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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 6 octobre 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1892-10-06, Collections de BAnQ.

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[" | NA, THOR, at, TE gare 77 VESTE ae Ta | oy 4 ¢ Ë FAST L\u2019industrie ~ \u2014 « .Mbit.> i = NTA \u201cL.JOHNTON Ù Lb Cage agricole doit touj \u2026 Faéouadtée GR ours être la base de la richesse des nations.Jeudi, 6 Octobre 1892 Mème Année : JO URNAL Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute | les nouvolles de la semaine \u2019 Prix de l\u2019abonnoment : UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCS.Btrictement payalfle d'avance THs.CHAPAIS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE \u201c LÉGER BROUSSEAU 2 \u2014 ÉDITEUR \u2014 \u2019 Leg, RUE BUADE, H.-V., QUEBEC ENFANTS DE PARIS Esquisscs d'après nature ee « Eugène Sue, antique romancier, dont quelques-uns connaissent encore le nûm & et les œuvres démodées, a tracé, dans le plus célèbre de ses romans, le type un \u2026 moment populaire du \u201d, A côté de M, ct Mme amin de Paris\u2019 ipelet, concierges classiques de 1840 à 1860, il avait inventé Zortillard, qui semblait devoir vivre toujours.Mais les J/isérables, de Victor Hugo jetdrent au trou d'ombre \u201c d\u2019un coup d'aile les Mystères de Paris, et Gavroche, immortel jusqu\u2019à nouvel -ordre, dévora l'ortillard et n\u2019en laissa xien subsister.1 Nous n'avons ni l'imagination d\u2019Eu- \u201cgène Suo, ni le génie de Victor Hugo, ct notre prétention n\u2019est \u2018pas- de créer des types, mais d'esquisser quelques Portraits d'après nature.Ce n'est pas .d'ailleurs dansle monde des pâles voyous | \u2018 que nous avons pris nos \u201cmodèles : le -monde que nous fréquentons, auquel \u2018 nbus sommes mêlés shaque jour par nos : { œuivres, est celui de ces enfants des frè- - 265 qu forment la moitié des gargons de aris, monde très vaste puisqu'il \u2018égale ou dépasse la.population entière de bion des grandes villes ge France.Un long séjour au milieu de ces chers petits Parisiens, depuis l\u2019écolier jusqu'à \u201cl'employé de commerce ou de bureau, - jusqu\u2019au jeune ouvrier ct au jeune sol- *-\u2018dat, nous a familiarisé aveo eux, avec « .\u201c leûrs famiiles, avec leurs pensées, lors Æysentiments, leurs joies et lours poines, 3 « + \u2018 leurs aspirations ct leurs déceptinns.\u201cUne correspondance familière et guivie pcus a fait pénétrer plus intimement \u201cdans leur cœur, et noûs a proouré sou- Goethe ¢ de voir une belle âme s'ouvrir devaat soi Nous voudrions, daus nos légdres esquisses, donner uno idée de cette classe si intéressante de jeunes gens, espérance et réserve de la France chrétienne, et qualités et de leurs vertus, reposer, uo moment l'âme de nos lecteurs, des tristesses et des angoisses du temps présent.LE CRUCIFIX C'était à la veille de la laïcision des écoles.Pour effacer plus facilement l'image du Christ des âmes baptisées des enfants, la préfecture de la Seine faisait enlever les crucifix des écoles, Le sacrilège s'accomplissait avec plus ou moins de brutalité, suivant les quartiers ct les sentiments personnels des instituteurs, Le décrochage préludait au crochetage.Dans une école d\u2019un faubourg populaire, Yenlévement s'était fait un matin de bonne heure, avant l\u2019arrivée des élèves ; mais, en entrant dans la cour, les pauvres potits rencontrèrent la brouette.chargée d \u2018s débris de l'image divine.Ce qu\u2019ils pensèrent, co qu\u2019ils se dirent entre eux, je l\u2019igaore ; mais je sais oe que fit un des plus jeunes, celui dont je raconto l'histoire.,Ç Pâle, d'apparence chétive, c'était un de cesenfants du siège, c'est-à-dire de la faim, do la &rreur et de ia souffrance.Il s'appelait Emile ; le père était indif- férent, la mère chrétienne, tous les deux honuêtes, laborieux, mais malhoureu- reux.La guerre et lu commune avaient changé leur aisance en misère.Faute de ressources ils avaicnt mis leur gar- gop & I'école laique, les fréres dans ce quartier ne\u2019 pouviut se passer de rétribution scolaire.L'enfunt, docile et intelligent, apprenait bien et était fort aimé de ces camarades, À l'aspect du crucifix brisé, brouetté avec des ordures, il s'arrôta court, demeura un moment immobile, pâlit, rougit, balbutia quelques mots qui ne purent sortir de ses lèvres tremblantes puis tout à coup tournant le dos à l'é: cole, il s'élença dans lu rue et arrive chez lui, les poings fermés, rouge de chaleur et de colère, les yeux jetawt des larmes et des éclairs.Le père raccommodait de vieilles chaussures, la mère faisait le ménage, ' \u201cJo he veux plus aller à l\u2019école s'écria l'enfant sans reprendre haleine\u2026 Ils\u2018ont décroché lesorucifix des olasses\u2026 j'ai vu les morceaux dans une brouctte\u2026 le maitre est une brute.je le déteste, je ne lui-obéirai plus jamais\u2026 \u201d Fit se jetant au cou de sa mère : \u2018\u201c N'est-ce \u201cvent la.jopissance exquise dont parle t gs, maman, que tu ve mo renverras - plus ches gp méchant hogame ?\" par le spcctaclo de leurs œuvres, de leurs En l\u2019entendant, le père avait levé la tête, et, le souroil froucé, il grommela entre scs dents serrées : \u201c les canailles !\u201d wais il ne répondit pas à l'enfant et reprit son travail.La mère juignit les mains et pressant son fils contre elle oomme pour le défendre, elle dit, s0 parlant à elle même : \u201c C\u2019est trop ! après le siège, après les Prussicns et la Commune, après la rur- ne et la misèré,-il faudra encorc qu'ils nous volent l'âme de nos-cnfants ! Je leur ai arraché degapalos mon homme éu'ils'éntraïnaient do fôrte aux barricades, et voilà maintenant qu\u2019ils veulent me gâcher mon garçon dans leur école sans orucifix ! Non ! non ! Plutôt l'envoyer dans les rues que de le renvoyer chez ces bourreaux ! \u201d Puis interpellant brusquement son mari : \u201c Parle donc, toi $ Pourquoi ne dis-tu rien ?\u2018Est-ce qu\u2019il n'a pus raison, le petit ?\u201d .Le mari haussa les épaules, et renfon- gant sont émotion : \u201c Tout ça, c'est des parolesgperdues.Le potit n'ira pas mendier ; il faut qu'il apprenne et puisque -pous n'avons pas le moyen de l'envoyer \u2018chez les frères, il retournera à son école, et tout de suite.Les pauvres sont des pauvres, comme les gredins sent des gredins, Tu entends, mile.Prends tes Jivres, file droit vers ta classe, et plus Me pleurnichage.J'ai assez d\u2019embêtement comme ca, \u201d La mère se tut, embrassa son garçon, qui ne pleurait plus ct ie poussa doucement vers la porte avec ces douces paroles: \u2018\u201c Il faut obéir au père ;.courage, mon Emile ; le bon Dieu t'aimera.\u201d Emile sans broncher à l\u2019école, fut puni pour son absence, dout l'instituteur ignorait la cause,et se remit à la besogue, mais sans goût et sans énergie.La brouette du crucifix avait emporté sa bonne volonté, son respect et son obéissance.Il bavardait avec ses voisins, et ne se gênait pas, en sortant de classe, pour dire ce qu'il pensait du crucifix brisé et de l\u2019école sans Dieu.Les autres, montés par lui, faisaient chorus, et ovla tournait à l'orage.Un matin, avant de commencer la classe, l'intitutour, debout au millieu des enfants assis, promena sur eux un regard dramatique, et d\u2019une voix qu\u2019il cherchait à rendre terriblea]l dit : \u201c Je \u2018sais qu\u2019il y en a parmi véug qui se permettent de blâmer mes actes, et qui s'insurgent contre l'enlèvement des cru- oifix.Je les engage, s'ils ne sont pas des cafards, à se lever et à me répéter en falco ce qu'ils disent do moi quand j'ai le dos tourné.\" À l'instant même Emile se lève,croise les bras, ot les yeux dâns les yeux de l\u2019instituteur, il lui jette en plein visage cette réponse : \u2018\u2018 Je suis un de ceux-là, A M'sieur, et je vous répète en face que je trouve ce que vous avez fait dégoûtant.\u201d Qui rende l'indiguation, la stupeur du pédagogue ainsi bravé par le gamin, devenu son juge devant toute la classe qui jubilait tout bas ! Il s'élança sur l\u2019enfant, qui esquiva le coup et lui cria pendant qu'il gagnait la porte : \u201c Sors, petit misérable, et-si au oses jamais te représenter devant moi, c'est à coups de pied que je jétterai dchors comme.une ordure !\u2014 Oomme le crucifix ! \" répliqua l'héroïque gamin, et il disparut.-\u2014 Une fois dans la rue, Emile sauta d'\u2019abord de joie ct entonna un chant de vio- toire et de délivrance.Mais bientôt son ton baissa, son pas se ralentit, il réfléchit, ce qu'il avait oublié de fuire jusque-là, et il se demanda avec angoisse quel accueil il recevrait de son père après cette belle équipée.C'était usp enfant pieux : se souvenant des leçons de sa mère, il entra dans une église et pria.Et au bout d\u2019un quart d\u2019heure il ressortit d'un pas résolu, se dirigeant vers l\u2019école des frères du quartier.\u2014\u201cJe veux voir le frère directeur.\u2014Impossi- ble, c\u2019est l'heure des classes.\u201d\u2019 I] insiste, le concierge résiste et finit par lui fer- inor sa porte au nez ; mais le parti du mioche était pris et il ne sc découragea point pour si peu.Ll resta debout ou marchant devant la porte de l\u2019école jusqu\u2019à l'heure de la sortie des enfauts, batailla de nouveau pour entrer, fut repoussé.avec perte, rejeté dans lu rue pour la troisième fois de la journée, et 11 était sur le point de perdre courage, quand le frère directeur, attiré par lo bruit, parut sur le seuil.À son aspect, le brave petit champion du crucifix se jette cn pleine rue aux pieds du bon religieux, lui prend les genoux, le supplie cn pleurant do le recevoir chez lui gratuitement, et lui déclare qu'il ne se relèvera pas avant d\u2019avoir obtenu son consentement.Lo frère, ému, le relève, écoute son histoire le gronde un peu pour la forme, l'embrasse pour le fond, et l'admet sur l'heure au nombre de «es élèves.Et voilà comment le jeune Emile passa, du jour au lendemain, de l'école sans Dicu à l'école congréganiste.Quand il rentra chez lui ce jour-là, porteur de la grande nouvelle, il semblait grandi d'une coudée : on eût dit David rentrant au camp d'Israël, la tête de Goliath à la main.Dovenir élève des frères à la veille de ea première commu- union, , C'était la réalisation d\u2019un beau rêve.Avoir confessé sa foi et vengé son Dieu, c\u2019était une grande victoire.Mais avoir collé le maître publiquement, en pleine classe, sous les regards ravis et jaloux de ses camarades, c'était pour le gamin de Paris la plus énivrante des No 36.- jouissances.Que voulez-vous ?on n\u2019est pas parfait, et le soleil lui-même à des taches.Si le héros de cette petite histoire était imaginaire, j'ajouterais qu\u2019il fut le modèle de ses camarades à l'école des frères, puis au patronage, et qu'il est on train de devenir un chrétien d'élite ; la vérité est qu\u2019il fut bon écolier, pieux et charmant jusqu'à l'âge critique des enfants de Paris ; qu\u2019alors sans cesser de fréquenter le patronage, il fréquenta parfois d'autres endroits moins édifiants, et que ce n\u2019est pas toujours par la ligne © droite qu\u2019il s'avanga dans le sentier de la vertu.\u2018Mais enfin, il ne l'abandonna jamais entièrement ; il ne cessa jamais de romplir.les devoirs essentiels du chrétien ; jamais il ne manqua de prendre part le jour de Pâques, au grand festin de père de famille ; et je puis prédire sans craindre de mme tromper que lorsqu\u2019il deviendra père à son tour, il enverra ses cnfants à l'école des frères, et leur enseiznera de parole ct d'exemple, le res- peet du crucifix, symbole de la foi, dra- | peau du peuple chrétien, résumé de la doctrine et de la charité de Jésus- Christ.À.DE SÉGUR.\u2014\u2014mer{i{ > ee Pmmmmmr\u2014\u2014\u2014 CAISSIER INFIDÈLE Détournement de 88.000 Arrestation An voleur Montréal, 30.\u2014Un détournement do fonds a été commis ces jours derniers par le: caissier de la maison Ledon ct Cie, carossiers, au coin des rues St Antoine et Windsor.Le caissier M.Jos.Lefebvre, partit récemment pour aller faire un voyage de plaisir à Toronto.Ses patrons dont les soupçons avaient été éveillés par ses dépenses evtrava- gantes profitèrent de l'occasion pour faire examiner les livres, et comme résultat ils en vinrent à la conclusion qu\u2019ils avaient été volés \u2018d'au moins , $8,000.Le détective Douglass fut chargé de \u2018trouver l'employé infidèle, et il ne tarda pas à apprendre qu'il était revenu à Montréal, mais qu'il se cachait, ayant ou vent de ce qui se passait.Toutefois sa retraite fut découverte et alors il admit avoir pris environ $8,00, On lai à demandé de préparer un état de ses comptes sous la surveillanced\u2019un détco- tive.Le détectivé Douglass, de l\u2019ageno Gladu, Douglass & Cie, a arrêté © midi l'accusé Jos.Lefebvre qui plaid non-coupable, Son procès s été remis lundi prochain, LN or a GRAIN heat A Lan EG OA od 452 SZ BEV AF Ian Se Er RE SYR \u2014 BLT a en ari A AA 8 BA Lm mA aE Da a a EE Tem at ETS YY.\" AT 4 A Le y J ! ] i; Late aa de LF LTS marées a ces =.= - AA A Le mime arr 0eme = nc 1 = meer == a, 2eme = ._- A Cesu * CB a\u201d we \u2018.\u2018 ; : er JOURNAL DES CAMPAGNES _ TE ro ) ~shand.\" Jbians.\u201c°°, BELLE CEREMONIE .\u2018Benediction d'une église dimanehd A Hall CL Ottawa, 28\u2014 Hull était en liesse di- - \u2018manche à l'occasion de la consécration d'un nouveau temple.Les citoyens de Hall ont élevé une église qui rivalise avec les plus belles de tout le Canada, Dès à bonne heure, dans la matinée, toute la ville était sur pied.Vieillards et adolescents, riches et pauvres, tous voulaient être de la fête.Dans les rues où devait défiler la procession, les trottoirs étaient encombrés par une foule compaote.Le cortège a défilé solennellement, musique en tête, et s\u2019est rendu À l\u2019église.\u201c Devant l\u2019église, des milliers de personnes stationnaient et après la procession autour de l\u2019édifice sacré et les prières habituelles en cette circonstance, les portes s\u2019ouvrirent et l'évêque Duhamel précédé de la croix et du clergé y fit son entrée.Il fallait voir ensuite avec quelle ardeur la fuule s'y pressait.Malgré su grandeur, l'enceinte de l\u2019édifice était encore de beaucoup trop restreint, nombre durent stationner sur les degrés extérieurs.Les prières de la bénédiotion se continuèrent et enfin l'office divin, com- menga, il était plus do 11 heures.Mer Lorrain, évêque de Pembrokel officiait.Mer l'archevêque Duhawe, était au trône assisté de M.le chanoine Bouillon et de M.le grand-vicaire Routhier.Daus le chœur on rerarqua un grand nombre de prêtres venant des paroisses environnantes.Près de la balustrade, sur des sièges \u2018réservés, étaient M.le maire Champagne, M.Tétreault et M.Devlin, députés.Lesermon de circonstance fut prononcé par M.Corbeil, professeur de rhétorique au séminaire Ste-Thérèse.L'orateur sacré commenta les paroles \u2018du premicr verset du psaume Laetztus sum.A T'offertoire, eut liou la collecte qui fut faite par M.Baron et Mlle E.Trudel, M.Laue et Mlle Lauzon, M.et Mme Bourque, M.et M.Lafond- \u2014\u2014 i La Kermesse REVUE HEBDOMADAIRE Voici le sommaire du prochain numéro du journal La Kermesse : Quasi un accident de che- min de fer.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Jos.RoyAL Un gros paroissien.B.SuLrE Le lis et le jardinier[ Poé- BieJ.\u2026\u2026\u2026\u2026ucccsscccuss MARIE BEAUPRS Notre langage.ERNEST GAGNON Le Pavillon de Phips B.MYranp Curieuse [ Poésie].B.SULTE Barbe de Boulogne.\u2026\u2026 N.E, DIonNE NOMINATIONS A la séance du conseil des ministres tenac hier après-midi, M.le Dr N.E.Dionne a été nommé bibliothécaire de l'Assemblée législative, en remplacement do M.P.Lemay, démissionnaire, et M.L.G.Desjardins, greffier de l Chambre.en remplacement de M.L.Delorme, démissionnaire.\u2014e - @©rdinations à Trois-Rivières Samedi et dimanche dernier, Sa Gran- \u201c deur Mer des Trois-Rivières a fait les ordinations suivantes dans la chapelle du séminaire de cette ville.Tonsurés | Adélard Lamy, Elzéar Carafel, Louis Chartier, Avila Milot et Auguste Lelaidier.AMinorés : Joseph Héroux, Edouard -Provenchér et Joachim Caron.Aous-diacre et diacre : Urbald Mar- Prêtres : Paul Lemay et Casimir Le- \u2014pe.#\u2014m\u2014\"\" Ordination \u2026 Monseigneur l'Evêque de Saint-Hya- ~cinthe a fait dimanche dernier, dans la Chapelle du séminaire l\u2019ordination suivante : Sous-diacres ! MM.A.Blais, A.Vézina, P.A.Lafont, J.E.Lescault, J.B.Mechan, ce dernier du diocèse de \u201c Springfield.© , on cMinorés-: MM.J.A.O.Bélanger, J.* C Guertin, L.N.St Martia, J.L.A.\u2018Dsoust, F.K.Z.Decelles, J.O'Neil, ce | P : dernier du diocèse de Manchester.:.: # Tonsuré : M, P, Laviolette, \\ COMMISSION DES $100,000 * TEMOIGNAGE DE M.BEEMER | parti au pouvoir L'enquête sur les accusations portées contre Sir À.P.Caron s'est continuée çe matin.» Sir A.P.Caron était présent au \u2018commencement de la séance, M.Beemer est appelé.C'est lui qui a construit la plus grande partie du'Québeo et lac St-Jean mais il n\u2019a pas fait d'inspeotion avant de commencer à le construire.La raison qui La poussé à entreprendre la construntion de ce chemin, c'est\u2018sa confiance illimitée dans les membres de la Cie.Il y avait aussi les subsides en terre des gouvernements fédéral et provincial, dont le tproduit de vente a donné $1,061,000.Il a regu $8,000 par mille et avec les débentures au pair, cela lui donnait $23,000 par mille.Les prix mentionnés dans la cédule du contrat, en général sont raisonnables., Loi, M.Scott, est rappclé, et en trans- question par M.Archibald, il dit que le total des estimés progressifs_est de $3,417,077 en comprenant les lisses et le montant total est de $3,831,000.M.Beemer croit que le chemin de fer du lac St Jean n'a pas regu du gouvernement l'aide proportionnée à son importance, Il y a des voies ferrées beaucoup moins mportautes qui ont été beaucoup plus isubventionnées que celle du lac Saint-Jean.Ilya quelques années il s'attendait que le Québec et lac St Jean recevrait plus de subsides qu'il en a regu, Il ne voudrait pas bâtir un autre chemin comme celui du lac St Jean avec si peu de subsides.À part les entrevues avec les ministres à Ottawa, n'a jamais été question de subsides entre lui et Sir A.P.Caron, et chaque fois que ces entrevues avaient lieu, il ne représentait aux ministres que l'intérêt que la province retirerait du paracheve- de cette voie ferrée.Il avait grande confiance dans la Cie du chemin de fer du lac St Jean.Il a toujours eu confiance que Sir Aldolphe Caron ferait tout son possible pour aider la.compa- ie.M.Beemer dit qu'il n\u2019a jamais dit ou laissé entendre à Sir A.P.Caron que donner tel subside pourrait être dans l\u2019intérêt du parti auquel \u2018appartient Sir À.P.Caron.Il n'est pas po- Jiticien de profession ni sujet britannique et ne se mêle que de ses affaires, Ses cmployés votent comme ils l'entendent.Le principe de M.Beemer parait être d'opinion de\u2019 souscrire toujours pour le parti au pouvoir.Pour un horame qui s\u2019ocoupe de construction dans la Puissance ou dans une province, il ne croit pas qu'un changement de gouvernement soit avantageux.Il peut avoir demandé à M.Scott de voir des ministres au sujet de subside, mais jamais il lui.a demandé de voir Sir Adolphe, car il était convainou qu'il ferait tout ce qui était raisonnable pour la compagnie.Il est à peu près certain que tous les billets signés par MM.Ross et endossés par lui ont tous été payés par MM.Ross.M.Archibald demande la production de plusieurs documents importants, entre autres, s'il en a un, son livre de souscription électoral pour assurer l\u2019élection de Sir A.P.Caron ou de ses partisans, pour la période de 1882 à 1891.| M.Fitzpatriek s'y objecte fortement parce que cette enquâté cst faite seulement pour.savoir si ces souscriptions proviennent des subsides et que, en outre les accusations sent que l'argent a été sousorit pour assurer l'élection des partisans dd gouvernement, et non pas seulement pour les partisans de Sir A.P.Caron, .La dernière partie de cette demande est posée comme question afin de régler le point de suite et la discussion recommence.\u2014p-0{>e-Rpammmn-\u2014ammms Résultat \u2014 En prenant régulièrement les Amers indigènes, vous sentez votre sang se purifier et s\u2019enrichir, votre digestion devenir facile et tout le système rendre une vigueur inaceeutumée, Le réaultat, c\u2019est laxsanté.u n'est pas um politicien Un homme d'affaire souscrit pour le | | Le college des médecins - DETAILS COMPLETS\" Une déclaration solennelle à cause des abus D CEUX QUI L'ONT FAITE La réunion d'automne du collège des médecins et chirurgiens de la\u2019 province de \u2018Québec, tenue hier à l'Univer- sité-Laval, a été des plus importantes, - Les gouverneurs présents étaient, outre le président, les docteurs Simard, de Québce, et Campbell, de Montréal, vice- résidents, du docteur _Belleau,.dc Québec, et.Boisseau, de Montréal, comme secrétaires, Dagenais, trésorier, et Beausoleil, régistraire ;: MM.les docteurs À.Vallée, W.A.Verge, Watters, Léon Larue, Lemieux, de Québec ; C.Rinfret, M.P., Sainte- Croix ; L.T.E.Brousseau, Saint-Casi- mir ; P.M.Guay, M.P., St-Romuald ; Alfred Morissette, \u2018 Sainte-Hénédine ; J.M.Mackay, Sainte-Foye ; I.Desroches, Rob.Craik, Montréal ; I'honorable Dr Marsil, Saint-Eustache ; J.HL., Saint-Germain, Saint-Hyacinthe ; P.Laberge, Beauharnois ; P.Cartier, M.P.P., Saiute-Madeleine ; H.Cholette, M, P.P., Suinte-Justine de Newton ; P.Latraverse, Sorel ; L.J.L.Bissonnette, Saint-Esprit ; P.Paré, Sherbrooke ; Thomas Larue, Coaticook ; E.C.P.Chevrefils, Somerset ; L.A.Plante, Louiseville._ Le rapport des examinateurs pour les examens préliminaires a été soumis et adopté.: Sur 69 candidats qui se sont \u2018présentés aux derniers examens, 35 ont été admis, 22 ont certaines matières à reprendre, ct 12 ont \u201c bloqué.\u201d : Voici la liste officielle, par ordre de mérite, des candidats élus aux derniers examens ; .MM.Adonaï Quintal, Josué Pinault, Philippe Sainte-Marie, Aubrey Dyer, Alfred Cadot, William Smilie, L.A.Lamarche, Austin Irvin, Fred.H.Gilday, Thomas Ourran, Marsh Baulne, Achile Besner, Alexis Bouthillier, Alexandre Bourdalou, E.P.Chagnon, Isaïe Charbonneau, P.Dansereau, J.B.Demers, L.O.Doré, Albeit Drouin, Jos.A.Hame), Aristide Ferland, J.H.Hogle, Ludger Labelle, Arthur.L'Ecuyer, Aldéric Lesage, Ferd.Macartney, Joseph Marion, F.-Xavier Martin, Aubrey T.Mussen, Emile Pelletier, Stuart E.Phelps, J.E.Prévost, Oswald Stockhouse, Cyril T.Verdus.Nous donnerons demain la liste des candidats des examens du printemps dernier qui sont admis à l\u2019étude.Elle n\u2019est pas encore prête.Les examitateurs du dernier exa- \u2018men sont MM.l'abbé Laflamme, Pfhister, Howe et Waters, assistés de \u201cMM.les docteurs Vallée, W.A.\" Verge, Parke et Belleau, de Québec,-et Picot, de Montréal, comme surveillants.A la séance du collège hier matin, on a soumis une lettre de M.l\u2019abbé Laflamme proposant au nom des examinateurs certaines modifications au mode actuel des examens, oo Cette lettre a été renvoyée à un comité composé de tous les officiers du college et des examinateurs eux-mêmes.Voici les candidats admis à la prati- ue : MM, Jos.Frenette, Malbaie ; Eug.Paquet, Saint-Aubert ; Jos.A.Lapointe, Malbaie ; Jos.M.Codcrre, Montréal ; J.O.Bourget, St-Joseph de Lévis ; Oscar Cloutier, Ste Monique de Nicolet ; J.T.Toutant, Deschambault ; E.Lahaye, Batiscan ; Arthur Lapierre, Ste Marguerite, Dorchester ; J.E, Gagnon, CRambord ; L.P.Désy, St Hugues ; Mme Grace Ritchie, Montréal ; B.W.Carmichael, J.B.Delisle, William Rarnett, À.S.Bissonnette, Peter Me- Cormick, Chs.Martin, H.Masson, Duhamel, F, Sylvestre, J.A.Beaudoin, R.C.Laurier, C.A.Daigle, G.B.Gadbois, J.O.Johnson, Armand, Hudon, E.G.Dagenais, J.A.O.Daoust, J.BE.Chagn@,.de Montréal ; Ozias Raymond, des Cèdres ; J.C.Prieur, Côteau Landing ; G.Morin St-Judes ; L.J.Bergevin, Canton Chambly ; Mme Johu Meloche s'est présenté devant un Vallée Plante et Cholette, pour subir l'examen de sage-femme eta eu son di- \u2018plôme comme telle.CC Les bacheliers suivants ont été admis à la médecine après avoir prêté serment Eüdôre (Boruier, 2 0 ebis .Ne Tk is- : | mahon, AÂI£ Morrisset, B.S., Ste Hécomité du collège composé des docteurs.FT MM.J.N.Guay.B.8., 8t Rooh ; J.B.S, Lévis ; G.F.\u2018Rivières ; Macnédine ; A.E.F.Godreau, B.8., St .Sébastien d\u2019Iberville ; Arthur Sylvestre, B.8.; 8t Barthélemi ; Emile Lelaidier, \u2018B.8., St Pierre les Becquets ; W.Arthur Waine, B.A., Eastman ; Edouard W.Archibaid, B.A., Montréal.» La liste des bacheliers de Montréal sera complète dans quelques jours.- M.le Dr Cholette, secondé par M.le Dr Beausoleil a proposé la motion suivante: Que ce bureau vote un bonus de $5 en sus de la même somme qui est accordée aux gouverneurs de Ja ville où a lieu |g l\u2019assemblée et qui sont présents à cette assemblé et qu\u2019un bonusde $10 en sus de la même somme soit accordé aux ouverneurs qui demeurent en dehors de a ville et qui sont présents pour le mème objet, \"\u201d Adopté à l'unanimité.A M, le Dr Marsil a renouvelé l'avis de motion donné par lui à l'assemblée du 30 sentembre 1891, savoir : \u201c Que tout le montant d'argent dont le Bureau provincial peut disposer tant sur le capital qu'il a en main que sur les arrérages qu\u2019il devra faire collecter instamment, soit affecté à l\u2019achat \u2018d\u2019une\u2019 bibliothèque de médecine ; que 50 pour cent d'un revenu annuel net du susiit bureau soit aussi affecté, à l\u2019augmentation et à l\u2019entretien de la dite bibliothèque de médecine ; que tout membre de la profe-sion qui voudra avoir accès à cette bibliothèque devra payer deux dollars annuellement.\u201d : .Sur cet avis, le docteur Marsil a proposé, secondé par le Dr Beausoleil ;- Que ce bureau approuve ls création de la bibliothèque médicale, et que Mle trésorier prépare un état complet des ressources financières du Bureau de- médecine afin de permettre au.Bureeu de décider quelle somme il pourra voter à cette fin.\u201d 102 Cette motion -a été adoptée à l\u2019una- niinité.: : L'autre avis de motion suivant a été\u2019 proposé par le Dr J.H.L.St-Germain, secondé par le Dr F.J.L.Bissonnette ; \u201c Que 50 pour cent des contributions collectées dans chaque district judiciaire soit accordé à toute association médicale existante ou qui existera à l'avenir.: M.le Dr Brosseau a fait rapport de la conférence qui a eu lien à Ottawa la semaine dernière entre les délégués des collèges d\u2019Ontario et de Québec, au sujet de la réciprocité des licences médicales pour les deux provinces.Le Dr Beausoleil, secondé par le Dr Brosseau, a proposé : Qu\u2019un comité compos: des officiers du bureau et de MM.les Drs Cholette et Cartier, M.P.P,, soit chargé de reviser les amendements à l\u2019acte médical et de prendre les moyens propres à les faire adopter par la Législatuge à sa prochaine session.E Adopté.oo La requéte de M.E.Lebel, demgn- daut à pratiquer dans la -province de Quétec, a été accordée après le plaidoyer de MM.Fiset et Deguise qui ont démontré que M.Lebel étäit au Nord- Quest lorsque les examens à J\u2019étude ont cu lieu, Voici la déclaration solennelle que les aspirants & l'étude admis le printemps dernier ont été obligés de prêter à cause des abus qui ont eu lieu.+ \u201c Je me\u2014déclare solennellement que je ne suis pas procuré par des\u2019 moyens illicites, ni que j'aie pris connaissance, avant l\u2019examen préliminaire du Bureau provincial de Médecine, lorsque j'ai subi e dit examen en mai 1892, et que je n'ai eu -recours & aucun moyen malhonnête pour m'aider à passer ces examens; et je fais cette déclaration solennelle, volontairement, la croyant consciencieusement vraie et en vertu de l'acte concernant les serments extra-judiciaires, Ci suit la liste officielle de ceux qi ont fait cette déclaration devant M.Ludovic Brunet, groffierde la Paix, Dr Simard, vice-président du collège des médecins, ct des professeurs \u2018Laflumme, Phifster, Howe et Watters, des Drs Val- 1ée, Verge, Parke, Belleau, de Québec et Picote de Montréal : Geo.E.Lovejoyce, J.P, Roux, Jos.Latour, A, H.Lafleur, P.Berthiaume, Rodolphe Germain, F.Duckett, W.M.Fisk .A, Massicotte, C.O.\u2018Samson, E.Labbé, sur leur diplôme.Li Desrandohampes N.A.Sabougin, J.N° TS To \u2018 ector Meunier, G.Pawson,- G.P.Hy:Bédard, R: H.Craig, Bruno, Bordeleau, J, A.Ohristin, Esdras Clement, Dequoy,: Ge, Fisk, Zotique Oarchand, Rodolphe R: Menard, R.A.Girardin, 11d.Lesage, Raoul Pepin.P.Vandandgigne.- oo Avant de lever la séance, sur proposition du Dr Maroil, secondé parle Dr Besusoleil, des remerciements sont votés à l\u2019Université-Laval sa\u2018 pour gétiéreuse hospitalité.> mm LE PACIFIQUE ENTRE SOREL ET ST GUILLAUME Nous lisons dans le Serelois : On annonce que la compagnie du chemin de fer Pacifique Canadien va suspendre son service entre Sorel et Saint - Guillaume, à compter du ler - ectobre prochain, \u201c Cette, nouvelle eat bien de nature à alarmer la population, : En .effet, voici I'hiver qui arrive, la navigation qui va\"bientôt cesser et Sorel va se trouver complètement isolé, surtout si le Montréal & Sorel n'est pas de nouveau ouvert à la circulation, Ke\u201d En face d'une perspective semblable nos hommes d'affaires s'agitent, ils se lamentent et font entendre des plaintes dont l'amertume s'explique certes bien, Le.Sorelois espère que le Pacifique Ya se saigner de quelques milliers de piastres pour construire le pont sur l\u2019Yamaska, \u2014\u2014\u2014e {> mme - BULLETIN DE LA GROSSE-ILE Voici le bulletin \u201cde santé adressé de lg Grosse-Ile\u2019 à Son Honneur le maire Frémont, via le département de l'agriculture à Ottawa : Co .J.FRÉMONT, Ecr., mairo de Québec, Ottawa, 27 sept,\u2014Ci:joint est le bulletin du Dr Montizambert + \u201c \u2018Arrivées, barque Almeda, SS.Texas, Numidian \u2018Gerona.Le capt.da Numidian rapporte la mort, le 20 courant, - de Charles Phillips, un jeune garçon faible de 14 ans, de Manchester ; péritonite avec quelque diaiihée ; une journée de maladie ; le reste bieu.Si tout va bien, il peut être relâché aujourd'hui, vu qu\u2019il y a plus de 7 jours et qu\u2019il n\u2019y a aucune infection.Les passagers sont anglais et scandinaviens et ces der- .niers ont passé à Gottenberg.Aucun passager, cargaison ou bagage du continent, , J.Lowe, D.M.A, TROIS ENFANTS FRAPPES À MORT L'auteur du meurtre se livre ala Justice Doxdentown, N.J., 28 \u2014 Trois petits enfants, Charles Brown,Georgieet John \u2018Bogart, ont été frappés à mort; hier, ên , cette ville, à la demeure de M.Bogart, sur la rue Chestnut, par la mère de de Charles Brown, en l'absence des époux Bogart.La femme coupable a été - se livrer ensuite aux mains du chef de police Jobes.La maison de M.Bogart a été mise sous la garde do la police jusqu\u2019à l\u2019arrivée du coroner De Worth, ' qui était au dehorz Je la ville.L\u2019INCENDIE DE BOUCTOUCHE _ L'œuvre des incendiaires-CArres- : - tation de-suspects.