, la foi des parents ne privait pas leurs enfants, en âge d'aller à l'école, des subsides auxquels leur don- dait doit leur existence comme citoyens de Manitoba.Le gouvernement était informé de ce qui se passait.Chaque année des rapports officiels lui étaient soumis, et portaient à sa connaissance tout ce qu'il y avait d\u2019intéressant dans la province, au sujet des écoles, pour que le tout put être communiqué aux représentants du peuple, auquel le gouvernement est responsable, Rien de caché, rien de privilégié, rien d\u2019exclusif dans ce système.Les droits individuels égaux étaient également sauvegardés.Le bureau d'éducation entrait comme second rouage dans notre syste- me ; pour ponvoir remplir son mandat avec plus de facilité et plus de justice envers la population, il était divisé en deux sections ou comités, Deux courants bienfaisants Ces deux sections étaient comme deux courants bienfaisants, sortis d'une source commune et qui allaient circulant par tout le pays, cn tous sens et en toutes directions, pour y porter la fraîcheur et la fécondité de la culture inteectuelle.Ces deux courants pouvaient se creuser, se gonfler ou se fortifier plus ou moins, leur courge était plus ou moins rapide, plus ou moins régulière, suivant les circonstances, mais toujours ils devaient se mouvoir parallèlement l\u2019un à l'autre, et la loi, en'les maintenant dans ce paral- lèlisme, les empéchait de se nuire ou de se confondre.La loi encaissait, pour ainsi dire, ces deux courants pour qu'ils puissent poursuivre sûrement leur marche, répandant partout les bienfaits - d'une instruction et d\u2019une éducation qui souriaient aux convictions paternelles, en laissant aux consciences la facilité d'espérer librement et de voir, dans la loi, une protestation et non pas une tyrannie.Le long de ces deux cours d'actions arallèles se traçaient les arrondissements scolaires, dont la loi confiait la création et la direction à des citoyens en communauté d'idées avec les parents des enfants qui bénéficiaient de l\u2019école, puis les professeurs, les inspecteurs, les programmes d\u2019études, les règlements dis- ciplivaires, l\u2019enseignement religieux et woral ; ea un mot tout ce qui peut assurer k bon fonctionnemet de 1'éeole, tout cela participait À la communauté d'idées qui unissait les intéressés, et le tout était confié à la direction respective de chacune des sections du \\bureau.Le fait est que pendant neuf années, les deux sections du bureau ont été cn mouvement sur des lignes parallèles.Par suite, chaque section était narfaitement indépendante et, par conséquent, son acticn n\u2019était nullement entravé: pr les actes on omissions de l\u2019autre scction.Si elles s'influençaient en quelque chose, ce RE ww eT = x PIC OT EE A ne pouvait être que par une géné reuse émulation, qui contribuait au bien général.8 \u2018Témoignage d\u2019an protestant L'existence d'écoles protestantes à côté d'écoles catholiques, au lieu de nuire à la bonne entente entre voncitoyens et voisins, a cu un résultat tout contraire comme le prouvent les paroles suivantes que M.J.B.Somerset, surintendant des écoles protestantes, a consignées À la page 7 du räpport qu\u2019il adresse au lieutenant-gouverneur à la date du 29 avril 1886 : \u201c C\u2019est un fait bien agréable pour tous les amis de la bonne entente entre citoyens, ainsi que pour les amis du progrès \u201d de l\u2019éducation, de constater que depuis l\u2019établissement, en 1871 du système qui régit nos écoles uià cette époque, étaient au.nombre de scize pour les protestants, et dix-sept pour les catholiques, jusqu'à ce jour, nous avons été à peu près entièrement exempts des froissements et des désagré- monts qui ont marqué les progrès de l\u2019éducation dans quelques-unes de nos pro- Vinces Sœurs.A la suite de ce témoignage, il me serait facile de démontrer la fausseté et même l\u2019absurdité des accusations prodiguées aux écoles catholiques, tant au point de vu: do l'enseignement et des connaissances humaines, qu\u2019au point de vue de leur influence sociale, reli- gieusc ct morale ; mais, non.L'ancien régime Je dois me souvenir que je n'ai qu\u2019- ane chose à constater ici et ne dois pas m\u2019éloigner de mou but.Ue que j'ai à prouver, c\u2019est que les écoles non catholiques étaient protestantes sous l\u2019ancien régime, Il n\u2019y a pas de doute que la section catholique du burcau d\u2019édueation à été fidèle à la mission qui lui était assignée ; celle de constituer et de diriger ses écoles, dans le sens catholique.Il est aussi certain que la section protestante du même bureau s'est aussi acquittée de son mandat, et qu'elle à cons- \u2018titué et dirigé ses écoles dans le sens protestant.\"Voioi ce que M.J.B.Somerset éori- vait'à la page 28 de son rapport mentionné plus haut : ** Le développement de l'élément moral est là première né- éessité de tout système d'éducation.Le bureau, connaissant cette nécessité, a \u2018pris'les précautions nécessaires -pour genqudrir, avec le plus grand soïu possible,-de la carrière de ses professeurs êt pour l'introduction dans ses écoles d'un système d'instruction religieuse qui puisse réaliser le but de l\u2019enseignement des principes de lu vérité chrétienne, contenue dans la Bible et acceptée par toutes les dénominations protestantes, \u201d Pas n\u2019est besoin de dire que celui qui parle ainsi le fait au nom de la section protestante du burcau de l\u2019éducation, et son rapport officiel très tendu et très habilement rédigé, ne provoquait aucune réclamation, vi dans le Farlement, ni dans la presse, ni ailleurs que j: sa- -ehe.Le même rappoit aux pages 27 et 26 reproduit les règlements de la scetion protestante, eoncurnant l\u2019enseignement religieux, 1 - Voici ces règlements adoptés le 2 décembre 18S5, qui étaient en force, lorsque M.Somerset les citait, et qui ont continué de l'être ensuite : \u2018 Dans toutes les écoles établies et mises en opération par l'autorité de la section protestante du bureau d'éducation de\u2018 Nanitobu, on commencera et terminera la cias:e, chaque jour, par unc prière qni consistera daus la récitation d\u2019une ou plusieurs des formules imprimées sur le couvert des registres d\u2019écoles autorisées, en y joignant toujours l\u2019oraison dominicale, répétée par le professeur et les élèves.\u2019 *\u201c Lu Bible sera en usage comme livre de classe (Text book) dans les écoles protestantes.La leçon d'Ecriture Sainte, dans chaque école, suivra la prière de l\u2019ouverture de la classe et ne durera pas plus de quinze minutes chaque jour.\u201c On montrera dans chaque école, aux élèves au-dessus de troisième grade, à répéter par cœur les dix comman - dements et le symbole des Avôtres, et une demi-heure peut être consacrée à cet exercice, chaque semaine, aussi telles autres instructions sur les bonnes \u2018ma-\u2019 nières ct la morale qui pourraient paraf- tre praticables.\u201d ; Malgré toutes les preuves que je viens de-donner, on prétend que ces écoles n'étaient pas sectaires (sectorian).Non, sans doute pour ceux qui croient si mal à propos que ce mot sectaire cst synopy- JOURNAL DES CAMPAGNES lique, mais ces mêmes écoles étaient bien sectaires aux yeux de ceux qui attachent aux mots leur signification véritable ; en d\u2019autres termos, ces écoles étaient bel et bien des écoles protestantes, protestantes de nom, protestantes de fait, protestantes par ceux qui en avaient le contrôle et la direction, comme la section du bureau, lesurintendant les inspecteurs, ete.Ces écoles étaient protestantes par le choix des livres pour les professeurs, les élèves et les bibliothèques.Elles étaient protestantes par les exercices religieux \u201c et un système d\u2019instruction religieuse accepté par toutes les dénomiuations protestantes.\u201d Ces écoles étaiennt prosestantes par ceux qui les supportaicnt, les protestants seuls en ayant la charge.Ces écoles étaient aussi protestantes pour ceux qui en bénéficiaient, puisque les enfants protestants seuls avaient le droit de les fréquenter, Il est d'autant plus étrange de nier à ces écoles le caractère qui les distinguuit, qu\u2019elles se montraient protestantes ouvertement, franchement, sans hésitation, comme sans intention de tendre des pièges à la bonne foi de qui que eo seit.Ces institutions étaient des écoles publiques protestantes tout comme les autres étaient des écoles publiques catholiques, les unes et les autres s'arffirmant sous leur jour véritable suivant la distinction prévue et exprimée par la constitution du Manitoba et appuyée sur la loi qui les avait créées.Sème nouveau régime Après avoir prouvé qu\u2019avant le ler mai 1890 il y avait dans Manitoba des écoles publiques proftestantes, je veux maintenant démontrèr que le système introduit depuis n'est\u2018que la.continuation do ces mêmes écoles, lors même que la loi les désigne simplement sous le titre d'écoles publiques, Ma démonstration .s\u2019attachers aux | points suivants : .[ L'administration et le contrôle de ces écoles ; \u201c.La nomination.de leurs inspecteurs, professeurs, employés.; \"Le choix deslivres ;.La détermination des exercices religieux ; Ce Les enfants qui les fréquentent ; Les contribuables et les amis de ces écoles.L'ADMINISTRATION ET LE CONTRÔLE L'acte 53 Vict,, chap: 37 intitulé: \u2018 An act representing the department of education \" se lit comme suit à la clause 18 : * depuis et aprésle premier mai À.D., 1890, le bureau d'éducation et les surintendants d'éducation créés ct nommés en conformité au chapitre 4, 44 Vict.et ses amendements, ccsscront d\u2019être en office ; duns les trois jours qui suivront le premier jour de mai, les dits bureaux cet surintendant remettront au secrétaire provincial toutes les minutes, livres, papiers, documents et propriétés de toutes espèces appartenant aux dits bureaux.Ces dispositions de la loi fureat accomplies a la lettre et sans compensu- tion pour ce qui regarde la section catholique.Tous les catholiques ayant quelque chose à faire dans l\u2019administration générale des écoles furent destitués et aucun ne fut nommé ou put \u2018accepter une position sous la nouvelle loi.Il n\u2019en fut pas de même pour la section protestante : plusieurs des anciens membres et des employés de la section protestante furent admis dans la nouvelle organisation ; les inspecteurs curent le même privilège.La clause I de l'acte précité dit : \u201c Il y aura un département d'éducation qui ger le coneeil excutif ou un comité d'icelui nommé par le licutenant-gouver- neur en conseil.\u201d > Immédiatement avant la passation de cette loi, le conseil exécutif avait fait en sorte de rendre impossible la pré- senco d\u2019un catholique sincère parmi ses membres.Donc le conseil exécutif était tout protestant.L\u2019honorable prooureur-général s'était fait nommer surintendant de la section protestente des écoles.Il en continua les fonctions comme membre ct aviseur légal du département d\u2019éducation.Ses honorables collègues, tous éligibles à la position de membres de la section protestante, sous l\u2019ancien régime, devinrent tous ex-officio membres de la nouvelle administration scolaire, La clause 4 statue qu\u2019il y aura vn me d'enseignement de la doctrine catho- ; bureau qui sera nommé bureau des avi- seurs (advisory board) ot la clause 5 veut : \u201c Que ce bureau se compose de sept membres, \u201d Puis les dispositions de la loi sont telles qu'il est moralement impossible que des catholiques soient membres de cette nouvelle création.Les sept seront dbne et sont protestants.tout comme les cinq membres du conseil exécutif.Donc douze protestants continuent l'œuvre des douze protestants, qui formaient la section protestante du bureau d'éducation sous l'ancien régime.Sa Seigneurie the Bishop of Ruperts Land, président de l'ancienne section protestante du bureau d'éducation, est président du nouveau bureau des avi- seurs ; le révérend Dr Bryce, membre de l\u2019ancien bureau, l'est aussi de nouveau, Tous les employés 'subalternes sont non seulement protestants, mais\u2019 plusieurs sont les mêmes que sous l\u2019ancien régime.LES INSPECTEURS \u2026 .Tous les inspecteurs catholiques durent sortir d'office.Des cinq inspecteurs protestants qui étaient en fonotions à l'expiration de l\u2019ancien régime, trois furent renommés de suite êt les deux autres furent remplacés par deux protestants comme \u2018eux.Tout én destituänt nomma un inspecteur des §coles mennonites dont les fonotions multiples pourraient paraître étranges sous la loi nouvelle.; cette nouvelle loi n'était pas virtuellement là continuation des anciennes en autant dit moins que les protestants sont concernés.LES PROFESSEURS a Chaque section de l'ancien bureau On supprimu celles qui étaient pour le: catholiques, on Jaissa subsister celles qu étaient pour les protestants: et le-princi- pal de l\u2019école normale protestante de Winnepeg continua d'être principal de la même école normale de Winnepeg.Je prie les lecteurs de bien - vouloir remarquer que je ne dis rien\u2018 contre le caractère, ni l\u2019habileté de ceux dont je viens de parler, mais je dis ceci: Sa | Seigneurie l\u2019évêque de Ruperts Land, continue d'être dans la province le chef de l'Eglise anglicane ; le révérend Dr G: Bryce est toujours le révérend Dr G., Bryce ; les autres membres de l\u2019admi- pistration: ecolaire sontitout aussi protestants qu ils l\u2019étaient'avant 1890, Tous ces messieurs, j'aime à le croire sont honnêtes et sincères.C'est pourquoi il me paraît évident qu'ils n\u2019ont'pas puac- cepter la direction,le contrôle ou l'action qu'ils exercent dans les écoles fréquentées par tous les enfants protestants .de la province, sans être déterminés à sauvegarder en quelque chose les convic- mément aux désirs de leurs parents, Comment, avec cela, ne pas donner à la direction, à la protection, à l'enseignement des maîtres'et des élèves de leurs écoles, au moins.une tendance, un biais quelconque conforme à leurs convictions ?En un mot, comwent être, protestant en tout, partout et toujours, excepté dans l\u2019école que l\u2019un dirige et ce, quand on a en mains l\u2019exécution de la loi.Pour mieux faire comprendre cette difficulté, supposons que les lois actuelles d'éducation restent ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui, mais qu'un changement se produise dans tout le personnel qui les applique et les interprête, supposons que tous l:s membres du cabinet provincial deviennent catholiques romains, que tous les membres de l'advisory board et les employés du département partagent la même croyance, que tous les inspecteurs principaux et professeurs des écoles normales soient aussi des catholiques ; que penscraient les protestants de l'enseignément religieux des écoles de Manitoba ?que penseraient, diraient ou écriraient les avocats \u2018\u201c des droits égaux \u201d ?Qu\u2019on pardonne à ma franchise ; je suis moi aussi un avocat des droits égaux, eb comme tel, je dis que quand tous ceux qui s'occupent d'une école sont protestants, il est bien naturel de croire et de dire que cctte école est protestante.Le choix des livres Personne ne peut nier que Je choix des livres cn usage n\u2019ait uno grande influence sur l'enseignement donné dans les écoles.Nous l\u2019avons vu plus haut sous l'ancien régime, un des devoirs de la section protestante du burcau d'éducation était : \u2018\u2018 de choisir tous les livres les inspecteurs des écoles satholiques on d'éducation avait ses écoles normaless: tions religieuses de ces enfants confor- cartes ot globes devant: être on usage dans les écoles sous son contzôle ;: sous le nouveau régime,\u201d voici ce.qui se lit À la clauso-14 : \u201c Le bureau des aviseurs aura le pouvoir : \u201c (b) D\u2019examinér, d'autoriser les auteurs (text books) eb les livres 3 consulter.pour l'usage des élères ot des bibliothèques scolaires, \u201d \u2018 Evidemment le.burea des aviseurs est en ceci la contiauation de la section protestante do l'ancien bureau, puisque tous ses membres sont protestants, , Il n\u2019y a certainement pas de témérité à ajouter que les livres d'écoles à l'usage des élèves et des professeurs et aussi les livres de lecture sur les rayons des bibliothèques seront des livres au moins en très grande partie protestants et très souvent absolument hostiles aux idées catholiques.L'examen le plus superficiel de tout ce qui se dit et s'écrit partout suffit pour démontrer l'injustice qu\u2019il ya à mettre les enfants catholiques dans l'obligation de se sérvir de livres choisis uniquement par des protestants ; à ce point de vue encore, les écoles dites publiques sont la continuation des ancien- ues écoles protestantes de la provinoë, Exercices religieux \u201d Ajoutons comme une des preuves les plus péremproires de mon affirmation que les exercices et l'enseignement religieux et moral des nouvelles écoles sont identiquement les mêmes que sous l'ancien régime.oe Les prières adoptées et les passages des Ecritures choisis per l\u2019advisory board ne sont pas autres chose que ce qui avait été choisi et adopté par la section protestante du bureau d'éducation.J'attire l\u2019attention du lecteur sur ce ce qui va suivre : Les prières et la lec- ercices religieux en usage dans les écoles publiques; il y a, sous.le titre de \u201c morale, \u201d toute une mine, que le professeur peut exploiter.de façon à inculquer à ses élèves les convictions religieuses qui l'animent lui-même, tont comme la chose se faisait dans les écoles qui portaient autrefois le nom d'écoles protestantes.et Une comparalsôn intéressante Pour preuve de \u2018ce que.j'avance, je livre à l'examen des hommes, sérieux le rapprochement ou mieux, la similitude qui cxiste entre les règlements prescrits dans les anciennes écoles profestantes et ceux prescrits par l'advisory board dans les écoles dites publiques d'aujour- d'hui.Programme des étades pour les écoles publiques protestantes de Manitoba re- visé en mai 1890.: .Morale : («) Devoirs envers soi-même, (b) Devoirs envers le prochain.