Journal des campagnes, 19 septembre 1889, jeudi 19 septembre 1889
[" sn DES pe x Ÿ Ç- 3 Su BN mi y Tera era ty, 5 \\ > .A ÿ \\ iy 7 a Pipes > { L'industrie agricole doit to Mi po of TEE : 7 Rll D \u2014\u2014_ Gl © assemblée co Lôgislativ 3 = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Een en Ca ON se = k a BRON 7 = SE & h _\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ro 2 Re AAA A657 NQF oA Pets, fl, T= = ka NE SARNIA TE ry = re r g N N > 53 == A AN An 7; J 7 TS e.Pi i ujours être la base de ta richesse des nations.Sème Année J eudi 19 Septembre 1889 No 33 EEE EEE EEE es JO ORNY L : DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute ~ les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :\u2014UNE PAST L POUR LA FRANCE : 00 FE AN Un Strictement payable d'avorutr.us.\u2019 ir C Imprimé et publié par \u201cÉEGER BROUSSEAU, RDITEUR-PROFEIRTAIRY \u2018 No 9, Rue Busde, H.V.Québec.RAT TEE VÉ NIV ° LE BANQUET DES MAIRES Il faisait beau soleil, hier, et quand le soleil brille le Parisien est facilement en gaieté.Aussi le défilé des maires a-t-il-été pour la foule Yamusement de Ia journée.Les maires, eux, se sont-ils autant amusés ?Nous n'en voudrions pas répondre.Eire de planton ou en marche pendant des heures entières sous le soleil et par la poussière, ce |- n'est pas récreant pour tout le monde.Mais a ceux qui se plaindraient, il est facile de répondre: Vous l'avez bien voulu ! : Dés une heure on voyait arriver de partout sur la place de l\u2019Hôtel-de Ville, \u2018isolément ou par groupes, des centaines et bientôt des milliers de visiteurs tout de noir habillés.Par exemple, aucune uniformité dans ces vêtements de\u2019 couleur uniforme.Il en est qui ont passé l'habit et sont en cravate blanche, gantés irréprochablement ; le plus grand nombre sont en redingote, avec des chapeaux buses, melons ou en coup-de-point.De ci, de là, on voit même quelques blouses bleues, un veston de Bretagne et un béret pyrénéen.Un personnage bronzé, qui sort évidemment de la Belle-Jardinière, habillé de frais, avec un beau chapeau gibus, et qui travaillant avec ses mains, fait d\u2019invraisemblables efforts pour rehausser tout ce noir costume par des gants \u2018en coton blanc, obtient,un grand succès.Le gamin de Paris, toujours à l'affût du ridicule, -enfle sa\u2019voix pour crier de toutes ses forces : \u201c Vive môssieu le mâre !\u201d Et voilà que le cri, ge réperdutant dans la foule, y éveille des échos goguenards.\u201c Vive môs- stew le mdre! Vive missieu le mdre!\u201d Comme autrefois Ohé Lambert, ce sera le cri de la journée Cependaut, vers 4 heares, aprés une tournée dans les salons de l'hotel de wille, nos maires se rérendent avoir ceint leur écharpe, objet, pour les uns, des soins les\u2019 plus tendres, bien tendue,soyeuse et lisse,coquettement posée ; pour les autres, d\u2019aimable familiarité, avec une abandon qui implique peu de .respect : elle apparait ici fanée, tordue comme une corde lâchement nouée au dessous du ventre, de façon à provoquer le rire.Tout le long de la grille, do part en part, des huissiers sont postés, tenant hissés des cartons dont chacun porte le nom d'un département, depuis l'Ain jusqu\u2019à l\u2019Youne ; -tous les maires se groupent ainsi plus aisément autour du guidon indicateur.Mais entre eux les intervalles sont parfois singulièrement rapprochés.videmment, il n'y a pas là dix mille personnes.: - Quatre henres et demie.C\u2019est le moment du départ.Le signal en est donné par uue musique militaire jouant la MäFrsrillaise ; un peloton de cavalerie ouvre la marche, et tout le curiége s'ébranle, flanqué des deux côtés par des dragons, sabre au cluir.En téte M.Chautemps s\u2019avance solennel, ayant à ses côtés les maires des deux plus petites communes de France, MM.Nolle, maire de Wandherand, et Robert, maire de Bussencourt, avec les maires algériens en burnous, qui ont un grand succès.A mesure que les départements défilent le long de la rue de Rivoli, bondée de monde, des bravos, les lazzis, quelques sifflets te croisent.Au coin de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Denis, un groupe de boulangistes, solidement massés, crie : Vive Boulanger ! 4 bas Ferry ! et quelques maires répondent : Vive la épublique ! Aucun autre incident.Sur la place de la Concorde.devant la statue de Strasbourg, de nombreux cris de Vive la France ! partent du cortège, et la foule y répond par des au dehors et se rangent en longues|.| files noires devant l'édifice, non\u2019fans clameurs.Toute la place est noire de monde.C'est à grand'peine que le cortège se fraie passage jusqu'au palais de l\u2019industrie, lieu du banquet.Enfin, vers six heures et demie, le dernier des maires faiË son entrée et la foule des invités s\u2019empresse a prendre les tables d\u2019assant.: | Vainement on a essayé de refaire \u2018par le méme moyen: le groupement | qu'on a pu opérer sur la place de l\u2019'Hôtel-de-Ville,tous les départements ici sont bientôt confondus.À sept heures précises, M.Carnot fait son entrée : il prend la présidence, ayant à sa droite M.Chautemps, et à sa gauche M.Poubelle, et l'on attaque les viaades.Le service ne languit pas, si bien que vers neuf heures MM.Chautemps et Carnot peuvent prononcer, au dessert, les discours qu\u2019on lira plus loin ; mais déjà on ne peut plus écouter.Vainement une trompette sonne au caporal pour obtenir silence.Les cliquetis de vaisselle, les rumeurs de conversation, les cris de gens animés par le vin, dominent tout.Mais si l\u2019on n\u2019entend rien, on n\u2019en applaudit pas moins de confiance.Nouvelle sonnerie.C\u2019est la fin du banquet.M.Carnot se lève, et tous les maires s'échappent à travers le Jardin de Paris, contigu au palais Bien que le public habituel de ce jardin public eût été prudemment évincé, les divers kiosques n\u2019offrent aux visiteurs en goguette que trop d'occasions d'exercer leur verve égrillarde.Nous renonçons à conter les scènes peu édifiantes que la plupart des journaux rapportent simultanément.Quelques-uns des farceurs réclamaient à grands cris M.Constans, trouvant étrange que le ministre de l'intérieur n\u2019ait point paru au banquet des mâires.Et pourtant, disaient-ils avec un gros rire, il a une ceinture, celle de Norodom.En attendant, ils avaient dénoué la leur.Bref, messieurs les maires célébrés par 'M.Carnot ont donné une singulière idée de la tenue administrative en république.C'est presque par force qu\u2019il fallait, un peu plus tard, pousser ces dévots de Bacchus et de Vénus dans les wagons Decauville, Et pendant toute la nuit, sur tout le parcours, à la vue de maires titubants qui erraient par les carrefours, les échos jetvient aux quatre coins de la ville le cri du Parisien gouailleur : Vive môssieu le mère ! lB ADRESSE Du CERCLE CATHOLIQUE DE QUEBEC S.S.LEON XIKi Trés Sai«t-Pére, Permettez aux membres du Cercle catholique de Québec, prosternés encore une fois aux pieds de votre Sainteté, de Lui transmettre l\u2019expression de leur vénération filiale, et de leur reconnaissance.De leur vénération : comment, en effet, des enfants de l'Eglise, au milieu des jours de crise qu\u2019elle traverse, ne sentiraient-ils pas s'accroître encore leur amour, et leur ndmiration pour le grand Pontife dont la science, la haute sagesse, l\u2019inébranlable fermeté, et la majestueuse attitude en face des pouvoirs terrestres, commande le respect de l\u2019univers.De leur reconnaissance : ah! oui, c'est un besoin de nos cœurs, de redire à votre Sainteté quelle lumière, quelle consolation, quelle force et quelle joie leur ont apporté ces glorieuses Encycliques, Humanum Genus, Immortale Dei, et plus récemment, cette mémorable Encyclique Libertas, impérissables monument de la sagesse et de la doctrine pontificales.Nous tenons à vous remercier spécialement, Trés Saint Pére, de ce dernier acte, oti, dans un langage admirable, votre Sainteté porte le coup supréme a ces erreurs libérales, subtiles et persistantes, nées-a ls fin du dernier siécle avec la déclaration des droits de l'homme, et soutenues de nos jours par un si grand nombre d'esprits dévoyés.En lisant cette lumineuse et magistrale exposition d\u2019un sujet qui fait chanceler tant d'\u2019intelligences, la liberté humaine, le monde catholique s'est en partance pour - les fontaines lumi- | neuses.- écrié d'une voix unanime, par la.~~ Se ; °C 2 CN Re ot 7 va: eon cele \u201c.ue FE EE a DEN ot \u201c6 JOURNAL DES VAMPAGNES | \u2018 bouche de ses pontifes, de ses hommes d\u2019Rtat, de ses docteurs, et de ses écrivains : Lumen in cælo, une grande lumière rayonne au firmament de l'Eglise et projette ses clartés victorieuses jusqu'au fond des plus obscurs problèmes de la conscience et de l'âme humaines.Mais, hélas ! à ces sentiments de vénération et de gratitude, vient se mêler dans nos cœurs un sentiment de tristesse amère, quand nous songeons à l'intolérable situation qui est faite, depuis tant d\u2019années, à notre Père, au Vicaire de Jésus.Christ.Dans cette Rome couverte : des témoignages é&clatants de la munificence et de la générosité pontificales, le Pape, quoi qu'on dise, est un captif.Un pouvoir usurpateur habite ses palais, et le domaine teraporel de l'Eglise, garantie de l\u2019indépendance et de la liberté de son chef, ne reste toujours qu\u2019un souvenir.À votre exemple, vos enfants, Très St Père, ne se lasseront point de protester contre cet état de choses, et de réclamer, comme un droit appar tenant au monde catholique, le rétablissement de ce pouvoir temporel établi, aux âges chrétiens, par la main de Dieu, pour le bien de l'humanité.Il n\u2019y a pas de prescription en faveur des nsurpations de la force.Rome est au pape, Rome est à l\u2019Eglise, Rome est à Pierre et à la grande famille catholique dont il est le chef.Et nous croyons accomplir un \u2018 devoir sacré en réitérant nos protestations contre la détention illégitime du patrimoine pontifical.Nous aimons aussi, Très Saint Père, à faire parvenir jusqu\u2019au pied de votre trône l'expression de notre indignation contre les lois pénales dont on menace vos plus fidèles serviteurs.Ces lois ont soulevé déjà la réprobation la plus énergique.Nous nous unissons à ces dénonciations d\u2019une législation inique grâce à laquelle on espère baillonner les champions du droit, et supprimer les revendications importunes de la justice outragée.On veut régner par la terreur et l\u2019arbitraire, en imposant violemment silence aux voix accusatrices.Mais ces lois draconiennes ne feront pas taire la grande voix du monde catholique, et tant que le patrimoine de Saint Pierre n\u2019aura pas été replacé sous le sceptre du Pontife-Roi, cette voix fera monter vers le Vatican un cri de protestation.Voilà, Très Saint Père, les sentiments dont sont animés les membres du Cercle Catholique de Québec.Ils prient votre Sainteté d\u2019en agréer l\u2019expression sincère, et de leur accorder Sa paternelle bénédiction.Québec, Mars 1889.Reponse de Son Eminence le cardinal Rampolla [TRADUCTION] Très illustre Monsieur, Le Saint Père a reçu l'affectueuse adresse signée par le Cercle catholique de Québec en mars de l\u2019année courante.Les sentiments qui y sont exprimés ont grandement réconforté l\u2019âme de Sa Sainteté qui ne peut pas ne pas se réjouir d\u2019avoir des fils si dévoués et si jaloux des droits imprescriptibles du Saint-Siège et de l\u2019indépendance du Chet de l'Eglise.L\u2019Auguste Pontife remercie vivement votre Seigneurie et tous les membres du cercle pour cette importante démonstration\u2018 de foi et de dévouement et leur accorde, du fond ducœur, la Bénédiction Apostolique.En portant à votre connaissance l\u2019accueil fait à votrè adresse par Sa Sainteté, j'ai l'honneur de me sous- crire avec des sentiments d'estime distinguée.Rome, 21 juin 1889.Votre très dévoué serviteur, + M.Card.RANPOLLA.M.le chev.C.Vincelette Président du Cercle Catholique «de Québec, - alo La dime anglicane Le cabinet Salisbury n'a décidément de \u201c fermeté \u2019\u2019 que sur la question irlandaise.Il vient d'opérer à Ja Chambre des communes, sur la question des \u201c dimes\u201d, une volte face qui irrite nombre de ses partisans les plus dévoués.C\u2019est surtout dans le pays de Galles que la question des \u201c dîmes \u201d est une actualité brûlante.Les Gallois appartenant en majorité à la secte non conformiste se sont toujours de fort mauvaise grâce soumis à l'impôt de la dime au profit des bénéficiaires de l'Eglise angligane.Mais, en Angleterre aussi la chose n\u2019est point sans soulever des mécontentements.L\u2019abolition de la dîme est, par le fait, un des articles du programme radical qui ne demande rien moins que le désétablissement de \u2018\u2018 l'Eglise mère \u201d.Le gouvernement avait donc élaboré un bill destiné, d\u2019après lui, à donner.satisfaction aux adversaires de la \u201c dîme \u201d telle qu\u2019elle se recouvre aujourd\u2019hui (par voie de saisie au profit des bénéficiaires), sans cependant sacrifier les droits de l\u2019église établis Mais le prétendu remède n\u2019était qu\u2019an palliatif, puisqu'il se bornait à changer le mode de recouvrement de la dîme ; au lieu de procéder par \u201c saisie d'office \u201d les bénéficiaires seraient désormais obligés de poar- suivre le recouvrement de leur impôt de dime devant la juridiction c,vile comme s\u2019il s'agissait d\u2019une créance ordinaire.| La réforme parut dérisoire à ceux qui la demandaient et qui voulaient entre autre choses que la dime fat désormais mise à la charge des propriétaires et non à celle des fermiers ou des tenanciers.Mais le gouvernement avait déclaré qu\u2019il n\u2019entendait nullement sacrifier l\u2019intérêt des propriétaires et qu'il ne capitulerait pas sur la question.Et précisement il vient d'annoncer qu\u2019il capitule.Il consent à remanier son projet et à sacrifier l\u2019intérêt des propriétaires qui seront maintenant responsables de la dime envers le bénéficiaire.La capitulation n\u2019est point sans causer, comme nous l\u2019avons dit, une vive irritation parmi les partisans du cabinet conservateur.Le Tublet fait remarquer que le gouvernement vient de trahir la cause du propriétaire au profit du clergyman.Car c'est une défaite de soutenir que le propriétaire pourra se rattraper sur letenancier.Le tenancier ne voudra pas payer au clergyman par l'intermédiaire du propriétaire ce qu\u2019il refusait de payer directement au clergyman Ini méme.Et la conséquence, c'est que le propriétaire lui-même qui sera obligé à un nouveau sacrifice pour tirer d\u2019embarras un ministère qui l'immole galement au profit des pasteurs embarrassés Il est cependant excessif de faire expier aux propriétaires qui n\u2019en peuvent mais, l\u2019impopalari- té de l'Eglise établie et de ses bénéficiaires.L'agriculture est aujourd\u2019hui la plus *\u201c chargée de toutes les industries, en Angleterre comme ailleurs et il n\u2019est pas juste d\u2019aggraver ainsi son fardeau comme à plaisir.Voilà où en sont les choses et on ne sait qu\u2019admirer davantage de la légèreté avec laquelle le cabinet Salishury a des * opinions successives \u2019\u2019 sur une question aussi importante, ou de la désinvolture avec laquelle il jette à l'eau ses plus sérieux soutiens.Cela dit, on peut constater que l'anglicanisme commence à expier l'immense spoliation qu\u2019il commit -| jadis contre le catholicisme.La nouvelle réforme de la dime n'est qu'un nouveau pas vers le \u201c désétablisse- ment définitif \u201d qui entre de plus en plus dans le domaine de la,\u201c politique pratique \u201d ainsi que disent nos voisins.Et quand ces bons anglicans.se plaignent de l\u2019impopularité où tombe l\u2019établissement on peut leur répondre ce que leur a répondu naguère l'illustre cardinal leur compatriote.\u201c Le désétablissement ?Mais en vérité il a été accompli il y a trois cents ans.\u201d : L.NEMOURS GODRE.LETTRE DE LONDRES LondYes, 21 acfit.Les grandes manœuvres navales.\u2014 La session et le Light trains bill \u2014Opposition des radicaux.\u2014 M.Conybeare et sa prison.\u2014La triple alliance et l\u2019Angleterre.\u2014Le cas de Mme Maybrick.\u2014 Sir James Marshall.Un sait que les grandes manœu- vres de la marine anglaise ont commencé après le départ de l\u2019empereur Guillaume.L'année dernière,c\u2019était l'amiral Tryon qui commandait la flotte d'attaque et l'amiral Baird qui commandait la flotte de défense des côtes.L'amiral Baird fut battu sur toute la ligne.Cette année, l\u2019amiral Baird commande les opérations de l'attaque et l\u2019amiral Tryon celles de la défense.Et il semble déjà que l'amiral Baird ait retrouvé ga male- chance de l\u2019année dernière.Trois de ses vaisseaux viennent d'être capturés selon les règles de ce jeu de petite guerre maritime par les vaisseaux de l'amiral Tryon.Sur tous les points de la côte en Angleterre les autorités locales, les habitants et les milices suivent avec intérêt les diverses phases des grandes manœuvres navales.Il s\u2019agit de savoir si, en cas de vraie guerre, on serait prêt à repousser l\u2019envahisseur.Les députés anglais commencent à être furieux d\u2019êtie encore retenus à Londres par la session.Le fameux 12 août a lui depuis huit jours; la chasse aux grouses est ouverte, et, au liea de chasser en plaine ou sous bois, ils sont obligés de siéger, de discourir, de voter.Le gouvernement fait ce qu'il peut néanmoins pour hater les travaux de la session.A grands efforts M.Balfour vient de faire voter le Light trains bill, bill irlandais destiné à favoriser en Irlande le transport des marchandises, produits agricoles, produits de fermes, produits de la pêche des côtes, et dont le besoin se faisait grandement sentir depuis longtemps.Il va sans dire que pour ce bill, qui nous montre en M.Balfour un secrétaire en chef capable de donner à l'Irlande autre\u201cthose que des lois coercitives, le gouvernement a eu les vofes du parti irlandais Mais il a fallu vivement lutter contre l'opposition d'un certain nombre de radicaux anglais qui, sous prétexte de mettre un frein au gaspillage des fonds publics, voulaient dit-on, se venger d\u2019avoir été abandonnés parle parti irlandais sur la question des dotations royales.Le vote de la loi cause une vive satisfaction en Irlande et les journaux nationalistes félicitent M.Balfour de cet acte de bonne et utile administration.Par contre, ils sont pleins de détails lamentables sur le rigoureux 'et barbare traitement infligé en la prison de Derry à M.Conybeare, un député radical anglais qui a été condamné par un tribunal irlandais à deux on trois mois prison pour avoir contrevenu,en Irlande à la loi \u2018de - coercition.Il paraît que M.Conybeare selon une léttre qu\u2019il écrit lui- même à un des amis, est enfermé dans un \u201c antre \u2019 dont il ne saurait dire la dangereuse insalubrité et l\u2019épouvantable condition de saleté.Il dit que sa santé ést gravement compromise, qu\u2019ils est envahi par toute sorte de vermine, qu\u2019il s\u2019est soumis jusqu'ici de bon cœur, mais qu\u2019il se révoltera si on ne change pas de manière d\u2019agir, et qu'il prie ses amis du Parlement de ne rien ménager pour forcer le gouvernement à le sortir de \u201c cet antre pestilentiel \u201d.Voilà une lettre qui confirme ce qu'on sait de la saleté et de l\u2019insalubrité des prisons anglaises en Irlande.Les journaux tories se montrent fort satisfaits du bruit fait par ce qu\u2019on appelle leur entrée dans la triple alliance.\u2018Et ils prennent en pitié M.Labouchère qui, pour faire étalage de ses sympathies françaises, n\u2019a pas craint de demander des explications au gouvernement.Ils se bornent d\u2019ailleurs à amplifier les déclarations de sous secrétaire d\u2019Etat aux affaires étrangères.L'Angleterre n\u2019a pris d'engagement avec personne elle reste libre de suivre en cas de complication la politique qui conviendra le mieux à ses intérêts.Mais elle est la première puissance navale du monde, on semblait l\u2019avoir un peu oublié sur le continent.Or, on se le rappelle aujourd\u2019hui et on fait bien, car l'Angleterre a le droit d\u2019être Écoutée et consultée sur les grandes uestions qui intéressent l\u2019Europe n est trop politique ici *pour tenir un autre langage, même s\u2019il y avait un accord définitif sur la question extérieure.Mais il n\u2019est pas inutile de faire remarquer que, si l'Angleterre ne prend pas d\u2019engagement, l'Allemagne semble en prendre un.Vous avez In la presse d\u2019Allemagne et vous savez avec quelle modestie l\u2019Allemagne reconnaît aujourd\u2019hui dans les colonnes de la Nordeutsche_Zeltune qu\u2019elle a montré en Afrique un appétit plus grand que son estomae et qu\u2019elle va réduire de beaucoup son plan de colonisation.La reculade est d'autant plus amusante qu\u2019il y a quelques semaines à peine la presse allemande était pleine de violences et d\u2019injures contre l'Angleterre à propos de l\u2019embargo mig par l'amiral anglais Fremantle sur le navire allemand du docteur Peters.Le sort de Mme Maybrick n\u2019est pas encore décidé.En face du bizarre et colossal mouvement d'opinion qui s\u2019est déclaré en faveur de la condamnée aux assises de Liverpool, on comprend l\u2019embarras de M.Matthews, , le Home secretary : soixante-dix mille signatures de Liverpool, cinquante mille signatures de Birmingham, sans compter le recours en grace des 38 membres du Parlement et une foule de pétitions présentées par des associations ou des groupes spontanément formées sur tous les points du royaume.M.Matthews n\u2019a plus le temps de paraître à la- Chambre des Communes.On dit gh'il ne qu\u2019il ne quitte guère la société du juge Stephens, qui a prononcé le jugement et qu\u2019on dit décidé à maintenir la sentence.Il est débordé par les renseignements, les rapports d\u2019experts médicaux et judiciaires.Et il paraît qu\u2019on ne sera pas encore fixé avant un ou deux jours sur le sort de Mme Maybrick, qui ne cesse d'affirmer son innocence et dont la santé est, dit-on, fort ébranlé par les émotions du procès et l'incertitude où elle demeure sur son sort.En sir James Marshall que de nombreux amis escortaieht l\u2019autre jour, après d\u2019émouvantes obsèques à sa dernière demeure au cimetière de Mortlake les catholiques anglais ont perdu une de leu élébrités, et des plus sympathiques.Sir J.Marshall était un \u201cconverti\u201d,et avait été jusqu\u2019en a | 1859 à Edgbaston une des recrues les plus précieuses, un des collaborateurs les plusestimés du P.Newman.Quelques années plus tard il entrait au barreau où il se fit une place distinguée.Il a rempli depuis de hautes fonctions judiciaires dans les colonies anglaises de l'Afrique.Le climat ayant trop éprouvé sa santé il était rentré en Angleterre où il continuait à prodiguer lesefforts de son zèle et de sa générosité en faveur des missions catholiques, dont il resta jusqu\u2019 à sa mort le dévoué bienfaiteur.Sir James Marshall était comme son illustre ami le cardinal Manning partisan du home ruleen faveur de I'Irlande.LE CLERGE DE ROME \u2014AUX\u2014 \\ PIEDS DU SAINT-PÈRE \u2019 Nous avons signalé la récente publication, à Rome, d\u2019un ignoble journal qui sous le titre de Cronaca Nera (la Chronique Noire), annonçait qu\u2019il allait s'attaquer à la soi-disant oppression exercée par lespersonnages du haut clergé, sans vertus et sans honneur, contre les membres pauvres et méritants du bas clergé.Ce journal prétendait se donner comme l'organe de la grande majorité du clergé à Rome.L'indignation, parmi le clergé de Rome ainsi calomnié, fut bientôt à son comble.Un grand nombre de prêtres se firent aussitôt les promoteurs de l\u2019idée d\u2019une démonstration éclatante à faire auprès de Sa Sainteté en témoignage de leurs vrais sentiments, el mardi dernier, le Saint-Père recevait en audience quel- , ques-uns de leurs délégués.A l'adresse qui lui était présentée, et qui exprimait éloquemment les sentiments dont nous venons de parler, le Saint-Père a répondu : Nous'éprouvons une grande satisfaction des sentiments que vous venez de manifester au nom de Rome, et nous aurons pour non moins agréable la solennelle protestation que le clergé lui-même, d\u2019après ce que vous dites, se prépare à faire su moyen d'une souscription générale.: Assurément lo clergé de cette auguste ville ne pouvait choisir une .occasion plus opportune, ni avoir un plus juste motif que celui auquel vous faites allusion, d\u2019attester parfaitement sa parfaite union et sa soumission docile à ses légitimes supérieurs ecclésiastiques.Les événements déplorables qui se déroulent chaque jour sous les yeux \u2018de tous font suffisamment connaître combien &pre estla lutte que I'Eglise .doit soutenir aujourd\u2019hui.Et pour ne parler que du clergé, quel a été et quel est présentement le perfide dessein de nos ennemis ! Vous l'avéz très bien dans dit votre adresse ; c\u2019est de semer la zizanie et d\u2019exciter les scandales pour diviser les esprits.Ils ont commencé d\u2019abord, au moyen de toute sorte de vilains artifices, par le dénigrer auprès des fidèles et tenter de l\u2019en faire mal voir, afin d\u2019éteindre chez les fidèles le sentiment d\u2019obéissance et le respect dû au sacerdoce catholique.Mais, les résultats n\u2019ont pas répondu à leurs désirs parce que, au milieu \u2018des oppressions et des - Angoisses, le clergé a su tenir haut son prestige et se concilier la confiance et l\u2019estime du peuple croyant, en lui donnant la preuve qu\u2019il était son véritable ami.Alors avec une ruse plus grande, ils ont changé de tactique.Feignant aujourd'hui de prendre à cœur et de défendre les intérêts d'une partie du clergé, ils tentent ainsi d\u2019insinuer dans ses rangs la discorde qu\u2019ils n'ont pas réussi à ;.souvent le très vif désir de l'amélio- Ter ; ces jours-ci même, par des dis- FU 1 a ce De LS cary fl, 3 ; JOURNAL DES CAMPAGNES a \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 semer entre le clergé et le pehiple ;à cet effet, ils recourent aux moyens les plus indignes qui révoltent toute âme honnête et qui offensent au vif l\u2019honneur du clergé.Mais nous avons confiance que, cette fois encore avec l\u2019aide de Dieu, leurs desseins resteront impuissants.Oertes, Nous n\u2019ignorons pas qu\u2019en ce temps la situation du clergé n\u2019est pas prospère et Nous avons eu bien tributions diverses.ous sommes vena en aide à plus de quarante prêtres pauvres ; petites distributions, mais qui pourtant peuvent alléger leur indigence.Nous voudrions bien répandre le bienfait dans une plus large mesure, surtout pour ces prêtres qui se distinguent le plus par une conduite exemplaire et qui se consacrent avec le plus d\u2019ardeur aux œuvres du saint ministère.Mais la dévastation des biens ecclésiastiques, opérée par la Révolution, ne Nous permet pas, pour le moment, de faire davantage.Donc que le clergé, sûr de Notre paternelle sollicitude, se tienne bien en garde des embûches ennemies.Qu'il ne se laisse pas tromper par ceux qui semblent prendre sa défense.Qu'il soit persuadé que le vrai sentiment dont ils sont animés n\u2019est pas la soif de la justice et l\u2019ardeur de la charité, mais l\u2019esprit d\u2019aversion et de haine contre l\u2019Eglise et sa divine hiérarchie.Du reste, Nousapprouvons la noble initiative que vous avez prise et comme gage de Notre paternelle affection, Nous vous accordons de tout cœur, à vaus et à tout le clergé de Rome, la Bénédiction Apostolique.