- Moncton, N.B., 28\u2014I] paraît que l'incendie de Bouctouche est l'œuvre des mains criminelles, : C Depuis quelque temps on se plaignait des contrehandiers et on'dit que d'énor- - mes quantités de marchandises avajent fraudulousement été introduites à Bouc-touche on ajoute que le feu a été mis à .la, ville, pour empêcher la police fédérale de découvrir la faude, Deux jeunes gens accusés d'avoir causé l'embrasement sont actuellement sous verrous.L'un d'ek, un'jeune Renaud, fils de l\u2019ex-député du comté de Kent est actuellement pércopteur de douane.Au moment où Je shérif qui a fait E l'arrestation traversait le bois avec ses - prisonniers, des personnes inconnues ont tiré eur lui, du milieu d'un épais fourré.On s'attend à des révélations surpre- nabtes d'ici À quelques jours.Les habitants des villages sont dans soupçons.; la terreur et n\u2019osent exprimer leurs UNE BELLE RECOLTE.\u201c AVOINE: DE LA FERME EXPERE 7 MENTALE Nous recevons de St-Henri de Lévis Ja communication suivante : Brousseau; H, M.Dabamél, - Hudon, Jet F.W.Camphoil.De- Québec.: \\Docteurs Of 0.E.Lemieux, L, J.A.Si Vie rs la 9.À Simard ob A.Le D.Lebel jnr.qui a pratiqué à.Sanaw depuis deux ans, fait'application s F.Rinfret, L.Larve, \u2018@, | 8.Parke, A.@.Bolleau, A.A, Watters || ~ ____ JOURNAL-DES CAMPAGNES - Pre ee \u201cDES AIGLES Ce sont \u201cde fiers aiglés, allez, les gens de la Patrie.e Lisez moi coci : Monsieur Thomas Ohapais' vient d\u2019é- = x Los , 4 207 ; J 2 ° * # Je © ; Ll 1 + = en: 0e \u2018quo les intérêts religieux sont concernées, en 69,000 ,membres de l'église d'Angleterre, 75,000 catholiques et 48,000 Wessleyans.D'après le rapport pour 1890 de l'hon.H.R.O'Dyer, recévcur-général, son commerce serépar- tit comme suit : i EEA a ees ke de Lotbinière, Rémillard de.St François de Beauce, à Lotbinière ; M.P, A, Ouellet de Ste- Anne Lapocatière; à St-Ephrem ; M.HæHudon de St-Victor, à Ste-Anne - Lapocatière ; M.J.F.Dumais des \u2026 .St-Henri, 26 sept.| Cevant le collège des médecins pour être reinter Fréchette.Dame quand on a CH Grondines, à St-Gervais ; M.U.East Monsieur, 11 7 #dmis à-pratiquer dans la province.fraînté Victor Hugo ! = A oper Importations.Exportation de St-Gervais, à Montmagny ; M.-Ls Au printemps dernier, j'ai obtenu de \u2014__ Q Tomas 40, Chapais | Colunies apgiaises 2765087 Sl'247/68g | Dion de St-Jean-Port-Joly \u2018aux Gron- Ja forme expérimentale .d'Ottawa, 3|.À nm Lhe spais.Pays étrangore\u2026.\u20181,408, 794 3,337,860 | dines ; M.8.Turcotte de St-François ee te SOS 5) AN PALNS DE JUSTICE | Ot odorant tp hein a | de Honma, 5 a 0.3, sur ma terre.La.récolte m'a donné tu : : 3 $6,303,855 $6,009,086 | Gagnon de St-Georges,d St-Henri ; M.F.120 livres de très belle avoine.Je suis .très content de.cette-zécolte, et vous prie d\u2019en, dire un mot, afin que d'autres cultivateurs fassent comme moi.F; Bozpuc.Lb Nous nc saurions, en effet, trop fortement conseiller à nos lecteurs de s\u2019adresser à la ferme expérimentale pour obtenir des grains afin de voir quels sont les plus avañtageux pour notre sol.Le résultat obtenu par M.Bolduc est superbe.Tous peuvent en obtenir ün semblable cn se donnant la même peine que Jui.At ABs > etme ant SECOUONS LE JOUG Le refus de la Cie de la Traverse Ln Commission du Havre * ren mêle Nous apprenons avec plaisir que la Voici \u201cquelques-uns des derniers jugements rendus en Cour Supérieure : Par l\u2019hon.juge Caron.\u2014Giasson vs demandeur.Par l'hon.juge Casault\u2014Dion vs Alain et Paquet, T.S.Motion du T.Spour pétition, mise hors du délibéré.Par I'hon.juge Routhier \u2014MoGreevy vs Peters.Jugement contre le défendeur pour $149.03, et intérêt du 6 Janvier 1891 et frais sur telle action distraits, La Cour de Révision rendra jugement le 30 dunsplusieurs causes importantes.Aujourd'hui les'causes en révision des districts ruraux sont plaidées.M.L.Taschereau, C.R., Drapeau, Ohoquet, Bender, Lavergne, Asselin et plusieurs autres avocats, sont à Québec.La Cour Supérieure siégera le premier octobre.i Lachance.Jugement en faveur du |.DEVANT LE MINISTRE Sous le titre, Un ministre charitable, l\u2019Union de St-Hyacinthe publie free filet suivant : \u201c\u2018 Lundi.deux jeunes gons de cette ville qui s'aimaient d\u2019un amour tendre mais à l'union desquels leurg parents mettaient obstacle, sont allés demander à un ministre protestant quelconque\u2018 de la ville de Montréal l'aide de sa bonne tolonté pour les unir dans les liens du mariage.Ils ont réussi à trouver ce mo- déle de bonne volonté et depuis lundi nos jeunes amoureux sont mari et femme.\u201d Ne : _ Et c'est ainsi \u2018qu\u2019un\u2018journal catholique annonce un des plus affreux ecan- dales que puissent donuer des enfants de l'Eglise.Des catholiques -qui vont se inarier Des exportations, la morue sèche a été l'aïtiele de beaucoup le plus considérable ; les expéditions en'Espagne, Indes anglaises, Brésil, Portugal et Canada ayant atteint $3,193,681.Les Etate- Unis'n\u2019en ont pris que pour $141,000 et l\u2019exportatiôn totale en ce pays n\u2019a été que de $441,797, pendant que le Canada a pris pour $631,104 de produits et a expédié à Terreneuve des marchandises pour un montant total de $2,423,319, soit le double (de la valeur, -des produits expédiés sur l'Ile par les Etats-Unis, Ainsi, la Puissance a une part des plus favorables daus Je commerce de Terreneuve, ct avec la Grande- Bretagne, en contrôle les deux tiers.\u2018Un coup d'œil au tableau suivant prouvera aussi que l\u2019Ile est un marché important pour nos fermiers et semblerait indiquer qu\u2019advenant l\u2019union, nous X.Garneau de St-Ambroise à Beauport ; M.T.Trépanier de Beauport, au séminaire de Québec ; M.J.E.Gingras de Fraserville, au séminaire de Québec ; M.T.Murcoux de Kamouraska, au chapelinat des Ursulines de Roberval : M.P.O'Reilly du collège Lévis, à Sillery ; M, A.Côté du collège de Lévis, à Fraserville ; M.C.Samson du collège de Lévis à Saint-Roch de Québec ; M.P.H.Turcotte du collège de Lévis, à Saint-François de Beauce ; M.A.Taschereau du collège Sainte-Anne, à Ka mouraska.u : Ont été nommés vicaires : M.G.Lavoie, à l'Ile aux Groes ; M.H.Michaud, à St-Michel ; M.N.Gariépy, à St-Casimir ; M.A.Dulac, à de Montmagny ; M.A.Simard, à Somerset ; MM.J.Cing-Mars et P.Hébert, au séminaire de Québec ; MM.L.Vézina et E.E.Dionne, au collège de Ste-Anne.Retirés du ministère : Ste-Maxguerite, M.T.Souoy de.:Ste- .Agathe à St-Georges:; M.À.Hudon, } vv.Yves à St-Ambroise; M.Pv 2° + = i = - OY Fa ii Be Et NW FR TAD TE A LES) ES PAC A Nu J LL PP I Islet ; M.S.Chénard, à St-François .MM.E.V.Dion, curé de la Rivière- Ouelle ; A.Bernier, curé de Lotbinière; À.Pelletier, curé de Château-Richer.devant un ministre protestant commet- tént une sorte d'apostasie.Ils renient leur foi, ils foulent aux pieds leur religion, ils se rendent coupables d'un véritable crime moral.Commission dù Hâvre de Québec entend voir -le fond- des çhoses dans l'affaire du refus de la Cie de la Traveree de lais- , ser oreuser au quai Lauzon.Gin pa ao NE ATTAQUE, INJUSTE pourrions leur envoyer la plus grande partie des marchandises qu'ils achètent maintenant des Etats-Unis, En cour de Police, ce matin, on a commencé le procès pour vol de chaloupe.Valeur.Articleg importés en 1890.weed 55,900 Niandes, ete À LA FRONTIERE la séance de la chambre de commerce D n'y a dono pas lieu de badiner | Bourre.\u2026 197,000 | Le Dr Laberge satisfait de sou tnspece de Lévisp tenue hier soir, que M.Giroux \u2014 en face d\u2019une faute aussi scandaleuse, .tion des différentes stations a demandé toutes les informations sur La Patrie ct Mgr Taché Le moiss qu'on puisse faire c'est do nanftalres le sujet, pour voir 8'il y a moyen.d\u2019en \u2014 - n\u2019en\u2019 point entretenir le public.Ou, si Montréal, 28.La Patrie attaque avec violence Mgr ser L arriver à quelque chose de pratique.Le public de Québec devra féliciter la.commission.du Hâvre de cette démarche énergique.La chambre de commerce de Québeg, croyons-nous, donnera- aussi \u2018un coup de main.Bravo! 15 Secouons ce joug d\u2019un compagnie qui fait passer le public de Québec aux yeux des.étrangers pour des gens sans énergie: Nous ne demaundond point qu'on fasse des misères à la Cic.de la Traverse, quoiqu\u2019elle en ait faite beaucoup au public.Nous voulons seulement savoir si elle peut, parce.que cela la déflinge, empêcher une amélioration publique.Là est le point en jeu.i LE COLLEGE DES MEDECINS BEUNION SEMI-ANRUELLE Le bureau d'examinateurs central Le droit de pratiquer dans tout le pays C'est aujourdhui,28 septembre, qu'ont lieu, en cettoville la réuñion semi-an- nuelle du Collage des Médecins et Chirurgiens de la Province et la collation des licences de pratique, aux gradads n ioserira également aü régistres, les bacheliers de nos de nos universités.collèges qui présentent leurs diplômes, en échange du ocurtificat d'admission à l\u2019étade de la médecine.Dette réunion du Collège sera - des plus importantes.On y étudiera de loi concernant les examens à l'étude de la médecine, les études médicales, la pratique, eto, rejetés à la dernière session.: La création d\u2019un bureau d\u2019examinateurs central, l'établissement d'une échelle uniforme d'études, afin de promouvoir Ja réciprocité\u201d de \u2018diplômes entr toutes les provinces du Canada scront également traitées dans\u201dcatte assembléee Plusieurs médecins se proposent aussi de ressusciter le projet d'assurance sur \u2018Ia vie, dont il à jadis été question, dans une des réunions du Collège.' Les médecins suivant de Montrén sont à Québec pour assister à cette réunion :\u2014Drs.Craik, W.Brunet, À.~ de nouveau les projets |.Taché, I'accuse .de partisanneric politique, et lui reproche des sympathies trop accusées pour le parti conservateur.Nous sommes loin d\u2019admettre ces | réeriminations du journal libéral.Nous saluons en Mgr Taché l\u2019un des grands évêques qui ont illustré l\u2019épiscopat canadien, et l\u2019une des gloires de notre race, Nous admirons en lui l\u2019apôtie, le patriote, le défenseur de son peuple ; ct si le succès n\u2019a pas toujours couronné ses efforts, cela n\u2019est pas dû à sa faiblesse, Mais aux malheurs des temps ct aux insurmontables difficultés, aux complications périlleuses qui se sont dressées sur sa route.Dans son dernier numéro, la Patrie s'écrie par la plume d'un libéral : Que sont devenus nos intérêts natio- avec cette tactique ?Nous n'avons plus un seul ministre canadien dans le gouvernement du Manitoba ni dans celui des Territoires.Les métis sont dispersés | aux quatre vents.On a aboli la langue française et les écoles séparées.Nos nationaux ne comptent plus rien du Lac Supérieur à la Côte du Pacifiquegrûce à l'intervention politique de Mgr Taché.Et la pressa conservatrice nous conteste le droit de constater ce fuit désolant et d'en faire porter la responsabilité à l'évêque de St-Boniface ?\u201d Qui a presorit la langue française et porté atteinte aux écoles séparées ?Estce un gouvernement conservateur ?Non; s'est le cabinet libéral de MM.Greenway et Martin.Mgr Taché contre ce cabinet qui a provoqué ces mesures persécutrices ?Non, car Mgr de Saint-Boniface a accueilli sans hostilité ce gouvernement nouveau, et c'est avec son assentiment qu\u2019un député canadien est-entré dans ce ministère.Tout cela est bien connu.L'attaque de la: Patrie est donc injuste et non fondée.\u2014\u2014\u2014>e- mm A In Quarantnine ; Quatre.cents moutons et 20 : porcs arrivés ces jours derniers, sont\u2019 à la Quarantaine de Lévis.Ces gnimaux sont consignés pour Danville, P.Q, et la province d'Ontario, \u201c e FE nauz et relirieux dans le Nord-Ouest Voilà le résultat désastreux obtenu | Et est-ce l'intervention politique de l'on veut mettre le fait dans les gazettes, il faut en parler pour le flétrir et le dénoncer.\u2014\u2014\u2014\u2014l>-e{e- mm TERRENEUVE ET LE CANADA On annonce une conférence entre les les daux colonies.de l'Ile dans la copfédération : article de J\u2019organe officiel de Sir William I'lle est aujourd'hui favorable à l'union regarder avec sympathie tput mouve- rique britannique du iojurieux.On prétend que sous la Confédération, les grandes ressources minérales et agricoles de l'Ile auraient meilleure chance de se \u2018développer par le concours de l'énergie canadienne et de la richesse anglaise ; que des mesures seraient prises pour ouvrir l'intérieur peu connu de I'Ile, et qu'en plusieurs autre manières, Terreneuvene pourrait manquer d'avoir sa part \u201c dans la prospérité constante du Canada.* D'un autre côté, le Canada étendrait sa puissance, augmenterait immensement ses \u2018pécheries et ses faoili- tés de pêche, développerait ses intérêts sur mer, augmenterait son pouvoir maritime \u2018et son étendue territoriale en s\u2019assurant le contrôle définitif de l'entrée du St Laurentcette discussion d'avoir un aperçu sur la situation de Terrenepve.En 1884, elle avait une population à peu près égale à Toronto aujourd\u2019hui, et divisée, représentants du Canada et ceux de Terreneuve pour s'entendre .sur de meilleures relations commerciales entre À ce sujet, nots croyions devoir reproduire de l'Empire l\u2019article suivant sur les avantages que retireraient les deux pays, de l'entrée L'opinion contenue dans un récent Whiteway, que de parti au pouvoir dans avec le Canada, donue lien à beaucoup: fe commentaires iei et daus la mère patrie.Le rédacteur \u2018du Times de Londres pour la politique' coloniale, est d'opinion que tout en n\u2019intervenant pas \u2018activement, l'Angleterre peut cependant ment qui complètera Poe de l\u2019Améord et relèvera \u201cl\u2019ancienne colonie \"de son isolement Il sera intéressant alors, en vue de.CharbON coco sransooncareos cosossose sense» \u2014 191,000 Puis des viandes pour une valeur de $143,000, beurre, $55,600, fleur, $307, 000, pore, $224,000 et plusieurs autres articles sont achetés des Etats-Unis qui le suraient ici probablement, avec la \u2018Confédération, C'est donc une\u2019 spéculation intéressante de.savoir jusqu'à quel point le sentiment en faveur de l\u2019Union s'est élevé à Terreneuve, et quelles conditions demanderait ou accepterait l'Ile pour entrer dans la confédération des provinces canadiennes.\u2014\u2014 2e.t\u2014 CHANGEMENTS ECCLESIASTI- QUES POUR L'ANNÉE 1892 * Dans l\u2019archidiocèse de Québec Ont été travsférés aux cures sui- vanes : M.B.Demers de Saint-Erançois de Beauce, à Lotbinière ; M.L.Z.Lambert, de Sainte-Anastasie, à Saint Frangois de Beauce ; M.\u2018R.Labbé de Stosneham, à Sainte-Anastasie ; M.S.Jolicœur, de N.-D.du Rosaire, à Stoneham ; M.N.H, Leclerc de Ste-Cathe- rine, 3 St-Roch des Aulnaies : M.L.0.Moisan de St-Narcisse, 4 St-Bernard M.C.Bérubé de St-Lambert, à Saint- Victor de Tring ; M.F, X.Méthot de St-Bugène, à St-Lambert ; M.À.Gingras de Ste.-Claire, à Château-Richer ; M.W.H.Couture de St-Elzéar, à Ste- Claire ; M.À.Lafrance de la mission de Betsiamis, à St-Martin ; M.À.Miène.5 M.E.Pagé du vicariat, à la cure de la Rivière-Ouelle ; M.A.Boissinot du vicariat de Somerset, à la cure de Saint- Philippe ; M.F.Rouleau du vicariat de Sillery, à la cure de Saint-Narcisse ; M, Th.Turcotte du vicariat de Portneuf, à la cure de St-Benoit Labre ; M.A.Talbot du vicariat de Montmagny, à la cure de N.-D.du Rosaire ; M.J.E.Galerneau du vicariat de St-Paul, à la cure de St-Paul ; M.O.E.Verret du vicariat de Sherbrooke, à la cure de } Ste-Catherine.- Ont été transférés aux vicariats suivants : .M.A.Vaillancourt de la maison de Natascouan, au vicariat de Saint-Syl- vestre ; M.Th.Mercier de Ste-Claire, à ar chaud du Collège Ste-Anne,' à St- Eu- | P M.le docteur Laberge est allé visiter les différents points de la frontière; où l\u2019on a placé des médecins insp.cteurs de quarantaine et il n\u2019y a rien vu d'iusoli- te.Tout s\u2019y passe admirublement et si\u2019 cela continue, on fera revenir les médecins à la fin du mois.Ce qu'il y a de curieux c'est que la même inspection a lieu du côté américain, alors que nous n'avons pas eu un seul cas de choléra au Canada.Du reste, la meilleure cutente n'a pas cesser d'exister entre les médecins américains et canadieus, c\u2019est ainsi qu\u2019un des nôtres a remplacé un de ses confrères américains obligé de s'absenter pour cause de maladie dans sa fawiile, .Un cas douteux s'est pré-enté il y.a quelques jours, à Rouse\u2019s Point.Il s'agissait d'un tramp qui venait de New- York à pied ; il avait mis 20 jours à accomplir le trajet et soit la mauvaise nu, et aujourd\u2019hui il est tout-à fait bien.En somme, le Dr Laberge est entiè rement satisfait des mesures prises, mrt es: LE CENTENAIRE DE L\u2019AMERIQUE \u201c L'Ar6thuse\u2018\u2019 représentera Ia France.° ; aux fêtes, à New-York nourritare ou la boisson, il présentait .des symptômes inquiétants.O : l'a rete- | New-York, 28\u2014M.le vicomte d'AF- zac, consul général de France, en cette ville vient de notifier au comité du oen- - .; tenaire de l'Amérique, que le croiseur à .- batterie \u201c l\u2019Aréthuse, \u2018\u2019 qui porte le pavillon du contre-amiral d\u2019Abel de Libran, commandant en chef la division de- l'Atlantique, représentera le gouvernement de la République française, lors de la parade navale gui aura lies le mois rochain.: compagnée de l'aviso \u201c Hussard, \u201d dont.une dépêche de Portland annonçait hier le départ pour, New-York, \u2014 >< meme Etant de compte À une réunion des créanciers de MM, Alex.Fraser & Cie, l'état suiv\u2026t.de leurs affaires a été soumis : Dettes, $196,000 dont 87G,000 sont garanties ; actif, S150.000 d:nnant un déficit de $46,000.Une offre de 20 cts dans la piastre, dont 15 cts payable en août 1893 et 5 cts en décembre 18>3.a été La majorité de ceux-ci a sug 6ié 26 cts jeudi pour décider.faite, mais refusée parles créanciers.- garantie ct a dorné à la soc.::é jusqu\u2019à.: = \u201c L'Aréthuse \u201d est attendue à New- York vers le ler octobre, Elle sera ac-\u2018 - ° TETE ES Re Tet cod ur uP TES SEE RT TT VUS US IIIF cs ass et - AE ES re Me \u201cee + DEUX HOPITAUX PES CONNUS ; - Nous sommes en l'y.nnée 1714.Les Religieuses de l\u2019Héstel-Dieu venaient d'acquérir la propriété de I'Ile-aux-Oies; elles I'avaient achrstée de Paul Duphis, sans Bavoir au juste si elle leur apporte- Trait des profits proportionnés aux dépenses qu\u2019elles se proposaient do faire Pour l\u2019exploiter.Afin de juger de la valeur de cette nouvelle acquisition, ces bonnes Dames résolurent de s\u2019y rendre, au nombre de huit, en compagnie de M.\u201c \u2018Phiboule, confesseur de la communauté.Lie voyage dura neuf jours, dont sept furent consacrés à faire -une inspection minutieuse de l\u2019Iletout admirable : mier, les granges, les étables, les fontaines, le jardin, le troupeau.Le foin était en grande abondanco, les grains s\u2019annonçaient bien, les\u2019 légumes avaient déjà atteint une grosseur extraordinaire pour la saison : on était au 15 juillet.Bref, tout était magnifique, et \u2018l\u2019acquisition de cette île no pouvait -arriver plus à° propos pour soutenir lHôtel-Dieu et ses pauvres malades.* Fx La Mère Juchereau de St-Ignace qui |: rapporte les détails de cette excursion, nous fait connaître,en terminant, quelque chose de bien \u2018singulier au sujet des oiseaux aquatiques qui couvrent Cette Île à certaines époques de l\u2019année.\u2018* Pendant notre séjour en ce lieu, dit-elle, on nous montra tout ce qu\u2019il contenait de rare.Nous nous promenâmes en différents endroits fort agréables ; mais ce qui nous parut le plus singulier, c'est un gros rocher, qui de tout temps a été nommé l'Hôpital, parce qu\u2019aussitôt que les chasseurs ont blessé une outarde, ou quelqu\u2019autre oiseau, ils s\u2019envolent sur \u2018ce rocher, comme à un asile, où ils trouvent du soulagement ; ils ont là effectivement de petites commodités, où l'on eroirait que l\u2019art a plus de part quo la nature.On y voit quantité de bassios de toute grandeur, creusés dans le roc : l'edu de la marée s\u2019y conserve, le soleil l\u2019échauffe, et ces petites bêtes s'y baignent à leur plaisir.Quand elles veulent peu d\u2019cau, elles choisissent un potit bassin ; quand elles en souhaitent davantage, elles vont à un plus grand ; elles se couchent sur les pierres chaudes; il y a aussi de la mousse, où elles peuvent se rafrai- chir.\u201c Nous y trouvâmes plusieurs vutar - des malades ou blessées ; elles nous reconnurent apparemment pour des hospitalières, car nous ne leur fîmes point peur.Nous montâmes.jusqu'au haut de cet hôpital.d'où l\u2019on découvre une grande mer.Nous ne passimes aucun des jours de notre résidence en ce pays (l'Île) sans y aller prendre quelques heures de recréation.x » * \u201cx * .Voici, comme preuve de l'intelligence des bêtes, un nouvel exemple tiré pourtant d'une classo inférieure dans l\u2019échelle des êtres, -les poissons, qui sont considérés comme absolument stupides : leur vue est très bornée, mais, en revanche, leur odorat et leurs appétits voraces sont très développés.Les oigeaux, au contraire, - ont un instinct social que l\u2019on ne rencontre pas chez les autres animaux.D'après Buffon, cette supériorité vient de ce u\u2019ils ont plus de moyens et de facilités -de se rapprocher, de se rejoindre, de de- mesurer et voyager ensemble ; ce qui les met à portée de s'entendre et de se communiquer assez d'intelligence pour connaître les premières lois de ln société, qui, dans toute espèce d'être, ne peut B'établir que sur un flan dirigé par des vues concertées.C\u2019est'cette intelligence qui produit entre les individus l'affection, la confiance, et les doutes habitudes de l\u2019anion, de la paix; et de tous les biens qu'elle procure.Il y a méme des oi- £6aUX que nous no connaissons que par les effets de cct instinct social, et que nous ne voyons que dans les moments de l\u2019attroupement général et de leur réunion en grande compagnie.Telle est, en général, ajoute Baffon, la société de la | P Jiopart des espècos d'oiseaux d'eau, - ous venons de citer nn trait bien frap- - pant de ces réanions d\u2019outardes ou d'oies siuvages blessées, accourant d\u2019instinct chercher la guérison.Fu ; \u2026 La.rivière Jacques-Cartior offre, à pen de distance de son embouchure, un exemple assez extraordinaire de ce qu'a pu opérer avetsto temps, le travail de la xature.On_ prétend, \u2014 mais je n'en #ais rien moi-même, \u2014que les eaux sont Elles trouvèrent la résidence du fer- fo.a parvenues à creuser sous le lit dé la \u2018rivière, UN Canal souterrain où tunnel de cinq OR six pieds de largeur, sur autant de hauteur, et de six arpents de quand les eaux sont basses, et que le couraat y devient moins rapide, les poissons blessés ou\u2019 fatigués des efforts qu\u2019ils ont dû faire pour franchir \u2018des rapides et des courants nombreux, se rendent dans cet asile impénétrable,pour s'y guérir ou s'y reposer.Ce canal, ouvert aux deux extrémités, porte le bom d\u2019 Hépital, tout comme le rocher de l'Ile-aux-Oics.Est-ce vrai ?Est-ce faux ?Je l'ignore.Mais il est bien certain que les habi- fo les csturgeons ct les saumons de leur conservation, particulière 4 tous les êtres, même à ceux qui sont relégués au plus bus degré de l'échelle animale.N.E.DIONNs.M.MARG SAUVALLE Est il méthodiste ?: Le True Witness nous arrive avec une révélation.les registres do la premiere église méthodiste de Montréal : \u201c Est-il le M.Paul Marc Sauvalle dont le nom figure comme suit sur les régistres de la Première Eglise méthodiste française de cette ville ?\\ Sauvalle, député protonotaire de la ville de Montréal, et de Laure Comte, née le 3 oyembre 1888, baptisée le 22 avril 1891.\u201cJ, Pinal, ministre ; témoins, P, Mmaine Sauvalle ?Cet extrait d\u2019un document authentique appelle quelques questions.Ce M.Paul Marc Sauvalle qui a fait baptiser sa fille'à l\u2019église méthodiste, est-il le-Marc Sauvalle qui est rédacteur au Canada-Revuc (t au Canadien ?Nous ne connaissons pas à Montréal d\u2019autre M.Sauvalle, et lo True Witness affirme qu\u2019il n\u2019y en à pas d'autre dans le Directory.Jusqu\u2019à plus ample informé nous devons donc conclure qu\u2019il s'agit de l\u2019écrivain dont nous nous somries quelque peu occupé ces jours derniers, Or cet écrivain a reconnu qu\u2019il était l\u2019auteur de certains article signés Demos La lettre suivante en fait foi : Montréal, 17 sept, 1892.Monsicur le Directeur, La lettre de M.Globensky que je trouve dans le Canadien à mon retour de l'exposition me surpreud et n\u2019attriste.Je ne croyais pas que celui qui fut un de mes collaborateurs à plusieurs reprises pit me penser capable d\u2019éorire sous un pseudonyme, pour éviter une responsabilité.oo ., Du moment où un ami et un journaliste peut commettre uno erreur aussi insultante pour moi, je n'hésite pas à déclarer que les articles signées - Demos dans le Canada-Revue ont été écrite par moi.Bien à vous Manc SAUVALLE.\u2018 Le nommé Demos et Marc Sauvalle étant une seule et même personne,voyons ces article du Canada-Revue.Il disait : \u2018\u2018 Les affaires de l'Eglise sont bien les nôtres, puisque nous lui donnons tout, et ce que nous ne lui donnons pas, elle le rend.\u201c La seule chose qui puisse nous faire tort/à l\u2019égard\u2019 des protestants, serait de ne pas faire respecter notre religion.\u201c* Quel est ln force de cet argument ad hominem ?Tl peut\u2019 convaincre un protestant, mais pas un catholique.\\ Et, catholiques, nous le sommes, dussions-nous avoir à lutter envers et contre tous pour rester dans la foi où nous avons été élevés,\u201d Et bien, si l'hommo flui a écrit ces lignes est un apostat, un méthodiste, un + ho __ JOURNAL DE long.À certaines époques de l'année, | - tants de l'endroit sont sous l'impression- rivière ne mauquent pas de l'instinct de-| Le nom de M.Marc Sauvalle,se-trou- ve, paraît-il, inscrit comme suit dans.\u201c Oliva Rence, fille de Paul Marc Sauvalle, L.Sauvalle, O.Gadbois, Germaintenant quel langage il tenait dans Jet To : ee A LEA > to vl : remains nes enatre mate tu on myo ah vase dent linmme qui fait baptisér sa fils ohez les protestants, les\u2018 mfnes do \u2018Fartuife ne doivent-ils pas tressaillir ?Cy ct répugnante; la voilà! Nous attendons les explications de M.Maro Sauvalle, purifioateur du clergé canadien.Est-il méthodiste, oui ou non ?Et lorsqu'il aura répondu à cette question, nous lui cn poserons une \u2018Autre qui qui nous est suggérée par notre correspondant Un français.\u2018 \u2018 Les dames admirent la Vigueur de- Cheveux d\u2019Ayer, pour le lustre brillan - qu\u2019elle donne à leurs cheveux.Elle rétablit la couleur, active lu croissance.Er rs Une lettre de l\u2019abhé Voiti la lettre adresséo par M.l\u2019abbé Loflamme, de l'Université Laval au collègo des Médecins et chirurgiens de Québec : 27 septembre 1892.M, le Dr A.-G.BELLEAN, Sec.Col.Méd.et Chir., P.Q.Québec.Monsieur le Secrétaire, Je me permettrai de vous faire quelques remarques à propos des derniers examens d'admission à l'étude de la médecine, Tous les examinateurs sont ungnimes à dire qu\u2019il est à peu près impossible de \u2018faire Ces examens, au moins pour certaines branches, comme le latin, le grec, l'algèbre, la géométrie, sans indiquer d'avance l'étendue, dans chacune de ces matières, que les questions seraient censées couvrir.Rigourcusement parlant, on pourrait peut-être se passer de ces indications pour le grec et le latin ; mais alors il faudrait donner des dictionnaires aux élèves, ce qui nécessiterait de grandes dépenses.On devrait, je crois, mettre sur le même picd le français pour les anglais ct l'anglais pour les français.Quant à l'impression des questions, du moins de quelques-unes d\u2019entre elles, nous la regardons encore comme nécessaire, Il est absolument impossible de dicter des extra\u2019ts latin ou grec, sans exposer les élèves à fairè de nombreuses erreurs, qui rendent leur travail, à peu près impossible.Il ne faut pas songer davantage à dicter les questions d'arithmétique et d'algèbre.pour la même raison.Les questions d'histoire, de géographie et de littérature sont à peu près les seules qui puissent être dictées sans trop d'inconvénien® \u2018L'usage des tableaux roirs ne facilite guère la besogne.Quelques élèves voient mal et sont obligés de se déplacer es uns après les autres pour aller lire co qu'on y a écrit, ce qui constitua un grave désordre, vu que dans ces allées\u2019 et venues, ils pey- vent se passer des notes, sans que les surveillants s\u2019en aperçoiveent.ous croyons que le moyen le plus simple de régler tous ces points serait de nommer un comité de Médecins Gouverneurs du Collège, chargé de voir les examinateuwrs et de s'entendre avcc cux sur tout ce qui regarde ecs examens.Tout le monde désire que ces examens soient sérieux : mous.croyons indiquer ici le meilleär moyen d'arriver à ce- résultat, tout en rendant justice aux examinateurs et aux élèves.