(e) Devoirs envers l'Etat.(d) Devoirs envers les animaux.Pour établir la coutume de bien faire, l\u2019enscignement des principes de la morale doit être accompagné de lu formation aux pratiques de la morale.L'influence et l'exemple du professeur, les incidents journaliers, les traits historiques, les anecdotes intéressantes, les sentiments impirés par les leçons, l'examen des motifs qui portent à agir, les discours ivs- tructifs, l\u2019étude des dix commandements, etc, sont des moyens à employer.Programme des études pour les études publiques de Manitoba adopté en septembre 1891, et maintenu le ler septembre 1892, : Morale : \u2014 (a) Devoirs envers soi-mêmer (5) Devoirs envers le prochain: (ec) Devoirs envers l'Etat.(d) Devoirs cnvers les animaux.Pour établir la coutume de bien faire l\u2019enseignement des principe de la morale doit être accompagné de la formation et l'exemple du professeur, les incidents journaliers, les traits historiques, les anecdotes intéressantes, les sentiments inspirés par les leçons, l'examen des mo- \u2018tifs qui portent à agir, les discours.instructifs, l\u2019enseignement des dix commandements, etc, sont des moyens à employer.Il ne faut pas un grand effort d\u2019imagination pour découvrir dans les lignes précédentes tout un assortiment d\u2019armes religieuses offensives et défensives, mises à la disposition de ceux qui ont mission d'instruire l\u2019enfance, cette enfance accessible aux impressions les plus variées' et plus apte qu'on ne le croit généralement à saisir la pensée du maître et à subir les influences auxquelles elle est soumise.Règle générale, un maitre forme des élèves qui pensent comme \u2018lui.ture dla bible ne sont pas les seuls ex- aux principes de la morale.L'influenoe | La certitude de ca-résultat fait encore moins de doute, quand un maitre a pour se guider, le programme précédent: Que ne pourra pas dire un.instituteur habile et zélé,_dhargé d'enseigner les dix commandements, ayant à son service son, influence et ses exemples, relevant les, incidents journaliers, racontant à ses élèves des traits historiques, des anecdotes intéressantes, insistant sur les sentiments inspirés par fes leçons et l\u2019examen des motifs qui portent à agir, faisant des discours instructifset ajoutant à tout, cela un \u201c Bt cœtra \u201d gros, s'il le veut, comme sa pensée religieuse.Tous .ces, règlements confiés à une personne inte'- ligente et adroite suffisent sous le no'u- veau régime, comme ils suffisaient srus l\u2019ancien pour l\u2019introduction.\u201c .dans- les\u2019 \u2018 écoles d\u2019un système d'instrudtfon - reli- \u2018 gieuse \u2019\u2019 contenu dans la Bible et accepté par toutes les dénominations .protestantes, Les règlements en usage dans les écoles publiques modifient singulièrement les dispositions de l'acte qui dit 5 * Leg .écoles publiques seront entièrement non- sectaires \u2019 (non-sectarian).Ces dernia- res paroles n'auraient pas été\u2019 acceptées comme criterium de vérité par les nobles lords du comité judiciaire.du Conseil Pri® si ¢¢ leurs Feigneuries avaient connu ce qui so paste ici, \u201d Pôpulation scolaire, Le - Îl y avait dans Manitoba de par la loi des écoles que les enfants catholiques pouvaient fréquenter .oonsoiencieuse- ment.; \u2018 ST Coe ae 8 0 La nouvelle loi ne veut plus qu'il en soit ainsi, pais elle continue en faveur des enfants protestants\u2019les écoles qu\u2019ils avaient autrefois, Les documents officiels constatent l\u2019injuste distinction\u2019 que la\u2019 pratique ou l'application de \u2018la loi introduit parmi nous.LC Sous 'ancien régime, les écoles\u201d protestantes n'étaient point pour les enfants catholiques qui n\u2019y avaient aucun\u2019 droit et comme les écoles du nouveau régime dites les écoles publiques ne sont pas la continuation des anciennes éco- es protestantes, il ne faut pas.trop s'é tonne de voir que les enfants catholi ques ne comptent pas plus sous la nouvelle organisation qu'ils ne .comptaient autrefois pour les écoles protestantes, On peut pourtant témoigner sa\u2019 surprise de ce que l\u2019administration des écoles qui se vante d'être nationale ne veut pasmême constater\u2018 l'existence d\u2019une partie notable de la population soplaire de la nation.Le.Ce que je dis ici semble incroyable et le serait en réalité s\u2019il n'était pas appu- Jé sur un document officiel \u2018doñt l\u2019authenticité est irrécusable, .(Report of the Département of Education, Manitoba, for Jan.1891 ) adressé au lieute- nant-gouverneur et signé par 1'honorable Duniel McLean, membre du'gouvernement et chargé par ce dernicr du département de l'éducation.Le.tableau suivant empruntéà la page Z du rapport constate l'exclusion systémätique dont les enfauts catholiques\u2019 sont l\u2019objet sous la nouvelle loi.: \u2019 POPULATION SCOLAIRE - Pepulation des Nombre to:al écojes ; des clèves onrogistrés.817 4,919 6,972 10,831 11,708 13,074 15,926 16,940\" 18,000 - 18,358 23,256 - 23,871 Remarques mises en regard du tableau sans en faire partie : co Les chiffres en face n\u2019indiquent que des enfants protestants et sont emprun- - tés aux rapports dès surintendants des écoles protestantes de l\u2019ancien régime.Il n\u2019est tenu aucun compte ni fait aucune mention.des enfants catholiques dont l\u2019énumération se trouve pourtant aux rapports officiels des-surintendants des écoles catholiques sous l\u2019ancien régime, : : : *Ces chiffres n\u2019indiquent que des .enfants protestants.Point d'enfants catholiques dans ces chiffres, Si le département de l'éducation ava en vue de prouver que les écoles qu'il dirige ne sont pas la continuation des écoles protestantes d'autrefois, il ne pouvait employer d'argument plus concluant que eelui qui ressort des chiffres qu\u2019il a mis dans le tableau précé- dent\u2019 * \u2014e ee Autrefois les-écoles établies par la loi étaient toutes publig' aes, les écoles ca tholiques comme pri ptestantes et \u2018vice- versa ; les recenseme ats faits sous serment par chaoune «des\u201d Jpuz sections étaient des document is offloiels qui sont tous dans les bureau: « du gouvernement.\u201c Comment l'administ ration des écoles nbliques d'aujourd'hui qui:se dit \u2018\u2018 nationale \u201d peut-elle m ettre de côté toute Is population\u2018scolair e catholique pour Le tenir compte que des esfant protestants et cela-dans dles statistiques que \u2018on fait remonter 3 1871, alors que les enfants catholiques: étaient les plus nombreux ?:Pourqu'oi ces deux poids et ces deux mesures, q ui font que les uns comptent pour rien .et que oles autres comptent pour le to'nt ?.(Suite au pro chain auméro) \u2014\u2014\u2014< pe\" LE VAPEUR \u2018* CAROLINA \u201d ECHOUE AU CAP-ROUGE es passagers transportés à Rtontréal;par le Saguenay On diraibgue la Cie du «Richelieu joue de malheur.TI y a quiaze jonrs c'était le Montréal qui était mais hors de service par le bris d\u2019une de ses pièces do machineries.Le Carolina -qui devait le remplacer jusqu\u2019à ce Que ses ré- tions fussent terminées, ess à son tour bers de service par un accident qui lui est artivé dès son premier voyage.Vers 5:30 brs shier soir alors qu'il était en.route pour -Montréal, il à frappé le roo par deux oudrois fois prés du Cap Rouge à l\u2019endreit même ou en 1857, brûlait de vapeur Montréal, -cusant lusieurs pertes de vies, et on & dû l'échouer près du«quai de l\u2019endraît.Une dépêche a été envoyée äimmé- diatement aux officiers de ls compagniè à Québec qui, de-suite, ont donné ordre au Saguenay de se rendre au «Cap Rouge pour prendre les passagers du Carolina qui voudraient continuer le oysage.; von 6.30 hrs, ce-dernier vapeur était sur les lieux, et avec Falde du Pelerin prenait à son bord les passagers pour ; Montréal.A mandé x: En même temps, on aval A.Dayié afin de procurer le lord Stanley qui \u2018paitit .avec des pompes et la goélette de sauvetage G.T.D.pour aller au secours du Carolina.Le Carolina esttevenu vers 10.30 firs, ayant à son bord le président de la compagnie M.Nicholas Connolly, et tous ceux qui n'avaient pas continué leur voyage à Montréal.Ceux-oi parlant de l'accident ont raconté bean- coup ,de détails dont voici un court résumé.\u2018Le Carolina était en charge da pilote Croteau, premier pilote du Hon¢- réal qui est au service de ls compagnie depuis vingt ans.Il a frappé le roc trois ou quatre fois, et le pilote est d'opinion que'ces roches n'étaient point là l\u2019année dernière et qu\u2019ils ont dû être charroyées au printemps par la dé- baole des glaces du Sault.Le vapeur a fait eau immédiatement après avoir frappé le roc, et on a dû travailler à l\u2019échouer afin de l'empêcher de couler à fonds.On l'a dirigé sur la grève en deça du graud quai du Cap Rouge, près de l\u2019église.La mer était basse à ce moment là, mais quand elle est montée, le vaisseau n'a pas flotté, il à été presque complètement submergé.Heureusement qu\u2019on avait eu le temps de trausporter à bord du Saguenay passagers et bagages et aussi de sauver une partie de l\u2019ameublement qui n\u2019a aucunement souffert de l\u2019accident.Le président Connolly et le capitaine Bernier ont fait tout en leur possible pour faire oublier aux passagers les désagréments do \u2018cet accident en les prévenant par mille attentione délicates.Le Carolina sera renfloué aujourd'hui même si possible et placé dans une cale- sèche pour y Être réparé le plus tôt possible, On ne consaît pas encore exactement le montant des dommages mais on espére quo les dégâts seront Téparés dans quinze jours ou trois semaines, a Vol Un vol a été commis cette nuit chez M.P.Dupuis dit St-Michel, coin des tues Bagotet Durocher, St-Sauvëur.Le fromage canadien | SL REMPORTE TRENTE PREMIERS\u2019 RIX A CHICAGO : \u2018Le télégraphe nous apporte une ex-; «caliente.nouvelle pour tons les cultiva-( teurs du Canada.Notre-fromage exposé: àGhicago-amérité trente premiers prix.| C'est magnifique.Voiei-ce que mande; \u2018une-dépêche à ce sujet : Uhicago, (19.\u2014Le concours de la see- tion:fromagère, commencé depuis plusieurs semaines, s\u2019est terminé samedi.Les récompenses ne serent pas annoncées avant quelque temps, mais on rap- j porte -officièllement que, le Canada a: remporté tente premieæs prix ; .New-; Yotk vient eusuite.Le fameux fromage ; canaîien de onzo tonnes a été goûté\u2018 samedi et treuvé très bon.i Société -St-Jean-Baptiste de St-Sauveur - Tlest définitivement décidé que la Bociété St-Jean-Baptiste de .St-Sauveur chômers, comme d'habitude, la fête na- tienale._ .Les-sociétés.religieuses, euvrières et nationales, tant es autres quartiers de Ia ville que-des \u2018environs, ent-répondu à l'appel, et .dimanche prochain, à trois heures do l'aprèsenidi, une longue procession partira dela place St-Pierre, et défilera par les rues suivantes :- Duroeher, Montcalm, Duquesne, St-Valier, Sauvageau, Arago, Bayard, Massue, Duquesne, St-Michel, Bédard, Boulevard Langelier Quest, Arago, Boulevard Langelier Est, St-François, Dorckester, St-Valier, St-Ours, Colomb, St-Félix, Hermine, Vietoria, Boisseau, Bayard, Dollard, St-Sauveur, St-Valier, Place St-Pierre.Cc Les Revds Pères Oblats accompagneront leurs paroissiens, qui, tel qu'il apparaît par l'itinéraire, passeront dans quelques rues de St-Roch : nous aurions voulu traverser tous les quartiers, mais la procession sera déjà assez longue.a Société St-Jean-Baptiste remercie | les autres sociétés qui veulent bien \u2018se joindre à elle.8'il'y en avait quelques- unes qui n'eussent pas regu d'invitation, qu'elles\u2019 veuillent bien pardonner des oublis inévitables dans une organi- \u2018sation faite en peu de temps, nous les invitons chaleureusement, et nous les prions de faire parvenir sans retard leur adhésion au Secrétaire-Correspondant, afin qu\u2019on puisse les mettre dans le programme.Une messe solennelle sera chantée a 9.30 hrs, dimanche, en l\u2019église de St- Sauveur.Le chœur de l'Union Lambillotte fera entendre une de ses plus belles messes, Les citoyens, dont les habitations se trouvent sur le parcours de la procession mont priés de pavoiser leurs demeures.GRANDE-HERMINE La Grande-Hermine figurera dans les rangs de la procession.Ceux qui l\u2019an dernier faisaient partie de l\u2019équipage voudront bien se rendre a la Halle St-Pièrre, mercredi soir, à huit heures, pour s'organiser, Tomas LEFERBVRE, Secrétaire-Correspondant.\u2014\u2014_ee- mm PRETRES ET SŒURS Empoisonnés par des crêmes glacées Denver, Doi.19.