Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 17 décembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Journal des campagnes, 1891-12-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ut ER, Rg\u201d N= (| pa.are ql = ean MERTEN SaaS > ba, ; Oo) fe I i Fe A fs re Pl 3 : u ADS \u201cNU 1 \\ L\u2019industrie agricole doit touj ours étre la base de la richesse des nations.NT 4 ee VV 10ème Année , Jeudi, 17 Décembre 1891 No 46 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDUMALAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de la semaine.Prix de I'abonnement :\u2014 UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANUN Strictement payable d'avance THS.CHAPAL(S, DIRECTHUR-PROPRIÉTAIRE LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEUR 11 & 13, rue Buade, H.-V , Québec.COMMERCE DE FLUITS AVEC L'ARG.ETERRE On lit dans le dernier rapport du Haut Commissaire canadien à Loudres : \u201c Les fruits sces et en couserve grandissent re rer tr CELEGTEUR À LA © -PATRIE \u201d Réponse de l'Electeur à la Patrie : On a attaché beaucoup d'importance hier au fait que l'honorable M, de Boucherville était monté en même temps que les commissaires sur la voie du Pacifique à Montréal, hier matin.On a supp»sé qu'il descendait îci à Québec, Il n\u2019en était pourtant rien, M.de Boucherville descendait à Saint-Cuthbert où il allait faire visite à son collègue mourant l'honorable sénateur Pâquetoe e juge Jetté D'ACCORD AVEC SES COLLEGUES Montréal, 16 décembre.\u2014 Les rumeurs mises en circulation par les journaux rouges sont mensongères, vous pouvez l'affirmer.Ifhon.juge Jetté a été tout le temps d\u2019accord avec ses cuiidgues, et leur opinion est unanime, Cetto information vient des meil- _leures sources.wre allt I == Orfavrerie L\u2019établissement de MM.Châteauvert et Cantin, orfèvres, du faubourg St-Jean, est un des plus achalandés de cette ville.On y trouve des horloges de choix à d \u20188 prix modérés, des horloges à calendriers, des ouvrages d'art, des bronzes variés.Voir l'annonce, JOURNAL DES CAMPAGNES - LA CHUTE D'UN MILLIONNAIRE La famille Fieds est une des plus puissantes et des plus opulentes de New- York, Cyrus W.Field fut le premier qui eut la hardiesse de jeter un câble télégraphique à travers l'océan Atlantique, le premier également qui fit passer des convois de chemin de fer sur des poteaux, le long des principales avenues de la grande ville.On le comptait au nombre des millionnaires des Etats-Unis et pendant plus d\u2019un siècle, il avait porté son nom sans la moindre tache.Un de ses frères, Stepheus, J.Field, est un des juges les plus honorés de la Cour Suprême des Etats-Unis et son nom a été | mentionné souvent comme celui d\u2019un candidat qu\u2019il serait facile d\u2019élever à la présidence du gouvernement.Un second frère, David Dudley Field, passe pour un dec ples éloquents et des plus savants criminulistes des Etats-Unis, Ilya déjà quelque temps, Cyrus s\u2019était retiré des affuires, voulant consacrer ses dernières années à un repos bien mérité, et son fils, Edouard W.Field, avait pris sa place dans le maison de banque Field, Lindley, Wicchers & Cie.Le malheureux père avait compté sans l\u2019adversité, qui ne perd jamais ses droits et qui guette sans cesse les êtres les plus fortunés pour verser,avant leur mort, des gouttes de poison dans la coupe de leur bonheur.Dernièrement, le vieux banquier eut la douleur de perdre sa femme à laquelle il était grandement attaché, et presque immédiatement après ce premier coup de l'alle du Malheur, il apprit qu\u2019à la suite des spéculations criminelles de son fils, faites sur une échelle colossale, il était complètement ruiné, Aujourd'hui, M.Cyrus Field, abattu par le chagrin le\u2019 plus cuisant et par la | maladie, ne possède pas même la maison dans laquelle il se meurt, et son fils, poursuivi crimiuellement à cause de ses opéralions financières, a perdu, dit-on, la raison.Quel enseignement pour ceux qu\u2019aveugle la prospérité ! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 l= tin Remède contre i\u2019in 1gestion gaz:use des rum\u2019'naiuts.L'indigestion gazeuse vient presque toujours, pour I'adulte, lorsque les animaux mangent des trétles ou autres fourrages trés verts, surtout chargés de rosée et qu\u2019ils en mangont trop.La | mort est alors imminente, si l\u2019on ne perce pas la panse au moyen d\u2019un instrument à la suite duquel on introduit un tuyau rigide quelconque qui permettra aux gaz de s'échapper, ou si l\u2019on ne force pas l'animal à avaler la potion suivante que nous indique le Dr.Couture ; (pour les jeunes réduisez la dose en proportion) : Huile d\u2019olive ou de lin crue, 1 chopine ou 3 demiards ; térébenthine, 2 à 3 verres à pied.Le moyen de donner cette portion est de la vider dans la gueule de l\u2019animai pendant qu\u2019un aide lève ls tête en tirant sur les cornes ; Ep.A.BARNARD fige + ae + Le Portrait de M.Gladstone Londres, 15\u2014M, Gladstone ct les membres du sa fawille sont allés voir samedi le magnifique portrait de M.Gladstone que le parti libéral du Cunada a fait faire.Mme Gladstone ne s'est pas caché du dire que c\u2019était le poitrait le mieux réussi et le plus parfait de son mari qui ait jamais été peint.PETITE GAZETTE Les sénateurs Pâjuet et Chaffers et le .lieutenant-gouverneur Schultz sont tous \u2018trois gravement malades, Les honorables \u201cMM, Chapleau et Tupper ont été invités à parler, le 16 | courant, devant le club conservateur de Toronto.~ Le Travailleur, de Worcester, a été vendu à M.Benjamin Lenthier, du Nat'onal de Lowell, M.C.Cameron, député de Huron- : ouest, a donné sa démission, plutôt quo | de s\u2019exposer aux conséquences d\u2019un , procès en invalidation, Encore un des \u2018apôtres de la pureté libérale sur le car- :reau.Qu fuit treize.La première élection partielle pour Ottawa, aura lieu dans Lanark-Sud, le 31 décembre courant,, Il s'agit de choisir un successeur à M.Jamieson, : qui vient d\u2019être appelé à la \u2018magistra- | ture.- 1e candidat conservateur est M.B.Rosamond, d\u2019Almonte, Le Pape doit nommer prochainement un nouvel archevêque et cinq nouveaux : évêques pour les Etats-Unis.Mgr Hennesey serait nommé arche- véque de Dubuque (Iowa) Les cinq évêques seraient nommés pour Des Moines et Sioux City (Iowa) ; Monterey\" (Californie) Saint-Joseph (Missouri), et Concordia (Kansas).Le T.R, Joachim Adams serait le nouvel évêque de Monterey.On dit que le R.P.Qechtering, de l\u2019église Sainte-Marie, de Fort Wayne [Indiana], doit être nommé évêque de | Lucrosse [Wisconsin], en remplacement d : feu l\u2019évêque Flash, na CENT) Pr ae M.LE SEXATEUR BAILLARGEON | Nous regrettons d'apprendre la mort de l'honorable sénateur Baillargeon, arrivée la | nuit dernière.à sa résidence, rue Ste-Ursule.! Le défunt était âré de 80 ans.Il était frère : de feu l'archevêque Baillargeon, LA FEDERATION DU TRA-, use 0 arrêté dix, Les autres ont réusi à s\u2019échap- VAIL Un des delegues arrete par meprise Birmingham, Ala, 15 décembre.\u2014TIl re- gone une graude animation ici, à cause de la session de la Fédération Auiéricaiue du I'ra- vail, qui oomuwence aujourd'hui.Lu président Gumpurs est arrivé ce matin et tous les autres officiers sout rendus.Presque tous ; les délégués sontarrivés.Hier à Jolly Springs, Miss, la délégation de Chicago est arrêtée pour changer de chars, Uu des délégués, nommé Richard Brann-iug qui ressemble beaucoup à Johu L.Sullivan, à été arrêté en guise de célèbre pugilliste, qui était recherché par les autorités.- À la nouvelle de l'arrestation, une grande fonle se rendit à la cour, dans l'espoir d\u2019y voir le pugilliste, Il a fallu trois heures à Brunsiug pour expliquer aux autorités leur méprise.; LA REINE VICTORIA Feral'Ouverturedu Prochain Parlement New-York, 15\u2014Oa mande à la Tribune: Il cet rumeur que Sa Majesté la reine Vic- | toria présidera su personne à l\u2019ouverture de | la prochaine session du parlement anglais, le 9.février prochain.Après cette céréwonie, , la reine se rendra au château de Windsor, où «lle demeurera jusqu'à son départ pour le continent, en.mars, , / LE GOUVERNEMENT RESPONSABLE - HONNEUR AU 'IEUTENANT-GOUVER- NEUR Les feuilles libérales s\u2019écrient avec un ensemble touchant : Nous n'avons plus de gouveinement responsable.Nous avons un gouvernement responsable envers les chambres et envers le peuple, Le dogme suprême de notre constitution parlementaire, c\u2019est que le peuple est le juge en dernier ressort des cabinets et des assemblées, Eh bien, ce dogme n'a jamais été si peu menacé qu\u2019en cs moment.Quoi qu\u2019il advienne, ne sera-ce ras le peuple qui décidera, qui prononcera le dernier mot ?Et alors que deviennent ces clameurs à propos du gouvernement responsable menacé par l\u2019hon.M.Angers ?Nous, disons, nous, que le lieutenant- gouverneur est le sauveur du gouvernement responsable, car par sa courageuse et patriotique initiative,il a arrêté l'œuvre fatale de la Clique formidable qui garrottait la province, l\u2019emprisonnait dans les mailles d\u2019un effroyable système de corruption, de boodlage et de chantage, atin de la saigner à loisir, de la rançonuer, de la piller, de la ruiner, de la déshonorer, et de la jeter dans uns série de désastres dont le terme inévitable aurait été l\u2019annexion ou l\u2019union législative.Honneur donc, au représentant de la Couronne, au dépositaire de l\u2019autorité sociale, dont la conscience et le caractère se sont trouvés à la hauteur des circous- tances.Nous n\u2019hésitons pas à dire qu\u2019en agissant comme il l\u2019a fait, il a sauvé nos institutions, Il est rumeur à Rome que des pèlerinages de toutes les parties du monde vont être organisées pour le jubilé épiscopal de Léon XIII.mai - Arrestation &- Chinois Port Townsend, Wash, 15 décembre.\u2014Dix-sept chinois ont été débarqués sur le rivage bier soir, Ils venaient de lu Colombie Anglaise, Les officiers de douane eu ont per.Bartram Condamne Rrantford, 14\u2014John Bartram; l\u2019homme supposé d'avoir trompé dans l'assassinat d\u2019An- Caster, est pussé cn juyeuent sous l\u2019accusation de vol de bustiaux, Le juryrappurta tm verdict de coupable sur l'uccu-ation de «63.Son défenseur \u2014.M.Hardy, implora l\u2019iudulgence de la cour l'acousé souffraut d\u2019un cäucer qui causera sa mort avant un an.Bartram a été coudam- né à 23 mois aux travaux forcés dans la prison Centrale.Lord Dufferin Ambassadeur a Paris Paris, 14,\u2014La nomination de Lord Dufferin, comme awbassadeur anglais en France, est bien accueillie dans les cercles politiques \u2019 et à quelques exceptions prds, par la presse, le Temps et plusieurs feyjlles expriment leur satisfaction de ce choix et parlent aveo éloge des talents littéraires du comte Dufferin et 88 femme.Lord Dufferin a occupé les plus hautes fouctions gouvernementales.Après avoir été sous-ecrétaire d'Etat pour les Indes, il fut gouverneur du Cauada de 1872 à 1878.Ii a i ensuite ocoupé les postes de ministre plénipotentiaire à Saint-Pétersbourg, puis awbassa- deur à Constantinople.De 1884 à 1888, il fut vice-roi et gouverneur général des Inde, Depuis, il représentait l'Augleterre à Rome.L'ambassade d'Angleterre en France est le poste le plus recherché par tout le corps diplomatique anglais. wo JOURNAL DES CAMPAGNES Echos & Nouvelles Le convot militaire \u2018 tn Le convoi militaire de Halifux pour Vansouver parti à 5 hrs samedi est arrivé à la rivière du Loup à 12 17 dimanche.Ce con voi se cumposait de 3 chars à bagages, un char supplémentaire, 6 chars pour les colons, 1 ehar à cuisine et tn dortoir pour les officiers, 301 solduts-marins et 28 officiers étuiert à bord, Après une vingtaine do minutes d'arrêt, le convoi repartit à toute vitesse et à 3 hrs 27 minutes il était dla jonction de St- Henri, à 9 hrs 50 il arrivait à Sherbrooke.M.J, C.Lambkin, agent voyageur des passagers du Pacifique Canadien, était à bord du convoi pour surveiller la marche, M.Frank Derouin était le conducteur du convoi et M.Parsons ingénieur.Mort subite On mapde de Lewiston, Me., que M.P.M.Pelletier, un ancien résident de Québec est mort subitement au moment où il faisait un dépôt à la banque.Le défunt était âré de 53 ans et laisse ane nombreuse famille, (sept filles et trois garçons) pour pleurer sa p rte.Un de ses garçons cst employé au bureau de poste de Québec ct un autre au bureau d'enregistrement de l'Ile-Verte.Le reste de sa famille est établi à Lewiston.Action hypothecaire Sir Charles Stuart, de Londres, Angleterre, à in enté unc action hypothécaire au mon tant de $13,171,98 contre M.Zéphirin Perrault, seigneur de Deschambault, comté de Portneuf.M.Owen Murphy, M.P.P., a intenté eontre le même une autre action au montant de $211.La grippe Cette maladie nous cst arrivée avec ses symptômes ordinaire, quelque peu mitigés cependant.Il y en a plusieurs cas au Séminaire, On a été obligé de fermer !