À la suite de ce discours de Sa Sainteté, l\u2019Osservatore Romano publie l\u2019appel d\u2019an comité de prêtres à leurs confrères-demeurant à Rome pour attester, par des signatures individuelles mises au bas d\u2019une déclaration ad hoc, la parfaite union des prêtres dans le sentiment et le respect de la sainte hiérarchie.UN DISCOURS DE M.DAVID M.L.O.David a adressé la parole à ses électeurs de Montréal-Est, avant- hier soir.Son discours, tel que résumé dans la Patrie, est un morceau assez curieux pour qu'on s'y arrête un instant.M.David est un homme candide, nourri d'illusions comme à l'aube de la jeunesse, et dont le caractère est d\u2019une honnêteté native* qui se traduit souyent par d\u2019honorables velléités.7 Mais ce ne sont que des velléités.L'action n\u2019ést jamais, chez le député de Montréal-Est, à la hauteur du sentiment.Et voilà pourquoi M.David n'a pas sur son parti, sur le gouvernement.qu\u2019il appuie, l\u2019influence que sa situation semblerait devoir lui assurer.Les amis politiques de M.David lui reprochent souvent d\u2019être trop droit, trop franc.C'est un reproche flatteur.M.Mercier, dans la célèbre affaire des $5,000 avait laissé échapper à l'adresse du directeur de la Tribune un mot typique.Il s'agissait de substituer M.Benjamin Trudel à M.David comme intermédiaire auprès de MM.Sénécal et Dansereau.M.Mercier insistait pour que M.Trudel fit la démarche décisive.Quelqu\u2019un dit: Mais David.\u2014 David, s\u2019écria M.Mercier, il est trop bon ! que M.David a encore été trop bon dans son discours de l\u2019autre soir.Non pas que le député de Montréal-Est ait montré une trop grande indépendance.Mais il lui est arrivé de dire des choses un peu hasardeuses.Nous prenons ça et là quelques extraits de cette harangue : Après avoir exposé d'autres projets de loi concernant les ouvriers, M.David dit qu\u2019il voulait définir netlement sa situation politique.Il dit qu\u2019il s\u2019est présenté libéral-national-indépendant, et tout en appuyant le gouvernement Mercier, il n\u2019est pas pour cela ministériel, Il s'est toujours montré indépendant, beaucoup plus que ne l'aurait voulu M.Mercier.ll ajouta que le gouvernement actuel était le gouvernement le plus indépendant qui aitexisté, puisque ses plus \u2018chauds partisans n\u2019ont pas craint de le combattre, de mettre même sa vie en péril en diverses occasions.Libéral - national - indépendant ! Diable ! la nuance de M.David est extrêmement composite! Libéral,c\u2019est connu, M.David a toujours été pour | nous le type le plus accompli de Thomme modéré encapuchonné de l'illusion libérale.National, passe encore, quoique le nationalisme de M.David ne soit pas toujours de bon aloi, témoin son livre sur les Evénements de 37.Mais, pardessus le marché, indépendant, c'est trop panaché, et les gens de goûts simples trouveront que M.David surcharge de trop d\u2019abjectifs sa définition politique.M.David affirme qu'il n\u2019est pas ministériel.Mais il aesiste aux caucus convoqués par le ministère ! Libéral, national, indépendant, appuyant le ministère mais pas ministériel, tous ces traits variés et simultanés donnent à M.David une physionomie fort indécise.Faudra-t-il donc dire de lui comme du Chrysologne de l\u2019épigramme classique : David est tout et n\u2019est rien.L\u2019orateur a parlé de l'affaire Beausoleil .Parlant de la fameuse affaire des $32,000 de M.Beausoleil, l'orateur ajouta que cette affaire lui avait d'abord déplu il trouvait exagéré d\u2019accorder 5 070 de commission.Cependant M.Mercier lvi a assuré que M.Beausoleil n\u2019aurait que 24 pour cent.C\u2019est en effet ce qui a été fait.An lieu de 5 070 que les conserva teurs donnaient eu extra à leur collecteur, M.Beausoleil n\u2019a eue qu'une commission fort raisonnable de 2% ojo.Le gouvernement a tort cependant de nommer des commissions pour collecter ces sommes d'argent ; il a suffisamment d\u2019employés pour faire cette besogne.Profitons de l\u2019occasion pour adresser aux libéraux une observation.Leur grand argument dans l'affaire Beausoleil c'est que le gouvernement conservateur payait 5 p.c.son collecteur du revenu.Admettons pour un moment que cela soit vrai.La différence, c'est que M.Lamb en 1882 et 1883 n'a collecté de la taxe commerciale que quelques milles piastres, que son percentage ne s\u2019est élevé qu\u2019à un chiffre fort peu élevé.Tandis qu\u2019en 1888 M.Beausoleil a collecté un demi-million, ce qui a fait monter son percentage à une somme exorbitante.Cinq pour cent sar $20,000 est une commission moins forte que deux et demi pour cent sur $500,000.Tout de même, le langage de M.David n\u2019accuse pas un vif enthousiasme pour l'affaire Beausoleil.Mais nous arrivons à un passage palpitant d\u2019intérêt : M.Mercier va, peut-être trouver L\u2019orateur dit qu\u2019il n\u2019a jamais aspiré à eA : .' 3 être ministre, mais il prétend que la grartde division électorale de Montréal devrait être bien représentée dans le cabinet.Le procureur général devrait étre choisi parmi les représentants de Hontréal.Que ce soit un national ou un libéral, cela importe peu.Montréal paie des taxes énormes, et a de grands intérêts à être représenté dignemeut dans le cabinet.+ Humez cela, M.Turcotte.Le procureur général devrait être un représentant de Montréal.Donc, vous feriez mieux de boucler vos malles, M.le député des Trois-Rivières, Maintenant, une chose nous frappe- M.David se défend du désir d\u2019être ministre.Mais, il n\u2019y a que trois députés de Montréal: MM.David, Hall et McShane, quoique ce dernier ne le soit guère actuellement.Notre ami M.Hall est trop bon conservateur pour avoir des chances.M.McShane n\u2019est pas précisément un homme de loi.Reste M.David, qui est avocat, député de Montréal, et libéral-national-indépendant.Or, M.David proclame qu\u2019il faut que le procureur général soit un représentant de Moutréal.Donc, dans l\u2019opinion de M.David, M.David devrait être procureur général.N'insistons pas sur ce point délicat, et faisons admirer sans délai à nos lecteurs la perle du discours prononcé par M.David.La voici : En règlant la question des jésuites, M.Mercier s\u2019est mis de l'atout dans son Jeu el s\u2019est assuré une influence qui lui sera utile.M.Mercier que l\u2019on représentait comme imbu des faux principes du libéralisme à été décoré par lé Pape et aujourd\u2019hui à Rome, il est très considéré de tous lesdignitaires.Cela n\u2019a pas empêché certaines gens de se moquer de lui lorsqu\u2019il est paru en culottes blanches dans le chœur de l'église de Saint- Hyacinthe.M.David répète qu\u2019il préfère les culottes blanches de M.Mercier aux culottes oranges de Sir John.\u2018\u201c\u2018 David, il est trop bon!\u201d M.Mercier pourra rééditer ce cri, en lisant le passage que nous venons de citer.\u2018\u201c\u2018 En règlant la question des Jésuites, M.Mercier s\u2019est mis de l\u2019atout dans son jeu\u201d.Ce mot mériterait d\u2019être gravé en lettres d'or dans la salle de l\u2019Assemblée Législative.Ah ! le bout de l'oreille que cet indiscret M.David s\u2019en vient montrer ! \u201c M.Mercier s'est mis de l'atout dans son jeu !\u201d était-ce donc là son mobile principal ?On voit que le discours de M.David est on somme un discours intéressant.Nous avons pris dans la Patrie les extraits que nous venons de citer.FAUSSE RUMEUR L'Electeur d'hier matin disait: On nous apprend ici qu\u2019une délégation de Sorel ayant à sa tête le sénateur J.B.Guevremont est venu offrir la candidature du comté de Richelieu à M.Joseph Tassé de la Minerve.: La Miverve d\u2019hier dément cette nouvelle en ces termes : Le Star d'hier soir annonce qu\u2019une députation d\u2019électeurs du comté -de Richelieu est venue offrir la candidature à M.Joseph Tassé, et que celui-ci a demandé quelques jours pour prendre la chose en considération.En réponse à un téléphone, le direc= teur de la MINERVE, qui est retenu à sa résidence par la maladie, nous fait\u2019 sas voir qu\u2019il n'a pas eu l\u2019honneur de rece= voir aucune telle députation.L'élection de Richelieu inspire anards sur canards à la presse libé- rale. \u2014\u2014mmegçeemaue NOTES D'UN VOYAGE À TRAVERS LES PROVINCES MARITIMES A A 5 heures du soir, le 13 août, nous arrivions à Shédiac pour y séjourner jusqu\u2019au lendemain midi.L'hôtel Weldon, à proximité de la gare, est très bien tenu.Le propriétaire est complaisant®t nous accueille avec tous les honneurs dus a notre rang.Il faut croire que les citoyens de Shédiac prisent hautement les journalistes, car nous n\u2019avions qu'à montrer nos couleurs, pour qu\u2019on nous fit fête.C\u2019est à Shédiac que mon ami M.F.Robidoux ublie le Moniteur, le principal organe Je la population acadicnne.Ce journal a joué un beau rôle depuis sa fondation.QEuvre de dévouement à la cause nationale, il a toujours vécu par ses seules ressources, et il ne nous paraît pas qu\u2019il se soit amoindri en suivant cette noble ligne de conduite.Le Moniteur s\u2019est identifié à toutes les œuvres qui pouvaient accroître la vitalité de la nation dont il s\u2019était donné mission de défendre les intérêts.Agriculture, colonisation, éducation, mouvement patriotique, tels sont les sujets qu\u2019il traite toujours avec talent et conviction.Ce journal n\u2019est plus seul aujourd\u2019hui sur la brèche.L'Evangéline et le Courrier des Provinces Maritimes, ont vu le jour, et combattent les bons combats avec lui.Tant mieux donc, car la presse bien dirigée est toute puiseaule.#E% - Le lendemain, nous allions faire visite à M.Robidoux et à sa famille, puis à l\u2019honourable M.Poirier, avec qui j'avais déjà lié connaissance depuis longtemps.I] ne nous manquait que la présence de M.Placide Gaudet,.ua des rédacteurs du Moniteur, antiquaire émerite.Nous l'avious rencontre la veille au Collège de Memramcook.Malheureusement la maladie l\u2019avait empêche de nous suivre à Shédiac, comme il l\u2019aurait désiré.Je regrettai fort ce contre-lemps, car je m'étais promis, «vaut mon depart, d\u2019ui- liser les counaissances historiques de cêt érudit distingué.M.Robidoux qui était fâché contre nous, parce que nous ne l\u2019avions pas averti plus tôt de notre arrivée à Shédiac, voulut se venger, et il y réussit parfaitement.Il s\u2019empara de nos personnes, et nous fit visiter les environs de la ville.** Voulez-vous voir une ceate- naire acadienpe, nous dit-1l.\u201d Sans doute, reprimes-nous.Nous entrons dans une jolie maison de campagne.C\u2019est là que résidait madame Léger, grand\u2019mère de M.le docteur Léger, qui nous accompagbait.Cette bonne vieille comptait ce jour-là, cent ans et un mois révolus.Elle est parfaitement saine d'esprit, et ne souffre que d\u2019une surdité qui n\u2019est pas complète.Elle répondit avec le plus grand sens aux questions que nous lui posâmes, \u2018et nous fûmes très surpris de constater qu\u2019elle n'était pas aussi decrépite qu\u2019on peut l'être à un âge aussi avancé.On dit que la vieillesse constitue par elle-même une maladie ; c\u2019est peul-être vrai, mais il est assez étrange de constater que c\u2019est une maladie doit tout le monde voudrait mourir.Con Fx Shédiac est une petite ville de 7 à 200 âmes.Elle est située sur les bords de la baie du même nom.Il y a plusieurs églises protestantes et une église catholique, dédiée à St-Joseph.Il y a plusieurs jolis cottages, de beaux magasins et des Scieries.La gare est spacieuse et très- confortable.:.es étrangers y afflueut durant la canicule.Les Français s\u2019y étaient forlifiés en 1750 afin de protéger la Non velle-Ecosse contre I'invasion anglaise de ce côte-là.Nous apercevons, 4 deux milles au nord-est de Shédiac, Pointe du Chéne, petit village dont ls havre est très important.Un bateau fait quotidiennement la traversée entre cette poinie et Summerside, sur l\u2019île du Prince-Edouard.La distance entre les deux rives est de 35 milles, et le Saint-Lawrence fait ce trajet en trois heures et demie.C\u2019est un vais seau confortable et solide.Le gérant est M.F.W.Hales, qui tient son bureau a \"Charlottetown.Un autre navire de même dimension, l\u2019Empress of India traverse le détroit de Northumberland entre la capitale de l\u2019ile et Pictou, dans la Nouvelle-Ecosse, Un ordre parfait règne à bord de ces déux vaisseaux ; la W Sand 4 Ce PS AL ee 6 Fe UT TER he Te TE \u201cJOURNAL DES CAM \u2018 table est excellente, et le service ne laisse rien à désirer.Avant d'arriver à bord nous rencon- trames M, J\u2019abbé H.Gouin, professeur au Grand Séminaire de Québec.IÏ se rendait à l\u2019ile du Prince Edouard, ou, À l\u2019île Saint-Jean, comme l'appellent encore les Acadiens du Nouveau-Brunswick, pour porter la parole aux citoyens de Miscouche, à l\u2019occasion de leur fête nationale.Nous primes passage sur le Saint Lawrence, après avoir dit adieu à nos amis de Shédiac dont nous n\u2019oublierons jamais la gracieuse courtoisie.Notre bateau quitte la baie de Shédiac pour entrer dans le détroit de Northuunberland.Les côtes de l\u2019Ile du Priuce- Edouard s\u2019élèvent bientôt, et l\u2019on aperçoit d\u2019abord le cap Egmont, de couleur rouge brique.Après avoir doublé le cap Egmont, le vaisseau entre dans la baie de Bedêque ou d'Halifax, passe Indian Point et entre enfin dans le port de Summerside.Ou peut voir facilement dans le loinsain les caps Traverse ei Tormentin ; c\u2019est le passage le plus étroit entre la terre ferme et l'île du Prince-Edouard.La distance à cet endroit n\u2019est que de neuf milles.C\u2019est ici que se trouve le câble sous-marin.Summerside, vu du havre, paraît avec avantage.Plusieurs jolis clochers dori- nent les-résidences et les magasins.C\u2019est le port de mer le plus importa-it de l\u2019île, au point de vue des exportations qui s\u2019y font.Les principales consistent en avoine, pommes de terre, orge, œufs, huîtres et chevaux.Les quais sont d\u2019une longueur démesurée.Quant aux édifices i s sont généralement bâtis en bois._ Le chemin de fer passe tout près de la Compagnie de Navigation de l\u2019île.C\u2019est très commode pour le voyageur.Nous prenons le convoi de Jharlotletown, avec l\u2019intention de nous arrêter à Huuter River, à 28 milles de Summerside, et d'atteindre Rustico le mème soir.C\u2019est ce que nous fimes en effet.Vers ies 7 heures nous avions entrepris de franchir les six milles qui separent Hunter River de Rustico.Une heure plus tard, ous étions confortablement installes chez M.Robert Pinault, un des plus riches Acadiens de l\u2019endroit.VI.Le jeudi, 15 =oûk, fête de l\u2019Assomption de Ja sainte Vierge, a èté celébré soleu- nellement cetis année dans quelques centres acadiens.Rustico élait de ce nombre.Il y eut une grand\u2019messe à 9 heures, avec chynt et musique.M.l\u2019abbé Galant, curé de Sainte-Anne, paroisse voisine de Rustico, fit les fonctions de célébrant.Le corps de musique formé dans la paroisse même, fit vibrer les échos du vaste ternple avec le plus harmonieux accori.Il n'y eut pas de sermon.Après la cérémonie religieuse, les citoyens de la paroisse re rendirent en foule sur vn terrain où le reste de la journée devait se passer en amusements variés, en Un r pas ou tea party, le tout couronnes par une course de chevaux.L'occasion ne pouvait être plus favora- bie pour etudier sur le vif les mœurs acadiennes dans Cette partie du pays.Le fait est que la paroisse entière était là présente, hommes, femmes et enfants Il y avait au moins 2,000 personnes, y compris des familles écossaises, anglaises et irlandaises que la curiosité devait nécessairement attirer dans ce lieu charmant.° Un des traits les plus caractéristiques des anciennes coutumes acadiennes, est l'habit particulier que portent encore des femmes assez âgées.C\u2019est lout nn costume, ressemblant beaucoup a celui des religieuses.Il y a la coiffe, le mouchoir, le mantelet, et la cotte.Le mouchoir est blanc, recouvre le sommet Ge la tête et descend de chaque côté jusqu'aux épaules et vient se terminer en pointe- sur les épaules.Le mantelet, de couleur noire, recouvre le mouchoir.La coiffe est une sorte de bounet assez semblable à celle que portent les femmes dans la province de Québec.\u201cLa coite est une jupe_noire qui n\u2019offre aucune particularité.Je n\u2019ai pu compter que douze femmes ainsi affublées de ce costume semi-religieux dont l\u2019origine remonte à une époque très reculée.- Ce seul exemple suffit pour démontrer que les Acadiens de Rustico ont conservé le culte du\u201d passé.De nos conversations avec plusieurs d\u2019entre eux j'en suis venu à conclure que ces gens- 4 PAGNES là \u2018connaissent parfaitement l'histoire malhedreuse de leurs ancôtres.Des vieillards m\u2019ont parlé de leur dispersion.u\u2019ils appellent le grand Vérangementour eux le continent est encore la Grande Terre.La langue française s\u2019est conservée parmi eux.Les anciens la parlent facilement et assez correctement.cependan! des fautes que l'instruction seule pourrait finir par corriger.Ainsi, il y a l\u2019éternel j'avions, que l\u2019on retrouve dans presque toutes les bouthes: L'autres disent : gu'avons, gu'avions ; il est allé s'entend souvent comm- sil n\u2019y avait pas de { termiuant est; ils disent il é allé.Ce sont des défauts de langage de peu d'importance en eux-mêmes, mais s\u2019ils se généralisaieût, ils finiraient par détériorer votre belle langue fran- gaise, au poiut de la rendre meconbais- sable.: Tous les Acadiens et Acadiennes de Rustico parlent parfaiæment l\u2019Anglais.C\u2019est très-bien.IL ne peut pas y avoir d\u2019objectiou à ce qu\u2019ils le sachent parler, même avec pureté, mais il y a là un écueil à eviter, c\u2019est qu\u2019ils mettent du côÔ- té le français, leur 1diome maternel.Les vieux m\u2019out dit que les jeunes avaient un faible pour l\u2019anglais.Nous avons recommandé aux vieux de surveiller atteu- livement les jeunes, moins expérimentés :qu\u2019eux, et aux jeunes de suivre les conseils de leur père eb mère.Que tous n\u2019oublient jamais que la langue anglaise était pariee par Winslow, Lawrence, Monkton, et par tous ceux qui les ont traités commie des ilotes ou des esclaves de la plus basse condition.#F% Le tea party, dout les profits doivent retourner à l\u2019église catholique de Rustico, a été couronné d\u2019un grand sut- cès financier.L\u2019entrée du terrain était de 10{centins, et le goûter en coûtait vingt-cing.Il y avait à part cela, des jeux d\u2019adresse où il fallait payer cinq centirs pour entrer en lice.Le gagnant avait un cigare, ou une somme d'argent, suivant l\u2019habileté qu\u2019il déployait.Le curé de la paroisse, M.l'abbé de Finance, Frauçais d\u2019origine, passa la journée sur le terrain.Une grande part du succès est dû à M.le docteur Gallant, qui nous à sembié être l\u2019âÂme de toute l\u2019organisa- tiow.Malgré les apparences de mauvais temps, le programme a pu être exécuté à la lettre, et nous quittious ces lieux vers quatre heures, très édifiés de la couduite de cette masse de gens, parmi lesquels nous n\u2019avons pas vu un seul trouble-féte.Pas de cris, pas de tiraillements, mais partout la plus grande tranquillité et sur tous les fronts la sérénité et la joie.~ La population de Rustico est morale et religieuse.À part l\u2019église, qui est très, convenable, on y voit un magnifique couvent, tenu par des sœurs de la charité, dont la maison mère est à Halifax.Ii y a une banque dont ie capital verse n'est que de $12,000; elle re nomme Farmer's Bank : le caissier est un M.Gallant.Le cimetiére, que j'ai visité en détail, est couvert de mausolées avec des inscriptions qui indiquent que l\u2019on y vit vieux.Rustico fut pendant longtemps le siège épiscopal de Mgr McDonald, Après Y avoir séjourné pendant trente ans, ce vénérable évêque alla s\u2019éteiudre au college de St-Dusstan, à Charlottetown.* ge A six heures du soir nous prenions le convoi qui devait nous conduire tout d\u2019une haleine à Charlottetown, capitale de l\u2019île du Prince-Edouard.Une heure plus tard nous étions attablés à l\u2019hôtel avies, devant-un souper de première classe.Mais, comme il y avait affluence de visiteurs ce jour-là, à l\u2019occasion d\u2019un grand pique-nique d\u2019Ecossais, nous füû- mes obligés, faute de trouver de chambres,à alier retenir une cabine à bord du bateau qui devait nous transporter à Pictou le lendemain.Gharlottetown est le siège du gouvernement de [ile du.Prince-Edouard.C\u2019est aussi la résidence de l\u2019évêque catholique, Mgr McIntyre.Le college de Saint-Dunstan est situé sur une éminence à un mille de la ville.Celle-ci n'offre rien de remarquable.Ses édificés sont assez modestes.Le seul progrès qu\u2019elle a fait depuis quelques années, consiste dans l\u2019ouverture de deux nouveaux hôtels, qui remplacent avantageusement le Revere et le Rankin, de triste mémoire.L'hôtel Davies est tenu sur un excellent pied, et les voyageurs y trouvent tout le confort désirable, ~ \\ Ils font\u2019 | moyennant deux piastres par jour.Le matin du 16 août nous quittions: la -pelite capitale.emportés par le Princess of Wales vers les plages de la Nouvelle- Ecosse.Le temps est très-beau et les passagers, qui sont nombreux, semblent fort réjouis de la musique d'un joueur de cornemuse de première force.Les Ecossais de Pictou et des villes voisines, comme Westville, New Glasgow Stellarton, Hopewell, s\u2019en retournent de leur pique-nique annuel.Personne ne paraît avoir festoyé outre mesure ; mais si on n\u2019aperçoit aucune bouteille de Scotch whiskey, par contre les équerres et les compas ne font pas défaut.Nous somms au milieu d\u2019une armée de francs-maçons, c\u2019est évident.Les insignes brillent sur les nœuds de cravates et aux boutonnières.