\u2014Une vive émotion a été causée en cette ville par une grave indisposition dont ont été prises plusieurs personnes à la suite d\u2019un grand banquet donné pour l'inauguration du Saint- Francis Hospital.Aprèséle banquet une vingtaine de convives, la plupart des prêtres et des sœurs, ont eu de violentes indispositions, avec tous les symptômes d\u2019un empoisonnement.Tous avaient mangé des glaces que l\u2019on suppose avoir été faites dans les ustensiles mal nettoyés ou avec du lait frelaté.L'hypothèse la plus probable dependant est que les victimes ont été empoisonnées par la vanilline, produit très dangereux et dont on a le tort de so servir pour remplacer la vanille.Quoi qu'il en soit, cn dépit de tous les soins qui leur ont été prodigués, plusieurs des victimes, notamment le R.P.es vol.urs ont pris pour 8 piastres do boisson.La police a l'affaire en mains, O'Ryan, étaient encore dans un état critique aux derniers avis._ JOURNAL DES CAMPAGNES LA SAINT-JEAR-BAPTISTE.Le progremine de vette fête À | Montréal Les fétes commenceroat le samedi 24, \u2018Jvet dureront jusqu'au mardi,-27 ioclus.Samedi 24.L'ouverture des fêtes au- rra lieu au Pare Sohmer, à Z heures après-midi.Ily aura grand-eoncert instrumental\u2019et wocal.Après le concert, MM.Taillon, Benjamin Suite, Maréohalet Rodolphe Lemieux prendront la parole ainsi que | M.Stegg, membre de le \u2018commission\u2019 frangaise d\u2019agricult are-et M.Levasseur, délégué de I'Adliancie frangaise.Le soir, de nomb reuses sociétés étran- .gères arriveront à !Montréal-et se rendront directement aa Parc Sohmer, musique en tête.Pour \u2018cette circon: tance, Je Parc sera \u2018brillamment decoré etilluminé.J Bien que rien n\u2019ait.encore été décidé au moment où nous meitons sous presse, il parait quele 24 juin sera proclamé: ;jour de féte civique, pour permettre à, tous de féter lo 260e anaiversadre de la' Fondation de Montréal.Afin de rehausser l\u2019éclat des.fétes,: le maire, dans sa proclamation, deman-' dera aux citoyens de pa voiser et d'illuminer leurs résidences.Monuments publics seront illuminés, Dimanche 25\u2014Sur Je Champ de Mars, à 8 heures précises, réunion des diverses sections quise rendront en procession à l\u2019église Notre-Dame où sera célébrée une messe .i La procession suivra le parcours suivant : rues St-Laurent, Ontario, Champlain, Sainte-Uatherine, Saint-Hubert et Notre-Dame.Le soir, inauguration du Monument National, sur la rue Saint-Laurent.Lundi, 26\u2014Congrès de toutes les sociétés nationales d'Amérique, L'ouverture du congrès aura lieu à 6 heures précises au Monument National.On y discutera en sections spéciales : 1o Le maintien des Ecoles Séparées ; 20 La propagation de la langue française ou \u2018\u201c-I\u2019Alliance 0: 30 Les remèdes à l\u2019Emigration ; 40 La féderation des Sociétés nationales d\u2019Amérique.À deux heures, séance plénière du Congrès pour recèvoir les rapports .des sections ayant siégé Je matin, : Le soir, à G heures, grand - concert.promenade sous le patronage des dames de Montréal.Co 0° Après-midi et\u2018soir, grande fête champêtre au Parc Sokmer, : : Mardi, 27 \u2014Service funèbre, à Notre Dame, pour les héros qui ont le plus mérité de la patrie.: A onze heures, rapport final de Ia séance plénière du Congrès.A sept heures, banquet de 1.000 couverts donné par l'Association Nationale St-Jean-Baptiste, À ce banquet se feront entendre M.Monthiers, chef de la Commission fran- gaise & Chicago, ou le marquis de Chas- seloup-Saubat ct MM.Laurier et Tassé, sénateur, Pendant les journées et les soirs du 24 au 26, auront lieu, avec programme epdoial, des fêtes populaires au Paro obmer.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CRUAUTE INOUIE Un mari enterme sa femme dans une malle Paris, 17.\u2014On mande d\u2019Evteux que la gendarmerie de Neubourg ayant regu ume dénonciation anonyme contre un sieur Lehuby, accusé de séquestrer sa femme, se présentèrent chez lui l\u2019autre jour et demandèrent à voir sa compagne.Devant le refus du mari, ils procédèrent à une perggisition en règle, de la cave au grenief ; mais toutes leurs recherches furent inutiles, et ils allaient 80 retirer, quand ils avisèrent dans un coin une grande malle dont ils demandèrent la clef.À peine l\u2019avaient-ils ouverte qu\u2019apparut, comme un pantin s'élançant d\u2019une boîte à surprise dès qu\u2019on presse le ressort, Mme Lchuby, qui tint ce langage à ses libérateurs : \u201c Entre mon mari et moi, la: vie- n\u2019est pes tenable.Il ne veut plus que je sorte, et chaque fois qu\u2019il s\u2019absente, il m'enfermo dans cette malle où j'étouffe À moitié, comme vous pouvez le croir.; bref, j'y éprouvo des transes mortelles ; il est impossible que cela dure,\u201d Cette affaire aura son dénouement Un important document Nous appelons spécialement l\u2019atten.\u2018tion de nos lecteurs sur la magnifique lettre de Mgr Taché que nous avons \u2018commencé à publier.\u2018 C'est un document dans toute la force du mot, une pièce à relire et à coneer- | ver pour les discussions futures, car «lle fait la lumière sur une question vitale, et clle prouve péremptoirement oeci : Les prétendues écotes publiques du Ma- | nitoba sont de véritables écoles protestantes, ;\u2014>#- {prenne rennes MARTYR Du secret de la Onguent et pilules d'Holloway Rhumatisme et névralgie.\u2014Il est que que fois diffivilo do déterminer laquelle do ce- oux maladies .ait souffrir lo patient, munis cott® ignorance no fora rien, si on omploie les rem des Holloway.Ils allègont ct guérissent tonte\u201d douleurs musculnires et nerveuses.Dans lo rha\u201d matisme héréditaire après avoir buigné les par- tics malades uvee do l\u2019eau saléo chaudo o- devrait bien étendre l\u2019onguent Holloway sum l\u2019ondroit de façon à ce qu'il pénètre bicu ot qur sos propriétés régulatrices ct adoucissantes, pée nètrent les vaissoaux ot les nerfs los plus proe fonds qui, étant exoutés, causent la douleur eb l'onfluro.Los traitements Holloway oat lo mérite do déloger Ia maladie sans ruiner Ia constitution ce qui était lo résultat inévitablo de La saiynée et dc cos remèdonr pratiqués et primitivement om- ployé pour cos maladics \u2014 = 00e 2 ee Les claches de In cathédrale Les cloches do ia cathédrale de Chicoutimi sont arrivées mercredi et sont eu - perbes.L'une pèse 1500 livr , la deuxième 2.200 ce la plus forte 3,073 livres, Elles sont vivement admirées et nous aurons occasion d'en parler plus longuement lors de la bénédiction, pouvant employer - et ce n'est pas d'aujourd'hui, puisque- 8 La derniere séance du Conseil da l'instruction Publique III Les garanties que donnent les congré- gationsenseigoantes par leurs régles,leurs- études préparatoires et leur disc/pline, .sont bien supérieures à celle du fameux brevet de capacité.En voici des preuves additivnnelles.*Nous lisons dans un cxcellent travail sur cette question : e \u201c Les adolescents qui manifestent des dispositions pour l\u2019état de vie de Frère des Ecoles Chrétiennes et qui demandent à l'embrasser, sont admis dans les petits noviciats ou juvénats, vers l'âze de treize ou quatorze ans.Ils y reçoit vent une éducation et une instruc&ion toutes epéciales.À l\u2019âge de seize ou dix-sept ans, sur leur demande, et s\u2019ils en sont jugés dignes, commencent peur eux les épreûves du noviciat, dont la durée n\u2019est pas moindre de treize mois.Là ils sont formés à la vie qu'ils devront mener.Dans le cas où on ne remarquerait pas en eux les aptitudes et les qualités nécessaires pour remplir convenablement les fonctions d\u2019un Frère des Ecoles Chrétiennes, ils sont priés de se retirer.Le noviciat terminé, ils sui- Vent les cours du scolasticat, ou école éoole normale, jusqu\u2019à ce qu'ils soient jugés capables d\u2019être employés dans les écoles, sous la conduite de maîtres expérimentés, qui se font un devoir de leur - communiquer leur savoir et de les aider de leur expérience.De plus \u2018durant de longucs années, ils devront continuer à augmenter leurs connaissances que des examens périodiques viendront contrôler.Pour eux pas de vacance, pas de séjours dans les résidences d'été ou stations balnéaires.Tout le temps employé à vaquer à leurs devoirs professionnels et religieux sera occupé par des études personnelles, afin de pouvoir travailler avec plus de fruit à l'avancement des écoliers qui leurs seront confiés, La \u201c lettre d'pbédience que le supérieur donne aux sujets de son ordre, après une aussi laborieuse épreuve, n\u2019équi- vaut-elle pas, comme garantie, au brevet de capacité obtenu dans un examen auquel un candidat s\u2019est présenté, sans qu'on ait eu le droit de lui demander ni où, ni c)mment, ni combien de temps il avait étudié ?\u201d Ecoutez maintenant un homme du métier, M.Fayet, aucien professeur de mathématiques, ancien recteur de l\u2019Académie de la Haute-Marne, inspecteur d\u2019Académie en retraite.Voici un homme qui a passé ça vie dans le professorat, et dans les fonctions les plus importantes de l\u2019Instruction publique.Que dit-il : \u2018\u201c De quelque point de vue que l'on considère la lettre d\u2019obédience, délivrée par les supérieurs des congrégations enseignantes, on constate qu\u2019elle offre aux ramilles et à la société les garanties les plus sérieuses de moralité, de véritable aptitude pour l\u2019enseignement et d\u2019une Iostruction plus que suffisante pour la + direction d'une, école primaire, tandis que le brevet de capacité, délivré après Un examen de quelques heures par une commission d'hommes instruits, quelquefois savants, mais d\u2019une compétence professionnelle au moins douteuse, ne rouve rien pour la moralité, rien pour aptitude professionnelle, et presque rien pour le degré d'instruction.Dans ees conditions et au point de vue pédagogique la lettre d\u2019obédience ne peut donc être que très supérieure au brevet de capacité, et cette supériorité ne peut être contesté que par l'ignorance, les préventions auti-chrétiennes, ou les passions révolutionnaires.(Le vérité pratique sur la lettre d'obédience ct sur le brevet de capacité, p.65.) Nous pourrions multiplier ces cita- tations relativement à la valeur de l'examen et du brevet de capacité, com- Parée à la valeur de la lettre d\u2019obédience.Mais ce scrait strcharger inutilement os ar:'cle:.Dennons seulement l'opinien de Mer Freppel.Par'ant de Ja lottre d\u2019obédience eomparée à l'examen, il s\u2019.eria't, dan: 5.8 ob:e:va- tions au eonteil-g'n'ra! de Maire-ci- Loire, _ JOURNAL DES CAMPAGNES \u201c Attestant une série d'épreuves éche- lcnnées pendant quelques années, une préparation sérieuse, continue, à l\u2019enseignement primaire, n'équivaut-elle pas comme garantie, au hasard d\u2019un examen de quelques minutes, mettons de quelques heures, si vous le voulez ; d'un examen auquel le candidat te présente sans qu'un ait le droit de lui demander ni où, ni comment, ni combien de temps il a étudié ?Pour penser le contraire, il faudrait ignorer totalement ce que c'est qu\u2019un examen, combien peu il prouve à lui seul, et quelles mystifivations l'aplomb et ce qu\u2019on appelle les facilités déplorables ménagent trop souvent aux examinateurs,\u201d Voila des opinions qui valent quelque chose sans doute, des opinions d\u2019hommes compétents et qui ont l'autorité de l'expérience.D'ailleurs, en fait, l\u2019incontestable valeur de l\u2019enseignement congréganiste démontre que le brevet de capacité n'ajouterait aucune garantie nouvelle à cet enseignement, A l'heure qu\u2019il est, les Frères er les Sœurs ne son pas soumis au brevet, tandis que les instituteurs et institutrices laïques le sort.Eh bien, qui viendra soutenir que les écoles de ces derniers sont supérieures à celles des premiers ?Nous affirmons, et c\u2019est un fait reconnu, que l\u2019enseignement des Frères et des Sœurs l'emporte de beaucoup, dans !a plupart des cas, sur l\u2019enseignement des institu\" teurs et institutrices laïques.\u2018Sans doute il ya des instituteurs et inetitutrices laïques de première classe.Mais nous parlons de la généralité, et nous disons que eomme ênsemble les premiers sont supérieur aux seconds.Aprés cela on pourra bien nous dire qu\u2019à tel endroit il y a un Frère qui n\u2019est pas compétent, qui ne sait \u2018pas l'orthographe, qu'il y a une Sœur inférieure À sa tâche.Ce sont là des faits exceptionnels auxquels nous pouvons répondre d'une manière victorieuse.Pour un instituteur ou une institutrice congréganiste non brevetés qui peuvent être incompétente, nous pourrions dési- guer cinq maîtres ou maîtresses d'école, munis du diplôme officiel, qui sont presque aussi ignorants que les enfants dont on leur a confié l\u2019instruction.Nous en appelons ici à ceux qui ont vu les choses de près.Et ce n\u2019est pas là une particularité de notre pays.Les statistiques établissent ce fait pour la France ell les franos-maçons et les sectaires font une guerre si acharnée à l\u2019enseignement congréganiste.Nous consulterons demain ces statistiques.TV Que disent les statistiques en France au sujet de la valeur des éeoles congréganistes ?Les statistiques leur donnent le premier rang.Nous lisons dans un discours du comte de Mun, Gurdons nos Frères : \u201c Lia ville de Paris,met chaque annéo au concours un certain nombre de bourses pour ses établissements d\u2019instruction primaire supérieure : le collège Chaptal, les écoles T'urgot, Colbert, Làvoisier etc.Or dans une période de trente angées, de 1848 à 1878, sur 1,445 bourses, il y en a eu 1,148 données aux Frères, 297 aux laïques, C'est À-dire, comme il faut faire une proportion en raison du plus grand nombre des écoles laïques, 79.44 pour 100 pour les Frères, et 20.56 pour cent pour les laïques.\u201d Æt le résultat des statistiques est le même pour toute la France.Partout les concours pour les certificats démontrent l'immense supériorité des écoles des Frères sur les écoles laïques, Il en est de même des Sœurs enseignantes.M.Fayet, que nous avons déjà | cité, prouve par les rapports des inspee- teurs que les écoles des Sœurs sont, si l'on considère le nombre des écoles bien notées : lo Supérieures aux écoles des maîtresses laïques dans 59 départements, 20 Egales à ces écoles dans 6.3o Infé- Tieüres enfin à ces écoles dans 21 départ tements seulement.Un travail analogue nous donnerai; un résultat analogue, au Canada.Les rapports des inspecteurs sont unanimes, Nous avons déjà cité trop longuement.Mais c\u2019est un fait reconnu que nos éco les des Frères, nos écoles êt nos institutions académiques tenues par les Sœurs» ne le eèdent én rien aux écoles laïques et l'emportent très souvent \u2018sur elles.Et cependant les Sœurs, les Frères, n\u2019ont pas été brevetés par l'Etat! = Ainsi done, pour nous résumer, les garanties données par le noviciat, par les études epéciales des instituteurs et institutrices congréganistes, sont, d\u2019après la nature même des choses, bien supérieures à la garantie souvent illusoire de l'examen devant un bureau quelconque et en fait, l'instruction donnée par les instituteurs et-institutrices congréganistes non estampillées du brevet officie] cher à MM.Masson et Langelier, est pour le moins égale et très souvent supérieure à l'instruction donnée par les instituteurs et institutrices brevetés, Pourquoi donc cette demande d'imposer aux Frères et aux Sœurs ce brevet de capacité dont la loi canadienne les à exemptés avec raison, depuis près de cinquante ans, ce brevet de capacité qui ne saurait ajouter une seule garantie à celles que nous avons déjà, ce brevet de capacité.dont les congrégations enseignantes n\u2019ont que faire,.et qu\u2019elles n\u2019ont pas attendu pour répandre \u2018l'instruction dans notre société ?,Ç On nous répond : cette exemption de l\u2019examen et du brevet est un privilège- Nous répliquons : non, ce n\u2019est pas un privilège, c\u2019est une équivalence, et ce terme est bien connu de tous ceux qui ont étudié ces questions.C'est une équivalence; le législateur bien inspiré s\u2019est dit: les garanties données par le cours d\u2019études préparatoire, par le noviciat, par la direction ey, la culture spéciale du religieux et de la religieuse destinés à l\u2019enceignement, équivalent amplement à l'examen et au brevet imposés aux aspirants-instituteurs laïques, que je ne connais pas, et qui se présentent seuls, sans répondants, sans la recommandation et la caution d'un Iustitut dont les preuves sont faites de puis longtemps, qui est autorisé à en seigner et par le droit naturel, et par le droit ecolésiastique, et par le droit civil, Le brevet.decapacité de l'instituteur et de l'institutrice congrégauistes, c\u2019est le titre de religieux et de religieuse membres d'en ordre voué à l'enseignement.Pour en arriver là il leur a fallu étudier, se préparer, subir des examens.Le brevet de capacité, le voilà ; et le moins qu\u2019on puisse dire c'est qu\u2019il est aussi bon et prouve autant que le di- plowe accordé par les bureaux d'examinateurs, On parle de privilège ! \u201c Singulier privilège,\u201d s\u2019écrie un écrivain catholique, M.de Ségur, *\u2018 singulier privilège * que celui qui s\u2019acquiert par le sacri- \u201c fice de la famille, de la fortune, de la \u201cliberté, de toutes les jouissances de la \u201c vie, c\u2019est-à-dire à des conditions dix \u201c\u201c fois plus pénibles et plus rigoureuses \u2018* que la règle dont ils dispensent ! Pri- *\u201c vilège qui consiste, non pas à dis- \u201c penser de garanties ceux qui en sont *\u201cd\u2019objet, mais à leur demander des \u201c garanties incomparablement plus mé- \u2018 ritoires et plus difficiles.