\u2019Ecole normale Laval, section des élèves-maîtres, pour jusqu\u2019après les vacances de Noël.Causes intéressantes Des canses très intéressantes sont maintenant inscrites au greffe de la cour supérieure.Il s\u2019agit de fuire décider si les officiers militaires qui habitent des propriétés appartenant au gouvernement fédéral, peuvent être condamnées à payer les taxes municipales.Les lieutenants-colonels Duchesnay, Forrest et Taschercau et le major Oscar Prévost poursuivent la cité pour recouvrer le montant des taxes qu\u2019elle leur a fait payer et prétendent qu\u2019ils doivent être exemptés de ce faire en leur qualité d\u2019occupant ne payant pas de loyer.Labours d\u2019automne Les cultivateurs de plusieurs paroisses du eomté de Kamouraska ont pu lahourer pendant plusicurs jours de la semaine dernière, On n'a jamais vu, de mémoire de vieillard, une température aussi douce à ectte époque de l\u2019année.Les officiers de l'école de cavalerie se proposent de donner un grand bal le 21 eourant, au Tara Hall, Do retour Mgr Paquet est de retour de Chicoutimi où il était allé rendre visite à Mgr Bégin, le nouveau coadjuteur de Québec.Aux Ursulines Les vacances du jour de\u2019 l'an pour les élèves institutrices commenceront cette année le lendemain de Noël, pour se terminer, somme à l'ordinaire, le lendemain des Rois.Personnel M.le curé de Québec est parti à 11 hrs.ce matin, pour New-York.Avant son départ, p'usieurs citoyens sont allés lui faire leurs adieux ct lui souhaiter un bon voyage.Profession religieuse Dimanche, le 13 décembre courant, au couvent du Sacré-Cœur, Saut-au Récollet, Montréal, Demoiselle Connie O'Farrell, fille de John O'Farrell, écuier, avocat, reçut le voile noir de cet ordre des mains du Révé- .rend Père Prendergast, S.J., qui prononga alors un éloquent sermon, adaptée aux circonstances de cet événement ; la cérémonie fut très imposante.Ses parents, ses deux frères et sa jeune sœur, élève au même couvent, étaient présents.Histoire M.W.E.Jones, du Guardian, de Richmond, a entrepris la tâche d'écrire l'histoire des Cantous de l'Est, comme ouvrage -eommémoratif du Centenaire.Fuite de gnx Le gaz s\u2019est échappé samedi midi dans quatre maisons de la rue Saiut-Valier, oceu- pées par madame veuve Thomas Lavoie, M.Joseph Trudel.charretier, W.Cadoret, char- r.tier, et M, Jinchereau, entrepreneur, Les maisons ont dû être évacuées et n'unt été habitables que lundi soir.La geélette \u2018\u2018 Anun McGee * L\u2019 Anna McGee est arrivée du golfe hier.Cette goélutte à vapeur avait été -envoyée à ln rescousse des naufragés de la barque norvégienne Anna, sombrée le 23 novembre sur les côtes de l'Île d'Anticosti, dans un temps de brume.Tout Péquipage avait da faire quarante mille à pied pour atteiudre la baie de Gamache.Le naufrage avait eu lieu vers midi et demi.La barque a touché à Beccie liver alors que l'équipage se croyait à 25 milles de la côte.Voici les noms des matelots de lu barque Anna : capitaine Ollsen, ler second Abrahauwsen, Zième second Danielsen, chauffeur Errolsen, cuisinier Marnesen, équipage Ollsen, T.Martinsen, Gutharsen, H.Lorensen, Elliasen, O.Carlsen.Le capitaine Ollsen a remis À M, Couette, capitaine de la goélette Anna McGee, le cer- tificut suivant: \u201c Nous désirons exprimer nos remerciements aux capitaines Couctte ct Joncas, qui ont été d\u2019une extrême bonté à l\u2019égard de l'équipage et de uous.Nous désirons aussi reconnaître que l\u2019Anna McGee est un vaisseau solide, rapide et excellent] pour ls mer.Capitaine OLLSEN ABRAHAMSEN, second.Le.mérito du sauvetage revient aux capitaines Couette et Joncas et à leur équipage qui ont fait preuve de beaucoup d'habileté et de dévouement.Ln variole La variole semble disparue de la province, grâce aux mesures énergiques de désinfection et d'isolement que Je bureau provincial d'hygiène a prises, de concert avec les bureaux locaux des endroits où il y avait de la maladies La semaine dernière, aucun nouveau Cas n\u2019a été rapporté.Il y a eu eu tout 135 cas et 28 décès connus.Recensement Les derniers rapports du recensement, ceux qui doivent venir du bassin du fleuve MacKenzie, de la vallée supérieure du Yukon et des régions lointaines du nord, ne sont pas attendus avant le mois prochain, M.Johnson, le commissaire, croit que le recensement sera achevé au mois de juin prochain.L\u2019usine de Berthier Le contrat pour l'achat de l'usine de Berthier a été signé à Montréal par M.le Baron Sellière et M, Alfred Musy les acquéreurs, et MM.Alphonse Desjardins, J.O.Villeneuve et J.Lafrenière les vendeurs.MM.M.À.L.Aubin et C.A.Chënevert représentaient MM.\u201cle Baron Sellière et Alfred Musy, et MM.P.Tellier et V.Allard représentaient la corporation de Berthier.Malade de Ia grippe Nous regrettons d'apprendre que le R.P.Grenier, supérieur de la maison des Oblats à St-Sauveur, est assez gravement malado de la grippe.M.l\u2019abbé Moyrand M.l'abbé Joseph Arsène Mayrand, ancien curé de Sainte-Ursule de Maskinongé, célèbre aujourd\u2019hui ses noces d\u2019or sacerdotales.Une magnifique fête aura lieu, à cette occasion, à Sainte-Ursule.Le vénérable vieillard vient d'être fait chanoine honoraire du diocèse.Les rapports judiciaires Nous avons annoncé que le conseil du barreau avait décrété la publieation d\u2019un rapport officier des añaires judiciaires après le ler janvier prochain, Les quatre rédacteurs de ces rapports seront l'Honorable juge Mathieu et M.Kirby, à Montréal, ct MM.Bradley et Languedoc, à Québec.Inhumation Les funérailles de l\u2019hon.\u2018P.Baillargeon auront lieu à la Basilique demain matin à 94 hrs.Pendant plus de cinquante ans Le Sirop adoucissant de Madamo Winslow a été employé pour la dentition des enfants.Il soulage l'enfant, adoucit les gencives, diminue la douleur, guérit les\u2018coliques flatulentes, et est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cing centins la bouteille.Vendu par tous les droguistes de l'univers, Québec, 27 Mai 1891\u20141 an H.\u201c > Canadiens en Franco Inscrits au commissariat-général du gou- vernemient du Cunada, à Paris, 10, rue de Rome, le 28 novembre : Mme C.S, Rodier, Montréal, 20, rue d'Anju.Mil: Eva Rodier, Montréal, 20, rue d'Aujou.M.le Lr J.-A.Rodier, Montréal, 20 rue d'Anjou.M.John J.Furniss, Québec.M, et Mme J.Howard, hôtel du Louvre.M.l\u2019abbé J.A.Dufresue, Sherbrooke, hôtel du Vatican.M.le licutenant J.-D.Chartrand, hôtel Continental.M.René Masson, Montréal, 149, rue de Rennes.M.Victer Ollivon, Montréal, hôtel Saitte- Marie.Mille Ollivon, Montréal, hôtel Sainte-Marie.M.Taudinos, Mentréal, 6.place St-Sul- ice.M.le Dr J.-V.Thuot, South Adams, hôtel Chevalier.Lt diplitérie Il y a actuellement huit maisons de placardées daus la visle, pour cause de diplitéric.Découvertede granit On a découvert récemmont une mine de granit duns la montagne de Rigaud.Ona expédié un char de ces pierres à Montréal.La diphtéric à St-Fhomas de Montinazny Pendant l'année écoulée, sur 180 personnes décédées à St-Thomas de Monmagny 80 ont succombé à la diphtérie.\u2018Actuellement, grâce à l\u2019action du burcau de santé cette terrible maladie est presque complètement enrayée.Plusieurs parents qui ont encore des malades chez eux gardent leurs enfants & la maison pour empêcher la maladie de se propager, ce qui est cause que l'assistance aux écoles est réduite de moitié.Des marchands qui avaient des cus de diphtérie dans leur maison, ont ét: obligés de fermer leur magasin.Jugements en Cour Supérieure L'honorable juge Andrews a rendu jugement hier dans les causes suivantes : Murphy vs Deblois \u2014 Jugement pour $1,083.71, intérêt «t frais.Banque Nationale vs Vallée.\u2014 Jugement pour 8352.63, intérêt et frais d\u2019une cause contestée contre Vallée et non contestée contre Giroux.Maguire vs Alexander, \u2014 Offre de $50 déclarée suffisante, et action renvoyée avec frais.Leonard vs Samson et Samson opposants.\u2014Opposition à jugement renvoyée avec frais.Monro vs O\u2019Connell.\u2014Jugement ordonnant expertise, et experts devront faire rapport sous 60 jours, frais réservés, Sirois et al vs Carrier et al \u2014Défense en droit du défendeur Pelletier renvoyée avec frais.Sirois etjal vs Carrier et al.\u2014Défense en droit du défendeur Carrier renvoyée avec frais.William vs Robitaille.\u2014Action renvoyée avec frais, Buller vs Duggan et al-\u2014Jugement pour $168 aveo frais contre le défendeur Duggan.Mackay vs Regina.\u2014 Jugement pour $1,100 et les frais, réservant au demandeur son recours pour dommages à partir du 27 mai 1890.Samson vs Allaire \u2014Action renvoyée avec frais, réservant à la demanderesse son recours, Pilules d\u2019Holloway Dans les maladies propres aux maladies du sexc ces Pilules sont sans rivales.Leur usage en cest devenu si général pour la guérison de leurs plaintes, qu'il est rare qu\u2019elles \u2018 s\u2019en passent.De toutes les classes, depuis les domestiques jusqu\u2019à la femme.du riche seigneur, la faveur est universellement accordée àces Pilules purificatives ; leurs propriétés vigoureuses les rendent sûres dans tous les cas.Elles peuvent être prises par les femmes de tout âge pour toute irrégularité du système, enlevant vite et apportant la santé.Comme médecine de famille elles sont d'un grand mérite pour subjuguer les méladies des yeux et des oreilles.NAISSANCE Aujourd'h»i, en cette ville, Madame Jean Bounffard, an garçon.L 11 EE DECES DELISLE.\u2014A Lowell, le 5 décembre courant, Marcius Dolisle, phurinacien, à l\u2019âge do 31 ans.Il était originsire de lu Pointe-aux-Tremhles, et etait lo frère d-+ Las Clod.Delisle, maître de chapelle À l'église du faubourg St-Jean, de cette ville.Dronne.\u2014 À Matane, lo 8 courant, est décédé François Dionne, fils, époux de Théodos e Chouinard, à l\u2019Age de 38 ans.Il Tuivse pour déplrrer va perte une épouse cf uno nombreuse famille.Il étrit boau- frèro du Révd E.P.Chouinard, curé de St-Motro.Barry \u2014Hier soir, au Palais, ches sa mère, madame veuve Albort Barry, ost décédé M.Albert Barry, à l'âge de 21 ans, après une courte mais douloureuse maladie.R, I.PER RE EE Marché de Québec FARINE ET.GRAINS Québec, 17 d cembre 1891.FARINE\u2014Sup.extra, baril, 146.$ 5 25 ¢ 5 50 EXtra conne 5004 3 Io Forte pour boulanger 53042 5 .0 Extra du printemps.4 707 4 80 Superfine.vo wees 4 55 8 4 60 Fiue cco.veviviinnsinee 4 30 @ 4 40 En prches de 100 liv, 250a 275 Patente amer, qrts .6607 680 Blé du Manitoba \u2026.\u2026.\u2026\u2026.+.veuve 1350 1 2§ « d'Inde jaune .wes ss coseuser o78a 08 \u201c *¢ blanc \u2026\u2026.\u2026ocesscso sue 0 00 GO 95 D'OIS c.nose sosonn vus vonas son ces vuv000 0908 ICO AVOINE ve verres riser series.0 40 G O 41 Orge.se0ccs saces socess vo000s 0 05a 07s Provisions, Erc, Etc Québec, 17 décembre 191.Beurre frais par livre.ve $ 0207 O23 Beurre salé par livres cosvocren sacs o16a o18 Patates par minot.0334 040 Œufs par douzaine .o15a 018 Sucie d'érable par livre.cone.007 /07% Fromage par livre .