\\ Un autre groupe de passagers que je ne puis laisser passer inaperçu, c\u2019est celui des salutistes qui semblent avoir entrepris de nous suivre depuis trois jours.Il*y en a partout de cette engeance: à Moncton, à Shédiac, à Pointe du Chène, sur le Saint-Lawrence, à Summersde, sur tous les convois du chemin de fer de l\u2019ÎËle du Prince-Edouard.Nous les retrouvous encore sur le bateau Princess of Wales.lls sout les mêmes partout.Les hommes portent le gilet rouge,barriolé de l\u2019enseigne de l\u2019Armée ; les filles ont le chapeau particulier, la jupe bleue, et tout l\u2019attirail ordinaire.Quelle plaie pour la société respectable et tranquille ?# Hx Le bateau arrivait au quai de Pictou vers midi.Nous nous rendons à l\u2019hôtel Revere où l\u2019on dîne bien.Sir F.Middleton y logeait ce jour là: Après nous être réconfortés, nous sautons à bord du premier convoi pour Westville; c\u2019est un trajet de onze milles que le train parcourt en trente minutes.C\u2019est ici que se trouvent les fameux gisements carbonifères dits Acadia Mines.N'ayant pas une minute à perdre, nous nous adressons au gérant, M.Maxwell, pour descendre dans la mine.Comme nous lenions mordicus à visiter ces travaux souterrains, tous ne lînmes aucun compte des objections que cet employé crut sans doute prudent de faire, pour modérer notre curiosité.Il y avait ceu), cela; les machines avaient subi des réparations récentes ; il nous faudrait passer deux heures et demie dans ces rofondeurs, bref ; il y avait danger ! maginez-vous donc, si c'était amusant, après avoir entendu ce langage,de s\u2019embarquer pour une semblabie expédition.Nous irons tout de même, lui dis-je, en lit1 présentant ma carté de journaliste.Eh bien, reprit-il, allons-y, mais s\u2019il vous arrive quelque malheur, vous ne me ferez pas de reproches.M.Maxwell nous confia chacun-une petite lampe de sûreté, fermée à clef, comme celles des mineurs,et nous sau- times dans uneboîle à charbon à laquelle une machine puissante imprima aussitôt un mouvement de haut én bas assez\u2018ac- cadé.Cet ascenseur d\u2019un nouveau genre a une inclinaison de 28o,et il file avec une vitesse modérée, Car il nous fallut cinq minutes pour franchir les vingt arpents qui constituent la profondeur du puits.Ce n\u2019est pas sans uye certaine émotion que l\u2019on se sent ainsi entraîne dans les entrailles de la terre, à travers uue demi obscurite, plus terrifiante que les ténèbres obscures.Les cinq minutes expirées, nous prenions pied dans la galerie la plus éloi- Bnée de la surface de la terre.Nous visitâmes tout en détail.Notre guide nous apprit qu\u2019il avait accompagné un jour Sir John A.Macdonald, Sir Hector Langevin et l\u2019honorable M.Chapleau dans cette même mine ; puis 1l se mit à nous parler .politique; ne cherchant point à cacher ses couleurs.[! nous donna en outre une foule d\u2019explications sur lès travaux des mineurs,que je n\u2019entreprendrai pas de rapporter, à cause de leur longueur.Après un séjour de -plus de deux heures dans ce couloir mesurant un mille de long, nous raprimes le chemin du pays avec une satisfaction bien, facile à comprendre.oT Hy Nous retournâmes le même soir à Pictou où nous'avions décidé de passer la nuit.Le lendemain matin, samedi, 17 août, nous étions en route pour Halifax.L'hôtel Queen doit nous servir de retirance pendant la courte étape que nous y ferons.\u2018 À cinq heures nous avions visité la citadelle, les édifices parlementaires, et nous étalions notre > 4 \u201c Cee gl CH ILE Xan ee ex CT Ripe Er + th k * d se ol .a2 JOURNAL DES CAMPAGNES J eee ee EE LEE > Ë, paroste dans'lè jardin superbe qui fait admiration des étrangers.Le corps de musique du régiment caserné à Halifax -donnait un concert.Une foule considérable y assistait.Le lendemain nous visitâmes le parc et la petite ville de Dartmouth, située en face d\u2019Halifax.Du sommet de la colline sur le flanc de laquelle on aperçoit Dartmouth, on a une belle idée d\u2019ensem- - ble de la ville d\u2019Ialitax et de son port de mer.L'endroit est charmant sous Ce rapport.C\u2019est à Dartmouth que sont internés les aliénés de la province dans -un édifice considérable et bien situé.vil La ville d\u2019Halifax, que l\u2019on compare souvent à Québec à cause de la ressemblance du site et des beautés de la nature qui font le charme de ses environs, -est en réalité une ville intéressante à visiter.C\u2019est d\u2019abord la citadelle, d\u2019où la vue peut embrasser tout le port jusqu\u2019à l'Océan Atlantique, une partie du bassin de Bedford, la petite ville de Dartmouth, -et les coquettes villas qui ornent ses côteaux pittoresques.Le havre d\u2019Halifax est spacieux, d\u2019accès facile et peut contenir, dit-on, toute la flotte de l\u2019Angleterre.: Il y a plusieurs édifices publics dignes d\u2019être mentionnés.L\u2019hôtel-de-ville qu\u2019on y élève actuellement, est un vaste édifice surmonté d\u2019une tour très élevée.L'hôtel du parlement est une construction déjà ancienne, et n\u2019offre extérieurement aucun attrait.Quant à l\u2019intérieur,il n\u2019y a que la bibliothèque et la salle du Conseil Législatif que l\u2019on visite avec quelque plaisir.La salle du Conseil est décorée de tableaux à l\u2019huile représentant George III, la Reine Charlotte, le juge en chef Blowers,Guillaume IV, le juge Haliburton, Sir Thomas Strange, Sir Haliburton, Sir John Inglis, Sir W.Fenwick Williams, George II et la reine Caroline.Les églises ne manquent pas a Hali-fax.Il n\u2019y a pas moins de 25 eglises protestants, dont 5 baptistes, 6 d\u2019Angleterre, 7 méthodistes, 7 presbytériennes.Les catholiques n\u2019ont que trois temples à leur disposition, dont le plus considérable est la cathédrale Sainte- , Marie, à l\u2019inlersection des rues Pleasant et Spring Garden, en face du \u2018cimetière.militaire, où le patriotisme a fait élever un monument considérable à Welsford et Parker, deux néo-Ecossais qui perdirent la vie durant la guerre dè Crimée.Les autres édifices publics marquants sont la résidence du lieutenant-gouver- neur, l\u2019hôpital de la cité, l'asile des aveugles, l\u2019asile des femmes, le Collège et l\u2019Université Dalhousie, fondé par Dalhousie, lorsqu'il était gouverneur général du Canada, l'hôpital militaire, l'asile des sourds-muets catholiques, le Collège catholique de Sainte-Marie, sous - la direction des Frères de la Doctrine Chrétienne, etc.Halifax est une ville très anglaise, bien qu\u2019il y ait beaucoup d\u2019Irlandais catholiques.l/- y a en tout deux Canadiens français, dont un est mon cousin-germain, marié à une irlandaise.Depuis 29 ans qu'il réside à Halifax, il n'a guère eu l'avantage de parler le français; cependant, il conservé sa langue et surtout sa religion intactes.Mon compagnon de route a trouvé ici, à sa grande surprise, un homonyme dans la personne d\u2019un Allemand, bijoutier de profession.Son nom s\u2019épelle exactement comme le sien\u2014Chapais.Cette singu- litre rencontre a donné des doutes à mon ami sur l\u2019origine de ses ancêtres qu\u2019il avaittoujours cru française, doutes d'autant plus sérieux que depuis le commencement de notre voyage, beaucoup de gens l'avaient pris, les uns pour un Anglais, Jes autres pour un Allemand.0 Le havre d'Halifax portait originairement le nom de baie de Chebouctau, ct les- Français l'appelèrent plus tard la Baie saine, à cause de la salubrité du climat.En 1746, une flotte française sousles ordrés du duc d\u2019Anville, quittait- le port de Brest pour aller s'emparer des Postes anglais depuis la Virginie jys- quà Terreneuve.Elle comprenait 40 régates, 30 navires portant 3,150 soldats D'Anville âvait aussi pour mission de prendre Lbouisbourg, de détruire Boston, et de conquérir toute la Nouvelle - Ecosse.Mais la flotte fut dispersée par Une succession de tempêtes, et d\u2019Anville Ne put arriver à la baie de Chebouctou qu\u2019avec deux navires de ligne.Six jours Après, il mourut d\u2019apoplexie cansée par le chagrin.Le vice-amiral d\u2019Estournelle se suicida quelques jours après.Cependant plusieurs navires parvinrent à se rendre à bon port, et les soldats se mirent en frais d\u2019élever des fortifications sur les bords du bassin de Bedford.L'\u2019épidémie de scorbut, qui avait fait rage durant la traversée de l\u2019océan, continua àse développer parmi les troupes.Mille d\u2019entre eux succombèrent au fléau, et furent enterrés sur le rivage du bassin.Telle fut la fin de la malheureuse expédition du duc d\u2019Anville.Halifax fut fondé en 1749 par 2876 colons originaires du Massachusetts.Ils se donnèrent un gouvernement représentatif en 1758.Plusieurs milliers de Loyaux se refugièrent à Halifax, après la guerre de l'Indépendance américaine.C'est alors que l\u2019on vit disparaître les anciennes fortifications et tours en bois Pour y substituer celles que l\u2019on voit aujourd'hui et qui fait de cette ville l\u2019endroit le mieux fortifiée de la Puissance, près Québecx*x .Le lundi, 19 août, nous quittions Halifax par le chemin d : fer Windsor et Annapolis, qui traverse la plus riche partie de la Nouvelle-Ecosse.Aussitôt que l\u2019on atteint le Bassin des Mines,- l\u2019on commence à apercevoir de vastes champs de blé, des prairies à perte de vue, et des paysages charmants.C\u2019est le pays d'Evangeline immortalisée par ongfellow.Trois jolies rivières, l\u2019Avon, la Gaspereau, et la Corwallis, viennent déverser leurs eaux terreuses dans ce vaste réservoir liquide, que les Acadiens appelèrent le Bassin aes Mines.C\u2019est le long de ces rivages superbes que vinrent s'établir au milieu du XVIIe siècle des Français venus de la Saintonge et du Poitou.Grâce à la fertilité du sol, ces hardis pionniers de l\u2019Acadie devinrent bientôt prospères, et ils vivaient heureux à l\u2019ombre de leurs clochers, sous la protection de prêtres dévoués.Leur patrio\u201d tisme ne se démentit pas, lorsque dans les guerres entre la France et l\u2019Angleterre, il leur fallut prendre les armes au service de leur mère-patrie.Quand la Nouvelle Ecosse fut cédée à la Grande- Bretagne en 1713, ils ne consentirent pas à prêter le serment d\u2019allégeance.C'est à partir de cette époque que la position de ces preux devint pénible.L\u2019Angleterre résolut d\u2019en finir avec les Acadiens qu\u2019elle considérait comme des rebelles.En 1755, il fut résolu dans un consei- tenu à Halifax, de les chasser, s\u2019ils persistaient à ne pas prêter le serment que l\u2019on exigeait d\u2019eux.Les Acadiens déclarèrent qu\u2019ils préféraient;le bannissement à la soumission.On sait le reste.Ils fureot pris et embarqués sur des vais seaux, et jetés sur les côtes des Etats Unis, comme un vil troupeau de merce naires, N.E.DONNE.L'élection de M.Colter, député libéral de Haldimand, pour la Chambre des Communes, a été annulée, hier, par le juge Falconbridge.M.Colter est 1\u2019adversaire du Dr Montague, qui fut élu le 22 février 1887.Son.élection ayant été annulée, il se présenta de nouveau et fat réélu; contesté une deuxième fois, il perdit encore son siège.Dans une troisième lutte, tou jours contre le même adversaire M.Colter, celui-ci remporta enfin la victoire.Le Dr Montague contesta à son tour l'élection de son adversaire et il réussit à la faire annuler.De sorte que le comté de Haldimand aura été appelé quatre fois, en moins de trois ans, à élire un député aux Communes.- -\u2014_ L'ex-procureur-général Clar ke, de Manitoba, qui a joué un rôle resté fameux dans cette province, est mort subitement vendredi, dans un des chars du Pacifique, près de Medecine Hat.M.Clarke a été procureur- général du Manitoba de 1871 a 1878, avant quoi il avait été recorder de Montréal.UNE CALOMNIE EFFRONTEE Nous voici encore en présence d\u2019une canaillerie de l\u2019Electéur.Il publie un article intitulé : Sir Hector Langevin pour l'union législative.Le titre seul de cet écrit déloyal est une odieuse calomnie.Sir Hector Langevin pour l\u2019Union Législative ! Mais il est un de ceux qui, avec Taché et Cartier, ont fait la Confédération précisément pour éviter l\u2019Union Législative ! Le prétexte que l\u2019Elecieur met de l\u2019avant pour calomnier le ministre des travaux publics, c\u2019est quelques paroles prononcées par Sir Hector a Toronto.Nous citons l\u2019Electeur : Sir Hector Langevin s\u2019est trouvé la semaine dernière à Toronto, où le comité de réception du conseil municipal lui a fait les honneurs de la ville.Le maire Clarke a profité de l\u2019occasion pour faire visiter le port au ministre des Travaux Publics et pour solliciter l\u2019assistance du gouvernement pour les travaux qu\u2019il y a à faire en cet endroit.De son côté, sir Hector a cru devoir répondre à ces politesses intéressés par des déclarations qui méritent d\u2019être connues de notre public.L\u2019Empire lui met dans la bouche à cette occasion un petit discours rempli de protestations de ce genre : \u201c Sans doute, vous n\u2019attendez pas de déclarations politiques des ministres en pareille circonstance, je me contenterai donc de vous dire que nous devrions nous tenir au-dessus des préjugés.NE VOYEZ PAS EN MOI UN PROVINCIALISTE, JE NE SUIS PAS UN HOMME »% QUEBEC, je ne suis pas non plus un homme d'Ontario, je suis seulement citoyen du Dominion.Et ainsi de suite.On comprend aisément, après cela, pourquoi Québec est si mal représenté dans le cabinet fédéral.En premier lieu, nous nous inscrivons en faux contre la version de l\u2019Electeur.Sir Hector a dit aux citoyens de Toronto qui lui faisaient les honneurs de leur ville, qu\u2019il fallait s'élever au-desus des préjugés de clocher, et, faisant évidemment allusion à l'agitation actuelle, il a prêché l'harmonie, la concorde, l'union, ajoutant que, pour sa part, ce qu\u2019il voulait, c'était justice égale pour tout le monde, pour toutes les provinces, qu\u2019il avait toujours travaillé dans ce sens, que son devoir comme ministre fédéral était d\u2019être non pas un local man, mais un Dominion man.Voilà la substance du discours de Sir Hector, et nous protestons contre l\u2019audacieuse tentative de l\u2019 lecteur, qui veut en torturant les paroles d'un homme public, le faire passer pour un partisan de l\u2019Union législative que cet homme a toujeurs combattue.Ce que le ministre des Travaux- Publics a dit à Toronto sera considéré comme parfaitement raisonnable et juste par tout homme impartial et indépendant.Sir Hector a voulu | protester contre le sectionnalisme, contre les préjugés sectionnels qui font rage en ce moment dans certaines parties d\u2019Ontario, qui se sont déjà donné carrière dans d\u2019autres provinces, au Manitoba, dans les provinces maritimes, à Québec même.Ce n'est pas être ennemi des provinces que de combattre l\u2019étroit esprit et les préjugés sectionnels.La centralisation à outrance et le sec- tionnalisme sont deux tendances en sens contraire qui feraient toutes deux un mal énorme à notre jeune pays.Ceux qui ne comprennent pas cela sont des aveugles et des cerveaux brûlés.à L'Electeur essaie de s\u2019indigner contre Sir Hector Langevin à propos d\u2019un discours dont il dénature la portée.Pourtant nous ne sachions pas que le parti libéral ait répudié T'\u2019hon.M.Holton,» un des chefs les plus illustres et les plus autorisés de ce parti, quand il s'écriait dans la Chambre des Communes, en 1875 : Je regrette que l\u2019honorable député, (M.Masson), ait pris pendant une heure le temps du comité pour faire un appel purement sectionnel\u2026 Je demande aux membres de cette Chambre si la province de Québec est en position d'insister pour que cette ligne de chemin de fer passe sur l\u2019une des deux rives de la rivière Ottawa, parceque tel côté de la rivière est dans la province de Québec, tandis que l\u2019autre est dans la province d\u2019Ontario, et cela contre l'intérêt de toute la Puissance, y compris Québec.Je prendrai la liberté de demander à l\u2019honorable membre de Terrebonne et à chaque honorable membre de la province de Québec si.ce n'est pas là un but que nous devrions chercher à atteindre comme provinciaux, quoique je n\u2019approuverais pas que nous envisagions cette question ou (toute autre question d'après un point de vue provincial.(Debates of the house of Commons, 1875, p.p.528, 529.) Les italiques sont de nous.Donc M.Holton, un chef libéral vénéré par toute l\u2019école de la Patrie et de l'Electeur, déclarait qu\u2019il fallait bannir le-point de vue provincial du parlement fédéral, et son parti l\u2019applaudissait.Le ministre des travaux publics n\u2019a rien dit de tel, lui, et l\u2019Electeur le dénonce.: L\u2019organe libéral joue vraiment de malheur.Il se voile la face parce que Sir Hector a dit qu\u2019il était un Dominion man.Mais M.Laurier a dit l'équivalent dans son discours de la St-Jean-Baptiste : Le toast proposé par M.Langelier nous rappelle que notre séparation d\u2019avec la France nous a imposé de nouveaux devoirs, créé de nouveaux, inté- rêls et ouvert de nouvelles affections, Nous sommes canadiens-français, mais- notre patrie n\u2019est pas confinée au territoire ombragé par la citadelle de Québec : notre patrie, c'est le Canada, c\u2019est tout ce que couvre le drapeau britannique sur le continent américain, les terres fermes qui bordent la baie de Fundy, la vallée du St-Laurent, Ja région des grands lacs, les prairies de l'Ouest, les montagnes Rocheuses, les terres que baigne cet océan célèbre où les brises sont aussi douces que les brises de la Méditerranée.Nos compatriotes ne sont pas seulement ceux daus les veines de qui coule le sang de la France, ce sont tous ceux, quelle que soit leur race ou leur langue que le sort de la guerre, les accidents de la fortune, ou leur propre choix ont amenés parmi nous et qui reconnaissent la suzeraineté de la couronne britannique.Quant à moi je le proclame hautement,voilà mes compatriotes, je suis Canadien.; Voilà le pendant du Dominion man.Et cependant l\u2019Electeur a-t-il dénoncé M.Laurier?Non, il l\u2019a couvert d\u2019éloges.Telle est la loyauté et l'honnêteté de l\u2019organe.De Fulda on mande que les évêques catholiques prussiens vont rédiger une protestation \u2018catholique contre l\u2019insolence fait au Pape par l\u2019érection à Rome d\u2019un monument en l'honneur de Giordano Bruno.Le gouvernement italien allié de l\u2019empire d'Allemagne étant le complice avoué de ces manifestations en l\u2019honneur d'un vil apostat nous n\u2019avons pas besoin de faire ressortir l'importance de l'acte qui sortira de la conférence épiscopale de Fulda. 5 Bas A REE : Som ae # 4.25 a ' JOURNAL DES C Sse AR I T sy | tes Le .BR MPAGNES \u201c \u2018Une Merveilleuse Histoire RACONTÉE EN DEUX LETTRES.DU FILS: \"= oie.© \u201c Messieurs: Mon père demeure à Glover Vt.ll a beaucoup souffert des Scrofules, e la lettre ci-jointo vous dira les merveilleux effets produits par 1a SALSEPAREILLE D'AYER, Jo crois que son sang doit avoir été infecté depuis dix ans au moins; sans autre signe axtérieur qu\u2019une légère plaio scrofuleuse au * poignet, 11 y n cinq ans de nombreuses ulcères commencèrent À se montrer, et peu à peu so multiplièrent à tel point que son corps entier en fut-couvert.Je vous assure, mes- .sieurs, que sa position était bien critique quand il commença à se servir do votre méde- tine.Maintenant il y à très pou d\u2019hommes de son âge qui jouissent d'une moilleure santé.Jo pourrai facilement uommer cinquante personues prètes à certifier de la vérité des faits que j'avance.A vous sincèrement, W.M.PHILLIPS.\u201d DU PÈRE , \u2018tC\u2019est pour moi un plaisir, « on même temps qu\u2019un devoir, de venir auprès de vous attester et reconnaître les bienfaits que j'ai obtenus par d'usage de la Salsepareille dAyor.ki y a six mois mon corps était complètement couvert d'une terrible humeur et de piaies scrofuleuses.Cette humeur me causair des démangeaisons constantes et intolérables, et à chaque mouvement de mon corps le peau se fendait en ditférents endroits, et le sang con- lait.Mes souffrancee étaient terribles, la vie était pour!moi un fardeau.Je commençai l'usage de la SALSEPAREILLE aumois d'Avril dernier, et je l'ai continué depuis lors.Un changement immiédiat commença à s\u2019opérer : peu à pen les plaies se sont cicatrisées, et ma santé est devenue parfaite en tous les points, de sorto que je suis capable de faire une bonne journée de travail, quoique j'aie soixante treize ans.Plusieurs me demandent comment je suis parvenu à obtenir une guérison si complète, alors qu\u2019ils moe croyaïent incurable; et je leur dis ce que jo vous raconte aujourd'hui.Glover, Vt., 21 Oct., 1862.A vous sincèrement, HirAm PHILLIPS.\u201d Le SALSEPAREILLE D\u2019AYER guérit les Scrofules ct toutes les Affections Scrofulenses, Elle nettoie le rang de toute impa- reté, et restaure Ja vitalité eta force À tout le système.PRÉPAKL£E PAR Dr.J.C.Ayer &Co., Lowell, Massvendue par tous les Droguistes; prix $1, siz pour $5.[a EPST \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La catastrophe d\u2019Anvers Anvers, 11.\u2014 On estime les pertes de 25,000,000 a 35,000,000 de francs.11 n\u2019y a pas eu d\u2019édifices putlics endommagés.Les dégats à la bourse sont insignifiants.Corvilain, le propriétaire de Ja cartoucherie, est accusé d'homicide par imprudence.Sa défense est que le feu a originé dans l\u2019entrepôt de pétrole, et s\u2019est ensuite communiqué à.la cartoucherie.Une large souscription a été ouverte en faveur des victimes, Le roi Léopold est en tête de la liste pour 12,000 francs.Des secours sont venus de Bruxelles, de Paris et de Berlin.Les pompiers travaillent jour et dnit, et ne cessent de jeter ds l'eau sur Jes ruines.Plusieurs steamers ancrés dans le port, ont éprouvés de sérieux domraages.Anvers, 11.\u2014Tout le monde est convaincu que Je rapport officiel sur les causes de l\u2019explosiou de vendredi dernier atténue l\u2019importance de la catastrophe.D'après Ce rapport, le nombre des tués ne serait pas plus de 106 et celui des blessés de 79.La plupart des vitraux anciens de la cathédrale sont détruits.Les corps des nombreuses victimes, y compris ceux de cinq touristes anglais, ont été réduits en atomes.Un meurtre mysterieux St-Jean, N.-B.,\u2014Des recherches ré centes qui ont été faites ont prouvé que le nommé Michael Leary, dont le cadavre a été trouvé près de Campbellton avait plus de 110 louis quand 1l quitta YIrlande pour venir au Canada.On n\u2019a as trouvé d\u2019argent sur le cadavre et \u2018on suppose que le meurtre-a été commis{dans un but de vol.La police de Toronto n\u2019a\u2019 pu tronver _, George Ferry et sa femme, venus sur le même steamer que Leary et qui étaient a Campbellton encore dimanche et qui sont partls lundi sans Leary et sans s\u2019occuper de lui.L\u2019exposition de Toronto Toronto, 11.\u2014Le premier jour de Pexposition de Toronto, hier, a été un \u2018grand succès.Le nombre de visiteurs a de beaucoup dépassé celui des années précédentes.Le grand centre d'attraction hier était la visite de Sir John A.Macdonald, qui arriva vers une heure, accompagné du maire Clarke et des échevins de la ville.Ils furent reçus sur le terrain de l\u2019exposition par les directeurs de la société de l\u2019exposition et par un grand nombre de pérsonnes des plus in fluentes.Après avoir pris le lunch, tes dis tingués visiteurs se rendirent à la grande estrade où une adresse de bienvenue fut présentée à Sir John.ll répondit avec cette habileté que tout le monde lui connaît, félicitant les orgas nisateurs de leur swccès.Il déclara ensuite l\u2019exposition de 1889 ouverte au public.Les distingués visiteurs parcoururent ensuite les diverses parties de l\u2019exposition admirant beaucoup ,les produits exhibés.yy; sedis LordjStanley?au: Nord-Ouest Winnipeg, 12-Le lieutenant-gouver- neur Schultz a reçu une dépêche du gouverneur général lui disant qu\u2019il serait ici le 23 courant.Il y restera trois jours et sera l\u2019hôte du lieutenantsgou- verneur.On jse propose de faire une grande réception à Son Excellence à son arrivée le 23 du courant.Il y aura procession aux flambeauvx.Le lendemain matin des adresses de bienvenue seront présentées au gouverneur général par la corporation de cette vilie et tés.Il y aura des régattes et une visite au pénitencier de Stoney Mountain.Les Etats-Unis et le Canada Boston.12\u2014Le comité du Sénat et Etats-Unis, chargé d\u2019étudier les relations du Canada et de la Nouvelle-Angleterre a commencé ses séances, à Boston, hier.M.E.