\u201d On dit encore: oui, nous 'admettons, les membres des congrégations enseignantes subissent des examens dans leurs Instituts, mais ce ne sont pas des examens légaux, décrétés par la loi, et contrôlés par l'Etat.Voilà le bout de l'oreille ! Ce qu'il y a au fond de tout cela, c\u2019est un commencement de mainmise de l'Etat sur les congrégations \u2026 enseignantes.Eh bien, c\u2019est là préci- sément te que nous ne voulons pas.Nous n'en voulons pas dans le présent.Nous n\u2019en voulons pas surtont, dans l'avenir.Et ici nous touchons à l'un des points les plus graves de ls question.Nous croyons avoir établi ' que le brevet de capacité ne serait qu\u2019une garantie illusoire comparé aux garanties réelles données par les congrégations enseignantes.À cela on répond : soit, disons que le brevet de capacité et l\u2019examen sont peu de chose en comparaison des études et' des épreuves imposés aux instituteurs et institutrices con gréganistes ; mais alors pourquoi les congrégations enseignantes ne les accep- | tent elles pas de bon cœur ?Elles peuvent les braver sans crainte.Cette miseen, demeure n\u2019est que spé cieuse.D'abord si l\u2019examen est\u201d inutile, pourquoi l\u2019exiger ?Pourquoi tracasser et déranger inutilement les Frères et les Sœurs ?En second lieu, il y aurait dans la pratique bien des difficultés.Ainsi, dans nos couvents, il y a des maîtresses éminentes qui sont chargées depuis des années d'une spécialité, l\u2019histoire, la littérature, ou toute autre branche.Elles pourront être relativement faibles, disons en \u2018 arithmétique, Peut-être\u2018 l\u2019examen leur réserverait un échec pour cette raison.Et cependant, vous avez là une maîtresse qui enseigne sa branche avec un brillant succès depuis dix ans N ôus ne faisons qu'indiquer cetto difi- culté.1° ; Enfin les.congrégations enseignantes s'opposent à cette mesure de défiance parce qu'elles y voient le premier pas dans une voie qui conduit naturellement à l'ingérense de l'Etat, & la tyrannie do l\u2019État, à l'empiètement de\u2018 l'Etat aut- leurs droits, à la compression par l'Etat de leur mission et de leur action éducatrice, à la violation par l'Etat de leur liberté et de leur autonomie.Loin de nous l'idée d\u2019aceuser l'honorable M.Masson de nourrir ces desseins perfides.Nous connaissons trop ses intentions pour vouloir même insinuer quelque chose de se genre.Mais nous disons que sa motion ouvrait la perte à ce danger, On a beau répéter : le elergé et les institutions religieuses sont respectés dans la province de Québec, l\u2019épiscopat à la plus grande part d'in fluence au sein du Conseil de l'Instruction publique, les examens pour les institutrices congréganistes auront lieu devant les examinateurs nommés par les évêques, d'après ls motion de DM.Masson.Nous demandons : en sera-t-il toujours ainsi ?Vous voulez faire décréter par une bi que les instituteurs et insti \u2018tutrices\u201dcongréganistes n'auront plus droit à l'équivalence dont ils jouissent maintenant, qu\u2019ils seront soumis à un examen, qu'on exigera d'eux un brevet.Voilà la première étape.Le Canseil de l\u2019Instruction publique, où siégent onze évêques, aura posé .un.jalen : examen et brevet imposés aux congrégations enseignantes.Après quelques années, ce sera une nouvelie exigence.Pouvez-vous nous assurer que le pouvoir politique, actuellement bien disposé, le sera toujours ?Dans quinze ans, dans trente ans qui dirigera l'Etat ?Nous avons des radicaux parmi nous ; Dieu veuille qu\u2019ils ne parviennent jamais aux affaires ; mais la chose est-elle impossible ?Malheureusement nous pouvons aveir dans vingt ans une législature dont la majorité sera | \u2018mal disposée, ün ministère aux idées avancées, Alors la loi demandée aujour.d'hui par M.Masson deviendrait une arme ét un argument pour les ennemis de l'enseignement congréganiste, | Le Conseil de I'Instruction publique, où siégeaient les évêques, a lui-même reconnu la nécessité du contrôle de l'Etat, divait-on.Maintenant il faut déduire toutes les conséquences du principe posé.Il faut que les examens soient faits de telle et telle manière.I) faut que les congrégations enseignantes changent leur programme, se soumettent à nos méthodes ou \u2018disparaissent des écoles.Ef, nos progressistys, en s'appuyant sur le précédent qui \u2018aurait été posé cette: année, commenceraient ici la campagne de persécution contre les congrégations enseignantes : dont la France est le théâtre.Et oe serait le Conseil de l\u2019Instruction publique eatho+ lique, ce seraient les Evdques qui leurs congrégations à.l'azhitraire de l\u2019Etat.- .: .Qu\u2019ch ne nous dise pas que nous combattons des chimères.L'histoire et l'expérience sont là pour démontrer comment vont: :les choses quand on s'engage dans cette voie, Eh bien, pour notre part nous n'avons pas voulu poser ce dangereux jalon ; nous n'avons pas voulu ouvrir cette porte ; nous n'avons pas consenti, et rien au mondé ne nous aurait fait con- \u2018sentir, par une imprudente concession et par une injuste exigence, à préparer ainsi l\u2019asservissement par l\u2019Etat des congrégations enseignantes, Car nous saviSns d'où venait Ia motion de-M.Masson, nous connaissions sa filiation, nous nous rappelions quels hommes #\u2019en étaient faits les auteurs et les défenseurs ent France, et quels home mes.l\u2019avaient combattue par la plume et par la-parole, \u2018dans la mémorable campagne entreprise par les -sectaires contré la liberté de l'Eglise.= * ! Nous avons hâte, de faire \u2014\u2014ce sera \u201cpour.notre prochain article \u2014lhigterique de cette lutte, qui jettera sur le | Portée, de la motion-Masson uné nouvelle et plus éclatante lomière.Tus CHAPAIs, rer ES LE CANADA-REVUE Deux motions renvoyées Texte du jugement eause avec le 'anada-Revue.Voici le texte même du jugement : .Attendu que la motion du demandeur est à l'effet do forcer le défendeur à déclarer plus explicitement les circonstances qu'il invoque dans son plaidoyer, comme lui ayant permis d'agir eomme il l\u2019a fait., : ' Considérant, qu\u2019en lisant le dit plaidoyer, en rapport avec la déclaration, il est clair que Ces circonstances ne peuvent être que celles auxquelles refère la cireulaire 1neriwinée en entier duns ls déclaration et que cette allégation du plaidoyer indique suffisamment à la demanderesse quels peuvent être les faits que le défendeur affirme en preuve au soutien de sa défense, rejette la dite motion avec dépens distrait, .Attendu que la motion dela deman- deresse est à l'effet de forcer le\u201d défene deur à opter entre deux moyens\u2018 de défense contenus dans un même plaidoyer, parce que les dits moyens seraient incompatibles.Co Attendu que les \u2018dits moyens prétendus incompatibles seraient dans l\u2019allégation du défendeur ; que le fait qu\u2019on lui reproche comme dommageables à la demanderesse n\u2019était que l\u2019accomplissement de son devoir comme évêque; qu'il à agi en cels avec modération \u2018et qu\u2019en matière de discipline, dans l\u2019église catholique, il ne relève pas des tribunaux civils, Considérant que ces énoncés auxquels se réduisent les allégations visées par la motion, n\u2019ont rien d'incompatible entre eux comme moyens de défense, rejette la motion avec dépens.=== = er On peut en toute sûreté, donner aux enfants les Pilules d'Ayer, elles sont agrpables au goût.O\u2019est le meilleur ca- thartique conau.\u2014Fr-0 mn \u2019 auraient commencé à livrer eux-mêmes - Le juge Gill, a renvoyé, hier matin, | aves dépens, les deux motions de M, : H.St-Louis, concernant le plaidoyer des avocats de Mgr Fabre dans sa \\, \u2018 meme LA QUESTION DES ÉCOLES À LA CONVENTION LIBERALE M.\u2018Tarte n'aime pas qu'on demande à M.Laurier de définir exactement à Ja convention des libéraux, l'attitude qu'il entend prendre sur la question des écoles dù Manitoba.4 \u201c M.Laurier et l\u2019oppos.tion toute entière ont pris, dit-il, une attitude ferme et sans ambiguité durant la session dernière, en censurant la conduite des ministres qui ont renvoyé depuis plus de deux ans les catholiques de tribunaux en tribunaux, de Caïphe à Pilate \u201d [] ne sert pourtant à rien de dénatu- 1er ainsi les faits.L'attitude prise par M.Laurier conjointement avec son cher lieutenant, M, Tarte, n\u2019est ni ferme, ni ambigue, ni compromettante ; elle ne veut rien dire.L'opposition a soumis cette question à la chambre en proposant par l'entremise de M, Tarte | \u201c Que cette chambre désire exprimer sa désapprobation de l\u2019action du.gouvernement relativement à la question des écoles du Manitoba, à propos de laquelle le cabinet a prétendu assumer des fonctions judiciaires qui sont en conflit avec son devoir comme aviseur constitutionnel de ls Couronne, cètte prétention -étânt complètement contraire à la loi, et tendant, si on l\u2019approuve, à la subversion absolue du principe de la responsabilité ministérielle.\u201d Qu\u2019on nous mentre donc, au milieu de tout 06 fatras, le mot qui condamne le gouvernement de n\u2019avoir point désavoué la loi passée par les amis politiques de M.Laurier, M.Greenway et M.Martin, dont l\u2019Electewr acclamait la mise en nomination aux élections générales de 1891, comme an'appui important à son chef dans l'ouest.\u2018 Cette motion se borne à inviter la chambre à désapprouver le gouvernement d\u2019avoir assumé des fonotiens judiciaires.Imagine-t-on quelque chose de plus ridi- cale ?Blâmer le gouvernement d'avoir assumé des fonctions judiciaires, pourquoi ?Parce qu\u2019il a décidé de soumettre la question aux tribunaux.Rien ne prouve mieux qu'on ne voulait peint prendre sur cette question important® une position tranchée.Le courage man quait à ces preux pour affronter les préjugés et le fanatisme de leurs propres amis ; maiscomme on venait de faire des élections aux cris du fanatisme tory et de la largeur d\u2019esprit des grits, il fallait \u201c au moins singer la bravoure.Et on rédigea cette motion que les badauds prendront peut-être pour un acte d\u2019éner- \u2026 \u2018 gie mais que les gens intelligents pèse- ropt à sa juste valeur, Kt maintenant qu'on se réunit pour arrêter un programme avec Jequel on prétend sauver le pays, nous avons le droit de demander à ceux qui n'ont eu encore qu'à parler, de nous dire sans am- biguité, franc et net, ce qu'ils feront Quand viendra le temps d'agir.Car il est toujours plus faeile de parler que d'agir, surtout quand on n\u2019a pour bat que de ramasser des votes, : Mais cette déclaration ne sera point faite devant la convention.M.Tarte qui paraît connaître d'avance ce qui s\u2019y passera comme s\u2019il en avait préparé lui- ,mémo lo programme, dit que les libéraux s\u2019en tiendront à ce qu\u2019ils ont fait en, chambre, c\u2019est-à-dire à sa propre motion qui ne veut rien dire et qui n'engage à rien.Et pourquoi n\u2019abordera-t-on pas cette question devant Ja convention ?Parce qu'on sait bience qui arriverait, et qu'alors, comme le disait un libéral anglais au correspondant du Star, le fun commencerait.Car, quoi qu\u2019en dise M.Tarte,les alliés do M.Laurier dans Ontario ne sont pas tous des défenseurs des écoles catholiques, Un de ses alliés est le Globe où sir Richard Cartwright + en chef .du parti de M.Laurier danst Ontarie, n\u2019est-il pas l'adversaire tout aussi déclaré que le Mail des écoles catholiques du Manitoba ?Leslibéraux ue connaissent pas encore assez bien le public s'ils pensent lui faire gober de tels mensonges.Les causes de l\u2019émigration LE MORCELLEMENT DE LA PROPRIÉTÉ III : Le partage que les pères de famille font de lear propriété immobilière entre plusieurs enfants est un des facteurs qui contribuent le plus à développer l'émigration canadienne dans les cam, pagnes.Les exemples que nous avons cités dans notre article précédent s'appuient sur des faits-incontestables.Il n\u2019y a pas que dans notre pays où le morcellement de la propriété cause des désastres irréparables.; En Europe, nous trouvons des cas de mor cellement qui corroborent entièrement ce que nous alléguons.Dans les Etats de l'Eglise, avant l\u2019invasion de Victor- Emmanuel, c'était l'aîné de la famille qui héritait des biens paternels ; mais le gouvernement usurpateur changea\u2018 ce système et passa une loi pour ordonner le partage-de la propriété entre tous les membres d\u2019une même famille.Cette loi eut pour conséquence de ruiner les plus riches propriétaires de la ville de Rome ; nous citerons entre autres le prince Borghèse dont l'immense palais, situé à quelques arpents de la ville Eternelle, non loin de la porte du Peuple, faisait l'admiretion de tous les étrangers.Plusieurs autres nobles romains subirent le même sort,et leurs noms disparurent des armoiries que l'on contemplait jadis sur le portique de leur somptueuse demeure.C'est le socialisme ou mieux le carbonarisme qui a mis en vigueur l'égalité de 93, afin d\u2019affaiblir la puissance des princes romains, qui, pour la plupart, étaient demeurés fidèles à l\u2019illustre prisonnier du Vatican.Et l\u2019on vient de voir quels ont été les tristes fruits de cette subdivision forcée de la propriété.Le morcellement d« la propriété a plusieurs autres cause ne le cadre restreint decette étuuu :.- nous permet pas de passer en revue./, je He fa © tS Le AAA es que wooco CL Preppy E TLIO WNSOToSocOoS WTOC SN mali ocoocose Tabac canadien on fouille par Ib.0 LARDS, JAMBONS, ETo Québeo, 22 juin 183 Pore frais, par 100 livres.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.$8 50 à 9 se 6\u20ac Par livr@.\u2026\u2026\u2026oseces coeur 0 « Salé, par livre.0 «+.par baril.\u2026\u2026\u2026\u2026.serine, ,2200 3 23 Jambons frais, par livre.0.V 10à0 « fumés par livrO.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1220 = Ps 0 2 VOLAILLES Québoo, 22 juin 1893.Volailles, par couple.1.$Ü 60 à 0 90 Poulets, \u2018 ee .Oies, \u2018 Canards s wes Dindes .wo savent sans causes Bœurs, Mourons, Ero.# Québec, 23 juin 1893.BŒUF\u2014Ière qualité par 100 liv.$ 8 00 à 9 50 \u201c 2ème \u2018 \u201c 7003 800 ce 3ème \u2018 \u201c 5 0 0 [ 0 Sun 0 \u201c PAF livrC.\u2026000000000 cosnnes 8 Mouton par livr&s.s\u2026\u2026\u2026\u2026.\u20260ou0e 0 08 1 ¢ du printemps, chaque.3 00 0 EDEN D DECES Bourtanv.\u2014 A Ste-Clairo de Dorchester, le 13 du courant, est décédéo à l\u2019âge de 28 nns et 7 mois, Mario Léda Dcurgard,* fille do feu Joseph Bourgard, do son v:vant capitrino de long cours.ro oo co ve Nouvelles locales Pour plus de 50 ans Le sirop nutritif de Mme Winslow, a été employé pour la dentition.Il plaît au goût, amollit les gencives, soulage de toute douleur, guérit les coliques gazeuses, et c\u2019est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cinq centins la bouteille.Vendu par tous les droguistes du monde.1 juin 1893.\u2014-1 an.Pour rire Un couple sort de la mairie, - Lui.\u2014Mon Dieu, comme vous êtes troublée, c\u2019est à peine si vous avez pu prononcer votre oui.Elle \u2014 C'est vrai, mais je le dirai mieux une autre fois, Bébé à un oncle qui lui demande : 6 Quels livres veux-tu que je t'achète pour des étrennes ?Des livres.de bonbons, \" répond bébé.Logique campagnarde.Le fermier à uu nouvel ouvrier : \u201c Comment ! -vous prétendez que vous n'étes jamais fatigué et je vous trouve en train de dormir ! \u2014Dame, si je ne dormais pas, je serais fatigué comme les autrès, \u201d \u201c* Comment, Guibolard, vous ne comprenez pas qu'on se suicide par amour ! \u2014Moi, si jamais je me tuais pour une femme, je m'en voudrais toute ma vie.