= Lau oI12a 014 Offnons pur !aril .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.275 2 3 25 Pommes par baril.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 4 506 5 50 Orange, boîte, Florile \u2026\u2026\u2026\u2026!\u2026.4:07 300 «Valence, caisse .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 3: 50a 6 00 + Jam-ïque, Bris \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 5507 600 Citrons, par boîte .\u2026.\u2026.\u2026 een 2 507 325 Tabac canadien en feuille par lb.ov 1: a o 18 Poissons Québec, 17 dé .embre 1391.POISSON: \u20148cehé le quintal\u2026.$ 5 vo «a § so Morde verte le baril.5 30 4 575 Saumon, No 1.!Iy 5 4 20 00 Hareng du Labrador 5 00 a 7 00 Hareng C.B.6007 625 Truite par quart .y 00 a 10 O0 Morue No I, grd bils 5 75 a 600 Huitres.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 3756 400 Baurs, MouTtons, Etc Québec, 17 décembre 1891.BŒUF\u2014-1ère qualité, par 100 liv.$ 5 00 & 9 so « 2ème \u2018 700a 8 00 \u201c 3ème \u201c \u201c 5 so a 7 00 ¢¢ par livre, .amvancuss 0084 010 Mouton, par livre \u2026.\u2026.\u2026.00.vu.0087 0 I0 ¢ du printemps, chaque.3 co a 5 oo Larps, JAMBONs, ETc Québec, 17 décembre 1891.Porc frais, par 100 livres.6 60a 7 oo ¢¢ «6 par livre eee.\u2026 0097 O 10 \u2018\u20ac Salé, par livre \u2026\u2026\u2026.severe o10g OI ¢ 4 par baril.16 50 a I9 00 Jambons frais, par livre.ceeees.8 00 a 10 ¢ fumés par livre .\u2026.\u2026\u2026.olta oO 12 VOLAILLES Québec, 17 décembre 1891, Volailles, par couple.c corse.0 607 096 Puulets, (\u20ac Gresse-vsseesun 0 40a O 70 Oies, 4 Lervesssvecvoe\u2026e 1 25 G I 40 Dindes, .SE Levse vossoeoe 1 75 + 2 00 Canards, \u2018 LE o75a o 80 \u201cGer an Syrup .LA majorité des médecins instruits croient maintenant que la consompiion est une maladie qui a des germes.En d\u2019autres termes, au lieu d\u2019être dans le système lui-même, cette maladie est causée par des myriades de petits microbes qui vivent dans les po.-mons, qui n\u2019ont pas d'affaires là, et qui mangent les poumons comme les chenilles mangent les feuilles des arbres.Le phlegme que les consomptifs crachent est ces par- Maladie ties des poumons que les microbes ont ma: gies.Ces bacciles, comme on a; pelle les miercb s, sont trop ct vu pouvoir être vus à l\u2019œil is a.at de méma vivants, 11 le eoips ave la nour- qui a des germes.© ai , dique no sr s'ronset à travers les p rs d19 pat Fnsute ils s\u2019introduisent dans le sang et de là aux poumons, où ils se multiplient avec une rapidité effrayante.Le SIROP ALLEMAND vient ensuite, tue les microbes, les envoie, ne toie lus places qu'ils quittent, nourrit tellement bien que dans un espace de t-mps insignifiant il met les malades, atteints de consomption, complètement à l'épreuve des microves.(13) G.G.GREEN, Seul Fabricant, Woodbury, New-Jersey, E.U, A, et Toronto, Canada, 12 : Echos et Nouvelles La vouve d\u2019an patriote Madame Marie Henriette Cadieux de Courville, veuve de Maric Thomas Chevalier de Lurimier, est morte dimanche à L'Assomption.Madame de Lorimier était la veuve d\u2019un des patriotes de 1837-38, le notaire de Lorimier, pendu à Montréal le 15 février 1839.Elle babitait L'Assomption, avec ses deux filles, depuis environ trente ans.Il y a quelques années, un éertain nombre de citoyens de Montréal, étaient allés à L'Assomption lui offrir une bourse.Disgracieux Chez l\u2019homme affecté de la calvitie, il s\u2019établit sur la région médiunu de la tête, une tonsure qui va s\u2019élargissant en laissant subsister en arrière et sur les côtés une couronne de cheveux plus ou moins étendue, plus ou moins épaisse, Servez-vous du Régénérateur Capillaire Audette, et vous éviterez cotte disgrâce.A Ia prison Plusieurs gardiens viennent d\u2019être nommés à la prison de cette ville.Ou dit qu\u2019il y a autant de gardiens que de prisonniers maintenant.Echappe belle Mardi l'après-midi, vers cinq heures, une femme nommée Bougie, sortait de la Congation de St-Roch, du côté de la rue t-François, quand elle fut violemment renversée sur la chaussée par une voiture qui passait à fond de train.Cette voiture étfit conduite par des jeunes gens passablement avinés, Ces impudents n'out seulement pas daigné arrêter et ont pris la fuite dans une autre rue, Heureusement que plusieurs personnes eurent connaissance de l'affaire, et s'empressèrent de relever madame Bougio, qui n\u2019a regu que de légères contusions.A 1a Basilique Messe solennelle À l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception, on a chanté à la Basilique la messe de Fauconnier dite de l'Assomption.Les élèves du Séminair aidés du Septuor Haydn ct de plusieurs amateurs tnt fait les frais du chant et de la musique, A l'offertoire, Mlle Fortin a bien dit Y Ave Maria, de Schubert.En général les soli et les chœurs ont été rendus d'une façou parfaite, En somme c\u2019est une des plus belles messes qui aient été chantées cette année à Québec.M.l'abbé Hippolyte Bernier a fait le sermon.L'église était bondée de monde, non seulement à lu messe, mais aussi aux vêpres le soir.La Basilique était illuminée d\u2019une façon féérique.Tous les guzeliers avaient été allumés et l\u2019aspect Ctait tout simplement splendide, \u2019 La musique et lo chant étaient sous la direction de M.l'abbé Paradis ct de M.Gustave Gagnon, organiste.L'Union St-Foseph de Bexuport Célebration du 15éme anniversaire ds sa fondution L'Union St-Joseph de Beauport a célébré mardi, avec une solennité extraordinaire, le 15ème anniversaire de sa fondution.À la grand'messe officiait, M.l\u2019abbé Cloutier assisté des révérends MM.Rousseau, chapelain de l'asile et Trépanier, vicaire à Beauort.Le sermon a été fait par M.l\u2019abbé oilsrd.La fanfaro du la paroisse a contribué pour une large part au sucods de la fête, Après la messe, à laquelle assistaicnt entre antres M.le notaire O'Brien, maire de la paroisse et préfet du comté, M.J.Frémont, député du comté à Ottawa, M.Chs Fitzpatrick, député du comté au local, des délégués des sociétés-sœurs, et une foule d\u2019autres personnages, les membres se sont rendus chez M.Isaïe Tessier, président, pour lui lire une adresse de félicitations.L'union St-Joseph de Beauport est aujour- d'hui une des sociétés de bienfaisance les plus prospéres du pays.Elle compte près e sept cents membres, Après la démonstration, M.le maire O'Brien a regu chez lui les invités.* M.et madame O'Brien ont fait les honneurs de leur maison aveo beaucoup: de grâce et d\u2019amabilité.Renveis gazeux L'existence habituelle do rapports ou renvois gazeux est un signe apparent, formel, absolu, de fermentations vicieuses et d'iusuffi- sauce de sucs digestifs, en un mot, de Dys- .pepsie.Rien n'égalo le Remède du Dr.Sey pour corriger ces symptômes.LIT JOURNAL DES CAMPAGNES ee ES EE SEE = = Un biasphématear puni Eugène Fauteux, âgé de 21 ans,vient d'êtro condamné à Montréal à $50 d'amende, pour avoir blasphêmé sur la rue.Les Amers Indigdnes ne manquent jamais de remener 'appetit et de raviver la digestion.Avec un paquet de 25 cts.vous pouvez faire trois grandes bouteilles d\u2019un excellent tonique.Mort subite M, Etienne Boivin, rentier de la Baie St- Paul, est mort subitement la semaine dernière en prenant son dîner.Le coroner du district, M.le Dr Clément, a tenu une enquête sur son oadavre.Un journal dénoneé Dimanche matin, à l\u2019église St-Joseph, Montréal, devant la congrézation des hommes, M.l'abbé Bourassa a dénoncé les journaux qui saisissent toutes les occasions pour parler coutre la religion.Il a ajouté : \u201c Ily a un journal frangais à Montréal qui ne manque pas une ocousion de dire du mal du Pape, du clergé et des congrégations religieuses ; les oatholiques ne devraient pas lire ce journal.\u201d ; ; Bien que le journal en question n\u2019ait pas été nommé, tous les assistants qui avaient lu certains articles publiés récemment, ont compris de quelle feuille lo prédicateur voulait parler.Vingt-unième anniversaire De la fondation de la Faculté de Médecine de l'Université Bishop La faculté de médecine de l'Univérsité Bishop vient d'arriver à l'âge adulte.Les professeurs, élèves et amis de l'institution, ont célébré le vingt-unième anniversaire de 8x fondation par un banquet donné au Saint- Lawrence Hall, mercredi soir.Les doyens des universités-sœurs et des représentants des facultés médicales de Montréal et de la \u2018province d'Ontario assistuient à la fête.Les charretiers Il paraît que la corporation de Québec cest décidée de fuire cesser la manie qu'ont les cochers de héler les gens duns la rue aveo leur ritouvnelle : \u2018\u201c Voiture, monsieur ; ca- riole, mousieur \u201d.Le cowité de police doit adopter à sa prochaine réunion uno résolution ordonnant aux agents de la paix d'arrêter invariablement tout cocher qui offrira sa voiture À une personue dans la rue.Daus les autres villes, une amende «st imposée à ceux qui se rendent coupables de cette offeuse.Les fleurs aux fancrailles La Semaine Religieuse, de Québec, s\u2019oppose fortemeut à la coutume d\u2019ofirir des couronnes de fleurs pour déposer sur les cercueils.Luo diphtérie.On rapporte que la diphtérie fait des ravages sérieux à St-Alphonse, à Laterrière ainsi que dans le bas de lu paroisse de Chicoutimi, L'aquecduc & Lévis À la dernière séance du conseil de ville, de Lévis, il y a été lu une lettre de M.D.Chs.Moreney, ingénieur, offrant ses services à la corporation pour l\u2019exécution des travaux pré- limicaires à la construction de l'aqueduc projeté pour la ville de Lévis.Les dits travaux devront être faits dans le cours de l'hiver, afin de permuttre de commencer la construction de l'aqueduc dès le priutemps, ct ne devront pas coûter plus de $700.Cet offre a été a été accopté à l'unanimité par le conseil.Vœux pcrpétuels Ce matin, au Bon-Pasteur, a eu lieu une imposante cérémonie.Quatre religieuses novices ont prononoé leurs vœux perpétuels.Ue sont : M.Arthémiso Rhéaume, en religion sœur M, de Sainte-Delphine ; M.Josephine Bédard, en religion sœur M.de Sainte-Jeanne de Valois, toutes deux de la aroisse de Charlebourg ; M.Hélène Lcblond, en religion sœur M.de Suint-Ray- mond de Pennafort, des Trois-Pistoles ; et M.Albina Pageot, st religion sour M.de Saint-Honoré, de l\u2019Ancienne-Lorette.Le trois premières sont des sœurs de chœur ; la quatrième est la première professe converse à vœux perpétucls de la Congrégation des Servantes du Cœur Immaculé de Marie dite de l'Asile du Bon Pasteur de Québec.Investigation L'hôn.juge Irvine, juge de la cour de vicc-amirauté ct le lieutenaut W.IH.Smith, président du bureau des cxamivateurs du Dominion, font des recherches sur la cuuse qui a amcné l'échouement du steamer du gouvernement \u2018\u201c Alert \u201d sur l\u2019île d\u2019 Anticosti, pendant la dernière saison do navigation.Arrestation Il y a quelque temps, M.Pion, manufacturier de St-Roch, s'était plaint à la police que plusieurs peaux vertes lui avait été volées dans sa manufacture.L'affaire a été mise entre les mains du détective Floury qui ne tarda pas à mettre la main sur le voleur.Il a arrêté un jeune homme\u2018 nommé Joseph Gingras, Il dit avoir veudu les peaux, mais ne veut pas avouer à qui il il les a venaues.Il avait deux autres jeunes gens pour complices, et la polioe est à leurs trousscs.Pour Ia saison d\u2019biver Grands portraits pour cadeaux de Noël ct du jour de l'An, chez A.KR.Roy, photographe, 36 et 38, Côte du Passage, à Lévis, et 185, rue St-Joseph, à St-Roch, en fuce de l'Eglise.C'est le bon temps de donner vos commandes, Ouvrage garanti de première classe.Portraits cabinet, $2.00 la douzaine.\u201c carte, 1.50 \u2018- bijou, 75 « UNE NOUVEAUTÉ A QUEBEC.M.Roy offre 64 portraits timbres-poste au prix très-modique de $1.00.Cette miniature cst trds 3 la wode, ¢t fait bien pour cartes mortuaires, Envoyez par la poste un portrait cabinet accompagué de $1.Il vous sera retourné avec 64 petits portraits de première classe.DÉPARTEMENT DES CADRES Un homme compétent est attaché à la maison pour la confection des cadres, Grand ussortiment de cadres ct moulures à très bas prix.