À.Morse, représentant de Canton, par diverses socié- adresse le premier la parole au comité.D] dit qu\u2019il n\u2019est pas avantageux pôur le Canada et les Etats-Unis d\u2019entretenir toute une armée d\u2019officiers du revenu de chaque côté de la frontière sur une longueur de trois cents milles.Les lois de douane ne sont encore que partiellement en force, et lorsqu'elles seront toutes en viguour, les difficultés augmenteronL à Mesure que-la popula- tiou près des frontière s'accruîtra.Si le Cavuda veut assimiler sod tarif à celui des Etats-Unis, et 1égler d\u2019une manière, satisfaisante la question des pêcheries, M.Morse dit qu'il favorisera un traité de réciprocité.La loir du commerce international esl, ditil, très désavantageuse, pour les chemins de fer des Etats Unis, en ce sens qu\u2019elle tend à rabaisser le niveau des affaires, en mettant les voies ferrées du Canada en parallèle avec celles Etats-Unis.11 demande l\u2019abrogation de cette loi.Si elle n\u2019est pas révoquée, il faudra prendre des mesures quelconc ues pour protéger les chemins de fer des Etats- Unis, contre la \u2018concurrence des voies ferrées du Canada.M.S.P.Hiberd, membre de la Chambre des Communes, dit qu\u2019il est veuu du Canada il y a 25 ans, et que la réciprocite, alors en force, était plus avantageus: aux deux nations que tout Cu qui à été en force depuis cette époque.ll ee déclare en faveur de Pane vexion, et s\u2019opposera à toute politique tendant à empêcher la réalisation de ce projet.Il dit que l\u2019opinion générale en Canada est d'étendre Bles\u201d préviléges commerciaux pour en arriver à l'an nexion.Les voies ferrées canadiennes, dans son opinion, donnent à Boston uu meilleur service que les voies ferrées américaines.M.A.Hardy, de Boston, dit que les membres du Produce Exchange, préft= rent le rétablissement de la reciprocité à une union politique ou commerciale.M.B.F.luth, de Boston, a toujours été en faveur ae la réciprocité.Le Canada, dit-il, a beaucoup à donner en retour, attendu que 99 pour cent du poisson apporté dans les ports des Etats- Unis par les vaisseaux \u2018américains avaient été volés en dedans de la limite de trois milles, et que les pêcheurs américains doivent avoir de l\u2019appât canadien.M.Allan Speare pense que l\u2019annexion est le moyen le plus avantageux de résoudre le problème, et que l\u2019Union Commerciale est impraticable pour le moment, bien qu\u2019il soit d\u2019opinion que l\u2019Union Commerciale serait presqu\u2019aussi avantageuse que la réciprocité.Îl pense que le rétablissement du traité de 1864, affranchissant le poisson, serait très avantageux pour les deux pays.M.,Ç + Speare donne des statistiques pour montrer les avantages que retireraient les deux nations en enlevant les-droits de dopane sur les charbons et le lard.Il s\u2019est fortement prononcé contre le dernier traité des pêcheries, eL a demandé des mesures de repi ésailles.Fin de la greve LoNERES, 13.\u2014Les directeurs des compagnies des docks et les grévistes ont accepté le compromis proposé par le cardinal Manning, savoir : que le paiement des gages augmentés commence le quatre novembre grochais.Le travail reprendra de suite.La tempete sur les cotes de l\u2019Atlantique New-Yoik, 13 septembre.-La tem pête qui depuis plusieurs jours sème sur son passage la ruine, la destruction et la mort ne semble pas ralentir d\u2019ins tensité.Les nouvelles les plus désolantes nous vienuent des Etats de Long Island, New Jersey, Delaware, Maryland et Virginie dont ies côtes ont particulière- meut souffert des fureurs de lj\u2019ouragan.Les désastres causés par cette tempête surpassent tout ce dout on avait entend parler auparavant, Ce Jamais de mémoire d'homme, la fureur du vent n\u2019aété aussi forte, dans cette latitude.Les pertes de vies qui s\u2019élevaient hier à quarante seront probablement beaucoup plus grandes.Dés dizaines de millions de dollars, voilà les dommages que le vent et l\u2019inondation ont causés depuis lundi, dans les différentes localites où a passé l'ouragan.Les navires naufragés ou avariés se comptent par centaines et l\u2019un ignore jusqu'où s\u2019en rendra le nombre déjà si considérable.Dans le port de New-York, on signale au moins cent vaisseaux qui ont subi des dommages.Ici et là on aperçoit un navire en dérive et plusieurs sont en danger de naufrage.Les pertes ici seront très considérables et augumenteront tant que l\u2019ouragan continuera à sévir.Frappe par un train Halifax, N.E.13\u2014Luadi, au moment où l\u2019express du C.P.R.se dirigeant vers le nord passait & Grenville, il frappa un jeune canadien-français nommé Mélan- ¢on, ouvrier sur un train de l\u2019Est qui etait sur une voie d'évitement pour laisser passer l\u2019express.On suppose que Mélançon se tenait trop près de la voie.Il reçut des blessures graves à la tête, eut la joue enfoncée en trois endroits et le collier du cou fracturé.Mélançon fut transporté à Oxford pour y recevoir le soin des médecins, et d'Oxford à sa1ésidence à Meadowbrook, comté de Westmoreland, Nouveau- Brunswick.Il est mort hier soir.Mort subite ' Toronto, 13\u2014M.William Gooderham, assistant A une prayer meeting A Haven hier est tombé raide mort d\u2019une maladie de cœur.Il était Agé de 66 anset était 'homme le mieux connu dans la ville pour sa prande richesse el sa libéralité, Il hérita d\u2019une graude partie de la fortune de son père, le fondateur de la distillerie Gooderham.Combat entre Musulmans et Hindous Simla, 14\u2014Durant la célébration d\u2019une fête religieuse à Rahtak, les Musulmans et les Hindous en sont.venus à une querelle à propos de religion et il en est résullée une émeute.La police a été forcée d'intervenir et de faire cesser le combat, mais avant qu\u2019elle y ait réussi plusieurs des émeutiers durent être blessés par le feu de la police.Les Musulmans a Delhi, 40 milles au nord-oust de Rahtak, s'organisent pour tirer vengeances de l\u2019outrage fait par les Hindous.: 1 Greve a New-York Buffalo, N.J., 16\u2014Deux cents hom mes se sont mis en grève ce matin à la gare du fret du chemin de fer Newz York Central.Les troubles ont commencé à propos d\u2019une question de salaire, et à moins que cette question ne soit réglée aujourd\u2019hui, la grève menace de s'étendre à tous les corps de métiers de cette ville.Explosion d\u2019une fonderie , Paris, 17,\u2014I1 y a eu hier une explos sion dans la fonderie de la rue Rapin- Corvillain, le fabricant d\u2019Anvers dont la cartouchefie, dans cette dernière ville, a \u2018fait explosion tout récemment avec tant de dégâts.Au moment de l'explosion les employés étaient à fondre les boulets qui avaient été extraits de vieilles cartouches que Corvillain avait achetées.Plut sièurs des ouvriers ont été légèrement blessés.\\ .La situation\u2019europeenne- Londres, 17.\u2014Ls calme relatif qui régne en Europe depuis quelque temps ne sera pas, probablement, de longue durée.Les bruits de guerre, qui chaque année jettent l\u2019alarme parmi les peuples du continent, se reproduiront sans doute après les élections françaises si le gouvernement républicain sort victorieux de la lutte.Du moment ou.le Czar sera convaincu de la*stabilité de la République, il n\u2019hésitera plus à s\u2019enten= dre avec la France et à signer avec elle un trâité d\u2019alliance et une convention militaire.En Allemagne, le jeune empereur ne s\u2019occupe que de revues et de manœu- vres militaires.Il donne des banquets à ses généraux et adresse des allocutions aux troupes.En dehors de l\u2019armée il n\u2019existe rien pour lui.Il se pose partout en dieu de la guerre.Il ne rêve que de combats et de faits d'armes et il semble n\u2019estimer son peuple que parce que celui-ci est la source où il prend se soldats.= - 4023 Les victimes de 1870 Paris, 17.\u2014L'inauguration du monument élevé par souscription nationale aux soldats et marins qui sont tombés pendant la guerre franco-prussienne a eu lieu aujourd\u2019hui sur la place de Fontenoy.L'amiral Krantz, ministre: de la marine, était présent.M.Crispi et son assaillant.Rome, 16.\u2014M.Crispi ne souffre presque plus de la blessure qu\u2019il a reçue à l'œil.On lui a envoyé 2,000 télégrammes le félécitant d\u2019avoir échappé aux coups de Capolari.Le prince de Bismark lord Salisbury, M.Gladstone, le comte.Kaloko et d\u2019autres hommes d\u2019Etat étrangers ont été les premiers à le coms- phareuter.Le roi Humbert expédiait une dépéche d\u2019heure en heure pour emander des reuseignements sur l\u2019état de son premier ministre.La situation a Samoa AuckrLamp, 17.\u2014Des avis reçus de Samoa aunoncent que Malietoa a êté tranquillement rétabli sur le trône, et que lui et Mataafa sont partis pour ble de Manono ou ils sont restés jusqu\u2019 à.ce que les décisions de la convention de: Berlin fussent confirmées.Le consul allement à Apia a notifié: Tamasese que l'Allemagne ne pouvait.donner sou appui à qui que ce soit.Nouvelles du Manitoba Winnipeg.17\u2014Les conservateurs de St Denis se sont .réunis hier et ont choisi M.Richard Champion, comme le candidat devant faice de l\u2019opposition à l\u2019honorable M, McClean, le nouveau secrétaire provincial.Le gouverneur général sera reçu, mercredi, 1» 25 courant, au club Manitoba.Le 26 septembre il partira par train spécial pour un voyage sur la voie ferrée Manitoba et Nord Ouest et après être revenu à Portage il se rendra à Letbridge.: La neige au Calorado Denver, 17 septembre \u2014 Durant près de trente heures, la neige est tombée en abondance dans lu région des montagnes.Tous les touristes furent la région, etles trains de chemins de fer sont bondés de voyageurs qui retournent dans'les villes de l\u2019est.Contestation d\u2019Haldimand Toronto.\u2014 M.Colter, député libéral en appellera de la décision du juge Falconbridge, annulant son élection.\u201ctlre Les officiers du département des douanes sont occupés à compiler des statistiques indiquant le volume de commerce passant en transit an Oa: nada entre deux points des Etat-Unis et aussi des importations an Canada de l\u2019Europe et des Etat-Unis.\u2014 court.Cette fonderie appartenait à M die dr md SEE UN = + ov 5: JOURNAL DES CAMPAGNES 7 PETITE GAZETT On calcale \u201cque YonJajpris, cette année, pour $2,100 de saumon dans la rivière Columbia.: Il y à 16,888 milles de chemin de | de fer au Canada, soit presqu\u2019autant qu\u2019au Brésil, à la République Argentine et au Mexique réunis ; malgré que notre population soit à peu près un cinquième de celle de ces pays.Le Maritime Agræulturist attribus -aux ravages d\u2019un insecte minuscule» vert et mou, la pauvreté de la récolte .d'avoine dans certains champs, pau- .vreté que les fermiers expliqueraient par la rouille.Cet insecte, que notre -savant confrère appelle plant louse, vit sur lesfeuilles du grain et en suce le jus.Grâce à sa petitesse, il est xesté inaperçu et on attribue à la rouille l\u2019apparence brûlée de l\u2019avoine, Notre confrère ajoute qu\u2019un hiver rigoureux détruit les œufs de cet insecte nuisible.Le clergé canadien de la Nouvelle |.Angleterre vient de perdre un autre -de,ses membres dans la personne de M.l\u2019abbé J.Z.Dumontier curé de la paroiese de Sainte-Marie de Marlboro {Massachusetts).Ce prêtre distingué .âgé de 60 ans est décédé.presque subitement à New Bedford (Massa-chusetts).où il s\u2019était rendu pour assister aux exercices des Quarante :Heure la semaine dernière.Jeudi ma- Ain vers six heures il tomba frappé de paralysie à la demeure de M.l\u2019abbé Payan.Quand on accourut à lui, il ct, Ts + i La avait perdu connaissance.Il est mort.-samedi apès-midi, vers trois henres.La ligne du Pacifique Canadien de London à Détroit se contruit rapidement.On s\u2019attend que les rails seront tous posés dans un mois ou dans six -semaine au plus tard.La nouvelle ligne sera ouverte à la fin de l\u2019année et relira Détroit avec le chemin de fer de Wabash.Elle -aura 112 milles de long et formera sur le Pacifique Canadien-une ligne non {interrompue entre Chicago et l'Antlantique.Quand cette voie fer- Tée sera ouverte au trafic, les trains circuleront sans interruption depuis St-Jean N.-B., jusqu'à Chicago.Cette entreprise est très importante pour la .ville deToronto,parce que celle-ci sera alors pourvue d\u2019un servicede chemin de fer à l\u2019est et à l'oucst.Une publication importante vient de jeter un nouveau jour sur la situation lamentable où le Saint-Siège se trouve réduit et sur les conséquences de plus e plus graves qu\u2019elle peut entraîner pour toute l\u2019Eglise.C\u2019est l'histoire du Grand Schisme d'occident dont un savant chapelain de St Louis des Français, M.l'abbé Louis \u2018Gayet, vien de faire paraître .le premier volume, enrichi de documents déposés aux archives secrètes du Vatican.L'auteur met en relief la triste ressemblance entre l\u2019histoire des factions qui exercèrent leur pou- Voir tyrannique à la mort de Grégoire XI et l'esprit dont sont animés les Partis sectaires aujourd\u2019hui maîtres de Rome.Il en conclut que Léon XIII est encore moins indépendent dans la Rome contemporaineLque ne l'étaët Grégoire XI daus la Rome de 1878, et que partant, les plus redoutables évantualités sont àjeraindre.Le souverain Pontife a parliculiè- rement agréé l'hommage de ce premier volume et a vivement encoura- ,gé l'auteur à en publier la suite C\u2019est comme la justification historique des décisions extrêmes que Léon XITE peut être amené à prendre dans l'intérêt de l'église universelle.Voici un état du revenu etfde la dépense du Canada pour l'année fiscale expirée le 31 août 1889 : Ces chiffres varieront peu par les états subséquents.Ils se rapprochent beaucoup des prévisions de l\u2019hon\u2026 M.Foster, dans son exposé de la dernière session.Il annonçait un revenu de #38,- \u2018500,000 et une dépense de 36,600,000.Pour les deux premiers mois de l\u2019année fiscale 1889-90 : Revenu.$6,455,885 - Dépense.4,431,356 La dette publique nette du Canada était au 81 aout dernier de $286,627, 0178.s0it une diminution de $423,637 durant le mois.La dépensea compte du capital était, en aoit, de $582,250, y compris $345,610 pour travaux publics, chemins de fer.et canaux, $218,850 pour subventions aux chemins de fer, et $17,790 pour les terres fédérales.c 5 BE 0 à - ».Lebureau d'imprimerie du -gou- \u2018vernement à Ottawa a fini d\u2019impri- \u2018mer une série de listes \u2018pour quatre-vingt-douze districts électo- TAUX.; C Les listes électorales de la Colombie Anglaise sont complètement terminées.La liste de la ville de Vancouver comprend à elle seule 2,027 électeurs.to Une dépêche de Rome au Monde de Paris dit que dans une audience accordée récemment à un vaillant catholique canadien, M.Couture, accompagné de sa famille, le Saint- Père s\u2019est exprimé dans les termes de la plus haute satisfaction pour l\u2019excellent esprit dont les catholiques du Canada se montrent constamment animés et dont ils ont fourni la preuve, entre autres, par leurs splendides manifestations en l'honneur dn nouveau cardinal archevêque de Québec l\u2019Eme Taschereau.Il a été unanimement décidé par les deux clubs conservateurs pour le comté de Richelieu, de tenir une convention conservatrice du comté, mardi, le 24 septembre courant, à Sainte-Victoire, à dix heures de l\u2019avant-midi, pour choisir un candidat conservateur pour les Communes.Les deux clubs conservateurs devront choisir;chacun cinq délégués, et chaque municipalité du comité devra aussi en choisir cinq.Le choix des délégués devra se faire dans chaque municipalité, après la messe, dimanche, le 22 courant.\u201cRevenu.$38,175,020 | Dépense.86,712,804 Sarplus.$1,463,125 UNE VISITE INTERESSANTE Grâce à M.E.A.Barnard, directeur du Journal d\u2019Agriculture illustré, nous avons pu visiter samedi l'après-midi la ferme des Dames Religieuses de l\u2019Hôpital du Sacré Cœur, à l\u2019Ancieune-Lorette.Avaut de nous y rendre nous avons jeté un coup d\u2019œil sur les dépendances de l\u2019Hôpital situé, comme on sait, dans un endroit très agréable, sur les bords de la rivière St-Charles.Les dames ont un lopin de terre, au centre duquel est bâti l\u2019hôpital, qu\u2019ils consacrent exclusivement au pâturage d\u2019un troupeau de vingt vaches.Sur ce nombre, dix appartiennent à des races diverses,et les dix autres, qui sont des canadiennes plus ou moins mélées de jerseys, sont la propriété de M.Barnard.Celui-ci les .| à prêtées au Couvent, afin que le public sache parfaitement à quoi s\u2019en tenir sur la valeur d\u2019un troupeau de vaches canadiennes comparées aux autres races.Les Religieuses prennent note, jour par jour, du rendement de chacun des deux groupes, et au bout du mois elles en font un rapport officiel inattaquable.Or, il appert de ces données, que les dix vaches canadiennes donnent un rendement mensuel bien supérieur à celui des dix autres, En 1887-88, 23 vaches ont donné pendant les sept mois d'hiver à l\u2019hôpital 24,968 lbs de lait, et pendant les cinq mois d\u2019été douze vaches à l'Hôpital ont donné, avec stabulation permanente 20,708 livres, tandis que 18 vaches envoyées au pâturage sur leur \u2018erme, n\u2019ont donné que 24,407, ce qui donne 45,111 livres pour 30 vaches pendant cinq mois.Cette année, dix vaches jerseys canadiennes ont déjà.donné pendant les cing derniers mois 42,866 livres de lait, soit environ autant que les 30 vaches de l\u2019année dernière.Grâce à la stabulation permanente, M, Barnard a pu nourrir ses vingt vaches depuis le mois de mai jusqu\u2019à présent, avec six arpents de terre en pâturage, et trois livres de son par tête, quotidiennement.C'est un résultat prodigieux, quand on considère l\u2019énorme qu'antité de lait fournie par le petit troupeau durant la même période.Au cours de notre visite nous avons pu voir là comment les Religieuses ont pourvu à l'installation d\u2019un silo.Elles ont un coupe-paille auquel est attaché un élévateur à plan incliné, qui enlève le blé d\u2019Inde haché et le transports dans le- silo à raison de trois tonnes par heure.Le blé d'Inde est cultivé tout près du couvent, et il est d\u2019une venue superbe.- M.Barnard nous a appris, séance tenante, que le blé d'Inde canadien est bien supérieur au blé d'Inde sucré pour l\u2019ensilage, vu qu\u2019il contient beaucoup moins d'eau, et partant plus de substances nutritives.Les religieuses ont une basse-cour bien garnie, composée de dindons, de canards, d\u2019oies, de poules et de lapins.Les volières sont parfaitement améua- gées.On y trouve aussi une porcherie, une savonnerie, et diverses machines propres aux usages domestiques.Du couvent nous nous sommes trans- qui comprend 300 arpents de terre en culture.Les religieuses ont des hommes à gages pour cultiver cette terre.M.Barnard a vu lui-même à la construction de la grange, ainsi qu\u2019à sa un PouLior }Juges.Certifié : Jacques CozLLIn, Secrét.\u2014Trés.Toute plainte contre ce répport doit être faite par écrit et déposée chez le secrétaire trésorier de la société d\u2019agriculture @\u2019hui à quinze jours.Montmagny 12 septembre 1889.Jacques COLLIN, .Secrêt.-Trés.MAUVAISE FOI La presse libérale continue à représenter M.Dalton McCarthy comme un comparse du gouvernement fédéral.Mais elle se garde bien de mettre sous les yeux de ses lecteurs |les attaques de cet ambitieux déçu contre Sir John et le cabinet fédéral.Au Manitoba, par exemple, M.Me- Oarthy a tenu le langage suivant : \u2018M.Mercier a fait-un acte sans précé- dent en demandant au mois de janvier 130 Blé d'Inde comme fourrage (X arpent.) dernier si l\u2019acte devait être désavoué oui ou non.Le délai sagement accordé pour le désavu des lois provinciales est d\u2019une année, afin de permettre au peuple de se prononcer, s\u2019il le juge à propos : mais sept mois avant l\u2019expiration de l\u2019aunée, M.Mercier s\u2019adressa au gouvernement qui fut asses faible pour acquiescer à la demande, et qui passa un arrété du conseil portant que l\u2019acte des jésuites ne serait pas désavoué.Nul gouvernement, toutefois, ne peut lier ainsi le peuple.Et quelle est la cause de cet abominable arrété du conseil qui sera je l'espère foulé aux pieds, aux pro.chaînes élections comptant pour cela que le Nord-Ouest viendra en aide an reste du pays.Cette cause, c'est que le gouvernement n\u2019a pas osé offensé la hiérarchie catholique des Canadiens-Français de la province de Québec.M.Mercier est hostile à Sir John Macdonald, mais le gouvernement de celui-ci a été obligé de shumilier.(had to eat humble pie).Sir John Macdonald fut forcé de cépendre l\u2019existence de sou gouvernement de la ratification par le parlement de son arrété du conseil.II fit exercer toutes sortes de pressions sur ses partisans pour les engager à appuyer le ministère et le plus grand nombre l\u2019approuvèrent sous prétexte qu\u2019ils avaient été élus pour le maîinte- nir\u2026\u2026 Si M.Blake s'était mis à la tête des forces protestantes (sic) combien de temps, je le demande aurait duré le gouvernement ?.\u201d C'est là un langage très sympathique à Sir John, sans doute.De son côté le Mail dit : Les conservateurs sont liés à la province de Québec.Ce sont des alliés naturels.Sir John aurait de la peine,en cette circonstance, à garder tous ses artisans dans Untario.Les oranistes de Manitoba appuient M.Greenway sur cette question de réforme, et l\u2019ordre orangiste, dans Ontario, appuiera, selon toute probabilité, M.McCarthy de préférence à M.Bowell.Preuve évidente que le Mail est un organe conservateur ! Cependant tout cela n\u2019empêchera \u2018| pas la presse libérale de crier que le \u2018gouvernement fédéral est le complice des fanatiques.>.FUSION DE FACULTES LAVAL ET VICTORIA Les journaux de Montréal nous apportent les détails suivants relativement à la fusion entre les deux facultés de médecine de Laval et de Victoria : Laval et Victoria avait nommé chacun un comité de trois professeurs pour terminer les arrangements entre les deux universités, sur la question de la faculté de médecine.Laval était représenté par les docteurs Rottot, Brosseau et Dagenais, et Victoria par les docteurs d\u2019Orsonnens, Hingston et Desjardins, Ges deux comités se sont abouchés avant hier et leurs délibérations qui ont été des plus paisibles et des plus amicales ont produit un résultat satisfaisant pour les deux parties.Il n\u2019y a qu\u2019une question de très légère importance qui attend sa solution.Les professeurs de l\u2019Université Victoria auraient demandé comme garantie à Laval, de conserver leur charte pendant encore une année.