\u201d | Un financier, très fier de sa fortune, disait à un ami resté pauvre : \u2018\u201c Quand j'ai commencé les affaires, je n'avais rien.\u201d\u2019\u2014Oui, mais ceux avec'qui vous les avez faites avaient alors quelque chose.\u201d Une maman, encore assez jeune et \u2018très belle, se regarde avec eomplaisance |' dans son miroir.\u201c Ma fille, dit-elle, que donneriez- vous pour avoir ma -beauté ?\u2014Maman, juste ce que vous donncriez pour n'avoir que mon âge.\u201d Un pénible accident ; Le 12 ducourant,un accident bien pénible a eu lieu à St-Paul! du Buton.Un ancien citoyen, M.Pierre Picard, rentier, s'étant rendu par manière d'amusement au moulin à vapeur de M.Antoine Létourneau, qui était en mouvement.S'étant approché, trop près de la scie ronde, il csc tombé dessus ; olle lui a broyé le corps à plusieurs endroits, astez gravemeut qu\u2019on lui voyait le cœur par une ouverture qu'il avait dans le dos.: Rien de plus triste à voir le sang, la chair, les os et les habits restés pêle-mêle sur le pavé du moulin.M.le curé Galarneau appelé en toute hâte gst arrivé assez tôt pour entendre sa confession et lui administrer les derniers sacrements ; il à expiré une demi heure après l'accident ayant couservé sa pleine connais- sauce jusqu\u2019à la fin.M.Pics d laisse une veuve ct plusieurs enfants pour dé- plurer sa perte, Une triste mor?Un triste accident est arrivé jeudi de la semaine dernière à Moncton, dans la manufacture de coton.Une petite fille du nom de Agnès Mélanson, a°trouvé la mort cn de pénibles circonstances.Elle était figée de 11 ans etemployée dans cet établissement.Après avoir quitté l'ouvrage vers 5 heures pour souper, elle rctourna à la mauufacture pour rencontrer ses deux sœurs et son frère employés dans la même maison.On présume quela petite Agnès s'amusait sur l\u2019élévateur; car.lorsqu'on l'a trouvée, elle avait la tête prise dans un espace d'à peine 3 pouces de large entre l\u2019élévateur et une poutre transversale.On peut s'imaginer de Ja violence du coup, en sachant que l\u2019élévateur déployant une force de 1500 livres s'est subitement arrêté.L'infortunée victime, fut trouvée par ses sœurs qui ont aussitôt donné l'alarme.La mort a été instantanée.Funérailles de M.Elie Langlais Le 14 courant, à St-Octave de Métis, avaient licu, au milieu d'un grand concours de peuple, les funérailles de Sieur Elie Langlais, père du Révd, M.L.H.Langlais, curé de Métapédiac et frère du Révd.M.Langlais, curé de 11 chanta le service, accompagné des Révds.M.J.D.Rioux, curé de N.D, du Mont Joli, ct J.R.Cayouctte, curé de St-Damas, comme diacre et sous- diacre.Assistaient au chœur les Révde, A.Chouinard, curé de St-Octave, BE, P.Chouinard, curé de St-Moise, et L.H.Langlais, curé de Métapédiac, R IP Chemin de croix On a fait hier dans le cimetière MontMaric, de Notre-Dame do Lévis, hier après-midi, l\u2019érection d'un beau chemin de croix, don de feue Mlle Caroline Lagueux.Le chemin de croix a été béni par M.le curé Gauvreau qui a aussi donné le sermon, } Puis on a fait le chemin de la croix au cimetière.Une grande foule de fidèles assistaient à cette - cérémanie religieuse.Accidents .On dit qu'un jeune homme résidant près de Québec, est daus une cvadition critique, des suites des couns violeuts qu'il a regus dans une taverg\u2019; \u2014Vers 7 heures hiér soite®un charretier passant sur la rue St-Paul, est tombé sur la voie, se blessant gravement à la figure.L'awmbulance à dû être ; appelée pour le transporter chez lui.\u2018 Un jeune: hoinme de - vingt ane, George Gendren, fils de feu Honoré: Gendron, do Sherbrooke, s'est fait couper les quatre doigts de la main droite, par une scie circulaire, à l'établissement Long, jeudi.° En maniant un\u2019 morceau de bois, la main lui a glissé sux les dents de la scie et en un rien de temps, les doigts étaient coapés près de la jointure de la main et n\u2019adhéraient plus à cette dernière que par la peau intérieure, Les Docteurs Rioux et Frégeau appelés n\u2019ont pu que terminer l\u2019œuvre de la scie et panser la blessure ; ils espèrent cependant conserver le pouce qui lui aussi eat passablement endoinmagé.Noyés Xavier Gauthier, âgé de 8 ans, fils de M.Xavier Gauthier du moulin à scie de la Grande Rivière, Ste-Anne de Beaupré, s'est noyé vendredi soir à l'embouchure de cette rivière.Cette mort est due au cauot qui a chaviré.Le corps a été retrouvé immédiatement.4 \u2014Joseph Plante, âgé de 16 ans, fils \u2014 : de M.Joseph lidouard Plante, forgeron : du Cap Rouge, s'est noyé samedi matin\u2019 en essayant de sauver du bois.Le cadavre a été retrouvé au même endroit où il a disparu.,! 2 \u2014Vendredi matin on a trouvé sur la grève à Ste-Croix, comté de Lotbinière ' le cadavre d\u2019un inconnu.La descrip-: tion fournie au corouer porte À croire que ce cadavre, est celui de Wilbrod ! ingras, de Batiscan, qui' s\u2019est noyé près de cet endroit le 7 janvier dernier.- Union St-Josoph de l\u2019Ancieune-Lorette A une assembiée de- l'Union St- i Joseph de cette paroisse, les membres | suivants pour l'année 1893-94 ont été éjus : .Antoine Dion, président ; Pierre Bédard, vicz-président ; H.Octave Roy, secrétaire-trésorier ; Théop.lageot, assistant-Becrétaire.Comité de régie : C.Zéphirin Huot, E.Léonidas Alain, Charles Alain, J.B.Voyer, Pr.Cité, Jac.Alain, Aurèle ; londeau.- Auditeurs des comptes: C.N, Falare deau et Ferd.Boivin.LES DERNIERES dernières NOUVEAUTES | TAPIS, ARTICLES DE MENAGES, Ere, Ere, JUSTEMENT OUVERTS\u2014 Tapis Tapestry, Bruxelles, Wilton, - ; \\ Axwinster et Kidderminster, +47 Silontimus et Prelarts, toutes largours, Moquettes ot nattes, rideaux ct portières, \u2018Pôles en cuivre et suspensions, ote.g \u20140 RICHE ASSORTIMENT DE 0\u2014 AMEUBLEMENTS EN TOUS GENRES Salons et chambres à coucher, B.bliothèques, buffets, chaises, VOITURES DE BEBES! Couchettes de fer, Matelas, Litorie, - Couvrepieds et courtes pointos, î ouillottes en duve: d'eider, * Bto., otf VALISES ET SACS DE VOYAGE EN TOUS GENRES : Jos.Hamel & Cie.| ~~ Beaverville, II, E.U.Le Révd.M.P.Brillant, curé de St-Pierre du Lac.62 Cate LaMontagne et 58 rue Sous-le-Fort 27 mai\u20143moj 12 JOURNAL DES CAMPAGNES rode 1 AEE oC FE rpéttaresten eee - Notre agriculture et ses progres Nos exportations de produits de fermes dans la Grande-Bretagne ent pris, depuis quelques années, un développement très considérable.Le marché anglais compense amplement les pertes que nous a fait perdre le bill McKinley, et \u2018peut rerevoir encore plus que ce que nous lui avons fourni jusqu'à ce jour.En présence de ce fait incontestable, ee serait folie pour nous de saeri- fier tous nos intérêts et nos industries pour avoir l\u2019avantage d'écouler nos produits agricoles sur le marché des soixante millions d'habitants de la république américaine.Le rapport du commierce pour l'année 1892 nous fournit des renseignements précieux sv nos relations commerciales avec la Gy&nde-Bretagne et les Etats- Unis.Le tableau suivant ne manquera pas d\u2019intéresser la olasse agricole : Exportations.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Bétail.$7,481,613 $21,327 Viande.1,772,281 32,326 Beurre .877,465 6,038 Fromage.11,593,690 39,658 Blé.\u2026\u2026.5726505 871,263 _Avoine .1,975,485 54,623 Pois.2,422,088 483,814 Farine ,.e.o.1,110,368 14,448 Pommes .1,405,627 27,967 ' , 834,364,962 $1,561,057 Ainsi, en 1892, nous avons exporté en Angleterre des produits de fermes pour une valeur de $34,364,962, et aux Ætats-Unis pour $1,551,067.: Bo 1878,\u2018 sous le tarif du libre- échange, nous importions des Etats- Unis pour $6,510,000 de\u201d blé et pour près de deux millions de farine.Et, d'après le tableau que nous venons de publicr, nos oultivateurs exportent en Angleterre du blé et de la farine pour plusieurs millions ; aujeurd\u2019hui au lieu d'importer, nous exportons.Es 1878, le commerce du bétail ne faisait que commencer ; le commorce \u2018 du fromage était encore duns l'enfance, et colui des pommes n'existait pas.Notre agriculture a donc fait des progrès immenses depuis dix ans, et il est fort probable que, pendant la prochaine décade, nous aurons à constater un développement considérable dans nos exportations d'orge, d'œufs, de chevaux, de foin, de blé et dc pommes Jans la Grande-Bretagne, tout aussi consolaut que eclui que nous avons remarqué, dans la dernière décade, pour le fromage, le bétail et le blé.ee cme POIGNARDE Un médecin Canadien de Lowell age sailli par des veyons M, le Dr Archille Chaput, gradué de Victoria, ct établi depuis trois ans à Lowell, Mass., a été assailli, jeudi soir, par des voyous qui l'ont rencontré dans une des rues de cette ville et l'ont frappé de plusieurs coups de poignards.Il est mourant.Son frère Alphonse Chaput, de l'agence commerciale Chaput Frères, de Montréal, est parti pour Lowell, où une dépêche le mande auprès du mourant.3 Plus récent \u2014Un jeune Jos.Héroux ami du doctour Chaput, est en prison accusé du crime.Ce jeune homme est le fils d\u2019un médecin da Contralville.Voici comment le National raconte l\u2019affaire : Vers les neuf heures, un jeune homme entra chez le Dr Chaput et causa quelques instants avec lui.C'était un des bons amis du docteur, celui-ci le soignant depuis quelques temps sans rien lui charger et lui ayant rendu d\u2019autres services, Il venait souvent le voir.Au bout de quelques instants, Je docteur quitta la chambre et traversa le .couloir pour aller chercher du lait pour un joli petit chat qu\u2019il garde chez lui depuis pou de temps.Quand il rentia, lo jeune ami se jeta sur lui, mais le docteur crut qu\u2019il voulait jouer.Il n'avait pas remarqué qu\u2019il avait un couteau à la main.Quant il se sentit blesser au ventre, il avanga son \u2018Somme à huit heures\u2019 et demie.Il a bras pour te protéger contre un second coup et réalisant sa position se mit à crier à l'aide ! Il regut un autre coup à la cuisse et deux sur les bras.Entendant venir quelqu'un le jeune homme disparut et le docteur tomba sur le plancher, .O'esi alors que M.Hayden vint au secours du blessé et le porta sur son sofa.Le docteur lui enseigna comment appliquer les bandages sur son bras qui était blessé à deux endroits différents ; il ne semblait pas souffrir de la blessure mortelle qu'il avait regue dans le bas- ventre.Il n\u2019a pas pu ou n'a pas voulu déclarer à qni que ce soit le motif qui avait poussé son assaillant à l\u2019attaquer si furieusement.C'est là qu\u2019est le côté mystérieux de ce orime.Le Dr Chaput est né à Montréal il y a environ 33 ans.Après avoir reçu une bonne éducation commerciale, il s'ocou-|.pa pendant quelques années\u2019 de journalisme et d'agriculture, Il a Été assez longtemps l'éditeur-propriétaire d\u2019une revue agricole, ayant ses bureaux sur la rue Notre-Dame, avec MM.Cholette & Héroux, avocats.Plus tard, il déménagea son bureau dans P'édifice de I'Etendard, rue Saint- Jacques.Après s'être amassé uve somme suffisante pour payer ses cours il étudia la médecine à l'Université Victoria où il regut son diplôme, il y a quelques années.Il est arrivé à Lowell, il y a un peu plus de quatre ans, et avait réussi à se créer une bonne clientèle.Il occupait quatre chambres au premier étage dams l'édifice d\u2019O'Donnell et Gilbride et il y à peu de bureaux de médecins en cette ville qui soient aussi bien montés.Le P.Forget, O.M.I.a administré le mourant.Ceux qui connaissent Héroux ne peuvent s'imaginer qu\u2019il soit coupable de.cet assaut criminel, car il est connu pour être un garçon très plaisible ct très rangé.] Il a été employé daez MM, Ware & Bros, tailleurs, rue Merrimack et n'a quitté cette place qu'il y a quelques semaines pour raison de santé.M, Ware dit que le jeune Héroux était un homme des plus tranquilles.C\u2019est un jeune homme qui a reçu une bonne éducation dans un des collèges de la province de Québec et sa femille est des plus respectables, Le Dr Edmond Héroux, le père do l'accusé, est d\u2019Yamachiche, P.Q.Il a pratiqué longtemps à Sorel et à Montréal avant de venir à Lowell, Mme Héroux est la fille du capitaine Duval de Nicolet, Plus gard, le Dr Chaput accusa un nommé Decelles, du crime.Cet homme l\u2019avait menacé à plusieurs reprises de le battre parce que les remô- des qu'il lui doanait ne le guérissaient pas asses vite.- Confronté avec l'accusé le malade n'a pu le reconnaître et Decelles a été remis en liberté.ASSASNIN DE 14 ANS Ii tae une femme pour un franc Paris, 17 \u2014 A Noyelles - sur - Mer (Somme), vers quatre heures de l\u2019après- midi, Mme Opportune Béthouart, âgée de soixante-treize ans, a été attaquée par Victor Labasse, enfant des hospices d'Amiens, âgée de quatorze ans, qui s'est jeté sur elle pour la voler, lui a porté vingt-sept coups de couteau et l'a laissé pour morte.Le meurtrier a pris ensuite la fuite.La victime a été trou- véc par un berger et transportée dans une maison où des soins lui ont été prodigués.Son état est très grave.Labasse a été arrêté dans la baie de avoué être l'anteur du crime et avoir pris le porte-monnaie de Mme Béthouart, contenant 1 fr 15.\u2014 DOUBLE EVASION A In Longue-Pointe Deux frères du nom de Charles et Gustave Joly, internés depuis que'que temps à l'asile de la Longue-Pointe, se sont échappés cette nuit.Tous deux sont sourds et muets ct ont lu chevelure rouge.Les autorités de l'asile ne peuvent donner aucun détail quant à la ma- nière de l'évasion des deux frères, Une position ennuyante Quelle affreuse chose que de s'éveiller en plein cœur de nuit, subitement atteint du choléra, quand le médecin le plus voisin est à un mille de distance, et personne pour l'envoyer, chercher.Imaginez si vous le pouvez une situation plus ennuyante ; et pourtant les cas de cette sorte sont très fréquents.La position n'aurait jamais été dangereuse cependant si l'homme de la maison avait eu à la main une bouteille de Pain Killer Perry Davies, car c\u2019est un remède qui ne manque jamais de guérir le oho- léra, les crampes, la diarrhée ou la dys- senterie.Tous les droguistes en vendent, 25¢ pour une bouteille de grande dimension.! A demontre sa merveil- leuss puissance pour 20° TUER les DOULEURS INTERNES ot EXTERNES, , non d'etonnact donc qu'il se uve sur | Les Tablettes du Médecin Le Buffet de la Mère La Malle du Voyageur, Le Havresac du Soldat Le Coffre du Matelot La Selle du Cowboy L'Étable du Paysan Le Bagage du Vélocipédiste La Cabane du Colon Le Panier du Sportsmar DEMANDEZ LA NOUVELLE GRANDE BOUTILLE de 25 AVEZ-VOUS BESOIN D'UN Instrument d'Agriculture HELWIN, ALLEZ CHEZ LES SOUSSIGNES AUSSI TOUT ESPCÈOH DE ,.Voitures de promenade.bes-Demandez nos catalogues.Latimer & Legare, 273, Rue ST-PAUL, Québec.23 mars 1893\u20145m.ÿ4 dernière à qu\u2019on vous = 8 Ne LR a Ca NETRA CRN Téléphone 54.5, 26 avril 1898\u20143mej.: Ce ne sont pas des hypotheses, mais des faits.doit | Disparaître puisque a COXTOLENT est venue pourle remplacer.La satisfac- ublic a tion avec laquelle le pe 2 a on, à Bare, accueilli, à son nouvelle graisse a été prouvée par la rapide et \\ énorme augmentation des ventes, ce qui est une PREUVE , non-sculement de sa grande valeur comme Nouvel article d'alimentation, mais aussi du désir général de ge débarrasser du saindoux indigeste, malsain, non appétissant ct de tous les maux qu\u2019il entraîne.