\u2019 Qu'on s\u2019empresse\u2019 de donner l\u2019ordre dès à présent, afin de pouvoir livrer tous lus ouvrages la ler de l'Au.M.Roy s'est procuré lcs services de M.Belleville, de Montréal, imprimeur de renom pour le fini et la prompte livraison du travail.3f.1.m.s.et j.2F.La fille du régiment Translation de ses restes mortels Le général de Charette a procédé, jeudi et vendredi, 26 et 27 novewbre, à la translation des restes de sa fille, Mme d\u2019Haunoncelies, morte il v a deux ans, et enterrée provisoirement dans le caveau de la famille de Kerga riou, à la Gouesuière, près de St-Malo.Par un testament, découvert récemment, Mme d'Hannoncelles avait témoigné le désir d\u2019être enterrée à la Contrie, auprès de sou frère Athauase de Charette.Le général s'est conformé à ses dernières volontés, et les obsèques ont eu lieu, à la Contrie, au milieu d'une assistance douloureusement émue.En raison de cette triste cérémonie, M.de Charett« n'a pu assister aux obsèques du général de Catheliveau, qui ont cu lieu au Pin-en-Maugo (Maine-t-Loire.) Il était représenté par son frère, M.Ferdinand de Charette.Accident ; M.Thom Mason, opérateur du Grand- Tronc, à Poin-e Lévis, a été victime, jeudi dernier, d\u2019un accident, II s'est disloqué le coude cn tombant d\u2019une hauteur assez considérable.Le Dr Lord a fait la réduction.Demande refasfe La demande de la fabrique do sucre do betterave de Farnham pour obtenir l'octroi ou bonus du gouvernement aux compagnies manufacturières de sucre de betteraves qui emploient ce qui est désigué sous le nom de deuxiènie récolte, a été refusée.On s'est aperçu que la compagnie de Farnhum mélait du sucre de cannus au sucre de betteraves, Elle ne peut en censéquence bénéficier de l'acte de la dernière session.La Pneumonie dh Ia Ferme Expérimontale La Free Pres dit que l\u2019émoi oausé par la découverte de quelques cus de pneumonie à la ferme experimentale est hors de proportion avec l'importance do la chose.Quelques vaches ont été prises de pneumonie, il est vrai, mais elles ont été tuées sur le champ.La pneumonie n\u2019est pas contagieuse et le professeur Saunders dit à ce sujet : *\u201c L'air atmosphérique n'est pas le véhiculte du microbe, il est semblable à celui de la consomption chez les hommes.Parmi les animaux le mal sc trausmet généralement au moyen de la salive laissée sur le fourrage.\u201d Toutes les mesures hygiéviques possibles ont été prises pour empêcher la contagion de se répandre.Les vaches atteintes n'étaient pas des aui- maux importés, mais venaient de l\u2019Uuest du Canada.Les poumens des vaches tuées, samedi, étaient sérieusement gangrenés.Un convoi rapide \u2019 Le train du Pacifique portant 400 matelots anglais est arrivé à Halifax.Le convoi a parcouru 4,000 milles en 151 heures, Disparition de l\u2019épidemie dela petite vérole D'aprie là dernier rapport du bureau provinciale d'Hygiène, l'épidemie de la petite vérole cst presque complètement disparue cn cette province.Il ne reste plus que trois maisons infectées dans toute lu province.Il y a un cas à St-Damase, comté de Rimouski, quatre cas à Ascot et trois à Shorbrooke.Huit en tout.Vol audacieux En septembre derniers, des voleurs ont tenté de pénétrer:dans le pr.sbptère de St- François du Lac.La nuit suivante ils se sons rendu à La Baie du Fibou où ils réussirent à s'introduire dans le rez de chaussé du presbytère.Dans une dépense, ils se repurent le mieux possible.Ayant entendu du bruit, ils sortirent précipitamment et allèrent visites le collège des Frères de la doctrine chrétienne, aprèss\u2019être munis d'outils -chez un forgeron, ils songèrent à cotrer dans le collège et à voler dans uu bureau la somme de $600 somme que les Chers Frères avaient retirée la veille de la banque du buresu de Poste pour aller à Montréal le lendemain faire les achats de leurs provisions pour l'année.Les bons Frères ont été dépouillés de tout | ur argent moins environ $1.50, Malgré ses recherches, on n\u2019a pu découvrir aucune trace des voleurs, Feu Herm(n(gilde Pâquet Nos lecteurs se rappellent qu\u2019un jeune homme nommé Herménégilde Paquet a fait une chute, il y.a quelque temps, dans la cale du steamer Ziber, capt.Delisle, à Terreneuve, et qu'il est mort sur le champ, Sa famille qui demeure à St-Jean, I.O., avait télégraphié d'expédier le corps à Québec.Il est arrivé samedi après-midi,à 24 hetres, par le chemin de fer Québec-Central.Il a été transporté à St-Jean, où les funérailles ont eu lieu ce matin.Nouvelles des Cantons de l\u2019Est Les Cantons de l'Est sont favorisés d'un automne exceptionnellement beau.Les laboure se continuent encore à présent, et rien ne fait prévoir le froid ou la neige.La récolte a été très abondante, et le marché d'animaux satisfaisant.\u2014Jeudi, le 10 décembre courant, a eu lieu à Drummondville, l'inauguration solen- uelle du nouveau couvent et la bénédiction d\u2019une clôche, Un grand nombre de prêtres venus de toutes les parties du diocèsé, assis- taieut À cette cérémonie religieuse qui a eu beaucoup d'éclat, grâce au zèle du Rev MS.Alexandre, le digne curé de cette ville.Lundi, le 30 novembre, est mort à l'Avenir, M.Siméon Dionce, étudiant en droit de troisième aunéo, à l'Université-Laval, à Montréal C'était un jeune homme de talents supérieurs, ct les succès remportés durant son cours, ont laissé un souvenir vivace au séminaire de St-Hyacinthe.Sa mort a été celle d\u2019un saint comme l'avait été su vie- Toute la paroisse semble avoir partagé le deuil de la famille.À ses funérailles, l'église était remplie de catholiques et de protestants comme aux plus beaux dimanches.M.Dionne aurait fait sa marque au barreau, par ses aptitudes studieuses et la chaleur de son éloquence.\u2014Les membres de l'église Méthodistc ont récemment fait payer l'amende à une foule d\u2019hôtliers du comté de Drummond, qui agissuient en contravention de la loi Scott, Les moyens employés pour trouver des preuves contre les hôteliers étant un peu sujet à la critique et certaines gens employés à cette fin peu recommindables par eux-mêmes, il en est résulté un mécontentement assez général contre les plaiguants et'tes informers.Les méthodistes ne sont pus vus d\u2019un bon œil par les autres églises protestantes, dans co comté, c'est, saus doute, co qui a amené quelques désagréments au Rév.Chu.J.Curtis, le ministre méthodiste d\u2019Ulverton, comme ceux que vous racontiez l'autre jour avec cette différence que la chose est arrivée à Carmel Hill au lieu de Richmond.Club de pêche Lo club de pêche Laurentides vient de faire l'élection de ses membres ; président, L.F.*Burroughs ; scorétaire, N.Georges Garneau ; trésurier, J.Winficld.Comité : MM.V.Boswell, C.A.Pentland, major Crawford Lindsay, capt.Lessard et John Shaw.Encore une snisic de whiskey Les officiers de douane Bourget et Bourassa ont fait unc saisie do whiskey.a St- Romuald.Ils out trouvé deux gallons de whiskey falsifié chez un journalier norwé- gien nommé Tappiug et qui possédait un alawbic.Ils n\u2019ont pu arrêter Tapping qui était disparu dans le moment.Cette offense est passible de deux années d\u2019emprisonnement et de $500 d'amende. + « JOURNAL DHS CAMPAGNES 13 1 Fevilleton du \u2018\u2018 JOURNAL DES CAMPAGNES 17 Décembre 1891.\u2014-No 9 LES WAGIGIEANES D'AUJOURD HU \u2014Ah |! Monsieur, répondit Stella, toute rouge d\u2019indignation, je n'ai pus fait du bien pour faire du bruit, mais j'ai fait du bien pour faire du bien.Vous calomniez la charité, vous doutez des choses les plus saintes ! \u2014Je doute de tout, Mademoiselle, et je suis quelquefois fort peu émerveillé, quand je regarde au microscope les gouttes d\u2019eau les plus limpides.Quaud j'étais vivant, j'ai commencé par eroire à tout ; mnis j'ai été si souvent froissé dans mes sentiments les plus vrais, j'ai marché sur tant de vipères ; j'ai vu avee tant d\u2019amertume que l'ami qui se dit Pylade a pour nom Judas ; j'ai rencontré tant de prétendus cœurs d\u2019or, qui n\u2019étaient que du ouivre doré, où se mettait le vert-de-gris, je me suis heurté à tant de vices, à tant de trahisons, que j'ai pris le monde dans un profond dédain.J'ai fini par ne plus croire qu\u2019à trois êtres dans toute la création : mon père, ma mère, ma sœur.Quand je les ui perdus successivement, quand j'ai couduit au cimetière le dernier des trois, je me suis dit que l'univers, tout entier était sous terre.J'ai commiencé alors à mener une vic de misanthrope.Quand je sortais de ma retraite et que je traversais vos promenades, je me disais : \u2014II est étran£e qu\u2019on fasse museler les chiens, l\u2019été, et qu'on laisse circuler librement tant d'hommes enragés.Enfin trouvant tous les hommes ennuyeux eu dangereux j'ai fini par m\u2019en éloigner complètement.Stella le regardait comme uncespèee de phénomène : plus ce désenchantement était cruel et profond, plus celle s\u2019y intéressait : elle sentuit sousla grandeur deees ruines bien des spleudeurs écroulées.\u2014Ainsi, lui dit-elle,au bout d'un moment, vous ne croyez plus àrien maintenant ?.\u2014A rien.pas méme à mon chien, car il m\u2019a mordu.\u2014Cependant, dit Stella, il y encore par le monde de bons et de purs sentiments.la reconnaissance, par exemple ! \u2014Je crois à l\u2019ingratitude ! savez-vous ce que c\u2019est que la reconnaissance, ?C\u2019est un billet tiré sur le cœur, et qui n\u2019est jamais payé à l'échéance.\u2014Et l'amitié ! vous comptez au moins sur vos amis ?\u2014Je compte sur mes ennemis.\u2014Oh ! vous me faite mal ! \u2014Je crois, continua Macabre, à l\u2019injustice, au vice révoltant, au calcul mesquin, et au mariage sans l\u2019amour.Je crois au pivot d'or, sur lequel tourne la société.Je erois à la jalousie, à l'hypocrisie, à la trahison.Je ne vois que du mal chez les hommes, \u2014Chez les hommes, soit.les femmes ?\u2014Oh ! chez les femmos.Si vous me permettez la franchise, je vous dirai ce que c\u2019est qu\u2019une femme, - \u2014Dites-e, \u2014Une femme, au temps de Louis XV, c'était environ dix aunes de brocart ; sous lo premier Empire, c'était quatre ou cinq aunes do mousseline de l'Indo ; de nos jours, c'est vingt mètres de taffetas ; voilà ce que s'egt qu\u2019une femme, \u2014Mais, Monsieur ! s'\u2019éoria Stella, vous n'avez donc connu que des poupées ?\u2014Oui, Mademoiselle ; j'ai même dû en épouser une quand j'étais vivant: mais j'ai pensé qu\u2019un pantin lui conviendrait mieux que moi, et j'ai rompu le mariage projeté.\u2014Vous avez bien fait, je vous estime d\u2019avantage, malgré votre injustice révoltante.mais chez \u2014Vous voyez bien, Mademoiselle, que j'ai raison de croire à l'injustice, puisque vous y croyez vous-même.Je vous de mande mitle pardons, mais vous avez voulu voir de près un revenant et vons l\u2019avez vu tel qu'il est, désenchanté, sceptique, malhonnête, Voilà ce mort qui vous a semblé si curieux à conuaître ; il ne ressemble pasd un spectre ; il ne traine pas de linceuil ; il se porte par- fuitement bien, c'est son âme qui cst morte\u2026 priez pour elle.Alors Macabre qui, par quelques mots de Stella, avait vu que le coloucl était son père, la ramcna poliment jusqu\u2019à lui, puis il salua sa danseuse et di- parut, XIX MAOABRY KT LA BONNE ÉTOILE Stella ne se contentait pas de quête ostensiblement pour l'enfant au gros chat, elle s\u2019était fait une petite clientèle de pauvres, dont elle ne parlait à personne.Souvent notre Bonne Etoile allait voir ses clieuts, et à mesure qu'elle vidait chez cux son porte-mon- paie, Dicu remplissait si bien son cœur d\u2019une douce juie, que cela faisait cCompensa- tion.Un matin de bonne heure, elle partit ainsi toute seule ; elle s'arrêta devant une pauvre maison isolée, et allait y frapper, lorsqu\u2019elle vit Faustin.Elle rougit d'être surprise cn flagrant délit de charité, Sa quête avait eu un retentissement forcé, clle aimait à cacher ses bonnes actions, et elle s\u2019éloigna vivement de la maison.