[ls s\u2019exposent, paraît-il, à perdre cette charte, s\u2019ils cessent d\u2019enseigner pendant une année ou s'ils s\u2019agrégent à une autre Université.C'est un détail qui sera, dit-on, facile à régler.On en est arrivé à une entente parfaite au sujet de la .distribution des chaires dans la faculté de médecine.On nous a fourni la liste des nouveaux - professeure, qui est sujette à être changée par les docteurs eux-mêmes.Les chaires seraient données çomme suit: : Les docteurs Hingston et Brosseau conserveront chacun leur «linique médicale et chirurgicale, c\u2019est-à-dire que cette clinique est doublée, les élèves davant recevoir Ce: cours alternative- ment dans l'Hôpital Notre Dame et à l\u2019Hôtel Dieu.Le Dr Rottot sera professeur de pathologie interne et de clinique médicale ; Le Dr Laramée, pathologie interne ; Le Dr Avila Demers, clinique médicale ; .Le Dr Dagenais, l\u2019obstétrique ; Le Dr £A.Lamarche, anatomie théorique ; .Le Dr Poitevin, anatomie pratique ; Le Dr Norbert Fafard, la chimie ; Le Dr Chartrand, la toxicologie ; Le Dr Mignault, la physiologie ; Le docteur H.E.Desrosiers, la matière médicale ; Î Le docteur Brunelle, la chirurgie théorique.Le docteur Durocher, la médecine légale.Le docteur Salluste Duval, \u2019histologie et la botanique; ; Le docteur Foucher, opthalmologie ; Le docteur E.Desjardins, la clinique opthalmique ; Le docteur giène ; Le docteur d\u2019Orsonnens, prendra sa retraite.Neuf professeurs de Victoria seront agrégés a Laval.Le vice-recteur dit que le premier capital que touchera la nouvelle unis versité sera consacrée à la fondation des chaires et l\u2019on avisera le printeraps prochain au moyen de construire un édifice convedable.A cette époque, il est probable que Laval aura en caisse une centaine de mille dollars.Lorsque les cours s\u2019ouvriront vers lo premier octobre l'université comptera environ 250 élèves dans sa faculté de médecine.Laval avait l\u2019an dernier 65 élèves et Victoria 225.Le nombre total des professeurs est de 20.Ce soir il y aura une assemblée des deux comités d'organisation pour décider la question de la charte de la succursale de Victoria à Moutréal\u2014> tlie.\"ILS ONT LOUVOYE ! Séverin Lachapelle, l\u2019hy- Un aveu de la Patrie : Il ne sert à rien de faire de compro mis avec les convictions et les vraies idées libérales.L'histoire montre que le parti libéral wa fait que perdre depuis dix ans, en louvoyant sur la question du tarif.Il n\u2019y à pas un tory qui ait été amené à voter pour M.Blake par son discours de Malvern où il disait que par suite de nécessité du revenu, le tarif devait être protecteur en application ; par contre, bien des libéraux en sont venus à la conclusion que ce n\u2019était pas la peine de lutter si une victoire libérale aux polls n\u2019amenait pas un soulagement dans les Oppressions du tarif.Ainsi donc depuis dix ans la parti libéral n\u2019a fait que louvoyer sur la question du tarif ! Jolie manière de mériter la con* fiance du peuple ! LAVAL ET.VICTORIA Nous avons publié samedi une communication des journaux de Montréal relativement à la fusion entre Laval et Victoria.Maintenant voici ce que publie YEtendard : \u2018 Certains confréres ont annoncé hier soir que la question de l\u2019union de Laval et de Victoria était entièrement réglé, Ils donnaient même la liste des professeurs de la nouvelle université.À Après avoir été aux informations nous devous déclarer que ces nonvelles sont prématurées.: Il est vrai que la question est en bonne voie da solution, chaque parti y apportant toute la bonne volonté possie ble, mais il reste une foule de points à établir.+ Nous atendrons donc la fin, avant de publier le résultat, qui ne peut manquer d\u2019être heureux, grâce encore une ois à l\u2019excellent esprit qui règne, des deux côtés, et grâce surtout à l\u2019influence très puissante et très effective de M l\u2019abbé Proulx, vice-recteur.Nous ne manquerons pas de faire conuaître à nos lecteurs les arranges ments auxqvels on en sera venu, dès que tout sera définitivement conclu.\u201d * à 10 JOURNAL DES CAMPAGNES RR SRE MR \u2019 : \"PE ere SR an 00 3 : Echos & Nouvelles La récolte On estime la récolte de blé aux Etats- Unis, cette année, à 500 millions de boisseaux, c\u2019est-à-dire 80 millions de plus que l\u2019an dernier.De prime abord on serait porté à croire que cette abondance devrait faire baisser le prix de la farine en ce pays et tenir une réserve pour l\u2019année prochaine.Malheureusement en Europa la récoite est au-dessous de la moyenne.Ce déficit considérable se repartit comme suit : Russie, 72,000,00U de boisseaux ; la Hongrie, 36,000,000 ; Roumanie, 8,000,- 000 ; Inde, 18,000,000 ; et l'Amérique du Sud et l\u2019Australie, 20,000,000.Total 166 millions de boisseaux.Les surplus sont : Etats-Unis, 82,000,000 ; Canada, 8,000,- 000 Angleterre et France, 32,000,000.Total, 145 millions de boisseaux.Cet estimé, s\u2019il est correct, indique une diminution de 12 millions de bois seaux de blé sur la récolte de l\u2019année passée.Le Pacifique à St-Jean La compagnie du Pacifique Canadien a intenté une action de $10,000 contre la municipalitéde St Jean.Cette soms= me représente le subside voté par la ville pour que le chemin de fer passe chez elle, et.maintenans le paiement est refusé pour cause d\u2019inexécution de certaines conditions.Un nom historique Le vaisseau amiral Bellerophon a pour lieutenant un des descendants du géné ral James Murray, le premier gouver peur de Québec, sous le nouveau régime.Ce monsieur, qui s\u2019est donné beau coup de peiue à se renseigner sur la carrière de son ancètre au Canada, est allé faire visite à l'ancien président de la société Littéraire et Historique, à Spencer Grange, M.'J.M.LéMoine, pour se procurer tous les renseignements possibles et le remercier d\u2019avoir -induit la société Historique -à publier le \u201cJournal of the Siege 1759, par le général Murray.Le lieutenant du Bellerophon se nom.\" me Wolfe Murray\u2014un-nom on ne peut lus historique, à Québec.* M.Murray oit, parait il,communiquer à la société Historique des lettres inédites du général.LU Récolte prodigieuse Un cultivateur de Charlebourg du nom de Renaud, à récolté 29 minots de blé sur la semence d\u2019un minot seulement.C'est ce qu\u2019il n\u2019a jamais récolté à sa connaissance.Effondrement sur une voie ferrée Dans la nuit de jeudi à vendredi, un effondrement s\u2019est produit sur la voie du lac Saint-Jean, à environ un mille de la .station de Dablon.Une partie de la voie a'été détruite.Un convoi arrivant quelques heures après a été arrêté juste à temps pour empêcher un accident.Accident Vendredi dernier à la cartoucherie, un jeune homme de Saint-Ambroise nommé Barrette, s\u2019est presque complè- .tement tranché la main gauche, d\u2019un coup de hache sur le poignet.Son horrible blessure a été pansée par le Dr Arthur Deblois, ; : Mort soudaine Mme veuve Vital Roy, née Olympe \u2018Pelletier, âgée \"de 98 ans, est morte sa- \u2019medi matin de congestion pulmonaire, chez sa nièce Mme veuve F.X.Bégin, à Lévis, après une heure et demie de | P maladie.; Le Dr Beaulieu a été appelé mais n\u2019a u que constater le dernier sôupir.e cadavre a été transporté samedi soir chez le gendre de la défunte, M.Jérémie Dufresne, pilote, rue St-Luc, à St-Sau- veur.Le coroner, informé du fait, n\u2019a pas jugé à propos de tenir une enquête.Règlement de chemin de fer Dorénavant, les conducteurs de convois de fret, devront, en faisant leur rapport du millage, donner l\u2019heure de leur départ à Chaudière Jonction et aussi celle de leur arrivée à la Rivière- dn-Loup.Echos de Chicoutimi \u2014M.Ernest Tremblay,fils de Thomas, de la Grande Ligne, St Alphonse, a fait la capture d\u2019un aigle mesurant sept \u2018 0 pieds et trois pouces d\u2019envergure.L'animal avait entrepris de manger tous les oies du rang et les cultivateurs en sont bien débarrassé.Quoique l\u2019aigle eut reçu des blessures graves, il a vécu jusqu\u2019à samedi.\u2018 \u2014La semaine dernière, un jeune étudiant en vacance, M.Jos.Lachance,a failli se noyer en se baignant.Il a été pris subitement de fortes crampes et il doit la vie à quelques compagnons qui sont accourus à son secours.: : M.J.-A.Gagné, ex=M.P.a regu ces jours derniers nne lettre du départe= ment de la marine l\u2019informant- que le gouvernement se rendait aux demandes qui Ini avaient été faites au sujet des bouées et lumières du lac St=Jean et que M.B.-À Scott avait \u2018été chargé de faire faire les travaux suivants : Deux lumières en ligne pour indiquer le chenal dans le hâvre de Roberval.: Deux autres lumièrés dont l\u2019une à l'entrée de la rivière Métabetchouan.En outre, M.Scott a été autorisé à faire poser dix bouées de manière à favoriser la navigation du lac St-Jean.Le Progrès du Saguenay.Un saut périlleux Un témoin du fameux saut de 150 pieds fait par le professeur Peynaud, communique comme suit ses imprese sions : D'abord l\u2019aspect même de la tour est effrayant ; cette mince construction est tellement elancée qu\u2019à l\u2019œil sa hauteur est doublée.Le lieu où se jette le sauteur n\u2019est qu\u2019à 10 pieds du sol, ce qui fait qu\u2019il disparaît presque complètement à l'œil du spectateur qui est un peu éloigné.A quatre heures précises M: Peynaud commence à grimper la tour.Il à près de 150 échelons à \u201cgrimper et il faut qu\u2019il .le fasse posément pour ne pas arriver essoufflé au sommet.Au fur et à |.mesure qu'il monte, on se- rend.beaucoup mieux compte de la hauteur d\u2019où il va s\u2019élancer._- LL Arrivé en haut, Peynaud qui es}.de taille moyenne.ne paraît pas plus grand qu\u2019un enfant de dix ans._ Il se place au Jord de sa plate-forme, en plein milieu et en face de son filétret Sappuyaäst sur deux supports de chaque côté de lui il- se penche pour mesurer l\u2019espace et prendre sa direction sur son filet, puis il se redresse, lâche les supports et se penche la tête dans l\u2019abime jusqu\u2019à ce que son .| propre poids l\u2019emporte ; lorsqu\u2019il se seut.emporter il claque des mains et les peinte en avant,comme un plongeur dans l\u2019eau.Il descend droit, le corps allongé.À cinquante pieds du filet, il donne un coup de rein qui lui fait faire une demi- pirouette et il tombe à plat sur les reins dans le filet qui le fait rebondir à dix pieds et terminer son saut périlleux pour retomber droit sur les deux pieds.Le temps de la descente est de 2 secondes et deraie à peu près.C\u2019est absolument vertigineux.et l\u2019impression produite est effrayante lorsqu\u2019on le voit se lancer dans le vide.Ce spectacle est unique et mérite d'être vu.La filature de coton ba construction de la filature de coton au pied du Saut Muntmorency, se poursuit avec activité, En ce moment, on travaille aux tranchées par lesquelles un.canal tubulaire de 30.à 40 pieds, amènera l\u2019eau de la chute au moteur de la manufacture.Incendie.Une grange appartenant à M.John Savard, de Portneuf, est devenue la roie des flammes, ainsi que toute la récolte du foin et un peu de grain.IL n\u2019y a pas d'assurances, croyons-nous.La cause de cet incendie désastreux est due à l\u2019imprudence d\u2019un enfant de 4 ans qui s\u2019est amnsé à jouer avec des allumettes.Noyés \u2014Pendnat le voyage du steamer Lake Nepigon de Québec à Montréal, jeudi, un rat de cale nommé McDonald, est tombé par-dessus bord.On a stoppé el une chaloupe a été mise à l\u2019eau, mais malgré une heure de recherches, on n\u2019a pu retrouver le malheureux.\u201d\u2014Le capt Lierau, de la barque Jupiter rapporte que pendant la traversée, un matelot nommé Joseph Ficha est tombé à l\u2019eau et s\u2019est noyé avant qu\u2019on ait pu le secourir.Echos de Nicolet \u2014Mardi dernier, le St-George est devenu la proie des flammes.Ge petit bateau appartenait à M.Geo.Ball, maire de la ville.: \u2014Lundi, un employé de M.Lemire, de la Baie du Febvre, a trouvé sur les Dords du lac St-Pierre engagé daus les jongs, le corps d\u2019un noyé.L'infortuné paraissait âgé d\u2019envlron trente ans ; il avait un chapelet dans le cou, et portait un habillement blau.\u2014On a commencé la pose des rails sur le chemin de fer de Drummondville.Les travaux du pont dé la rive- sud avance rapidement.\u2014La retraite des élèves du séminaire commencera mercredi.\u2014Lundi, M.Edouard Nadeau s\u2019est fait prendre la main dans une scie au moulin de M.Baller s\u2019est fait emporter le pouce et deux doigts.C\u2019est M.le Dr.McGaffrey qui appelé auprès du malade qui est assez bon aujourd\u2019hui.M.L\u2019abbé Collin, supérieure du séminaire St.Sulpice et M.l\u2019abbé F.Tétrault curé des Canadiens de New - York, étaient en visite à l\u2019évêché mardi de la semaine dernière.Le Nigolétain.Religieux \u2014Le révérend Honoré Fréchette, vicaire de St-François, Rivière du Sud, a été nommé curé de Laval.La gare de l\u2019Intercolonial à Lévis Dans une couple de semaines, cette gare sera éclairée à la lumière électrique.On y placera six lampes à arc : soit deux de chaque côté de la Traverse et une à chaque bout de la gare.Cette amélioration qui était demandéa depuis longtemps va être d\u2019une grande utilité.Nouvelles du Palais \u2014Le terme de la cour Supérieure s'est ouvert hier matin.Il est présidé par l'honorable juge Andrews.: - \u2014Le terme de la cour de Circuit s\u2019es ouvert hier matin.L\u2019honorable juge Larue préside au tribunal.\u2014Le prochain terme de la cour d\u2019Appel s\u2019ouvrira le ler octobre prochain et \u2018seta présidé par les honorables juges.Tessier et Bossé, de Québec et les honos rables juges Dorion, Baby et Ghurch de voir affaire nlétait ni plus moins que Montréal, Décision arbitrale Ies arbitres choisis pour décider de la réclamation de MM.Bernard et Allaire contre la corporation ont readu leur jugement.Les trois arbitres, MM.Valliére, Bertrand et Ouellet ont'unanimement déclaré que MM.Bernard et Allaire avaient droit à une indemnité de $11,- 000, pour une lisière de quinze pieds de terrain.\u2018La corporation avait offert $8,500.Ensuite une offre de $1000 a été faite, offre que les principaux inté ressés disent oe pas avoir été faite d\u2019une manière officielle.Les frais de l\u2019expertise devront être payés par moitié par la corporation et M.Bernard et Allaire.Cour de police Dans une cause pendante depuis quelques semaines, de Eugène Raymond contre Paul Blouin, pour pêche illégale dans le lac de St-Joachim, loué au laignant par le Séminaire de Québec, Bon Honneur le juge Murray a condamné le défendeur à 20 cts d\u2019amende, 20 cts de dommages, et $21,66 de frais, en s'appuyant sur le fait que le lac était considéré comme la propriété privée du locataire.: Noyade Un navigateur de St-Romuald,nommé Emile Barbeau, s\u2019est noyé jeudi dernier au moment où son bateau passait vis-à- vis les bouches du St-Maurice.Une rafale de vent fit tourner subitement la grande voile et la vergue frappa violemment M.Barbeau et le jeta par dessus bord.Son compagnon descendit immédiatement dans une chaloupe pour lui porter secours, mais l'infortuné ne re parut plus hors de l\u2019eau.Son corps n\u2019a pas encore été retrouvé.Déserteurs a la Beauce Vendredi aprés \u2018midi, deux jeunes garçons de St Joseph de Lévis du nom de Patoine et Barras sont partisà bord.d\u2019un convoi du Québac-Central pour la Beauce.teur Guay et lorsque ce monsieur vint pour collecter les billets ces deux déserteurs lui dirent qu\u2019ils n\u2019en avaient pas et qu\u2019ils s\u2019en allaient à la Beauce sans le consentement de leurs parents, Ayant déserté.M.Guay les surveilla alors, et ce matin les ramena & bord de son convoi jusqu\u2019à lévis où il les a remis entre les mains de la police qui les a fait conduire chez eux.Les parents de ces deux jeunes effarouchés les cherchaient depuis la veille au soir.Nouvelles des Trois-Rivières Hier, a eu lieu la \u2018béaédiction de la nouvelle chapelle du couvent de la Providence par Mgr des Trois-Rivières, Un nombreux public assistait à l\u2019inauguration de cet oratoire qui est très élégant dans sa simplicité et assez vaste pour contenir plusieurs centaines - de personnes.\u2014Le Révd.Pére Frédéric et les deux autres religieux franciscains qui forment le personnel du Commissariat de Terre Sainte au Canada, ont pris, joudi dernier, possession de leur nouvelle résidence, rue du pont.À partir de cette date, le Commissariat est ouvert tous les jours de 8 heures du matin à six heures du soir aux personnes qui ont quelqu\u2019affaire.\u2014Le Révd.Mess.V de Careful, curé de Ste.Angèle de Laval, fait le voyage .de Rome et de Terre Sainte avec MM.les chanoines Richard et Caron.Ces MM.partiront.le 2 octobre prochain à bord du steamer Parisian.Le Journal du 16.Terrible accident de chasse On rapporte qu'un terrible accident de chasse aurait eu lieu 4 Ship Warbor, à 30 milles à l\u2019Est de Halifax.Quatre hommes nommés Taylor, Annand, Mitchell et Webber étaient, vendredi dernier, à faire la chasse à la renne.dans les bois.Ces chasseurs se séparèrent les uns des'autres.Dans le cours de l\u2019après midi, Taylor et Aonand virent quelque chose qui -remuait dans les broussailles.Pensant alors que c\u2019était une renne, ils firent feu.- La fameuse renne à laquelle on croyait les deux autres chasseurs Webber.La balle lancée passa par le cou\u2019 de Mitchell et Webber et entra dans le corps de Mitchell, tuant ces deux hommes pres- qu\u2019instantanément.Quand Taylor et Annand réconnu- rent leur funeste erreur, ils en furent attérés.\u2019 On a descendu les deux cadavres en chaloupe a Lakeville.Les deux chasseurs tués étaient l'oncle et le neveu.Séminaire de Nicolet Nos remerciements à qui de droit pour l\u2019envoi d\u2019un exemplaire de l\u2019Annuaire du Séminaire de Nicolet.pour l\u2019année académique 1888-80.Il renferme, outre la liste des élèves et des prix qui leur ont été décernés à lu fin de l\u2019annèe scolaire, le compte-rendu de la visite de Son Excellence le lieute- nant-gouverneur Angers au.séminaire les 25 et 26 juin dernier.L'adresse toré- sentée par M.le maire de la ville et la réponse de Son Excellence sont reproduites en entier.Ces deux documents sont de véritables bijoux du genre.L'Annuaire se termine par les hiogra phies de M.l\u2019abbé T.M.O.Moreau, professeur du séminaire, et de M.l\u2019abbé ois, curé de Maskinongé, un des bienfaiteurs du séminaire de Nicolet.Personnel \u2014Son Excellence le Gouverneur- Général et Lady Stanley de Preston, accompagnés de leur suite, sont partis de Quêbec hier pour Ottawa, où ils resteront une journée, puis ils feront.un voyage d\u2019environ.deux mois à la Colombie Anglaise.\u2014M.Biffel, le fils du fameux ingénieur français, et son compagnon de voyage M.Gré, sont partis samedi pour une artie de chasse dans les îles de Sorel.1s seront les hôtes de M.Louis Sylvestre, M.P.P., qui possède et habite une magnifique propriété à l\u2019île au Castor, près de Berthier.\u2014L\u2019hon juge Loranger est arrivé en cette ville dimanche soir, en route pour * Ge'convoi était en charge du conduc-{:la Rivière-du-Loup, où il présidera le \\ a: ame cm Ses are JOURNAL DES CAMPAGNES v terme de la cour, en l'absence du juge Cimon, \u2014L\u2019honorable M.Garneau, l\u2019honorable M.Shéhyn et madame Shehynpartent pour l\u2019Europe le 28 de septembre et seront absents une couple de mois.En leur absence, le département du Trésor sera administré par l\u2019honorable M.Mercier, et l\u2019honorable D.À.Ross agira comme commissaire des Travaux publics., Changements ecclésiastiques \u2014M.l'abbé Cautin, vicaire à l\u2019Islet, est nommé curé de St-Damase, nouvelle paroisse démembrée de la cure de Ste.Louise.\u2014M.l\u2019abb& Jolicœur, est nommé curé de Notre-Dame du St-Kosaire.A Saint-Hyacinthe \u2014Samedi dernier, 14 courant, et 28 ème anniversaire de la fondation de l\u2019Institut du Précieux Sang, M.le Grand Vicaire Caron, des Trois-Riviéres, a reçu, dans I'églisc du Précieux-Sang, la profession religieuse des novices Caroline Beldon, dite Sœur Marie St Pierre, de Bennington, Vermont, et Mary Mulryan, dite Sœur Marie St Gabriel Archange, de Rochester, N.Y., et a donné l\u2019Habit de l\u2019Institut à Delle Evaleda Demers dite Sœur Ste Marthe,de St}Jean Chrysostome, Montréal.\u2014La retraite des élèves du Séminaire de cette ville commencera mercredi soir pour se ierminer dimanche et sera préchée par le R.P.Hamon, Jésuite, de Québec.Le Courrier de S.H.\u2014Le Rénovateur des Cheveux de Harend la chevelure souple, soyeuse, brillante ; il est sans rivaux pour la toilette.Les ours Il paraît que les ours sont nombreux cette année, même dans les localités où d'habitude on n\u2019en voit jamais.A la Pointe-aux-Trembles, dans le village de la Rivière aux Pommes, des jeunes filles qui étaient occupées à cueillir des mûres, en ont vu un ces jours derniers.Un jeune Roy en aaussi vu un au même endroit.Celui-là traversait la rivière.Deux ours ont été vus aux Ecureuils, dans le jardin d\u2019un nommé Fiset.A St-Ubalde, la femme d\u2019un nommé Joseph Lenis ayant entendu des grognements à sa porte.a ouvert celle-ci, croyant que les bestiaux étaient sortis du pâturage, et qu\u2019on juge de sa frayeur en apercevant un ours sur le perron.Heureusement, ces Carnassiers ne s'attaquent pas aux gens ni au bétail,car ils ont tout plein du grain à croquer.Mais gare après les récoltes.Un nommé Cantin en a abattu un à Ste-Jeanne de Neuville.Concours de tir Le concours de l'association d\u2019artillerie de la Puissance, 4 I\u2019Ile d'Orléans, est terminé.La batterie No 1 d\u2019Artillerie de garnison, capt J.O.Martineau, a tiré dimanche.Elle a obtenu 104 points au canon 64, et 28 points au canon 40.C\u2019est une des batteries de l'Ile du Prince-Edouard qui a donné le plus grand nombre de points au canon 64, et le premier prtx au shifting À et B.La coupe en aigent donné par les marchands de Montréal et pour laquelle on concoure depuis }plusiewts années, a été finalement gagnés par la batterie d\u2019Halifax.Le vainqueur au ti' dans le concours des officiers est M.LaPare Marsau, lieutenant dans la compagnie d'artillerie No 1 de Lévis M.Marsan a concouru, nous dit-on, pour la première fois et il a obtenu 30 pieds.Il a par conséquent gagné la coupe en argent offerte par \u2018honorable M.Mercier premier-ministre.\u2014La Salsepareille d\u2019Ayer est fortement concentrée ; c\u2019est ls remède le plus économique dont on puisse se servir pour purifier le sang.A la Grosse-Ile Samedi dernier, une vingtaine d\u2019émigrés qui avaient pris passage à bord du Circassian, ont refuser de se laisser vacciner à Rimouski.Le médecin télégraphia immédiatement à la Grosse Ile, et à leur arrivée en cet endroit ils ont réitéré le même refus.Ils ont, par conséquent, été détenus à l'hôpital et le steamer a continué.Depuis ce temps, \u20ac trois de ce nombre ont consenti à se laisser vacciner et sont arrivés à Québec, à bord de l\u2019Hygia.Les autres sont encore à l'Hôpital de la Grosse-lle.Les merveilles de l\u2019Exposition : de 1889 A l\u2019occasion de la grande Exposition Universelle de Paris, dont le succès a retenti dans le monde entier, nous sommes heureux de pouvoir offrir à nos lecteurs les reproductions aussi exactes qu'artistiques des merveilles que l\u2019art, l\u2019iudustrie, la science, ont accumulées dans la grande Ville, vers laquelle les peuples accourent des points les plus reculés du globe : La Tour Eiffel, artistement coloriée, avec tous les détails, d\u2019après photographie, et notes explicatives.(format 60 centimètres sur 44).Intérieur de la Galerie des Machines, admirable reproduction artistique et colorié, d\u2019après photographie, avec les machines exposées (format: 60 centimetres sur 44) \u2019 0 Les Fontaines Lumineuses et la Tour Kiffel embrasée, magiques effets de nuit, supérieurement reproduits avec toutes -les couleurs- Vue générale et complète de l'Exposition, coloriée avec soin et très exacte (format : 72 centimètres sur 44.) PlanGuide de l'Exposition, coloriée,très clair et très complet, Le Panorama de Paris, chef-d'œuvre de patience et d\u2019habileté artistique tous les monuments sout exactement reproduits, comme photographiés, ainsi que les rues, boulevards, places, etc.Paris est représenté avec toute son animation, piétous, chevaux, voitures ; le mouvement est saisissant (format: 72 centimètres sur 44.) Par suite d\u2019un traité spécial avec les éditeurs, tous nos lecteurs peuvent se procurer uue ou plusieurs collections des six magnifiques ebjets énumérés ci dessus, au prix exceptionnel de 3 fr.