| Nous vous prions de communiquer au Bureau des Gouverneurs ces quejques remarques, afin qu\u2019il s'en occupe s'il le juge à propos.K ~ L'expérience que nous avaps acquise en cette matière çst assez grande pour que nous nous croyions justifiés de vous parler ainsi.,Ç Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire, l'expression de ma haute considération et de mon entier dévouement.Au nom des examinateurs J.C.K.LAFLAMME.\u2014e Guérison (miraculeuse A SaintrsAnne Co de Benupré Une nouvelle guérison miraculeuse s'est produite ces jours derniers à Ste- Aune de Beaupré.Un nommé Daniel O'Brien, du comté de Glengarry, Ont., souffrait depuis neuf mois d\u2019un rhumatisme qui l\u2019avait privé.de l'usago de ses jambes.Dernièrement, il s\u2019est fait transjorter au sanctuaire de Ste-Anne de Beaupré où il 2 -été complètement guéri.a.~ 1ae tromper.DE CHARETTE Basse Motte, le 18 septemb ro 1892 (Castelfidardo).- Monsieur le Chovalier de Montigny, Recorder, Montréal.Mon Cher Montigny, C'est à vous que je m\u2019aÜresse comme le plus ancien, pour être mon interprète auprès de tous les Canadiens-Français de nos csmarades, qui, comme d'habitude, out porté haut et fièrement les couleurs du Régiment, en se groupant autour du glorieux drapeau de Carillon pour escorter le vénérable cardinal Taschereau, qui fêtait si glorieusement tous les catholiques Cavadiens-français, à l\u2019occasion de ses noces d'or.° Si nos évêques ont fait, la vieille, France, les vôtres ont fait le Canada, et vous avez raison de vous souvenir et de prouver que vous avez le cœur assez haut pour montrer à tous, quand l\u2019occasion s'en présento, que là reconnaissance, quoi qu\u2019on en dise, est .une vertu fran- aise, : \u2018J'ai lu avec un plaisir inénarrable et une fierté toute naturelle les beaux discours qui ont été prononcés à l'occasion des noces d\u2019or de votre glorieux Cardinal, et les paroles prononcées par M.Aryot, qui, en quelques mnts, à rappelé l\u2019histoire du Régiment et ses noces d'ar- Le tous, cn 1885, à la Basse-Motte.- Veuillez dire à M.Amyot cuwbien je le remercie des paroles trop flatieuses | qu\u2019il veut bien-adresser au Général des Ziouaves.Tous ces éloges, je les reporte «n entier au Régiment, car je serais bien peu de chose sans vous, et quand je veux prendre une décision, c'est dans le cœur de mes amis et camarades que je vais chercher mes inspirations, sûr de ne'pas Et puis, moi aussi, j'ai adopté votre belle devise : Aime Dieu et\u2018va ton chemin ! 2.\" D'après le compte-rendu des journaux, je vois que ce sont les Zouaves de Québec qui ont été les premiers à saluer Son Eminence.Cela ne m'étonne nullement ; nous n'avons qu'une seule raison d'être, rous, Zouaves Pontificaux, être les premiers toujours, , Dites à mon ami Rouleau que si nous deyenons vieux, le cœur reste jeune et sier, au souvenir de la blonde jeuncsse, et qu\u2019il a raison de dire que nous, les zouaves Pontificaux, noûs n'avons pas le droit de désespérer.: Dites aussi à Desjardins que je le remercie des souvenirs évoqués.si éloquemment: de Castelfidardo, Albano, ete.! Dites à tous vos camarades que le vers de Dante n\u2019est pas vrai Nessun muggior dolore che ricordarsi dei tempi battre des cœurs comme les vôtres, auprès du sien, on reste éternellement jeune et cspable, par conséquent, de recommencer le cas échéant, ce que Dieu nousa fait faire au commencement de notre vie.Et maintenant, mon ami, veuillez aller mettre aux pieds de Son Eminence l'hommage de mon plus profond respect et dites-lui que j'aurais été fier et heureux d'être à votre tête, pour fêter, moi glorieuses noces d\u2019or.Je vous embrasse de tout cœur.) CHARETTE.DEPART DES VAISSEAUX DE.GUERRE Les vaisçeaux 8 heures.Au revoir ! _ \u2018aucun ingrédient dangereux ; c\u2019est lo remède le plus efficace offert à l\u2019humani- « souffrante.REA c + ; x wy Lo Cr.LI Une letire-du généra/ L'hypocrisio, l\u2019hypocrisie monstrueuse |\u2018 - M.le chevalier de Montigoy a regu la\u2019 lettre suivante du général de Charette : gent que nous avons célébrées, grâce à.tressaille encore comme un jeune cour- | Jelici nellu miseria ; que je ne suis pâs.dans la misère, parce que, quand on sent.aussi, avec les Canadiens-français, 8 s , de guerre anglais Blake et Tartar sont partis ce matin à La Saleeparoille d\u2019Ayer ne contient \u2018La garde du parement \u2018 EFFICACITE DE:SERVICE ! Et Economie L'hon, M.Nantel, ministre des Tra- \u2018vaux Publios, vient d'effectuer uno bonne amélioration, en même\u2018 temps quune économie assez considérable dans le servicegpublie.- * On sait que l'effectif do la police pro- 3 vinciale à été augmenté de deux ou trois hommes ces dernières semaines.Voici .pourquoi.On a décidé do confier la garde du palais législatif après sîx heures, aux hommes do la police provinciale qui ; est sous le contrôle de l\u2019hon, juge Chauveau.Par ce remaniement deux buts se trouvent atteints : un meilleur service de nuit autour et à l'intérieur du -pa'ais législatif ; puis une économie considérable, ce qui n\u2019est pas à dédaigner.- Nous croyons que cette déterminn- tion de l'hon.M.Nantel rencontrera | l\u2019assentiment public.' \u2014\u2014\u2014\u2014 0 ¢\u2014\u2014\u2014 LES ELEVATEURS DU C, P.R, - Nous croyons savoir que le site des élévateurs du C.P.R.est maintenant fixé, Si nous sommes bien informé, ils seront placés où est actuellement la bâtisses en briques site \u2018au coin du mur transversal et Jetée Louise.Cette bâtisse va être achetée par le Pacifique au prix de $5,000.On-nous dit qu\u2019elle i a coûté $13,006 aux Connolley, A .Bulletin de la quarantaine Son Honneur le Maire de Québec a reçu hier, le bulletin Suivant de la quarantaine : Ç ) J.FRÉMONT, Eor., Maire, .Québec, \u2018 : Ottawa, sept.29 \u2014Ci-joint est le- \u2018bulletin du-Dr Montizambert ; \u2018 Arrivées : vapeur Griman, de Anvers, 18 passagers de cabine ; Lake Winnipeg, de Liverpool, 21 passagers de cabine, 48 intermédiaires, pas de passagers d\u2019entrepont, Grecian, de Glasgow, barque Prince, de Greenock ; Valborg Elsie, de \u2018Londres.Tous bien.Vapeur Grimu, détenu.La désinfection du.bagage se fait maintenant.- J.Lowr, M.D.Incehdie a-Liévis.La \u2018manufacture de cigares Beauliel ' on Cendres \u2018Un ivcendie considéracle réduisant- en cendres un établissement industriel de Lévis, a eu lieu cette nuit.0 Vers 1.30 hr.ce matin, le corstab'e du poste No 1 apergut les flammes s\u2019élevant dans la direction du pied de la- côte à Bégin.Immédiatement la brigade du feu fut sur pied et en cinq minutes elle était sur les lieux.! Le feu faisait son œuvre sans être inquiété le moins du monde.Chez les voisins on dormait pnofondé- ment et le chef Denis fut obligé de frapper à toutes les portes.pour les mettre sur leurs gardes, or La manufacture située dans l'ancienne maison de MM.Gédéon et Télesphore Beaulieu a été réduite en cendres complètement.À un certain momentiles flammes se sont aussi communiquées aux maisons voisines aussi propriété des MM.Beaulieu, mais on a pu les éteindre facilement.- 20° Les pompiers ne sont revenus qu\u2019à 6 heures ce matin.La manufacture de cigares de Lévis était en bonne voie de prospérité, et il cst regrettable qu'elle soit disparue.| Plusieurs ouvriers et ouvrières se trouvent ainsi sans ouvrage.Nous croyons cependant que là manufacture renaître bientôt, car on nous informe que M.J.B.Beaulieu qui a des assprances pour un montané de $5,000, entend rceons- trfutre immédiatement. - Notre - Nos craintes.foe \u2026 ROME as\u201d \u2014 1 LETTRE ENCYCLIQUE | fe, DB.'s.& LEON Xill PAPE PAR HA DIVINE PROVIDENCE Aux Patriarches, Primats Archevéques, Evéques et autres \u201c ordinaires des lieux en paix et cn communion avec le Nidge apostolique 11, £a LE ROSAIRE DE MARIE \u2014 uo A Nos vénérables fréres les patiiarches, primuts _ archevégues, évéyues ct autres ordinaires des lieux en paix et cn communion avec le Siège «pos- tolique.4 LEON XIII, Pape .Vénérables Frères, salut et bénédiction apostolique.Toutes les fois qu\u2019une occasion Nous ermet d\u2019exoiter et d'acoroître daus le peuple chrétien l'amour ot le oulte de l'auguste Mère de Dieu, c\u2019est pour Nous un motif extraordinaire de joie et de bonheur, nôn seulement à cause de l\u2019excellence et desla multiple fécondité du .aujet en lui-même, mais parce qu'il répond délicieusement au plus intime de &me, Car cette sainte piété envers Marie, que Nous avons, pour ainsi dire, sucée avec le lait, n'a fait que croîtré et se fortifier en Nous à mesure qu'apparaissait | plus clairement à notre erprit combien digne d'amour et d'honneur était Celle que Pieu lui-même à aimé et chérie au point de l'avoir choisie pour mère après l'avoir élevée, par un privilège unique, au-dessus de l\u2019universalité des choses et l'avoir ornée des dons les plus insignes.Et les nombreux et éclatants témoignages de sa bonté et de sa miséricorde envers Nous, que Nous ne pouvons Nous rappeler qu'avec reconnaissance etmême avec attendrissement ont entretenu da plus en plus etenflammé avec plus d\u2019ardeur cette piété en Nou-.À travers les ripéties si nombreuses et si redoutables de ce temps, Nous avons toujours élevé vers elle Nos regards confiauts ct affectueux ; et en toute occasion, dépo- \u2018sant daus son sein Nos espérances ct Nos joies comme Nous angoisses, Notre principal soin a été de la supplier de vouloir bien être toujours our Nous bienveillante comme une mére,ct de Nous obtenir principalement la grâce du pouvoir lui montrer l\u2019attachement le plus tendre d'un fils.Puis lorsque, par une disposition mytérieuse de la Providence, Nous avons été élevé A co siège du bienheureux Pierre, pour y tenir dans l\u2019Bglise la place de Jésus- Christ, ému à la penséo de cette redou- r ct ne tirant aucune Con- Le du sontiment de Notre mérite, Nous Nous somwes efforeé plus arden: ment d'obtenir lo secours de l'assistance divine, par une foi toute filale en la bienheureuse Vierge: Et Notre espé- rame, Nous simons à le publier, à au- can moment de Notre vie, et surtout dans l'exercice du suprême apostolat,n\u2019u jamais été, en aucune circonstance, sté- vile ni vaine.Aussi s'élève-t-elle maintenant & demander, sous ses auspices ct avec sa médiation, de nouvelles et plus ndes grâces pour le salut du peuple chrétien et l\u2019heureux acoroissement de la gloire de l'Eglise, LI convient dono et \u2014äl est opportun, vénérables Frères, que nous suggérions à tous Nosfils,au moyen de vos exhortations que vous renouvellerez, de nouveaux et pressants motifs pour eux de s'effurcer du célébrer le pre- chain mois d'octobre, consacré à N otre- Dame ot auguste Reine du Rosaire, avec le redoublement de piété que demande l'aggravation des circonstan- On ne voit que trop avep quelle abondance et quelle variété de moyens de corruption, ls malice du siècle s'efforce astucieusement de diminuer et même de détruire tout à fait dans les dmcs la fui chrétienne et I'observation de la loi di- vive, qui l\u2019alimento et lui fait porter dur fruits ; et dejà par l'ignorance de la foi, comme sous un souffle empesté,le champ du père de famille se couvre d\u2019une forêt :| d'erreurs et de vices.Et ce qui est plus douloureux à penser, \u2018il \u2018s\u2019en faut telle- went que des freins soient mis ou de justes châtiments infligés à cette méchanceté si audacieuse et si nuisible par ceux qui out principalement le pouvoir et lo devoir de le faire,que, au contraire, les esprits semblout recevoir des encou- gements do leur indifférence-ou de leur patronage, De là, ces justes causes d'affiction au sujet des écoles publiques de lettres et d'arts, organisés dans de telles conditions que le nom de Dieu yest passé sous silence ou insulté ; de là, encore ces raisons'de s'attrister de la licence chaque Jour plus auducieuses, des écrits publics et des attaques de tout genre contre le Christ Dieu et son Bglise ; de là, enfin, ce qui n\u2019est pas moins dépiorable, le relâchement et l'abandon chez beaucoup de la profession catholique qui, s\u2019il n'est pas lu défection ouverte, y tend fatalement par cela même que les habitudes de vie n'ont plus rien de commun avec la foi.Pour qui considére cette confu- .sion et ce désordre dans les cheses d'intérêt supérieur, il n\u2019y a point äs'etonner Que les nations gémiesent profondément courbées sous le poids de l\u2019aniwadver- sion \u2018divine, et vivent dans l'incertitude et l\u2019angoisse par la crainte de plus grandes calaniités, Or, pout apaiser la majesté divine | offensée, pour apporter uh remède convenable aux maux dont le monde souffre, rien n'est plus efficacs que l\u2019office pieux et persévérant de la.prière uni au zèle et à l\u2019action de la vie chrétienne ; ce double résultat nous paraît devoir être obtenu surtout par le Rosaire de Marie.Son origine, bien connue, qu'éclairent d\u2019insigne monuments et que Nous avons plus d'une fois rappelée Nous-même, dit assez son admirable efficacité.Dans le temps, en effet, que la secte des Albigeois, toute pleine de zèle, en apparcuce, ' pour l'intégrité de la foi et des mœurs, mais en réalité funeste perturbatrice et corruptrice de lu religiun, Causait un grand danger à beaucoup de nations, l'Eglise cowbattit coutre elle et toutes les factions qui lui étaient alliées pour le mal, non avec de l'argent et des armes, mais surtout par la vertu du Saint-Ro- saire, dont la Vierge Mère de Dieu elle- même a enseigné la pieuse formule au bicuheureux Dominique pour la propager.Et-amsi, merveilleusement victu- rieuse de toutes ces sectes, ells n'a pas cessé, durant cette crise et plus tard, à ruvers des épreuves semblables, de pourvoir au salut des siens, par des dénouements toujours glorieux.C'est pourquoi, duns cette conjoncture d\u2019événe- ments et d'actes, si duuloureuse pour la religion, si pernicieuse pour la société, que Nous déploruns, il faut que tous, avec une même piété, nous implorious, nous suppliions ensemble la sainte Mère de Dieu, afin de pouvoir ensuite nous réjouir d'avoir expérimenté, selon nos vœux, cetto même vertu du Rosaire.Car lorsque par la prière nous recourons à Marie, c\u2019est vers une Mère de miséricorde que nous nons réfugions, et ube Mère si affcctucuse que, quelles que soient les nécessités qui nous pressent, surtout s\u2019il s'agit de l'acquisition de la vie immortelle, sur-le-champ et d\u2019elle même, avant même d\u2019être appelée, elle vieut toujours à notre aide et nous accorde abondamment de ce trésor de grâces dont elle a été gratifiée pleinement par Dieu dès l\u2019origine, pour qu\u2019elle fût digne d\u2019être sa mère.Par cette abon- dauce «ie la grâce, qui de tous les.dons de la Vierge bénie est le plus excellent, elle surpasse de beaucoup tous les ordres des hommes et des .anges, et est, à une place unique, le plus près de Dieu : \u201c C'est une grande chose, en effet, pour chaque saifft, d'avoir autant qu'il- suffit de grâce pour le salut de beaucoup Mais s\u2019il en avait autant qu\u2019il en faudrait pour lo salut de tous les hommes qui sont au monde, ce serait là le don pur excellence, et cela a lieu en Jésus- Christ et dans la bienheureuse Vierge \u201d (1).Lors donc que nous la ssluons, avec les paroles de la salutation angélique, pluiue de grâce et que nous formons de ce salut réitéré comme une couronne de louanges, on ne saurait dire combien nous lui sommes agréables et chers : chaque fois, en effet, nous évoquons, pour ainsi dire, le souvenir de son émi- uents dignité et \u2018de l'œuvre do la Ré- (1) 8.Thom., op VIII Super salut angelica.(2) Hebr, n, 17.s_ JOURNAL DES CAM ; =\" demption du genre humain accomplie par Dieu par son entremise ; et ce salut rappelle aussi le lien d.vin et perpétuel qui l\u2019associe aux joies et aux duuleurs de Jé-tus-Christ, & ees opprobres et a ses triomphes dans le gouvernement et l'us- sistance des hommes pour leur fiu étir- nelle, S'il a plu à la divine bénignité de Jésus-Christ de prendre à ce point notre ressemblance, qu\u2019il ait pu se dire et ge préseut:r comme Fils de l'homme et même comme notre frère, afia que sa miséricorde pour Nous parût davantage, comme disait saint Paul : \u201c Il a dû s\u2019assimiler en tout à8es frères pour être mi- séricordicux (2), \u201d de même pour Marie par cela même qu\u2019elle a été choisie pour la mère de Notre Seigneur Jésus-Christ notre frère, elle a recu ce privilège unique entre toutes les mères, pour Dous témoigner et répandre sur nous sa miséricorde.Et si nous devons à Jé- sus-Christ de participer au droit propre qu\u2019il nous a communiqué, d'appeler Dieu votre Père et de l'avoir pour tel, nous lui devons de même d\u2019avoir été admis à la participation du droitd'appeler Marie notre mère et de la considérer comme telle.Lu nature ayant fait elle-même cu nom si doux de mère et ayant mis dans la mère comme le modèle de l'amour tendre et prévoyant, la langue ect impuissante à exprimer convenablement, et les âmes pieuses peuvent seules le sentir, ce qu'est cette flamme de charité bienveillante et active en Marie, qui est une mère pour nous, non selon la nature, mais par J«sus-Christ.Et elle connait bien plus à fond toutes nos affaires ; elle sait de quels secours nous avons besoin pour la vie, elle voit les dangers publics ou particuliers qui nous menacent, les épreuves qui nous affligent ; elle Sait surtout à quels terribles ennemis nous avons à livrer combat pour le salut de notre âme : dans toutes ces difficuités de la vie et les autres, quelles qu\u2019elles \u201csoient, elle peut bien plus efficacement, et elle le désire bien plus vivement, apporter à ses chers enfants la consolation, la forte et le secours de tout genre.C'est pourquoi recourons - à Marie, sans timidité ni tiédeur, en\u2018la suppliant, par ses liens maternels qui l\u2019unissent si étroitement à Jésus ct à nous ; implorons dévotement son assistance par le genre de prière qu\u2019elle nous a elle-même enseigné et qu\u2019elle a pour agréable : alors nous pourrons à juste titre nous reposer d'un cœur confiant et joyeux dans la protection de la meilleure des mères, ; Outre la recommandation qui résulte pour le Rosaire de la prière elle-même dont il est composé, il s'y ajoute la facilité qu\u2019il offre pour insinuer ct inculquer dans les fiwes les points principaux de la foi chrétienne : et c'est là son plus éminent mérite Et, en effet, c\u2019est surtout par lo foi que l\u2019homme va directement et surement à Dieu, et qu\u2019il apprend à réverer d'esprit et de cœur la majesté inuuie de ce Dieu Un, son ew- pire sur toutes choses, sa souveraine puissance, sa sagesse et sa providence, * Car, pour s'approcher de Dieu, il faut croire qu\u2019il est, et qu\u2019il récompense ceux qui le cherchent (3).\u201d Or, comme le Fils éternel de Dicu a pris notre humanité, et qu'il a brillé à nos yeux, et qu\u2019il se montre toujours comme la voie, la vérité ct la vie, il est nécessairo que notre foi embrasse aussi les hauts mystères de l\u2019anguste Trinité des personnes divines et du Fils unique de Dieu fait homme : \u2018 Car la vie éternelle est qu'ils vous connaissent, vous le seul Dieu véritable, et Jésus-Christ que vous avez envoyé (4) \".Dieu, certes, nous a uc- cordé un grand don, lorsqu'il nous a gratifiés de cette sainte foi, par le bienfait de laquelle non seulement nous nous élevons au-dessus des choses humaines, comme associés à la nature divine, mais nous avons aussi un titre privilégié aux récompenses éternelles ; et c\u2019est pourquoi notre espérance s\u2019entretent et se- confirme dans la penséo qu'il nous sera donné un jour de voir Dieu lui-même, non plus à travers les apparences obsou- res des choses, mais dans la pleine lumière, etde jouir éternellement de lui comme du bien suprême.Mais 13 chrétien est distrait par tant do soucis matériels et il s'évapore si facilement cn futilités, que, saus des avertissements fréquents pour lui venir en aide, il désappreudrait dans un lent oubli les choses les plus importantes et les plus nécessaires et que, pour la même raison, sa foi eu viendrait à languir et même à dépérir entièrement, (8 Hébr.x1, 6 (4) Jean, xvi1, 3.APGNES \u201cPour ccarver de aus cutams ce Lrop grand péril de l\u2019ignorance, l\u2019Eglise n'omet aucun moyen de vigilano3 et de sollicitude, et ce n\u2019est pas le moiudre des secours que celui qu'elle tire habituellement du Rosaire de Marie.Par lui, en effet, avec.lu plus belle ut la plus féconde des prières r citée duns ua ordre déterminé, se déroulent successivement devant la mémoire ct s'offrent à la méditation les principaux mystères de notre religion ; et d\u2019abord ceux qui rappellent que \u201c\u2018 le Verbe s\u2019est fait chair \u201d\u2019 et que Maric, devenue mère en restant vierge, lui a rendu avec une sainte joie les.devoirs de la maternité ; puis, les amertumes de la Passion du Christ, le crucifi- ment, le supplice au prix desquels a été opéré le salut de notre race ; et aussi les mystères de sa gloire, son triomphe sur la mort.son ascension au ciel, l'envoi du divin Esprit et le magoifique éclat de la récestion de Marie dans les cieux enfin la communion de Marie et de son Fils et de tous les bienheureux dans la gloire éternelle.Cet admirable ensemble de mystères est rappelé fréquemment et périodiquement à l'esprit des fidèles et comme remis sous leurs ycux : et ecla au moyen du Rosaire, qui répand dans l\u2019âme de ceux qui le récitent religieusement comme un sentiment toujours nouveau de douce piété, et qui les touche et les émeut comme s'ils entendaient la voix elle-même de la plus iudulgénte des mères leur expliquant ces-mêmes mystères, et leur adressant toutes sortes de paroles salutaires.Et, en conséquen- Ge, ce n\u2019est pas trop d'affirmer que, dans\u2019 les lieux, les familles et les nations, où l\u2019antique usage du Rosaire est resté en honneur, il n'y à craindre de l'ignorance ct des erreurs pestilentielles aucun préjudice pour la foi.Maisily a Un.autre avantage non moins grand, que l'Eglise cherche flans le Rosaire pour ses fils : c\u2019est qu\u2019il con forme plus assidûment leur vie et leur mœurs à la règle et aux enscignements de la foi sacrée.Car si, comm?tous lv croient d'après une parole divinement inspirée, \u201c la foi sans les œuvres est morte ?\u2019 (5-, parce que la foi tire sa vie de la charité et que la charité tend à la fécondité des saintes œuvres ; saos contredit, le chrétien ne tirera profit de ra foi pour la vie éternelle, que s'il règle sur elle sa conduite.\u201c Que servira-t-il mes frères, à quelqu'un de dire qu\u2019il a la foi, s\u2019il n\u2019a point les œuvres ?La foi pour- ra-t-elle le sauver (6) ?\u201d Ces hommes- là.au contraire, encourront bien plus sévèrement la rigueur du juge Jésushhrist, que ceux qui auront eu le mal- ceur, d'ignorer la foi et la doctrine hrétienne, eux qui ne sont pas comme ces pécheurs-qui vivent autrement qu'ils ne croient, mais qui, parce qu\u2019ils ont manqué de la lumière de l'Evangile, out une certaine excuse ou Bout Certaine ment moins coupables.Afin donc que la foi quo nous professons nous réjouisse par ses heureux fruits, il faut que, par la contemplation même des mystères par notre esprit, notre âme s'excite généreusement à la pratique des vertus.Car c'est une œu- vro fertile en fruits de salut que celle de Notre-Seigneur Jésus-Crist, telle qu'elle s'offre à nos yeux et brille dans toutes ses parties en exemple pour nous ! Cr grand Dieu tout-puissant, dansl'extréme charité qui le presse pour nous, se réduit à l'infime condition d\u2019homme, il habite au milieu de nous comme l\u2019un de nous, il converse familièrement, il enseigne les iustruits dans toute justice ; c'est un maître éminent dans ses discours, un Dieu par l'autorité.Il se prodigue en multipliant pour tout le monde ses bienfaits ; il gnérit ceux qui sont atteints de maladies corporelles, et il soulage avec une pitié paternelle coux qui sont atteints des maladies bien plusgraves de l'âme.Ceux quela misère afflige ou que le poids des soucis accable, il les appelle et les convie en ces termes touchants: \u2018\u2018 Venez à moi, vous tous qui êtes afligés et accablés, et je vous relèverai (7)\u201d.Et alors, pendant que nous reposons sur son sein, il nous souffle de ce feu mystique qu\u2019il est venu apporter aux hommes, et il nous communique quelque chose de sa douceur d'ârne et de son humilité, pour nous rendre participants, selon son désir, par la pratique de ces vertus, de la vraie et solide paix dont il est l'auteur : \u201c Appreuez de moi que je suis doux ot humble de cœur, et vous trouverez le repos de vs âmes (8) \u201d\u201d.(5) Jac.1, 20.(6) Jac, 11, 14.(7) Math., x1, 28, / leste sagesse qu\u2019il est venu allumer ot pour cette abondauce de bienfaits qui auraient dû lui faire tant mériter: hommes, il encourt les haines, de ces hommes, s'attiie les plus odieux outrages, et il répand son sang et sa vie attaché à la croix, ne désirant rien plus ar-.-demment que de leur acquérir, par sa mort, la vie.De si grands et si précieux.témoignages de l'amour de notre Rédérer attentivement et de méditer sur.eux, sans se sentir embrasé d\u2019.n amour.reconnaissant pour lui.Bien plus, l'ardeur de'cette vraie foi deviendra si vive que l\u2019esprit de l\u2019homme étant éclairé et son*cœur vivement excité, elle l'entraî-_ nera pour ainsi dire tout entier sur .les traces de ce même Jésus-Christ, auquel il s\u2019attachera à travers tous les obstacles jusqu\u2019à lui faire dire aveo saint Paul : ° ** Qui donc nous séparera de l'amour de.Jésus-Christ ?Est-ce la tribulation ?.list-ce l'angoisse ?Est-ce la faim ?Estcu Ja nudité ?Est-ce le péril ?Est-ce la persécution ?lüst-ce le glaive (9) ?\u2026\u201d \u201c Jo vis, non, ce n\u2019est plu« moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi (10).Mais pour que nous ne succombions pas, avec la frayeur que peut nous inspirer le sentiment de notra faiblesse na- tur Île, devant les grands exemples que uous donne de lui Jésus-Christ, Dieu et homme tout ensemble, avec ses mystères proposons-nous aussi de contempler des yeux de l'esprit ceux de sa très sainte Mère.Etle est issue de la race royale de David, mais il ne lui reste rien des richesses et de la grandeur de ses ancêtres elle pose sa vie dans l'obscurité, dansune humble petite ville, sous un toit plus humble encore, d autant plus heureuse dans sa retraite et dans sa médicerité qu\u2019elle peut : s'élever d\u2019un esprit plus libre vers Dieu et s\u2019attacher de tout son cœur à lui, comme à son souverain bien, Mais le Seigneur est avec elle, qui la remplit et la réjouit de sa grâce ; et elle-même est désignée par un message céleste comme devant être celle de qui naîtra, dans notre humanité, par la vertu du Saint- Esprit, le Sauveur attendu des nations.Plus elle admire ce sublime degré de di- guité et en rapporte tout l'honneur à la puissance et à la miséricorde de Dieu, plus elle s\u2019humilie profondement dans le sentimont de son indignité, et elle se voué, comme la servante de ce Dieu dont elle est devenue la mère.It ce qu'elle a religieusement promis, elle l'exécute religieusement aussi et spontanément, sa communauté de vie avec Jésus-Christ son fils, dans les larmes comme dans la joie, étant dès lors iudissolublement formée.Elle obtiendra aussi un degré de gloire auquel personne, ni homme ni ange, n'arrivers jamais, parce que personne ne pourra jamais lui être comparé en mérites ; et ainsi lui appartient la couronne de l\u2019empire des cieux et de celui de la terre, à elle qui doit être l\u2019invincible Ruine des martyrsf, et ainsi également, dans la céleste Uité de Dieu elle sera assise, le diadètme sur la tête, pendant toute l\u2019éter- lnité, auprès de son Fils, parce qu\u2019elle aura bu avec lui, pendant toute sa vie ct surtout au Calvaire, son calice débordant d\u2019amertune.En Marie, donc, le Dieu bon et prévoyant nous a donné un modèle de toutes les vertus parfaitement.approprié à nos besoins; et en contemplant co modèle des yeux et de la pensée, nous ne perdons pas courage, comme à la vue de l'éclat de la divine majesté qui nous éblouit, mai animés au contraire par l'affinité de nature nous nous efforçons avec plus de confiance de limiter, Si nous nous adonnons tont entier, surtout aveo son secours, à cette imitation, il mous sera possible de reproduire | en nous quelques traits d\u2019une si grande vertu et d'uno si hauto sainteté, et à notre tour, en conformant toute notre vie, comme elle l\u2019a fait admirablemrnt, à toutes les dispositions de la Providence, il nous sera permis de la suivre au Ciel.Sur ce chemin où nous nous sommes engagés, si rude et si hérissé de difficultés qu\u2019il soit, continuons donc à marcher avec courage et constance ; et, au milieu des chagrins et der fatigues, ne cessons de tendre vers Marie nos mains suppliantes, en lui adressant oes paroles de l\u2019Egliso : \u201c Nous soupirout.(8) Math, x1, 29.(9) Hébr., vur, 35, (10) Gal, tr, 20, Mais lui, pour cette lumière de la cé-.j OL | dempteur, il est impossible de les consi- - déclare et s'engage d'un cœur tout dé- OR ES TPA a ae Sat AT & Pa ER § \u2019 A \u2014\u2014 « 5 5 bo pe } | ; L [on ; bo 5 Li i.- en Nous coumettant également « ~soutes choses et avco reconnaissunce à Vers vous, du fond de cette vallée de! Jarmes, en gémissant et en pleurant .Tournez vers nous vos regards miséricordieux ; accordez-nous une vie innocente, préparez-nous un chemin sûr, .afin que nous nous réjouissions éternellement, en voyant pésus (11).