\u2014Vous êtes de la famille des alouettes, Mademoiselle, lui dit Faustin.Je croyais à cette heure matinale, ne rencontrer que des oiscaux, des abeilles et des guêpes.\u2014A propos de guêpe, répondit-clle, on dirait que vous en tenez une ?\u2014Oui\u2026 elle vient de me piquer.J ai voulu, cn la prenant, m\u2019assurer que la guêpe meurt réellement au moment où elle laisse son aiguillon dans la plaie\u2026 Vous voyez, Mademoiselle qu\u2019elle est bien morte .et ce n\u2019est pas moi qui l'ai tuée.\u2014Mais c\u2019est elle qui vous a piqué.vous devez souffrir.sg \u2014Un peu.Je me demande pourquoi le bon Dieu a mis dans l\u2019air ces épingles volantes.Je crois bien que c\u2019est pour humilier les hommes, Quand nous sommes trop fiers d'être Français, en regardant la colonne, nous sommes vaincus par ces petits cosaques, armés à la légère de dards invisibles.Décidément, je vais mettre de l\u2019alcali.Faustin s'éloigna, en tenant toujours sa guêpe.Stella le regarda partir, et quand elle fut bien sûre que personne ne la voyait, elle entra dans la maisonnette.Elle en sortit peu d\u2019instants après, la bourse plus légère et le cœur plus rempli.Une bonne vieille fomme l'accompagnait, en la remerciant.\u2014Que le bon Dieu vous récompense du bien que vous m'avez fait ! lui dit tout haut la pauvre femme.Tout à coup un homme sortit d\u2019un massif d'arbres, qui le cachait, s'avança vers la vieille ct lui dit brusquement : \u2014 Mademoiselle s'est donc levée si matin pour vous faire la charité ?Stella se retourna vivement et sc trouva en face d\u2019une figure blanche, d\u2019une redingote noire et de deux yeux sataniques.C'était la figure, la redingote et les yeux du mort.C\u2019était la première fois qu\u2019elle revoyait Macabre, depuis la valse méphistophélique, et elle se sentit tout émue, cn présence de son beau fantôme.La vieille femme, un peu cffrayée au premier abord, vit bien vite qu\u2019elle n'avait pas affaire d'un malfaiteur, et répondit à Macabre.\u2014Cette bonne demoiselle est venue chez moi, comme la Providence ! Je lui dois mon pain.ma vie.C\u2019est Dieu qui me l'a envopée, c\u2019est sûr.Macabre se retourna vers Stella, sans lui adresser une parole, croiea les bras, ct we dit à lui-même, en la regardant : \u2014Etrange !.\u2026 étrange ! \u2014Mais, mon Dieu ! dit Stella, qu'est-ce qui vous semble done si étrange ?\u2014C'est une singulière découverte que ju viens de faire, grâce à vous, Mademoiselle, \u2014Quelle découverte ?\u2014Je vous ai vue arriver, sans que vous vous en doutiez,vous approcher de cette maison, puis vous en cloigner promptement dès qu\u2019un témoin est survenu.Vous avez causé avec lui de choses indifférentes, et vous avez attendu qu'il fut parti pour frapper à la pauvre masure, Il vous était bien facile cependant d'entrer devant lui et de faire unc réclame à votre bon cœur, Pourquoi done faites vous la charité, Mademoiselle ?\u2014Mnis tout simplement pour que Dieu ct les pauvres soient contents ; pour qu\u2019il n\u2019y ait pas trop de gêns qui pleurent quand je souris, pour m: faire une bonne journée avce le bonheur des autres.\u2014Muis c'est la charité évangélique ! s'écria Macabre.Il y à done des femmes du monde qui font du bien pour autre chose que pour voir afficher leurs noms sur une liste de patronesscs, Il y a done une aumdae qui ne se fait que pour Dicu et le pauvre, dans la solitude, loin des regards, ct sous les yeux seuls du soleil ou de la lune ?Oh ! merci, Mademoiselle ; vous m'avez fait croire à la charité saus ostentation.Stella se sentit heureuse ct fière.\u2026clle venait de rendre une croyance au mort.La vieille femme était rentrée chez clle, et Macabre s'éloignait, lorsqu\u2019un enfant eu blouse, qui venait par un petit sentier, «per- ut Stellu, prit son élan, arriva jusqu\u2019à elle tout essoufllé, et lui dit avec uu bou sourire, qui montrait toutes ses dents blanches.\u2014Bonjour, ma bonne demoiselle, C'était l'enfant au gros chat \u2014Tiens, lui dit Stella, en l\u2019attirant vers Macabre qui s'arrêta, voilà le monsieur qui a donné àta mère un billet de banque de 500 fr.et auquel tu dois tant de reconnaissance.L'enfant, ne compreuant pas, ouvrit de grands yeux étonnés, et Macabre partit d'un de ces éclats de rire satanique, qui faisaient mal à entendre.\u2014La reconnaissance ! s\u2019éoria Macabre, voilà encore un mot creux, iuventé par une poche .vide pour duper les bonnes âmes.Parlez moi de l'ingratitude ; voilà une chose vraie ! Moi, quand je donne mon argent, je ne compte jamais sur nn remboursement de reconnaissance.\u2014Oh ! ne la niez pas, cette sainte reconnaissance ! s\u2019écria Stella ; c'est la seule monnaie du pauvre, il ne faut pas la lui retirer.: \u2014Voyez plutôt si j'ai raison, dit Macabre : vous venez de me désigner à cet enfant comme un de ceux qui l\u2019ont secouru, et il sc contento de me regarder d\u2019un air hébété.Demain, il ne me reconnaîtra pas; et, si je passe près de lui dans quelques jours, pendant qu\u2019il jouera avec ses camarades, il s\u2019amusera peut-être à me jeter une pierre, pour se distraire.\u2014 Que dites-vous là ! répondit Stella suffoquée d\u2019une pareille pensée.\u2014Puis se retournant vers l\u2019enfant, elle lui dit vivement : \u2014Tu ne me comprends donc pas !.Au fait, tu ne sais pas ec que c'est qu'un billet de banque, mon pauvre innocent ! .C'est ce monsieur qui t\u2019a donné de lar- gent pour acheter une blouse neuve, pour mettre quelques bonnes choses sur ton mor ceau de pain, quand tu as faim ; pour avoir un moilleur lit, quand tu veux dormir, et de bons souliers quand tu veux courir, sans déchirer aux cailloux tes petits pieds nus.Cet hivor, quand tu auras froid, ce sera ce monsieur qui fera briller un peu de feu dans ta cheminée, comme, dans ce moment, le bon Dieu te donne du soleil pour te réchauffer.C'est ce munsieur qui a fait tout ce que vous dites-là ! répondit l\u2019enfant, dont le visage s'épanouissait en regardant Macabre, Mais alors, je l\u2019aimerai comme le bon Dicu.I} y avait dans les yeux de l'enfant, dans ces beaux yeux de éhérubin, qui ne mentent pas, une naïve reconnaissance, le cœur lui montait si bien dans les yeux, que Macabre se sentit ému : c\u2019était encore un bon sentiment qui lui revenait, aussi se hâta-t-il de tourner le dos à l'enfant et à l'émotion, Il tenait à s'envelopper dans son désenchantement comme dans un linceul.Mais à peine eut-il fait quelques pas, qu'il se sentit arrêté par de petites mains, Il se retourna, et se trouva en face de l'enfant, qui se hissa sur la pointe des pieds, saisit le revers de ça radingote, £\u2019y accrocha, leva sa belle tête blonde comme un oiscau qui attend la becquée.ct lui dit : \u2014Je voudrais bien t'embrasser.Macabre le regarda ; puis, l'enlevant tout à coup dans ses bras, il l'embrassa trois ou quatre fois de suite, le remit à terre, et se sauva de toute sa vitesse, \u2014C\u2019est égal, s> dit Stella ; il me semble bien que maintenant il doit croire à la reconnaissance.Dlle reprit sa rout> toute pensive, l\u2019esprit tourné du côté de Moacabre et les pieds cn seus inverse, daus le sentier qui la 1amenait chez elle.Macabre, dont l\u2019image ne la quittait pas, était le revenant de sa pensée ; il s\u2019y promenait comme un fantôme dans un cartel.Ce qui lui plaisait en lui, c'est qu\u2019il ne ressemblait à rien, et c\u2019est là un grand privilege; il y a tant de gens qui res semblent à tout le twoude, «t qui sont comme on dit vulzairewent, taillés sur le même patron ! Il es: certain qu\u2019il y a des patrons de visages eu de Caractères, comme des patrons d\u2019habits et de robes.Ou trouve au physique ct au moral une foule de patrons usuels et connus, des patrons d\u2019esprits pointus et de figures eu lames de couteau ; des patrons de marquise, de portière, de notaire, de médecin, de buraliste, de commis voyageur et de gendarme, Mais il n\u2019y avait pas un être au monde qui fit taillé sur le patron de Macabre.Le soir de la danse, pensa Stella, il me disait : * Mon âme est morte et bien morte ; priez pour elle! \u2019\u2019 Je crois que je commence à la réssusciter.Ce serait une grande œu- vre de rendre la sève et la vie à une belle âme comme celle-là ! Au fait, je ne sais pas si elle est belle.personne ne me l'a dit ; mais c\u2019est égal, j'en suis sûre ! Dès qu'elle fut rentrée, elle raconta à son père sa rencontre avec le fantôme.\u2014Eh bien ! il me plaît assez, cet original- là, dit le colonel.On prétend, du reste, qu\u2019il est d\u2019une famille très distinguée.On le nomme feu M.le comte ou M.le marquis, On lui fait une assez belle épitaphe : on assure qu\u2019il était de son vivant, je ne dirai pas bon époux, car il n\u2019a jamais été marié, mais bon fils, bon.je ne sais plus quoi.\u2014Pourtant, dit Stella qui écoutait attentivement, il est à craindre qu\u2019il n\u2019y ait quelque mystère dans sa vie, \u2014 TI paraît que non ; je conviens qu\u2019il a plutôt l\u2019air d\u2019un beau diable que d\u2019un bon diable.On assure pourtant que ce mort-là ne revient pas du tout de l'enfer ; ce n\u2019est pas le remords qui l'a poussé dans sa tombe, c'est tout simplement une misanthrophie extravagante.A dater de sa rencontre avce Stella, il y cut un changement dans les habitudes du mort.Assurément il ne chercha pas à déménager de sa tombe; mais on l\u2019aperçut quelques fois aux alentours, Tl passa de l\u2019état d'âme désenchantée et résignée à l\u2019état d\u2019âme en peine.Il ne ge promenait pas sans doute dans la grande rue d\u2019Enghien, en fumant son cigare; mais il se glissait silencieusement dans les chemins les plus solitaires.Un matin qu'il errait dans une avenue déseito, il apergut Stella, assise sur un banc de gazon, près du colonc] qui famait tandis que Benjamin cassait unc branche d'arbuste et s'en servait pour faire des armes, 14 r JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014 \u2014\u2014 \u2014 AA, BY mm A \u201c Stella lisait, elle avait le coude appuyé sur le genou et le menton dansla main ; ses yeux ne se levaient pas un instant, et, à défaut de son regard, on voyaitses deux longues franges de cils noirs, Sa belle figure avait une expression sérieuse et méditative : On sentait que tout son esprit était absorbé par la lecture.\u2014Que peut-elle donc liro ?se demanda Macabre, qui depuis longtemps cependant ne s\u2019intéressait plus à rien, Benjamin qui s'était piqué à uno épine - jeta un petit cri ; Stella courut à lui, regarda son doigt, qu'elle pansa avec un baiser, puis elle prit le bras de son pire, la main de l'enfant, et s\u2019éloigna avec eux.Macabre la regarda marcher, Avec sa taille svelte, haute et fière et son petit chapeau de campagne, elleavait l'air d\u2019une reine déguisé en bergère.Ses cheveux noirs, dont le chapeau laissait voir la splendeur, se relevaient négligemment sur les tempes et formaient derrière la tête un énorme chignon, qui n'avait rien de faux, et dont la nature avait fait tous les frais, Tout à coup Macabre s\u2019élança jusqu\u2019au banc de gazon ; il venait de s\u2019apercevoir qu\u2019elle avait oublié son livre Il Youvrit précipitamment : c'étaient les Pensées de Puscal, \u2014Ah ! mon Dieu : dit Stella qui revint sur ses pas, j'ai laissé un livre sur le banc.Elle s'arrêta toute surprise et un peu émue en apercevant Macabre, \u2014Pardon, Monsieur, lui dit-elle., oe livre est A moi.Auriez-vous la bonté de .\u2014Etracge | Etrange!.dit Macabre qui paraissait stupéfait.\u2014Hein ! quoi ?dit lo colonel qui suivait sa fille.\u2014Qu\u2019avez-vous donc ?demanda Stella à Macabre\u2014 Vous lisez les Pensées de Pascal ?lui dit-il.\u2014Sans doute.Eh bien ?\u2014J'avoue que cela m'étonue.\u2014 Pourquoi ?