(au lieu de 12 fr.) le tout est envoyé immediatement {franco-poste et soigneusement emballé, en adressant un mandat poste, timbres français ou toute valeur payable à Paris, directement au Petit Juurnal de la Famille, rue de 'ESTRAPADE, 15, Pans.Exposition agricole L'exposition agricole du comté de.Lévis aura lieu le 2 octobre prochain, \u2018a St.David de Lauberivière, sur la propriété de M.George-Huard.Un grand nombre de prix seront distribués aux exposants.En fourrière Dimanche dernier, la police a mis en fourrière 9 vaches trouvées rôdant sur la Grande Allée et aux abords du Palais législatif.Pour les ravoir les propriétaires ont payé 75 centins.Aux sourds Une personne guérie de surdité et de bruits dans la tête après 23 années, enverra une description de sa maladie GRATIS à toute personne qui en fera l\u2019application à Nicholson, 177 rue McDougal, New-York.Québec, 16 février 1889.893 Congestion cerébrale Dimanche durant la nuit, M.Olivier Martin, commercant bien connu de Lévis a failli succomber à une très forte attaque de congestion cérébrale.Il s\u2019était couché en parfaite santé.Mais vers 11 heures, Madame Martin fut éveillée par un grand bruit.Elle se leva et aperçut son mari sans connaissance sur le plancher Le Dr Lord fut mandé eu toute hâte.Celui-ci lui prodigua ses soins pendant qu'on alla quérir prétre.Son état était tout à fait désespérant et le Dr.Collet fut appelé en consultation.Mais aujourd\u2019hui M.Martin est beaucoup mieux.Le Dr Lord le croit maintenant hors de danger.Vol à l\u2019Archevêché Il paraît qu\u2019on est en train de dévaliser les maisons religieuses.Mais on n\u2019aurait jamais cru qu\u2019après s'être atta qués aux presbytères, on aurait l\u2019effronterie de vider la caisse du Palais du Cardinal.Samedi, entre quatre heures de l\u2019après-midi et neuf heures du soir, la somme de quatre cents piastres (400) a disparu du secrétaire de Mgr Marois, dans son cabinet de travail et la somme de vingt-cinq piastres ($25) a été enlevée du secrétaire de M.l\u2019abbé Gagnon.Les secrétaires sont des meubles solides avec de bonnes serrures et comme les voleurs n\u2019avaient pas de clés convenables, ils ont entâillé la boiserie vis-à-vis des serrures.Les agents de la sûreté sont à la recherche des voleurs.- La manufacture de coton de Montmorency Des lettres patentes ont été émises incorporaut la compagnie de la manufacture de coton de Montmorency, avec un capital de $200,000, divisé en 2,000 parts, de $100 chacune.L\u2019objet de la compagnie est de manufacturer du coton gris et autres pour la Chine et autres marchés.Les directeurs sont : Charles Ross Whitehead, 'l'homas Pringle, Andrew F.Gault, David Morrice, Montréal, Herbert Price, Québec, Hon.Donald A.McDonald, ex-lieut.-gouverneur, Hon.Wm.Ogilvie, Robert Cowane, Jacques Grenier, Jos.O.Villeneuve, Samuel H.Ewing, James P.Cleghorn, Montréal, Richard Turner Québec, et F.A.Seigh, Boston.Pilules et Onguent d\u2019Holloway Les voyageurs de long cours feraient bien de se rappeler que ces changements de diète et de climats peuvent altérer leur santé, et qu\u2019il surgira maintes occasions: où ils auront besoin d\u2019un remède tel que les Pilules et l\u2019Unguent, et aucun voyageur soit par mer ou par terre, ne devrait manquer d\u2019en avoir une provision à la main.On pourra dire alors qu\u2019il a toujours un médecin à ses côtés.Les frissons et les fièvres seront ainsi promptement traitées, et les directions imprimées devront être soigneusement étudiées au commencement de toute maladie, car les remèdes d\u2019Holloway peuvent être pris sûrement sous tous les climats.Avis aux mères Le \u201c syrop calmant de Mme Winslow devrait toujours être employé pour la dentition des enfants.Il calme l\u2019enfant, adoucit les gencives, apaise toutes les douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cinq cents la bouteille.Québec, 9 mai 1889.= Marché de Québec Farine et Grains.Québec, 18 sept.1889.Fartne-\u2014Sup.extra, baril,196.$ 5 10 a 5 40 EXER covrrers sess soone À 65 @ À 80 Forte pour boulanger.5 50 a 5 75 Extra du printemps.440 a 4 50 Superfine No 2.410a 4125 Pine.cecescecssese LILI TTT} 4 00 a 4 20 ?erines en poches, de 100 livres.2 40 a 2 55 266 Lards, Jambons, etc.Québec, 18 sept.1889.Porc frais, par 100 livres\u2026\u2026\u2026.8 00a 9 00 \u201cou livre cu.0107 0 10 Salé, par re v0uves ssovssssscsmc0c0 0 106 O 11 « par baril.sc.sescscccsm 14 50 2 15 50 *ambons frais, par livre.cccce.0 8a 009 fomés par livre .w 0127 018 Provisions, Etc, Etc.Québec, 18 sept.1889, Bourre frais par livre.\u2026\u2026\u2026\u2026.020 a 025 Beurre 8816 par livre.ceveeeee 0 16 a 0 18 Patates par minol.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.0 37 a 0 38 Œufs par douzaine.o +roncouss 017 a 0 20 Sucre d'érable par livr@.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 07 a 0 08 Fromage par livre.ceeee +.0 10 a 0 11 Oignons par Daril.\u2026\u2026\u2026.\u2026.s.\u2026.\u2026\u2026rses 2 50 a 2 50 Pommes per baril.3 00 a 3 75 Oranges par caisse.6 00 a 6 50 Citrons par CAÏSSH \u2026\u2026\u2026.\u2026.00 020000 5 00 a 5 50 Tabac conaclien en feuille par lb.O0 15 a 0 18 Bœufs, Moutons, Etc.Québec, 18 sept 1889.Bœur-lère qualité, par 1001iv.$10 00 a 10 00 ème *\u2018 \u201c 72a 850 Sème « \u201c 62Ba 700 Bœuf-par livre.sosvocsovvssss 0 05 a O 12 Veau par livre.ccccceeenns v00000\u2026\u2026 0 10a O1 Mouton par livr® .\u2026\u2026.\u2026.\u2026crc 0 10G 0 12 « du printemps, chaque.2 00a 5 00 Volailles Québec, 18 sept 1889.Volailles, par couple .c.cc.wee 0802 100 Poulets, \u2019 P do aato00 avecectes - 0 49 a 0 75 Oies, do 0000008 got0000e 0 00 a 5 00 Dindes, do 00ncesesi e000 2 00 a.5 00 Cenards vu.rtectaut 0 70 0 i 00 do Poissons.Québec, 18 sept 1889.Poissons\u2014Séché le guintal\u2026$ 5 00 a 5 50 Morue verte le baril.4 50 a 5 60 Saumon No 1, baril de 200 livres.16 00 a 15 50 Saumon No 1,lalivre.010g 0 11 Hareng du Labrador par baril \u2026.\u2026\u2026.\u2026., 5 50a 580 Marché au Cuir Québec, 18 sept 1889.Cuir espagnol à semelle, n.1, par livre esse cece.anss00a 01000000 \u2026.}023a 04 Do do no 2.«02a 022 Cuir à Semelle dit Slaughtern.1 0 26a 0 26 Cuir à Harnais .\u2026\u2026.\u2026\u2026 seu vorcccs 0 274 O 30 Waxed Upper.mesvacce cesses .03a 040 Vache dite Buff et Pebbied, par Pied .\u2026.vosvocser 00000000 s\u2026ouuvsses 0 13a © 15 Vache à patente,., .weensee 0 15a 0 17 Vache émaillée.wee.waees 015 a 0 17 Peaux de veau, lourd, par livre\u2026 0 50 a 0 60 Do lÉgOr.\u2026\u2026\u2026.\u2026 soovsouse 060a 076 Cuirs fendus, petitS.ce sees sores .0 A « 028 Do grands.\u2026.0267 030 a GERVAIS & HUDON IMPORTATEURS D\u2019INSTRUMENTS DE MUSIQUE DE FRANCE, D'ALLEMAGNE RT DES ETATS-UNIS.Aussi : Instruments de fabriques canadiennes, TELS QUE LES CÉLÈBRES PIANOS : HEINTZMAN & CIE, WM.BELL & CIE, MASON & RISCH, DOMINION & CIE, Etc ORGUES ET HARMONIUMS : WILLIAM BELL & CIE, DOMINION & CIE THOMAS & CIE, SCHIEDMAYER, Esc, Er Les derniéres publications musicales regues chaque semaine.MACHINES A COUDRE : New Williams, et Davis, 2 entrat} nement vertical.AUSSI : COFFRES DE SURETE (Sates) VITRINES (Show Cases) 19, Ru: St.Joseph, St.Roch, Québec.TÉLEPHONE : Boîte 278 Québec, 16 janvier 1889\u20141 an 921 Aux nouveaux Abonnés ! CONDITION : $1.00-pour une-$1.00 PIASTRE VOUS RECEVREZ LE .Journal des Campagnes PENDANT DOUZE MOIS Aivsi que TroIS VOLUMES ment*on- nés plus bas qui sont d\u2019une très grande utilité.Ne manquez pas de vous abonner au Journal des Campagnes qui 8e publie tous les JEUDES, con t 16 pages de matière à lire, En outre, nous donnons comme rime aux nouveaux abonnés TROIS MA ENIFIQUES VOLUMES consistant en : LE PRIT MOIS DU SAORÉ-CŒUR, LE RECUEIL DES RECETTES ET LE MÉDECIN A LA MAISON, TR AITÉ SUR LE OHEVAL ET SES MALADIES S'ADRESSER À ELZEAR BEDARD AGENT du Journal des Campagnes, No 9, RUE BUADE, QUEBEC WE Seul autorisé à donner les | cadeaux. ( ~ \u201d JOURNAL DES CAMPAGNES a EEE LA VIGUEUR DES GHÈVES* ; D AYER \u2018 - yd (Ayer\u2019s Hair Vigor.) rend lo brillant ot la fraicheur de la jeuness: aux cheveux gris ou tetris, en wie temps qu'elle leur donne une riciio couleur chitain ounoir foncé, ainsi qu'on lo désire.En s\u2019en servant on peut douner aux cheveux Llonds ou roux, une teinte foncée, les rendre plus épais, et presque toujours guérir la calvitie.Elle arrête la châte des choveux, stimule et rend In viguour à une croissance faible et maludive.Lllo ompècho et guérit les croûtes ct 1a teigne, ainsi que toutes les maladies du cuir chevelu.Comme articlo de Toilette pour Dames, la VIGUEUR est sans paroille ; elle no contient ni huile ni teiuturo, elle rend la chevelure douce, brillante, et soyeuse, - tout on l'inprégnant d'un parfum suave ef pormanont.1.C.P.BRICHER écrit de Kirby, 0.,2 Juillet, 1882 : \u2018* L\u2019automne dernier mes choveux commencèrent à tomber, ot dans un court espuce do tops jo dovins presque chauve.d'essayai lu VIGUEUR DES CHEVEUX D'AYER, etavant que le premier flacon fût fini, la châte des cheveux s'arrêta, et une nouvelle crue commenga À pousser.Maintenant ma tête est couverte d\u2019une clovelure abondante et vigoureuse.\u201d J.W.BoWEN, Propriétaire du MeArthur (Ohio) Enquirer, dit: \u201cLa VIGUEUR DES NEVEUX D\u2019AYER est une excellente preparation pour les cheveux.J'en parie par expérience, Elle développe une nouvelle erssennuere di cheveux doux et soyeux.Ia Viu_t:uu est aussi un remède sûr pour la teigne.\u201d M.ANGUS FAarRBAINN, le chef de In célèbre ** Famille Fairbairn,\u201d Vocalistes Écossuis, Écrit de /oston, Mauss, G Février, 1860 : ss 1iepuis que mes choveux ont commencé à- grisonuer je ine sers de la VIGUEUR DES UUEVEUX D'AYER, j'ui aiusi pu conserver une Appitrenco de jeunesse -\u2014 une chose véri- tabloment très importante pour tous ceux qui sont obligés de paraitre en public.\u201d Mae.À A.PAI:SCOTTS, Ccrivant de Elm street, Noo 28, Clogentorn, Mass, 14 Avril 1862, dit 1 \u201c11 yi dons as cuvivon je perdis la moitié de ana chevr:iuve, Liie s'éclnireis- sait avec une rapidité prodigieuse.L'usage de la VIGUEUR arrêta la coute, activa une nouvelle croissance, et au ia ut d'au: mois ma tôte entière était «rive de cheveux naissants mais vigourcis gn, coutinuaut Gi pousser, devinreut aus-i longs et auksi éprais wavaut lachute.J'employni seulement tu con de la VIGUEU 8, mais # nr; sent Je mr sers de tomps en tends comes article on toilotte.\u201d Nous avons des eentaings do soph\u2019 Liestestations sur l'efficacité de ln Viirren 2-5 CHEVEUX D'AYER.Unesimyueceare ur vaincra les plus ineréduies.PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.Ayer&Co.,Lowei!, Mass.Vendue par tous les Droguistes.Echos & Nouvelles Accident pénible M.Louis St.Hilaire, ancien employé de la manufacture Migner et actuellement a la Canadian Shoe Ge., a été victime d\u2019un bien triste accident.lundi après-midi.Au momentoù il réparait certaines roues qui font fonctionner les moulins, ilrs\u2019est fait prendre le bras droit par l\u2019une d\u2019elles, et avant qu\u2019on vint à son secours, il avait le bras pres- qu\u2019en charpie.On croit qu\u2019il sera long= temps sans pouvoir l\u2019utiliser.Concours de tir du 87me Carabiniers, comté de Québec 1er concours, 5 coups à 200 et 5 coups à 400 verges 1er prix, présenté par Sir A.P.Caron, $10.Major Fiset Prix présenté par I'Lssociation 2e prix, $8.Lieut.Dufresne.3e 7.Sergt.major Mailly.4e ¢ 6.Capt.Blondeau.Se \u201c 5.Sergt.Is.Mailly.6e *\u201c 4.Capt.Routhier.7e \u20183.Lieut.-colonel Laurin.8e \u201c 3.Arthur Gingras.9e \u201c 2.Lieut.Taschereau.10e \u201c 2.Zéphirin Huot.Deuxième concours.\u20145 coups à 400 et 5 coups à 500 verges.1er prix, présenté par Th.Ghase Casgrain $10.Capt.Blondeau Priæ présentés par l'Association.2e prix, $8.Capt.Routhier.8 de 7.Lt.Col Laurin.« 4e 6.Sergt.I.Mailly.5e 5.Zéphirin Huot, Ge \u201c 4.Albert Huot.Te \u201c 3.Major Fiset.Se \u201c 3.Lieut.Dufresne.9e¢ ¢ 2.Lieut Taschereau.10e «2.L.M.Is.Milly.3e concours\u2014T coups à 400 verges.Médaille en argent, présentée par Son Honneur le Lieutenant - Gouverneur, gagnée par le soldat Albert Huot.Une coupe en argent, présentée par le Capt.Archibald Fages, Bat.B, gagnée par le Capt.Routhier.|, x CaPT.AnsT O.Roy, sentée par M.Livernois, gagnée par le Lieut.Dufresne.4 concours (dit de consolation) 1er prix, $4.Sergt Jean L'Heureux cc Ze 3.Alexandre Mailfy ze \u201c 2.Major N.Dorion 4e ¢ 1.Lieut N, Giroux Se ¢\u201c 1.Pierre Paradis Ge \u201c 1.Capt Ed.Fréchette.Par ordre, Mason M.FisEr, Préside nt Secrétaire.A Québec M.E.Lacroix, ancien négociant à Matane, et madame Lacroix sont depuis samedi de retour de Matane, où ils ont passé l\u2019été.M.Lacroix vient se fixer définitivement à Québec.Bénédiction d\u2019un calvaire Dimanche en quinze, aura lieu dans la concession Pintendre, à St-Joseph de Lévis, la bénédiction d\u2019un calvaire érigé par les citoyens de cette paroisse.Le croix a été placée hier.Ce calvaire est érigé sur le terrain de M.Johnny Dumont.Le charbon Le prix du charbon, à Montréal, est\u2019 beaucoup plus bas que \u2018pendant la période correspondante de l\u2019année dernière.Depuis le 25 juin il ne se vend que $6 la tonne, tandis que l\u2019anuée dernière il se vendait $6.25.Et cela d\u2019après toute apparence, se continuera encore quelque temps.L'année dernière des spéculateurs, en le rendant plus rare, avaient réussi à faire hausser le prix du charbon, mais cette année, il est facile de constater qu'il est en grande abondance à Montréal.C\u2019est la raison de la différence dans les prix pour les deux épogues.Îl y a une dizaiue d'années que le charbon ne s\u2019est vendu à aussi bon marché que cette année.La cause en est que le prix de transport est assez peu élevé.Le foin Le foin se vend actuellement.$10 la tonne à Toronto.: Le foin non pressé, de qualité supérieure, se vend à Montréal $7 le cent bottes ; celui de seconde qualité se vend Qu.?La récolt: du foin est très abondante partout, et l\u2019ou croit que les prix en seront bas cet automne.De Québec au Labrador Le chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix est le premier chaînon de la vraie courte de l'avenir, qui attendaient les confins du labrador, d\u2019où il ne(resterait ensuite que trois jours de navigation pour toucher la côte britännique.La distance de Québec au Labrador est de 740 milles.Il y quelques années, des capitalistes anglais ont dit que, si l\u2019on prouvait la practicabilité de la ligne du Labrador, les fonds ne manqueraient pas.Un rival à Cyr 1 Les dépêches parlent d\u2019un Samson alsacien, qui fait des tours de force dans la Royal Aquarium de Londres.D'après les rapports, il est de force à faire suer Louis Oyr, de Sainte-Cunégonde.Par le seul gonflement de ses muscles, il brise une chaîne très forte.Avec ses deux mains il brise une chaîne qui peut porter 3,000 livres.Il lutte avec .avantage et facilité au \u201c tug-of-war \u201d contre: dix-huit hommes.Il est âgé de 31 ans.Recensement Au dernier recensement la Nouvelle- Ecosse avait plus de centenaires qu\u2019au - cun autre pays,eu égard à sa population.Elle avait un centenaire par 19,000 âmes ; l\u2019Angleterre n\u2019en a qu\u2019un: par 200,000 âmes.Le feu grison Deux mineurs ont été tués et plusieurs autres grièvement blessés par une ex- p'osion de feu grisou qui s\u2019est produite ans la houillière Uffington, près de Morgantown, Vel.occ.Accident Un nommé Pierre Martel, employé de section sur le chemin de- fer du Ljac St-Jean, a été tué près de la Rivière à Pierre en tombant d\u2019un hand car.3 al Une douzaine de photographies, pré- ' Retraite La retraite des élèves du collège de Sainte-Anne, sera préchéée, cette année, par le Rév.Père Royer, O.M.I.Il ya juste trente ans que le mème retigieux faisait entendre sa voix éloquente dans la même institution, à l\u2019occasion de la retraite annuelle.Accident fatal Un ouvrier, nommé Honoré Vézina, résidant au Faubourg St-Jean, s'est tué un peu avantsmidi, en tombant du haut de la maison que fait construire actuellement M.Turner, marchand de machines à coudre, au coin de la rue Sainte-Angèle.L'infortuné a été transporté à l\u2019Hotel Dieu aussitôt après sa chute, mais il mourut quelques instants après.Il était marié et père de plusieurs enfants.Collision Une collision s\u2019est produite près de Cuba, N.ŸY., entre deux trains de marchandises par suite de la stupidité d\u2019un mécanicien qui a mal 1nterprêté les or dres qu\u2019il avait reçus.Le choc a été si violent que les deux trains ont été mis littéralement en pièces, et un serrefreins du nom de Gray a été tué.Assassinats Six nègres ont été arrêtés à Sewell\u2019s Point, comté de Norfolk,Ve, pour avoir étranglé, pendant la nuit, dans son lit un riche négociant nommé T.L.Waller, dont ils ont ensuite pillé la maison et le magasin.\u2014M.Castleberry, marshal de la petite ville de Pilham, Ge,a été tué à coups de revolver par une bande de nègres dont il essayait d\u2019arrêter le chef pour excitation à l\u2019émeute.Les meurtriers ne sont pas encore arrêtés, mais ils sont connus.outefois on craint que leur arrestation donne lieu à de nouveaux désordres.\u2018Pour le Canada Une dépéche annonceque le principal associé de la maison Armstrong, M.W.H.Armstrong, sera à Toronto vers le 20 de ce mois.lf est parti de Liverpool par voie de New-York.Son voyage est en rapport avéc la continuation du chemin de fer de Témiscouata jusqu\u2019à Frédéricton, c\u2019est à dire avec l\u2019une des questions qui intéressent le plus dirac- tement la province, et la ville de Québec en particulier.L Par la construction de ce chaînou on met Québec sur la véritable ligne courte, sur le chemin du commerce interpro , vincial et de transit.Comme conséquence nécessaire, le pont s'impose, M.Armstrong visitera dans une dizaine de jours, croyons nous, le chemin |de Témisconata, en compagnie des directeurs de cette entreprise, dont il a négocié, avec succès et promptitude, les débentures l\u2019an dernier.M.Armstrong est déjà venu au Canada, dont il connaît bien les ressources.Il est aussi largement intéressé dans les affaires du Brésil, ayant fait pour ce pays divers emprunts.Mariage Lundi dernier, le 9 septembre courant, à l'Avenir, comté de Drummond a eu lieu la bénédiction uuptiale de J.C.St.Amand, notaire, avec Mlle Marie Dion ne, fille de M L.E.Dionne marchand de l\u2019Avenir.\u2019 C'est M.l\u2019abbé H.I, Alexandre, \u2018curé de la paroisse, qui a béni l\u2019union.Un chœur nombreux a fait de la belle musique sous la direction de MM.les abbés P.Manseau et O Manseau.Des nombreux et riches cadeaux ont été faits.Nos meilleurs souhaits à l\u2019heureux couple.Promotion Le dernier numéro de la Gazette de l\u2019Amirauté, de Londres, publie la nomination suivante : \u201c Le sous-lieutenant l'hon.Victor Stanley, du yacht royal Osborne, est nommé lieutenant de la flotte de Sa Majesté depuis le 23 août.\u201d .L\u2019hon.Victor Stanley est le deuxième fils\u2019 de Son Excellence le gouverneur- général et était ci-devant attaché au vaisseau de Sa Majesté le Bellerophon.Bulletin maritime \u2014La compagnie Dominion a nolisé le steamer Croma pour remplacer le Montréal, qui a fait naufrage.\\ \u2014XLa cause d\u2019abordage des steamers Polynesian et Cynthia s\u2019est terminée -~ - \u2026 Ua 9 se , mercredi en .cour de vice-amirauté et l\u2019affaire a été prise en délibéré.\u2014L\u2019administration du Bureau Veritas vient de publier la liste suivante des désastres maritimes arrivés en Juillet dernier :\u2014Voiliers : 9 américains, 30 anglais, 1 chilien, 3 danois, 3 français, 8 allemands, 1 italien, 6 norvégiens, 1 russe, soit 52, dont 3 manquent.Steamers : 2 américains, 3 auglais, 2 chiliens, 1 espagnol, 1 français, soit 9.Nouvelles religieuses \u2014Le rév.P.H.Suzor, ci devant curé de Nicolet, abandonne le ministère, pour cause de mauvaise santé, et doit se retirer ë l\u2019Hôtel-Dieu de Nicolet.\u2014Le Rév J.B.Pinard qui avait été nommé secoud vicaire à St-Christophe d\u2019Arthabaska est mairtenaut nommé au vicariat de St-Michel d\u2019Yamaska.Puig, le rév.Emile Bérard le remplace à Saint-Christophe comme second vicaire; tout en exerçant les fonctions de chapelain de l\u2019Hôtel-Dieu.On lit dans la Semaine Religieuse : » \u2014L\u2019excellente œuvre de la Sainte Enfance a produit, dans l\u2019archidiecèse de Québec, de 1883 à 1888, la somme de $7, 018, 93, \u2014On a célébré, le 18 août dernier, le 1089e auniversaire de la translation de la Sainte T'unique de Notre-Seigneur à Argenteuil.La Sainte Tunique fut transportée, au huitième siècle, à Constantinople, par l\u2019empereur Héraclius, pour la soustraire aux profanations des infidèles.Deux cents ans plus tard, Charlemagne la reçut des mains de l\u2019impératrice Irène.La précieuse relique échappa miraculeusement à la tourmente révolution« naire.Mgr de la Roche, évêque de Versailles, obtint en 1804 du Pape Pie XII la permisson de la transférer dans l\u2019église paroissiale d'Argenteuil.\u2014Huit diocèses de France sont actus ellement sanstitulaires.Ce regrettable état de choses est dû aux difficultés que font surgir certaines candidatures gous vernementales.A l'heure qu\u2019il est le doyen des archevêques est le cardinal Desprez, archevêque et Mgr de Dreux- Brezé, évêque de Moulins.\u2019 \u2014ULe Freeman's Journal a annoncé, il Y a peu-de temps, la conversion de huit .ministres anglicans.: Aujourd\u2019hui, nous apprenons que six ministresont été reçus dans le sein de l\u2019Eglise catholique par le cardinal Manntng lui-même, dans sa chapelle particulière, à Westminster.En cette ville Il vient d\u2019arciver à Québec, un des écrivains d\u2019Angleterre les plus distingués, M.William Sharp, qui est à la fois journaliste, poète et critique.Débarqué au Canada, il y à près d\u2019un mois et demi, il a visité les provinces maritimes et mercredi, il a traversé de la Rivière du Loup au Saguenay; il a parcouru et admiré en poète cette contrée si pittoresque.Il est à Québec pour quelques jours.D'ici, il contivuera vers l\u2019Ouest.Ours capturé M.Octave Potvin et un de ses frères .ont pris au piège, ces jours derniers, dans le bois.avoisinant le Château- Bigot, un ours noir de grosse taille, \u2018âgé, d\u2019après les apparences, d\u2019environ deux ans.Les heureux chasseurs ont dépouillé leur victime de sa robe bien fourrée, et l\u2019ont vendue à M.J.B.Laliberté, marchand - pelletier de Saint- Roch.L\u2019ours mesurait 3 bons pieds de hauteur.- Mort de william Gooderham de Toronto ; Toronto, 13 septembre.\u2014William Gooderham, le fameux distilleur de boissons alcooliques, est mort subitement hier soir, d\u2019une maladie de cœur.\u2018IL était âgé de 66 ans, veuf, et possédait des relations financières très-étendues- Le procès Morrison Le procès du fameux Morrison qui est maintenant détenu dans la prison de Sherbrooke aura lieu dans le mois d\u2019octobre prochain.: ; Hier, une assemblée de ses partisans a eu lieu a Stornoway et on a choisi pourle défendre MM.J.N.Greenhsields et Leonard.On dit que les souscriptions pour ses frais de défanse s'éldvent à un fort montant.On demagdera un jury.exclusivement de langué anglaise.Rs os se eines FEUILLETON DU \u2018\u2018 JOURNAL DES CAMPAGNES * 19 Septembre 1889 \u2014No \u20183 \u2014 _\u2014 LE CRIME ONTHAG- TARE Elle acheŸa sa phrase par vn meu- vais sourire.Quelques instants après, la famille Gerbier, M.Langlois et sa fille prenaient place autour d\u2019une table plantureuse.Quand Suzanne partit, elle avait encore à son corsage la branche de clématite qu\u2019Herbert lui avait donnée, et dans \u2018les bras le.gerbe de fleurs cueillie pour elle.Rien ne saurait rendre l\u2019expression haineuse du visage de Lazarine lorsqu\u2019elle regarda la jeune fille s\u2019éloigner avec son père.Ambroise rayonnait, et passant lu main sur le bras de sa femme : \u2014Tu ne sais pas quelle idée m\u2019est venue pendant le déjeuner ?lui demanda-t-il.\u2014Non, mon ami.\u2014Eh bien ! j'ai songé que Suzanne et Herbert feraient un joli couple.\u2014Ah! \u2014Ne le trouves-tu pas aussi 2.Suzanne est riche.: \u2014Moins que votre fils, répliqua Lazarine avec un méchant regard.Cependant, vous avez raison, ce serait un charmant ménage.\u2014Tu t'en réjouirais si Herbert épousait Suzanne ?\u2014Je m'en réjouirais fort, mon ami.\u2014Eh bien! won avis est que les deux jennes gens y pensent et que les pères seront vite d\u2019accord.\u2014Nous aurons une belle fête après les moissons, dit Lazarine.Elle quitta son mari et monta dans sa chambre ; elle étouffait.\u2014Allons, pensa-t-elle, il est temps d\u2019en finir.Griffart est un vieux misérable qui ne me rendra aucun service apparent ; je devrai agir seule et porter seule la responsabilité de mes actes.Oui, il y aura une belle fête aux moissons ! Elle s\u2019assit dans un fauteuil, cacha les yeux de sa main, et se mit à songer.IV LE PRÉCEPTEUR Un grand mouvement régnait dans la ferme, on attendait ce jour-là le précepteur de Julien.L'enfant se réjouissait à la pensée d'apprendre davantage ; Herbert avec la confiance de la jeunesse se disait qu'il se ferait un ami de cet homme dont l'âge approchait du sien, et qui allait prendre sa place au foyer de famille.