| yez La Cottolene immédiatement, et ne perdez pas de temps 4 vous convaincre, comme des milliers d\u2019autres, que vous n\u2019avez plus maintenant Aucun Besoin Du Saindoux.Préparée seulement par N.K.FAIRBANK ET CIE, Rues Wellington ct Anse, 4 MONTREAL.ALAING © ie.MARCHANDS DE MEUBLES CE PP CADRES,/MIROKIRS CIROMOS, LAM., PES, ALBUMS Et cos marchandises ven-lu à des prix qui défien- toute compétition.Pas de charge pour la li vraison do cos murcha:dises soit aux bateaux et aux chars.; RUE ST-JOSEPH BATISSE UNION ST JOSEPH 3: 6984 brqug: 450 15 mars 1893 \u20143m.mule et ic » 0p piatstive s M COVRES AC\u201d eu ) Css were Price 81.00 A I a CLE SRE LUE ANCHOR.MED ICING.Oo.QUEBEC.CANADA LES CELEBRES OQ \u2014 In Jamaïque.Domander à votre épicier les célèbres Bière at Porter Labatt, de London, Ont., et assurez-vous qu'on vous Ju donne.donno d\u2019aujro bidre en rubstitution, N.Y.MOKTREUIL, Québeo, 28 février 1893.LE PUISSANT TONIQUE DU JOUR.ortés sux Expositions Ÿ iladelphie et l\u2019année Défiez-vous SEUL AGENT, ze SÛRES off PILULES Ww VEGETALES | _ D SUCRÉES Zit 2 m > & r «< Un j 0) œ [= S 2 B w EP Yous qui souffres, depuis dos anndes peut-t .do \u2018tte affection désagréablo qui vons rond Ia vir a péuible, vous croyor probabloment quo vou maladio est incurable.Vous avez pent être essayé bien d°s remôdes, cu recours à bien dus médecing, suus vuulagemunt n,- * téciable.: Rassurez-vous.Ecoutez une victimo di cetto taladie si souffrante.\u2018 A M.L ROBIPAILLE, Pharmacien, s Jo orols de mon devoir de vous fairs part du \u201c bien que j'ai ressenti par l'ucagé dus PILULES \u2018\u2018 ANTIBILIEUSES éu Dr NEY.\u201cJ'étais fort souffrant dopuis 8 aus.J'étais \u201csujet au mal de cœur, à lu PITUITE, je na \u2018 rebssentals aucun goût pour la nourriture, mes * forces allaient s\u2019affaiblissant., , Jo m'adreseai à + plusieurs médecins dont l'un de réputalliôn no- + 1 \u201ctable ot do plus de 80 ans de pratique.Jo pris *Jeuré mhdicamente pendant pluricurs moig, mais \u201csans effcto marquants.Jé no plis parvenir à m9 % faire purger suffisamment et la PILUITE cou- \u201c tinua do me faire gonffrir.$ Enr votre avis, j'ossayai les PILULES du Dr \u201cNEY.Lreffct fut immédiat La PITUITE * disparat comme par cuchantement ot jo redo vins $ un bomme nouveau ** Merci mille fois pour m'avoir fait connaiteo : ** un médicament aussi précieux.** \u2019 CUTHBERT JUDIXNVILLI Sw.Thomas, 20 juin 1691.Les Pilules du Dr Ney sont en vente pertout à 25 etsla Bocste.ZA Franco par la mallo sur 18caption dit pr:x \"A3 SEUL PROPRIÉTAIRE L.ROBITAILLE, Chimiste JOLIETTE, P* Q.LE REMEDE ANCHOR Contre la Faiblesse.|| Débilité Générale.Faiblesse du Sang.Faiblesse de l'Estomas.Faiblesse des Nerfs, \u2014 Anchor Medecine Co., Québec, MESSsIRURS :\u2014e dois à utilisé avec succès lo remède enfants attoint d\u2019une débilité générale.soule bouteille de ce rem la vérité do déclaror quo j'ai * Anchor *\u2019 pour I'un do mos L'emplui d'une | ède a suffi pour ranimer ses forces totalement défaut, Je suis d'avis que toutes les familles dovraient À In maison une bouteille de ce remède.a son tro veraient toujours bien.K lui donner un appétit qui, jusque-là lui avait fait Elles s'en trou- Eva.ROUILLARD, Greflier cn Chancellerie.N.B.Prix spécial penr Messieurs les Méd eins.\u2014Lo Romède \u2018\u2018 Anchor \u2018\u2019 est i m thérapeute prescrit sous son nem Liquor Phosphatica (Anchor.\u201d\u201d) La for- composition sont fournis à tout médecin qui en fuit directement la domando.Pour les Famjjles $10.00 a douznine d b ou 6 bouteilles pour $ ine do boutoilles Prix de détail $1.90 Ia bouteille.EN VENTE CHEZ TOUS LES PHARMAOIENS.Ou écrivez à l\u2019adresse ci-dessour : ANCHOR MEDECINE COMPANY.QUEBEC, CANADA.à CES BIÈRES sont reconnues comme lev moillenrs et los pla: flgddi=\u2014\u2014, { favorables à ln santé, tel que certifié par les plus hautes autorité # i f médionles et reconnus par tous\u2019 les connaisseurs comme tan sé supérieures à touto autre en Canada, ot de plus pur les premiors kif prix que cos célèbres Bière et Porter ont remp # Universallos, notamment Paris, Australie, P Ta Ae Feuilleton du Journal des Campagn es Québec, 22 Jurn 1893.\u2014No 3 \u2014 MORT D' UN FORÇAT 4 SUITE) ,; Quelques forgats à chaussettés errent\u2019 \u201cdans la cour ou sont couchés isolement au pied des arbres.* Quelques } hommes à figure sombre se promènent, une \u2018redingote bleue boutonnée jusqu\u2019au cou ; un large chapeau de paille noire contre la tête de quelques-uns, leur main est armée d\u2019an bâton, leur regard se porte à chaque instant sur le cadran qui marque les heures de captivité.Ce sont les gardes- chiouemes de premier rang.\u201c Puis vient un adjudant qui fait signe à quelques gardes.lesquels s\u2019avancent un marteau à la main.\u201c Un coup de sifflet retentit, la porte intérieure s'ouvre, un bruit affreux se fait entendre et une nuée de forgats se précipite dans la cour, faisceaux vivants de bonnets rouges.\u201c Les coups de.bâton rétablissent l'ordre.Alors chaque forgat, \u2018suivi de \u2018un camarade de chaîne, vient à\u2018 son tour.*\u201c Il pose le pied sur l\u2019essabelle, de- vant- l\u2019adjudant, et les gardes frappent deux: \u2018coups de marteau sur la chaîne pour s'arsurer que le boulon est intact et la-elavette caus fracture; Lorsque tous les couples s sont \u2018visités, \u2018ils se placent en rang dans 1a cour.-Ohaque forgat a le bonnet, la véste à basques et le gilet rouge, Ja tête est rasée.:c'est la livrée du bagne ; nul ne peut-8\u2019 y soustraire.Le pantalon en toile;grise est marqué des initiales G.À.Let sur les-souliers mêmes Je mot \u201c galérien \" est gravé au poingon.\u201c Galérien ! galérien! Il n'y a plus a s'endédire.\u201c_\u201c Et quand les condaimuésssont ainsi rangés à leur poste, l\u2019adjudant fait un signe et tous s\u2019en vont sur le .port, au bas.de la cour pour continuer ces effroy- ablus-travaux de grande fatigue, qu\u2019ils reeammencent perpétuellement.\u201c Mais voici que cet effrayant et lugubre tableau n'existe plus.\u201c Lailoi du 30 mai 1854 a.apporté une nouvelle et profonde révolution dans la peine des condamnés aux £ravaux forcés.+\u201c Ce n'est plus le.bagne *\u201c C\u2019est Cayenne \u20181 \u201c Cayenne !.\u2026.À ce rom le cisège des forgats pâlit et leur éœur frémit, ear combisn peu de .ces malheureux qui partent pour ces leintainés contsées Tevoient leur \u2018patrie, \u201c Le 30 mai 1854, une loi a été promulguée qui déclare, en:on article pre- * mier \u201c que la péine des travaux for- \u201c cés sera subie à l\u2019avehir dans des 4 établissements.créés par.des décrets 6 de l'empereur, sur le torritoire d'une; * ou plusieurs possessions françaises au-' $ tres que l'Algérie.\u201d \u201c Les artioles suivants ajoutent - que les forgats seront employés aux travaux les plus pénibles de la colonisation, et Qu'ils pourront être enchoînés deux à doux ou assujettis à traîner le boulet Par punition disciplinaire ou par mesure de sûreté.\u201cA partir de cette époque, les bagnes n\u2019ont plus été \u2018que des cmbargadéres pour Cayenne ou la Nouvelle-Calédonie Servant seulement à titre provisioire jusqu'à l'embarquement.\u201c Plus de flétrissure.corporelle, plus de marque à l\u2019épaule,plus de mort civile, plus de chaîne, sinon le bracelet aux Ld chevilles et les menottes de droit commun, mais adieu Ja patrie, adieu à tout espoir de retour, et surtout adieu à la vie.\u2018\u2018 Tel est le bagne actuel.\" Quand Rouget parvint au milieu de la grande cour, il eut sous les yeux un étonnant et lugubre tableau.Plus de soixante forçats condamnés comme lui aux travaux forcés, soit à perpétuité, soit pour plus de huit ans, étaient réunis sur deux lignes en face du port.Les uns riaient et blasphémaient, d'autres pleuraient silencieusement, d\u2019autres enfin restaient comme immobile contemplant vaguement l\u2019azur du ciel où ils voyaient sans doute, comme en un mirage, leur toit, leur foyer, leurs champs, leur famille, leurs enfants.Devant eux, à quelques centaines de mètres, se balangait mollement, au gré de la vague et de la brise, un superbe navire, la Charente, le transport qui devait tous les emmener au délà de l'Atlentique.Les voiles étaient repliées et ses an cres le retenaient encore, mais le lendemain il devait partir avec la marée, quand teus' les condamnés seraient embarqués.Rouget et Beauregard, arrivés les derniers étaient réservés pour la dernière fournée, le lendemain à cinq heures du matin, après quoila Charente quitterait les côtes de France.Quand tous les forgats farent alignés par les gardes-chieurmes, des forgerons s\u2019avancèrent armés-de gros marteaux.\u2018On enleva le fer d'un kilogramme et on le remplaÿa par un anneau de cinq cents grainmes.Chaque condamné fut débar- \u2018rassé de ss chaîne, conformément à la loi, mais i! garda\u2019 la manille, prête à re- scevoir de nouveau la chaïne, et même la doublé éhatîne-et le boulet en cas de rébellion ou de désobéissance.Le bruit des marteaux était assour- -dissdnt.Les forgats poussaient des cris ;pergants, en dépitdes coups de gourdin, O\u2019était un vacsmmue satanique et hor- able.Puis, sur un ordre de l\u2019adjutant, répété brutalement par les gardes, tous les forçats ôtèrent leurs vêtemeets, et une nouvelle visite eut lieu, plue minutieuses encore que les pré-rédentes.\"Ces visites ont.pour but de :prévenir toute tentative d'évasion pendant lu traversée, Rouget le remarqua es, Ju cin de l\u2019œil, examina sou Cewupa\u201cnon Jean Beauregard qui, pâle et defuic, comme s'il sentait la mort venir, cuntesnplait \u2018avidement tous les détails de l\u2019opération De-nouveaux vêtements furent ensuite remis aux condumnés, une chemise, un-pantalon gris, une.vareuse, un bonnet dellaine grise et une paire de .souliers., Ohéque forgat prit ces vêtements et reçut un petit paquet contenant un xê- tement de rechange.Enfin «quand tous ces préparatifs farent tercaînés, la longue ligne des condamnés alla se ranger sur le quai devant des embarcations destinées au transport sur le navire en partance.Bientôt, taus les forgats eusons pris placo dans les barques, sous ls surveil- lanee des gardes, dont le fusil était chargé à balle, et, sur un nouveau signal, les embarcations se dirigèrent vers la Cha rente.Alors un grand cri fut poussé par les malheureux qui ne devaient plus remettre le pied sur le sol de lu patrie : \u2014 Vive Ja France ! Un quart d'heure après, tous les for- .gats étaient installés à tribord et à ba- bord du navire, dans ls batteries dont on avait enlevé l'artilleric ot grillé los gabords, | Ecoutons un instant le réoit dramatique d'un déporté à Ja Guyane : .Cn nous enferma dans lentre- pont.Je n'avais encore jamais vu l'intérieur d\u2019un vaisseau, \u201c Cette prison, longue et étroite, éclairée par des fenêtres carrées aux trois quarts fermées, qui ne donnaient presque pas de lumière, cet air lourd et immobile, l'odeur particulière de la: mer et du goudron, firent sur moi une impression extraordinaire, \u201c Il me semblait qu'on nous avait précipités vivant dans un tombeau pour y mourir de fuim et de désespoir, \u2018\u2018 La trappe s'ouvrit de nouveau: et vingt autres transportés descendirent le petit escalier avec un \u201cbruit sinistre de fer.\u20ac C'était le second canot.\u2018 Tout à coup un soup d de sifflet se fit entendre.\u2018* Les sabords s\u2019ouvrirent ; un air vif et les rayons d\u2019un soleil brillant inondèrent la salle.© \u201cQuel spectacle magique s'offrit alors à nos regards.\u2018* Une mer calme comme un miroir, la ville assise sur le rivage avec ses grands ateliers, ses immenses arsenaux, le bruit de ses machines, le son des cloches qui chantaient joyeusement l\u2019Angelus de midi, \u201c L'Angelus,c'est l'hymne de la campagne, l'horloge de l\u2019ouvrier.\u201c Derrière ces montagnes qui ferment l'horizon, nes auciens camarades se reposent à cette heure, ils sont heureux, ils portent la tête haute.\u2018\u201c Et moi ! je la regarde pour la dernière fois, cette chère France ! *¢ Plusieurs henres s'écoulérent !.\u2018 Je sentis le vaisseanu trembler, les matelots viraient en cadenee le cabcs- tan, l'anore montait peu à pouaux flancs -du navire, la mer frappée par l'hélice se couvrait d'écume, et le navire se pencha en avant vers la haute mer.\u201c\u2018 Adieu ! Adieu ! crièrent des centaines de prisonniers tendant vers le rivage leurs mains suppliantes,\u201d Lorsque les foruats de la seconde fournée eurent disparu daus les flanos de la Charente, Cogne-Bur se tourna vers les prisonniers : \u2014 Au retour, vous autres, s\u2019écria-t-il Jusqu'à demain matin.Les derniers condamaés.les larmes aux yeux pour ls plupart, tournèrent sur leurs talons et rentrèrent dans les couloirs.Rouget ne pleurait pas, lui ! il était dévoré par la rag: et par un sombre dé- seapoit.Quant à Jean Beuuregard, il se traînait plutôt qu\u2019il ne marchait.Une ou deux minutes aprés, Rouget se retrouvait seul dans son cachot, pâle de colère, sentant ses forces décuplées par la rago, \u2014 Je sortirai d'ici, murmura-t-il, les dents serrées, je sortirai d\u2019ici, mort ou vif ! Il frapps du pied le sol, et du poing la muraille pour chercher g'il n\u2019y avait pas quelques issue, quelque point faible, mais le sol et les murs rendirent des { sons mats et profonds.Il n\u2019y avait avou.ne espérance de ce côté.Alors Rouget bondit comme un tigre pour atteindre la fenêtre, et il fit ce qu\u2019auoun prisonuier, de mémoire d'homme, n'avait pu faire avant lui, Il eut assez de vigueur musculaire pour sauter jusqu\u2019à la lucarne et s'y accrocher avec les ongles et les doigts.- Une seconde après, il était suspendu en l\u2019air, comme un gnome, accroupi sur ses genoux le long du mur, tenant à pleines mains les barreaux de fer et examinant anxieusement les alentours.Aux dernières lueurs du couchant, il apergut dans Ja petite cour très étroite i CORRE JOURNAL DES CAMPAGNES et devant lui, une muraille droite, lisse et d'une hauteur extraordinaire Au de-là, rien ! Sans doute, d'autres cours, d\u2019autres murailles, et le port Comment arracher ou tordre ces bar reaux comment passer dans la cour, comment franchir la muraille d\u2019en faces comment échapper aux gardiens, comment sortir du port ?Tout évasion était impossible.Rouget le comprit d'autant mieux qu'il aperçut dans la petite cour une sentinello qui montait la garde, l\u2019arme au bras ! Alors, il fat pris de rage folle, il poussa des cris, son visage se coutracta, et, de ses mains puissantes, il essaya d\u2019arracher les barreaux.Peine perdue ! les barreaux résistèrent, la sentinelle ne leva pas même les yeux, tant elle était habituée À ces clameurs désespérées, ct Rouget, vaincu, brisé, anéanti, r.tomba comme: une masse sur le sol de sa prison ! Le pauvre homme resta ainsi étendu tout de son long pendast près d'une heure, suppliant Divu de lui envoyer la mort avant l'heure de l'exil ! Au loin, la nuit tombait et le silence le plus profond se faisait sur le bagne, sur le pont et daus la ville.Iln\u2019ya rien de plus pénétrant, de plus saisissant que ces longs silences qui succèdent tout à coup à l'activité du jour et au mouvement de la vie.C'est à ces heures-là que l\u2019homme revient sur lui-même, et que, seul à seul aveo Dieu, il repasse sa vie et ses fautes.Rouget n'y manqua jas.Il pensa d'abord à ses enfants, puis aux gendarmes qu'il avait blessés, à ses erreurs ct ses crimes, et tout à coup se mettant à genoux il inclina la tête, et, pour la première fois depuis longtemps, il pria.Oui, il pria comme il pouvait prier et de sa bouche s'échappèrent des murmures confus : \u2014Ravelle, Ponnegat, Larchant, par- donnez-moi !\u2026 Ayez pitié de moi I.Ne me maudissez plus ! Puisle pauvre homme, ne pouvant plus dominer son émotion, laissa s\u2019é- \u2014 Que fais-tu ?demanda Rouget en Je voyant disparaître.