\u2014dJe croyais que les femmes ne lisaient que le Journal des Modes.\u2014Fort bien, régondit Stella piquée.Je me souviens, du reste que, l\u2019autre jour en dansant, vous m\u2019uvez fuit votro profession de foi sur les femme.Selon vous, elles n'ont aucune espèce d'intelligence.\u2018 Ah ! mais, un instant, Monsieur le mort ! s'écria le colonel qui n\u2019était pas fâché de causer avec Macabre, et se révoltait à la seule idée que Stella pût être confondue avec des femmes nulles ct futiles.Parce que vous avez dansé avec ma fille, c'est une raison pour connaître ses pieds, c'est possible, | mais son intelligence, bernique ! | Apprenez que ma fille ne lit quo les penseurs, les poètes, les historiens, Thiers par exemple et la bataille d'Arcole, la bataille de Marengo.N'est-ce pas, Stella\u2026 Aussi voyez-vous ma fille, c'est mon camarade, c'est le professeur de Benjamin, et ce fut aussi pendant longtemps mon ministro des finances.II soupira en songeant que son second ma- ziage l'avait forcé à destituer son ministre, et que les fonds de l'Etat s'en trouvaient fort mal.: Macabre l'écoutait, en fixant sur Stella son regard profond.À mesure que le colonel parlait, ce regard morne s'illuminait, et l'on y voyait passer un éclair d\u2019admira tion, \u2018 \u2014C'est incroyable, se disait-il à lui-même, une femme s'occuper ainsi d\u2019études, de choses sérieuses, ! \u2014Pourquoi pas ?dit Stella en souriant.Vous oubliez, Monsieur, que c\u2019est une fom- me qui, la première, a voulu goûter à l'arbre de la science, \u2014Excusez-moi, mademoiselle, dit Macabre, mais ma surprise est profonde, Ce portrait que M.votre père vient de me faire de vous, ressemble si peu aux poupées que j'ai connues, \u2014Ah! c'est vrail.vous aves md- me dû, m'avez-vous dit, épouser une pou- péc.\u2014Précisément.Elle n'avait pas des ycux d\u2019émail, j'en conviens ; ses yeux même étaient fort limpides er fort beaux, Elle s'habillait à ravir, elle pianotait volontiers ; mais jamais elle n'ouvrait un livre sérieux: son intelligence se bornait à de profondes méditations sur ses robes de bal.Quant à son cœur, elle l'enveloppait de tant de chiffons, qu'elle le sentait à peine battre.Elle avait uu petit jargon tout fait comme les poupées, qui, à l'aide d'un adroit mécanisme, disent : Papa et maman.L'hiver, elle parlait soirées, bals des Tuileries et du Sénat ; l'été, olle eausait des eaux et des bains de mer, Si elle avait le malbeur d'être en deuil, elle donnait une petite larme au parent qu'elle manquait et aux robes roses qu\u2019elle laissait dans le porte-manteau.Il n'y avait aucune affection sérieuse, aucune pensée profonde, dans eette jolie tête de cire ; muis comme elle s'habillait avec une rare perfection, saluait comme une princesse et dansait comme une sylphide, elle était fort recherchée ; les maîtres de maison s'empressaient de l\u2019inviter, comme des marchands de jouets intelligents, qui met- teut en étalage leurs plus jolies poupées.\u2014Vous avez, parbleu | bien fait, dit le colonel, de ne pas épouser cetto beauté de Nuremberg, et pour ma part, je n'aurais jamais voulu fairo un parcil mariage, Par le fait Coraly ne ressemblait à une pou pée que par l'amour des chiffons, la futilité et l'abonnement aux Journaux de Modes ; mais elle avait, pour compenser cela, les séductions de l'esprit.Jamais une poupéo ne fut capable de séduire une personne, et n'eut l\u2019art diabolique de préparer un charme et un philtre wagique.\u2014Mais, au lieu de vous enfermer dans ave tombe, dit le colonel, il fallait épouser une autre femme, et j'aurais le plaisir de recevoir M.ct Mme Macubre.Quand je dis Macabre, ce serait probablement un autre nom ; celui-ci doit être le nom de l'autre monde ?\u2014Me marier! s'écria Macabre ; mais quand les femmes ne sont pas des poupées, ce sont de dangereuses sirènes, des bai! 3s, des serpents, des démons.\u2014A lez toujours, dit Stella.\u2014Quand leur esprit s'allume, continua Macabre amèrement, et comme sous l\u2019influence de quelque fatal souvenir, c\u2019est toujours à quelque feu de l'enfer, \u2014De mieux en mieux, reprit Stella, \u2014Aussi, continus Macabre, je nc me marierai jamais, \u2014Tiens, dit tout à coup le petit Benjumin qui se wit à le regarder sous le nez, il ne se mariera jamais.\u2026 C'est comme grande sœur Stella.\u2014Comment ! dit Macabre.\u2014Grande sœur Stolla, qui ne veut se marier, continua l'enfant, que lorsque les morts ressusciteront : elle dit oa, grande sour Stella, Puis, avcc cette habitude des enfants et des perroquets qui répètent toujours la même chose, sans l« comprendre, il se mit à chantonner : \u2014-Quand les morts ressuscitoront\u2026quand les morts ressusciteront, \u2014Macabre fut frappé de ces paroles ; scs yeux étincelèrent et il s\u2019écria : \u2014Oh | c\u2019est bien, Mademoiselle | vous n'avez pas plos de confiance dans les hommes que j'en ui dans les femmes, ct nous avons raison tous les deux, car ils ne valent pas mieux les uns que les autres.Cependant.Il hésita, puis reprit brusquement en la regardant : \u2014Cependant, je commence à croire qu'il y à une exception.Vous faites bien, Mademoiselle ; remettez votre mariage à la flu du monde, attendez queles Pétrarques ou les Roméo sortent de leurs tombes.Vous pensez dono comme moi que les mariages de cœur n'existent plus, et vous méprisez tous ces vils calculs qui se font aujourd'hui ?\u2014Oh ! oui, je les méprise et je les foule aux pieds ! répondit Stella en relevant fièrement la tête.: Leurs yeux se renoontrèrent ; comme ils y luront le même sentiment de noble dédain, et qu\u2019en général nous aimons tout ce qui nous ressemble, ils se trouvèrent magnifiques, Macabre fut comme ébloui ; mais il no voulut pas s\u2019avouer à lui-même cette espèce d'éblouissement qui le gônait dans ses idéos de misanthropie.Il se retourna vers le colonel, et lui dit : \u2014Vous voyez bien que je ne suis pas si bizarre : votre fille, qui est, vivante elle, pense comme moi, qui suis mort.Si je m'étais marié, j'aurais voulu de l'amour, j'aurais demandé un cœur en muriage, et il n'y a plus d'amour, à moias que ce ne soit dans les tableaux mythologiques, avec des figures bouflies et do petits carquois.Il n'y a plus de cœurs.on les a éorasés sous des coffres- forts.Est-ce que vous croyez qu\u2019on se marie aujourd'hui.° \u2014Muis je le suppose, répondit le colonel, \u2014Pas du tout, ce sont los portefeuilles qui se marient entre eux.Aussi, Dieu sait oom- bien il y a de trahisons, de perfidies, d'infidé, lités 1.Une femme épouse des diamants, un homme épouse une dot brune ou blonde, couronnée de fleurs d'oranger ; ct puis, quelques jours après, ils font ensemble leurs visites de noce, et les imbéciles leur disent avec un sourire niais : \u201c Vous êtes dans la lune de miel, dans lo paradis terrestre | \"\u2019 Soit : mais qu'es t-ne que le paradis terrestre ?O'est Adam et Eveet le serpent, \u2014Morbleu | s'éoria le colonel, dont les yeux lancèrent des éaluirs à cette seule idée de serpent, ne donuez pas des exceptions pour des généralités.Ou ne dit pas ces choses-là à un homme marié, que diable., et marié à une femme charmante.\u2014 Les femmes charmantes trompent encore mieux que les autres, reprit brutalement Macabre.\u2018 J'ai été lâchement trompé, moi.avant le mariage heureusement.\u2026et quand on est trahi ainsi, d'une manière infême alors\u2026 \u2014Alors on se venge, dit le colonel d\u2019une voix tounaute, Moi, d'abord, je nc connais que les grands moyens : lesduels à mort.Si .\u2018avais aimé loyalement une de ces trafires- ses dont vous parlez, je lui auraig prouvé que si la ruse est du côté des cheveux ondés, crêpés ou frisés, l'épée et le pistolet sont du côté de la barbe, \u2014Mais, reprit Macabre, quand il se joint aux trahisons des femmes, des perfidies de toutes sortes, on se retire du monde, comme moi, et l'on ne croit plus & rien.excepté en Dieu.Puis, comme sans s\u2019en douter, il commen- gait à ressusoiter, depuis sa dernière oatre- vue avec Stella, il ajouta avec une tristesse expansive, dont il cùt été incapable auparavant : - \u2014Il n'y a plus dans mon &mo \u2018une seule croyance humaine qui soit restéo debout ; tout s\u2019est écroulé, comme les colonnes des vieux temples : mon âme n\u2019est plus qu'une ruine.\u2014Ët vous n'avez pas do lierre | dit Stella, avec une profonde pitié, Du lierre ! reprit Macabre, d'une voix émue, oui, c\u2019est beau le licrre ! Quand mon déseuchantement commençait, quand déjà toutes mes illusions s'écroulaient l\u2019une après l'autre, j'avais encore un lierro, qui s'appelait ma mère.II fleurissait sur la ruine, et la Tanimait parfois avec son feuillage couleur d'espérance.Maintenant mon lierre es mort, et la ruine est complète, Il sentit qu'il s\u2019assombrissait, et ne voulant pas le laisser voir, il dit brusquement : \u2014Adieu\u2026 adieu.À partir de ce jour, l'image fantastique et superbe de Macabre prit tout le cœur de Stella.Quand celle donnait des soins de mère à B-njumin, elle se disait malgré elle : \u2014S'il était là, il mo trouverait bonne, Quand elle appelait Benjamin pour lui faire réciter ses lugons, et lui apprenait les éléments de quelques soience nouvelle, ou | Coraly et Théobald.| quelque page historique, pou connue du - vulgaire, olle se disait : \u2018 \u2014S'il était 13, 1 me trouverait instruite.Puis, quand elle se coiffait devant le miroir, quand ses cheveux noirs, relovés plus coquettement, pour je nc sais quelle ombre invisible, lui formaiït une splendide couronne de jais, elle se disait cn souriant : \u2014S'il était là, 1 me trouverait belle.XX LA PROMENADE MY STERIEUSE Depuis la scène de reconnaissance de Mme Ramichat, Théobald s\u2019était éloigné dédai, gueusement de sa reine des Bohdmes fille d'une portière, et chaque jour il se montrait plus assidu auprès de Coraly.Après avoir subi l\u2019influence grossière de la bohémienne, il se transformaait et se civilisait auprès de la femme du monde, Ces deux femmes, en vérité, me semblaient pas être de la même espèce ! Tous les êtres humains sont faits d\u2019un peu de terre, mais cette terre est de différente nature : il était évident que Bohéma était faite d'un calcaire grossier, et Coraly d\u2019un fin Kaolin ou terre à porcelaine, Théobald était essentiellement sceptique, indifférent, agioteur, matérialiste et viveur, La nature avait fait de sou csprit un gla- gon du Mont Blanc ; 1a Bourse, une table de Pythagore.Mais Coraly avait percé de part en part ce cœur tout cuirassé d\u2019actions du Nord, du Midi, de I'Est et de l\u2019Ouest : cet esprit se polissait ct fleurissait,et ME.de Vallernn se demandait qui lui avait rajeuni son vieux neveu.Assurément Coraly ne pouvait donner au jeune homme les sentiments profonds, les croyances sérieuses et = poétiques de M.de Valleran ; mais, par sa graciduse influence, elle changeait un agioteur et un viveur en .homme aimable.L'amour enfin glissait danas le cœur de Théobald qui s\u2019en était si souvent raillé, Son amour, tout en changeant de nature ct d\u2019objet, tout en prenamt une forme plus gracieuse, n\u2019en était pas plus innosent pour cela, car il s'adressait à la femme d\u2019autrui.Théobald passait tout ses soirées chez le colonel avec sa sœur et son oncle.Mme Mé- .lusine lus accompagnait souvent, et suivaié du ooin de l'œil tous les, progrès de cette passion.Théobald causait avec Coraly.qui appelait à sou aide, pour le churmer, tous les sourires et toutes les magies de la coquetterie; mais Stella,toujours assise auprès de sa légère belle mére remplissait sa tâche de bonne étoile de la famille, veillait- .veillait, et ce regard clair-voyant exaspérait le jeune homme commo une lumière désespère un voleur.Pendant ce temps, le colonel faisait une partie d'éch:csavec un a mateur du voisinage; mais cette bataille patiente et paisible l\u2019ennuyait bientôt : il plantait 1a tours, pions et