\u201d Et elle, qui a connu, saus toutefois en avoir ressenti aucun effet, la faiblesse et la corruption de notre nature, et qui est de toutes les mères la meilleure et la plus: dévoué, avec quelle opportunité et que empressement elle viendra à notre secours | comme elle nous réchauffera de gon amour et nous réconfortera de sa vertu ! Sur ce chemin oconzacré par le divin sang do Jésus-Christ et les larmes de Marie, nous trouverons fuoile- ment une issue assurée qui nous conduira à la participation de leur bien- henreuss gloire.i Donc le Rosairo de la Vierge Maric, dans lequel se trouvent admirablement et efficacement réunis et une excellente forme de prière, et un précieux moyen de conserver la foi, et un exemple iusi- gne de la perfection de la vertu, mérite à tous égards d'être souvent dérouré en tre les mains de vrais chrétieus dans une pieuse récitation accompagnée de méditation.Nous voulons surtout le recommander à cette association, dite de la Sainte-Famille, que Nous avons dernièremeut louée et réguiièrement approusée.Car si ce mystère de la vie si longue de silence ct d'obscurité de Notre Seigneur dans les murs de la maison de Nazareth, et la raison d'être de cette association, dans laquelle les familles chrétiennes s'appliquent avec zèle à imiter l'exemple de la sainte Famille divinemert constituée, elle a aussi un rapport remarquable avec le Rosaire surtout en ce qui concerne les mystères joyeux, renfermés dans ce | fait que Jésus, après avoir manifesté dans le temple sa sagesse, \u201c vint avec Marie et Joseph à Nazareth, et que là il leur était soumis \u2019\u2019 prépärant en quelque sorts les autres mystères qui devaient de pus près se rapporter à l'enseignement et à Ja rédemption des homes, Que les as:0- ciés considèrent donc combien il leur appartient d'être des dévots et même des propagateurs zélés du Rosaire- Pour Notre part, Nous waintenons et nou- confirmons, les faveurs de la sainte indulgence accordée les années précédentes à ceux qui rempliront régulièrement pendant le mois d'octobre les cou- ditions à ce sujet ; mais Nous comptons beaucoup, Vénérables Frères, sur votre autorité et votre zèle, pour qu'il s\u2019éta .blisse, surtout dans les vations catholiques, une sainte émulation de piété pour rendre à la Vierge, auxiliatrice des ehrétiens, le pieux cuite du Rusaire.Mais pour fiuir Notre exhortation comme Nous l'avons commencée, Nous voulons attester de nouveau ct plus expressément encore les sentiments d'a- .mour et d\u2019une reconnaissance pleine de la plus douce espérance que Nous avons pour l'auguste Mère de Dieu.Nous de- xtaudons aussi les suffrages du peuple chrétien, que Nous convions à la priè e, au pied de ses autels, en faveur de l'E glise, si éprouvée dans ces temps d'épreuves et de troubles, et pour Nous aussi qui, dans un âge avancé, accablé de travaux, au prises aveo les plus grandes difficultés et n'ayant aucun secours humain, tenons en main le gouvernail de cette Eglise.Car Notre espoir en Marie, cette puissante et bonne Mère, augmente de jour en jour avec l\u2019éxpé riènce et Nous sourit agréablement.Si Nous devons à son intercession les nombreux et insignes bienfaits que Nous avons recus du Dieu, c\u2019est à elle aussi qué Nous reportons, dans l'effusion de Notre reconnaissance.la faveur qui Nous eet'faite d'atteindre le cinquantième anniversaire de Notre consécration épiscopale.Car c'en est une grande pour ceux fui considèrent un si long laps de temps écoulé dans l\u2019exercice d\u2019un ministère pastoral, agité partant de soucis quotidiens, surtout depuis que Nous régissons tout le troupcau*cbrétien.Dans cet longue durée, selon la condition de toute vie humaine, et comme il en cat dans les mystères de la vie de , Jésus-Christ eu desa Mère, les raisons de jois ne Nous ont pas manqué, non plus que les nombreuses et tristes causes de douleur qui s'y sont mélécs : les unes et lys autres, Nous Nous sommes cfforcé, en Dieu, do les tourner au bien et, à l'orne- .dent de I'Eglize, Et maintenant encore, car lo reste de Notra vie ne différera pas (11) Lisurge mé Ne 00 JOURNAL DES CAMPAGNES pis Ln ; de ce-qui a prétédé, si dé nouvelles joies brillent pour Nous, ou gi de nouvelles doulours Nons menacent : si quelque éclat de gloire s'ajoute à Notro Pontificat, acceptant tout du môme'esprit et avec le même sentiment, et ne recherchant uniquement que la gloire céleste qui vient e Dieu.Nous- aimons \u2018à dire aves David : Que le nom du Seigneur soit béni :\u2026 non pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à votre nom donnez la gloire (12) \u201d.De Nos fils, dont Nous voyons le zèle si pieux et l\u2019ardeur si affco- tueuse, ce sont des actions de grâces \u2018pour le Dieu très bon, d:s prières et des vœux que Nous attendons, plutôt que des gratulations et des louanges, et ous serons tout à fait heureux, s'ils Nous obtiennent qu\u2019autant il Nous reste de force et de vie et qu'il y a en Nous d'autorité ét de grâce, autant il en résulte de bien pour l'église, surtout pour le retour et la réconciliation de ces mécharts et de ces égarés que Notre voix sollicite depuis si longtemps.Que pour tous, Nos chers Fils, à l'occasion de Nos prochaines fêtes ot de Notre joie, abondent, par la faveur de Dieu, les accus de justice, de paix, de sanctification cet tous les autres biens, : C'est ce u8 Nous demandons à Dieu avec Notre amour paternel, c\u2019est ce que Nous expfimons avec ses propres paroles ; « Rcoutez-moi, germes divins, fructifiez comme une rose plantée près du courant des æux.Comme le Liban, ayez une ordeur de suavité, Portez des fleurs comme le lys ; embaumez comme \u2018lui et cou- vrez-vous d\u2019un feuillage agréable Louez de concert en chantant un cantique et bénissez le Seigneur dans ses œuvres.Rendez gloire à son nom et glorifiez-le par la voix de vos lèvres, par les cantiques de votre bouche et par vos harpes \u2026ÔEt maintenant, de tout cœur ét bou- ch», louez et bénissez le nom du Seigoeur \u201d (13).Que si les méchants, qui blasphèment ce qu\u2019ils ignorent, se rient de ces pensées et de ces vœux, que Dieu leur pardonne dans sa ciémence ; et pour que lui-mêmeles favorise plus bénignement, à la prière de la Reine du Saint Rosaire, recevez, Vénérables Frères, comme un heureux augure, et comme gage de Notre bienveillance, la bénédiction apostolique, que Nous vous accordons affectueusement dans le Seigneur, à chacun de vous, à votre clergé et à votre peu- le.?Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 8 septembre 1892, la quinzième année de Notre Pontificat.LEON XIII PAPE (12) Ps.exny, 2; ex, 1, (13) Ecol.xxx1x,17-20, 41.teu: Hutvene : L'EYES-VOUS VU?LE FAIN-KILLER CNAMDE BOUTIILLE L'ARUIENRE GRANDEUR \u201c4 TAR cr 2 Ay - ~~ 2 gra SET T nls Le sie ETE Ra À Shins SX eyes ei AP IE F7 > , ze SYA > > >A ©.IN al Ad LL 2 : 505.; .ns vous = J : - eme \u2018 2, : Encoré le \u201c Ganada Revue\u201d Lop injures sont les raisons raisons.Nous croyions \u2018en avoir fini avec le .Canada-Revue.Mais l\u2019erreur est comme l\u2019Hydre de Lerne : elle renaît toujours.Qu'on veuille bien croire que nous ne relèverons pas les injures personnelles dont nous honore Je directeur du Cana- da-Revue.Les incursions que ce personnage peut faire sur le terrain de notre vie privée ne nous effrayent nullement.À votre aise, monsieur.xk Outre les amabilités de la Revue a notre adresse, il y a dans la dernière 1 i- vraison, ler octobre 1892, un artiole de M.Globensky braqué contre nous.À la bonne heure ! Nous allons tâter cette grosse pièce pour voir de quel'e poudre elle est chargée.Beaucoup de vent, croyons-nous, Nous avons traité M.Globensky avee courtoisie.Nous ne voulons pas nous départir de cette ligne de conduite vis-à-vis de lui.Nous croyons qu'il se trompe, \u2014nous espérons de le démontrer tout-à-l'heure, \u2014 mais nous le teuons pour un homme honorable et droit, incapable de repousser la vérité connue.Au reste, comme tout homme de savoir, il n\u2019insulte pas, il discute.Le ton est bien un peu acerbe, mais vétilles que cela ! Donc, si nos express\u2018ons sont parfois un peu sévères, c\u2019est que la matière l'exige et nous lui en demandons pardon d'avance, Etat-lissons bin la question.Quel est le débat entre nous ?Dans un article signé \u201c Justice \u201d,.publié dans le Quotidien du 14 Septembre, nous avons écrit : Il y aurait quelques détails à relever dans l'étude de BI, Globensky sur l'affaire de Chambly.ll y ald un concile de Lyon sous Grégoire XVI, qui fait rêver ; et certaine préteillue parole de Lacordaire qu'il serait bien difficile de swuver de I'hérésie.Une opinion de St.Thomas sur le sort des eufants morts sans baptême est aussi donnée comme peu suivie, tandis que c'est l'opinion la pluscommune des théoloyiens modernes.\u201d Ainsi ler grief: Nous avons attribué à M.Globeneky l'invention d\u2019un concile ; 2em.grief: Nous l'avons accusé d\u2019avoir fait une fausse citation ; 3em, grief: Nous l'avons contredit dans l'appréciation d'une opinion de St, Thomas.He at, + 3e To.Pour lo concile de Lyon sous Grégoire XVI.M.Globensky n'avait qu\u2019à Jire ce que nous disions dans le Quotidien du 26 Septembre : ii te serait épargné la peine d'écrire quatre paragraphes, où il nous révèle entre autres choses l\u2019existence de Grégoire X.Merci.Voici ce que nous écrivions six jours avant d'avoir l\u2019uvantage de lire M.Globensky : M.Filiatrault tient au conoile de Lyon sous Grégoire XVI.Nous n'avons fait que noter cn passant cette erreur dans l'article de M.Globensky et nous avons cru à une simple faute d'impression, M.Globensky a écrit Grégoire X.Mais le savant M.Wiliatreault tient pour Grégoire XVI.Onfait de ces pas de clero quand on parle decc qu\u2019on ignore.\u201d Rien n\u2019est si dangoreux qu\u2019un ignovrnt ami.Mioux vandrait un sage ennemi.(LA FONTAINE.) J 2x Ce qui est plus grave, co quiirrite surtout M.Globensky, c'est\u2019 que nous avons clairement insinué qu\u2019il avait cité Lucordaire à faux : ces .\u2018* Certaine prétendue parole de Lacôrdaire qu\u2019il serait\u201c bien difficile de sauver de l'hérésie.\u201d _ Hé bien, ce que nous avons -insinué, nous l\u2019affirmons \u2018carrément aujourd\u2019hui, n'en déplaise à M, Globenskyde coux qui n\u2019ont pas de- 11 cits textuellement le grand orateur dans son dernier article, mais il se garde bien de rappeler la parole qu'il lui a prêtée dans le premier.11 suppose admis que les deux textes disent absolument la même chose et il cônolut triomphalement : * Si Lacordai- \u201c re a tort, © Justice\u201d a raison et La- \u201c cordaire est hérétique ; si Lanordaire \u201c a raison \u201c Justice \u2019\u2019 est convaincu de \u201c puérilité, d'absurdité, de.démence \u2019 \u2014et autres délicatesses de ce gente.Est-ce ainsi, Monsieur, qu\u2019un homme de sensraisonne ?Ne fullait-il pas d\u2019aburd prouver la parfaite concordance des textes ?, Ce que vous n'avez pas fait je vais le faire pour vous ; nons verronssi la conclusion sera la même.Voici ce que vous dites dans le Cana- da-Revue du 3 septembre, en parlant du péché originel : .I\\ faut l\u2019admettre avec St-Augustin ou en douter avec Lefbaitz, ou s\u2019écrier uvec Lacordaire qu'il y a démence et hérésie à croire que nous avons péché en Adam, que son péché nous à été transmis, qu\u2019il nôusest imputable.Hé quoi ! le grand orateur de Notre Dame, celui dont les œuvres ont charmé ma vie d'étudiant, celui'que je considère encore, malgré certaines idées, comme un illustre et saint religieux, comme une gloire de l\u2019Eglise de France, comme la personnification même de l\u2019éloquence chrétienne, Lacordaire aurait nié aussi grossièrement.aussi catégoriquêment un des dogmes fndamentaux du éhris- tianisme ! Non, Monsieur, je ne pouvais I'admettre et voilà pourquoi j'ai dit : prétendue parole de Lacord rire.Vous parlez du concile de Trente, mais vous ne le citez pas.Voici le 2ième canon de la Vième session, où le dogme du pêché originel est clairement énoncé : - Si quelqu'un dit qué la prévarication affectur sa postérité, et qu'il a perdu.pour lui-même seulement et non pour nous lu sainteté, dont il s\u2019est privé ; ou que, souillé du péché de désobéissance, il a transmis au genre humuin seulement là mort et les peines corporelles et n\u2019a pas transmis le péché qui est la mort de l'âme : que celui-là soit avathème ! car il va contre l'Apôtre qui dit : \u201c Le péché est entré dans le monde par \u2018un seul homme, et la mort par le péché, et ainsi la mort est passée dans tous les hommes par ce seul homme, en qui tous ont péché, (Rom.V.12).Voila le dogme : Tous les hommes ont péché en Adam, c'est Ja parole même de l'Apôtre St Paul (Rom.V.12).Bh Anathéme 3 celui qui dit qu\u2019Adam n\u2019a pas transmis au genre humain le péché qui cst la mort de l'âme ! Faites dire à Lacordaire maintenant, Monsieur, si vous l'osez, \u201c qu\u2019il y a démence ct hérésie à croire que nous avons péché en Adam, que son péché nous a été transmis, et qu'il nous est imputable, \u201d Vous lui attribuez une hérésie formelle.Aussi Lacordaire, l'illustre disciple de St Thomas, n'a jamais rien dit de pareil.° Je vous emprunte ses vraies paroles, qui sont parfaitement orthodoxes et je les explique.\u201c Ecartons d\u2019abord, MM., les idées puériles que l'ignorance se forme au sujet du péché originel.On se persuade que d'après l\u2019enseignement de l'Eglise, tout homme qui vient au monde a commis personnellement la faute dont le père du genre humain s'est rendu coupable : c'est l\\ tout ensemble une démence et une hérésie.\u201d.Pour que nous eussions cn personne par voie de Perpétration ou de complicité commis la faute adamique, il faudrait de deux choses l'une, ou quo la personne d'Adum eût été la nôtre, ou que l\u2019acte même do sa rébellion nous eût été transmis.L'une ou l'autre de ces suppositions est absurde, ' d'Adam n'a nui qu'd lui seul sans | Ch \u2019 Sa sank 252 \u201c Donc, nous n'avons point commis l'acte d'Adam, il.ne nous a pas été transmis nt par voie de perpétration; ni par vois de complivité.de pas fait, nous \u2018 avons écarté l'absurde\u201d.(6ÿème conf: de N.D.de Paris.) Les italiques sont de nous.Lacordaire dit\u2018que nous n\u2019avons pas commis personnellement la fauted\u2019 Adan, Beau dommage ! Soutenir le Contraire serait démence et hérésie-\u2014D'accôrd t Notre personne n'est pus la personne d'Adam ! Est-ce à dire que nous n'avons pas péché en Adam, comme l\u2019enseigne formellement l'Eglise ?Non.Notre personne n\u2019a pas:péché en Adam, | mais notre nature a péché dans le premier homme, parce qu'elle a été viciée en lui et qu\u2019e:le nous a été ainsi transmise.Oar, il faut le remarquer\u2014et c'est ici le nœud de la question \u2014: le péché »originel n'est pus un acte.C\u2019est pour cela que Lacordaire dit qu'il serait absurde d'enscigner que \u2018\u2018 nous avons commis l\u2019ucte d'Adam,\u201d que \u201c nous avons en personne par voie de perpétre- tion ou de complicité (acte personnel) commis la faute adamique.Le péché originel n'est pas un acte, c\u2019ast un état, (habitus) : l'état de l\u2019âme dépouillée de la grâce sauctifiante et objet de la haine do Dieu, .Dans cette même conffrence, citée \u2018par M.Globensky, Lacordaire explique admirabloment ces choses.J'y renvoie tout lecteur de bonne foi.Pourquoi M.Globensky n\u2019a-t-il pas lu deux pages encore, il aurait compris peut-être.Mais, M.Globensky cherche des textes à la hâte pour les besoins d'une mauvaise Gause, et saisit.avec bonheur tout ce qui lui paraît aller à la question \u2014peu importe comment.Pour nous qui sowwes habitué au.maniement des in-folio et à l'étude pour l\u2019étude, nous ne sommes pas dupe de cette érudition facile, ._ Mais csmment expliquer que le péché.d\u2019Adam tous ait été transmis ?| St Thomas et ses commentateurs les.plus illustres expliquent cette transmission par la solidarité.Lacordaire ne fait pas autrement.Adam représentait le genre hümain tout entier.Il recevait des dons surnaturels comme la grâce sanotifiante, ou: préternaturels, comme l\u2019immortallité, \u201c la.science, le bonkeur ; il les recevait pour- lui et pour £a postérité.II les perd ; il \u2018les perd pour lui et pour sa postérité.Ainsi le commandant d'ane ville s\u2019engage pour la ville entière (St Thomas de malo, Q.4 art.1.) La ville est attaquée, investie.On la somme de se rendre.Le \u2018 commandant résiste, l'assaut se donne, la place est prise et tout est passé au fil de l'épée.Les exemples n'en sont pas rares.; Ainsi la malédiction lancée contre Cham par son père irrité se propage à travers toute sa race, la marque du cachet de l'esclavage, jusqu'àg donner à douter aux philosophes incrédules si les descendants de Cham sont des hommes, Ainsi encore un homme riche, s\u2019il conserve ses biens peut les léguer à ses @pfants ; mais s'il les perd, il ne saurait plus leur transmettre que l'héritage de la pauvreté, C\u2019est ce\u2018 qu'Adam n fait vis-à-vis de \u2018nous, Au reste, nous pouvons nous consoler.Car, s\u2019il ne l'avait pas fait, nous n\u2019aurions pas été impeccables pour cela, et nous serions bientôt tombés nous-mêmes (Sum.Th.D: Th.1.Q 100-art.2.) Enfin, comment ce péché que nous n\u2019avons pas fait nous-mêmes peut-il nous être imputable ?Ah ! c'est là le mystère qui désespérait St Augustin et que St-Thomas explique comme je.viens de dire, par la solidarité.C\u2019est encore un mystère cependant.Mais, il ue faut pas prétendre que cette imputabilité 8 * auivie par tout le monde.té if, J, n'existe pas.Elle existe si bien dans ehaque individtrque,ssñs le baptéme,\u2014 réel ou son équivalent, \u2014bulné saurait \u201centrerdæns le royaume.des cieux-(J oan.HI, 3.), et celu à cause du péché originel.Comment seräit-on puni pour ce péché s\u2019il n\u2019était non-seulement imputable mais \u2018 smputé à chacun?Cela suffit, je pense, à.désargonner le + second grief de M.Globenskyxx 8o.Il y en a un troisième, \u2019 Nous avons affirmé que l'opinion de - 8t Thomas sur le sort des enfants morts sans baptême est la plus suivie par les | théologiens modernes.C\u2019est ici surtout que M.Globeusky nous éorase sous les gros volumes ! On le croirait un champion de l'antique +ombat du Lutrin, À merveille, Monsieur, \u201clisez les Pères, surtout comprenz-les, cette lecture ne: vous fura que du bien.Je nie que cette question du sort des enfants morts sans baptême ait été définie par le ITe concile de Lyon ou celui de Fioreuce, comme vous semblez le dire, C'est une question libre dans les écoles.Un homme de votre taille ne devrait pas se permettre de pareilles impertinences.\u201cVous me renvoyez daus votre article aux \u201c Rétractations \u201d de St-Augustins, .6 Justice.apprendra là que les honnêtes gens n\u2019ont pas honte de se rétracter.\u201d Eh bien, monsieur, vous en aurez ic une bells occasion | Quel est done le \u2018texte du concile de Lyon, reproduit par Je concile de Florence : > Les âmes de ceux qui meurent dans le péché mortel, actuel ou dans le seul eriginel descendent incontinent.dans Tenfer, pour y être toutefois punics par des peines inégales.\u201d Voilà le texte.Punies par des pei- ses inégales.\u201d Quelles sont ces peines inégales ?St Thomas dit: * Pour les enfants morts sans baptême, ces peines consistent dans la privation de la vue de Dieu, ou dans |.la peine du dam.\u201d Ces eufants sont damnés, dans l'en fer, mais pas dans les tourments, dans le fou, oc vrai feu dont l'enfer est em\u201d brasé.Je n'ignore pas que St Augustin, la lumière de l'Eglise, à soutenu le cun.traire, avec quelques autres, dont le noms «e'sont ni moins illustres, à beaucoup\u2019 prés, ni moins vénérables.On les a nommées daus l\u2019école les bourreaux des enfants\u2014(tortores infuntium).Voici le texte de Domiuico Soto, unc des gloires de l'Espagne, et un dea théologiens du concile de Trente : \u201c Augues- \u201c tin semble tourmenter les enfants plus \u2018 que de raison.Aussi ceux qui suivent * son opinion sont peu nombreux et sur- \u2018\u201c\u2018 nommés les bourreaux des enfants.\u201d (De nat.et gr.L.1\u2014c.14).Bossuut lui-même, invoqué par M.Globensky, dans le chapitre cité.(Défde la Trad.et des Pères V.2.) ne tran- he pas cette question de la peine du sens, Il réfute, par les conoiles de Lyon ot de Florence, Richard Simon qui prétendait que le péché originel n\u2019est puni d'aucuve peine et il ajoute ces paroles remarquables: \u201c On voit \"bien ce qui a \u201cirompé M.Simon : c\u2019est qu\u2019il ~ Hui \u201c parl:r dela dispute des scolustu®>s 4¢ sur la souffrance du- fou, dont il m'est PE ici question.Car quoi qu'il en ott, n\u2019est-ce rien d'être banni éternel - « lement de la céleste patrie, privé de \u201c Dieu pour qui on est Fait, et condamné < à l'enfer.\u201d Quoiqu'il en soit de la peine du feu, dit Bossuct.Donc il ne sà prononce pas au sujet de cette peine, au moins dans ce passage qu'on nous objecto.Au reste, 8: pronongft-il, nous n'avons pas dis que l'opinion de St Thomas était Nous avons dit.quelle est la plus commune parmi es théologiens modernes, \u2014 ere mt JOURNAL NAT; DES 'CAMAPGNHS Cestg qu'éfrnte Hurter, le savant professeur d'Inspruok :- L'opinion plus: \u201c commune ou mieux la plus commune 6 (communior; imo jam communissima) \u201c est celle qui nie pour les enfants morts \u201c sans baptême la peine d'u sens, à cause de l\u2019autorité de St Thomas (Q: V de \u201c malo, art.2, cité par Hurter IIL.No \u201c\"730\u20141dre édition).» Æcoutons Suarez, en qui, au dire de Bossuet, nous entendons toute l\u2019Æcole : \u201c Comme les enfants, dit ce plus grand \u201c des théologiens après St Thomas, ne \u201c souffrent pas la peine du feu, selon \u201c l'opinion la plus probable, et ne sont \u201c pas dars la compagnie des damnés ni * daus les tourments, il me semble qu\u2019il \u201cn\u2019yarien qui puisse pervertir leur volonté jusqu'à la rendre incapable \u201c\u201c d\u2019aspirations honnêtes.(Suarez-Opera \u201c omuia-Ed.Vivès-Vol.VII-p.215- \u201cat 7).Ecoutons encore les auteurs du fameux cours théologique dit *\u2018de Salamanque\u201d, la reine des universités de cette Espagne, la terre classique de la thévlogie.Cet ouvrage, le plus complet qui existe sur la dogtnatique jouit d\u2019une autorité immense, Voici ce qu\u2019on y lit : Il faut dire lo.que les enfants qui meurent avec le seul péché originel ne souffrent aueune peine du sens, mais seulement la peine du dam.C'est l\u2019æ- sertion commune des à théologiens, À l\u2019exception d\u2019un très petit nombre ( paucis- simis).Il faut dire 20.que les enfants qu; meurent avec le péché originel n\u2019éprouvent aucune tristesse à cause de la privation de la vision béatifique.(Solmant Cursus theol.Ed Nova, vol 80 Diisp.XVIIT.p.442-444.) Une centaine d'auteurs y sont cités Je ne vois pas pourquoi, je transerirais leurs noms.Pour paraître érudit, peut- être, M.Globensky ?.Le Cardinal Cajétan, qui n\u2019est pas un écrivain à dédaigner, va bien jusqu'à dire: que \u201cles enfants des chrétiens, qui n\u2019ont pu recevoir le baptême, peuvent être sauvés cn considération de prières de leurs parents\u201d (cité par Hur- \u2018ter III.728.) Mais ceci cst trop fort, et peu s\u2019en est fallu que le grand théologien ne fût con» damué par le concile de Trente, au témoignage de Pallavicini.(Hist.cone.trid.L.IX.c.8, No.20, où les paroles mêmes de Cajétan sont citées.) st-ce assuz ?Qu'il nous suffise de résumer ie débat en un mot.Grâce à l'impulsion de Jéon XII], toutes les écoles de théologie suivent celui qui a été appolé l'Aoge de l'Ecole.Sa doctrine est le phare qui conduit en sécurité l\u2019esprit avide dus sciences divines à travers les écueils de mille erreurs.-Cela ne signifie pas que les questions de la grâce et du sort des enfants, qui étaient libres auparavant, soient définies, Mais c\u2019est une présomption et plus qu\u2019une présomption en faveur du sentiment de St Thomas.M.Globensky me permettra de ne pas relever la confusion qu\u2019il fait entre les dogmes définis et les matières laissées à |.la libre discussion.Je croirais vraiment faire une puérilité en m'y arrêtant.Au reste, il faut finir et cinq ou six heures d\u2019an temps que mille occupations réclament, consa crées à cette étude, sont un sacrifice suf fisant, Si j'avais un conseil à donner à M.Globepsky, je lui dirais d'approfondir les questions avant d'en parler.Et maintenant, si M.Globensky est de bonne fui, comme j'en ai la conviction qu'il complète par l\u2019étude les notions bien insuffisantes, que j'ai oxposées à la hâto dans cet article, et il.reconnaîtra s'il ne le voit pas déjà, où se trouve la vérité.H.A SeoTT, ptre.UN ARTICLE DE L'ELECTEUR\u201d UNINSPIRATEUR Gul INSPIRE L'Electeur possède depuis longtenips un brevet d'iñventions ; c'est un fait connu de tout le \u2018monde.D\u2019an petit-point noir à peine perceptible à l'horizon, il en fait un épais nuage qui recouvre tout le firmament ; il convertit des boules de neige en véritables môntagnes, Il vient de nous, donner une nouvelle idée de son savoir- faire ; et pour faire avaler la pillule à ses lecteurs avec plus de facilité, il fait précéder ses articles de titres ronflants.C'est ce que nous avons.vu dans son numéro de samedi à sa quatrième page : \u201c Une nouvelle ère.Vifs débats au conseil de l'Instruction publique.Les lai- ques réclament des réformes combattues par les évêques.Quelle est donc cette ère nouvelle inaugurée par le conseil de l\u2019Instruction Publique ?Pour répondre à cette question, il faut connaître tout ce qui s\u2019est passé .aux dernières séances du Conseil de I'Tostruction Publique.Or, puisque notre confrère nous annonce pompeusement une nouvelle ère, nous devons supposer avec raison qu\u2019il est parfaitement renscigné sur les faits et gestes du Conseil.Voyons donc ce qui a porté l'Electeur à pousser cette joyeuse exclamation ; nous nous en tiendrons à con compte rendu.Deux questions importantes ont été traitées parle Conseil de l\u2019Instruction Publique, toujours d'après notre confrère : 1.La nomination d\u2019un inspésteur général pour faciliter la tâche du | Cor el 5 2.L\u2019établissement d'un bureau d\u2019examinateurs pour les professeurs ecclésiastiques.Sans être \u2018dans \u201cJos secrets comme l\u2019Electeur, nous-5sommes convaincu qu\u2019il fait erreur en:disant qu\u2019 \u2018* il vient d'être décidé de nommer un inspecteur général.\u201d Le conseil de l'Instruction Publique a dû seulement recommander la nomination d\u2019un semblable inspecteur.Entre recommander et décider une nomination, il y a une grande différence.Quant à la seconde proposition, elle a été soumise par l'hon.M.Masson, Voici quel sort elle aurait eu d'après l\u2019Electeur: ** Le vote étant pris, la proposition de M, Masson l'aurait emporté,ayant réuni pour elle tous les membres laïques du conseil, moins M.Eug.Crépeau ; ; tous, les évêques auraient voté contre.\u201d Autant de faussetés que de mots.Aucun vote n'a été pris sur cette proposition, et la discussion, de cette grave question a été ajournée à la séance du mois de mai prochain.Par conséquent tous les membres laïques du conseil n\u2019ont Pas voté pour, moins M.Eug.Crépeau, et tous les évêques contre.Comment pouvez-vous dire ensuite : \u2018\u2018 Les laïques réclament des réformes combattues par les évêques ?\u201d Il ya cu une discussion sur le sujet, \u201centre le proposeur et un évêque, mais aucune expression de sentiment n\u2019a été enregistrée puisqu'il n'y a pas eu de vote \u2018C'est votre compte rendu qui nous ap- -prend qu\u2019uñe discussion s'est élevée à ce propos ; mais nous tenons de source certa e.que le.prétendu vite que vous avez annoncé, n\u2019est qu\u2019une erreur grossière.Ft vous avez ensuite l'audace d'écrire que les réformes des laïques ont été \u2018ombattues par les évêques ! Nous n'avons point à dire maintenant si ces réformes sont équitables ou non, il faut auparavant en connaître tous les détails; mais nous ne pouvons nous empêcher de constater un fait palpable : c\u2019est\u2019 que vous insultez les évêques en leur faisant jouer tn rôle qu\u2019ils n'ont pas joué.L'honorable M.Masson n\u2019a certainement pas tenu le langage que vous lui prêtez, lorsqu'il répondit à Mgr.Lafièche.Il à pu défendre sa thèse avec vigueur et même avec feu ; mais il n\u2019a pas lancé à.la figure de nos évêques ces injures que vous lui mettez dans la bou- ehe :; \u201c\u201c Ne bravez pas plus longtemps la population catholique.L'affaire Guilhot n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborder la mesure.\" Votre inspirateur vous a trompé, et vous avez trompé le public.C'est un mensonge de plus que vous pourrezajou- ter à votre lit te.L\u2019Electeur termine son compte rendu par ectte mielleuse observation : # Voilà ce qui a transpiré de cette discussion.C\u2019est ce qui se raconte.Naturel.ement, vu le huis-clos, nous ne prétendons pas garantir l'exactitude des détails.\u201d Notre confrère n\u2019était pas là ; mais ça transpiré.! Est-ce qu'il n'y a aucun tuyau inconnu qui communique avec la salle du Conseil ?Il s'agirait de s'assurer du fuit, et la chose en vaut la peiue ; car, avant de nous avoir appris que le Conseil siège à huis- clos, ce journal s'était Corié : \u201cOn ne se fait pas d'idée de l'impression produite rar ce langage énergique venant d\u2019un homme de la position ct du caractère élevé de M.Masson.\u201d C'est à huis-clos ! C\u2019a transpiré seulement! Et cependant on affirme que les paroles de M.Masson ont produit un grand émoi dans l'assistance.Comme tout cela est mystérieux ! Nous reviendrons sur ce sujet lorsque le rapport du Conseil de l'Instruction publique sera livré & la presse.A la réponse que nous faisons à l\u2019Ælecteur, nous ajouterons l\u2019entrevue qu\u2019un représentant du onde vient | d'avoir, à ce sujet, avec l'houorable M.Archambault, conseiller législatif eb membre du conseil de l'Instruction Publique ; comme on le verra, le compte- rendu de notre confrère québecois est tout à fait contraire à la vérité :.\u201c Pour rétablir les faits sous leur véritable jour, un de nos rédacteurs a eu, cette après-midi, une entrevue avec l\u2019honorable Horace Archambault.C.L.et membre du Conseil de I'Tustruction Publique : \u2014Avez-vous lu, M, Archambault, le rapport de la séance du Couseil de l\u2019Instruction publié dans I\u2019 Electeur ?