\u2014 Silence, silence, suivez-moi, reprit Je Potard.Rouget et Beauregard entrèrent à Jeur tour dans le buisson non sans peine Les épines leur entraient dans le visage et dans les jambes.Le Potard leur tendit un paquet : \u2014 Vite, habillez-vous, dit-il.Les deux hommes, admirant la pré- sonce d'esprit de leur sauveur, enlevèrent en toute hétte les vêtements qu'on leur avait donnés au bague, 1] y javais heureusement un vêtement de rechange que Carrou avait réservé pour lui-même, En quelques minutes, les deux forçats eurent échangé leur odieuse livrée pour des vestes et des pantalons de toile et deux chapeaux de cuir, un peu trop flottants et trop larges, mais qui les dé guisaient parfaitement.* Quant au Potard, il se-borna à enlever son tablier et 5a veste, ebresta avec ses vêtements de dessous, tels qu'il les portait dans les forêts du Maine.Pas un mot ne fut échangé.La terreur les dominait trop encore pour qu'ils pussent échanger leurs impressions.\u2014Au large maintenant | s\u2019écria le Potard.Etausaitôt, sortant de la haie, les trois compaguous s'élancèrent à travers champs.Le Potard connaissait admirablement la route et avait préparé.à l\u2019avance le chemin qu'il devait suivre.La course dura encore une demi- heuro environ, en remontant vers le nord, de fagon à laisser au sud les dernières maisons des faubourgs.Déjà une vague lueur permettait de distinguer les objets.On ve guivait plus aucune route ni aucun chemin, on allait au travers des champs et parfois des landes, en franchissant des barriéres et des échaliers Jean Beauregard commengait & sen: tir la fatigue, mais Rouget, retrouvant sa vigueur et ses forces d'autrefois, courait comme un cerf auprès de son ami et stutait par dessus les \u2018haies ; il aurait eouru ainsi jusqu\u2019en d'Anjou ! Teut à coup la marche devint diffici- - le, On enfongait.\\ Rouget, étonné, releva la tête : \u2014 Qu'est-ce que cela veut dire ?demanda t-il.On ne peut plus marcher Où sommes-nous done ?\u2014 C'est le sable, murmura le Potard- Nous arrivons.Encore un effort.Ls trois hommes eoururent encore dans la nuit en se retournant de temps à autre.Personne ne les voyait, personne ne les poursuivait.Le Potard s\u2019élança sur une colline et examina les alentours, Il ne s'était pas trompé dans ses calculs, et Jean l'entendit murmurer : \u2014 C'est bien ! : Alors un bruit singulier vint jusqu\u201d À leurs oreilles, un bruit monotone et doux comme celui du vent dans les arbres.\u2014 Qui fait ce bruit ?demanda Rouget, \u2014C'est la mer ! \u2014 La mer ?\u2014 Oui; Ja mer, que vous voyez} devant vous.Rouget et Beauregard sorutèrent Vhorizion du regard.Ils n'apergurent rien.La mer se perdait abèolament dans les ténêbres, _ (À suivre) Ce RE _JOURNAL DES CAMPAGNES re AY EE 15 \u201c Les carävelles dans le port ENTHOUSIASME DE LA FOULE LA RECEPTION AUX OFFICIERS Il était six heures hier soir lorsque les caravelles ont doublé la pointe de St-Joseph, la Santa Maria, remorquée \u2018par la frégate américaine Newark, la Nina et la Pinta, par le Lord Stanley.Aussitôt le bruit du canon s\u2019est fait entendre de la citadelle, la Sunta Marc répondant avec son vieux canon chargé par la culasse.Et la foule qui attendait depuis\u2019 trois heures sur la terrasse, les batteries, les remparts, partout, n'eut plus d'autre idée que de regarder les petits vaisseaux à forme antique dont le contraste avec nos immenses vapeurs modernes, montre bien la hardiesse et le courage héroïque de Colomb.Cette foule s'wugmenta encore de tous ceux qui, las d'attendre en vain, étaient allés souper, et revenaient en toute hâte saluer les vaisseaux espaguols.La frégate américaine Newark ouvrait la marche avecla Santa Maria qui était escortée par l'Anglesea ayant à son bord le consul d'Espagne à Québec, M.Fréohette, le consul américaiu Rider l'hon, T.©.Casgrain, procureur général M.N.Levasseur, président de la société de géographie, le pro-maire Jules Tessier, \u2018assistant ingénieur W.D.Baillargé,et par le yacht à vapeur Hope portant les membres de la presse.Frégate, remorqueur,caravelles,étaient toutes pavoisées, ainsi que plusieurs vaisseaux mouillés dans le port, et les vapeurs du gouvernement amarrés au quai de la Reine.Sur plusieurs édifices publics flottaient aussi des drapeaux aux couleurs espagnoles.Les édifices publies de Lévis et grand nombre de résidenses privées, eutre autres celle de M.le maire Belleau, étaient décorés de drapaux de différentes couleurs.Comme les caravelles entraient dans le port, les élèves du collège de Lévis arrivaient de leur pique- nique à Harlaka, et ils sont descendus sur le bord de la oôte saluer l'entrée des vaisseaux espagnols.A 7 heures, les caravelles étaient ancrées, la Santa Maria près du quai de la Reine, la Nina et la Pinta, près du quai Allan.Peu après, des remorqueurs les accostèrent teutes trois au quai de In Reine et les officiers furent invités à conduisirent au olub de la garnison.Le lt col, Duchesnay, D.À.G.président du club, présidait au diner, ayant à sa droite l\u2019hote de la soirée, Don Victor M.Ooncas, commandant de la Saut Maria.Parmi les invités on remarquait les uutres officiers espagnois : Den Luis Ruiz Verd jo, Dou Juse Gutierez Sobrat et Don dose Vasque, les officiers de la fréguie Newark, Cupttaine Commandant G.+.Terry, S.W.Quackenback, Docteur.4, U.Pickero et Enseigne N.C.Tw.u og: Mr.Fre chette, Consul Kspaguui : afr.Ryder, Consul d'Espagne, M.Mu;utre,ounsul de la République Argentine,.Pit! Consul d\u2019Allemagne.Le Comte de Turennes, Consul de France, Juges Baby et Ruuthier, Colonels Montizambext I'hon, T.C.Casgrain,Pro-Maire Tessier, MM.Ulric Barihe, Felix Carbray, E.T.D, Chambers, Desbarats, Faucher, J.U.Gregory, Gingras, Huot, Laird et Methot.Le dîner a été superbe.La fanfare de la batterie B, sous la direotion de M.Vézira a exécuté le programme suivant : 1.©vorture\u2014* Banditan Etreiche *'.Suppo 2.Valse \u2014\u201c\u2018Vision ** .uovescesceccs Waldteufel 3.Seleotion\u2014*¢ Plantation Songs \".Kappoy.4.Valse\u2014* Boaux Jours *\u2019.cceeees.Fahrbaoh., 5.Soleo:ion-=\u2018\u2018 All Nations ?\u2019.\u2026.\u2026.\u2026.Godfrey.6.Galop\u2014 Von Hatid yu Huüs Faust, Véve la Canadienne.Qop Save THE QUEER, LE MENU, le menu était des plus rocherchés :\u2014 Sopu de Tortuga, Balmon oocido con sales do perojil, Mollejas con trufss y salsa, .du limon.Polio à la bayune:u, Solomo con setus, Pavo oocido con salsa do ostras Corderil o con salsa de monta, - AVRB Patatas à la espanolz, Espurragoe, Tomates, Gaizantes, borros y lochogns, Colifures, ete,, Bsyonesas, Puddinz à la Concas, Crema à la Sobral, Jaden do vino A 12 Vasquez, Frutas, CAFE, prendre place dans des voitures qui les: La carte da menu portait le titre ci-dessous :| Comipa Officrta Al Comandante y Jos Officiaies do las CARABELAS ESPANOLBE el dia quince de Junio de 1893, por et Presidente y los Socios del Club de la Guarnigon de Québec.CANADA La major Lavasseur a proposé en anglais et en espagnol la santé de la reine le lt.col Duohesnay,a fait de même chose | en proposant la santé du capt.Concas.À cette santé, le capt.Concas, le capt Terry et le Consul Fréchette ont répondu en anglais.Un lunch a été offert aux officiers au club de la garnison à midi, mais il y eu une promenade au Sault-Montmo- renoy.Les invités sent reçus & bord des caravelles de 2 3 6 heures cet après- midi.LES CARRAVELLES Les caravelles jouirent d\u2019une grande réputation au XV et XVI siècle.Les Portugais s\u2019en servaient pour leurs voyages de découvertes.Les caravetles étaient de la famille des bâtiments ronds, mais plus légères et plus fines que les nefs et les galions ; elles.étaient plus rapides et mieux manœuvrantes que ces navires et par conséquent mieux appropriées qu'eux à la navigation de découvertes.Un manusorit du pilote Jacques Devalt, de Dieppe, remontant à l\u2019an 1583, nous a conservé la physionomie de caravelles.Elles étaient à poupe carrée, avaient un château d\u2019arrière et un château d'avant, un rebord assez élevé sur l\u2019eau.Leur nature consistait en quatre mAts verticaux : misanie, grand mâts artimon, contre-artimon et beaupré.Les trois mâts de l'arrière étaient gréés avec des voiles latines ; celui de l'avant portait une basse-voile et un hunier carré.Quelquefois on modifiait la voilure des caravelles en les gréant comme des uefs ; c'est-à-dire une basse-voile et Un hunier carré au grand mêt.On trouve une exemple de ce changement dans les oaravelles de Christophe Colomb que nous admirons aujourd'hui dans le port de Québec.D'après des documents authentiques, on voit que les caravelles étaient en usage avant le XIII et le XIVe siècle, On s'en servait surtout pour le commerce ; cependant chez les Ture, o\u2019étaient les plus puissants bâtiments de guerre.Les coques de la \u201c Santa Maria \u201d de la \u201c Nina \u201d et de la \u201c Pinta \u201d sont la reproduction exacte sous tous les rapports des trois caravelles qui portaient Colomb et ses homwes d'équipage.Santa Marin Le \u201c Sauta Maria \u201d à bord de laquelle se 1rouvaic l'illustrissime découvreur, mesure 75 pieds de longueur, 28 pieds de tribord à babord, eu jauge 200 tonneaux Elle porte un grand gaillard d\u2019avant qui fait saillie et dont le pont a une inclinaison très raide jusqu'à l\u2019em- belle ou l'eutrepont des gaillards.Ily a une ceinture de défenses à jour autour du gaillard d'avant et de l'arrière du vaisseau.Lu luuctte occupe tout l'arrière et se prolouge presque jusqu\u2019au grand mât.Au-dessous se trouveut placés la barre du gouvernail et les palans de retraite.Sur Ja poupe et par les travers du pont se dresse une cabine, copie exacte de celle qu\u2019occupait Christophe Colomb.La porte fait face à tribord.À l\u2019avant comme à l'arrière, à babord, on a construit un chantier de bois très fort, et recouvert de soie rouge.Les parois sont décorées de tableaux et de trophées d'armes ct de cuirasses :on y voit aussi figurer l\u2019astrolable et l'alidade, La caravelle est armée de quatre petites caronades sur le deuxième pont, et-de quatre canons se chargant par la oculasse sur le plat-bord ; toute la culasse se demonte, on charge la pièce et on remet le tout en place.La * Santa Maria \u201d a un beaupré, vergues do misaine, grandes vergues, vergues de huniers, voiles carrées, vergues de fougue, voile triangulaire qui déferle du boutelof au-dessus de Ja poupe.L\u2019équipage se compose de 60 hommes et officiers, choisis on le sait parmi la fine fleur de la marine cspa- gnole.La \u2018\u2018 Santa Maria \u201d fut construite à Cadix, mise à l'eau le 30 juillet 1892, et remorquée jusqu'à Huelva.Du 31 juillet jusqu'au 5 août 1892, cet événement a été salué par une série de grandes fé- tes, Lorsque la \u2018\u2018 Santa Maria \" fat remorquée jusqu'à Huelva,elle fut escortée par tous les vaisseaux de guorre espa- guols et étrangers qui ont pu passer la barre à Huelva.En cet endroit la flotte anora dans la rivière Odiel, en face de la ville.À cnviron 5 milles au sud- est est située la petite vill: de Palos sur la rivière Tinto, d\u2019où Colomb mit à la voile le 3 août 1492, Le 2 août, la caravelle leva l'ancre et se mit en route pour Palos, mais par suite du calme plat qui sucoéda au vent, elle dût être remorquée à destination par un vapeur, À 6 heures du matin, le 3 août, la caravelle appareilla, et .descendit la rivière à remorque ; tous les vaisseaux qui l'avaient accompagnée depuis Cadix lui faisaient encore escorte.Les pays représentés dans cette csca- dre étaient la France, la Grande-Breta- gue, les Etats-Unis, l'Italie, la République Argentine, le Portugal et le Mexiue.À l'approche de la caravelle tous les vaisseaux, les espagnols à gauche, et les étrangers à droite, se trouvèrent pavoisés de mille couleurs comme par enchantement.La \u2018 Santa Maria \u201d passa entre ces deux magnifiques rangs de vaisseaux de guerre qui la saluèrent chacun de viugt- et-un coups de canons.Ce fut pendant un moinent un speetacle .d\u2019'une imposante solennité.Que l\u2019on ajoute à cela les clameurs enthousiastes de la foule et des équipages.Puis les navires de guerre suivirent la caravelle sur une distance de deux milles et quand elle retraversa la barre à Huel-, va, le salut royal tonna une seconde fois des sabords de chaque navire, Le Santa Maria porte à son mât de misaine le pavillon d\u2019Amérique qui fut présenté à Christophe Celomb par le roi Ferdinand en récompense de sa grande découverte ; au grand mât, l\u2019étendard royal de Castille et d\u2019Aragon ; au mât d\u2019artimon, l\u2019étendard royal de la dynastie actuelle ; enfin, à la corne, le pavillon espagnol.Dans la soirée du 4 août, grand banquet officiel à Huelva de par l'ordre de la Reine régente, sous la présidence du ministre de la marine, Il y avait 350 convives.Les officiers de tous les vaisseaux de guerre étrangers y assis talent, Le 6 août la plupart des vaisseaux de guerre étrangers quittèrent Huelva et Cadix.En commémoration de l'événement, on a érigé un monument à Palos, et l\u2019on a inauguré un jardin, promenade public au couvent de la Rabida, près de la ville ; à Cudix on a aussi ouvert un grand jardin-promenade ; les wonu- ments commémoratifs ont été solennellement inaugurés en octobre dernier par lu Reine rég:nte.La reine est allés elle-même rendre visite aux ca:avelles qui sont parties quelque temps uprès pour lu Havane «t puis pour Now-York, La Santa Maria et la Pinte sauf les dimensions, sont semblables de for- mo ; mais la Sancta Musit seul est poutée, La Nina est de forme un peu différeute.: .Elles partiront demain pour Moutréal, A 11.30 hrs.les offigiers des caravelles ont été conduits en voiture aux chutes Montmorency.À deux heures la réception des invités est commencée à bord des caravelles.\u2014\u2014\u2014__>erme_ \u2018Un fléau pour lagrieulture Une nouvelle calamité semble vouloir fondre sur nos campagnes, déjà pourtant si éprouvée.M.Félix Laliberté oul- tivateur de Ste-Sophie à l'endroit appelé \u201c les pointes \u201d nous disait il y'a quelques jours qu'un vers blano d\u2019à peu près trois pouces de long faisait des ravages terribles dans sa localité rasant les jeunes plants de patates, le blé, le blé d'inde le fuin, enfin toute la récolte.M.Jos Beauchène, voisin de M.Laliberté,a vu toute sa récolte de blé et de blé d'inde ravagée dans l'espace do quolques jours.Ce fléau se répand avec une vitesse si alarmante, que M.le curé Richard de Ste-Sophie, paroisse où lu fléau semble avoir pris naissanco, devra, nous dit-on, annoncer dimanche prochain des prières publiques afin d'enrayer le fléau qni se répand partout dans sa paroisse et menace les paroisses voisines, \u20140>e- eve, | | BAU DE FLORDE _\u2014 Pourquoi vous prenez \u2018 le Rhume et T'oussez.Les causes sont généralement les suis vantes: s\u2019exposer au froid, se moutiler les pieds, s'asseoir dans un courart d'air, sortir d'un endroit chaud et encombré, avec des vêtements légers, porter des vêtements ou des bas humides, on toute autre cause ayauf ponr effet d'arrêter soudainement la transpiration.Il en résulte une inflammation de la membrane qui recouvre les poumons ou la gorge, ce qui produit du phlegme ou de la matière dont la nature cherche à se débarrasser par l\u2019expectoration.Bien souvent elle est incapable de le faire sans aide, et c\u2019est Pourquoi vous employez le Baume d\u2019Allen pour les Poumons.(Allen\u2019s Lung Balsam) Bouteilles de Trois Grandeurs.25c., 50c., $1.00 g C.- 7.\u2018 == a 81 VOUS ETES EPUISE ESSAYEZ EMULSION py eg Elle Stimelera votre Appet:, Donn axa di Ton a vos Nerfs, Vous Rempiiza de Foree, Vous fera sentir comme vous- meme encore une fois, POUR LA TOUR CHRONIQUE C'EST PRESQUE UN SPECIFIQUE.Dans toutes les Affections Pulmonaires tccompagnées d\u2019émaciation, aussi bien que de crachement de sung, les cffets de ce remède sont très remarquables.50c.ct $!.00 Par BouTEILLE.SOYEZ SUR D'AVOIRLA | D.4 12° | DÉLICIEUSE 7 fii, oo 2 RICHE.RARE.ok PURE.pouce.