cavaliers, ct causait zoologie aveo Faustin, ou chimie aveo M.de V'alleran ; car le jeune vieillard s'était occupé de chimie ; mais oe qui jadis l'avait le plus -ntéressé dans ces études scientifiques, c\u2019étaæait une tendre chimie d'encre sympathique.M.Despinois, sans s\u2019en douter, aidaït Stella dans sa surveillance, en papillonnant, saus cesse autour de Coraly ; mais le Ier septembre lui donna le signal du départ, au grand désespoir de Stella.On se souvient que M.Despinois passait alternativement, et suivant la saison, d\u2019une ville dans l\u2019autre, comme le- soleil dans les signes du zodiaque.Il s'était attardé indéfiniment dans le si- gue des cerises de Montmorcney ; depuis longtemps, la certe avait disparu.Enfir, l'ouverture de la chasse wintle décider a partir pour Compiègne, mon pour chasser dans la forêt, mais pour jouir de la chasse des autres, et-il passa dans 1: signe du chevreuil.Il ne restait donc plus que Stella entre Coraly continua àre cevoir Théobald.Le jeune homme au lieu de parler d'amour, invoque l'amitié ; l\u2019æmaitié,co mot a EN es , JOURNAL DES CAMPAGNES 15 élastique ; l'amitié, si belle en Oreste et Pylade, si dangereuse entre Julio et Saint- Preux.Théobald disait qu\u2019il serait le frère de Coraly, comme il était celui d\u2019Yolande.Comment se refuser à un sentiment si doux etsi pur?Coraly n\u2019avait pas de frère, il s\u2019en présentait un vers lequel elle se sentait attirée ; ello l\u2019accepta, sans vouloir s'avoucr à elle-même que c\u2019était un faux frère.Hélas ec grand mot de fraternité à causé bien des révolutions dans la politique et duns les ménages | Elle consentit donc à cette amitié fraternelle ; ce fut comme un traité de paix entre son devoir ct son amour, et elle se sentit plus tranquille.La conscience fait souvent effet d\u2019une pendule qui s'arrête : On ne l'entend plus mais une main invisible remonte lu pendule et elle reprend son tic-tac.Dans ces moments-là, Coraly était forcée de s'avoucr que cette amitié n\u2019était qu\u2019un amour déguisé ; cette pensée éveillait en elle, des remords salutaires, mais comme ils troublaient sa vie légère ct brillante, elle se persuadait qu'ils étaient puérils, que l\u2019amitié est un sentiment permis ct que sa conscience pouvait être tranquille, Et la pendule s\u2019arrêtait de nouveau.Stella cherchait depuis lougtemps le moyen d\u2019éloigner Théobald ; mais comment y parvenir ?Théobald était le frère d\u2019Yolande ; l'intimité entre les deux familles rendait le jeune homme très difficile à congédier.La moindre tentative pouvait donner des soupçons au colonel, La tâche.de la Bonne Etoile devenait fort embarrassante ; il fallait qu\u2019elle éclairät ceux qui allaient se perdre, qu\u2019elle leur montrât le bon chemin, et que, cependant, elle ne jetât pas une lueur compromettante dans l'esprit du colonel.Elle prit le parti d\u2019une surveillence active, incessante.Dans les cavalcades où brillaient Théobald et Coraly, clle galopait intrépidement près de la jeune femme et lui servait d'écuyer cavalcadour.Dans les promenades à pied, en calèche, en canot, elle était là, toujours là ! Dans lus visites, dans les réunions du soir.elle venait sans cesse se placer en tiers entre sa lègère belle- mère et Théobald.Elle arrivait fort à propos pour généraliser la conversation, pour en faire un trio banal, quand Théobald aurait voulu en faire un duo intime.Elle était toujours sur leurs pas, assidue comme une ombre.Théopold avait fini par être irrité, agacé, exaspéré : la vue de Stella lui faisaii mal aux yeux, la voix de Stella, quelque harmonieuse qu\u2019elle fût, lui blessait le tympan ; Stella lui portait sur les nerfs.Pour d'autres, c'était la belle, la piquante Stella ; pour lui c'était la bête noire, cette agaçante bête noire qui peut être très spiri tuelle et très blanche, dont les défauts n\u2019existent que dans les yeux qui la regardent, qu'il est impossible de définir, et que Faustin ne trouvait jamais dans aucnne classification zoologique.Un jour que Coraly, Théobold ct l'inévi table et charmante bôte noire se promenaient tous trois dans le parc, un cri sonore ct argentin se fit entendre dans le lointain, comme les clochettes des chèvres dans les montagnes.C'était un cri d'appel ; c'était Yolande qui arrivait joyeusement et criait de toute sa force : \u2014Stella !.\u2026.\u2026.Stella! .Stella reconnut la voix d'Yolande et ue bougea pas.\u2014C'est ma sœur qui vous appelle, dit vivement T'héobald, qui eut un instant d\u2019espoir.\u2014Je l\u2019entends bien, répondit-elle.En sc faisant un porte-voix de ses deux mains, elle lança un cri prolongé, comme eelui des Basques dans leurs montagnes.\u2014Elle va venir me rejoindre, reprit-ello tranquillement, elle sait maintenant dans quelle direction elle me trouvera.Théobald eut un agacement qu\u2019il eut peine à dissimuler.\u2014Mais le parc est très grand, dit-il ; In pauvre enfant est fort loin ; elle va vous chercher pendant un quart d'heure.\u2014Eh bien ! allons au devant d'elle.Pour le coup, Théobald sentit un treseail lement d'impatience depuis la plante des pied jusqu'à la racine des cheveux, Il était cepeu.dant naturel d'aller au devant de sa sœur ; i fallait s\u2019y résigner.Ils marchuient tous trois, lorsque Yolandlui apparut avce Ariel, son page à quatr pattes ; ils couraient ensemble comme un paire d'amis et comme deux paires d'ailes Aricl bondit jusqu\u2019au menton de Stella, peu- dant qu\u2019Yolande lui sautait au cou, lui saisissait le bras ct l'entraînait avant qu\u2019ell eut le temps de so reconnaître.\u2019 \u2014 Mais laissez-moi done ! dieuit Stella, ne courons pas comme cela.\u2014Ah bah ! nous avons le pied léger Ariel aussi a les pattes légère.Ariel.Aricl\u2026.en avaut Ariel ! Et, suns écouter Stella, elle continua à l'entraîner.Le colonel ct M.de Valleran qui était assis en haut du perron, virent bientôt arriver uu adorable tourbillon, composé de deux robes blanches et d\u2019une robe fauve.C'était Yolande, Stella et Ariel.-20110 M.de Valleran, qui arrivait de Paris avait acheté à Yolande un superbe châle de dentelle, pour le temps assez rapproché où elle serait Madame.C'était un présent de noces, qui arrivait en cstafetto, et ne faisait qu\u2019aunoncer ceux qui le suivraient quelques mois après.Pendant que le colonel examinait le chale, Yolande était partie comme l\u2019éclair, et elle rejoignit son amie pour lui montrer avec une joie d'enfant, le présent de son oncle, \u2014N\u2019est-ce pas que c'est joli ?dit-elle à Stella.Puis cela a tout à fait un air de dame : je mettrai cela quand je serai Mme de Noirmont.Mme Faustin de Noirmont.Quel joli nom ! mon Dieu ! quel joli nom ! Puis elle courut dans le salon, mit le châle devant unc glace, se drapa et prit de grands airs, en disant, comme si elle rendait une visite.\u2014Bonjour, Madame.merci, Madame.mon mari va très bien.\u2014On m\u2019a assuré, dit M.de Valleran au colonel], que cette dentelle est précieuse, c'est du vrai Chantilly.\u2014Ah ! si vous tenez à savoir cela, répondit Je colonel, il faut appeler le premier président de la cour impériale des chiffons.Où esi-i donc ?.ou plutôt, où est-elle ?\u2014C'est juste, où est cette excellente Mme Dorvigny ?reprit Mme Mélusine Dumont qui était venue avec Yolande ct M.de Val leran.\u2014Je cours la ehercher,dit vivement Stella, elle est dans le parc.\u2014Au fait, reprit le coloncl, vous vous promeniez toutes les deux avec Théobald.\u2014Comment, ce cher Théobald est ici ?dit vivement Mme Mélusine.Mais alors, se dit-elle tout bas, dans le fond de ce repaire de mauvaises pensées, qui était son cœur, Mme Dorvigny et Théobald sont ensemble maintenant.Puis que Stella va les troubler, ce qui est fâcheux, jo ferai bien de la suivre.cela pourra m'éclairer.Stella venait de partir, et Mme Mélusine prit, pour la rejoindre, une course de grande vitesse.\u2014El'e no pourra jamais atteindre ma fille, dit le colonel.Il se trompait ; assurément la démarche de Stella et celle de Mme Mélusine Dumont n'avaient ni la même élégance, ni la même légèreté : Stella marchait en voltigeant, Mme Mélusine en trottinant ; mais, Faustin disait un jour à Benjamin en lui donnant une legon d'histoire naturelle : \u2014Vois-tu, mon enfant, il ya différents genres de locomotion, qui varient selon les espèces : le cheval galope en enlevant à la fois les deux jambes de devant puis cnsuite les deux autres, ce qui le fait avancer par bonds: l'oiseau vole en agitant ses deux ailes, qui lui servent de rames dans l\u2019air ; le poisson nage on étendant ses nageoires, qui lui servent d'ailes dans l'eau ; la sauterelle, qui appar- tient au geurc sauteur, saute dans l'herbe, vapidement et disgracieusement, à l\u2019aide de «es longues pattes, plus hautes derrière que levant ; le serpent déroule en appuyant ses voneaux sur le sol, qui lui fait un point d'appui pour s\u2019élancer en avant.Lacépède pré- wnd même que le serpent est d\u2019une rapidité .ucroyable, et parfois il est aussi prompt que \u2019oiscau, Effectivement le serpent rejoignit J\u2019oi- scau.\u2014Chère belle demoiselle, dit Mme Mélu sine, dès qu'elle fut à proximité de Stella, voulez vous me permettre de vous accompa- guer, et d'aller avec vous chez e:tte bonne Mme Dorvigny.Pendant ce temps, le beau sportsman ivre de joie d\u2019être débarrassé de Stella, fit sur-le- champ tourner bride à ls conversation, Il lança son cœur au graud galop, comme son cheval Belzébuth, quand il n\u2019avait que quelques minutes pour courir un long espace, Il l'ut persuasif, éloquent, entraînant.Il supplia Coraly de lui laisser espérer qu'ils se reucontreraient quelquefois, quand elle sortirait seule.Ou pourrait du moins causer librement, loin de l'inévitable Stella, | L'espérance de ce beau jour, qu'on fixerait à un avenir plus ou moins éloigué.\u2026 au lendemain par exemple, ferait supporter bien des tourments : elle consolerait de l\u2019importune irritante, de l'insuppurtable béte noire, Apres tout cette charmante entrevue serait bien innocente ; n'ust-il pas naturel de se promener à la campague, de se rencontrer par hasard 7 On ne parlerait que d\u2019amitié, on causerait cn trère ct en sœur, et l\u2019on pourrait du moins épancher son âme dans une âme sympathique.Coraly rougissait, se troublait.Elle refusa d\u2019abord ; puis elle hésita, elle chauccla; Stelia depuis quelque temps lui semblait si aga:sante, et il était si bon, de causer avec Théobald, sans avoir un tiers qui rendait tout banal! Ce n\u2019était pas de la pluie, du beau temps, du soleil, que la jeune femme aimait à entendre parler ; c'était des rayons de ses yeux ; son insatiable vanité voulait savourer tout l'aise l\u2019adulation de I héo- bald, cette adulation rentrée, qui, loin de Stella, s'échappait comme une grande fumée et entourait la belle coquette d\u2019un immense nuage d'encens.Déjà cependant, clle avait dit non trois fois, d\u2019une manière plus ou moius accentuée, lorsque Stella ct Mme Mélusine parvinrent à l\u2019allée où elle causait si bien avec Théobald.Ce n\u2019était pas une grande allée sablée ; c'était un petit sentier où les arbres se rejoignaient en berceau ct où la mousse amortissait le bruit des pas.Stella, qui n\u2019avait point l'habitude de sc gêner avce ceux qu\u2019elle n\u2019aimait pas, continuait à garder suns façon un silence maussade ; Mme Mélusine, de son côté, n\u2019était pas füchée de guetter se proie.Elles arrivèrent dons, sans bruit, tout près de Théobald ct de Coraly, et entendirent distinotement ces morts, que prononga le jeune homme d'une voix émue et pressante : \u2014Devaut la maison de Macabre.C'était une phrase insigmifiante par elle- même, mais qui tombait dans de fines oreilles, ou plutôt daus de fins esprits.Stella ct Mme Mélusine en furent frappées et la méditèrent ;mais elles prirent un air indifférent, pour se faire croire mutuellement qu'elles n\u2019avaient rien entendu, Elles marchaient derrière Coraly et Théobald et se trouvaient à peu de distance,lorsqu\u2019ils tournèrent tout à coup dans une allécftransversale,sans se douter qu'on avait marché si près d'eux, et qu\u2019on avait surpris quelques mots de leur conversation.Dès qu'ils curent disparu, Stella fit son cri d'appel : sa vue produisit sur Théobald son effet ordinaire, ct lui causa un petit tressaillement nerveux.