\u2019 Depais la matinée qui avaiten partie décidé de l\u2019avenir d'Herbert, Lazarine s'était montrée froide et hautaine à l\u2019égard de Suzanne.Deux fois elle revint de ses visites à Griffart Plus préoccupée et plus sombre.Le fermier .des Ajoncs et le propriétaire de Vauvert s'étaient serré la main avec une franchise de sentiment équivalant à une promessé.Il ne leur restait plus qu\u2019à discuter les - conditions du contrat de mariage, et sans®ul doute le service qu\u2019Herbert venait de rendre au père de Suzanne contribuerait à lui faire écouter plutôt les inspirations de la reconnais- sancé que les conseils de l\u2019intérêt.broise se sentait heureux ; seule | h \u2018+, , _ a LE SES ve > i , 178 Lo 8 : M T2 * JOURNAL DES CAMPAGNES rer re re 222022220000 \u2019 Lazarine ne parvenait pas en dépit de sa ruse, 3 masquer son bean visage de bienveillance et de contentement.Vers quatre heures une voiture apparut au milieu d\u2019un tourbillon de poussière, car Lazarine avait envoyé chercher M.Charles Brandy à Ja gare de Rennes.Le valet qui conduisait venait de montrer au futur précepteur de Julien le pavillon blanc à demi caché sous les grands arbres, quand une immense clameur se fit entendre, des hommes armés de fourches débouchèrent d\u2019un sentier, et crièrent d\u2019une voix affolée : \u2014L\u2019avez-vous vu ?\u2014Vu quoi ?demanda le valet.\u2014Un loup enragé ?| \u2014Non, répondit le domestique ; mais êtes-vous sûrs ?: \u2014Deux personnes ont été mordues déjà, et crient de douleur chez le charron qui les brûle au fer rouge \u2026 La damnée bête a pris par le bois.\u2014Allez-vous faire une battue ?demanda Charles Brandy.\u2014Il est trop tard aujourd\u2019hui, répondirent les hommes ; il nous faut d\u2019abord prévenir la gendarmerie, et nous procurer des armes, mais demain sans, faute\u2026 : \u2014J\u2019en serai, répondit le valet.\u2014Le rendez-vous sera au grand Calvaire.-Eh bien ! fit le précepteur, vous m\u2019y trouverez également.\u2014Et M.Herbert notre jeune mai- tre! ne manquera certes pas de prendre son fusil pour faire avec nous le coup de feu.\u2014 Qu'est-ce que M.Herbert demanda Charles Brandy.J'arrive dans uxe famille où je ne connais personne, et je serais bien aise à l\u2019avance de connaître le personnel de la ferme.-Âlors, monsieur, vous avez de la chance de vous adresser à moi, car sans me vanter, je connais la maison.Une bonne maison, faut I'avouer.Je l\u2019habite depuis trente ans, c\u2019est vous dire que j'ai vu naître M.Herbert et mourir sa mère,la belle Madelonne.La fermière que vous allez voir est la seconde femme d\u2019Ambroise Gerbier.Je n'ai rien a dire contre elle, sinon qu\u2019elle dépense vite l'argent, et que ses paroles sont parfois affilées comme une langue de vipére.Lazarinese montre généreuse et nous fait de nombreux échangeront du papier timbré pour cela.On dit que le jeune maître doit épouser Suzanne Langlois, une jolie et brave fille qui aime le bon Lieu en chrétienne et les pauvres en sœur de charité.Depuis que le vent souffle au mariage, Lazarine est plus revêche que de coutume.; \u2014Et mon futur élève, vous n\u2019en dites rien, Guillaume ?\u2014-Un joli enfant, blond, studieux, qui a le cœur d\u2019Ambroise et là beauté de Lazarine.Il aimait tendrement Herbert, autrefois mais on dirait qu\u2019une mauvaise influence l\u2019en déta che.Vous accomplirez une œuvre méritoire, monsieur, en inspirant à cet enfant la justice dont Lazarine fait mépris.Quant à Ambroise, son cadeaux, d\u2019abord pour nous prouver qu\u2019elle est riche, ensuite pour essayer de nous détacher du souvenir de l'autre.mais c'est inutile, voyez.vous.Où il s\u2019est attaché, le cœur reste, et les anciens de la ferme ne pourront jamais oublier Madelonne.C'est surtout à cause d'elle que nous chérissons M.Herbert.Vous le verrez et vous l\u2019aimerez tout de suite; il est la frauchise, l'honneur même.On pourrait lui reprocher d\u2019être un triste et chercher la solitude, mais voyez-vous ça se comprend d\u2019ailleurs, sa mère est morte, et sa marâtre gaspille son propre bien\u2026 Les À joncs sont à Herbert, et tout le monde le sait dans le pays.Comment s\u2019arran- rangeront les affaires ?Les notaires umeur s\u2019assombrit, et sa femme \u2018 seule en est la cause.Elle aurait voulu, à force de tracasseries, monter la tête d\u2019Herbert et le pousser à uitter la maison paternelle, mais Herbert tient au pays où il est né, où sa mère est morte.Je plains son pèré, il aime Julien, et rien ne vous sera plus facile que de vous attacher à celui qui pourrait à toute heure nous demander notre vie.\u2014Merci, Guillaume, merci, dit Charles Brandy, me voici rassuré sur plusieurs points.D'abord le fermier est honnête ; mon élève est naturellement bon, et Herbert pour- Ta devenir mon ami, c\u2019est plus que je n\u2019espérais\u2026 Quant à la fermière\u2026 \u2014\u2014Méêfiez-vons, c\u2019est une enjôleuse, un homme averti en vaut deux.-\u2014Soyez tranquille.\u2014Tenez, voyez-vous ce garçon blond et alerte qui court à travers les friches ?c\u2019est Julien.Il tient à vous voir le premier.En effet l'enfant, sans écouter les ordres de Lazarine, avait quitjé le pavillon pour venir au devant de son précepteur.D\u2019un bond il sauta dans la voiture.\u2014Teuez, dit-il à Charles Brandy, vous me plaisez beaucoup.On vous dit très-savant, et vous me paraissez bon.Je voudrais apprendre vite, très- vite et bien.On est heureux quand on sait beaucoup de choses, n\u2019est-ce pas ?\u2014Cela dépend, répliqua Charles Brandy d\u2019une voix qui n\u2019était pas sans amertume.La voiture tourna la cour, les chevaux s\u2019arrêtèrent, et Lazarine apparut sur le perron.Elle était vétue avec recherche, et sa paleur ajoutait a sa beauté.Elle fit au précepteur un salut cérémonieux, et Herbert descendant les marches serra la main du jeune \u2018homme.\u2014Venez, lui dit-il, je tiens à veiller à votre installation.\u2014Je ne suis pas exigeant, répondit Charles, et pouvu que j'aie de la place pour mes livres.Le précepteur se montra ravi de l\u2019arrangement de sa chambre, il enleva la poussière couvrant ses habits et redescendit avec Herbert dans le jardin.\u2014Vous habitez un paradis terrestre ! dit-il d\u2019ane voix sonore et respirant la franchise.\u2014C\u2019est vrai, cette propriété est charmante, \u2014Et rien n\u2019y manque, reprit Charles en voyant s'avancer Suzanne ; pas.même une jeune Ëve.Puis remarquant Lazarine, il ajouta \u2018plus bas : \u2014Pas même le serpent.Le dîner fat recherché ; Lazarine tenait à étaler devant le précepteur de Julien les richesses de la ferme Elle s\u2019était faite luxueusement élégante, tandis que Suzanne portait une simple robe de toile rose.) Cependant Suzanne était bien jolie.Pendant le repas Charles Brandy parla de la rencontre qu'il avait faite d\u2019une bande de paysans lancée à la poursuite d\u2019un loup enragé.\u2014Je me suis engagé, non pas seulement en mon nom, mais au vôtre, dit-il à Herbert, et nous rejoindrons les traqueurs de loups au grand Calvaire, \u2014J'\u2019iraï aussi ! s\u2019écria Julien.dont les yeux brillèrent.\u2019 \u2014Toi ! s\u2019écria Lazarine, toi! t\u2019exposer a un danger pareil! Je nele veux pas, entends-tu.Il faut laisser ces expéditions aux hommes ; Herbert est courageux et robuste, mais toi, un enfant! \u2014Les enfants doivent apprendre à devenir des hommes, ma mère ! \u2014Le plus tard possible ! répliqua Lazarine en frissonnant.\u2014Quant à moi, fit Ambroise, j'ai été soldat.Vive Dieu ! il y a longtemps que je n\u2019ai.fait une vraie chasse ê \u2014 et l\u2019idée seule de cette battue me fait bondir le cœur.Nous ferons tous partie de la chasse.Tes armes sont- elles en bon état, Herbert ?\u2014Oui, toutes, mon père, soyez tranquille, j\u2019y veillerai\u2026 Elles ne sont pas chargées, Je les nettoierai soigneusement demain.\u2014Je t'aiderai, frère?demanda Julien.\u2014-Toi ! dit Lazarine en devenant pâle, je te défends de monter dans la chambre d'Herbert, je te le défends, entends-tu ?et je charge M.Brandy de veiller à l'exécution de cet ordre.La voix de Lazarine était telle en imposant cette défense que Charles Brandy se souvint des mots du valet de ferme.Après le fermier voulut faire au nouveau précepteur les honneurs des Ajoncs ; il le conduisit dans lee bâtiments dont l\u2019ordonnance séduisit le jeune homme, dans les champs dont il admira la fertilité.La causerie des deux jeunes gens ne tarda pas à prendre un caractère amical, et tandis que l'on revenait au pavillon, Ambroise ayant pris Julien à part pour lui recommander à l\u2019égard de Charles Brandy l\u2019obéissance et le respect, le précepteur et Herbert revinrent en se tenant le bras.-\u2014\u2014Ne vous blessez point d'une question que je vais vous adresser, monsieur, dit Herbert à Charles Brandy, mais je ne puis m'expliquer que, savant comme vous l\u2019êètes, vous consentiez à vous enfermer dans une campagne, afin d\u2019y donner desleçons à un enfant comme Julien.\u2014Vous allez me comprendre d\u2019un seul mot, Herbert, je suis pauvre, Au moment où votre père m\u2019a proposé de venir ici, je puis dire qu\u2019il m\u2019a rendu un service imminent et et inespéré.Ma mère restée veuve de très bonne heure, dépensa Jusqu\u2019à son dernier sou afin de me donner cette instruction dont vous parlez.Après avoir vécu dans l\u2019aisance grâce à l\u2019emploi de mon père, elle connut le travail et la pauvreté ! Tandis que ses bijoux passaient de son coffret de mariage dans la boutique d'an juif, ellle employait ses jours, et plus tard ses nuits à des travaux d\u2019aiguille.Ah! tenez, mon cœur saigne et mes yeux se mouillent quand je songe à nos longues soirées d'hiver.Nous étions, elle et moi, dans une chambre glaciale, elle brodait et j\u2019écrivais à la clarté d\u2019une faible lampe.* Parfois son ouvrage glissait sur ses genoux, elle fermait un instant ses yeux, et quand elle les rouvrait une bénédiction tombait de son regard.Je comprenais ses sacrifices et ea souffrance.Vingt fois je lui offris d'abandonner mes études, de chercher un labeur mannel, de devenir ouvrier, manœuvre, pour lui gagner du pain.Elle refusa ce que ma tendresse pour elle m\u2019eût empêché de regarder comme un sacrifice.Elle me voulait (savant, elle voulait me voir dans cette situation conforme à mes goûts, à ma naissance, à ma première éducation.Ses ressources s\u2019épuisaient ; nous en venions à n\u2019avoir plus d\u2019autres meubles que nos lits, une table et quelques chaises.Heureusement, j'achevais mes études d\u2019une façon brillante.Je trouvais,parfois à faire des copies et des expéditions ; peut-être nous fussions-nous tirés de peine, mais elle tomba malade.Il fallut, croyez- moi, la force même de ma tendresse pour me soutenir.Le désespoir venait, je le sentais\u2019 L'argent manquait pour les remèdes, il Sait manquer pour le pain.Elle mourut, la c ère sainte, en me remerciant pour le peu qu'il m'avait été possible de faire pour elle,afin de lui témoigner ma reconnaissance et mon ,respect, mais en me suppliant aussi de ne pas laisser ses sacrifices inutiles.\u201c Charles, me répétait-elle, le veen de 3 [4 ton père était de te voir magistrat.Je ne connais rien de plus noble, de plus grand que la justice quand elle est rendue avec intégrité.Suis une volonté sacrée qui doit planer sur ta vie.Tu as le cœur assez noble pour supporter les privations et pour sai- vre un but en dépit des obstacles.Je te laisse indigent, ce qui est un malheur ; fier, ce qui te nuira dans plus d\u2019une circonstance quand il s'agira de demander une faveur ou simplement de réclamer un droit.Rappelle-toi, dans les moments difficiles, que notre bénédiction restera sur toi.Prie pour alléger les -souffrances de l'âme que Dieu seul guérit travaille, travaille toujours.Oublie que tu as vingt ans, impose silence à ton imagination ; tu ne peux prendre une heure de repos avant d\u2019avoir réalisé ce que nous t'ordonnons de faire.Quand la tâche te semblera rude prononce nos noms : cache-toi dans I'ombre d'une église, et pleure si ton cœur déborde ; Dieu permet les larmes à ses enfants.\u2026\u201d\u2014 Je promis tout ce que voulut ma mère ; elle mourut rassurée et dans un sentiment de paix que la vue da ciel peut seule donner.Je restais seul tout seul\u2026.Ma mère l\u2019avait dit, j'étais fier.Je pus, en consacrant une partie de mes nuits à des travaux mal rétribués, en donnant des leçons peu lucratives, parvenir à réaliser une partie du vœu maternel ; mais je perdis mes élèves, l'excès du travail m'interdit les veilles, et je me demandais avec angoisse ce que j'allais devenir, quand la Providence, cette providence tant de fois implorée, vint à mon aide.Un de mes professeurs me demanda si j'accepterais de faire une éducation.Les conditions offertes dépassaient celles que d\u2019ordinaire attendent les précepteurs ; je remerciai, plein de joie, et je signerai un engagement de quatre ans avec votre père, au prix de quatre mille francs par an.Mon devoir rempli, je termi nerai mon droit, et je pourrai attendre, car j\u2019ai mon ambition aussi, moi.Seize mille francs sont une fortune pour un travailleur comme je suis.Tout en m\u2019occupant de votre frère je garderai, durant les soirs, et s\u2019il le faut pendant ies nuits, assez de temps pour continuer mes études de légiste.Je remporterai le prix de droit au concours, parce qu\u2019il le faut, et parce que le veux, je serai tout de suite nommé substitut.Dès ce moment, ma carrière sera faite.Vous voyez bien que votre père me sauve en me prenant chez lui.\u2014Je tâcherai, ajouta Herbert, que mon affection vous fasse la vie douce sous ce toit.Tandis qu\u2019Ambroise, ses fils et Charles Brandy s\u2019attardaient dans la campagne, Lazarine était demeurée seule dans la grande salle de la ferme.Elle donna aux servantes divers ordres qui les devaient éloigner, puis ouvrant son secrétaire elle en tira un petit paquet qu\u2019elle mit dans sa poche, et une clef qu\u2019elle garda à la main.; Lazarine était une femme résolue, et cependant au moment de quitter la salle la pâleur de son visage était livide.\u201cElle fit un effort et gravit l'escalier, puis elle s'arrêta au premier étage en face de la porte d\u2019Herbert.Tandis que celui-ci croyait en sù- reté les secrets de sa vie, la femme de son père les violait impunément.Lazarine introduisit 1a clef dans la serrure, se glissa dans la chambre dont elle ferma la porte avec soin, poussa le verrou et s\u2019approcha de la table sur laquelle s\u2019entassaient les papiers du jeune homme.Elle prit un cahter servant de journal a Herbert, puis s'esseyant dans un fauteuil elle le parcourut du regard : \u2014 C'est cela, dit-elle les dents serrées, le regard irrité, c\u2019est bien æ 3 > ; DR II Le - roe Tg ER \\ / r , JOURNAL DFS CAMPAGNES « EE EEE cela, toujours le nom de cette Suzanne Langlois.Il prie sa mère de bénir ja tendresse qu'il ressent pour cette jeune fille.Il croit qu\u2019en lui permettant de sauver la vie de Suzauue, Dieu lui-même a voulu approuver son choix.Il y en a dix pages comme cela.Mon nom.Voici mon nom.Il doute que ce mariage me réjouisse, et il se demande comment il m\u2019amènera à Chérir sa fiancée\u2026 Je n\u2019ai decœurque pour Julien, il le sait, il le dit lui-même.Pour Julien, je suis capable de tout, oui de tout\u2026 ah! des chiffres! Enfin, il fallait bien y venir à cette question d'argent qui est entre nous une question de vie ou de mort\u2026 Voyons comment ce fils respectueux traite son père, comment Ce frère aîné traite l\u2019enfant de la marâtre\u2026.Son père garderait le pavillon qu\u2019il fit bâtir, et Herbert s'installerait dans la ferme que l\u2019on exhausserait d\u2019un étage.Ainsi Suzanne, cette jolie Suzanne serait là, tout près, et toujours cela ne se peut pas, cela ne saurait me convenir.Et ensuite?ah ! ensuite Herbert se contenterait d\u2019une rente de six mille francs.Ainsi Ambroise devrait prendre la moitié de son revenu pour le donner à cette Suzanne\u2026 Et c\u2019est l'avis du notaire.qu\u2019Herbert a consulté\u2026 L'avis du notaire.Eh bien! moi aussi, j'ai consulté.Mais le conseil de maître Griffart ebt tout autre, et c\u2019est celui- là que je suivrai\u2026 Puis au bas des protestations de tendresse pour son père, pour Julien.Mais quoi ! Ambroise consent.Ambroise me ruine avec mon fils.J'avais encore une espérance, la derniére, celle que Geerbier - s\u2019opposerait aux arrangements d'affaires, mais cette chance m\u2019échappe, et voilà bien, là, écrit sur, ce cahier : \u201c Mon père consent à tout avec joie,etil m\u2019a remercié avec une émotion touchante de demander une part si mince d\u2019une fortune qui m\u2019appartient \u2018tout entié- re \u2026 \u201d Lazarine se leva droite, ses doigts efflevraient les pages d\u2019Herbert,et ses yeux se tournaient sans le voir du côté de la campagne.\u2014II l'aura voulu, fit-elle, ils 1'an- ront voulu tous deux ! On se défend comme on peut ! J\u2019ai été trompée, en somme.Je croyais Ambroise riche, et je l\u2019épousai pour cela.La ferme, les terres appartiennent à son fils : cela ne me regarde pas, Julien héritera d\u2019Ambroise, Julien sera riche.Lazarine repoussa les feuilles du journal d\u2019Herbert, puis elle marcha rapidement dans la chambre.Tout à coup elle s'arrêta.Il lui sembla queles yeux de Madelonne, ces grands yeux bleus d\u2019une douceur infinie la suivaient avec persistance.On eut dit que le regard de la morte s\u2019animait d\u2019une seconde vie.Un instant il lui sembla que ce regard l\u2019oppressait comme une menace, elle détourna la tête et continua d'avancer vers un des angles de la pièce.En ce moment l'horloge sonna huit heures.: Elle tressaillit.\u2014Ils vont venir ! fit-elle, ils vont venir.Encore une fois, cependant, elle parut hésiter.Elle faisait face alors à une panoplie d\u2019armes au millieu de laquelle se trouvait un fusil dont jadis Madelonne avait fait don à son fils.C'était une arme de prix, une belle et bonne arme dont Herbert se servait chaque année pendant la saison de là chasse.\u2014Julien ! dit-elle, Julien c\u2019est pour toi, pour toi ! Elle téndit les bras et décrocha le fusil.9 Sa main trembla un peu quand tirant de sa poche le petit paquet qu\u2019elle avait pris dans son armoire, elle \u2018chargea le fusil d\u2019Herbet de deux balles et d\u2019une quantité de poudre telle qu\u2019il en fallait une inexpérience complète ou une machination infernale pour préparer de la sorte l'arme à l\u2019aide de laquelle le fils de Madelonne comptait le lendemain tuer le loup enragé dont la présence venait d\u2019être signalée dans le pays.Lazarine remit le fusil à sa place et après avoir fixé sur le portrait de la première femme d\u2019Ambroise un regard de défi, la marâtre quitta la chambre.\u2014Griffart l\u2019a dit, murmura Lazarine, les pères .héritent de leurs enfants.Un instant après elle se trouvait dans la grande salle, comptant les écheveaux de lin des fileuses.Quand Ambroise, son fils, Julien et Charles Brandy rentrèrent, la fermière dit gaiement'à celui-ci : \u2014Eh bien ! monsieur, croyez-vous vous accoutumer aux Ajones ?Il ne tiendra pas à nous que vous n\u2019y restiez longtemps, - Et, si je ne me trompe, Julien est déjà fort accoutumé à son maître.\u2014Tant mieux, madame, dans tous les cas, j'ai fait d\u2019Herbert mon ami.\u2014Vous avez sans doute besoin de repos, monsieur, votre chambre est prête, nous vous disons à demain.\u2014Père, demanda Julien, me per- mets-tu de ne pas commencer dès demain à travailler ?\u2014 Pourquoi ?\u2014Je veux suivre la chasse.\u2014Encore ! s\u2019écria Lazarine.Encore cette folle insistance ! -\u2014Ne t'inquiète donc pas, mère ! je sais manier un fusil, j'ai l\u2019œil juste ; Herbert le sait, j'abats très bien un moineau au voi, il est plus facile de tuer un loup qu\u2019un moineau, n'est-il pas vrai ?Herbert possède deux fusils, il m\u2019en prêtera un.\u2014Non ! s\u2019écria Lazarine, je ne le veux pas, je te le défends, entends-tu, Julien ?il faut me promettre tout de suite de renoncer à cette idée, la peur du danger que tu courrais me ferait mourir.\u2014Eh bien ! ne te tourmente pas, je n\u2019y songe plus, c\u2019est dit,et il quitta la salleen même temps qu\u2019Herbert et le professeur.Lazarine et son mari restèrent seuls.\u2014Cet enfant est l\u2019imprudence même ! reprit Lazarine, vouloir prendre part à cette chasse terrible ! cette seule pensée a fait arrêter les battements de mon cœur\u2026Ûque d'accidents surviennent durant ces chasses dangereuses, et combien de crimes s\u2019y masquent sous le nom d\u2019accidents.Heureusement son professeur veillera sur lui.\u2014Mais il me semble, dit Ambroise que moi et son frère nous suffisons jusqu'ici sinon pour l'instruire, du moins pour le protéger.\u2019 -~Vous ne m'entendez pas, et vous refusez de me comprendre, répondit Lazsrine, vous attribuez à une jalou- siede marâtre, ce qui n\u2019est que le cri d'alarme d\u2019un cœur effrayé\u2026 Vous fermez les yeux à l\u2019évidence.Herbert hait son frère, ce frère qui lui a pris la moitié de votre tendresse\u2026 \u2014Vous m'avez déjà dit ces paroles, Lazarine, elles m'ont lpeiné sans me convaincre.Et cependant, je l'avoue à ma honte, troublé par vos accnsa- tions, j'ai davantage étudié mon fils.Je l\u2019ai suivi, épié même.J'ai entendu ses conversations avec Julien, et les ayant accompagnés sans qu\u2019ils s\u2019en doutent, j'ai été témoin de scènes touchantes qui non-seulement vous auraient prouvé que vous êtes dans l'erreur, mais encore qui eussent suffi pour vous démontrer qu\u2019Herbert chérit tendrement notre fils.\u2014Vous avez le droit de défendre l\u2019enfant de Madelonne, mon devoir est de protéger le mien, et je n\u2019y faillirai pas\u20260e sujet de conversation vous déplait, abordons-en un autre.Quand Herbert épouse-t-il Suzanne Langlois ?\\ ~ - \u2014 Dans trois mois ; j'ai réglé avec le père les conditions dans cette occasion la meilleure de , mes bénédictions.Les femmes s'occupent peu d'affaires, Lazarine, vons vivez aux Ajoncs dans l'abondance, sans vous inquiéter qui vous la donne ; vous pensez ne la devoir qu\u2019à votre mari, et vous vous trompez.Les Ajoncs formaient la dot de Madelonne.Herbert a hérité légalement de cette terre et de cette maison.Eh bien! savez-vous de quoi il se ci; cents francs par mois, et cette somme qui peut vous paraître énorme n\u2019enlèvera rien à votre aisanse., J'ai vu jadis Madelonne l'économiser dans l'espace d\u2019une année, Suzanne vivra près de nous, sans nous gêner pourtant ; vous l\u2019aimerez, elle est douce et charmante, et ce que n'ont pu faire le respect et la déférence de mon fils ge réalisera à mesure que s\u2019accroîtra la famille.Voyons, Lazarine, êtes-vous contente ?\u2014IL faudrait être bien exigeante pour souhaiter mieux.Comment donc ! Herbert avait le droit de vous chasser ainsi que moi et mon fils, et il nous laisse un toit avec le revenu de quelques champs.c'est plus que générenx.Je me demande seule./ ment comment avec les six mille francs qui vous resteront à peu près, vous parviendrez à payer M.Brandy?\u2014Songeons d\u2019abord à Julien, nous nous contenterons de peu pour nous- mêmes ; au besoin il me serait facile de trouver des fonds.Me promettez- vous d\u2019être bonne pour Suzanne ?\u2014Oui, mon ami.De plus, j\u2019essaierai, oui j'essaierai par amour pour vous de combattre mes préventions contre Herbert.Certes ce que vous me dites, tout ce que vous m'\u2019apprenez devrait me donner confiance, et pourtant mes angoisses persistent.les vertus apparentes d'Herbert me mettent en défiance, elles sont d\u2019un étre trop parfait pour que.\u2014Eh bien?\u2014Pour que cet être ne soit pas un hypocrite.