| [BY durable.Rar \u201ca EAL Bugs MOREA & BANTEAN Occupe toujours la promiére place dans la faveur du public.Evitez lus CONTREFACONS, SANTE.A RAFRAÎCHIS a19VSSIHAdNI ve AROMATIQUE JOURNAL DES 54 eR \\ UNE DECOUVERTE IMPORTANTE Unehache qui jouera un rôle dans le procès do Lissie Borden Una monstre ou une martyre \" Fall River, Mass., I6\u2014Une hachette a ét6 retrouvée hier sous un hangar près de la propriété Borden et la police l'a aujourd\u2019hui en sa possession.Les officiers de police sont très dis- erets sur cette nouvelle découverte, et tout.ce qne l'on sait c\u2019est qu\u2019un petit n a mis la main sur la hache en re- Gherchunt sa balle égarée.On croit que cette découverte jouera un rôle importunt dans le procès de Lixxie Borden.\"voici cu que dit le National de Lowell en parlant de Lizzie Borden : Ç Les époux Borde, le père ct la bele- mère de l'accusée, ont été mis à mort d'une façon brutsle et leurs cadavres étaient horriblement mutilés ; si Lizzic Borden est la meurtrière, c\u2019est un monstre dont nos annales judiciaires n'ont, jusqu\u2019à ce jour, aucun parallèle.Mais si, d'un autre côté, les autorités ont détenu cette pauvre fille, que le erime du mois d\u2019août dernier rendait doublement orpheline, sans avoir de preuves satisfaisantes de sa culpabilité, elle est une martyre.Monstre ou martyre, telle est Lizzie Borden aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas à en sortir, .La preuve que le gouvernement fait actuellement pour établirss culpabilité est presque finio et vu que le jury assermenté dans sa cause aura à rendre une décision basée seulement sur les faits produits au procès, il serait hora de propos dediscuter la cause en ce moment.\u201d Cependant, le public, auquel on a soutais dans le temps tous les détails de Yenqnéte.a droit de savoir od l\u2019en en est rendu et bien que son verdict n\u2019acquitte ni ne condame l\u2019accusée, il n\u2019est que juste qu'il soit fidèlement tenu au courant des débats, Nous avons fait tout votre possible pour donner chaque jour un résumé exact.ds dépasitions et plaidoieries do la veille anssi bien qu'un resumé des dépêches de la presse associée.Jusqu'à date.la preuve dela pour- suito a été des plna faibles, les quelques faits nonvraux produits ont été tellement contradits par les officiers de pnlice enx- mémea que leur valeur est des plus discutables, Il n'y a qu\u2019nn fait bien clair qui ré- salte des dépnsitions, c\u2019est que le meurtre du père Borden s été commis entre d'x heures gnarante-cing et onze heures et quart dans la matinée du 9 août 1892.Qnand le matheureux est entré chez lui.il cet en preuve que Fa fille Jui a aidé à ae onncher enr le sofa dans le boudoir,et arrangé les oreillers sous sa tête Avprie cela, elle s\u2019est preparée à repasrer.La srvante \u2018st montée se jeter sur son lit, Elle y était depvis un quart d\u2019henre à priné qne l\u2019acensé l'a appelée en lui vriant que son père avait été assassiné.Lizzie dit que, pendant que Bridget était couche, cle est allée faireun tour à la grange.La pourcuitaa tenté de démontrer que la jeune fille n\u2019était pas allée à la neo, Il faudrait alors supposer que pendant ce quart d\u2019hnure elle a brutalement tué son père.Le sang qui a jailli et convert Jes murs sursit dû la couvrir.Cependant quand Bridget est descendueelle a trou- V6 sa maîtresse bien poignée.dans ses mêmes vêtements, et pas plus exoitée qu'une antre nersonne dans des circonstances semblables.L'antopsie des cadavres a démontré que Mme Borden avait dQ être tuée une houre au moins avant son mari.Si Lizzie a commis ce meurtre \u2014 dont elle à aussi été aconste\u2014elle a +1.chanté et vané à ses occupations ordinairescom- me si cîle cût ignoré complètement l'affaire.Si elle est coupable, c'est um monstre.Tantes les preuves produites jusqu'à présent par la pourruite sont trmbées d' l'ea-mêmes, les témoigrages ler pins aocablantrront été expliqués et réduite à néant, la preuve de ciroonstances est des plus f+ blea, Si Lirzie Borden eat innocente, c\u2019est wue martyre.eet OGD De Van / 3 Xi YY $7 Une petite fille D'un ministre de l\u2019Egliso Anglicane guérie d'une éruption désolante par la Salsepareille d\u2019Ayer.Mr.RicmarD Birks, le Droguiste bien connu de Montréal, P.Q.(207 McGill &t.), dit:\u2014 \u201cJe vonds les Médecines de Famille d'Aycr dopuis 40 ans et je n\u2019en ai entendu dire quo du bien.Jo connais beaucoup de Cures merveilleusès dues à la Salsopareille d'Ayer, l'une en particulier d'une potite fille d'un ministre de I'Eglise Anglicano.L'enfant était littéralement couverte des pieds à la têto d'une éruption rouge et excessivement désagréable de Inquolle elle souffrait depuis doux ou trois ans, malgré les meilleurs traitements possibles.Son père était d'une grande inquiétude à ce sujet et, sur ma recommendation, commença à lai faire prendre de la Salsoparoille d\u2019Ayer dont deux bouteilles opérèrent une coms plète guérison qui ls soulagèrent beaucoup et romplirent son père de joio.Je suis sûr que s\u2019il était ici il témoignerait en termes chaleureux des mérites de la SALSEPAREILLE TAY Préparée le Dr.J.C.Ayer & Cle.Pa oval], Mass.y Or end le ke, En guérit d\u2019autres, vous guérie Ferme Boréale J.\u20ac.CHAPAIS, PROPRIETAIRE.\u2014_ \u2014 POMMES DE TERRE \u2014 Breavré n'HÉBRoN.TUBERCULE absolument sain, d'excellonte ualité, produotif, semence de première olasse, $1.50 par sac de 90 1bs i In station do St-Phi- lippe de Néri, fret aux frais de l'acheteur, Pas moins d'un sac ne sera vendu à chaque \u2018ache- tour.Sumonce trè-rare cotte année.0 BETAIL CANADIEN Tau.eaux et Vaches eanadions enregistrés L @.K B.C., animaux de promior choix, très remarquables comme rortant des\u2018 moilloures familles Tnitières, entre autres :\u2014 \u201cFEU FOLLET,\u201d (140, L.G.R.B.Cmagnifique taureau d'un an, (rds actif.pouvan ss1llir quelques vach 8 1'6:16 prochain.Prix $ 40 \u201c\u2018 FLEUR-DES COTEAUX,\u201d (742, L.G.R B.C.) belle gévisso d\u2019un an.Prix $35.00, Cos doux unimaux sunt issus de ce qu\u2019il ÿ à de mieux en fuit de vaches \u201canadiennes sur la ferme, suillics pur * GRANDVILLE,\"\" le plus beau taurunu canadien du d:strict.CORNEILLE,\u201d (12, L.G R.B.C.) vache do sept ans, irsue de * FECONDE,\u201d \u2018qui est enregi-trée au livre d'or pour avoir donné 13 1bs, 4 onces et demie do beurro en sept jours.Prix $40.00 Tout le bétail canadien de ln Fermo Boréale est du type noir ou noir et fauve, qui est considéré comme lc meilleur type de la race, et est enrozistré.Veaux de l\u2019année, tous issus do vaches À lait de qualités eupérieures, saillios par \u201c aRAND *\u2019 mentionné plus haut.Pour renseignements sur les prix s\u2019adrosser à J.C.dHAPAIS, Ferme Boréale, Saint-Denis, comté de Kamouraska.Québec, 25 avril 1893.\u2014o VINAIGRE és DELICE.\u201d EMANDEZ SANS FAUTE à votre EPICIER le Vinaigre \u201c DELICE;* ct vous vous en trouvores très satisfait.Ce VINAIGRE cet préparé aux fruits et bouilli à l\u2019orge.Il est surtout recommandable dux consommateurs pour los marinudes ot autres préparations.So ne fois qu\u2019on a essayé co VINAIGRE, on n\u2019en veut point d\u2019autres.Dermandez-lo à votre épicier où adrossez-vous dircetement à celui qui le prépare, \"LAURENT MOISAN, Nos 316, 318 ec 320, rue Arago, ST-SAUVEUR, QUÊBEC.Biler mars 1893\u2014Ian3fpeoi.(FORIFIEZ | LE pd or (POUR + 2+ & | ENRICHIR , LE SANG-| S130 POUR Tous! : PILULES et ONGUENT HOLLOWAY 0 LES PILULES purifient le Sang, corrigent tous les Dérangements du FOIE, de l\u2019ESTOMAG e dos INTESTINS.Elles fortifient ot restituent la Santé à Des Constitutions délabrées, eMes sont aussi inestimables dana toutes les Maladies particulières au sexe Féminin de toute âge.Pour les Enfants ainsi que pour les porsonnes âgées sont invaluables.5 L\u2019ONGUENT Cn EST UN REMEDE INFAILLIBLE pour les Maux de Jambes, cowx des Seins, Blessures Anoiennes Plnies et Ulcères.Il ost faux pour Ia Goutte et Rhumatisme ;« ot pour les Dérange ments de Ia Poitrine.[I est do même sans égal pour les Maux de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Toux, Gonfloment Glanduleux, et toutes les Malndies de la Peau, il ost sans rival et pour les Membre Contraotées ot Jointures Raides, il agit commo un charme.- \u2014\u2014 ._#8\"-CES MÉDECINES sont préparées souloment à l\u2019établissement du professeur Hollowa T8, Now-Oxford Stroot, auparavant 533, Oxford Street, et se vendent à 1s.l4d., 2s.94, 48.6d.118.22 et 235 le Pot ou ln Boîto, et on peur los obtenir dans toutes les pharmacies de l'univers.Les achotours sont priés do regarder l'étipuotte qui se trouve sur chaque Pot ot Boîte, s\u2019il n\u2019y a pas I'adrosse 533, Oxford Street, London, c\u2019est de la falsificatian.Québec, 3soptomble 1891.\u2014 3 Xr stl: Aie © © EIN iN, CEL 4 7 ; TINA OT EAR TAL SER CREE Ee sh LR CEA IS LI LIEN PRR TOC RES À NE CE EE XAOS Vous dont les cheveux, autrefois NOIRS ou BLONDS, sont devenus prématurément gris, lisez attentivement les témoignages importants qui: suivent.TÉMOIGNAGE DE O.N.FRÉCHETTE, ECr., L.ROBITAILLE, Ecr., Pharmacien, CHER MONSIEUR, Permettez-moi de vous offrir mes félicis tations au suj-t de votre excellente préparation, le RESTAURATEUR DE ROBSON, dont j'ai cu occasion d\u2019apprécier l:s effets out à fait merveilleux.Sur la recommandation d\u2019une personne qui s\u2019en servait, je\u2019me procurai une bouteille de'ce Restaurateur, pour voir s'il aurait pour effet d\u2019airêter la chute de mes cheveux qui tombaient rapidement.J'en avais à peine fait cinq à six applications que mes cheveux cessèrent de tomber.Je recommanderai certaînemer tavec plaisir le RESTAURATEUR DE ROBSON à tontes personnes souffrant du même inconvénient, Bien À vous, O.N.FRÉCHETTE, Représentant la Maison Ira Gould & Fils, Montréal, 21 Novembre 1890.TÉMOIGNAGE DE CHARLES TELLIER, ECR., MARCHAND, ST FELIX DE VALOIS Je fais usage, depuis plusieurs années, du RESTAURATEUR DE RONSON, Cette excellente préparation m\u2019a doyué la plue entière satisfaction pour les raisons sui vantes: .to Grâce à son usage, les cheveux recouvrent leur couleur primitive.Ainsi, mes cheveux, blanchis depuis plus de trente ans, sont revenus éfouds comme dans l: temps de ma première jeunesse.20 Mes cheveux tombaient depuis longtemps lorsque je commençai l\u2019usage ri: RESTAURATEUR DK ROBSON, Je n\u2019avai: pas encore employé la moitié d\u2019une bouteille qu\u2019ils cestèrent de tomber.Aujourd\u2019hui mes cheveux fiennent mieux que jamais, Ma femme, qui souffrait du même inconvénient (chute de cheveux), a employé le Restaurateur avec un succès tout aussi satisfaisant.Mon fils, Âgé de vingt-quatre +ns, après une maladie de plusieurs mois, voit tomber ses cheveux de manière à lui faire croire qu\u2019il allait devenir tout à fait.chauve, quand, sur ma recommandation, il se met À faire usage du RESTAURATEUR DE ROBSON, dont l\u2019emploi non-seulement arrête de suite la chute de ses chveux, mais les fait pousser de nouveau ct très vigoureux.30 En outre de ces qualités ei-dessus mentionnées, le RESTAURATEUR DE ROBSON nettoie la tête d'une manière vraiment admirable.Les peaux sèches disparaissent sans retard, .,.CITARLES TELLIER.St Félix de Valois, 19 Mars 1888.LE RESTAURATEUR DE ROBSON EST EN VENTE PARTOUT ' A BO cts 1a bouteille.- FÉMOIGNAGE DE M.LE NOTAIRE U.LIPPÉ, ST JEAN-DE-MATHA, Représentant du Comté de Joliette au Parlement Fédéral, On fait usage depuis plusieurs années dans ma famille du RESTAURATEUR DE ROBSON pour la chevelure, et l\u2019on se trouve très bien sous tous rapports de son emploi.Non-seulement ce Restaurateur rend aux cheveux gris leur couleur naturelle, mais il en prévient la chute et favorise leur croissance.Suivant moi le RESTAURATEUR DE ROBSON est la préparation par excellence pour les cheveux.U.LIPPE N.P.St Jean-de-Matha, 15 Janvier 1886.pécnte= one RU TETE Faubourg St-Germain PARIS.Paralssant tous ies JEVDIS et conte, { nant toute les nouvelles de Invemnine.| Prix de l\u2019abonnomont : UNE PIASTRE i Pour la France :\u2014 10FRANCS STRICTENENT PAYARLK L'AVANOR | THOS.CHAPAIS, DIRROTEUR-PROPRINTAIRE LEGER BROUSSEAU \u2014 ÉOITEUR \u2014 Maison de famille APPARTEMENTS ET CHAMBRES MEUBLÉS.Bestnurant à 1n carte et à prix fixe.| CONDITIONS PARTICULIÈRES nu Mois et 11 & 13, rue Buude, à l'Année.-QUEBEQ.ERS STI Chemin de fer Québec Central ny Qf = LA LIGNE DES CHARS PALar8-Waonma entre Québec et la Nouvelle-Angleterro.Servige des trains direota entre Québec et Boston, via Sherbrooke et le chemin do for Boston et Maine, entre Québec et Portland via la jon sion Dudswoll ot lo chemin do fer Maine Central.Lo et après LUNDI, le 31 OOTOBRE 1893 les trains cirouleront comme suit : \u2019 EXPRESS\u2014Oe train court directement avog char Wagner de Québec A Bosten ot par leg chars Wagner de Québeo 3 Springfield et fait raccordoment à Dudswell jonction avec deg chars directs pour Portland et autres endroit du Maine, laisse Québes 1.30 h, p- m.Quitte Lévis à 2 h.p.m., arrive la jonction Dudswoll à 6.50 h.p.m., quitte la jonotion de Dudswellà 7.05 h.p.m., arrive à Sherbrooke à 8.05 h.p.m., arrive à Boston à 8.05 h, 8.m,, arrive 3 New-York 3 11.40 b.a, m, MIXTE\u2014Part de Québec par le batesu-passonr à 12,30 h, p.m., de Lévis à 1.16 P.I., arrive à St-François à 6.30 h.p.m.ALLANT AU NORD EXPRESS \u2014 Chars palais directs sur ce trait entre Boston et Québec, char Wagner de Springfiold à Québec.Raccordements à Dudswell aveo le chemin de fer Maine Central, et trains direots pour Portland et tous les endroits du Maine.Laisse New-York à 4 » Ie Laisse Boston à 7.15 h.p.m.Laid herbrooke à 7.45 h, 8.m.Arrive à Lévis à 2 h.p.m.Arrive à Québec par le bateau-pas- sour & 2.15 h.\"p.m.MIXTE.-Quitte St-Frangois de ls Beauce à 6.00 h.a.m., quitte la Junotion de la Beauce à 7.10 h.a.m., arrive à Lévis à 10.00 a.Me, et à Québec par le bateau passeur à 10,15, C'est la seule voie sur laquelle circulent des chars direotaentre Québec et les endroits de la Nouvello-Angleterre ge raccordant &vec los che- toins de fer Boston et Maine et Maine Central.Raocordements à Lévis et jonotion Harlaka aveo le chemin de for Intercolonial ; à Sherbrooke, avec le chomin de fer Boston et Maine pour Boston, New-York, etc, et à la jonotion udswell avec le chemin de for Maine Central pour Portland, Danville, Lewiston et tous les endroits du Maine.\u2018 Pour plus ample information, s'adresser au bureau général des billets, vis-à-vis l\u2019Hôtel St Louis, ou à auoun des agents de la compa- Fran K GRUNDY, Gérant Général.J.H.WALSH, Agent général du fret et des pusssgors.\" Sherbrooke, 25 cotobra 1842, Tout sert dans la nature, COMBIEN de fois, pauvre malade, ne vous est-il pas arrivé de fouler aux pieds des plantce nt des | racines quo vous considériez d'au cu ne valeur.Suvez-vous 92e souvent ces mé- mes racines auraient tsorvir à vous d& arrassor de la mala- dio, qui vous tiont vujourd'hui eur un ~ lit de douleurs?Ap- .pronez deuc que Ia connaissanee de ces rlantes a notre célèbre her- boristo J.E.P.RACICOT, et que ei vous vous rondes À ron établissement, vous vous guérirez inévitablement quelque soit In muindie dont vous pouvoz étre atteint.II n\u2019y à pas de msla- die qui résistent à l'efficacité des ricinages, Ainsi donc, rondes-vous sans retard ches J.B.P.RACICOT, et ne vous laissez pas prendre aux paroles miellensce do ces gons qui prétendent employer les racinos, mair qui en réalité n\u2019ont jamais su ce que c'était.Suchea vous diriger a i\u2019 Enees du Groa Sauvage, chez ee id J.E.P.RACICOT Mo.25 Rue St-Fose ph St-Roch bec.Décembre 1892.\u20141 ans e, 3, ° ugh ms 20m I ABONNEZ-VOUS \u2014 AU \u2014 \u201cJOURNAL DES CAMPAGNES\" $100.54% Ae $1.00 PAYABLE D'AVANCE.rt 16 grandes pages par semaines, paraissant tous les Jeudis LE PLUS GRAND ET LE PLUS POPULAIRE JOURNAL DB LA PUISSANOE, Aussi vous aurez droit à = PETITS VOLUTES Le mois du Sacre-Cœur et de Ste-Anne s'adresser à Elzear Bedard 11 & 13, rue BUADE, Québec FE "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.