\u2014Oui, et je regrette que ce rapport soit tout à fait contraire à la vérité IL n\u2019y a eu aucun conflit entre les évêques et les laïques au Conseil, au contraire.\u2014Combien y avait-il d\u2019évêques pré- \u2018| sents?\u2014Les onze évêques étaient présents, car S.E.le cardinal Taschereau était représenté par Mgr Bégin et 11 y avait à l'assemblée huit laïques.\u2014La motion pour nommer un inspecteur général a-t-elle été adoptée ?\u2014Oui, par plusieurs voix de majorité, y compris le vote de plusieurs évêques.\u2014La motion de l\u2019hon.M.Masson pour soumettre les professeurs des communautés religieuses aux mêmes cxa- mens que les professeurs laïques a-t-elle été adoptée ?\u2014Non.\u2018A la demande des évêques, elle a été renvoyée à la prochaine séance du conseil.Mgr Laflèche a fait observer que l'effet du cette motion serait peut-être de soumettre les religieux au contrôle des laïques contrairêment aux règles de l\u2019Eglise et les évêques ont demandé du délai pour étudier cette proposition.Ou espère pouvoir mettre en pratique le principe de cette proposition sans enfreindre les droits de l'autorité religieuse.La motion de l\u2019hon.M.Masson, a fait remarquer l'hon.H.Archambault, ne vise que les membres de l\u2019enseigue ment primaire et non ceux de l\u2019ensei- goement secondaire ou supérieur.\u2014Faut-il conclure de tout cela qu'il y a conflit entre les Evêques et les membres laïques du Conseil de!\u2019 Instruction Publique ?Au contraire, tout s'est passé dans le plus grand esprit de conciliation et\u2019 de bonne entente.à - L'hen, Df.Masson a fait observer aux évêques\u2018 qu\u2019il y avait des réformes jive\u2019, portantes à faire dans notre système d'éducatiorr et les a priés de donner leur concours à cer réformes pendant qu'ils pouvaient compter sur l'amitié et les ee bounes dispositions des membres laïques du Conseil ; les évêques ontfort apyrou- vé ces suggestions.Je vous prie de dire, dans votre journal, a ajouté l'hon.M.Archambault, que le nom de l\u2019abbé Guilhot n'a ji été prononcé, ni avant, ni durant, ni après la séance du Conseil de l\u2019Instrace tir Publique, par aucun des membres du Conseil \u201d \u2014 ee it art om MEURTRE OU SUICI iE?Une jeune fille trouvée mortre dans cutsiue de ses parents, 6 Winnipeg Winnipeg, 3\u2014On a trouvé hier mae \u2018tin le cadavre de Melle Olive O'Dell; étendu dans la euisine de la maison de ses parents.fille avait la tempe percée d\u2019une balle et à ses côtés se trouvait la carabine de son frère.On ignore sl ÿ a eu suicide ou meurtre.Une voisine dé- care qu'elle a vu un homme sortir de chez les O'Dell, a la course, Ce qu\u2019il y a de plus étrange, c'est qu'aucun wembre de la famille de la défunte n\u2019a entendu la détonation de l'arme à feu.Le frère de la victime dévlare que sx carabine n\u2019était pas chargée quand il la.laissa dans la cuisine samedi soir.Le père de Melle O'Dell est employé comme contre-maître aux usines de la Cie dw Pacifique.La défunte était une estimable jeune fille, Elle s'est couchée à l'heure ordinaire et en excellente humeur, Il y avait plusieurs années qu\u2019elle était ca- téchisté au Sunday Scholl de l'Eglise du Christ.TUE PEXQANT UNE QUERELLE Un fermier de Compton, nommé Cays, se brise le cou Sherbrooke, 3.\u2014Samedi après-midi, F.X.Caya, fermier à Compton, âgé de 55 ans, a été tué ici, au marché de bois.Le défunt et quelques autres hommes plus ou imoivs ivres s'étaieut pris.de querelle, lorsque Caya mit ses mains sur les épaules de Joseph Frapier.Ils se prirent à bras le corps et Frapier, baissant la tête, fit adroitement passer Caya pardessus fui.Ce dernier towba sur le cou ct ne parla plus ces médecins Pelletier et Smith firum.me enquête post mortem etcoustatèrent que le défunt s'était cassé le cou.Un veruiet de \u2018\u201c mort accidentelle \u201d a été rendu.\u2014\u2014\u2014\u2014e tr Arete FAUSSE: RUMEUR D'uN ASSASSINAT Toute la ville a été mise en émoi à la nouvelle qu\u2019un matelot norwégien - avait été assassiné durant la nuit par des iuconnus.Les personnes bien renseignées donnaient une foule de détails, tous plus in- térussants les uns que les autres, u avait trouvé le malheureux commodémeut assis à la porte d\u2019une maison de la Basses\u2019 Ville, comme un homme qui sommeille, avec une balle au milieu du front ; il, avait été victime «l\u2019une vendetta.- Comme presque toujours en pareille occurence, la nou: elle était inexaote et de beaucoup exagérée.Voici les faits : Avant-hier matin, la belle-mère de M.Bélanger, qui demeure au No 47, rue Saut-au-Matelot a été douloureusement - surprise, en sortant pour se rendre à la messe, de trouver le cadavre d'aon hom- 1me étendu dans le corridor, les pieds sur la dernière marche de l'escalier et In tête sur le seuil de la porte.Elle remonta l'escalier quatre à quatre toute effrayée, en criant \u2018\u2018 au meurtre ?au meurtre} \" M.Bélanger et deux autres locataires do la même maison, M.Joly et M.Parent, sortirent en toute hâte et consta- torent que le pauvre diable était biem mort, M.Bélanger ne voulut pas toucher au cadavre et fut chercher la police, qui le - fit transporter à la morgue.4 tr 1 3 D'après nos renseignements, le défanit Le serait un nommé Niels Conred Laurity Lurssen, norwegien, de l'équipago do la barque Albion, naufragée al Tie.d'Anticosti, \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 ve, E ! à.! i ef Pi + - mecs Bie er lnm we mp ener A oa Se =e PNR AA met ve 8 _ \u2014\u2014 + de LA QUESTION DE BEAUPORT \"Mk Petors entrepreneur et arbitre On lit dans le Canadien : .\u201c S\u2019il faut en croireune dépêche de Québeo, publiée hier soir dans les journaux, M.S.Peters, entrepreneur iwpor- tant de la capitale, qui a agi en qualité d'abitre du gouvernement dans l\u2019estimation de l\u2019asile de Beauport, se déclare prêt à construire lui-même, à ses frais pour la province, un asile bien supérieur à celui de Beauport, pour $327,000.Ou sait que M.Petérs estime la valeur de l'asile de Beauport à ce montant tandis que les arbitres des propriétuires en portent le prix à $600,000.Et vous verrez si le gouvernement ac- cepteru l\u2019offre de M.Peters, son repré- présentant daos la commission des ar- Ditres.Quel beau coup de filet que celui qui 8e prépare ! \u201d Voici la conclusion que nous inspirent ces lignes, \u201c M, Simon Petors, entrepreneur, a été nommé arbitre par le gouvernement pour agir avec M.Peachy, architecte, Tous deux ont choisi cumme tiers arbitre, M.Berlinguet, arobitecte.Les arbitres ont commencé leurs tra- vœux.Dds le début, il a paru manifeste que M.Peters, entrepreneur: différait d'une manière extraordinaire avec les deux autres arbitres.Quand * lo moment est venu de faire rapport, M.Peters, entrepreneur, n\u2019a pas même essayé de s'entendre avec les deux autres, mais il s'est séparé.d'eux sans cérémonio et a bâclé uñ rapport où \u2018évaluation de l'asile de Beauport comparée à celle que donne la majorité des arbitres, montre une différence de $400,000! Et on nous apprend quo M.Peters, entrepreneur ct arbitre en même temps, trouve que la propriété Beauport ne vaut pas la peine qu\u2019on l\u2019achète, muis offre de construire lui-même un établissement bien supérieur pour une bagatelle.Eh bien de tout cela, il nous parait ressortir que M.Peters, entrepreneur et arbitre, et beaucoup plus entrepreneur qu'arbitre, désirerait fort qu\u2019on lui donnât à entreprendre une petite entreprise, Nous croyons quo l'offre de M.Peters entrapreneur, est un élément très important dans l'appréciation du rapport fuit \u201c par M.Peters, arbitre.Et s\u2019il faut revenir sur ce sujet, nous _y reviendrons.\u2014lte- > \u2014\u2014 es \u2018LA COMPAGNIE DE LA TRAVERSE La lettre de la Chambre de Commeres de Lévis, adressée à M.Edmond Giroux, président de la Csmmission du Hävre, va être soumise aux cowmissai- res, à leur séance de lundi, lo 3 courant.La chambre de commerce de Lévis, en rendant compte des faits que nos lecteurs connaissant, demande à la com- miesion du Hâvre de forcer la Cie de la Traverse à enlever son ponton pour permettre que les travaux se fassent.La commission du Hâvre a-t-elle le .Pouvoir, en sa qualité d'admisnistrateur du hâvre, de forcer légalement la Cie de la Traverse à enlcver son ponton ?On a soumis la question à l\u2019aviseur légal de la commission.Nous cst avis qu\u2019en cette occurence les commissaires devraient avoir le droit de -forcer la Cie de Ja traverse.D'un autre côté, la corporation de Lévis, en sa qualité de locateur du quai, devrait avoir droit de dire son mot, yEspérous quo les autorités sauront | avoir raison de cette entêtée et que les - travaux si nécessaires qui seraient main: tenant terminés pourront être faits cet , dutomne.| CONSPIRATION Organisée pour frauder des compagnies d'assurances sur la vie Un pasteur, un ex-pasteur et un médes cin arrétés St-Jean, N.-B, 30\u2014Le Revd, Sidney Wilton, pasteur de l'église Baptiste, son frère, C.B.Wilton, ex-pasteur baptiste et jusqu\u2019à dernièrement agent de la Vie d'assurance Union Mutual et le Dr 13.C.Randall, de Hillsboro, N.B., vien- neut d'être arrêtés, accusés par un M.J.Turner d'avoir commis des faux ac wontaut de $3,000 au préjudice de la Life Association of America et de $2,- 000 au détriment de la Golden Rule Insurance Co.Le pusteur Weldon est un prédicateur distingué et était à la tête de l'église Baptiste du St-Jean.11 paraît qu'en janvier 1890, C.B.Weldon, demanda une police sur la vie en faveur de Wm C.Reud, de Caldonia, à la Abstinence Tusurauce Co.de Chicago.Le certificat de bonne santé exigé en pareil cas était signé par le Dr Randall.Or, au moment vù vctre demande de police signée par Reed so faisait, le signataire était dans la dernière période de la consomption.Le Revd Sidney Welton était le témoin inscrit sur l'application, Quelques semaines après que Reed fut inscrit aux régistes de la Cie d'assurance, il mougut.Le Dr Randall donna un certificat constatant le décès et l\u2019attribuant à une maladie de quelques jours.Madame Recd, femme du défunt apprit bientôt que son mari avait une police de $2,000 sur la vie.Plus tard I'agent Welton lui versa ube somme de wille dollars, déelarant quo cela était tout ce qu'on lui devait.Cette différence dans le montant, fit naître des soupçons dans l'esprit de Mde Recd qui s'en ouvrit à son pèse, M.Turner.M.Turuer essaya d'obtenir des renseignements de Wilton, n'y réussit pas, puis communiqua avec le bureau prinoi- pal de la compagnie d'assurance.De là l\u2019arrestation.On prétend que Reed n\u2019a jamais connu l'existence d'une police sur sa vie, que la signature apposée à l'application est un faux, on a en main le regu de $3,000 payé ct auquel Mde Reed déclare n'avoir jamais mis son nom et on ajoute que l'endos qui se lit sur la traite pour ce montant, est également un faux.Bica plus, il semble qu\u2019il existait plusieurs polices daus diverses compas gnies, toutes au nom de Reed, mais priset par Welton,auquel le Dr Randall donnai- des certificats voulus.La poursuite a tous les documents relatifs à la chose et ils seront produits en cour.On n\u2019a pas encore arrêté Gédéon Reed, frère du \u2018dé- fuut que l'on croit être complice de cette fraude.S'il faut en croire la rumeur c'est Gédéon Reed qui aurait subi les examens du médecin.Les derniers chiffres auxquels on porte les cseroqueries est $15,000.\u2014\u2014 \u2014\u2014 EE oa \u2014 rem _ Une folie dans les Cantons de l'Est D'où vient-clle ?Il y a depuis le printemps une mal- heuse femme qui, par ses allures, mou- tre qu\u2019elle a perdu sa carte.Elle fait le tour de quatre paroisses tous les jours.Elle couche dans une grange à Piopolis et clle fait le tour par St.Léon, Marsden, Marsboro, et elle revient coucher à lu même place à Piopolis ; ce qui lui fait une tournée d'environ 30 milles par jour, nus pieds, beau temps, mauvais temps, dans la boue à moitié jambe.Dans les grandes chaleurs, elle a un capot d'homme sur le dos, un chile de laine autour du cou et un autre cn pointe sur la tête par-dessus con chapeau.Une vieille montuge de parapluie lui sert de bâton pour porter une poche dans laquelle il y à toute sorte de gue- pilles.Vu les mauvais temps et les nuits froides de l'automne, il n°y a pas moyen qu\u2019elle continue son sente de vie plus longtemps.Il fut proposé aux conseillers d'écrire au gérant de la maison des Emigrés à Sherbrooke et il n\u2019en cest rien résuité.Cette misérable ne parle ni anglais, ni français, ni écossais.Personne ne peut savoir d'où elle vient, où elle veut aller, mice qu'elle cherche.Impossible de s'entendra avec elle.Il serait bon de publier ces faits, afio d\u2019a\u2018der à éclaiteir lo mystère.! JOURNAL DES CAMPAGNES Les Jésuites Leur nouveau géneral Depuis que les jésuites se sont assemblés pour procéder à l'élection de leur général, le télégraphe fait circuler tou tes sortes de rumeurs plus ou moins absurdes.C\u2019est toujours la même ritournelle.qui se répôte quant il s\u2019agit de nouvelles religieuses : les agences télégraphiques sont contrôlées, pour la plupart, par des ennemis de l\u2019Bglise, Il n\u2019y a donc rien de surprenant que nous recevions de temps à autre de ces éluou- brations écervelées touchant le Pape, les ordres religieux, ete.C'est avec mépris que nous devons accueillir ces grandes nouvelles à sensation.Ce qu'il nous parait le plus certain dans (tous ces racontars, c'est l\u2019 élection du R.P.Martin comme général do lu compagnie.Le nouveau général des Jésuites est né à Burgos en Espagne ; il est âgé seulement de 46 ans, Après avoir été proviucial pendant six ans, de la province de Castelle, il fut appels à Rome, il y a deux ans par le P.Anderdely comme substitut du secrétaire de la Compagnie, et dans son testament le.général le nomma vicaire-général c'est- à-dire que le P.Martin fut chargé de gouverner la compagnie jusqu'à la réunion de la congrégation générale pour le choix du successeur du P.Anderdely.L'élection du P.Martin est très bien vue par tousles membres dela Compagaie, ,[ Un journal anglais porte le nombre des membres de la compagnie de Jésus à 13,000.D'après notre confrère, l\u2019Italie compterait 1764 membres ; la France 2863 ; l'Allemagne, 1009 ; la Belgique, 935 ; I'Autriche-Houngrie, 642 ; la Hol Jande, 450 ; la Galicie, 374 ; l'Espagne, 2570 ; l\u2019Angleterre, 585 ; le Maryland, 564, le Missouri, 403 ; l'Irlande, 267 ; le Canada, 240 ; la Nouvelle-Orléans, 195, et le Zambèse, 53.Les possessions anglaises comprennent 2307 membres.\\ LE CHOLERA Retour des (migrants russes \u2014 ' Ou ne leur permet pus d'entrer cn Presse \u2019 Berlin, ler octobre.\u2014Les ¢migrants russes à qui on n\u2019a pas voulu permettre d\u2019entrer en - Amérique ne peuvent plus entrer en Prusse.Les autorités ne le |- veulent pas.Ceux qui vicnnent d'arriver sont dans une profonde miisère.À Cuxhaven, 90 d'entre eux se sont vu refuser des billets de passage pour voyager à bord de chemin de fer prussien.La température à Hambourg est au froid.Londres, ler oct.\u2014Le correspondant a Paris du Standard.de Londres, dit que 100 cas de choléra out été découverts à l\u2019ostal, au faubourg de Boulogne, pendant les derniers dix jours et 21 malades ont succombé au choléra.Le cirrespondaut du Standard à Ode:su, dit que le choléra a été offciel- lement aononcé à Tieraspol, Bender, Kischineff e¢t Nicolajsff.Les troupes font la patrouille dans ces villes afin de prévenir les désordres.Le gouvernement a donné ordre de fermer toutes les expositions dans le sud de ln Russie à causo de l'augmentation du choléra entre Kieff et Odessa.\u2018Quatre grands abris pour le cholériques out été construits.Tous les-trains de chemins de fur sont pourvus-de chars spécialement destinés aux mulades.f + / vides.ma > rmmenmn\u2014 tre ptet Les propriétés du Comte Le dernier courrier de Montréal nous | - apprend que le château de Tourouvre a.été vendu.M.Joseph Leclerc en est devenu l'acquéreur pour la somme de.$10,000.L\u2019acte de vente a été passé jeudi.Cette vente comprenait non seulement le château, mais la ferme avec ses 473 arpents de terre, voitures, animaux domestiques, fromagerie, machines, instruments aratoires, eto.Le nouveau propriétaire est un ami personnel de M.Mercier.M.Leclerc est le même entrepreneur qui, avec M, Lamarche, entrepris les travaux du palais de justice de Montréal.\u2018 M, Mercier avait acheté cette propriété de M.Ritchie.On dit qu'après les nombreuses améliorations qu\u2019il avait fait subir à son château, cette propriété devait valoir 330,000.; M.Adolphe Davis, surintendant de l'aqueduo, à fait l'acquisition de la rési- cence de l\u2019expremier-ministre sur la rue St-Denis.L'immeuble a été vendu pour $10,500 avec le privilège de remérer.M.Davis, doit payer immédiatement les arrérages de taxes et des intérêts dus sur la propriété.ainsi que les assurances, plus la taxe de-contribution due au gou- vefnement sur la transaction.M.Mercier devra rembourser ces derniers montants à l'acheteur au cas où il voudrait rentrer en possession de l\u2019immeuble.On annonce que les autres propriétés du Comte seront vendues dans quelques jours.Sic transit gloria mundi, disent les malins.D\u2019aucuns ne se génent pas de proclamer hautement que le sort du Comte n\u2019est pas aussi à plaindre qu\u2019on le prétend.Ces derniers pourraibnt bien avoir raison.Faire de Ja réclame quand on cst au-faite des grandeurs, et poser en martyr quand on cst déchu, ce sont deux choses qu'il est possible de voir.\u2014_\u2014_\u2014e->e- , UNE FABLE RUSSE LES AUTEURS ET LES JOUR- - NALISTES Sous ce titre : L'Ecrivair et le Brigand,le célèbre fabuliste russe Krylof a | publié un apologue ingénieux et instructif.Nous croyons intéresser nos lecteurs en le reproduisant : \u201c Au séjour ténébreux des mâues, parurent à la même heure, devant les juges, un brigand, qui exerçait son métier sur les routes et mérita enfin la potence, et un auteur couvert do gloire, qui distillait un subtil poison dans ses livres, prêchait l\u2019impiété, sewait Ja corruption, 2t, pareil à une sirène, avait la voix aussi douce que dangereuse, \u201c Dars les enfers les procédures sont expéditives ; poiut de longueurs inutiles ; en un clin-d\u2019œil la sentence est prête.\u201c A deux «ffruyantes chaînes de fer sont suspendues deux.énormes chaudières, où les coupables sont jetés.Sous celle du brigand on dresse un vaste bû- cher ; la mégère elle-même l\u2019allume et lu flamme devient si terrible que la pierre des voûtes infernales se fend.Quant à l\u2019auteur, le tribunal ne parut passévère : à peine un petit feu sciutillait-il d'abord, mais ce feu alla grandissant toujours, durant des siècles, sans jamais s'uffaiblir, \u2018\u201c\u201c Le bûcher du larron était depuis longtemps consumé ; l'écrivain sentait le sien flamber de plus on plus fort.Ne 7*.| prévoyant aucune relâche, le malheureux finit par s\u2019écrier,au milieu des tourments, que Jes dieux n\u2019ont point d'équité : il à rempli l\u2019univers de sa gloire ; s\u2019il a écrit un peu librement, sa puuition est par trop sévèro ; il ne pense pas être plus coupable que le brigand: ¢ Alors uve des trois sours infernales se dressn dans toute sa beauté féroce, avec sa chevelure sifflante de serpents, armée de fouets ensanglantés.Malheureux ! est-ce à toi de faire des reproches ERR tt -ne causs de dommage que deson vivant, ; -dre aux journalistes et à tous les au- \u201c| élaboré par une légion de journalistes.n\u2019étonne plus à.la Providence ?.Oses-tu t'égaler & un siniplg bandit ?Sa faute n'est rien,com- ! parée à Ja tiénne.\u2018Ç Ç ; * Tout oruel et scélérat qu\u2019il.fut, i] : mais toi ! : \u2018Tes os sont depuis longtemps en |.poussière, et le\u2019 soleil ne sc lève jamais : sans éclairer quelque nouveau: malheur venant de toi\u2018! Lie poison de tes œuvres.+ loin de s'affaiblir, devient, en s'écoulant, de siècle en siècle, plus corrosif, Regarde, A ces mots, elle lui fit entrevoir le.monde.\" \u201c\u2014Vois ces enfants, hoate \u2018de leurs familles et désespoir de leurs parents, Qui donc empoisonve leur cœur et leur esprit ?C\u2019est toi.Qui a raillé, comme des rêves puérils, le mariage, les pou, voirs et l'autorité, les représentant comme la source des misères humaines excitant les hommes à rompre tout lien social ?C'est toi.N'as-tu pas honoré l'impiété du nom de science ?N'as-tu pas revêtu de formes séduisantes les passions et les vices ?.Regarde là-bas ! Euivré de tes doctrines, le pays entier est plein de moeur- tres, de pillagee, de dissensions et de révoltes, LI s'achemine à sa perte, grâce à toi ! À toi est due.chaque goutte de larmés ct de sang.Et tu oses cucore acouser les dieux ! D'ailleurs, combien de maux engendreront tes\u2019 lèvres à l'avenir, parmi les hommes ! \u2018Souffre donc lci ; tes peines ont pour mesure tes Œuvres.\u201c À ces mots, la Mégère indignée referma bruyamment la chaudière.\u201d L'auteur, auquel nous empruntons la traduction de ce petit chef-d'œuvre, ajoute les remarques suivantes : \u201c\u201c Cette fable fit grand émoi ;le public pensa tout de suite à Voltaire, et c'était.justice.Pourtant l'intention du La Fontaine russe était plus générale ; nous sommes parfaitement en droit de l'éten- tours antisociaux, impies ef licencieux.** La plupart, il est vrai, ne survivront guère.Qui serait assez fou pour lire, duos vingt ans, les articles du Figaro: et du Gil Blas réunis en bottrlettes ?Tout-cela doit pourrir sur le sol natal.Mais le manque d\u2019avenir est compensé par l'étendue de la publicité contemporaine.C'est, en effet, sur un vaste pays, sur une génération entière que sé répand le venin grossièrement \u2018ou subtilement \u201c Le succès effroyable de cette presse quand on réfléchit.Comment en seraît-il autrement ?Elleflatte les passions les plus naturelles\u2018et les besoins factices do l'humanité: en mettant à lear service les inventions et les ressources du progrès, % Lies faits divers, les comptes rendus des théâtres et des courses, les échos judiciaires, les cancuns de la vie mondaine, les feuilletons et les chroniques parisiennes semblent n'avoir pas d'autre but que de troubler les cœurs, de ridi- ouliser l'innocence, d'apprendre avant l'heure les secrets dè la vie et même du vice, d'éteindre tout instinot de pudeur ct d'honnêteté, de bafouer ct de faire mépriser la jeune fille, la femme et la mère, de glorifier le bicn-être,-le luxe et la jouissance.d\u2019excuser et même d'embellir la passion, le concubinage, l\u2019adultère et l'assassinat.Le ton est plus ou moins brutal, le fond est presque partout le méme.\u201c\u201c l'es romans les plus immondes et les plas subversifs ont d'abord paru dans quelques-uns des grands journaux.Les pères de famille ne lisent guère les feuilletons ; mais ils abandonnent ce.poison à lours fils et à leurs filles avec une Insouciance et une sécurité qui sont une inexplicable énigme pour quiconque sait à quoi tiennent la chasteté de l'adolescence et le bonheur de toute une vie.\u201d La fable que nous venons de lire et les réflexions qui l\u2019accompagnent n\u2019ont pas, besoin denouveaux commenntaires pour être comprises.Que les journalistes et les auteurs canadiens les méditent séricusement, et peut-être que quelques-uns recounaîtrent qu'ils suivent la mêmo voix que les écrivains de la France inudernisé:.! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I> OA A at oir vo EEE «LA COMMASSION-DES 3106000 | 5 _Plaidoyers des avocats | Th Yam souserlptions électorales de : « Beemeor ot 9 \u2026- \"A la séance d'hier après-midi, les avocats ont continué la discussion sur ; la question pôsée par M.Archiba\\d.= -«MM.Ferguson et Fitzpatrick ont prétendu que la question ne poavait: pas ête permise sous cette forme, et que la cdmmission n\u2019avait pas instruction de \u2026 S'enquérir, de l'argent dépensé par M.- Beemer ou de ses souscriptions électorales privées.M.Archibald a ünsisté sur cette - question, et après consultation, les commissaires ont décidé que le témoin devait répondre.M.Beemer a répondu qu'il avait de ces livres, Alorson lui a demandé de les produire, et quand on Jui eut expli- ud ce qulil vouluit.il prétendit n\u2019avoir pas compris la question, et avait eru répondre à lo:question telle que suggérée par la défense.MM.Ferguson et Fitzpatrick s\u2019objec- \u2018tèrent de nouveau à la production des -comptesmersonnels de BI.Beemer, mais après unenowrelle insistance de M.Arobibald, la commission décida que les livres devaient être produits, + L'heu.juge Routldeur expliqua-que lez accusations &\u2019étaient pas portées seuie- ment wontre Sir A.P.-Caron,mais constituaient un cas de coæspiration de la part de Sir Adolphe Caron, Ja Cie du lac St-! sJean-et M.Beemer à l'effet de détour-: 1 ner des subsides pour des finsgolitiques.| « M.Beemer n\u2019est pas:un témoin \u2018désinté-' à Tessé et.&© n\u2019est pas à lui à juger quelle! \u2026 preuve devra être daite.; 1 A.-3iIb bre.la commission:g\u2019est ajour-; » née pour permettre 'd M.Beemer de; + chercher les documents demandés, À 4, heures, il ue 1 s avait pas eucore trouvés.et Ja «commission -s\u2019est ajournée à ce: matin.ÇA SE CORSE 21 IBVINE POUR M-JRBEFHER Témoignage de.Thomns KeGrecey Ail'ouverture della séance ceimatin, on remarque un grand nombre d'avocats: MM.Frémont, Asselin, Sturt et autres.Sir A.P.Caren est présent.L'kon, M.Irvine annonce qu'il.comparait pour M.IBeemer et -demandet qu\u2019on lui donne un peu de temps pour: conférer avec son.dlient.\u2018 commission accorde cette demande: et durant l\u2019intenvalle, on entend l\u2019hon.Thos.McGreevy.M.McGreevy avait en main an certain montant d'argent pour «des fins politiques, de 1882.à 1887.Ces fonds étaient contrôlés par.Sir Heetor Langevin et Sir A.P.Caron.Aux élections générales de 1882, il ne croit pas qu\u2019il y a eu-d'ordres donnés.Il y à eu.des élections partielles, maisil ne se rappolle pas que Sie Adolphe ait donné des ordres pour payer certains montants; il n\u2019est pas .eertain, .cependant.Xo 1887,il ereit avoir regu $245,000 .de Sir Adolphe Cason.Il n'a jamais vegu un sou de la Cic du lac St-Jean.soit de la Cie de construction ou dela \u2018Cie de chemiu de fer elle-même, Il n'en A pas reçu aon plu-de l\u2019hon, James, ou de Ross & Go, ni d'aucun des directeurs.§ El me convaËt-pas d'autwe personne ayant! : agi comme trésorier du même parti poli-! tique dans le même intervalle.S\u2019il y en: avait eu, il crait qu\u2019il le saurait.Ilaeu plus que $Z5,000 mais aueune partio de Cet argent venaitdirectement.on-indi- rectesnent soit de M.Beemer, soit de la Cie du lac St-Jean.Il ne sais pas si Sir A.P.Caron lui a dit d'où venaient les $25,000, I1 peut Jui en avoir dit quelque chose, mais c'est assez difficile de s'en rappeler.Il n'a aueune correspondazce qui pourrait le lui faire rappeler.Il n\u2019a que ces reçus.Ces reçus qui ont été produits à l'enquête d'Ottawa, ont été rendus publics; mais sans son autorité.Par l\u2019hon.juée Tait : M, MoGREEVY\u2014 Savez-vous si aucune partie des $25,000.à vous remises par Sir A.P.Caron vouait de la Cie du lac St-Jean ?R.Je ne le shis.- .D.Avez-vous aucune raison de le eroire, : \u2019 .R.Je ne voudrais jurer rien de tel parceque je n\u2019en connais rien.M.Dean, inspecteur do la banque do Québec, a cxaminé les transactions faites è po ala banque par MM.Beemer et Ross ot Cie, et il \u201cproduit un état montrant le résultat de cet examen.Cet état de \u2018compte fait mention des billets promis- sdires donnés par MM.Ross ou Beemer et endossés pur l\u2019un ou l\u2019autre.Aucun roduit des billets n\u2019est £116 à Sir A.Paron ou à l'hon, T.McGreevy.\u201c, L'état fourni par M.Dean ne montre \u2018pas à qui est allé le produit des billets escbmptés, et M.Archibald insiste sur ce détail.= La commission s'ajourne à 2 heures alors que l'on continuera :l\u2019interrogatoire de M.Beemer.Séance d'hier après-midi La commission a siégé privément de 1.30 h.à 3,30 hrs.examinant les livres et comptes de M.Beemer, afin de voir quelles partics devront aller devant Je public.À 3.30 hrs.l'enquête étant devenuc publique M.Beemer fut appelé et son interrogatoire continua.Il dit que l\u2019état de compte examiné par la commission en présence des avocats dvs deux parties, était l'état exact de tous ses paicments en\u2019 argent.M.Beemer dit que ce sont là tous ses paiments pour fins politiques.Les lettres G.E.F.veulent dire général électoral fund et A.P.C., sir A.P.Caron mais cette marque était privée et signifiait seulement qu\u2019à cette date Sir A.P.Caron était le ministre du district.Avant Jes élections de 1887, I'hen J.(3.Ross le pria de le rencontre rà l'hôtel St Lzurence à Moutréal, et lui dit que ses amis à Québec avaient besoin d'arzent pour les élections \u2018et :que s\u2019il voulait lui remettre le montant requis en billets, il se -chargerait de les faire escompter.Trois de ces billets portaient la date du 3 février et doux celle du 18.Les cing représentaient $25,000 et étaient payables à 3, 4.ou G mois, suivant le cas, et quelques-uns:furent renouvelds plusieurs fois.Il ne sait pas comment l\u2019argent a .À été distribué.| Sir A.P.Caron nelui a jamais dit un mot et.no.lui a jamais \u2018rien donné en Il a aussi contribué $2000 a Vélection partielle de 1889 et $3,000 à l\u2019élection générale de 1891.Il a donné retour.son billet.à M.Chinie, marchand de fer L'argent n\u2019a pas été payé à même le; subside.{Ba seule raison pour donner ue l\u2019hon.J.