\u2014Ah ! Lazarine ! on dirait que vons'avez résolu d'émpdisonner mon bonheur.La fermiére tenia de calmer Ambroise ; elle craignait d\u2019avoir dépassé le but.Gerbier l\u2019aimait assez pour se laisser convaincre, et quand il regagna sa chambre le calme était réntré dans son âme.no : v Pour les habitants du village des Ajoncs, il n\u2019était point question ce tumés des champs.les hommes vers le même but.L'effroi régnait dans les familles ; les mères retenaient à la maison les taureau par les cornes, affronté un incendie ou lutté contre trois assassins, se sentait pâlir à la pensée de l'ennemi qu'il aurait à combattre.En songeant qu\u2019une seule goutte de virus rabique suffit pour corrompre le sang et condamne à une mort aussi douloureuse \u2018qu\u2019épouvantable, les plus forts comprennent: le besoin de rassembler leurs forces physiques, et d'appeler à leur aide le courage moral.Dès le matin, la petite paysans qui devaient attaquer ls bête enragée.: les armes, les faux emmanchées à \u2019intérêt, etai .je ne craignais de vous contrarier en -\u2026 vous parlant encore d'Herbert, jé - vous dirais que mon fils a mérité contente ?Il gardera sug les revenus LA MALÉDICTION i jour-là de se livrer aux travaux accow ; \u2018Le danger commun poussait tous ; Loss TAS em enfants terrifiés ; les [garcons les plus braves n\u2019étaient pas sans crainte, : Tel qui aurait sans pâlir saisi un : églffe dn § village se trouva remplie par les Au sortir de la messe, on prépars erm a ps revers, les fourches de fer\" les fusils, .7 JOURNAL DES C A y AMPAGNES tout parut bon aux hommes mûrs + comme aux jeunes \u2018gens.a La battue devait commencer quand toute la tronpe se trouverait réunie au calvaire du Chemin.Ceux)qui, durant la nuit, avaient fait le guet dans le village, affirmaient que le loup gardait le bois, et qu\u2019on serait forcé de le cerner.Dans la maison Langlois, Suzanne n'était point sans inquiétude ; elle savait que son fiancé prendrait part à cette chasse dangereuse, et son sommeil rempli de rêves sinistres, la laissa au matin brisée de corps et d'esprit.De bonne heure, elle alla prier Dien pour ceux qui allaient exposer leur vie, et se promit de passer à la ferme des Ajoncs afin de prendre chez Lazarine des nouvelles d\u2019Herbert.Celui-ci que la pensée d\u2019un danger ne pouvait troubler se leva a l'heure accoutumée, et descendit dans le jardin où Charles Brandy l\u2019attendait ; Herbert avait eu raison la veille en afirmant qu\u2019il venait de rencontrer un ami, le joyeux regard qu\u2019échangèrent les jeunes gens, la façon cordiale dont ils se tendirent la main témoigna d\u2019une mutuelle sympathie.Ils reprirent l\u2019entretien de la veille, l'an parlant de sa mère morte martyre de son dévouement, l\u2019autre de Madelonne dont la douce image rayonnait dans sa chambre.\u2014Vous avez dû beaucoup souffrir quand votre père s\u2019est remarié ?demanda Charles.\u2014Plus que je ne saurais l\u2019exprimer, répondit Herbert.L'éducation que reçoit l\u2019enfant lui signale toujours une-belle-mère comme un être malfaisant.Du conte à la légende, lé personnage reste le même.Sans cesse on entend plaindre les pauvres petits \u2018à qui le père impose la présence d\u2019une étrangère.Les serviteurs semblent redouter cette femme ; ils excitent contre elle l\u2019orphelin qui, sans cela peut-être, arriverait à l\u2019aimer, Il lit dans les regards de tous la compassion pour lui, le dédain pour elle.On blame le père tout haut, sans songer que l'enfant souffre de ce dédain, de ce mépris, que la marâtre lui revaudra plus tard.Ici, ma mère avait laissé Un souvenir mélé de respect.Je le sais, les secondes noces de mon père furent blâmées ; quant à moi, elles me brisèrent le cœur.Il me sembla que brusquement mon père me repoussait de son sein.Un prêtre qui était à la fois mon conseiller et mon directeur me fit comprendre que je devais accepter le sacrifice imposé, et je cachai à tous les yeux une douleur .cuisante.Klle me parut insupportable jusqu\u2019au jour où Julien-vint au monde.Ce petit être n'était coupable de rien, lui ! Il descendait du ciel, et je le regardai comme un messager de paix.De ce jour je pardonnai à Lazarine d\u2019avoir inspiré à mon père l'idée d'un parjure.Et chose étrange, à partir du moment où je sentis pour Julien l\u2019amour, les entrailles d\u2019un frère, ma belle-mère qui, jusqu'alors, m'avait supporté commença à me haïr.J'ai si bien dissimulé mes blessures secrètes que Jamais mon père n\u2019a rien déviné.Il est resté confiant dans l\u2019amitié que Lazarine affectait à mon égard ; à quoi bon lui ôter une illusion.Je veux qu'il croie &_ notre fraternelle tendresse à tous deux.Il faut que sa vieillesse soit heureuse, j'ai promis à ma rmère de mériter toujours et Partout sa bénédiction, je - tlendrai ma parole.\u2014Et Julien ?.\u2014Julien est un enfant.Il possède une nature assez excellente pour N'être point encore gâtée par Lazarine, et c'est beaucoup dire.Vous| le trouverez avide d\u2019apprendre, intelligent, et ses dispositions pour le dessin me font croire qu\u2019on en ferait aisément un artiste.Je ne regrette point d\u2019être resté cultivateur ; j\u2019en 4 sais juste assez pour aimer bean.coup la terre, et ce que j'apprends n\u2019a d\u2019autre but que de me faire choisir davantage l\u2019œtvre de Dieu.Il y aura toujours trop de petits employés, de faux gens.de lettres et d'avocats sans causes, tandis que les bras manqueront, hélas ! dans les campagnes.Cependant, je vous .l\u2019avoue, depuis deux ans Lazarine a changé à mon égard d'une telle sorte que la patience eut fini par me manquer s1 Dieu n\u2019avait permis qu\u2019un changement s\u2019opérât dans ma vie.Vous avez vu ma fiancée, elle est jolie, jeune et bonne, je l\u2019aime depuis longtemps et je l\u2019épouse dans trois mois.Sans être séparés de mon père nous vivrons chez nous, et je verrai moins ma belle-mére.Vous resterez ici quatre ans, à la fin de votre engagement Julien sera presque un homme, et le temps aura tout purifié autour de nous.\u2014 Vous méritez d\u2019être heureux, dit Charles Brandy, et comme le Seigneur est juste, vous le serez.\u2014Ah ! voici Julien ! s\u2019écria Herbert.a Le jeune garçon arrivait en courant, il se jeta dans les bras de son frère aîné.\u2014 Je t\u2019en prie, lui dit-il, toi qui es si bon pour moi, ne me refuse pas aujourd\u2019hui ce que je désire.je ne suis plus un enfant, Herbert, et cependant ma mère me traite comme si jamais je ne devais quitter son ombre.\u2014Que venx-tu donc, Julien ?\u2014Suivre la chasse au loup.\u2014Mais elle sera terrible, Julien.\u2014Je le sais.\u2014La bête est enragée.\u2014Eh bien après?J'ai le coup d\u2019œil juste, et tu possèdes un fusil.\u2014Celui que ma pauve mère me rdonna l'année de sa mort\u2026 Nul ne s\u2019en servira jamais que moi, Julien.Hier, le père t'a défendu de songer à nous accompagner, je ne pensais même pas qu\u2019il fût nécessaire de te répéter son ordre.Rentre chez toi, Julien, prépare tes livres, tes cahiers, afin que M.Brandy juge tout de faite ce que tu sais, et ce quetu peux re Dans un quart d\u2019heure il tere- joindra.Est-ce promis ?\u2014Oui, Herbert.\u2014Tu rénonces à cette idée de chasse ?\u2014 Complètement.\u2014Embrasse-moi, et va-t-en.Julien se jeta dans les bras d\u2019Herbert, puis il prit le chèmin de la cour en ralentissant le pas.Il venait de mentir.Depuis la veille l'enfant n\u2019avait pas d'autre préoccupation que celle d'élader la défense de son père.Il s'imagina un moment que son frère céderait à sa demande : mais quand il comprit que lui aussi résisterait a sa prière, À résolut de transgresser une double interdiction, et de trouver le moyen de se mêler à la chasse des paysans.Comment faire ?Les fusils d\u2019Ambroise étaient accrochés dans la grande salle au-dessus de la cheminée, au premier regard qu\u2019y jetterait le fermier, il verrait qu\u2019il manque une de ses armes,,si Julien tentait de lui en dérober une.D\u2019ailleurs ces fusils étaient lourds, difficiles à manier, et Julien se rendait compte qu\u2019il n'aurait pas-la force de s\u2019en servir.Mais le fusil de Madelonne, cette arme de choix et de prix, commandée pour un adolescent, Julien la connaissait, il l\u2019avait tenue dans ses mains ; il savait qu\u2019elle ne chargerait point son épaule.S'il pouvait s\u2019en emparer, puis s\u2019enfuir, gagner le bois et y attendre la bande des chasseurs ?On n\u2019aurait point le courage de le renvoyer à ses livres quand on le verrait si brave et si merveilleusement armé ! Sans doute Ambroise le gronderait, mais Ambroise aprait le pardon facile.Les pères aiment les enfants braves, et Gerbier se sentirait fier en entendant louer |.la précoce bravoure de son enfant ; quant à Herbert en ne trouvant pas à sa place le fusil que lui avait donné Madelonne, il en prendrait un autre à sa panoplie, et devinerait la vérité.Tout en marchant Julien s'obstinait danscette pensée coupable.Il ne cherchait plus que le'moyen de réussir à s'emparer du fusil: Au moment où il allait rentrer, Lazarine se trouva soudainement en face de lui.La fermière était très-pâle, et quand elle reconnut son fils elle s\u2019appuya contre la muraille comme s\u2019il lui rappelait Un souvenir terrible, puis le prenant brusquement dans ses bras, elle l\u2019embrassa avec une tendresse dont l'enfant, si habitué qu\u2019il fait à ses baisers, demeura moins touché que surpris.\u2014 Julien, répétait-elle d\u2019une voix étranglée, Julien, répète-moi que tu m\u2019aimes, que tu n\u2019as rien de plus cher au monde que ta mére.Vols-tu il me semble souvent que tu ne me chéris pas assez, que tu pourrais te passer de moi, tandis que ta vie, tes sourires, tes tendresses sont l\u2019unique joie de mon existence.Si je ne t'avais pas, Julien, je mourrais.S\u2019il fallait subir un martyre pour te sauver, je l\u2019acceptgrais sans hésitation.Les enfants ne savent pas, tu ne sauras jamais combien tu m'\u2019es cher.\u2014Si, si, je le sais, répondit Julien en cherchant à se dégager des bras qui l\u2019enlaçaient.\u2014Reste-là, reprit Lazarine, reste-là prés de moi, sur mon cceur.cela me rassure de t'avoir.Tout ce que je \u2018fais, Julien, c\u2019est pour toi, pour que tu sois heureux et riche ! riche.tu ne m\u2019écountes pas.a quoi songes-tu donc ?~ C'est que M.Brandy m\u2019a recommandé de mettre mes cahiers en ordre, de préparer mes livres, et de tout disposer pour la lecon.\u201411 ne suit pas la chasse, lui ! \u2014Je ne sais, mais Herbert y assiste, Herbert affirme qu\u2019il tuera le loup.Laissez-moi rentrer, je dois obéir à mon précepteur.\u2014Oui, sans doute, Julien et Herbert.\u2014Herbert se disposait & venir de ce côté.Au revoir, mère, à tahtôt \u2026 Julien s'échappa des bras de Lazarine, et gravit en courant l'escalier.Sa mère resta dans le couloir comme hébétée.Il lui sembla brusquement que son enfant ne l'aimait point, que tout ce qu'elle rêvait pour lui s\u2019effondrait, et croulait par sa faute.Le sang afflua à son cœur avec une violence extrême, et l'air lui manquant, elle se rapprocha de la porte afin de respirer mieux.Alors elle aperçut Charles et Herbert de loin, de très-loin.L'un rentrant afin de rejoindre son élève, l\u2019autre pour prendre dans sa chambre les objets nécessaires a la chasse.Pendant ce temps, maitre Griffart quittait son bureau où d'habitude il s'installait de bonne heure au milieu de papiers poudreux et de paperasses indéchiffrables, il fermait à clef la porte de sa chétive maison, et suivait le chemin de la ferme : d\u2019Ambroise Gerbier.Il marchait sans se presser souriant de son mauvais rire, tout en regardant les vastes pièces de terre dont les récoltes promettaient d'être magnifiques.\u2014Elle a bon goût, la Lazarine, marmottait Griffart, parlez-moi de ce va-nu-pieds pour les appétis insatiables.Oui, je comprends qu\u2019elle convoite pour son fils, ces bois, ces près superbes, et que pour les lui donner, elle aille jusqu\u2019à\u2026 L'usuriey acheva sa phrase par un petit rire silencieux.\" De loin en loin un paysan armé passait sur la route.Il salua Griffart avec une servilité d\u2019attitude démentie par l\u2019expression méprisante de son regard.\u2018 Il n\u2019était guère de pauvre homme dans le village, qui ne fat redevable d\u2019une perte d'argent au misérable \\ usurier.Les crédits et les prêts d\u2019argent de Griffart étaient une ruine pour les malheureux que la misère obligeait d'y avoir recours.Ils comptaient toujours sur une providence vengeresse pour faire expier à l\u2019homme de loi les larmes qu\u2019il faisait Verser aux femmes, et la ruine des orphelins spoliés.Mais la justice de Diey garde des lenteurs dont quelques-uns s'étonnent.Le Seigneur laisse aux plus coupables le tempsde se repentir.Griffart devinait la pensée de chacune de ses victimes tout en répondant à leurs saluts.\u2014Toi, Gendrot, murmura-t-il, je ne voudrais pas te trouver à la brune dans un chemin creux.Tu te cou- viendrais que le clos des Cornes est devenu ma propriété pour un billet de mille francs.Fameuse affaire ! oui, fameuse affaire, et pourvu que cela continue.Il y a aussi Claudon qui me cherchera querelle à la première occasion ; Francinet qui ne me veut pas de bien, Jean Camant qui me souhaite du mal.Par ma foi, j'ai bien envie d'abandonner ma petite clientèle.Que me valait-elle?mille écus par an, chichement, sauf les bonnes aubaines, mais elles sont rares.Est-ce que Lazarine Gerbier ne vaudra pas mieux désormais pour moi que toutes ces pratiques ?Voilà une femme ! pourvu qu\u2019elle ait osé.jamais meilleure occasion ne s'est présentée.De plus en plus souriant, l\u2019usurier continua sa route et franchit la grande porte des Ajoncs, en jetant autour de lui un regard investigateur.La personne qu\u2019il souhaitait le moins rencontrer fut celle qu\u2019il vit la première.Ambroise Gerbier méprisait et détestait Griffart.La nature féline, hypocrite, avare,de l\u2019homme d\u2019affaires repugnait à sa franchise, \u2014Ah ! c\u2019est vous, fit le paysan avec une certaine hanteur, que voulez- vous ?\u2014Je souhaiterais voir votre premier valet, répondit Griffart, en s'inclinant trop bas.\u2014Si je croyais qu\u2019il trafique avec vous, fils de Judas, il y a longtemps qu'il ne connaîtrait plus le goût du pain des Ajoncs.\u2014Sa mère est morte vous le savez, répondit d\u2019une voix doucereuse le vieil usurier, et mes conseils.\u2014Autant vaudrait demander ceux du diable, mais enfin cherchez Jossau, quoique ce matin ni lui ni moi nous n\u2019ayons le temps de flaner.Je ne vous demande pas si vous venez avec nous.jamais les usuriers ne sont braves.\u2014Avouez au moins qu\u2019ils sont patients, maître Gerbier.\u2019 Lo.Le fermier haussa les épaules, montra l'entrée de la maison à \u2018Griffart, et disparut par le côté opposé.L'homme de loi pénétra dans la grand\u2019salle.En quittant Julien, Lazarine s\u2019y était réfugiée.Assise dans un- antique fauteuil de chêne, le visage caché dans ses deux mains, le corps agité de faibles tressaillements, elle attendait.Qui pourra dire quelle lutte se livrait au fond de cette âme emplie de ténèbres ! Absorbée dans sa rêverie elle n\u2019entendit point venir Griffart qui la contempla longtemps sans parler, muet, immobile.On eut dit un vautour guettant une proie.Enfin sa main osseuse se posa sur l'épaule de la jeune femme.Celle-ci en levant les yeux reconnut Griffart et poussa un cri.> (A suivre) ° wl oo \u201c- Sp ns ee REET ee; LE a \\ .Agriculture LE PRUNIER EN FRANCE.L'introduction du prunier en France remonte à l\u2019époque des Croisades.Les principaux centres de culture de cet arbre se trouvent dans les bassins de la Garonne ef de la Loire : il préfère un col argileux et calcaire à tout autre et ses racines ne \u2018demandent pas un terrain très* profond.On cultive avantageusement ensemble le prunier et la vigne, les larges feuilles de celle-ci servent à préserver pendant l\u2019été les racines de cet arbre de l\u2019ardeur du soleil méridional.Autant le fruit frais ou mal mir du premier peut occasionner de malaises ou même d\u2019accidents, autant il est sain et bienfaisant lorsqu'il a été séché convenablement.La plus gran- .de partiedes prunesrécoltées en Fran- Ce sert à préparer les pruneaux secs connus dans l\u2019univer entier sous le nom de pruneaux de Tours, d\u2019Agen ou de Bordeaux.Outre la quantité énorme de pruneaux que les chemins de fer tranportent le port de Bordeaux a lui seul en expédie plus de cent vaisseaux par an.\u201cSALSEPARRILLE DE BRISTOL est le PLUS PUISSANT DÉPURATIF du SANG ET DES EVSEUR3, A vendre.UIT BEAUX EMPLACEMENTS dans la plus belle partie du- village de Saint-Jean Deschaillons, dont deux mesurent un demi-arpent de front sur quatre-vingt pieds de profandeur, et les autres cinquante pieds sur un demi-arpent.Les deux premiers se trouvent bornés par le chemin royal et font le coin de la rue, Ce serait un endroit uperbe pour y bâtir un grand magasin.L'église est à proximité.Ces emplacements seront vendus ou concédés en tout temps d'ici au premier de juin prochain.Le prix variera, suivant les conditions du marché depuis deux cent cinquante à trois cent piastres.La | paroisse de St-Jean Deschaillons donne beaucoup \u2018d\u2019argent, vû qu\u2019il y a des briqueteries et qu\u2019il s\u2019y fait un grand commerce de bois et et d\u2019écorce.S\u2019adresser à F.X.DESROSIER, St-Jean Deschaillons.Québec, 12 avril 1888.767 TE soussigné recevra, à son bureau, jusqu'au MERCREDI, le 18 SEPTEMBRE prochain inclusivement.des scumissions cachetées adressée à lui-même et portant la souccription : \u201cSoumission pour Travaux > Owen Sound, pour toutes améliorations à être exécutées au hâvre d\u2019Owen Sound, comté de Grey, Ontario, suivant les plans et devis que l'on peut voir au bureau du secrétaire municipal, à Owen Sound, et au département des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissions ne seront pas regardées si elles ne sont faites sur les blancs qu\u2019on nous fournit ou « si elles ne portent pas la signature des soumissionnaires.Un chèque de banque accepté et payable à l\u2019ordre du ministre des Travaux Publics, pour la somme de [$3000], Trois Mille Piastres devra accompagner chaque soumission.Le chèque sera | confisqué si l\u2019entrepreneur refuse d'exécuter son ! contrat, ct lui sera remis si la soumission n\u2019ett pas acceptée.Le département ne s'engage à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.; Par ordre, A.GOBEIL, : Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 3 septembre 1889 Quéhec, 7 septembre 1889 \u20146f 1045 AUX MARCHAND DE LA CAMPAGNE A/f ESSIEURS TOUSSAINT & LACROIX, 4TX propriétaires de l'établissement d\u2019incubation artificielle de Sainte-Anne de Beaupré& offrent en vente des œufs de canard de la fameuse race Pékin pour les fins dereproduction.Lorsqu'ils ont fondé leur établissement il y a quelques années, ils ont ; importé [000 œufs de canards Pékin au coût de $300 et les œufs qu\u2019ils offrent en vente aujourd\u2019hui ont été pondus par les produits de l\u2019incubation artificielle des mille œufs ainsi importés.Le canard Pékin est blarc ; il a la taille d\u2019une oie ordinaire, ne vole pas, ne s'éloigne pas de l\u2019endroit où il a éte elevé ct n\u2019a pas b:soin d\u2019eau pour se baigner.À l'âge de neuf ou dix semaines il pèse de 47\u20ac à six | livres.Sa chair est exquise ; il est le seul qui sous \u201c Ce rapport rivalise avec le fameux canard Canvas | Sack.IL pond de 120 à Iso œufs par année, et, | comme cette race a été élevé artificiellement de | génération en génération depuis de longues années, : sun \u2018empérament se prête à merveille à ce genre | d'élevage.© Aux Etats-Unis, la supériorité des produits de ! incubation artificielle est si bien reconnue que la ! chair des canards couvés artificiellement rapporte sur le marché 5 cents de plus par Ib que les produits , de l\u2019incubation naturelle.Notez que le minimum du prix payé pour le canard Pékin, produit de l\u2019incubation artificielle, est de 16 cents.et le maxi- ! mum 45 cents la Ib sur le marché de Boston, MM.! \u2018loussaint & Lacroix, vendent Meurs œufs aux \"prix suivants : «$3 pour 13, $5 do 26, $7 do 39, $15 do 100, : Uné commission libérale sera accordée aux mar- | chands de la campagne qui leur procureront des commandes.MM.Toussaint & Lacroix fabriquent aussi des incubateurs qu\u2019ils offrent en vente aux prix de $100 pour un incubateur pouvant contenir 300 ceufs, et $125 pour un incubateur de 600 œufs.entrepris d'introduire ici cette nouvelle industrie agricole dont les rendements sont très considérables dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, et qui fournirait à nos cultivateurs un moyen sûr et facile de faire de l'argent.S\u2019adresser leur école d'incubation artificielle, à Sainte-Anne dË Beaupré, ou chez A.Toussaint & Cie., marchands de vins en gros, 35, rue St-Pierre, Québec.Plusieurs personnes nous demandent si ces œufs peuvent être couvés par des poules.Oui certainement, car les cannes sont généralement mauvaises couveuses.4 Les poules sont préférables.Autant que possible, faites.vos nids sur la terre\u2018 surtout dans les grandes chaleurs, : 9 T.& L.Québec, 25 avril 1889.974 Le Baume d'Allen pour les Pou- MONS a été présenté au public après que sa \u2018 3 valeur pour la guérison certaine de ces 1walà- 9 ies cut di Groupété pleinement vérifiée, Il stimule Yexpoctoration et force les poumnns à se débarrasser du phle si l sécrétions et purifie le sang ; guérit les parties irritées ; donne de la force aux organes digestifs; 6 où mucus ; il change les fait fonctionner lo \u2018foie d\u2019uno manière normale et donne de la vigueur à tout le système.Son action est si prompte et si efficace qu'on garantit qu\u2019il arre- , tera en quelques heures la toux la plus opiniatre, pourvu qu'elle ne dure pas depuis trop longtemps, Il ne contient pas d'opium, sous aucuno forme, et on garantit qu il est parfaitement inoffensif, a tion quand 19 Baume d'Allen \u2018 \"> n\u2019y à pas liew d'avoir tant de mortalités par enfant le plus délicat.Il our lcs Poumons peut la prévenir, si on a seulement soin de l\u2019employer à temps Pour la Consomption et toutes les maladies qui y conduisent, telles que Toux, Rhumes négligés, Bronchites, Asthme, et toutes les maladies des poumons, lo BAUME D'ALLEN POUR LES PousIONS est T6 Grand Remède Modernec'est presquo un apécifique.C'est un vieux remède éprouvé et qui se ven partout à 50c, et 31.00 la bouteille Onen a preparé des bou- teillos de 25 conts pour répondre à lu demande continuelle d'un bon REMÈDE POUX LA TouUx à un bas prix, Si vous n'avez pas encore fait usage du Bauiue, easnyez uno bouteille de 25¢.Lung Pour le Croup et la Cuqueluche Allen's balsam.Pour Crampes, Frissons, Colique, Diarrhee, Dyssenterie, Cholera - Morbus et toutes maladies des intestins, AUCUN REMÈDE N'ÉGALE LE ET PSS ! v RAR A ë LLE 49 années d\u2019experience prouvent que le PAIN-KILLER de PERRY DAVIS est le meilleur Remede de Famille pour Brulures, Meurtrissures, Entorses, Rhumatisme, Nevralgie, et Mal de dents.Vendu Partout a 25c.et 50c.la Bouteille.EZ\" Prenez garde aux contrefgeons et aux viles Imitations.\u201c neraients! : fortes quantité ; nous vou- RU 2Ÿ Ons que Chaque personne coupe cotte F7} annonce et nous l'envoie avec son ordre V) s'enageunt à essayer de faire des ventes pour uns avec l'immense catalogue À \u2018Que nuus envoyons gratis avec chaque an hoentre, Sur réception do soc en tim- YURI, Lres, counne garantie do bonne fol, BR Nous vous enverrons la montre par express C, O D.sujet à votre à examen, Sitoutest satisfaisant 3 ot tel quo représenté, vous ZM) pourrez payer La différence, À) 55,37 et garder la montre, p té, monté à M main, 51 Disté ot raglé ox Wo 1258] nent garanti on \" Ey prenant soin un peu, cette +7 montre durera toute votre ÿ chance d'avoir une montre yf de $30 pour $5.97, et une ÿ pour rlen si vous nous ea vendez 6.mas tars Joalie, I faudra envoyer le mon- at complet car la marchandise peut pas fue cavoyéo C.0.Drax ja malle.Qing la aso, ne com ordre Savors le suite, nous envoya Jolie chalne ca or doublé, Nommes co journal Rs gratisune * Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute \u2018 Prix de l'abonnement :\u2014 EDITEUR-PROPRIÉTAIRE CONDITIONS DV, JOURNAL DES CHR EDITION HEBDOMADAIRE les nouvelles de la semaine.UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :\u201410 FRANCS Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par Léger Brousseau, 1 th Rue Buade, No 9, Québec | "]
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