\u2014Ah ! la voilà ! dit-il A Coraly : il y avait vraiment longtemps qu'on ue l\u2019avait vue.Ils furent forcés de rebrousser chemin et de se rendre à l'appel de Stella.On revint vers la maison, et l\u2019on parla peu.Coraly et Théobald avaient beaucoup à penser ; Stella ct Mune Mélusine beaucoup à observer, Stella passa une partie de la nuit à retourner cette phrase dans sa tête : « Devant la maison de Macabre\u201d Coraly causait-clle tout simplement de In promenade qu\u2019on avait faite un jour, jusqu\u2019a cette étrange maison, ct de cette danse à laquelle Stella avait invité Macabre ?C'était possible, c'était même vraisemblable.\u2014Cependant, se disait Stella, il n'est pas nature] que ma belle-mère s'occupe de moi quand je suis absente.Alors elle se souvenait de l'animation de Théobald et du trouble de Coraly, quand elle les ayait abordés, puis, dans la soirée, Coraly, qui d'habitude levait si fièrement le tête, baissait bien souvent les yeux en parlant à Théobald ; quaud clle les relevait sur lui ou sur lc colonel, il y avait dans son regard tout un moude d'impressions diverses : effroi, timi- midité, tendresse.Le colonel n'avait rien vu de tout cela.Il est évident que les femmes ont, au moral, un œil, de plus que les hommes ; cet œil est-il daus le cœur ou dans la tête ?Cola dépend des natures ; mais il est presque toujours excellent.L'homme voit la preuve positive, l'infidélité écrite et paraphée, Ja femme découvre la preuve impalpable : c'est l'homme qui voit la poutre, non pas dans ses yeux, mais sur sa tête, quand elle est prête à l\u2019écraser ; c\u2019est lu femme qui voit la paille daus l'œil du voisin et de la voisine: clle l\u2019y enfonce, quand elle est inéchante ; elle l'en retire quaud clie est bonne.Le lendemuiu, vers un heure, Stella fit venir Benjamin, avec ses livres pour lui donner sa leçou.Ordinairement c'était la chambre de Stella qui servait de classe ; mais ce jour-là, elle cut la fantaisie d'emme- per Benjamin «ans le Kiosque, au fond du pare.C'était dansce même Kiosque que Mme Mélusine s'était nbritée ; c\u2019était là qu'elle avait vu le colonel tirer sur le tigre et le tuer du premicr coup, Benjamin était distrait : il tournait la tête du côté de lu petite fenêtre.\u2014 Tiens ! dit-il, belle petite maman qui vient nous rejoindre.\u2014Ce n\u2019est pas possible ! dit Stella, que Coraly fayait souvent ct ne cherchait jamais.Elle regarda, à sou tour, et vit sa belle- mère au bout de l\u2019.llée, soigneusoment parée, gantée, et coiffée de son petit chapeau de bergèrc le plus coquet.C'est singulier !.se dit-elle, pourquoi ce chapeau de paille d'Italie, qui ne lui sert qu\u2019à la promenade ?ct cette ombrelle blanche, doublée de rose, ce n\u2019est pas non plus son ombrelle de jardin.Puis, achevant tout haut sa pensée, elle dit sans songer à Benjamin : = \u2014Elle va donc sortir 7 cc n'est pas heure habituelle.d \u2014Oh ! si elle va sortir, dit Benjamz veux sortir aussi, moi ! il m'ennuie te vis.\u2014Tais-toi ! reprit Stella au op précipitamment, mais silencicugemens, petite fenêtre du kiosque.ui 5201 Ses soupçons devenaient plus positif.pressentait une trahison, J 2.3% sl 0b Coraly n'svait pas même*\"jèté*h ¢ d'œil sur le kiosque, Elleitflissait la pour boutonner son gana tc: [tet autre, elle sc retournait pour voir si elle était bien seule dans l\u2019allée.~~ Stella, le visage odlié! éontre vit du kiosque, la resurie $ ni t cffess né§ ces verres bleus, obi i dans les myeyht pheg Jexrhabo Le parc en semblait at et prenait des airs FAULTY A Aad 3200 4 08 Ai aim bh od Bd ab 4 Sire Soon] colis ;in0d sd sou T PISTE À 233 Mgr B, PRyñét;\" supérieur dy\u201d Déni naire de Québec;:est parti.hier pour 5-Chi-s coutimi où 1° sévd\u201d pénéant \u201cqüelquë , .sent dei M Bé ° temps Lhôte, de Sa G BS | eur \u201c81 068107 le Condjuteur de Bon, Frpipence le Cardinal, Arshavéane,dq Quékes: ze ov 11 addy) de Laponie. Fadl yn gt TT Nc Donnera n pt u To n aux Nerfs, JOURNAL DES CAMPAGNES Donnera de la Force aux Muscles, Donnera de l\u2019Embonpoint, Donnera de l\u2019Appétit, Donnera du Sou\u2018agement aux Consomptifs, Donnera Fin a la Toux Chronique et guérira les Poumons.kh & = Fe 2A pi JRE Ay QE rec NE 5 a EA va] bX SX gi ni x NT AGE Me Puur ucago Latorno et oZtorno.PR il agit promptomont et souiago pcñquer | a l'instant 108 douleurs 105 plus fortes CE NET TRI SES ERA 4 A DRT AV BUT.HGIT INSTENTANEMENT Pour CRAMPES, FRISSONS, COLIQUES, DIARRHEE, DYS- YY SENTERIE, CHOLERA MOR.SR BUS, et tontes les MALADIES des INTESTINS, AUCUI! REMECE MN'EGALE a LE PAIN-KILLER.Ila un effot magique cur le Cho~ lara du Pays ot!ss Pouleurs des à Intestins, 2'CoT LE MEILLEun SEMINE DE FANI127 POUR F3 {4 BRULURES,MEURTRISSURES, ENTORSES, RHUMATISME, Y4 NEVRALGIE et MAL de DENTS, d ENVENTEI PARTOUT A253G.L3 DOUTE (LUE £77 Méfaz-vous es C.nlrfarana et airitations.\u2014 EN GARDEZ-VOUS A LA MAISON ?ALLEN:s Luna BALSAM.AUCUN REMEDE N° EST MEILLEUR POUR TOUX, RHUMES, CROUP, CONSOMPTION, &29.SANTE POUR TOUS Pilules et Gnguent Holloway LES PILULES Purifient le Sang, corrigent tous les Dérangements du FOIE, de 'ESTOMAC et des INTESTINS.Elles fortifient et restituent la santé à des Constitutions délabrées, elles sont aussi inestimables dans toutes les Maladies particulières au sexe Femtnia do toute âge.Pour los Enfants ainsi que pour les personnes âgées sont invaluables L\u2019ONGUENT Est nu remdde infaillible pour les Maux de Jamnus, ceux des Seins, Blessures A.:oten nés, Plaies et Ulcères, Il est faux pour la Goutte et Rhumatisme, Et pour tons les Dérangements de la Poitrine il est de même sans égal POUR LES MAUX DE GORGE, LA BRONCHITE, LES RHUMES, LA TOUX, Gontlement Glanduleux, et toutes les Maladies de la Peau, il est sans rival et pour lus membre eontractés et jointures raides il agit Comme un charme Ces Médecines sont préparées seulement à l\u2019établisssment du PROFSISEUR HOLLOWAY 78, NEW OXFORD STREET, aupargrant 538, OXFORD STREET, Et sevendent & \u2018s.1§d., 25.9d., 4s, 6d, 11s, 22, ol 33s, le Pol ou la Boits, al 0.1 peus Ins ohten dans toutes les Pharwacies de l'Univers.Les acheteurs sont priés de regarder l\u2019etiquette qui se trouve sur chaque Pot ot Boîte, si n\u2019y à pas l'adresse 538, Oxford Strat.vondar, Cb Yeo st tee -* st de la falsitiration, IS EMPLOYEZ LA il) LOTION PERSIENNE OUR blanchir le TEINT, lui rendre ou conserver sa couleur de rose, fairo disparaîtro les ROUSSEURS, le MASQUE et autres taches de la PEAU.Chez tous les PITARMACIENS.Prix : 50 cts.iY AT XR my { i Ô A COMPTABLE ET, LIQUIDATEUR.G'OCCLPERA DE LIQUIDATION de FAIL LIIEs.Audition de li-res pour Banques Compagnies Incorporres, Maisons de Commerce, etc.Avantages particuliers pour ls collection de dettes duuteures.Verra a l\u2019achat et à la vente de propriétés foncières, à commission.Aussi l\u2019achat et la vente d'actions de Bauques, débeutures, etc.Prêts sur hypothèques et autres valeurs, Spécialité : La gestion de successions \\acantes et substitutions.«\u2014o BUREAU o\u2014 - No.95, Rue St-Pierre, Québec.Québec, t1 juin 1891\u2014-1 an.210 L'uéhec, i-vrier 1891\u2014Ian.A SNORT HE.wy I vous désirez annoncer quelque chose quelque sart et en tout temps, écevez a Gk(.P.ROWELL & LIKE, NO 10, SPRUCE STREET, N+W-YORK.\u201cpouf PERSONNE qui a be: vin d\u2019information au ujet d'annonces fera bien de 8 procurer une copie du \u2018\u2018 Li re des Annonceurs,\u201d de 368 pages, prix, une piastre.Sur récejtion de ce monta: t, le :ivre sera envoy» par la mall , franc de port.Il contient une compilation suignée rirée de 'Almanach des adr ses des jo: na x américans de la meilleure classe 3 i donne la Cire lation de chacun, et bea:.coup d\u2019i.formations sur les ta x et &utres matières du ressort \u201ces aflaires d'annonces.Adressez : RUWE1 L'S ADVERTISING BUREAU, 10, Spruce *tr,, N.-York Québec, 6 octoure 1891\u20141tanci.CHEMIN DE FER QUÉBEC CENTRAL Ligne da Cuébec, Boston, New - York et les Montagnes Blanches Service de train solide.- Entre Québec et Boston, tous les jours, vid Sherbrooke et White River Junction.La scule ligne sur laquelle circulent les chars purloirs et dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston sans changement.E ET APRÈS LUNDI, le 2 NOVEMBRE 1891 les trains circuleront comme suit : EXPRESS \u2014Départ de « 'uébec, par le bateau-pas- seur de 1.30 h.p.m., de évisà 1.50 h.p m, arrive à Ja Beauce Jonction à 3.35 k.p.m,, arrive à \u201cherbrooke à 8 h.p.mm, arrive à Newport 3 10.10 h, p m., arrive à Boston à s30h a.m, arrive New-York à 11.30 h, a.m.Ce train va directement de Québec à Boston sans changement.MIXTt.\u2014 Part de Québec par le bateau-passeur à 1.00 h.p.m,, de Lévis à I.30h.p.m., arrive a la jonction de la Beauce à 5.40 heures p.m., arrive à St-Françuis à 6.30 p.m.Les trains arrivent à Québec EXPRESS.\u2014 Part de New-York à 4.00 heures p.m., de Boston.à 74; p.m.de Newpurt à 6.0 à.m.part de Sherbrooke a 7.40 a.m, arrivant à Lévis à 1.30 h.p.m., et à Québec par le bateau passeur à 1.45 p.m.Le convoi va directement de Boston à Québec sans changement de chars.Char monarque, parloir et durtoir, de Boston À Québec, et de Springfield 'à « smébec, M1X | E.\u2014 Quitte St-François de la Beauce à 6.00 h.a.m., quitte la Jonction de la Beauce à 7.10 h.a.m.arrive 3 Lévis a 10.00 heures à.Met à Québec par le bateau-passeur à 10.15 a.m.Tous les trains express sont chauflés à la vapeur de la locomotive.CONNECTIONS A Léviset Harlaka Jonction avec l\u2019Intercolo nial, & Sherbrooke avec le chemin de fer Boston ct Maine, pour Bostun, New-York et tous les points de la Nouvelle-Angleterre.A Dudswell uve Maine Central.On peut se procurer des billets et le bagage est chèqué pour tous les endioits.Pour autres iuformativns s'adresser au bureau des bill ts, en fice de l'hôt:] St-Louis, ou aux sents de la compagnie.FRANK GRUNDY, Surin'endant général, J.HL.WALSII, Géraut géu.fret et passager + Québec, 30 octobre 18y1 36 Go Splendides morceaux de Soie CRAZY-WORK et S tia de toutes couleurs, cous vrant 560 pouocs carré 2,c Bill t- u argent.LiMAKIE'S, SiLx M LLL LITTLE FERRY, \u2018N Jersey, U.S.Québee, 39 janvier 1891\u2014Ian.v2 AUX HOUV: AUX ABONNES CONDITION: $1.00 $1.00 -UNE\u2014 PIASTRE VOUS RECEVREZ L= \u201c JOURNAL DES CAMPAGNES \u201d Fendanut douze mois.Ne manques pas de vous abonner au \u201c JOURNAL DES CAMPAGNES QUI SE PUBLIE TUVs LKS JEUDIS CONTENANT 16 pages de matières à lire.RG-En outre nous donnons commo prime aux nouveaux abonnés Le mois de Stc ANNE ET ST JOACEIIM.S\u2019adresser 3 ELZEAR BEDARD, AGENT DU JOURNAL des CAMPAGNES, 11 & 18, rue Buade, Quebec Tout le monde satisfait de Racicot.UICONQUE A EU occasin de se servic des fameux remèdes come posés d\u2019herbès et de ra- cinesde J.E, P, Racicor il se déclare satisfait des effets qu\u2019il en rc tirés, Tous disent que ces remèdes d.nnent une plus grande satisfaction \u2018que tout aut'e remède.L'effet des racioages pour la guérison de la dyspepsie, de la maladie du fcie, des bronchites, de la névral gie, de la migraine, de l'ist: nv, de la toux, des rhamatismes, du dérangement, (b au-mal, mal de matrive), du rifle, etc, etc, est i coutestable, Vauloir le nier serait aussi absurde que d'affirmer que le soleil a p.rdu de sa lumière.Malades que désirez la guérison, ne penez point d'autres remèdes aue ceux de J.EF.I>.RACICOT, qui sont de véri ab'es remède sauvages Vous ne pouvez vous les |-rocurez que là où au
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.