@.Ross qui lui avait demandé | était un bon ami, escomptant pour lui pour un montant jusqu\u2019à {1 $300,000,-8500,000, et $800,000.A part cela, il croyait que le gouvernement conservateur était un bon gouver- l\u2019argent au fond électoral était des billets ment pour le pays.i .Le Il savait que la Cie du lae St-Jean Sel LY 4 pagnie .de, construction du chemin de fer du lac: St Jean es M.Beemer ainsi que les traites et billets de M.Beemor relatifs aux souecriptions électorales déjà mentionnées de cet entrepreneur.Au bout d'un quart d'heure M.Gezgie entre eo cour et donne sa déposition.Le témsin a cu connaissance des transactions entre Ross et Co, et Beemer, Après avoir regardé le mémoire des \u2018billets du M.Beemer à Ross & Co, il dit qu'ils sont entrés dans les livres.Ils ont été escomptés par MM.Ross & Co, et le produit a été tran-mis à M.Beemer, Il ne sait pas.pourquoi ces billets ont été donnés à M.Beemer.Le témoin ne sait pas si MM.Ross & Coou M.Beemer ont suscrit au fonds électoral et il n\u2019a aucuue raison pour le croire.Sur le talon de certains chèques il y a des initiales comme, par exemple À.P.C.1! croit que ce sont les initiales de Sir A.P.Caron.Comment se fuit-il alord que vous avez dit que vous ne saviez pas s'il y avait des noms de politiciens ?| R.Je présume seulement que c\u2019est le nom de Sir A, P.Caron.Je ne sais pas qui a écrit ce nom.D.Avez-vous quelque doute que le produit des billets.ainsi escomptés ait été au fouds électoral, R.Je ne sais trop.lis peuvent avoir été versés au fonds électoral.Traosquestionné par M.Fitzpatrick, le témoin dit que les souscriptions faites par M.Beemer étaient à même son argent.Celles de Ross & Co ne venaient point du produit des subsides.L'hon, M, Ross, était un bon conservateur, toujours prêt à aider son parti de son influence et de son argent.Ouand il a été candidat il a dépensé beaucoup d'argent.- I! était grand ami de Sir À.P.Caron.* M.Dean, inspeeteur de la banque de Québec.\\ Le ler mai 1887, M.Beemer avait à son crédit quinze mille et quelques \u2014- Marché de Québec FARINES ET GRAINS Québec, 6 octobre 1892.FARINE.\u2014 Sap.oxtra, baril, 194 $¢ 10a 4 40 .Batra cecessescoceeseaccs 5 THA 3 ON VOLAILLES Hi Québec, § octobro 1892, Volailles, par couple.\u2026 \u2026.#0 60à 0 05 Bœurs, Mourons, Exec.Québec, ñ octnbre INA2.BŒUF\u2014Ière qualité par 100 fiv.8 00 À 9 50 \u201c me + .TA 309 \u201c 3èmo \u201c à 50A 700 \u201c par livres\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.008A 0 10 Mouton par livre.eve cues.4054 010 .du printemps, chaque.: 092 5990 PDECES Dxry.\u2014 C> matin, à Figo de deux aus, Marie Anne Iler.nino, fillo de Sen Mozuncur le recorder Dery.: ervais & Hudon, agents de - Paul, a été arrété samedi pour avoir., r.Forto pour boulanger.À 40 à 4 5h Extra du printemps.: 5023 60 Superfine\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.+ 252335 FiNO \u2026\u2026\u202600uovens sescsce0se 3 0023 # Farino do famille cu poches do 100 liv.L 95a 2 10 Patonto amer, qrts\u2026.5 50 à 575 Blé du Munitoba .\u2026.1 00R1 06 Blé d'Ende jaune .- 0702075 #4: blanc.00026095 Poib.ovsercscossouves \u2026 08520 AVOÎRE Lecsses0000s v000 038304 OBE.cou00srerrccuss coast sonaranen vascousen ne 05520 Provisions, Exc., ETC a Québec, G octobre 1892.Bourro frais par livre \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026u0.$0 20 à 6 22 Beurre salé par livrO.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.vere 0162018; Patates par minot.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.0.0.\u2026.0 35 à 0 40 - Œufs pur dOUTLINOGo0000 s0s000 0e s0000 000 10 à 0 14 Sucre d'érablo par livro.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 \u2026.\u2026.\u2026 061 2008 Fromage par livre ve.2ves prasouse UIZAOI4 Oignon par baril.ces 2762300 Pomme par baril.mavvouse arcs \u2026\u2026.450 à 500 Orange boîte Floride.4 50 à 6 00- .Valeauo, onibse.5502600 « Jamaique, Bris .5 50 à 6 00 Citrons, par boîtes.250 à 300 Tabac canadien on fouille par Ib.0 15 à 0 18 Poulete, \u201c Ù 40 à 0 5\u20ac Oioz, \u2018 .1232170 Canards \u201cans - 3003250 Dindes \u201c «05020 70° 11 : at medi soir.Comme il souffrait \u2018'une an- ATS t Se, + J.+ \u201c19 WY L'AFFAIRE DE CHAMBLY | \u201c\u2026 Plaidoyer de M.le curé Lesage I alldgucyntil n'a pas refasé de baptl.ser l'enfant de M, Davignon \u2014\u2014 En paroissien qui préehel'insu- \u2019 bordinati on \u2018 Les saerements ne se vendent point MM.Taillon, Bonin et Paguela, ont produit aujourd'hui en cour, les plaidoyers du Révérend Messire Charles Lesage, curé de Chambly, poursuivi par M.Solime Davignon, Après avoir nié toutes les allégations \u201c du demandeur, sauf celles oi-dessous admises, le défendeur dit qu\u2019il est poursuivi comme curé de la paroisse de St-Jo- seph de Chambly à raison d'un acte par lui fuit, dans l\u2019exercice de ses fonctions, ct de fait il remplissuit les fonctions du curé de la dite paroisse lorsque le demandeur s'est adressé à lui pour faire baptiser son enfant, le 26 juillet dernier ; Que lodéfendeur n\u2019a pas refusé de baptiser l'enfant du demandeur, ni d\u2019en- Tégistrer ea paissance, wais qu'il s\u2019est seulement efforcé de fuir reconnaître au demaudeur sou obligation de contribuer à la substance de son curé, en payant une somme de deniers qui, d'a- Près une ordonnance de Mgr l'évêque de Montréal au curé et aux fidèles de lu dite paroisse, datée du 2 août 1881, est destinée à tenir lieu de dîme dans le cas de ceux qui n'ont pas de dîme à payer : Qu'\u2019après avoir discuté avec le défendeur, le demandeur est parti en disant : Je vais m'en retourner et j'aviserai.Je reviendrai vous voir ce soir ou demain matin., Que le demandeur n\u2019est pas revenu comme il l'avait promis, mais qu\u2019il est allé aursitôt faire baptiéer.son enfant dans une paroisse voisine ; Que le défendeur n\u2019a pas agi mali- ¢icusement ni de mauvaise foi, mais qu\u2019il a agi de bonne foi, dans l'intérêt - du demandeur et même de la paroisse en général ; Que le demandeur poursuit le défendeur en domwages-intérêts, parce qu'il (le défendeur) aurait refusé non-geule- - ment du baptiser son enfant, mais aussi 2 Th 5 ne, de l'inscrire sur les régistres de l'état civil, le demandeur alléguant que \u201c en sa qualité d'officier civil, le défendeur n'avait pas le droit de refaser de baptiser l'enfant du demandeur et de l'ins- \u2018 erire sur les régistres de l\u2019état civil tebus par lui ; \u201d\u201d Que le demandeur aurait dû donner au défeudeur un mois\u2019 d'avis de cette action avant de l'intenter.Sous réserve de co premier plaidayer, le défendeur ajoute : Que lo baptême est un acte purement spirituel et que c'est une matière qui N'est pas soumise à la juridiction des tribunaux civils ; Que dans la proviuce de Québec, par 1a loi et par l'usaye, qui fait loi, le curé n'enrégistre un acte de naissance que :quand il fait le baptême, D'ailleurs le demandeur n'a pas requis le défendeur d'enrégistrer la naissance de son enfant ; Que la paroisse de Chambly comprend deux grauds villages dout chacun est plus populeux que la partie de la pa- -yoisse habitée par les cultivateurs, où J'on récolte les grains soumis à lu dîme, Le curé pourrait desservir seul cette Partie de la paroisse, mais il est obligé d'avoir à ses dépens, un vicaire, à cause des deux villayes où on ne récoite aucun grain décimable ; En .882, vu que la dime en grain était devenue tout-à-fait insuffisante, l'Evêque de Montréal porté une ordonnance obligeant chaque famille de la paroisse de St-Joseph do Chambly qui R'a pas de dime 4 payer, do payer annuellement an curé de la dite paroisse la somme de deux piastres.Cettu ordou- | \u2018 Msnce était cn vigueur dams la dite paroisse lorsque le curé y est veau comme \u201c euré, en 1886 ; .Que la plupart des paroissiens atteints par eétte ordonnance paient fidèlement cette dime supplémentaire, mais que lo domandour s\u2019y est toujours refusé, du moins depuis que lo défendeur cst curé à Ohambiy.Il n'a tenu compte à aucun des avertissements donnés du haut do la chairo, .ni de coux qui lui ont été rouvent donnés à lui-même par le curé et par le vicaire.Le demandeur avait et a encore les moyens de payer cette dîme ; et s'il \u2026 »e la paie pas, c'est par entêtement, ainsi qu'il s\u2019en vante.Non seulement il refuse de remplir son obligation, mais il engage ses.co-paroiss iens à l\u2019imiter, leur conseillant de s'adresser au vicaire; quand ils auront besoin des seeours de la religion.Si son exemple étai: suivi cela pourrait produire des consequences regrettables pour la paroisse.C\u2019est pourquoi, lorsque le demandeur s\u2019est adressé au vicaire le 26 juillet dernier, pour faire baptiser son enfaut (qui avait été ondoyé) celui-ci l\u2019a renvoyé au curé ; et c\u2019est pour la même raison que le curé a oru pouvoir profiter de l\u2019ocou- sion pour engager le demandeur à se soumettre à la dite ordunnance.Le but du défendeur n\u2019était nullement de forcer le demandeur à payer jses arrérages de dime ; il voulait seulement lui faire accepter l\u2019ordonnance de l\u2019évêque et l'em pêcher de continuer à prêcher l'insubordination.Que dans toute cette affaire le demandeur s\u2019est montré animé de mauvaises dispositions.| Lorsqu'il s'est adressé au vicaire ct que celui-ci lui a dit qu'ii ne buptiserait pas l\u2019enfant sans un mot du curé, il a répoudu: qu\u2019il s'attendait à cela, qu'il avait apporté de l'argent pour régler mais que, puisque c'était comme cela, il no règlerait pas ; et il a dit à sa sœur qui était venue comme marraine : \u201c Viens-t'en, on va aller faire baptiser l\u2019enfant ailleurs, \u201d puis il est parti aussitôt, sans tenir compte des instances du vicaire qui voulait l\u2019amener au curé.Rendue sur le perron de l\u2019église, le demandeur a offert dix piastres au vicaire, S'il voulait faire le baptême ; le vicaire lui a fait comprendre qu\u2019il ne vendait pas les sacrements.Enfin, le demandeur consentit à venir voir le défendeur, Dès qu\u2019il fut question de la dîme, le deman- \u201cdeur dit : © Je m'attendais à ce qui arrive, eh ! bien, je vais m'en retourner.J'ai de l'argent (frappant son gousset), mais je ne paierai pas ; je vais m'en retourner ct j'aviserai; c'est une drôle d'idée, n'est-ce y-\"3 ?c'est un entêtement comme un autre \u201d Après un bout, de conversation sur ce ton, le demandelir est parti en disant : \u201cJevais m'en aller ct je verrai ; je reviendrai ce soir ou demain matin.\u201d Au lieu de ccla le demandeur est immédiatement allé faire baptiser son enfant dans une paroisse voisine.* Que le défendeur n'a pas refusé de baptiser l'enfant du demandeur, ni d\u2019enregistrer sa naissance ; et que le demandeur I'a lui-même reconau dans une conversation qu\u2019il a eue quelques jours plus tard avec le défendeur au presbytère.Que dans ces circonstances, le demandeur est mat venu à se plaindre du de- fendeur et à lui reprocher d'avoir fuit tort à sa réputation, de l'avoir soumis à l'approbre de ges concitoyens, de l'avoir blessé dans son- houneur et à réclamer pour lui-même des dommages-intérêts.Le demandeur n\u2019a rien souffert, il n'aurait, du reste, à s'en prendre qu'à lui- mémo, mr étre pt \u201cAPP enna.\u201cAugust Flower\u201d LORENZO E.SLEEPER cst très e conu de- citoyens d\u2019Appl ten, Me, et des environs Il écrit : ¢¢ 11 y à huit ans, je ¢¢ devins malade et j'ai souffert comme seuls * les dyspeptiques peuvent souffrir.Je com.\u201c mençai alors à me servir de UGUSsT \u201c FLOWER.|e souffrais énormément dans le \u201ctemps.Je vomissais tout ce que j'avais le \u2018* malheur de manger.Alors, après quelques \u201c\u2018 instants, j'étais ubligé de manger et ce \u201c*s.uffrir encore Je pris Cette douleur \u2018* une petite quantit de : #* votre remè le, et je me 3 \u201csentis beaucou horrible *\u2018 meux, et après avoir ¢ pris un peu d'AU- dans \u201cGUST FLOWER, \u201cma dyspepsie dispa- l'estomac \u201cret, et depuis ce ct ; temps je n\u2019en ai ja- \u2018* mais eu de symptômes seulement.Je puis \u2018 mai tenant ma @r n\u2019:mporte quoi sans \u2018\u201c avoir peur de la dyspepsie, je désire q c * tous ceux qui souffrent de cette maladie ou \u201cdes maux causés par elle-même, se proc- * rentune bouteille de AUGUS I' FLOWER *\u201c ct j'affime positivement qu\u2019il n'ya pas de \u2018\u201cremêdetgal à AUGUST FLOWER.\u201d 26 ¢.G.GREEN, Seul Fabricant, Woopsury, NEw-JErsey, U.S, A, ET TORONTO, CANADA, Echos & Nouvelles | 2 .Réminikscences du passé - Le capt, Legallais, du vapeur Grecian, |* de la ligne Allan,a rcgu hier, d son arrivée à Québec, une lettre de M.Thomas May, de Sioux, Towa, s'informant si les arbres duns l\u2019enclos de la oathédrale, sont en bon état.M, May, qui est figé de 95 ang, dit qu\u2019il a planté ces arbres en 1825 et que, alors on pensait qu'ils ne vivraient point.M.Le- Gallais a été heureux de répondre que les arbres en question sont forts et en bon état.Nouvelles de Ste-Marguerite Notre correspondant nous écrit de Ste- Marguerite, comté de Dorchester.Depuis quelques jours la terreur rè- gnait dans la paroisse : à tout instant nous étions visité par un ours.Dim- \"he soir, M, Jos, Bilodeau, aidé de l.=.Bégin, est parvenu à l\u2019abattre.L'\u2019ou.était d\u2019un beau poil noir, mesurait 6 pieds de hauteur, pe-ait 284 livres et a été vendu $15 à M.F, X.Bilodeau\u2014 Notre fromageric marche de progrès en progrès, et nos cultivateurs, d'abord craintifs après avoir été échaudés antérieurement par d\u2019autres compagnies sont très confiants.Tous les quinze jours, il se vend une grande quantité de fromage à un prix raisonnable.La dernière fois on a vendu 10 cts.la livre.Encore: à l'heure qu\u2019il est il rentre de nouveaux patrons ce qui prouve bien la satisfaction générale.Aussi, M.D.Cloutier qui en est le propriétaire, est un homme très habile.\u2014M.P.Bégio, cultivateur à l\u2019aise de la paroisse, s\u2019est construit une jolie maison qui pourrait satisfaire les plus difficiles.Nouvetles{ile Chicoutimi ° - M.Conway, l\u2019un des entrepreneurs de la voie ferrée, s\u2019est fait blesser grièvement samedi dernier à Chicoutimi par son cheval qui a pris l\u2019épouvante.Il a pu cependant se fairo transporter dans sa famille à Jonquière.\u2014Le révérend M.Roberge, secrétaire de l\u2019évêché de Chicoutimi, à apéré plusieurs transactions importantes depuis le printemps.E Après avoir vendu ses immenses fermes dans le rang Ste-Famille pour un montant de $8,000, M.Roberge a vendu dernièrement sa propriété où réside sa mère, dans la ville, à la compagnie du chemin de fer du lac St-Jean, à un prix assez rémunérateur.En même temps, il achetait de l'hon.Evan John Price, la splendide.ferme que ce monsieur possède à la Rivière-du-Moulin, à un mille de la ville, sinsi que toutes les bâtisses qui y sont construites, comprise la maison occupée autrefois par Pitre McLeod et successivement par les MM.Price, David et William.Le prix payé pour cette propriété, qui a près de 300 âcres d'étendue, est de $6,000, prix relativement peu élevé si on considère la valeur de cette ferme, une des plus belles de notre région, tant sous le rapport du site que sous celui de la fertilité.L'estomac de l\u2019homme est sujet à une déuzaine de maladies douloureuses telles que crampes, choiéra morbus, choléra, diarrhée, et dyssenterie et en les négligeant elles peuvent devenir chroniques et dangereuses.Toutes sont plus ou moins douloureuses, et le meil- eur remède, le plus à la main, le plus sûr et Je plus vif, est le Puin Killer Perry Davis.Une médecine qui a été essayée dans tous les quartiers du monde pour plus d\u2019un quart de siècle et qui n'a jamais manqué de soulager.Il est vendu par tous les bens droguistes.Grandes bouteilles, nouvelle grandeur, 25 ots chaque.Nouvelles d'Arthabaska J.C.Chapais, éer., fera une conférence devant le cercle agricole de Saint Christophe dimanche le 2 octobre prochain.' \u2014L'exposition agricole du comté d\u2019Arthabaska a eu lieu mardi le 27 du courant, la pluie n empêché beaucoup d\u2019exposants de se rendre, de sorte que notre exposition n'a pas été un succès.M.MoFarlane inspecteur de beurreries et fromageries de la province était présent et n examiné lui-même les.produits de ferme, il a trouvé le fromage et le beurre exibé de bien belle qualité, ; _ \u2026 JOURNAL DES CAMPAGNES ~~ Un banquet sanglant .Il y a une couple de jours, les ser: gents du 8e Bataillon donnaient un banquet aux sous-officiers du Blake, Le fait a passé inaperçu, et pour cause.L'un des militaires présents a joué du \u2018revolver, et tiré deux balles à l\u2019un des convives, lui infligeaut deux blessures, l\u2019une à la joue, l\u2019autre à la jambe.i Malgré les efforts qui se font \u2018pour étouffer l'affaire, la vérité devait transpirer, et l\u2019on dit que la justice va être saisie de l\u2019aceident.Il est regrettable de voir le nom d'un corps militaire aussi favorablement connu ct aussi respecté que le 8e mêlé à uno affaire de ce genre.: Trait d\u2019honnêteté L'autre jour, M.Octave Talbot, de cette ville, avait perdu une lettre d\u2019ar- geut qu'il allait faire enregistrer au bureau de poste.Il était facile de voir que cette lettre contenait de l'argent, car outre quelques billets de banque, elle renfermait deux pièces de monnaie de 26 ots.Le nom du propriétaire était imprimé sur l'enveloppe.Hier, un jeunc ouvrier du nom de Burke, demeurant sur la rue St-Paul, est venu remettre à M.Talbot la lettre qui était parfaitement iütacte, en disant qu\u2019il l\u2019atait trouvée sur la rue St-Jean.M.Talbot a voulu récompenser M.Burke, mais ce brave et honnête homme n\u2019a rien voulu accepter, déclarant qu\u2019il n'avait fait que son devoir en remettant Cet argent à son propriétaire.Vente de chevaux Nous attirons l'attention de nos lec- \u2018teurs sur la vente de 15 magnifiques chevaux.i 7 Voir l'annonce dans une autre colonne.Remarque \u2014Avec le Remède du Dr, Sey, il n\u2019y a pas de dyspepsie qui tient.Des cas tout-à-fait désespérés ont été traités avec un complet succès, et en grand nombre par ce spécifique.' Echoué Le Steamer.Lake Huron s'est échoué hier soir un peu en haut de Cap.LaRoche.Lo Lord Stanley a été à son secours.: Grave acoldent Un grave accident est arrivé à madame Joseph Bédard , M.P.P., jeudi dernier à Righmond.Elle avait pris place dans la voiture de la famille pour se rendre à l'église, et lorsque son fils, M.E.J.Bédard s'avanga pour embarquer dans ls voiture le cheval eu peur.Mme Bédard sauta 34 tera et dans sa chute elle s'est brisée t.i~as près de l\u2019épaule et fait des contvatus très graves à un pied et à la figm.Placée sous les soins d\u2019habiles médecins elle est en bonne voie de guérison.Toute la population de Richmond sympathise avec Mde Bédard dans l\u2019accident qui vient de .lui arriver ct lui souhaite une prompte guérison.Au colièze de StesAnne Dimanche soir, les élèves réunis dans la grande salle présentèrent leurs hommages à Son Eminence.Deux magnifiques adresses ont été présentés, l\u2019une par un élève finissant M, J.Pageau, et l\u2019autre-par M.Eugène Taschereau du cours commercial.Son Eminence a répondu en termes très affectueux à ces témoignages de reconnaizsanco des enfants de Sainte-Anne pour leur bienfaiteur vénéré, \u2014Mardi 27 \u2018septembre, M.l'abbé David Chenard ordonné prêtre à la basilique le 18 septenibre disait sa -première messe dans la chapelle de son Alma Mater, - .Migr Bosné Toutes lettres et correspondance pour Mgr Bossé, devront être adressés à St- Charles de Caplan, comté de Bonaventure où il résidera désormais comme curé, Entente La maison A.Fraser & Cie à pu venir À une entente avec ses-créanciers qui ont accepté 20 cts.argent comptant.Sainie de whiskey On nous informe que M.C.N.Robitaille a fait ces jours derniers au Sept- Iles une importante saisie de boïeson ce contrebande.Affaire étoufrée 5% | chevelu dans un état de propreté parfait ~~.{ Moutréal,6ijuin: 1892, MoNSIEUR-\u2014A près avoir-faitun essai | judicieux de\u2018votre CAPILLINE, je puis | attester que cette .préparation est la meilleure de toutes celles dont j'ai fait usage jusqu\u2019à présent pour l'hygiène de la tête.En même temps qu\u2019elle arrôze | la chute des cheveux d'une manière très : efficace, votre CAPILLINE tient le cuit et rend aux cheveux leur couléur naturelle.Je me ferai certainement un devoir de recommander votre (APILLINE et je n'empldirai moi-même aucune autre préparation, Votre tout dévoué, \u2018 Dr.JOS.GAGNON, 201 rue Maisonneuve, \u2018Manufacture d\u2019allumettes & Sorel .| Le Sorelois dit : On nous apprend qu\u2019un citoyen de Montréal, agissant au nom'd\u2019un riche syndicat, a écrit aux autorités municipales de Sorel, offraut d'établir ici une manufacture d'allumettes, qui donnerait de l'emploi à 150 personves et paierait au moins $30,000 de salaires par année.Le syndicat demande un bonus de $15,000 et le terrain nécessaire pour bâtir, ainsi qu\u2019une exemption de taxes pendant vingt ans.Co En retour il donnera une garantie de | $15,000 sur dès tgrrains situés près de Montréal, Le conseil devra examiner la question à sa prochaine séance.Pour 1e 12 d\u2019Octobre + La Messe Ste Cécile de Gounod Ce soir, à 7.30 hrs.p.m., aux salles du Septuor Haydn, 63 rue St Louis, ré- Pétition générale du chœur et de l\u2019orchestre, .Prière d'y assister sans faute, Ce sera la plus importante des réunions.Ln boisson Triste fin d'une journé consacrée : à Bucchus Vendredi sprès-mid«, Joseph Martin, rue Beaudry, cocher du plate du coin des rues Ontario et Saint-Laurent, a Montréal, a été amend & l'hôpital Notre- Dame dans un'état d'ivresse des plus complets ct la figure toute meurtrie.Il paraît que Martin fut engagé jeudi soir par deux individus, Il les promena toute la nuit d'un hôtel à l\u2019autre, et il but avec eux sans relâche.A l'aube, cocher et clients étaient ivres et Martin savait si peu ce.qu\u2019il faisait, qu\u2019il ne réclama que 25 centins pour avoir promené les étrangers toute la nuit.Il faut croire que c'était encore trop, - Car les deux individus se ruèrent sur lui et faillirent l\u2019assommer à coups de poings.La victime de cette brutale agression fut retrouvée, hier après-midi, dans un quartier éloigaée et conduite à l'hôpital., Le malheureux cocher a été toute la nuit dernière dans le délire ; samedi matin, il était mieux, Scènedans un cimetière Un fait bien singulier s'est passé il d'y a pas longtemps à Edmunston, comté de Madawaska.L\u2019épouse d\u2019un nommé Pelletier mourut et la famille de a défunte se chargea de poser un monument sur son tombeau.- Tout alla bien jusque-là.Mais le monument étant posé, Pelletier alla le voir et à son grand désappointement, il cwns- tata que l'épitaphe contenait des omis-' sions injurieuses pour lui.Il entra dans une grande colére qu'il dissimula d'abord avec soiu pour no pas éveiller les soupçons.Puis profitant des ténèbres de la nuit il se rendit au cimetière et exhuma le cadavre de sa femme qu'il .transporta ensuite dans un autre endroit du champ des morts.: L'affaire ne tarda pas à être.découverte et la famille do la défunte porta une plainte contro Pelletier dont on opéra l\u2019arrestation.Interrogé à l\u2019enquôte, il déclara qu\u2019il avait été profondément blessé de ce qni était éorit sur la pierre et qu'il se croyait lo droit d'enterrer sa femme ailleurs et de lui élever lui-même un monument.> Pelletier a été poursuivi au criminol ct son procès était inscrit pour le terme: de la cour de circuit qui s\u2019est ouvert à Edmundston la semaine dernière.M.F.X.Lemieux, avocat de Québec, a \u2018été chargé de la défense de Pelletier, 1, Feuilleton du Journal des Compâgnes : ae \u20ac \u2026 Québec, 6Qctobre 1802\u2014No 8 - 0\" LB (Suite) La comtesss ne m'aime pas et j'en rémercie Dieu, car je ne pourrais lui rendre amour pour amour, Jone me laisserai jamais complètement éblouir par la beauté d'une femme.Celle de la comtesse a pu me charmer un moment, mais l'illusion n'a pas été de longue durée.Qu'est-elle, cette sédui- - sante mondaine ?Une poupée bien cons- trdite,portant à merveille le velours et les diamants, sachant rire, babiller, chanter * avec fracas, danser avec élégance, cavalcader autour du lac ; mais où est l'âme ?J'ai eu beau chercher, je ne l'ai pas trouvée.La comtesse minaude et pose pour la galerie.Jamais une impression proforde n\u2019a imprimé sa trace sur cette onde mobile.Après la Symphonie pastorale de Beethoven ou le Stubat de Rossini, elle se penchera vers vous en étouffant un rire perlé.pour vous dire.quoi ?une bagatelle, une niaiserie, sans comprendre qu'elle vous a froissé en vous arradhant à votre délicieuse exta- f se.Co Elle prodigue l\u2019or pour la satisfaction de ses plus extravagantes fantaisies et passe sans s'arrêter devant les jolis pife- rari dont les yeux noirs sont si expressifs et la voix si harmonieuse.Les pauvres qui connaissent bien la demeure du prince, où Vasilli leur distribue d\u2019abondantes aumônes, passent sans s'arrêter à sa porte.- Je te parais sévère, et pourtagt je ne suis que juste, Ma femme à moi, celle qui m\u2019appa- rait dans le secret de ma pensée, sera douce aux affigés, compatissante aux | indigents ;' tout ce qui est vrai, bon ° grand, trouvera un écho dans son âme.Sera-t-elle belle ?peut-être.J'aîme le beau par instinct, mais avant \u2018tdut elle sera intelligente et chrétienne.Ohrétienue dans toute l\u2019étandue du mot ! Elle devra ressembler à la femme forte de l\u2019Ecriture et mettre dans sa vie, au-dessus des légitimes amours de la terre, le suprême amour de Dieu.,- Une mondainà ! mais clle dédaigre- Fait mé mère bien-aimée, elle ne serait pas une vraie fille pour mon père, ef lui si doûx ! elle si aimante ! souffriraient dans le plus intime de leur être.Mais à quoi bon m\u2019attendrir sur les fantômes de ton imagination ?Le programme que je viens de tracer t'a démontré l'absurdité de ta seconde supposition.Je cite de nouveau : \u2018 Ne retourne pas chez Toinette, ne cherche pas à recevoir, ta sœur de charité.\u2018Imprudent, tu courrais au-devant du danger ! ! Tiens, cn dépit de ta gravité qui m\u2019impose, tu me fais songer à un papillon : il vole, attiré par la clarté scintillante, et il se brûle les ailes.ailes sont déjà afteintes, tu aimes.\u201d Eh ! non Edouard, js n'aime pas ! L'idéal buriné tout à l'heure est pure- .ment Jmaginaire, je n'ai encore rencontré aucuno jeune fille qui leréalist.Régine moins que toute autre, |, Ce nom que je lui donne familièrement t'a induit en erreur.Tu y vois les préliminaires d'uu romdn tandis qu\u2019il D'y à là qu\u2019une affaire de goût, un ins- tinet artistique.+ * .Je-ne l'appellerai plus une statue, noû ; mais pour mériter le titre de sour de charité que je lui \u2018conserves, il lui manque la foi.Une jeune fille sans foi, c'est bizarre \u2018 et triste, n'est-ce pas ?Pauvre petite ! beaucoup l'enviènt ; elle.me fait pitié, à moi.Les Je l'ai retrouvée deux fois ches Toi- | nette.La bonne vieille se débattait oon- tre lé-fañtôme de l'hôpital et cependant on ne pouvait la laïsser seule.Je vis \u2018|\u201cRégino perplexe ot lui dis à voix base : same de Régine] \u2014Il faudra bien en arriver a, ; malgré ses répugnances, .\u2014Pourquoi.lui -infliger cetto souf france ?répondit-elle vivement, Une garde-malade.\u2014H y a mieux, repris-je, Une peer de Bon-Sccours viendrait très _ volon- iprs.\u2014Je me counais pas ces dames, dit Régine.\u2014Souffrez quo je charge ma sœur Edith de cette missiou, mademoiselle.Elle s\u2019est rencontrée plusieurs fo avec la supérieure et sera bien accueillie, Elle hésita, son aversion pour moi lui défeadait d'accepter mes services.\u2014Si vous tenez à garder cette bonne œuvre pour vous seule, dis-je, vous pouvez ma refuser.Sa physionomie s'éclaira, \u2014Je n\u2019ai pas ce droit, répondit-elle.Puisque votre sœur connait cette religieuse, tout ira pour Je mieux.Le lendemain, une jeune sœur s'ins tallait au chevet de Toinette.Je ne \u2018sais ce qui se passa les jours suivants ; mais, hier, je fus tout surpris d'entendre Régine et la religieuse causer avec une affeuctueuse fumiliarité, Je demandai à Toinette si elle souf- \u2018frait beaucoup.\u2014Les trois quarts moins, me dit- elle.Je suis si bien soignée ! puis, la sœur me parle du bon Dieu : ça fait du bien.Régine laissa errer sur les lèvres un sourire sceptique.\u2014Chère demoiselle, dit doucement sœur Jeanne-Marie, vous savez bien que cela seul console, La jeune fille secoua la tête en murmurant : -\u2014Je ne comprends pas.\u2014Parce que vousn \u2019avez pas souffert, reprit la sœur avec un accent de compatissante tendresse.Le jour où le Seigneur Jésus mettra sur vos épaules la portion de sa.croix qu\u2019il vous a destinée, vous sentirez que le secours est en ui.\u2014N'appelez pas la foudre sur moi, ma sœur, dit Régiae en frisonnant sous un sourire.\u2014Dieu m'en garde ! Mais, chère demoiselle, ce n'est pas moi qui a fait cette \u201clof.La croix est dressée sur notre route, tôt on tard la rencontre s\u2019opère ; à nous d'enrichir ce bois vulgaire des joyaux de notre patience et de notre amour.Régine écoutait comme on écoute nne langue étrangère.Encore un coup, pauvre petite 1 Je la plains, Elle le trouverait étrange, mais elle n'en saura rien.Assez sur ce sujet.Fernand a échoué pour la seconde fois à'son examen, il ne peut plus être question de Saint- Cyr.- Jo me suis montré sévère, la-pauvre garcon avait presque envie de pleurer, comme un petit enfant.En voyant la figure attristée de nos parents, il n\u2019y a plus tenu et s'est jeté à leur cou en criant : \u2014Ne vous affiigez pas ! Je wavaille- rai, jo reparerai tout.Bien ! dis-jé, maisla grande porte s'est fermée.\u2014J'entrerai par la petite, répondit- il d'un ton repentant; je m'engagerai.Maman -étouffa une exclamation douloureuse.\u2014ÛCc n\u2019est pas si triste, reprit Fernand, voulant faire contre mauvaise \u2018fortune bon coeur.Tu verras, mère, comme.j \u2018aurai bonne mine sous l'nni- < d'abord, j'adore les chevaux : j'opte pour la cavalerie.1 .\u2014Fais-toi dragon, Fernand 1 s\u2019éoria notre Pétillante.Rien de plus martial que la orinière, lourd.\u2018 \u2014Spahi, ét Madeleine qui recherche l'élégance sous toutes ses formes, \u2014\u2014Tu n'y penses, pas, Edith, les spa- \u2018his sont en Afrique, Et l'entretien roula toute la soirée là-dessus, Nos parents étaient tristes, | mais lu gaité des cnfants ne tarissait | pas.; En principe, il est convenu que Fervand s'engagera, mais il choix et maman n\u2019en est pas fachée.mites le momen de la séparation.nous sublissons la loi commune : la fa- même £:i-bas.faisceau de la famille.Fernand s\u2019en ira.tu nous enlèveras Edith et apres.Après viendra le tour de Madeleine.Il n\u2019y a plus à s\u2019y méprendre : Yvan Sterniloff s'en fait sea ombre, nous le voyons, partout et partout il rôde autour d\u2019elle, l'eatourant d'hommages délicats.Evidemment, il plaït aussi.Mes premières découvertes datent de loin si l\u2019on peut employer cette expression pour une \u2018époque vieille de trois mois.À peine avais-je démêlé les sentiments du ueveu du prince que j'observai Madeleine.C'est chose facile : sa pensée est un'lac transparent, elle ne peut la voiler.La candeur.cst le fond de sa nature, sa coquetterie même cons:rve une unance enfantive et naive.Je compris qu'Yvan avait déjà fait du chemin dans ce cœur limpide : elle avait des accès de mélancolie, des rêveries subites ; elle donnait plus de soins encore à sa parure Je dus avertir maman.De ca côté aussi mes voics étaient préparées, l'œil d'uve mère découvre bien des secrets : elle ensavait presque autant que moi, Dés cetto époque, nous eussions rompu avec le monde si le prince no -m'eut adressé des paroles significatives les mêmes choses me furent redites par la comtesse qui plaido la cause de son frère en témoignant à Madeleine une amitié de sœur ainée, II est done à peu \u201cprès certain que notre Madeleine sera princesse.Ce rôle lpi convient, le grand monde est son élément, elle s\u2019y trouve à l'aise et partage presque avec Régine la royauté éphémè- xe des salons.Le prince lui marque une prédilection paternelle, c'est un établissement inespéré et copendaut\u2026 Edouard suis-je naturellement porté à la défiance ?La fourberie humaine dont j \u2018éprouvai les effets dans nia première jeunesse a-t-elle versé une amertume inépuisable dans la coupe de mes illusions ?Je l'ignore, mais je vois plus souvent que je ne le voudrais le mauvais côté des choses et des gens.Ce mariage m'apparait malgré moi sous des couleurs inquiétantes, j'épie ce brillant Yvan pour découvrir le défaut do la ) ouirasse.Jusqu'à présent, je n\u2019ai pu \u2018démêler en lui qu\u2019un fond de légèreté et un certain manque de franchisse.I! me fut du resto et un jour il m\\a dit, moitié plaisant, moitié séricux : \u2014Mon cher, où avez-vous pris des yeux pareils ?On croirait que vous, voulez seruter les derniers replis deg âmes., \u2014Et si jo tentais réellement de lire dans la votre.répliquai-je sur le niéme ton.- Bessayez' reprit-il: \u2014 forme, Je cloisirai moa régiment etd.\u2014Lancier, dit Suzanue, c'est moins | ésite sur lo) Eile voudrait reculer aux jextrêômes li- | mille grandit puis elle s\u2019égrène ; mais vs séparations ue sont pas éternelles, | { voix douce : Moi aussi, j'éprouve une vivs souf-; france en songeant à lz.rupture db ce) Mais au-lieu de laisser mon regard prolonger dans le sign, il äe déroba.C'est bien.insignifiant, je l\u2019accorde.A la grâce de Dieu ! Il veillera sur l'a- vénir de Madeleine.Que ne suis-je aussi tranquille sur cet avenir que sur celui d\u2019Edith! .- Toi, mon ami, je.te connais bien, tu la rendras heureuse ; elle s'appuiera sur 1 toi aveo confiance, Jans la joie et dans la douleur autel.Que deviendra ma pauvre Madeleine près d'un mari schismatique, peut-être\u2018 sceptique ?\" Il le cache soigneusement, car le prince ne plaisante pas sur ce chapitre, mais à certains moments l\u2019incrédule montre le bout de l'oreille.\u201c Je l'ai fait adroitement remarquer à ; Vuus prierez au même { Madeleine.La chére enfant a paru afii- gée, elle a baissé son front rêveur et quelque choce u terni la limpidité de ses prunelles bleues, puis elle m'a ditde sa \u2014Pauvre M.Yvan ! Crois-tu * qu\u2019il soit bion difficile de le convertir ?\u2014Plus difficile que tu ne le penses ma chérie ! Combien de mères, .d\u2019épouses, de sœurs ont imploré pendant de longues années la conversion d\u2019un incrédule! , \u2014Mais elles l'ont ordinairement obte nue, répliqua-t-elle avec une vivacité qui ne lui est pas habituelle.Quand on aime, la persévérance ne manque pas, Je n\u2019eus pas le courage d'ébranler ses pieuses espérances.D'ailleurs, elle a raison.Saint Jérôme n\u2019a-t-il pas dit: \u201cLa femme fidèle sanctifiera l\u2019époux infidèle ?\"\u201d Voilà une bien longue lettre ! Ce sera la derniére çans doute, puisque ta parente est tout à fait rétablie.Hâte-toi de revenir.GEORGES P.- S.- \u2014J\u2019apprends à l'instant que M.de Val-Croix et sa fille sont partis pour la campagne, Régine est lasse des fêtes, m'a dit la comtesse qui semble, je ne sais pour qu\u2019elle raison, enchantée de fugue.CHAPITRE X Oui, c'était bien une fogue auesi soudaine qu'imprévue.Un matin, Régine avait dit : \u2014Père, j'ai soif d\u2019éspace, de verdure naissante, d'horizon.Allons à Val- Croix.© Le baron l'avait regardée et, voy- aot son air sérieux et déterminé, il répondit : \u2014Allong, si tu le veux.Le lendemain, ils partaient.Et voil comment, par une tiède soirée d'avril, nous trouvons Régine assise, un livre à la main, \"sur la terrasse du chateau, Le volume reste souvent fermé et la jeune fille promène ses regards autour d\u2019elle.De cette place, elle domine une vaste étendue.La brume commence à noyer les coteaux arrondis, mais dans le val tout est pur et lumineux.Les peupliers des bords de l'Ause ont orné de bourgeons leur tête dénudée il y a quelques jours encore ; un groupe de pins et de- mélèzes se détache vigoureusement sur les tons clairs des feuilles nouvelles ; la fumée s'échappe en minces colonnes de toutes les cheminées, les troupeaux secouent leurs clochettesen entrant à l\u2019éta ble et au milieu de ce bruit argentin s'harmonise la dernière cantatc des oiseaux ; plus près,les pommiers du vor- ger entr'ou-vrent leurs boutons roses.Oe paysage riant et paisible apporte à l'âme une sensation de repos.Régine est bien certaine que nul im- portpn ne viendra la déranger.Mme do Mériel craïnf trop le rhumo de cerveau., .- \u2014 Die \u2018pour se hasarder à cette \u2018heure sur, a terrasse et Mme Dulac lui tient fiddle compagnie dans son appartement.Pourtant, un pas résonne près d'elle ; mais ce nouveau venu n\u2019est pas pa importun, puisque Régine - eve la.tête.et lui sourit.\u2014Bonsoir, père ! 'L\u2019assieds-tu- près, \u2018 hy de moi ?\u2014Non, dit le baron, je suis bien ici pour fumer.Et il s'accouda surla balustrade qui entourait la terrasse.\u2014Qu'elle belle soirée ! continua-t-il, On se eroirait en juin.\u2014C'\u2019est vrai, père.Vois-tu, rien au .monde ne me plaît comme notre Val- Croix\u2014 Rico au monde, à l'exception des pyrénées, de la Suisse, du Croisie, de Nice, etc.ctc.\u2014Nop, non, papa !il n'y a pas d'exception, mame pour les mdntagneset la mer que j'aime cependant avec passion, En ce moment, il me faut du feuillage, de l'air pur, de la solitude surtout, \u2014Petite anachorête ! \u2014Td peux en rire, pire, mais je comprends à certains jours les attraits de a Thébaïde, Etre seul, seul, bien loin, des bruits du monde, des paroles oiseu ses, des mensonges, des petites lâchetés, c'est un bonhenr.Pourvu que tu sois avec moi et que j'aie des livres, des crayons, un piano.\u2014Pourquoi pas des musces, des cours | d'histoire naturelle et d'astronomie ?Je t'y prends, ma fille ! Ta TCbaïde n\u2019en est pas une et tu n\u2019entends rien à la vie érémitique.Ils gardèrent le silence une minute puis le baron reprit : \u2014Tu ue sais pas l'idée qu\u2019il me vient ?\u2014Je devine mal, père.\u2014Eh kien, j'ai envie de donner une fête à Val-Croix, | Régine fit un geste d\u2019effroi.\u2014Laisse-moi achever, tu seras libre d'opposer ton vêto.Je rêve quelque chose de spleudide, un décor digne des Mille et unenuits, le déploiement d'un faste oriental.Sais-tu que ie château renferme des richesses en fait de ten- turés anciennes et d'orfèvrerie ?Certaines armoires gardent des merveilles sous leur triple serrure.Une fois au moins elles s'étaleraient à tous les yeux.\u2018 Le parc, les jardins, la terrasse, la galet rie\u2019 seraient éclairés à giorao.dis tu ?\u2014Je dis que toutes ces spl.ndeurs ne valent pas lu lune qui moat: entre les peupliers, répondit-elle en étendant le bras.Voie, père, elle se mire coquettement dans l\u2019eau sombre.Le ciel est illuminé, non à giyrno, Cè qui est faux, mais de la plus magujfique illumination que je connaisse : les lanternes véni- ticnnes me sembleraient bien piles, en comparaison de ces milliers d'yeux qui Qu'en bleues.Père, nc mo gâtc pasmon Val- Croix, laisse-moi ma fête de tous les.soirs.\u2014 Quelle bizarre enfant tu es, Régine ! Nous ne nous entendons jamais.Il rentra.La jeune fille demeura- inclinée sur la balustrade, sa pensée se reportait vers une autre soirée, Il %y avait nombreuse compagnie chez Ja conr- tesse Pleknine : on avait gris le thé joué dcs charades,un peu pansé; soudain ; ; un des-jeuncs gens s\u2019écria : \u2014Une idée, mesdames ! Montons au belrédère ct regardons Paris dormir.Las grands-parents le.èrent los épaules, mais la partie fJlâtre de la société: ° accepta la proposition avec (nthousias- me.On s'eagagza en riant dans l'étruit-, escalier menant au pavillon ; on regarda demi-lumineuse.Des cordons Je gas sil- lonnaient les Champs-Elysées et lei nous contemplent dans les profondeurs - curieusement la vaste cité demi-obsonre © cr \u201chenjorerds ;hplus- loin ségnaient.des ve \u2018nebres piquées de- diktance en distauce , par de faibles lueurs'qui \u2018ressemblsient à \u201cdes étoiles perdues daus la brume ; on \u201c\u2018Bevinait à des ombres plus accentuées |\" - -Jes hautes tours des églises et le faite 5 des monumentss.De vagdes rumeur montaïent parfois jusqu'aux spectateurs trop bruyants pour les distinguer.Il se lassèrent bientôt et s\u2019envolèrerit comme ave nuée de moineaux, Régine dèmeura _ æ@n arrière, elle n\u2019était pas pressée -de * B'enfermer dans le salon surchaufïfé.Enveloppée dans son burnons blanc, | elle -ne sentait pas le froid de la nuit.E , Son beau regard s'était levé, elle contemplait le ciel plus large qu\u2019il ne l\u2019est \u2018d'ordinaire à Paris et le croissant argenté qui nageait dans un fluide trans- 1, parent.Se croyant seule, elle joignit les 1 , - Tuains et murmure : I \u201c Mon Dieu ! mon Dieu ! \u201d fi.\u2014Heureux qui saitoublierles murmures d\u2019enbas et planer dans ces sphè- \u2018res lumineuses ! dit non loin d'elle une .voix grave et sonore que Régine reconnut.sur-le-champ.Elle se retourna vivement.| , \u2014 Vous êtes là, vous, Clayet ?0° \u2014Vous y êtes bien, mademoiselle ! répliqua la voix grave dont l'accent se nwanga d'ironie.Régine se mo:dit les lèvres.Georges contiaua : \u2014Plus on s'éiève, plus la terre parait mesquine.[Qu'est-ce que le grand Paris sous cette immense coupole ?\u2014Bien peu de chose, dit la jeune fille.\u2014Et nous-mêmes, si fiers de notre orgueilleuse raison, si pleins de nos rêves insensés, que sommes-nous en présence ~~ de ces mondes ?sous les yeux de celui qui les a créés en se jouant, qui appelle les étoiles par leur nom et auquel les étoiles répondent : Nous voici.: Régine se taisait, surprise et subju- gnée.\u2014Pardon, mademoiselle ! reprit Georges d\u2019un ton moins sérieux ; je viens, me semble-t-il, de faire un sermon horsde propos, Permettez-moi de vous ramener au salon.Sar la terrasse de Val-Croix, Régine se rappela le belvédére et se dit : \u201cIl me comprendrait, lui ; nous .échangerions nos impressions, ou plutôt il me communiquerait les siennes.Il a une façon de s'exprimer qui m'emporte vers les hauteurs, Est-ce, assez étrange ?lui que je.Elle allait ajouter : Que je déteste.Mais elle secous la tête ét s'arrêta court, ,Sa sincèrité vis-à-vis d'elle-même lui en faisait une loi.Le détestait-elle enco- te?Longtemps elle scruta ses propres sen- jiments sans parvenir à faire le, jour dans ce chaos singulier.Elle ne se reconnaissait plus.Le ventdu soir caressa son cou, elle \u201c frisonna et quitta la terrasse monsieur La °° CHAPITRE XI 4 i + \u201cLe temps était si beau que Régine: vivait au dehors.Cette liberté complète était à ses yeux le grand attrait de Val-Croix.À la ville commeen voy.afte, une jeune fille saurait faire un pas sans être accompagnée ; à la campagne, c\u2019est bien différent, Un livre ou un crayon pour toute société, Régine s\u2019en-.bi \u201c\u2019fongait dans les aJlées du parc et-de là Vi sous les ombrages de la forêt ; elle en uit \u2018avait pour une demi-journée d\u2019extase et i le soir elle rapportait une moisson de al \u201d plantes, d'herbes plus fine que la plus il _ fine dentelle, de lianes fleurie dont elle k I ornait son appartement.Mme de Mériel \u2018, Aurait jeté les hauts c:is si ea petite.fille et-niontait' à cheval\u2019 \u2018sans avoir un but de promenade, pour leseul plaisir de sentir le bel Arabe frémissant et docilè sous sa petite main.Ble.se laissait _emr, porter au gré de sa \u2018fantaisie, s\u2019arrêtait pour admirer un pigeonnier moussu, une tour en ruines que le lierre seul semblait étayer, un effet de lumière dans un fouillis de verdure.Au retour, elle traversait lo village dont tous les habitants lui adressaient en salut respectueux et amical.On connaissait si bien la jeune châtelaine ! Régine était mieux appréoiée chez les paysans que dans sa propre famille, Pasde pauvre demeure dont elle n\u2019eût franchi le seuil, sous n\u2019importe quel prétexte, Elle attachait son cheval à quelque arbre du chemin, s'asseyait familièrement et causait sans morgue aucune avec ces bonnes gens, dont le langage rustique ne lui écorchait pas les oreilles.Ils lui contaient leurs embarras et leurs peines, sûrs qu'elle compatirait aux unes et les tirerait des | autres.Les petits enfants n'avaient pas peur de la demoiselle ; ils savaient bien que ses paches renfermaient toujours des bonbons ou des fruits dont ils bénéficiaient.Souvent,un bambin plus hardi plus caressant grimpait sur ses genoux etl'embrassait à pleines lèvres.Alors le sourire de.Régine devenait rayonnant.Volontier elle eût dit\u2019 après Pugénie de Guérin : \u201c Ils sont doux les baisers d'enfant.Il mesemble qu\u2019un lis s'est posé sur ma joue.\u201d Si Victorine l\u2019eût vue en ces moments- là, elle fâtrestée pétrifiée de surprise, se demandant si cette jeune fille gaie, expansive, caressante était bien la châtelaine altière.dont elle avait appris à connaître la froide hauteur et l\u2019accent ini- périeux.Elle disait en voyant Régine à côté du baron : \u2018* Le père et la fille, deux têtes sous le même bonnet ! \u201d Et elle témoignait à l\u2019un et à l\u2019autre les \u2018égards cérémonieux .des aux mai- tres du domaine, rien de plus, Angélique n\u2019osait en leur présence montrer -son affection à Régine.\u2014Tu n\u2019es pas lasee de la campagne, ma fille 2 dit un jour le baron.\u2014Non, vraiment ! répondit-elle.Songe donc, père, au bout de quinze jours.\u2014 Dix-huit, rectifia-t il.A quelle épo.| que comptesitu done partir ?\u2014Le plus tard possible.Pourquoi ne resterions nous pas tout l\u2019été ?Mme de Mériel fit une grimace significative et le baron poussa un : ¢ Hum ! hum ! \u201d qui n\u2019indiquait pas tout à fait un acquiescement.\u2014Des affaires me rappellent à Paris pour quelques jours, veprit-il.Tu ne veux pas m\u2019accompagner ?\u2014Non père, \u2014 Comme il te plaira ! .Il partit deux jours après.Le lendemain, Régine constata en se levant que le temps avait subi un brusque changement : il avait plu toute la nuit, la pluie \"tombait encore à torrents, le jardin renfermait une foule de lacs en \u2018miniature dont l'aspect n\u2019avait rien de poétique.\u2014Quelle toilette mettra mademoiselle ?demanda Alphonsine, \u2014Aucune, répondit Régine ; je ne sortirai pas, \u2014Mademoiselle oublie que c\u2019est au- jourd'hui.\u2014Je n'ai rien oublié ; mais la pluie ne choisit pas, que je sacl: La voiture s'arrête à la porte du cimetière et ül faut | ?toutes les flaques.\u201cbled foncé qui] = donnait si prend air) ; \u2018semaine les Val-Croix, portait leur divise.le traverser en plongeant forcément dans |.Alphonsine soupira: Elle avait des |' Comme les cloches tintaient-une.ert] Dière \u2018fois, annonganf: Ja \u201c grénd'mobse; Mme Mériel entr\u2019 ouvrit la porte-:de sa |- - petite-fille et parut stupéfaite de la voir en peignoir, ocoupde.préparer 8 ses.pil \u201800R UX, \u201c| \u2014Tu vas.peindre?dial; pui ne.viens pes à la mresse ?\u2014Vous'le \u2018voyez, bonne maiînan.Est ce que cette pluie 3 vous semble enga geante?Ms chère petite, \u2018murmura Mme de Mériel avec embarras, nous ne gommes päsà Paris; tous nos gens, fréquentent l'église ; ton absence sera remarquée, commentée.\u2014Eh ! mon Dieu, qu\u2019est ce que cela me fait ?Je n'émpêche pas\u2018 nous gens | d'aller à la messe, mais je ne prétends pas sacrifier mon indépendance à leurs préjuués.Allez, \"bonne maman, et ne: vous M rpatéeez pas plus que moi du qu\u2019en diru-t-on, Et, sur cette tranquille réponse, Régine fit transporter son chevalet dans la galerie et s'installa devant le tableau qui avait fait l\u2019admiration de sor enfance la vierge aux oiseaux.Depuis long\u2019 temps, elle sétait promis de faire pour son appartement parisien unc copie de cette toile ravissante ; elle p: ofitait de ce jour de pluie pour commencer son .étude.> Pendant une heure, elle- travailla avec application.Déjà la tête de la madone se \u2018détachait, exquise de forme, sur Je fond d'un gris doux ; une nuée d'oiseaux de toutes couleurs voltigeaient autour d'elle, mais ses prédilections semblaient appartenir à une blanche colombe qui, perchée sur son épaule, implorait une caresse.Régine sourit à son esquisse ; puis, le ciel s'as- sombriseant de plusen plus, elle songea à se transporter dansl'embrasure d'une des vastes croisées.Le tableau était d\u2019assez petite dimension pour qu\u2019elle pat l'emporter ; elle monta sur \u2018un tabouret e se mig en.devoir de le détacher de la muraillé.Au moment où, le tenant dans ses bras, elle se disposait à descendre, son coude heurta une statuette représentant un pécheur napolitain ; elle voulut le retenir et ne réussit qu\u2019à pousser brusquement le socle qui tomba aussi.Régine sauta à \u2018terre et fit un mouvement de surprise ; le socle s\u2019étant ouvert sous son voile de velours violét et des papiers s\u2019en\u2019 échappaient.- Elle les ramassa.\u201c C\u2019est un coffret dit-elle.Le préténdu socle.était en effet un coffret de citronnier, sans serrure; .un simple crochet servait à le former.Régine examina les papiors ; il ÿ' avait une enveloppe cachetée de cire rouge avec la devise des Val-Croix : \u201c Plutôt mort que souillure ?\u201d un feuillet plié en quatre ct un petit cahier-ronlé et attaché par un ruban noir.- Quelle personne avait eu la bizarre idéé de confier ces papiers à une cassette servant de socle qui pouvait bien n'être dérangée que dans un sièole ?Régine se le demanda.Si le baron eut été au château, elle lui eut porté sa trouvaille ; mais il ne.reviendrait que la suivante.Fallait-il attendre usque-là pour connaitre\u2019l\u2019énigme qui piquait sa curiosité ?elle n\u2019en aurait pas patience, Après tout, ce secret devait concerner puisque - Tenveioppe | \u201c Ce qui regarde mon père me regarde aussi, pensa Régine.Je suis certaine de n'être pas blâmée.Voyons ! \u201d lle brisa le cachet de l'enveloppe et gurut à la signature : \u201c Georges Clayet, baron de var + on it voulal rte sentiments religieux et souffrait de voir Croix.?be @ D'an \" a Pa ' pe ve, sa jeune maîtresse si indifférente aux | | \u2018\u2018 Le vieux baron sans dont \"se ait ty + .IN bi ante 018, elle revétait - l'amazone, pratiques chrétiennes.1 elle.; in ig ' - wi \u20ac PE RE A PPS ra i ckcadash ia IT a tte Adio dl ll ni Et elle lut: \u2018ques: \u2018Tignes: 2 \u201c Moi, Gediges-Marlo-Antoin.Olâget baron de Val-Croix, sain\u2019d'esprit, sinon.de corps, j je ldgue sans condition aucune ma fortune mobilière et iminobilière à -mou .petit-oousin Joseph.Clayet, à l'exception du \u2018château de V.al-Oroix et.de ses dépendances qui deviendront la propriété exclusive de son fils -ainé, mon filleul, Georges Clayet - auquel le titre de baron appartiendra de droit, \u201c Ces dispositions sont l\u2019exprèssion de .ms volonté dernière et tout testament dntérieur est annulé parle présent acte * Fait à mon château de val Croix, le 13 septombre 18.\" Régine plia le testament, et le remit dans son enveloppe, ses doitgs ne tromblaiont : \u2018pas et ses traits restaient .calmes.- oN La perte do cette immense fortune ne lui inspirait aucun regret, elle ne tenait pas a lor.Il est vrai qu'elle aimait le château, mais ce n\u2019était pas à cola qu'elle songeait : sa pensée se con- pauvres que son pére.avait dépouillés sans le savoir, Val-Créix appartenait § Georges.Quelle situation étrange ! elle était chez Georges.Son orgueil se pé volts, elle fronga le sourcil et frappa du pied.Quel caprice avait poussé le vieux où le plus singulier des hasards pouvait seul le ,faire découvrir ?Il.était la cause de cette méprise fort désagréable : on ne pousse pas à ce points: Yoriginalité.L'absence de son père paraissait tous.aussi fêcheuse à la jèÿne fille.Quen\u2019était-il là ?Avec quelle hâte il eft écrit au jeune avocat : \u201c Accourez, votre ghâteau est prêt.à vous recevoir.Cé n'est pas ma fapte si je m\u2019en suis eru te légitime proprié taire \u201d\u201d * I faut attendre, se dit Régine, si j'envoyais une dépêche.Non, je ne pourrais rien expliquer, mon père: serait effrayé.Il vaut mieux que, j'aille à Pares, les héritiers sauront tout demain.Papa me grondera saus doute pour avoir décacheté l\u2019enveloppe, mais bah ! c\u2019est uneétourderie sans conséquence, je ne songeais guère à un acte de cette gravité, L'essentiel est la parfaite intégrité du testament, \u201d Plongée dans ses réflexions, elle n\u2019èn-° tendit-pas la cloche du déjeunér, mais un pasla fit tressaillir ;-elle gacha les papiers.Alphonsine vent I \u2018prier de descendre.\u2014Jen'ai- pas faigy répondit.Régine, et je suis occupée, i's ori ne me déran ge plus ! \u2018Ev elle se remit à son caleul.Le train dirigé vers Paris ne passait 3 Pont-de P Anse qu\u2019à cinq heures.Régine avait plus de-temps qu \u2019il ne lui cn fallait: pour \u2018préparer son bagage.Elle eminénergjé M Dalac, Mmede Mériel n\u2019était pas assez vive pour un voyage impromptu.Ces décisions prises, la jeune fille pensa qu\u2019elle ferait bien de lire -lès papiers joints au.tessament ; pout-être .renfer.maient-ils l'explication : de\u2019 {a conduite du vieux baron ?Elle commença par le fouillet plié en quatre et lut ces- lignes qut mireat des taches à ses joues et des gouttes de sueur à la racine de ses chevéux : \u201c* Val-Croix, le 13 septembre 18.\u201c Ime semble avoir subi-un éauche- mar épouvantable.Mais, non, c\u2019est\u2019 trop vrai, j'ai vu de mes yeux, mes, mains ont touché ce papier infâme, \u201c Pourquoi n\u2019ai-je pas consenti à - ce qu\u2019un de mes.domestiques veilldt près de moi ?pourquoi surtout n\u2019ni-je -pas gardé Julien ?Le misérable n'aurait.pas tänt d'audace.oe \u201cQue dis-je ?Dieu soit béni: past de OX « = \u2018otp-d'eil ces\u201d \u2018apots © di \u2018orite\u201d Toit The squdil \\|J'abrège cp régit qui servira de preuve et a la lucjdité de my raison, cantrait tout entière sur les parents |\u201d .tretien.baron à enfouir son testament en up lien\u2019 \u2018héritier ?lui dis-je.Âvez-tous oublié : valent geux de Joseph, m \u2018avoir.fait.décors tecime quip: 3 de \u2018aipu Fépatez ] e.mal, mon tests.ment est refait.(alien en sé: ufr a sitaire et le coupfble se trouvera a dans ses flots.\u201cIng ps my supposé | la forces 6 AL PDC burg, je sembläis si fé : me\\oput ai à môûtir\" Ep ae : oment, une ex tation _nervey, , et fébrile me utiént mais je ne =} use pas sur sa: durée ; ; pussi jo \u2018me hgje et à la justice, : aft oas;p0 un\u2019 \u2018doute 'élèverait sur lputhonzioigé ¢ de mon teptament i \u201c - Ajexan re prriva au château avant-bler, j Je lui fis donner .J'épparte- ment -qu\u2019il' occupp d'ordinaire et \u2018qui n\u2019est séparé du min.que pariun corridor, : \u201ces Hier au soirs je fus pris dévant lui À \u2018d\u2019upe assez longue défaillance.Il h\u2019ap- 1 \u2018pela personne gt me prodigua avec | ipgelligence toug les going que ma\u2019 po- sjtion réclamaif- Reveng à moi, je le priai de'se retiper.\u2014Non, Hpi \u2018onal, me\u2019 ditäil en allant\u201d fermer\u2018 la portg.Si vous n\u2019a vez plus besoin dp ma présence, j J'ai besoin, moi, d\u2019avoir\u201d: avec vue un sérieux en- - \u201c\u2014Le.mpmeit est mal choisi »répon- pondisje.| \u201c \u2014Vogs vous tropes, iéplique-t- il froidement.I est tard, Dousne serons pas \u2018dérangés.- \u201c Et, là-dessus, il me fit le tapleau rapide de sp situation que je orgyais brillante.I} avait fait à la Bourge des: pertes- \u2018conpidérables ; ; nul nele avait encop, mais.il n\u2019était que temps de le sauypr, \u2018 \u201cPour cela, il lui fallait ce qu'i ose appeler une avance d'hoirie\u2019 : Un mile lin, pas davantage.Je \u201c Son impudénce me, révojl: # \u2014 Vous croyez-vous\"\u201cdonc mon le passé 7 \u2014 Le passé est loin, répondit-i, J'étais j jeunc et vous avez manqué d'in- dulgehce.\u2014 Tel n\u2019est pas mon avis 1 Quant au \u2018million que vous me demandez, je n\u2019ai ni le pouvoir pi Ja volonté de le distraire de ma fortune, \u201c \u2014 Qu'à ce lg ,ne tienne ! J'avais prévu cette circonstance et me suis pro- Quré les moyens de remplir.-mes -obligations.Les complaisants' auquels- je me, suis adressé exigent seulement une promesse écrite de votre main, ou mieux * \u2018 une copie de votre testament.Je réclame un.partage équitable, mes droits ~ + \u2014Non, dis-jo aveo énergie, car jes.time \u2018votre cousin autant.; que je vous | méprise.Vous n\u2019aurez rien de moi.Co fe \u2014Savez-vous, reprit Alexandre qu'en me refusant vous me tuez ?je ne Survivrai pas à ma ruine,\u2018 \u201c\u2014 Je connais assez votre lâcheté pour vous croire capable d'un suidide, mais \u2018je n\u2019en suis \u2018pas responsable, \u2018Sortez et quittez le, .chôteau demain.Je ne: veux ~ plus vous voir ! \u2018 * ¢ Tl me lenga un intraduisiblé regard ot me laissa seul.> \u201c Jeusla pensée de sonner mon: valet de chambre et de faire \u2018appeler \u2018Julien ; puis, cette faiblesse me fit honte.Malgré une \u2018secrète\u2019 frayeur, je - m'endormis.Une main rude me réveilla et me fit presque pousser un cri, \u201c\u2014Ne eraïgnez rien, me dit Alexandre, je n'ai pas l'intention de vous \u2018as \u2019 - sassiner.V'oyez seulement ceci.\u201c Tl apppochait la bougie et me montrait un papier qui m'\u2019affola.C'était va «testament, le mien ; je l'instituais mon légataire universel, L'écriture était si | parfaitement imitée que je m'y seraig + trompé moi-même.; ?\u201c\u2014Vous le voyez ! dit'il en jouisssaut - RS a daté.(La date était dà moins dà Juin.) Si vous perMstez 3 me réfuser la .niditié de votre fortÂne, jo 16 pbestderal thu entière.: ; - « Je ne saurhis décrire-la- soène : a, suivit.Je oroi#.que j'employai tok tour les pridres et les menaces, je ne parvins qu\u2019à fair rire le misérable Voyant eependant que je ne cédais pas, il me quitta en disait d\u2019un ton cynique\u201d ÿ | «\u201c_\u2014 Bonne nuit, mon Oncle | Jo suis tranquille :- vous tenez trôp à l'honneur de votre nom pour me dénoncer.\u201cQui, je tiens à l'honneuf.humain j'y ai trop tenu peut-être.II! le suit bien.l'infâme, l'Mais, à cette heure shprênie, je saurai tout immoler, s'il le faut; à Th justice.\u201c D'abord anéanti par l'éxcès -de son- sudace, je repris peu à peu le sentiment de mon devoir.La Providence m'inspira, elle me rendit des forces factices, je le veux bien, - mais suffisantes.Je n'avais -pas un mement à perdre.Qui sait si j'existerai.demain ?Jeo me levai et me mis à éorire, Mon testament est refait, il annulera lafausse pièce d'Alexandre, J'y joindrai cette explication et quelques pages encore intactes d'un journal dont j'ai déchiré la majeure faire comprendre la raison de ma conduite, ne oe \u201c Julien, c'est à.ta fidèle affection que.je confie ces précieux doouments.Tu les liras et si mon testament est reconnu valable, tu brûleras le reste et garderas un éternol silence pour l'honneur du maître qui fut ton\u2018ami.Mais s'il s\u2019élé- vait une contestation, un doute, alors n'hésiste pas, livre aux magistrats le secret de ma dernière heure.\u201c Je n'ai pas eu le temps de te nommer en exprimant mes volontés; ta mère, mes bons servitaurs, les\u2018paüvres ont été omis, non oubliés, je suis tran- ceux que son oncle aimait, \u201c\u201c Ce coffret est de la hauteur des socles de mes statueties, j'y renfermerai.ces papiers etle porterai dans la |\u2018 galerie.Je ne veux pas le garder dans ma chambre, j'aurais peur.Demain, Julien saura tout.\u2018\u201c Je n\u2019en puis plus, un voile s'étend sur mes yeux.le sang bourdonne à mes orcilles,.Est-ce que je vais mourir ?\u201c Mon Dieu, laissez-moi quelques heures de vie, jusqu\u2019à demain ! * (4 suivre) Les propriétés de M.Mercier Vente différée \u201c Le délai fixé par MM: Alf.\u2018Brunet et \u20180.Morin, syndics de la succession de l'honorable M.Mercier, pour la réception des soumissions d'achat des immeubles de cette succession, est expiré, Ces propriétés sont au nombre:;de six : le manoir et la ferme de Tourouvre, la résidenoe de la rue Saint-Denis, la résidence de Québec, une île à Ste-Rose, une propriété à St-Hyacinthe et certains terrains miniers dans le comté d'Ottawa.D'après l'un des syndics, plusiemrs soumissions ont été regues pour l\u2019achat de chaoune de oes propriétés.Bon nombre des amis politiques de l'ex-pre- mier ont soumissionné.Mais M.Mercier lui-même n'est pas an nombre des soumissionnaires.Les syndics n'ont encore rien décidé.Ils doivent consulter les inspecteurs avant d'accepter aucune des propositions, On nous dit qu\u2019un effort sora fait par les amis de M.Mercier pour acquérir les propriétés de Ja rue St-Denis et de Toprouvre, qu'on lui offrirait à titre d'hommage à lui et et à sa famille, On croit que tout'sera réglé dans quelques jours.\u2018 demon afaissement,h'aôte est ithsigng, |.ed partie.Ce qui subsiste ° suffira pour quille.Joseph se souviendra de tous |\u2018 , Ce IR 1 RE Le hu: * A y cAMAPGNES 2a \u2019 | » A / ?* i ! S'EN VIENT.\u2014 Les télégrammes montrent un état terrible das affaires dans le Hambourg.Un nombre épouvantable de pertes de vies en Russie.- Un grand nombre de cas en Angleterre.| Un mauvais état des affaires à Paris et au Hive.Et qu'est-co qui se passe & New-York ?Dans combien de temps le choléra sortira-t-il de là.Et qu'est-ce qui se passe à ln Grosse-Ile, .Est-ce que nos villes et nos'villages sont sans danger ?ain Kilier a Sans aucun doute, eu plus de succès pour guérir les diffézentes espèces de qauoun autre remède connu, que les plus habiles médecins.Aux Indes, en = pus contrées Son que par les Buropéens qui y résident comme un ÊTES-VOUS PRÉPARÉ ?Tout ce qu\u2019il faut pour vous protéger c\u2019est UNE CUILLER, UN PEU D'EAU, UNE BOUTEILLE DE PMN-KILLER.~ - SON ACTION HST MAGIQUE! du ira des crampes ou de la diar- - temps.UNE PLEINE CUILLER A THE Dans un peu d\u2019eau douce (l\u2019eau chaude est préférée) fr bg HAY = ps pce FT = k >).& Be I'l BF se à toutes les demi heures, vous guér choléra, des coliques, \u201d ée, si vous Commencez à rr PRET ASE pri rh és de EU 3 2 108 Gars D Lisez le Témoignage su 39, rue Museum, Londres, Aogleterre,\u201cjuillet 2 1884, Messieurs,\u2014En présence de l'introduction possible du choléra, à l\u2019état d'épidémie, qui ravage en ce moment le sud de la France, je me fais un devoir de donner un témoignage de l'efficacité du Porry Davis Pain Killer comme antidote et comme .remède pour le choléra asiatique.J'e faisais des exploitations dans la partie nord du district de Sylhet, Inde, dans le printemps de 1877, lorsqu'une soudaine épidémie se déclara et bien que les autorités oussent apporté promptement les remèdes orthodoxes, je ne trouvai rien de pratique que le Pain Killer.La bienfaisante chaleur que j'éprouvai par tout le corps après avoir pris une dose de Pain Killer, (une cuiller à thé dans un verre d\u2019eau aussi chaude que possible) fit tant de bien apx malades, que sur 65 patients que j'avais sous mes soins, sept seulement moururent, et ils étaient mourants lorsque je les pris sous mes soins.Plus tard, durant la violente épidémio qui éclata dans les montagnes de Khasia en 1879, le Pain Killer se montra à moi comme une ancre de salut.J'ai attrinué le fait que j'ai été exempt dé la maladie, moi et mes domestiques à ce remède que nous prenions matin et lo soir.* devoir de faire connaître 0e remède, x Préparez-vous pour PENNEME LE CHOLERA frique et en Chine, où les oraintes prévalent, il est coñsidéré par les peuples - Je puis mentionner que je l'ai administré avec les meilleurs effets contre la colique.Ætant bien connu dans les districts déjà mentionnés et ayant une grande expérience dans le traitement des maladies contagieuses, je considère comme un \u2018être remplacé par les narcotiques.otre eto., Hills, Assam.Cetre lettre révèle certains fuits ATTENTION PARTICULIBHE maladie, ils auraient pu être sauvés.Le Culte des bouteilles de Uno dame éminonto missionnaire dans le par le choléra.dovaiont être omployées après son départ.Dieu.\u2019 adoration.\u2014 Eglises Moderne.Québec, 24 soptombre 1892\u20142f.Le Pain Killeriest le soul remade cffeotif contre Ia diarrhée et il ne doit pas - Ancien Surintendaut de la Pluntation Expérimentale dans le Sandai Jantai- Premièrement l'usage du Pain Killer.deux fois par jour comme vatif.La maxime \u201c un once de précautions vaut mieux qu\u2019une livre s'applique au choléra plus qu\u2019à toute autre chose.Ensuite nous ferons remarquer que M.Weynton dit que les seuls cas qu\u2019il a perdus étaient mourants lorsqu'il les prit sous ses soins, Si ces patients avaient été traités avec le Pain Killer dès les premiers symptômes do Nous avons le témoignage que toutes centaines,) sont guéries par le Pain Killer, s\u2019il est pris dès les premiers symptômes de la maladie, et le Pain Killer entre un remède infaillible.Ceci démontre certainement la nécessité de toujours avoir du Pain Killer sous la main pour s'en servir aux premiers symptômes du choléra.Aucune autre maladie n\u2019est aussi rapidement fatale.Une action prompte seule peut sauver le patient.Toutes les autorités sont d'ac- \u201c{ cord sur ce point que lorsque \u2018es écoulements qui ont l'apparence de riz commencent, aucun agent humuin ne peut sauver le patient.00n US = Co OSWIN WEYNTON,.auxquels nous voulons apporter une.Prise 2 e soins,\u201d les espèces de choléra (et il y en a des paraît Médecine dans le Barmah Burmah donna au doctour Gordon un chapitro instructif de ses expériences, Dans une de ses excursions dit-elle, elle vint dans un villago ravagé Ayant avec elle uno grande quantité du fameux Pain Killer, ello alla do maison on maison administrer lo remède «aux malades et olle Inissa une cortaîno quantité de bouteiles qui Retournant au village quelques mois après, ta missionnaire rencontra le maire du ln commune qui ia salua sommes venus à vous, Votre médecine nous a fait taut de bien, quo nous avons accepté votre ar ces mots : \u2018\u2018 Professour, nous Réjouio à cotto nouvelle, elle fut conduito choz celui qui venait do lui apprendre eotto bonne nouvelle et qui ouvrant une chambre, lui montra les boutuilles de Pain Killer solennellement rangées cn file'sur uno tablotte et In compngnio toute entière sc prosterna immédiatomont en DEMANDEZ LA Nouvelle Grosse Bouteille a 25 Cents VENDU PARTOUT.262 LE MONTREAL-SOREL Témoignage d\u2019un ancien président Montréal, 28\u2014Hier après-midi, M, John Rankin, ancien président de la compagnie Montréal-Sorel a donné son témoignage dont voici la substance : M.Rankin n\u2019a pas eu connaissance que le compte Rouillard ait été présenté au bureau des directeurs.La première fois qu\u2019il a connu l'existence de.ce compte c\u2019est en lisant les journaux.Il a toujours ignoré que M.Rouillard fût à l'emploi de la compagnie.Le bureau des directeurs ne l'a jamais su non plus, au meilleur de sa connaissance.Le témoin est d\u2019opinion que le compte Rouillard est exorbitant.1! croit qu\u2019on s'est servi de son nom pour l'approbation de ce compte parce que les fidéicommissaires avaient honte de l'avoir approuvé seuls, Il n'aurait jamais accepté ce compte.C'est une réclamation injuste.Un péage de barrière a dû être payé quelque part à ce sujet.Relativement au subside des $112,500, avis a été donné aux créanciers de produire leurs réclamations.Mais aucune liste de ces réclamations n\u2019a été par la suito produite devant le bureau des directeurs, &u moins, il n\u2019en a jamais vu.Le bureau des directeurs n'a pas non plus fourni de liste aux fidéicommissaires.Ricn de semblable n\u2019a été fait.res représentaient le gouvernement.Pour lui, MM.Préfontaine et Choquet ont été élus directeurs afin de représenter le gouvernement et d'obtenir le subside, autrement jamais le subside n\u2019aurait été accordé.L.J.G.Fosbrooke était l'entrepreneur apparent du chemin de fer, mais le véritable entrepreneur était C.N.Arms- | trong.Ce dernier était le factorum.Fosbrooke n\u2019apparaissait qu'en cas de besoin.De même \u2018l\u2019entrepreneur Gervais, d\u2019après ce que M.Rankin a pu com- rendre, n\u2019était qu\u2019un instruments entre es mains de C.N.Armstrong.Et Fosbrooke votait comme Armstrong le lui disait, ; .Avant d'aller plus loin, M.Rankin déclare qu'il aimerait à voir M.Armstrocg présent dans la salle, Il aimerait à être interrogé par lui.Il continue cependant son témoi nage : Jusqu'à 1883, il y avait suffisamment de fonds à la compagnie pour payer les gages.En,1887, à l\u2019exception d'une pointe de terrain à Sorel, tous les droits de passago avaient été payés.À sa connaissance, c\u2019était la seule propriété sur a été payée pur la compagnie $6,5C0.Cette somme revenait à MM, Rankin et Beattie en leur qualité de créanciers hypothécaires.Aucune autre personne n'avait droit de toucher cette somme parce que MM.Rankin et Beattie étaient les premiers créanciers.«Les fidei commissaires n'ont jamais reçu de décharge et n'en ont jamais demandé.Ils ont dépensé le montant du subside sans consulter le bureau des directeurs.M.Rankin n\u2019a jamais rien su du paiement de $4,962 à Gervaisll n'approuvait pas ce compte parce que Gervais et Armstrong étaient liés l'un à l'autre.II les soupgonnait.Les $72,000 du gouvernement fédéral ont été.dépensées par Armstrong et Gervais.Gervais n'a pas rempli son contrat.Le subside provincial de $112,500 n\u2019a été d'aucun bénifice pour le chemin de fer, Si M.Préfoutaine le voulait, il pourrait éclaircir tous les poin3s obscurs.M, Ernest Turcotte, ancien commis du bureau de M.Armstrong a Sorel donne son témoignage, Il ne se rappelle pas avoir payé un certain nombre de bons, annexés au mandats, et signés par uc nommé Rochon qui tenait le temps sur le chemin de fer.Ue nommé Rochon n\u2019était pas autorisé à signer.Il croit quo M.Fosbooke était réellement le con- tracteur.Les affaires étaient conduites par M.M.C.N.Armstrong ct J.F.Armstrong.Ce dernier tenait les livres avec Il a compris que les fidéi-commissai-M.Newhouse, Il ne croit p as que le chemin de fer South Eastern ait eu aucune connexion aveole Montréal et Sorel, Il sait que Gervais avant d'entreprendre le chemin valait 83000 à 84000 on propriétés.Xl ne pense pas qu'il soit capable de fournir pour $8,000 & $10,000 de matériaux.Gervais a acheté des ties pour le Montréel-Sorcl.Il ne reconnait pas le compte de M.Rouillard pour $7,996.Il considère exorbitant le prix chargé \u2018par Rouillard\u2014soit $100 pour aller à t-Joseph de Sorel et $150 à Longueuil où il allait faire des discours dans l'inté rds du chemin de fer.La commission siège ce matin.° Ruade Un jeune enfant, âgé de 6 avs, fils de M.Nap.Carbouneau, demeurant près du moulin Rainville, a été victime d\u2019un pénible accident.En conduisant un cheval au pâturage il reçut une ruade en pleine figure.11 a eu la machoire supérieure brisée en deux et celle da bas a regu une fracture.Les lèvres ont été déchirées et onze dents brisées, Placé sous les soins du' Dr Bachand, il est en bonne voie de guérison.le chemin dans laquelle le juge Arms trong eut des intérêts.Cette propriété : * Cl A } 6 se, .VL han A oa Pg * 15 a à 8. ih - NOUNELLES DE MONTREAL a ét LE \u201c COLUMBIAN \u201d Ce Le Montréal ctSorel Môntréa, 80.\u2014Le vapeur Columbian est sorti co matin du chantier de M.Cantin où sa coque a subi un radoub.Il est-parti pour Kingeton pour y prendre sos quartiers d'hiver, .-\u2014La commission Royale sur les transactions du Montréal et Sorel, a siéré hier : a M.lürnest Turcotte qui a été commis dañs les bureaux de M.Armstrong, à .Sorel, cst interrogé, Illui cest montré un \u2018certain nombre de bons annexés aux mandats de paiement et portant la signature d'un nommé.Rochon, Celui-ci, dit-il, tenait compte dutempsde travail des hommes sur le chemin et il n'avait pas le droit de signer cesbons.Il ne se rappelle pas avoir vu les bons en question.Les bons signés par J.F.Armstrong \u201c et le témdin sont réguliers, car ils étaient autorisés à les signer.Le témoin croit quo M.Fosbroke était réellement l'entrepreneur du chemin.Les affaires sont transigées par MM.C.N.Armstrong, R.Préfontaine \u2018et J.F.Armstrong.-Ce dernier tenait les livres conjointement avec M.Newhouse.Le témoin ne croit pas que lo chemin de fer South Eastern eût rien à- faire .avec le Montréal et Sorel.D connaît E, A.Gervais qui, lorsque le chemin fut commencé, valait $3,000 à $4,000 en propriétés M.Gervais ne pouvait pus, àcette époque, fournir du $8,000 à $10,000 de matériel.Le témoin ne croit pas que M.Gervais ait acheté les traverses (ties) pour le South Esstern ; mais il en a acheté pour le Montréal ct Sorel.: : Qertaivs mandats étant exhibés au témoin, ils dit qu'ils représentent le prix do traver-es pour le South Eastern \u201c et le Great Eastern.-Le témoin ne reconnaît pas le compte de J.B.Rouillard, pour $7,996 ; il a vu quolque ohose à ce sujet daus le rap- \u201cport des journaux sur l'enquête de la commission.Il regarde comme exorbitante la somme de $100 ohargée par M.Rouillard pour un voyage & St-Jdseph qui n'était qu'à un mille de son bureau à Sorel, et In somme do $150 pour un voyage à Longueuil ct retour.M.Rouillard & fait ces voyages pour prononcer des discours en faveur du Montréal ct Sorel dans le but d'obterir un subside à Québec, M.Louis Normandin, notaire, de Boucherville, a été interrogé Il a avancé $79.97 à M.Armstrong pour .payer des réclamations contre Ja compa guie du Montréal et Sorel.M.Armstrong ne lui a pas encore remis ce montent, bien qu'il le.lui ait souvent promis.lin outre, M.Normandin réclame de la compagnie 8121 pour contrats passés.( \u2018Le témoin produit ensuite des réclamations pour expropriation, Ces réclamations ont été payées par son entremise dans le district de Boucherville.Ii, reste cncore trois réclamations.non payées.: La commission ajourne alors la séance.- POUDRE OU DYNAMITE Des malfaiteurs font sauter uue \u2019 maison _ Une famille échappe miraoulensement EE ala mort - Montréal, 20 sept.\u2014Dans la nuit de - meroredi, la concession du Grand Rang, comté de Laval, située à environ deux milles et'demis de l\u2019Abord-à-Plouffe, a \u201c été le théâtre.d'un désastre dans lequel - \u2018né fumiHe entière a failli périr.* Mercredi soir, la famille Bigras com- _ prenant-M.Elie Bigras, frère du pro- Priétaire de la ferme, leur mère, deux -eufants et une seryante se conchèrent à l\u2019heure ordinaire.°- Vors deux heures du matin, tous fu- .- Teut réveillés en sursaut parle bruit d'une formidable explosion, ot au même lastant, sans quo les occupants de la maison, fous de terreur, aient cu le .\u2018temps de sauter en bas du lit, la maison aolidement construite en pierre ct on \u201cRois, se mit à osciller et à trembler de la : - t4ve'su grenfer, En quelques secondes, - tout n\u2019était plus qu\u2019une ruine.Heureusemont, personne n'a été tué, mais tous les membres de la famille ong terre mais la famille avait comme un | regu des blessures plus ou moins graves.D'abord on orut & un tremblement de pressentiment qu'il.n\u2019en\u2019 était rien, et que cutte catastrophe était-le fait de lA- ches malfaiteurs, CL cable avait réveillé les voisins qui s\u2019em- \u2018famille Bigras.Les victimes trouvèrent un refuge chez les voisins.Lorsque le jour fut arrivé, une foule de personnes ont visité le théâtre du désastre, et on en vint à la conclusion que cet accident était dû à une explosion de poudre ou de dynamite.avait reçues, M.Brigras viut à Montréal hier et raconta l'affaire aux déteoti- ves, Comme l'affaire est arrivée hors des limites de la ville, M, Sicotte, le greffier de la couronne fut consulté et le grand connétable ainsi que la police du gouvernement ont été chargés de faire une enquête.Lo détectives Cullen doit, s'ocouper de l'affaire de son côté.On se demande quols motifs ont fait agir les auteurs de ce lâche attentat.Quelques-uns prétendent que ce sont des ennemis de la famille Bigras qui voulaient exercer une vengeance contre lui ou contre quelques-uns des siens.D'autres disent que ce sont des voleurs de grand chemin qui voulaient faire périr toute la famille Bigras et s'emparer ensuite de tout ce qu'elle possédait.On dit que M.Bigras ayant perdu que qui a fermé ses portes, il y a quelques anuées, avait l'habitude de garder tout son argentchez lui.\u2018 Quoi qu\u2019il en soit, cette affaire cst ontourée de mystère, et M.\u2019Bigras a souffert des pertes \u2018énormes, car il va être obligé de reconstruire entièrement Sa maison.Le chemin de fer DE LA BAIE DES CHALEURS L'Etendard nous apporte une nouve je considérable., Le chemin de fer de la Baie des Chaleurs qui a fait tant de bruit, a encore changé'de mains.Voici les détails que nous donne I' Etendard Une affaire d'une importance considérable pour la Province de Québec, qui a été cause de nombreuses négociations par le passé, s\u2019est réglée hier.Le chemin de fer de la Baie des Chaleurs qui, directement ou indirectement, a eu tané d'influence sur les- affaires politiques de la Province et de la Puissance, vient do changer de mains, M,C.N.Armstrong, le premier contracteur du chemin, contrôle maintenant l\u2019entre- prire et est directeur des travaux, L\u2019honorable R.Thibodeau est le nouveau président de la compagnie, \u201c Tel est le résultat d\u2019une réunion des directeurs\u2018de ln compagnie du dit chemin tenue hier oprès-midi.Le changement de présidence comporte ayec lui un changement de propriété.On se rappelle syndicat Riopel-Robitaille, les premiers instigateurs du projet, est entré dans des difficultés qui ont amené une enquête devant le sénat et ensuite devant 1 la Commission Royale de M.Angers, un MM.James Cooper, Avgus Thom et d\u2019autres messieurs influents a été formé pour pousser l'entreprise.Ce syndicat a fait son devoir et son utilitésemble avoir cessé depuis, En conséquence M, C.N, Armstrong reprend le contrôle du chemin, : Il cst compris qu\u2019une entente a ou lieu \u2018entro MM.Cooper, ses amis et M.Armstrong par laquelle cc dernier a le contrôle, à certaines conditions telles \u2018que le paiement de certaines dettes qui ont été rencontrées déjà en partie, minés à pousrer aotivement la construction du chemin.Les premiers 60 milles en partie faits ont été confiés à M.À, E, Gervais qui a déjà travaillé au Montréal et Sorel, Vingt autres milles à Ia suite ont été accordés à M, J;a Hogan entrepreneur bien connu, qui a construit le chemin de Pictou.On espère qu'une bonne partie du chemin sera terminée eet hiver.: \" Bants \u2018qu\u2019il & reçus de l\u2019ushge régulier des .Le bruit de cette explosion .inexpli- | pressèrent d\u2019accourir at secours de la Quoique souffrant des blessures qu\u2019il | des sommes considérables dans une ban-' que lorsque le, nouveau syndicat composé de: Les nouveaux directeurs sont déter.| P'iMe aux noavraux abonnés Elzear Bedard Désire mentionner .par Tentremise dn journal le Register des résultats bienfai.Pilules d\u2019Ayer.I1'dit: Je mo sentais== malade et fatigué et mon_estomac sem- ° blait être en désordre.J\u2019essayai plusieurs remèdes, mais auoun no paraissait- me donner du soulagemont jusqu'à ce que fusse porsuadé d\u2019essayer ce _vieux- remède \u2018digno de confiance, les Pilulez .d'Ayer.J'en ai prisseulement uno boîte, «unais je me sens comme un homme nou- tveau.Je pense qu\u2019elles sont les plus ables et les plus fasiles à prendre quo n'importe quoi dont j'ai fait usage, étant si élégamment recouvertes de sucre que même un enfant les prendrait avec plaisir.J'adjure tous ceux, qui ont .» - Besoin d\u2019un laxatif, d'essayer les Pilules d° J» \u2014 Boothbay (Me.) Register.\u201c Entre les Âges de cinq et quinze ans, j'étais tourmenté d'une sorte do * salt- rhoum, ou éruption, principalement aux jambes, et spécialement à la courbure du genou au-dessus du moH et, À cette place des plaies suppurantes se formaient, puis devenaient croûtes et se crevassaient, quand la jambe remuait.Ma mère essaya do tout, mais tout fut en vain.Quoique un onfant, jo lus les journaux au sujet des offets bionfaisants des Pilules d\u2019Ayer, et persuadai ma mère de me les laisser essayer.Sans grande foi dans le résultat elle se procura des Pilules d\u2019Ryer, et jo commençai à on faire usage, et bien- , tôt je remarquai une améliëration.Encouragé par ceci, je continuai, jusqu'à ce que j'en eusse pris deux boîtes, quand los.laies disparurent, et je n\u2019ai jamais été depuis tourmenté par elles.\u201d \u2014 H.Chipman, Agent de propriétés \u2018immobilières, Roanoke, Va.\u201c J'ai souffert pendant des années de désordres de l\u2019estomac et \u2018des reins, me .Gausant des peines très douloureuses dans \u2018 différentes parties du .corps.Nul des remèdes essayés par moi ne m\u2019a donné auoun soulagoment jusqu\u2019à Ge que commençasse à prendre des Pilules d\u2019Ayer, et je fus guéri.\u201d \u2014 Wm.Goddard, Notuire Publio, Five Lakes, Mich.Pret sd STE dr de Chaque Dose est Efficace.Ferme Boréale.J.C.CHAPAIS, PROPRIETAIRE.\u2014_\u2014r e ON OFFRE on VENTE QUELQUES:MINôTS de véritable \u201c\u2019 ke, mportation do 1889, troisième récolte faito au pays, ot ayant mûri chaque année en 80 jours.Semence do choix DBUX PIASTRES ie minot de 60 livros, livré à la station de Saint-Philippe de Néri, les frais de transport restant à la charge de l'acheteur.\u2014 ; 0 POMMES DE TERRE 0 Brauré n'HÉBRON.TUBERCULE absolument sain, d\u2019excellonte qualité, productif, semence de première clause, $1.00 par sac de 90 lbs à ln station de St-Phi- lippe do Néri, frot aux frais de l\u2019achoteur.Pas moins d\u2019un sac ne aora vendu-à chaque acho teur.\u2018 BETAIL CANADIEN enregistré L, G.R.B.0.Taureaux et Yaches canadiens ot croisés Jerseys sanadions, animaux de promier choix, très remarquablos comme sortant des moilleuros amillos laitières.Pour renssignomenta sur les prix s'adresser à J.C.CHAPAIS, - * Forme Doréale, Baint-Denis, comi6 do Kamoytaska.Quebs, 12 avril 1892 j.FOR TIEUNOLE a 91,00 SLR 31.00 PIASTRE Vous récévrez le Journal des Compagnes - Pendant douze mois.Ne manquez pas de vous abeuner au Journal des Campagnes Qui se public tous les Jeudis contenant 16 pages de matières à lire.\u201c B@-En outre nou, donnons comme , LE MOIS DE | ; Ste-ANNE et St-JOACHEN s'adresser à - \u2018 AGENT DU ; Anciennes Plnics ot Ulcères.Il ost faux pour ln Goutte,ot Rhumatisme\u201d et pour les Dérange EXPRESS\u2014Laisse Now-York à 4 h, p.m.x re Ome Li [a NC Co + .> =.S\\NTE POUR TOUST 0000\" PILULES ot ONGUENT HOLLOWAY ; : 0 : d LES PILULES purifiont lo Sang, éorsigent tous les Dérangemonts du FOIE, de l\u2019ESTOMAC \u20ac des INTESTENS.-Bllos fortifient.et.ak Ho Ia Bunté & Dos: Cosi ltaions\u2019 delabran elles sont.: aussi inostimebles dans toutos'los Maladios particulières au soxo'Féminin de touta'âge.Pour leg .Enfants ainsi que pour los pessonnes figéos sont invaluables, .- ot : : 0 + - EST UN REMÈDE INFAILLIBLE pour los Maux do Jambés, coux des Soins, Blessurez \u2018 ments do la Poitrino.Il est de memo sans égal pour los \u2018 Maux'de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Touk, .Gonfloment Glanduleux, ot toutes los Maladies de In.Peau, fl est suns rival ot pour les Membres Contractéos ot Jointures Raides, il agit comme un charme.Tue 243 \u2019 #S3-0ES MÉDECINES sont préparées seulement à l'établissomont du professour/Holloway, 78, Now-Oxford Streot, aupuravant 533, Oxford Streot, ot se vendont 2 1s.1}d., 2s.9d., 4s.Gd., 118.22 ot 233 le Pot ou ln Bolto, et on pour les obtenir dens toutes les pharmacies de l\u2019univers, Les achoteurs sont priés de regardor l\u2019étipuette qui so trouve sur chaquo Pot ot Bolte, 8'il n'y à pas l'adreese 533, Oxford Street, London, c\u2019est de ln falsifioutian.: Québec, 3 septemblo 1891,\u2014 =.ae mmemees Mestamrateur de Rosos- Ye rita Chemin de for Quebee Central sont! ze Ponrquol To mettre à vos Pros ; : veur gris do vous La route des chars palais-Wagner, à Fabyar G22 Viens rématu- Boston ct Springfiold.Service des trains soli- EN rément quand par un usage judi cieux du RESTAURATEUR DE ROB- SOM, vous pouvez od Xk facilement ren.var Ai} dre votre cheve- 2 lure ea couleur fi naturelle et faire ea disparaître cessi- 234; ges d'une déeré.SHS pitndo précoce ?& Non eéeulement ih le restauratour de des entre Québoo ot Boston, tous les jours, via Sherbrooke et la Jonction de la rivière Blanche.Lo et après lundi le 27 juin 1892, los trains sirouleront commo suit : .2XPRESS-\u2014Dépait do Québoc, par le bateau do 7 hrs.ou 7.15 hrs, do Lévis à 7.30 h.am., arrive à la Jonction Dudswell à 11.55 h.& in, arrive à Shorbrooke À 1.15 h.p.m.\u2026.- (285 Via Dudswell Jonction, arrivo à Fabyan à 4.50 ws.p.m., ot à Portland à 8.16 h.p.m.Jhar palais Wagner sur ce convoi, de Québec Fabyun et se raccordant avèo les chars directs de Portland, Old Orchard et autres endroits sur le chemin do fer Boston et Maine, PASSAGERS.-+Quitte Québec, par bateau-pas- seur à 3 h., p.m., Lévis à 3.25 h.p.m., arrive à Ia Jonction Dudewell, à 7.45 h.p.m.,arrivo à Sherbrooke à 9 h* p.m., arrive à Boston à) 10h.à m.arrive à New-York à 11.40 h, a.Tear son restituo - aux cheveux feur {FH couleurnaturelle, maisil posrède de - plus Jo précièuse propriété de les assouplir,ds leur donner un lustre incomparable, et de favoriser leur croissance, quall- m.Ce train court directement de Québec à > Fa > «£3» tés que ne Boston sans changement de char pour bagageon:| 54 ba J He A ora lee Coin se es Wagner, de Québeo à Marque de Commerce, ordinatrez MIXTE\u2014Part de Québec par le bateau-paseur | Cetto preparation cet hautement res sommandes par des personnes com bb pme ora 1.15 p.m., arrive à | popteq, Plusiours Medooins ot ante re Aliant an Nord ve | \u2014(0} cn\u201d Ta ven parton \u2014 50 caning la bouteille.I, ROBITAILLE, Propritainn, Jolistte.P.Q., Lannda.Aimerigz-vous la maladie?Quand on voit les malades ne pas récon : rir aux remèdes qui pourraient las guérir, on est porté à so de- mandor si co malude ne se complait j dans la maindie, : A découragoment peut seul êtro la oause que ces malades no 86 servent pas do remèdes propres à sa guérison.Parmi les remèdes les plus effi- og pe cadés, on no saurait Mottre en douto que ce sont COuUX composées d\u2019horbes ot do racines, tels quo les anciens savaient s\u2019on sorvir, ot quo M.BACICOT en fabriquo do nos jours.Il n\u2019y a pas do maladies qui résistent à ce remède.Toutes \u2018les maladies peuvent être détruites nvoc ces précieux médicaments.Il serait superflu de mentionner celies qui sont plus facilémont terrassées, mais si vous êtes atteint d\u2019uno maladio quelconque, rendezvous à Québec, ot \u2018prociftez-vous ces fameux REMEDES SAUVAGES qui sont si connus de tous \u2018Jes malades.\u201cN\u2019aliez pas aillours qu'd l\u2019Enveigne du (roe Sauvage, c'est-à-diro chez J.E.P: RACICOT, No 25.Rue St-Tosoph, St-Roch.\u2018Québce.Laisso Bostou à 7.15 h.p.m.Lnisse Sherbroske à .715 h.a.m.Arrive à Lévis à 1.b.p.m.Arrive à Québeo par le bateau-passeur, à 1.15 h.p.m.Chars palais Wagner sur ce convoi.Boston et Snringfield à Québec.\u2018 PASSAGERS\u2014Quitte Now-York 2 10.00 h, am., Boston à 1 h.I m., où laisse Boston via North Conway à 1.16 h.p.m., 1risse Portland à 1,05 p.m., \u2018arrive à la jonction Dudswell à 12.40 h.a.m., laidse Sherbrooke a 11.45 h., m., Jaisse 1a jonotion de Dudswell 3 12.56 L 8s m., arrive à Lévis à 0.20 h à.m., eb à |\u201d Québeo par lo bateait phääéür à 6.30 h.a.m.Chars à passagers ot dortoirs coxrent directement do Boston à Québec, via jonction de la Rivièro Blanche ot Sherbrooke.Chars palais et dortoir Wagnor, de Fabyan à Québec, vis la jonctton do Dudswell.- : MIXTE.\u2014Quitte St-François de.la Boauce à - 6 00 h.a.m., quitte la Jonction de la Beauce à 7.05 h.a.m., arrive à Lévis à 10.30 à.m., et à Québco par lo batoau passeur à 10.45.Tous los trains arrôteront vingt minutes ot dos repas de premièr& classo seront servis au x \u2018 restaurant de la gare ct aux salles à dîner, à la | , L&5 E jonotion do.Dudswell.C\u2019est la seule voie sur laquelle circulent des chars diroots se raocordant &voc, les chemins de fer Boston et Maine et Yaine Central.' ' .Les passagers voyageant sur cotle route ne sont pas sujets aux délais ot aux inconvénients de changement de char.| Des billots do touristes pour Newport, les Montagnes Blanches, Boston et New-York, sont en vénto du ler Juin au 30 Soptembre, et des billets d\u2019oxcutsion du Samedi, bon .pour aller le Samedi ot revenir lo Lundi suivant, peuvent être obtonus en s'adressant aux-agents.Pour plus amplo information, s'adresser au bureau général dos billets, vis-à-vis l\u2019Hôtol St Louis, ou à aucun des agonts do la compa- .nie.1 .¥RANK GRUNDY, Annonce ; Gérant Général.SI vous désiroz antoncer quelque chose quel- .J.H.WALSH, Nie'part ot en tout temps, écrivez A GEO.\u2019 P.Agent général OWFLL & CIE, No 10, Srauos Steexr, NEw da fréi pt des passagers.| York .\u2018 0 - Québco, 25juin 1892, oo ian Maison de famille TOUT PERSONNE qui o bezoin d'information que sujet-d'annonces fera biende se procurer the copie du \u2018\u2018 Livro des Annonceurs, \u201d\u2019 de 368 pas gos prix, une diastre.Sur récoption d: co mon tant; le livre sora onvoyé par la malle, franc de port.Il contient une compilation solgnéo tirée do l'Almanacà dos adressos des journaux atré- caîns de la moillours classo ; il donne ln\u2019 cireu- lation de chacun, ot beaucoup d'informations sur les faux et autres matières du rossort des affaires d\u2019annoncos.; * Adressez :ROWELL'S ADVERTISING Buroav, 10, Servos Str.N.-York Anébec, 6 octobre 1801\u2014Iane 2\u201c CONDITIONS © \u2014 DU \u2014 - JOURNAL DES CAMPAGNES -EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les FEUDIS et conte : su: toute les nouvelles de la somnine.AP PARTE ATR EE CHAMBRES Bestaurant.s la earto et à prix fixe.\u2018 a CONDITIONS PARTIOULIÈRES au Mois et à l\u2019Année.Québoc, 14 juillet 1802\u2014 + AVEZ; ue Besoin UT æ Vous BEN Ton Que] Bil 154 or rix de l\u2019abonnomont : UNE PIASTRE ; Pour la France :\u2014 10FRANCS | STRIOTBMENT PAYABLE D\u2019AVANCH poy THOS.CHAPAIS, \u2018+ DIRECTBUN-PROPRIETAIRE.3 LÉGER BROUSSEAU - .\u2014 forrevn \u2014 temps que le plus cfficaco toni que stomachique ct digostif.Journal des Campagnes, M & 18.Bue Buade, QUESEC- EE NEAT NS 11 & 13, rue Buade, : ye QUEBEC."]
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